Rapport complet - NGLS

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Rapport complet - NGLS

Méthodologie et contenuLa présente publication repose sur une étude réalisée à la demande du Service de liaison des Nations Uniesavec les ONG (SLNG). L’idée de ce projet trouve sa source dans une étude antérieure qui visait à déterminerdans quelle mesure les méthodes de travail du système de l’ONU intégraient l’étroite collaboration avec lasociété civile ayant caractérisé les sommets mondiaux des années 90. 2 L’une des conclusions inattenduesde cette étude concernait le type d’organisations de la société civile entretenant des relations avec l’ONU.Seuls 3 des 24 programmes/institutions du système onusien ayant participé à l’enquête faisaient état d’unecoopération importante dans leurs activités internationales avec les mouvements populaires (à distinguer desONG) et une seule au niveau national. Grâce au soutien du réseau des bureaux de liaison de la société civiledes Nations Unies, le SLNG s’est donné pour mission de découvrir les raisons de ce manque de dialogue afind’y remédier.Les nombreuses organisations examinées dans cette publication, telles que des organisations de producteursruraux composées de réseaux nationaux, régionaux et internationaux ainsi que des peuples autochtones,ont été créées par des groupes d’intérêt n’ayant pas vraiment voix au chapitre dans les débats politiquesinternationaux bien qu’ils soient directement concernés par leurs résultats. L’étude porte sur des organisationsnationales, régionales, voire internationales, pour les besoins de cette enquête. Les nombreuses organisationsde base présentes dans tous les pays ne sont pas prises en compte. Elles n’en sont pas moins des organisationspopulaires de plein droit qui mobilisent efficacement leurs membres, favorisant leur participation aux activitéslocales de développement. En effet, les mécanismes auxquels elles ont fréquemment recours pour participeraux projets et aux programmes du système onusien ont fait leurs preuves. Or, c’est précisément en raisonde leur structure locale que les organisations de base sont moins actives que les plateformes d’organisationspopulaires et les peuples autochtones aux niveaux national, régional et international auxquels s’intéresse cettepublication.Au cours de la dernière décennie, divers secteurs marginalisés de la société ont renforcé leurs capacités decollaboration et de communication avec des instances nationales, régionales et internationales. Cette enquêteporte sur deux de ces secteurs : les organisations de petits agriculteurs et les peuples autochtones. Ces deuxgroupes ont une solide expérience pouvant servir d’exemple en matière d’interaction avec les institutions desNations Unies. Ils jouent également un rôle prépondérant en relevant les défis actuels, en particulier la crisealimentaire et le changement climatique. Le choix de ces deux groupes a pour unique but d’illustrer la nécessitéde renforcer la coopération entre l’ONU et les mouvements populaires en général. L’enquête présentée danscette publication pourrait – et devrait – également être étendue à d’autres secteurs tels que les habitants debidonvilles, les travailleurs migrants ou les personnes vivant avec le VIH/sida.L’étude vise entre autres à renforcer le dialogue entre les entités du système des Nations Unies et certainesorganisations populaires et les peuples autochtones. Cet objectif a été intégré dans l’approche même adoptéedans le projet. Au cours des dix premiers mois de l’année 2008, l’équipe chargée du projet, composée de deuxpersonnes, 3 a mené des entretiens individuels et collectifs avec près de cent membres des secrétariats desinstitutions de l’ONU – des chargés d’opération aux hauts fonctionnaires. En parallèle, des discussions ontété menées avec des dizaines de membres de plateformes de petits agriculteurs et de peuples autochtones.La liste complète des organisations ayant participé aux entretiens figure dans l’annexe 1. En outre, plusieursentretiens ont eu lieu avec de hauts responsables politiques à New York et à Rome. L’équipe a rencontrédes participants de quatre mécanismes visant à encourager la coopération entre l’ONU et la société civile etlargement composés de mouvements populaires : le Forum paysan du Fonds international de développementagricole (FIDA), le Comité international de planification ONG/OSC pour la souveraineté alimentaire (CIP)chargé de la liaison avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Instancepermanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) ainsi que le système des grandsgroupes de la Commission du développement durable (CDD). L’équipe a également participé à de grandesconférences internationales au cours desquelles les mouvements populaires ont engagé des discussions avecles gouvernements sous les auspices des Nations Unies sur des questions telles que le changement climatiqueet la crise alimentaire. Deux études de cas portant sur les petits agriculteurs au Burkina Faso et sur les peuplesautochtones en Bolivie ont permis de prendre la mesure des progrès réalisés pour combler l’écart entre lesdiscours internationaux et les initiatives locales.XI

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