Le VIH et le sida au travail - Clinique médicale l'Actuel

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UnevieUnevieLe VIH et le sida au travail


Les risques du VIH au travailLe virus de l’immunodéficience humaine (VIH) estle virus qui provoque l’apparition du syndromed’immunodéficience acquise (sida). Il y a presque60 000 personnes qui vivent avec le VIH ou le sidaau Canada, et il est tout à fait possible que vousayez déjà été en contact ou que vous ayez déjàtravaillé avec un porteur du virus.Il est important de savoir que le risque d’être infecté par le VIH au travail estextrêmement limité. « Employer une personne porteuse du VIH ou travailler avec ellene comporte pas plus de risques que de travailler avec d’autres employés », dit LindaRobinson, pharmacienne clinicienne spécialiste du VIH auprès au Windsor RegionalHospital et présidente de l’Ontario HIV Pharmacist Professional Specialty Group.Comme le VIH ne peut survivre en dehors du corps, la seule façon d’êtreinfecté est que le virus pénètre dans le système sanguin. Le VIH peut êtretransmis dans les conditions suivantes :• relations sexuelles vaginales, anales ou orales non protégées;• partage d’aiguilles ou de matériel non stérilisé pour l’injection de drogue,le perçage ou le tatouage;• grossesse, accouchement et allaitement (transmission par une mère infectéeà son enfant); et• exposition professionnelle dans des établissements de soins (par exemple,piqûre accidentelle par une aiguille contenant du sang infecté par le VIH).Le VIH ne peut pas être transmis par des contacts ordinaires comme:• serrer la main, faire la bise ou embrasser;• la toux ou les éternuements;• le partage de nourriture, de plats ou de couverts;• l’utilisation des distributeurs d’eau ou les sièges de toilettes.« Employer une personne porteuse du VIH ou travailleravec elle ne comporte pas plus de risques que de travailleravec d’autres employés. »— Linda Robinson, pharmacienne clinicienne spécialiste du VIH auprès au WindsorRegional Hospital et présidente de l’Ontario HIV Pharmacist Professional Specialty Group.Guide de l’employeur 5


TraitementLe VIH se traite par des médicaments appelésantirétroviraux (ou antiviraux). Ces médicamentsagissent en ralentissant la réplication du virus dansl’organisme. Moins il y a de VIH dans le corps, plusle système immunitaire est capable de surmonter lesinfections opportunistes.Le traitement du VIH a beaucoup progressé au cours des 25 dernières années.« Grâce aux nouveaux traitements pharmaceutiques dont nous disposonsmaintenant, cette maladie ne constitue plus un arrêt de mort et elle est devenueune affection chronique qu’il est possible de traiter », dit Mme Robinson.Quand la maladie est apparue pour la première fois, les professionnels de lasanté ne pouvaient proposer à leurs patients qu’un ou deux agents pour traiterle virus. Ceux-ci n’avaient qu’une efficacité marginale et le virus mutaitrapidement et devenait résistant aux médicaments. Au milieu des années 1990,une approche associant plusieurs médicaments s’est avérée une arme efficacepour lutter contre le VIH. Connu sous le nom de multithérapie antirétrovirale,ce traitement comportait à l’origine des régimes posologiques extrêmementcomplexes (exigeant de prendre un grand nombre de pilules chaque jour,en plusieurs fois et selon un horaire strict) souvent accompagnés de restrictionsalimentaires. Compte tenu de la quantité de médicaments qu’ils absorbaient,les patients souffraient d’effets secondaires souvent débilitants. Ils vivaient pluslongtemps, mais avec une qualité de vie réduite.Aujourd’hui, nous disposons de plus de 20 médicaments antirétroviraux auCanada. Ces nouvelles multithérapies sont plus faciles à suivre, ne nécessitantsouvent que la prise d’une ou deux doses par jour. Il est ainsi plus facile desuivre le plan de traitement, ce qui permet de rester en bonne santé pluslongtemps.Résistance aux médicamentsBien qu’il soit important de suivre le plan de traitement avec tout médicament– car un médicament ne peut faire effet que si on le prend ! –, l’adhésion autraitement (à savoir prendre les médicaments exactement tel qu’ils ont étéprescrits) est capitale en ce qui concerne les antirétroviraux.Comme on ne peut guérir le VIH-sida, l’objectif du traitement est de ramenerle virus (ou la « charge virale ») à un niveau très faible, voire indétectable, limitantainsi sa capacité de se reproduire. Mais pour faire réellement disparaître le virus,les porteurs du VIH doivent prendre des antirétroviraux en continu.8 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


« Un virus est une véritable machine à se répliquer en permanence, expliqueMme Robinson. Les médicaments visent à réduire sa reproduction au minimum. »Si la pression exercée sur le virus en maintenant la quantité de médicament dansle sang supérieure à un certain niveau devient insuffisante, le virus peut reprendrede la vigueur, se répliquer rapidement et infecter de nouvelles cellules. Pire,quand le virus se réplique en présence de faibles quantités de médicament,des mutations se produiront naturellement en plus grand nombre et beaucoupde virus deviendront résistants au traitement.Lorsque le virus est devenu résistant, le médicament est sans effet et lapersonne atteinte doit en prendre un autre. Malheureusement, cette résistanceacquise va affecter non seulement le médicament qui était pris à ce moment-là,mais possiblement tous les autres médicaments de la même classe (on parle alorsde résistance croisée), limitant ainsi les options de traitement restantes.D’autres problèmes sont aussi associés au non-respect du traitement. Si onarrête complètement son traitement (une pause dans le traitement), la chargevirale va probablement augmenter et la reprise du traitement ne suffira peut-êtrepas à la ramener au niveau antérieur. Les recherches montrent que les interruptionsde traitement augmentent significativement le risque de voir apparaître desinfections opportunistes liées au sida, telles que la pneumonie ou de gravesmaladies cardiovasculaires, du foie ou des reins .Effets secondairesLes effets secondaires sont la principale raison pour laquelle les porteurs du VIHne prennent pas leurs médicaments de la façon prescrite. Leur durée peut êtretemporaire ou permanente et si certains ne sont que déplaisants, d’autres peuventaller jusqu’à menacer la vie des patients.Bien que ces effets secondaires n’affectent pas tous les porteurs du VIH,beaucoup se sentiront plus ou moins mal pendant les premières semaines detraitement par un nouveau médicament. Les effets secondaires les plus fréquents aucours de la période d’adaptation sont des nausées, des maux de tête, des vertiges,des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des gaz et de la diarrhée.Ils diminuent ou disparaissent souvent en l’espace d’un mois ou de six semaines.Les antirétroviraux entraînent aussi d’autres effets secondaires moins courants :perte des cheveux, perte de l’appétit, ostéoporose, calculs rénaux, troubles dusommeil, dysfonctionnement sexuel et neuropathies périphériques (atteinte des nerfsdes pieds et des mains).Quand un patient commence un nouveau traitement, il devrait parler avec sonmédecin des éventuels effets secondaires et de la façon d’y faire face. « J’encourageles personnes atteintes à rester en contact avec un professionnel de la santé qui esten mesure de les aider, dit Rachel Therrien, pharmacienne au Centre hospitalier deGuide de l’employeur 9


l’Université de Montréal et membre de l’Association canadienne des pharmaciens enVIH/sida. C’est en étant bien informé que l’on peut le mieux faire face aux effetssecondaires. »On peut éviter certains problèmes grâce à des solutions simples et pratiques.Par exemple, Mme Therrien suggère de faire fréquemment de petits repas pouréviter les nausées. Elle conseille aussi de commencer tout nouveau médicamentun vendredi, ce qui permet de s’y adapter pendant la fin de semaine avant deretourner au travail le lundi. Certains effets secondaires peuvent être contrés àl’aide de médicaments en vente libre (p. ex., les antinauséeux), tandis que pourd’autres une ordonnance sera nécessaire.Certains professionnels de la santé suggèrent des traitements de médecine douceou complémentaires, comme l’acupuncture pour les maux de tête ou des bains de seld’Epsom (sulfate de magnésium) pour les douleurs musculaires.En plus des effets secondaires cités ci-dessus, les porteurs du VIH doivent aussifaire face à de sérieux problèmes médicaux associés à la maladie et à son traitement,dont les maladies cardiovasculaires (crise cardiaque et AVC) et le diabète. Bien qu’onn’ait pas établi de relation causale entre ces maladies et le VIH ou ses traitements,il semble que les personnes porteuses du virus présentent souvent des anomaliesmétaboliques – taux élevé de triglycérides, augmentation du cholestérol total,augmentation du cholestérol LDL (le mauvais cholestérol), diminution du cholestérolHDL (le bon) et augmentation de la glycémie –, qui sont associées à l’apparition desmaladies cardiovasculaires et du diabète.Il est donc important pour les porteurs du VIH de réduire leurs autres risquesde maladies cardiovasculaires ou de diabète en ne fumant pas, en s’alimentantsainement et en faisant régulièrement de l’exercice. Elles peuvent aussi avoir besoinde médicaments d’ordonnance pour aider à ramener leurs taux de cholestérol et deglucose à des niveaux acceptables.Bien entendu, toutes les personnes qui prennent des médicaments contre le VIHne souffrent pas de ces maladies. « Les effets secondaires sont propres à chaqueindividu et à chaque médicament », dit Mme Robinson. Par exemple, certainespersonnes n’ont jamais de nausées ou de diarrhées, tandis que d’autres sont prédisposésaux troubles gastro-intestinaux. De plus, certains effets secondaires sontassociés à certains médicaments, à certaines classes de médicaments ou à certainesinteractions médicamenteuses. Une personne peut devoir changer de médicamentsplusieurs fois avant que l’on trouve l’association qui fera effectivement disparaître levirus tout en évitant les pires effets secondaires. Un tel équilibre améliore l’observancethérapeutique et réduit les risques de résistance et d’échec.Amélioration de l’observance thérapeutiqueLes effets secondaires ne sont pas la seule raison pour laquelle les porteurs du10 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


VIH peuvent trouver difficile de prendre leurs médicaments tels que prescrit.En voici d’autres :• un horaire compliqué (devoir prendre des médicaments à des moments peupratiques, devoir jeûner ou manger avant de les prendre);• des interactions nocives avec d’autres médicaments;• le fait de ne pas comprendre l’importance de respecter le traitement;• la stigmatisation associée au VIH (ne pas vouloir être vu en train de prendreles médicaments);• les dépenses associées aux médicaments (de 1200 $ à plus de 3000 $ parmois, plus le coût des médicaments nécessaires pour traiter et prévenir lescomorbidités et contrer les effets secondaires);• la maladie mentale ou la toxicomanie;• le manque de soutien social (famille, amis, employeur);• la lassitude associée au traitement (on en a assez de devoir constammentprendre des médicaments); ou• l’impression que le traitement n’a pas d’effet.Plusieurs stratégies peuvent aider à améliorer l’adhésion individuelle autraitement contre le VIH, à commencer par le choix des médicaments.« Chacun doit réfléchir à sa routine quotidienne, à sa vie sociale, etc., et choisir(avec son médecin) un traitement qui s’y intègre bien et pose le moins de problèmespossible », dit Ken Monteith, directeur exécutif de Sida bénévoles Montréal. Parexemple, certaines personnes préféreront un régime posologique qui leur permettrade prendre leurs médicaments chez elles plutôt qu’au travail. Avec de nombreusespersonnes, c’est en simplifiant le plus possible leur schéma thérapeutique – moins depilules, moins de restrictions alimentaires – qu’on parviendra à obtenir leur adhésionau plan de traitement. « Prendre des pilules est un comportement que les gens doiventacquérir, au même titre que faire de l’exercice ou manger correctement. Il faut le faireen permanence pour que ça devienne une habitude », dit Mme Robinson. Des moyenssimples comme une alarme sur sa montre ou un pilulier (« dosette ») peuvent aider àse souvenir de prendre ses médicaments et servir de renforçateur de comportement.Les employeurs peuvent jouer un rôle important pour favoriser l’observancethérapeutique de leurs employés en vue de les aider à rester en bonne santé etproductifs. Par exemple, ils peuvent leur permettre de prendre des collations au coursdes réunions de travail (ce qui aide à réduire les nausées) ou d’aller aux toilettes endehors des pauses programmées (pour prendre leurs médicaments en privé ou àcause de la diarrhée). Comme le souligne M. Monteith, ces petits accommodementsdevraient même être proposés sans faire de commentaires à tous les employés, qu’ilssoient atteints du VIH, du diabète ou de toute autre maladie chronique.Des horaires de travail flexibles peuvent aussi aider les employés à respecterleur traitement contre le VIH. Par exemple, les effets secondaires des antirétro-Guide de l’employeur 11


viraux ont tendance à être plus prononcés au cours des premières semainessuivant l’instauration du traitement, si bien qu’un employé peut demander unposte moins exigeant, moins de déplacements ou un congé quand il commence àprendre de nouveaux médicaments. Certains employeurs peuvent proposer àleurs employés de travailler alors à mi-temps, puis de revenir à plein temps aprèss’être adaptés au traitement. On peut aussi proposer un horaire flexible, permettantde ne travailler que durant les heures où on se sent le mieux.Si les employés continuent à travailler pendant cette période, ils peuvent avoirbesoin de temps pour se rendre à leurs rendez-vous chez le médecin. Un desfacteurs les plus importants pour améliorer l’adhésion au traitement est un soutiencontinu par des professionnels de la santé. Les employeurs peuvent y contribuer enrappelant à leurs employés qu’ils peuvent utiliser les congés de maladie (plutôt quedes congés non payés) pour ces rendez-vous. Faute de ce type d’accommodements,une personne atteinte du VIH risque de ne pas réussir à mener de front sontraitement et son travail, et d’être amenée à cesser l’un ou l’autre. D’une façoncomme d’une autre, l’employeur finira par perdre un employé de valeur.« Il y a tellement de choses qu’un employeur peut faire pour aider son personnelà rester en bonne santé, dit Judith Plotkin, directrice nationale du développementdes affaires chez Wilson Banwell Human Solutions. Les employeurs commencent àmieux comprendre l’intérêt qu’ils ont à offrir des programmes de soutien permettantaux personnes atteintes de maladies chroniques de continuer à travailler. »Elle remarque que beaucoup d’entreprises intègrent désormais plus deprogrammes de promotion de la santé dans les avantages sociaux qu’elles offrentà leurs employés. Cela peut inclure des services de soins de santé non traditionnels,comme la naturopathie et l’acupuncture, une extension du remboursementdes médicaments, des programmes d’aide aux employés, des cours de gestion dustress, l’abonnement à des salles de gymnastique et même des cours de yoga.« Il s’agit de gérer la santé des employés afin qu’ils restent en forme et qu’ilscontinuent à travailler longtemps pour l’entreprise», dit Mme Plotkin.Elle conseille aux gens de savoir utiliser les avantages sociaux auxquels ils ontdroit pour préserver leur santé. « Si on a conscience de ses limites (par exemple,quand on commence un nouveau traitement – pharmacologique ou autre), on peutpenser d’avance à la meilleure façon de prendre soin de soi et s’assurer d’utiliser toutce qui est mis à disposition pour se garder en aussi bonne santé et aussi productifque possible. Les régimes d’avantages sociaux actuels sont de plus en plus conçuspour aider les employés à se rétablir, à rester en bonne santé et à prendre en chargeles maladies chroniques. »2El-Sadr WM et coll. «CD4+ count-guided interruption of antiretroviral treatment.» N Engl J Med,2006;355:2283–96. Visité le 28 janvier 2008 sur le site http://www.medpagetoday.com/InfectiousDisease/HIVAIDS/tb/4618.12 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


AN EMPLOYERS’ GUIDE 13


Problèmes de confidentialitéEn dépit de l’effort considérable d’éducation du publicsur le VIH-sida déployé au cours des dernièresannées, cette maladie continue d’être associée à unegrande stigmatisation sociale. Non seulement c’est unemaladie potentiellement mortelle dont beaucoup degens ont peur, mais elle est aussi associée à descomportements déjà stigmatisés dans notre société,comme la toxicomanie et certains actes sexuels.Au Canada, les lois provinciales et territoriales sur les droits de la personne protègentles gens de toute discrimination basée sur un handicap physique, ce qui inclut le faitd’être porteur du VIH. Pourtant, les personnes atteintes du VIH-sida sont encorevictimes de discrimination en ce qui concerne l’accès à l’emploi, les assurances,le logement et les services. Au travail, la discrimination peut être manifeste(p. ex., refus d’un emploi pour cause de VIH) ou plus subtile (p. ex., refus d’accorderà un employé porteur du VIH un accommodement raisonnable sous la forme d’unemploi du temps suffisamment flexible pour qu’il puisse se rendre à ses rendez-vouschez le médecin). Le harcèlement (p. ex., des commentaires désobligeants) estégalement interdit par la loi, mais il est encore trop répandu. Il ne faut donc pass’étonner que de nombreux porteurs du VIH ne veuillent pas révéler leur état de santéà leur employeur ou à leurs collègues de travailLes employeurs doivent toujours respecter la limite de ce qu’ils ont besoin desavoir en ce qui concerne la productivité de leurs employés et leur santé,dit Mme Plotkin. Dans la plupart des cas, seul le supérieur hiérarchique direct abesoin de connaître l’état de santé d’un employé, et ce, seulement dans leslimites nécessaires pour le faire bénéficier des accommodements raisonnablesdont il aura éventuellement besoin. Les employés ne sont pas obligés de divulguerla nature de leur maladie. S’ils décident de parler de leur état de santé avecun supérieur hiérarchique, cette information doit rester confidentielle.Le droit d’un individu à la confidentialité s’applique aussi au service desressources humaines, aux gestionnaires des régimes avantages sociaux et auxassureurs. Malheureusement, la crainte de la discrimination empêche certainsporteurs du VIH de soumettre des demandes de remboursement à leur assuranceen ce qui concerne les traitements du VIH. « Ils ont peur que l’on sache qu’ils sontporteurs du VIH et qu’on les licencie. Ou bien, ils craignent d’être licenciées parceque leurs demandes de remboursement seront trop élevées », dit M. Monteith.En règle générale, les employeurs devraient rassurer leurs employés en leurgarantissant que toute information concernant leur santé est strictement14 LE VIH ET LE SIDA AU TRAVAIL


confidentielle et que les assureurs ne révèlent jamais la nature des demandes deremboursement. « En cas de violation de la confidentialité, l’entreprise devraitprendre des mesures énergiques, sinon les employés penseront que ce n’est pasun endroit dans lequel on peut travailler en toute confiance », ajoute-t-il.ConclusionAu fur et à mesure que la population vieillit, les personnes atteintes de maladieschroniques constituent une part de plus en plus importante de la main-d’œuvre. Etles personnes porteuses du VIH – comme celles qui souffrent de cancer, d’arthriteou de diabète – ont beaucoup à offrir à des employeurs qui les soutiennent.« Les employeurs doivent prendre en considération tous les facteurs quicontribuent à la santé d’un employé, dit Mme Plotkin. Cela comprend la santé autravail en général comme les politiques de promotion de la santé. Le fait d’avoirmis en place des politiques et des pratiques qui peuvent guider les responsablesquand ils sont confrontés à certaines maladies peut être utile, de même que despolitiques permettant d’offrir à tous un milieu de travail sain et sécuritaire. »Les pratiques qui font la promotion de la santé au travail créent une culturequi permet à l’entreprise de profiter du savoir, de l’expertise et de l’expérience detous ses employés.Où trouver de l’informationNationalRéseau canadien d’info-traitementssida (CATIE)www.catie.caSociété Canadienne du sida (SCS)www.cdnaids.caConseil canadien de surveillance etd’accès aux traitements (CCSAT)www.ctac.caTests VIH/sidaPour plus de renseignements surles endroits où les tests peuvent êtreeffectués, voir le site de One LifeGet Tested : www.luvU2.caRégionalCoalition des organismes communautairesquébécois de lutte contre le sida(COCQ-SIDA)www.cocqsida.com514-844-2477Fondation Farhawww.farha.qc.ca514-270-4900Sida Bénévoles Montréalwww.accmontreal.org514-527-0928Portail VIH/Sida du Québecwww.pvsq.org1-877-PORTAIL (767-8245) ou514-523-4636Guide de l’employeur 15


Chez Bristol-Myers Squibb Canada, nous croyonsqu’il faut traiter les maladies actuelles par les meilleursmédicaments possibles. La mise au point d’agents novateursexige des années de recherche et développement intensifs.Reconnue comme l’une des meilleures de l’industrie,notre pépinière de produits fait rayonner l’espoir.Notre objectif est de trouver des solutions efficacespermettant de combler des besoins médicauxinsatisfaits, aujourd’hui ainsi que dans les années à venir.En pensant à demain, nous concentrons nos efforts dansles domaines suivants : troubles affectifs (psychiatriques),maladie d’Alzheimer, athérosclérose/thrombose, cancer,diabète, hépatite, VIH/sida, obésité, polyarthrite rhumatoïde,maladies connexes et rejet des greffes d’organes solides.Nos employés, véritable mosaique culturelle issuede différents horizons, sont unis par le désir de prolonger etd’améliorer la vie des êtres humains.

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