Seynois - La Seyne-sur-Mer
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LE MAGAZINE DE LA SEYNE-SUR-MER Mai 2010 N°15Bienvenue !Liliana est l’un des 12 agents de la villechargé d’accueillirles croisiéristes qui débarquerontlors de 60 escales programméesjusqu’au 29 novembre prochain.➔ Actupage 8EvénementRénovationde la garepages 4 et 5D’AquiFestival Rescontreau fort Napoléonpage 25
ville chargé d’accueillir les croisièristesqui débarqueront lors de 60 escales2/ SOMMAIRELE MAGAZINE DE LA SEYNE-SUR-MER Mai 2010 N°15Bienvenue !Liliana, est l’un des 12 agents de laprogrammées jusqu’au 29 novembreActu page 6prochain.➔EvénementRénovationde la garepages 4 et 5D’AquiFestival Rescontreau fort Napoléonpage 25En couverture :Croisières 8➔ L’événementRénovationde la gare 4➔ ActualitésFret turcà Brégaillon 9➔ Territoire<strong>La</strong> Villa Tamaris 13➔ PortfolioUn printempssportif 14➔ Reportage<strong>La</strong> fête de la ville 16➔ PortraitHervé Naccache 18➔A votre serviceObjets trouvés 20➔Le journal des quartiersBarban 21➔ D’AquiUn festivau per lorescontre 25➔Vos élusChristiane Jambou33➔ Mémoire<strong>La</strong> belle époquedu trot 34➔ TémoignagesEmile Jusseau 36➔ RecetteLes trois chocolats 37MAI 2010 N°15
LE BILLET DU MAIRE /3Le bonheur estdans le préLe 16 avril dernier, les vacancesde printemps se sont achevées parun grand jeu de piste <strong>sur</strong> le site del’Ecole de Plein Air à la Dominante.Enfants des centres aéréset Anciens combattants étaientréunis pour l’occasionMarc Vuillemot, maire de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong><strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>,vice-président de TPMet conseiller régional<strong>La</strong> fêteet l’effortFestival vénitien, festival de BD,Fête de la Ville... Ce numérodu <strong>Seynois</strong> vous annonce biendes animations pour le moisprochain. Les associations,les commerçants, les artistes,les services municipaux vont,ensemble, faire bouger la bellesaison. <strong>La</strong> fête de la ville,le 26 juin, renait sous une autreforme. Elle se veut populaire,joyeuse, identitaire... Fêtede mémoire et d'avenir, ellen'est pas un ornement de plusni un amusement gratuit.<strong>La</strong> fête à sa fonction, son utilité.Elle rassemble les <strong>Seynois</strong>et attire les visiteurs. Et lesbateaux de croisière ? Voyonsles moyens que nous avonsmobilisés pour les accueillir,alors même que la municipalitén'a pas pour mission de le faire.Nous avons volontairement faitl'effort. Tout n'est pas parfaitbien sûr. Il faut encore du tempset des moyens. On ne construirapas en un jour la véritable“culture”" d'accueil touristiqueou commerciale qui nous faitencore trop souvent défaut.Il faut y travailler. Certains s'impatientent.Je les comprends.Et la critique est non seulementacceptable, mais indispensable.Mais attention : que cela nenous empêche pas d'encouragerles efforts bien réels de celleset ceux qui gardent confianceen eux-mêmes et en leur ville.Bonne lecture ! MAI 2010 N°15
4/ L’ÉVÉNEMENTTransports en communRéaménagementde la gare<strong>La</strong> première phase des travaux de la gare “<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>Six-Fours” a débuté par la rénovation et l'agrandissementdu parking existant. Objectif d’ici 2012 :améliorer les conditions de déplacement, de sécuritéet de confort des voyageurs.Avant 2014, les quatre gares de l'agglomération(Ollioules-Sanary,<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-Six Fours, Toulon, <strong>La</strong>Garde) deviendront de véritables pôlesd'échanges multimodaux ; les trois autresgares (<strong>La</strong> Pauline-Hyères, <strong>La</strong> Crau etHyères) seront prêtes après 2014. Toutesles gares seront accessibles aux transport<strong>sur</strong>bains et interurbains, aux véhicules individuelset aux modes de déplacementdoux. <strong>La</strong> gare de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong> sera,avec celle de <strong>La</strong> Garde, le terminus du premiertronçon de la première ligne du TCSP(Transport en commun en site propre).Tous les échanges multimodaux y serontpossibles (train, TCSP, autocar, bus, taxi,voiture, deux roues...). Sébastien Maréchal,adjoint au directeur de l’exploitation etdes transports au sein du pôle opérationnelde l'aménagement urbain de TPM :« Les travaux de rénovation de la gare seferont en préfiguration du futur TCSP. <strong>La</strong>première phase de réalisation des travauxa démarré le 5 avril dernier par des travauxde réseaux d’assainissement, des travauxferroviaires, et la rénovation et l'agrandissementdu parking existant, avec 150 placesenviron. Ces travaux devraient être terminésen début 2011. <strong>La</strong> deuxième phasecommencera alors début 2011 avec le réagencementdu bâtiment destiné aux voya-Montant global des travaux pour perronet parvis, bâtiment voyageurs,quais et passage souterrain : 6 Md’euros financés par l'Etat, la RégionPACA, le Département du Var,TPM, la RFF et la SNCF.MAI 2010 N°15
5geurs, un nouveau mobilier et des bornesd'achats de billets. En parallèle, se déroulerontdes travaux pour l’aménagement desquais (rehaussage) avec amélioration de lasignalétique, sécurisation de la traversée despiétons, modernisation des éclairages et agencementdu passage sous-terrain pour permettrel'accès aux personnes à mobilitéréduite au moyen d'ascenseurs. <strong>La</strong> mise enaccessibilité de la gare est prévue courant2012. Dans un premier temps, <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>devient un pôle d'échanges avec un parkingrelais, associé au TER, bus, autocars, puisun pôle d'échanges multimodal : transportscollectifs, échanges réseaux TER et départementaux,TCSP, LGV ».Pour expliquer le détail des travaux,la SNCF a édité des tracts,qu'elle met à la dispositiondes usagers,près de la billetterie.SurStationner son véhicule, prendre bus,autocar, taxi, train, vélo ou TCSP : l'èrede l'intermodalité est en marcheOptimiserles servicesaux usagersle quai numéro 1,Kamel Charef,22 ans,attendle TER pour Marseille : « Ces transformations,onles attendait depuis longtemps.L'hiver,il fait très froid ici. Ce serait bien d'avoir uneplus grande gare avec un meilleur confort ».Roland Agnoli est responsable du plancher,c'est-à-dire de la <strong>sur</strong>veillance et de l'entretiende la voie, des rails, traverses et ballasts,de Toulon jusqu'à <strong>La</strong> Ciotat : « Le parking, ille fallait. Il se fait en tronçons. Sinon, les genspeuvent aller se garer à Ollioules. A Toulon,les voyageurs ne peuvent pas se garer gratuitement,alors ils viennent ici ». Pour RenaudLevallois, le problème du stationnement nese pose pas. Tous les jours, avec son vélo, ilprend le train de 7h49 à Bandol et arrive engare de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> à 7h59 : « Avec un abonnementde travail à 27,50 euros par mois, subventionnépar le Conseil régional, la solutiondu train est pour moi la plus intéressante ».Depuis deux ans,Renaud voit de plus en plusde cyclistes dans le TER. Mais il est difficile,pour la SNCF,d'en connaître le nombre exact.En revanche,la fréquentation annuelle de lagare de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong> est connue. Selonle Pôle marketing TER/PACA de la SNCF :212 500 voyageurs, et une augmentation de18 % depuis 2005.Actuellement,la majoritédes personnes utilisent le train pendant lesheures de pointe, pour se rendre à leur travail.Mais à terme, la SNCF veut permettreaux usagers de se déplacer pendant la journéepour les courses,RTT,loisirs ou tourisme.A l'étude, un abonnement TER/Réseauxurbains couplé.Le temps où seuls les déplacementsdomicile/travail rythmaient notrevie quotidienne sera bel et bien révolu. Chantal Campanachantal.campana@la-seyne.comLA GARE LGV À LA SEYNE ?<strong>La</strong> rénovation de la gare s'inscrit dansle grand projet de rade, pierre angulairedu développement économique de larégion, qui englobe également le technopôlede la mer avecses bases maritime(port de Brégaillon) et terrestre (ex marchéfloral d'Ollioules). Un nouvel essorpour la commune : création de bureauxet de logements, pôles de recherche etd'enseignement, centre de remisage pourles bus, aménagement de la Méridiennede la mer, voirie communautaire accessibleà tous les transports pour relier lesbases maritime et terrestre du technopôlede la mer - entre Ollioules etBrégaillon- dont le tracé est toujours àl'étude. Catherine <strong>La</strong>marle, responsabledu Pôle aménagement du territoire :« Dans le cadre du grand projet de rade etplus particulièrement du technopôle de lamer, une étude de composition urbaine aété lancée au sujet du pôle d'échangesmultimodal(la gare) et du futur TCSP que l'agglomérationvoudrait pouvoirmettre en placeen 2014. Mais il faut <strong>sur</strong>tout voir commenttoutes les circulations vont être drainées.Actuellement, la Ville travaille <strong>sur</strong> un projetde requalification desvoiries». Pour l'heure,le mode de TCSP n'a toujours pas étéchoisi et « l'enquête parcellaire est en cours»souligne Sébastien Maréchal, responsabledu Pôle opérationnel de l'aménagementurbain à TPM. Concernant la LGV,« le tracé retenu est celui des métropolesdu Sud qui passera par Toulon. Sa mise enservice est prévue à l'horizon 2023 ». PourMarc Vuillemot, maire de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>, cela ne fait aucun doute, c’est le bonendroit pour implanter la future gareTGV : « J’ai chargé un cadre de la mairiede travailler cette question essentiellepour une structuration urbaine qui bénéficieraità toute l'agglomération, au développementéconomique du technopôlede la mer et à la requalification de nosquartiers populaires voisins ».MAI 2010 N°15
6/ ACTUALITÉCroisièresEmbarquez ! 8CarnavalVenise-<strong>sur</strong>-mer 7CinémaTournage à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> 10FootballTournoi international 11Dernière minuteDépollution du port Le conseil municipall’a décidé à l’unanimité : la Ville financerajusqu’à 2,27 millions d’euros la dépollutiondu site du futur port de plaisance. Le contratde délégation de service public, confié à lasociété Cari, est entré en vigueur. Un investissementd’avenir pour la commune.Festival de bandes dessinées« Bulles en <strong>Seyne</strong> »,deuxième !<strong>La</strong> deuxième éditiondu festival de BD“Bulles en <strong>Seyne</strong>” sedéroulera les 12 et 13juin prochains auparc de la Navale.Denombreux auteursont répondu présentà ce rendez-vouspour les 7 à 77 ans...<strong>La</strong> BD, ils sont tous tombésdedans quand ils étaient petits.Christophe <strong>La</strong>fitte, MélodieTanguy, Graziella Gaujac, FranckCamous et Patrick Galdenau, cettebande de passionnés se rencontre enoctobre 2008 dans une librairie.Ensemble, ils créent l'association“Autour de la BD”. Intarissables <strong>sur</strong>les classiques de leur enfanceBécassine, les Schtroumpfs,Iznogoud, Pif Gadget... ils lancentEn 2009, la première éditiona permis de faire connaîtrede nombreux auteurs de BDPlus de 4 500visiteurs l’andernieravec succès en juin 2009 en partenariatavec la ville le festival “Bullesen <strong>Seyne</strong>”. « Avec plus de 4 500 personnesaccueillies en 2009, le festivala reçu un excellent écho auprès dupublic mais aussi des auteurs, de 28l'an dernier, il sont 42 cette année »,explique Christophe <strong>La</strong>fitte, le présidentde l'association. Sur la centainede festivals organisés chaqueannée en France, le festivalseynois a ainsi été classé dès sa naissancedans les 25 premiers ! Un petitexploit récompensant les efforts del'association qui consacre près dehuit mois à la préparation de lamanifestation et des animationsorganisées en amont auprès des jeunes.Deux auteurs, Parra et JoanTroïanowski,rencontreront ainsi leslycéens de Beaussier et les élèves del'école Jean-Jacques Rousseau.Dansle cadre du festival les auteurs signerontleurs dédicaces <strong>sur</strong> les troisstands des librairies partenaires,“Bulles”,“Charlemagne”et “Contrebande”.Les collectionneurs de BD àla recherche d'albums d'occasion oud'éditions rares pourront trouverleur bonheur <strong>sur</strong> les stands de septbouquinistes. Enfin, une vente auxenchères de dessins originaux réaliséspar les auteurs durant le festivalaura lieu au profit des Restos duCoeur. L'entrée du festival est gratuitepour tous. Bienvenue les 12 et13 juin prochains de 9h à 19h,au villagedes irréductibles fans de BD.Patricia Le Goffredaction@la-seyne.comAssociation« Autour de la BD »O4 94 94 52 08MAI 2010 N°15
7 Tous <strong>sur</strong> le pont <strong>La</strong> semaine du 21avril dernier, le public a pu profiter de l'ouverturedes visites du Pont levant pouradmirer le panorama <strong>sur</strong> la rade. Deuxagents accueillent et renseignent gratuitementle public du mardi au samedi de9 h à 12 h et de 14 h à 17h30. Le premierd'entre eux, Jean-Louis Venne, ancien marinet correspondant pour le site Internet“<strong>Mer</strong> et Marine”, a livré ses premièresimpressions. Il est le “tout” premier visiteurvenu apprécier la beauté des lieux.Très concerné par la mer et son environnement,Jean-Louis a trouvé le pont« magnifique, très bien refait et jouissant d'un étonnant panorama ». Ravide son ascension, elle pourrait se résumer en un mot : formidable. Beaussier met les voiles <strong>La</strong> section sportive voile du lycée Beaussiera participé du 1 er au 8 mai à la Croisière corse organisée par le Club desMouissèques. Deux bateaux étaient engagés, avec un équipage de 6 élèvesde seconde, et un équipage de 6 élèves de première, encadrés par 4professeurs. « <strong>La</strong> section s'est déjà illustrée en finissant 6e des championnatsde France UNSS organisés du 15 au 18 mars derniers à Pornichet (Loire-Atlantique). Julien Azzolina, Valentin Delolmo, Nickolas Vindreau, CamilleConstant et Vincent Leroy composaient l'équipage de J80 », rapporte Céline<strong>La</strong>ssus, professeur d'EPS responsable de la section voile. A noter aussi laprésence des collèges Curie et Eluard. A l'heure où nous imprimons, lesuspens reste entier <strong>sur</strong> le vainqueur de cette 26 ème édition.Animations<strong>La</strong>isseles gondoles...A 15h, défilé <strong>sur</strong> le port et circuiten ville. Un appel est lancé auxenfants qui désirent accompagnerle défilé. « Les commerçants partenairesvont distribuer des masquesvénitiens à décorer soi-même »précise Christophe Chabert. Ledimanche, de 9h30 à 12h, déambulationsdans les rues du centrevilleet <strong>sur</strong> le port. L'associationa demandé aux restaurants d'élaborerdes menus italiens. Bref,tout un week-end pour poser avecPierrot, Colombine, Polichinelle,Arlequin, Patin et Couffin...Sylvette Pierronsylvette.pierron@la-seyne.comLes 5 et 6 juin, larade aura des airsde lagune pour lepremier carnavalvénitien organisé parVitrines seynoises.Une soixantaine de passionnésen costumesdéambuleront dans lesrues du centre-ville les 5 et 6 juinprochains. C'est une première à<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>. Un carnaval vénitienorganisé par l'association “Vitrinesseynoises” en partenariatavec la Ville. Les commerçants del'association étaient « à la recherched'un événement de qualité,explique Christophe Chabert, leprésident, qui puisse plaire aux<strong>Seynois</strong> et visiteurs des villes voisinesmais aussi aux croisiéristes(NDLR : L'IMMENSE PAQUEBOT“VOYAGER OF THE SEAS”, 3 000 PAS-SAGERS ET 1 500 MEMBRES D'ÉQUI-PAGES, SERA EN ESCALE LE 5 JUIN ÀLA SEYNE). » « C'est Florine, uneamie photographe passionnée parle carnaval vénitien, qui m'a permisde tisser des liens avec ce réseauintimiste et assez feutré. Nous avonssélectionné 65 personnages costumés,tous étaient au carnaval deVenise cette année. »Un carnaval qui possède descodes à respecter. On ne ditjamais, ô grand jamais, qu'on sedéguise. A Venise, on se “costume” ! Ce dernier doit couvrirle corps entier, main et visageconfondus. Enfin, les personnagesne parlent jamais. Mais sontà la disposition du public pourprendre la pose.<strong>La</strong> « dolce vita» pour un weekendc’est d’abord le samedi, à partirde 10h : déambulations despersonnages costumés dans lesrues du centre-ville et <strong>sur</strong> le port.Bienvenueà Venise<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>Les passionnés consacrent des moisde travail à la confectionde leur costumePhoto Christophe ChabertMAI 2010 N°15
8/ ACTUALITÉ L'Alcyone prolonge son séjourLe navire de la fondation Cousteau,« L'Alcyone », prolonge son séjour <strong>sur</strong>les quais de l'Esplanade Marine jusqu'au15 mai. Plusieurs centaines de <strong>Seynois</strong>,élèves de CM1 et CM2 ou résidentsdes foyers Bartolini et Croizat, ontd'ores et déjà eu la chance de visiterce bateau d'une conception inédite àsa sortie dans les années 80. Ce bateau,qui accompagnait « <strong>La</strong> Calypso », disposede deux moteurs diesel épaulésd'une propulsion révolutionnaire avecle concept innovant de « turbovoiles ». Ce dernier permet, sous un ventde 30 nœud, de naviguer jusqu'à 12 nœuds. Sa coque, de type hybridemono-catamaran, me<strong>sur</strong>e 31 mètres pour 71 tonnes. Prix des jeunes lecteurs Le 9 juin, à 16 heures, la bibliothèque LeClos Saint-Louis accueillera la remise du Prix des jeunes lecteurs seynois.Organisé par les bibliothèques de la Ville en partenariat avec troiscollèges et trois écoles élémentaires, il concerne les 10 – 15 ans. Journée sans voiture Le conseil municipal des enfants organisesamedi 29 mai une journée sans voiture en centre-ville. Dans leur délibération,lue lors du conseil du 3 mai dernier, les jeunes entendent « luttercontre les nuisances liées à la pollution, au bruit et à l'insalubrité, mais aussiCroisièresEmbarquementimmédiatDepuisle 2 mai dernier, deuxbateaux de croisières accostent chaquesemaine avec de 2 000 à 4 000passagers au môle d'armement.Notre ville est désormaisune escale officielle pourdeux compagnies, MSCet la Royal Caribbean Cruises Lines,mais c'est aussi pour certains voyageursle port de départ de leur croisière.Pour recevoir et informer lespassagers qui débarqueront lors des60 escales programmées jusqu 'au29 novembre, la Ville a recruté ausein de son personnel une équipede 12 hôtesses et hôtes d'accueil.Tous maîtrisent l'anglais,l'italien oul'espagnol, les trois langues les plusparlées à bord des navires. Afin dese familiariser avec leur nouvellefonction, ils ont suivi une formationà l'Office de Tourisme desSablettes.Parmi eux,Liliana (en couverturede notre journal) trèsenthousiaste : « Je suis d'origine péruvienne,je parle donc parfaitementl'espagnol. C'est une formidableopportunité d'exercer cette nouvellefonction. J'adore le contact avec lesgens. Je suis très impressionnée parces gigantesques navires. » L'agentd'accueil de la Ville travaille aux cotésde deux autres collègues de l'Officedu Tourisme et de la CCIV.Un documenttraduit en quatre langues présenteles principaux lieux à visiteret explique les moyens d'y accéder.Douze hôtesses et hôtes d'accueilont suivi une formation à l'officede tourisme des Sablettes le 29 avrildernier.Promouvoirla villeUn chemin piétonnier fléché et sécurisérallie le môle au centre-ville. Leservice marketing de la ville étudieactuellement la demande d'un prestataireprivé qui propose un circuittouristique de découverte de la villeen petit train.Les croisiéristes devraient fairepartie des tout premiers à visiterle pont des chantiers ouvert aupublic depuis le 21 avril dernier. Enfonction des animations ou festivitésorganisées en ville, des opérationsseront mises en place <strong>sur</strong> lequai d'arrivée. « Les premières escalesont draîné 500 personnes en centre-ville.Ces touristes aiment ce quiest typique, comme notre marché provençal.On compte beaucoup <strong>sur</strong> lescommerçants pour jouer le jeu »,déclare l'adjoint délégué à l'économie,PhilippeMignoni.Le présidentde Vitrines <strong>Seynois</strong>es, ChristopheChabert, confirme la volonté descommerçants de s'impliquer,« Noussommes actuellement en pleineréflexion ». <strong>La</strong> conseillère municipaledéléguée au commerce,MalikaRiemer, explique pour sa part que« certains commerçants vont développerleur offre de produits provençaux». L'enjeu est de taille. Onzebateaux seront accueillis en mai.Calendrier <strong>sur</strong> www.la-seyne.comPatricia Le Goffredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
9améliorer la sécurité en interdisant la circulation et le stationnement en centre-ville». Cette journée festive, organisée avec les commerçants et différentspartenaires (Sittomat, sécurité routière, associations culturelles),débutera par un pot inaugural Place <strong>La</strong>ïk à 11 heures. Un après-midi souvenir L'association “Les amis de Fernand Bonifay”"a organisé un après-midi dansant le lundi 19 avril 2010 à la Bourse dutravail. Après un discours du président Jacques Suzanne, Jean-Luc Brunoet l’orchestre Michel Sylvestre, très attendus, ont ouvert le bal. Dans uneambiance gaie et festive, plus de 120 personnes étaient réunies pourrendre hommage au talentueux auteur-compositeur seynois. FernandBonifay a débuté sa carrière dans la chanson au début des années 50.Ses textes inspirés par ses origines provençales ont suscité un véritableengouement tant auprès du public que des interprètes. A son répertoire,pas moins de 3 000 chansons dont 1 800 éditées. <strong>La</strong> plus célèbre,“Souvenir, souvenir”, est aujourd'hui reconnue comme un classique dela chanson française. Elle a été traduite en 60 langues et reprise par lesplus grands artistes. Afin de pérenniser cet héritage culturel, l’associationmet un point d’honneur à organiser de manière ponctuelle cesaprès-midi dansants. Des repas mêlant convivialité et bonne humeursont également au rendez-vous pour le bonheur de chacun. Concours beaux arts Les personnes désireuses de s'inscrire à la classepréparatoire aux concours d'entrée des écoles d'arts pourront retirerleurs dossiers à l'école municipale des Beaux-Arts au 17 rue Messine ouen téléchargeant le formulaire <strong>sur</strong> le site www.la-seyne.frEconomieAutoroutede la merLe 7 avril dernier, une première rotationchargée de camions turcs accostait àBrégaillon.Plus d'un an après la fermeturedes lignes Toulon-Sousse et Toulon-Rome,l'opérateur turc UND Denyz* achoisi le port de Brégaillon pourfaire accoster deux fois par semaineun navire roulier. Les remorques,embarquées à Tekirgad, à l'Ouestd'Istanbul, rallient la rade en troisjours. Et les chauffeurs, acheminésà Marseille par voie aérienne,empruntent une navette en busjusqu'à Brégaillon. « 248 remorquespeuvent être embarquées à chaque248 remorquesembarquéesLe Wessex, 193 mètres, est l'un destrois navires rouliers ralliant laMéditerranée orientale à Brégaillonrotation. Pour l'agglomération toulonnaise,il s'agit d'une opportunitééconomique très importante en termesd'organisation logistique, detransport de marchandises et de servicesaux personnes », explique laChambre de Commerce etd'Industrie du Var (CCIV). Unecontribution en emplois de dockerset en frais portuaires, mais aussi« un gain environnemental importantpar rapport à des flux routiersqui traversaient toute l'Europe »,rappelle la CCIV.Une fois les remorques déchargées,les chauffeurs peuvent ainsirapidement rallier l'Espagne, lePortugal, ou encore la GrandeBretagne et les pays scandinaves.Cet été, la cadence devrait passerà trois rotations hebdomadaires.Pour cela, trois bateaux dont deuxflambant neufs seront utilisés. Anoter qu'à titre exceptionnel, 12places passagers peuvent être libérées.Nouvelle autoroute de la mer,une liaison analogue fonctionnetoutefois depuis les années 90 audépart de Trieste (Italie).Gwendal Audrangwendal.audran@la-seyne.com* Représenté en France par lessociétés AMV et WormsMAI 2010 N°15
10/ ACTUALITÉ Fête des mères Pour la fête des mères, dimanche 30 mai, l’associationVitrines seynoises organise un jeu de grattage dans les boutiquesparticipantes du centre-ville. 60 bouquets de fleurs sont à gagnerdu mardi 25 au dimanche 30 mai. Premier mai unitaire Emploi, conditions de travail, pouvoird'achat, avenir des retraites étaient au centre des préoccupationsde la manifestation du 1 er mai dernier, place de la Liberté à Toulon.Placée sous le signe de l'unité syndicale, elle a permis à des milliersde salariés, retraités et chômeurs d'exprimer leur refus de la précarisationdu marché de l'emploi et leur attachement au système deretraite par répartition.Long métrage« Fabienne »à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>Après le feuilleton “<strong>La</strong> Cour des grands”, laville a accueilli du 8 au 15 avril dernier letournage du long métrage « Fabienne ».Fabienne. C'est le prénomd'un capitaine de policeincarné par Catherine Frot.Son “boulot”, reconduire les étrangersen situation irrégulière à lafrontière. « Elle se prend d'affectionRetombéesfinancièresCatherine Frot et Tcheky Karyotiennent la tête d'affichedu long métrage tourné en partieà <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>pour une jeune femme immigréeplacée en garde à vue. Son décès laissebientôt orphelin un petit garçon decinq ans dont il va falloir s'occuper »,résume Johanna Colboc, régisseusegénérale. Voilà pour le pitch. Lecadre, lui, est censé être celui deSète et de sa rue Chaptal (Hérault).Mais c'est <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>, son port et enparticulier la rue Gounod, qui ontété choisis : « <strong>La</strong> Région PACAfinançant en partie le tournage, ilfallait filmer <strong>sur</strong> son territoire. Lerepéreur a arpenté les villes côtièresentre Marseille et Toulon. Etc'est <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> qui a retenu sonattention », explique JohannaColboc, talkie-walkie et oreilletterivés à la ceinture.Sur le tournage, de nombreuxfigurants et figurantes seynois.L'une d'entre elles témoigne : « J'aiété impressionnée par la logistiquedéployée. <strong>La</strong> rue était bloquée et nousas<strong>sur</strong>ions l'ambiance urbaine defond. Certains venaient même avecleurs propres véhicules. Par ailleurs,un car à étage stationnait devant lecollège Paul Eluard et as<strong>sur</strong>ait lesrepas de l'équipe technique et descomédiens. J'ai enfin été marquéepar la simplicité de Catherine Frotqui s'est prêtée de bonne grâce auxséances photos avec les figurants »,explique-t-elle. De son côté,l'équipe de tournage a tenu à soulignerl'hospitalité des <strong>Seynois</strong> :« Nous avons reçu un très bon accueil.Les habitants sont apparemmentfamiliers des tournages depuis celuidu feuilleton <strong>La</strong> Cour des grands »,remarque Johanna Colboc.A noter qu'à l'instar de “<strong>La</strong> Courdes grands”, la semaine de tournagea eu des retombées financières(VOIR CI-DESSOUS) pour la villeet ses commerçants.Gwendal Audrangwendal.audran@la-seyne.com- Hôtellerie pour 35/40personnes pendant 8 jours :21 500 euros- Embauches de 150 figurantsseynois : 14 400 euros- Restauration dansles établissements seynois :8 000 euros- Courses diverses chez lescommerçants et grandes<strong>sur</strong>faces : 5 000 euros- Prestataire gardiennageet sécurité : 4 500 euros- Aménagement des décors :4 000 euros- Prestataires divers (montemeuble, médecins etc.) :800 eurosMAI 2010 N°15
11 Mai nautique L'esplanade Marine accueille pour la première fois dujeudi 13 au dimanche 16 mai le championnat de France de voile radiocommandéede classe M. Coorganisé par la municipalité et la Sociéténautique de la Petite mer, il doit mettre aux prises les meilleurs spécialistesde la discipline. Par ailleurs, le samedi 15 mai, les quais de l'esplanadeMarine verront le départ du 11e trophée de la SNSM (Sociéténationale de sauvetage en mer). Nuit des musées Le musée Balaguier ouvre ses portes et illumineses jardins samedi 15 mai de 20 heures à minuit. Au programme, et dansle cadre de l'exposition annuelle « Les artistes du bagne – Chefs d'oeuvrede la débrouille 1748 - 1953 », lecture de poèmes de bagnards (LouiseMichel, Avril de Sainte-Croix, Julien, Grousset, Jourde...) et de lettres<strong>sur</strong> le bagne (Victor Hugo, Boris Vian...), diffusion de chansons de bagnardsou consacrées au bagne (enregistrement de 1952 en Guyane par la photographeDominique Darbois). Course contre la faim Mardi 18 mai à partir de 13 heures, les alléesdu parc de la Navale prendront des airs de marathon. Plus de 400 élèvesdu collège Paul Eluard participeront à la 13e édition de la Coursecontre la faim. Initiative de l'association Action contre la faim, cettecourse est organisée dans plus de 800 établissements. L'objectif est d'impliquerles collégiens dans une action de solidarité, porteuse de valeurscitoyennes. Rappelons que plus d'un milliard de personnes souffrent demalnutrition dans le monde.Plus de renseignements <strong>sur</strong> www.coursecontrelafaim.orgTournoi internationalMarquet, terrede foot !Deux matches du festival internationalespoirs de Toulon se joueront mercredi19 mai à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>.<strong>La</strong> trente-huitième édition duFestival International Espoirsde Toulon et du Var passeune fois encore par <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>. Unpassage “obligé” d’après les organisateurs,<strong>sur</strong>tout depuis que lestade Marquet a été rénové. Cettefois encore le public seynois, frillantde football de haut niveau, vaenfin pouvoir se régaler. Le mercredi19 mai, dès 17h30, les spectateurspourront assister à un exotiqueChili-Qatar. Si les Qataris nefont pas parti des favoris, lesChiliens sont les vainqueurs del’édition 2009. Ils ont un trophéeà défendre. Un match qui devraitêtre riche en buts. Dans la foulée,aux alentours de 19h45, leDanemark, qui participe pour lapremière fois de son histoire à cetournoi, affrontera la Russie. Deuxformations dont les équipes seniorsconstituent des références européennes,et dont les réservoirsactuels alimenteront la prochainecoupe du Monde au Brésil en 2014.« C’est un beau cadeau que fontMaurice Revello et toute son équipeà la ville, se réjouit l’adjoint auxsports Toussaint Codaccioni. Carles <strong>Seynois</strong> vont assister à deux matchesde très haut niveau. C’estimportant que la commune puisseaccueillir des rencontres de cette qualité.Cette année, il y aura égalementl’arrivée du Tour de France à la Voile,et l’an prochain, peut-être, une étapedu Tour Méditerranéen cycliste ».Grâce aux excellentes relationsentre l’entraîneur du FootballClub <strong>Seynois</strong>, François Zahoui,et certains hauts responsables dela sélection ivoirienne, l’équipe dela Côte d’Ivoire séjournera du 18au 27 mai à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>. <strong>La</strong> sélectiondes “Eléphants”comme on la <strong>sur</strong>nommeen Afrique, a pour ambitionde faire bonne figure avec denouveaux arguments. Le coach del’équipe nationale de Côte d’Ivoire,Alain Gouaméné, ne cache pas sadétermination : « Nous ne sommesplus au stade où l’on vient pour<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>accueille les“Eléphants”L'an dernier, le festival internationalavait déjà rassemblé les meilleursespoirs à Marquetapprendre. Mes joueurs ont évoluébrillamment dans les différentescatégories (minimes, cadets, juniors).Ils sont aguerris aux grandes compétitions.Il y aura aussi de bonneséquipes à Toulon. Mais on y va pourgagner. Sinon, ce n’est pas la peined’y aller », a-t-il fait savoir. Cetteformation, parmi laquelle onretrouve de nombreux professionnelsqui évoluent en Europe, bénéficierades équipements communaux.Les jeunes <strong>Seynois</strong> aurontainsi l’occasion d’approcher lesfuturs Drogba, Koné ouGervinho.Sébastien Nicolasredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
12/ ACTUALITÉ Cérémonie de PACS en mairie Il est désormais possible aux couplespacsés d'organiser une cérémonie en mairie. Célébrée dans la salledes mariages par un ou une élue, elle répond à une volonté des élusde solenniser cet engagement. C'est aussi l'opportunité de faire progresserles mentalités. Toutefois, cette cérémonie ne se substitue pasà la signature du PACS auprès du Tribunal d'instance qui reste le passageobligé. Plus d'infos <strong>sur</strong> www.la-seyne.fr rubrique Mairie pratique,ou au 04 94 06 95 01. Jumelages Le comité de jumelage accueille samedi 15 mai prochaindes professeurs de la Bettina Von Arnim Schule de Berlin. Lemaire, Marc Vuillemot, recevra à 9h30 à l'hôtel de ville, Martine Newe,professeur de français de cet établissement. Deux professeurs d'allemandde Beaussier et une professeur d'allemand de Wallon représenterontpour leur part les établissements seynois. « Il s'agit de créerdes échanges entre Bettina - Beaussier et Bettina- Wallon », expliqueAnnick Le Gal, conseillère municipale déléguée aux jumelages. LutzLinke, directeur de l'Atrium, une école d'art de Berlin, les associationsDojo théâtre, Artmacadam et l'école municipale des Beaux arts(un autre partenariat est visé ici aussi) seront également présents. Fête des voisins Vendredi 28 mai à partir de 19 heures, la fêtedes voisins rassemblera dans la convivialité les <strong>Seynois</strong> et les <strong>Seynois</strong>esau pied de leurs immeubles ou de leurs maisons. Les inscriptions sefont rue Taylor au comptoir du citoyen à partir du 18 mai. DemanderMme Vasseur, 04 94 06 96 54Fort NapoléonVernissage le 22 mai (18h30), exposition jusqu’au26 juin 2010, fort Napoléon 04 94 87 83 43Couleurs singulièresl’idée de la toile de la couverture de cePeintre et graveur née à Dresde, Elkecatalogue [lié à cet événement] ouDaemmrich expose jusqu'au 26 juin quand je suis au bord de la mer, celam'oblige à me mettre à la même hauteurque les animaux. Ce sont des cho-aux Galeries <strong>La</strong> Tête d'Obsidienne.ses que je ne peux pas vivre enAllemagne de la même manière.Quand je suis dans mon jardin, je« Naturepeux voir des mantes religieuses différentes,etc. <strong>La</strong> nature est plus dense,exubérante »plus intense dans le Sud, plus exubérante.» Monde animal ou végétal,c'est d'abord un univers étrange<strong>La</strong>uréate en 1993 d’un concoursdoté d’une bourse dela Fondation Kulturfonds(Berlin), Elke Daemmrich fait unséjour de 6 mois en Provence pourélaborer son projet “Lumière duSud”. Elle s’installe en 1995 dans leGers dans un petit village(Tournecoupe). Ses influences sontmultiples, Dresde étant le berceaude l'expressionnisme allemand avecla fondation du collectif Die Brücke(le pont) au début du XXème siècle.On pense également à certaines théoriesd'un autre groupement d'artistes,DerBlaue Reiter (le Cavalier bleu,animé entre autres par Kandinsky),pour les vibrations que délivre unvocabulaire de couleurs, suffisammentpuissantes pour rendre laforme presque secondaire.Daemmrich s'est nourrie de cesexpériences et Van Gogh commele futurisme italien sont des repères,les digérant plus que les intégrant,pour parvenir aujourd'hui à unevraie maturité.Parmi les thèmes évoqués,on retient que la nature dansson acception stricte l'inspire pleinement.« Quand je me promène,comme au Gros Cerveau où j’ai euMAI 2010 N°15Mondes animal et végétalse côtoient dans les œuvresd'Elke Daemmrichauquel l'artiste convie.Pénétrer uneœuvre, c'est ici s'introduire à lamanière d'un insecte,c'est à dire crapahuter<strong>sur</strong> le fil d'une herbe quipenche sous votre poids,pour se laisserposer au sol, caché du danger dela sauterelle qui veille,fuir sans éveillerson attention,se figer l'instant duvent qui agite cette micro société,entre Alice au pays des merveilles etun roman de Jacques Weber. Jean-Christophe Vilaredaction@la-seyne.com
TERRITOIRE /13Tamaris Centre d’ArtL'art contemporainpour tousLieu d'exposition dédié à l'art contemporain,laVilla Tamaris bénéficie d'une renomméequi dépasse largement les frontières deTPM.Artistes reconnus et en devenir viennenty présenter leurs œuvres mais aussiparticiper à la vocation pédagogique développéeau travers de certaines actions.«<strong>La</strong> Grande Maison », commeon l'appelait autrefois, estaujourd'hui la Villa TamarisCentre d'Art.Depuis son ouvertureau public en 1995, les plus grandsartistes de l'art contemporain y ontfait l'objet d'une rétrospective,entreautres, Jacques Monory, RobertCombas, Bernard Rancillac, TitusCarmel ou encore GérardFromanger. <strong>La</strong> Villa a égalementcontribué à la mise en lumière denombreux jeunes artistes.Hôte deslieux depuis 15 ans, le directeur dela Villa,Robert Bonaccorsi,travailleen étroite collaboration avec chaqueartiste pour la préparation d'uneexposition : « L'idée est à chaque foisde ramener l'exposition au lieu, delui donner une spécificité dans le lieu.Du choix des œuvres à l'accrochage,tout est défini dans cette perspective.Certaines expositions sont véritablementpensées pour la Villa avec desLes enfants ont inauguré l’exposition« On ne copie pas », une présentationde leurs œuvres inspirées decelles des grands artistesPlus de 40 000visiteurs par anpour la VillaTamarisartistes qui n'hésitent pas à occupertout l'espace », déclare t-il.Certainsartistes sont d'ailleurs très attachésau lieu, comme Serge Plagnol,dont l'exposition vient de s'achever: « <strong>La</strong> Villa Tamaris n'est pas pourmoi un lieu comme les autres... Je souhaitelaisser apparaître l'environnementextérieur, la mer, le ciel, lesarbres, pour établir un dialogue avecles œuvres accrochées dans les salles »,confie-t-il.<strong>La</strong> Villa Tamaris est administréedepuis 2004 par la Communautéd'agglomération. « Cela apermis d'approfondir et de développerle concept de la Villa Tamaris. Ily a aujourd'hui une véritable synergieentre les différents lieux culturelsde l'agglomération. Nous travaillonsen partenariat avec l'Ecole des BeauxArts de Toulon, la Villa Noailles àHyères et nous développons ponctuellementdes initiatives communes avecChâteauvallon », explique RobertBonaccorsi.L'opération “<strong>La</strong> culturevous transporte” permet ainsi aupublic de découvrir les manifestationsorganisées dans les différentslieux par la mise à disposition detransports en bus. Le public jeuneintéresse particulièrement la VillaTamaris et son directeur.« Nous recevonsen stage des élèves d'écoles d'artde toute la France. Nous travaillonsglobalement dans le cadre de laconvention de partenariat avecl’Education nationale (TPM, laDRAC et l’Inspection académique)et spécifiquement avec les collègesWallon et Curie, nous accueillons égalementles enfants des écoles maternelles,au total plus de 7 000 élèvespar an. Des ateliers d'initiation à l'artcontemporain sont organisés et animéspar certains artistes. Chaqueannée nous proposons une expositionintitulée “On ne copie pas”, des travauxd'élèves inspirés des œuvresexposées ». <strong>La</strong> Villa vient d'ouvrirun centre de documentation lié àl'activité du lieu à l'intention deschercheurs, des étudiants et desenseignants.Elle est également propriétaired'une importante collectiond'oeuvres qu'elle prête à d'autresmusées ou centres d'art . «Avec14 à 15 expositions organisées chaqueannée et plus de 40 000 visiteurs,la Villa est largement identifiée auniveau régional et national, l'enjeuest aujourd'hui de créer une dynamiqueet d'avoir une interactivité forte »,conclut Robert Bonaccorsi.Patricia Le Goffredaction@la-seyne.com<strong>La</strong> Villa présente jusqu'au 30mai l'exposition des œuvresde Jean-Luc Guérin. Par ailleursdu 8 mai au 20 juin,exposition d’Antonio SeguiVilla Tamaris Centre d'Art04 94 06 84 00villatamaris@tpmed.org
14/ PORTFOLIO PHOTOGRAPHES: PASCAL SCATENA ET FRANÇOIS LAÏAvec l'arrivée du printemps, les rendez-vous de sports se succèdent. Les associationssportives seynoises organisent de multiples compétitions <strong>sur</strong> le territoirecommunal, sans compter la participation active de la municipalité dansles manifestations populaires ou de haut niveau telles que la Croisière corse oule Festival Espoirs de Football au stade Marquet. Le phénomène se prolongeraau mois de juin où des centaines d'enfants,notamment,participeront à de multiplestournois <strong>sur</strong> les infrastructures communales qui affichent complet.Ouverture de la saison<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>sportive !
15Sur le plan d'eau des Sablettes, le club nautique de la Méduse a organisé une sélectivede kayak pour les championnats de France (en haut). Trois cents concurrents ontparticipé à l'édition de la corniche Varoise (ci-dessous). L'école de danse de StéphanieAgin s'est faite remarquer au stade Vélodrome (ci-dessous). A la mi-temps du RCTface à Perpignan, les danseuses seynoises ont dansé <strong>sur</strong> un haka qui a séduit les60 000 spectateurs. Le vendredi 30 avril, les concurrents ont hissé les voiles à l'occasionde la 38 ème édition de la Croisière corse (en haut), alors que 200 enfants ontparticipé à Baquet à la première compétition du CSMS lutte qui ne cesse de grandir(en bas à gauche). Enfin, comme l'a fait le FC <strong>Seynois</strong> lors des vacances de Pâques,de multiples tournois de football vont se succéder à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> jusqu'aux vacances d'été(en bas à droite).Guillaume LuqueMAI 2010 N°15
16/ REPORTAGE25, 26 et 27 juin : la fête bat son plein ! Après le succès de « Tous <strong>sur</strong> le pont »l'an dernier, la véritable fête traditionnelle s'invite à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>, poursa première édition. Sous l'impulsion des diverses associations, des habitantset de la Ville, bals, spectacles, repas de fêtes, animations et concertsvont se succéder. En amont de la saison estivale, la fête de la ville, basée <strong>sur</strong>les initiatives de chacun, se veut avant tout, une fête populaire et familiale.Avec son invité d'honneur : le spectacle pyrotechnique musical !Fête de la villeTrois joursde liesseMAI 2010 N°15
17Tous en redemandaient,grands et petits,de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>ou d'ailleurs... en juin 2009,le pont inauguré et honoré a ému lepublic et donné lieu à de nombreusesréjouissances. <strong>La</strong> porte des chantiersa retenti des voix des anciens etdes autres, venus passer une foisencore,ou pour la première fois,l'entréed'une mémoire inscrite dansl'identité de la ville. On se souvientégalement, que le 26 juin 1889, <strong>La</strong>Venez pique-niquer samedi 26 juinau parc de la NavaleRendez-vousdu 25au 27 juin !<strong>Seyne</strong> devenait <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>.Cette année encore, la mer sera célébrée:tournoi de joutes,parade navalemais aussi produits de bouche pourles amateurs.Sans compter l'arrivée,samedi 26 juin,du Voyager of the seasavec à son bord, quelque 3 000 passagers.Mais la Ville a <strong>sur</strong>tout vouluretrouver le véritable sens de la fêtetraditionnelle et encourager toutesles initiatives.L'édition 2010 sera aussil'occasion de créer un véritable métissageculturel,grand projet social donnantà chacun, de quelque horizonqu'il soit, la possibilité de s'exprimer<strong>sur</strong> une toile.Sans oublier la mémoireouvrière et industrielle de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>,à travers le “passage de la porte deschantiers”et cette année,l'inaugurationdu sentier de la mémoire et d'unestèle dédiée à tous les ouvriers deschantiers navals.Et là encore,des associationstelles que l’Amians,Histoireet Patrimoine <strong>Seynois</strong> et l’associationpour un Centre de ressources <strong>sur</strong> laconstruction navale en méditerranéeont répondu à l’appel. Du côté de lacirculation,rien à craindre.Vendredisoir,on pourra investir les rues,danser,chanter, défiler et parader sansrisque de se faire écraser.<strong>La</strong> ville,côtéport, sera fermée à la circulation.Martial Leroy,adjoint délégué à l'évènementielet aux festivités, est pleinementsatisfait de la forte participationdes associations et croit en laréussite de ces trois jours de fête.SergeLéger, directeur du centre social etculturel Nelson Mandela a organisé,pour le premier jour des festivités,vendredi 25, une parade, avec lesenfants des écoles du quartierBerthe : « Nous sommes engagés dansla préparation de cette fête et nousserons présents avec notre expériencede la fête de quartier ». JacquelineHerrero et Susy Foscolo,des Chantiersde la lune, préparent depuis longtempsla réalisation d'une grande fresque*,composée d'une mosaïque detalents,destinés à être exposés <strong>sur</strong> lesgrilles du Parc de la Navale. Un projetqui, selon Suzy Foscolo, « n'a pasd'autre enjeu que celui de réunir despersonnes d'horizons différents <strong>sur</strong> leplan culturel,social,artistique ou racial.Nous avons déjà reçu des fresquesd'Albanie, du Vietnam, du BurkinaFaso,d'Italie ,du Brésil et du Sénégal ».Jacqueline Herrero : « On a vouluappeler cette manifestation “Mosaïque”pour l'idée de la fête partagée. Et plusLe samedi 26 juin, le port s’embrasera à nouveauon est nombreux et différents, et pluson fait quelque chose de bien. Et la fêtede la ville, c'est ça aussi ». Une idéecommune à tous les participants.EricMarro du Dojo Théâtre et WilfridJaubert d'Armacadam veulent montrerune facette différente de la ville.Pour eux, il est important d'apporterà cette fête, axée <strong>sur</strong> l'histoireouvrière de la ville, une dimensionculturelle et artistique pour ne pasrester seulement dans la commémorationmais pour être dans une créationcontemporaine et innovante,avec des spectacles vivants. EricMarro : « Depuis 8 ans, le Dojo théâtreorganise les Conviviales de l'art.Cette année, nous avons souhaité lesfaire en même temps que la fête de laville pour y participer ».L'an dernier, les joutes et laparade navale avaient connu unfranc succès. Michel Keiflin, présidentdes Joutes provençales seynoises,fera une nouvelle fois la démonstration« d'un sport d'équilibre pour lequelil faut de la force dans les jambes et dansles reins,et qui est très physique ».Quantà Daniel Marty,vice-président de l'associationnautique des Mouissèques :« Cette année, nous allons regrouperplus d'une cinquantaine de bateaux,petits et grands et nous partirons de l'unedes formes de l'ancien chantier pourvenir tourner dans le port de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>,accompagnés par la SNCM».Une autreparade et non moins célèbre,celle desBarjorettes, la troupe de majorettesentraînées par Claudine Herrero :« J'aime être dans la rue et aller vers lesgens. Cette année, nous avons hâte deles retrouver ; ils attendent ça et nousaussi. Les majorettes sont formidables.<strong>La</strong> plus jeune a 30 ans, la plus âgée 60et elle est magnifique ! Il faut vraimentfidéliser ce genre d'évènement ».GérardRinaldi du café théâtre 7 ème Vagueconfirme :« Moi,je voudrais que le ritedu passage de la porte des chantiers s'inscrivedans la continuité. Je vais essayer,avec une équipe, de faire le mieux possibleet j'appelle tous les gens à participer**». Déambulations à travers laville, visites commentées, du centreancien jusqu'au pont, le public seréapproprie la rue. <strong>La</strong> ville est souseffervescence. Lydia Baldini, du barla Régence <strong>sur</strong> le port,est ravie :« C'estmerveilleux de faire venir les gens à <strong>La</strong><strong>Seyne</strong> et pour nous <strong>Seynois</strong>, de revivre<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> telle qu'elle était à unecertaine époque ». Mais une fête sansmusique ne serait pas complète.Jean Arèse , chef de musique de laPhilharmonique seynoise est ravi :« On se devait de participer à cettefête, et de proposer un répertoire dédiéà la mer avec le chanteur Jean-LucBruno ». Un programme varié, quisera détaillé bien sûr, dans le prochainnuméro du <strong>Seynois</strong> !Chantal Campanachantal.campana@la-seyne.com* Pour participer appeler Susy Foscoloau 06 10 13 18 11 ** Appeler GérardRinaldi au 06 27 23 03 64MAI 2010 N°15
18/ PORTRAITSHervé NaccacheComprendresans jugerDepuis 1992, il est directeurde l'Association deprévention et d’aide à l’insertion.Hervé Naccacheimpose son calme et sadétermination face à sesrévoltes : le vide socialentre 18 et 25 ans,les lourdeursadministratives. Ilcroit en une valeur universelle: l'écoute.«MAI 2010 N°15On ne luttera pas efficacement contreles dysfonctionnements sociaux sion ne fait l'effort d'en trouver lescauses ». Le directeur de l'APEA n'a decesse de marteler cette lapalissade. Uneévidence même. A l'instar de son envieinsatiable d'aider les jeunes démunis. Ceuxque l'autoroute d'une économie impitoyablelaissent <strong>sur</strong> la bande d'arrêt d'urgence.Ceux dont les piliers familiaux rompentsous la pression d'un quotidien devenutrop compliqué. Après un BEP d'électrotechnicienet le service militaire, HervéNaccache sort,diplôme en poche,de l'écoled'éducateur spécialisé d'Aix-en-provence.« Je me suis immédiatement investi auprèsde Daniel Hugonnet et de l'OMASE ». LeHervé Naccache est passionnépar son travail qui pour lui a du sensRemplirun vide socialpoint d'orgue de sa formation. Il y crée leservice de prévention spécialisée, embryonde la future APEA. Nous sommes en 1982.Six ans plus tard, avec la création du RMI,il est recruté par le Conseil général pourmettre en place l'accueil des futurs allocataires.Il est alors directeur du CEDIS(Centre départemental pour l'insertionsociale).Début 90, l'OMASE opère le transfertdu service qu'il avait créé 10 ansplus tôt, vers une association à part entière.L'APEA était née. « On répondait à unénorme besoin ». 18 ans se sont écoulésdepuis. « On est passé d'un service d'unedizaine de personnes à une association quiemploie une cinquantaine de salariés ».Depuis 92, « plusieurs actions ont été développéesselon les besoins ressentis lors denotre travail de rue. » Le fondement del'APEA. « On intervient <strong>sur</strong> le milieu de vie.Ce positionnement permet à nos éducateursd'être attentifs et préventifs. L'écoute et lerespect amènent la confiance et avec laconfiance on peut travailler. Elle seule ouvreles voies du changement ». But : la prise encharge autonome. « Chaque jeune a enviede trouver sa place et de s'y épanouir ». Pource faire, le directeur possède des techniquesqu'il met en œuvre au quotidien dansses actions éducatives et sociales. Commel'implication de la famille par exemple.« Les conditions d'accès à l'autonomie sontplus difficiles qu'avant. De plus en plus dejeunes se retrouvent à la rue. <strong>La</strong> médiationfamiliale est essentielle pour lutter efficacementcontre l’errance sociale des 18/25 ans.Cette tranche d'âge est particulièrement touchéepar le chômage : 50 % à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>. Toutcela n'est pas sans conséquence <strong>sur</strong> l'avenirdes jeunes et de leur famille. C'est là qu'onintervient. On les écoute, on les comprendet <strong>sur</strong>tout, on ne juge pas. » « Des situationsdouloureuses laissent des traces. On est parfoispris entre le marteau et l'enclume mais,quels que soient les problèmes, le but est toujoursde rétablir les liens familiaux etsociaux ». Qui demeurent les seules armesvraiment efficaces contre la précarisationgalopante des jeunes.Sylvette Pierronsylvette.pierron@la-seyne.comL'APEA5 avenue GaribaldiTél : 04 94 11 52 53apeasiege@wanadoo.frwww.apea.fr
Nicky19L’Européen«Je suis un vrai Européen ». Des grandsmèresallemande et italienne,des grandspèresespagnol et polonais,l'intégrationréussie de Nicky à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> doit sans doutebeaucoup à ses origines cosmopolites. Né àCelle (Nord de l'Allemagne),il suit ses parentskinésithérapeute et éducateur spécialisé pourhandicapés à Bad Saeckingen (Forêt noire).« C'était une jeunesse très ennuyeuse,avec desgens conformistes », confie le célibataire à lacrête légendaire. Sa scolarité s'oriente bientôtvers un CAP BEP boulangerie. « J'avaispeur de mourir de faim au travail », glisse-tilavec malice. Une phobie qui le motive àArrivé à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> sans parler ni écrire le Français,Nicky,42 ans,est devenu une figure locale avec sonsite www.laseyne.infolancer à 21 ans sa première auto-entreprise,une pizzeria :« C'était au moment de la chutedu Mur de Berlin. J'en croyais pas mes yeux ».Survient en 1993 une rupture sentimentale.«J'avais deux choix.Gagner Berlin ou Sanary».Malgré le handicap de la langue, il choisit leport provençal, « pour tout recommencer àzéro ». Loulou et Lucien Vitiello,pêcheurs etparents éloignés de Nicky,l'accueillent avantqu'il ne s'installe au camping des Playes : «<strong>La</strong>solution la moins onéreuse. Je me déplaçais enVTT, ce qui m'a fait découvrir <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> »,raconte-t-il. Un premier contact inoubliable.« Je me suis dit : Qu'est-ce que c'est que cebordel ? Mais 18 ans plus tard, je suis toujourslà ! », s'exclame-t-il. Installé rue Evenos, ildécouvre la richesse humaine et culturellede la ville : « C'est finalement en me formantau tourisme que j'ai eu l'idée de lancer en 2002le site officiellement non officiel de la ville ».Une expérience réussie « car ici, les gens telaissent faire, sans te regarder de travers ».Désormais en quête d'un local pour son associationcréée en 2004, Nicky travaille avectrois employés.Suzanne,Louis et Nicole l'assistentdans son insatiable quête d'infos.Gwendal Audrangwendal.audran@la-seyne.comFlorence AlmanzaAu paysde la TerangaDe petits mots en longues palabres, FlorenceAlmanza nous raconte le Sénégal, à travers unabécédaire qu'elle a joliment illustré.Elle aime les forêts de baobabs, sentirla terre sous la pluie de l'hivernageou dans l'attente des alizés.Du Sénégal, Florence Almanza se sent proche,parfaitement à l'aise dans une naturepourtant différente de celle qui a bercéson enfance. Elle faisait alors de longuespromenades avec son père, <strong>sur</strong> le sentierdes douaniers, le long de la côte provençale.Inscrite à 6 ans à l'école des Beaux-Arts de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>, elle se révèle douée pourle dessin et la peinture.A l'école primaire,elle aime la lecture et l'écriture dans lescontes, fables et poésies. Tous les ingrédientspour écrire un livre destiné auxenfants sont réunis. Le hasard va lui donnerun coup de main.A 28 ans, Florence Almanza, fonctionnaireterritorial, suit son époux, expatriéau Sénégal. Deux séjours de quatre ans,durant lesquels elle travaille à la bibliothèquede l'école primaire du lycée françaisde Dakar. Elle est complètement sousle charme du pays. Elle n'est pas la seule.Sa sœur Muriel, en visite au Sénégal, rencontreson futur mari. Ensemble, ils rentrenten France. Mai 2001, Muriel accouched'une petite fille. Six ans plus tard,Charlemagne, lors de la Journée des auteurs seynoispour sa nièce « petit bout de caramel tendre», née en France, Florence confectionneun abécédaire pour lui rappelerses racines africaines. Ainsi naît « Petitsmots et longues palabres... », illustré àl'aquarelle. Un joli cadeau, devenu depuis,un livre jeunesse.Chantal Campanachantal.campana@la-seyne.comFlorence Almanza« Petits mots et longues palabres aupays de la Teranga »COLLECTION JEUNESSE - EDITIONS THÉLÈSPoints de vente habituelsMAI 2010 N°15
QuartiersLE JOURNAL DESBARBANSur les toitsde la villeAux confins de la commune,avec une vue à 360°, Barbanest un petit coin de nature oùil fait bon vivre.Prenez de lahauteur. Sortezdu centrevillepar lescollines etroulez troiskilomètres en direction deSix-Fours. Oubliez les gazd'échappement, les embouteillages,lesklaxons et queuesde poisson. Sentez les effluvesdu printemps. Admirezce petit bout de campagneen fleurs.Vous êtes à Barban.Sur les toits de la ville. Lesamoureux de la petite ballejaune s'y retrouvent au clubéponyme. « C'était un quartieragricole, se souvient Jean-Claude Bardelli,président duCIL Ouest-Sud et natif duquartier, habité par desmaraîchers qui vendaient leurproduction <strong>sur</strong> le marché.Aujourd'hui, les lotissementsont poussé <strong>sur</strong> les terres agricoles,et il n'y a plus que desrevendeurs <strong>sur</strong> le marché. »Quelques unes <strong>sur</strong>viventgrâce à l'énergie de quelquesfamilles comme les Garnes.Sur leur terrain, poulets,lapins, chèvres et cochonscohabitent autour de onzejardins d'insertion mis à ladisposition de familles dansle besoin*. « On a arrêté lemarché à la fermeture deschantiers se souvient RoseGarnes-Ravé. Aujourd'hui,on aimerait bien réaliser uneferme pédagogique ». Adieuveaux, vaches, cochons !Redescendez un peu dans levallon, et découvrez que lavigne n'a pas disparu desterres seynoises. Deux parcellesy donnent un vinordinaire mais il paraîtFrancis Pourchier, vice présidentdu CIL est inquietde l’urbanisation galopantede BarbanUne pausebucoliquequ'en raisin de table, lecépage “Barban”est un purdélice. Affaire à suivre enseptembre pour les vendanges.Hélas, Barban n'apas échappé à l'appétit despromoteurs. « Depuis laréalisation du tout-à-l'égoutau début des années 90, denombreux lotissements ontpu voir le jour, raconteFrancis Pourchier, vice-présidentdu CIL. Car avant, ilfallait une <strong>sur</strong>face minimumde 1 200 m 2 de terrainautour d'une maison pourla fosse septique. Aujourd'hui,les promoteurs peuventconcentrer les maisons.» De çà, de là, les“maisons toutes pareilles”ont poussé comme deschampignons, <strong>sur</strong> d'anciennesterres agricoles ouencore <strong>sur</strong> des pinèdesancestrales. A l'instar desCoteaux de la Donicarde.Un programme immobilierde luxe qui a dévorétout un pan de colline. Etpuis, il y a ces ornières quiparsèment le chemin ducouchant. « Ce chemin sesépare en deux à hauteur dela propriété des Garnes, c'estassez dangereux. <strong>La</strong> partiehaute est communale, lapartie basse privée. Impossibledonc d'y réaliser destravaux » as<strong>sur</strong>e le présidentdu CIL. Car les cheminssont étroits à Barban.Alors pourquoi avoirautant élargi la route justeà l'entrée des lotissements,s'interrogent les résidents.Pour l'accès des camionssans doute. « Mais après ?Se demande Jean-ClaudeBardelli. Il n'était pas nécessaired'élargir autant et <strong>sur</strong>quelques mètres seulement. »Alors, Barban est un petitmorceau de Provence àquelques arrêts de bus ducentre-ville (ligne 84). Maismèfi, même ici, le bétonavance.Sylvette Pierronsylvette.pierron@la-seyne.com*Une opération conjointe duConseil général du Var et dela Mutualité sociale agricole
LES MOUISSÈQUESQuartieren fêteLe CIL des Mouissèques renoue avec lesfêtes de quartier le 5 juin à l’esplanadeMarine. Programme des réjouissances.JANASTravaux <strong>sur</strong> le CRAPALe circuit d'activités physiquesaménagé a fait peauneuve pour la belle saison. Destravaux d'entretien ont étéréalisés : busage, écoulementdes eaux, remise en état dela signalétique et parc de stationnement.AVENUE MARÉCHAL JUINVentouses à la caserneLors de la dernière réunionplénière du conseil de quartierOuest, Daniel Coriglianoa tenu à exprimer la satisfactiondes habitants concernantles travaux de voirie réalisés<strong>sur</strong> l'avenue. Il a égalementattiré l'attention de l'adjointde quartier <strong>sur</strong> les problèmesde stationnement fréquentsdevant la caserne dessapeurs-pompiers.LA DOMINANTEDégradations à l'écolede plein airSuite aux incivilités et auxdégradations, des travaux ontété entrepris <strong>sur</strong> la clôture etune mise en sécurité des bâtimentssera réalisé. <strong>La</strong> présencepermanente d'un gardienserait une réponse auxincivilités. Le logement du gardienfera l'objet d'une réhabilitation.Ce dernier aura pourmissions de <strong>sur</strong>veiller la propriétéet d'en as<strong>sur</strong>er l'entretiencourant.auprofit desanciensdu foyerBartoliniC'estque leCIL des Mouissèques organisesa première fête dequartier le 5 juin prochainau parc de la Navale. «Notrequartier a connu tant d'effervescence,explique AndréePatiès, la présidente duComité d'intérêt local. Aprèsune longue période de sommeildepuis la fermeture deschantiers, les Mouissèquesont changé. De nombreuxrésidents se sont installés dansLes Mouissèques ont bienchangé. Les programmesimmobiliers sont sortis deterre. Les nouveaux résidantsvont pouvoir faire connaissanceavec les anciens dans uneambiance conviviale et festive.Tradition etconvivialiténotre quartier en pleinemutation. Cette fête est l'occasionde se connaître. Il fautredonner le goût aux gens dese rencontrer et se parler ».Entièrement as<strong>sur</strong>ée par lesbénévoles de l'association, lafête des Mouissèques débuterapar un vide-grenier.L'accueil des participants sefera à partir de 7h30 à laporte de l'esplanade Marine(en bas des allées Maurice-Blanc). 8 euros l'emplacement.Pendant le vide-grenier,les animations pour lesenfants et des démonstrationsde lutte auront lieu.L'après-midi, c'est un spectaclede chant et de dansesqui sera donné <strong>sur</strong> le parc.S'en suivront le tirage de latombola et l'apéritif de clôture.« Cette fête permettrala rencontre des anciens etnouveaux résidents et sera,nous l'espérons, le fer de lanced'une dynamique nécessaireau mieux vivre de tous. Cepour quoi le CIL œuvre toutel'année ». Tous les <strong>Seynois</strong>et visiteurs sont invitésà partager la fête desMouissèques organisée enpartenariat avec la Ville, leCentre communal d'actionsociale, l'espace Solidaritéset les associations Cité conviviale,Nouvel horizon, laRibambelle et l'Omase.Rendez-vous le 5 juin toutela journée <strong>sur</strong> le Parc de laNavale.S.P.sylvette.pierron@la-seyne.comSAINT ELMEFête de la Saint-PierreL’association culturelle Saint-Elmoise organise les 19 et 20juin prochains la traditionnellefête de la Saint-Pierre. Au programme: sardinade, animationprovençale, foire artisanale,concert de variétés,danse country et repas à partirdes produits de la pêche.QUARTIERS BOISÉSFeux de végétauxJusqu’au 1 er juin, il est encoretoléré aux propriétaires deterrains d’incinérer des végétauxcoupés et des petitsvégétaux <strong>sur</strong> pied. <strong>La</strong> plusgrande prudence est malgrétout recommandée.23
A TRAVERS LES QUARTIERSPERMANENCESADJOINTSDE QUARTIERN'hésitez pas àcontacter les adjointsde quartier. Ils sontdisponibles pourvous recevoirQUARTIER NORDChristian Bianchi- MARDI ET JEUDIDE 14H30 À 17H30Uniquement<strong>sur</strong> rdv04 98 03 09 03PLEIN SUD N'EST PAS UN PARKINGLes résidents des HLM Plein Sud sont excédés. Leurs places de parking sont squattées. « Il y a ceux qui prennent le trainet laissent leurs voitures pendant des jours et ceux qui travaillent aux alentours », raconte M. Dupont, un résident. Ce dernieret quelques autres habitants du quartier ont fait part de leurs mécontentements à l'adjoint de quartier nordChristian Bianchi (notre photo). Dans une réunion du groupe de travail circulation stationnement, plusieurs solutionsont été avancées comme la résidentialisation du Plein Sud. Des aménagements seront apportés à ce quartier encohérence avec les problèmes, quasi identiques, rencontrés par les habitants du quartier Peyron. A suivre.MONT DES OISEAUXLe barbeuc' de la honte. Affligeants ! Pathétiques même les convives d'un barbecue qui ont pris les agents de propretéde l'office HLM pour leurs larbins. Le matin même, tout a été nettoyé. Bravo à ces hommes de l'ombre qui, tousles matins, et par tous les temps, effacent les traces de la bêtise des autres !QUARTIER SUDAlain LopezMaison St Georges- LUNDI DE 9H À12H- MERCREDI DE 14HÀ 17H SUR RDV04 94 22 23 7406 78 25 90 95- MARDI, JEUDIET VENDREDI SUR RDVÀ LA PERMANENCEOU JUSQU’À 17H SURmaisonstgeorges@orange.frQUARTIER OUESTBernard Trouchet<strong>sur</strong> rdv04 94 06 95 00CENTRE-ESTMartial Leroy9, rue B. Paul- MARDI ET JEUDIDE 10H À12H30Batterie Bonaparte- MERCREDI 16H30À 18H3004 94 06 95 80
D’AQUI /25«Au fort Napoléon les 29 et 30 maiUn festivauper lo rescontredei culturas vivasLe groupe vocal Jòia au fortNapoléon, à l'affiche du festivalRencontresde culturesrégionales<strong>La</strong>ncé par la délégation municipale à l’identitéprovençale et occitane et le service culturelde <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> avec le Cercle Occitan, lefestival “Rescontre” réunira au FortNapoléon les 29 et 30 mai divers artistesoccitans, corses, bretons. « L’essentiel estd’échanger, et de créer ensemble » résumeMiquèu Tournan, l’inspirateur du projet.Adire lo verai, un festivau,aquò’s fach per crear. Se o fèmpas, es pas la pena que nosditz Miquèu Tournan.E de creacien,@Lecture du texteet traduction <strong>sur</strong>www.la-seyne.frn’i aurà au Festivau « Rescontre » quese debanarà lei 29 e 30 de maivenents. Famosa dimenchada, queveirà au còp Miquèu Tournan fabregard’instruments de musica ambede canissas, lo Cèrcle occitan de laSeina cantar lo país,é anima un atalhierde dansas émé Chòa Braxmeyer,l’Amicala còrsa de <strong>La</strong> Seina cantarcòrse, émé Inseme, l’associacien de<strong>La</strong> Garda Acamp monstrar de dançaspopulàrias, lo Joan-Pèire Estèbeanimar un atalhier d’accordeon diatonic,AvelNeuezh entraïnar dançase cants bretons. De tenir d’a ment,pasmens aquesta segonda orientaciendau festivau que dison “Ressonsde votz”lei sòcis dau Cèrcle occitanseinenc. « Es lo rescontre viu de doasculturas presentas aquí, l’occitana ela còrsa, lo fruch de l’escambi entremusicians e cantaires serà l’agençamentde cotria d’un repertòri segurtradicionau, e pasmens tornat compausat» sotalinha l’estigançaire detot l’afaire,Miquèu Tornan,e d’ajustarque lei tèmas d’aquelei cançonsseràn d’una universalitat dei bèlas :amor,trabalh,sofrença,libertat,exili.<strong>La</strong> vida,qué ! En veritat,son lei còlasTrelutz et Jòia (occitana) e Insème(còrsa) que portaràn aquel envamque deu mai que mai a d’experiénciasdau passat dei dos grops, quesiegon de jazz, que siegon de tradicionaus,de “trad” coma se ditz ara.Mai, tras qu’important entre toteilei bònei rasons dau Miquèu,i a l’idèad’escambiar entre gents que pòrtansa cultura. « De votz s’òfron e se recebon,s’enriquisson de l’autre e de sadiferéncia, ensems, dins la diversitate la semblança » coma nos ditz d’unbiais poetic. I a de prefondor dinsl’esperit d’aquela pensada, vòu direqu’en una meteissa ciutat lei gentsde totei culturas pòdon s’entendresens renonciar a çò que son. Aquelesperit de dubertura lo veirem pasmensflorir dins un luec bastit perentrepachar la venguda d’estrangiers! Lo fòrt Napoleon, endretmenèbre cavat de fossats, eiriçat desarrasinas, que vos convida a intrarper l’unic pònt d’arma d’aquela bastissarabasseta,serà paradoxalamentla plaça de totei lei libertats de l’eime.Sei salas sornas seràn la sosta dei creators.Malhum de talhiers,“Rescontre” subretot donarà sonconcèrt de creacien lo dissabte 29 demai au vèspre.E,o fau dire et tornardire,serà a gratis ! L’art et lo bèl esperit,perque deurián se pagar ?Michel Neumullermneumu@club-internet.frLES MOTSQUI COMPTENTEscambi = échangeDe tenir d’a ment = à considérerMenèbre = austère, revêcheRessons = échosSosta = abriMAI 2010 N°15
26/ DOSSIEROn a fêté ses 10 ans l'été dernier. Les familles seynoises et toulonnaises viennenty passer leurs week-ends. Les vacanciers leurs séjours.Alternative au toutbronzage, le parc Braudel s'affirme comme un lieu de découvertes botaniquesoù se côtoient différentes ambiances méditerranéennes. Gros plan <strong>sur</strong> le parcdessiné et conçu par Alain Faragou, dont l'entretien est as<strong>sur</strong>é par les servicesmunicipaux.Parc BraudelUn écrinpour les vacances
27 Une fréquentation remarquableOuvert 24h/24, le parcBraudel est l'un des plus fréquentésde la région. Ses parkingsEst et Ouest, dont les150 places (12 réservées auxpersonnes handicapées) ontété entièrement enrobées etseront végétalisées fin 2010,sont complétés le week-endpar le parking du bd Mattéi,qui accueille habituellementles passagers de la navette mistral.Gratuits, tous affichent un taux de remplissage remarquable. Un succèsdont profitent aussi bien le parc d'attraction Funnyland que les pailloteset le marché nocturne l'été. Du nom d'un historien Fernand Braudel (1902-1985), est un historienfrançais, spécialiste du monde méditerranéen. Reprenant Lucien Febvredans son “Introduction à la Méditerranée”, il évoque l'enrichissement ducarrefour méditerranéen au cours des deux derniers millénaires : « A l'exceptionde l'olivier, de la vigne et du blé, des autochtones très tôt en place, lesplantes dites méditerranéennes sont nées très loin de la mer. Orangers, citronniers,mandarinierssont desExtrême-Orientaux, véhiculésparlesArabes. Cactus,agaves, aloès, figuiers de barbarie sont des Américains. Eucalyptus, mimosassont des Australiens. Quant aux cyprès, ce sont des Persans ! ».DOSSIER RÉALISÉ PAR GWENDAL AUDRANETPATRICIA LE GOFFEntredeux terreset deux mersEn dix ans l’usage du parc a évoluédu tout bronzage à une quête dedécouverte botaniquel'histoire d'un parcentre deux terres et deuxC'estmers, ouvert aux quatrevents. Le public l'arpente, les largadess'y échouent, Mistral et ventd'Est tentent de reprendre leursdroits <strong>sur</strong> ce qui n'était qu'un brasde mer voilà quatre siècles :« Inlassablement, depuis des siècles,l'isthme des Sablettes n'a cessé d'évoluer,écrivait en 1998 Alain Faragou.Notre ambition est d'y réaliser unemétamorphose à résonance naturelleet une renaissance touristique des villagesdes Sablettes et de Saint-Elmepar des propositions non agressives,ni de gestes trop spectaculaires, poury préserver la douceur de vivre »,explique l'architecte paysagiste àl'origine du parc Braudel.Inauguré en 1999, le parc a depuisrelevé le défi en conciliant accueildu public et préservation de la flore.Car il rassemble la plupart des espècesprésentes <strong>sur</strong> le pourtour méditerranéen.Une vocation botaniquedéveloppée par les espaces verts : «Al'instar de ce que nous avons fait dansles jardins de Balaguier, nous allonsétiqueter un maximum d'espèces devégétaux », témoigne GuilhemBresson, responsable adjoint desespaces verts.Comment les oyats sedéveloppent dans les dunes ?Pourquoi les plantes méditerranéennessont en repos végétatif l'été ?Autant de questions que se posentles usagers, dont les habitudes ontévolué en dix ans : « On est passé dutout bronzage à une quête de sens. Entant que parc inscrit dans son environnementméditerranéen, Braudely répond. Par ailleurs, les usagers sesont appropriés l'espace en y pratiquantfootball, volley-ball, en y piqueniquantou en venant y écouter unconcert », analyse Claude Astore,adjoint délégué à l'urbanisme. Etcomme tout équipement public, ilréclame une maintenance régulière,désormais entièrement as<strong>sur</strong>ée parles services municipaux. Ainsi, lesderniers travaux en date concernentle théâtre de verdure (NDLR : DER-RIÈRE L'IMMEUBLE LE BALI) :«Nosservices ont entièrement remis en étatla demi-lune en béton, rapporteClaude Astore.L'ancien platelage enbois, démonté, a servi à réparer lesdessertes de la plage. Et un nouveauplatelage est en cours d'installation ».Le théâtre de verdure reçoitainsi concerts et spectacles, tandisque l'Espace accueil jeunes(EAJ) et ses terrains de volley voientcoexister la jeunesse seynoise desquatre coins de la commune. Lessanitaires, qui posaient encore dessoucis d'entretien au grand damdes familles, ont vu leur nettoyageamélioré : « Le parc est victime deson succès. Depuis les vacances deprintemps, pour as<strong>sur</strong>er la propretédes sanitaires, nous intervenons troisfois par semaine et les récriminationssont en baisse. Pour les vacances d'été,une entreprise privée à vocationsociale interviendra deux fois parjour et 7 jours <strong>sur</strong> 7 <strong>sur</strong> les 3 blocs(EAJ, allée principale et esplanadeBoeuf) », remarque Angelo <strong>La</strong>ï,coordinateur du pôle moyens. Anoter que cet été, les toilettes serontfermées la nuit à partir de 1 heure,de manière à limiter les dégradationset incivilités récurrentes. Desincivilités qui avaient eu raison dubassin situé près de l'allée principale: « Des pierres ont transpercé labâche au fond du bassin, rappelle leMAI 2010 N°15
28/ DOSSIERresponsable des espaces verts, JeanNaudy.Cette dernière,non vulcanisée,était de toute façon inadaptée et l'entreprisea été reconnue coupable en2003,avant d'être condamnée en 2008à indemniser la Ville. Des études sonten cours pour transformer le bassin enbassin paysager ».Côté sécurité, la police municipaleouvrira un poste le 21 juin prochain :« Il s'agit d'une permanence derrièrele poste de secours de Saint-Elme.Entièrement réalisée en régie,elle vienten renfort des cinq caméras de vidéo<strong>sur</strong>veillanceet du policier municipalnommé à plein temps le 1 er mars dernier<strong>sur</strong> le parc Braudel, derrièrel'Espace accueil jeunes»,relève PatrickDucheix, responsable de la policemunicipale par interim. Afin de protégerle parc,le marché nocturne artisanal,inauguré le 26 juin prochain,sera limité de l'avenue Général deGaulle à l'esplanade Bœuf : «Celapermet de densifier les avenues Généralde Gaulle et Georges Pompidou, véritablesvitrines commerciales, et deconserver au parc sa vocation paysagère.A ce titre, la police municipalelimite les entrées de véhicules. Par ailleurs,lescamions ordures sont cantonnésaux entrées lors de leurs tournées.Enfin,nous avons transféré un des algécos(ex police municipale à côté de l'hôtel<strong>La</strong>my) vers Mar-Vivo pour en fairele poste de secours », signale PascalDoublet,coordinateur du Pôle techniqueopérationnel. Au chapitre del'accessibilité,les personnes handicapéesbénéficient désormais d'unerampe pour rejoindre le parc depuisl'avenue Mattéi : « Cela complète utilementl'accès aménagé à la baignadeau poste de secours principal de St-Elme . Dès le 15 juin, les usagers pourrontemprunter des fauteuils de miseà l'eau avec du personnel formé pourles aider », poursuit Pascal Doublet.Enfin, l'installation de ganivelles, auprintemps 2009,<strong>sur</strong> les dunes du parc,agrémenté de panneaux explicatifs,porte d'ores et déjà ses fruits : «Lesoyats colonisent les casiers et l'on peutespérer y retrouver une végétation spontanéede bord de mer », se féliciteGuilhem Bresson avant de conclure :« Quand on connait la valeur des choses,on les respecte ».Gwendal Audrangwendal.audran@la-seyne.comVélo,natation ,footing,yoga,Josiane et Lionel <strong>La</strong>mbert sont deuxsportifs accomplis qui fréquentent quotidiennement le parc Braudelhiver comme été.Rencontre«Notrejardin »«« Un lieud'exception »Josiane et Lionel,des habitués du parcChaque matin nous pratiquonsnotre séance de yoga<strong>sur</strong> la terrasse de l'EspaceAccueil Jeunes. L'environnementcalme et apaisant du parc , laproximité de la mer, le cadre estidéal pour cette activité », déclareLionel . Ce couple de jeunesretraités originaire de Cherbourgest tombé amoureux de la régionet de la ville il y a plus de vingtans. « J'ai connu les Sablettesquand il y avait encore la route, lacréation du parc a complétementtransformé le bord de mer. C'estaujourd'hui un lieu d'exception »,souligne Lionel.Installé à Tamaris, le coupleprofite de tous les atouts du parcqui est un peu devenu leur jardin.« C'est vraiment agréable de sebalader le long des allées en profitantdes essences odorantes des multiplesplantes méditerranéennes. Lelieu est à la fois tranquille et vivant.C'est également un lieu très convivial.Nous avons fait beaucoup deconnaissances au fil de nos promenades», explique Josiane. Le couplene manque jamais de fairedécouvrir le parc aux amis qui leurrendent visite pour les vacances.« Les chalets créent beaucoup d'animationsle soir durant la saison estivale,cela donne l'occasion de profiterdu parc version nocturne »,note Josiane. On l'aura comprisJosiane et Lionel sont des inconditionnels.Patricia Le Goffredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
29 Un parc économe en eau Le concepteura voulu restituer différentes ambiancesméditerranéennes. « Des oyats aux pinsen passant par les chênes verts, les amandiersou les caroubiers, le parc n'abrite que des espèceséconomes en eau. <strong>La</strong> pelouse elle-mêmeprovient de semences méditerranéennes », préciseGuilhem Bresson, responsable adjointdes espaces verts. Exception, une mare méditerranéenne,à proximité du théâtre de verdure,rassemble joncs, cannes de Provencedont la particularité est de purifier l'eau.Au centre des animationsBraudel, lieu devie<strong>La</strong> chasse aux œufs organisée le 5 avrildernier par l'association des commerçantsdu Sud, avec le concours actif dela municipalité, a ouvert la saison d'animations<strong>sur</strong> le parc Braudel.Autour du chalet des sport,plus de 1 000 enfants etparents ont pu profiter duvillage des pirates. L'occasion deredécouvrir le parc et ses espècesà travers un jeu de pistes pédagogique: « Une question par végétalpermettait d'avancer dans le jeu »,explique Guilhem Bresson, responsableadjoint des espaces verts.« On a par exemple expliqué quel'écureuil récupère ses graines sousle pin parasol pour se nourrir l'hiver,ou que si les médicagos perdentleurs feuilles l'été, c'est simplementpour résister à la sécheresse et nepas mourir... ».Par ailleurs, le chalet des sportsrencontre chaque année l'adhésiondes jeunes et des moins jeunes :« Nous ouvrons du 5 juillet au 21août prochain. Remise en forme,gymnastique douce, renforcementmusculaire, step, cardio-training,gymnatique dans l'eau, sports collectifs,volley ball, beach rugby, sandball, jeux d'opposition et football dessables avec des tournois toutes lessemaines. L'an dernier, nous avonsenregistré 6 000 passages, composésaussi bien de vacanciers que de<strong>Seynois</strong>, fidèlisés d'année en année »,explique Toussaint Codaccioni,adjoint délégué aux sports.Enfin, le parc Braudel sera le témointout au long de l'été des traditionnelsfeux d'artifices et concerts de“Plage en <strong>Seyne</strong>”. Le <strong>Seynois</strong> vousdévoilera le mois prochain une programmationpleine de <strong>sur</strong>prises.G. A.gwendal.audran@la-seyne.comMAI 2010 N°15
30/ DOSSIERChaletsEn piste pour l’été« Un cadred’activitéprivilégié »Les terrasses des chalets sont déjàbien remplies«Les premiers clientsont assisté aux dernierspréparatifs desrestaurateurs-plagistesqui ont ouvert dèsle mois d'avril. Ultimestravaux,car toutdoit être prêt pour lasaison estivale.<strong>La</strong> saison s'annonce bien, il y adéjà beaucoup de monde quifréquente le parc. C'est vraique nous bénéficions ici d'un cadred'activité privilégié », déclareAnthony Cattanéo, responsable du“Carré Plage”. Les vacances dePâques ont été un bon test. «Nousavons retrouvé notre clientèle localeet touristique. Le temps est idéalpour prendre un verre ou déjeuneren terrasse. En ce mois de mai, onsort les premiers matelas et onattend avec impatience le mois dejuin pour démarrer les animationsen soirée », explique Anthony, avecen prévision, soirées brésiliennes,jazz avec des artistes en concert,et DJ le week-end. L'établissementvoisin, “Le Napoli” a ouvert sesportes début mai. Chantal etAlberto Granata ont souhaitéprendre le temps de réaliser d'importantstravaux d'aménagementpour le confort de leurs clients etnotamment la création d'unestructure coupe-vent. « Maintenantnous sommes prêts à affronter la saisonet les éventuels caprices de lamétéo », déclare Chantal qui peaufinesa carte de spécialités italiennes.« Entre la restauration, la plageet les soirées dansantes, nous seronscinq personnes présentes non-stopsept jours <strong>sur</strong> sept. Même si lerythme est intense en saison, c'estun grand plaisir de travailler enbord de mer au cœur de ce parcmagnifique », souligne t-elle.Les deux établissements ontobtenu une concession de 4ans avec une ouverture autoriséed'avril à fin novembre. Le troisièmechalet, “Le Tropéa plage”bénéficie quant à lui d'une concessionde douze ans avec une autorisationd'ouverture à l'année. <strong>La</strong>responsable du Tropéa, VirginieScatena, donne la dernière toucheà la décoration, finalise son menuet se prépare à installer <strong>sur</strong> la plageses tous nouveaux matelas couleur“chocolat-turquoise”. « Dés le moisde juin ce sera ambiance salsa lesjeudis et dimanches soirs, desconcerts sont également prévus,ainsi qu'un bar ambiance lounge »,annonce t-elle. Enfin le dernierchalet à ouvrir ses portes sera celuidu service des sports de la ville.Rendez-vous à partir du 5 juilletpour les cours de gym, d'aquagym,de step et les tournois de foot,hand, volley ou encore rugby organiséspar les animateurs. Tout unprogramme.Patricia Le Goffredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
31 Promenade Charcot : consolidation pour la saison Décembre2009 fut le mois des largades. Mai 2010 celui des travaux. <strong>La</strong> sécuritédes usagers, comme l'ouverture de la saison estivale rendaient indispensablela consolidation de la promenade Charcot en <strong>sur</strong>plomb de la plagede Mar-Vivo. Vieux de 50 ans et long de 185 mètres pour 2 mètres dehauteur, son mur de soutènement nécessitait « une mise en sécurité »,souligne Claude Astore, adjoint délégué à l'urbanisme. « Sous la promenade,nous avons découvert des cavités importantes creusées par la mer. Nousavons découpé le sol le long du mur pour y couler des plots de béton danslesquels des équerres métalliques accrocheront le mur pour solidariser le tout »,poursuit-il. Cette première phase réalisée, la tranchée a été provisoirementcomblée afin d'ouvrir la promenade et la plage aux <strong>Seynois</strong>. Car àl'automne, des travaux plus importants doivent débuter.Gestion communaleDes parcsen régieDepuis le 4 janvier dernier,Frédéric Zanganiet François Gomez travaillent en partenariatavec l'ensemble des services du pôle techniqueopérationnel. Leurs missions de responsablestechniques : repérer l'ensembledes tâches quotidiennes pour entretenir leparc de la Navale et le parc Braudel.Les allées du parc fleurent bonle printemps. De part et d'autre,des familles se détendentau soleil.On joue au football,on bouquine,pendant que des minots fontleurs premières avancées à vélo sansLes deux responsables techniquesas<strong>sur</strong>ent l’interface entre les serviceset les besoins des parcs Braudel etde la Navale« Un travail delongue haleine »roulettes. « Ca me fait plaisir de voirtous les <strong>Seynois</strong> profiter du site. C'estd'abord pour eux et leurs enfants qu'onest contents de repérer les dégradations.<strong>La</strong> sécurisation des lieux passe par là »,souligne François Gomez,43 ans,responsabletechnique du parc de laNavale et père de deux enfants. Unesécurisation qui incombe à l'ensembledes services du pôle opérationneltechnique et au-delà :«Selon la dégradationconstatée, nous faisons appelaussi bien aux espaces verts qu'aux bâtimentscommunaux, les infrastructures,le service maritime, la propreté, lavoirie, la police municipale, l'éclairagepublic, l'événementiel ou les sports... »,précise Frédéric Zangani,40 ans,responsabletechnique du Parc Braudelet également père de deux enfants.« C'est un travail de fond et de longuehaleine », enchaîne son collègue.Car de fin avril à fin septembre,la saison des parcs bat son plein, avecleurs lots de désagréments : «L'objectifest de lisser <strong>sur</strong> l'année l'entretien desparcs pour éviter le coup de bourre demai. C'est un travail collectif, où chacunapporte sa pierre », expliqueFrançois Gomez. « Les parcs vivent.Après Braudel,les <strong>Seynois</strong> se sont appropriésavec succès celui de la Navale.C'estaussi pour cela qu'on attend beaucoupde nous. Un fil électrique à nu, des toilettesfermées ou des poubelles dégradéesne peuvent rester en l'état»,conclutFrédéric Zangani.G. A.gwendal.audran@la-seyne.comMAI 2010 N°15
32/ VOS ÉLUSLes élus se sont mobilisés poursoutenir les 90 salariés touchés par lafermeture de l’entreprise PIP,ex-leader du marché mondial desprothèses mamaires. « On les accompagnerajusqu’au bout. <strong>La</strong> municipalitémettra tout en place pour palier aux diffucltésfinancières des familles », as<strong>sur</strong>ePhilippe Mignoni, adjoint délégué àl’économie et au service public.« L’attitude de la direction de PIP estscandaleuse ! PIP a bénéficié des avantagesde la Zone franche et de subventions.Hélas, il a fallu occuper l’usinepour que les salariés obtiennent leursdroits. Mon rôle a été d’alerter les institutions.<strong>La</strong> Région met en place des formationsspécifiques. Cette regretable histoirepose une fois encore la question dela sécurisation du parcour des salaraiés ».SoutienSouvenons-nous !Comme chaque année, le dernierdimanche d'avril est consacré ausouvenir des déportés del'Allemagne nazi. Une cérémoniedu souvenir était organisée le 25avril à 10h aux monuments auxmorts. « Nous, nous sommes rassembléspour ne pas oublier, ni la foliedes hommes, ni l’abnégation de certains...et ni l’espoir » déclarait MarcVuillemot dans un discours où il arappelé que « les déportés de Francesont estimés à plus de 160 000 personnes,dont 80 000 victimes deme<strong>sur</strong>es de répression, des prisonniersde droit commun, des infirmes, deshomosexuels, des déportés politiques,des résistants, 75 000 Juifs et desTsiganes ». Et de mettre en gardeses concitoyens : « soyons modestes,et modérés. Une récente expériencede télévision nous le démontre(NDLR : “LE JEU DE LA MORT ” LE 20MARS DERNIER):le libre-arbitre dechacun est largement conditionné,<strong>sur</strong>tout quand tout est fait pour quenous nous soumettions à une autoritémorale sans prendre la peine depenser ».Expression de l’oppositionGèrent-ils bien les finances ?Il leur reste trois budgets à voter jusqu'aux prochaines élections municipales. Cette année ils se flattent de ne pas augmenter les impôts. Cependant desmilliers de <strong>Seynois</strong> vont recevoir leurs fiches d'imposition en très forte augmentation et tous les autres se verront gratifier de 1,5 % de hausse. A côtéde cela, l'emprunt annuel auprès des organismes de crédit atteindra des niveaux inégalés (entre 28 et 40 millions d'euros). Qui sont les responsables decette situation ? Les coupables ils les trouvent très facilement : l'état qui ne donne pas assez, le département, mais la région certainement pas. Elle ala même couleur politique. Il est donc probable que malgré des intentions affichées, la Ville ne fera pas tous les investissements prévus et sera conduiteà en reporter une bonne partie, sauf dans les quartiers Nord où la contractualisation est la règle. Le centre, la périphérie seront une fois encore sacrifiés,et que dire aussi du report de l'entretien de certains bâtiments communaux, du laisser-aller de certains espaces verts : square Aristide Briand, ParcBraudel...Par contre, après avoir tergiversé trois ans pour le nouveau port, les nouveaux élus cherchant des poux là où il n'y en avait pas, on va payerbeaucoup plus pour la dépollution : peut-être jusqu'à 776 000 euros. C'est cela une gestion serrée du budget communal ! ■MAI 2010 N°15
Christiane Jambou esttrès attachée à sa villedont elle défend les atoutsen tant que conseillèremunicipale déléguée autourisme. Femme d'action,elle concilie viepublique et vie privée.Proche de ses concitoyens,elleprend aussi letemps de s'occuper de sestrois petits-enfants et decultiver son jardin.33Issue d'une vieille famille seynoise,Christiane Jambou est la petite filled'Alex Peiré qui fût adjoint deToussaint <strong>Mer</strong>le et de Philippe Giovannini.« J'ai toujours un peu baigné dans la politique,même si mon engagement personnela été tardif », déclare t-elle. ChristianeJambou a donc pris le temps de construiresa vie familiale et professionnelle. Mèrede deux enfants, elle fait toute sa carrièreà la Caisse d'Allocations Familiales du Var.Adhérente du Parti socialiste depuis 1999,elle se lance en politique en rejoignant laliste de Marc Vuillemot. « Je suis née ici, j'aitoujours vécu à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> , mon grand attachementà cette ville a motivé ma volontéde m'impliquer. J'ai choisi ma délégation,notre commune a beaucoup d'atouts, le tourismeest son avenir ». Et que ce soit au seinde la communauté d'agglomération ToulonProvence Méditerranée,ou au sein du SIVU,qui regroupe les communes de Six-Fours,Ollioules et <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>, Christiane Jamboudéfend avec conviction l'image touristiquede la ville et toutes les actions qui peuventla promouvoir. « Je suis très heureuse pourla ville de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> de l'arrivée du Tour deFrance à la voile du 23 au 25 juillet prochain.Par ailleurs, les premiers croisiéristes sontarrivés début mai. Nous travaillons de concertavec l’office du tourisme (Voir aussi p.6)pour les accueillir au mieux », souligne t-elle.En plus de sa délégation, ChristianeJambou fait également partie du conseild'administration du Centre Communald'Action Sociale, un emploi du temps bienrempli. Même lorsqu'elle souhaite reprendreun peu le cours de sa vie personnelle,difficile pour elle d'échapper à son rôled'élue. « Je connais beaucoup de monde, jesuis souvent interpellée <strong>sur</strong> le marché. Maisj'aime ce contact et cette proximité avec mesChristiane Jambou<strong>Seynois</strong>ede soucheconcitoyens ».Christiane Jambou garde quandmême un peu de temps pour elle et sa famille.« C'est un grand bonheur de me retrouver avecmes trois petits-enfants de 10 ans, 7 ans et 18mois. Ce sont vraiment pour moi des momentsprivilégiés ». Côté loisirs, Christiane JambouFemme de conviction, Christiane Jamboudéfend les atouts touristiques de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>Passionnéepar sa villepratique la natation, s'adonne à la lecture etcultive son potager, une vraie passion qui luipermet de se ressourcer et de retrouver unrythme de croisière.Patricia Le Goffredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
34/ MEMOIREQue reste-t-il de l’Hippodrome qui attirait les <strong>Seynois</strong> endimanchés à laBelle époque ? Une inscription <strong>sur</strong> un mur, le souvenir des très vieux, quiétaient alors très jeunes. Bientôt le quartier changera encore, autour de lagare (voir aussi p.4 et 5), qui avait as<strong>sur</strong>é le succès des courses hippiques.Souvenirs de l’hippodrome<strong>La</strong> belle époquedu trotPhoto Marius Bar - ToulonMAI 2010 N°15
L’hippodrome occupait une zoneaménagée entre le chemin de Fer,l’atelier de la Pyrotechnie et lacolline de BrégaillonInauguréen 1898Deux voies ferrées, des entrepôtscouverts de “tags”, unparking de terre battue toujoursplein, les amoncellements deferrailles,aujourd’hui calcinées,d’unecasse d’automobiles, la longue barrièredes Chantiers CNIM,et au-delàde tas de traverses de bois et au-dessusd’une forêt de mâts ferroviairesles deux tours roses aux toits noirs duchâteau de <strong>La</strong>goubran dominentencore ces éléments disparates quirésument l’histoire récente de ce quartierde la gare.Comme un millefeuilleshistorique <strong>sur</strong> deux hectares, ilmontre le XXe siècle seynois par tranches.Là, voici cent ans, les messieursen canotiers et costumes rayés arboraientde belles moustaches sous lesauvents d’un hippodrome dont il nereste que le souvenir lointain.Là,sousde grands chapeaux à voilettes blanchesles dames souriaient aux photographesde presse à l’issue de coursesqui voyaient s’affronter chevauxet jockeys.Face aux CNIM,le “Bar del’Hippodrome”rappelle que ce quartiera attiré les foules en goguette etles passionnés de courses hippiquesau tournant du XIXe et du XXe siècle.Un des murs de la bégude le ditencore :“boxes et paddocks”se trouvaientalors au pied de cette paroi, etle long mur encore visible au long dela route abritait les chevaux et tout lepetit monde qui s’en occupait. «Onn’en garde aucun souvenir, moi j’accueilleplutôt les salariés des Cnim »dit désolé le patron de l’établissement.MarcelChaix est né à Marseille,il a racheté l’affaire voici dix ans.« C’est l’ancien propriétaire, <strong>La</strong>ntéri,qui aurait pu vous dire, malheureusementil est maintenant décédé ».Toutefois, il avait laissé un témoignageà l’association Histoire etPatrimoine <strong>Seynois</strong>.«Mon père tenaitle bar depuis 1933. Depuis, tous lesmaires m’ont demandé de garder lafaçade avec ces inscriptions, car ellessont historiques ! ». Les chambres sontalors toutes occupées,par des jockeysou des lads,et par des cheminots.Carl’hippodrome et l’arrivée du train à<strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> sont intimement liés.Le train arrive en 1859, et la gareest placée assez loin du centre ville,au milieu des champs maraîchers etdu domaine de <strong>La</strong>goubran. Celui-ciappartient, à la fin du XIXe siècle àla famille d’Estienne d’Orves, dontle cadet,Honoré,s’illustrera en 1940,comme un des premiers résistantsgaullistes, et comme martyre : trahipar un agent double, il sert d’otageaux occupants nazis qui le font fusilleren 1941. Les d’Estienne d’Orvesmettent les terrains en location, etl’Hippodrome peut naître en 1898.Il est aménagé dans une sorte detriangle entre la voie de chemin defer, l’atelier de la Pyrotechnie desChantiers navals et la colline deBrégaillon,qui contient à la fois piste,tribune et écuries.C’est la gare PLMqui fera le succès des courses. Lesvieilles photos sépia nous montrentdes foules en chapeau et ombrellesqu’amène le train de Toulon oumême celui de Marseille. L’hippodromedépend administrativementEn 1935, l’hippodrome a sauvé la mise a un monoplan Potez 3635de l’arrondissement hippique dePerpignan, qui probablement gèrealors tous les champs de courses dela façade méditerranéenne. S’il n’yavait les cartes postales et le Bar del’hippodrome,cependant,on garderaitbien peu de choses de ce pôle hippiqueattirant les foules le dimanche.Les archives municipales laissent toutefoisapparaître des relevés de pesagedes chevaux au « champ de coursesde <strong>La</strong>goubran »,et de primes verséesaux propriétaires d’étalons,si toutefoisceux-ci ont sailli…<strong>La</strong> période faste de l’Hippodromes’ouvre avec le XXe siècle, et se clôtavec la Première guerre mondiale.Leschevaux sont alors réquisitionnés, etle public masculin est sous les drapeaux,beaucoup ne reviendrontjamais. Après guerre, les coursesreprennent, le public revient quandmême,mais ce n’est plus vraiment ça.En 1935 c’est un drôle de cheval quiparcourt la piste. Un avion de tourismePotez 36 en difficulté s’y poseen catastrophe (voir ci-dessus),piquedu nez mais sans bles<strong>sur</strong>es trop gravespour les deux Lorrains qui étaientà bord, Charles Thaon et RobertTrampol, nous apprend un amateurd’histoire, Lorrain lui aussi, DominiqueLorentz, qui a transmis unephoto de l’événement à Jean-ClaudeAutran, pour le tome II des monographiesde <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> qu’a écrites sonpère Marius (réédité ce mois ci).Maisl’Hippodrome, ce n’était pas alorsque… l’Hippodrome,mais un quartierqui vivait largement au rythmedes sorties d’ouvriers des FCM, et dela vie quotidienne d’une soixantainede cheminots, qu’on avait austèrementinstallés avec leurs familles dansce qui deviendra ensuite la Cité PierreSemard.On n’y trouvera pas de doucheavant 1968, mais un médecin estaffecté à ce groupe humain solidaire,et on affecte à chacun un jardin. Onne passe pas sa vie à travailler toutefois,etles gens du quartier “affrêtent”des charrettes pour se rendre engroupe à la fête du Mai.Et les chevauxne sont pas les seuls à attirer le mondecertains dimanches. Au bar restaurantde l’Hippodrome, on « montaitle parquet pour danser, l’estrade pourl’orchestre,et les enfants montaient <strong>sur</strong>le manège “Sénégal”, qu’on actionnaità la main », s’est souvenu un ancienpour les collecteurs d’Histoire etPatrimoine. Dans les années 50 l’activitéhippique périclite, les propriétairesvendent aux Cnim,qui construirontles bâtiments industriels qu’onconnaît au début des années 60, <strong>sur</strong>ce qui était devenu une zone vaguementmarécageuse. Fin de la parenthèsechevaline à <strong>La</strong>goubran.A quitterles quais de la gare, entrer <strong>sur</strong> lesboulevards au tumulte rythmé par lefeu tricolore du bar de l’Hippodrome,à longer seul la grille blanche desCnim,le peu d’espaces restant au piéton,qui pourrait encore se douter decet avant-hier de paris, de chevauxfumants, de spectateurs ravis ?Demain,c'est-à-dire dans les cinq ansà venir, la gare sera modifiée en profondeur,pourdevenir “multimodale:accueillir des foules qui viendront enbus, en auto, en train, avec le futurtramway de l’agglomération,voire envélo ou à pied. On quittera la stationSNCF pour se rendre à Brégaillon,oules ferries et la réparation navale attirerontde nouveaux salariés. Le Pôle<strong>Mer</strong> et la base marine qu’il envisagemettront ici ingénieurs et chercheurs.Sans doute,d’ici sortiront les technologiesde pointe liées à la mer.On seraloin des cheminots rentrant chez euxau milieu des potagers, saluant lacharrette de la truculente marchandede lait Georgette, loin aussides messieurs dames endimanchésqui, aux premiers temps du cinéma,entraient en gare de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>.Michel Neumullerredaction@la-seyne.comMAI 2010 N°15
36/ DISTRACTIONSTémoignagesUn bagnardseynois !Alain Bacou et Gilles Gautier ont croisé le chemind'Emile Jusseau, arrivé à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> après avoir passé24 ans au bagne de Cayenne.Au bas de l'article consacré à l’expositionde Balaguier “Les artistes dubagne 1 ”,nous avions appelé les personnesayant connu Emile Jusseau,à se faireconnaître. Voici le récit d'AlainBacou : « Entre 1973 et 1975, je travaillaispour une entreprise de Toulon qui avait deuxannexes à <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong> : la cale de Balaguier àcôté du musée, et un atelier, quartier BoisSacré, au début de la corniche de Tamaris,avec un appontement où étaient amarrés unpetit remorqueur et des chalands à clapets quiservaient à de petits travaux maritimes. Surce site, ma société avait recruté en 1974, ungardien, Emile Jusseau, quelque temps aprèsson retour du bagne.Agé de 71 ans, sans bienset sans famille proche, il logeait dans une mezzanineaménagée au fond de l’atelier, en compagniede son berger allemand, Wolf, qui nele quittait jamais.Avec quelques employés duchantier, nous mangions <strong>sur</strong> place et l’ancienbagnard nous racontait des bribes de son“séjour’’ en Guyane qu’il a ensuite relatéesdans son livre commencé au bagne 2 . A la sortiede cet ouvrage, il m'a offert et dédicacé unexemplaire que j’ai gardé précieusement. Fin1975, j’ai été appelé pour faire mon servicemilitaire et n’ai jamais réintégré la société. Jen’ai plus eu de ses nouvelles. Sauf une fois : unLoisirsancien employé m'a informé que le vieuxbagnard avait intégré une maison de retraite ».Un témoignage corroboré par Gilles Gautier,cadre territorial à la mairie : « Adolescent,j’ai voulu franchir les grilles du chantier pourpêcher. Emile Jusseau était là, couvert detatouages. Plutôt que de me chasser, il m’a faitdécouvrir des bons coins de pêche. Je garde lesouvenir d’un homme solitaire, entouré de seslivres. Son roman,“Les cloches de la Camarde”était sa fierté. Papillon en personne se seraitinspiré de son histoire ».Gwendal Audrangwendal.audran@la-seyne.com(1) Le <strong>Seynois</strong> Avril 2010 n°14, page 34 “Lesartistes du bagne”(2) Les cloches de la Camarde EditionsChantemerle, 1974Mots croisésSur une grille vierge, Brigitte Hourtalvient de placer le premier de ses mots“couleur seynoise” et choisit avecsoin l'emplacement de l'une des fameusescases noires. Elle n'en veut pas plus detreize : « On considère qu'en-dessous de 13,le concepteur de mots croisés est un expertet qu'au-dessus de 15, c'est un amateur »explique notre verbicruciste. Les autresmots s'installent et le reste des cases noirestrouve sa place, comme dans un balletbien orchestré. Ses mots, Brigitte HourtalChaque mois, Brigitte Hourtal conçoit une grille demots croisés dont elle nous livre le secret.les trouve dans la vie de tous les jours etles consigne dans un petit carnet. Restealors à choisir les définitions en se livrantà une petite gymnastique de l'esprit : «Ilfaut créer un champ imaginaire autour dumot et dérouler le fil de son histoire pourarriver à la meilleure définition. Chaqueauteur doit trouver son style ». Le sien estsans doute venu de sa longue pratique duScrabble auquel elle s'adonne en club,conjugué à un esprit logique et à une bonneimagination. Une fois la grille finie, il fautla tester avant de la publier. Ainsi, tous lesmois, Brigitte Hourtal, cadre territorial àla mairie de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>-<strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>, quitte sonbureau de Contrôle de gestion, sa grille demots croisés sous le bras pour la Directionde la communication. Secrétaires, journalisteset maquettistes sont invités à se me<strong>sur</strong>eraux “mots” de Brigitte. Pas toujoursfacile !Chantal CampanaMAI 2010 N°15
<strong>La</strong> Vague d’Or37Les troischocolatsDepuis 4 ans, Daniel Mougin dirigel'établissement créé en 1995, etselon lui, c'est un endroit magique.Pour les gourmands du <strong>Seynois</strong>,Samuel Sartorio, chef pâtissier, nouspropose une recette facile à réalisercar « avec simplicité, on peut réaliserde jolies choses ».Préparation pour 4 personnes :Faire fondre au bain marie 150 g de chocolat blancMonter légèrement 300 g de crème fleuretteMélanger au fouet le chocolat blanc et la crème fleurette.Monter légèrement.Mouler la mousse dans un cercle ou comme <strong>sur</strong> la photo,dans un tube.Renouveler la même opération avec le chocolat au laitet le chocolat noir.Décorer selon votre choix<strong>La</strong>isser au froid.Le truc du pâtissier : faire fondre le chocolat noir au bain marieà moins de 50° (feu doux) et à moins de 35 à 40°pour les deuxautres.LA VAGUE D'OR - Restaurant - Brasserie de Luxe Salon de Thé- Pâtisserie - Glacier - Plage des SablettesOuvert tous les jours matin et soir du 22 avril au 15 septembreet tous les midis ainsi que le vendredi et le samedi soir,toute l'année. Tél. : 04 94 94 80 00www.lavaguedor.com12345678910I Mots croisés Brigitte HourtalIIIIIIVVVIVII VIII IXXHorizontalement1 - Assoiffés de bulles2 - <strong>La</strong>ngue romane / A toutquitté / Tranche de vie3 - Appel / Fit changerde couleur4 - Bals des vampires5 - Prénom féminin / S'amuse6 - Film inspiré du Roi Lear /Equipé7 - Ne se laisse pas prendreau jeu / Ancienne monnaie /Groupe de matheux8 - Pour les cancres / Finitallongée9 - Johnny n'en chante qu'une10 - Travaille de porte en porteVerticalementI - Leur retour n'est généralementpas souhaitéII - Grand maigre / Là, maisretournéIII - Père de Jason / Arbredu GabonIV - A l'intérieur / Support detube / Prénom masculin étrangerV - Avance au coup de pouce /Victime de l'outrage du taonVI - Mars en perdit une /Attendu au tournantVII - Faces de l'Anapurna / Aide àla mise en formeVIII - Brûla bien plus que le cœurdes femmes / ChoisiIX - Devenues grosses en AfriqueX - <strong>La</strong> coupe d'Italie est pour eux /SéléniumRetrouvez les solutions des mots croisés le mois prochain p.39MAI 2010 N°15
38/ ANNONCESDe vous àvousLes petites annonces sontgratuites...A vendreTrès belle lanterne électriqueextérieure - Valise coqueSansonite à roulettes - Ecran ordinateur- Camescope sony 8mmavec valise et accessoires -Téléviseur SAMSUNG 51cm lecteurDVD inclus + Pied - 1 salonmagnifique excellent état (canapé3 pl. + 2 Fauteuils) cuir pleine fleurmarron clair - 1 Paire de ski defond + 1 paire chaus<strong>sur</strong>es 38 -Magnifique Robe de demoiselled'honneur 8 ans - Rafraîchisseurd'air électronique - 1 vélo de dameTél : 06 63 43 39 46Vous voulez troquer, vendre un objet familier dont vousn'avez plus l'usage, pratiquer le co-voiturage, signaler ladisparition d'un animal de compagnie (préciser sonnuméro de tatouage), faire du baby-sitting ou encoredonner des cours de soutien ? Cette rubrique est la vôtre.Moto Derbi senda SM X - Race50cc 2008, 3600 km, très bon état.1 700 euros (2 300 euros neuf).Tél : 06 71 20 89 94Vélo dirt Specialized P2 cr-mo2008 orange très peu servi. 600euros (850 euros neuf).Tél : 06 71 20 89 94.Sept chaises de jardin avecaccoudoirs, en plastique blancrigide, bon état : 4 euros pièce.Tél : 04 94 87 76 06Cuisinière électrique (3 feux gaz,1 plaque, four électrique) Dietrich100 euros à déb. Machine à laver5 kg Bosh 100 euros à déb. Evierinox avec meuble intégré 60 euros.Hommage à René VilaDeux téléphones fixe sans fil 20euros les deux.Tél : 06 76 90 89 90Volets battants en P.V.C.Blanc, (5 paires) type western, pourfenêtre 1,40m x 1,30m(très bon état) : 30 euros la paire- Meuble ordinateur en teck(parfait état), fermeture à clef :35 euros - Bain de pied massage(neuf) : 8 euros - Micro-onde électronique: 30 euros - Bleus de travailneufs (taille 50/52) : 8 euros(veste + pantalon) - Gants de travailet jardin (neufs) : 1 euros lesdeux paires.06 12 63 58 36MAGAZINE MUNICIPALHôtel de Ville • 83500 <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong>04 94 06 90 00• Internet : www.la-seyne.frredaction@la-seyne.com. Directeur de publication: Marc Vuillemot, maire de <strong>La</strong> <strong>Seyne</strong><strong>sur</strong>-<strong>Mer</strong>.Directeur de la communication :Gilles Gaignaire. Directeur adjoint de communication: <strong>La</strong>urent Dupuy. Rédacteur enchef : Gwendal Audran. Rédaction : ChantalCampana, Patricia Le Goff, Sébastien Nicolas(Sports), Jean-Luc Paladini, Sylvette Pierron,Jean-Christophe Vila (Culture). Secrétariat derédaction : Bernadette Dionisi. Photos :François <strong>La</strong>ï, Pascal Scatena. Conception graphique: Sacha Kleinberg - Mise en pages :Lise Kubli • Impression : Hémisud. Diffusion :35 000 exemplaires.Adieu, Monsieur leprofesseurRené Vila, entouré d’une partie des siens à SèteRené Vila nous a quittés le 25 avril dernier.Professeur de lettres classiques à Beaussier,il fut apprécié de tous ses élèves. Parmi eux,Nicole Fabre, romancière, nous a transmisl’hommage qui suit auquel la rédaction du<strong>Seynois</strong> s'associe : « L’enfance, l’adolescencemarquent à jamais. Et tous les lieux et visagesqui s’y rapportent. Qui ne se souvient du quartieroù il a grandi,de son premier vélo,de l’odeurde l’encre, du sourire d’une institutrice, de lasévérité d’une autre ou de l’entrée au collège ?Quand j’eus 11 ans, j’atterris à Beaussier. J’allaisMAI 2010 N°15y rester de la 6 ème à la Terminale. Sept années debonheur ponctuées de quelques souffrances dansles matières scientifiques où je brillais par mamédiocrité. Ce temps reste gravé dans mamémoire comme celui d’une ouverture <strong>sur</strong> lemonde. J’aimais apprendre et mes enseignantsétaient de qualité. Certains eurent <strong>sur</strong> moi, etprobablement <strong>sur</strong> d’autres élèves, une influencedéterminante. L’un d’eux, auquel je rends hommage,aujourd’hui,parcequ’il vient de nous quitter,s’appelait René Vila. Il fut mon professeur deLettres en classe de Terminale. Un passeur deSavoir d’exception qui transformait l’apprentissageen moments jubilatoires. Avec lui, les motsde Verlaine, d’Hugo ou de Becket prenaient unedimension extraordinaire. Il n’enseignait pas lalittérature. Il la vivait, nous communiquait sonamour pour elle. Et sa générosité n’avait pointde bornes.Combien de fois,alors que nous avionsune heure creuse commune, accepta t-il bénévolementd’ouvrir avec moi le <strong>La</strong>garde et Michardpour parler d’un texte ou d’un auteur ! Bien plustard, alors qu’il venait m’écouter parler de meslivres,inversement des rôles qui m’émouvait toujours,je lui rappelais à quel point ces instantsavaient compté pour l’élève que j’étais.Il en paraissaittoujours <strong>sur</strong>pris. Pour lui, il n’avait rien faitd’extraordinaire. Pourtant, si, Monsieur le professeur.Je tiens à vous dire une dernière fois quesi j’écris, vous y êtes pour quelque chose.»
ETAT-CIVIL /39PÉRIODEDU 26 MARSAU 27 AVRILIlsS’aimentLe <strong>Seynois</strong> adressetoutes ses félicitationsaux nouveaux mariés•27/03/2010BEN AOUICHA Maaoui etANANE <strong>La</strong>ïla•10/04/2010BOULANGEAT Guillaume,Marcel, René et VILLATIEREmilie, Angélique, Josette•17/04/2010BOUTOUILLER Ludovic, Ericet GUITARD <strong>La</strong>ëtitia, Marie-Claude•10/04/2010DEMIAUTTE Gilles, Lucienet BOUHARRAK Nadège,Marcelle, Emilie•03/04/2010JAUDRAY Pascal, Olivier,Sébastien, Nicolas et FERRO-VECCHIO Céline, Gisèle•16/04/2010LE ROY Stéphane, Elie, Jean-Marie et QUIVIGER Gyslaine,Françoise•24/04/2010OLLIVIER-GIANCRISTOFOROJulien et BONNY Julia, <strong>La</strong>ura•27/03/2010ORSINI Julien, Pierre, Gilles etROCHETTE Elodie, Sylviane•03/04/2010SENSEY David et SEGURA<strong>La</strong>etitia, GisèleBonjour lesbébésLe <strong>Seynois</strong> s’associeà la joie des parents•25/03/2010GHERABLI Djawed-Adam•27/03/2010GARAMBOIS Maëlle, Nicole,Danielle•27/03/2010LINDEN Paolina, Lila•27/03/2010PONTONE - BOURQUINArthur, Georges, Alain•28/03/2010BEN OTHMAN Bechir•29/03/2010JAAFAR Nora•30/03/2010REPUSSARD - DECUGIS Jade,Pauline, Amandine•30/03/2010SCARPELLINI Tom, Sandro•30/03/2010SEMPERE Noémie, Romane•01/04/2010FONTAINE Ethan, Arthur•01/04/2010GARBAA Yanis, <strong>La</strong>zhar, Béchir•02/04/2010LAGADET Elisa, Marie,Huguette•03/04/2010CRESPIN Enola•04/04/2010BRIQUET Nicolas, Tony, Claude•04/04/2010BURGY Antonin, Jean•04/04/2010ROSSO Yvanna•04/04/2010SELLAM Mayssa, Donya•05/04/2010DELECROIX Clara•05/04/2010GABSI Manel•05/04/2010GAOU Aaron•06/04/2010LEGROS Raphaël, Jean-Pierre,Michel•07/04/2010AOUICHI Ihssen•07/04/2010ROUGIER Lily-Rose, Marcelle,Nicole•07/04/2010STROPOLI Rose, Valentine•08/04/2010BENYOUCEF Hanaa•08/04/2010M'HAMDI Chaïmaa, Nour•08/04/2010MONTOYA Damiann, Marc,Raynald•08/04/2010SEMPE Léontin•09/04/2010CACCIAGUERRA Guillaume•09/04/2010COSSU Angèle, Rose, Cécile•09/04/2010GALLAIS Lola, Audrey, Sophie•09/04/2010MAMIS Lou-Anna•09/04/2010PALA Inaya•09/04/2010SAVIGNY Nathan, Julien, Loïc•10/04/2010ROPP Natan, Nicolas, Lucien•11/04/2010CHAUVIN Lilou, Sandrine,Maïlys•11/04/2010EL HACHANI Rihem• 12/04/2010BASTIE - JONATHAN Liam,François, Victor•12/04/2010GARA ALI Marwane, Négi•13/04/2010OUEJDI-GHARBI Jowher•13/04/2010PRONEUR Lenny, Mallone•14/04/2010CHAUMERLIAC - ABELOAlexia, Clara, Marie•14/04/2010LEVEILLERoman, Louis, Alain•15/04/2010DEMANGET Morgane,Stéphanie, <strong>La</strong>ëtitia•15/04/2010LALAU Kassandra, Joséphine•15/04/2010LOUDJERTLI - QUILICIDriss, Rabah, Jean-René•16/04/2010JOLY Ambre, Sabrina, Marie,Lucienne•16/04/2010PIERRE Tristan, Yann•16/04/2010RABAH Rayan•16/04/2010ZAITER Yanis•17/04/2010KERFESIbrahim•18/04/2010DAVID Mélia•18/04/2010JUAN - LOPEZCrystale, Clara•18/04/2010LOZAC'H - FUGIERMaédan, Ewan, Jérémy, Bernard•19/04/2010BURET Elyne, Lydia, Michèle•19/04/2010LECLERC Valentin, Mathis, Joris•21/04/2010HAUVEL Rafael, Amaury, Kevin•22/04/10DA SYLVA Elya•22/04/10DECHAUME Karen, Mireille,Madeleine, Muriel•23/04/2010BEN SAAD Iyad, Mehdi•23/04/2010KRYS Nathan•23/04/2010PERET Maxence, Pascal, Yannick•23/04/2010PESCADOR Lilian, André,Joseph•24/04/2010CHEKIMA Nahel•24/04/2010MONTREUIL - GAGNIERE Mila,Maryse, Françoise•25/04/2010DUMONT Noélie, Marie,Elisabeth•25/04/2010MATTONE Anaïs•25/04/2010SAOULA Shayna, Hakima•26/04/2010BOREL Louis, Roland, René•26/04/2010DE LELLIS Zoé, Lili, Sidney•26/04/2010RUSALEM Ruben, Antoine•27/04/2010HACHANI HassenIls nousontquittésLe <strong>Seynois</strong> présenteses sincères condoléancesaux familles•25/03/2010De <strong>La</strong>s HÉRAS Denise, Yvonne•25/03/2010GUISTI Albert, Marius•28/03/2010LÈBRE Pierre, Louis, Emile•29/03/2010MARINICH Fernande, Marie•29/03/2010PEIRON Fernand, Gabriel,Gérard•31/03/2010PARRINI Léda, Marie,•01/04/2010MELCHIORRE Peppina•02/04/2010ALIBERT Henri, Félix•02/04/2010DUVAL Mathilde, Eugénie•02/04/2010SAMAT Martine, Alberte, Jany•03/04/2010DINI Dino, Fernand, Marius•03/04/2010NICCOLETTI Roger, Jean, Oreste•04/04/2010HANFF Raymond, Fernand•05/04/2010VINCENT Pierre, Louis•07/04/2010FAVRE Germaine•08/04/2010ALBENGA Jean-Paul, Baptiste•08/04/2010CARRÉ Claude, Yves, Gilbert•10/04/2010SERRA Jean, Michel, Georges•11/04/2010MOREL Jeannine, Andrée,Marguerite•13/04/2010DI PLACIDO Maria•15/04/2010PAGHENT Huguette, Mireille,Yvonne•15/04/2010ROBLES Louisette•17/04/2010DA SILVA MANTEIGASPierre-Arnaud•18/04/2010CHARBONNEL Eliane, Aimée,Henriette•19/04/2010GRAO Joséphine, Trinité•21/04/2010RAC Magda•22/04/2010BURNET Georges, Marcel,Ernest•22/04/2010COMBA Olga, Palmira•23/04/2010HALF Anita•24/04/2010LONGÉ France, Julienne,HenrietteMAI 2010 N°15