Rapport complet - NGLS

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œuvre du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement.Elle se réunit une fois par an au siège des Nations Unies à New York et organise des réunions intersessions auxniveaux régional et international.Action 21, fruit des négociations du Sommet de la Terre, est considéré comme un plan d’action complet visantà réaliser les objectifs en matière de développement durable. À l’initiative des gouvernements présents à laCNUED et grâce au suivi du Secrétariat de la Commission du développement durable, Action 21 a établi neufcatégories de « grands groupes», des secteurs sociaux et économiques de la société jouant un rôle essentielpour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques pour le développement durable. Les grands groupes sont :le commerce et l’industrie, les enfants et les jeunes, les agriculteurs, les peuples autochtones, les autoritéslocales, les ONG, les communautés scientifiques et techniques, les femmes, et les syndicats. Ils participentaux réunions ordinaires et intersessions de la CDD en tant que représentants d’organisations très diverses,souvent grâce à des accords de collaboration répondant aux exigences en matière d’accréditation de l’ONU.Le mécanisme des grands groupes a été une source d’inspiration pour d’autres instances de l’ONU liées à laCNUED.Le chapitre 23 d’Action 21 déclare que « l’un des principaux éléments indispensables à la réalisation dudéveloppement durable est une large participation du public à la prise de décisions. » Dans la section 23.3, ilest écrit que « toutes les politiques, définitions ou règles concernant l’accès et la participation des organisationsnon gouvernementales aux travaux des institutions des Nations Unies ou des organismes associés à la mise enœuvre d’Action 21 doivent s’appliquer de la même façon à tous les grands groupes. »Le Programme des grands groupes de la Division du développement durable du Département des affaireséconomiques et sociale des Nations Unies est chargé de collaborer avec les secteurs des grands groupes pourgarantir leur participation optimale aux travaux de la Commission du développement durable ainsi qu’à sesprocessus intersessions. Le Bureau de la CDD invite les principaux réseaux des grands groupes à former ungroupe facilitateur appelé « partenaires organisateurs » et chargé de coordonner les préparatifs et d’aiderle secrétariat à favoriser et à orienter l’engagement des parties prenantes de chaque secteur des grandsgroupes. Le secrétariat préside le groupe facilitateur et appuie ses travaux tout au long des préparatifs et de lasession de la CDD. Un fonds géré par la Division permet de financer la participation d’un nombre restreint dereprésentants des grands groupes à chaque réunion.Forces et faiblessesSelon les peuples autochtonesDans le contexte de la Commission du développement durable (CDD), les peuples autochtones ont forgé desolides alliances de travail en particulier avec les syndicats, les femmes, les ONG et les jeunes. Des participantsclefs des peuples autochtones au sein du mécanisme des grands groupes de la CDD constatent que les peuplesautochtones et d’autres grands groupes ont tendance à être d’accord sur les améliorations pouvant êtreapportées au mécanisme (et donc à la CDD). Le mécanisme des grands groupes facilite la participation despeuples autochtones et d’autres groupes et permet généralement aux grands groupes de comprendre commentle Bureau de la CDD et les gouvernements des Etats membres participant réagissent à leurs préoccupationsrespectives. Toutefois, ils observent que la détermination des enjeux prioritaires ne suit pas un processus dubas vers le haut et que « la question est toujours de savoir si nos voix se font entendre ou non ; on a le sentimentqu’il s’agit d’une expérience qui se répète. »Certains peuples autochtones estiment que le rôle officiel qui leur est accordé dans le cadre du mécanismedes grands groupes est un point positif car ce rôle leur permet d’attirer l’attention sur le non-respect desengagements pris à Rio. De plus, depuis le Sommet mondial de Johannesburg en 2002, les prises de positiondes peuples autochtones sont incorporées dans la documentation officielle de la CDD.L’une des principales préoccupations des peuples autochtones est de disposer de suffisamment de temps pourles interventions, ce qui dépend du bon vouloir du président en exercice de la CCD ainsi que de son attachementà la participation efficace des grands groupes. Il arrive que le président de la plénière et les présidents desséances de groupe n’accordent qu’un temps de parole très limité aux grands groupes. Plusieurs organisationsde peuples autochtones ont encouragé un dialogue plus spontané dans les débats multipartites de la CDD,25

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