Lutter contre la faim dans le monde

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Lutter contre la faim dans le monde

de la logistique. Les membres de cette cellule, conçuede manière à mobiliser immédiatement les moyensrequis en cas d’urgence, sont notamment Actioncontre la faim, Care International, l’Agence suédoised’intervention et de protection civile, le HCR,l’UNICEF, le PAM et World Vision International.La première crise à laquelle ait eu à faire face lacellule en 2009 est apparue au tout début de l’année,lorsque l’armée israélienne a lancé l’OpérationPlomb Fondu dans la bande de Gaza. Au cours des23 jours de conflit, de plus en plus d’organisationshumanitaires sont intervenues en fournissant dessecours d’urgence à ceux qui s’étaient trouvés prisau milieu des combats.À la différence des autres situations d’urgence,cependant, le principal problème logistique, à Gaza,tenait non pas à la destruction ou à l’effondrementde l’infrastructure, mais plutôt aux restrictionsimposées par les autorités israéliennes à ladistribution des secours. Aussi le PAM a-t-il organiséà l’intention de la communauté humanitaire unservice de transports commun chargé, parl’entremise d’un officier de liaison avec les autoritésciviles et militaires, de regrouper les demandesquotidiennes d’autorisation de livrer divers typesd’assistance dans la bande de Gaza. Il a été ainsiorganisé cinq plaques tournantes et trois corridorslogistiques qui ont permis à 31 organismes desNations Unies et ONG locales et internationalesd’acheminer jusqu’à la bande de Gaza près de7 000 tonnes de secours.humanitaires ainsi que 3 392 passagers, dont dessecouristes et des équipes d’évaluation.Les partenaires du secteur privé Agility, TNT etUPS ont fourni cinq camions, qui ont effectué152 déplacements et transporté plus de 1 000 tonnesde secours et d’aide humanitaire.ÉTHIOPIE:COURT-CIRCUITERLESGOULETSD’ÉTRANGLEMENTFaire parvenir les produits alimentaires à un payssans littoral comme l’Éthiopie a toujours constituéun problème pour le PAM, essentiellement parce quetoute l’assistance arrivée par mer ne peut transiterque par le port de Djibouti pour être transportéeensuite sur 800 kilomètres jusqu’à la capitale dupays, Addis Abeba.Ces deux dernières années, les installationsportuaires de Djibouti et le corridor terrestre ont étéde plus en plus sollicités à mesure qu’augmentaientles besoins humanitaires en Éthiopie. Le temps etl’espace manquent pour décharger et transporter lessecours du PAM ainsi que les produits importés parle Gouvernement, fréquemment désignés commeétant prioritaires par les autorités. De gravespénuries de poids-lourds ont encore aggravé leproblème et ont rendu difficile l’expédition desproduits alimentaires, qui arrivent assez souventavec de longs retards.Plus tard dans l’année, le Module de la logistiquea été appelé à intervenir à la suite d’un autre type decrise lorsqu’une tempête tropicale et deux cyclonesont déferlé l’un après l’autre sur les Philippines,causant de graves inondations et d’importantsdéplacements de populations.Le PAM a immédiatement expédié quatre groupesélectrogènes pour alimenter les hôpitaux enélectricité et a fourni des embarcationspneumatiques pour faciliter la distribution dessecours dans des régions inaccessibles par la route.Il a été mis sur pied pour les services aériens d’aidehumanitaires des Nations Unies une unité dotée dedeux hélicoptères MI-171. Lorsque l’opération apris fin, les hélicoptères avaient effectué389 missions et transporté 410 tonnes de produitsalimentaires et de secours pour le compte duGouvernement et des différents organismesLe PAM a réagi en mai 2009 en organisant deuxautres corridors afin de parvenir jusqu’en Éthiopie encourt-circuitant le goulet d’étranglement de Djibouti.Au nord, le PAM a remis en service les installationsde Port Soudan, sur la côte de la mer Rouge,itinéraire qui avait été utilisé par le passé pour livrerdes secours dans la région du nord-ouest del’Éthiopie. Au sud, le PAM a aménagé un itinérairetout à fait nouveau à partir du port de Berbera, enSomalie, sur le golfe d’Aden.L’organisation de ces deux corridors a exigé delongues négociations avec les gouvernements et lesautorités intéressés. Certains premiersaménagements ont également dû être apportés auport de Berbera, où il a fallu installer des machinesd’ensachage et agrandir les entrepôts en construisant20 magasins mobiles pouvant accueillir 8 000 tonnesde blé.23

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