Lutter contre la faim dans le monde

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Lutter contre la faim dans le monde

Le PAM a l’intention d’utiliser plus fréquemment laformule des bons d’alimentation, surtout dans les villes,où les marchés fonctionnent mais où il y a beaucoupde gens trop pauvres pour acheter des aliments. Lesprogrammes de distribution de bons d’alimentation etde transferts monétaires injectent de l’argent dans leséconomies locales lorsque l’infrastructure de marchéset de commerces existe. Pour le PAM, ils constituentégalement une forme flexible d’aide alimentaire quilui permet de faire des économies sur le coût destransports et l’entreposage de volumineux stocksde produits.Entre février et décembre 2009, près de200 000 personnes ont reçu des bons d’alimentationà Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, deuxième villedu pays. Il ressort d’une analyse d’impact menée enjuin 2009 que la sécurité alimentaire des bénéficiairess’était améliorée et que ceux-ci mangeaient désormaisdeux fois par jour plutôt qu’une. En outre, leprogramme avait libéré une partie de leurs ressources,qu’ils pouvaient consacrer à d’autres besoins essentiels,principalement soins de santé et habillement.BONSD’ACHATDEPLUMPY’DOZÀ Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, le PaMa distribué du Plumpy’Doz aux enfants dansle cadre d’un programme novateur dedistribution de bons. en 2009, 360 tonnesde ce supplément alimentaire nutritif prêtà l’emploi ont été distribuées à plus de40 000 enfants de moins de 2 ans –20 237 filles et 20 089 garçons. Lesdispensaires locaux ont constaté uneamélioration de la situation nutritionnelledes enfants qui ont reçu ce produitspécialisé, supplément alimentaire en pâtecomposé d’huile végétale, de beurre decacahuètes, de sucre et de lait. Les enfantsburkinabés, qui en sont devenus friands,l’ont baptisé “chocolat”.Bien que les transferts monétaires, habituellementdécaissés tous les six mois, ne représentent, en gros,que la moitié du revenu des ménages ciblés, ilsconstituent un apport particulièrement apprécié pourles femmes étant donné que la plupart d’entre ellesgagnent leur vie en ramassant du sable et des pierrespour 50 cents de dollar par jour.Pour Sylvie Dipama, l’une des premières bénéficiairesde Ouagadougou à avoir reçu des bons, ne pas avoirà lutter pour se nourrir au cours des six mois suivantsa été une libération. “J’ai quatre enfants, mais j’ai dûenvoyer ma plus petite fille chez mes parents, n’ayantplus les moyens de nourrir tout le monde”,explique-t-elle à la veille du lancement du nouveauprogramme, au début de 2009. L’alimentation duménage étant désormais mieux assurée, ses enfants ontpu aller à l’école plutôt que de devoir l’aider tous lesjours à gagner de l’argent pour acheter des aliments.Le PaM utilise des suppléments alimentaires prêtsà l’emploi dans ses opérations d’urgence ainsi quepour aider à prévenir ou à traiter la malnutritionmodérée. Ces aliments sont censés compléter lelait maternel et les autres aliments dispensés auxjeunes enfants très exposés à la malnutrition. Lesingrédients du Plumpy’Doz sont les suivants: pâtede cacahuètes, huile végétale, lait écrémé enpoudre, lactosérum, maltodextrines et sucre.Mais il faut aller plus loin et aider les bénéficiairesdes programmes de distribution de bons à trouverdes possibilités de gagner leur vie après la fin duprogramme. Une association féminine deOuagadougou, appelée Solidarités et action sociale,avec l’appui du PAM, fabrique des savonnettes et lesvend dans les magasins qui participent auprogramme, ce qui constitue ainsi pour saproduction des débouchés réguliers.SYRIE:COUPONSTÉLÉPHONIQUESSamar, réfugiée iraquienne, vit à Damas, dans lequartier de Jarmana, où elle élève seule trois jeunesenfants. La famille ne survit que grâce à un colisd’aide alimentaire du PAM qui arrive tous les deuxmois. Depuis septembre dernier, le PAM lui afacilité la vie en distribuant les aliments de façonnovatrice – par le biais de son téléphone cellulaire.28

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