Télécharger la revue - Église Catholique d'Algérie

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DOSSIERRegards d’étudiants algériensMerci mes amis !Durant mes années d’étude de médecine, j’ai eu l’occasionde rencontrer des étudiants africains noirs. Il yen a cinq que j’apprécie beaucoup. J’ai appris d’euxplusieurs choses.Ils ont confiance en eux, mais avec un mélange depeur ou d’hésitation.J’ai été frappée de voir combien ils sont organisés.J’ai appris grâce à eux à planifier mon temps, affronterles problèmes avec le sourire et ne jamais baisserles bras.J’ai appris que même si l’entourage se moque méchammentde moi, je ne dois pas y accorder d’importance.Je connais ma valeur, ni plus ni moins grandeque celle des autres. J’ai admiré leur capacité à souffriren silence, sans se lamenter auprès de leur entourage,sachant qu’un jour viendra où tous ces problèmesne seront plus que des souvenirs.Grâce à ces qualités, organisation et endurance, mesamis ont tous réussi leurs études. Et ils ont beaucoupd’amis parce qu’ils ont su se faire respecter par lesautres, qu’ils sont restés fiers de leurs origines maissans jamais répondre à ceux qui les traitaient de manièreraciste ; ils acceptaient presque trop.Ne cherchez pas à tout prix à vous faire des amis.Bien sûr, je comprends qu’un étudiant étranger aspireà avoir rapidement des amis. Mais la vraie amitiéne se provoque pas de manière volontaire. L’amitiévient avec le temps, doucement, avec ceux qui laméritaient, qui n’ont regardé ni votre couleur, ni votretaille, ni votre niveau social ou intellectuel. Soyezvous-mêmes.Merci mes amis !Kh. B.Une expérience de rencontreJ’ai passé quelques semaines à Oran. Comme je neconnaissais personne là-bas, le prêtre de ma ville, avecqui j’avais fait du français, m’avait indiqué l’église catholiqueà Oran pour avoir une adresse si j’avais besoin dequelque chose.Là-bas, j’ai été très bien accueillie par Sœur Viviane et jeme suis « glissée » au milieu des activités, une conférencepar-ci, une messe par là, une rencontre d’étudiants, unefête avec les religieuses, etc. Le père Thierry ne voulaitpas, parce que j’étais algérienne musulmane, mais je suisrestée et je vais vous dire ce que j’ai aimé.J’ai beaucoup aimé les rencontres des étudiants africainsnoirs. J’ai participé à une réunion sur le sujet de l’honnêteté.J’ai admiré la façon dont ils se réunissaient, dont leprêtre laissait chacun développer ses idées. Ça m’a touchéeparce que je n’avais jamais vu ça chez nous. C’étaitdes jeunes qui avaient des principes, qui cherchent àêtre honnêtes. Ils étaient ensemble garçons et filles,ce dont je n’ai pas beaucoup l’habitude non plus. Unefois, cinq étudiants de Tlemcen sont venus avec le pèreJean-Paul. On a beaucoup discuté. C’était pour moi l’occasionde connaître des Africains, d’avoir une ouverturesur d’autres pays et traditions, de connaître les difficultésqu’ils peuvent rencontrer ici, de voir aussi ce que viventdes chrétiens, comment ils se préparent avec respectpour la messe. Je me suis rendue compte que nous partageonsbeaucoup de valeurs entre chrétiens et musulmans,et que se rencontrer était une grande chance pourmoi et pour eux parce qu’ils ont aussi quelquefois des apriori sur les Algériens. J’aimerais que tous ceux qui lirontces lignes soient encouragés par mon expérience pourvivre la rencontre et qu’on fasse le bien ensemble.Amina Abidi18

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