en Polynésie française - Bois et forêts des tropiques - Cirad

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en Polynésie française - Bois et forêts des tropiques - Cirad

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 0 9 , N ° 3 0 2 ( 4 )COPRAH ET BIOÉNERGIE/ LE POINT SUR…69Les quantités de coprah produitesdans les îles ne mettent pas en dangerl’équilibre alimentaire local (tableau I).L’autoconsom mation ne dépassejamais le tiers de la production (commec’est le cas à Vanuatu où c’est le soldequi est vendu et répertorié dans les productions).La majorité des producteursse trouvent sur des atolls isolés et lesproductions de coprah sont ainsi trèsmorcelées, et les bateaux qui naguèrecollectaient le coprah ne s’arrêtent plusdepuis longtemps. L’exportation decoprah ou d’huile deviendra un problèmeau vu des faibles quantités et àcause du renchérissement des transportsintercontinentaux.En 2008, la production de coprahest toujours la première de Polynésieen volume. L’agriculture polynésienneoccupe moins de 10 % de la populationactive et ne couvre que 20 % desbesoins alimentaires. Les exploitationssont de petite taille et la superficiedes terres exploitées est limitéeavec 25 648 ha, soit environ 70 % dela surface agricole utile. Elles ne représententque 7 % des terres émergées.L’élevage est peu important enPolynésie française. La production deviande est insuffisante et le territoiredoit faire appel à l’importation pourcouvrir les besoins de la population.En 2008, la volatilité des coursdu pétrole a eu pour conséquence lahausse du prix du fioul lourd à unniveau jamais atteint et le gazole estdevenu un produit extrêmement cherpour les transports routiers et pourtous les autres utilisateurs. Une substitutionsera sans doute irréversiblecar le pétrole se raréfiera, même si laraison de son prix actuel n’est pas larareté. Son prix d’équilibre devraitsuivre la règle de Hotelling (1931).Il est regrettable que la productiond’huile de coprah ne soit pas dumême ordre de grandeur que laconsommation de fioul lourd en Polynésiefrançaise. Cependant, ce faitdevrait permettre de renforcer notablementla production de coprah.Une réelleinnovation :la valorisationflexible du coprahLe coprah assure un moyen desubsistance à environ 12 000 personnes.Il bénéficie d’une subventiontotale de près de 8 millions d’eurospermettant le maintien de la populationactive dans ce secteur, particulièrementvital aux îles Tuamotu etaux îles Marquises.Selon les statistiques del’Huilerie de Tahiti, la productionrecord en Polynésie fut de 22 349 ton -nes en 1975.En comptant les cocoteraies àréhabiliter et les espaces disponibles,il est tout à fait possible dedoubler ou tripler la production présente,avec des retombées non négligeablessur l’emploi.L’huile de coprah est déclinéedepuis une dizaine d’années en huilebrute pour l’export et en huile raffinéepour la fabrication du Monoï (appellationd’origine « Monoï de Tahiti »).La situation étant posée commesérieuse à l’export, le gouvernementpolynésien et l’Huilerie de Tahiti ontpris une décision judicieuse en diversifiantle plus possible les ouverturesoffertes à l’huile de coprah.Tableau I.Répartition de la production de coprah en 2007.Lieu de productionProduction 2005 en kilogrammespayés à quai Motu Uta (Papeete)Australes 187 300Maiao 398 860Moorea 9 298Tahiti 14 331Total îles du Vent 422 489Bora-Bora 33 149Huahine 307 858Maupiti 41 368Mopelia 23 532Raiatea 160 832Scilly, Bellings 56 448Tahaa 1 008 521Total îles Sous-le-Vent 1 631 708Marquises 1 096 895Tuamotu 6 574 760Total îles Tuamotu-Gambier 6 574 760Total Polynésie française 9 913 152

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