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Lire le n°44 - AFP, Résidences retraite

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SEPTEMBRE 2007 - N°44


La vie dans nos résidencesDes bénévo<strong>le</strong>s de l’Ordre de Malteà La Calanque.En France, la mission hospitalière de l’Ordre de Malte est assurée par <strong>le</strong>s Œuvres HospitalièresFrançaises de l’Ordre de Malte, association de la loi du 1 er juil<strong>le</strong>t 1901.Créées par <strong>le</strong>s membres français del’Ordre en 1927 et reconnue d’utilitépublique en 1928, <strong>le</strong>s Œuvres ont rassemblétoutes <strong>le</strong>urs activités sous uneappellation unique : Ordre de MalteFrance.Plus de 5 400 bénévo<strong>le</strong>s réguliers etenviron 11 000 quêteurs apportent <strong>le</strong>urconcours aux activités de l’Ordre deMalte France ; ils sont répartis sur tout<strong>le</strong> territoire national et animés par unréseau de 105 délégations départementa<strong>le</strong>s.Leur travail est <strong>le</strong> suivant : activitésde lutte contre la précarité, col<strong>le</strong>cte ettri de médicaments, col<strong>le</strong>cte de lunettesou autres (radios…), don du sang, visiteaux malades ou aux personnes âgéeset/ou isolées.C’est cette dernière mission qui nousconcerne plus particulièrement sur nosétablissements de La Calanque et de LaSeigneurie.En effet, depuis février 2006, cinqbénévo<strong>le</strong>s interviennent presque toutes<strong>le</strong>s semaines et respectivement auprèsLes bénévo<strong>le</strong>s de Malte entourés du Président, Bruno Valéry,et des membres du Comité de Direction ainsi que de Linda Chéron.de deux résidentes de La Calanque etde deux résidentes de La Seigneurie.C’est un moment de partage et d’écoutepour chacun.Nos bénévo<strong>le</strong>s, avant « d’entrer enaction » ont suivi la formation <strong>AFP</strong>« Connaissance de la personne âgée»,animée par Linda Chéron.Depuis, ils apportent à nos résidentesun très grand réconfort. Tout <strong>le</strong>monde est unanime pour dire que cetteaction est positive et enrichissante pourtous.Artic<strong>le</strong> rédigé par Jacqueline Bay. – Corcom La Calanque/La SeigneurieGoûter SurpriseLe Rotary Club de Châteauneuf joue au Père Noël en p<strong>le</strong>in mois de mai.Le Père Noël n’est pas en rouge…Le lundi 21 mai 2007 à 16 heures, la résidence Les Doucetsreçoit <strong>le</strong> Rotary Club de Châteauneuf en présence de ses résidents.Le Président, Pascal Brangé, en présence de Dominique Perez etJean-Paul Vazquez, remet à Jeanine Egreteau, Directrice del’EHPAD, une série de films DVD avec Jean Gabin, Louis de Funés…à l’attention des résidents.Ces films permettront d’animer <strong>le</strong> cinéma qui se dérou<strong>le</strong> tous <strong>le</strong>svendredis après midi au salon.La crèche « Câlin malin » est éga<strong>le</strong>ment conviée. Il est remis, auxtrois enfants présents, des dessins animés ainsi que des CD audio.En cet honneur, un goûter est organisé.Monsieur Vazquez offre des éclairs ainsi que des crêpes et beignets.Résidents et enfants se réga<strong>le</strong>nt.La résidence souhaite remercier de tout cœur <strong>le</strong> Rotary club pour<strong>le</strong>ur soutien.Artic<strong>le</strong> rédigé par Marion Baurreau – CorCom des Doucets3


La vie dans nos résidencesDes retrouvail<strong>le</strong>s 38 ans plus tardcomme si c’était hierEn mars 2007, nous avions un appartement qui allait devenir vacant,Mademoisel<strong>le</strong> Cornudet a choisi de devenir résidente à Ourceyre.Lorsque nous avons constituéson dossier, nous avons appris quecette personne avait été la « fondatrice» de l’éco<strong>le</strong> d’infirmière deVichy en 1965 et directrice de cel<strong>le</strong>ci.Lors des rencontres avec <strong>le</strong>sdirecteurs de l’<strong>AFP</strong>, Marie-ChristineTournier, directrice de la Presqu’î<strong>le</strong>à Port de Bouc, dans <strong>le</strong>s Bouchesdu-Rhône,m’avait confié qu’el<strong>le</strong>avait effectué ses études d’infirmièreà Vichy.Marie-Christine félicitée par Monsieur <strong>le</strong> Docteur Lacarin,Maire de Vichy en 1969Provoquant une conversation avecMademoisel<strong>le</strong> Cornudet, je lui expliquaique je connaissais Marie-Christine, quecel<strong>le</strong>-ci avait effectué ses études d’infirmièreà Vichy et malgré son long parcours,notre résidente s’est souvenueimmédiatement d’el<strong>le</strong> et pour cause !C’est ainsi que Mademoisel<strong>le</strong>Cornudet nous a écrit son ressenti :« Ce fut une bonne surprise lorsqueMadame Peynon m’a appris queMarie-Christine Tournier dirigeaitun établissement pour personnesâgées à Port de Bouc. Je me souvienstrès bien de cette excel<strong>le</strong>nteélève de l’Eco<strong>le</strong> d’infirmières duCentre Hospitalier de Vichy.Majore de sa promotion, Marie-Christine a passé brillamment sonDiplôme d’Etat en 1969 et a étéfélicitée par Monsieur <strong>le</strong> DocteurLacarin, Maire de Vichy ».Bien sûr, l’histoire ne s’arrête pas là.En juin dernier, la résidence Ourceyrerecevait en micro séminaire quelquesdirecteurs de l’<strong>AFP</strong>, dont Marie-ChristineTournier…Artic<strong>le</strong> rédigé par Maryse Peynon – Directrice OurceyreMaryse Peynon m’a laissé juste cequ’il faut de place pour dire mon émotionà l’occasion de ces retrouvail<strong>le</strong>sextraordinaires…Je n’oublierai jamais <strong>le</strong>s paro<strong>le</strong>s deMaryse : « El<strong>le</strong> t’attend… ». Je n’oublieraijamais <strong>le</strong>s minutes qui ont précédénotre rencontre, la fébrilité queconfère l’attente, <strong>le</strong> couloir qui conduità son studio, la porte qui s’ouvre et… ceface à face… c’est bien El<strong>le</strong>, là, devantmoi !Les années ont passé mais el<strong>le</strong> esttoujours la même, un peu moins a<strong>le</strong>rte– et el<strong>le</strong> s’en excuse avec élégance –mais je retrouve son visage, ses expressions,son allure de grande dame digne,je retrouve « la classe » de« Mademoisel<strong>le</strong> Cornudet », la directricede mes 20 ans !Je ne saurai dire laquel<strong>le</strong> a été la plusémue… Ce que je sais, c’est que nousnous sommes étourdies de souvenirs,que <strong>le</strong>s noms familiers de ceux que nousavions oubliés sont revenus sur noslèvres, comme <strong>le</strong>s étincel<strong>le</strong>s d’un passésoudain réveillé.« C’est avec une grande joie que j’ai pu revoir Marie-Christine lors de son séjour à Vichy, évoquer avec el<strong>le</strong>de bons souvenirs et la féliciter pour sa bel<strong>le</strong> carrière professionnel<strong>le</strong> », nous a confié M el<strong>le</strong> Cornudet.Nous avons parlé de nos vies respectives,de ce beau métier que celui d’infirmièreet de ce merveil<strong>le</strong>ux hasard quia fait une fois de plus se croiser nosroutes et s’arrêter <strong>le</strong> temps… <strong>le</strong> tempsd’une rencontre…La vie nous réserve parfois - aussi heureuses qu’inattendues – de bel<strong>le</strong>s surprises !Artic<strong>le</strong> rédigé par Marie-Christine TOURNIER – Directrice Presqu’I<strong>le</strong>4


La vie dans nos résidencesA Laulade, <strong>le</strong> « Siel »est toujours b<strong>le</strong>u <strong>le</strong> vendrediAucune relation avec <strong>le</strong>s conditions météorologiques mais seu<strong>le</strong>mentl’intervention hebdomadaire d’un éducateur sportif de Siel B<strong>le</strong>u.Qui est donc « Siel B<strong>le</strong>u » ?SES ORIGINESC’est une association à but nonlucratif créée <strong>le</strong> 28 septembre 1997 àStrasbourg par un groupe de jeunesgens auxquels se sont associées la DDTEdu Bas-Rhin et la Caisse de Dépôts etConsignations. SIEL B<strong>le</strong>u a développéun concept en direction des retraitésactifs et des établissements d’accueilpour personnes âgées. L’associationcompte aujourd’hui 150 salariés, tous àtemps p<strong>le</strong>in, sur 58 départements. El<strong>le</strong>intervient dans plus de 800 maisons de<strong>retraite</strong> et compte 15 000 membres parsemaine sur <strong>le</strong> territoire national.Monsieur Christian Nguyen, responsab<strong>le</strong>de la région Auvergne et Limousin,gère ses équipes d’éducateurs sportifsqui interviennent notamment dans troisrésidences <strong>AFP</strong> (Laulade, Las Mélaïes etLa Source).Une séance de prévention des chutes bien suivie par tous.SES OBJECTIFSLa création de l’association a été motivéepar un objectif général :LE RESPECT ETLA DIGNITE HUMAINE.• Participer à la lutte contre <strong>le</strong>« mauvais vieillissement », par <strong>le</strong>maintien et l’amélioration de l’activitéphysique, et plus largementpar l’organisation d’activités culturel<strong>le</strong>set de loisirs. L’associationtient à s’engager en faveur de cetobjectif de santé publique et àfavoriser <strong>le</strong> maintien de l’autonomiedes seniors.• Contribuer à lutter contre la solitudede certaines personnes âgéesen créant un lien social :- entre participants aux différentesactivités,- entre <strong>le</strong>s générations, notammentpar <strong>le</strong> contact entre <strong>le</strong>smembres et <strong>le</strong>s responsab<strong>le</strong>sd’activités, salariés ou bénévo<strong>le</strong>s.LES ACTIVITES PROPOSEESCe sont des activités dites de « loisirsactifs », adaptées à la population desseniors : gymnastique douce, relaxationgymnique, activité proche du yoga,séance de prévention des chutes.AU SERVICE D’UN PROJET SOCIALL’activité physique qui nous intéresseest cel<strong>le</strong> qui est mise au service de l’individu.C’est un moyen d’aider la personneâgée dans sa vie de tous <strong>le</strong>s jours.El<strong>le</strong> permet <strong>le</strong>s rencontres ainsi qu’unmaintien et une amélioration du capitalsanté de l’individu. El<strong>le</strong> doit <strong>le</strong>ur permettrede repousser <strong>le</strong>s effets de ladépendance et <strong>le</strong>s handicaps liés auvieillissement.L’objectif est de réconcilier la personneavec son corps, de la stimu<strong>le</strong>r et del’aider à communiquer. Par <strong>le</strong> biais de lapratique physique, <strong>le</strong> sens de l’espace,l’équilibre, la capacité respiratoire, ou lapossibilité de se re<strong>le</strong>ver en cas de chuteet <strong>le</strong> moyen de maintenir des gestes dela vie quotidienne.Les résidents sont ponctuels à cetterencontre hebdomadaire qui <strong>le</strong>ur permetenfin et surtout de partager dubonheur à travers une activité ludique.Artic<strong>le</strong> rédigé par Marie-Claude BEAUJON – Corcom de Laulade5


La vie dans nos résidencesLe blizzard du grand Norda soufflé sur <strong>le</strong> Mes de MaïLe 30 mars 2007, nos résidents ont beaucoup apprécié une présentation des aventures vécues et filméesdans <strong>le</strong> grand nord canadien par Monsieur Lecouve, cameraman de l'extrême.Peu enthousiastes dans un premiertemps par la perspective de quitter <strong>le</strong>urcocon douil<strong>le</strong>t à l'heure de la sieste pourune « excursion » dans <strong>le</strong> grand désertblanc, nos résidents furent rapidementcaptivés par <strong>le</strong>s images projetées surécran géant.C’est avec passion que MonsieurLecouve a commenté <strong>le</strong> travail deschiens de traîneau, <strong>le</strong>s relations avec <strong>le</strong>sInuits et décrit <strong>le</strong>s dangers permanentsde la vie dans ces environnements hosti<strong>le</strong>s.Et autant d’exclamations d'émerveil<strong>le</strong>mentde la part de nos résidents.Sur <strong>le</strong>s traces de Paul Emi<strong>le</strong> VICTOR,<strong>le</strong>s sept aventuriers des tempsmodernes, accompagnés de <strong>le</strong>ursfidè<strong>le</strong>s chiens de traîneau, nous ont successivementtransportés dans <strong>le</strong> grandNord canadien, au Groenland et enAlaska.La découverte du quotidien desInuits, <strong>le</strong> raid en traîneau jusqu'au campde base de Paul Emi<strong>le</strong> Victor sur la banquiseen hiver, et l'ascension du montMc Kin<strong>le</strong>y qui est l'une des montagnes<strong>le</strong>s plus hosti<strong>le</strong>s de la planète nous laissèrentsans voix.Les reportages commentés parMonsieur Lecouve furent cha<strong>le</strong>ureusementapplaudis par notre assistance etsuscitèrent de nombreuses questionsautour d'une dégustation... d'esquimauxglacés.Artic<strong>le</strong> rédigé par Jean-Bernard Courbin, Directeur Lou Mes de Maï6


La vie dans nos résidencesUne fête très réussieLe 6 juin 2007, la résidence Las Mélaïes a fêté ses 25 ans.En avril 1982, ouvrait <strong>le</strong> foyerlogementLas Mélaïes avec unecapacité d’accueil de 80 studios.Depuis l’ouverture, 516 résidentsont séjourné dans l’établissement.Cet établissement a évoluéau cours des années devant unedépendance croissante. Depuis2002, il a obtenu un statutd’EHPAD.Cet anniversaire méritaitd’être marqué et pour l’occasion150 invités se sont retrouvés pourentourer <strong>le</strong>s résidents. Parmi cesinvités, l’Association était très bienreprésentée : Jean-Louis deBoissezon, Directeur Général et sonComité de Direction, Daniel<strong>le</strong> Maltat et<strong>le</strong>s 38 salariés, tous présents ce jour-là.La journée a débuté par <strong>le</strong>s discoursdes officiels. Celui de l’instigatrice duprojet « maison de <strong>retraite</strong> à Bonnat »,Madame Nelly Commergnat, députéemaire de l’époque, suivie du maireactuel, Monsieur Philippe Jamet. Ilsn’ont pas manqué de souligner <strong>le</strong>ur joiede voir cette résidence toujours aussiactive et oh combien devenue agréab<strong>le</strong>par son aménagement bien pensé et debon goût.Jean-Louis de Boissezon a soulignéqu’il était fier de cet établissement deluxe, il a salué Madame Deschamps,première directrice de l’établissement.Mesdames Rousseau et Filloux, résidentesdepuis 20 ans, ainsi queMonsieur Jossot, résident depuis 15ans, ont été honorés par Daniel<strong>le</strong>Maltat.Michel Privat et ChristianePicaud, salariés depuis l’ouvertureont éga<strong>le</strong>ment été mis à l’honneur.Le buffet a été préparé avecsoin par <strong>le</strong>s cuisiniers de trois résidencesLas Mélaïes, La Source etLaulade, parrainés par Jean-PierreMaltat, toujours volontaire pourla préparation et la présentationdes festivités de l’<strong>AFP</strong>.En cette occasion un chapiteauavait été dressé pouraccueillir <strong>le</strong>s invités, résidents,famil<strong>le</strong>s et personnels. Tous ont puapprécier la qualité du repas et partagerun agréab<strong>le</strong> moment ensemb<strong>le</strong>.Le sentiment d’appartenance a étémis en exergue par la tenue du personnelaux cou<strong>le</strong>urs d’<strong>AFP</strong> et du gâteau des25 ans où l’arbre s’élançait afin quetous nous allions plus loin ensemb<strong>le</strong>.Artic<strong>le</strong> rédigé par Sylvie Pardoux, CorCom Las Mélaïes7


Les salariés du Groupe <strong>AFP</strong> ont l’opportunitéde suivre des formations ausein même de <strong>le</strong>ur entreprise. <strong>AFP</strong>Formation, située au siège, dirigée parNina Ridings, éga<strong>le</strong>ment Directeur desRessources Humaines, dispense différentesformations relatives aux besoinsdes établissements de personnes âgées.La vie dans nos résidencesPartir en formationTous <strong>le</strong>s 1 er janvier, nous prenons des résolutions : « cette année, j’arrête de fumer, je prendssoin de moi, je fais <strong>le</strong> régime et je me mets au sport », mais aussi des résolutions pluscontraignantes mais qui sont si intéressantes : « cette année, je vais reprendre mes études,suivre une formation d’AAPAPD, une préparation d’AMP, une VAE d’Aide Soignante ou de …,pour améliorer mes compétences professionnel<strong>le</strong>s et connaître d’autres horizons ».Linda Chéron, formatrice-consultantesur Marseil<strong>le</strong> ainsi que NathalieGallais, psychologue-formatrice surNieuil-l’Espoir, sauront vous rendre cesjournées de formation aussi agréab<strong>le</strong>squ’enrichissantes, sans oublier MarcBarbillat, Directeur de l’EHPAD LaGénollière/Clos Ad<strong>le</strong>r dans la Vienne,qui se transforme en formateur pour <strong>le</strong>modu<strong>le</strong> « Aide à la mobilisation de laPersonne Agée ».Les échanges de vues, que vousaurez avec vos collègues des différentsétablissements du Groupe ou de l’extérieur,vous apporteront mil<strong>le</strong> et unconseils souvent si évidents « tiens, moi,je ne fais pas comme ça, je commenceplutôt par là mais effectivement, tonparcours est plus logique que <strong>le</strong> mienmais, par contre, lorsque je rentre dansune chambre, je pense toujours à taperpour prévenir, je ne rentre jamais sansm’annoncer », etc.Bien évidemment, <strong>le</strong>s conseils <strong>le</strong>splus importants vous seront dispenséspar <strong>le</strong>s formateurs tout au long des sixmodu<strong>le</strong>s.Poitiers - Notre-Dame-La-GrandeIl y a bien sûr quelques contraintestels qu’une période de stage d’observationen milieu professionnel d’unesemaine, la rédaction d’un rapport destage et l’examen qui nous rappel<strong>le</strong> nosbancs d’éco<strong>le</strong>, avec <strong>le</strong> même stress.Mais au bout du chemin, une reconnaissancede soi avec de nouveauxobjectifs et des souvenirs p<strong>le</strong>in la têtecar il est vrai que nous avons travaillépendant cette période mais nous avonséga<strong>le</strong>ment voyagé en voiture, en trainet, pendant ce temps là, nous avonsdéjà beaucoup échangé avec nos collèguesdes autres établissements.En dehors des heures de cours, <strong>le</strong>srécréations sont obligatoires et nousserions impardonnab<strong>le</strong>s de nous rendreau siège, à Marseil<strong>le</strong>, ou à Nieuil-l’Espoirsans rendre quelques visites aux centresvil<strong>le</strong>s.Poitiers, vil<strong>le</strong> étudiante, est à unevingtaine de kilomètres seu<strong>le</strong>ment deNieuil-l’Espoir. Surnommée à juste titrela "Vil<strong>le</strong> aux cent clochers", Poitiersabrite dans son centre 78 monumentsprotégés par la législation sur <strong>le</strong>Patrimoine Historique.Outre la visite culturel<strong>le</strong>, nous avons lapossibilité de mettre nos nerfs « à plat »au Futuroscope où <strong>le</strong>s moments destress, de défou<strong>le</strong>ment, de montéeMarseil<strong>le</strong> - Le Château d’Ifd’adrénaline sont garantis. Vous pourrezvisiter la boutique et ne plus culpabiliserd’avoir abandonné votre conjointet vos enfants en <strong>le</strong>ur ramenant un petitsouvenir d’une soirée de célibataire.Marseil<strong>le</strong>, tout aussi culturel<strong>le</strong>, vousaccueil<strong>le</strong>ra sous <strong>le</strong> so<strong>le</strong>il. Vous pourrez,après une journée riche en paro<strong>le</strong>s etéchanges, déambu<strong>le</strong>r sur <strong>le</strong> Vieux-Port,admirer au loin <strong>le</strong> Château d’If et, peutêtre,y apercevrez-vous <strong>le</strong> fantôme duComte de Monte Cristo.Où que vous vous déplaciez, Nieuill’Espoir ou Marseil<strong>le</strong>, <strong>le</strong>s journées quevous passerez seront irremplaçab<strong>le</strong>sd’un doub<strong>le</strong> point de vue.Dans un premier temps, vous enrichirezvotre carrière professionnel<strong>le</strong> et,surtout, même si nous avons tendanceà nous convaincre que nous ne pouvonspas nous absenter de chez nous, <strong>le</strong>sheures de « liberté » que nous connaissons,loin de notre quotidien, nousapportent des bouffées d’air et nousrentrons « regonflés ».Alors, n’hésitez pas, ou alors trèspeu, et inscrivez-vous auprès de votredirecteur et « partez en formation »,vous retrouverez de votre entrain quevous pensiez avoir enfoui au fond devous.Artic<strong>le</strong> rédigé par Lucienne Benoit-Filippi, CorCom Siège8


La vie dans nos résidencesSur <strong>le</strong>s plus beaux airs…Un atelier chant et musique vient de voir <strong>le</strong> jour à la Résidence de l’Abbaye.Elodie à la flûte.Depuis déjà quelques semaines, tous<strong>le</strong>s samedis, de 15h à 16h30, <strong>le</strong>s résidentsont <strong>le</strong> plaisir de se retrouver avecMadame Paponnet, résidente del’Abbaye, pour un moment tout enchansons.Madame Paponnet, admirab<strong>le</strong> chanteuse,aime reprendre, avec <strong>le</strong>s résidents,un répertoire qui varie entre <strong>le</strong>sairs des annéestrente, <strong>le</strong>s chansons éternel<strong>le</strong>s et cel<strong>le</strong>sallant jusqu’aux années soixante.C’est ainsi que <strong>le</strong> salon est animé parune chora<strong>le</strong> reprenant entre autres, tourà tour, « La java b<strong>le</strong>ue », « Les amantsde Saint Jean » et <strong>le</strong>s plus beaux airsd’Edith Piaf.Parallè<strong>le</strong>ment à cette nouvel<strong>le</strong> animationchant, Karine et Elodie,deux salariées, ont mis enplace une animation musiqueoù chacune, à tour de rô<strong>le</strong>,entame soit au saxophonesoit à la flûte <strong>le</strong>s airs que <strong>le</strong>srésidents aiment, écoutentet fredonnent tel que « Lepetit vin blanc », « La vie enrose », « Mon manège àmoi »…Ces moments de détente,de bonheur etd’échanges sont trèsappréciés par l’ensemb<strong>le</strong>de nos résidents qui participentde plus en plusnombreux à ce nouvelatelier.Karine au saxophone.Artic<strong>le</strong> rédigé par Christel Arnoux – CorCom L’Abbaye11


Renouvel<strong>le</strong>ment de la tripartite :comment ça marche ?A l’aube de la signature de renouvel<strong>le</strong>ment de la convention tripartite entre la DDASS,la DISS et l’EHPAD Clos-Ad<strong>le</strong>r Génollière qui précisent <strong>le</strong>s axes de fonctionnementdes établissements, nous revenons quelques pas en arrière…Rappelons que jusqu’en septembre2002 l’EHPAD Clos-Ad<strong>le</strong>rGénollière bénéficiait d’un statutadministratif de logement foyer. Al’issue d’un choix décisif de réformede tarification, <strong>le</strong>s structuresd’accueils ont pu améliorer la priseen charge des résidents.Comment ?Grâce à la signature d’uneconvention tripartite entre laDDASS*, la DISS* et l’EHPAD Clos-Ad<strong>le</strong>r Génollière qui a favorisé l’allocationde moyens humains supplémentaires.Cela a ainsi permis de déterminerun plan quinquennal de développementdes établissements parune fixation des objectifs en termeorganisationnels, matériels, architecturaux…Le renouvel<strong>le</strong>ment de cetteconvention à l’issue de ces 5années de fonctionnement exige <strong>le</strong>respect d’une procédure administrative.En quoi cela consiste-t-il ?Dans un premier temps , <strong>le</strong>s établissementsdemandeurs doiventeffectuer un bilan de ces 5 annéesen abordant des items que sont l’accueildes résidents, sa prise en charge,<strong>le</strong>s ressources humaines, la gestion desrisques, l’organisation et <strong>le</strong>s conditionsde fonctionnement des établissements.Au cœur des objectifs des conventions tripartites : <strong>le</strong> bien être des résidents.Puis, un diagnostic interne des structurespermet d’en révé<strong>le</strong>r <strong>le</strong>s pointsforts et ceux qui restent à améliorer toutArtic<strong>le</strong> rédigé par Nadia Audigué, CorCom La Génollière – Caro<strong>le</strong> Robieux, CorCom Clos Ad<strong>le</strong>ren précisant <strong>le</strong>s objectifs atteintset ceux non réalisés.Une visite des structures par<strong>le</strong>s autorités compétentes complètel’audit.Le dossier de renouvel<strong>le</strong>mentimpose éga<strong>le</strong>ment une évaluationde la perte d’autonomie desrésidents en concertation avec <strong>le</strong>smédecins coordonnateurs etconseils, qui utilisent un indicateurde GMPS qui signifie GIRMoyen Pondéré des Soins.Une détermination de nouveauxobjectifs pour <strong>le</strong>s résidencesest requise au niveau del’évolution quantitative et qualitativedu personnel (effectifs, formations),des moyens matérielsmédicaux.Cel<strong>le</strong>-ci est complétée par unepréparation des budgets à moyenterme (5 ans).A l’issue d’une validation dece dossier par <strong>le</strong>s autorités administratives,l’élaboration suivie dela signature de la nouvel<strong>le</strong>convention met un terme à cetteprocédure de renouvel<strong>le</strong>ment.* DDASS : Direction Départementa<strong>le</strong>des Affaires Sanitaires et Socia<strong>le</strong>s* DISS : Direction des Interventions Socia<strong>le</strong>set de Santé12


La vie dans nos résidencesFête du 29 juinRemerciements et émotion partagée pour <strong>le</strong> départ du directeur de la Bastide des Lavandins.Résidents, famil<strong>le</strong>s, partenaires et collègues ont écouté attentivement <strong>le</strong>s émouvants discours.Jean-Louis de Boissezon, Bruno Valéry et Hugues de Vergnette.Hugues de Vergnette et Alazaïs Coronel.Il est des événements qui marquent<strong>le</strong>s mémoires et nous incitent à faireréférences aux paro<strong>le</strong>s de chansons(presque) écrites pour une occasiondonnée.Monsieur Hugues Auffray nous ainspiré pour décrire cette journée.Un buffet magnifique attendait <strong>le</strong>snombreuses personnalités qui avaienttenu à remercier Monsieur Hugues deVergnette pour <strong>le</strong> travail accomplidurant ces quatre dernières années.Monsieur et Madame Bruno Valéry,Monsieur et Madame Jean-Louis deBoissezon, Madame Nina Ridings,Monsieur et Madame Philippe Valéry,Madame Lucienne Benoit-Filippi et biend’autres personnels du siège, des représentantsdu Conseil Général, de l’hôpital,sans oublier de nombreux intervenants,famil<strong>le</strong>s de résidents et <strong>le</strong>personnel de l’établissement étaientprésents ce jour-là.Il faisait très beau, <strong>le</strong> ciel et <strong>le</strong> so<strong>le</strong>ilpartageaient cette fête où l’atmosphèrerestait imprégnée d’une étrange émotion.Après <strong>le</strong>s discours et <strong>le</strong>s cadeaux,l’heure était venue de prendre l’apéro.Osmose parfaite d’un groupe uni quiveut prolonger cet instant merveil<strong>le</strong>ux…« ô temps suspends ton vol », laissenous savourer tout ce qui nous a rapprochéet qui va s’achever ; nousaurions pu entonner :« Adieu, Monsieur <strong>le</strong> Directeur,On ne vous oubliera jamais,Et tout au fond de notre cœur,Ces mots sont écrits à la craie. »Nous nous souviendrons longtempsque, lisant votre discours dans <strong>le</strong> jardin,une larme est tombée sur votre main.Au nom de tous, Merci Monsieur etbonne chance dans vos nouvel<strong>le</strong>s fonctions.Un grand monsieur nous dit aurevoir mais une grande dame, tout aussijolie que gracieuse, nous rejoint pourassurer la direction de l’établissement.Après huit mois d’apprentissageauprès de Hugues de Vergnette et nousla connaissions, déjà, lorsque sa grandmèreétait résidente chez nous.Aujourd’hui, el<strong>le</strong> est là pour nousaider à assurer nos fonctions et rendreencore plus paisib<strong>le</strong> la vie de nos aînés.Bienvenue à Vous Madame AlazaïsCoronel et longue vie à notre collaboration.La nouvel<strong>le</strong> directrice entouréed’une partie de son personnel.Artic<strong>le</strong> rédigé par Cathy Maurel CorCom La Bastide des Lavandins14


La vie dans nos résidencesPortage de repasPlus de 18 ans déjà que Les Aures livrent, tous <strong>le</strong>s jours à midi,week-ends et jours fériés, quelque soit la météo, des plateaux repas.La première livraison fut effectuée <strong>le</strong> 30 mai 1989, il y a environ 6600 jours…La livraison des repas chauds s’effectue en plateaux isothermes.Tout a commencé lorsque <strong>le</strong>s ADMRloca<strong>le</strong>s qui géraient ce type de prestationont souhaité arrêter. La résidence<strong>le</strong>s Aures, contactée par <strong>le</strong> responsab<strong>le</strong>des ADMR de l’époque, a repris <strong>le</strong> flambeau.C’est avant tout un service rendu àquelques habitants de Chabanais.En effet, <strong>le</strong>s livraisons ne sont faitesque sur la commune, auprès d’unequinzaine de retraités.Les repas sont servis chauds, en plateauxisothermes. C’est ce qui fait notreforce car <strong>le</strong> seul autre service sur <strong>le</strong> planlocal est « Présence Verte » qui livre enlivraison froide et seu<strong>le</strong>ment tous <strong>le</strong>strois jours.Nos clients sont fidè<strong>le</strong>s, savent quenous tenons compte des régimes dechacun et pour beaucoup sont toujoursimpatients de cette visite quotidienne.Des habitudes existent aussi…Chez un monsieur, il faut prendre lac<strong>le</strong>f chez la voisine car il ne se déplaceque diffici<strong>le</strong>ment.Chez un autre encore, il faut faireattention à ce que <strong>le</strong> petit chien ne sesauve pas, etc…Par ail<strong>le</strong>urs, <strong>le</strong> fait de livrer quotidiennementnous permet parfois designa<strong>le</strong>r un incident ou une anomalie.Un incident, par exemp<strong>le</strong>, <strong>le</strong> jour oùnotre petite voisine n’a pas ouvert saporte, nous avons a<strong>le</strong>rté <strong>le</strong>s pompiersqui l’ont découverte par terre. Après unbref séjour à l’hôpital, el<strong>le</strong> est rentréechez el<strong>le</strong> et est ravie de nous recevoirtous <strong>le</strong>s jours.Une anomalie, c’est lorsque chez unretraité, la maison était sa<strong>le</strong>, la cuisineen désordre et que l’on se demandait sice n’était pas <strong>le</strong> chien qui mangeait sesrepas, nous avons prévenu <strong>le</strong>s servicessociaux municipaux et il a, depuis,bénéficié d’aides ménagères et d’unpeu plus de présence.Et puis, il y a ceux qui nous disent :« Dès que j’en ressentirai <strong>le</strong> besoin, j’espèreque la résidence me réservera unstudio ».Nous <strong>le</strong>s attendons avec plaisir.Artic<strong>le</strong> rédigé par Françoise Costa – Corcom Les Aures15


La vie dans nos résidences« L’entrée en institution…sentiment de culpabilité, d’impuissance !Famil<strong>le</strong>s, amis, aidants, comment faire face à la situation ?Il y a eu bien des raisons pour que <strong>le</strong>maintien à domici<strong>le</strong> de votre parentdevienne un jour impossib<strong>le</strong> : son état desanté nécessite une surveillance constante,il présente des troub<strong>le</strong>s du comportementdangereux pour lui et son entourage,son appartement est devenu impraticab<strong>le</strong>compte tenu de son handicap, samaison est isolée ou diffici<strong>le</strong>ment accessib<strong>le</strong>pour une tierce personne, il ne supporteplus la solitude, il ressent un vio<strong>le</strong>ntsentiment d’insécurité…Il a fallu alors envisager la solutiond’un placement en établissement. La décisiona été diffici<strong>le</strong> à prendre, tant pour lapersonne âgée el<strong>le</strong>-même, si el<strong>le</strong> a été enmesure de faire ce choix, que pour lafamil<strong>le</strong>.Hélène Reboul, psychologue, a écrit« L’entrée en col<strong>le</strong>ctivité constitue un événementgrave ». Nous verrons ensemb<strong>le</strong>quel est <strong>le</strong> ressenti des résidents lors del’entrée en institution.Comment <strong>le</strong>s famil<strong>le</strong>s vivent cetteétape de <strong>le</strong>ur vie ?Leurs ressentis, <strong>le</strong>urs sentiments…Comment faire face à la situation ?Le ressenti des résidents lorsde l’entrée en institution :Les incidences psychologiques dudépart. Quitter la maison dans laquel<strong>le</strong> ona vécu pendant des années, souvent avecun conjoint lui-même disparu, est undéchirement. Chaque mètre carré est porteurde souvenirs auxquels la personneâgée tient, même s’ils ne sont pas tousheureux.Partir, c’est tirer un trait sur <strong>le</strong> passé.Pour se tourner vers quel avenir ?Les personnes âgées ont de grossesdifficultés à s’adapter au changement,même <strong>le</strong> plus minime.Vous comprenez qu’il est essentield’être proche d’el<strong>le</strong> pendant ces jours etces semaines de mutation. Les réactionspeuvent être diverses : la tristesse, <strong>le</strong>scrises de larmes sont fréquentes, mais lapeur du changement et l’angoisse dumonde inconnu qui l’attendent peuventaussi se traduire par de l’agressivité :colères, critiques…Pour apaiser ces tensions, <strong>le</strong>s remèdess’appel<strong>le</strong>nt patience, douceur, compréhension.Au cours de notre existence,nous avons tous été confrontés à des ruptures,et amenés à assumer des pertes.Parmi ces changements, signalons :• Le passage à la <strong>retraite</strong>.• Le départ des enfants et <strong>le</strong> faitde devenir grands-parents.• Les modifications biologiqueset physiques.• La mort du conjoint, des proches.• Le relogement et l’entréeéventuel<strong>le</strong> en établissement.LE TRAVAIL DE DEUILElisabeth Küb<strong>le</strong>r-Ross nous a beaucoupéclairés sur <strong>le</strong>s grandes attitudesqu’un être humain peut vivre quand il estconfronté à la perspective de sa mort ouplongé dans une crise sérieuse. El<strong>le</strong> décritplusieurs attitudes :☛ Le choc, <strong>le</strong> déniLa première réaction quand onapprend une mauvaise nouvel<strong>le</strong>, quandon subit une perte est <strong>le</strong> choc suivi immédiatementdu déni (comportement quiconsiste à nier la réalité d’une chose oud’un événement) : « ce n’est pas vrai »,« ce n’est pas possib<strong>le</strong> », « ils se sonttrompés », « je ne peux pas y croire »…Le choc sera d’autant plus intense quel’événement sera soudain, imprévisib<strong>le</strong>.De même, <strong>le</strong> passage à la <strong>retraite</strong> nerésonnera pas aussi fort chez celui quiaura eu l’occasion de s’y préparer vraiment.Et il en va de même pour l’entréeen institution. Plus il est possib<strong>le</strong> d’anticiperun événement grave, c’est à dire deprévoir, de voir venir, et moins <strong>le</strong> choc seraimportant.☛ Protestation, révolte et colèreLa personne a besoin d’exprimer safrustration et sa colère.Suite au décès d’un être très cher, lapersonne en veut à tout <strong>le</strong> monde : auxmédecins, à ceux qui veu<strong>le</strong>nt la conso<strong>le</strong>r.El<strong>le</strong>s en veu<strong>le</strong>nt aussi à la personne décédéede la laisser seu<strong>le</strong>… Cette réactions’observe aussi chez <strong>le</strong>s personnes âgéesqui sont entrées en institution contre <strong>le</strong>urgré. El<strong>le</strong>s en veu<strong>le</strong>nt à <strong>le</strong>urs enfants, auxpersonnels, aux amis qui viennent parfois<strong>le</strong>s visiter…Pour l’aidant, il s’agit d’être en mesured’être <strong>le</strong> confident car cette étape estnécessaire pour que la personne puisselibérer ses sentiments.☛ La tristesse, <strong>le</strong> chagrin,la dépression.Devant une situation à laquel<strong>le</strong> nul nepeut rien, la personne vit une phase diffici<strong>le</strong>qui la pousse souvent à se refermersur el<strong>le</strong>-même. El<strong>le</strong> n’a « goût à rien ».Certaines vivent un désespoir profond qui<strong>le</strong>ur fait même envisager <strong>le</strong> suicide. La vien’a plus d’intérêt.A cette étape, la personne a énormémentbesoin de soutien, d’affection, decompréhension afin de ne pas s’engluerdans cette phase de dépression.☛ L’acceptation et l’adaptation.Les émotions ont pu s’exprimer, la personnecommence à consentir à la perte.Mais accepter, ce n’est pas se résigner, ceserait plutôt s’adapter à cette nouvel<strong>le</strong>situation. « La personne s’organise autourd’un nouveau sty<strong>le</strong> de vie qui lui permetde vivre au moment présent, d’investirdans de futurs projets et même de rechercherdes expériences gratifiantes ».Grandir, vieillir, c’est donc à la fois gérer<strong>le</strong>s pertes auxquel<strong>le</strong>s on est confronté etcontinuer de faire des projets, de nourrirdes espoirs…En brefLes personnes âgées n’ont pas unepsychologie particulière, aux caractéristiquesspécifiques. Cependant, el<strong>le</strong>s sontpeut-être confrontées plus que d’autres àdes pertes rapprochées (<strong>retraite</strong>, départou décès des proches…) aux retentissementspsychologiques plus ou moins profonds.Face à ces pertes, <strong>le</strong>s personnesâgées ont un travail de deuil à accomplir.Ce travail ne se fait pas en un jour. Il estfait de passages diffici<strong>le</strong>s, voire douloureux,mais nécessaires, pour devenircapab<strong>le</strong>s de vivre à nouveau <strong>le</strong> plus p<strong>le</strong>inementpossib<strong>le</strong>.Artic<strong>le</strong> rédigé par Linda Chéron – Formatrice <strong>AFP</strong> Formation16


Les partenaires de l’<strong>AFP</strong>Coiffeuse Intervenante à la résidenceLe Pontreau Saint LucienPortrait de Sylvie Roul<strong>le</strong>t, coiffeuse à domici<strong>le</strong>.Sylvie Roul<strong>le</strong>tQu’est-ce qui vous a donné envied’intervenir dans la résidence ?J’étais déjà intervenante dans <strong>le</strong>foyer du Petit Pontreau et je connaissaisbeaucoup de résidents qui appréciaientmon travail ; je souhaitais donc poursuivrecette activité dans <strong>le</strong> nouvel établissement.Avez-vous trouvé du changement?Dans l’ancienne structure, j’intervenaisdans la chambre des résidents. Ici, ily a un espace « Salon de Beauté » réservéà l’esthétique, l’image de soi et lacoiffure. C’est un espace très agréab<strong>le</strong>,lumineux, ouvert sur une terrasse et quidonne sur l’éco<strong>le</strong> du village. Pour <strong>le</strong>spersonnes âgées qui fréquentent assidûmentcet espace beauté, la cour derécréation est une véritab<strong>le</strong> animation.Quel est l’intérêt de cette prestationdans l’établissement ?Les résidents apprécient de voir « denouvel<strong>le</strong>s têtes » qui passent et déca<strong>le</strong>nt<strong>le</strong> quotidien. Des échanges s’instaurentpendant <strong>le</strong>s séances du coiffeur(on est un peu <strong>le</strong> confident et mêmemieux <strong>le</strong>ur rayon de so<strong>le</strong>il). C’est éga<strong>le</strong>mentun lieu de rencontre et de passagepour tous ceux et cel<strong>le</strong>s qui veu<strong>le</strong>ntdiscuter ou se distraire.Envisagez-vous une améliorationpour l’aménagement de cetespace ?En effet, je souhaiterais rendre cetespace encore plus agréab<strong>le</strong> en envisageant,avec <strong>le</strong>s résidents qui <strong>le</strong> souhaitent,une décoration adaptée autour dequelques affiches et éga<strong>le</strong>ment desphotos des personnes qui se font coiffer.Comment voyez-vous la suite ?J’espère que cela durera <strong>le</strong> plus longtempspossib<strong>le</strong> car je me sens véritab<strong>le</strong>mentbien à ma place et j’ai vraimentdes échanges très agréab<strong>le</strong>s avec <strong>le</strong>srésidents et <strong>le</strong>urs famil<strong>le</strong>s. Depuis l’ouverture,je suis amenée à coiffer vingtpersonnes alors qu’au Petit Pontreau, iln’y en avait que dix.Un changement notoire est à noterchez <strong>le</strong>s messieurs qui trouvent la coiffeusecharmante. A suivre…Interview réalisée par Alain Kaminski – Directeur du Pontreau Saint Lucien17


La vie du groupeAssemblée Généra<strong>le</strong> de l’<strong>AFP</strong>L’assemblée généra<strong>le</strong> ordinaire des membres de l’<strong>AFP</strong> est convoquée, au terme de la loi, comme pour touteentreprise française, une fois par an, essentiel<strong>le</strong>ment pour approuver <strong>le</strong>s comptes de l’exercice écoulé,approuver <strong>le</strong> rapport du Commissaire aux comptes et donner quitus au Conseil d’administration de l’<strong>AFP</strong>.Jean-Louis de Boissezon, Jean-Paul Pagès, Régine Girard, Jean-Louis Jourdan, Bruno Valéry, Pierre Fabre, Gérard Vitalis, Louis Dubois.Les membres de l’Association sont<strong>le</strong>s décideurs qui élisent <strong>le</strong> Conseil d’administration,<strong>le</strong>quel élit <strong>le</strong> Président etun Bureau composé du Président, duVice Président, du trésorier et du secrétaire.L’Assemblée Généra<strong>le</strong> et <strong>le</strong> Conseild’administration sont souverains pourprendre <strong>le</strong>s grandes décisions relatives àla réalisation du Projet Associatif dont<strong>le</strong>s objectifs sont la charte qualité, larevalorisation du personnel, la rénovationdes établissements, <strong>le</strong> développementdes activités, la diversification descompétences de l’Association.Selon une habitue très convivia<strong>le</strong>,nous organisons cette réunion, à tourde rô<strong>le</strong>, chez chacun des administrateurs.Cette année, el<strong>le</strong> a donc eu lieu,<strong>le</strong> samedi 1er septembre, chez PierreFabre, administrateur, membre duBureau qui a bien voulu recevoir, chezlui, <strong>le</strong>s membres administrateurs del’<strong>AFP</strong> qui étaient au nombre de sept surdix : Bruno Valéry, Régine Girard, Jean-Paul Pagès, Jean-Louis Jourdan, LouisDubois, Gérard Vitalis et, bien sûr, PierreFabre. Notre Commissaire aux comptes,Corinne Maillard, était accompagnée deRégine Raynaud, notre ancienneCommissaire aux Comptes, qui étaitinvitée à titre amical. Etaient éga<strong>le</strong>mentprésents <strong>le</strong>s membres du Comité deDirection, Jean-Louis de Boissezon, NinaRidings, Philippe Valéry, Brice Dubois etAlazaïs Coronel. Monsieur NicolasUtzschneider, nouveau membre associéde l’<strong>AFP</strong>, se joignait à nous pour la premièrefois.Etaient excusés Jean-Pierre Littardi,Claude Souris, Gilbert Beaujaneu etPhilippe Arnaud.L’ordre du jour de cette réunion apermis de prendre connaissance du rapportd’activité sur l’exercice 2006 rédigéet présenté par Jean-Louis deBoissezon, du rapport social 2006 rédigéet présenté par Nina Ridings, du rapportAchats et Patrimoine rédigé et présentépar Philippe Valéry.Le Président, Bruno Valéry, a communiqué<strong>le</strong> rapport financier 2006 établiet rédigé par ses soins. Ces différentsrapports ont été validés par <strong>le</strong>smembres présents.Enfin, l’assemblée généra<strong>le</strong> ordinairea voté, à l’unanimité, la proposition du18


Président, Bruno Valéry, de faire entrer àl’<strong>AFP</strong> douze nouveaux membres associésde la jeune génération entre 30 et35 ans, aux compétences diverses etvariées : Ingénieurs, Financiers, Cadressupérieurs d’entreprise, Médecins partageant<strong>le</strong>s mêmes va<strong>le</strong>urs humainesqui animent <strong>le</strong>s administrateurs et dirigeantsactuels de l’<strong>AFP</strong> dans sa conduiteau service des personnes âgées.Ils constitueront un vivier pour succéderprogressivement aux administrateursactuels lorsque <strong>le</strong> grand âge <strong>le</strong>samènera à se retirer. Ils devraient apporterune source de dynamisme, une forcede propositions et assurer ainsi la continuité,à long terme de l’<strong>AFP</strong> avecl’Ethique qui est la sienne aujourd’hui.Afin de s’immerger dans la vie de l’<strong>AFP</strong>,<strong>le</strong>s nouveaux membres ont accepté deconsacrer deux week-ends à l’<strong>AFP</strong>, l’unà Apt et l’autre à Poitiers pour découvrirnos résidences et <strong>le</strong> personnel qui <strong>le</strong>sanime.Après une matinée de travail, undéjeuner nous a réuni dans l’agréab<strong>le</strong>jardin de Monsieur et Madame PierreFabre où nous ont rejoint <strong>le</strong>s conjoints.Cette importante journée de la vie del’Association nous a donné <strong>le</strong> sentimentqu’une situation de professionnalismeet d’humanité animait <strong>le</strong>s principauxacteurs du Management de l’<strong>AFP</strong> et quela volonté « d’al<strong>le</strong>r plus loin ensemb<strong>le</strong> »pour cultiver <strong>le</strong>s va<strong>le</strong>urs de l’<strong>AFP</strong>, étaitplus que jamais présente dans <strong>le</strong>s cœurset <strong>le</strong>s esprits.Le Président Bruno ValéryJean-Louis de Boissezon et Bruno Valéry.6 mois déjà …<strong>le</strong> Présidentdu Conseil généralde la Vienne,Alain Fouché,signait la conventiontripartite, entouré,du Président de l'<strong>AFP</strong>,Bruno Valéry et duMaire de Lencloître,Henri Colin.19


Portrait d’un métierChef CuisinierSébastien Donnet exerce ses fonctions de Chef de cuisine dans la Vallée du Giers, au sein del’établissement Forézien « La Péronnière », dirigé depuis peu par Hugues de Vergnette,situé sur la commune de La Grand-Croix dans la Loire.Fiche de fonctionLe Chef Cuisinier assure la responsabilité de la cuisine et du service des repas.A ce titre, au sein de la commission qu’il anime et en collaboration avec <strong>le</strong> MédecinCoordonnateur, <strong>le</strong> Chef Cuisinier élabore <strong>le</strong>s menus (en déclinant parfois <strong>le</strong> thème de l’animationprévue par la résidence). Il gère aussi <strong>le</strong>s stocks des produits alimentaires (approvisionnement,conservation). Aidé de son équipe qu’il anime (Cuisinier, Aide Cuisinier), <strong>le</strong> Chef Cuisinier confectionne<strong>le</strong>s repas tout en veillant au respect des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire(démarche HACCP, nettoyage et entretien de la cuisine).Un niveau BTS (connaissance des produits, des règ<strong>le</strong>s d’hygiène) avec une expérience professionnel<strong>le</strong>de 10 ans est requis pour exercer ce métier.5 questions à Sébastien DonnetPourquoi avez-vous choisi cemétier ?Grâce à ma grand-mère !El<strong>le</strong> m’a appris à cuisiner et m’adonné <strong>le</strong> goût d’exercer ce métier.El<strong>le</strong>-même avait travaillé dans un restaurant.Que faisiez-vous avant votrearrivée à la Péronnière ?Une partie de ma scolarité s’esteffectuée à Besançon dans <strong>le</strong> départementdu Doubs, vil<strong>le</strong> dont je suisoriginaire. J’ai ensuite intégré unLycée Hôtelier à Saint-Etienne, « <strong>le</strong>Renouveau », où j’ai appris la cuisinede manière professionnel<strong>le</strong>. J’ai ensuitepassé mon BEP et mon CAP à Saint-Chamond en 1991, puis j’ai effectuéun stage à Roanne chez « Troisgros ».J’ai ensuite cumulé <strong>le</strong>s postes pourconnaître différentes cuisines qui meconduisirent à travail<strong>le</strong>r successivementchez Pierre Gagnaire, Sofitel,Novotel, en brasserie, en cafétéria, etdans divers restaurants (spécialitéspoissons-fruits de mer ; cuisine mexicaine,pizzeria et pour finir dans un relais &châteaux).C’est en 1998 que je suis entré à laRésidence par un concours de circonstances,permettant par la même occasionà ma femme Sandrine d’intégrer <strong>le</strong>personnel. Ce fut <strong>le</strong> début de l’aventure<strong>AFP</strong> !Sébastien prend soin d’illustrer de manièreta<strong>le</strong>ntueuse <strong>le</strong>s menus sur <strong>le</strong> grand tab<strong>le</strong>au.Quel<strong>le</strong>s sont <strong>le</strong>s qualités dontvous devez faire preuve ?- organisation,- adaptation (aux résidents et à <strong>le</strong>ursdifférents régimes alimentaires dusessentiel<strong>le</strong>ment à <strong>le</strong>ur pathologie),- créativité (la population des séniorsétant exigeante)- conservation d’une cuisineauthentique,Je dois, de plus, me conformer àdes règ<strong>le</strong>s très strictes qui permettentde se rapprocher de la qualité d’ungrand restaurant en vue de passer auxnormes AFNOR, qualité de restauration,mais aussi de service autant pourmoi que pour mes collègues en sal<strong>le</strong>.Quel<strong>le</strong> est votre meil<strong>le</strong>ureanecdote ?J’ai eu la joie de retrouver un professeurde mathématiques, MadameClairet, qui officiait avec toute larigueur de sa fonction (et la bonnehumeur qu’on lui connaît !) au Lycéede Saint-Chamond où j’ai passé mondiplôme.Rappelons que cette épicurienneest une de mes plus grandes fans !El<strong>le</strong>-même est Périgourdine, faut-il yvoir une relation de cause à effet ?Comment imaginez-vous votremétier dans l’avenir ?Je souhaite me diriger vers <strong>le</strong> professorat.Dans un lycée peut-être, ou pourquoipas formateur en maison de <strong>retraite</strong>pour apprendre aux générationsfutures que <strong>le</strong>s personnes âgées saventdemeurer <strong>le</strong>s gardiennes d’un patrimoinegastronomique qui disparaît petit àpetit avec la « mal bouffe » chez <strong>le</strong>s plusjeunes !20


Rehaussé de sa toque, à la fin du repas, notre Chef cuisinier rend visite aux résidents attablés et,avec un mot gentil pour chacun, requiert <strong>le</strong>urs impressions sur <strong>le</strong> déjeuner qui <strong>le</strong>ur a été servi.Une journée avec Sébastien DonnetLa journée de Sébastien démarre à7 heures et se termine à 14 heures. Lorsd’évènements spéciaux, il n’hésite pas àrejoindre ses cassero<strong>le</strong>s beaucoup plustôt.Dès son arrivée, Sébastien revêt sonhabit blanc de lumière ainsi que soncalot. Après un minutieux lavage desmains, il est enfin prêt à travail<strong>le</strong>r !Il commence par prendre la températuredes frigos et des congélateurs,afin de vérifier que <strong>le</strong>s normes d’hygièneHACCP sont respectées.Il confectionne ensuite <strong>le</strong>s menus dujour, assisté de Vincente avec qui, endébut de semaine, il a établi <strong>le</strong>s menusdes jours à venir.La matinée se passe éga<strong>le</strong>ment àréceptionner la marchandise commandéeen fonction des différents régimes,à vérifier la température des alimentsreçus et <strong>le</strong>s DLC (dates limite de conservation).A 11h30, Sébastien livre une vingtainede repas au Panoramic (notre CAN-TOU, objet d’un futur artic<strong>le</strong>) dans descontainers isothermes déplacés grâceau monospace de la résidence.De retour au sein même de l’établissement,il effectue, par l’intermédiairede ses collègues de sal<strong>le</strong>, <strong>le</strong> service « àl’assiette » pour environ une cinquantainede personnes.Rehaussé de sa toque, à la fin durepas, notre Chef cuisinier rend visiteaux résidents attablés et, avec un motgentil pour chacun, requiert <strong>le</strong>ursimpressions sur <strong>le</strong> déjeuner qui <strong>le</strong>ur aété servi.Ensuite, <strong>le</strong>s tâches <strong>le</strong>s plus ingratesmais certainement très nécessaires sonteffectuées : nettoyage de la cuisine,rangement et une dernière prise de latempérature des frigos.Vers 14 heures, Sébastien rejoint sacuisine personnel<strong>le</strong> pour concocter debons petits plats pour sa famil<strong>le</strong>.Ceci est une journée type maisSébastien s’accorde quelques « extras » :- Il prend soin d’illustrer de manièreta<strong>le</strong>ntueuse <strong>le</strong>s menus sur <strong>le</strong> grandtab<strong>le</strong>au. Vocation tardive ou manquée!!!- Il rencontre, une fois par mois, <strong>le</strong>srésidents lors d’un repas en sal<strong>le</strong> àmanger pour la «commission-menu».- Il fait évoluer sa cuisine de manièreplus inventive lors du passage desmembres du siège ou directeursd’établissements ; Sébastien renoueainsi avec ses anciennes amours…Cet exercice de sty<strong>le</strong> lui permet deretrouver des sensations éprouvéesdans <strong>le</strong>s grands restaurants où il a travaillé.Merci à toute l’équipe en cuisine eten sal<strong>le</strong>.Note de l’auteur : dans <strong>le</strong> but avoué defaire travail<strong>le</strong>r l’économie loca<strong>le</strong>, la résidencetraite depuis des années avec desfournisseurs de proximité et de qualité.Le boucher, <strong>le</strong> poissonnier, <strong>le</strong> boulanger,l’épicier « du coin » ont tendance à rassurer<strong>le</strong> résident qui <strong>le</strong>s connaît parfoisde manière familière.Artic<strong>le</strong> rédigé par Laëtitia Fougerouse – Corcom La Péronnière21


Portrait d’un résidentClos Saint RochPassionné de « jeux de mots ».Né <strong>le</strong> 12 Février 1924 à Paris,Monsieur Bernard Crut est l’aîné dedeux enfants. Sa famil<strong>le</strong> paternel<strong>le</strong> estvenue de Suisse, au 18 ème sièc<strong>le</strong>, puiss’est installée dans <strong>le</strong> Jura. Son père étaitpharmacien des hôpitaux de Paris et samère originaire de Char<strong>le</strong>vil<strong>le</strong> Mézièresdans l’est, est restée mère au foyer.Qui l’eut cru !Sa sœur, de sept ans sa cadette, estdevenue ingénieur au C.E.A de Sac<strong>le</strong>yprès de Paris. Quant à lui, il a fait sesétudes secondaires puis il a préparé unelicence de droit.A 25 ans, en 1949, il a rejoint <strong>le</strong>Cameroun, où il a exercé <strong>le</strong> métier desecrétaire de direction dans une exploitationforestière. Tout en travaillant, il acontinué ses études de comptabilité cequi lui a permis de terminer sa carrièreen tant que chef comptab<strong>le</strong> dans uneplantation bananière.Après deux mariages Franco-camerounais,il est l’heureux père de cinq enfantsadoptifs (trois fil<strong>le</strong>s et deux garçons).Il est rentré en France en 1989.Après avoir subi une doub<strong>le</strong> interventionchirurgica<strong>le</strong> en février 2004, il arejoint <strong>le</strong> Clos St Roch où il se sent bien.Monsieur Crut est atteint de dégénérescencemaculaire avec vision périphériquede l’œil gauche, aucune visionpossib<strong>le</strong> de l’œil droit. Il fait des effortsénormes pour surmonter son handicap,il s’est fait instal<strong>le</strong>r un système de <strong>le</strong>cturepar caméra miniature branchée sur latélévision.Vivement intéressé par l’informatique,il a acquis un ordinateur qu’il utilisepour taper ses courriers, il va mêmesurfer sur <strong>le</strong> web, nous envoie des mailsainsi qu’au personnel possédant uneboîte mail.Il a une autre passion « <strong>le</strong>s jeux demots » qu’il utilise à tout moment. Il aA 83 ans, Monsieur Crut envoie des mails !éga<strong>le</strong>ment écrit, entre 1946 et 1966,un petit essai personnel intitulé« Réf<strong>le</strong>xions sur la destinée humaine etsur l’existence de Dieu ».Artic<strong>le</strong> rédigé par Françoise Dumain – CorCom Clos Saint Roch22


Personnel et non confidentielNouvel<strong>le</strong>s de la famil<strong>le</strong> <strong>AFP</strong>Oumani et Wissem Marion et Kevin Aloys LizEMBAUCHESNous souhaitons la bienvenue auxsalariés ayant rejoint <strong>le</strong> groupe <strong>AFP</strong>.ERRATUM : En janvier 2007, il fallait lireMarina CHARRE à la place de MagaliCHARRE, Auxiliaire de vie à LaGénollière. Toutes nos excuses à Marina.En mars 2007- Evelyne KASTEN Infirmière à la Presqu’î<strong>le</strong>.En avril 2007- Marie Eve DECORET Aide soignante àla Source.- Aurélie MONDIERE Aide Cuisinière àla Source.- Aïcha M’FADDEL Infirmière auPontreau St Lucien.- Céline MARTINEZ Auxiliaire de vie denuit à la Bastide des Lavandins.En mai 2007- Co<strong>le</strong>tte BERRET Aide soignante à laSource.- Ruth AMORAS SANTOS Employée deservice de nuit au Pontreau St Lucien.- Michè<strong>le</strong> BERGE Employée de serviceau Pontreau St Lucien.- Angélique BOURDILLEAU Auxiliaire devie au Pontreau St Lucien.- Christine BUREAU Employée de serviceau Pontreau St Lucien.- Marilyne CHAUVEAU Auxiliaire de vieau Pontreau St Lucien.- Nadia COUTON Employée de serviceau Pontreau St Lucien.- Chantal FROMENTEAU Employée deservice au Pontreau St Lucien.- Anabel<strong>le</strong> GELIN Auxiliaire de vie denuit au Pontreau St Lucien.- Laetitia GOURAUD Employée de servicede nuit au Pontreau St Lucien.- Juanita GUERIN Cuisinière auPontreau St Lucien.- Christel<strong>le</strong> GUIGNARD Aide soignanteau Pontreau St Lucien.- Michaël GUIGNARD LECLERC Agentde maintenance au Pontreau St Lucien.- Christel<strong>le</strong> LEAUD Auxiliaire de vie denuit au Pontreau St Lucien.- Roselyne PILLAULT Auxiliaire de vie auPontreau St Lucien.- Claudine ROY Employée de service auPontreau St Lucien.- Justa MORENO Comptab<strong>le</strong> au Siège.En juin 2007- Brigitte NENNO Aide soignante à laPresqu’î<strong>le</strong>.- Christiane FOURNIER Auxiliaire de viede nuit à Las Mélaïes.- Virginie RIVIERE Infirmière à LasMélaïes.- Myriam SOULIER Animatrice àLaulade.- Marjorie MATHIEU Infirmière auxMorel<strong>le</strong>sEn juil<strong>le</strong>t 2007- Nathalie GRANET Employée de serviceaux Aures.- Solange BRUNET Agent de ServiceHôtelier à Ourceyre.En août 2007- Séverine HOCHET Auxiliaire de vie àLaulade.- Nadia AUBERT Employée de service auClos Saint Roch.PROMOTIONEn septembre 2007- Anne BONNIN nommée Adjointe deDirection à la Péronnière.DIPLÔMÉSFélicitations aux salariés ayantobtenu un diplôme.Mai 2007 :- Michè<strong>le</strong> GARNAUD de L’Abbaye,Aide Médico-Psychologique.- Angélique BOURDILLEAU du PontreauSt Lucien, Aide Médico-Psychologique.- Marilyne CHAUVEAU du PontreauSt Lucien, Aide Médico-Psychologique.Juin 2007 :- Sandrine PHELIPPEAU du Clos desTours, AAPAPD*.- Michè<strong>le</strong> BOURRIAUD de La Génollière,AAPAPD*.- Magali CHARRE de La Génollière,AAPAPD*.- Magali CHARRE de La Génollière,Aide Médico-Psychologique.- Julie ESSAOUARI de La Génollière,Aide Médico-Psychologique.- Julie ESSAOUARI de La Génollière,AAPAPD*.- Anna Maria LEITAO de La Génollière,AAPAPD*.- Ingrid SANSON de La Génollière,AAPAPD*.- Karine OLLIER de L’Abbaye, AAPAPD*.23- Malika DUROS de la Bastide desLavandins, Aide soignante.*Agent d’Accompagnement auprès desPersonnes Agées et Des Personnes Dépendantes.SSTont été formés au « SauveteurSecourisme du Travail » :Juin 2007 :Aux Morel<strong>le</strong>s :- Annie BLANCORETRAITESSalariés partis à la <strong>retraite</strong> :Mai 2007 :- Daniel<strong>le</strong> KECHROUD, Auxiliaire de vieà la Péronnière.- Martine MALTHON, Secrétaire à laPéronnière.MARIAGESjuin 2007 :- Marion LEUFROY, Animatrice auxDoucets, épouse Kévin BAURREAU.- Oumani AMRANI, Aide soignante à laBastide des Lavandins épouse WissemNEMRI.juil<strong>le</strong>t 2007 :- Aurélie PIGERON, Agent de ServiceHôtelier à Ourceyre, épouse FabienDAVID.Août 2007 :- Laetitia CHEZEAU, Aide soignante àLas Mélaies, épouse Jean MarieVAREILLAUD.NAISSANCES-1 er mai 2007 : Liz, fil<strong>le</strong> de StéphanieJOU DE LAS BORJAS, Aide soignanteau Clos St Roch.- 14 juin 2007 : Jade et Lilou, fil<strong>le</strong>sd’Isabel<strong>le</strong> RAKOTONIAINA, InfirmièreRéférente à la Presqu’î<strong>le</strong>.- 15 juin 2007 : Aloys, petit-fils deJean-Louis de BOISSEZON, DirecteurGénéral.- 18 juin 2007 : Laure, fil<strong>le</strong> de SéverineROUGIER, Employée de col<strong>le</strong>ctivitéaux Aures.N’hésitez pas à donner desphotos à votre Corcom pourégayer cette rubrique !Rubrique rédigée par Guillaume Arlaud, CorCom Ressources Humaines et tous <strong>le</strong>s Corcoms !

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