Lutter contre la faim dans le monde

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Lutter contre la faim dans le monde

Un lundi de mars 2010, en Haïti, lePAM enrôle 130 chevaux et muletspour distribuer rapidement àMoussambe le riz arrivé par avion.Page de couverture: À Pinchinat,stade de football municipal avantle séisme de janvier 2010 etactuellement le plus vaste camp dePort-au-Prince, le PAM distribue unrepas chaud tous les jours. Lesenfants viennent d'abord: cettepetite fille endimanchée, aprèsavoir fait la queue, rejoint la tentefamiliale pour manger avec samère et son frère.Le Rapport annuel 2010 du Programme alimentaire mondial reprend les données, les photos et lesanecdotes de l'année précédente pour illustrer les opérations réalisées pendant l'année civile 2009.


Rapport annuel 2010Tabledesmatières2 Avant-proposdelaDirectriceexécutive4 Regardsur200910 LePAMetlesobjectifsduMillénairepourledéveloppement12 NutritionLes aliments appropriésReaChProjet Laser BeamPartenariats avec le secteur privé17 Crises:SauverdesvieshaïtiPhilippines22 Logistique:RésoudrelesproblèmesLe Module de la logistique,travail en équipeÉthiopie: Court-circuiter lesgoulets d’étranglementSri Lanka: Secourir une régionassiégée26 NouveauxoutilsauservicedelaluttecontrelafaimUn œil dans le cielBurkina Faso: Transfertsmonétaires/bons d’alimentationBons d’achat de Plumpy’DozSyrie: Coupons téléphoniques30 Achatsauserviceduprogrès:Renforcerlescapacités33 SûretéetsécuritéPakistanafghanistanSomalie37 Améliorerlatransparence:lesnormesIPSAS38 Informationetsensibilisation:wfp.org40 Annexes


Regard sur 2009En2009, le PAM a été confronté à toute unesérie d’événements dont chacun a appeléde nouvelles solutions pour prêter quelque secours,partout dans le monde, aux pauvres qui ont faim.En 2009, le PAM a été confronté à toute une séried’événements dont chacun a appelé de nouvellessolutions pour prêter quelque secours, partout dansle monde, aux pauvres qui ont faim.L’une des principales caractéristiques de l’annéea été le visage changeant de la faim elle-même,qui a continué d’évoluer à mesure que le nombrede victimes de la faim n’a cessé d’augmenter auxquatre coins de la planète pour dépasser la barredu milliard, chiffre sans précédent. Ainsi, desgroupes précédemment épargnés, comme desmillions de travailleurs urbains non qualifiésplongés dans l’incapacité de se nourrir par leseffets conjugués de la crise économique mondialeet de la hausse persistante des prix des produitsalimentaires, sont venus grossir les rangs de ceuxqui ont faim.Pour le PAM, l’aggravation significative de l’ampleuret de la nature du problème de la faim a créé undouble problème: non seulement a-t-il dû secourirdes groupes autres que ses bénéficiairestraditionnels, les ruraux les plus pauvres despauvres, mais encore ces nouveaux besoins sontapparus à un moment où le monde ne manquait pasd’aliments. En bref, la situation était claire: en 2009,si le nombre de ceux qui ne pouvaient pas se nourrirétait si élevé, ce n’était pas parce qu’ils ne pouvaientpas trouver de nourriture, mais plutôt parce qu’ilsn’avaient plus les moyens d’en acheter.Le PAM a réagi en distribuant plus de vivres avecmoins d’argent. Ainsi, en 2009, il a secouru101,8 millions de personnes – dont 84 millions defemmes et d’enfants – dans 75 pays et a distribué laquantité record de 4,6 millions de tonnes de produitsalimentaires, soit encore plus que les 3,9 millions detonnes distribuées en 2008, année pendant laquelleil avait fourni une assistance à un nombre un peuplus élevé de bénéficiaires, à savoir 102 millions.Mais le PAM a réussi à relever le défi avec moins deressources. Les donateurs ont été généreux en 2009et ont fourni pour 4,2 milliards de dollars decontributions, soit un chiffre bien supérieur àl’objectif de 3,7 milliards de dollars visé par le PAM,bien qu’inférieur au chiffre record de plus de5 milliards de dollars de contributions reçus en2008. La mobilisation d’un financement aussiconsidérable, particulièrement en période defléchissement de l’activité économique mondiale,a constitué pour le PAM l’une des principalesgageures de l’année.Indépendamment des problèmes de financement quise sont posés en 2009, d’autres difficultés ont surgidu fait de l’insécurité croissante à laquelle ont étéexposés les fonctionnaires et les installations duPAM dans différentes régions du monde.Le PAM, de même que d’autres organismes desNations Unies et d’autres organisationshumanitaires, a été l’objet durant le courant del’année d’attaques de différents groupes armés etéléments rebelles. La situation s’est trouvée encoreaggravée par une campagne de désinformationmenée par les militants pour inciter à la violencecontre les organisations humanitaires en généralet contre les organismes des Nations Unies enparticulier.Pendant l’année, les fonctionnaires et installationsdu PAM ont été victimes de plus de 600 incidents,parmi lesquels il y a lieu de citer des casd’intimidation, de harcèlement, de détention, de vol,d’enlèvement et même de mort violente. Le plusgrave incident s’est produit en octobre, lorsque cinqfonctionnaires du PAM ont trouvé la mort, de mêmeque le terroriste lui-même, lors d’un attentatà l’explosif dirigé contre le bureau du PAM àIslamabad, au Pakistan. En tout, 15 personnes ontperdu la vie au service du PAM en 2009, et35 autres ont été blessées.Pour le PAM, la sécurité du personnel demeure,comme cela a toujours été le cas, la premièrepriorité. Simultanément, le PAM est conscient de ceque, dans son rôle d’organisme humanitaire appeléà opérer sur la ligne de front, il est responsable de lasurvie des millions de victimes de conflits et deguerres civiles. Confronté à ces deux impératifscontradictoires, le PAM a eu pour pratique, dans4


5UnehabitantedeSantaCruz,danslaprovincedeLaguna,auxPhilippines,bravel’inondationquiadéplacéplusd’undemimilliondepersonnes.


tous les cas où cela a été possible, de tout faire pourrester sur place afin de pouvoir ainsi continuer desatisfaire les besoins critiques des populations quiont faim partout dans le monde.Le PAM a dû faire face en 2009 non seulement à descatastrophes dues au fait de l’homme mais aussi auxconséquences de catastrophes provoquées par lanature. Le Secrétariat de la Stratégie internationaledes Nations Unies pour l’atténuation des effets descatastrophes a enregistré pendant l’année245 catastrophes naturelles, dont 224 provoquéespar des conditions météorologiques extrêmes quiont fait quelque 7 000 morts.C’est vers la fin de l’année 2009 et au seuil de lanouvelle année que le PAM a dû relever le défi le plusconsidérable de tous. Au début du mois de janvier2010, Haïti a été secouée par un tremblement deterre de magnitude 7,0 qui a dévasté la capitale del’île et les régions avoisinantes. En quelquessecondes seulement, Port-au-Prince a été ramenéà l’état de ruines par le séisme, qui a conduit le PAMà mettre sur pied la plus complexe des opérationsd’urgence qu’il ait jamais été appelé à organiser.C’était en effet la première fois que le PAM avaitdû fournir des secours dans un environnementurbain à tel point dévasté, où l’infrastructure avaitpresque totalement disparu et où, de surcroît, lesopérations étaient entravées par la capacité trèsréduite des pouvoirs publics d’intervenir. En dépitdes difficultés, le PAM a réussi, dans un délai dedeux semaines seulement, à secourir plus de2 millions de bénéficiaires auxquels il a distribuéplus de 9 000 tonnes de riz.Le séisme d’Haïti a fait suite à une multiplecatastrophe survenue aux antipodes. À la fin du moisde septembre et pendant tout le mois d’octobre, lesPhilippines ont été frappées par une série decyclones qui ont submergé d’eau fétide 80 pour centde la capitale, Manille, et dévasté le grenier à riz dupays, dans le nord de l’île de Luzon.Le PAM a réagi en mettant sur pied une opérationde secours de grande envergure à l’issue de laquelle,en juin 2010, il avait secouru plus de 1 million depersonnes à un coût de près de 57 millionsde dollars.ÀPort-au-Prince,enjanvier2010,lesagentsetlesassistantsbénévolesduPAMdistribuentdesbiscuitsprotéinéstandisquelesCasquesBleusdelaMINUSTAHassurentlasécurité.6


Aucentredelavasteopérationd’urgencemisesurpiedparlePAMàlasuiteducycloneKetsana,lesvillageoisdelaprovincedeLagunautilisentdesembarcations,outoutcequiflotte,poursedéplacer.8


9WFP


Le PaM et les objectifsdu Millénaire pour ledéveloppementVariation entre2007 2008 2009 2007 et 2009 ChIFFReS CLÉSOMD 1 Réduirel'extrêmepauvretéetlafaimBÉNÉFICIaIReS86,1 102,1 101,8 ▲ millions de personnes souffrant de la faim dans75 pays (77 pays en 2008, 80 pays en 2007)71,0 83,9 84,1 ▲ millions de femmes et d’enfants1,9 1,9 2,0 ▲ millions de refugiés8,8 9,5 14,1 ▲ millions de personnes déplacées0,8 0,9 2,1 ▲ millions de rapatriésVOLUMe De L’aIDe aLIMeNTaIRe3,3 3,9 4,6 ▲ millions de tonnes d’aliments distribués2,1 2,8 2,6 ▲ millions de tonnes d’aliments achetésPaYS eN DÉVeLOPPeMeNT eT aSSISTaNCe DU PaM88,5 87,7 89,7 ▲ pourcentage des ressources multilatéralesaffectées au développement parvenu aux paysrépondant aux critères de priorité74,0 66,0 70,0 ▼ pourcentage des ressources multilatéralesaffectées au développement parvenuaux pays les moins avancés79,4 75,6 82,0 ▲ pourcentage du volume d’aliments achetésdans les pays en développement72,0 68,0 67,1 ▼ pourcentage des ressources du PaM parvenuaux pays d’afrique subsaharienneOMD 2 Assurerl'éducationprimairepourtous19,3 20,5 20,7 ▲ millions d’écoliers ayant reçu des repasscolaires ou des rations à emporter46,6 49,3 46,7 ▲ pourcentage de filles▲▬▼augmentationStabilitéDiminution10


DanslesrégionsduBangladeshsinistréesparlecyclonede2008,l’organisationbénévolelocaleProshikadémontrecommentdoiventêtreutiliséslesmicronutrimentsenpoudredistribuésparlePAM.NutritionDESALIMENTSAPPROPRIÉSLe PAM a, dans le cadre de la nouvelle approcheaméliorée de la nutrition adoptée en 2009, lancédes initiatives afin de faire parvenir les alimentsappropriés aux groupes appropriés au momentapproprié.Cette nouvelle approche est axée non plus tant surdes livraisons massives de produits alimentaires envrac mais plutôt sur la fourniture d’une assistanceplus individualisée reflétant des interventionsadaptées aux besoins nutritionnels spécifiques degroupes hautement vulnérables, surtout les jeunesmères et les enfants.À cette fin, le PAM a continué pendant l’annéed’encourager la mise au point de nouveauxproduits alimentaires et de diversifier sonassortiment alimentaire pour y inclure toute unegamme de produits plus nutritifs, tous enrichis envitamines, minéraux, protéines et acides grasessentiels.Simultanément, le PAM a accéléré sesdistributions de produits améliorés aux groupesvulnérables. Le nombre d’enfants de moins de5 ans, de mères allaitantes et de femmes enceintesauxquels ont été distribuées des rations d’alimentsenrichis a doublé, passant de 125 000 en 2008à 290 000 en 2009. Pendant la même période,le nombre d’enfants de moins de 2 ans auxquelsont été fournis des produits alimentairesspécialisés est passé de 15 000 à 115 000, soit prèsde dix fois plus.Cet effort du PAM est le résultat de quelques tristesstatistiques. Dans le monde en développement,près de 200 millions d’enfants de moins de 5 anssouffrent de troubles de croissance et de12


dénutrition chronique, et près de 130 millionsd’insuffisance pondérale. En outre, quelque3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurentchaque année par suite, principalement, de ladénutrition.LesMissionnairesdelaCharité,institutionquiaccueille81enfants,estl’unedecellesquibénéficientduprogrammedanslecadreduquellePAMa,enjanvier2010,servi8400repaschaudsparjouràJacmel,enHaïti.La maladie prive à jamais des millions d’enfantsde perspectives d’avenir en affectant leurdéveloppement physique et mental, souvent avecdes conséquences irréversibles. La dénutritionchronique au cours des deux premières années dela vie peut freiner le développement cognitif,affecter les résultats scolaires et amoindrir lespossibilités de gain à l’âge adulte.Le PAM est uniquement placé pour combattre cefléau, l’alimentation étant la principale source denutrition. L’an dernier, il a distribué 4,5 millionsde tonnes de produits alimentaires à plus de101 millions d’êtres humains affamés. En veillantà ce que l’aide alimentaire qu’il fournit soittoujours aussi nutritive que possible et enconcevant judicieusement ses interventions afind’en maximiser l’impact, le PAM peut, en luttantcontre la faim et la malnutrition partout dans lemonde, offrir à la génération montantede meilleures perspectives d’avenir.Jusqu’à tout récemment encore, la seule choseque pouvait faire le PAM pour distribuer desrations aussi équilibrées que possible sur les plansalimentaire et nutritionnel était d’enrichir desdenrées de grande consommation comme la farinede céréales et l’huile végétale en micronutrimentsainsi que d’enrichir des produits spécialisés,comme lelange maïs-soja, en vitamines, enminéraux et en protéines. Or, les progrès récentsde la science et de la technologie ont permis auPAM, en coopération avec ses partenaires dessecteurs public et privé, non seulement d’améliorerconsidérablement les produits alimentairesexistants, mais encore d’introduire de nouveauxproduits.Au cours de l’année écoulée, le PAM a mis au pointdes micronutriments en poudre qui sont ajoutésaux aliments préparés de manière qu’ilscontiennent les doses quotidiennes recommandéesde vitamines et de minéraux. En outre, il s’estemployé à améliorer la qualité de ces alimentspréparés enrichis, à étudier s’il serait possibled’enrichir des produits de haute consommationcomme le riz et à faire l’essai d’aliments tout prêtsafin de prévenir ou de traiter la malnutrition et aentrepris des recherches sur d’autres types desupplémentation alimentaire.À la suite du séisme qui a dévasté Haïti, le PAM adistribué des aliments spéciaux pour prévenir lamalnutrition à 53 000 enfants de moins de 5 anset à 16 000 femmes enceintes et mères allaitantes,ainsi que des biscuits protéinés enrichis enmicronutriments et du Supplementary Plumpy,pâte à base d’arachides enrichie de minéraux, devitamines et d’acides gras qui accélère la guérisondes enfants dénutris.En 2009, le PAM a distribué des micronutrimentsen poudre au Bangladesh, au Kenya et au Népal,et il ressort des évaluations réalisées par la suiteque la prévalence de l’anémie a reculé dans desproportions comprises entre 15 et 50 pour cent.L’an dernier, à la suite de la distribution d’alimentsenrichis en micronutriments en Colombie,l’incidence de l’anémie chez les enfants de moins de5 ans est tombée de 48 pour cent à 29 pour cent.En Égypte, le PAM a appuyé un programmed’enrichissement de la farine pour veiller à ce quetoute la farine de boulangerie soit enrichie en feret en acide folique afin de prévenir les carencesen micronutriments. Fin 2009, plus de 70 pourcent de la farine de froment utilisée dans le paysétait enrichie. Plus de 500 meuniers de106 minoteries ont été formés aux techniquesd’enrichissement de la farine, au contrôle de laqualité et à la nutrition.13


REACHLe partenariat ReaCh, que le PaM accueilleà son Siège de Rome, est un exempleinédit de coordination efficace au niveaudes pays. Établi conjointement par la FaO,le PaM, l’OMS et l’UNICeF, le partenariatReaCh facilite le processus globald’évaluation des besoins, de plaidoyer,de planification des interventions et decoordination mené sous la direction despays afin de pouvoir mettre en œuvre uneapproche polyvalente intégrée de la luttecontre la dénutrition infantile.fondateurs du PAM sont Unilever, Kraft Foods,DSM et l’Alliance mondiale pour l’amélioration de lanutrition.Pour commencer, le Boston Consulting Group aentrepris au Bangladesh une étude visant à recenserles causes profondes de la malnutrition dans le payset à identifier les solutions potentielles. Heinz aégalement fourni un financement pour permettre auPAM d’élaborer une carte de la malnutrition auBangladesh pour faciliter ainsi l’élaboration d’unestratégie d’amélioration de la nutrition adaptée auxbesoins spécifiques du pays.PROJETLASERBEAMCe projet d’une valeur de 50 millions de dollarsentrepris au Bangladesh et en Indonésie pour unedurée de cinq ans a pour but de combattre ladénutrition en encourageant le changement dans lesdomaines de l’alimentation, de l’hygiène et descomportements. Cette initiative, lancée en 2009 sousla direction du PAM, en collaboration avec certainesdes plus grandes entreprises mondiales et avecd’autres sociétés du secteur privé et d’autresorganismes des Nations Unies, l’UNICEF et l’OMS,a pour but de mobiliser des entreprises, aussi bien auplan mondial qu’aux échelons régional et local, auservice de la lutte contre la faim. Les partenairesLe Projet Laser Beam (PLB) exploitera lesnombreuses solutions nutritionnelles qui existentdéjà sur les marchés de manière à les mettre à ladisposition de tous ceux qui en ont besoin. S’il estidentifié des lacunes dans les produits et les servicesdisponibles, le projet fera appel à différentspartenaires pour qu’ils redoublent d’efforts afin demettre au point de nouveaux produits et combattreainsi la faim parmi les enfants dans d’autres pays.On a désespérément besoin d’aliments nutritifsspéciaux pour les enfants de moins de 2 ans, mais onn’en trouve guère sur les marchés. Le projet PLB estconçu de manière à exploiter systématiquement lesoutils existants tout en créant un environnementstimulant de nature à encourager l’innovation.PARTENARIATSAVECLESECTEURPRIVÉLes partenariats avec le secteur privé continuentd’occuper une place de choix dans la stratégieélaborée par le PaM pour affiner sa stratégied’amélioration de la nutrition, l’idée étant demobiliser à cette fin tous les moyens dont disposele secteur privé. Deux experts de la société DSM,spécialisés dans les sciences biologiques, onttravaillé avec le PaM en 2009, l’un à un projetd’enrichissement du riz en Égypte et l’autre à unprojet de recherche concernant la mise au pointet la distribution de micronutriments en poudreau Kenya. Six nutritionnistes, tous rémunérés pardes partenaires du secteur privé, sont venusgrossir les effectifs du PaM pendant l’année.Kemin Industries a continué de fournir desservices de spécialistes et de laboratoiresalimentaires de réputation mondiale pour aiderà prolonger les délais maximum de conservationdes produits alimentaires.Dans l’est du Népal, le PaM distribue des rations auxréfugiés bhoutanais ainsi qu’une supplémentationalimentaire aux personnes âgées, aux enfants dénutris,aux femmes enceintes et aux mères allaitantes.14


ÀChimaltenango,auGuatemala,lePAMdistribueduVitacereal,bouilliedemaïsetdesoja,pourcombattreladénutritionchezlamèreetchezl’enfant.15


16ÀPort-au-Prince,laplupartdesbâtimentsducentre-villeontétépresquetotalementdétruitsparletremblementdeterre,d’oùlanécessitéd’uneinterventionrapideduPAM.


Crises: Sauver des viesHAÏTIÀ 16 h 53, pendant l’après-midi du 12 janvier, Haïtia été secouée par un tremblement de terre demagnitude 7,0 dont l’épicentre se trouvait à moins de20 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Port-au-Prince. En 35 secondes seulement, presque toute laville a été réduite à l’état de ruines et il a fallu20 minutes pour que se dissipe l’énorme nuage depoussière provoqué par l’effondrement desbâtiments.Le séisme a eu immédiatement d’immensesconséquences: 230 000 morts dans la capitaleet les villes et les campagnes avoisinantes,300 000 blessés, dont 4 000 devraient être amputés,et près de 1 million de sans-abri. Des bâtimentsentiers se sont effondrés, ensevelissant presque tousles occupants. Le Palais national, résidence officielledu Président d’Haïti, a été presque totalementdétruit et est devenu du jour au lendemain lesymbole de la tragédie.services de manutention, faciliter le franchissementde la frontière et appuyer les vols des services aériensd’aide humanitaire des Nations Unies administréspar le PAM. Trois hélicoptères gros porteurs ont étédéployés pour faire parvenir les secours jusqu’auxrégions inaccessibles du pays et deux avions ont étéaffrétés pour transporter des passagers.Simultanément, le PAM a organisé des projets Vivreset Espèces contre travail pour apporter des secoursimmédiats et a commencé à travailler avec leGouvernement haïtien et d’autres organisations pourlancer des programmes de redressement à pluslongue échéance, y compris des projets de transfertsmonétaires et des projets d’appui à la nutrition.Lorsque le Gouvernement haïtien a demandé l’aidede la communauté internationale, le PAM a réagi enmettant sur pied une opération d’urgence visant àsecourir quelque 2 millions de sinistrés.En tant qu’organisme chef de file dans les domainesaussi bien de la logistique que destélécommunications d’urgence, le PAM a rapidementconstitué des modules dans ces deux secteurs. Dansles 48 heures, les télécommunications de base, ycompris le courrier électronique, étaient rétablies.Peu après, le module des télécommunications arétabli la connexion sans fil à Internet, deux réseauxde radio, des salles radio fonctionnant 24 heures sur24 et un service informatique chargé de fournir uneassistance technique à la communauté humanitairetout entière.Un appui logistique a été organisé à l’intentionde la communauté humanitaire afin de garantirl’indispensable coopération entre les éléments civilset militaires, d’assurer des services de transportscommuns en Haïti même et en provenance du paysvoisin, la République dominicaine, et d’organiser desplaques tournantes aussi bien en Haïti qu’enRépublique dominicaine pour regrouper le fret et lesLe personnel du PAM n’a pas été épargné.L’assistante personnelle du directeur de pays a ététuée lors de l’effondrement de sa maison et deuxchauffeurs ont perdu un enfant. D’autres ont perdudes amis et des proches ou ont eu des blessés àdéplorer dans leurs familles. Les logements de prèsde 90 pour cent du personnel ont été endommagésou détruits.Quelques heures seulement après le tremblementde terre, les agents du bureau auxiliaire deJacmel, sur la côte sud, qui avaient été gravementtouchés eux aussi, distribuaient des biscuits17


protéinés aux survivants réfugiés à l’aérodrome,de même que les agents affectés à Port-au-Prince,fréquemment des employés locaux ayanteux-mêmes beaucoup souffert.Ces efforts ont marqué le début de l’opérationd’urgence du PAM, rapidement appelée à devenirla plus vaste des interventions humanitairesmises sur pied dans le cadre de l’opération desecours. L’attention s’est portée surtout sur lacapitale, où vivaient plus de 2,5 millionsd’habitants et où les survivants désormais sansabri s’étaient réfugiés dans quelque300 peuplements spontanés situés dans lesdifférents quartiers de la ville.Au cours de la première phase de l’interventiondu PAM, des rations d’urgence – essentiellementdes biscuits protéinés stockés en prévision decyclones ou arrivés par avion d’autres pays de larégion – ont été distribués aux habitants descamps où s’entassaient des centaines de réfugiés,voire des milliers, comme dans le camp duChamp de Mars, au centre de Port-au-Prince.Quelques jours seulement après le séisme, le PAMa commencé à distribuer des rations sèches – riz,haricots, huile, sucre et sel – aux hôpitaux et foyerspour enfants de la capitale, comme à Notre Damede la Nativité, où plus de 50 enfants étaient mortsécrasés mais dont près de 80 survivants étaientlogés dans un immeuble voisin.Des dizaines d’avions chargés de secours ontbientôt commencé à arriver tous les jours àl’aéroport international de Port-au-Prince, oùs’étaient installés le PAM et la plupart des autresorganismes des Nations Unies et desorganisations humanitaires. Les secoursarrivaient également par la route en provenancede la République dominicaine, où le PAM avaitétabli un pôle logistique régional.ÀCarrefour,enHaïti,l’AgenceadventistedesecoursetdedéveloppementaideàdistribuerlesvivreslivrésparlePAM.18


Fin janvier, il avait été organisé pour l’arrivée dessecours cinq corridors par terre, mer et air. Finmars, près de 2 500 tonnes de secours avaient étélivrées à Port-au-Prince et dans les régionsavoisinantes. Pendant la même période, uneflotte de 855 camions venus de Saint-Domingueavaient transporté plus de 3 200 tonnes deproduits alimentaires et 23 000 mètres carrésd’articles non alimentaires pour le compte de75 organisations humanitaires différentes, ycompris des semences pour l’Organisation desNations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.La Directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran,est arrivée dans la capitale sinistrée le 21 janvier.Pendant son séjour de deux jours, elle s’estentretenue avec de hautes personnalitésgouvernementales, les responsables des élémentsmilitaires américains venus fournir une assistance,des diplomates ainsi que les représentants de diversdonateurs et organismes de secours.Elle a également eu des entretiens avec le personnellocal du PAM, qui lui a rendu compte de la situation,auquel elle a donné l’assurance que le Programmeles aiderait à reconstruire leurs logements.Au cours de la phase suivante, l’opération de secoursdu PAM a pris une toute autre envergure lorsqu’il aété entrepris, dans 16 points de la capitale,d’organiser une distribution générale de rizcorrespondant à des rations de deux semaines.Cette initiative, qui a revêtu la forme de distributionsde coupons, a été lancée en association avec leGouvernement, les autorités municipales etdifférentes organisations non gouvernementales(ONG), ainsi qu’avec l’armée américaine et les forcesde sécurité de la Mission des Nations Unies pour lastabilisation en Haïti (MINUSTAH) afin de stabiliserainsi le prix local du riz importé. Ainsi, quelque2,2 millions de bénéficiaires avaient reçu desrations de riz à la fin des deux premières semainesde l’opération.ÀCampPechinat,oùs’étaientrassemblésleshabitantssansabrideJacmel,lePAMa,touslesjours,distribuéunrepaschaudàtouscesenfants.19


En février, le PAM et ses partenaires ont lancé dansles camps un programme de nutrition à l’intentiondes femmes enceintes, des mères allaitantes et desenfants de moins de 5 ans et ont distribué des rationsde trois semaines de biscuits protéinés et de sachetsde Plumpy’Doz, supplément alimentaire nutritifprêt à l’emploi.Un mois après le séisme, occasion marquée par unejournée nationale de deuil, le PAM a fait connaîtreson intention de mettre en œuvre une stratégie deredressement à long terme fondée sur des projetsde distribution de produits alimentaires et detransferts monétaires afin d’aider les victimes duséisme à reprendre pied. Cette stratégie prévoyaitnotamment la relance et l’expansion des projetsVivres contre travail et la reprise du programme dedistribution de repas chauds aux élèves des écoles.Tout en continuant de fournir une assistance à tousceux qui avaient été affectés par la pire catastrophequ’ait jamais vécue Haïti, le PAM a continué des’attacher, au cours des mois suivants, à consoliderla situation nutritionnelle afin de faciliter ainsi lerelèvement et le redressement à long terme du pays.En février, le PAM a organisé à Rome une réunion dehaut niveau pour Haïti, le Brésil et les États-Unisafin de mettre en route un effort concerté visantà élaborer des plans de développement à moyen età long terme pour Haïti et à aider ainsi le pays àincorporer un plan de renforcement de la sécuritéalimentaire à l’ensemble de la stratégie dereconstruction.PHILIPPINESAu début de l’automne, une forte tempêtetropicale puis deux cyclones venus de l’océanPacifique se sont abattus rapidement, l’un aprèsl’autre, sur l’île de Luzon, au nord des Philippines.En un mois seulement, ces trois tempêtes ont faitplus de 1 000 morts et des milliers de sans-abriet ont ravagé des centaines de milliers d’hectaresde rizières.La tempête tropicale Ketsana a déferlé surl’agglomération de Manille le 26 septembre, auplus fort de la mousson. En quatre heures,455 millimètres de pluie sont tombés sur lacapitale, ce qui ne s’était jamais vu depuis plus de40 ans. Immédiatement, 80 pour cent de la villede Manille et des régions avoisinantes se sonttrouvées inondées par des eaux atteignant parfoisjusqu’à 6 mètres de profondeur, causant un exodemassif des citadins.Huit jours plus tard, le cyclone Parma a atterri surles hautes terres du nord de Luzon, et les vents de175 kilomètres à l’heure provoqués par le cyclone– deux fois revenu sur ses pas – ont ravagé laprincipale zone productrice du pays, d’où provientplus de la moitié de la récolte de riz desPhilippines. Après le passage du cyclone,500 000 cultivateurs avaient perdu leurs récoltes.Le vent et les précipitations avaient égalementprovoqué des glissements de terrain, coupant desroutes et isolant des dizaines de villes et devillages dans les montagnes. Le 31 octobre, larégion a été ébranlée à nouveau lorsque le cycloneMirinae, également né dans le Pacifique, a déversédes pluies torrentielles sur les villes et lesfaubourgs déjà inondés.En tout, cette succession de catastrophes a touchéprès de 10 millions de personnes, dont 5 millionsd’enfants. Plus de 4 millions d’entre eux avaientbesoin d’aide sous une forme ou sous une autre:secours ou aide immédiate au redressement ou lesdeux. Plusieurs semaines après le passage descyclones, 1,7 million de personnes n’avaienttoujours pas pu revenir dans les régions semisubmergéesd’eaux fétides ou y vivaient encore.Lorsque le Gouvernement philippin a demandéune aide humanitaire à la communautéinternationale, le PAM a, trois heures plus tard,mis sur pied une opération d’urgence afin dedistribuer des secours, pendant une périodeinitiale de trois mois, aux personnes les plussérieusement affectées. Du riz, du poisson enconserve et de l’huile végétale ont été distribuésaux plus nécessiteux, tandis qu’un appuinutritionnel supplémentaire, sous forme debiscuits protéinés enrichis en vitamines, minérauxet autres micronutriments, a été fourni auxgroupes extrêmement vulnérables, c’est-à-direessentiellement les jeunes mères et les enfants demoins de 5 ans. La société TNT, partenaire privédu PAM, a appuyé cet effort en envoyant dans lepays deux de ses appareils 747 chargés de biscuits.Lorsque toute l’ampleur des dommages causés parles trois tempêtes est apparue clairement, lesestimations de l’aide à fournir ont été révisées à la20


PhilippeMartou,duServicedestransportsaériensduPAM(àgauche),JanSteinvick,détachéauPAMparleConseilnorvégienpourlesréfugiés(àdroite)etNatachaCauchois,del’UNHAS,consultentunguidelocalausujetdel’utilisationd’hélicoptèrespourparvenirjusqu’àdesrégionsdifficilementaccessiblesdeTanay,auxPhilippines.hausse. Le coût final pour le PAM de la fourniturede secours à plus de 1 million de bénéficiaires aatteint 56,8 millions de dollars, et la périodeprévue pour la fourniture d’une assistance a étéprolongée jusqu’en juin 2010.Au début de la nouvelle année, l’opérationd’urgence du PAM a été réorientée, un accent plusmarqué étant mis sur l’organisation d’activitéscomplémentaires Vivres contre travail afin d’offrirune assistance à moyen terme aux familles quiavaient perdu tous leurs moyens de subsistance.les programmes d’alimentation supplémentaireentrepris à l’intention des enfants et des jeunesmères ont peu à peu été réduits au début de 2010afin de pouvoir les axer plutôt sur 50 000 enfantsde 6 mois à 2 ans. Simultanément, le PAM a lancépour six mois un projet pilote de distribution demicronutriments en poudre pour améliorer lanutrition de 16 000 enfants. L’objectif ultime detoutes ces activités était d’aider les femmes et lesenfants à reprendre pied et à les mettre à l’abri dela malnutrition jusqu’à ce que soient surmontéesles conséquences de la dévastation de la région.Comme suite à la décision prise par le PAM demettre l’accent sur l’amélioration de la nutrition,21


Logistiques: Résoudreles problèmesLEMODULEDELALOGISTIQUE,UNTRAVAILD’ÉQUIPELa logistique est au cœur des opérations du PAM.Lorsque surgit une situation d’urgence, le PAMdoit trouver le moyen d’intervenir en quelquesheures seulement pour livrer les produitsalimentaires et les secours immédiatementnécessaires par terre, par mer ou par air. Mais,pour être efficace, l’intervention suppose un travaild’équipe et le PAM, désigné organisme chef de filepour le Module mondial de la logistique,coordonne également les services devant êtrefournis à tous les organismes humanitaires pourfaire parvenir les secours aux victimes decatastrophes.En 2009, le PAM a continué de jouer un rôle dedirection dans les efforts déployés par l’équipehumanitaire mondiale. Sous son impulsion, leModule de la logistique a poursuivi ses activités enHaïti, en République démocratique du Congo, enSomalie et à Sri Lanka tout en participant àl’organisation de nouvelles opérations de secoursen Indonésie, au Pakistan, aux Philippines, àSamoa, dans le Territoire palestinien occupé et auZimbabwe. Leur objectif ayant été atteint, il a étémis fin aux opérations entreprises en Républiquecentrafricaine et au Tchad.La nature et l’ampleur des activités du Module dela logistique ont varié pendant l’année, allant d’unsimple échange d’informations à une mise encommun des moyens de transport par air, par meret par terre. Dans tous les cas, ces activités onttendu à accroître la rapidité et à améliorerl’efficacité de l’intervention humanitaire en tirantle maximum de parti des moyens, des compétenceset de l’expérience des organisations participantes.Pour organiser cet effort, le PAM accueille en sonSiège de Rome la cellule d’appui au Module mondialDescamionsduPAM,enroutedeMasisiàGoma,transportentl’aidealimentaire22


de la logistique. Les membres de cette cellule, conçuede manière à mobiliser immédiatement les moyensrequis en cas d’urgence, sont notamment Actioncontre la faim, Care International, l’Agence suédoised’intervention et de protection civile, le HCR,l’UNICEF, le PAM et World Vision International.La première crise à laquelle ait eu à faire face lacellule en 2009 est apparue au tout début de l’année,lorsque l’armée israélienne a lancé l’OpérationPlomb Fondu dans la bande de Gaza. Au cours des23 jours de conflit, de plus en plus d’organisationshumanitaires sont intervenues en fournissant dessecours d’urgence à ceux qui s’étaient trouvés prisau milieu des combats.À la différence des autres situations d’urgence,cependant, le principal problème logistique, à Gaza,tenait non pas à la destruction ou à l’effondrementde l’infrastructure, mais plutôt aux restrictionsimposées par les autorités israéliennes à ladistribution des secours. Aussi le PAM a-t-il organiséà l’intention de la communauté humanitaire unservice de transports commun chargé, parl’entremise d’un officier de liaison avec les autoritésciviles et militaires, de regrouper les demandesquotidiennes d’autorisation de livrer divers typesd’assistance dans la bande de Gaza. Il a été ainsiorganisé cinq plaques tournantes et trois corridorslogistiques qui ont permis à 31 organismes desNations Unies et ONG locales et internationalesd’acheminer jusqu’à la bande de Gaza près de7 000 tonnes de secours.humanitaires ainsi que 3 392 passagers, dont dessecouristes et des équipes d’évaluation.Les partenaires du secteur privé Agility, TNT etUPS ont fourni cinq camions, qui ont effectué152 déplacements et transporté plus de 1 000 tonnesde secours et d’aide humanitaire.ÉTHIOPIE:COURT-CIRCUITERLESGOULETSD’ÉTRANGLEMENTFaire parvenir les produits alimentaires à un payssans littoral comme l’Éthiopie a toujours constituéun problème pour le PAM, essentiellement parce quetoute l’assistance arrivée par mer ne peut transiterque par le port de Djibouti pour être transportéeensuite sur 800 kilomètres jusqu’à la capitale dupays, Addis Abeba.Ces deux dernières années, les installationsportuaires de Djibouti et le corridor terrestre ont étéde plus en plus sollicités à mesure qu’augmentaientles besoins humanitaires en Éthiopie. Le temps etl’espace manquent pour décharger et transporter lessecours du PAM ainsi que les produits importés parle Gouvernement, fréquemment désignés commeétant prioritaires par les autorités. De gravespénuries de poids-lourds ont encore aggravé leproblème et ont rendu difficile l’expédition desproduits alimentaires, qui arrivent assez souventavec de longs retards.Plus tard dans l’année, le Module de la logistiquea été appelé à intervenir à la suite d’un autre type decrise lorsqu’une tempête tropicale et deux cyclonesont déferlé l’un après l’autre sur les Philippines,causant de graves inondations et d’importantsdéplacements de populations.Le PAM a immédiatement expédié quatre groupesélectrogènes pour alimenter les hôpitaux enélectricité et a fourni des embarcationspneumatiques pour faciliter la distribution dessecours dans des régions inaccessibles par la route.Il a été mis sur pied pour les services aériens d’aidehumanitaires des Nations Unies une unité dotée dedeux hélicoptères MI-171. Lorsque l’opération apris fin, les hélicoptères avaient effectué389 missions et transporté 410 tonnes de produitsalimentaires et de secours pour le compte duGouvernement et des différents organismesLe PAM a réagi en mai 2009 en organisant deuxautres corridors afin de parvenir jusqu’en Éthiopie encourt-circuitant le goulet d’étranglement de Djibouti.Au nord, le PAM a remis en service les installationsde Port Soudan, sur la côte de la mer Rouge,itinéraire qui avait été utilisé par le passé pour livrerdes secours dans la région du nord-ouest del’Éthiopie. Au sud, le PAM a aménagé un itinérairetout à fait nouveau à partir du port de Berbera, enSomalie, sur le golfe d’Aden.L’organisation de ces deux corridors a exigé delongues négociations avec les gouvernements et lesautorités intéressés. Certains premiersaménagements ont également dû être apportés auport de Berbera, où il a fallu installer des machinesd’ensachage et agrandir les entrepôts en construisant20 magasins mobiles pouvant accueillir 8 000 tonnesde blé.23


LesdouaneséthiopiennesinspectentdescamionsvenusdeSomalieRapidement, les corridors aussi bien de Port Soudanque de Berbera ont pu être utilisés, ce qui a ménagéun certain répit au port de Djibouti déjà surchargé.À la fin de 2009, trois navires avaient déchargé à PortSoudan 65 000 tonnes de céréales surtout du blé –qui ont ensuite été transportées par camions àGedarif, à la frontière, puis distribuées auxcommunautés bénéficiaires de Gonder et de Wereta,dans le nord de l’Éthiopie.Dans le sud, le corridor de Berbera est rapidementapparu comme une formule plus rapide et pluséconomique que celle de Djibouti, surtout pour lessecours destinés aux victimes des troubles dans larégion somalie de l’Éthiopie, aux portes mêmes de laSomalie. Les distances étant beaucoup plus courtes,les frais de transport ont pu être considérablementréduits et diminueront sans doute encore pluslorsque les travaux de reconstruction du réseauroutier actuellement en cours seront achevés.Le premier navire chargé de céréales du PAM estarrivé au port de Berbera début juin, suivi de troisautres, dont le dernier a quitté le port fin décembre.En tout, 100 000 tonnes d’aide alimentaire onttransité par ce port de la Somalie en 2009.Une réfection du réseau routier s’impose cependant.Il faut souvent aux transporteurs plusieurs jours pourcouvrir les 300 kilomètres qui séparent Berbera deJijiga, habituellement en convois de 30 camions,voire davantage. La plupart des routes soit ne sontpas revêtues, soit sont en très mauvais état, de sorteque les pannes sont constantes et que les accidents,parfois mortels, sont fréquents.Le Gouvernement éthiopien, avec l’aide de plusieurspays donateurs, s’emploie à améliorer le réseauroutier. Lorsque les travaux seront achevés, lesconvois pourront circuler dans de meilleuresconditions de sécurité et plus rapidement. Le réseauroutier amélioré facilitera aussi sans doute lesimportations commerciales.Le corridor de Berbera est appelé à devenirl’itinéraire normalement utilisé pour l’importationdes secours humanitaires. Les 100 000 tonnes desecours qui ont transité par ce port en 2009 ontreprésenté 16 pour cent du total des importations decéréales du PAM en Éthiopie. Ces chiffres pourraientdoubler en 2010, selon l’évolution des besoins enÉthiopie et l’avancement des travaux entrepris pouraméliorer l’infrastructure. Les besoins sontconsidérables. Les effets conjugués de sécheressessuccessives, de la cherté persistante des produitsalimentaires et de la crise financière mondialemenacent de plonger dans la famine jusqu’à6 millions d’Éthiopiens.24


SRILANKA:SECOURIRUNERÉGIONASSIÉGÉELe sanglant dénouement, en mai 2009, du longconflit à Sri Lanka approchant, il est devenu deplus en plus difficile pour le PAM de faireparvenir des vivres à ceux qui étaient pris entenaille par l’aggravation des hostilités.Les possibilités d’accès par la route à la régionde Vanni, dans le nord-est de Sri Lanka, théâtredes précédents affrontements entre les forcesgouvernementales et les Tigres de libération del’Elaam tamoul n’ont cessé de s’amenuiserjusqu’à ce que les routes se trouvent en faittotalement coupées vers la fin de janvier. Ledernier convoi du PAM se dirigeant vers larégion de Vanni, parti le 16 janvier, a lui-mêmeété pris entre deux feux et a été immobilisé dansla zone du conflit, avec son personnel national etinternational, pendant près d’une semaine.En février, les autorités de Sri Lanka ontproclamé une “zone de cessez-le-feu” le long dulittoral oriental du district de Mullaittivu, languede terre de 12 kilomètres où s’étaient réfugiéesjusqu’à 100 000 personnes déplacées par lescombats. Pour les secourir, le Gouvernement etle PAM ont organisé un itinéraire par mer pourpouvoir distribuer aux personnes déplacéesl’aide alimentaire et les secours dont ellesavaient besoin. Faute de ports sur le littoral deMullaittivu, cependant, les navires ont dûdemeurer à plusieurs centaines de mètres aularge, où les secours ont été chargés à bord debâtiments de pêche locaux pour être transportésjusqu’au rivage.hostilités. Les livraisons devaient êtrecoordonnées par téléphone satellitaire, seul lienavec le reste du monde. Entre le 19 février et le13 mai, le PAM a expédié 2 800 tonnes deproduits alimentaires à bord de bâtimentsbattant pavillon du CICR.Comme l’explique Adnan Khan, directeur de paysà Sri Lanka, “l’équipe logistique a travaillé24 heures sur 24 pour obtenir du Gouvernementet des militaires les permis nécessaires pouracheminer les secours jusqu’à la zone descombats et veiller à ce que nul ne meure de faim”.À mesure que les combats s’intensifiaient,l’exode s’est accéléré. En avril, il y avait130 000 personnes déplacées et le PAM distribuaitquelque 54 000 rations par jour en moyenne.Vers la fin de 2009, sept mois après la fin deshostilités, 300 000 personnes déplacées étaientpeu à peu réinstallées dans la région de Vanni.Pour secourir la population, le PAM a mis surpied une opération spéciale d’une valeur de7,7 millions de dollars pour faciliter lacoopération interorganisations dans les zones dunord-est de l’île affectées par le conflit. Le PAMa, dans le cadre de cette opération spéciale,administré des plaques tournantes communesà Colombo, Jaffna et Vavuniya ainsi qu’une baselogistique à Trincomalee. Des entrepôtssupplémentaires, notamment dans le plus vastecamp de personnes déplacées, à Menik Farm,ont été aménagés dans le Vanni.Belay Atlaw, spécialiste de la logistique du PAM,se le rappelle fort bien: “Les embarcationstransportant les produits alimentaires revenaientsouvent chargées de malades et de blessés.C’était une course constante contre la montre.Il fallait être prêt à tout moment à intervenirrapidement et commencer à charger les secoursà bord des embarcations qui se trouvaientdisponibles dans le port de Trincomalee”.Les vivres étaient transportés de nuit etarrivaient à l’aube à Mullaittivu. Les partenaireslocaux du PAM – le Gouvernement et le Comitéinternational de la Croix-Rouge (CICR) – setrouvaient eux-mêmes enfermés dans la zone desLes hostilités armées ayant pris fin, le PAMs’emploie maintenant à aider à se réinstaller lespersonnes déplacées par les combats. Nombred’entre elles vivent dans des zones reculées etont besoin d’une assistance alimentaire. Lesroutes qui ont été déminées sont peunombreuses et beaucoup d’entre elles sontencore en très mauvais état. Le PAM, encollaboration avec le Gouvernement, les forcesmilitaires et les organismes de déminage,s’efforce de faire parvenir des secours à cespeuplements reculés. Il utilise des remorqueset des camions légers pour livrer une assistancemilitaire et contribuer ainsi à la reconstructiondu pays.25


Nouveaux outils au servicede la lutte contre la faimUNŒILDANSLECIELUne multitude de satellites d’observation et detélédétection, constamment en orbite, constituentl’œil du PAM dans le ciel. Dans leur rotationincessante autour du globe, ces satellitestransforment rapidement la façon dont travaillele PAM et ont mis à sa disposition toute une sériede technologies novatrices qui lui permettent demieux se préparer à intervenir en cas d’urgenceet à le faire plus rapidement et plus efficacementquand survient une crise.L’information est essentielle lorsque surgit unecatastrophe: pour planifier les opérations de secours,le PAM doit avoir une idée claire du déroulement desévénements sur le terrain. De même, pour accélérerles secours, le PAM doit pouvoir disposerd’informations exactes concernant, entre autres, lenombre de personnes qui vivent dans les régionsaffectées, l’endroit où elles se trouvent et quels sontles routes et les ponts qui sont encore praticables.Jusqu’à une date toute récente encore, obtenirce type d’information représentait un travail long etparfois coûteux. Les cartes classiques imprimées sontsouvent dépassées. Les missions d’évaluation peuventêtre longues et difficiles si elles doivent se déplacerpar terre, ou d’un coût prohibitif lorsqu’elles sontmenées par hélicoptère.a permis à des sociétés commerciales de s’implantersur ce marché. Il existe également de nouveauxprotocoles internationaux qui facilitent la collecteet un partage plus rapides d’images plus nombreuseset plus diverses. Des organismes humanitairescomme le PAM peuvent même aujourd’hui demanderl’activation de satellites spécifiques ou leurorientation dans une direction donnée.Tel peut être le cas non seulement après unecatastrophe, comme un tremblement de terre, maisaussi lorsqu’une crise se dessine. Le PAM peut, s’ilpeut prédire le cours d’une tempête tropicale, mieuxprévoir et se préparer. Lorsque trois tempêtestropicales ont déferlé sur les Philippines en un peuplus d’un mois en 2009, le PAM a utilisé les imagesprises du ciel par satellite pour identifier les régionsrurales peu peuplées et centrer son attention surles régions plus urbanisées. Ces technologies ont ainsiaidé le PAM à cibler son assistance.Les satellites, qui ont été activés conformément auxprotocoles internationaux, ont également suivi lescyclones à la trace et les informations rassembléespar les satellites d’observation et de télédétectionconcernant l’endroit où le cyclone risquait de toucherterre et les localités où le sol était si saturé que desinondations seraient inévitables ont été d’uneimmense utilité pour le PAM, qui a ainsi pu préparerson intervention.Nombre de ces méthodes cèdent peu à peu le pasaux progrès récents des technologies satellitaires etde la cartographie analytique. Pour tirer le meilleurparti possible de ces progrès de la technologie, lePAM a mobilisé le concours d’un vaste réseaud’universitaires et de scientifiques et utilise de plus enplus des cartes analytiques et les cartes établiesau moyen de l’imagerie satellitaire à la fois pourmettre sur pied une nouvelle opération et pour enpréparer les phases suivantes.Il est aujourd’hui plus facile d’obtenir et d’analyser lesimages prises par satellite, en particulier parce queles gouvernements et les agences spatiales ontrécemment ouvert leurs satellites à un plus grandenombre d’utilisations civiles, ce qui, à son tour,Les compétences et les ressources acquises par lePAM se sont avérées essentielles lors du séisme quia secoué Haïti. Quelques heures seulement après letremblement de terre, les premières cartesanalytiques avaient déjà été établies par l’équipede cartographie du Service de préparation desinterventions en cas d’urgence du Siège. Ces cartesindiquaient les épicentres du séisme et le nombrede personnes qui risquaient d’être sinistrées, donnantainsi une première vue d’ensemble de la situation,élément indispensable à la mise en route immédiatede l’intervention. Le PAM s’est alors adressé à l’un deses partenaires du secteur universitaire etscientifique, ITHACA (Information Technology forHumanitarian Assistance, Cooperation and Action),et a ainsi obtenu rapidement les meilleures26


photographies prises par satellite, qui lui ont permisde commencer à analyser l’impact de la catastrophe.Alors que d’autres photographies n’étaient que d’uneutilité limitée en raison du couvert nuageux, lesimages prises par ITHACA étaient d’une telle clarté etd’une telle résolution (1 pixel = 50 cm sur le terrain)que l’on pouvait aisément identifier les bâtimentseffondrés ou endommagés et les rues bloquées. Uneanalyse rapide de l’impact de la catastrophe a alorsété réalisée pour la capitale, Port-au-Prince. Ceprocessus complexe consiste à surimposer une carteinformatisée comportant les informations clés auxphotographies prises par satellite afin d’obtenir ainsiimmédiatement une image de la situation sur leterrain.Ces cartes pouvaient également être utilisées dès quede nouvelles informations étaient disponibles, parexemple au sujet de questions comme l’endroit où serassemblaient spontanément les personnes déplacéesou l’endroit où avait été aménagé un point dedistribution de vivres. Lorsque la sécurité autour deces points de distribution est devenue préoccupante,les cartes montraient quels autres itinérairespouvaient être utilisés en sécurité. Les cartes enquestion, répondant à des besoins de personnelconcret, ont permis au PAM de distribuer les secoursà ceux qui en avaient le plus besoin.BURKINAFASO:TRANSFERTSMONÉTAIRES/BONSD’ALIMENTATIONPour autant qu’il s’en souvînt, Abdullah n’avaitjamais vu tant de monde dans son magasin.Contournant bidons d’huile et sacs de maïs, il a peineà satisfaire sa nouvelle clientèle, qui fait la queue àl’intérieur comme à l’extérieur de sa petite échoppe,dans les faubourgs de la capitale du Burkina Faso,Ouagadougou.Ses nouveaux clients sont les premiers bénéficiairesde bons d’alimentation du PAM en Afrique. Ilsarrivent à peine d’un centre de distribution procheet, avec un bon d’une valeur d’environ 3 dollars, ilspeuvent acheter du maïs, de l’huile, du sucre, du selet du savon.Comme l’explique Annalisa Conte, directeur de paysdu PAM au Burkina Faso, “nous nous sommesrendus compte que la hausse des prix des produitsalimentaires avait créé une grave vulnérabilité dansles quartiers urbains. Le pouvoir d’achat des citadinss’était trouvé à tel point érodé qu’ils devaient acheterleur savon à crédit dans les mêmes magasins queceux qui faisaient partie du programme dedistribution de bons”.Lepremierprogrammededistributiondebonsd’alimentationorganiséparlePAMenAfriqueaétélancéauBurkinaFaso,oùleprixdesproduitsalimentairesdegrandeconsommationavaiténormémentaugmenté.Lesfamillesreçoiventdesbonsqu’ellespeuventutiliserpouracheterdumaïs,del’huile,dusucre,duseletdusavondanslesmagasinsagréésparlePAM.27


Le PAM a l’intention d’utiliser plus fréquemment laformule des bons d’alimentation, surtout dans les villes,où les marchés fonctionnent mais où il y a beaucoupde gens trop pauvres pour acheter des aliments. Lesprogrammes de distribution de bons d’alimentation etde transferts monétaires injectent de l’argent dans leséconomies locales lorsque l’infrastructure de marchéset de commerces existe. Pour le PAM, ils constituentégalement une forme flexible d’aide alimentaire quilui permet de faire des économies sur le coût destransports et l’entreposage de volumineux stocksde produits.Entre février et décembre 2009, près de200 000 personnes ont reçu des bons d’alimentationà Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, deuxième villedu pays. Il ressort d’une analyse d’impact menée enjuin 2009 que la sécurité alimentaire des bénéficiairess’était améliorée et que ceux-ci mangeaient désormaisdeux fois par jour plutôt qu’une. En outre, leprogramme avait libéré une partie de leurs ressources,qu’ils pouvaient consacrer à d’autres besoins essentiels,principalement soins de santé et habillement.BONSD’ACHATDEPLUMPY’DOZÀ Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, le PaMa distribué du Plumpy’Doz aux enfants dansle cadre d’un programme novateur dedistribution de bons. en 2009, 360 tonnesde ce supplément alimentaire nutritif prêtà l’emploi ont été distribuées à plus de40 000 enfants de moins de 2 ans –20 237 filles et 20 089 garçons. Lesdispensaires locaux ont constaté uneamélioration de la situation nutritionnelledes enfants qui ont reçu ce produitspécialisé, supplément alimentaire en pâtecomposé d’huile végétale, de beurre decacahuètes, de sucre et de lait. Les enfantsburkinabés, qui en sont devenus friands,l’ont baptisé “chocolat”.Bien que les transferts monétaires, habituellementdécaissés tous les six mois, ne représentent, en gros,que la moitié du revenu des ménages ciblés, ilsconstituent un apport particulièrement apprécié pourles femmes étant donné que la plupart d’entre ellesgagnent leur vie en ramassant du sable et des pierrespour 50 cents de dollar par jour.Pour Sylvie Dipama, l’une des premières bénéficiairesde Ouagadougou à avoir reçu des bons, ne pas avoirà lutter pour se nourrir au cours des six mois suivantsa été une libération. “J’ai quatre enfants, mais j’ai dûenvoyer ma plus petite fille chez mes parents, n’ayantplus les moyens de nourrir tout le monde”,explique-t-elle à la veille du lancement du nouveauprogramme, au début de 2009. L’alimentation duménage étant désormais mieux assurée, ses enfants ontpu aller à l’école plutôt que de devoir l’aider tous lesjours à gagner de l’argent pour acheter des aliments.Le PaM utilise des suppléments alimentaires prêtsà l’emploi dans ses opérations d’urgence ainsi quepour aider à prévenir ou à traiter la malnutritionmodérée. Ces aliments sont censés compléter lelait maternel et les autres aliments dispensés auxjeunes enfants très exposés à la malnutrition. Lesingrédients du Plumpy’Doz sont les suivants: pâtede cacahuètes, huile végétale, lait écrémé enpoudre, lactosérum, maltodextrines et sucre.Mais il faut aller plus loin et aider les bénéficiairesdes programmes de distribution de bons à trouverdes possibilités de gagner leur vie après la fin duprogramme. Une association féminine deOuagadougou, appelée Solidarités et action sociale,avec l’appui du PAM, fabrique des savonnettes et lesvend dans les magasins qui participent auprogramme, ce qui constitue ainsi pour saproduction des débouchés réguliers.SYRIE:COUPONSTÉLÉPHONIQUESSamar, réfugiée iraquienne, vit à Damas, dans lequartier de Jarmana, où elle élève seule trois jeunesenfants. La famille ne survit que grâce à un colisd’aide alimentaire du PAM qui arrive tous les deuxmois. Depuis septembre dernier, le PAM lui afacilité la vie en distribuant les aliments de façonnovatrice – par le biais de son téléphone cellulaire.28


Samar fait partie d’un projet pilote inédit du PAM:les familles reçoivent sur leurs téléphonescellulaires un message SMS assorti d’un code quiconstitue en quelque sorte un “coupon virtuel” quipeut être utilisé dans différentes épiceries de l’État.Les bénéficiaires peuvent utiliser tout ou partie ducoupon pour acheter des produits comme riz,farine, lentilles, huile végétale ou thon en conserve.Ils ne sont pas obligés de tout dépenser en uneseule fois mais peuvent choisir ce qu’ils veulentacheter, par exemple aussi des produits frais etpérissables, comme œufs ou fromage, ne faisantpas partie des rations habituelles.ÀDamas,lePAMdistribuedesbonsd’alimentationsousformedemessagesdetexteenvoyésauxréfugiésiraquienssurleurstéléphonescellulaires,lesquelspeuventlesutiliserpouracheterduriz,delafarine,deslentilles,despoischiches,dupoissonenconserve,etmêmedesœufsetdufromage.Pour Samar, le programme a de multiplesavantages, dont le fait qu’elle n’a plus à transporterdes lourds sacs d’aliments qu’elle allait chercherdans les centres de distribution. “Je suis seule à lamaison avec mes trois enfants, de sorte qu’il estdifficile pour moi d’aller loin et de laisser lesenfants seuls trop longtemps”, dit-elle.“Maintenant, il me suffit d’aller au magasin et je nesuis pas absente longtemps”. Samar est égalementravie de pouvoir choisir parmi toute une nouvellegamme de produits.Les villes de Syrie ont accueilli des centaines demilliers de réfugiés ayant fui le conflit en Iraq.Différents organismes humanitaires ont déjàutilisé par le passé des messages téléphoniques etdes cartes à puce pour aider financièrement ceuxqui sont dans le besoin, mais le projet pilote duPAM est sans doute le premier à utiliser lestéléphones cellulaires pour aider les bénéficiairesà se nourrir.Daly Belgasmi, chef du bureau régional du PAMpour le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Europeorientale, souligne que “c’est le sourire qui éclairele visage des mères qui peuvent désormais acheterdu lait et des œufs dans un magasin près de chezelles qui nous encourage à rechercher constammentde nouveaux moyens de rendre un semblant de vienormale aux réfugiés qui luttent pour s’adapterà leur nouvel environnement”.Plus de 3 000 personnes, qui ont dépensé enalimentation quelque 6 millions de livres syriennes(130 000 dollars), ont bénéficié de la premièreétape du projet pilote du PAM, menée de septembreà décembre 2009. Le projet a été prolongé d’unenouvelle période de quatre mois dans le but dedoubler le nombre de familles secourues.Pendant la phase initiale, les familles participantesont été sélectionnées au hasard parmi les130 000 Iraquiens qui reçoivent actuellement uneaide alimentaire régulière. Elles ont assisté à desréunions d’information où il leur a été distribué descartes SIM fournies gratuitement par MTN Syria,opérateur de téléphonie mobile. Tous les deuxmois, chaque famille a reçu un coupon parpersonne d’une valeur de 22 dollars (environ1 000 SYP). Après chaque transaction, le solde deleur compte est transmis aux familles, égalementpar SMS, sur leurs téléphones cellulaires.Le PAM a mis au point ce projet pilote encollaboration avec l’Établissement général pourle stockage et la commercialisation des produitsanimaux et agricoles (GESMAAP) du Ministèresyrien de l’économie et du commerce international.Le GESMAAP distribue les produits alimentairespar l’entremise de ses magasins dans les quartiersde Damas où vivent la plupart des réfugiésiraquiens.Le Gouvernement syrien estime qu’il y a dans lepays plus de 1 million de réfugiés iraquiens quivivent dans des appartements et d’autres logementsprivés. Beaucoup d’entre eux avaient de l’argentlorsqu’ils sont arrivés et avaient déjà des téléphonescellulaires. Cependant, comme leurs économies ontfondu et comme ils ne sont pas légalementautorisés à travailler, l’aide alimentaire constituepour eux un complément important.29


achats au service du progrès:Renforcer les capacitésLapassion d’Adilio de Jesus n’a jamais ététrès rentable. Ce métayer de 26 ans aimetravailler la terre dans son pays, en El Salvador,mais ses récoltes de maïs et de haricots luirapportent rarement assez pour couvrir sesdépenses. En 2009, cependant, Adilio a enfin puréaliser un bénéfice, grâce essentiellement auprojet d’”Achats au service du progrès” du PAM.“Je me suis fait un bénéfice net de 500 dollars envendant ma récolte au PAM”, explique-t-il. “Si jel’avais vendue aux coyotes [négociants locaux],j’aurai touché à peine assez pour couvrir mesfrais. Grâce à ce projet, faire ce que j’aime fairevaut la peine. Nous travaillons dur, mais notretravail est récompensé”.Accroître le revenu des petits cultivateurs est l’undes principaux objectifs de l’initiative, quiexploite la capacité du PAM d’acheter desproduits alimentaires comme moyen de stimuleret d’améliorer la production agricole parmi lespetits exploitants en les reliant aux marchés.À la fin de 2009, le projet, lancé en septembre2008, était en cours dans 19 des 21 pays pilotessélectionnés. Pendant cette période, il a étéacheté 39 000 tonnes de produits sur la basede contrats conclus avec 80 organisationsd’agriculteurs de 13 pays. À ce jour, il a étéidentifié en vue d’une participation à ce projet356 associations agricoles représentant prèsde 630 000 cultivateurs.ÀKapchorwa,enOuganda,lemoulinpréparelemaïsdestinéàlaconsommationlocaleouàlavente.30


L’association salvadorienne locale à laquelleappartient Adilio, El Pesote, est l’une d’entre elles.Dans le cadre de ce projet, les 64 membresd’El Pesote ont reçu des partenaires du PAM uneassistance technique qui leur a permis d’améliorerleurs techniques agricoles. Ils ont également euaccès à un fond de crédits renouvelables qui leur apermis d’acheter des semences et des engrais debonne qualité. En outre, ils ont reçu une formationà la manutention des produits après la récolte, auxnormes de qualité et à la gestion associative.Ainsi, les membres d’El Pesote ont pu conclure avecle PAM un contrat de vente de 97 tonnes de maïs.Adilio a vendu 80 quintaux de maïs, soit 3,6 tonnes,ce qui lui a permis de louer plus de terre enprévision de l’année suivante. Son associationnégocie un prêt destiné à agrandir les entrepôts etles ouvrages d’infrastructure de l’association.L’initiative “Achats au service du progrès” conjuguela nécessité pour le PAM d’acheter des produitsalimentaires et les compétences techniques de sespartenaires afin de renforcer les capacités desassociations d’agriculteurs pour les aider à avoiraccès au crédit et les mettre mieux à même de livrerun produit de qualité à des marchés rentables.PAM. “La vente a été conclue rapidement, nousavons été payés sans tarder et nous avons fait unbon bénéfice”, dit Mamadou Traoré, 60 ans, depuislongtemps membre de la Faso Jigi.L’initiative “Achats au service du progrès”intervient à différentes étapes de la chaîne agricolepour aider les cultivateurs à vendre plus, et à desprix plus rémunérateurs. En Ouganda, le projetencourage la construction d’entrepôts, à laquelleJoselyn Mangusho, cultivatrice de Kapchorwa mèrede six enfants, attache beaucoup d’importance.“À l’heure actuelle, il y a peu d’aires de battage etpas d’installations d’entreposage suffisantes, et lemarché est limité. Généralement, nous accumulonsle maïs récolté dans des locaux exigus où, souvent,il pourrit avant que nous puissions trouver unacheteur. Si nous réussissons à le sécher, nousdevons aller jusqu’à Mbale pour pouvoir le vendre.Cet entrepôt résoudra beaucoup de nosproblèmes”.MbayinJackson,30ans,cultivateurdemaïsàKapchorwa,enOuganda,inspectesanouvellerécolte.Plus de 50 partenaires, dont des gouvernements, desorganismes des Nations Unies, des organisationslocales et internationales et des ONG, ainsi que lesecteur privé, collaborent avec le PAM à la mise enœuvre de cette initiative. Plus de 10 000 agriculteursont acquis de nouvelles compétences dans desdomaines comme la gestion associative, lestechniques agricoles, le contrôle de la qualité et lamanutention des produits après la récolte.L’initiative commence à donner des résultats. AuMali, les petits exploitants ont déjà participé auxappels d’offres lancés régulièrement par le PAMpour l’achat de produits alimentaires dans le pays,alors qu’ils s’en abstenaient précédemment, surtoutparce qu’ils pensaient ne pas avoir les capacitésnécessaires pour vendre leurs récoltes au PAM.C’est alors que la Faso Jigi, confédérationd’associations d’agriculteurs, a collaboré àl’initiative et a bientôt pu apporter la preuve que lespetits exploitants pouvaient soumissionner avecsuccès à condition que les quantités requises soientà la mesure de celles qu’ils pouvaient produire. En2009, la Faso Jigi s’est vu attribuer un marchéconcernant la vente de 600 tonnes de céréales au31


LePAMdoitparfoissuspendretemporairementseslivraisonsdeproduitsalimentairesousesmissionssurleterrainenraisondel’insécurité.Lesconvoisquitransportentdesproduitsalimentairesnepeuventpartirqu’avecautorisation,cequipermetd’exercerunderniercontrôleafindegarantirleursécuritéavantleurdépart.32


Sûreté et sécuritéPAKISTANLe climat d’insécurité dans lequel doit travailler lePAM est apparu on ne peut plus clairement peu aprèsmidi, le 5 octobre 2009, lorsqu’un terroriste, identifiépar la suite comme étant membre des Taliban, a faitexploser la charge qu’il portait sur lui après être entrédans les bureaux du PAM à Islamabad.L’explosion a fait cinq morts parmi le personnel duPAM: Botan Ahmed Ali Al-Hayawi, informaticien;Mohamed Wahab, assistant aux finances; AbidRehman, assistant principal aux finances; Gul RukhTahir, réceptionniste; et Farzana Barkat, assistantede bureau. Quatre autres agents du PAM ont étésérieusement blessés: Syed Tahir, Atif Sheikh etMuhammed Muneer, tous membres du service desfinances, et Adam Motiwala, qui travaillait au servicede la logistique.Des bureaux temporaires ont été aménagés dans unhôtel d’Islamabad où avaient été installés derigoureux systèmes de sécurité après une précédenteattaque terroriste. De nouveaux quartierspermanents, qui devraient être prêts à être occupésen mai 2010, ont été identifiés à l’intérieur del’enceinte hautement protégée où se trouvent lesmissions diplomatiques à Islamabad.Remarquablement, les programmes du PAM auPakistan se sont poursuivis sans guèred’interruption. En 2009, le PAM a fourni uneindispensable aide alimentaire à près de 10 millionsde personnes, dont 350 000 tonnes de secoursd’urgence à près de 3 millions de civils déplacéspar le conflit qui avait éclaté au début de l’annéedans la vallée du Swat.Le bâtiment où se trouvaient les bureaux du PAMa été gravement endommagé et l’explosion a coupétotalement l’alimentation en électricité, le téléphoneet la connexion à l’Internet.Les dégâts auraient été encore plus graves si le PAMn’avait pas récemment dépensé 300 000 dollars pourrenforcer la sécurité des locaux face à la menacecroissante des Taliban. Des barrières de protectionavaient été construites, les murs avaient été renforcéset des fenêtres résistant à l’effet de souffle avaient étéinstallées. Ainsi, une seule fenêtre a été soufflée parl’explosion et nul n’a été blessé par des éclats deverre.Néanmoins, l’incident a profondément ébranlé lePAM ainsi que l’ensemble de la communautéhumanitaire au Pakistan. C’était en effet la premièreattaque dirigée contre le PAM depuis que celui-ciavait commencé à opérer dans le pays, en 1968.C’était également la première fois qu’un bureau desNations Unies était attaqué par une “personne chargéd’un engin explosif improvisé”, expressioncommunément utilisée par les services de sécuritépour désigner ce type de terroriste. Avant cetteattaque, le PAM craignait surtout une attaque aumoyen d’un véhicule piégé. L’attaque menée par leterroriste a mis en relief la nécessité de repenserles stratégies de sécurité.AFGHANISTANUne fraction de seconde plus tard et GhulamHassan, chauffeur du PAM, aurait très certainementété tué. Mais la mine télécommandée placée au bordde la route a explosé juste avant le passage de saLand Cruiser blanche, de sorte que c’est le blocmoteur qui a absorbé le plus gros de l’onde de choc.L’explosion a réduit l’avant de la Land Cruiser àl’état de ferraille et Hassan, gravement blessé auxjambes et au bassin, a perdu connaissance. Aprèsplusieurs mois de traitement médical et deréadaptation dans quatre hôpitaux de deux pays,Hassan a repris son travail, à temps partiel, à la finde l’année.L’attaque dont il a été victime alors qu’il roulaiten tête d’un convoi du PAM dans la province deParwan, normalement paisible, dans le centrede l’Afghanistan, a été une manifestation del’insécurité croissante, qui a constitué l’un des plusgraves problèmes enregistrés en 2009 dans le pays,non seulement pour le PAM mais pour lacommunauté humanitaire tout entière.Regrettablement, la situation a continué d’empirerjusqu’à la fin de l’année.33


Quatre mois plus tard, juste après l’aube, le28 octobre, les fonctionnaires internationaux enposte à Kaboul se sont empressés de se mettre enlieu sûr lorsqu’ils ont appris que des hommes armésde fusils d’assaut et d’explosifs assiégeaient unbâtiment privé utilisé par les fonctionnaires desNations Unies de passage. Au cours des prochainesheures, alors que l’on continuait d’entendre desexplosions et des coups de feu à proximité, lesnouvelles ont commencé à filtrer par messages detexte et par Internet et l’inquiétude a gagné lorsqu’ilest apparu que plusieurs sites étaient attaqués. Lesattaques ont fait 12 morts, dont 5 collègues desNations Unies appartenant à d’autres organisations.contrôleurs externalisés pour l’évaluation desbesoins, le suivi et les rapports.Selon cet arrangement, des employés recrutéslocalement auxquels ne s’appliquent pas les règlesde sécurité des Nations Unies évaluent les projetset suivent de très près la réalisation de programmesappuyés par le PAM. Les contrôleurs utilisent lesmêmes méthodes d’évaluation, de suivi et derapports que celles qu’appliquent les contrôleursdu PAM. Et, comme les fonctionnaires du PAM, lescontrôleurs de l’extérieur travaillent en étroiteassociation avec les communautés locales.En 2009, l’insécurité a conduit à interdire l’accèsdu personnel des Nations Unies à de plus en plusde régions du pays, ce qui n’a pas manqué decompliquer les livraisons de vivres et l’exécutiondes programmes. Malgré l’insécurité, le PAM anourri quelque 9 millions d’Afghans des34 provinces du pays.Grâce aux importants investissements qui ont étéfaits dans le renforcement de la sécurité des locauxdu PAM en 2009, le PAM a pu continuer detravailler à pleine capacité sans devoir, commed’autres organismes des Nations Unies, réduire leseffectifs faute de locaux pouvant héberger lepersonnel dans des conditions de sécuritéadéquates. Le PAM a également modifié certainesprocédures afin de protéger les camions detransporteurs commerciaux dans les zones dontl’accès était interdit au personnel des Nations Unies,en collaborant étroitement avec les communautéslocales dans certaines régions et en organisant desescortes de la police nationale afghane dans d’autreslorsque les transporteurs l’avaient demandé. Grâceà ces changements, le nombre d’attaques dirigéescontre des convois commerciaux du PAM a diminuéd’un tiers par rapport à l’année précédente, et lesquantités de produits alimentaires pillées ont reculéde 80 pour cent, et ce malgré l’augmentation dunombre d’incidents.Le bureau du PAM en Afghanistan a égalementadopté des mesures concrètes pour renforcer sonsuivi sur le terrain en 2009 et a élaboré unestratégie pour le renforcer encore plus au cours desannées à venir. Dans certaines des régions del’Afghanistan où l’insécurité est telle que lepersonnel des Nations Unies ne peut pas s’y rendre,le PAM a eu plus largement recours à desSOMALIEDepuis le début de guerre civile en Somalie, en 1991,l’insécurité n’a cessé de s’aggraver. Année aprèsannée, la situation a continué de se dégrader, aussibien pour la population déjà très éprouvée du paysque pour les organismes humanitaires qui essaientde lui apporter une assistance. L’année 2009 n’a pasfait exception.La nouvelle année a été marquée par l’assassinatde deux agents du PAM en trois jours, en janvier, àl’occasion des distributions de vivres dans le sud dela Somalie et, le 31 décembre, tout le personnel duPAM a dû quitter les régions méridionales contrôléespar le mouvement Al-Shabab. Entre-temps, il a étéenregistré certains progrès très réels dans ce qui estprobablement l’environnement le plus dangereuxet le plus fluide qui soit au monde pour lesorganismes humanitaires.À la suite des assassinats, le PAM a mobilisé lesoutien des communautés, des groupes armés et desadministrations presque partout dans le sud et a purecommencer à nourrir les populations. Grâce ausoutien des donateurs et au dévouement de soncourageux personnel, le PAM – le plus vaste desorganismes humanitaires qui opèrent en Somalie –a montré qu’il était possible de fournir uneassistance, même si cela était souvent difficile.En tout, le PAM a nourri en Somalie 3,3 millions depersonnes en 2009, auxquelles il a distribué440 000 tonnes de vivres.Dans les domaines de la santé et de la nutrition, lePAM a doublé sa capacité de secourir les personnessouffrant de malnutrition modérée et près de34


DanslaprovincedeBakool,enSomalie,lesfemmesattendentladistributiondevivresduPAMsousl’œilvigilantdupersonneldesécurité.150 000 femmes et enfants ont bénéficié de sesprogrammes de supplémentation alimentaire. LePAM a également utilisé à titre expérimental dessuppléments alimentaires prêts à l’usage pour traiterla malnutrition modérée. En décembre, de telssuppléments alimentaires étaient distribués àquelque 18 000 enfants de Mogadiscio et des régionsdu Puntland et de la Somalie.Dans la capitale, le PAM a livré les alimentsnécessaires à la préparation de repas chauds dontont bénéficié chaque jour 80 000 personnes dans16 centres administrés par l’organisation nongouvernementale SAACID, avec le concours departenaires et de donateurs comme le Conseil danoispour les réfugiés, le Département de l’aidehumanitaire de la Commission européenne, l’Agencyfor International Development des États-Unis et lesGouvernements du Danemark, de la France, de laNorvège et de la Suède. Cela a porté à plus de40 millions le nombre de repas distribués depuisnovembre 2007.passagers et 176 tonnes de fret entre le Kenya et laSomalie ainsi qu’en Somalie même en 2009.L’Union européenne et l’OTAN ont fourni desescortes navales pour protéger contre les pirates lesnavires chargés de 263 000 tonnes d’aliments duPAM, soit une quantité suffisante pour nourrir1,3 million de personnes pendant toute une année.Depuis que le dispositif d’escortes navales a été misen place en 2007, plus de 500 000 tonnes deproduits alimentaires du PAM sont arrivées sansencombre dans les ports de la Somalie.À la suite des allégations faisant état dedétournement de produits alimentaires en Somalie,le PAM a mené une enquête interne, et il n’a ététrouvé aucune preuve que les agents du PAMvendaient des produits ni que les transporteursvendaient les aliments du PAM à des négociants.Le PAM a néanmoins resserré ses systèmes devérification et de contrôle et collaborera avec touteenquête indépendante qui pourrait être ouverte.Le PAM a poursuivi, en dépit du conflit, ses effortsd’aménagement du port de Mogadiscio. Les épaves,comme les remorqueurs coulés, ont été retirés et leschenaux existants, d’une profondeur de 2 mètres, ontété dragués jusqu’à 10 mètres de profondeur pourque des navires de plus gros tonnage puissentaccoster. Il a été installé un groupe électrogène desecours et 14 défenses d’accostage et construit unchâteau d’eau de 64 000 litres de contenance. Lesservices aériens d’aide humanitaire des NationsUnies gérés par le PAM ont transporté 15 000Malgré les assurances de coopération reçues par lePAM au début de 2009, les groupes armés opérantdans le sud du pays ont durci leur position vers la finde l’année et sont même allés jusqu’à exiger d’êtrepayés pour assurer la sécurité et à poser d’autresconditions inacceptables. Étant donné les menaces etles mesures d’intimidation dirigées contre sonpersonnel, le PAM a évacué ses 45 derniers agentsde la plupart des régions méridionales de la Somalie.Le PAM est résolu à faire en sorte qu’ils puissentreprendre leur travail dès que possible.35


36LeConseild’administrationdiscutedel’applicationdesnormesIPSASauPAMavecdeuxansd’avance.


améliorer la transparence:les normes IPSaSEnjuin 2009, le PAM a achevé la mise enœuvre des Normes comptablesinternationales du secteur public (normes IPSAS),confirmant ainsi lele de pionnier qu’il joue au seindu système des Nations Unies dans les domaines dela gestion financière, de l’obligation redditionnelleet de la transparence.Les normes IPSAS sont une série de 26 normesd’information financière et normes comptablesrigoureuses élaborées pour le secteur public par lesexperts de la Fédération internationale des expertscomptables. Ces normes ont pour but de renforcerl’obligation redditionnelle, d’améliorer latransparence et de faciliter l’harmonisation del’information financière afin d’améliorer ainsi lagouvernance et la gestion financière à terme.Le Comité de haut niveau sur la gestion del’Organisation des Nations Unies a approuvé en2005 l’adoption des normes IPSAS par lesinstitutions et organismes des Nations Unies, la datebutoir étant fixée à janvier 2010. Le Conseild’administration du PAM ayant avancé cette date àjanvier 2008, le PAM a dûment produit en janvier2008 ses premiers états financiers établisconformément aux normes IPSAS, et est devenu lepremier organisme du système des Nations Uniesà adopter les nouvelles normes.Les états financiers de 2008 ont depuis lors faitl’objet d’une opinion dépourvue de réserve à la suitede l’audit réalisé par le Commissaire aux comptes duPAM. Conformément aux normes IPSAS, le PAMétablit chaque année cinq états financiers quiexposent la situation financière du Programme, sesrésultats d’exploitation, les variations de l’actif net,les flux de trésorerie et une comparaison desmontants prévus au budget et les dépenses effectives.L’équipe du PAM chargée de la mise en œuvre desnormes IPSAS a élaboré un manuel d’application etune brochure succincte qui expliquent les principauxconcepts comptables, a créé un site web spécialiséet a formé plus de 3 200 fonctionnaires à l’utilisationdes nouvelles normes.37


Informations et sensibilisation:wfp.orgEn janvier 2009, le PAM a réaménagé son site webpublic pour faire de wfp.org le pilier central duréseau de communication du Programme, l’idéeétant de faire de ce site la principale sourced’information concernant la faim dans le mondeet une tribune dynamique à laquelle puissent avoiraccès le grand public, les journalistes, lesenseignants, les étudiants et les professionnelsde l’aide humanitaire.Il fallait pour cela deux éléments: une plate-formetechnologique solide et adaptable et une informationqui soit à la fois abondante et instructive. Le nouveausite wfp.org réunit ces deux éléments. Il a été publiéen 2009 plus de trois fois plus d’articles que l’annéeprécédente grâce à la contribution de 58 auteurs desdifférentes régions du monde.Grâce à ces présentations multimédias et auxdernières nouvelles publiées chaque jour à propos duproblème de la faim, le nouveau site web tientmaintenant des lecteurs de plus en plus nombreuxinformés et éduqués concernant la faim et ce que faitle PAM pour la combattre. Le réaménagement dusite web et de son contenu a accru de 60 pour centle nombre de consultations du site et de 75 pour centle montant des fonds mobilisés en ligne par rapportà l’année précédente.La campagne de mobilisation en ligne menée par lePAM en 2009, “Un milliard pour un milliard”, asuscité un vif intérêt sur la toile. La vidéo concernantla campagne, qui a reçu plus de 600 000 visites surYouTube, a démontré qu’une campagne menéeessentiellement en ligne peut réussir à mobiliserle public au service de la lutte contre la faim.Le montant total des fonds mobilisés en ligne en2009 a légèrement dépassé la barre des 2 millionsde dollars. Le nombre de personnes ayant versé descontributions en ligne est passé de 72 000 à plusde 90 000.38


LePAMfournitdesrepasscolairesà22millionsd’enfantsdans60paysetencourageainsilesménagespauvresàenvoyerrégulièrementleursenfantsàl’école.Cejeunegarçonestl’undes500élèvesqui,troismoisaprèsletremblementdeterreenHaïti,étaitnourriparlePAMàl’écoledelaCommunautéSainteMarie.39


annexes40


41Desmilitairesaméricainsdéchargentdesrationsdel’arméequiserontensuitedistribuéesparlepersonnelduPAMenHaïti.


annexe 1Dépenses directes 1 par pays, par région et par catégorie d’activités,2006 2007 2008 4 2009 4DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér.bilat.Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., Totalfondsd'affect.spéciale etautres 3TOTAL GÉNÉRAL 268 210 1 962 307 236 336 11 764 2 664 994 309 318 2 005 656 166 244 272 090 2 753 308 292 112 2 733 744 200 252 309 639 3 535 746 275 906 3 239 887 176 364 293 457 3 985 613AFRIQUE SUBSAHARIENNEAngola - 21 210 6 844 - 28 054- 3 457 839 - 4 296- 3 503 - - 3 503- 1 015 - - 1 015Bénin 2 266 875 - - 3 141 2 336 528 - - 2 864 4 333 294 - - 4 627 2 959 2 283 - 38 5 280Burkina Faso 5 199 605 - 394 6 199 4 027 6 864 - 855 11 7474 668 8 531 - 982 14 182 8 689 18 351 - 884 27 924Burundi - 46 029 876 65 46 970- 38 257 0 456 38 713- 31 738 - 108 31 845- 44 512 - 462 44 973Cameroun 1 625 1 115 - 0 2 740 1 953 1 402 - 1 3 356 2 057 5 997 698 - 8 752 3 447 7 735 - 44 11 226Cap-Vert 932 - - - 932 789 - - - 789673 - - - 673 385 - - - 385République centrafricaine 2 675 4 345 209 - 7 228 2 147 19 768 3 104 - 25 019 2 641 28 948 4 570 - 36 160 4 270 28 860 3 281 - 36 411Tchad 4 271 46 270 4 767 - 55 308 4 669 62 028 5 615 - 72 312 3 815 78 844 12 056 - 94 714 9 986 107 412 11 817 343 129 558Congo - 2 748 - - 2 748- 2 808 - - 2 808- 3 411 - - 3 411- 4 568 - 4 4 571Congo, Rép. dém. du - 43 464 4 409 - 47 874- 71 776 4 459 - 76 234- 93 902 7 422 - 101 323- 165 448 11 932 38 177 418Côte d'Ivoire - 21 058 2 466 267 23 791- 23 289 270 288 23 847- 16 286 257 - 16 543 916 14 905 151 - 15 971Djibouti 1 089 4 208 - - 5 297 1 488 3 125 - - 4 613 701 7 526 - - 8 227 552 6 609 - 39 7 200Érythrée - -9 904 - - -9 904- 241 - - 241- 137 - - 137- 285 - - 285Éthiopie 19 037 174 461 882 - 194 380 17 836 148 862 164 2 040 168 902 19 658 261 831 2 578 3 337 287 404 26 414 354 215 4 041 15 178 399 847Gambie 2 037 92 - - 2 129 1 919 896 - - 2 815 2 933 916 - - 3 849 2 201 556 - 8 2 764Ghana 1 892 1 369 - - 3 261 2 275 1 838 316 - 4 4302 779 6 218 284 -72 9 2092 956 10 387 - 114 13 457Guinée 3 004 7 493 165 - 10 6624 149 6 848 929 14 11 9405 895 13 209 621 8 19 7336 312 8 949 332 61 15 653Guinée-Bissau - 3 844 - - 3 844- 5 078 - - 5 078- 3 316 - - 3 316- 4 096 - 249 4 344Kenya 17 180 134 400 1 553 - 153 13428 532 153 561 8 205 - 190 29825 022 136 528 681 61 162 29323 722 222 834 - 449 247 005Lesotho 2 876 7 761 - - 10 6381 331 10 199 - 128 11 6581 368 9 355 - 204 10 9271 439 6 257 - 1 133 8 829Libéria - 33 832 450 - 34 282- 31 477 3 166 206 34 850969 27 277 3 727 7 31 9801 985 12 990 2 451 188 17 614Madagascar 3 425 525 - 64 4 0143 966 9 327 598 0 13 8914 554 7 891 675 - 13 1208 706 7 068 24 138 15 936Malawi 6 743 41 785 - 136 48 66412 809 30 402 - 1 43 21212 823 15 961 - 74 28 85816 303 21 186 - 2 123 39 613Mali 3 662 12 662 - 572 16 8973 544 8 360 - 1 237 13 1424 565 6 880 - 2 133 13 5776 179 3 185 - 1 297 10 661Mauritanie 3 753 9 768 - - 13 5214 519 14 693 - - 19 2126 993 20 666 - - 27 6593 454 9 317 - - 12 771Mozambique 7 504 29 365 - 2 36 87112 832 22 206 2 509 95 37 6439 231 29 813 2 909 102 42 0555 298 22 508 169 638 28 612Namibie - 2 488 - - 2 488- 6 369 - - 6 369- 3 313 - - 3 313- 485 - 15 500Niger 6 602 31 519 35 - 38 1575 813 16 853 - - 22 66610 997 18 394 1 990 - 31 3826 206 17 514 1 304 36 25 060Rwanda 5 196 17 396 - - 22 5926 794 8 711 - - 15 5057 477 11 586 - 279 19 34311 363 10 075 -0 504 21 943Sao Tomé-et-Principe 816 - - - 816956 - - - 956635 - - - 6351 030 - - 82 1 11242


2006 2009 (en milliers de dollars)2006 2007 2008 4 2009 4DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér.bilat.Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., Totalfondsd'affect.spéciale etautres 3Sénégal 3 464 2 703 - - 6 167 2 853 3 557 - 8 6 418 3 458 5 101 - - 8 559 2 201 8 449 - 217 10 867Sierra Leone 4 275 5 753 90 - 10 118 4 885 7 335 123 7 12 350 3 392 11 169 242 - 14 803 2 657 9 462 171 467 12 756Somalie - 53 465 - - 53 465- 64 508 3 169 - 67 678- 168 086 10 696 - 178 781- 247 236 20 057 596 267 889Afrique du Sud 893 - - - 893 894 - - - 894 -10 77 - - 67- 7 - - 7Soudan 3 191 465 543 88 897 - 557 631 3 340 463 199 98 693 23 653 588 886 5 375 531 255 91 546 7 141 635 316 5 231 527 724 74 197 -225 606 927Swaziland - 8 136 - - 8 136- 11 155 - - 11 155- 9 432 - - 9 432- 3 811 - - 3 811Tanzanie, Rép.-Unie de 5 409 33 199 - - 38 608 8 683 31 004 - 33 39 719 6 684 22 345 - 205 29 233 6 907 17 645 399 781 25 733Togo - 465 - - 465- 1 836 59 - 1 896- 3 817 217 - 4 034- 1 766 - 1 1 767Ouganda 4 557 98 696 - - 103 253 3 437 107 029 2 440 234 113 140 4 228 113 236 363 - 117 827 9 969 80 669 -9 205 90 834Zambie 6 501 53 634 - - 60 135 5 205 13 654 - - 18 859 7 438 19 090 0 0 26 529 6 217 9 425 - 375 16 018Zimbabwe - 98 870 - - 98 870- 97 913 - 25 97 938- 155 610 - - 155 610- 153 769 386 270 154 425Autres dépenses régionales 66 6 621 757 - 7 44420 3 173 123 -14 3 3020 958 0 349 1 307-6 -1 742 -0 2 207 459TOTAL POUR LA RÉGION 130 139 1 517 868 112 399 1 501 1 761 907 154 001 1 513 588 134 782 29 269 1 831 640 165 351 1 892 447 141 532 14 916 2 214 246 187 950 2 171 822 130 703 28 958 2 519 433ASIEAfghanistan - 81 938 12 934 - 94 872- 118 893 14 821 6 133 719- 189 836 14 636 369 204 841- 189 089 16 457 1 075 206 621Bangladesh 42 113 4 125 - 3 283 49 52165 185 12 387 - 1 858 79 430 33 119 62 476 - -658 94 938 39 299 27 778 - 164 67 241Bhoutan 1 694 - - - 1 6943 711 - - - 3 7112 210 - - - 2 210 1 831 - - 5 1 836Cambodge 1 943 11 238 - 759 13 9402 028 13 459 - 2 883 18 371 1 777 18 059 - 351 20 1872 254 11 861 - 59 14 175-Chine 181 - - - 181- - - - -- 402 - - 402- - - - -Inde 14 990 - - - 14 99014 879 - - 6 403 21 2828 855 577 - 9 696 19 1285 773 6 - 3 941 9 720Indonésie - 63 145 27 047 1 835 92 026- 36 876 5 171 2 989 45 036- 24 290 1 007 728 26 025- 15 495 2 300 539 18 334Pôle d'Islamabad - - - - -- 49 - - 49- - - - -- - - - -Corée, RPD - 9 964 - - 9 964- 33 699 - - 33 699- 73 026 - - 73 026- 37 225 - 785 38 010Rép. dém. pop. lao 3 092 1 305 - - 4 397 4 356 2 965 - - 7 321 5 788 3 648 - - 9 436 7 815 7 496 - 101 15 411Maldives - 366 2 943 - 3 309- - - - -- - - - -- - - - -Myanmar - 9 527 - - 9 527- 11 307 - - 11 307- 54 559 26 606 - 81 165- 35 086 3 139 54 38 279Népal 15 215 9 599 531 - 25 345 15 703 21 463 152 - 37 318 6 238 38 150 - - 44 388 1 296 51 825 - 154 53 274Pakistan 14 497 45 346 53 438 - 113 281 14 368 11 187 4 171 85 29 812 24 623 21 829 260 79 46 792 18 890 201 826 763 195 221 674Philippines - 4 551 - - 4 551- 11 588 - - 11 588- 8 327 - - 8 327- 24 105 2 656 75 26 836Sri Lanka 592 22 175 824 - 23 591 1 376 38 070 3 329 213 42 988 1 021 48 528 1 958 195 51 70297 38 615 1 501 188 40 401Timor-Leste - 7 275 - - 7 275- 8 576 - - 8 576- 7 838 - 285 8 123- 10 388 221 220 10 829Autres dépenses régionales - 4 091 1 568 - 5 659- - 451 - 451- - 55 - 55- - - 793 793TOTAL POUR LA RÉGION 94 317 274 646 99 285 5 877 474 125 121 606 320 518 28 096 14 436 484 657 83 631 551 548 44 522 11 046 690 747 77 256 650 793 27 036 8 349 763 43543


annexe 1 (suite)Dépenses directes 1 par pays, par région et par catégorie d’activités,2006 2007 2008 4 2009 4DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér.bilat.Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., Totalfondsd'affect.spéciale etautres 3EUROPE ORIENTALE ET CEI-Albanie - 8 - - 8- - - - -- - - - -- - - - -Arménie - 2 725 - - 2 725- 5 388 - - 5 388- 3 824 - - 3 824- 449 - 30 479Azerbaïdjan - 5 084 - - 5 084- 7 836 - - 7 836- 1 473 - - 1 473- 213 - - 213Géorgie - 4 589 - - 4 589- 4 381 - 6 4 387- 8 956 555 - 9 510- 15 226 413 -4 15 635Kirghizstan - - - - -- - - - -- 69 - - 69- 8 663 - - 8 663Fédération de Russie - 5 931 - - 5 931- 8 212 - - 8 212- 6 185 - - 6 185- 371 - - 371-Serbie/Monténégro - -3 - - -3- - - - -- - - - -- - - - -Tadjikistan - 13 709 - - 13 709- 7 780 - - 7 780- 16 685 - - 16 685- 25 070 - - 25 070--Autres dépenses régionales - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ---TOTAL POUR LA RÉGION - 32 044 - - 32 044- 33 597 - 6 33 603 - 37 192 555 - 37 747 - 49 992 413 26 50 432AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES-Barbade - 166 18 - 184- 28 36 - 64- 84 2 - 86- - - - --Belize - - - - -- 145 - - 145- 50 - - 50- - - - -Bolivie (État plurinational de) 3 500 1 452 - - 4 9523 325 3 968 - 306 7 5993 434 6 773 - 1 184 11 3911 588 2 973 - 778 5 339Colombie 0 12 544 - - 12 544- 15 480 - 3 858 19 338- 17 071 - 2 587 19 658-0 20 581 - 6 104 26 685Cuba 4 245 862 - - 5 106 2 036 265 - - 2 3012 332 1 802 - - 4 134 634 3 701 - - 4 335République dominicaine 2 - - - 2- 569 - - 569- 3 057 - - 3 057- 564 - - 564Équateur - 1 146 - - 1 146- 890 144 63 433 64 467- 2 186 9 77 090 79 284-9 1 745 - 37 739 39 475El Salvador 422 1 871 1 - 2 293 1 226 1 431 77 - 2 7342 300 51 3 483 3 837- 876 - 15 397 16 274Guatemala 879 14 169 - - 15 048 2 423 4 132 - - 6 555 2 874 5 291 - - 8 165 1 105 7 786 - 486 9 377Haïti 4 748 9 938 - - 14 687 11 200 10 542 - - 21 742 1 649 50 455 7 419 - 59 523 2 482 65 808 4 232 71 72 593Honduras 788 1 134 - - 1 922 4 269 1 445 - 17 262 22 976 1 894 966 - -3 844 -983 7 320 5 939 - 14 756 28 014-Jamaïque - - - - -- 32 - - 32- 1 - - 1- - - - --Mexique - - - - -- 112 - - 112- 314 - - 314- - - - -Nicaragua 7 639 2 777 - - 10 416 2 371 5 226 - - 7 597 8 658 7 236 - - 15 893 5 474 3 211 - 489 9 174Panama - 281 575 - 856- 17 17 - 34- 53 2 - 55- 50 - - 50Pérou 1 351 0 - - 1 352 1 816 4 474 - 13 934 20 223 4 191 4 945 - 43 239 52 375 604 512 - 26 241 27 358Autres dépenses régionales 869 - 608 - 1 478 1 511 20 198 - 1 729 1 737 113 1 - 1 851 3 154 223 - 366 3 743TOTAL POUR LA RÉGION 24 442 46 339 1 202 - 71 984 30 177 48 776 473 98 793 178 219 26 771 100 697 7 485 123 739 258 692 22 353 113 970 4 232 102 427 242 98244


2006 2009 (en milliers de dollars)2006 2007 2008 4 2009 4DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér.bilat.Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., fondsd'affect.spéciale etautres 3Total DéveloppementSecours Opér.spéc.Opér. bilat., Totalfondsd'affect.spéciale etautres 3MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORDAlgérie - 10 411 - - 10 411- 13 278 - 6 13 285- 22 776 - - 22 776- 17 477 - 1 120 18 596Égypte 1 389 112 - - 1 501 1 568 - - 2 684 4 251 4 536 - - - 4 536 5 517 - - 109 5 627Iran (Républiqueislamique d')- 384 - - 384- 826 - - 826- 1 238 - - 1 238- 2 551 - - 2 551Iraq - 5 851 - 1 420 7 271- 12 915 - 59 12 974- 37 144 - 8 244 45 388- 36 384 - - 36 384-Jordanie 500 - - - 500 516 - - - 516 138 - - - 138- - - - --Liban - 6 930 14 519 2 890 24 339- 470 1 239 -0 1 709- - - - -- - - - --Jamahiriya arabe libyenne - - 1 265 - 1 265- - 497 - 497- - 194 - 194- - - - -Territoire palestinienoccupé- 36 625 - - 36 625- 69 993 - 0 69 993- 52 244 - -0 52 244- 60 726 1 576 16 62 317République arabe syrienne 926 110 - - 1 0363 544 2 868 - 69 6 481639 19 069 - 45 19 7531 258 21 499 - 22 22 778Yémen 7 241 649 - - 7 8914 499 2 033 - - 6 5327 045 5 797 - - 12 8423 665 22 903 - -1 26 568Autres dépenses régionales 33 78 - - 111 - - - - - - 21 - - 21 - 187 - 174 361TOTAL DE LA RÉGION 10 090 61 150 15 783 4 310 91 333 10 128 102 383 1 736 2 818 117 065 12 358 138 288 194 8 289 159 130 10 440 161 727 1 576 1 440 175 183AUTRES 2 9 223 30 261 7 666 76 233 601 -6 594 -13 207 1 157 126 769 108 124 4 001 13 571 5 964 151 649 175 185 -22 004 90 257 12 404 152 256 232 9131À l'exclusion des dépenses AAP.23Comprend toutes les dépenses pour les opérations bilatérales, les fonds d'affectation spéciale, le Fonds général et les comptes spéciaux.4Les dépenses de 2008 et de 2009 établies selon les normes IPSAS ne peuvent pas être comparées à celles de 2007 et des années précédentes où le PAM appliquait les normes UNSAS.45


annexe 2Total des contributions 1 confirmées en 2009 (en milliers de dollars)DONATEUR TOTAL DÉVELOP-PEMENTOPÉRATIONSD'URGENCECII IPSR OPÉRATIONSSPÉCIALESAUTRES*BANQUE AFRICAINE DEDÉVELOPPEMENT1 1ANDORRE 40 40ARGENTINE 3 3AUSTRALIE 81 395 392 16 956 28 976 2 223 32 848AUTRICHE 1 722 1 130 592BANGLADESH 5 194 5 194BELGIQUE 39 111 6 115 1 361 27 203 3 072 1 361BHOUTAN 5 5BOLIVIE 211 211BRÉSIL 15 761 4 320 118 11 323BURKINA FASO 250 250BURUNDI 4 878 4 878CAMBODGE 4 371 4 371CANADA 225 343 47 995 60 255 8 678 100 265 4 835 3 316CHILI 50 50CHINE 3 059 2 500 0 467 91COLOMBIE 20 20CONGO, RÉPUBLIQUE DU 329 329CROATIE 64 50 14CUBA 1 199 765 360 74CHYPRE 814 200 200 414RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 309 1 308DANEMARK 41 885 14 605 10 530 282 15 200 256 1 012ÉQUATEUR 248 248ÉGYPTE 4 175 3 938 49 188COMMISSION EUROPÉENNE 343 830 6 019 133 548 150 080 33 598 20 585ÎLES FAEROE 132 132FINLANDE 28 524 8 368 7 922 1 062 8 858 2 313FRANCE 19 804 697 5 926 83 11 513 1 585ALLEMAGNE 132 069 28 811 38 281 5 723 52 769 3 593 2 892GRÈCE 6 028 262 2 038 4 3 715 9GUATEMALA 172 172GUINÉE 118 118HONGRIE 65 65ISLANDE 150 150INDE 17 098 3 556 12 241 1 301INDONÉSIE 1 000 1 000IRLANDE 22 549 740 8 859 1 883 6 606 3 673 790ISRAËL 30 30ITALIE 30 000 2 755 5 092 383 2 029 231 19 509JAPON 202 684 28 194 54 180 400 106 547 11 500 1 862JORDANIE 706 706KAZAKHSTAN 40 20 20KENYA 14 577 14 57746


DONATEUR TOTAL DÉVELOP-PEMENTOPÉRATIONSD'URGENCECII IPSR OPÉRATIONSSPÉCIALESAUTRES*CORÉE, RÉPUBLIQUE DE 5 400 1 000 2 900 1 400 100LIECHTENSTEIN 333 90 243LUXEMBOURG 13 625 1 526 2 141 659 4 134 132 5 033MADAGASCAR 1 919 1 919MALAWI 1 957 1 957MEXIQUE 50 50PAYS-BAS 77 594 1 935 13 230 456 41 044 2 979 17 949NOUVELLE-ZÉLANDE 3 735 3 297 1 437NICARAGUA 24 24NORVÈGE 40 410 1 073 10 164 12 222 8 360 1 673 6 916OMAN 100 100PAKISTAN 28 994 25 542 3 436 16PANAMA 68 68PHILIPPINES 102 102POLOGNE 535 30 5 500PORTUGAL 112 11 101DONATEURS PRIVÉS** 104 412 20 726 52 520 13 899 1 794 15 473QATAR 10 217 217 10 000ROUMANIE 75 75FÉDÉRATION DE RUSSIE 26 800 818 5 707 20 276ARABIE SAOUDITE 23 341 5 452 12 666 3 5 220SINGAPOUR 30 20 10SLOVÉNIE 108 108AFRIQUE DU SUD 672 327 345ESPAGNE 213 852 1 132 18 566 4 159 27 866 2 166 159 964SUÈDE 72 487 50 26 012 3 930 37 389 4 889 217SUISSE 39 089 1 573 13 545 2 091 20 140 509 1 232RÉPUBLIQUE ARABE SYRIENNE 67 67THAÏLANDE 97 97TURQUIE 2 432 1 200 7 1 225UKRAINE 580 580CERF, FONDS COMMUNS ETORGANISMES DES NATIONS UNIES217 449 2 210 90 983 69 626 39 630 15 001ROYAUME-UNI 127 624 128 23 435 488 97 801 5 772ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE 1 757 330 35 859 822 623 856 413 29 316 13 119BANQUE MONDIALE 653 332 321TOTAL GÉNÉRAL 4 022 285 238 250 1 484 451 43 970 1 777 317 152 181 326 116Contributions bilatérales 50 000* Autres: contributions aux fonds d’affectation spéciale, aux comptes spéciaux et au Fonds général** Les contributions de donateurs privés ne comprennent pas les dons extraordinaires en nature tels que la publicité.47


Conseil d’administration du PaM pour 2009-2010Étatsmembresen2009allemagneangolaaustralieBelgiqueBrésilBurundiCanadaCap-VertChineColombieCubaDanemarkÉgypteÉtats-Unis d’amériqueFédération de RussieGuatemalaGuinéehaïtiIndeIran, République islamique d’JaponKoweïtNorvègePakistanPays-BasPérouPhilippinesRépublique démocratique du CongoRépublique tchèqueRoyaume-UniSlovénieSoudanSuèdeSuisseThaïlandeZambieÉtatsmembresen2010allemagneangolaaustralieBrésilBurkina FasoBurundiCanadaChineColombieCubaDanemarkÉgypteÉtats-Unis d’amériqueFédération de RussieFranceGuatemalaGuinéehaïtiIndeIran, République islamique d’JaponJordanieKenyaKoweïtLuxembourgMexiqueNorvègePays-BasPhilippinesRépublique démocratique du CongoRépublique tchèqueRoyaume-UniSlovénieSoudanSuisseThaïlandeMembresduBureauduConseild’administrationpour2009VladimirV.KuznetsovFédération de Russie (Président)JoséAntônioMarcondesdeCarvalhoBrésil (Vice Président)KialaKiaMatevaangolaNoelD.deLunaPhilippinesJamesAlexanderHarveyRoyaume-UniMembresduBureauduConseild’administrationpour2010SabasPreteltdelaVegaColombie (Président)AgnesvanArdennePays-Bas (Vice-Présidente)InnocentMokosaMandendeRépublique démocratique du CongoJavadShakhsTavakolianRépublique islamique d’IranJiříMuchkaRépublique tchèque48


NotesSigles utilisés dans le présent rapportAAPadministration et appui aux programmes(budget)IPSRintervention prolongée de secourset de redressementCCICompte d'intervention immédiateITHACAInformatique au service de l'assistance, de lacoopération et de l'assistance humanitairesCICRComité international de la Croix-RougeMINUSTAHMission des Nations Unies pour la stabilisationen HaïtiFAOOrganisation des Nations Unies pourl’alimentation et l’agricultureNGOorganisation non gouvernementaleGESMAAPÉtablissement général pour le stockageet la commercialisation des produits animauxet agricolesOMSOrganisation mondiale de la santéPLBProjet Laser BeamHCRHaut Commissariat des Nations Uniespour les réfugiésUNICEFFonds des Nations Unies pour l'enfanceNotes généralesSauf indication contraire, tous les montants sont libellés en dollars des États-Unis et toutes les quantités de produits alimentaires sont expriméesen tonnes.Les dépenses directes comprennent les dépenses afférentes aux produits alimentaires, les coûts de transport terrestre, d'entreposage et demanutention (TTEM), les coûts d'appui directs (CAD) et les autres coûts opérationnels directs (autres COD), mais pas les coûts d'appui indirects(CAI) ni les dépenses d'administration et d'appui aux programmes (AAP).Dans certains tableaux, les totaux peuvent ne pas correspondre exactement, les chiffres ayant été arrondis.Les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) comprennent tous les pays à déficit vivrier (importateurs nets de produits alimentaires) ayantun revenu par habitant inférieur au seuil utilisé par la Banque mondiale pour identifier les pays pouvant bénéficier de l'assistance de l'Associationinternationale de développement et des conditions de prêt sur 20 ans de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement(BIRD); les pays des catégories I et II de la Banque mondiale appartiennent à la catégorie des PFRDV. Le seuil de revenu national brut (RNB) parhabitant pour 2005, sur la base de la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale, est de 1 675 dollars. En 2009, 82 pays ont été rangés dans lacatégorie des PFRDV par la FAO.Ces critères, revus tous les trois ans, sont utilisés par le Conseil économique et social de l'Organisation des Nations Unies pour identifier des paysles moins avancés (PMA): i) faible revenu fondé sur une estimation sur trois ans du revenu national brut par habitant (moins de 745 dollars pourentrer dans la catégorie, plus de 900 dollars pour sortir de la catégorie); ii) faiblesse des ressources humaines, telle que mesurée par l'indicecomposite des actifs humains (nutrition, santé, éducation, alphabétisation des adultes); iii) diversification économique réduite, telle que mesuréepar l'indice de diversification économique (part du secteur manufacturier dans le PIB, part de la population active occupée dans le secteur industriel,consommation annuelle d'énergie commerciale par habitant et indice de concentration des exportations de marchandises calculé par la Conférencedes Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). En 2009, 49 pays ont été rangés dans la catégorie des PMA.Depuis 2007, le PAM doit, comme décidé par le Conseil d'administration, allouer au moins 90 pour cent des contributions multilatérales auxactivités de développement i) aux pays les moins avancés ou aux pays ayant un revenu semblable 1 , et ii) aux pays confrontés à un problème demalnutrition chronique, telle que mesurée par un indice de troubles de croissance supérieur à 25 pour cent parmi les enfants de moins de 5 ans 2 .1RNB par habitant inférieur à 975 dollars.2Les statistiques concernant la nutrition sont tirées de: UNICEF, 2009. La situation des enfants dans le monde 2009. New YorkPhotographiesPage de couverture: Haïti, PAM/Jim Farrell; Table des matières: Haïti, PAM/Jim Farrell; Page 2, Philippines, PAM/Veejay Villafranca; Page 5,Philippines, PAM/Veejay Villafranca; Page 6, Haïti, PAM/ Alejandro Chicheri; Page 7, Ouganda, PAM/Griet Hendrickx; Page 8-9, Philippines,PAM/Veejay Villafranca; Page 12, Bangladesh, PAM/Shehzad Noorani; Page 13, Haïti, Bruno Stevens/Cosmos pour le PAM; Page 14, Népal,PAM/Laura Melo; Page 15, Guatemala, PAM/ Maxime Bessieres; Page 16, Haïti, Bruno Stevens/Cosmos for PAM; Page 17. Haïti, PAM/MarcoFrattini; Page 18, Haïti, Bruno Stevens/Cosmos pour le PAM; Page 19, Haïti, Bruno Stevens/Cosmos pour le PAM; Page 21, Philippines,PAM/Barry Came; Page 22, RD du Congo, PAM/Stephanie Savariaud; Page 24, Éthiopie, PAM/Amir Ismail; Page 27, Burkina Faso, PAM/VincentQuattara; Page 28, Italie, PAM/Rein Skullerud; Page 29, Syrie, PAM/John Wreford; Page 30, Ouganda, PAM/Vanessa Vick; Page 31, Ouganda,PAM/Vanessa Vick; Page 32, Afghanistan, PAM/Susannah Nicol; Page 35, Somalie, PAM/Guled Mohamed; Page 36, Italie, PAM/Rein Skullerud;Page 39, Haïti, Bruno Stevens/Cosmos pour le PAM; Page 40-41, Haïti, PAM/ Alejandro Chicheri.


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