Claude Semal se raconte… - SABAM.be
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Kaliumpermanganat reinst Ph. Eur.Artikelnummer 4645Ü<strong>be</strong>rar<strong>be</strong>itungsdatum: 20.01.2011pH-Wert <strong>be</strong>i 20 g/l H 2 O (20°C) ~ 7- 9Schmelztemperatur > 240°C (Zer<strong>se</strong>tzung)Siedetemperaturnicht verfügbarZündtemperaturnicht verfügbarFlammpunktnicht verfügbarExplosionsgrenzen untere nicht verfügbaro<strong>be</strong>re nicht verfügbarDampfdruck (20°C) < 0,01 hPaDichte (20°C) 2,70 g/cm 3Schüttdichte ~ 1300 - 1600 kg/m 3Löslichkeit in Was<strong>se</strong>r (0°C) 28,3 g/l(10°C) 44 g/l(20°C) 64 g/l(30°C) 91 g/l(40°C) 125 g/l(60°C) 224 g/l(75°C) 324 g/lThermische Zer<strong>se</strong>tzung > 240°Clog Pow - 1,73 (<strong>be</strong>rechnet) (Lit.)Eine Bioakkumulationspotential ist nicht zu erwarten (log Pow < 1)10. Stabilität und ReaktivitätReaktivität:Chemische Stabilität:Zu vermeidende Bedingungen:Möglichkeit gefährlicher ReaktionenExplosionsgefahr <strong>be</strong>i Kontakt mit:Starkes Oxidationsmittel.Das Produkt ist unter normalen Umgebungs<strong>be</strong>dingungen(Raumtemperatur) chemisch stabil.Starke Erhitzung.Ammoniumverbindungen, Essigsäure/Reibung, Zucker (<strong>se</strong>lten),Alkoholen/Schwefelsäure, Formaldehyd, konzentriertenMineralsäuren, organischen Stoffen, Schwefelsäure,Salzsäure -> Chlor, starken ReduktionsmittelnDer Stoff kann in gefährlicher Wei<strong>se</strong> reagieren mit:Acetylaceton, Alkoholen, Dimethylsulfoxid, Acetaldehyd,Antimon, Benzaldehyd, brennbaren Flüssigkeiten,Dichlormethylsilan, Ethylenglycol, Fluorwas<strong>se</strong>rstoff,Hydroxylamin, Oxalsäure, Triethanolamin, Trischwefelwas<strong>se</strong>rstoff,Holz + Feuchtigkeit oder Reibung, Mannitol, Milchsäure,organischen Sauerstoffverbindungen, Schwefelsäure + organischenStoffen, Ar<strong>se</strong>n, Dimethylformamid, Kaliumchlorid/Schwefelsäure,Pyridin, Schwefel/Hitze, Titan (Hitze), Glycerinnitrat +Nitrozellulo<strong>se</strong>, Mineralwolle/Schlackenwolle, Nitrozellulo<strong>se</strong>/Stoß,Phosphor/Reibung, Trifluoressigsäure, Trifluoressigsäureanhydrid,Fluorwas<strong>se</strong>rstoff, Kohle (Hitze), Was<strong>se</strong>rstoffperoxid,Aluminiumcarbid (Wärme)was<strong>se</strong>rfreiem Glycerin -> Selbstentzündung,Glyzerin/Schwefel -> Selbstentzündung,Seite 5 von 9
A l’occasion de la repri<strong>se</strong> à l’Espace Magh d’Enfant de solo, unspectacle bien plus intériorisé qu’à l’accoutumé, il était debon ton d’effectuer un bilan sur le parcours de ce trublionengagé qu’est <strong>Claude</strong> <strong>Semal</strong>. Nous l’avons rencontré.Vous êtes un artiste-auteur pour le moinspluridisciplinaire et prolifique. Pouvez-vousnous retracer votre parcours artistique ?<strong>Claude</strong> <strong>Semal</strong> : C’est une “carrière” qui n’en est pas une. Jesuis sorti à 17 ans de rhéto en “latin / sciences”, j’ai travailléun an comme apprenti maroquinier, et à dix-huit ans, je gagnaisdéjà ma vie comme chanteur (au “Grenier aux chan -sons”) et comme comédien (au “Théâtre des Jeunes de laVille de Bruxelles”). Pour cor<strong>se</strong>r le tout, j’ai tout arrêté à 20ans pour devenir pendant six ans “militant professionnel” àl’hebdomadaire POUR. Je ne suis revenu à la scène qu’autournant des années ’80 avec un premier 33 tours autopro -duit (Les Convoyeurs Attendent en 1982). Mais les cho<strong>se</strong>sont vraiment redémarré en 1986 avec Odes à ma douche,un spectacle de chansons mis en scène par Charlie Degotte,qui a été joué plus de 300 fois dans le monde. Depuis lors,j’ai sorti une vingtaine de spectacles et une dizaine de disque<strong>se</strong>t donc continué à mener de front toutes ces activités :chanson, cabaret, écriture, théâtre, cinéma et journalisme. Jesuis aussi retourné à l’école “sur le tard” (entre ’87 et ’89)pour une formation d’acteur à “La Kleine Akademie” deLuc De Smet, une école bilingue inspirée par la pédagogiedu mouvement et du masque de Jacques Lecocq. Para -doxalement, c’est ce parcours atypique qui fait que je suistoujours là aujourd’hui. C’est en prenant des routes de traver<strong>se</strong>que j’ai continué à avancer…Vous travaillez plus généralement en solo.Est-ce une volonté, histoire d’avoir une li<strong>be</strong>rtétotale sur l’écriture ?Au bout du compte, j’ai aussi <strong>be</strong>aucoup travaillé en duo :avec Georges Van den Broeck, Jacques-Ivan Duchesne, EricDrabs, Ivan Fox ou Eric Bribosia. Rien à voir avec la li<strong>be</strong>rté.C’est plutôt une contrainte de production. Contrairement àune sotte réputation qui m’a parfois été faite, je n’ai jamaisété un “artiste subsidié”. Ni moi, ni ma compagnie, n’avonsjamais touché un euro de frais de fonctionnement. J’aitoujours navigué dans une certaine clandestinité médiatique,et toujours joué dans des salles petites ou moyennes. Dansces cas-là, avec le technicien qui nous accompagne, c’estdéjà difficile de payer trois salaires avec la vente d’un spec -tacle. Même quand je suis chaleureu<strong>se</strong>ment accueilli par uneinstitution culturelle, comme le Théâtre Le Public et les Mar -tyrs, ou par un plus petit théâtre, comme La Samaritaine,l’Espace Magh ou les Riches Claires, je travaille avec desdemi budgets ou “à la recette”. Il faut le savoir. Et il faut “faireavec” : c’est le lot commun de la culture en Belgique francophonequand on n’est pas soi-même directeur de théâtre.Pourquoi "Enfant de solo" maintenant? Etait-il tempsde faire le bilan de votre carrière artistique?J’ai toujours aimé les récits autobiographiques, particulièrementle “tome 1”, celui de l’enfance et de l’adolescence. Toutest dans la graine, et en même temps, tout est ouvert, toutreste possible. Aujourd’hui, j’ai 57 ans. C’est vieux pour unchanteur. Mais à cet âge-là, certains écrivains ont encoreleur œuvre devant eux. Qui sait vraiment où j’en suis dansma propre vie ? Avec 40 ans de bouteille comme “citoyenactif”, je pen<strong>se</strong> toutefois avoir croisé quelques combats demon temps, et, en racontant mon parcours et l’histoire de maCLAUDE SEMALSE RACONTEfamille, je pen<strong>se</strong> avoir évoqué notre histoire commune. Maisje ne me <strong>se</strong>ns pas vraiment à l’heure du bilan. Alors que laBelgique, par contre, est peut-être en train de dépo<strong>se</strong>r lesien. Moi, je suis le papa d’un gamin de trois ans : je visplutôt dans le pré<strong>se</strong>nt et dans l’avenir.Qu'est ce que vous nous préparez comme nouvellecréation pour janvier 2012? Après Enfant de solo,on ne sait plus trop à quoi s'attendre?Dans l’immédiat, un nouveau CD chez “Franc’amour” et unspectacle “solo” aux “Riches Claires” en janvier 2012, dansune mi<strong>se</strong> en scène de Laurence Warin : Ceci n’est pas unchanteur <strong>be</strong>lge.Je suis également en train d’écrire un spectacle théâtral etmusical à douze personnages sur les relations entre laFrance et la Belgique : France Belgique Camping. Et j’aiaussi un projet de spectacle solo (en flamand !) qui metient fort à cœur : Waarom praat-ik het Vlaams als eenSpaan<strong>se</strong> Koe ? (Pourquoi je parle Flamand comme unevache espagnole ?). Pourtant, aussi absurde que cela puis<strong>se</strong>paraître, cela fait trois ans que je ne trouve pas de co-producteurspour ces spectacles, ni en Flandres, ni à Bruxelles,ni en Wallonie. La Belgique est en train de <strong>se</strong> déchirer —peut-être de disparaître ? Je suis sans doute l’artiste <strong>be</strong>lgequi a le plus mis cette question au centre de son travail. Maistout le monde préfère regarder ailleurs. Allo, Freud ?En attendant, à ma modeste échelle et comme “citoyen”, j’aiaussi lancé Tartine et Boterham, une initiative pour promouvoirle bilinguisme à travers des tables de conversation<strong>se</strong>ntre francophones et néerlandophones. Pour vivre en<strong>se</strong>mble,ou, à défaut, l’un à côté de l’autre, cela me <strong>se</strong>mble pluspositif et plus concret que de faire la grève du <strong>se</strong>xe ou <strong>se</strong>lais<strong>se</strong>r pous<strong>se</strong>r les poils sous les bras !(François Stas<strong>se</strong>ns)Plus d’infos : www.myspace.com/claude<strong>se</strong>mal7<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LE BRUSSELS FILM FESTIVALS’AGRANDIT !Au moment ou vous lirez ces lignes, le Brus<strong>se</strong>ls Film Festival battra son plein ! En effet, le festival reprispar Yvan Corbisier l'an dernier <strong>se</strong> déroule du 22 au 29 juin 2011 ! Depuis l'arrivée de son nouveau di rec teur,le festival veut devenir LA référence en matière d’événement audiovisuel Bruxellois. Ouvrant sa programmationau public et aux professionnels, cette 9 ème édition estivale du festival promet d’être chaude !Un festival, deux endroits :Flagey & BozarLe festival s'étend dans la ville. Il a lieuau Flagey comme chaque année (studios4 et 5 ainsi que sur la place SainteCroix pour les séances en plein air)mais également, pour la première fois,au Bozar (salles M et Studio), un autregrand lieu foisonnant de culture et dedivertis<strong>se</strong>ment.La programmationLa programmation s'articule autourde <strong>se</strong>pt <strong>se</strong>ctions : la CompétitionOfficielle (ouverte à tous les film<strong>se</strong>uropéens, tous genres confondus),les Avant-Pre mières (proposant en primeurles films européens les plusattendus de l'été et de la rentrée), lePano rama (plateforme de découvertes),l'Europe des genres (ouverturesur un cinéma peu exploré en festivals,qu'il s'agis<strong>se</strong> de thriller, policier oucomédie), les Séan ces en plein air(toujours gratuites, ras<strong>se</strong>mblant desmilliers de spectateurs chaque soir surla Place Sainte Croix, une CompétitionCourts-Métrages (mettant les jeunestalents <strong>be</strong>lges sous le feu des projecteurs)et Hello Sundance (vitrine offerteaux organisateurs du célèbre festivalaméricain).Le workshop organisépar la <strong>SABAM</strong>Pour la première fois, la <strong>SABAM</strong> <strong>se</strong>raréellement partie prenante de l’événementen organisant son propre work -shop professionnel en collaborationavec le festival. Le titre : “Quand lamusique et cinéma <strong>se</strong> rencontrent”.La musique est un des signifiants ducinéma. Qu’elle soit commandée à uncompositeur travaillant sur le film encours de montage, qu’elle soit à la ba<strong>se</strong>de l’imaginaire du réalisateur lors deson processus de création… le lienentre musique et cinéma est es<strong>se</strong>ntielet évident. Les acteurs de ces deux<strong>se</strong>cteurs ont toutes les raisons de travailleren <strong>se</strong>mble, et pourtant ils ne <strong>se</strong>connais<strong>se</strong>nt pas nécessairement.L’objectif principal de cette initiativeest donc d’encourager la collaborationentre les principaux acteurs de cesdeux <strong>se</strong>cteurs d’activités.Le lien entre la musique et le cinéma<strong>se</strong>ra abordé à travers différents témoignagesde réalisateurs, producteurs etmusiciens. Ils pourront ainsi expliquerleur approche et leur manière de travailler.La parole <strong>se</strong>ra également donnéeà des éditeurs et un juriste donnera unbref cadre juridique à cette collaboration.(FS)Plus d'info :www.brus<strong>se</strong>lsfilmfestival.<strong>be</strong>BARNEY FRYDMAN, UNE DERNIÈRE FOIS© Aurore BelotRemarqué lors du dernier Festival du Film Fantastique de Bruxelles, Barney Frydman y pré<strong>se</strong>ntait Une dernière Fois, son film de find’étude tourné durant sa formation à Paris.Inspiré par l’un des films d’animation de son père dans lequel les visages des personnages “s’effacent”, lejeune cinéaste a repris cette idée mais par l’intermédiaire de la fiction cette fois !B. Frydman : “La symbolique des visages effacés repré<strong>se</strong>nte l’effacement de soi, de la personnalité, de ceque l’on vaut…”. Barney Frydman part de cette idée et y construit une histoire d’amour en paral lèle.L’inspiration est venue très vite. Le réalisateur et sa copine étant éloignés par plusieurs centaines dekilomètres entre Paris et Bruxelles, une histoire <strong>se</strong> battit autour de cela : la symbolique entre la perte duquotidien, l’amour par procuration et l’éloignement des visages constitue un parallélisme à sa propre vie…“Quand ma copine et moi nous retrouvions à Paris, on avait la <strong>se</strong>nsation qu’on pouvait mourir, tant on étaitbien en<strong>se</strong>mble. J’aime les films où il y a un peu de fantastique, mais pas trop, je préfère frôler la limite. Jetente de donner une autre vision du monde mais chacun peut interpréter le film comme bon lui <strong>se</strong>mble. Engénéral, il y a pas de demi-mesure, les gens entre dans l’histoire ou pas”.Primé au BIFFF où il a gagné le Prix de la Jeunes<strong>se</strong>, gageons que ce n’est qu’un début pour BarneyFrydman, un cinéaste au nom de star qu’on aura très probablement la chance de voir encore dansd’autres festivals.(FS)Infos : barney.frydman@gmail.com8<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
DONATOROTUNNOAUX MIDISDU DOC.© L’Epopée de la grande régionSorti en salle en avril dernier au Luxembourg, la série documentaire L’Epopée de la GrandeRégion, composée de trois films de 52 minutes a été pré<strong>se</strong>ntée le 14 juin dernier pour ladernière des Midis du Doc. de la <strong>SABAM</strong>, saison 2010-2011.Cette mini-collection réunit trois réali -sateurs de nationalités différentes :Rüdiger Moersdorf (Allemagne),Stéphane Bu<strong>be</strong>l (France) et DonatoRotunno (Luxembourg).En<strong>se</strong>mble, ils ont chacun apporté leurpierre à l’édifice et leur vision des cho<strong>se</strong>ssur les trois films. Ils ont tenté dedépas<strong>se</strong>r les stéréotypes que chacunpeut porter sur la culture de l’autre.Le premier film aborde “l’Histoire etles origines” de la Grande Région.Le <strong>se</strong>cond évoque le “problème de laCulture” et le dernier <strong>se</strong> penche plutôtsur les Langues véhiculées au <strong>se</strong>in dela Grande Région.C’est sur cette dernière réalisationdu cinéaste Donato Rotunno que s’estconcentrée nos Midis du Doc du 14avril dernier : “Faut-il vraiment apprendreune autre langue pour vivre dans laGrande région?”. Question d’actualité,en Belgique également !Car le réalisateur est Luxem bour geois.Il aime particulièrement alimenter lacuriosité du public pour son pays etpour les projets qui ont un ancrage économiqueet artistique au Luxembourg.Tarantula Luxembourg, la société deproduction qu’il a créée, existe depuisplus de 15 ans maintenant et a à pré<strong>se</strong>ntatteint une stabilité financière.Quinze années d'apprentissage qui ontpermis au cinéaste-producteur d'aborder<strong>se</strong>s projets plus <strong>se</strong>reinement, avecexpérience et maturité. Sa notoriétéà l'étranger s’en res<strong>se</strong>nt et en dépendforcément...(FS)Infos : http://www.tarantula.<strong>be</strong>/CCDE, CHASSÉ-CROISÉ DYNAMIQUEÀ L’ÉLASTIQUEPour leur première réalisation, Cédric Ruth et Ernest Tembo ont frappé fort : ils nous propo<strong>se</strong>ntdirectement leur long-métrage sans pas<strong>se</strong>r par la ca<strong>se</strong> du cours ! Axé autour de nombreuxchassés-croisés, cette comédie dramatique ravira grands et petits.CCDE a pour cadre une vidéothèqueou quatre destins <strong>se</strong> croi<strong>se</strong>nt et s’entrecroi<strong>se</strong>ntjusqu’à <strong>se</strong> réunir malgré eux.Quatre jeunes adultes vivent des viestrès différentes ou joies et peines <strong>se</strong>mêlent à la tristes<strong>se</strong> et aux larmes.À travers le portrait d’Alexandra, d’Emi -lie, de Vincent et de François, CédricRuth et Ernest Tembo souhaitent montrerle quotidien de jeunes gens plongésdans l’anonymat d’une grande ville oùdésirs d’accomplis<strong>se</strong>ment et rêvesd’enfance <strong>se</strong> voient confrontés au goûtdoux-amer de la réalité. “Notre proprevécu nous a poussé à réfléchir à laquestion de la perte d’identité et dumanque de confiance en soi. CCDE estnotre catharsis, notre thérapie de groupe.Les mots qui y sont dits, les imagesque nous montrons reflètent notreexpérience personnelle”.La vie urbaine d’une grande capitalecomme Bruxelles fait figure de décor etde contexte du film. “D’abord psychologique,la perte de repère devient peu àpeu géographique. Pourtant, une ville amieux à offrir que des immeubles tantôtà l’abandon tantôt en constante rénovation.À la croisée des chemins, sur uncoin de carrefour <strong>se</strong> trouvent encoreces lieux de rencontres multiculturellesoù l’individu <strong>se</strong> met au pluriel. Autant decafés et de parcs, et même ce petitvidéoclub de quartier qui voit défilertous les jours des citadins de tout horizon.Perdus dans la foule, nos quatre personnagesportent le même masque desapparences. Ils voudraient exprimertout haut leurs craintes, leurs doutes,leurs douleurs et leurs désirs. Confinésdans leur individualité, ils <strong>se</strong> retrouventchacun dans l’impas<strong>se</strong>. La relationqu’ils vont établir les uns avec lesautres <strong>se</strong> fait presque par hasard.Toutefois, ces liens fragiles sont pareils© CCDEà l’élastique. Tendus à l’extrême, ilspeuvent tout supporter. Leur rencontreleur permettra-t-elle de comprendre àtravers le regard de l’autre comments’accepter et faire la paix avec soismême ?”(FS)Infos : cedrycsys@hotmail.com9<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
POÈTES DE L’INSTANT ET DU MOUVEMENTNGANJI LAEH & CHRISTOPHE TOFFOLOLa poésie n’est pas uniquement le propos d’une littérature foisonnante. Un instant fugace, captif d’un objectif enalerte, peut aussi révéler <strong>se</strong>s accents poète.© Christophe Toffolo© NgangiNganji Laeh et Christophe Toffolo partagent tous deux ceregard sur le métier de photographe. Le premier <strong>se</strong>rait celuide l’insaisissable et de l’insolite tandis que le <strong>se</strong>cond <strong>se</strong>pencherait plus volontiers sur l’instant figé et les cour<strong>be</strong>samènes des femmes enceintes. Autodidactes tous deux, ilsont également en commun la passion au <strong>se</strong>rvice de leurmétier.Pour l’heure, Nganji métis<strong>se</strong> les arts et finali<strong>se</strong> la créationd’un recueil de poésies, d’illustrations photographiques, degraphiques et de dessins. Il mène aussi, sur le même frontdu partage, des plans d’expositions collectives ou personnelles,un court-métrage en pré-production, et quelquesprojets d’écriture. Christophe, quant à lui, <strong>se</strong>ra de tous lesfestivals ! Il promènera sa fantaisie sur le site spadois desFrancofolies, en association avec d’autres photographes :les Francographes. Avec le soutien des Francofolies, uneexposition <strong>se</strong>ra réalisée au Radisson Hôtel et à la Maisondu Tourisme.Nganji Laeh et Christophe Toffole expo<strong>se</strong>nt leurs œuvres àla <strong>SABAM</strong> du 5 mai au 1 er juillet 2011. Exposition collectivemettant également en scène les œuvres d’Odile Kinart(sculptrice) et Luc Standaert (peintre).Infos :Nganji Laeh : http://www.lartdetrehumain.netChristophe Toffolo : http://www.toffographie.com(Sylvie Godefroid)10<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LUXE ET PURE SIMPLICITÉODILE KINARTVelvet Cushions, Bubble Fun, Eau Vive, Butter & Sugar, On the Beach et Amu<strong>se</strong>-Bouche : ces oeuvres portantdes noms évoquant immédiatement une impression de luxe, dégagent quelque cho<strong>se</strong> de noble mais c’estpourtant la pure simplicité qui caractéri<strong>se</strong> les sculptures d’Odile Kinart.Qu’ils aient été élaborés en verre, céramique,polyester ou bronze – le matériaude prédilection d’Odile - , <strong>se</strong>s personnages<strong>se</strong>mblent chacun s’être éveil -lés d’un rêve. Des lignes fluides et tenduesalternent dans des figures quel’artiste fait souvent évoluer en coupleet toujours dans un environnementdouil let. Même les têtes sur socle<strong>se</strong>m blent confortablement installées.Il n’est dès lors pas étonnant que mê -me l’étranger ait été séduit par les créaturesgracieu<strong>se</strong>s d’Odile. Cette fascinationa même pris des allures royales.La Reine Beatrix des Pays-Bas a eneffet choisi l’une des plus <strong>be</strong>lles œu -vres pour sa collection privée. Les sim -ples mortels, eux, peuvent admirer lesœuvres de l’artiste partout dans le mon -de, dans les galeries suivantes :Knokke : Artup Gallery, www.artup.<strong>be</strong>, Utrecht : Morren Gallery, www.galerieutrecht.nl,Amsterdam, Rotterdam, Den Haag Smelik & Stokking, www.Smelik-Stokking.nl, Place des VosgesParis : www.sibmangallery.com, Boston : Newbury Fine Arts : www.newburyfinearts.com,Palm De<strong>se</strong>rt : Fine Art Galeries : www.rewelch.comInfo : www.okinart.comENTRE FLORENCE ET L’APÉRO GALERIELUC STANDAERTDès le premier regard, les toiles de Luc Standaert vous pénètrent jusqu’à la moëlle. Ce que l’artiste res<strong>se</strong>ntcomme de l’injustice, il entend le fixer sur toile. Il veut illustrer l’ab<strong>se</strong>nce de la li<strong>be</strong>rté humaine, commel’incarnent les enfants-soldats en Afrique.Photos © www.okinart.comCe n’est que récemment que Luc, quenous connaissons surtout comme éditeurmusical, s’est <strong>se</strong>nti prêt à partageravec le public son art pictural, qui joue laconfrontation. Une décision qui lui permetassurément de faire son <strong>be</strong>urre.Avec une sélection à la Biennale deFlorence - La Mecque du monde artistique- à la clé pour le “jeune” artistepeintre.Cependant, cela faisait déjà pasmal de temps que le micro<strong>be</strong> artistiquesommeillait en lui. Il avait suivi une formationartistique au Sint-Lucas-instituutde Gand, s’était spécialisé en scénographie(Arts monumentaux) et a ensuitetravaillé pour l’ArcaTheater, le Speel -teater, l’Année Rodenbach et le NTG.Depuis un certain nombre d’années, ilest actif comme dessinateur, artistepeintreet aquafortiste. Grâce à la peintureà l’huile, l’acrylique, le pastel, l’a -quarelle et le simple crayon, il traduit, àtravers une utilisation personnelle decouleurs chaudes, l’unité entre l’hommeet le paysage de façon marquante. Il <strong>se</strong>ba<strong>se</strong> à cet effet sur des esquis<strong>se</strong>s fai -tes sur place, sur <strong>se</strong>s propres archivesphoto et tout autre matériel visuel qui <strong>se</strong>pré<strong>se</strong>nte. Les oeuvres de Luc Standaertsont détenues par divers collectionneursprivés, aussi à l’étranger.Une sélection personnelle de Luc etOdile peut encore être admirée dansnotre Apéro Galerie jusqu’au 1 er juillet.Soyez le (la) bienvenu(e) !Vous êtes candidat-acheteur? Deman -dez de plus amples informations à notreréception.(TG)11<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LES ABYSSES DE LA CRÉATIONSUR L’ESTRADE D’UN MERCREDI…DU LIVRE !“L’amie slovène a germé lentement dans les couches sédimentaires du temps”,préci<strong>se</strong> Françoi<strong>se</strong> Houdart d’entrée de jeu. L’auteure s’affirme, la femme <strong>se</strong>mblepensive. Elle <strong>se</strong> lais<strong>se</strong> envahir par le plaisir de partager, sur l’estrade du Mercredidu Livre, les abys<strong>se</strong>s de sa création.“C’est un texte intimiste, un long dialogue entrecoupé d’évocations historiques, deconfidences, d’interrogations, de souvenirs perclus d’anciennes souffrances, devrais bonheurs, de petites conquêtes que j’ai le plaisir de pré<strong>se</strong>nter ce jour aucœur d’un événement tellement important pour les artistes des mots de la<strong>SABAM</strong>. Un texte qui tente d’appréhender et de comprendre le <strong>se</strong>ns “vécu” dumot “patrie” et qui po<strong>se</strong> en filigrane la question toujours tant débattue de l’intégrationd’une personne dans un contexte linguistique, social, poli tique, économiqueet affectif totalement différent de ce qu’elle quitte ou ce qu’elle fuit”.Le public, tous des auteurs, a été véritablement conquis par l’éloquence d’unefemme qui sait <strong>se</strong> livrer sans ré<strong>se</strong>rve avec, néanmoins, tellement de pudeur.(Mercredi du Livre, mai 2011) – Françoi<strong>se</strong> Houdart,L’amie slovène (Ed. Luce Wilquin)Autre femme, autre <strong>se</strong>nsibilité, même intérêt. Les auteurs défilent de mercredien mercredi, sans vraiment <strong>se</strong> res<strong>se</strong>mbler. “Angie est un livre sur la maternité,c’est l’histoire d’amour d’une femme pour un enfant qui lui est donné, qu’elle apris, c’est l’histoire d’amour d’un homme pour une femme qui l’a élevée, c’est unquestionnement sur l’amour et la haine, sur la fidélité, sur le pardon. C’est aussiun livre sur la surdité, sur la fermeture au monde, sur la survivance.”Fidéline Dujeu joue le jeu du mercredi portée par l’enthousiasme du public, <strong>se</strong>rviepar cette timidité qui lui sied. “Très difficile de <strong>se</strong> définir. Chaque fois qu’onme demande cet exercice, je le fais en noyant le poisson… J’écris des fictionspour travestir mon réel et quoi que je di<strong>se</strong> ce <strong>se</strong>ra toujours une douce fiction.Mais bon, deux, trois cho<strong>se</strong>s plus ou moins concrètes : je suis une maman de 4enfants, j’en<strong>se</strong>igne, j’anime des ateliers d’écriture, j’écris, ma vie est emplied’amours et mes journées sont toujours fort chargées mais elles me plai<strong>se</strong>nt.”(Mercredi du livre, avril 2011) ) –Fidéline Dujeu, Angie (Ed. Somnambule Equivoque)Quant à Philippe Remy-Wilkin, l’homme du mercredi de juin, il <strong>se</strong> dévoiledans l’impatience un brin taquine de tant nous raconter : “Qui est PhilippeRemy-Wilkin ? C’est quelqu’un qui a reçu des livres dès le <strong>be</strong>rceau, qui aécrit <strong>se</strong>s premières histoires à six ans et qui n’a plus jamais arrêté, entrant enécriture comme on rentrait jadis en religion. Quelqu’un qui prend son métiertrès au sérieux, donc, mais qui ne <strong>se</strong> prend pas lui-même trop au sérieux.Quelqu’un qui a organisé sa vie autour des livres, qui y travaille <strong>se</strong>pt jours sur<strong>se</strong>pt, moine de 7h à 15h, voué au silence et à la retraite, aux délires/délices dela réflexion, de l’imagination, de la perception. Mais qui change de peau tousles jours vers 15h30 pour plonger dans une vie grouillante, faite d’échanges,de rencontres, de mille et un frottements.”(Mercredi du livre, juin 2011) – Philippe Remy-Wilkin,Le livre de Mahomet (Ed. maelström reEVOLUTION)(SG)12<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
ALAIN DOUCETQUAND LA RÉALITÉCOURTISE LA FICTIONChauffeur-livreur ! Le premier roman d’un auteur carolorégien qui écrit mais pas <strong>se</strong>ulement…L’insolite ouvrage est sorti aux éditions Les Impressions Nouvelles. Focus sur une rencontre àdimension humaine !Alain Doucet “côté livre” et “côté camion” ?Levons-donc un peu le voile sur cette étrangeaventure qui vous fait pas<strong>se</strong>r d’un véhicule à l’autre…“Une étrange aventure, on peut le dire ! Une rumeur véhiculequ’on ne peut bien écrire que sur ce qu’on connaît ! Vrai !Mon boulot est une mine! J’y suis venu par une série de quiproquos.J’ai commencé par livrer des frigos. Un vrai job dedéménageur! Dans la boîte où je bos<strong>se</strong>, on livre aussi bienrestaurants que supermarchés, prisons, cantines, hôpitaux,écoles etc. Quelle faune! Je suis amené à rencontrer desgens différents dans des situations particulières suivantcertains horaires, le tout en sillonnant les rues de Bruxellespar<strong>se</strong>mées de bouchons… Tout cela est souvent tragicomique!Ce métier, c’est la “comédie humaine”. Vous neverrez plus les chauffeurs du même œil”.Est-ce qu’on <strong>se</strong> réveille un matin écrivainou est-ce plutôt le chemin d’une vie ?“Je crois qu’un auteur l’est depuis la naissance ! Mais quisuis-je ? Depuis tout petit, je noircis des cahiers. Je pen<strong>se</strong>que ce qui vous fait vraiment évoluer, c’est la lecture! Moij’ai eu le déclic en découvrant Frédéric Dard et Bukowski.Je me suis rendu compte qu’il y avait moyen d’écrire“autrement”. J’ai découvert ensuite Kerouac, Burroughs,John Fanté, eux-mêmes <strong>se</strong> disaient influencés par KnutHamsun, Céline, Genet, Hemingway etc. Je les ai lusaussi tout en continuant à écrire des poèmes, des nouvelles,des billets… et c’est l’engrenage : on finit par écrireson propre bouquin !”.Vous n’arpentez pas <strong>se</strong>ulement les pagesdes livres, vous foulez égalementle plancher de certains plateaux TV.Qu’avez-vous à dire pour votre défen<strong>se</strong> ?“Coupable ! C’est vraiment par hasard que je me suisretrouvé sur le plateau du Télé-crochet de France 2 :On n’demande qu’à en rire, pré<strong>se</strong>nté par Laurent Ruquier.J’ai envoyé une démo à sa production l’été passé car j’avai<strong>se</strong>ntendu dire qu’il allait recréer une sorte de “Petitthéâtre de Bouvard”. De fil en aiguille, j’ai été convié à l’émission.C’est sur place, le soir de la première, que j’aidécouvert le concept mais bon je me suis jeté dans l’arèneet j’ai tiré mon épingle du jeu. Là je fais un break pour lasortie du livre, je devrais y retourner prochainement”.Un vent favorable nous informe que vous avezrencontré de nombreux auteurs de la <strong>SABAM</strong> aveclesquels vous écrivez certains textes. Info ou intox ?“Vrai si vous faites allusion à François Pirette! Il m’a écritquelques textes pour l’émission de Ruquier. Ils <strong>se</strong>ront repris“Je crois qu’un auteur l’est depuis la naissance ! Mais qui suis-je ?Depuis tout petit, je noircis des cahiers. Je pen<strong>se</strong> que ce qui vousfait vraiment évoluer, c’est la lecture! Moi j’ai eu le déclicen découvrant Frédéric Dard et Bukowski.Je me suis rendu compte qu’il y avait moyen d’écrire “autrement”.dans mon prochain spectacle. Je travaille également avecQuentin Sente moins connu mais très prometteur. Je suisouvert à toutes les collaborations, c’est si difficile d’écrire debons textes drôles, percutants et fins…”.Quelle relation entretenez-vous avec la <strong>SABAM</strong> ?“J’ai toujours eu de bonnes relations avec la <strong>SABAM</strong>, ons’est un peu perdu de vue un moment car suite à mesgalères successives, je voulais tout stopper. Mais avec lasortie du livre on a renoué le contact et je voudrais remercierpersonnellement toute l’équipe de la <strong>SABAM</strong> quim’épaule merveilleu<strong>se</strong>ment bien. Je souhaite à tous lesartistes et auteurs de collaborer avec des personnescomme ça”.(FP)13<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LE POÈTE DU VERTIGELAURENT FADANNILaurent Fadanni habite et écrit à Vancouver. C’est pourtant en Communauté françai<strong>se</strong> de Belgiquequ’il brille d’une actualité littéraire. Soulevons une partie du mystère…“Nomade dans l’âme, j’ai toujours été attiré par l’Ailleurs.Après le Sénégal et le Mali, le Mexique et l’Inde, mes pasm’ont porté jusqu’au Canada, d’abord au Qué<strong>be</strong>c, puis enColombie-Britannique où, depuis 2006, j’ai trouvé uneterre à la dimension de mes rêves : l’Océan Pacifique àl’Ouest, les Montagnes Rocheu<strong>se</strong>s à l’Est, le Yukon auNord... et les Etats-Unis au Sud, histoire de garder unpied dans la réalité. Ce n’est pas parce qu’un continent,un océan et 10.000 km me séparent de la Belgique quej’en oublie mes origines. Dans mon exil assumé, j’ai toujour<strong>se</strong>u à cœur de garder un lien avec mon pays. Mêmesi je travaille avec une maison d’édition canadienne(L’Interligne, à Ottawa), j’essaie de rester impliqué dans lavie littéraire <strong>be</strong>lge. Imaginez ma ma joie lorsque j’ai apprisque le Prix Emile Polak 2010 m’avait été remis. Je mesuis <strong>se</strong>nti en famille. Et pour alimenter ce <strong>se</strong>ntiment, riende tel que des amitiés littéraires. Celle que je partageavec le poète David Giannoni débouche sur la publicationd’un recueil bilingue Le Chant du Peyote/The Song ofPeyote aux éditions Maelström à Bruxelles ainsi qu’uneparticipation au “FiEstival” (du 12 au 14 mai) à l’EspaceSenghor.”Quels paysages intérieurs bros<strong>se</strong>ntvotre “Cartographie du Vertige” ?“Cartographie du vertige, c’est un appétit illimité pour l’aventure,la li<strong>be</strong>rté, la quête de soi. C’est le refus du confort, dufamilier, du juste milieu. Il s’agit d’explorer le monde aux frontièresde l’humanité, d’y fracas<strong>se</strong>r tout discours, toute certi -tude. C’est un voyage désorganisé. Tout ce que j’ai écrit, jel’ai vécu. Quand vous li<strong>se</strong>z “et le ciel soudain s’est mis àdan<strong>se</strong>r”, n’y cherchez pas la métaphore. Il s’agit de la réalité,pure et nue. Je n’ai rien inventé. Je n’ai été que témoin. Et lasuprême ivres<strong>se</strong>, ce n’est finalement rien d’autre que cela :lais<strong>se</strong>r le monde couler en nous.”Quel rapport existe-t-il entre la réalité et l’écriture ?Quels sont les ponts qui rapprochent les mot<strong>se</strong>t la vie ?“Quelqu’un a dit : “On n’écrit que ce que l’on ne peut pasvraiment vivre”. Je pen<strong>se</strong> que c’est l’inver<strong>se</strong> : on ne vitvraiment que ce que l’on ne peut pas écrire. Je crois queplus inten<strong>se</strong> <strong>se</strong>ra ma vie, moins j’écrirai. S’il existe unbonheur sur cette Terre, une exta<strong>se</strong> suprême, soyez sûrsqu’elle ne s’exprime pas. L’ivres<strong>se</strong> est bien au-delà de laparole. Le rêve <strong>se</strong>cret de tout poète est de désapprendrel’écriture”.Avez-vous déjà faibli sous l’angois<strong>se</strong>de la page blanche ?“Oui. Chaque fois que je m’efforce de vivre sur papier àdéfaut de vivre réellement.”Cartographie du vertige, c’est un appétit illimitépour l’aventure, la li<strong>be</strong>rté, la quête de soi.C’est le refus du confort, du familier, du justemilieu. Il s’agit d’explorer le monde auxfrontières de l’humanité, d’y fracas<strong>se</strong>r toutdiscours, toute certitude. C’est un voyagedésorganisé.Et du côté de vos projets en cours ?“Mon prochain grand poème est un vignoble que je suis entrain de planter dans la Vallée du Fra<strong>se</strong>r en Colombie-Britannique. En attendant les premiers fruits, je continuesur papier avec un récit poétique dans lequel des individustransforment les toits de la ville en une jungle pour échapperà la folie moderne et renouer avec les racines premièresde la vie.”Et la <strong>SABAM</strong> ? Qui est-elle dans votre parcoursd’auteur ?“La <strong>SABAM</strong>, pour moi, c’est avant tout un lien entre lesartistes et le public. Je suis heureux de constater que mêmesi j’habite loin de la Belgique, il est des ponts sur lesquels jepeux marcher à la rencontre de mes origines. La <strong>SABAM</strong> estun de ces ponts.”(Interview : SG)PRIX EMILE POLAK est un prix biennal attribué à un poète denationalité <strong>be</strong>lge de moins de trente-cinq ans à l’expiration de lapériode biennale.14<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
© Photos HomerunrecordsMILOW EN TOURNÉE AVECNORTH & SOUTH: ‘LE SENTIMENT QUETOUT EST CONSTAMMENT EN MOUVEMENT’Du nord au sud, et inver<strong>se</strong>ment, Milow traver<strong>se</strong> l’Europe et le Canada afin d’assurer la promotion deson nouveau disque North & South. Jonathan Vandenbroeck – tel est le nom du chanteur-paroliercomme il figure sur les documents officiels – est connu pour savoir ce qu’il veut. Comment North &South ne pourrait-il dès lors pas <strong>se</strong> vendre comme des petits pains ?À la grande joie et au soulagement de Jonathan Vanden -broeck, les réactions au nouveau Milow sont très positives.“En Belgique, ce disque était mon troisième – un cap difficile– alors qu’en Europe c’était le deuxième, celui qui devaitapporter la confirmation. Et cela marche bien” nous racontele Louvaniste à un de ces rares moments où il a un peu detemps, sur le chemin de Paris à tockholm. La France,l’Allemagne, la Suis<strong>se</strong>, l’Autriche, l’Espagne, les pays scandinaves,le Canada et bien entendu sa Belgique natale …North & South ne traite pas par hasard du <strong>se</strong>ntiment quetout est constamment en mouvement. Et il n’en <strong>se</strong>ra pasautrement pour Milow dans les <strong>se</strong>maines et mois à venir.Très bientôt, la saison des festivals d’été va débuter. “Et j’yaspire vraiment très fort”, déclare Jonathan alias Milowavec enthousiasme. “Les trois années précédentes, j’aichaque fois joué du matériel de mes deux premiersalbums, maintenant je peux aussi sélectionner des chansonsde North & South. J’ai vraiment écrit certaines chanson<strong>se</strong>n ayant déjà en tête leur place dans laplay-list. Je n’ai pas dû me mettre moi-mêmesous pression pour cela. Et en même temps,je suis heureux que cette façon de faire n’aitpas empêché que North & South sonne comme étant untout. Vous pouvez me considérer comme vieux jeu maisj’apprécie davantage les albums que les singles. Et surba<strong>se</strong> des critiques qui m’ont été rapportées, je remarqueque ceci n’est pas passé inaperçu.”La campagne de promotion de North en South a égalementprovoqué une certaine commotion, et en Belgiquequi plus est. Dans une interview, Jonathan s’est fendu dequelques déclarations sur la situation politique dans notrepays, ce qui lui a valu d’être immédiatement au centred’une polémique. “Ce fut une triste confirmation de l’atmosphèresingulière que je voulais précisément évoquer :il n’est plus permis dans notre pays d’avoir une opiniondivergente. Une telle absurdité est impensable ailleurs enEurope. Et c’est un sacrilège pour un pays où cette profusionde façons différentes de voir les cho<strong>se</strong>s n’a jamai<strong>se</strong>mpêché les gens de parvenir à cohabiter.”Milow : J’ai vraiment écrit certaines chanson<strong>se</strong>n ayant déjà en tête leur place dans la play-list.(Hans Van Goethem)15<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
SOMMET MONDIALDU DROIT D’AUTEUR AU MONT DES ARTSL’ascension vers un monde idéal dans lequel les droits d’auteur ne <strong>se</strong>raient pas foulés aupied est encore longue, mais cette quête complexe a en tout cas reçu un fameux coup de pouceles 7 et 8 juin derniers au Mont des Arts à Bruxelles. Est-il possible d’avoir une portée plussymbolique encore que celle-là ?photos © Michael Chia / CISAC 2011Le slogan Création de valeurs dans l’économie numérique :“créer-connecter-respecter” fut le fil rouge de ce Sommetmondial du Droit d’Auteur, qui a fait affluer des quatre coinsdu monde dans notre capitale les experts en la matière. Pourl’organisation cette conférence s’étalant sur deux jours, laCISAC, la confédération internationale des sociétés d’auteur<strong>se</strong>t de compositeurs avait choisi The Square comme lieu.En un minimum de temps, le Brus<strong>se</strong>ls Meeting Centre auMont des Arts s’est mué en centre névralgique du droit d’auteur.Le président de la CISAC et membre du groupe Bee Gees,Robin Gibb a essuyé les plâtres et, dans un discours enthousiaste,a déclaré officiellement ouverte la troisième édition dece sommet mondial. Il repré<strong>se</strong>nte à la fois la voix et l’opinionde la communauté internationale des artistes créateurs etcelles du système de gestion collective qui promeut leursdroits.Si les pirates Internet peuvent <strong>se</strong> montrerinventifs dans la violation des droits de l’auteur,il y a toujours davantage d’instrumentsqui voient le jour pour tenter de stopper lesauteurs d’infractions. Les participants à laconférence ont reçu des explications sur lemonitoring sur Internet, les solutions possible<strong>se</strong>t toutes sortes de technologies numériques.Le montant total en droits d’auteur ras<strong>se</strong>mblé sur leur propreterritoire par les sociétés affiliées à la CISAC s’élevait il y adeux ans à plus de 7.152 milliards €. Malgré les nombreuxdéfis sur le terrain (piraterie numérique, bais<strong>se</strong> des ventes deCD, etc.), ceci constitue une augmentation de 1.7% depuis2008. Les membres de la CISAC <strong>se</strong> sont toujours efforcésde pouvoir continuer à garantir aux créateurs du mondeentier une rémunération pour la popularité croissante deRobin Gibb (g), Stijn Coninx (c),Jean-Michel Jarre (d)16photos © Michael Chia / CISAC 2011<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
Ivo Josipovic, Président de la République de Croatie, entouré du CEO Christophe Depreter (g) et du directeur pres<strong>se</strong>/porte-parolede la <strong>SABAM</strong> Thierry Dachelet (d) à l’entame de la réception <strong>be</strong>lge au cours du Sommet Mondial du Droit d’Auteur. 1 2011
Le wallon est une langue romaneen voie de disparition, elle <strong>se</strong>ra sacrifiéecomme <strong>be</strong>aucoup d’autres riches<strong>se</strong>ssur l’autel de la mondialisationqui uniformi<strong>se</strong> notre environnementet tue la diversité de notre terre.MIMILE FAIT L’BRIBEUXD’TOUBAC! NÉ ÈNE AME“Dj’èsteus au r’qwé dèdinsm’cassine, lè tins dèwors fèjeutgrij’mine, l’codmwar djôm’yeutà-djoke du pwèle, mès wère dèbrût dins les ruwèles, né ène âmemé fis, né d’dja èn-âme”Ménestrel d’un temps passé sans pourautant être dépassé, le Couvinois bonteint que ne manque pas d’être VincentDelire (Mimile) repart à l’assaut d’unenouvelle aventure discographique qu’ilqualifie d’envergure.Né ène Ame n’est pas ta premièreaventure discographique,pas vrai ?Pourquoi parler d’un album d’envergureaujourd’hui dans le contexte difficileque le disque connait ? “Cet album (ledeuxième de Mimile et les Bri<strong>be</strong>ux d’Toubac) est un aboutis<strong>se</strong>ment. J’ai pumaîtri<strong>se</strong>r la production de A à Z et obtenirle son et les arrangements dont jerêvais. Des guitares en pagaille (électriques,acoustiques, 12 cordes) pour unrésultat convenant à merveille auxtextes wallons. Le tout donne un albumhomogène, très “roots”, s’inspirantdu blues, du rock et de la country. Lesmusiciens ont fait un travail remarquableet Gérald Jans du studio Noi<strong>se</strong> Factorys’est investi avec bonheur dans le mixage.Tous les titres avaient été rôdés enscène depuis 2 à 3 ans, c’est aussi cequi explique l’efficacité du produit”.Tu n’as pas l’impression decompliquer encore plus l’aventureen la vivant en wallon ?“Le wallon est une langue romane envoie de disparition, elle <strong>se</strong>ra sacrifiéecomme <strong>be</strong>aucoup d’autres riches<strong>se</strong>ssur l’autel de la mondialisation qui uniformi<strong>se</strong>notre environnement et tue ladiversité de notre terre. Il est passionnantpour un artiste de lais<strong>se</strong>r une dernièretrace de cet idiome savoureux,part intégrale de notre identité culturelleen déliquescence. Et comme la chan -son wallonne, sur le plan musical, n’apas toujours été <strong>se</strong>rvie avec goût, il estimportant de soigner ces ultimes créations.Je ne pen<strong>se</strong> pas que cela puis<strong>se</strong>aider à un sauvetage quelconque de lalangue mais on aura essayé ! Et puis, jedois aussi avouer qu’après m’être tailléune réputation dans ce milieu, je medois de persévérer : devenir un chanteurfrançais ou anglais de plus, ne m’intéres<strong>se</strong>pas, pas plus que ne m’intéres -<strong>se</strong>rait un vedettariat passager basé surun effet de mode”.Comment <strong>se</strong> pré<strong>se</strong>nte ton actualitépour les <strong>se</strong>maines à venir ?“Cet été, on pourra me voir pré<strong>se</strong>nterdeux titres du nouvel album dans lesrediffusions de l’émission de la RTBF“Wallons-nous”. Des concerts <strong>se</strong>rontaussi proposés (infos sur www.mimile.<strong>be</strong>)mais une date particulière est à sou -ligner : le vendredi 23 <strong>se</strong>ptembre àBruxelles ou plutôt “Brus<strong>se</strong>l” puisque jepresterai avec les Bri<strong>be</strong>ux dans uncentre culturel flamand dans le cadredu festival “Chantons français !”, uneperformance qui <strong>se</strong>ra filmée par laCommunauté françai<strong>se</strong> et qui <strong>se</strong> re -trouvera sur un DVD qui compilera lesproductions d’une dizaine de collègues“tchanteus wallons” à destination descentres culturels de la Communautéfrançai<strong>se</strong>. A bon entendeur, salut !”www.mimile.<strong>be</strong>(SG)18<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
DE SYMBIOSE EN SIMBIOSEIALMA© Olivia DroeshaaurClef fondamentale de l’évolution des Galiciennes, Simbio<strong>se</strong> est plus un tournant décisif qu’une ponctuation finale.Loin de dres<strong>se</strong>r le constat de la fin d’une ère, l’album jubilaire pres<strong>se</strong> le pas du combo vers une époque nouvelle oùtraditions et modernité <strong>se</strong> courti<strong>se</strong>nt sans s’affronter.Simbio<strong>se</strong>. L’évidence clignote, étincelante. Dix ans descène et de plaisir à la fouler de pas de dan<strong>se</strong> avertis, dixans d’énergie rehaussée de connaissances musicales etchorégraphiques. Dix ans d’instruments traditionnels quicôtoient les sonorités actuelles et les jeux de lumièrescontemporains.Simbio<strong>se</strong> ou l’histoire de cinq chanteu<strong>se</strong>s, quatre nées enBelgique, une en Galice. L’histoire d’un métissage où l’alchimiechange les voix en or, et les notes en diamants mélodiques.L’histoire de Ialma et des confidences des “griots deGalice” qui changent les souvenirs en album. Dix ans d’existencedans le paysage musical <strong>be</strong>lge. Et pas <strong>se</strong>ulement.Ialma grandit en Belgique et voyage vers l’international :“Un de nos plus <strong>be</strong>aux cadeaux a été notre première tour-Ce qui est intéressant et gratifiant,c’est le respect du public,quelle que soit la différence linguistique.C’est la recherche d’un dialogue,d’une collaboration avec lui qui primesur les différences pré<strong>se</strong>ntes.Le respect mutuel renforce notre aventure.née au pays, de retour aux racines galiciennes. Après laGalice, nous avons eu d’autres expériences inoubliablescomme notre voyage à Taiwan où des jeunes filles avaientécrit en français : “Ialma, on vous aime !”. Nous avons égalementfait des concerts à travers toute l’Europe. Avec ce4 ème album, les portes du Maroc et de l’Egypte <strong>se</strong> sontouvertes et, cet été, nous nous produirons dans quelquesgrands festivals européens comme le Festival Interceltiquede Lorient en France, le FIMPT de Vilanova et le Teatro deConde Duque à Madrid, le Micro Festival de Dortmundetc… Ce qui est intéressant et gratifiant, c’est le respect dupublic, quelle que soit la différence linguistique. C’est larecherche d’un dialogue, d’une collaboration avec lui quiprime sur les différences pré<strong>se</strong>ntes. Le respect mutuel renforcenotre aventure. Partager le podium avec des artisteslocaux nous apporte aussi des moments forts en émotions,c’est dans ces instants là que l’on <strong>se</strong> rend compte à quelpoint la culture des autres nous enrichit. Une <strong>be</strong>lle expériencerepré<strong>se</strong>ntative de ce respect et de la complicité futde jouer jusqu’à l’au<strong>be</strong> avec des musiciens en Tchéquie”(SG)Simbio<strong>se</strong> : Fol Musica / Zig Zag world distribution Benelux LC MusicInfos :www.ialma-musica.com19<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
PERCEVALDU ROMAN INACHEVÉ AU SPECTACLE COMPLETAu XII e siècle, Chrétien de Troyes écrit Perceval ou le Conte du Graal, une œuvre qui restera inachevée, mais unequête qui fera rêver les siècles à venir. Les légendes du Moyen-Âge son aussi résistantes que les armures deschevaliers de la Table ronde, les spectacles qui s’en inspirent aussi vivants que les chroniques du roi Arthur.La musique médiévale permet <strong>be</strong>aucoup d’improvisationet au fur et à mesure, nous devrions arriver à nous libérer.Bien sûr, les pièces et les arrangements <strong>se</strong>ront choisisavec <strong>be</strong>aucoup de soin, parce qu’il existe des milliersde façons d’interpréter cette époque,contrairement au baroque ou à la musique romantique.”Michel Keustermans et Serge Van Cut<strong>se</strong>m en sont intimementconvaincus. Ils ont décidé de partir à la conquête dupublic avec un nouveau spectacle, qui éveillera la passiondes plus jeunes et ravivera la curiosité de leurs aînés. Uneaventure pleine de couleurs, de mots et de musique, quiamènera les artistes au plus près du public.“Bruno Georis a écrit le texte du spectacle. Il a choisiPerceval, un personnage ahuri et étonnant, dont il racontela vie, remplie d’initiations. Ces légendes, pleines d’en<strong>se</strong>i -gnements, restent très contemporaines. Bruno a travailléà partir d’une documentation énorme”, explique MichelKeustermans.Michel Keustermans, associe à Perceval la Cetra d’Orfeo,l’en<strong>se</strong>mble de musique ancienne qu’il a lancé en 1994. “Jedois me spéciali<strong>se</strong>r aussi dans la musique médiévale. Il fautrecréer <strong>be</strong>aucoup, à partir des mélodies que l’on connaît ets’entourer de spécialistes. Je m’étais cantonné entre lesXVI e et XVIII e siècles. Nous allons travailler avec des musiciensqui maîtri<strong>se</strong>nt très bien plusieurs instruments et quisont ouverts au défi créatif. La musique médiévale permet<strong>be</strong>aucoup d’improvisation et au fur et à mesure, nousdevrions arriver à nous libérer. Bien sûr, les pièces et lesarrangements <strong>se</strong>ront choisis avec <strong>be</strong>aucoup de soin, parcequ’il existe des milliers de façons d’interpréter cette époque,contrairement au baroque ou à la musique romantique.”Un troisième acteur <strong>se</strong>ra sur scène, cheville ouvrière duspectacle : un dessinateur de B.D. illustrera l’histoire, entemps réel, grâce à une projection vidéo. Et, pour faire dePerceval une production unique, ce dessinateur ne <strong>se</strong>rajamais le même. Serge Van Cut<strong>se</strong>m, graphiste pour la B.D.qui a proposé l’idée du spectacle contacte les dessinateurs.“En général, ils sont enthousiastes. Il faut souventvaincre une petite peur, parce qu’ils sont plus habitués àtravailler sur une table à dessin, dans la solitude, quedevant un public qui manifeste <strong>se</strong>s émotions. Il faut pas<strong>se</strong>rau dessus de la barrière qui peut leur lais<strong>se</strong>r croire qu’ilsdessineront peut-être quelque cho<strong>se</strong> de mauvais ce soirlà.Lorsqu’il ont compris toute la portée créatrice du projet,l’idée du challenge l’emporte.”François Van Eeckhaute s’occupe de la mi<strong>se</strong> en scène dece spectacle dans lequel la hiérarchie des <strong>se</strong>ns est déterminante.Le dessin, le texte, la musique doivent toujours<strong>se</strong> compléter sans jamais <strong>se</strong> nuire. Parfois, un silencedonne tout son <strong>se</strong>ns à une illustration. L’alchimie, que l’on<strong>se</strong>nt déjà prendre entre les créateurs, révélera donc lemeilleur des artistes sur les scènes où s’arrêtera Perceval.(LM)Plusieurs dates dans différentes villes déjà prévues - Pour la liste des dessinateurs pré<strong>se</strong>nts et plus d’informations sur les musiciens et lespectacle: www.perceval-spectacle.<strong>be</strong>20<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
XAMANEKXamanek envahit la scène musicale avec son nouvel album, Somos Mundos. Fruit d’une maturitéconfirmée, cet opus nous convie à un voyage aux consonances du sud. Somos Mundo, c’est l’aventurediscographique du plus liégeois des groupes chiliens ou du plus chilien des groupes liégeois, clairementmotivé à le défendre aux quatre coins de la Belgique et au delà …Photos © Strange MilenaTout commence en 1995 à l’initiativedes frères Pincheira. Passionnés demusique, Luis et Sergio, les deuxfrangins, s’entourent d’autres musicien<strong>se</strong>t <strong>se</strong> lancent dans l’aventureXaman-ek ! Né au cœur du quartierSaint-Léonard (Liège), le groupe netarde pas à véritablement <strong>se</strong> démarquerpar son style musical chaleureux.Fiers de leurs racines chiliennes,ils <strong>se</strong> font connaître sous lenom Xaman-ek (Dieu de l’EtoilePolaire chez les Mayas). Une façonpour eux de garder le lien entre leursorigines et leur musique.C’est en 2006 qu’ils sortent leur premieralbum autoproduit, Ke Pasa.L’expé rience scénique que le groupea acqui<strong>se</strong> et la recomposition de celuicivont entraîner un nouveau travail derecherche. Imposant son propre style,Xaman-ek <strong>se</strong> crée une nouvelle identitémusicale et met en avant son côtéhétéroclite. Composé de membresaux origines diver<strong>se</strong>s, passant duMaroc au Chili, de la Sicile à l’Equa -teur ou encore de la Pologne à laBelgique, le groupe, <strong>se</strong>nsibilisé par<strong>se</strong>s multiples racines, réunit toutes lescommunautés.En 2009, les frères Pincheira retournentau Chili et trouvent l’inspirationCes artisans humanistes épicuriens dévoilentdans leur nouveau disque un côté de leur personnalitéqu’ils n’avaient pas encore exposé.qui les mènera à la réalisation de leurdeuxième album, Somos Mundos,un recueil de chansons entraînantes,chantées uniquement en espagnolcette fois et aux influences latino plusassumées avec des rythmes commela cumbia, le merengue sans oublierle côté andin et le reggae (reggae chiliensauce lapin) pré<strong>se</strong>nts depuis lesdébuts du groupe. “On a notre proprecouleur, on n’aime pas les cho<strong>se</strong>smonodirectionnelles, ça sort commeça vient !”, explique Sergio Pincheira.Cinq ans après leur premier opus, àl'instar du lézard, muant au fil dutemps, XAMANEK fait peau neuve etôte le tiret qui lie son nom, comme untémoin symbolique du chemin parcouruet de son évolution !Ces artisans humanistes épicuriensdévoilent dans leur nouveau disqueun côté de leur personnalité qu’ils n’avaientpas encore exposé. S’inspirantde leurs propres vies, ils nous fontpart de leur vision de ce monde et de<strong>se</strong>s côtés sombres mais aussi d’unevue optimiste du futur soutenue pardes paroles qui <strong>se</strong> veulent unificatrices.Le retour sur les scènes de ces joyeuxtroubadours les réjouit au plus hautpoint. Sergio (chant, charango), Luis(chant, guitare acoustique), Karim(Batterie, percussions), Olibwoy (claviers,accordéon), Pierre (bas<strong>se</strong>, contrebas<strong>se</strong>),Andres (guitare électrique,charango) et Victoria la “petite sœur”(chœurs), déchaineront les foules cetété, notamment aux Francofolies deSpa sur la scène Pierre Rapsat le 20juillet.Connus pour leurs prestations “caliente”et fidèles à leur goût pour la fête,ces muchachos <strong>se</strong>ront également pré<strong>se</strong>ntssur de nombreu<strong>se</strong>s scènes enWallonie, en Flandre, en Hollande eten France jusqu’à la fin de l’année.Infos :www.xamanek.com(Florence Cardillo)21<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
Ro<strong>be</strong>rt Jans<strong>se</strong>nsfait chanter Michel de GhelderodeAuteur controversé, Michel de Ghelderode fascine et passionne. Considéré comme l’un des plusgrands dramaturges <strong>be</strong>lges du 20ème siècle, son travail a souvent dérangé. Bien que très critiquée,Mademoi<strong>se</strong>lle Jaïre reste l’une de <strong>se</strong>s pièces préférées. "C’est mon œuvre culminante etpeut-être celle où je me suis mis tout entier sans m’en douter." (Michel de Ghelderode).Jean-Paul Humpers, grand enthousiaste de Michel deGhelderode et créateur de la fondation éponyme, a toujoursvoulu adapter une de <strong>se</strong>s pièces en opéra. Mais sans compositeur,la partie était loin d’être gagnée. Poussé par sonintérêt pour la musique, Jean-Paul Humpers découvre l’universde Ro<strong>be</strong>rt Jans<strong>se</strong>ns lors d'un concert où ce dernier étaità l'affiche comme compositeur et chef d'orchestre. Dès la findu concert, Jean-Paul Humpers a su qu’il voulait travailleravec Ro<strong>be</strong>rt Jans<strong>se</strong>ns. Dans un enthousiasme communi -catif, il lui a proposé d’adapter d’une pièce de Michel deGhelderode. Nos passionnés deviennent complices et s'entendentsur le choix de Mademoi<strong>se</strong>lle Jaïre.R. J. : “C’est à mon <strong>se</strong>ns une des pièces les plus profondesqu’ait écrites de Ghelderode. Elle est intéressante en ce quiconcerne la musique. On dit que pendant qu’il écrivait cetteœuvre, il avait en permanence des réminiscences de mélodiesgrégoriennes. Dans le drame, il y a d’ailleurs des partieschantées. On est à la limite du drame littéraire et de l’opéra.Quatre tableaux complètement différents dénotent pour lecompositeur une li<strong>be</strong>rté d’invention as<strong>se</strong>z unique dans l’histoirede l’opéra.”Il a fallu 10 ans aux complices, le travail réparti entre le premier,auteur du livret et l’autre, mettant celui-ci en musique.Ce binôme a fait preuve d'une compréhension mutuelle etd'une complicité pour s'accorder sur certains aspects del’adaptation.R. J. : “J’ai travaillé à partir du livret de Jean-Paul Humpers,mais une phra<strong>se</strong> chantée a la propriété de s'étaler dans letemps or, si on mettait en musique tout le premier jet littérairedu librettiste, on <strong>se</strong> retrouverait avec une œuvre lyrique d’unedurée de 10 heures !”Aujourd’hui, l’opéra terminé, Ro<strong>be</strong>rt Jans<strong>se</strong>ns signe unouvrage d'un millier de pages. Une version abrégée, crééeau Cirque Royal de Bru xelles, a suscité une grande attentionpuis les applaudis<strong>se</strong>ments chaleureux du public. L'utilisationd'une ligne de chant non avant-gardiste,assortie d'une orchestration grandio<strong>se</strong> <strong>se</strong>rviepar le grand orchestre symphonique complet,favori<strong>se</strong> le jaillis<strong>se</strong>ment scénique continuel etvarié du drame ghelderodien, sans brider l'inspirationdu compositeur. L'opéra développe4 tableaux sur un temps musical de 2h30'.R. J. : “D'un abord difficile car très complètedans l'ésotérisme de sa panoplie dramatique, Made -moi<strong>se</strong>lle Jaïre s'est immédiatement imposée comme uneévidence musicale opulente qui m'a habité jour et nuitdurant une décennie. Mon amour de l'opéra et mon attraittoujours égal pour la magie de l'orchestre <strong>se</strong> trouvaient comblés.Émergeant d'un monde fantastique, je veux exprimer àJean-Paul Humpers ma reconnaissance pour sa confiance,R. J. : "C’est à mon <strong>se</strong>ns une des piècesles plus profondes qu’ait écrites de Ghelderode.Elle est intéressante en ce qui concerne la musique.On dit que pendant qu’il écrivait cette œuvre,il avait en permanence des réminiscences de mélodiesgrégoriennes. Dans le drame, il y a d’ailleursdes parties chantées.mon appréciation de son livret et le plaisir que j'ai vécu enécriture!”Avec “Le Grand Macabre” de Ligeti, c'est la deuxième piècede de Ghelderode portée sur une scène lyrique.Gallimard a édité les œuvres complètes de l'auteur <strong>be</strong>lge.Infos : http://www.ro<strong>be</strong>rtjans<strong>se</strong>ns.com/22<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
JOYLE PARFUM D’EXCEPTIONDE MARC HUYGHENSTout le monde <strong>se</strong> souvient du dernier concert de Venus, à l’anniversaire des dix ans du groupe et des adieux,ce soir-là, de Marc Huyghens. Une page <strong>se</strong> tournait, qui laissait le public orphelin d’un groupe qu’il ne voulaitpas perdre. Nous étions en mars 2007.Il faut accepter la mélancolieet l’idée que le disque s’engageparfois dans les moments péniblesde nos existences.Il devient alors un bon compagnon,qui nous suit, fidèle,et que l’on décidede retrouver, dans la certitudede n’être jamais déçu.Il a fallu du temps et du courage à MarcHuyghens pour commencer à écrire unnouveau chapitre de sa vie musicale.Avec Françoi<strong>se</strong> Vidick, qui a été choristepour Rapsat, Adamo, ou dEUS et, unpeu plus tard Anja Naucler, il va trouverla force de recompo<strong>se</strong>r un trio. AnjaNaucler est suédoi<strong>se</strong>. Elle apprend levioloncelle à Göteborg avant de venirétudier au Con<strong>se</strong>rvatoire Royal deBruxelles. Françoi<strong>se</strong> Vidick est à labatterie et au chant. Marc Huyghenscompo<strong>se</strong>, chante et reprend la guitare.Notons encore que depuis janvier,Celine Chappuis remplace Anja, sur latournée en cours.Une nouvelle <strong>se</strong>nteur musicaleIl s’agit donc d’une formation originale,très éloignée de ce qu’était Venus,même s’il est impossible de ne pasvouloir essayer d’imaginer des comparaisons.Il est toujours difficile de fairefi du passé, lorsqu’une nouvelle découverte<strong>se</strong> pré<strong>se</strong>nte. Sorti en octobre2010, Joy, l’album éponyme, abordedes thèmes qui ont rythmé la vie deMarc et que nous pouvons, tous, à unmoment ou à un autre, nous accaparer.La mort, la perte, la tristes<strong>se</strong>, l’amour,l’alcool. Il y a moins de légèreté dansJoy que dans Venus. Bien entendu, larigueur est omnipré<strong>se</strong>nte et les troismusiciens nous donnent une réalisationd’une facture inattaquable. Les voixmélangées de Marc Huyghens et deFrançoi<strong>se</strong> Vidick font merveille et le violoncelled’Anja Naucler permet desdéparts pour des ballades qui fontdécouvrir des paysages folk rock, despaysages plus épurés dans lesquelsles voix résonnent très claires ou despaysages saturés d’une guitare impatiented’arriver sur scène. On écouteMirage, par exemple, avec l’impressionque les amplis donnent le meilleurd’eux-mêmes.On retrouve aussi la repri<strong>se</strong> du titreVertigone, qui vient de Venus, habilementrevisité.Du parfum dans l’airJoy est le nom du parfum, créé en 1930par le couturier Jean Patou. L’asso ci -ation est dès lors judicieu<strong>se</strong>, entre lamusique que nous offre le groupe et lafragrance luxueu<strong>se</strong>. Parce qu’il est évidentqu’avec un album comme Joy,Marc Huyghens travaille une ba<strong>se</strong> qu’ilconnaît sur le bout des doigts, pouressayer de sortir la quintes<strong>se</strong>nce de<strong>se</strong>s expériences musicales et humaines.Si le résultat est peut-être moinsaccessible que les titres qui ont conquisle public de Venus, il joue sur des subtilitésrares, de sonorités précieu<strong>se</strong>s etde mélanges infaillibles.Il faut accepter la mélancolie et l’idéeque le disque s’engage parfois dans lesmoments pénibles de nos existences. Ildevient alors un bon compagnon, quinous suit, fidèle, et que l’on décide deretrouver, dans la certitude de n’êtrejamais déçu. C’est sans doute la forcede Marc Huyghens de nous propo<strong>se</strong>rdes titres que l’on découvre avec curiosité,que l’on écoute avec plaisir et donton <strong>se</strong> souvient avec envie. Comme unparfum d’exception, en quelque sorte.(LM)23<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LUCY LUCY ! A CINQ, ON Y VA !On aurait presque envie de crier enfin ! Après un EP six titres intitulé The Morning Can’t Wait sorti en2009 et sur lequel on trouvait I Can Give It et Clock, qui furent tous les deux accueillis à bras ouvertspar les radios nationales, l’album de Lucy Lucy ! est sorti.Le groupe hé<strong>be</strong>rgé par 62TV (Pias) est devenu, en quelquesmois la nouvelle révélation d’un petit coin de terre <strong>be</strong>lge quien a vu d’autres. Originaires de Braine-l’Alleud, à l’instar desGirls in Hawaï et des Tellers, Aurelio et François <strong>se</strong> lancenten 2006. Deux voix, deux guitares et le duo The Vagabond<strong>se</strong>st né. Le groupe va s’étoffer et aujourd’hui il compte cinqmusiciens: Jere à la guitare, Fabio à la batterie et Tom à labas<strong>se</strong> et aux claviers. Tom dont la grand-mère s’appelleLucy. Un prénom qu’il faut parfois crier deux fois pour qu’elleentende. Lucy Lucy ! Voilà pour l’anecdote.Ils écoutent aussi des titre comme Lucy in the sky with diamonds.D’ailleurs, ils adorent les vieux morceaux et les influencesmusicales du groupe trouvent leurs origines dans lesBeatles ou Simon & Garfunkel. Des sonorités folks desdébuts, le groupe a gardé l’énergie et quelques note<strong>se</strong>njouées, de temps à autres. Mais l’évolution vers un stylepop rock <strong>se</strong>mblait mieux convenir à l’éclosion des talents deLucy Lucy ! Il aura fallu plus d’un an et demi, depuis l’EP,pour que l’album arrive dans les bacs. Une période de maturationet de mi<strong>se</strong> en place nécessaire. Fabrice Detry (AustinLace, producteur des Tellers, nouveau point commun) avaittravaillé sur les six premiers titres mais c’est JeremyFergusson (Turbo Fruits, Be Your Own Pet) qui a donné unetouche finale américaine un peu moins lis<strong>se</strong> à ce premieralbum. Le résultat est à la hauteur des attentes du public.Les scènes <strong>se</strong> multiplient ces derniers mois pour le groupe(on peut citer la première de Sharko à l’AB par exemple).Sur l’album, on trouve ce qui fait l’efficacité des groupes <strong>be</strong>lgesdu la<strong>be</strong>l. Des titres qui restent dans l’oreille, avec lesquelsil est bon de <strong>se</strong> réveiller pour bien commencer lajournée. Aurelio et François chantent en<strong>se</strong>mble et l’effet decette double voix rend les titres convaincants. On <strong>se</strong>nt qu’ilexiste, derrière la jeunes<strong>se</strong> du groupe (ils ont un peu plusd’un siècle à eux cinq) une cohésion qui n’est pas due qu’autravail ou aux répétitions.L’influence du rock de leurs parents est indéniable. Les guitaresprennent <strong>be</strong>aucoup de place, les rythmes de la batterievont droit au but et les voix d’Aurelio et de François <strong>se</strong> lais<strong>se</strong>ntaller, dans une bonne humeur constante. Au final, on <strong>se</strong>dit que le disque est l’aboutis<strong>se</strong>ment d’une volonté de bienfaire les cho<strong>se</strong>s, de donner au public des morceaux qui sontautant d’invitations à une rencontre dans une salle ou lorsd’un festival. Et Lucy Lucy ! parvient sans aucun problème ànous persuader, après avoir convaincu les programmateursdes radios et des concerts. A voir aux Francofolies de Spa le22 juillet, et dans plein d’autres endroits cet été !(LM)24<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
Coco RoyalLégèrement décalé en profondeurCoco Royal, c’est en français dans le texte. Antoine Chance a grandi dans un univers où l’on peut rire detout. “J’ai <strong>be</strong>aucoup de mal avec le premier degré et je ne prends pas énormément de cho<strong>se</strong>s au sérieux.”Derrière des petites phra<strong>se</strong>s qui pourraient lais<strong>se</strong>r imaginerun projet improbable, le chanteur du trio ne cache rien desambitions de Coco Royal. “J’aime retrouver la musicalitéde la pop, sur des textes en français, sans faire de calcul”.Au-delà du jeu mots, qui lui est venu naturellement, AntoineChance cite quelques références de la chanson qu’il aime.“Mathieu Chedid, qui m’a inspiré dès<strong>se</strong>s débuts, Bras<strong>se</strong>ns, Camille. Jesuis un fan de Souchon. C’est le plusgrand. Et pour la musicalité: GaëtanRous<strong>se</strong>l ou J.P. Nataf”. On est doncen pleine terre francophone. “Mêmesi, bien sûr, la pop, ça ne vient pasd’ici. J’écoute aussi <strong>be</strong>aucoup Cold -play et les Beatles. La ligne de bas<strong>se</strong> McCartney est incroyable.Mais, c’est un peu bateau de dire des trucs commeceux-là”.“J’ai commencé par le piano, à six ans, avant de prendreune guitare. Mes parents m’ont toujours fait confiance. J’aieu la chance de pouvoir compter sur des encouragementsprécieux: Marc Moulin, par exemple, qui a cru en montalent. C’est important.”“J’aime surtout l’idée des collaborations, pour arriver à fairede <strong>be</strong>lles chansons cohérentes. J’ai <strong>be</strong>soin d’atteindre desobjectifs, dont celui qui consiste à écrire des chansons. Sije n’arrive pas à écrire, je vais moins bien. Aujourd’hui,nous avons presque tous les titres pour sortir un <strong>be</strong>l album,qui donnera aux gens l’envie de nous retrouver sur scène”.Retrouver Coco Royal, c’est aller à la rencontre, aussi, duviolon de Nicolas Stevens (qui a accompagné AlainBashung, Yann Tier<strong>se</strong>n ou Mios<strong>se</strong>c, entre <strong>be</strong>aucoup d’autres)et de la batterie de Santo Scinta. Antoine Chance,Sur scène, bien entendu, tout doitêtre parfait. Pour le moment,le groupe est parfaitement enpha<strong>se</strong>, donc ça <strong>se</strong> pas<strong>se</strong> très bien,on lais<strong>se</strong> une place à l’intention”.dans <strong>se</strong>s compositions, lais<strong>se</strong> planer autant les influencesde <strong>se</strong>s pérégrinations - il raconte sans complexe <strong>se</strong>sannées de petits bars anglais - que les ambitions despremières réussites. Pré<strong>se</strong>nt depuis 2008, lauréat duCarrefour des Talents aux Franco folies de Spa (2009) etvainqueur des “Talents Acoustics” de TV5 Monde (2009),Coco Royal multiplie aujourd’hui lespremières parties (dont Puggy).On retrouve, chez Coco Royal, un peude folk, des cordes entre les mots,des rythmes sur lesquels il est douxde lais<strong>se</strong>r le rêve s’installer. “Le tout,c’est de <strong>se</strong> faire confiance. L’im por -tant, c’est de comprendre pour quoi on est fait, de trouver letruc qui nous fait vibrer. Sur scène, bien entendu, tout doitêtre parfait. Pour le moment, le groupe est parfaitement enpha<strong>se</strong>, donc ça <strong>se</strong> pas<strong>se</strong> très bien, on lais<strong>se</strong> une place àl’intention”.Avec Jonathan d’Oultremont, Olivier Laage et MarcelKanche à <strong>se</strong>s côtés, pour les textes, Antoine Chance pro -fite donc des moments offerts par un public conquis par lesprestations de Coco Royal pour évoluer encore dans cequ’il appelle cette “période de laboratoire”. Le disquedevrait sortir dès le début de 2012 et Antoine vous le dit:“Je ne parle pas des paroles, je préfère lais<strong>se</strong>r les gensdécouvrir les textes.” A découvrir, donc, et dès les Fran -cofoliess de Spa, le 23 juillet sur la Scène Pierre Rapsat.(Laurent Michel)Aujourd’hui, nous avons presque tous les titrespour sortir un <strong>be</strong>l album, qui donneraaux gens l’envie de nous retrouver sur scène.25<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
DU GROUPE HET KLAVERKEÀ LA TOURNÉE SONGBOOK VAN MIJN HART,JOHAN VERMINNEN FÊTE SES 60 ANSIl a appris à son peuple à bruxeller en chantant et aux artistes à lutter pour leur statut. Quatre centschansons et presque 42 ans après les débuts d’une carrière historique, Johan Verminnen (60 ans)continue imperturbablement <strong>se</strong>s activités musicales. Il offre même de la musique sur demande, à lagrande joie de <strong>se</strong>s fans. La tournée anniversaire Songbook van mijn hart est d’ores et déjà un grandsuccès, à telle en<strong>se</strong>igne qu’elle <strong>se</strong>ra repri<strong>se</strong> l’année prochaine.Johan : Nous avons entamé la tournéeà la mi-octobre à Dil<strong>be</strong>ek et nous con -tinuerons ensuite la fête jusqu’à Wem -mel, où je suis né. Ce qui est agréable,c’est que le public choisit lui-même unepartie du répertoire via le site Internet.Cela provoque de curieu<strong>se</strong>s surpri<strong>se</strong>s.L’on aurait pu croire que Rue desBouchers <strong>se</strong>rait en tête de chaqueliste mais les gens ont sans doute suf -fisamment entendu cette chanson. Ilsont opté en mas<strong>se</strong> pour des chan sonscomme Volle Maan ou Vier hoog inde wolken, l’une de mes plus <strong>be</strong>lleschansons du cycle de chansons bruxelloi<strong>se</strong>s,sur le numéro 24 de la rueDansaert où j’ai habité au quatrièmeétage. C’est une description de monappartement, mais ce qu’il y a de <strong>be</strong>audans la chanson, c’est qu’elle est composéede quatre tonalités. Elle monte etelle descend en fonction des étages.À propos de Motten Drizzle, HetKlaverke et Le Bal du Rat MortBien avant que la star ne soit décou -verte sous les regards bienveillantsd’icônes telles que Louis Neefs et ToonHermans, il y avait... Het Klaverke.Johan : C’était l’un des premiers groupesdans lesquels j’ai joué, avec deuxamis du même mouvement de jeunes<strong>se</strong>.Ensuite, il y a eu un groupe de skiffleque nous avons baptisé MottenDrizzle. Si les Beatles pouvaient s’appelerLes Scarabées(traduction fran -çai<strong>se</strong> du mot anglais), alors nous pouvionsbien nous appeler la Bruine (traductionde Motten Drizzle) (rires). Cegroupe comprenait notamment aussiErik Van Neygem. Nous avons es<strong>se</strong>ntiellementjoué des repri<strong>se</strong>s. Le premiermorceau que j’ai écrit moi-même<strong>se</strong>lon les règles de l’art, ce fut Roze -marijn, qui <strong>se</strong> trouve sur mon premierdisque. Dans la tournée figure au programmeun <strong>se</strong>ul morceau de ma périodedes débuts. Je l’ai écrit avec Ray -mond van het Groenewoud, qui futjadis mon pianiste. Op het bal van dedooie rat est en réalité une chanson<strong>se</strong> moquant de son père Nico Gomez,qui avait un orchestre latino-américaincomposé es<strong>se</strong>ntiellement de musiciens<strong>be</strong>lges. Aujourd’hui, l’on pourraità Bruxelles aisément constituer un telorchestre avec des Sud-Américains.Mais cet orchestre jouait à l’époquenotamment Le Bal du Rat Mort. Et cepersiflage figure donc, de façon as<strong>se</strong>zsurprenante, dans notre programmeactuel. Parmi les classiques, notonsaussi la pré<strong>se</strong>nce de Kom Jeanine,référence à ma bonne amie JeanineRoelants, propriétaire du De Pajot, quiJ’accomplis mon travail à la <strong>SABAM</strong> avec <strong>be</strong>aucoup de plaisir maisc’est une tâche à ne pas sous-estimer, dans le cadre de laquelle l’ondevient une cible pour <strong>be</strong>aucoup de personnes qui ne réali<strong>se</strong>nt pas ceque l’on essaie de changer. C’est comme dans la chanson de BramVermeulen, vous essayez de déplacer une pierre dans le lit de la rivière.vend mes disques et livres depuis ledébut de ma vie d’artiste.Figures-clésCe fut Will Tura qui mit Johan en contactavec Jean Kluger, chez qui il allaitfaire des disques pendant quinze ans.Le reste, c’est de l’histoire. Son regrettéfrère Bert Verminnen était auteur dethéâtre et un mentor pour le jeuneJohan, qui plus tard allait à son touren<strong>se</strong>igner, à l’académie de variétés(Studio Herman Teirlinck), à des artistestels que Stef Bos, leur apprenant àdécouvrir leur propre voix et leur proprepersonnalité.D’autres figures-clés furent des organisateurscomme Paul Schyvens, l’actuelpatron de De Roma et le coryphéede l’AB Jari De Meulemeester, qui ontcru dès le début au talent de Johan.Plusieurs de <strong>se</strong>s musiciens commeRaymond van het Groenewoud, JeanBlaute, Jean-Marie Aerts (plus tard actifau <strong>se</strong>in de TC Matic), Erik Melaerts,Firmin Timmermans, etc., ont ultérieurementaussi construit avec succès leurpropre carrière.Johan : Dans mon orchestre actuel <strong>se</strong>trouvent également des artistes dontvous entendrez certainement encoreparler à l’avenir.Cet orchestre <strong>se</strong> compo<strong>se</strong> pour l’occasionde six personnes : Leo Caerts jr.(piano), Bert Candries (bas<strong>se</strong>). PatrickSteenaerts (guitare), Niels Decaster(lap-steel et violon) et Philip Thuriaux(accordéon).En la salle De Zandloper à Wemmel,l’ami d’enfance Luc Vanderstraeten etle manager Bo De Cramer ont constituél’exposition 60 keer Johan Verminnen.Johan : Le grand malentendu est queles gens pen<strong>se</strong>nt souvent qu’en 1969,j’ai gagné Ontdek de Ster alors quej’étais <strong>se</strong>ulement lauréat...Infos concert surwww.johanverminnen.<strong>be</strong>(Tania Ghy<strong>se</strong>linck)26<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
PLAYBOY’S BENDTRIBULATIONS PLASTIQUES“Circuit <strong>be</strong>nding”. Ou tout commence dès l’enfance. Il s’agit de modifier les circuits électroniques des guitaresro<strong>se</strong>s et des claviers verts qui, parfois, apprennent le goût de la musique à nos rejetons. Xavier Gazonbidouille donc ces instruments pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.Et rendent au talent du musicien les sons qu’il veut en sortir. Un mélange de musiquepop rock des années ’80, de new-wave et, forcément, d’électro.Playboy’s Bend c’est aujourd’hui un duo puisqu’aux côtés de Xavier, on retrouveCaroline Dehareng. Après le premier album, Lovetoys, sorti en 2009, et une<strong>be</strong>lle montée en puissance auprès d’un public conquis par des concerts aussi originauxque les instruments utilisés, le projet musical a continué son évolution.Basé sur le bricolage et l’artisanat, puisque Xavier modifie lui-même les jouets quideviennent <strong>se</strong>s instruments, le principe de Playboy’s Bend exige une créativité àtoute épreuve. Pré<strong>se</strong>nt dans la musique “informatique” de la scène liégeoi<strong>se</strong>, c’estd’ailleurs ce que le musicien recherchait: un retour vers plus de contact avec lepublic, plus de mi<strong>se</strong> en situation réelle. Et on peut dire que le pari est réussi. Ilressort des compositions de Playboy’s Bend une fraîcheur et un <strong>se</strong>ntiment décaléqui fait plaisir à entendre. La voix de Caroline, qui joue l’icône de la chanteu<strong>se</strong>fatale aux clins d’œil malicieux, <strong>se</strong> po<strong>se</strong> justement sur les notes colorées qui surgis<strong>se</strong>ntau bout des doigts de Xavier. Prochain album, K.I.S.S., en <strong>se</strong>ptembre, eten tournée tout l’été (aux Francofolies le 20 juillet, entre autres).(LM)VALENTIN COPPENSLa <strong>SABAM</strong> réunit décidément tous les talents. Petits et grands. Valentin Coppens a composé un morceau quin’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Celui-ci, le père du précédent, s’appelle Bruno Coppens.Il demande à son fils s’il peut utili<strong>se</strong>r ce morceau dans son nouveau spectacle. Ilfaut pas<strong>se</strong>r par quelques arrangements, mais enfin, en famille, tout est plus facile.Et voici donc la composition de Valentin dans le spectacle de Bruno. Occupé à terminersa rhéto et à préparer un examen d’entrée à l’IAD, le fils <strong>se</strong>mble peu au faitdes droits d’auteur. Le père, lui, connaît bien la chanson. Et voilà Bruno et Valentin,le père et le fils, membres de la <strong>SABAM</strong>, autour du même spectacle. Si l’ondemande à Valentin ce qu’il en pen<strong>se</strong>, il répond: “Je suis cité sur le fascicule duspectacle, et d’un point de vue juridique, c’est mieux d’être repré<strong>se</strong>nté, je crois. Jene sais pas si je ferai une carrière artistique, mais, au moins, cette question-là estréglée”.La <strong>SABAM</strong> est une grande famille !(LM)Le père, lui, connaît bien la chanson. Et voilà Brunoet Valentin, le père et le fils, membres de la <strong>SABAM</strong>,autour du même spectacle.STAGE ESTIVAL INTERNATIONAL AVEC LE DUO LANDINI,LUC BREWAEYS ET CIE.Un été créatif à Monthureux Le SecLes musiciens et compositeurs ayant suivi le con<strong>se</strong>rvatoire peuvent donner cet été libre cours àleur créativité dans un château français. Au cours du stage estival (1-8.08) pour musique de chambrequ’organi<strong>se</strong>nt comme de coutume le compositeur Jan Van Landeghem et la violoniste virtuo<strong>se</strong>Jenny Spanoghe, qui forment en<strong>se</strong>mble le Duo Landini, dans le Château à l’ambiance particulièrede Monthureux –le-Sec, les participants pourront <strong>se</strong> prévaloir de l’expérience de professionnelstels que Jenny Spanoghe et Jan Van Landeghem mêmes, Lies<strong>be</strong>th Debruyne, Marc Tooten, <strong>Claude</strong> Ledoux et Luc Brewaey<strong>se</strong>n personne. Une des œuvres de ce dernier a été choisie cette année comme oeuvre imposée du Concours Reine Elisa<strong>be</strong>th.Un stage en pension complète coûte 680 €. Les personnes âgées de moins de dix-huit ans paieront 630 €.Pour plus d’infos, envoyez un e-mail à info@janvanlandeghem.<strong>be</strong>ou jennyspanoghe@skynet.<strong>be</strong> www.chateaumonthureux.fr
© Hélene DehonLES NUITSBOTANIQUES2011HAUTEFIDÉLITÉPuisqu’il est impossible de raconter une édition des Nuits Botaniques sur une simple page, coupd’objectif (très subjectif) sur des moments choisis.De l’Orangerie en 2010 au Chapiteaucette année, les Vismets revenaientdans la capitale avec leur album “GürüVoodoo”. Sur scène, ça claque de plu<strong>se</strong>n plus. Une repri<strong>se</strong> d’Arnold Layne,déchaînée en est une preuve incontestable.Une prestation dans la lignéesurvoltée des Nuits.Agnes O<strong>be</strong>l prouvait dès lors que lesNuits sont <strong>be</strong>lles dans l’éclectisme. Unescène comme un cocon, pour celle quirecevait un disque d’or en Belgique,dans la foulée, qu’elle a douce et en -voûtante. Le public, dès les premièresnotes, s’abandonnait. Et Agnes O<strong>be</strong>lnous offrait un moment à savourer touten douceur.Le Cirque aura connu la première rencontreentre public <strong>be</strong>lge et MélanieLaurent. Un concert où tout le monde<strong>se</strong> cherchait et où la chanteu<strong>se</strong> a trou -vé son public. Ils sont faits l’un pourl’autre et l’heure d’échanges musicauxà écouter l’album de l’actrice qui chantel’a prouvé. Les cinq musiciens étaientvraiment à la hauteur.C’est dans le Chapiteau, entre lessons électro grisants de Caribou - DanSnaith de son vrai nom, un Canadienqui s’en va vers ce qui <strong>se</strong> fait de mieuxen dance intelligente et intelligible - etle rock lent et instrumental de Ves<strong>se</strong>ls(des Anglais par moment envoûtants),que les Belges de Montevidéo re -venaient après deux ans d’ab<strong>se</strong>nce.L’élec tro rock du groupe de Jean Wa -terlot a trouvé sa juste place sur unescène plutôt implacable. A suivre donc.Philippe Katherine a ramené sa bananepour faire des bisous à tout le monde.Le ventre à l’air et des bottes en poilsd’on-ne-sait-quoi. C’était décalé et finalementpas très loin de ce que cettenuit-là attendait. Juste avant lui, lesLiégeois de Playboy’s Bend sont venusfaire un petit tour au Cirque avec leursjouets en plastique. Il manquait un petitquelque cho<strong>se</strong> pour que le public adhèretotalement. Trois petits réglages etle duo <strong>se</strong>ra vraiment efficace.Il faudrait, bien sûr parler de Akron/Family, de Animal Collective ou deSufjan Stevens, qui chacun dans sonstyle propre a démontré que les NuitsBotaniques marient au mieux les musiciensconfirmés à ceux en devenir,dans les styles les plus divers. Pour lespublics les plus variés. A chaque fin deNuits, on ne peut que <strong>se</strong> réveiller (c’estnormal, direz-vous) plus en pha<strong>se</strong> avecla réalité musicale d’aujourd’hui. Il n’estpas nécessaire de connaître toute lamusique pour profiter des Nuits Bo ta -niques. On y risque les plus <strong>be</strong>llesdécouvertes. Et on y découvre desartistes qui continuent à prendre desrisques, qu’un certain public vientécouter, parce qu’il sait que la créationdoit sortir des <strong>se</strong>ntiers trop souventempruntés.Des performances pures qui enflammentle Cirque Royal aux ambiancestamisées de l’Orangerie, chaqueconcert, chaque artiste, qu’on l’attendeou qu’on le découvre, continue, encore,à em<strong>be</strong>llir les Nuits Botaniques.Festival qui ouvre la saison, “Les Nuits”ouvrent aussi notre horizon. (LM)“CHAQUE CONCERT, CHAQUE ARTISTE, QU’ON L’ATTENDE OU QU’ON LE DÉCOUVRE,CONTINUE, ENCORE, À EMBELLIR LES NUITS BOTANIQUES”.© Hélene Dehon28<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LES PRIX FRANCAUTEURSL’association francAuteurs est un ENSEMBLE D’ARTISTES CREATEURS francophones membres de la<strong>SABAM</strong>. Son but est de défendre, dans un esprit de solidarité, les intérêts culturels et professionnelsde <strong>se</strong>s membres dans le domaine du droit d’auteur.Nouveauté importante : L’association est très heureu<strong>se</strong> d’annoncerla création des Prix francAuteurs.Fruit d’un patient travail de préparation par son Comité, l’associationdécernera, pour la première fois en 2011, trois PrixfrancAuteurs.Un Prix de Variété pour les disciplines chansonou one wo/man show.Un Prix de Musique Contemporaine pour lesdisciplines musique légère, musique sérieu<strong>se</strong>, jazz,comédie musicale ou musique de film.Un Prix de Littérature pour les disciplines poésie,roman, essai, théâtre, cinéma.Les Prix francAuteurs sont des prix d’encouragement. D’unevaleur de 750 euros chacun, ils <strong>se</strong>ront décernés à desmembres de la <strong>SABAM</strong>, personnes actives, bien entendu,dans le métier.Chaque membre de francAuteurs aura la possibilité de soumettreau vote de l’As<strong>se</strong>mblée générale de l’association<strong>se</strong>s propositions de candidats aux Prix francAuteurs.Les Prix francAuteurs sont des prix d’encouragement.D’une valeur de 750 euros chacun, ils <strong>se</strong>ront décernésà des membres de la <strong>SABAM</strong>…Tous les membres de francAuteurs auront l’occasion, lors del’As<strong>se</strong>mblée générale annuelle du mois de mai, de voterpour l’attribution des Prix francAuteurs. Les membres defrancAuteurs pourront décerner un, deux ou trois des PrixfrancAuteurs annuellement prévus.Les Prix francAuteurs <strong>se</strong>ront remis dans les locaux de la<strong>SABAM</strong> lors de l’édition du Café des Auteurs du mois de<strong>se</strong>ptembre 2011.Paul Louka, PrésidentLéon Fréson, TrésorierBenoît Coppée, SecrétairefrancAuteursEn<strong>se</strong>mble d’Artistes créateursRue d’Arlon 75-77, 1040 Bruxellesfrancauteurs@skynet.<strong>be</strong>, www.francauteurs.com29<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
© www.festivaldespa.<strong>be</strong>Le non de Klara de Soazig AaronLE FESTIVAL DE THÉÂTRE DE SPA (DU 5 AU 16 AOUT 2011)Devenu une référence et l’une des vitrines de toute la production théâtrale <strong>be</strong>lge, le festivalaccueille, chaque année, des théâtres et compagnies professionnelles venus des quatrecoins de Wallonie et de Bruxelles.6 lieux, 5 créations, 60 repré<strong>se</strong>ntations, 28 compagnies, 28 spectacles, du théâtre de rue,des rencontres avec les auteurs, des lectures... plein de <strong>be</strong>lles découvertes en perspective!Le répertoire de cette nouvelle édition fait la part <strong>be</strong>lle aux textes contemporains, vivants etaudacieux (Dominique Bréda, Foulek Ringelheim, Jean-<strong>Claude</strong> Grum<strong>be</strong>rg, BrunoCoppens, Olivier Leborgne, Véronique Gallo...) sans oublier les grands noms de l'histoirelittéraire (Molière, Beckett, Kipling, Tchekhov, Bergman, Paul <strong>Claude</strong>l, Dostoïevski, JulesVerne, Jules Renard...)Toute la ville <strong>se</strong>ra animée les week-ends avec du théâtre de rue et la pré<strong>se</strong>nce du chapiteaudes Baladins du Miroir, planté Place Royale.Plus d’infos : http://www.festivaldespa.<strong>be</strong>3 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILMDOCUMENTAIRE MILLENIUMDu 8 au 14 juin, le Festival International du Film Documentaire Millenium a fait son retour à Flagey,au Vendôme et au CIVA. 50 films en lien avec les Objectifs du Millénaire dont 16 en compétitionont été proposés. Des films réalisés par des cinéastes indépendants qui nous livrent leurs regardscréatifs, <strong>se</strong>nsibles et authentiques du monde. Vous pouvez télécharger l’affiche du festival et desphotos en haute définition dans l’espace pres<strong>se</strong> du site.Plus d’infos : www.festivalmillenium.org. Contact pres<strong>se</strong> : Maxime KOUVARAS,Tel: +32.2.245.60.95, GSM: +32.486.296.755, E-mail: press@festivalmillenium.orgLES RENCONTRES THÉÂTRE JEUNE PUBLIC À HUYCe festival, qui a lieu traditionnellement la dernière quinzained’août, est es<strong>se</strong>ntiellement destiné aux professionnelsde la culture, à la pres<strong>se</strong> et aux en<strong>se</strong>ignants, mais le grandpublic est aussi le bienvenu!Les Rencontres Théâtre Jeune Public est un rendez-vousincontournable qui propo<strong>se</strong> es<strong>se</strong>ntiellement des nouvellescréations théâtrales à destination du jeune public. A vosagendas donc !Plus d’infos : www.ctej.<strong>be</strong>UNE NOUVELLE MOISSON DE PRIX CANNOIS POUR LE CINÉMA BELGEUn triomphe ! Pour leur 5 ème partici -pation en compétition au Festival deCannes, Luc et Jean-Pierre Dar -denne remportent une nouvelle foisun prix, le Grand Prix du Jury décernéà leur dernier opus Le gamin au vélo,mettant en scène le jeune ThomasDoret et Cécile de France. Il est actuellementsur les écrans en France et enBelgique.Coproduit également par les frèresDardenne, L’exercice de l’Etat dePierre Schoeller, pré<strong>se</strong>nté dans la<strong>se</strong>ction Un Certain Regard, remportequant à lui le Prix Fipresci, remis parla Fédération internationale de lapres<strong>se</strong> cinématographique. Au gé -nérique de ce film figurent notammentMichel Blanc, Olivier Gourmetet Zabou Breitman.Ce vendredi 20 mai, lors de la céré -monie de clôture de La Quinzaine desRéalisateurs de Cannes, Les géants,troisième long métrage de BouliLanners, a quant à lui remporté les prixde la CICAE (Confédération interna -tionale des Cinémas d’Art et d’Essai).Les géants est le troisième long-métragede Bouli Lanners et le deuxième pré<strong>se</strong>ntéà la Quinzaine des Réalisateurs(Après Eldorado en 2008).Il sortira en France et en Belgique débutde l’automne.Parmi les bonnes surpri<strong>se</strong>s, on mentionneraégalement Dimanches, courtmétrageréalisé par Valéry Rosier etpré<strong>se</strong>nté dans le cadre de la Semainede la Critique, récompensé par le PrixDécouverte Kodak et une mention spécialedu Petit Rail d’Or.Du côté néerlandophones, le jeuneFlamand Wannes Destoop a obtenuune jolie récompen<strong>se</strong>, à savoir leprix du Jury dans la catégorie courtsmétrages.Wannes Destoop reçoit ce prix pourBadpakje 46 (Maillot de bain 46), uncourt-métrage dans lequel Chantal,une fillette de douze ans un peu troppotelée, a du mal à trouver sa voie. Le<strong>se</strong>ul endroit où elle <strong>se</strong> <strong>se</strong>nt à l'ai<strong>se</strong> estla piscine dans laquelle elle s'entraîneen vue d'une compétition. Mais, le jouroù elle a <strong>be</strong>soin d'une nouvelle pairede lunettes, les cho<strong>se</strong>s ne <strong>se</strong> pas<strong>se</strong>ntpas tout à fait comme prévu…Badpakje 46 est le film de fin d’étudesque le jeune cinéaste à réalisé àl'Académie royale des Beaux-Arts deGand.30<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
<strong>SABAM</strong> VS GALERIE PATRICK DEROMLE TRIBUNAL DE 1 ÈRE INSTANCE DE BRUXELLES CONDAMNE LA GALERIE PATRICK DEROM À PAYER LESDROITS DE SUITE!La <strong>SABAM</strong> vient de remporter une victoire juridique importante dans le cadre du litige qui l’opposait à la galeried’art Patrick Derom. Dans son jugement du 31 mars 2011, le tribunal de première instance de Bruxelles a jugé quela galerie Patrick Derom était tenue au paiement des droits de suite à la <strong>SABAM</strong> (pour <strong>se</strong>s adhérents) et pour lesartistes non-adhérents à une société d’auteurs, sur un compte commun.Pour rappel, le droit de suite est une rémunération dontbénéficient les auteurs d’œuvres originales graphiques,plastiques et photographiques lors des reventes de leursœuvres au cours desquelles intervient un professionnel dumarché de l’art.La loi actuelle relative au droit de suite est entrée envigueur le 1 er novembre 2007, élargissant l’application dece droit également aux galeries (auparavant <strong>se</strong>ules lesventes aux enchères publiques étaientconcernées).Depuis cette date, la galerie PatrickDerom bien qu’envoyant les déclarationstrimestrielles des ventes à la<strong>SABAM</strong>, refusait de payer les droitsde suite dus, aussi bien pour lesadhérents de la <strong>SABAM</strong> que pourles non-adhérents.La galerie Patrick Derom motivait sa décision de non-paiement,sur le fait que la <strong>SABAM</strong> ne prouvait pas sa repré<strong>se</strong>ntativitéen ne fournissant pas à la galerie les copies descontrats ou des mandats de <strong>se</strong>s adhérents.Cela démontre aussi le travailsérieux de la <strong>SABAM</strong> depuissa désignation, par les pouvoirspubliques, pour gérer la perceptiondu droit de suite en Belgique.Le tribunal a tenu compte notamment du fait que :- Toute personne pouvait venir consulter sur place le répertoirede la <strong>SABAM</strong>- Toute personne pouvait recevoir la liste des artistes ayantconfié la gestion de leur droit de suite à une société d’auteursauprès du Ministère des Affaires Economiques.En outre, la galerie Patrick Derom mettait également encau<strong>se</strong> la conformité de la législation <strong>be</strong>lge avec la directiveEuropéenne 2001/84, concernant le partage des paiementfaits sur le compte commun dont bénéficient des artistesnon-adhérents d’une société de ges -tion collective.Le tribunal a considéré qu’il n’y avaitpas lieu de po<strong>se</strong>r de question préjudicielle,l’intérêt de la partie défenderes<strong>se</strong>faisant défaut.Par conséquent, le tribunal a jugéque la galerie Patrick Derom était tenue au paiement desdroits de suite sur le compte <strong>SABAM</strong> pour <strong>se</strong>s adhérents etsur le compte commun pour les non-adhérents.La <strong>SABAM</strong> <strong>se</strong> réjouit de ce jugement favorable aux artistes,le premier depuis l’entrée en vigueur de la loi susmentionnée.Il démontre aussi le travail sérieux de la <strong>SABAM</strong>depuis sa désignation, par les pouvoirs publiques, pourgérer la perception du droit de suite en Belgique.BRUXELLES SANS MUSÉE D’ART MODERNEDepuis février de cette année, le musée d’art moderne à Bruxelles a fermé <strong>se</strong>s portes afin d’être rénové. Toutefois,lorsque les travaux <strong>se</strong>ront terminés, en février 2012 (au plus tôt), il changera de nom et s’appellera désormais “Finde siècle Mu<strong>se</strong>um” pour <strong>se</strong> consacrer exclusivement au 19 ème siècle.Cette décision des responsables desMusées Royaux des Beaux-Arts deBelgique, sans avoir proposé de solutionconcrète et durable pour l’art moderne àBruxelles, est pour le moins incompréhensible.Manifestation du 1 er juin au MuséeCeux qui l’ont pri<strong>se</strong>, l’ont-ils fait dans l’intérêtde quoi ou de qui ? Dans l’intérêt del’art ? Dans l’intérêt de la culture ? Dans l’intérêt desartistes ? Dans l’intérêt du patrimoine ? Ce sont là desquestions que nous pouvons et que nous devons nouspo<strong>se</strong>r.Depuis lors, les artistes et plusieurs personnesliées à la culture <strong>se</strong> mobili<strong>se</strong>nt ettirent la sonnette d’alarme, mais jusqu’àpré<strong>se</strong>nt sans succès.Récemment, nous avons entendu parlerd’un projet pour un tout nouveau Muséed’Art Moderne, peut-être dans 10 à 15ans. Excellente idée, mais qu’est-il prévuentre-temps ? La poussière, l’humidité, ainsi que l’oublidans les caves à l’abri des regards indiscrets, n’ont jamaisfait bon ménage avec les œuvres d’art.Pour plus d’informations, visitez le site :http://mu<strong>se</strong>esansmu<strong>se</strong>e.wordpress.com/32<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
LES ARTISTES BELGESÀ L’HONNEUR À L’ÉTRANGERCannesL’artiste peintre <strong>be</strong>lge Anis Dargaa, revient deCannes où il s’est vu remettre par M. Harson,(l’adjoint au maire et délégué à la culture) le prixde la Ville de Cannes (catégorie peinture) lorsde la soirée “Belgium United” qui s’est tenuelors du festival du film de Cannes.C’est une reconnaissance internationale quel’artiste a obtenue suite à sa participation ausalon d’art “Art Cannes” qui s’est tenu du 21 au24 avril 2011 au Palm Beach de Cannes.Ce prix lui a été décerné pour son œuvre“Eléphantasme” (une huile sur toile de lin de90x90cm) qui remporta un énorme succès non<strong>se</strong>ulement auprès des membres du jury maiségalement auprès du public.C’est une reconnaissanceinternational que l’artiste a obtenusuite à sa participation au salond’art “Art Cannes” qui s’est tenudu 21 au 24 avril 2011 au PalmBeach de Cannes.Veni<strong>se</strong>Rendez-vous incontournable du monde de l’art, la biennale de Veni<strong>se</strong> aouvert <strong>se</strong>s portes le 4 juin et <strong>se</strong> prolonge jusqu’au 27 novembre 2011.Le pavillon <strong>be</strong>lge abrite cette année l’artiste Angel Vergara (membre<strong>SABAM</strong>) qui repré<strong>se</strong>nte la Belgique. D’autres artistes comme Jan Fabre,Koen Vanmechelen, Hans Op de Beeck, Axel Vervoordt et Ko<strong>be</strong> Matthysparticipent également à la Biennale.Selon le Commissaire Luc Tuymans, l’exposition qu’Angel Vergara a imaginéeest principalement une réflexion basée sur le thème des <strong>se</strong>pt péchéscapitaux : l’envie, la colère, la pares<strong>se</strong>…etc.Pour plus d’infos :http://www.labiennale.org/it/biennale/index.html(Salvador Ferreira)33<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
REPROGRAPHIE© FotoliaLes auteurs et éditeurs dont les œuvres ont été publiées sur un support papierou analogue (à compte d’auteur, le cas échéant) peuvent jouir de droits dereprographie.Toutefois, sans déclaration de publication, la <strong>SABAM</strong> ne peut les leur attribuer.C’est pourquoi nous vous rappelons que nos bulletins de déclaration REPRO sontà votre disposition sur notre site internet ou sur simple demande. Outre lesœuvres publiées durant l’année 2010, il est encore possible d’introduire (jusqu’au31 janvier 2012) un bulletin pour des œuvres publiées en 2008 et/ou 2009, quevous n’auriez pas encore déclarées à la <strong>SABAM</strong>. Vous trouverez les bulletins dedéclaration sur www.sabam.<strong>be</strong>, rubrique “Télécharger des documents”.Nous vous encourageons à opter pour les bulletins ReproNet (formatMS-Excel), faciles à compléter et à traiter. Pour ce faire, il vous suffit de faire lasauvegarde du formulaire ReproNet qui vous intéres<strong>se</strong> sur le disque dur de votreordinateur. Vous pourrez ensuite le compléter, sauver son contenu dans vosarchives, et le renvoyer par e-mail à soumaya.elkhazrouni@sabam.<strong>be</strong>.LA <strong>SABAM</strong> VERSE 20.000 EUROSAU TÉLÉVIE !Le Télévie 2011 s'est clôturé ce samedi 7 mai 2011 par un nouveau record au profit de la recherche contre la leucémie etles cancers chez l'adulte et chez l'enfant.La <strong>SABAM</strong> a également contribué au succès de cette 23 ème édition en apportant sa pierre à l’édifice. Pas moins de 20.000euros ont été versés !Pour rappel, le Télévie, organisé par la chaîne de télévision privée <strong>be</strong>lge francophone RTL-TVI depuis 1989, est uneémission caritative qui <strong>se</strong> bat contre la leucémie, et plus généralement contre toutes les formes de cancer.CONCOURS DE THEMES DE JAZZCULTURE <strong>SABAM</strong> organi<strong>se</strong>, en 2011, en collaboration avec Jazz Hoeilaart 2011, un concours dont l’objet est ladécouverte de nouveaux thèmes de jazz <strong>be</strong>lges INEDITS.Peuvent participer : tous les compo siteurs de jazz, membres ou futurs membres de la <strong>SABAM</strong>. Un <strong>se</strong>ul thème parcandidat peut être introduit.Date limite : le 7 août 2011En principe, un lauréat <strong>se</strong>ra désigné par un jury spécialisé qui lui décernera un prix de 2000 euros. Le thème devraêtre soumis sous forme de LEAD-SHEET (mélodie + accords chiffrés) d’un maximum de trois pages. Les candidatssont priés de fournir, si possible, un enregistrement de leur composition sur support sonore (CDR audio, cas<strong>se</strong>tte).L’œuvre <strong>be</strong>lge primée <strong>se</strong>ra envoyée aux finalistes du Jazz Hoeilaart, qui, suivant les termes du règlement, sonttenus de l'exé cuter lors de la finale. Un prix spécial d’un montant de 500 e <strong>se</strong>ra dé cerné par CULTURE <strong>SABAM</strong> à lameilleure exécution de l’œuvre lors de la finale.Les envois doivent être anonymes et <strong>se</strong> faire au moyen d’une grande enveloppe à l’adres<strong>se</strong> de CULTURE <strong>SABAM</strong>avec mention :“Concours Thèmes de Jazz Hoeilaart”.A l’intérieur de celle-ci :- la partition mentionnant uniquement le titre de l’œuvre, donc pas le nom du compo siteur.- une petite enveloppe bien fermée (collée), avec à l’intérieur un papier sur lequel figurent le titre de l’œu vre et lescoordonnées du compositeur (nom, prénom, date de naissance, adres<strong>se</strong>, téléphone)ADRESSE D’ENVOI:CULTURE <strong>SABAM</strong>, Rue d’Arlon, 75-77 à 1040 Bruxelles.Ren<strong>se</strong>ignements : Tél. 02/286.82.05 - Fax. 02/230.13.10 - E-mail : sylvie.godefroid@sabam.<strong>be</strong>34<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
<strong>SABAM</strong> : BILAN 2010 A NOUVEAU EN RECULLa Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs(<strong>SABAM</strong>) a enregistré en 2010 une nouvelle bais<strong>se</strong> de sonchiffre d’affaires (-2,3 pc). Dans le même temps, le tauxmoyen de commission est passé à 14,2 pc (contre 12,9 pcen 2009). “Le bilan 2010 (1) reflète la situation du droit d’auteuren Belgique”, a indiqué lundi 6 juin 2011 à BruxellesChristophe DEPRETER, Directeur général, peu avant l’as<strong>se</strong>mbléegénérale organisée au DEXIA Congress Center, àBruxelles.Le chiffre d’affaires (2) a diminué de 2,3 pc par rapport à2009 en raison notamment de la bais<strong>se</strong> du Central Licen -sing étranger due à la cri<strong>se</strong> du <strong>se</strong>cteur du disque ainsi quedu nonrenouvellement du contrat Universal à dater du 1 eroctobre dernier. Pour le Directeur général de la <strong>SABAM</strong>, “lemarché a continué à <strong>se</strong> déplacer des producteurs de musiquevers les opérateurs de téléphonie et les opérateursInternet”. Et Christophe DEPRETER d’insister dans cecontexte - comme il l’avait déjà fait l’an dernier à la mêmeépoque - “sur l’absolue nécessité d’un cadre législatif (3)contraignant les fournis<strong>se</strong>urs d’accès à l’Internet à solliciter– comme n’importe quel utilisateur - une autorisationpréalable et à négocier avec la <strong>SABAM</strong> une rétributionpour l’utilisation quotidienne des milliers d’œuvres quivalori<strong>se</strong>nt leurs abonnements. Et de préférence sansrépercussion sur le tarif payé par les utilisateurs”, a-t-il ànouveau insisté. Le Directeurgénéral de la <strong>SABAM</strong> a parailleurs salué les initiatives parlementaires en cours afin detrouver une solution législative pragmatique dans lerespect de toutes les parties. Dans ce contexte, il a confirméque la <strong>SABAM</strong> est disposée à appliquer un moratoirede deux ans sur les possibles poursuites à l’adres<strong>se</strong> des“téléchargeurs occasionnels”.Pour ce qui est des droits versés aux artistes-créateurs,la <strong>SABAM</strong> a atteint en 2010 un montant de quelque159,1 millions €, soit un recul de près de 5 pc par rapport à2009. Près de 98,4 pc des ayants-droits ont touché moinsde 50.000 € en 2010 (hors paiements sociétés étrangères),a indiqué Christophe DEPRETER, lequel a par ailleurs soulignéque 83 pc des droits nets perçus en 2009 ont déjà étépayés en 2009 et en 2010.Pour rappel, des milliers d’artistes-créateurs – toutes disciplinesconfondues (peinture, musique, théâtre, audiovisuel,littérature, photographie, etc.) – font confiance à la <strong>SABAM</strong>pour la perception, la gestion et le paiement de leurs droitsd’auteurs.Ren<strong>se</strong>ignements : thierry.dachelet@sabam.<strong>be</strong>(1) Le rapport annuel 2010 est disponible dans son integralite sur www.sabam<strong>be</strong> (06.06.11) / (2) Le chiffre d’affaires 2010 s’eleve a 193 millions €(contre 197,4 millions € en 2009) / (3) <strong>SABAM</strong>’s position paper regarding Internet (<strong>se</strong>e www.sabam.<strong>be</strong>)NOUVELLE COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATIONNouvelle composition du Con<strong>se</strong>il d’Administration suite aux élections lors de l’As<strong>se</strong>mblée Générale du 6 juin dernier :Discipline Musique (Auteur)Al<strong>be</strong>rt DelchambreRo<strong>be</strong>rt Jans<strong>se</strong>nsAlec MansionIsa<strong>be</strong>lle RigauxDiscipline Musique (Editeur)Strictly Confidential(repré<strong>se</strong>nté par Pierre Mossiat)TEAM FOR ACTION(repré<strong>se</strong>nté par <strong>Claude</strong> Martin)Disciplines Littérature,Audiovisuel, Théâtre (Auteur)Benoît CoppéeMarc Hermant Adm. Délégué (réélu)Hans HelewautJohn TerraJan Van LandeghemJohan Verminnen (Adm. Délégué)PEER MUSIC (repré<strong>se</strong>nté par FredericSchaeren)PMP Music (repré<strong>se</strong>nté par Patrick Mortier)Stijn Baron Coninx (Président)Ignace Cornelis<strong>se</strong>n (réélu)<strong>SABAM</strong>, HEURES D'OUVERTURE VISITEURS:Afin de vous offrir un <strong>se</strong>rvice encore plus performant, vous pouvez désormais vous rendre à la <strong>SABAM</strong> sur rendez-vous,du lundi au vendredi, pendant les heures de bureau à l’adres<strong>se</strong> habituelle (rue d’Arlon 75 – 77, 1040 Bruxelles.)Pour des questions générales, nous restons disponibles (sans rendez-vous) le mardi et le jeudi après-midi ;pour des questions plus spécifiques, vous pouvez prendre rendez-vous via e-mail avec le <strong>se</strong>rvice concerné.Nos collaborateurs du Front-Office sont joignables tous les jours ouvrables de 8h30 à 17h et 24/24via e-mail - frontoffice@sabam.<strong>be</strong>35<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
UN CAFÉ DES AUTEURSCINÉMATOGRAPHIQUE ET ÉLECTRO-POPEN OUVERTURE D’UNE NOUVELLEÈRE POUR LA <strong>SABAM</strong>De l’électro nerveu<strong>se</strong>, de la pop prenanteet du cinéma épatant… telsétaient les ingrédients principaux dupremier Café des Auteurs de 2011,lequel a inauguré une nouvelle ère pourla <strong>SABAM</strong>, une ère dans laquelle l’in -no vation et l’ouverture joueront un rôlesignificatif.Mais le rôle principal vous reste bienentendu ré<strong>se</strong>rvé, à vous, les auteurs.Le réalisateur Miel Van Hoogen<strong>be</strong>mt(Miss Montigny, Pas sérieux s’abstenir)a donné l’exemple et a passionnénotre public en interviewant sa jeunecollègue, la cinéaste Moon Blais<strong>se</strong>, àpropos du “making of” de MisschienLater. Son court-métrage, sur la vites<strong>se</strong>qui marque nos existences contemporaines,a fait impression à l’école decinéma RITS.La <strong>SABAM</strong> a parrainé le projet et leVlaams Audiovisueel Fonds n’a pastardé à offrir une invitation à cette productionde Pain Perdu.Un peu plus tard, ce fut au tour dugrou pe de musique électro Freaks, àBlue Velvet et au chanteur-parolierTommy Gontie de <strong>se</strong> charger de latouche musicale de l’après-midi. Quelleambiance… comme en témoigne notrephoto-reportage…(TG)Notre couverture FR,Freaks en grand apparat…un peu plus tard,ce fut au tour du grou pe de musiqueélectro Freaks, à Blue Velvetet au chanteur-parolier Tommy Gontiede <strong>se</strong> charger de la touche musicalede l’après-midi.36<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
L’écrivaine et glo<strong>be</strong>-trotteu<strong>se</strong>Katia Van Cauwen<strong>be</strong>rgheen compagnie de son partenaire JohanCafé des Auteurs de 2011,lequel a inauguré une nouvelle èrepour la <strong>SABAM</strong>, une ère dans laquellel’innovation et l’ouverture jouerontun rôle significatif. Mais le rôle principalvous reste bien entendu ré<strong>se</strong>rvé,à vous, les auteurs.Le chef de projet de 100 % Puur, Stijn,est venu donner des explicationssur le partenariat entre Poppunt et la <strong>SABAM</strong>,qui offrira davantage d’opportunitésde <strong>se</strong> produire à de jeunes groupes.Pour de plus amples infos,envoyez un e-mail à stijn@poppunt.<strong>be</strong>Le leader deGarcia Goodbye, TommyGontie, a touché descordes <strong>se</strong>nsiblesNotre couverture NL Moon,interrogée par Miel Van Hoogen<strong>be</strong>mt.Entre-temps, ce jeune talenta émigré en Angleterre afin d’y pui<strong>se</strong>rune nouvelle inspirationà la célèbre École nationalede Cinéma de Londres.37<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
Jeff débarque aux OctavesEt parfois c’est comme ça !L’Ultramarine s’est appropriée trop vite le chapeau de L’oi<strong>se</strong>au de 7h32. L’artiste n’avait pas encore sifflé toutes<strong>se</strong>s mélodies que sa carcas<strong>se</strong>, impatiente et frondeu<strong>se</strong>, <strong>se</strong> défilait déjà. Le printemps n’était pas joyeux cetteannée-là (2008).Et le mot d’ordre de l’édition 2011 <strong>se</strong>rale changement de la continuité d’une tradition hauteen saveurs, couleurs et rebondis<strong>se</strong>ments !Et parfois c’est comme ça ! Parfois letemps pres<strong>se</strong> sur l’autre rive. On brûlele chaudron de nos ambitions, on ditn’importe quoi, on boit plus qu’on nedoit. Mais tout cela ne nous res<strong>se</strong>mblepas… Les éditions des Octaves de laMusique, quant à elles, pas<strong>se</strong>nt et ne<strong>se</strong> res<strong>se</strong>mblent pas non plus. Et le motd’ordre de l’édition 2011 <strong>se</strong>ra le changementde la continuité d’une traditionhaute en saveurs, couleurs et rebondis<strong>se</strong>ments!De 8 Octaves, nous passons désormaisà 12. Quatre catégories s’ajoutent : lamusique contemporaine, les musiquesurbaines, l’électro et les musiques dumonde.Une nouveauté d’envergure fera coulerl’encre sur le papier à musique d’unpaysage <strong>be</strong>lge en effervescence :la <strong>SABAM</strong> décerne le PRIX JEFF BO -DART. Ce prix récompen<strong>se</strong> un artistequi a brillé en dehors de nos frontièreslors de la saison écoulée. A l’instar decelui qui manque tant…(SG)LES LAURÉATS DE L’ÉDITION 2011Catégories musicalesChanson françai<strong>se</strong>Cloé du TrèflePop / RockHoquetsMusiques urbainesPitchoCatégories génériquesAlbum de l’annéeSuarezArtiste de l’annéeStromaeElectroDJ Elephant PowerJazzManuel Hermia TrioMusiques du mondeBlindnoteSpectacle /Concert de l’annéeStromaeMusique classiqueLeonardo Garcìa-Alarcòn –En<strong>se</strong>mble Clematis /RomeroMusique contemporaineJean-Paul DessyLe prix Jeff BodartAtomique Deluxe38<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
L’ÉTÉ SERA SHOW À SPA!L’été <strong>se</strong>ra chaud, l’été <strong>se</strong>ra show! Et la <strong>SABAM</strong> ne <strong>se</strong>ra définitivement pas en reste. Commed’habitude, elle plantera sa tente dans les cailloux des rendez-vous créatifs, au cœur desfolies spadoi<strong>se</strong>s. Juste à l’entrée du village Francofou.Comme les autres années, la <strong>SABAM</strong> accueillera, pendanttoute la durée du festival, <strong>se</strong>s auteurs pour des “Ren con tresdédicaces”hautes en couleurs. Jacques Duvall, SachaToorop, Machiavel, Blue Velvet, Lemon Straw, Matheo…et tant d’autres artistes vous invitent à les retrouver sous lestand d’une société qui <strong>se</strong> veut toujours plus active dans lapromotion de son répertoire.A ce propos, la <strong>SABAM</strong> innove aux portes de l’été 2011. Des<strong>se</strong>ssions acoustiques prendront également le relais du dy -namisme des traditionnelles rencontres sabamiennes.Installées sur le stand de la <strong>SABAM</strong>, ces <strong>se</strong>ssions <strong>se</strong> déroulerontà l’heure de l’apéritif, vers 12h30. A l’heure de bouclercette édition, les artistes ne sont pas encore tous programmé<strong>se</strong>t nous vous invitons à découvrir leur programmationsur notre site internet, et plus spécifiquement sur le pageré<strong>se</strong>rvée aux Francofolies : www.sabam.<strong>be</strong>/francofolies2011Les Francofolies de Spa auront lieu du 20 au 24 juillet 2011.Infos ? www.francofolies.<strong>be</strong>APPEL AUX AUTEURS LITTÉRAIRES !FOIRE DU LIVRE 2012Vous êtes auteur littéraire et vous avez publié en 2010/2011 ? N’hésitez pas à envoyer votre livre accompagné d’unebiographie à Sylvie Godefroid afin d’être programmé lors des séances de dédicaces organisées sur le stand de la<strong>SABAM</strong> à l’occasion de la Foire du LivreMERCREDI DU LIVRE – SAISON 2012Vous êtes auteur littéraire et vous avez publié en 2010/2011 ? N’hésitez pas à envoyer votre livre accompagné d’unebiographie à Sylvie Godefroid – MERCREDI DU LIVRE – afin de po<strong>se</strong>r votre candidature pour une pré<strong>se</strong>ntation lorsdes MERCREDI DU LIVRE 2012.Sylvie Godefroid – Rue d’Arlon 75/77 – 1040 BruxellesInfos ? sylvie.godefroid@sabam.<strong>be</strong>39<strong>SABAM</strong> MAGAZINE 65 > 2011
L E S F E S T I V A L S D E L ’ É T ÉJUILLET 2011 // DU 3 JUIN AU 3/07/11 HEE TERVUREN > DU 30 JUIN AU 12/07/11 FESTIVAL AUCARRÉ > LE 1 ER PLOEZEROCK FESTIVAL (ROCK) > DU 1 ER AU 3/07/11 NA FIR FOLKFESTIVAL(FOLK) > DU 1 ER AU 5/07/11 UHURU AFRO&WORLD MUSIC FESTIVAL > DU 1ER AU 19/07/11PATERSDREEF HAPPENING FESTIVAL (BLUES) > LE 2/07/11 HOOKROCK FESTIVAL (ROCK) > LE3/07/11 MELROCK FESTIVAL (ROCK) > LES 2 ET 3/07/11 MÉDIÉVALES DE LA CITADELLE DENAMUR > DU 7 AU 10/07/11 LES ARDENTES- LIÈGE > DU 8 AU 10/07/11 FESTIVAL DU CONTE DECHINY > DU 8 AU 10/07/11 SPA TRIBUTE FESTIVAL > DU 8 AU 10/07/11 FESTIVAL LASEMO > DU8 AU 10/07/11 CACTUS FESTIVAL > LE 9 VIJVERFESTIVAL > LES 9 ET 10/07/11 BROSELLAFESTIVAL (FOLK & JAZZ) > LE 14/07/11 CEREXHE FESTIVAL > DU 14 AU 17/07/11 DOUR FESTIVAL> LE 15 ROCK-HERK FESTIVAL > DU 15 AU 17/07/11 BELGIAN BLUES FESTIVAL > DU 15 AU25/07/11 10 DAYS OFF > DU 16 AU 25/07/11 GENTSE FEESTEN (FÊTES DE GAND) > DU 17 AU22/07/11 KNEISTIVAL > DU 20 AU 24/07/11 LES FRANCOFOLIES DE SPA > DU 28 AU 31/07/11SUIKERROCK > LE 29/07/11 NACHTEN VAN DE JUKTE (GELUWE) > DU 29 AU 31/07/11 SFINKSFESTIVAL ! (ANVERS)AOUT 2011 // DU 29/07 AU 7/08/11 LOKERSE FEESTEN > DU 31/07 AU 2/08/11 BLUES OAN DAASTOAZZE – HAMME > DU 1 ER AU 26/08/11 FESTIVAL MIDIS-MINIMES > LES 4,5,6 ET 7/08/11FOLKFESTIVAL DRANOUTER > LES 4,5 ET 6/08/11 STRANDFUIF FESTIVAL – GLABBEEK > DU 5AU 7/08/11 POLÉ POLÉ BEACH – DUINBERGEN > LES 5 ET 6/08/11 REGGAE GEEL > LES 5 ET6/08/11 ZEVERROCK – ZEVERGEM > LE 6/08/11 WILLROCK – STEYTELINCK > LES 5,6 ET 7/08/11ESPERANZAH! – FLOREFFE > DU 5 AU 18/08/11 OPEN LUCHT THEATER- HERTME > LES 5,6 ET7/08/11 JAZZ & BLUES FESTIVAL – GOUVY > LE 6/08/11 YERNAWE ROCK FEST - SAINT-GEORGES > LES 12 ET 13/08/11 ANTILLIAANSEFEESTEN - FÊTES ANTILLIAISES > LES 12,13 ET14/08/11 GAUME JAZZ FESTIVAL > LES 11,12,13 ET 14/08/11 FEEST IN HET PARK – OUDENAARDE(ROCK/FOLK/BLUES) > LES 12,13 ET 14/08/11 CELTIC ART GALLERY - FOLKFESTIVAL – HAM >LES 12,13 ET 14/08/11 HARDCORE FEST (POP/ROCK) > LES 12 ET 13/08/11 AFRO-CARIBBEANFESTIVAL DAHLIADE – BREDENE > LE 13/08/11 BENENWERK – BRUGGE > LES 18,19 ET 20/08/11PUKKELPOP > DU 17 AU 22/08/11 FESTIVAL D'ART DE HUY > LES 20 ET 21/08/11 FESTIVAL DETHÉÂTRE RUE DE CHASSEPIERRE > LES 20 ET 21/08/11 MAANROCK – MECHELEN > LE 20/08/11METAL MEAN FESTIVAL –MÉAN > DU 22 AU 26/08/11 BOTERHAMMEN IN HET PARK –BRUXELLES > DU 22 AU 28/08/11 BEVERSE FEESTEN > LES 26 ET 27/08/11 NUIT DES CHOEURS- VILLERS-LA-VILLE > LES 26 ET 27/08/11 JOSPOP – DILBEEK > LES 26 ET 27/08/11GE VARENWINKELFESTIVAL –HERSELT > LE 26/08/11 FOREST FESTIVAL – LEDE > LE 26/08/11BUITENBEEN POP – LIMBURG > DU 26 AU 28/08/11 PRIKKEL FESTIVAL- HOOGLEDE > LES 26,27ET 28/08/11 BOERENROCK – KORTENAKEN > DU 25 AU 28/08/11 BOOMBAL FESTIVAL > LE27/08/11 MARKTROCK – POPERINGE > LE 27/08/11 MUSICALES DE BELOEIL-CHÂTEAU DEBELOEIL > LES 27,28 ET 29/08/11 FIESTA LATINA – BRUXELLES > LE 27/08/11 DESSEL SWINGT –DESSEL > LE 27/08/11 AKKER POP – ANVERS > LE 28/08/11 POPWIJK FESTIVAL- OPWIJKRédacteur en chef Nathalie Suwier - Secrétaire de rédaction Sylvie Godefroid - Comité de rédaction Marc Hermant, Johan Verminnen, Christophe Depreter, Nathalie Suwier, Sylvie Godefroid, TaniaGhy<strong>se</strong>linck, François Stas<strong>se</strong>ns - Ont également collaboré à ce numéro Salvador Ferreira, Florence Cardillo, Laurent Michel, Sophie De Neve, Nicolas Roeb<strong>be</strong>n - Traductions Frédéric De Vadder, WimNicolaï - Relecture Nathalie Duchene - Crédit iconographique Nganji, Daniel Locus, Alain Trellu, Versus Production, Brus<strong>se</strong>ls Film Festival, Christophe Toffolo, Jokko.<strong>be</strong>, festivaldespa.<strong>be</strong> - Conceptiongraphique Olagil - Impression & Distribution DrucoCoordination générale : Nathalie Suwier, Corporate Communication Manager, rue d’Arlon 75/77 – 1040 Bruxelles – nathalie.suwier@sabam.<strong>be</strong>Editeur responsable : Marc Hermant, Administrateur déléguéSociété Coopérative Civile à Responsabilité Limitée <strong>SABAM</strong> Reg. Soc. Civ. Brux. n°6 - <strong>SABAM</strong> • Rue d’Arlon , 75-77 • 1040 Bruxelles • Site internet: www.sabam.<strong>be</strong>Toute reproduction même partielle du pré<strong>se</strong>nt numéro est soumi<strong>se</strong> au con<strong>se</strong>n tement préalable de l’éditeur responsable.Photo de couverture : © Nganji