contenu des enseignements de tronc commun - MINES ParisTech

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SOMMAIRE3CHAPITRE 1INTRODUCTION 5Une formation d’ingénieurs généralistes 6L’École des mines et ses missions 7Une école fortement ancrée dans le monde de l’entreprise 10CHAPITRE 2PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE 11Conditions d’admission 12Scolarité 13Préparation à l’emploi et carrières 17International et réseaux 19Moyens pédagogiques 22Vie pratique 24CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS 271 ère année 312 ème année 473 ème année 55Enseignements au choix 2 ème /3 ème année 61Options 127Autres enseignements 163Langues vivantes 164Art et science 165Stages en entreprise 166Préparation à l’emploi 168Activités physiques et sportives 168CHAPITRE 4SERVICES ET ASSOCIATIONS 171Bibliothèque 172Presses des Mines 172Musée de minéralogie 173Association des anciens 173Fondation I3M 174Armines-Transvalor 174CHAPITRE 5FORMATIONS POST-DIPLÔME 177Ingénieurs des corps techniques de l’État 178Mastères spécialisés 178Études doctorales 179Formation continue 180LISTE DES ENSEIGNANTS ET INDEX 181


INTRODUCTIONCYCLE


6 CHAPITRE 1 INTRODUCTIONUNE FORMATION D’INGÉNIEURS GÉNÉRALISTESOU COMMENT DÉVELOPPER SES CAPACITÉSD’ADAPTATIONÀ la création de l’École, en 1783, l’exploitationet la transformation des matières premières représentaientl’essentiel du développement de l’activitééconomique des pays européens. L’art des minesétait par excellence celui où devait s’exercer l’espritscientifique.Depuis lors, l’École des mines de Paris perpétue savocation à investir de nouveaux domaines d’action,à la pointe des sciences et des techniques et desévolutions de l’industrie et des services, ainsi qu’endehors des secteurs où ses compétences sont reconnuesde longue date, qu’il s’agisse des Géosciencesou des Matériaux, l’École a également développé unpotentiel de recherche très important en MathématiquesAppliquées, Énergétique et Sciences Économiqueset Sociales.Un des premiers objectifs du cycle ingénieurs civilsdes mines est de rester proche de la pratique et duconcret, qui doivent être connus et maîtrisés à l’aidede savoirs et d’outils théoriques. La pratique setraduit par des stages industriels intégrés à la scolarité,des projets réalisés en équipe, et un importanttravail personnel d’option sur un sujet exécuté enliaison avec des ingénieurs en fonction dans l’industrieet sous la direction du corps enseignant. L’Écoleremplit ainsi sa première fonction de diffusion desavoir et de savoir-faire.Par ailleurs, dans le monde économique actuel,largement ouvert aux échanges internationaux,l’École a pour deuxième mission de rendre sesélèves capables de travailler dans un environnementchangeant et multiculturel. À la sortie de l’École,les “ Mineurs ” auront d’importantes responsabilitésprofessionnelles ; ils sauront d’autant mieux anticiper,prévoir et s’adapter que leur formation se seradéroulée dans une institution qui évolue et innove,une École ouverte sur le monde.L’École donne ainsi une importance majeure aux enseignementsrelevant de l’acquisition de savoir-êtrecomportementaux. Dans cet esprit, différents enseignementssont consacrés à l’étude de controverses(dimension sociologique des grands problèmes desociété), à la découverte du métier de l’ingénieurgénéraliste (dans toutes ses compo santes), à la promotionde la prise de risque et de l’esprit d’initiative(Acte d’entreprendre), et à une première approchedes méthodes de développement de projets industrielscomplexes (Mécatronique, en partenariat avecdes élèves BTS de lycées techniques).Ainsi, l’École des mines de Paris propose à sesélèves du cycle ingénieurs civils une formationpluridisciplinaire, généraliste, à fort contenu technique,scientifique et socio-économique, leur permettant,grâce à un corps enseignant de haut niveauet par des activités pédagogiques diversifiées, d’acquérirun solide bagage de connaissances fondamentaleset de savoir-faire pratiques. Elle s’attacheà leur donner les moyens d’être de futurs créateursde richesses et de savoirs ainsi que des acteurs trèsrecherchés par les entreprises.


INTRODUCTION CHAPITRE 17L’ÉCOLE DES MINES ET SES MISSIONS Conduire des actions de rechercheen liaison avec le monde industriel etéconomiqueFondée en 1783, l’École nationale supérieure desmines de Paris est installée depuis 1816 dansl’ancien Hôtel de Vendôme, au 60 boulevard Saint-Michel, en bordure du jardin du Luxembourg, aucœur du Quartier Latin, à Paris.Longue tradition et vitalité peuvent aller de pair : en1967, l’Ecole des mines de Paris s’étendait dans desinstallations nouvelles à Evry et à Fontainebleau, eten 1976, à Sophia Antipolis (près de Nice). Depuis1991, l’Ecole est un établissement public nationalà caractère administratif placé sous l’autorité duministre chargé de l’industrie. Les années 2000sont celles de l’engagement actif de l’Ecole dansParisTech.L’Ecole a pour mission de : Former– des ingénieurs civils– des ingénieurs du Corps des mines– des docteurs– des cadres en formation continue ou spécialisée,etc.Parmi les toutes premières, l’Ecole des mines deParis a compris la nécessité d’appuyer la formationdes ingénieurs sur une recherche dynamique aucontact permanent des problèmes industriels.Ce type de recherche, dite “orientée”, s’estnotablement développée au cours des quarantedernières années, dans des disciplines qui fonttraditionnellement partie des préoccupations del’Ecole, à savoir:– les Géosciences– l’Energétique– les Matériaux– les Mathématiques Appliquées et l’Informatique– les Sciences Economiques et Sociales.L’Ecole comprend 18 centres de recherche situésà Paris, Corbeil-Evry, Fontainebleau et SophiaAntipolis. Elle réunit un peu plus de 1350 étudiantsautour de 750 personnes employées à temps plein,dont plus de 285 enseignants-chercheurs. Gérer certaines activités de service publicL’Ecole ouvre au public son importante bibliothèqueet l’une des toutes premières collections mondialesde minéralogie (voir pages 172-173).L’École dispose également d’une maison d’édition(voir page 172).


10CHAPITRE 1INTRODUCTIONUNE ÉCOLE FORTEMENT ANCRÉE DANS LE MONDEDE L’ENTREPRISEParmi les écoles d’ingénieurs, l’École des minesde Paris est depuis près de quinze ans numéro 1(source : Industries et Technologies) par le volumede recherche contractuelle avec des entreprises,avec 34 millions d’euros en 2012 qui représententla moitié des ressources de la recherche et 40% desressources globales de l’Établissement.Ces relations très développées avec l’entrepriseont des applications directes sur la formation desingénieurs civils des Mines :- le contenu de la formation évolue régulièrementpour tenir compte des besoins des entreprises etdes progrès de la connaissance (par la création,l’évolution ou la suppression de cours, d’optionsou de projets) ;- des représentants de nos principaux partenaireséconomiques siègent dans la plupart des conseilset comités d’orientation ;- plus de 500 vacataires issus du monde économique,auxquels s’ajoutent près d’une centaine d’intervenantsbénévoles, participent activement à la formationdes ingénieurs civils ;- chaque enseignant-chercheur de l’École, de par saparticipation à des contrats de recherche industrielle,est en prise directe avec les réalités économiques,maintenant ainsi son expertise à jour ;- les projets en entreprise, soigneusement sélectionnés,préparés et tutorés, sont un élément cléde la pédagogie du cycle ; chaque élève du cycleingénieurs civils aura ainsi passé, au terme de sascolarité, au moins 9 mois en entreprise.


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 2 11PRÉSENTATION GÉNÉRALEDU CYCLEINGÉNIEURS CIVILS


12 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLECONDITIONSD’ADMISSIONLe cycle ingénieurs civils des mines admet desélèves en première année et en deuxième année.ADMISSION EN PREMIÈREANNÉERecrutement sur concours : en fin dedeuxième année des classes préparatoires auxgrandes écoles, filières MP, PC, PSI, PT et TSI,90 à 95 élèves sont admis en première annéedu cycle ingénieurs civils des mines de Parisà l’issue du concours commun Mines-Pontsorganisé conjointement par neuf Grandes Ecolesd’ingénieurs.Renseignements concernant le concours commun :Téléphone : 01 45 81 72 72Adresse électronique :minesponts@telecom-paristech.frWeb :http://concours-minesponts.telecom-paristech.frvoie d’admission sur titres est ouverte à unetrentaine d’ingénieurs de l’Ecole Polytechnique etde diplômés des Ecoles Normales (voie spécialisée).Renseignements concernant l’admission sur titres(en 1 re et en 2 e année) :secrétariat de l’admission sur titresTéléphone : 01 40 51 90 05Adresse électronique :admission_ic@mines-paristech.frDans le cadre d’échanges académiques, quelquesétudiants étrangers et étudiants d’Ecolespartenaires peuvent également être admis commeétudiants visiteurs du cycle ingénieurs civils en 2 eou en 3 e année pour des périodes de six mois à unan. Leur cursus est aménagé en fonction de leurformation d’origine. Un certificat faisant mentiondes résultats obtenus aux examens leur est délivréà l’issue de leur période de formation à l’Ecole.Admission sur titres (dossier, épreuvesécrites et entretiens) : en première année, 5 placessont offertes aux titulaires d’une licence ou d’undiplôme français ou étranger équivalent.ADMISSION EN DEUXIÈMEANNÉEAdmission sur titres (dossier, épreuvesécrites et entretiens) : en deuxième année, unetrentaine de places sont offertes aux titulaires deniveau Master 1 (voie généraliste). Une deuxième


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 213SCOLARITÉCALENDRIER DES ACTIVITÉSSCOLAIRESLa durée des études est de 3 ans pour les élèvesingénieurs civils admis sur concours ou sur titresen 1 ère année, de 2 ans pour les élèves admis surtitres en 2 ème année.La rentrée scolaire a lieu :- début septembre pour les élèves de 1 ère etde 2 ème année ; fin août pour les élèves admis surtitres en 2 ème année en voie généraliste,- mi-avril pour les élèves admis sur titres en2 ème année en voie spécialisée,- fin septembre pour les élèves de 3 ème année.L’année scolaire se termine fin juin ou début juilletpour les élèves de 1 ère et de 3 ème année, fin mai pourles élèves de 2 ème année qui partent alors en stage,4 GRANDS TYPESD’ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUESles activités de tronc commun :- enseignements de tronc commun,- enseignements personnalisés,- langues vivantes.les enseignements au choix, aussi appelés“enseignements spécialisés”,les activités d’option(enseignements et projet),les stages (à l’international, entreprise,recherche).fin décembre pour les élèves de la voie spécialisée.Les vacances scolaires sont en principe répartiesde la manière suivante : deux semaines à Noëlpour tous, une semaine en février pour les élèvesde 2 ème et 3 ème années, deux semaines au printempspour les élèves de 1 ère et 2 ème années.ORGANISATION ET ACTIVITÉSPÉDAGOGIQUESLa scolarité est organisée en semestres d’une duréecomprise entre 16 et 20 semaines, l’ensemble de lascolarité pour les élèves admis en 1 ère année constituantun minimum de 120 semaines (stages compris).La diversité des activités pédagogiques, des modalitéset des moyens utilisés pour les mettre enœuvre, contribue au développement des qualitésessentielles pour l’ingénieur. Ainsi, tout au long deleur cursus, les élèves du cycle ingénieurs civils ontl’occasion de pratiquer le travail en équipe (réalisationde projets), la communication écrite (rédactionde rapports de stage, de curriculum vitæ, de lettresde motivation, etc.) et orale (soutenance de projets,conduite de réunions, etc.). La taille réduite despromotions (une centaine d’élèves par année deformation) favorise des approches pédagogiquesvariées et permet un véritable tutorat.


14 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE“Des étudesen prise directeavec le monde scientifiqueet industriel ”Les activités de tronc communLes activités de tronc commun sont, par construction,communes à tous les élèves. Elles comprennent desenseignements à pédagogie déductive traditionnels(cours, travaux dirigés, travaux pratiques) et desenseignements à pédagogie plus inductive, ditspersonnalisés (projets individuels ou collectifs, e-learning, observation et visites d’entreprises).Les enseignements traditionnels regroupent lesmathématiques et sciences physiques pour l’ingénieur,les sciences économiques et sociales, et leslangues vivantes, ces dernières représentant 20 %des activités de tronc commun.Les enseignements personnalisés vont, dès la1 ère année, conduire les élèves à développer leursens de l’observation (enseignement de terrain degéologie), à mettre en valeur leur esprit d’initiative(Acte d’entreprendre), à découvrir les différentesfacettes d’une activité d’ingénieur-manager généraliste(MIG) et à mesurer la variété des points devue sur un sujet de société donné (controverse).Différents projets viendront compléter ces enseignementspersonnalisés tout au long de la scolarité(informatique, mécatronique…).Les enseignements au choix(ou “ enseignements spécialisés ”)Chaque semestre (à partir de la fin du deuxième),les élèves doivent choisir des enseignementsspécialisés pour valider un nombre d’unités devaleur imposé.LANGUES VIVANTESL’École veille à ce que ses élèves, au momentd’entrer dans la vie active, soient nonseulement opérationnels dans leur métierd’ingénieur, mais également aptes à travaillerau sein d’équipes internationales et capablesde manier avec aisance les langues.Les élèves doivent ainsi obligatoirementétudier deux langues (parmi onze proposées)et obtenir avant la fin de leur scolarité undiplôme extérieur dans la langue de leur choix(exemples : Proficiency, TOEFL, ZMP, etc.).Ils doivent en outre obtenir, dès la fin de la1 ère année, un niveau d’anglais équivalent au B1.Le choix des enseignements spécialisés par lesélèves est libre, les responsables d’options étanttoutefois en droit de conseiller certains enseignements.Une partie des enseignements spécialisés sedéroulent en parallèle ; ils sont parfois proposéssimultanément aux élèves de 2 ème et de 3 ème années.Certains ne s’étendent pas tout au long d’unsemestre, mais se déroulent en une semaine. Ilspeuvent ainsi être :- proposés simultanément en formation initiale eten formation continue, ce qui permet de rapprocherdes étudiants et des professionnels,- délocalisés en France ou à l’étranger,- réalisés en collaboration avec d’autres institutionsfrançaises ou européennes.


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 215Les activités d’optionL’École offre aux élèves 15 options au choix. En2 ème année, une première période d’option de deuxsemaines permet aux élèves de prendre contact avecla discipline. Ces connaissances sont approfondiespendant un mois complet en début de 3 ème année(cours, jeux d’entreprise, travaux pratiques, mini-projets,visites industrielles en France et à l’étranger).C’est ensuite à partir de janvier que les élèves, seulsou en binômes, se consacrent à leur travail d’option,proposé par une entreprise ou un organismepublic. L’activité d’option représente un total de 22semaines (pour les détails voir page 127).CRÉDITS ECTSAfin de faciliter les échanges avec lesuniversités européennes, l’École des minesde Paris a adopté le système de “ crédits ”ECTS (European Credit Transfer System).Ces “ crédits ” représentent, sous une formenumérique, le volume de travail quel’étudiant doit fournir pour chaque unitéde cours. Dans ce cadre, 60 “ crédits ”représentent le volume de travail d’uneannée scolaire. Pour l’ensemble des troisannées du cycle ingénieurs civils desmines, les 180 “ crédits ” sont répartis dela manière suivante : 106 pour les activitésde tronc commun (y compris stages et Acted’Entreprendre), 32 pour les enseignementsau choix et 42 pour l’activité d’option.NOMBRE MINIMAL D’HEURES SUIVIES PAR LES ÉLÈVES (par type d’activités)Type d’enseignement 1 ère année 2 ème année 3 ème annéeEnseignements de tronc commun 320 229 78Enseignements personnalisés 324 98 0Langues vivantes 110 115 30Enseignements au choix 20 263 138Activités d’option (dont travail en entreprise) 0 75 750Stage en entreprise et à l’international 140 420 0Activités physiques et sportives (facultatif) 151 138 63Cycles culturels (facultatif) 23 13 13NB : les années d’études sont désignées à l’École par 1A (1 ère année) - 2A (2 ème année) - 3A (3 ème année)


16 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE“ Des stages industriels dans lemonde entier ”Les stages obligatoires(à l’international, entreprise)Les stages constituent des moments privilégiés oùl’élève confronte ses connaissances théoriques à laréalité, et où l’expérience pratique qu’il en retire,pour être profitable, l’oblige à acquérir de nouveauxsavoirs.Plusieurs stages obligatoires font partie intégrantede la formation :stage d’exécution - “ ouvrier ” (un mois au milieude la 1 ère année),stage ingénieur (4 mois à la fin de la 2 ème année -obligatoirement à l’étranger),travail d’option (4 mois en 3 ème année).Au total, un élève aura, au cours de ses 3 années deformation, réalisé un minimum de 9 mois de stageset projets en entreprise. À ces stages s’ajoutentdes visites industrielles et des activités de terrainorganisées dans le cadre de certains enseignements.Tous les élèves ont l’obligation de faire au moinsun stage industriel à l’étranger entre la 2 ème et la3 ème année.Ils peuvent également réaliser leur travail d’optionà l’étranger. Au total, chaque élève de l’École desmines de Paris passe au minimum quatre mois àl’étranger pendant sa scolarité. Les stages enentreprise (stages d’exécution, ingénieur, travaild’option) donnent lieu à des conventions ; l’Écoleexige que l’entreprise où se déroule le stage verseune indemnité au stagiaire. Pour les détails voirpage 166.Les stages facultatifs(international, recherche, académique)Les élèves de 2 ème année ont la possibilité de conduire,à mi-temps, un projet de recherche avec une équipe del’École ou du Quartier Latin pendant le 3 ème semestre.De même, les élèves de 2 ème année ont, danscertaines conditions, la possibilité d’effectuer leur3 ème semestre dans une université étrangère (voiréchanges d’étudiants page 19).Enfin, la possibilité est offerte aux élèves d’effectuerun stage long entre la 2 ème et la 3 ème année en entrepriseà l’étranger (une trentaine d’élèves choisissentchaque année de faire cette “ césure ”).ATTRIBUTION DU DIPLÔMED’INGÉNIEUR CIVIL DES MINESÀ la fin de chaque semestre, le Comité des étudesexamine les résultats de l’ensemble des élèves etdélibère sur le cas de ceux qui ont obtenu des résultatsinsuffisants.En fin de 3 ème année, le diplôme d’ingénieur civildes mines de l’École des mines de Paris est attribuépar le ministre chargé de l’industrie, sur propositiondu Comité des études, à tout élève titulaire françaisou étranger, ayant satisfait à l’ensemble des obligationsscolaires figurant au règlement de scolarité.La vocation de l’École étant de former des ingénieursgénéralistes, le diplôme ne mentionne pas l’optionsuivie par l’élève.Ce diplôme confère à son titulaire le grade de Master.Sa traduction en langue anglaise est “ Masterdegree in Science and Executive Engineering ”.


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 217PRÉPARATION À L’EMPLOIET CARRIÈRESConstruire son projet personnelAfin d’armer les futurs jeunes diplômés pourla construction et la gestion de leur parcoursprofessionnel à venir, l’Ecole propose une largegamme d’activités, pour l’essentiel optionnelles,destinées à :apprendre à mieux connaître les environnements detravail possibles, les métiers et leurs évolutionsapprendre à mieux se connaître pour choisir enconfiance, à se poser les bonnes questions à l’heuredes choix.La mise en place de ce parcours commence très tôtdans le cursus ; l’enquête “emploi” auprès des jeunesdiplômés de l’Ecole montre en effet que près de80% des élèves signent leur contrat de travail avantd’être disponible. Il est donc fondamental de mettreà la disposition des élèves des outils, méthodes ettechniques qui leur permettront de mieux se préparerà leur première expérience professionnelle.Aussi, tout au long de la scolarité, sont organiséesles activités suivantes, chaque fois animées par desprofessionnels du recrutement et des représentantsdu monde de l’entreprise :préparation des stages et du premier CV (1A)management inter-culturel - travailler dans uncontexte international (2A)optimisation du curriculum-vitæ (2A et 3A)maîtriser les techniques de recherche d’emploi (2A et 3A)simulations d’entretiens d’embauche (2A et 3A)questions au féminin : les femmes ingénieurs (2A et 3A)test MBTI - connaissance de soi (3A)assessment center - jeux de rôles (3A)techniques de négociation (3A).En outre, chaque année sont organisés, pourl’ensemble des élèves, une vingtaine d’amphis deprésentation d’entreprises, le Forum Trium (communaux Mines, aux Ponts et à l’ENSTA - regroupant 150entreprises), des amphis métiers, et des tables rondesthématiques (par exemple environnement, automobile,luxe, pétrole, conseil…).CarrièresLes fonctions exercées par les anciens élèves del’Ecole des mines de Paris, les secteurs industrielset le type d’entreprise dans lesquels ceux-citravaillent sont d’une grande diversité.Le caractère généraliste et polyvalent de laformation confère au diplôme d’ingénieur civildes mines de Paris une notoriété reconnue dansdes secteurs d’activité très variés de l’économie,de l’industrie et de l’administration. Les anciensélèves accèdent rapidement à un haut niveau deresponsabilité. L’étendue de leurs connaissances,leurs capacités d’adaptation et d’apprentissageles conduisent à des missions de direction,de coordination, de développement généralcomportant des aspects liés à plusieurs domainesd’activité.


18 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLEEnquête emploi réalisée auprès des jeunes diplômésSITUATION DES JEUNES DIPLÔMÉS (*)En activité professionnelle (les secteurs sont détaillés ci-dessous)56% ont trouvé leur emploi avant d’être disponible - 65% ont choisi Paris et la région parisienne (18% à l’étranger) - 58% ont choisi desgrandes entreprises (plus de 5000 salariés)Etudes complémentairesMasters scientifiques 5% (Paris IV, Paris VI), Masters Economie/Gestion (Science-Po, HEC, ESSEC), Ms à l’étranger (Columbia University)Doctorat 14% - dont thèses à l’étranger (Etats-Unis, Japon, Suisse, NorvègeAutres situationsVolontairement sans activité (projet personnel...) - En recherche effective d’emploi (depuis moins de deux mois)76%19%5%* : dernière promotionSECTEURS D’ACTIVITÉ (**)Industrie 46%Énergie 23%Transformation 5%Fabrication, Electronique, Mécanique 5%Transports, équipementiers 5%Chimie, Pharmacie 4%BTP 2%Agroalimentaire 1%Environnement, Eaux 1%Services 50%Conseil, audit 16%Technologie de l’information 11%Banque, finance, assurance 9%Ingénierie technique 6%Autres services (commerce, humanitaire) 8%Autres secteurs 4%Administration 3%Autres 1%** : Moyenne des quatre dernières promotions


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 219INTERNATIONAL ETRÉSEAUXECHANGES D’ÉTUDIANTSLes entreprises fonctionnent aujourd’hui dansune économie mondialisée. Elles cherchent ainsià recruter de jeunes cadres parfaitement aptes àtravailler au sein d’équipes multi-culturelles et àdiriger des projets multi-localisés. Dans le but dedévelopper cette dimension internationale chezses élèves, l’Ecole des mines a été amenée àfortement accroître les échanges d’étudiants avecles universités étrangères.Stages et semestre académique àl’étrangerComme on l’a vu précédemment, tous les élèvesdoivent obligatoirement effectuer un stage enentreprise hors de France. Ils ont aussi la possibilitéd’effectuer une année de césure entre la 2 e et la3 e année en entreprise ou dans une institutioninternationale à l’étranger (cette césure concerneenviron 30% des élèves).De plus, une partie des élèves admis en 1 re annéea la possibilité d’effectuer le 3 e semestre (débutde la 2 e année) dans une université étrangèresélectionnée par l’École (environ 30%).Origines géographiques des 475 étudiants étrangers à MINES ParisTech (de 2001 à 2011)Destinations des semestres académiques (de 2011 à 2013)


20 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLEEn 2012, cette possibilité est offerte pour :le MIT et Caltech aux USA,Polytechnique Montréal et uOttawa au Canada,Hong-Kong University en Chine,NUS à Singapour,l’Université de Séoul en Corée,TokyoTech et Todai au Japon,l’Université de Novossibirsk en Russie,les universités de Queensland et de New SouthWales en Australie,l’Université de Sao Paulo au Brésil,l’Université Catholique de Lima au Pérou.Une telle substitution doit recevoir l’accord duComité des Études.Dans la plupart des cas, ce semestre académiquepeut être pris en compte par les universitésétrangères pour l’obtention d’un double diplôme,après un complément effectué à l’issue de lascolarité à l’Ecole des mines.Enfin, le travail d’option peut aussi être effectuéà l’étranger.Accueil d’élèves étrangersA la rentrée 2012, le cycle ingénieurs civils aaccueilli 20% d’élèves étrangers, de 27 nationalitésdifférentes. Ceci a été obtenu par l’accroissementconstant du nombre d’institutions partenaires tanten Asie (Chine, Inde, Corée du Sud, Vietnam, Liban)qu’en Amérique Latine (Brésil, Chili, Argentine,Mexique) ou dans les pays d’Europe de l’Est(Russie, Pologne, République Tchèque).L’essentiel des élèves étrangers suit le cursusnormal des ingénieurs civils, dans le cadre d’unaccord de double diplôme.Quelques élèves étrangers suivent une partie desenseignements (1 ou 2 semestres) dans le cadred’accords d’échanges non-diplômants de typeErasmus.Enfin, une dizaine d’étudiants sont inscrits dans desMasters dits “rattachés au cycle ingénieurs civils”,dont ils suivent la 3 e année.Cet accueil contribue directement à lareconnaissance internationale de l’Ecole et à sonintégration progressive parmi les réseaux mondiauxd’excellence.ÉLÈVES DU CYCLE INGÉNIEURS CIVILSEN MOYENNE 11 MOIS À L’ÉTRANGER EN 2012• 18 élèves pour un semestre dans uneuniversité étrangère (2 e année)• 101 élèves en stage ingénieur à l’étranger(fin de 2 e année)• 65 élèves commençant ou terminant uneannée de césure à l’étranger (entre la 2 e etla 3 e année)• 26 stages d’option à l’étranger (3 e année)• soit en moyenne, 11 mois passés à l’étrangerpar élève sur l’ensemble de la scolarité


22 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE“ Un environnement scientifiquede haut niveau”Université Catholique de Leuven,Université catholique de Louvain-la-Neuve,Institut supérieur technique de Lisbonne,Université polytechnique de Madrid,Université de Trondheim,Université de Budapest,Université Technologique de Prague,Politecnico de Milan,Université Technologique de Vienne,Université Technologique de Munich,Université Technique de Varsovie.Aristoste University of ThessalonikiIstanbul Technical University.www.athensnetworks.euCoopération pédagogique etscientifiqueL’Ecole partage avec d’autres des ressourcespédagogiques : cours de langues vivantes ouvertsaux élèves de plusieurs établissements, travauxpratiques se déroulant dans les installations d’autresétablissements disposant d’équipements adaptés.Avec le programme COPERNIC, l’Ecole participe auxcôtés de SciencesPo Paris et du Collège des ingénieursà la formation au management d’une cinquantained’ingénieurs et économistes d’Europe centrale etorientale, futurs collaborateurs de grands groupesinternationaux d’origine française.Les liens qu’entretiennent les enseignants et leschercheurs avec leurs homologues à l’étranger et lesnombreux partenariats industriels dans le domainede la recherche ont permis à l’Ecole de tisser unimportant réseau de relations à travers le mondeavec des universités, des organismes de rechercheet des entreprises dans tous les secteurs d’activitééconomique.ÉTABLISSEMENTSPARTENAIRESLe réseau des partenaires académiques actifs del’Ecole des mines à l’étranger est constitué d’unecentaine d’établissements.Un premier type de partenariat porte sur desaccords de double diplôme, accessibles auxélèves du cycle ingénieurs civils (admission dansdes conditions privilégiées à l’issue de la scolarité).Pour certains, il s’agit d’accords précisant lesmodalités de recrutement d’étudiants étrangers,pour d’autres d’accords d’échanges type Erasmus.MOYENS PÉDAGOGIQUESCORPS ENSEIGNANTLe personnel scientifique et technique –enseignants et chercheurs – employé à temps pleinpar l’Ecole des mines de Paris représente environ750 personnes ; les 285 enseignants-chercheurs del’Ecole participent aux activités pédagogiques ducycle ingénieurs civils ; interviennent aussi plus de700 chargés de cours travaillant en entreprise, àl’université ou dans l’administration.CENTRES DE RECHERCHEUne des grandes forces de l’enseignement du cycleingénieurs civils des mines réside dans ses liensétroits avec les 18 centres de recherche de l’Ecole.Grâce à cette proximité, les élèves découvrentla rigoureuse méthodologie de la recherche ;


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 223leurs enseignements sont ouverts à des travauxde pointe. Les modules d’initiation aux métiersde l’ingénieur généraliste (MIG) permettent, dèsla 1 re année, un premier contact avec le mondede la recherche. Le travail d’option au coursduquel l’élève bénéficie de l’appui constant desenseignants est ensuite le point d’orgue de cettepédagogie fondée sur le contact privilégié avecl’activité des centres.DÉPARTEMENTSD’ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHELe corps enseignant et les différents enseignementssont répartis dans plusieurs départements, parcorps de disciplines :- mathématiques appliquées,- physique,- matériaux,- énergétique,- géosciences,- sciences économiques et sociales,- langues vivantes.Ces départements, dans leur volet enseignement,permettent :- une meilleure information réciproque des enseignantset de la Direction des études, sur le contenu et lapédagogie de chacun des enseignements- l’élaboration de propositions relatives auxrestructurations et évolutions des enseignements- l’établissement d’un projet pédagogique communpour les disciplines concernées- la mise au point d’activités communes.Les départements d’enseignement, auxquelsparticipent des représentants des élèves, sontdes groupes de travail aux frontières souples etévolutives qui réalisent des études et formulentdes avis.MIG : LES MÉTIERS DEL’INGÉNIEUR GÉNÉRALISTECes modules ont pour objectif de mettre trèstôt les élèves en contact avec les problèmesposés à l’ingénieur-manager d’aujourd’hui,dans toutes ses composantes. Ils sont fondéssur une rupture pédagogique qui insiste sur letravail en équipe et l’acquisition de méthodespour la réalisation de travaux dont les élèvessont eux-mêmes responsables. Il s’agit en outred’une occasion de découvrir le monde industrielet les centres de recherche de l’Ecole, lors devisites et conférences durant une période detrois semaines (pour les détails, voir page 44).DIRECTION DES ÉTUDESElle est chargée de l’animation et de la gestiondu cycle ingénieurs civils des mines ; ses activitésconcernent notamment :- la participation à l’organisation du concourscommun Mines-Ponts- l’organisation et la présidence du recrutement surtitres- l’élaboration du cursus et des emplois du temps- la gestion des stages en liaison avec lesprofesseurs responsables- les relations avec les partenaires étrangers,pour la mise en place d’activités pédagogiquescommunes et pour les échanges internationaux- la gestion des bourses- le contrôle des résultats scolaires individuels- la préparation au 1 er emploi.


24 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLECOMITÉS DU CYCLED’INGÉNIEURS CIVILSLe Comité pédagogique comprend des représentantsélus du corps enseignant et des élèves. Il est consultésur les questions relatives aux orientations et àl’organisation de l’enseignement, aux programmesdu cycle ingénieurs civils des mines, à la nominationet à la cessation de fonction des chargés de cours.Une fonction importante du Comité Pédagogiqueest d’examiner les évaluations (systématiques) desenseignements faites par les élèves.Le suivi et la sanction des études relèvent du Comitédes études, composé de représentants du corpsenseignant. Le Comité des études se réunit à la finde chaque semestre ; il apprécie les résultats desélèves, décide des éventuelles mesures à prendre.Il autorise les années de césure et les semestresà l’étanger.Le Directeur des études anime et préside le Comitépédagogique et le Comité des études du cycleingénieurs civils des mines.VIE PRATIQUEDROITS ET FRAIS DE SCOLARITÉ,ASSURANCESLes droits de scolarité annuels (fixés par leMinistre chargé de l’Industrie) devraient s’élèverà 850 € pour l’année 2013-2014. A ces droits etfrais s’ajoutent les frais de scolarité (fixés par leConseil d’Administration) qui s’élèveront à 440 €pour l’année 2013-2014, les cotisations obligatoiresà la sécurité sociale étudiante et aux assurances(responsabilité civile scolaire et extra-scolaire etassurance rapatriement) pour un montant annueld’environ 250 €. La cotisation (facultative) à unemutuelle étudiante coûte de 60 à 305 € par an.Les élèves bénéficiant d’une bourse d’études sontexonérés de la cotisation de sécurité sociale et desdroits de scolarité.BOURSESDes bourses d’études non remboursables peuventêtre attribuées aux élèves qui justifient del’insuffisance de leurs ressources. Les demandesde bourses sont étudiées par une commissioncomposée de membres de la Direction et dereprésentants des élèves. Bien qu’étant placée soustutelle du ministère chargé de l’industrie, l’Ecoledes mines de Paris fixe le montant de ces bourses àdes taux similaires à ceux de l’Education nationalepour l’enseignement supérieur. Des avances surbourses peuvent être accordées à certains élèvesayant des difficultés financières.Les frais qu’entraînent les stages, les visitesdans les entreprises et les voyages d’études sonten quasi totalité couverts par des indemnités devoyage allouées par l’Ecole aux élèves dans lalimite des crédits disponibles.LOGEMENT DES ÉLÈVESLe régime de l’Ecole des mines de Paris est l’externat.Les élèves trouveront à se loger à la Maison des Mineset des Ponts et Chaussées (rue Saint-Jacques) ou à laCité universitaire internationale (Porte de Gentilly). Ontrouve aussi dans Paris de nombreuses locations dechambres ou de studios meublés pour étudiants.La Maison des Mines est un ensemble de 200


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE CHAPITRE 225scientifiques. Enfin, il contribue aux relations avecles entreprises en organisant des conférences etdes visites.chambres, au 270 rue Saint-Jacques dans le5 e arrondissement, à cinq minutes à pied de l’Ecole. Ellemet à la disposition des élèves des chambres le plussouvent pour deux locataires, ainsi que quelques studiospour les élèves mariés. Elle abrite également plusieurssalles de réception ainsi que divers équipements deloisirs.Les chambres sont attribuées, par priorité, aux élèveshabitant l’étranger, la province et la grande banlieue.Ces derniers ont tous, jusqu’à ce jour, pu être logés àla Maison des Mines. Le loyer varie, suivant le typede logement, de 600 à 1100 € par trimestre (hors APL).L’Ecole a également accès à un contingent de quelqueschambres à la Cité universitaire internationale de Paris,19 boulevard Jourdan dans le 14 e arrondissement. Leloyer est d’environ 1400 € par trimestre (hors ALS).VIE ASSOCIATIVE ET CULTURELLEPivot de la vie associative,le Bureau des élèves(BdE) développe et finance lesnombreuses activités des clubs :théâtre, spectacles, bridge, ciné-club, échecs,clubs sportifs… Il organise des manifestationspubliques : soirées, galas, forums, journéesLa Junior Entreprise desMines de Paris (JUMP) est uneassociation à vocation économique,membre de la Confédérationnationale des Junior Entreprises(CNJE) au sein de laquelle lesélèves peuvent développer leur esprit entrepreneur.Elle propose aux élèves de mettre en applicationl’enseignement dispensé à l’Ecole en réalisant desétudes à caractère formateur (études informatiques,techniques, stratégiques et traductions) pour dessociétés et des institutions.Organisé chaque année pardes élèves de trois écolesd’ingénieurs – l’Ecole des Ponts,l’Ecole des Techniques Avancéeset l’Ecole des mines de Paris –le Forum Trium est un moment privilégié derencontre entre les entreprises et les étudiants :plus d’une centaine d’entreprises participent àce Forum visité par plusieurs milliers d’étudiants.C’est l’occasion pour ces derniers de consulter desprofessionnels et de nouer des contacts privilégiésqui peuvent déboucher sur des propositions destages ou d’embauche.Pour en savoir plus :http://webeleve.mines-paristech.fr(serveur des élèves)


26 CHAPITRE 2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE26 CHAPITRE PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU CYCLE


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3 27PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3 27RÉPARTITION DES ENSEIGNEMENTSPOUR UN CURSUS TYPIQUE (3 ANS)TRONC COMMUN (En heures, hors option, stages et sport)216450157240255Soit environ 1300 heuresPROGRAMME DÉTAILLÉDU CURSUSMathématiques et mathématiques appliquéesSciences de la matièreSciences économiques et socialesEnseignements personnalisés (AE, MIG, …)Langues vivantesOFFRE D’ENSEIGEMENTS AU CHOIX (En heures, hors option, stages et sport)5551441 747Mathématiqueset mathématiquesappliquéesMinimum exigé 400hSciences de la matière :(Physique, Ingénierie, Matériaux, Sciences de la terre)Scienceséconomiqueset socialesTYPE D’ENSEIGNEMENT (En %)1A2A3ALangues vivantesTronc communEnseignements personnalisésEnseignements au choixOptionStage


28 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS1 re ANNÉEENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNMathématiques 1 calcul différentiel (25h)Mathémati ques 2 cacul intégral (34h)Probabilités (25h)Automatique (27h)Informa tique et technologies del’information (55h)Physique 1 : mécanique quantique (28h)Physique 2 : physique statistique (22h)Mécanique 1 : milieux continus (30h)Mécanique 2 : matériaux solides (25h)Énergie (19h)Thermodynamique (15h)Géologie (2 semaines - environ 75h)Introduction à l’économie (20h)ENSEIGNEMENTS AU CHOIXInitiation à la biologie synthétique (20h) ouÉnergie et changement climatique (20h)ENSEIGNEMENTS PERSONNALISÉSCompléments de mathématiques oude physi que (10h)AE : Acte d’Entreprendre (55h)Description de controverses (20h)MIG : Métiers de l’Ingé nieur Généraliste(modules d’initiation, 139h)Expression orale (12h)Recherche documentaireLANGUES VIVANTESLangue vivante 1 (anglais obligatoire, 55h)Langue vivante 2 (au choix, 55h)Langue vivante 3 (facultative)ENSEIGNEMENTS FACULTATIFSOption sport.Préparation aux certifications (7h)Initiation au langage artistique (15h)STAGEStage d’observation dans le cadre del’enseignement de Géologie (2 semaines,environ 75h)Stage d’exécution - “ ouvrier ” (4 semainesen février)SPORTMardi matin (2h30) et jeudi après-midi (4h)Visite d’un site industriel.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3292 e ANNÉELe 1 e semestre de la 2 e année peut, sous certaines conditions, être effectué dans une autreinstitution à l’étranger.ENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNMathématiques 3 : Fonctions complexes(“ ski maths ”) (20h)Statistiques : Modèles et décisionsstatistiques (20h)Introduction au calcul scientifique (11h)Physique 3 : Noyaux et radioactivité (12h)Thermomécanique des fluides (48h)Électronique (26h)Matériaux pour l’ingénieur (38h)Calcul économique (22h)Société, histoire, culture (20h)Macro-économie (17h)ENSEIGNEMENTS AU CHOIXL’équivalent de 260h, à choisir parmi :Acte d’entreprendre (69h)Semaine ParisTech-Athens de novembre (35h)Semaine ParisTech-Athens de mars (35h)9 blocs (de 12 à 37h chacun)LANGUES VIVANTESLangue vivante 1 (anglais obligatoire, 58h)Langue vivante 2 (au choix, 58h)Langue vivante 3 (facultative)ENSEIGNEMENTS FACULTATIFSOption sportPréparation aux certificationsSTAGEStage d’ingénieur à l’étranger(12 à 16 semaines)ACTIVITÉS DE PRÉ-OPTIONBloc de 2 semaines (février)SPORTMardi matin (2h30) et jeudi après-midi (4h)ENSEIGNEMENTS PERSONNALISÉSProjet Mécatronique (97h)Travail et projets en équipe.


30 CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS3 e ANNÉEENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNComptabilité générale (19h)Comptabilité analytique (9h)Introduction au droit (17h)Droit du travail (16h)Droit commercial (16h)ENSEIGNEMENTS AU CHOIXL’équivalent de 150h, à choisir parmi :Semaine ParisTech-Athens de novembre (35h)11 blocs (de 12 à 37h chacun)ENSEIGNEMENT FACULTATIFOption sportACTIVITÉS ET STAGE D’OPTIONFormation spécifique (4 semaines) et projetd’option (au minimum 16 semaines)SPORTMardi matin (2h30) et jeudi après-midi (4h)LANGUES VIVANTESUne langue vivante obligatoire (30h)Langues vivantes 2 et 3 (facultatives)Thessalonique (Grèce) et Istanbul (Turquie) : deux des multiples destinations de la semaine Athens


1 RE ANNÉE/PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3311 re ANNÉEElèves dans le jardin de MINES ParisTech


32 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSCONTENU DES ENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNAUTOMATIQUE : DYNAMIQUE ETCONTRÔLE DES SYSTÈMESResponsables : N. PETIT, P. ROUCHONObjectifL’objet est l’étude des systèmes dynamiques (modélisation,estimation et contrôle). Ce cours est articuléautour des trois thèmes suivants :- Systèmes dynamiques : stabilité, robustesse,théorie de perturbations.- Commandabilité : stabilisation par feedback,planification et suivi de trajectoire.- Observabilité : estimation, observateurasymptotique, filtrage et diagnostic.ProgrammeLe cours part de quelques exemples issus du mondeindustriel ou académique. Chaque exemple motiveet justifie les définitions et résultats abstraits surlesquels reposent une classe d’algorithmes decontrôle et/ou d’estimation. Une théorie a très souventpour origine une petite collection d’exemplesbien compris et analysés. Une telle approche quipart du particulier pour aller vers le général permetaussi de mieux comprendre les ressorts fondamentauxsur lesquels reposent certains résultats maisaussi de bien cerner leurs limitations. Ainsi, le coursabordera certaines questions qui n’admettent pas deréponse standard bien qu’elles aient de fortes motivationspratiques. Enfin chaque exemple est l’objetde simulations numériques utilisant le logiciel libreScilab. De telles simulations permettent de mieuxcomprendre les notions de robustesse et de perfor-mance. Elles illustrent aussi la pluralité des modèleset les différences entre modèles de simulation, engénéral de grande dimension et modèles de contrôle,de petite dimension. Le cours privilégie les systèmesdynamiques continus en temps gouvernés par deséquations différentielles. Il rappelle en annexe lesrésultats analogues pour les systèmes dynamiquesen temps discret gouvernés par des relations derécurrence.DESCRIPTION DE CONTROVERSESResponsable : C. MEADELObjectifLe cours “ description des controverses ” a pour objet,dès leur arrivée à l’École, d’introduire les élèves àl’univers incertain de la recherche scientifique ettechnique. Le but est d’apprendre à cartographierdes sujets qui sont à la fois l’objet d’une expertisetechnique poussée et qui sont en même temps devenusdes affaires, souvent embrouillées, où se mêlentdes questions juridiques, morales, économiques etsociales. Ainsi, ce cours développe des aptitudes àl’enquête qualitative et apporte aux élèves un complémentindispensable aux capacités de formalisation,de modélisation, d’analyse et de calcul demandéespar ailleurs dans les autres cours.ProgrammeAu cours du premier semestre, les enseignementsvisent tout d’abord à donner aux étudiants les élémentsnotionnels élémentaires leur permettant de


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 333s’orienter dans les configurations mouvantes descontroverses sociotechniques. Il s’agira, en outre,pour les élèves d’acquérir les techniques d’analysedes controverses qu’ils mettront en application ausecond semestre sur un cas précis. Le cours estrésolument orienté vers la pratique de l’analyse decontroverses actuelles. Le déroulement du cours secompose de trois séquences. Les séances de septembreet d’octobre ont pour objectif d’introduire lesélèves à l’analyse des controverses sociotechniqueset à leur fournir un certain nombre de notions élémentairespour appréhender intellectuellement cesconfigurations particulières. Cette première phaseconsiste en un petit nombre de cours magistrauxauxquels peuvent être associés des intervenantsextérieurs, complétés par des petites classes danslesquels les élèves travaillent à partir d’exemplesconcrets tirés de l’histoire ou de l’actualité. C’est àl’issue de cette première séquence que les élèveschoisissent, avec l’aide des tuteurs, les controversessur lesquelles ils travailleront dans la suite de l’année.La seconde séquence, de novembre et de décembre,est consacrée à l’acquisition de savoir-faire pratiquespermettant aux élèves de mener à bien leur projetd’analyse de controverse. Il convient, en effet, aussibien de savoir trouver les informations pertinentes(sur internet, dans les bibliothèques, dans des basesde données spécialisées), de s’initier à des méthodestelles que la scientométrie ou les nouvelles méthodesdites de “ géographie virtuelle ”, d’apprendre àorganiser les données dont on dispose, de les traiteret d’en extraire une problématique pertinente. L’unedes originalités du cours étant que les travaux sontrestitués sous la forme d’un site web, les élèvesreçoivent également une formation à la réalisationde sites web – l’accent étant mis non pas tant surles aspects techniques que sur le bon usage despossibilités offertes par ce média dans la perspectivede la représentation analytique d’une controverse.ÉNERGIESÉNERGIE ELECTRIQUEResponsables : B. BESSON, S. CHARMOILLE.ObjectifSituer l’Énergie Électrique par rapport aux autresformes d’énergie et mettre en évidence ses spécificitéssur les plans de la production, du stockage, del’utilisation et du contrôle, du transport, de l’environnement...ProgrammeL’ensemble de la présentation est articulée surl’exemple de la motorisation d’un TGV, permettantde mettre en évidence les points suivants :- L’énergie électrique en France et dans le monde- Les fonctions de l’électrotechnique : production,transport, conversion, contrôle et utilisations del’énergie électrique- Les préoccupations de l’ingénieur électricien :pertes et rendements, facteurs de puissance,absorption sinusoïdale, compatibilité électromagnétique- Principes de base des moteurs électriques et desconvertisseurs électroniques.Une étude de cas pratique (pré-dimensionnementet problèmes fondamentaux) sera traitée lors d’uneséance de Travaux Dirigés.DÉMONTAGE MOTEURResponsable : F. CAUNEAU.ObjectifTout ingénieur et tout chercheur doit pouvoir concevoirdes mécanismes pratiques et réalisables dans lesmeilleures conditions. Ce but implique de nombreusesconnaissances (Mécanique, Résistance des Matériaux,Métallurgie...) qui ne sont acquises qu’au cours1 ÈRE ANNÉE


34 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS / 1 RE ANNÉEdernier événement sert de critère d’évaluation)A - Cours d’introduction aux industries mécaniques(1 séance) : généralités sur le fonctionnementd’un moteur à explosion considéré commeensemble fonctionnel, et étude de deux piècesparticulières (bielle et culasse), étude des procédésde réalisation industrielle qu’elles impliquent ;estampage, fonderie, usinage et coupe des métaux.des divers semestres passés à l’Ecole. Sans attendreces enseignements, l’activité de démontage d’unmoteur a pour but de montrer, dès l’arrivée à l’École,quels sont les processus allant de la conception desmécanismes à leur réalisation matérielle.L’approche est très pragmatique. L’apprentissage sefait par la pratique directe et fait appel aux qualitésd’observation des futurs ingénieurs. Pour bonnombre d’entre eux c’est souvent le premier contactconcret avec un objet industriel à l’apparence complexe.Le choix du moteur à explosion d’automobile(ici le moteur RENAULT monté en série sur la Twingo)permet à chaque groupe d’élèves de réaliser un cyclecomposé du démontage, de l’analyse des composants,du remontage et de l’essai du moteur (avecau besoin le diagnostic des pannes). Une séance decours permet de préciser de manière plus théoriquedes points techniques (fonctionnement d’un moteur,aperçu sur des perspectives nouvelles).ProgrammePour cette activité les étudiants travaillent en groupes detrois. Chaque groupe dispose d’un moteur et de l’outillagenécessaire à son démontage. Deux bancs de mise enroute sont disponibles. Au début du cycle le groupevérifie que le moteur fonctionne. A l’issue du démontageremontage le moteur doit fonctionner de nouveau (ceB - Travaux pratiques (5 séances) : ils ont lieu aulaboratoire de Machines et comportent le démontaged’un moteur à explosion, puis son remontagecomplet jusqu’aux réglages finaux et la mise enfonctionnement.EXPRESSION ORALEResponsable : R. KELLER.ObjectifL’expression orale est une activité quotidienne quisert de base à la plupart des actes sociaux. Son enjeuconsiste à mieux parler, à savoir ce qu’on fait quandon parle et à le faire plus efficacement. Démontrern’apparaît plus aujourd’hui comme seul décisif pouremporter les adhésions et la vraisemblance du développementlogique ne suffit plus pour convaincre.ProgrammeLes ateliers porteront sur l’exposé de restitution desMIG. A partir de travaux déjà effectués seuls ou engroupe, les étudiants devront s’efforcer de mettreen scène leur expérience au service d’un publicplus ou moins restreint. Mettre en scène c’est êtrecapable de :- prendre conscience de ses atouts et de ses limites- s’adapter aux situations et à l’auditoire- améliorer sa gestuelle, son élocution et sa maîtrisedu stress.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3351 ÈRE ANNÉEGÉOLOGIECoordination de l’équipe enseignante : C. MEHL,M. THIRY.ObjectifL’enseignement approfondide géologie constitue l’unedes originalités MinesParistech. Pourquoi fairefigurer un tel enseignementau Tronc Commun du cycleIngénieurs Civils ? Il s’agitavant tout, pour l’Ecole desMines de Paris, de formerdes ingénieurs familiarisésavec les questions sociétalesliées aux Géosciences.L’apport des Sciences de laTerre est abordé lors de cetenseignement au travers de nouveaux enjeux quiont vu le jour au cours de ces dernières années :augmentation de la demande en matières premières- notamment en énergies fossiles- prospection etexploitation de gisements de plus en plus complexes,gestion et préservation de la ressource en eau, apportde solutions originales au traitement des pollutionsdiverses, changement climatique et risques associésaux évènements extrêmes (crues, aridité), émissionet séquestration du CO2.Au-dede l’acquisition d’une culture relative auxGéosciences de plus en plus valorisée par les industrielset les pouvoirs publics, l’enjeu d’un tel enseignementest également pédagogique : il vise unapprentissage de la démarche d’observation et del’acquisition de données précises sur objets naturels(donc complexes), à des fins de quantification etmodélisation.ProgrammeLes enseignements sont organisés sous forme dedeux semaines bloquées, hors les murs. La promotionest divisée en quatre groupes travaillantindépendamment, chacun sous la conduite d’uneéquipe enseignante multidisciplinaire émanant pourl’essentiel du Centre de Géosciences de l’Ecole. Lesstages se déroulent autour de Castellane (Alpes deHaute Provence) ; Die (Drôme) puis Briançon (Hautes-Alpes) ; Digne (Alpes de Haute-Provence) ; Laragne(Hautes-Alpes) puis Trans-en-Provence (Var).Les enseignements s’organisent comme suit :La première semaine est consacrée à la formationaux méthodes d’observation et à l’acquisition desoutils nécessaires au projet en autonomie mené laseconde semaine. Elle est organisée autour d’untravail de terrain approfondi, de séances de TravauxPratiques appliqués en salle et de cours récapitulatifs.Pendant la seconde semaine, les étudiants sontrépartis en trinômes ou quadrinômes et se voientconfier un projet d’équipe, mené de façon semi-autonome.La réalisation de ce projet, focalisé sur uneproblématique d’ingénierie appliquée, nécessite deréinvestir les acquis de la première semaineINFORMATIQUE ET TECHNOLOGIESDE L’INFORMATIONResponsable : G. HUBERMAN.ObjectifCompte tenu des programmes en amont et de leurformation antérieure, les élèves entrant en premièreannée ont des niveaux de connaissances eninformatique très hétérogènes : informatique théoriqueet programmation Caml pour certains, pratiquede logiciel de calcul mathématique (Mapleou Mathematica) pour d’autres.


36 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSEn conséquence, l’objectif de ce cours est de donnerà chacun un niveau de connaissances minimaldans le domaine des technologies de l’information,ainsi qu’une pratique de l’algorithmique et de la programmationque tout ingénieur se doit de maîtriser.Il s’agit aussi de faire découvrir aux élèves d’autreshorizons que la micro-informatique en les familiarisantavec le monde des stations de travail Unixen réseau, et de leur donner une idée générale despossibilités offertes par l’informatique, à la fois entant qu’utilisateurs d’outils, et comme développeursde petites applications. Enfin, l’accent est mis sur leprincipe d’une démarche rigoureuse pour la conceptionet l’écriture de programmes modulaires, fiables,et bien documentés.Programme- L’enseignement comprend dans un premier tempsdes présentations générales sur les technologiesde l’information, des notions d’architecture desordinateurs, de systèmes d’exploitation, et d’informatiquefondamentale. Par la suite, la partieconsacrée à l’algorithmique et à la programmationcomprend l’apprentissage du langage, et letraitement d’applications mettant en évidence desméthodes de programmation.Les thèmes principaux :- Accueil et prise en main : les moyens informatiquesde l’École et comment s’en servir efficacement.Charte d’utilisation des moyens informatiques,ouverture des comptes.- Notions fondamentales : fonctionnement d’un ordinateur(matériel, logiciel, communication)- Systèmes d’exploitation.- Unix (système de fichiers, répertoires, commandes); environnement disponible à l’École,réseau Internet.- Algorithmique et programmation- Langage Java : caractéristiques, éléments du langage,identificateurs, expressions, instructions decontrôle. Les classes, le traitement des exceptions.- Notions de méthodologie objet.- Structures de données classiques (listes, piles,files, arbres), récursivité, algorithmes usuels (recherche,tri, ...), notions de complexité, informatiquefondamentale.- Introduction aux notions d’événement, interfacehomme-machine et multimédia ; bibliothèquesstandards et outils de développement, applicationsgraphiques.INITIATION À LA RECHERCHED’INFORMATIONResponsable : L.TARIN.Objectif- Etre autonome dans sa recherche d’information- Savoir repérer et exploiter les ressourcesdocumentaires en ligne et sur papier utiles dansle cadre de ses études et pour l’élaboration deprojets ou la rédaction de rapports.- Connaître les règles élémentaires de rédactiond’une bibliographie et savoir citer ses sources


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3371 ÈRE ANNÉEProgrammeCette formation est totalement intégrée dans lesenseignements personnalisés du type “Descriptionde controverses” en 1ère année et peut,dans certains cas, se poursuivre en 2ème et3ème année dans le cadre des enseignementsspécialisés.Elle vient en appui des autres interventions pédagogiquesen dotant les élèves des compétencesinformationnelles nécessaires pour réaliser lestravaux qui leur sont demandés.- Présentation des ressources documentaires de labibliothèque (livres, revues, bases de données etd’articles de revues en ligne)- Méthodologie de la recherche documentaire àpartir d’exemples concrets- Evaluation de l’information trouvée- Prise en main d’un outil de gestion bibliographique- Organisation d’ateliers pratiques en petitsgroupes à partir des sujets que les élèves ont àtraiter dans le cadre des enseignements personnaliséset des enseignements aux choixINITIATION À L’ÉCONOMIEResponsable : P.-N. GIRAUD.Ce cours est ambitieux puisqu’il tente d’exposer enpeu de séances l’essentiel de ce qu’il faut savoiren économie. Il est conçu comme une introductiongénérale à l’ensemble des cours d’économie del’Ecole et fait référence aussi bien à la micro-économie,la comptabilité et la finance (l’entreprise etses marchés), qu’à la macro-économie (la politiqueéconomique), et à l’économie internationale (laglobalisation commerciale et financière, ses mécanismeset conséquences).MATHÉMATIQUES 1 : CALCULDIFFÉRENTIELResponsable : F. MAISONNEUVE.ObjectifDonner aux élèves une formation de base en mathématiqueset leur fournir des instruments utilespour la compréhension d’autres cours, en particulierceux de physique et de mécanique. Développerl’aptitude au raisonnement, à une formulationclaire et précise des concepts et à une analyse desproblèmes.Programme- calcul différentiel : théorèmes des fonctions impliciteset d’inversion ; applications géométriques ;extremums et multiplicateurs de Lagrange, casconvexe- calcul des variations : équations d’Euler, problèmesde type isopérimétrique- système d’équations différentielles : problème deCauchy, approximation et stabilité des solutions,exemples classiques- intégrales premières ; résolution locale des équationsaux dérivées partielles quasi-linéaires dupremier ordre ; problème de Cauchy.MATHÉMATIQUES 2 : CACULINTÉGRALResponsable : F. MAISONNEUVE.ObjectifL’intégrale de Lebesgue constitue le fondementde la présentation moderne des probabilitéstelles qu’elles sont enseignées à la suite dansce semestre ; et elle fournit le cadre appropriépour l’étude de la transformation de Fourier et de


38 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSLaplace, d’usage très général en mathématiquesappliquées et dans les sciences physiques.Programme- intégration : tribus et applications mesurables,mesures positives, intégrale de Lebesgue desfonctions à valeurs positives, réelles et complexes- indications sur l’espace de Hilbert L 2- transformation de Fourier des fonctions et desmesures- transformation de Laplace- produit de convolution ; lien avec Fourier et Laplace- indications sur les distributions.MÉCANIQUE 1 : MILIEUXCONTINUSResponsable : S. FOREST.ObjectifMise en place des outilsde modélisation enthermomécanique desmilieux continus. Formulationgénérale deslois de comportementdes matériaux. Résolutionde problèmesaux limites d’élasticitélinéarisés.Programme- présentation du milieu continu - lois de conservation- schématisation des efforts intérieurs (contraintes)- histoires lagrangienne et eulérienne de la déformation- notions générales sur les lois de comportement(principe d’indifférence matérielle ; groupes deparité) - description du solide élastique et des fluides- formulation complète et résolution des problèmesde l’équilibre d’un corps élastique dans l’hypothèsedes petites perturbations.MÉCANIQUE 2 : MATÉRIAUXSOLIDESResponsable : D. RYCKELYNCK.ObjectifLa mécanique des matériaux solides entre en jeudans de nombreux secteurs industriels, tels que celuides transports, de l’énergie, de la santé, de l’exploitationdes ressources naturelles... Elle peut être unecomposante importante lors de prises de décisions,qu’il s’agisse de comprendre ou d’optimiser. Dansdifférentes disciplines scientifiques, vision globale etperception locale sont souvent en confrontation.En mécanique des solides cette tension se traduitpar la formulation d’équations d’équilibre(en transformation quasi-statique) complétée deloi de comportement locales. Il y a là une sourced’inspiration possible pour d’autres disciplines oùl’effet de conditions aux limites n’est pas négligeable.Le principal objectif de ce cours est dedévelopper une approche inductive de la mécaniquedes matériaux solides en mettant en œuvredes étapes d’observation, de formulation d’hypothèses,de modélisation sous la forme d’équationsaux dérivées partielles, de résolution des équationsen tenant compte de conditions aux limites,de comparaison de prévisions à des mesures.ProgrammeNous nous intéressons en particulier à la théoriedes poutres, à la rhéologie des matériaux, àl’hyperélasticité, à la rupture et au flambage. Cinqséances de cours magistraux complétées de PC


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3391 ÈRE ANNÉEsont suivies de quatre séances de mini-projets réalisésen binôme ou en trinôme.PHYSIQUE 1 & 2 : MÉCANIQUEQUANTIQUE ET PHYSIQUESTATISTIQUEResponsable : M. FILOCHE.ObjectifL’évolution des programmes des classes préparatoiresn’est pas assez rapide pour intégrersuffisamment vite des découvertes scientifiquesrécentes, même lorsqu’elles ont déjà conduit àdes applications industrielles majeures telles letransistor et le laser. L’objectif de l’enseignementde physique générale est d’abord de combler leslacunes des connaissances des élèves. L’accentprincipal porte sur l’étude de tous les phénomènesphysiques élémentaires, donc au niveau où, enprincipe, l’explication est la plus simple à formuler.Cette formation en physique fondamentale doitpermettre aux futurs ingénieurs d’identifier et decomprendre les bases théoriques et expérimentalessur lesquelles ont été conçues les techniquesindustrielles, anciennes ou nouvelles, qu’ils nemanqueront pas de rencontrer tout au long de leurcarrière.Programme en 1re annéeLa première partie (Physique 1) est consacrée à laprésentation des bases de la Relativité et surtoutde la mécanique quantique et de ses applicationsà l’atome et à la molécule.La seconde partie (Physique 2), qui traite du passagedu microscopique au macroscopique aumoyen de la physique statistique, fournit aux étudiantsune première introduction aux lasers et à laphysique des milieux condensés.PROBABILITÉSResponsable : F. MAISONNEUVE.ObjectifCe cours présente de manière détaillée lesgrandes notions et méthodes de cette discipline(probabilité des événements, loi et moments desvariables aléatoires, conditionnement et régressions,transformées des variables aléatoires, loisgaussiennes). Le dernier chapitre est consacré àune introduction aux processus ponctuels, vu leurimportance tant théorique que pratique.Un grand nombre de ces notions sont mises enœuvre dans d’autres cours scientifiques et toutspécialement dans le cours de Statistique enseignéau semestre suivant.Tout en ayant recours au formalisme mathématiqueadéquat, développé dans le cours précédentde Calcul intégral, l’accent est mis dans cet enseignementsur la signification probabiliste des objetsrencontrés.Programme- expérience aléatoire, probabilité des événements; indépendance des événements ; probabilitésconditionnelles- variables aléatoires, lois et densités, cas réel etvectoriel ; variables indépendantes- moments des variables aléatoires espérance,matrice de covariance.- conditionnement : lois conditionnelles dans uncouple (X, Y), régressions et variable espéranceconditionnelle- transformée d’une variable aléatoire, cas réel etvectoriel, convergence en loi- variables et vecteurs gaussiens ; théorème de lalimite centrale, matrice de covariance


40 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS- processus ponctuel : définition ponctuelle, fonctionaléatoire de comptage ; étude du processusde Poisson- indications sur les convergences de variablesaléatoires, lois des grands nombres.THERMODYNAMIQUEResponsable : J. BENOUALI.ObjectifConsolider les connaissances acquises pour permettreleur emploi dans les nombreux domainesdes sciences de l’ingénieur où elles sont d’usagecourant. Donner une méthode pour analyser etprévoir le comportement et l’évolution (et pas seulementles équilibres) des systèmes réels. Donnerdes exemples d’applications pratiques qui peuventaussi servir d’introduction aux enseignementsspécialisés et d’option. Introduire la démarche dela thermodynamique des processus irréversibles,qui s’occupe des phénomènes de transfert, et s’enservir pour dimensionner des installations industrielles.Programme- Cours : systèmes ouverts, bilans (masse, énergie,entropie), opérations élémentaires (échangeurs,machines tournantes...), exemples d’installationscomplètes.- Petites classes :- cycle de centrale nucléaire, et dimensionnementdu condenseur- installation de désalinisation par osmose inverse- éruption d’un lac volcanique- voiture à air comprimé : étude de faisabilité.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 341CONTENU DES ENSEIGNEMENTS AU CHOIX1 ÈRE ANNÉELes élèves doivent choisir un de ces enseignements :BIOLOGIE SYNTHÉTIQUE : UNEINTRODUCTIONResponsable : V. STOVEN.ObjectifLa biologie devrait devenir un élément de la formationdes ingénieurs, comme les mathématiques ou laphysique. En effet, par les technologies issues de laspécificité du vivant qu’elle développe, elle devientcapable de féconder les autres disciplines, ainsi quede nombreux secteurs industriels. Ainsi, ce cours apour but de proposer un enseignement de base enbiologie, en partant d’une approche ingénieur.ProgrammeIl débutera par l’étude des briques constitutivesdu vivant, et des modalités de transmission desinformations dans les systèmes vivants. Ce cours sepoursuivra par une initiation à la biologie synthétique.Cette discipline émergente constitue l’ingénieriede la biologie, c’est-à-dire la synthèse rationnellede systèmes complexes, basés sur ou inspirés parla biologie, et offrant de nouvelles fonctionnalitésabsentes dans la nature. Une approche de la biologiesynthétique se fera par l’étude d’exemples deréalisations issues de la recherche récente dans cedomaine.ENERGIE ET CHANGEMENTCLIMATIQUEResponsable : J.-M. JANCOVICIObjectifL’humanité va connaître deux évolutions sansprécédent au cours du 21 e siècle :- une contrainte sur son approvisionnement globalen combustibles fossiles, qui va passer par unmaximum puis décliner, alors que ces derniers ontété disponibles en quantités sans cesse croissantesdepuis le début de la révolution industrielle, et sontaujourd’hui directement ou indirectement à l’origined’à peu près tous les objets, tous les métiers, et tousles acquis sociaux observables autour de nous,- la confrontation au défi climatique, qui supposera àla fois de gérer des conséquences déjà inévitablesde nos émissions passées, et de faire en sorte queles conséquences futures restent gérables pourceux qui auront à les supporter, ce qui supposeraprobablement d’aller encore plus vite dans la baissede consommation des hydrocarbures que ce que lagéologie nous imposerait sinon.A cause - notamment - de ces contraintes inéditeset d’une démographie sans précédent, les jeunesingénieurs aujourd’hui en formation à l’Ecole desmines vivront l’essentiel de leur vie professionnelledans un univers qui sera très différent de celui danslequel ont évolué les ingénieurs du 20 e siècle.A l’issue de ce module, les élèves ingénieursdisposeront des principales données de cadrage surl’énergie et le changement climatique, et pourrontainsi mieux cerner le monde physique dans lequel


42 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSils vont vivre, et qui conditionnera fortement touteactivité professionnelle qu’ils se choisiront par lasuite.Programme- L’énergie aux 19 e et 20 e siècles : comment une énergiede moins en moins chère a fondamentalementfaçonné nos activités économiques (niveau de vie,structure des métiers, déplacements du pouvoird’achat, “esclaves virtuels” par personne, etc)- l’état des ressources et des réserves enhydrocarbures, et les perspectives de productionfutures : à quand le maximum de la productionpétrolière, gazière et charbonnière mondiale ?- le système climatique : fonctionnement général etévolution sous l’effet des émissions de gaz à effetde serre d’origine humaine- les conséquences possibles du réchauffementclimatique sur la biosphère et sur les activitéshumaines- vraies et fausses économies d’énergie : l’influencefondamentale du prix- le nucléaire : filières actuelles et questions posées- les énergies renouvelables : filières actuelles etquestions posées- le contrôle de gestion appliqué au cycle du carbone :première approche du Bilan Carbone.CONTENU DES ENSEIGNEMENTS PERSONNALISÉSACTE D’ENTREPRENDREResponsable : M. LUCAS.ObjectifOn appelle Acte d’Entreprendre (AE) un projetpersonnel, réalisé de préférence en équipe, dansle domaine scientifique, technique, social, sportif,culturel ou humanitaire… Il s’agit pour chaque élèveingénieur, dès son entrée à l’Ecole, de bâtir un projetet de le mener à bien.L’objectif est de compléter la formation technique,scientifique et socio-économique du cycle ingénieurscivils en développant et en valorisant l’apprentissagede l’autonomie, le goût de réaliser et le travailcollectif. L’AE vise donc à insuffler esprit d’initiativeet plaisir d’entreprendre.Le choix de l’Acte d’Entreprendre est libre. Il peutêtre individuel ou de préférence collectif. L’expériencedes élèves montre qu’un projet réalisé en binôme ouen groupe est plus efficace et motivant. Le secteur


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3431 ÈRE ANNÉEd’activité, le domaine et la nature de l’action sontentièrement ouverts. Il peut s’agir du développementd’une activité humanitaire, culturelle, éducative,scientifique ou technique, financière ou commerciale,d’un raid ou d’une aventure, d’une création de produitou de logiciel, d’un projet pré-professionnel ou d’uneprévision de création d’entreprise, de l’organisationd’un projet collectif dans une ville, un lieu, un quartierchoisi pour des raisons personnelles, humanitaires ousociales ; tout Acte d’Entreprendre doit donc avoir un(des) partenaire(s) ou client(s), au sens large du terme.ProgrammeTout élève de 1 re année trouve un idée et élabore unprojet, de préférence en groupe. Le travail consisteà tester la faisabilité du projet et à trouver lespartenaires appropriés. En fin de 1 re année, chaqueélève choisit de poursuivre ou non le projet surrecommandation du tuteur et des coordonnateurs.Si un élève choisit de ne pas continuer l’AE, il devrasuivre des enseignements spécialisés correspondantsà 5 crédits ECTS en seconde année. Pour ceux quidécident de continuer, la seconde année de l’AE estréservée à la réalisation du projet ; il est alors évaluépar un jury qui décide de sa validité.Chaque élève ou groupe d’élèves est responsablede son projet ; il en définit lui même le sujet, lesobjectifs et les échéances, il en assure la conduite, ilrecherche les conditions et moyens de sa réalisation.Il est soutenu dans sa démarche par un tuteur. Parailleurs, trois coordonnateurs suivent l’ensemble dechaque promotion jusqu’à sa validation.Entreprendre suppose des moyens matériels.La recherche de financements extérieurs faitpartie intégrante des projets ; mais l’Ecole aide, sinécessaire, à initier les démarches. Les moyenshumains et matériels de l’Ecole (centres derecherche, accès aux bases de données spécialisées,etc.) peuvent être sollicités par les élèves pour menerà bien leur projet. Des personnes ressources peuventrépondre à des demandes d’informations ciblées desélèves dans des domaines particuliers : propriétéindustrielle, brevets et droits d’auteur ; informatiqueet multimédia ; prototypage ; design ; informationsjuridiques ; normes… L’ANVAR en partenariatavec l’Ecole peut apporter une aide substantielleen cas de projet technique pouvant mener à desdéveloppements (étude de faisabilité, financementdu prototype, marketing).COMPLÉMENT DEMATHÉMATIQUESResponsable : F. MAISONNEUVE.ObjectifDonner aux élèves non issus de la filière MP desclasses préparatoires les notions de base d’algèbrelinéaire et de topologie, qui interviennent dans lescours de mathématiques de l’Ecole.Programme- algèbre élémentaire : classes d’équivalenceet applications linéaires - généralités sur lesespaces métriques - suites et applicationscontinues - compacité séquentielle et complétude- applications linéaires continues - applicationsdifférentiables.COMPLÉMENT DE PHYSIQUEResponsable : J. BENOUALI.ObjectifDonner aux élèves issus de la filière MP quelquesnotions essentielles sur les milieux magnétiqueset la mécanique des fluides, indispensables auxenseignements ultérieurs.


44 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSProgramme- Propriétés magnétiques des milieux matériels,aimantation, circuits magnétiques- notions de base sur les fluides parfaits, lois deconservation, théorèmes de Bernoulli et d’Euler,écoulements compressibles.MIG : LES MÉTIERS DEL’INGÉNIEUR GÉNÉRALISTE(MODULES D’INITIATIONResponsable : M. LUCAS.Ces modules sont destinés aux élèves de premièreannée et aux élèves admis sur titres en deuxièmeannée.ObjectifLes métiers de l’ingénieur généraliste exercés par lesdiplômés de l’École des Mines de Paris les aménerontà gérer des problèmes complexes et à travailler avecdes équipes de spécialistes. Dans le but de découvrirles spécificités de ce type de travail, l’Ecole des Minesde Paris a mis en place les MIG rendant ainsi lesélèves acteurs de leur formation et développant lescompétences nécessaires à leur futur métier.Les MIG permettent aux élèves de commencer àdécouvrir les métiers de l’ingénieur en abordantconcrètement un problème complexe dans sesprincipales dimensions (scientifique et technique,socio-économique, environnementale, …). Ils leurpermettent en outre d’avoir une première expériencede travail en équipe.ProgrammeIl s’agit de sortir les élèves du contexte scolaire dèsl’arrivée à l’Ecole pour leur faire vivre, pendant troissemaines, une situation d’équipes de projet dansles centres de recherche de l’Ecole travaillant enétroite collaboration avec les entreprises. Les MIGvisent l’acquisition de méthodes et de démarchesplutôt que de connaissances dans une disciplinedonnée. Ils sont à la fois une rupture pédagogiqueet un relais entre les classes préparatoires et lascolarité de trois ans à l’Ecole.Pour ce faire, tous les nouveaux élèves choisissentparmi une dizaine de modules proposés. Ceuxcicouvrent un éventail très large de domaines :l’aéronautique ou l’automobile, les énergiesalternatives, le pétrole ou le nucléaire,l’environnement, l’informatique… Chaque thèmeest soigneusement choisi pour permettre aux élèvesd’appréhender un problème complexe et d’êtrecapables de restituer leurs propres travaux en public.Chaque MIG rassemble un groupe d’une dizained’élèves encadrés par des enseignants-chercheurs del’Ecole et des industriels. La répartition des groupesest assurée par les élèves eux-mêmes. Chaque moduleest conjointement organisé avec des entreprises parplusieurs centres de recherche pour assurer unedimension pluridisciplinaire.Les MIG sont essentiellement constitués d’une périodebloquée de trois semaines (en novembre et décembre)durant laquelle les groupes sont pris en charge par les


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3451 ÈRE ANNÉEcentres de recherche avec : des visites d’entreprises etdes conférences - une période d’expérimentation etde modélisation - des mini-projets réalisés en binômeou trinôme.L’ensemble de ces travaux est destiné à dégagerles grands enjeux du thème traité et à synthétiser lesprincipales dimensions du problème complexe posé. Pourles élèves de première année, la période de trois semainesest précédée d’une séance introductive par ateliers etsuivie d’une phase de préparation à la restitution écriteou orale. Un rapport écrit résume l’ensemble des travaux,et une soutenance orale réalisée par le groupe d’élèvesde chaque module est faite devant un large public et unjury ouvert sur l’extérieur de l’Ecole (industriels, grandepresse…)CONTENU DES ENSEIGNEMENTS FACULTATIFSOPTION SPORTResponsables: F. FARGUES, S. BLONDEL.ObjectifFavoriser l’activité sportive pendant la scolarité.Un nombre limité de sports a été sélectionné dansle cadre de cet enseignement, tenant compteessentiellement des moyens et de l’encadrement.L’évaluation ne tient pas compte des qualitésphysiques intrinsèques, mais de l’assiduité, del’investissement personnel, et de la progressiondans la pratique.Voir rubrique Sport, page 169.LANGUES - PRÉPARATION AUXCERTIFICATS (1)Responsable : C. DEMAISON.ObjectifLa maîtrise de l’anglais avant la fin de la scolaritéétant une priorité de l’école, l’examen de fin de1re année comporte un oral scientifique devantun jury incluant des professionnels et un écritdu type TOEFL-TOEIC. Des séances intensivesde préparation à ces deux diplômes USA sontorganisées pour les élèves qui en ressentent lebesoin, sous forme de demi-journées par petitsgroupes de volontaires. Des séances de mêmetype sont organisées pour la préparation au ZMP(germanistes) et du DELE (hispanistes).INITIATION AU LANGAGEARTISTIQUEResponsable : B. AVAKIAN.Voir rubrique “Art et science”, page 165.


46CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3472 e ANNÉE2 ÈME ANNÉEFontaine Médicis du Jardin du Luxembourg (Paris 6°)


48 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSCONTENU DES ENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNCALCUL ÉCONOMIQUEResponsables : D. FIXARI, M. GLACHANT,Y. MENIÈRE, B. SEGRESTIN.ObjectifUtiliser les modélisations microéconomiquespour comprendre le fonctionnement des marchéset de la concurrence et certaines stratégies desentreprises (politiques tarifaires des compagniesaériennes, pourquoi Microsoft ne vend pas Wordséparément ? …) ; connaître les recommandationsque l’on peut en tirer pour l’intervention de l’État(SMIC, politique environnementale…) ; savoirutiliser à bon escient les outils d’aide à la décisionmis en œuvre par les entreprises, en particulier pourle choix des investissements.Programme1re Partie – Modélisations des marchés- l’efficacité du marché : décentralisation desdécisions par un système de prix et le critère duprofit- monopoles et concurrence : concurrence parfaite,barrières à l’entrée, réglementation de laconcurrence- imperfections des marchés, intervention de l’État :monopoles naturels, externalités, asymétriesd’information sur la qualité.2 e Partie – Les décisions dans l’entreprise- la rentabilité des investissements : critères dechoix, contraintes de financement, domaines devalidité des différents critères, en univers certainet risqué- implication du calcul économique dans la gestion :stocks, maintenance, sous-traitance, trésorerie,comptabilité et fiscalité… ; délégation desdécisions et raisonnements stratégiques.CALCUL SCIENTIFIQUE : UNEINTRODUCTIONResponsable : G. STOLTZ.ObjectifCe cours est, comme son titre l’indique, uneintroduction au calcul scientifique. Son objectifprincipal est de permettre aux étudiants decomprendre précisément quelles sont les limitationsdes simulations numériques utilisées pourprendre des décisions industrielles ou politiquesstratégiques (type durabilité de l’enfouissement dedéchets nucléaires), et de leur donner des outilspour évaluer ou au moins questionner la crédibilitéde résultats numériques. Un ordinateur donnetoujours un résultat, mais est-ce le bon ?Plus précisément, vous saurez à l’issue de cours- quelles questions poser pour déterminer laconfiance à accorder (ou pas) à un résultatnumérique, en distinguant les types d’erreurpossibles- connaitrez quelques méthodes numériquesemployées quotidiennement (de manière expliciteou implicite), leurs succès et leurs limitations- saurez implémenter informatiquement quelquesalgorithmes simples et en éprouver les limites


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 349Programme- Concepts généraux du calcul scientifique(modélisation, analyse d’erreur),- calcul numérique des intégrales : méthodesdéterministes et méthodes stochastiques,- intégration des équations différentiellesordinaires.ÉLECTRONIQUEResponsables : J. SENPAUROCA, B. STEUX.ObjectifIl s’agit d’aborder une discipline envahissantirrésistiblement tous les secteurs d’activité. Al’intérieur de l’Électronique elle-même, l’évolutionest permanente et le domaine numérique ne cessede prendre davantage d’importance. Le but estcombinatoire ; logique séquentielle (compteursynchrone, séquenceur, mémoires, bus tri-state,bus de communication, architecture de systèmesà microprocesseur) ; présentation de la conceptiond’un ASIC (circuit intégré spécifique) en langage dedescription logique VHDL ; architecture des microprocesseurs; communication série/parallèle.Électronique analogique : boucle de courant ;convertisseur A/N ; oscillateur commandé entension (V.C.O.) ; boucle à verrouillage de phase(P.L.L.)…TP de démonstration : commande d’un moteurpas à pas (avec un circuit logique programmableprogrammé in situ à partir du langage VHDL, avecun microcontrôleur programmé in situ à partir dulangage assembleur) ; simulation de circuit (SPICE) ;placement / routage de circuits.2 ÈME ANNÉEd’acquérir un maximum de connaissances afin decomprendre l’évolution et de pouvoir dialoguer pouropérer des choix.ProgrammeÉlectronique Numérique : fonctions etcomposants (transistor en commutation) ; logiqueMACROÉCONOMIEResponsable : G. LE BLANC.ObjectifCet enseignement propose une initiation à lamacroéconomie autour des grandes questionsactuelles de politique économique. Quels sont eneffet aujourd’hui les objectifs, les moyens d’actionet les instruments d’un État dans l’économieglobalisée ? Les principaux concepts et théoriesmacroéconomiques seront abordés à partir de sixgrands débats empiriques sur la croissance, lechômage, le budget et la dette, l’euro, l’avenir del’industrie, le rôle attendu de l’innovation.L’objectif de ce cours est de donner aux étudiantsles moyens d’analyser de façon critique les grandesévolutions de nos économies et les débats associésde politique économique.


50 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSProgramme- la croissance économique et ses origines- le marché du travail, les salaires, le chômage- monnaie, inflation, marchés financiers, tauxd’intérêt et de change- budget, dette et dépenses publiques- l’industrie dans la concurrence globalisée : quellespolitiques structurelles ?- innovation, formation et capital humain.MATÉRIAUX POUR L’INGÉNIEURResponsables : A.-F. GOURGUES, J.-M. HAUDIN.ObjectifL’objectif de cet enseignement est de donner leséléments nécessaires pour comprendre commentun composant ou une pièce de structure est réalisé,avec quels matériaux et pourquoi, et commentl’ingénieur choisit etmaîtrise les matériauxemployés. Cet objectifest décliné de la manièresuivante :- familiariser les élèvesavec les différents typesde matériaux (métalliques,polymères, céramiques,composites...) et lesconcepts associés(élaboration, propriétés,conditions de mise enforme, cycles de vie,limitations...), les problèmesde choix, de disponibilité- cours orientéà la fois “ mécanismesphysiques ” et “ approchepragmatique de l’ingénieur”, avec articulation entre les deux- forte orientation vers des applications pratiques :- beaucoup de TD en petites classes, avec desétudes de cas- une application industrielle multimatériaux(par exemple : l’automobile) sera suivieà titre d’illustration (fil rouge) pendantl’ensemble du cours et une partie des TD.ProgrammeLe cours suit le cycle de la vie des matériaux :- Les grandes familles de matériaux : structure etcycle de vie (9 séances)- Mise en œuvre et propriétés résultantes (9séances)- Relation entre structure interne et propriétésd’emploi ; durabilité, fiabilité (9 séances)- Ingénierie des matériaux (3 séances).MATHÉMATIQUES 3 : FONCTIOND’UNE VARIABLE COMPLEXEResponsables : S. BOISGÉRAULT, F. MAISONNEUVE.ObjectifPrésenter dans un cadre moderne les propriétésde base des fonctions d’une variable complexe,dont les applications en mathématiques et dansles sciences physiques restent très importantes.Ce cours se déroule pour ceux qui le souhaitentsous forme d’une semaine bloquée à la montagne.Programme- fonctions holomorphes- intégration sur un arc orienté ; primitives- fonction multiforme ; branche- séries de Taylor et zéros d’une fonctionholomorphe- homotopie des lacets ; théorème de Cauchy


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 351- séries de Laurent ; singularités isolées- théorème des résidus.PHYSIQUE 3 : NOYAUX ETRADIOACTIVITÉResponsable : P. DEBU.ObjectifCette dernière partie du tronc commun de physiqueest consacrée à une rapide introduction auxphénomènes nucléaires. Elle fournit une culture debase permettant de comprendre les phénomènestels que la désintégration radioactive, les propriétésdes noyaux, l’énergie nucléaire, l’antimatière ou lesparticules fondamentales.Ces connaissances revêtent en effet une importancecroissante dans notre environnement scientifique,économique et social. L’accent est mis sur lesapplications, en particulier à la géologie (datationradioactive, nucléosynthèse) et à l’énergétique(combustibles nucléaires, radioprotection). Le coursconstitue un ensemble cohérent pour l’ingénieurgénéraliste, aussi bien qu’une base solide pourles cours spécialisés de Physique Nucléaire ou deGénie Atomique.Programme1) Matière et antimatière : l’espace, le temps lamatière et l’antimatière en physique relativisteet quantique - équations de Klein-Gordon etde Dirac - spin - particules et antiparticules -applications.2) Constituants de la matière et interactions : lesparticules élémentaires, leurs charges et leursinteractions - invariance de jauge - le modèlestandard.3) Interaction faible : propriétés générales -désintégrations -symétries discrètes - sectionefficace - neutrinos.4) Noyaux et radioactivité : propriétés - réactionsnucléaires - énergie de liaison - radioactivité :désintégrations alpha, béta et gamma.5) Energie nucléaire : matériaux fissiles etfertiles - fission et fusion - protection contre lesrayonnements - applications de la radioactivité.6) Nucléosynthèse : nucléosynthèse stellaire,explosive - effondrement gravitationnel - nainesblanches - étoiles à neutrons - expansion del’Univers - nucléosynthèse primordiale - matièrenoire - énergie noire.SOCIÉTÉ, HISTOIRE, CULTUREResponsable : A. MALLARDObjectifLe cours vise à donner aux élèves des élémentsde réflexion et d’histoire sur la société françaiseet une connaissance de base de méthodes et detravaux classiques en sciences sociales. Autour delivres importants et d’analyses de cas, il s’agit dedoter les élèves d’outils les aidant à penser lesproblèmes de la société moderne auxquels ilssont et seront confrontés : l’Etat et le pouvoir, laviolence et le lien social, la culture et les médias,les rapports entre valeurs et économie, la religion etles morales ordinaires, les identités et les collectifs,les problèmes de justice et d’égalité, etc.Contenu et activitésLe choix de quelques travaux empiriques récentspermet aux élèves de prendre connaissanced’interprétations originales sur des aspectsdivers de la société française, autour deproblèmes d’actualité. Mais le cours vise autantà leur apprendre à lire des textes de sociologie,2 ÈME ANNÉE


52 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSd’anthropologie, de science politique ou d’histoire,ce qui n’a rien d’évident, et de façon plus généraleà les familiariser avec un usage critique desméthodes dont on dispose pour décrire le social(enquêtes, questionnaires, sondages, entretiens,récits, observations ethnographiques, vidéo,dossiers documentaires, etc.).Les élèves, par petits groupes, présentent euxmêmesdes ouvrages classiques, en suivant unegrille de lecture, d’analyse et d’exposé. Les travauxet enquêtes empiriques sur des dossiers actuels(exemples : le chômage, le PACS, le voile islamique,la “malbouffe”, les séries TV, la prison, l’argent etle sport…) sont discutés à partir de matériaux etrésultats distribués en cours. En insistant sur lestechniques utilisées pour rendre discutables desproblèmes de société, le cours vise à sortir d’uneconception scientiste du monde social (comme sil’on pouvait le décrire tel qu’il est, de façon neutre),et à aider à penser l’action sociale.STATISTIQUES : MODÈLES ETDÉCISIONS STATISTIQUESResponsables : A. HATCHUEL, P. LE MASSON.ObjectifAcquérir les notions techniques fondamentaleset savoir les manipuler (calculer un intervalle deconfiance, construire un test d’hypothèses…) ;savoir choisir, face à une structure particulièred’information, l’outil statistique adapté à la questionque l’on se pose (échantillons indépendants ounon par exemple) ; comprendre les connexionsqui existent entre le raisonnement statistique,la démarche expérimentale traditionnelle, lasubjectivité inhérente à toute attitude face aurisque.Programme- théorie de l’échantillonnage- théorie de l’estimation ponctuelle et parintervalles - construction d’estimateurs sans biaisde variance minimale- théorie des tests : théorie générale et présentationdes tests usuels- théorie de la régression linéaire- théorie de la décision - présentation deshypothèses bayesiennes- introduction à l’analyse multi-dimensionnelle.THERMOMÉCANIQUE DESFLUIDESResponsables : F. CAUNEAU, D. MARCHIO.Objectif- Introduire la démarche de ce que l’on appellesouvent “thermodynamique des processusirréversibles” qui s’occupe des phénomènes detransfert, d’énergie bien sûr, mais aussi de masse- faire comprendre le comportement desfluides usuels (qualifiés denewtoniens). On expose pour cela :les divers aspects qualitatifs despropriétés des fluides et de leurcomportement (compressibilité,turbulence, cavitation, couchelimite, sillages, …), quelquesphénomènes physiquesfondamentaux (propagationd’ondes, tourbillons, …) qui sedéduisent des lois générales- faire comprendre les phénomènesphysiques mis en jeu dansles échanges énergétiques :conduction, rayonnement,convection


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 353- mettre en application les équationscorrespondantes par des méthodes appropriées,pour appréhender le dimensionnement et lefonctionnement de dispositifs énergétiques.Le but final est d’aboutir à l’étude (dimensionnelleet constructive) d’un système d’une certainecomplexité, de nature industrielle.ProgrammeOn s’attache à la connaissance des phénomènesphysiques et des équations qui les régissent (nonpar leur aspect littéral mais par l’interprétationdes grandeurs qui y figurent). Les développementsthéoriques sont donc réduits, laissant les deux tiersde l’enseignement à la mise en pratique du savoir.Le temps est partagé entre trois activités distincteset complémentaires, qui occupent chacune desvolumes horaires à peu près identiques : cours,exercices et projets.2 ÈME ANNÉECONTENU DES ENSEIGNEMENTS PERSONNALISÉSPROJET MÉCATRONIQUEResponsables : Y. GAIGNEBET, B. STEUX,J. SENPAUROCA.ObjectifLe premier objectif du projet mécatronique estde faire appréhender les problèmes associésà la conception et à la réalisation de systèmestechniques, intégrant de façon équilibrée de lamécanique, de l’électronique, de l’automatiqueet de l’informatique. Pour la première fois dansleur scolarité, les étudiants apprennent par lapratique à concevoir un système conformément àun cahier des charges fonctionnel (CDCF). Dix sujetsdifférents sont proposés, dont la réalisation d’undrone, la conception de robots autonomes (Coupede France de Robotique “E=M6”), etc.Un second objectif est de sensibiliser les étudiantsaux problèmes du travail en équipe, à différentsniveaux de compétences, sur des projets inscritsdans la durée. Dans le cadre de cet enseignement,les étudiants travaillent ainsi en groupes deprojets, dans des conditions proches de laréalité industrielle. Ils sont amenés à collaborerétroitement avec des étudiants de BTS, Bac Proet BEP de lycées techniques partenaires auxdifférentes phases du projet qui s’étend sur latotalité de la deuxième année.ProgrammeLa promotion est divisée en groupes de dix à douzeétudiants, répartis par affinité pour les sujets.Un cahier des charges fonctionnel est distribué à chaquegroupe. Ce cahier des charges traduit l’expressiondes besoins d’un client ou le règlement d’unconcours. Dans un premier temps, le groupe doits’organiser, il analyse les compétences de chaqueélément du groupe et se choisit un chef de projet. Letravail est ensuite divisé en tâches et réparti entrechaque étudiant. L’un des professeurs responsablesest considéré comme le chef de l’entreprise (patron).Une part importante du travail consiste à rechercherles informations nécessaires aux prises de décisionlors de la conception. Cette recherche doit être


54 CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSorganisée judicieusement. Les résultatsde certaines de ces recherches sontmis en commun pour l’ensemble de lapromotion. Cette information doit aussipouvoir être utilisée par les promotionssuivantes. A cette fin, un “responsableinformation” est nommé dans chaquegroupe.Dès la conception, et pour la fabricationdes parties mécaniques, électroniques etinformatiques des projets, des étudiantsde sections de BTS et de BEP ou BAC PROdes lycées techniques partenairesinterviennent. Les étudiants des Mines doiventgérer la communication et l’organisation avec cesétablissements afin de mener à bien les étapes dela fabrication. Pour cela ils utilisent un outil de PLM(Product Lifecycle Management).La conception de la partie mécaniqueest réalisée avec le logiciel Catia. Unespace de travail collaboratif et unlogiciel de gestion de projet doiventaussi être utilisés. D’autres logicielssont à la disposition des étudiantspour répondre à des besoinsspécifiques.Les élèves doivent présenterleur travail au cours de deuxsoutenances (en fin de 3 e et en finde 4 e semestres). Les résultats sontjugés à travers ces soutenances,mais aussi à travers les documents rédigés et remispar les élèves, qui doivent inclure notamment uncahier des charges, un recueil de connaissance etune notice de maintenance.CONTENU DES ENSEIGNEMENTS FACULTATIFSOPTION SPORTResponsables : F. FARGUES, S. BLONDEL.ObjectifFavoriser l’activité sportive pendant la scolarité.Un nombre limité de sports a été sélectionné dansle cadre de cet enseignement, tenant compteessentiellement des moyens et de l’encadrement.L’évaluation ne tient pas compte des qualitésphysiques intrinsèques, mais de l’assiduité, del’investissement personnel, et de la progressiondans la pratique.Voir rubrique Sport, page 169.LANGUES - PRÉPARATION AUXCERTIFICATS (2)Responsable : C. DEMAISON.ObjectifOutre les diplômes USA Toefl-Toeic, celui del’université de Cambridge, le prestigieux Proficiency,présente un intérêt indéniable ; son obtentionpeut être un atout supplémentaire pour les futursingénieurs des Mines.Nous ne saurions trop conseiller aux élèves d’un bonniveau ou motivés par l’importance aujourd’hui de lamaîtrise d’une langue autre que l’anglais, d’envisagerla présentation du ZMP (Institut Goethe) ou du DELE(Ministère de l’éducation espagnol).Deux séances intensives de 3 heures de préparationà ces trois diplômes sont organisées pour les élèvesintéressés.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3553 e ANNÉE3 ÈME ANNÉEUne des entrées du Jardin du Luxembourg, près du Sénat (Paris 6°)


56 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSCONTENU DES ENSEIGNEMENTS DE TRONC COMMUNIls sont peu nombreux, car la troisième année est consacrée en grande partie à l’option et auxenseignements au choix.COMPTABILITÉ ANALYTIQUEResponsable : F. KLETZ.ObjectifDonner aux élèves les moyens de dialogueravec les contrôleurs de gestion de leurs futuresorganisations. Les coûts issus d’une comptabilitéanalytique sont, selon les cas, censés répondre àdes objectifs très différents : justifier des prix devente, donner des éléments permettant de décider,fournir des paramètres de contrôle, évaluer desbiens et des services. Ces usages renvoient enfait à des modèles spécifiques dont il faut bienconnaître les limites pour savoir les utiliser demanière pertinente.ProgrammeLes séances d’exercices portent successivement surles différents modèles de comptabilité analytique :- la comptabilité en coûts complets, méthode debase la plus répandue, ne serait-ce que parce quela loi en impose le principe pour l’évaluation desstocks et des éléments de patrimoine produits parl’entreprise- le “direct-costing”, qui tente de remédier auxinconvénients des coûts complets pour effectuercertains choix, par l’analyse de la variabilité descharges- le contrôle budgétaire, qui compare les coûts àdes normes, mesure et explique les écarts- la “comptabilité par activités”, qui part duconstat que les comptabilités analytiques tellesqu’elles sont effectivement mises en œuvre dansla plupart des firmes sont en crise, compte tenudes évolutions des techniques et des modes deproduction. Cette théorie récente ambitionnede définir une manière nouvelle de bâtir unecomptabilité analytique adaptée à la gestion, etde s’en servir.COMPTABILITÉ GÉNÉRALEResponsable : F. KLETZ.ObjectifDonner à de futurs ingénieurs les moyens dedialoguer sans complexe avec les comptables etles financiers avec lesquels ils auront tôt ou tardà être en relation. Leur donner en particulier uneconnaissance suffisante des mécanismes, ainsi quedes principaux usages des données fournies par lemodèle comptable.ProgrammeLe cours de comptabilité générale, qui se dérouleessentiellement sous forme de travaux pratiques,est articulé en deux phases.Une première phase est tout d’abord consacrée àl’acquisition des nomenclatures et des mécanismesprincipaux définis avec précision par le PlanComptable Général, la référence à cet ouvrage


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 357ayant le mérite d’exclure toute ambiguïté dansl’interprétation des termes utilisés. Les élèves sontinvités au cours d’exercices à passer effectivementdes écritures et à construire des comptes. Lesusages fiscaux, financiers et patrimoniaux dumodèle sont ensuite passés en revue. Il s’agitalors dans les travaux pratiques de faire jouer desmécanismes fiscaux, d’anticiper et de discuter desjugements de banquiers sur des entreprises, deréaliser une fusion en déterminant des procéduresd’échange d’actions, etc.Une deuxième phase du cours part de la mise enévidence des limites de la Comptabilité Généralepour rendre compte de la stratégie de l’entreprise :ventilations conventionnelles dans le temps,évaluations à caractère juridique, différenceentre la notion économique d’investissementet la notion comptable d’immobilisation, nonexplicitationde flux financiers, etc. En particulier,les nomenclatures du Plan Comptable Généralne sont pas conçues pour analyser la marchede l’entreprise dans ses différentes fonctionséconomiques : création de valeur ajoutée,distribution de salaires, rémunération du capital,investissement, financement. Or, au niveau de l’Etaten tant qu’agent économique, il existe déjà depuislongtemps un modèle : la Comptabilité Nationale,qui classe et recense les flux correspondant à cesdifférentes fonctions économiques. Il est proposéaux élèves d’appliquer ce modèle à l’entreprise.L’originalité de cette démarche consiste dans le faitqu’elle tente d’y utiliser l’information comptableen la réaménageant. Les exercices qui sont alorssoumis aux élèves concernent les modalitésconcrètes d’une telle transposition. Les “compteséconomiques”ont l’avantage pédagogique deprésenter de manière cohérente et simple uncertain nombre de notions, telles que cellesd’autofinancement et de tableau de financement,présentées de manière abrupte dans le plancomptable de 1982.UNE INTRODUCTION AU DROITResponsable : J.-E. RAY.ObjectifDans un monde envahi par les règles juridiques,permettre de connaître, mais surtout de comprendrele droit d’aujourd’hui qui fait désormais partie dela culture minimum du citoyen français comme ducitoyen européen.ProgrammeIntroduction- Le Droit et l’ingénieur : sa proximité, sonéloignement,- Le Droit, nécessité pour tout groupe socialI. Le Droit objectifI.1 Les sources du droit (irruption du droitcommunautaire)Les sources directes (Constitution, traitésratifiés, la loi, usages professionnels etcoutumes)Les sources dérivées (la jurisprudence, ladoctrine)I.2 La sanction du droit (caractéristique de la règledu droit)La justice en France (le juge administratif, lejuge judiciaire)“Ce qui ne peut être prouvé n’existe pas” (droitde la preuve : la preuve par écrit, la preuve partémoin, la preuve en droit commercial)II. Les droits subjectifsII.1 Initiation au droit des contratsExécution du contrat (1134, révision)Inexécution du contrat (responsabilité dudébiteur ; libération du débiteur)3 ÈME ANNÉE


58 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSII.2 Initiation au droit de la responsabilitédélictuellePrincipes généraux (responsabilité civile etresponsabilité pénale, quel fondement pour laresponsabilité délictuelle)Les conditions de la responsabilité civiledélictuelle (le dommage, le fait générateur dudommage, lien de causalité fait/dommage)Conclusion du cours- L’utilisation du droit contre les fins qu’il prétendservir (abus, fraude)- “A droit aller, nul ne trébuche” (devise desThomelin).DROIT DU TRAVAILResponsable : J.-E. RAY.ObjectifQue l’on soit employeur, cadre ou salarié, il estindispensable de connaître les règles de base dece droit du quotidien, de plus en plus influencé parle droit communautaire.ProgrammeIntroductionPrésentation Générale : pourquoi un droit dutravail ?Evolution des sources du droit du travailLa relation individuelle de travail- Les contrats de travail- L’exécution du contrat de travail- La rupture du contrat de travailConclusion du coursDROIT COMMERCIALResponsable : C. RUELLAN.ObjectifSous l’influence irrésistible du modèle américain,le droit est devenu une composante essentielle dela vie économique, en particulier de l’entreprise.Qu’il s’agisse du choix de la structure juridique,de son fonctionnement, du rôle majeur joué par lecontrat comme mode d’aménagement des relationséconomiques, de la dimension internationaleinduite par l’activité économique, de l’immixtioncroissante du juge dans la vie de l’entreprise, ledroit distille ses exigences propres ainsi que sesrisques intrinsèques. En conséquence, la gestiond’une entreprise, quelque soit sa taille et sonactivité, exige une maîtrise de plus en plus aiguëd’un certain nombre de mécanismes et de règlesjuridiques.Cet enseignement, dont l’objet est l’acquisition desréflexes juridiques essentiels, s’ordonne autour decinq pôles d’inégale importance.Programme1 er pôle : la structure de l’entreprise- Le fonds de commerce ; l’entreprise individuelle ;l’entreprise en société- Le fonctionnement de la société commerciale ; lesdifférents organes de la société ; l’organisationdu pouvoir et le mouvement de “corporategovernance”, les responsabilités2 e pôle : la vie de l’entreprise- Les mutations de la société : les sociétés noncotées (les modifications du capital social) ;


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 359les sociétés cotées ou la systémique du droitboursier ; l’externalisation- Les risques majeurs de l’entreprise : la protectioncontre les concurrents, la protection desconsommateurs, le risque environnemental ;- L’entreprise en difficulté3 e pôle : le droit des contrats au service del’entreprise- Les principaux contrats : le contrat de vente, lemandat, le contrat de travail…- Les garanties- Les principaux dysfonctionnements : les abus demajorité et de minorité, l’abus de confiance, l’abusde biens sociaux, les délits boursiers5 e pôle : les aspects internationaux de la viede l’entreprise- L’internationalisation du droit : la multiplicationdes sources du droit ; le droit du commerceinternational- Les modes de règlement des conflits : les conflitsde lois ; les conflits de juridiction.4 e pôle : le juge, défenseur de l’intérêt del’entreprise- Les juges : le juge commercial ; le juge pénal ;l’arbitrage3 ÈME ANNÉECONTENU DES ENSEIGNEMENTS FACULTATIFSOPTION SPORTResponsables : F. FARGUES, S. BLONDEL.ObjectifFavoriser l’activité sportive pendant lascolarité. Un nombre limité de sports a étésélectionné dans le cadre de cet enseignement,tenant compte essentiellement des moyens et del’encadrement. L’évaluation ne tient pas compte desqualités physiques intrinsèques, mais de l’assiduité,de l’investissement personnel, et de la progressiondans la pratique.Voir rubrique Sport, page 169.


60 CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 361CONTENU DES ENSEIGNEMENTS AU CHOIXLes enseignements spécialisés apparaissent en 2 e année, et occupent rapidement une part très importantedes cours (deux tiers en 3 e année !). Ils permettent à chaque élève de construire sa propre scolarité enfonction de ses goûts.Ces cours sont présentés ci-après à titre indicatif, car ils sont en constante évolution, tant pour leurs contenusque pour leurs durées. Temporellement, ils sont proposés dans des “blocs” qui peuvent être regroupés sur unesemaine, ou répartis sur plusieurs. Chaque bloc propose plusieurs enseignements, qui sont donc incompatiblesentre eux ; certains enseignements sont disponibles dans plusieurs blocs pour donner à chacun l’opportunitéd’en profiter.Un coefficient est affecté à chaque enseignement, généralement proportionnel au nombre de séances.LISTE DE L’OFFRE PAR DOMAINEMatériaux- Céramiques, verres et réfractaires industriels- Corrosion et durabilité des structures- Du matériau au nano- Introduction aux nanomatériaux- Nonlinear Computational Mechanics- Physics and mechanics of random media- Plysique numérique, de l’atome au matériaucomplexe- Polymers processing- Surfaces, adhésion et adhérenceMathématiques et mathématiquesappliquées- Acoustique, informatique, musique- Analyse, conception et programmation orientéesobjet avec UML- Analyse d’image : de la théorie à la pratique- Analyse des données- Analyse et compression du signal audionumérique- Applications réparties- Apprentissage artificiel- Architecture matérielle et logicielle desordinateurs- Cryptographie et théorie des nombres- Distributions et applications- Géostatistique- Informatique fondamentale- Le langage C++- Models of random structures- Modélisation prospective- Operations research int the industry- Optimisation- Problèmes inverses- Processus stochastiques- Processus stochastiques II- Synthèse d’images pour la réalité virtuelle- Systèmes d’information- Traitement du signal, introductionPhysique générale- Atomes-lasers- Cosmologie- Cristallographie- Génie atomiqueENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


62 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS- Physique des particules- Physique nucléaire- Rayonnement et matière- Résonance magnétique nucléaire des protéines :entre physique et biologieIngénierie- Calcul des structures- Conception des procédés- Couleur, arts, industrie- Cycle de vie des systèmes énergétiques- Dynamique des constructions- Dynamique des fluides numérique etexpérimentale- Eléments finis- Energies renouvelables raccordées au réseau- Initiation à la biologie et à la biotechnologie- Modélisation des processus industriels- Musique, science, histoire- Science et vin : entre mondialisation et terroir- Systèmes de motorisation électrique- Systèmes énergétiquesSciences de la terre et del’environnement- Connaissance des pierres précieuses- Dynamique des climats- Ecologie et environnement- Geointelligence for natural resources evaluationand sustainable management- Géomécanique et géologie de l’ingénieur- Géophysique de la subsurface- Géophysique d’exploration- Hydrogéologie- Minéralogie descriptive et appliquée- Pratique de la géologie- Réservoirs sédimentaires hétérogènes- Risques naturelsSciences économiques et sociales- Acte d’Entreprendre- Chaîne logistique globale- Compétition et régulation des marchés del’énergie- Conception de produits et innovation- Conception et dynamique des organisations- Dynamique des sciences et des techniques- Economie de l’entreprise- Economie de la globalisation- Economie de l’environnement- Economie industrielle- Ethique des multinationales : responsabilité dansles relations nord-sud- Europe utile : une approche industrielle- Evaluation des coûts- Finance d’entreprise- Fondements théoriques de l’économie de marché- Gouvernances des entreprises- Health and Medicine : social, political andethical issues at national and european levels- Ingénierie du risque- Institutions politiques- Intelligence économique- International management- Introduction à la finance de marché- Introduction à la gestion des risques- Introduction to value creation in industry- Logistique urbaine- Marketing + Propriété industrielle- Project finance (Non Recourse Finance)- Recherche opérationnelle- Sociologie des marchés- Systèmes de production et de logistique


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 363ACOUSTIQUE - INFORMATIQUE -MUSIQUEResponsable : B. D’ANDRÉA-NOVEL.ObjectifCet enseignement a pour objectif d’introduire lesoutils de base pour appréhender les méthodesd’analyse/synthèse sonore. Ces notions sontnécessaires à une compréhension globaledes évolutions des théories musicales et desinstruments, et constituent une ouvertureindispensable aux techniques actuelles del’électro-acoustique.Le cours sera constitué d’exposés classiquespour la présentation des résultats fondamentaux,illustrés par des exemples sonores, maisil comprendra également une conférencetémoignaged’un compositeur ainsi que laprésentation et l’analyse d’une œuvre de musiquecontemporaine phare, par un spécialiste dusujet. Enfin, des sujets de Travaux Pratiques àréaliser en binôme d’élèves sur deux séancesseront proposés et encadrés par des enseignantschercheursde l’école ou d’autres institutions(ENPC, IRCAM, Telecom Paris…).Programme1. Le son, généralités2. Musique et mathématiques3. L’outil informatique : évolution de la forme4. Le son du point de vue physique5. Le son du point de vue numérique6. L’outil informatique : évolution du matériau7. Généralités sur la synthèse sonoreExemples de sujets de Travaux Pratiques sur PC :Ecoute du comma pythagoricien - Comparaison desons d’instruments réels et de synthèse additive(l’exemple des instruments “quintoyants”) -Programmation automatique en MusiTexd’une petite composition à partir d’une sériedodécaphonique (séries rétrogrades, renversées…)- Mise en œuvre de filtres numériques, dedistorsions - Modélisation d’une embouchurede clarinette par un circuit non-linéaire de Chua- Réalisation d’un programme permettant detransposer en fréquence un signal d’entrée demême durée que le signal initial - Synthèse ettransformations algorithmiques de flux musicauxMIDI via l’API Java Sound…ACTE D’ENTREPRENDREResponsable : M. LUCAS.ObjectifTout élève de 1 re année trouve un idée etélabore un projet, de préférence en groupe. Letravail consiste à tester la faisabilité du projetet à trouver les partenaires appropriés. Pour lesélèves ayant choisi de poursuivre leur AE en 2 eannée, sur recommandation de leur tuteur et descoordonnateurs, la seconde année est réservée àla réalisation du projet.Programme de 2e annéeCette réalisation s’appuie principalement sur descritères de qualité concernant la part d’initiativeet d’engagement personnel, l’expérience acquisedans les contacts avec des partenaires extérieursà l’Ecole et le niveau d’avancement du projet(si possible, une réalisation aboutie), enfin uneapproche d’ingénieur (organisation, méthode)applicable à tous les projets. Ce qui est demandéà chacun, c’est d’essayer et d’apprendre en seENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


64 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSconfrontant aux difficultés liées à la gestion d’unprojet (respect du calendrier et des engagements,sens de l’adaptation en fonction du contexte,capacité à convaincre ses interlocuteurs…).L’AE inclut une part de risque, l’échec est doncadmissible, à condition d’être le résultat d’un réelinvestissement et d’être analysé.EvaluationQuand le projet est mené à bien (au plus tarden fin de 2 e année, avec une exception pour lesélèves admis sur titres ou ayant suivi un semestreà l’étranger), il est évalué par un jury qui décidede sa validité. Pour ce faire, l’Acte d’Entreprendrefait l’objet d’une soutenance orale et d’un rapportécrit. Il s’agit de préciser les enjeux et les objectifsdu projet, sa problématique et son opportunité.La restitution explicite la méthode et détaille lesactions de la phase de réalisation. Elle dégage aussiles perspectives de développement possibles. Enfin,elle analyse sur un plan plus personnel l’apport duprojet réalisé.Dans son évaluation, le jury prend en compte ladémarche des élèves, leur apprentissage personnel,le résultat et l’ampleur de leur projet. La noteattribuée avec 5 crédits ECTS est collective en casde groupe.ANALYSE, CONCEPTION ETPROGRAMMATION ORIENTÉEOBJET AVEC UMLResponsables : N. KAJLER, F. MOUTARDE.ObjectifLe langage de modélisation UML est désormaisun outil incontournable dans l’industrie dulogiciel, notamment comme formalisme pourfaciliter le dialogue, tant au sein des équipes dedéveloppement qu’entre maîtrise d’ouvrage etmaîtrise d’œuvre.Ce cours vise à faire acquérir aux étudiants lesconnaissances de bases d’UML, ainsi qu’uneméthodologie permettant d’analyser un problèmeà résoudre, d’en réaliser la spécification etla modélisation, puis d’élaborer une solutioninformatique, de la conception à la validation enpassant par la réalisation.Il a aussi pour but d’améliorer la maîtrise de laprogrammation objet en Java.Programme- approche orientée objet : concept d’encapsulation,d’héritage, de généricité et de polymorphisme- langage de modélisation UML : aspectsstructurels, dynamiques et fonctionnels ; pratiquedes diagrammes de classes, de séquences,d’états-transition et de cas d’utilisation- méthodologie d’analyse et de conception objet,design patterns, tests.- études de cas- outil de mise en œuvre : Atelier de Génie Logiciel(AGL)- programmation objet en Java : héritage etclasses abstraites, programmation générique,introspection, type abstrait et interfaces.ANALYSE D’IMAGE : DE LATHÉORIE À LA PRATIQUEResponsable : B. MARCOTEGUI.ObjectifL’objectif de ce cours est de présenter lamorphologie mathématique, théorie mathématiquenée à l’Ecole des mines, largement utilisée entraitement d’images. Ses domaines d’application,


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 365qui comprennent la médecine, la télédétection etle multimédia, fournissent les exemples pratiquestraités en cours. La manipulation des outils lors destravaux dirigés permet une compréhension réelledes concepts étudiés. Les élèves obtiennent ainsila maîtrise de la chaine complète de traitement,nécessaire pour le développement d’une applicationréussie.ProgrammeLe cours comprend une présentation théoriquedes outils de filtrage et de segmentation d’imagesle matin et des travaux dirigés l’après-midi. Lesimages binaires, à niveau de gris et couleur, ainsique des images à 2, ou à 3 dimensions, sonttraitées. Des exemples tirés de la grande diversitéd’applications réelles illustrent la capacité desoutils présentés.ANALYSE DES DONNÉESResponsable : M. MOUTTOU.ObjectifFamiliariser aux progrès récents de la statistique lesauditeurs qui seront amenés à traiter des donnéesmultiples ou à interpréter les résultats produits pardes méthodes d’analyse de données, compléterleurs connaissances dans ce domaine.Le terme d’analyse des données recouvre en faitdiverses méthodes que l’on peut séparer dans unepremière approche en trois grandes catégories :- les méthodes descriptives : l’analyse encomposantes principales cherche à représenterdans un espace de dimension faible un nuagede points représentant n individus, ou objets,décrits par p variables numériques en utilisantles corrélations existant entre ces variables ;l’analyse des correspondances étudie lesproximités entre individus décrits par deux ouplusieurs variables qualitatives ainsi que lesproximités entre les modalités de ces variables ;les méthodes de classification ou de typologieprocèdent par regroupement des individus enclasses homogènes- les méthodes explicatives : la régression multipleétudie la prévision d’une variable numérique aumoyen de plusieurs autres ; l’analyse canoniquegénéralise la régression en étudiant lesdépendances entre deux groupes de variablesnumériques ; l’analyse discriminante étudiela prévision d’une variable qualitative par desvariables numériques- les méthodes prospectives : algorithme génétiqueet réseaux de neurones sont aujourd’hui destechniques qui commencent à se développerdans le monde du traitement de l’information.L’idée est ici soit d’améliorer la qualité d’uneinformation disponible, soit encore de faciliterl’apprentissage de relations entre les données.Programme- analyse en composantes principales- analyse factorielle des correspondances- analyse des correspondances multiples- analyse canonique- algorithmes génétiques et réseaux de neurones.ANALYSE ET COMPRESSION DUSIGNAL AUDIO-NUMÉRIQUEResponsable : S. BOISGÉRAULT.ObjectifGraver sa collection de compact discs sous formede fichiers mp3, écouter une radio Internet,ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


66 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSdialoguer par Skype ou utiliser un téléphonemobile, toutes ces situations mettent en oeuvre desdonnées numériques sonores, compressées pourfaciliter leur stockage ou leur transmission sur unréseau. Chaque contexte d’utilisation est toutefoisdifférent : selon les applications, le traitement doitêtre temps-réel ou non, la fidélité à l’original estplus ou moins importante, le niveau de compressionnécessaire de x2 à plus de x100, le signal peut êtreuniquement de la voix ou plus général, etc. Cettediversité donne lieu à l’utilisation d’un large panelde méthodes issues du traitement du signal et del’informatique.L’objectif de ce cours est de faire découvrir cesméthodes à travers la présentation des concepts etalgorithmes fondamentaux du signal audio ; l’étudedes technologies communes de compression (GSM,MP3, etc.) ; le développement en travaux pratiquesd’applications de compression.ProgrammeConcepts & algorithmes : - Théorie de l’informationet codage entropique - Quantification scalaire etvectorielle - Prédiction et identification de modèlesparamétriques - Analyse fréquentielle: signauxet filtres, représentation fréquentielle, systèmesmulticadence - Modèles pour la voix et l’audition.Etudes de cas & travaux pratiques : - Introduction àPython: algorithmes, calcul numérique, visualisationde données, fichiers et flux de bits - Codage sansperte générique (ex: programmes gzip, bzip2, 7z)- Codage sans perte du signal audio. (ex: formatsALAC, FLAC, Shorten) - Codage prédictif de la voix(ex: technologies GSM, VoIP, codecs SILK, Speex)- Codage perceptuel du signal audio. (ex: formatsMP3, AAC).APPLICATIONS RÉPARTIESResponsable : F. COELHO.ObjectifL’objectif de ce cours est de découvrir lefonctionnement des réseaux informatiques parun survol rapide des différents niveaux impliqués,en allant de la liaison physique à l’applicationrépartie. Une connaissance basique du langageJava est un pré-requis.Programme- Fonctionnement d’un réseau local illustré parEthernet : composants (hub, switch), protocole debase… - Fonctionnement d’Internet : routages,numéro IP, lien avec le réseau local (ARP), survoldes protocoles ICMP, UDP et TCP- quelques protocoles de plus haut niveau : DNS(domaines Internet), SMTP (messagerie), HTTP (leweb)- programmation d’applications réseau de basniveau avec des Sockets en Java.L’enseignement se compose pour moitié de travauxpratiques.APPRENTISSAGE ARTIFICIELResponsable : F. MOUTARDE.ObjectifL’essor de la numérisation fait s’accumulerdans les domaines les plus variés (internet,marketing, logistique, biologie, etc…) des massesconsidérables de données et d’images. Ceci induitun besoin croissant de fouille et d’exploitationautomatisée et intelligente de données de toutes


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 367natures. Parallèlement, de nombreux algorithmes(réseaux neuronaux, SVM, dopage, réseauxbayésiens, …) sont récemment apparus, quipermettent des analyses et modélisations pluspuissantes que les simples méthodes statistiqueslinéaires classiques.Le but de ce cours est de présenter un panoramade ces nouvelles techniques dites d’apprentissageartificiel, ainsi que leur cadre théorique etméthodologique commun, et leurs divers typesd’applications.Programme- Théorie de l’apprentissage statistique,- typologie des applications : classification,régression, prédiction, catégorisation, …- réseaux neuronaux (à couches, RBF, …)- méthodes à noyaux et Support Vector Machines(SVM)- dopage (boosting)- modèles graphiques probabilistes (réseauxbayésiens)- apprentissage non supervisé pour la catégorisation(k-means, cartes topologiques de Kohonen, …)- autres types d’apprentissage non supervisé(Analyse en Composantes Indépendantes pour laséparation aveugle de sources, optimisation decomportement global d’un agent “intelligent”…)- algorithmes évolutionnistes et autres métaheuristiques.ARCHITECTURE MATÉRIELLE ETLOGICIELLE DES ORDINATEURSResponsable : C. TADONKI.ObjectifL’objectif de ce cours est de découvrir les principesde fonctionnement fondamentaux des ordinateurs,du matériel au logiciel de base (la couche laplus basse du “système d’exploitation”). Laconnaissance de ces principes est indispensablepour aborder les problèmes de performance, desécurité, de dimensionnement, de sélection dumatériel et du logiciel.Nous examinerons les principes de fonctionnementmatériels d’un ordinateur (microprocesseur,bus, mémoire), pour ensuite présenter lesproblématiques du logiciel de base permettantd’utiliser le matériel (langage d’assemblage,système d’exploitation).Nous exposerons également dans ce cours lesfondements de la compilation, processus permettantde traduire un programme (écrit par exemple enC) en un langage binaire compréhensible par lamachine.Programme- Microprocesseur (Unité arithmétique et logique,pipeline, superscalaire, parallélisme de mot,unité de contrôle, exécution dans le désordre,prévision des branchements, bus, hiérarchiemémoire, registres, caches, caches intégrés,cache externe, mémoire virtuelle, fréquences,protection, interruption, bus d’entrée-sortie,chipset)- Autour du microprocesseur (mémoire, largeurmémoire, bus mémoire, bus d’entrée/sortie,interruption)- Langage C- Compilation- Langage machine x86.Les travaux pratiques de ce cours permettrontde manipuler le langage d’assemblage d’unmicroprocesseur courant (x86).ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


68 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSATOMES-LASERSResponsable : T. PLISSON.ObjectifLe but essentiel de ce cours est tout d’abordde donner une compréhension précise de lastructure de l’atome et de la molécule. Ces basespermettent d’étudier ensuite de façon détaillée lefonctionnement et les principales applications dulaser. Les phénomènes étudiés sont également àla base de nombreuses techniques expérimentalesutilisées dans les méthodes de recherche, decontrôle industriel, de biologie et dedecine :spectroscopies infrarouge et ultraviolette, effetRaman, résonance magnétique, métrologie,imagerie.ProgrammePhysique atomique- mécanique quantique : spectroscopie, momentcinétique, harmoniques sphériques- atome d’hydrogène non relativiste : équation deSchrödinger, dégénérescence des niveaux- atome d’hydrogène relativiste : perturbationsstationnaires, interaction spin-orbite- addition de moments cinétiques : effet Zeeman,effet Lamb, structure hyperfine- atome à deux électrons : particules identiques,atome d’hélium- atome à plusieurs électrons : configurationsélectroniques, atomes alcalins- résonance magnétique : RMN, applicationsbiomédicales, imagerie- horloges atomiques : pompage optique, horlogesà hydrogène, à rubidium, à césium, atomesultrafroids.Laser- concepts généraux : principes de fonctionnement,éléments d’un laser- interaction photon-atome : perturbationsdépendantes du temps, coefficients d’Einstein,quantification du champ électromagnétique- milieu amplificateur de rayonnement : largeur deraie, équations d’évolution- résonateurs optiques : cavité Fabry-Pérot,propriétés des faisceaux gaussiens- fonctionnement des lasers : pompages optique,électronique, chimique ; lasers continus et pulsés- types de lasers : lasers à gaz, à solides, àcolorants, à semi-conducteurs, à électrons libres,lasers X- applications : holographie, communicationsoptiques, stockage de données, lasers depuissance, fusion contrôlée, ophtalmologie.CALCUL DES STRUCTURESResponsable : M. TIJANI.ObjectifA l’heure actuelle où les structures industrielles(génie civil) et les ouvrages souterrains (travauxminiers et géotechniques) deviennent de plus enplus complexes et où les problèmes d’optimisationet de stabilité se posent avec beaucoup d’acuité,la connaissance des méthodes modernes de calculdes structures est souvent indispensable pour uningénieur. Le cours de calcul de structures a pourbut de familiariser les élèves avec la méthode deséléments finis appliquée au calcul des efforts etdes déformations dans les structures réelles, aussicomplexes soient-elles.Programme- rappels des notions fondamentales de lamécanique des milieux continus et des lois de


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 369comportement (élasticité linéaire) - théorème despuissances virtuelles- méthodes des éléments finis (MEF) - principe de laprogrammation sur ordinateur de la MEF- application de la méthode aux milieuxélastoplastiques et viscoélastiques ouviscoplastiques- présentation du logiciel VIPLEF qui est mis à ladisposition des élèves.- études de cas simples choisis et traités par lesélèvesCÉRAMIQUES, VERRES ETREFRACTAIRES INDUSTRIELSResponsable : M. BOUSSUGE.ObjectifLes réfractaires sont extensivement utilisés dansl’industrie depuis des siècles (sidérurgie, métallurgiedes non-ferreux, fabrication du verre, des ciments,production d’énergie, industrie chimique…). Cesmatériaux font de plus en plus l’objet d’études àl’origine de progrès constants, visant à améliorerleurs performances, en particulier à augmenterleur durabilité et leur fiabilité. Le verre, qui faitdepuis longtemps partie de notre vie quotidienne,devient un matériau de haute technicité, et est deplus en plus souvent envisagé pour des applicationsparfois très exotiques. Les céramiques techniques,qui possèdent des propriétés physiques trèsspécifiques (réfractarité, dureté, résistance à lacorrosion, biocompatibilité…), sont appeléesà un avenir certain, particulièrement pour lesapplications à haute et très haute températures. Lecours se propose de donner un rapide aperçu desparticularités que présentent ces matériaux.ProgrammeAprès un rapide rappel sur la longue histoiredes céramiques, on s’intéressera à leur moded’élaboration : les poudres de départ, la mise enforme de ces poudres en “cru”, la densification(frittage) et les procédés non conventionnels. Lesprincipales caractéristiques physico-chimiques desmatériaux ainsi obtenus seront alors examinés,avec un accent particulier sur les propriétésmécaniques. On s’intéressera ainsi à la rupturefragile et à la mécanique linéaire de la rupture. Lesaspects statistiques seront également abordés avecla théorie du maillon le plus faible et la statistiquede Weibull. Cette dernière sera considéréeaussi bien sous son aspect bureau d’étude(dimensionnement statistique) que sous son aspectlaboratoire (détermination des paramètres deWeibull). La rupture différée par fissuration souscritiquepar corrosion sous contraintes (diagrammesStress-Probability-Time) sera égalementexaminée. Le comportement à haute température(fluage, fissuration à haute température, fatiguecyclique, choc et fatigue thermique) sera égalementabordé. On s’intéressera ensuite aux moyens depallier la fragilité (renforcement) : compositesà matrice verre ou céramique renforcée par desparticules, trichites, plaquettes, fibres courtes ouENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


70 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSlongues, ainsi que les transformations de phasesdans la zircone. Une partie du cours sera finalementconsacrée aux réfractaires industriels, et à desaspects plus technologiques (usinage, liaisons dansdes ensembles mécaniques, essais et contrôles nondestructifs, applications).CHAÎNE LOGISTIQUE GLOBALEResponsables : E. BALLOT, F. FONTANE.ObjectifL’objectif du cours “chaîne logistique globale”est de donner aux élèves une compréhension dela fonction logistique dans les entreprises. Deuxraisons conduisent à préparer les élèves dans cedomaines :- la fonction logistique prend aujourd’hui uneimportance croissante dans les entreprises enréponse à la concurrence et à l’internationalisationdes marchés et les délocalisations des entreprises- la logistique par nature transversale à l’entreprise,est en relation avec de nombreuses fonctions(achats, production, commercial, mais aussifinance ou marketing). Il est donc fréquent queles élèves, dès leur premières responsabilités,soient conduits à intégrer des problématiques dechaîne logistique.Structuration des chaînes logistiques- Schéma directeur logistique : arbitrage entre fluxet stock pour définir une réponse à des marchésspécifiques (délais, prix, diversité des produits,durée de vie…)- Les conséquences du positionnement des platesformeslogistiques.Transport et entreposage- Présentation et organisation des différentesressources physiques nécessaires à la distributiondes produits : transport, entrepôt, hub…- Présentation des prestataires logistiques et desproblématiques liées à l’entreposage.Les outils de pilotage- Présentation des infrastructures techniquestelles que l’EDI (Echanges de Données parl’Informatique) et des applications qui enpermettent un traitement optimisé telles que lesA.P.S. (Advanced Planning System).MODALITÉS PÉDAGOGIQUES- Ce cours constitue un prolongement del’ES Systèmes de Production et Logistique,conseillé en tant que prérequis. Des référencesseront faites aux cours de RechercheOpérationnelle et d’Evaluation des Coûts. Lecours sera construit autour d’un exposé structuréqui intégrera des témoignages de logisticiensd’entreprise et de prestataires logistiques.ProgrammeCONTENU DE L’ENSEIGNEMENTNotion de chaîne logistique : historique, définitionet typologie- La notion de chaîne logistique sera définie àpartir de l’évolution récente des problématiquesindustrielle et logistiqueCOMPÉTITION ET RÉGULATIONDES MARCHÉS DE L’ÉNERGIEResponsabLe : F. LÉVÊQUE.ObjectifL’ouverture à la concurrence dans les industriesélectriques et gazières est en voie d’achèvement


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 371dans l’Union européenne. Elle repose sur laséparation entre les activités de transport etde distribution, qui restent en monopole, et lesactivités de production et de fourniture, désormaisconcurrentielles. Elle a conduit à la mise en placed’autorités nationales de régulation (e.g. Ofgem,CRE) et à la création de marchés de gros (e.g. APX,PowerNext). Elle n’a pas en revanche abouti à unmarché intérieur unique du fait en particulier decapacités d’interconnections limitées. Elle n’estpas non plus à ce jour complète car l’ouverture àla concurrence du secteur résidentiel n’a pas étéadoptée par tous les Etats Membres. L’objectifdu cours est de fournir les clefs permettant decomprendre la déréglementation et la libéralisationdu secteur énergétique. La microéconomie offre unpremier jeu de clefs.ProgrammeLe cours abordera notamment les problèmessuivants : tarification des charges d’accès,mécanismes de marché, exercice de pouvoir demonopole, résolution des congestions. Cettepartie académique de l’enseignement occuperachaque matinée. Au cours des après-midi, desprofessionnels de la gestion de réseau, dela régulation, de la production et du négoceprésenteront leurs propres clefs de compréhensiondes systèmes électriques et gaziers libéralisés.CONCEPTION DE PROCÉDÉSResponsables : C. BOUALLOU, A. GAUNAND.ObjectifNotre santé, notre niveau devie, notre confort, et ceuxdes générations futures,dépendent étroitement de la mise sur le marché demédicaments, d’aliments, de produits cosmétiques,de parfums, de lessives, de matières plastiques,de peinture, de pneumatiques, de carburants, demétaux, d’électronique, de piles, de ciment, depapier, de verre, etc. sans oublier l’eau potable.L’accès du plus grand nombre à tous les produitset propriétés d’usage ci-dessus, et en tempsutile - l’industrie pharmaceutique sait produire12000 vaccins à l’heure - dépend en premierchef de la réalisation des “opérations unitaires”successives des procédés, et de la conceptiondes organes qui les effectuent, le plus souvent encontinu.Comment fait-on le choix de la géométrie et desdimensions de ces organes et des flux de matière etd’énergie qui les alimentent ? D’abord par le recueildes informations pertinentes sur les dynamiquesdes transformations, et celles de transport et detransfert propres à une configuration donnée, puispar des méthodes génériques prenant en comptel’ensemble de ces informations. L’enseignementvise à faire connaître ces méthodes et à lesappliquer à des procédés concernant des secteursa priori très éloignés. Les mini-projets fontl’objet d’une soutenance en fin de cours. Cetenseignement de 2 e année est également proposédans une version réduite en 3 e année.Programme- transport par convection : caractérisation par ladistribution des temps de séjour- analogie et couplage des transferts de matièreet chaleur- séchage- absorption de gaz : cas des gaz acides- lixiviation de minerais et réacteurs à catalyseurENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


72 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSimmobilisé : cas de la catalyse enzymatique- précipitation de poudres pigmentaires- polymérisation- travaux pratiques : séchage d’un produitalimentaire- visite d’une unité de production- traitement de cas en séance de mini-projet parbinômes.CONCEPTION DE PRODUITS ETINNOVATIONResponsables : P. LE MASSON, B. WEIL.ObjectifFace aux enjeux de la compétition par l’innovation,les entreprises innovantes développent aujourd’huide nouvelles méthodes pour organiser et maîtriserla conception. L’innovation ne peut plus êtrel’affaire de quelques créatifs isolés ; elle ne peutpas non plus reposer sur la multiplication detentatives aussi coûteuses qu’hasardeuses. Ellerelève d’activités de conception organisées quiobligent à penser conjointement les dimensionstechniques, scientifiques et gestionnaires.Ces activités, qui sont autant d’opportunitéspour les ingénieurs généralistes, supposent deconnaître :les modélisations des raisonnements deconception ; les organisations de la conceptionet notamment l’origine et le rôle des différentsprotagonistes (marketing, recherche, bureaud’études, stratégie, design,…) ; les nouvellesapproches de la stratégie et de la performance del’entreprise.ProgrammePour comprendre les logiques contemporaines de laconception innovante il est nécessaire de présenter lesapports, souvent séparés dans les universités anglosaxonnes,de l’engineering design, du managementstratégique de la technologie et de l’innovation et del’industrial design.Sur la base des théories les plus récentes duraisonnement de conception, le cours présenteles théories et les outils des différents régimes deconception qui traversent l’entreprise contemporaine :conception sauvage des inventeurs-entrepreneurs,conception réglée paramétrique et systématique,conception innovante.Le cours comporte ainsi trois modules principauxpermettant d’assimiler les notions suivantes :1. Bases théoriques : théorie unifiée duraisonnement de conception et régimes deconception de conception. La théorie C-K,notions de concept, d’opérateur, de partitionexpansive, de conjonction. Spécificité duraisonnement de conception par rapport à ladécision, la programmation, la planification,l’optimisation. Rapport entre conception etconnaissance scientifique et technique. Valeurs


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 373d’une conception. Performance d’un régime deconception.2. Conception réglée : conception systématique,notion de modèle conceptuel, de modèlegénératif. Théorie axiomatique. Cahier descharges, cycle en V, évaluation QCD, analyse dela valeur, analyse fonctionnelle. Organisationde la conception réglée : bureau d’étude,métier, marketing, recherche industrielle,gestion de projet. Stratégie et performance :dominant design, standardisation, modularité,plates-formes.3. Conception innovante : le raisonnementcréatif, les outils de la créativité. Identité desobjets. Champ d’innovation. Design space.Prototypage. Lignée de produits. Rentesd’apprentissage par le marché et par laconception.CONCEPTION ET DYNAMIQUEDES ORGANISATIONSResponsables : P. LEFEBVRE, J.-C. SARDAS.ObjectifEn réponse à de nouvelles exigences deperformances (coûts, cycles, réactivité…) lesorganisations vivent depuis une quinzaine d’années,des évolutions majeures, rapides, foisonnantes etcontinues, évolutions qui constitueront le contexted’action et de travail des futurs ingénieurs.L’enseignement vise à préparer les élèves às’investir de façon pertinente dans ces processusde changement.Programme- l’acquisition de concepts permettant decaractériser les formes actuelles d’organisationet de construire pour une situation donnée diversscénarios alternatifs (théorie des organisations,contingence structurelle, design organisationnel)- une initiation à l’analyse des fonctionnementsréels et des évolutions observées (stratégiesd’acteurs, mécanismes de gestion, dynamiquedes connaissances, dynamique des identitésprofessionnelles)- enfin, une initiation à la conduite du changementvu comme un processus d’exploration etd’apprentissage (recherche-intervention).CONNAISSANCE DES PIERRESPRÉCIEUSESResponsable : J.-M. LE CLEAC’H.ObjectifUn objectif de cet enseignement est d’apprendreaux élèves à connaître et à identifier un certainnombre de gemmes en réalisant par eux-mêmesun certains nombre d’essais physiques spécifiques(mesure d’indices de réfraction, de densité,observation de spectres d’adsorption optique…).Un autre objectif est de faire comprendre auxélèves ce qui rend un minéral propre à uneutilisation gemmologique et pourquoi les gemmessont d’une très grande rareté dans la nature, ce quinécessite aussi de s’intéresser à leurs gisements,à leur histoire et à leur économie.Programme- Qu’est-ce qu’une pierre précieuse, une pierre fineou une gemme ?- les minéraux gemmes les plus importants, histoire,gisements- notions de gemmologie- classification des pierres précieuses- observation et identification des cristaux gemmes,ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


74 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSdétermination de caractéristiques physiquesélémentaires : dureté, masse volumique, couleur- manipulation d’optique cristalline : biréfringence,pléochroïsme- aspects réglementaires. Le marché des pierresprécieuses.CORROSION ET DURABILITÉ DESSTRUCTURESResponsable : R. MOLINS.ObjectifSi l’on pose la question des divers modes dedégradation des matériaux, on aboutit rapidementà l’observation suivante : un matériau en coursd’utilisation devra être remplacé, soit à cause d’unerupture mécanique, soit du fait de la corrosion, soitenfin de l’intervention simultanée de ces deuxphénomènes. Le coût de la corrosion et de sesconséquences approche 4% du PNB : la nécessitéde sensibiliser de futurs ingénieurs aux problèmesde corrosion apparaît clairement.Ce cours vise donc à :- acquérir les connaissances de base enélectrochimie, et diffusion dans les oxydes,suffisantes pour aborder valablement un problèmede corrosion humide ou de corrosion à hautetempérature des métaux- acquérir la démarche d’esprit, ou, si l’on veut, leschéma de raisonnement type qui permettra des’orienter dans la résolution du problème- être capable, devant une classe de matériauxmétalliques donnée, d’apprécier rapidement lesrisques de corrosion encourus pour les conditionsd’utilisation proposées et d’orienter valablementles études préalables à la mise en œuvre dumatériau.Programme- principe et paramètres de la corrosionélectrochimique par les solutions aqueuses- applications et exemples (corrosion souscontrainte,aciers inoxydables, etc.)- oxydation des métaux et alliages par les gaz àhaute température (corrosion sèche) - applicationset exemples (aciers inoxydables, métauxnucléaires, etc.)- notions sur la protection des métaux contrela corrosion sèche et aqueuse (protectionélectrochimique, revêtements, inhibiteurs).COSMOLOGIEResponsable : O. DRAPIER.ObjectifDepuis près de 30 ans, la cosmologie aprofondément renouvelé notre vision de l’Universgrâce à de nouveaux moyens d’observation :missions spatiales comme le satellite COBE dudébut des années 1990 ou “Planck Surveyor” prévupour 2007 ; grands télescopes au sol comme le“Keck Telescope” ou les 4 instruments du “VeryLarge Telescope” de l’Observatoire EuropéenAustral au Chili. Le cours constitue une ouvertureculturelle sur cette recherche fondamentale depointe. Il démontre également le lien qu’elleentretient avec les sciences de l’ingénieur :découverte du rayonnement fossile par Penzias etWilson lors d’une expérience de télécommunication,utilisation de la relativité dans les satellites GPS,défis techniques variés posés par la conception desinstruments de mesure.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 375Programme1. Généralités : introduction historique - instrumentset rayonnements - mesures de distances -planètes, étoiles et galaxies2. L’Univers à grande échelle : paradoxe d’Olbers- effets Doppler-Fizeau - loi de Hubble- rayonnement thermique cosmologique -distribution de la matière - quasars et noyauxactifs de galaxies3. Les étoiles : magnitudes - diagramme HR -énergie thermonucléaire - neutrinos stellaires -critères de Jeans - étapes ultimes, supernovæ,naines blanches, étoiles à neutrons, pulsars ettrous noirs4. L’expansion de l’Univers : principe cosmologique -densité critique - modèles de Friedmann - universde matière et de rayonnement5. Vers la relativité générale : principed’équivalence - espace temps non euclidien -équation d’Einstein - métrique de Robertson etWalker - vérifications expérimentales - ondesgravitationnelles6. Le modèle standard du Big Band et sesproblèmes : mécanique des galaxies etmasse cachée - lentilles gravitationnelles -nucléosynthèse primordiale - accélération del’expansion - constante cosmologique - courbured’espace.Programme- Approches croisées par un artiste et un physiciende la lumière et de la couleur- Travaux pratiques sur l’harmonie des couleurs- L’origine de la couleur dans les minéraux, muséede minéralogie- Initiation à la colorimétrie- Les assortiments de couleurs- Les pigments pour la peinture automobile- Visites d’application en entreprises- Travaux pratiques sur le tirage argentique, ESPCI- Les matériaux de la couleur- Influence de la mise en forme sur la couleur d’unecarrosserie- Le traitement des images numériques couleur- La restitution de la couleur dans la chaîne del’image numérique- Contrôle des connaissancesENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉECOULEUR, ARTS, INDUSTRIEResponsable : B. AVAKIAN.ObjectifProposer une approche globale de la couleur, autravers des sciences physiques et humaines, et deses applications artistiques et industrielles.


76 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSCRISTALLOGRAPHIEResponsable : L. NAZÉ.ObjectifIl s’agit d’utiliser les moyens expérimentauxdont dispose l’Ecole (diffractomètres à rayonsX, microscopes électroniques et optiques) pourintroduire l’essentiel des notions de cristallographiegéométrique et de radiocristallographie qui seronttraitées pendant cet enseignement. Seront ainsiprésentés les concepts de symétrie et de périodicitéqui sont nécessaires pour l’interprétation etla modélisation de propriétés physiques d’unmatériau cristallin ou de son comportementlorsqu’il est soumis à une sollicitation. Lesméthodes expérimentales d’analyse de structureet d’orientation cristalline par diffractométrie X etpar microscopie électronique en transmission ferontl’objet de démonstrations et de travaux pratiquesdans le cadre d’applications telles que la sciencedes matériaux (en particulier la métallurgie dessuperalliages aéronautiques) ou la biologiemoléculaire.ProgrammeLa cristallographie regroupe des élémentsvariés dont la présentation ne respecte pasnécessairement l’ordre du programme qui suit :- symétrie d’orientation, symétrie de position- rériodicité cristalline, réseau direct, réseauréciproque- systèmes cristallins, modes, groupes d’espace- projection stéréographique- théorie de la diffraction des rayonnements parles cristaux.- diffraction des rayons X- microscopie électronique en transmission.CRYPTOGRAPHIE ET THÉORIEDES NOMBRESResponsable : P. ROUCHON.ObjectifLa première partie est une introduction à lacryptographie moderne et ses liens avec lathéorie des nombres et la complexité. Après unedescription opératoire du système RSA, le systèmeà clé publique le plus utilisé, nous présentons sespoints caractéristiques : difficulté de factorisation,primalité, fonction à sens unique. L’étude et lacompréhension de ces divers points nécessitent laconnaissance de certains résultats et notions enthéorie des nombres (densité et caractérisation desnombres premiers, exponentielle modulaire,...) et encomplexité (classes P, NP, RP,...). La seconde partiesera une introduction à la cryptographie quantiqueprécédée de quelques rappels de mécaniquequantique. Dans la présentation nous mettronssurtout l’accent sur les motivations pratiques etfondamentales des notions et concepts présentés.A chaque fois nous partirons d’exemples précis. Lesdémonstrations ne seront introduites que pour leuraspect pédagogique. Les développements abstraitsseront réduits au strict nécessaire.Evolution du cours :Il s’agit de la nouvelle version de l’ES intitulé“mathématiques discrètes” qui a changé denom et aussi en partie de contenu. Suites auxcommentaires des élèves, les modificationssuivantes ont été apportées :- on abandonne la partie systèmes dynamiquespour se recentrer sur la cryptographie avec unseul enseignant.- Cela dégage de la place pour présenter de façonplus détaillée la cryptographie quantique avec les


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 377rappels nécessaires de mécaniques quantiques(définition et manipulation de qubits).- Cela donne aussi du temps pour rajouter des TD.Programme- Cryptographie et complexité : exponentiellemodulaire et protocole de Diffie-Hellman,signature et DSS, systèmes RSA, test de primalitéde Miller-Rabin et les classes de complexité P,RP, et NP.- Théorie des nombres: rappel d’arithmétique(pgcd, fonction d’Euler, petit théorème de Fermat,théorème chinois, élément primitif et théorèmede Lucas), fonction génératrice, fonction zéta etproduit Eulerien répartition de nombres premierset théorème de la progression arithmétique.- Cryptographie quantique: rappel de mécaniquequantique (systèmes à n états, n-qubits, mesureet collapse du paquet d’onde, inégalité de Bell etintrication), le protocole BB84, la télé-portation etle codage dense.CYCLE DE VIE DES SYSTÈMESÉNERGÉTIQUESResponsables : J. ADNOT, D. MARCHIO.ObjectifLes choix en matière de systèmes énergétiquesont comme particularité qu’ils engagent leursdécideurs à long et à moyen terme. La lourdeur desinvestissements et les conséquences des impactsenvironnementaux des systèmes énergétiqueschoisis ont toujours des effets transgénérationnels(ne serait-ce que l’épuisement des ressources parexemple).La notion de frontière du système analysé prendici toute son importance : les photopiles n’ont pasle même bilan économique et écologique si l’onne considère que l’énergie électrique produitependant la vie des cellules ou si l’on intègre le coûténergétique et écologique de leur production et deleur destruction. Le coût d’une centrale électriquereste – dans toutes les technologies – une faiblefraction de la valeur de l’énergie qui va la traversersur sa durée de vie. Cette fraction est encore plusfaible si on inclut les coûts induits par l’extractionde l’uranium et le stockage des déchets radioactifs.Pour mener une analyse efficace, l’ingénieur doitdisposer de degrés de liberté : panel de solutionstechniques, choix d’une énergie, …. D’autre part,le résultat de cette analyse dépend de la façon dontest mesuré le résultat de la décision. Pour concrétiserce propos, citons trois analyses de mesures visant àdiminuer les émissions de CO 2mais qui ne donnerontpas du tout le même résultat : Comment diminuer lerecours aux énergies fossiles ? Comment développerl’usage des énergies renouvelables ? Commentdévelopper le marché du solaire photovoltaïque ?Le cadre théorique d’inventaire et d’intégrationdans le calcul économique est stabilisé depuisles années 1950 (calcul du coût global actualiséd’une fonction ou de la valeur actuelle nette d’uninvestissement). Des méthodes sont égalementbien établies depuis la fin des années 1990 pourla réalisation du bilan écologique (inventaire deseffets “du berceau à la tombe”, externalités,analyse du cycle de vie). Ces outils diffusentdans les milieux de l’énergie, mais à l’avenir, leurutilisation va devenir systématique dans le contextede raréfaction des ressources à long terme.ProgrammeL’enseignement intercale des cours formels surles représentations du cycle de vie -technique,économie, écologie- en faisant appel à desENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


78 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSpraticiens avec des séances de projet. Ainsi, lesnotions introduites progressivement sont mises enœuvre au travers d’études de cas en atelier.DISTRIBUTIONS ETAPPLICATIONSResponsable : O. LAFITTE.ObjectifPrésenter la théorie des distributions et latransformée de Fourier, dans l’optique d’uneexpression rigoureuse de certaines formules dela physique : formules de Green et de Stokes,conditions de Rankine-Hugoniot.Nous souhaitons aussi aboutir à la notion desolution élémentaire pour certaines équations dela physique mathématique : équation des ondes,équation de la chaleur, équation de Poisson. Nousprésenterons aussi des applications récentes desdistributions à des problèmes physiques.Pour cela, la théorie classique des distributions, desdistributions tempérées, des distributions à supportcompact sera abordée sous l’aspect dualité. Nousutiliserons la transformée de Fourier de fonctionsL1 pour généraliser aux distributions tempérées lanotion de transformée de Fourier.Programme- définition des distributions- espaces de distributions- transformée de Fourier- convolution- applications à des équations de la physiquemathématique : formule des sauts, équation dePoisson, formule de Stokes, équations des ondeset de la chaleur, équations d’Euler.DU MATÉRIAU AU NANOUn aperçu de la physiqued’aujourd’huIResponsables : H. AMARA, S. LATIL.ObjectifL’objectif de ce cours est d’introduire quelquesprincipes essentiels de la physique de la matièrecondensée. Dans cet enseignement nousattacherons une grande importance à la définitiondes concepts de base et aux ordres de grandeuren jeu. Nous discuterons notamment l’originedes propriétés importantes des matériaux etaborderons quelques aspects contemporains dela nanophysique dont les applications se fontsentir dans tous les domaines de la science etdes technologies actuelles (électronique, optique,matériaux).Programme- introduction : Les différents états de la matièrecondensée - Liaison chimique ; rappels dephysique atomique et moléculaire ; le gazd’électrons libres- structure du cristal parfait - Rappels decristallographie ; espace et réseau réciproques- les électrons dans les solides - Etats quantiquesdans un milieu périodique ; modèle des liaisonsfortes, des électrons presque libres ; métaux etisolants- vibration des atomes - Vibrations des noyauxatomiques. Phonons. Propriétés thermiques dessolides- propriétés de transport et magnétisme- conductibilité des métaux ; les semi-conducteurs ;les supraconducteurs ; diamagnétisme,paramagnétisme, ferromagnétisme


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 379- interactions rayonnement-matière - Propriétésoptiques, de l’infrarouge au domaine X -spectroscopies d’électrons et de neutrons.DYNAMIQUE DES CLIMATSCoordination : D. PAILLARD.ObjectifPrésenter une vision cohérente des disciplinesconcourant à la compréhension des évolutionsclimatiques (présentes, passées, futures), à leurmodélisation aux échelles globale et régionale, età la validation de celles-ci.L’accent est mis sur les forçages internes etexternes, sur les couplages dynamiques, sur lasensibilité et sur les effets de seuil.ProgrammeL’enseignement est constitué de trois parties :- modélisation du climat : physique de l’atmosphère,de l’hydrosphère, la géosphère ; les forçagesmajeurs ; interactions dynamiques entre lesdomaines ; sensibilité des modèles climatiquesglobaux et régionaux- les évolutions climatiques du passé proche(les dernières dizaines, centaines de milliersd’années) : méthode de reconnaissance, les cyclesreconnus ; retour sur les modélisations- les climats du passé géologique : méthodes dereconstitution, analyse des situations extrêmes,évolutions environnementales associées.DYNAMIQUE DESCONSTRUCTIONSResponsables : F. LOUF, P. WYNIECKI.ObjectifLa dynamique des constructions est l’étudedes vibrations de systèmes physiques - telsque bâtiments, ouvrages d’art, assemblagesmécaniques - sous l’effet de sollicitation dépendantdu temps. Ces vibrations pouvant entraînerune gêne, une détérioration progressive, voirel’effondrement brutal, il est essentiel de pouvoirles caractériser par le calcul, au stade de laconception, afin d’en empêcher ou d’en réduire lesconséquences fâcheuses.Le cours aborde l’aspect théorique des systèmesà comportement linéaires. Les problèmes, sicomplexes soient-ils, se ramènent alors, grâceau découplage des équations de la dynamiquerésultant d’un problème aux valeurs propresgénéralisé, à une série de problèmes élémentairesà un degré de liberté.En pratique, la résolution de ces problèmesélémentaires, généralement en nombre infini,ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


80 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSnécessite le recours à des méthodes approchées,telles que la méthode des éléments finis à la basede la plupart des codes de calcul industriels. Lecours présente les différents aspects duprocessus de calcul en élément finis (dans lecontexte de la dynamique, mais transposablesà d’autres disciplines) en insistant sur le “bonusage” permettant, par des choix appropriés demodélisation et de discrétisation, d’obtenir desrésultats réalistes, avec la précision nécessaire, àun coût et dans des délais acceptables.Programme- types de constructions et de sollicitationsdynamiques. Modélisation. Discrétisation- rappels de résistance des matériaux. Systèmes àun degré de liberté.- systèmes continus (barres, poutres, plaques) etsystèmes discrets : fréquences et modes propres,réponse à une excitation- méthodes approchées : quotient de Rayleigh,méthode de Rayleigh-Ritz, méthode des élémentsfinis- éléments finis en dynamique : types d’éléments,assemblage, conditions aux limites, résolutiondu problème aux valeurs propres généralisé,calcul de la réponse par superposition modale ouintégration directe- Mise en œuvre d’un code de calcul (CATIA V5) etapplication aux mini-projets.N.B. : Ce cours, proposé normalement en deuxièmeannée, est accessible en troisième année, avec lesmêmes objectifs mais des moyens pédagogiquesdifférents, à la demande des élèves n’ayant passuivi cet enseignement mais ayant besoin deconnaissances de dynamique des constructionspour leur stage. Dans cette version de rattrapagecondensée, la partie théorique sera remplacée pardes lectures individuelles assistées et le mini-projetindustriel par la résolution à l’aide de CATIA dequelques problèmes simples.DYNAMIQUE DESFLUIDES NUMÉRIQUES ETEXPÉRIMENTALEResponsable : F. CAUNEAU.ObjectifOuvrir sur deux aspects concrets de la discipline :l’expérimentation physique des mécanismesfondamentaux, l’utilisation des outils de calculpour explorer des solutions techniques. Ces deuxapproches constituent les outils de base utilisésactuellement par les ingénieurs qui conçoivent lesnouveaux systèmes.C’est le cas de l’étude des propulseurs desfusées, des prévisions météorologiques, del’aérodynamique des véhicules, des interactionsentre fluides et structures. Les applications sontinnombrables et touchent tous les domainesindustriels, environnementaux, domestiques…


82 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSÉCOLOGIE ET ENVIRONNEMENTResponsable : M. POULIN.ObjectifCet enseignement a pour but de faire comprendrecomment les activités sociales sont susceptiblesde modifier la structure et le fonctionnement desécosystèmes. Il doit conduire l’élève à considérerl’ensemble des impératifs liés à la gestion dumilieu naturel comme un facteur supplémentaireà prendre en compte dans toute décision de natureindustrielle (ou autre) : il vient se conjuguer auxobjectifs économiques, aux contraintes socialeset juridiques, etc…, et contribuer à donner à cesproblèmes un éclairage original.ProgrammeL’objectif du programme est double :- découvrir et comprendre les principaux processusphysiques, chimiques et biologiques se déroulantdans les milieux naturels- prendre conscience sur des cas concrets del’impact des technologies sur l’environnement etidentifier cet impactPour ce faire, un enseignement magistral estconsacré aux fondements de l’écologie générale,à une initiation au droit et à l’économie del’environnement, et à divers sujets tels quel’environnement atmosphérique, la modélisationdes écosystèmes aquatiques et/ou la gestion desdéchets.Un stage et des visites de terrain sont consacrésà l’observation et à l’étude des différentsécosystèmes, des perturbations anthropiques qu’ilssubissent et des installations correctrices misesen oeuvre (stations de traitement et d’épuration,stockage de déchets, etc…).ÉCONOMIE DE LAGLOBALISATIONResponsable : P.-N. GIRAUD.ObjectifLe cours examine les principales questions d’ordreéconomique posées par la “ globalisation”.Pour chacune, il situe les faits dans une perspectivehistorique, analyse les mécanismes à l’œuvre etles concepts économiques qui permettent de lesinterpréter, examine la manière dont les politiqueséconomiques tentent de s’adapter.Programme1. La globalisation des firmes et la politiqueéconomique des états nations- Mise en perspective historique de laglobalisation et de l’évolution des inégalitésdepuis 1800.- Les concepts clefs de l’analyse de laglobalisation : dépasser ceux de “ l’économieinternationale ”- Les formes actuelles de la globalisation : lesréseaux globaux de firmes, la globalisationfinancière et la globalisation numérique.- Effets de la globalisation actuelle sur lesinégalités internationales et sociales.- Les nouvelles politiques économiques “territoriales ”.- Les oligopoles de réseaux de firmes globalescontre les Etats et les sociétés civiles ?2. Les pays émergents- Perspectives historiques : Japon, Corée,Taiwan- Spécificités dans grands pays émergentsactuels : Chine, Inde, Brésil- Les conditions et les mécanismes durattrapage.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 383- Les firmes émergentes et les réseaux globauxde firme.- Etats, firmes et sociétés civiles dans les paysémergents : un autre modèle ?- Menaces et opportunités pour les firmesd’origine européenne et les territoiresd’Europe.3. Les pays pauvres et l’aide au développement- Perspective historique: les théories dudéveloppement.- Les mécanismes du développement :l’approche par le modèle à quatre capitaux.- Les conditions intérieures et extérieureset du développement. La porte étroite dudéveloppement.- Nécessité et bon usage de l’aide publique audéveloppement.4. Développement durable, biens publics mondiauxet gouvernance mondiale- Rétrospective historique : l’apparition desconcepts de développement durable et debiens publics mondiaux.- Trois exemples : le climat, la stabilitéfinancière, l’OMC- Conclusion : nécessité et difficultés d’une “gouvernance ” mondiale.ProgrammeLe cours est organisé selon le plan indicatif suivant :1. Insuffisance des théories économiquestraditionnelles et nouveaux outils- paradoxes de la vie des entreprises : uneentreprise en difficulté - la conquête d’unnouveau marché – fluctuations et écarts deprix- économie politique de la vigilance : critiquedes fondements des théories traditionnelles –crises et plus values locales – réinterprétationdes théories traditionnelles2. Aspects commerciaux de la vie des entreprises- définition des stratégies commerciales ;éléments de marketing- réseaux de vendeurs et réseaux dedistributeurs3. La productivité de l’atelier4. Eléments de réflexion stratégique- stratégie d’entreprise et identité des agents- quelques méthodes de réflexion stratégique5. Aspects financiers de la vie des entreprises6. Introduction à la théorie des organisationsENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉEÉCONOMIE DE L’ENTREPRISEResponsable : J.-M. OURY.ObjectifL’objectif du cours est de donner une visioncohérente des problèmes économiques au seinde l’entreprise et d’esquisser ainsi un lien entreles différents enseignements dispensés dans ledomaine de l’économie et dans celui de la gestion.Un accent particulier est mis sur les questionstouchant les entreprises jeunes ou en création.


84 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSÉCONOMIE DE L’ENVIRONNEMENTResponsable : M. GLACHANT.Objectif- Connaître et manier des outils de l’économie del’environnement- Acquérir une culture générale sur différentespolitiques environnementales (au niveauclimat, mais aussi eau, déchets, transport etenvironnement...)- Utiliser un formalisme mathématique pouranalyser ces questions (pratique par des exercices)- Faire le lien entre la théorie et les faits (Ex : Enquoi le marché du carbone est-il efficace pourlutter contre le changement climatique ?)Programme- Pourquoi une intervention publique dans ledomaine de l’environnement ?- L’analyse coût bénéfice des politiquesenvironnementales- L’évaluation monétaire des dommagesenvironnementaux- L’efficacité comparée de différents instrumentsde politique environnementale : normes, taxes,permis échangeables- Environnement et commerce international :dumping environnemental- Croissance durable (“ verte ”)- Le rôle du lobbying dans l’élaboration despolitiques environnementales- La négociation internationaleÉCONOMIE INDUSTRIELLEResponsable : F. LEVEQUE.ObjectifL’économie industrielle est la branche de la microéconomiequi s’intéresse à l’entreprise. Elleétudie leurs stratégies et le fonctionnement desmarchés. Pour ce faire, elle élabore et utilise desoutils d’analyse : de la firme, de la concurrence, dupouvoir de marché, de l’intégration, de l’innovation,de la négociation, etc.C’est une économie appliquée qui se situe en amontimmédiat de l’analyse stratégique.L’objectif de cet enseignement est d’apprendreaux élèves les concepts et modèles analytiques debase de cette discipline. Le droit (droit des affaires,droit de la concurrence, etc.) et les décisions del’entreprise (en matière de prix, qualité des produits,R&D, localisation, etc.) sont utilisés comme clefd’entrée pour comprendre l’intérêt de ces outils. Ilsservent également de domaine d’application pourapprendre à s’en servir à travers des études de cas.ProgrammeLe cours est divisé en sept sections :1. la nature de la firme et le droit des sociétés2. l’organisation et la dynamique de l’industrie3. structure de marché et droit de la concurrence4. choix stratégiques de différenciation produit etlocalisation5. fusions/acquisitions et contrôle desconcentrations6. innovation et propriété intellectuelle7. industries de réseaux et régulation.Une séance est consacrée au début del’enseignement à la présentation du travail d’étudede cas à réaliser par les élèves en équipe. Il


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 385s’agit d’analyser une décision stratégique tiréede l’actualité (fusion, acquisition, investissementde capacité, lancement d’un nouveau produit ouservice, etc.).ÉLÉMENTS FINISResponsables : M. KERN, D. RYCKELYNCK.ObjectifLa méthode des éléments finis fait partie du bagageque chaque ingénieur doit posséder, tant elle s’estimposée dans des domaines très divers (mécaniquedes solides et des fluides, thermique, électricité,magnétisme).Le but de ce cours est de présenter les aspectsfondamentaux de cette méthode, vue comme unoutil de base en modélisation, et également dedonner aux élèves les repères pour évoluer dansl’environnement des codes industriels.L’une des originalités de ce cours est son orientationpluridisciplinaire, puisque l’équipe enseignanteest composée de mathématiciens appliqués, et demécaniciens. On pourra ainsi présenter les basesmathématiques de la méthode, et en montrerl’application à des situations réalistes.ProgrammeL’enseignement comprend une partie théorique(avec cours et petites classes), et une partiepratique, basée sur un mini-projet.La partie “cours” comprend un exposé de laformulation théorique de la méthode (10 séances decours et TD), mais aussi celui de sa mise en œuvre(5 séances de cours et TD), et de l’environnementindustriel (5 séances).Les mini-projets correspondent à un tiers ducours. Ceux-ci seront à choisir parmi une liste desujets dirigés soit vers des applications spécifiques,soit vers des développements algorithmiques oumathématiques : dynamique, mécanique statique,contact, thermique, diffusion, mécanique desfluides, adaptation de maillage…Formulation théorique et mise en œuvre de laméthode :- formulation variationnelle : solutions faibles, lienavec les travaux virtuels et le calcul des variations,espaces de Sobolev, théorème de Lax-Milgram- méthode des éléments finis : description de laméthode, exemples d’éléments finis, résultats deconvergence- formulation matricielle : matrices élémentaires,assemblage, conditions aux limites, résolution,algorithmes en mécanique et en thermique.Environnement de calcul :- lien avec la CAO : chaînes de conception- les techniques de maillages : méthodes deDelaunay, frontale. Maillage d’une pièce complexe- les grands codes du commerce : organisation d’uncode de calcul, quelques exemples- Calcul parallèle : machines et algorithmesassociés, solveurs parallèles, décomposition dedomaine.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


86 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSApplications :Les élèves intéressés par des applicationssur pièces réelles utiliseront un grand logicieldu commerce, ou les logiciels des Centres deRecherche de l’Ecole. Ils réaliseront un calculréaliste d’un point de vue industriel. Ceux qui sontplus intéressés par les aspects maths appliquéespourront utiliser une plate-forme de développement,telle que FreeFem++.ÉNERGIES RENOUVELABLESRACCORDÉES AU RÉSEAUResponsable : B. DUPLESSIS.ObjectifLa directive européenne sur les énergiesrenouvelables s’est fixée comme objectif de produire21% de l’électricité en Europe, d’ici à 2010, à partirde moyens de génération non conventionnels. Dansce but, des mesures incitatives de différentesnatures ont été prises un peu partout en Europepour développer la contribution des énergiesrenouvelables et en premier lieu de l’éolien.Pour remplir ses engagements européens etinternationaux en matière de réduction d’émissionde gaz à effet de serre, l’état français s’est fixécomme objectif l’installation de 10 GW à 14 GWde capacité éolienne à l’horizon 2010. Cependant, àla fin de l’année 2004, seulement 415 MW avaientété installés en France. D’importantes incertitudespèsent donc sur l’intégration à grande échelle del’éolien dans le réseau français qui touchent, outrela sécurité du réseau, les aspects de gestion duparc. Des études sont lancées et des outils enphase de développement pour allier la satisfactionde l’équilibre offre-demande à la conduitesécurisée du réseau. D’autres filières moinsmatures frappent également à la porte, telles quele solaire photovoltaïque et la micro-cogénérationà partir de biomasse.L’objectif de ce module est de présenter lescaractéristiques techniques des filières en question,les enjeux économiques et environnementaux soustendus par leur développement ainsi que les acteursindustriels et institutionnels du domaine. L’accentsera mis sur les impacts d’une large pénétrationdes renouvelables sur le réseau.Programme- les Energies Renouvelables (EnR) : Perspectives dedéveloppement dans le contexte européen- structure et fonctionnement des réseauxélectriques- impacts de la Production décentraliséed’Electricité sur les réseaux- raccordement des producteurs indépendants auréseau de distribution- évolutions technologiques des aérogénérateurs- cartographie, prédiction et exploitation de laressource éolienne


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 387- systèmes photovoltaïques connectés au réseau- l’énergie solaire : vers des bâtiments à énergiepositive- financement des projets EnR par les mécanismesde développement propre.Les conférences sont assurés par l’équipeenseignante du CEP ainsi que par de nombreuxconférenciers industriels (EDF, Total, Areva, Vestas,Tecsol, OME, …). Une table ronde organiséeen fin de semaine regroupe des directeurs ouresponsables stratégiques de sociétés du secteurénergétique et des acteurs institutionnels.ÉTHIQUE DES MULTINATIONALES :RESPONSABILITÉ DANSLES RELATIONS NORD-SUDResponsable : C. RENOUARDObjectif- affiner la connaissance par les étudiants dedifférents enjeux éthiques et politiques liés àl’activité des multinationales dans les pays duSud- proposer une évaluation des champs légitimesde responsabilité des entreprises et favoriserune compréhension de ce que peut être unedémarche en éthique sociale à distance d’uneéthique instrumentale comme d’une moralesurplombante- améliorer la perception des marges demanœuvre des acteurs individuels et collectifset permettre une réflexion et un débat critiqueavec différentes parties prenantes de l’activitédes firmes : donner aux futurs cadres de groupesindustriels présents dans des pays émergentsdes outils permettant la mise en œuvre d’unedémarche socialement responsable.ProgrammeLe cours est composé de trois temps :I. - Quelle fonction de l’entreprise pour queldéveloppement ?- Le projet politique du développement durablecomme outil de discernement éthique pourl’entrepriseII. - De quoi rendre les multinationalesresponsables ?- Une réflexion sur les différents champs deresponsabilité des entreprises multinationalesvis-à-vis du développement des pays du Sud- Responsabilité économique de l’entreprisevis-à-vis de la création durable de richessesau Sud: étude d’impact, fiscalité, transfertsde savoirs-faire, essaimage d’entreprises...- Responsabilité sociale de l’entreprise à l’égarddes salariés : formation professionnelle,qualité de vie des salariés et dialogueinterculturel- Responsabilité sociétale de l’entreprise àl’égard de son environnement naturel ethumain : gestion des effets sur les soustraitants,clients et fournisseurs, gestion desdommages collatéraux sur les populationslocales et les écosystèmes.- Responsabilité politique de l’entreprise :gouvernance, droits de l’homme, lutte contrela corruptionIII. - Comment rendre les multinationalesresponsables ?- Responsabilité personnelle et responsabilitésociale: la formation éthique des cadres.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


88 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSEUROPE UTILE : UNE APPROCHEINDUSTRIELLEResponsable : R. LERAY.ObjectifFaire connaître aux élèves les processus de prisede décision dans l’Union Européenne d’une façongénérale d’abord, puis, en orientant exposés etinterventions délibérément vers des besoins et butsindustriels. Présenter et faire réagir, sur les activitésde grands groupes français face aux opportunitéset enjeux ouverts par le développement de l’UnionEuropéenne.ProgrammeSix modules successifs et cohérents :- l’immersion - visites : Commission, Parlementeuropéen, Conseil des Ministres, représentationpermanente (à Bruxelles)- le labyrinthe communautaire. comprendre pouragir - aspects institutionnels- les politiques génériques - concurrence,recherche, innovation, marché unique, commerce,environnement, société de l’information- le lobbying- synthèse et conclusion politique.ÉVALUATION DES COÛTSResponsable : F. KLETZ.ObjectifFaire connaître les principales difficultés pratiquesauxquelles se heurtent la définition et la mesuredes coûts ; faire comprendre pourquoi le calcul descoûts et leur usage comme moyen de jugementpeut être une source d’erreurs et de conflits ;faire comprendre que toute appréciation, dansle domaine économique, est irréductiblementmarquée par la subjectivité de celui qui l’émet,et que malgré cela il est possible de formuler detelles appréciations en termes scientifiquementrigoureux.Programme- difficultés de l’évaluation des coûts : le crédit, lesconsommations intermédiaires, les biens durables- les coûts en comptabilité- le coût des biens durables- coûts et logique d’acteurs- définition générale des coûts- l’inscription du calcul des coûts dans une situationorganisationnelle- exemples d’application.FINANCE D’ENTREPRISEResponsable : S. GAND.ObjectifL’objectif du cours de finance d’entrepriseest d’initier les élèves à la logique et auxproblématiques financières rencontrées par lesentreprises. Il s’agit de doter les élèves d’outilsd’analyse et d’action financiers, de les mettre enperspective dans l’environnement économiqueet financier contemporain des entreprises et deprendre du recul critique quand aux méthodesproposées.Le cours aborde les thématiques majeures definance d’entreprise :- Comment juger de la santé financière et desperspectives de développement d’une entreprise ?Quelles démarches, méthodes et outils d’analysefinancière ? Comment construire un plan definancement ?- Par quelles ressources financières une entreprisepeut-elle se financer ? Certaines sont-elles


90 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS- les installations de conditionnement et destockage des déchets radioactifs.Dans chacun de ces domaines, l’enseignement apour but d’apporter :- la maîtrise des principaux phénomènes régissantchaque système et de leur importance relative- les ordres de grandeur des paramètres physiqueset techniques spécifiques à chacun d’eux.Programme- énergie nucléaire : l’industrie nucléaire dansle monde ; aspects économiques ; problèmesd’environnement- centrales nucléaires : principes defonctionnement, sous ensembles ; combustibles,critères de choix, tenue sous irradiation ;réacteurs à eau sous pression ; réacteurs àneutrons rapides ; autres types de réacteurs- neutronique : réactions nucléaires et sectionsefficaces ; diffusion et transport ; cinétique etpilotage- cycle du combustible : uranium naturel, mines,extraction ; enrichissement de l’uranium ;fabrication des combustibles ; retrait descombustibles usés ; conditionnement et stockagedes déchets- sûreté nucléaire : principes généraux ;radioprotection- scénarios d’accidents.GEOINTELLIGENCE FOR NATURALRESOURCES EVALUATION ANDSUSTAINABLE MANAGEMENTResponsable : T. ROUSSELIN.Course objectivesThis course provides an introduction to theproblems of knowledge extraction and multicriteriondecisions based on available satelliteimagery, digital maps and open sources on thenet (with an emphasis on data gathered withvirtual globes : Google Earth, ...). It is particularlyfocused on practical applications to the sustainablemanagement of renewable natural resourcesand their political, environmental and economicevaluation (oil & gas and mining investments,water resources, agri-business and environmentalproblems). Based on a real oil exploration casein Chad with strong political, economic andenvironmental issues, the course offers a mixof teaching sessions (offering basics on thevarious techniques involved), presentations of thecase by thematic experts (petroleum geologist,cartographer, geographer, journalist, banker, lender,environmental risk expert, NGO representative...)and labs (practical) including hands-on initiationto remote sensing, data integration techniques,resource economic evaluation, environmentalaccounting and multicriteria mediated decisions.The course is given in English, and has variousgoals:- First, to open the minds of participants to themany facets of geospatial data (with a particular


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 391focus on earth observation from space) and how touse them in decision processes using the wealthof information available on the web ;- Second, to develop a practical experience in waysof extracting useful knowledge regarding naturalresources management using on-line softwarecollaborative techniques;- Last, to understand the complexity of resourcesevaluation and project decisions and themediation of different views using multicriteriadecision analysis, especially in decisions wherethere is no “easy” solution to balance opinionsand conflicts between different socio-economicalactors (oil companies, governments, financialinstitutions, NGOs, local citizens).Case study: Students will have two days of sessionson processing data and solving a practical casein the sustainable development of new oil fields.They will have access to the case history, satelliteimagery and a complete geospatial data base. Theywill have professional software (training versions)for data management and combination and formulti-criterion decision analysis. Students will beorganized in project teams, each team providinganalysis for one party (western oil company;Chinese oil company; local governments; WorldBank; NGOs; ...). At the end during a mediationsession, each team will propose its analysis forvarious development scenarios.Programme to be followedTechnical lectures: Principles of economicgeointelligence - Open source and geospatialinformation on the net - Remote sensing -Geographic Information management - Petroleumgeology and geophysics - From oil finds to fullcycle economics - Environmental and pipeline risks- multicriterion decision analysisCase study lectures: Chad and its neighbours - TheExxon-Chad project - The Chinese oil projects -Future development scenario - Environmental riskand local hydrology - The Darfur crisis contextGÉOMÉCANIQUE ET GÉOLOGIEDE L’INGÉNIEURResponsable : R. COJEAN.ObjectifLe cours comporte deux parties qui font appel àdes connaissances de base dans le domaine dessciences de la Terre, des sciences mécaniques etdes sciences hydrologiques. La première partieprésente les fondements de la géomécaniquedans le cadre de la mécanique des matériauxdéformables. Les caractéristiques de déformabilitéet de résistance des sols et des roches sontétudiées. Les comportements rhéologiques de cesgéomatériaux sont reliés à leurs caractéristiquespétrographiques (minéralogiques et texturales).La deuxième partie présente les processusclassiques de déformation et de rupture à l’échelledu massif de sol ou du massif rocheux, mettantl’accent sur l’adéquation nécessaire d’un modèlenumérique avec une réalité physique contrôléepar des paramètres géologiques, structurauxENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


92 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSet géomécaniques. Diverses applications sonttraitées, en rapport avec l’intervention classique del’ingénieur dans le domaine de l’aménagement duterritoire au sens large : conception des ouvrages degénie civil, exploitation des ressources naturelles,problèmes environnementaux.L’enseignement comporte à la fois des exposésde courte durée et des travaux dirigés sous formed’exercices et d’études de cas.Programme1) Les concepts de base de la géomécanique: - Lessols et les roches : géomatériaux polyphasiques.Identification minéralogique, texturale etgéotechnique. Caractérisation du milieuporeux ; - Comportements rhéologiques des solset des roches en rapport avec les paramètresminéralogiques et texturaux. Comportement dessols granulaires (frottement solide, dilatance,...).Comportement des sols fins (relation eauminéral,compaction diagénétique, fluage dessols fins,...) ; - Comportements à court terme etlong terme des sols saturés. Consolidation ettassement des sols fins (modèle de Terzaghi) ;- Grandes déformations et rupture des sols etdes roches. Processus d’endommagement etde localisation des déformations. Déformationet rupture progressive (modèle de Bjerrum) ; -Comportement des sols métastables : loess etargiles sensibles ; - Comportement des solset des roches sous sollicitations dynamiques.Phénomènes de liquéfaction ; - Comportementmécanique des discontinuités dans les massifsrocheux.2) Les applications géologiques et géotechniques :- Problèmes géologiques et géotechniquesrelatifs à la ville de Paris. Etudes de cas(Butte Montmartre, Quartier de Passy, …) ; -Phénomènes de subsidence et de tassement.Etudes de cas (Osaka, Mexico, Pise, ...) ; -Mouvements de versants : analyse, modélisationet prévention. Etudes de cas (La Clapière,Séchilienne, ...) ; - Problèmes géologiques etgéotechniques relatifs aux fondations de piles deviaducs. Etudes de cas (viaduc de Millau, viaducde l’Ebron - A51, …) ; - Problèmes géologiqueset géotechniques relatifs aux tunnels. Etudes decas (Eole, Météor, tunnel sous la Manche, tunneldu Mont d’Ambin, …) ; - Problèmes géologiqueset géotechniques relatifs aux barrages. Etudesde cas (Mont Cenis, Vaïont, Malpasset, TroisGorges, …) ; - Dimensionnement des grandstalus rocheux de mines à ciel ouvert. Etudes decas (Maroc, Brésil, Iran, Chine, ...).GÉOPHYSIQUE D’EXPLORATIONResponsables : P. PODVIN, H. CHAURIS.ObjectifL’exploration/production pétrolière est de très loinle principal domaine d’application industrielle desméthodes géophysiques d’exploration du soussol.L’enseignement propose une brève initiationà ces méthodes, l’accent étant principalementmis sur la mise en œuvre (acquisition, traitementet interprétation) de l’imagerie sismique desstructures sédimentaires.Des applications industrielles seront présentées parun ingénieur d’une compagnie pétrolière.ProgrammeLes méthodes géophysiques pour l’exploration.Place des méthodes sismiques, relations avec lasismologie - L’imagerie sismique : enjeux, objectifs,contexte industriel et applications académiques -La physique sous-jacente : propagation des ondes


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 393élastiques dans les milieux hétérogènes, principalesapproximations et ordres de grandeur, le problèmeinverse sismique - L’acquisition des données et lesprétraitements - Les traitements conventionnels(sommation et imagerie “en temps”) - Sismiquede puits, calage et conversion temps profondeur- Imagerie structurale des milieux complexeset traitements “en profondeur” - Sismiquequantitative et propriétés pétro physiques desréservoirs - Exemples d’applications industrielles(“case studies”).Prolongement possible : un stage de mise enœuvre d’autres méthodes géophysiques aux petiteséchelles sur le terrain sera proposé sous formed’E.S. au 6ème semestre (cf. ci-après). Les deuxenseignements sont indépendants.ProgrammeL’enseignement se déroulera hors-murs pendantune semaine, en salle, sur ordinateur et sur leterrain.- Cours introductifs : notions fondamentales,méthodes de prospection, cas d’études (méthodesmagnétiques, électriques, électro-magnétiques,sismiques)- TD : préparation aux acquisitions, traitements,interprétation- Terrain : acquisition de plusieurs types de donnéesgéophysiques, observations géologiques.La mise en œuvre expérimentale et le traitement desdonnées seront réalisés par petits groupes. L’espritd’initiative des élèves sera fortement sollicité surle terrain, ainsi que pour la synthèse des résultats.GÉOPHYSIQUE DE LASUBSURFACEResponsables : H. CHAURIS, M. NOBLE.ObjectifLe but de l’enseignement est de placer les élèvesface à un problème concret de prospectiongéophysique sur un site dont l’enjeu est à découvrirpendant le stage. Un accent particulier sera mis surl’importance d’une démarche quantitative.Quatre objectifs sont visés :- acquérir les notions de base de la prospectiongéophysique- utiliser ces notions pour concevoir et mettre enœuvre l’acquisition de données sur le terrain,sensibilisation à la qualité de la mesure- se familiariser avec les outils de traitement desdonnées acquises- interpréter les résultats, les confronter àl’observation géologique, et dresser un bilan.GÉOSTATISTIQUEResponsable : H. WACKERNAGEL.ObjectifCe cours vise à donner les éléments de base pourla modélisation mathématique de phénomènesrégionalisés par des méthodes probabilistes. Ilfournit également une première introduction à lagéostatistique.ProgrammeLe cours est basé sur trois modèles prototypesstochastiques spatiaux, à savoir les processus dePoisson, le modèle booléen et celui des fonctionsaléatoires gaussiennes.- Deux jours sont consacrés à l’étude d’ensemblesaléatoires, en particulier à leurs propriétésgéométriques et à leur simulation.- Trois jours s’appuyent sur le modèle desfonctions aléatoires gaussiennes et s’intéressentnotamment aux techniques de régression spatialesENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


94 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS(krigeage) et aux simulations (non-conditionnellesou bien sous contraintes).Le cours, constitué pour moitié par desenseignements théoriques, comprend également desséances d’exercices et de travaux pratiques avec lelogiciel domaine public R (www.r-project.org).GOUVERNANCES DESENTREPRISESResponsable : B. SEGRESTIN.ObjectifLes ingénieurs sont appelés à travailler dansdes entreprises très variées, avec des formes,des objectifs et des règles de gouvernance trèshétérogènes. La gouvernance renvoie par exempleaux questions suivantes : comment sont nomméset évalués les dirigeants ? A qui doivent-ilsrendre des comptes ? Comment sont décidéesles orientations et les finalités de l’entreprise ?Selon les représentations de l’entreprise qui sontmobilisées, les réponses à ces questions peuventêtre très différentes. Et dans les faits, elles ontdes implications considérables sur les entreprises,leurs stratégies, les carrières qu’elles offrent ouencore leur impact social et environnemental.Les options possibles et souhaitables font l’objetde débats très importants, et qui sont d’autantplus d’actualité que des formes innovantes degouvernance sont aujourd’hui expérimentées pardifférentes entreprises.Dans ce contexte, le cours vise à - Initier auxproblématiques de gouvernance et à leursimplications - Présenter la diversité des schémasde gouvernance et leurs fondements - Fournirles repères et donner des outils pour analyserdes schémas de gouvernance et participer à leurconception ou leur évolution.ProgrammeLe cours partira de l’entreprise “ moderne ” (la “grande entreprise ” du 20ème siècle) en situantson émergence dans l’histoire en lien avec lesquestions d’innovation et le rôle des ingénieurs.Sur la base de cette caractérisation générale,différents schémas de gouvernance seront étudiés,ils soulèvent à chaque fois des questions de fondet donnent lieu à une variété d’outils. Le courscomportera ainsi plusieurs modules :- “L’entreprise actionnariale”- “L’entreprise participative”- “L’entreprise en co-détermination”- “L’entreprise à mission”Dans chaque module, le cours articulera plusieursapproches :- Des éléments de cadrage théorique pourcomprendre les fondements et les termes du débat(A qui rendre des comptes ? Shareholders versusstakeholders ; quels droits sur les résultats ? Quelstatut pour les dirigeants ? Quelle finalité del’entreprise ?),- Des études de cas (cas types comme uneentreprise en S.A., une coopérative en biotech,une entreprise “à l’allemande” comme Allianz…),et des dispositifs de gestion comme - : ISO 26000 ;reprise en LBO par les salariés ; Benefit corp…) ;- Des problèmes permettant de discuter etd’aménager un schéma de gouvernance dans uncontexte donné (ex. systèmes de participation,répartition des droits de vote, définition de l’objetsocial, etc.).


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 395HEALTH AND MEDICINE -SOCIAL, POLITICAL AND ETHICALISSUES AT NATIONAL ANDEUROPEAN LEVELSResponsable : V. RABEHARISOA.ObjectifThe domaine of health and medicine is currentlyconfronting a series of transformations: theincreasing entanglement between biologicalsciences and medical practice; the emergence ofnew actors (patient organizations, health safetyagencies) who actively intervene into biomedicalactivities and health issues, the development ofethical concerns on medical experimentation andresearch protocols.The course aims at providing an understanding ofthese transformations, with a particular focus ontheir social and political relevance both at nationaland European levels. No prerequisite is requested,except an interest in biology and/or medicine.Programme to be followed- “Microbes and Men”: What is Biomedicine?- Practicing Biomedicine- Patients’ Participation in Biomedical Activities- Visit to Généthon and I-Stem laboratory- Mapping and Analyzing Patient Organizations- Ethics of Biomedical Practices: Examples fromThe Netherlands- European Research Policy in BiomedicineHYDROGÉOLOGIEResponsable : E. LEDOUX.ObjectifAu niveau des connaissances particulières, il s’agitd’acquérir les connaissances pluridisciplinaires desphénomènes liés au cycle de l’eau dans le milieunaturel et plus particulièrement dans le milieusouterrain. Partant d’une approche naturalistedécrivant les objets et les mécanismes, il est montrécomment il est possible de les modéliser pouraboutir à une approche quantitative permettant àl’ingénieur de prévoir, de gérer et de maîtriser.Programme- concepts de systèmes hydrologiques : milieusaturé, milieu non-saturé, interface solatmosphère,- notions de mécanique des fluides en milieuporeux,- notions sur le transport en milieux poreux :transferts de solutés et de chaleur, chimieaquatique, interactions eau-roche,- élaboration des équations générales de transfert,- présentation de solutions analytiques classiqueset aperçu sur les méthodes numériques derésolution,- traitements de problèmes appliqués dans ledomaine de ressources en eau, du génie civil, dustockage souterrain, de la pollution des nappesaquifères et de la géothermie.Sur le plan des connaissances générales del’ingénieur, le cours représente un exemple dupassage d’une approche naturaliste vers uneapproche de physicien qui débouche vers desapplications à des problèmes actuels posés dansle domaine de la géologie appliquée.INFORMATIQUE FONDAMENTALEResponsable : P. JOUVELOT.ObjectifLes objectifs de ce cours d’introduction auxprincipes fondamentaux de l’informatique sont :- introduire des connaissances qui seront toujoursvalables dans dix ansENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


96 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS- exhiber les limites intrinsèques de l’outilinformatique- rapprocher classes de problèmes et familles desolutions techniques- donner des clefs pour choisir parmi les différentsoutils formels existants- … et, surtout, s’amuser et se surprendre.Pré-Requis : L’essentiel des sujets exposés nesupposera aucune connaissance spécifiqueparticulière, hormis un minimum d’intérêtgénéral pour la formalisation des concepts,une connaissance des principes de base de laprogrammation abordés en première année … etune bonne dose de curiosité.Programme- introduction : limites de l’informatique, notionde problème, notion de résolution effective(incomplétude, décidabilité), langages, modèlesopératoires- modèles de calcul : machines de Turing, notionde calculabilité, calcul, systèmes de réécriture,équations diophantiennes, thèse de Turing/Church, équivalences ; application aux paradigmesde programmation (impératifs, fonctionnel, objet,logique)- définitions des langages de programmation :syntaxe, typage, notion de point-fixe, sémantiqueopérationnelle (McCarthy, 1963), sémantiqueaxiomatique (Hoare, 1969), sémantiquedénotationnelle (Milne et Strachey, 1976)- complexité : types de complexité, nondéterminisme, complexité temporelle, problèmesNP-complets, théorème de Cook, complexitéspatiale,théorèmes de hiérarchies- aspects avancés : randomisation, informatiquequantique, calcul ADN.INGÉNIERIE DU RISQUEResponsable : T. TANZI.ObjectifLes sociétés modernes sont confrontées à lamaîtrise des risques technologiques majeurs. A luiseul, un accident industriel majeur peut déstabiliserune activité économique ou mettre en état dechoc la société toute entière. Le cours propose unapprofondissement sur :- la prévention : conception de systèmes dont lesdéfaillances sont les moins graves et les moinsfréquentes possibles.- la préparation du terrain humain à une meilleurecohésion, à une bonne connaissance desresponsables concernés et à la mise au point deplans d’intervention adaptés et opérationnels.- la gestion des crises en temps réel.- la relecture critique des crises permettantd’améliorer les trois niveaux précédents.ProgrammeLe programme de l’enseignement est répartientre des conférences des acteurs publics etprivés concernés par les risques technologiques(administrations, entreprises, associations), desétudes de cas et des visites industrielles. Il abordenotamment :- l’analyse des risques technologiques majeurs- la prévention des risques chimique et nucléaire- le rôle des administrations techniques concernées(ministère chargé de l’environnement, autorité desûreté nucléaire…)- la gestion de crise (définition, simulation decrises...).


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 397INITIATION À LA BIOLOGIE ETAUX BIOTECHNOLOGIESResponsable : V. STOVEN.ObjectifL’ordre biologique possède une dualité structuraleet fonctionnelle, statique et dynamique. Les deuxtypes d’ordre structural et fonctionnel interagissentde façon permanente et sont tous deux dépendantsde l’information génétique où hérédité et variationse combinent, et expliquent une évolutionpermanente vers la complexité.La complexité déjà atteinte par l’évolution reposesur une unicité chimique, structurelle, métaboliqueet énergétique, et informative qui englobe le passéet ses expériences, historique du vivant, mais quise traduit par une extraordinaire diversité desorganismes vivants. La compréhension de cessystèmes nous permettra également de mieuxcerner l’intérêt de leurs applications industriellesque nous aborderons à titre illustratif.ProgrammePour comprendre cette organisation et safinalité, le cours d’initiation à la Biologie et auxBiotechnologies va aborder successivementl’unicité du vivant, puis sa diversité.Unicité chimique : La vie est née progressivementd’un réarrangement de quelques moléculeschimiques de la planète qui a débouché sur desstructures moléculaires propres à la vie. Les acidesnucléiques sont porteurs de l’information qui setraduit en protéines, qui permettent la biosynthèsede deux autres biopolymères polysaccharides etlipides, réserves d’énergie et de matières premièresbiologiques. Dans cette unicité chimique seretrouvent les deux ordres, structurel et fonctionnel.Unicité structurale : La cellule unité vitalefonctionnelle. Grâce à leur structure lesbiopolymères s’organisent en unitéssupramoléculaires, souples et mouvantes, quidébouchent sur une construction cellulaire dontles grands principes organisateurs se retrouventdans toute cellule vivante, représentatrice del’organisme, et qui expliquent sa fonctionnalité.Unicité métabolique et énergétique : Le vivant estun système ouvert obéissant au deuxième principede la thermodynamique ; il reçoit de l’extérieurmatière et énergie pour construire un ordrenouveau, ordre nouveau métastable dont “l’étatde stabilité est la mort”.Unicité informative : Le flux informatif et lagénétique : toute cette organisation n’est quel’expression d’un flux informatif qui se caractérisepar son aptitude remarquable à l’autoréplicationde sa structure informative (l’ADN) et sa traductionen protéines fonctionnelles. Ce descriptif du fluxinformatif permet de comprendre l’hérédité descaractères et son évolution vers la diversité.La deuxième partie du cours aborde quelquesexemples de cette diversité qui se traduit en unemultitude d’espèces du règne animal et végétalmais aussi en un ensemble de micro-organismesENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


98 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSqui malgré leur petite taille représentent 25% dela biomasse du vivant.Le cours d’initiation insiste sur la diversité deces micro-organismes : bactéries, champignonsinférieurs et les virus, suborganismes qui sontdes “pirates” de l’information génétique. Il abordeégalement les cellules d’organismes supérieurs(animaux et végétaux) qui sont pour nous des outilset des moyens permettant grâce à la recombinaisongénétique de modifier le programme génétique deces espèces (plantes et animaux transgéniques).INSTITUTIONS POLITIQUESResponsable : P. BINCZAK.ObjectifCe cours a pour objet d’apporter :- Une vue d’ensemble des institutions et de la viepolitique françaises pour bien comprendre leurfonctionnement.- Des éléments d’information et de réflexionsur les institutions politiques des grands paysoccidentaux.- Une initiation aux structures politiques de l’Unioneuropéenne.Il ne requiert pas de connaissances particulièresau départ, mais suppose simplement un minimumd’intérêt correspondant à la lecture de la pressequotidienne ou hebdomadaire.Programme1. Politique, pouvoir, et encadrement politique, lasignification du droit constitutionnel2. Origine de la Ve République ; la Ve République etles cycles constitutionnels3. Les trois pouvoirs (l’Exécutif, le Législatif, et leJudiciaire)4. Équilibre et contrôles.5. Système européen et système français :prospectives.Les comparaisons internationales et les référenceshistoriques ne seront pas traitées à part, maisdéveloppées à l’occasion des thèmes abordés.INTELLIGENCE ÉCONOMIQUEResponsables : P. CANSELL, M.-C. FONT.Objectif“L’intelligence économique (le mot “Intelligence”,est pris au sens anglais du terme, de renseignement)peut être définie comme l’ensemble des actionscoordonnées de recherche, de traitement etde distribution en vue de son exploitation, del’information utile aux acteurs économiques. Cesdiverses actions sont menées légalement avectoutes les garanties de protection nécessaires àla préservation du patrimoine de l’entreprise, dansles meilleures conditions de qualité, de délais etde coût.” L’intelligence économique est devenueun thème incontournable pour les décideurséconomiques, les chefs d’entreprises et même lespouvoirs publics dans un contexte international derivalité économique exacerbée.Le cours est une introduction à un aspectfondamental de la vie en entreprise : la gestionde l’information (acquisition, traitement, diffusion,utilisation), et des connaissances.Le cours vise donc à :- souligner à l’importance de l’information dans lavie économique, en France et dans les principauxpays du monde- former à une méthodologie basique de collecte,traitement et diffusion de l’information- faire s’exercer sur certains outils importants derecherche et traitement de l’information


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 399- entraîner à collecter l’information sur le terrain- faire acquérir des réflexes élémentaires deprotection, d’eux-mêmes et de leur entreprise- attirer l’attention sur les tentations faciles dedérapage déontologique.Programme- l’essentiel de l’enseignement sera fait sousforme d’études de cas permettant l’utilisationdes sources d’information les plus variées- quelques interventions de spécialistesillustreront certains aspects (protection, guerreéconomique, économie de l’information)- des exemples réels d’entreprises serontprésentés.INTERNATIONAL MANAGEMENTResponsable : E. BOXENBAUM.ObjectifManagers increasingly face situations in which theyneed to take cultural factors into consideration.Whether they work for a multinational corporation,a company in a foreign country, or a companythat recruits internationally, managers engagefrequently in work relations with superiors,colleagues, and subordinates whose behaviorand expectations are sometimes unfamiliar tothem. This course provides insight into the culturaldynamics of managerial work, such as recruitment,promotion, remuneration, team work, and conflictresolution. Using different analytical frames ofreference, the course examines case studiesfrom a variety of cultural contexts with the aim ofincreasing cultural competency.ProgrammeThe course will be given in English.Session 1. Introduction to course and exam.Session 2. Working abroad.Session 3. Mergers and Acquisitions.Session 4. Collaboration across national borders.Session 5. Recruitment and promotions.Session 6. Exam.INTRODUCTION À LA FINANCEDE MARCHÉSResponsables : M. ARMSTRONG, A. GALLI.ObjectifCe cours est une introduction générale à la financede marchés. Il a comme fil directeur la vie d’uneentreprise, de l’idée de son fondateur à des fusionsacquisitions,en passant par le financement de sacroissance. A chaque étape est analysé commentl’entreprise utilise des instruments financiers pourlever des fonds et gérer ses risques. En parallèle,sont analysés le fonctionnement des institutions quicréent ces instruments et des marchés sur lesquelsils s’échangent : les marchés de titres de dette,les marchés d’actions, les marchés d’instrumentsdérivés, ainsi que la manière dont les marchésfinanciers évaluent les entreprises. Enfin, on meten perspective le rôle de la finance dans l’économieet on traite des questions polémiques que suscitela finance de marchés : la spéculation, l’instabilitéet les risques de crises systémiques. Une séanceest animée par des professionnels de la finance quiprésentent des études de cas.Programme- Séances 1 & 2 : Introduction- Séances 3 à 16 : Bourses d’actionsENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


100 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSObligations - Produits dérivés - CAPM -IPO, OPA, Fusions-Acquisitions - Agencesde notation - VaR - Arbitrage - Marchésd’électricité- Séances 17 & 18 : ConclusionsINTRODUCTION À LA GESTIONDES RISQUESResponsable : V. SANSEVERINO-GODFRIN.ObjectifL’objectif de cette introduction aux sciences desrisques est de sensibiliser les élèves à la complexitéde l’évaluation et de la gestion des dangers, autravers d’un parcours en trois étapes :- acquérir des formalismes de base et deséléments de réflexion sur le rôle de l’ingénieur :responsabilité, retour d’expérience, aide à ladécision, expertise et négociation, initiation auxméthodes d’évaluation des risques- s’initier à l’analyse des risques, par l’étude dequestions d’actualité, de catastrophes passées,de ”cas d’école” en compagnie des acteurs de lagestion des dangers- appréhender la globalité de la gestion desdangers et sa complexité liée à la présence dedifférents niveaux d’organisation : politique etstratégie du risk management, managementHygiène - Sécurité - Environnement, Audit,Retour d’expérience...ProgrammeL’enseignement se déroule sous forme d’unepériode bloquée d’une durée de cinq jours. Ilcomprend des cours magistraux, des études decas. Outre des enseignants-chercheurs des MinesParisTech, le cours fait appel à des intervenantsextérieurs.- “ Risques, gouvernance et responsabilité ”.Présentation des fondements historiques,théoriques et méthodologiques de la disciplineet du contexte juridique (outils et responsabilité).- “ Outils et méthodes”. Présentation du conceptde sécurité industrielle et des méthodesd’analyse des risques industriels.- “ Les facteurs humains et organisationnels”.Contribution de la sociologie à la fiabilité dessystèmes industriels. Analyse d’accidentsindustriels (Tchernobyl, Challenger). L’aprèsmidiest consacrée aux modèles d’analysedes incidents dans une centrale nucléaire,intégrant les facteurs techniques, humains etorganisationnels- “ Gestion de crise”. Un exposé relatif auxmodalités de gestion de crise est complétépar la visite du centre de commandement de laPréfecture de Police de Paris et par l’interventiond’un opérationnel relatant ses expériences deterrain.- “ Retour d’expérience et synthèse de la semaine”. Cette dernière journée aborde le thème del’apprentissage par l’expérience. La synthèse desprincipaux acquis du cours clôt cette semaine deformation.INTRODUCTION AUXNANOMATÉRIAUXResponsables : D. JEULIN, A. THOREL.ObjectifCe cours n’est pas un cours de physique du solide- même s’il y fait évidemment référence-, et n’estpas organisé de façon académique ; il favoriserésolument les aspects applicatifs et présente


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3101largement les avancées spectaculaires dont lesnanomatériaux sont et seront à l’origine dans lasphère industrielle, et donc dans notre vie de tousles jours. On abordera successivement dans ce coursla synthèse des nanomatériaux, leur caractérisation,la modélisation de leur comportement et l’onprésentera certaines applications parmi celles quisont les plus en pointe. Les raisons pour lesquellesles nanomatériaux présentent des propriétésparticulières et étonnantes sont aussi celles pourlesquelles ils peuvent éventuellement être nocifs;l’absence actuelle de normalisation ne contribuepas à éclaircir le débat à ce sujet. Les aspectstoxicité seront abordés au niveau de la fabrication,de la mise en œuvre et de l’utilisation ; on enanalysera les risques, et on introduira les enjeuxindustriels et sociétaux dont ils font l’objet.ProgrammePlan du cours :- Introduction générale- Synthèse, élaboration- Caractérisation- Modélisation à l’échelle moléculaire- Modélisation morphologique et passage nanomacro- Applications Couleur- Applications en Sciences des Matériaux- Applications Dépollution, Nanoporeux etCatalyse- Applications en Energie- Applications Electro-magnétiques- Applications Electro-magnétiques (permittivité,nanotubes, metamatériaux…)- Prospective, enjeux industriels et sociétaux,Analyse de risques, Toxicité.INTRODUCTION TO VALUECREATION IN INDUSTRYResponsables : G. BAUDRY, J. HAZAN.Course objectivesEvery day, the economic press is full of headlineson industrial groups announcing major businessdecisions of the likes of mergers & acquisitionscapital investments, innovative product launches,differentiation, geographic expansion, costreduction programs, etc. . These business decisionshave their foundation in value creation mechanisms.As future talents; students need to have a good firstunderstanding of these mechanisms. The course’sobjective is to expose students to value creation inindustry, being able to answer such questions as:- Why does this company want to acquire this othercompany?- How can consumer insights influence industrialstrategies (plants, technologies)?As with MBA courses, the course will be deliveredthrough a mix of theory (1/3 of lectures), casestudies(1/3 of lectures), and recent real-lifeexamples (1/3 of lectures), chosen in variousgeographies (predominantly in Europe) andindustrial sectors (construction materials, etc).Programme to be followedThis course is structured around business theoryand real life examples reflecting this theory. Theorymodules will cover:1. Introduction to value creation principles –profitable growth2. Introduction to growth levers (market growth vs.market share growth ;organic vs. acquisition)and profitability levers (cost leadership anddifferentiation strategies)ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


102 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS3. Growth levers: market growth vs. market sharegrowth4. Growth levers: organic vs. acquisition5. Profitability levers: cost leadership6. Profitability levers: differentiation strategiesWe will of course use some traditional businessframeworks (e.g. Dupont analysis, Porter’s fiveforces, learning curves) and add to them moreadvanced concepts (profit from the core, adjacencygrowth, Net Promoter Score, cultural assessment,etc). Each module will then be illustrated by a casestudy and recent real-life examples.LE LANGAGE C++Responsable : V. ROY.ObjectifC++ est devenu le langage industriel normaliséincontournable. En effet, il combine les grandesqualités des langages de haut niveau orientésobjets à la puissance des langages proches de lamachine. Comme toutes les applications comportentdes contraintes de temps d’exécution et d’espacemémoire, il permet l’implémentation des logicielsqui nécessitent une manipulation directe descibles matérielles (systèmes d’exploitation, driversde périphériques, réseaux,...) tout en apportantl’expressivité, la réutilisation, la maintenance, lasimplicité d’évolution, la facilité de test, la gestionde gros projets, le passage à l’échelle, la stabilitédes codes écrits et la portabilité.C++ est un langage généraliste à large spectre.Ayant été intensivement utilisé dans de nombreuxdomaines, il devient désormais possible de l’utiliserefficacement dans les applications qui imbriquentune grande variété de disciplines : réseau, calculnumérique, applications graphiques, interfacesutilisateur, etc. C++ est un des langages deréférence des logiciels libres Open Source.C++ est un des principaux langages utilisés dansle monde industriel et dont la connaissance estindispensable à tout futur ingénieur désireuxde s’impliquer dans les nombreux domainesconnexes aux technologies de l’information et dela communication.ProgrammeDans le cours nous aborderons exhaustivementtoutes les constructions du langage. Lors de travauxpratiques, l’accent est mis sur l’apprentissage dulangage lui même, en dehors d’environnement deprogrammation intégré, afin que les mécanismesde compilation, d’édition de liens, de débogageet d’exécution soient bien compris. Nous feronségalement une démonstration d’un environnementde programmation intégré afin d’en montrer lesspécificités et les différences. Le petit nombred’élèves de ce cours nous permet de l’adapter auniveau de chacun autant lors des présentations quelors des séances de travaux pratiques en proposantdes exercices de différentes difficultés.Un conférencier industriel, ingénieur chezRenault, ayant choisi C++ pour la programmationd’applications de tailles importantes, illustrera cecours. Il décrira la manière industrielle de concevoir,de gérer en équipe et de faire évoluer de grandesquantités de code C++.- la réutilisabilité et la généricité (pour réduire lescoûts de développement : mécanismes orientésobjets, classes template);- le contrôle d’accès (séparation de la spécificationet de l’implémentation) ;- le typage fort et le polymorphisme (pour détecterles erreurs le plus tôt possible dans le cycle dedéveloppement : structures et classes, dérivation


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3103simple et multiple, surcharge des fonctions etdes opérateurs, etc.) ;- les mécanismes d’exceptions pour la gestion deserreurs à l’exécution ;- la gestion de la mémoire (mémoire statique, piled’exécution, mémoire dynamique, surcharge desopérateurs d’allocation et de désallocation) ;- l’introspection sur les types de données lors del’exécution ;- l’utilisation de la STL, bibliothèque normaliséede classes et de fonctions C++,- l’utilisation de la norme du langage C++.LOGISTIQUE URBAINEResponsable : L. DELAITRE.ObjectifL’objectif de ce cours est de former les participantsaux contextes du dernier kilomètre en ville. Lesparticipants vont acquérir une base de connaissancesur les problématiques, les enjeux, les solutionsactuelles en France et à l’international et sur lesperspectives de ce que seront les systèmes detransport de marchandises de demain.Programme1. Problématique2. Le fret urbain et les acteurs3. Évaluation des projets de logistique urbaine4. Les solutions testées5. La logistique urbaine internationale6. Perspectives d’évolutionMARKETING + PROPRIETÉINDUSTRIELLEMarketingResponsable : A. de BRISSON.ObjectifDepuis la fin des années soixante, le marketingest devenu une nécessité. Trop d’entreprisesfabriquant de bons produits ont déposé leur bilanpour n’avoir pas su les vendre. Trop de sociétéspeu soucieuses des problèmes de gestion et desproblèmes commerciaux se sont vues rachetées.Trop de projets se sont transformés en échecparce qu’ils ne répondaient pas aux attentes dumarché. Le marketing est devenu trop importantpour ne concerner que le département marketingde l’entreprise. Progressivement, il est devenu unedes grandes fonctions de la Direction Générale etparticipe aux orientations stratégiques et tactiquesde l’entreprise.Ce cours est une initiation au marketing, il nevise pas à l’exhaustivité mais se focalise surl’essentiel de cette démarche. Pour assimiler uneméthode, il ne suffit pas de la comprendre maisil faut également la pratiquer. Cette formationse veut concrète, elle oscillera entre deux typesd’animation :- une phase théorique où seront présentés lesgrands principes de la démarche marketing,- une phase découverte où l’étudiant par sesrecherches résoudra quelques problématiquesmarketing.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉEProgrammeMarketing fondamentalTrilogie du marketing - qu’est-ce qu’un marché ?- qu’est-ce qu’un produit ? - concurrence directe -


104 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSconcurrence indirecte - environnement marketing- typologie marketing - indicateur de mesure -fonctions - postes - organisations du marketingdans l’entrepriseConduire et réaliser des études marketingQu’est-ce qu’une étude de marché - déroulementde l’étude marketing - rédaction du questionnaire- méthodes d’enquête - traitement des données -négociation d’une étude - nomenclature des étudesmarketingMarketing stratégiqueQuelles stratégies pour les nouveaux enjeux desentreprises - passer d’un marketing de l’offre àun marketing client - quelques outils d’aide à ladécision.Propriété industrielleResponsable : M. PLANCHE.ObjectifDans le cadre d’une mondialisation de plus enplus intense, les entreprises doivent accroîtreleurs performances, générer de nouveaux marchéset innover. L’innovation est un passeport pourla conquête de nouveaux marchés, un moteurde croissance pour l’entreprise et la propriétéindustrielle est un outil de soutien de l’innovation,un facteur de développement technique et de progrèséconomique face à la concurrence. Si le droit dela propriété industrielle est un droit de propriété“incorporelle”, il représente la valeur patrimonialede l’entreprise et dans le cas d’une entreprise “hightech” il servira à valoriser l’entreprise en créationen se fondant sur la perspective d’un retour surinvestissement.ProgrammeInnovation : pourquoi, comment, la problématique- Comment mettre l’innovation au service del’économie ?- Innovation et propriété industrielle (PI):- Définitions : innovation ; invention ; propriétéintellectuelle ; propriété industrielle ; droits depropriété intellectuelle ; droits particuliers :logiciels, biotechnologies ; grandes étapes dansle développement de la PI.Stratégie et propriété industrielle1. Avant le démarrage du projet- évaluation des risques juridiques etconcurrentiels- adaptation du projet en fonction des résultats2. Pendant le développement du projet- confidentialité- partenariat- choix des titres de PI et dépôt des demandes detitres de PI3. Pendant la phase de commercialisation- valorisation des droits et défense des droitsPI et normesConclusion : témoignages d’entreprises.MINÉRALOGIE DESCRIPTIVE ETAPPLIQUÉEResponsable : J.-M. LE CLEAC’H.ObjectifLes objectifs de cet enseignement sontessentiellement de :- connaître et identifier un certain nombre desminéraux parmi les plus courants dans la nature- appréhender comment et où se forment lesminéraux- comprendre comment les propriétés de certainsminéraux les rendent potentiellement gênants


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3105dans l’activité de l’ingénieur (argiles gonflantes,minéraux solubles ou altérables) ou, au contraire,recherchés pour leur utilité (minéraux industriels,minerais…)- comprendre par l’exemple de la minéralogieextraterrestre comment cette sciencereste moderne et participe à une meilleurecompréhension de l’Univers.Programme- Généralités sur la Minéralogie : place de laMinéralogie dans les sciences de la Terre, relationavec les sciences physiques- définition du minéral ; structure et composition ;classification- observation des minéraux, description descaractères directement visibles ou facilementrévélés par des essais physiques ou chimiquessimples- principaux minéraux constitutifs des roches et desminerais- principaux types de gisements- minéraux à propriétés physiques remarquables,néfastes ou utiles tels que minéraux argileux,gypse, diamant…- notions de minéralogie extraterrestre.MODELS OF RANDOMSTRUCTURESResponsable : D. JEULIN.Course objectivesThe aim of this course is to give an introduction tousual methods developed in Geostatistics and inMathematical Morphology to model and to simulaterandom sets and functions (scalar and multivariate).These models are useful in many physical situationswith heterogeneous media, for which a probabilisticapproach is required. We can mention for instanceproblems of fracture statistics of materials, thecomposition of permeabilities in porous media,scanning or transmission electron microscopyimages (including multispectral images), roughsurface or multicomponent composites, but alsosome biological textures. On a more macroscopicscale, these models are used in the case oforebody deposits, of oil reservoirs, and evento simulate some data in astronomy. They alsogenerate textures to be used for image coding andsynthesis. The common feature of these randomstructures is their domain of definition in R 3 , oreven in R n (with n > 3), which requires the use ofmore general models than standard StochasticProcesses.ProgrammeThe main topics of the course are as folllows :- introduction to the theory of random sets- models of random space tesselations, booleanrandom sets and functions, space-time randomsets and functions (dead leaves and alternatesequential models, reaction - diffusion).The courses detail the contruction of models, theirmain properties, and their use from experimentaldata by means of examples of application.A large part of the course is based on training bymeans of software Micromorph developed in CMM.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


106 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSStructure of the course : five full days in a singleweek. Lectures (50%) and practical training on PCcomputers (50%).Prerequisites : Basic knowledge in probabilitytheory and in stochastic processes.MODÉLISATION DES PROCESSUSINDUSTRIELSResponsable : W. FÜRST.ObjectifLes industries de transformation de la matière ontpour objet l’élaboration de produits aux propriétéschimiques et physiques bien caractérisées,à partir des matières premières disponibles.S’y rattachent des domaines aussi variés quela chimie lourde (pétrochimie), la chimie fine,l’industrie pharmaceutique, ou encore l’industrieagroalimentaire.A partir de spécifications sur la qualité du produit,l’ingénieur doit concevoir une unité industriellepermettant la production au moindre coût.Une première étape consiste à choisir unesuccession de transformations élémentaires(opérations unitaires) qui permettront de passerde la matière première au produit fini. Ce choixrepose sur une analyse simplifiée de la faisabilitétechnique et de la rentabilité.Il faut ensuite réaliser un calcul rigoureux duprocédé choisi, pour en vérifier la faisabilité,déterminer exactement les besoins énergétiques, etestimer le montant des investissements et des coûtsopératoires. On montrera en particulier comment,à partir des équations descriptives de chaqueopération unitaire, et du schéma de circulationdes débits de matière, on peut calculer (simuler)un schéma de procédé complexe, en ajuster lesréglages pour assurer certaines performances, etenfin déterminer les conditions de fonctionnementde façon à maximiser le profit.Programme- introduction au génie chimique et aux opérationsde séparation - opérations étagées à contrecourant- méthodes de calcul de quelques opérationsunitaires : flash, distillations- calcul des schémas de procédé : simulation,design, optimisation- les éléments du coût et leur évaluation - synthèsedes procédés - intégration thermique desprocédés.MODÉLISATION PROSPECTIVEPrincipes et usages des modèlesmathématiques pour l’évaluationdes politiques de lutte contre lechangement climatique.Responsable : N. MAÏZI.ObjectifSous l’aiguillon de la question climatique et dela globalisation économique, la modélisationprospective, tradition - un temps oubliée - liantprospective numérique, calcul économique,économie publique et réflexion stratégique, estaujourd’hui largement réinvestie dans le cadredes négociations internationales autour du dossierclimatique. L’objectif de cet enseignement est deprésenter les outils de modélisation prospective,nés dans les années 60, du dialogue entremathématiciens et économistes, et reposant sur


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3107un concept d’optimalité. On reviendra sur l’histoirede la contribution des modèles de prospective longterme face au questionnement climatique. D’autrepart, on décryptera l’apport des mathématiquesdans le cadre de la modélisation prospective endéclinant les modèles dans leurs croisementsdisciplinaires: mathématique et économie. A traversdes cas concrets, on illustrera pourquoi ces outils -mettant en jeu des compétences en mathématiquesappliquées et en sciences économiques - sontdevenus le support incontournable et essentielde la réflexion prospective pour l’évaluation despolitiques de lutte contre le changement climatique.Au delà, cet enseignement a pour vocation- d’aborder les modèles mathématiques sous unautre angle en illustrant le rôle de la modélisationmathématique et de l’optimisation pour desquestions ``a priori’’ sans mathématiques ;- de préparer aux débats sur le changementclimatique en donnant un éclairage sur des outilsde modélisation disponibles ;- de se confronter aux difficultés de la modélisationdans un cadre dynamique complexe, celui duchangement climatique, où le facteur humainest central.Programme1. Prospective et histoire des modèles : la démarcheprospective ; prospective et planificationstratégique ; naissance d’une modélisation dulong terme2. Les modèles prospectifs : le cadre théorique dela modélisation ; les évolutions du besoin demodélisation ; classification des modèles3. Concept d’optimalité : modèle DICE - croissanceoptimale ; modèle TIMES - allocation d’activités ;contributions de l’optimisation et du contrôle4. Usage des modèles prospectifs : les exercicesprospectifs relatifs au climat : politiques,régulations taxes/quantités ; analyse desensibilité : scénarios, taux d’actualisation,données exogènes5. Pratique d’un modèle prospectif : une questionliée aux engagements internationaux seraéclairée, par exemple, la France face à sesengagements de réduction des émissions.MUSIQUE, SCIENCE, HISTOIREResponsable : B. AVAKIAN.ObjectifFaire saisir, au travers de l’exemple de lamusique, sans oublier sa dimension historique,les interactions que peuvent avoir entre elles unepratique artistique et les sciences et techniquesqui s’y associent.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


108 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSProgramme- de la physique au solfège : son et bruit, productionet propagation du son, gamme et harmoniques,caractéristiques physiques et instrumentales desnotes- physiologie, perception et musique- les théories musicales de Pythagore à Rameau- l’ingénierie dans la facture instrumentale au XIXesiècle (système Boehm, saxophone, piano)- les systèmes musicaux (gammes, accords,tempéraments)- le bois et le bois de résonance, influence dumatériau sur l’instrument, spécificité des cordes,des vents et des percussions- les nouveaux matériaux dans la factureinstrumentale (étude de cas sur l’archet enmatériau composite, conception et ingénierie dansla facture instrumentale)- visite d’application dans les collections du muséede la musique (Cité de la musique).NON LINEAR COMPUTATIONALMECHANICSResponsables : G. CAILLETAUD, J.-L. CHABOCHE.ObjectifThe field of Nonlinear Computational Mechanicshas grown very rapidly during the last decade.Due to the dramatic power increase of computersand workstations, research is very active. On theother hand, the development of robust and userfriendly engineering software allows a wide rangeof applications in industry. The course presentsan overview of the classical models and of thenumerical methods used in the area, and showshow they can be applied in practical cases. Theoryincludes material and geometrical nonlinearities,and the numerical implementation in computercodes. Applications are taken from classicaldomains like aeronautical, spatial or car industry,but also from microelectronics, the field of energyfor sustainable development, biomaterials, etc...Computer labs are planned in the cursus. Studentswill be invited to choose their style: as developers,they will have the opportunity to introduce newfeatures in a selected finite element code; as users,they will have to perform finite element analyseson simple case studies involving material and/orgeometrical nonlinearities.After the course, attendants should have a goodknowledge of some basic aspects in mechanicsof material, including the material constitutiveequations, the numerical algorithms and thefinite element procedures. They will have theability: to choose a material model and the properprocedure to identify the material parameters fromexperiment; to perform calculations of the stressor temperature fields in nonlinear cases, and tosuccessfully manage the iterative processesassociated to nonlinearities; to deal with contactproblems; to evaluate the quality of a FE resultobtained with a nonlinear computation (meshsensitivity, numerical integration).Programme- basic material models: material modeling,including rheology, plasticity criterion,incremental theory of plasticity, 3D plastic flow,basic hardening rules. Identification procedures,inverse problems- advanced constitutive equations : cyclic andcomplex loadings, damage models, models forthermomechanical loadings, foams and cellularsystems, hyperelasticity, polymeric materials- finite element formulation: elementary


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3109introduction of the method for thermal andmechanical applications. Newton technique,element assembly, tangent matrix. Integrationof the constitutive equations, implicit algorithms- geometrical nonlinear and contact analysis,stabilization methods. Stability problems.Localization process. Mesh adaptation- coupled problems (thermal-metallurgicalmechanicalinteractions).OPERATIONS RESEARCH IN THEINDUSTRYResponsable : J.-C. CULIOLIObjectifThis course will focus on three important conceptsof Optimization and Computer Science theory :linear programming (LP), graph theory and dynamicprogramming (DP). Its aim is to provide ATHENSstudents with a solid background in OperationsResearch so they can tackle real problems in theindustry. The domain of applications is spreadingfrom planning, to logistics, from routing to andinventory control to revenue management.After a two days ”crash-course” in operationsresearch that will focus on fundamental conceptsand techniques, we will work with them on 6 testcasesthat can be found in Airlines or Transportationcompanies, Telecommunication companies,Services and commodities.ProgrammeOR Crash-course = two days- linear Programming- dynamic Programming- duality : how it is used in algorithms- integer and Mixed-Integer Programming- graph Theory : the main models- heuristics, Branch & Bound, Column generation- advanced Modeling.Applications = three days- inventory control- planning and assignment problems- network optimization- scheduling- routing, Shortest-Path problems- revenue Management .OPTIMISATIONResponsables : N. PETIT, P. CARPENTIER.ObjectifCe cours commence par donner les outils de baseen optimisation avec ou sans contraintes pour lesproblèmes continus de dimension finie. Ensuite, ondéveloppe deux thèmes. Le premier concerne lesproblèmes discrets et l’optimisation combinatoireENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


110 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSutile en économie, planification et logistique. Lesecond thème aborde les problèmes de dimensioninfinie avec le calcul des variations.ProgrammeLe format du cours est le suivant :- 10 cours magistraux- 5 séances de travaux pratiques sur ordinateurà partir de deux cas concrets (réseaux dedistribution, optimisation de forme aérodynamiquesimplifiée)- 5 séances de travaux dirigés sur des exemplesempruntés à des domaines très divers (équilibrestatistique, optimisation de trajectoires, gestionde production, min/max, équilibre économique,théorie des jeux…).Quelques mots clés : convexité, Lagrangien,dualité, min/max, condition KKT, programmationlinéaire, graphes et flots, programmationdynamique, problèmes aux deux bouts, état adjoint,algorithmes…PHYSICS AND MECHANICS OFRANDOM MEDIAResponsables : D. JEULIN, F. WILLOT.Course objectiveMany solid media and materials (composites, granularmedia, metals, biomaterials, porous media, soils, rocks,etc.) encountered in materials sciences, geophysics,environmental sciences, energetics, hydrogeology…display disordered microstructures and structures ofseveral length scales, which it is sometimes difficultto master. To understand, predict (and sometimes tooptimize) the macroscopic properties of these media(in average, or homogenized, and their fluctuations),an approach based on a combination of probabilisticconcepts with methods of physics and mechanics isrequired. The course, which aims to provide a largeintroduction to this subject, is given in a self-containedseries of lectures (80%) and training sessions oncomputers (20%).Programme- Motivated by a review of advanced experimentaltechniques for the microstructure description,and by typical results involving fluctuationspresent in plasticity, damage, fracture, andflows phenomena in porous media, basic toolsof applied probability and random processes arerecalled.- Probabilistic tools for the description randommedia and models together with their simulationare introduced.- Physics and mechanics of random media are firstpresented from the standpoint of approximatesolutions of partial differential equationswith random coefficients. For example, linearelectrostatics problems in random media arestudied by means of a perturbation expansionof the random electric and displacement fields,while bounds on the effective permittivity andof elastic moduli are derived from variationalprinciples. This approach of homogenization,which can be applied to other physical propertieslike the composition of permeability, or of thethermal conductivity, is illustrated by third orderbounds.- The use of numerical techniques (like FiniteElements), to provide an estimation ofhomogenized properties of random media fromMonte Carlo type simulations is introduced.Bounds and numerical techniques are thenextended to non linear behaviours, like theplasticity of polycrystals.- Given the importance of reliability problems in


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3111a multitude of engineering applications, severalfracture statistics models (brittle, ductile,fatigue) are worked out from a probabilisticapproach.PHYSIQUE DES PARTICULESResponsable : O. DRAPIER.ObjectifCe cours se propose de présenter le “modèlestandard” de la physique des particules et desinteractions fondamentales, dans ses aspectshistoriques, théoriques et expérimentaux. Oninsistera particulièrement sur l’intervention dessymétries fondamentales dans la construction dece modèle. Les développements récents serontprésentés, ainsi que les moyens expérimentauxactuellement mis en œuvre dans ce domaine derecherches.ProgrammeCe cours n’insistera pas sur les aspects“calculatoires” du modèle, mais vise plutôtà donner une vision globale de l’état actuel denos connaissances. Nous aborderons égalementl’intérêt, pour les sociétés économiquementavancées, de mener ces recherches.- Groupes de symétrie et physique des particules- Du tableau périodique aux particulesfondamentales : quarks et leptons- Les quatre interactions : gravitationnelle, faible,électromagnétique et forte- Au-delà du modèle standard, dimensionssupplémentaires, supersymétrie- Le problème de la gravitation- Recherches expérimentales, les accélérateursde particules, les détecteurs.PHYSIQUE NUCLEAIREResponsable : O. DRAPIER.ObjectifL’enseignement spécialisé de physique nucléairetraite du noyau atomique, de ses propriétés, deses transformations, et des réactions nucléaires.Une partie des cours est réservée ensuite à deuxphénomènes importants, la fission et la fusion, età leurs applications : réacteurs nucléaires, futurréacteur à fission. Nous aborderons égalementquelques notions d’astrophysique, ainsi quel’état de la recherche fondamentale en physiquenucléaire.Ce cours constitue une introduction à l’option GénieAtomique, mais il s’adresse à tous les élèves quisouhaitent comprendre les phénomènes physiquesà l’oeuvre dans les noyaux et la radioactivité.L’accent est mis sur la compréhension de laphysique, et non sur les calculs afférents.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


112 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSLes élèves désireux d’en savoir plus sur lesparticules et interactions fondamentales ontensuite la possibilité de suivre l’enseignement dephysique des particules au 6ème semestre.Programme1- Introduction : petit historique (les premièresdécouvertes, la radioactivité, le neutron) ; rappelssuccincts de physique des particules (particules etinteractions fondamentales, matière - antimatière,quarks et leptons) ; généralités sur les noyaux(isotopes, isotones, isobares, dimensions eténergies) ; structure du noyau (potentiel nucléairemoyen, modèle en couches, goutte liquide etformule de Bethe-Weizsäcker, énergie de liaison,spin nucléaire)2- Les transformations des noyaux : bilan de réaction ;les transformations spontanées (la radioactivité,, , fission, capture ; durée de vie) ; réactionsnucléaires (fission induite, fusion, autres types deréactions) ; section efficace3- La fission et les réacteurs : fission spontanée etfission induite (réaction en chaîne, convergence/divergence) ; les réacteurs à fission (sectionsefficaces de capture et de fission, réacteurs àneutrons lents, réacteurs à neutrons rapides,contrôle de la réaction, neutrons retardés,réacteurs hybrides sous-critiques -ADS)4- Réacteurs à fission, présent et futur : réacteursdu futur (surgénérateurs et filière thorium) ; laphysique nucléaire dans le contexte international(les réacteurs dans le monde, approvisionnement,déchets)5- La fusion, de l’énergie pour l’avenir : conditions dela fusion (ordres de grandeur, critère de Lawson) ;dans les étoiles, confinement gravitationnel ;confinement magnétique (principe du tokamak,procédés de chauffage du plasma) ; confinementinertiel6- Nucléosynthèse : nucléosynthèse (nucléosynthèseprimordiale, nucléosynthèse stellaire, commentsont apparus les noyaux A > 56, les différentsprocessus de nucléosynthèse s, r, p) ; éléments decosmologie (rappels sur le modèle du big bang)7- La physique nucléaire en dehors de l’énergie : autresapplications de la physique nucléaire (industrie,médecine, art) ; recherches fondamentales enphysique nucléaire (super-lourds, îlots de stabilité,noyaux déformés, frontière avec la physique desparticules)8- Exposés réalisés par des élèves, sur un sujet auchoix, par exemple : - Gestion des déchets - Sûretédes réacteurs - Démantèlement des centrales - Lesréacteurs du futur - Certaines applications.PHYSIQUE NUMÉRIQUE :DE L’ATOME AU MATÉRIAUCOMPLEXEResponsable : B. MONASSE.ObjectifIl est utile de rappeler le lien fort qui existe entrela compréhension de la physique et le mondeindustriel, en particulier lorsque les matériauxdeviennent de plus en plus complexes. De ce fait,on constate actuellement un intérêt croissantpour des modélisations de plus en plus fines desmicrostructures, car celles-ci conditionnent dans unelarge mesure les propriétés des pièces produites.Le contrôle fin des microstructures devient ainsi unenjeu de plus en plus vital. L’objectif de ce coursde “physique numérique” est de montrer que lamodélisation permet de prédire et comprendrecertains phénomènes physiques à différenteséchelles : de l’atome aux objets qui nous entourent.Les propriétés macroscopiques sont induites par


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3113les organisations microscopiques complexes sousjacentes.Leur évolution peut être étudiée par lasimulation aux différentes échelles, associée à desméthodes d’homogénéisations cohérentes.ProgrammeLe programme analyse progressivement lesdifférentes échelles de la matière avec des modèlesadaptés à chaque échelle :- Introduction aux différentes méthodes etmatériaux complexes,- Principes et applications de la dynamiquemoléculaire (biomatériaux, métaux, polymères)- Travaux pratiques de simulation par dynamiquemoléculaire- Principes de la méthode de Monte-Carlo- Applications de la méthode de Monte-Carlo- Méthodes de suivis d’interfaces (champs dephase) principe et application solide- Méthode de suivi d’interfaces (level set, champsde phase), application solide/liquide- Méthodes d’homogénéisation (analytique,numérique) et changement d’échelle- Principes et applications de la méthode deséléments finis aux évolutions microstructuralespour les métaux et les composites à matricepolymère- Compléments aux méthodes de simulation paréléments finis (maillage adaptatif, estimationd’erreur) et applications- Travaux pratiques de simulations directes paréléments finis d’évolution microstructurale(métaux et composites)POLYMERS PROCESSINGResponsables : J.-F. AGASSANT, J.-M. HAUDIN.ObjectifPolymer processing represents a growing economicactivity. Polymer parts (films, tubes, profiles,bottles, various injected moulded products forautomotive industry or domestic appliance…)require mechanical, optical, barrier properties. Theobjective of the course is, first, to present the mainthermoplastic polymers and their forming tools,then to provide the main rheology, physics andmechanical insights which govern the processes,and finally to apply these knowledges to the mostpopular polymer forming processes (extrusion,injection, blow moulding…).This course is devotedto students who are interested both in materialphysics and modelling and who want to improvetheir knowledges on polymer and polymer forming.We will focus on what is original in structure,properties and forming processes of polymers whencompared to those of other materials.ProgrammeSummary: lectures, experiments, exercises- Economic and technical aspects of polymerindustry- Rheology of molten polymers- Amorphous and semi-crystalline polymers,crystallization kinetics, orientation- Thermal phenomena in polymer forming- Experimental and theoretical investigation ofextrusion, injection moulding, blow moulding- Basic principles of polymer processing modelling- Mechanical properties of polymersHalf of the courses will consist in experimentalpractice: rheology, mechanical properties,crystallization, injection moulding, blow mouldingENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


114 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSPRATIQUE DE LA GÉOLOGIEResponsables : H. ACCARIE, B. TESSIER.ObjectifCet enseignement consiste à illustrer la démarched’investigation qui guide l’analyse géologiqued’un massif rocheux en vue d’y implanter uneinfrastructure souterraine de grande dimension(tunnel ferroviaire ou autoroutier, cavité destockage, usine souterraine?). Dans la vieprofessionnelle, cette ouverture sera utile auxingénieurs ayant à traiter des problèmes faisantintervenir le sous-sol.ProgrammeCet enseignement comporte :- un stage de terrain dans les Alpes, (12 jours)- des travaux dirigés et conférences, à l’Ecole desMines à Paris au cours du semestre 3.A titre d’exemple, nous proposons d’inscrire cetenseignement dans le cadre d’une réalisationmajeure d’aménagement du territoire européen :la future liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin avec comme pièce maîtresse une tunnelde 52 kilomètres de longueur qui franchira leMassif alpin entre Saint-Jean de Maurienne(France) et Bussoleno (Italie). L’exercice relèvefondamentalement de la mission d’étude quiconsiste à évaluer la faisabilité technique de cetunnel de base transalpin.Les travaux dirigés s’appuient fondamentalementsur des documents mis à notre disposition parLyon - Turin - Ferroviaire en charge de conduire lesétudes techniques attachées au projet tunnel.Les conférences ont pour but de donner unéclairage sur certaines méthodes et techniquesd’investigations mises en oeuvre dans le cadre dece projet.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3115PROBLÈMES INVERSESResponsable : M. KERNObjectifUn problème inverse consiste à vouloir déterminerl’état interne d’un système, à partir d’observations,connaissant la structure du système. Il s’opposeau “problème direct”, plus habituel. Les problèmesinverses sont omniprésents en science et eningénierie, par exemple dès que l’on cherche desinformations sur un système sans pouvoir lesmesurer directement.Des exemples sont fournis par toutes les techniquesd’imagerie médicale, mas sont aussi abondantsdans les sciences de la terre (sismique pétrolière),l’astronomie (restauration d’images bruitées), lafinance (calibration de volatilité). Les problèmesinverses manifestent le plus souvent un caractèreinstable, lié au fait que des causes multiplespeuvent produire les mêmes effets.Le but de ce cours est d’abord de présenter surdivers exemples l’origine des problèmes inverses,de mettre en évidence leur instabilité, de présenterdes méthodes pour analyser ces problèmes, etdonner quelques outils pour obtenir des solutions,et en évaluer la qualité.Le cours montrera ce qu’est une méthode derégularisation, et comment l’utiliser, en mettant enévidence le compromis fondamental entre stabilitéet précision. Il introduira également quelques outilsnumériques permettant d’analyser un problèmeinverse: la décomposition en valeurs singulières,et la méthode de l’état adjoint.Des travaux pratiques permettront d’illustrer cesconcepts sur des exemples.Programme- Introduction: origine des problèmes inverses,exemples (équations intégrales)- Modèles linéaires: moindres carrés, décompositionen valeurs singulières- Régularisation: méthode de Tikhonov, stratégies àpriori et à posteriori- Statistiques: régression, estimation Bayésienne- Modèles non-linéaires: paramètre. état,observation, lien avec l’optimisation- État adjoint: calcul de gradient, équationsdifférentielles, paramétrisation- Mini-projetPROCESSUS STOCHASTIQUESResponsables : F. PRETEUX, S. BONNABEL.ObjectifPrésenter les principes de la théorie des processusstochastiques, aborder, de façon non exhaustive,certains des nombreux domaines d’application :l’imagerie, le contrôle stochastique et la finance.ProgrammeAprès des rappels et compléments de probabilités,sont abordés successivement les chaînes deMarkov et ses applications à l’imagerie, lesprocessus de Poisson à n dimensions, et enfin lemouvement brownien et les équations de diffusion,particulièrement utilisés en modélisation financière.Ce cours s’adresse aux élèves qui s’intéressentaux mathématiques appliquées et en particulieraux optionnaires inscrits dans les options, Financequantitative, Géostatistique, ainsi que Mareva.Le cours comprend des séances magistrales, desENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


116 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSpetites classes, durant lesquelles les problèmesclassiques sont résolus sous forme d’exercices,et des conférences faites par des spécialistesde leur domaine, illustrant le cours au travers dechamps d’application comme l’analyse d’image, lestélécommunications, la finance…PROCESSUS STOCHASTIQUES IIResponsable : S. BONNABEL.ObjectifLe but du cours est d’approfondir les connaissancessur les processus stochastiques de diffusionen temps continu. Les principaux résultatsconcerneront la formule d’Itô, les théorèmes deFeynman-Kac et de Girsanov, ainsi qu’un théorèmede base de la finance sur le prix des produitsdérivés.Il s’adresse aux élèves de seconde année désireuxde découvrir des mathématiques du 20ièmesiècle, avec des applications en finance, physique,et automatique. Bien que le programme soitessentiellement de portée générale, son contenuest imposé par les mathématiques utiliséesdans le monde de la finance quantitative, et saconnaissance est indispensables pour envisagerun stage en finance quantitative.ProgrammeLe cours sera partagé entre séances magistraleset de séances d’exercices destinées à habituerles élèves à manipuler les concepts. Le prérequisdu cours est la connaissance du mouvementbrownien, de l’intégrale et de la formule d’Itô. Lesélèves n’ayant pas suivi l’enseignement spécialisé(ES) Processus stochastiques peuvent s’inscrire aucours mais on attend d’eux un travail personnel derattrapage à partir du polycopié qui correspond àla partie sur le mouvement brownien et l’intégraled’Itô. Ce polycopié est distribué aux élèves suivantce premier ES, et est téléchargeable à partir de lapage www.silvere-bonnabel.com/Teaching.html.PROJECT FINANCE (NON-RECOURSE FINANCE)Responsable : M. ARMSTRONG.ObjectiveHundreds of millions of dollars are required incapital expenditure, to build and develop projectssuch as oil fields and mines, electric powerstations, satellites and telecom, autoroutes andbridges. Borrowing the funds as a corporate loanwould be problematic. Small companies do nothave the cash-flows to provide the guaranteesrequired ; large companies prefer to develop theseprojects off their balance sheets in order to keeptheir ratings high and their interest rates low. Thishas led to the development of non-recourse projectfinancing.These types of projects are characterised by highcapital expenditures, long loan periods (often 10 - 20years) and uncertain revenue streams. Analysingthem requires a sound knowledge of the underlyingtechnical domain as well as financial modellingskills. This is why engineers play a leading role inproject finance - both in industry and in banks.ProgrammeThe aim of this course is to introduce students tonon-recourse finance in general and to show themhow it is applied in five important domains :- mining - petroleum - satellites & telecom -infrastructure - power generation.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3117Speakers from industry and from the bankingsector will present case studies, from differentpoints of view. As many of the projects arebased in developing countries, the specialproblems of working in these areas will beaddressed. Presentations from a credit exportagency will cover these aspects.la charge électrique, rôle de la causalité…),propagation dans un diélectrique (diélectriqueshomogènes, équation de Fourier, biréfringence…),dans un métal, dans un plasma (ondes plasma,plasma froid, plasma magnétisé…), introductionà l’optique non-linéaire.RAYONNEMENT ET MATIÈREResponsable : T. FRANÇOIS.ObjectifLe but du cours est d’étudier l’interaction des ondesélectromagnétiques avec la matière. La démarchepédagogique est une tentative de compromis entre larigueur du cheminement logique et la compréhensionintuitive de la réalité physique ; de nombreux exemplesconcrets sont traités.ProgrammeLe plan adopté est le suivant :- rappel sur les fondements : potentiels retardés,potentiels de Liénard-Wiechert, approximationdipolaire…- l’interaction rayonnement-matière d’un point devue classique : fonction de structure et exemplesd’application (diffusion cohérente, diffusion par uncorps homogène, diffusion par un cristal parfait,diffusion Brillouin, diffusion incohérente…)- l’interaction rayonnement-matière d’un pointde vue quantique : perturbations dépendantesdu temps, règle de sélection sur l’énergie,règles de sélection sur les moments cinétiques,polarisation…- l’électrodynamique des milieux continus :déduction rigoureuse des équations de Maxwelldans la matière (rôle de la conservation deRECHERCHE OPÉRATIONNELLEResponsable : M. NAKHLAObjectifLa recherche opérationnelle est un ensemblede techniques mathématiques permettant deformaliser et d’analyser les problèmes de décisioncomplexes qui se posent aux entreprises. On peutciter les problèmes de logistique et de distribution,de localisation, de planification, d’emploi du temps,de gestion de stocks ou des réserves énergétiques,mais aussi des applications particulières, tellesque la conception de circuits ou de câblages...quiconduisent à étudier des problèmes d’optimisationde nature combinatoire.Le cours présente quelques grandes familles deméthodes de recherche opérationnelle et d’aide à ladécision, afin de donner la capacité de modélisation,de permettre aux élèves de reconnaître lesproblèmes pour lesquels la RO pourrait se révélerun instrument. Il s’agit également de leur permettrede comprendre les possibilités et les limites de cetype de méthodes.Deux niveaux d’ambition croissante sont visés pourcet enseignement- le premier consiste pour l’élève à repérer surun exemple chiffré l’algorithme qu’il convientd’appliquer et à retrouver rapidement lemécanisme qui permet d’aboutir à la solution,- le second est atteint lorsque l’élève a, nonENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


118 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSseulement enregistré un mécanisme, maiscompris son fonctionnement, c’est-à-direassimilé les fondements mathématiques surlesquels il repose.ProgrammeLe cours est constitué de 8 séances magistrales et7 petites classes.- Application de la théorie des graphes : connexité,algorithmique dans les graphes valués,problèmes de chemins, arbres et arborescences,couplages dans les graphes, problèmes de flot etde transport, introduction aux métaheuristiques- Programmation linéaire : modélisation, méthodesdu simplexe, analyse de sensibilité, dualité- Phénomènes aléatoires : files d’attente,modélisation des processus d’arrivées etde service, chaînes de Markov, problèmesde fiabilité et des stocks, programmationdynamique.Il est très difficile d’exposer des algorithmescompliqués devant un auditoire nombreux (lenombre d’inscrits en R.O. a été jusqu’ici de l’ordrede la soixantaine).Aussi, l’enseignement se déroule-t-il de la façonsuivante :- pendant les exposés magistraux, les principauxconcepts de la R.O. sont exposés, ainsi quel’ossature mathématique des algorithmes,- pendant les petites classes, le fonctionnementproprement dit des algorithmes est expliqué surdes exemples chiffrés.RÉSERVOIRS SÉDIMENTAIRESHÉTÉROGÈNESResponsable : I. COJAN.ObjectifLa connaissance des hétérogénéités des réservoirsconstitue un enjeu important dans l’exploitationdes gisements d’hydrocarbures ou de ressourcesminérales, ainsi que dans la gestion des ressourcesen eau et des sites de stockages. Les modélisationsde type stochastique en fournissent de bonnesimages mais ne peuvent en décrire finement lesgéométries sédimentaires, sources fréquentesde barrières de perméabilité ou de connectivitésinattendues. L’objectif de cet enseignement estconfronter observations de terrain et résultatsde simulations génétiques obtenues à partir d’unlogiciel développé à Mines ParisTech (FLUMY)combinant processus et géostatistique.ProgrammeLes affleurements exceptionnels du Centre del’Espagne nous permettent de travailler auxdifférentes échelles qui sont abordées lors de lareconnaissance d’un gisement/réservoir depuiscelle de la porosité jusqu’à celle de la sismique,soit du mm au km. L’enseignement s’appuie sur uneinteraction entre le travail sur le terrain qui vise àdéfinir les paramètres qui seront utilisés dans lesmodélisations et les résultats des simulations quiseront confrontés aux données du terrain.Le travail sera mené en petites équipes autonomestant pour les études sur le terrain que la réalisationdes simulations.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3119RÉSONANCE MAGNÉTIQUENUCLÉAIRE DES PROTÉINES :ENTRE PHYSIQUE ET BIOLOGIEResponsable : D. ABERGELObjectifLes protéines représentent une classe de moléculesprésentes dans la quasi-totalité des phénomènes duvivant et représentent les effecteurs des fonctionsbiologiques au niveau moléculaire. Depuis environun demi-siècle, l’importance déterminante dela structure tri-dimensionnelle des protéinespour leur fonction n’a cessé d’être confirmée parl’expérience. Parmi les techniques permettantd’établir les structures 3D de protéines en solution,la résonance magnétique nucléaire (RMN) à hauterésolution occupe une place de choix, aux côtés destechniques de diffraction des rayons X. Par ailleurs,de nombreuses études récentes tendent à montrerque la structure 3D seule ne suffit pas toujours àexpliquer de manière totalement satisfaisantele mécanisme des interactions intermoléculaireset qu’une composante dynamique est égalementessentielle : les molécules n’ont pas de structurefigée et des fluctuations de celles-ci, de plus oumoins grande amplitude et à des échelles de tempsvariant entre la pico-seconde et la seconde, sontle plus souvent impliquées. Grâce aux techniquesde mesure de relaxation de spin, il est aujourd’huipossible de suivre sur une protéine, acide aminé paracide aminé, la dynamique locale et de la relier àla fonction. Le but de ce cours est de présenter lelien entre la physique des spins et les techniquesmodernes de spectroscopie RMN par transforméede Fourier à deux et trois dimensions, d’une part,et l’étude des mouvements internes des protéines,d’autre part, à l’aide des outils de mécaniquequantique et de physique statistique.Programme- Introduction et historique de la RMN : de laphysique des spins à la biologie- Les différentes interactions magnétiques ; leursliens avec la structure moléculaire- Description classique de la RMN : équations deBloch (résonance et relaxation)- Description quantique de la RMN : introductionde rappels sur la matrice densité- Spectroscopie RMN par transformée de Fourier1D et 2D : notions de base- Principe de la détermination structurale desprotéines par RMN multi-dimensionnelle- Relaxation de spin et dynamique : originephysique et utilisation- Interprétation des mesures de relaxation de spin :modèles de dynamique interne des protéines- Introduction à d’autres types d’applications de laRMN : imagerie, ”métabolomique”, ...RISQUES NATURELSResponsable : R. COJEAN.ObjectifPrésenter les phénomènes naturels (inondations,mouvements de terrain, séismes, etc.) générateursde risque, les dommages qui peuvent en résulter,les bases techniques et réglementaires de laprévention, la gestion des risques.Programme- aléas naturels, dommages et vulnérabilité,maîtrise des risques naturels- phénomènes naturels et scénarios d’événements(intensités et délais d’occurrence) : inondationde plaine et remontée de nappe phréatique,ruissellement pluvial urbain, phénomènesENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


120 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSSCIENCE ET VINS : ENTREMONDIALISATION ET TERROIRResponsable : B. AVAKIAN.ObjectifMontrer les interactions entre la géologie (sol,pente, eau, microclimat), la production viticole(labels, terroirs, crus et appellations) et lestechniques viticoles (vinification, mouillage,mousse), dans une approche chronologique(production du raisin, élaboration du vin, économiemondialisée du vin). L’enseignement fait appelaux enseignants chercheurs de Mines ParisTech,AgroParisTech et aux professionnels du vin.torrentiels, glissements de terrain, subsidence etaffaissements, séismes, etc.- actions anthropiques aggravantes, pollution dessols et de l’eau, situations “d’après-mines”- méthodes de surveillance et problématique de laprévision d’événement- géoprospective, risques naturels et gestion del’espace- réglementations et normes de construction(introduction au génie parasismique, etc.)- cartographie réglementaire (documentsd’urbanisme, Plans de Prévention des Risques, etc.)- approche cindynique de la gestion des risques etdes situations de crise.Programme- géologie et terroirs- pédologie et terroir- économie du vin, mondialisation et marques- élaboration de la qualité dans une entrepriseviticole- changement climatique et AOC, qualité etmicroclimat- vinification- TP d’analyse sensorielle- visite d’une exploitation viticoleSOCIOLOGIE DES MARCHÉSResponsable : F. MUNIESA.ObjectifLe cours se présente comme une introductionà la sociologie des marchés. Il est consacré àla discussion d’un certain nombre de notionsdéveloppées en sociologie et en anthropologie pourl’étude des échanges économiques. L’approchemise en œuvre dans le cours insiste sur trois pointsessentiels. Le premier est la diversité empirique


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3121des marchés : plutôt que de considérer le marchécomme un principe abstrait et unique, l’approcheadoptée vise à mettre en évidence la variété desformes d’organisation des échanges économiques.Le second est leur caractère construit : les marchéssont des artefacts, et il existe plusieurs manièresde les fabriquer ou de les transformer. Le troisièmeest leur dimension matérielle : les marchés sontdes agencements complexes dans lesquels lesdispositifs techniques jouent un rôle essentiel.Au fil des questions qui y sont abordées, le coursprésente un ensemble hétérogène de référencesthéoriques et d’études empiriques. Celles-civisent à enrichir la culture en sciences socialesdes élèves-ingénieurs, à promouvoir leur réflexionsociologique, mais aussi à leur fournir des outilsconceptuels susceptibles d’éclairer certains aspectsconcrets de la construction des marchés qu’ilsseront appelés à rencontrer dans leurs parcoursprofessionnels.ProgrammeLe contenu du cours est organisé autour de troisthématiques :- Anthropologie : réciprocité, don / contre-don,valeur. Dans quelles conditions un transfert,un échange va-t-il annuler ou au contrairepromouvoir des obligations mutuelles ? Leséchanges économiques lient-ils les personnesoù les séparent-elles plutôt ?- Sociologie économique : marchés, réseauxsociaux. En quoi l’émergence des marchésdépendent-elles de l’existence de réseauxinterpersonnels ? Les réseaux conditionnent-ilsla dynamique des échanges marchands ?- Sociologie des sciences : technologies,risques. Comment les dispositifs techniquesdéterminent-ils les pratiques de calcul desagents économiques ? L’ingénierie des marchésest-elle une source d’incertitude ?La présentation des points du cours est complétéepar un travail de discussion autour d’étude de caset de lecture de textes.SURFACES, ADHÉSION ETADHÉRENCEResponsables : E. DARQUE-CERETTI, E. FELDER.ObjectifDe plus en plus de pièces de voiture et d’avionsont assemblées par collage, tout comme leséléments des cartes bancaires, des montres ou desdisques durs d’ordinateurs… Ce cours présenteles concepts développés pour maîtriser cesassemblages et assurer leur longévité : l’adhésionqui est induite par les forces d’attraction entrematériaux et assure la formation et la cohésionde l’interface entre deux solides ; l’adhérence quicaractérise la tenue mécanique des interfaceset leur résistance à la rupture. Ils font appel àla physique, à la chimie, à la mécanique et à lascience des matériaux et permettent en outre decomprendre pourquoi un revêtement (asphalte deroute, couche de peinture, vernis anti-rayure deverres de lunettes…) “tient” ou au contraire sedécolle spontanément.Programme- Adhésion : généralités sur les propriétés de lasurface des matériaux- caractérisation des surfaces et interfaces par lesméthodes d’analyse physico-chimique- aspects thermodynamiques de l’adhésion : énergieet tension surperficielle des métaux, céramiqueset polymèresENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


122 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS- étude des interfaces solides-liquides : mouillage- rappels de mécanique et de rhéologie des métauxet polymères- essais d’adhérence- mécanique de la rupture des joints adhésifs- amélioration de l’adhésion et de l’adhérence partraitements de surface- durabilité et vieillissement des joints collésSYNTHÈSE D’IMAGES POUR LARÉALITÉ VIRTUELLEResponsables : P. FUCHS, O. STAB.ObjectifL’enseignementest orienté sur lasynthèse d’imagesen temps réel pourla réalité virtuelle.Il propose auxétudiants d’étudier laproblématique proprede la réalité virtuelle au niveau de l’interfaçageutilisateur/monde virtuel et surtout au niveau dela création et de la modélisation du monde virtuel,qui concerne en premier la création d’images desynthèse.Programme- introduction à la problématique de la réalitévirtuelle et concepts de base- généralités sur les interfaces comportementalesen réalité virtuelle et études détaillées sur deuxproblématiques : la vision stéréoscopique et leretour d’effort- introduction à la modélisation géométrique :représentation par énumération spatiale,représentation par les frontières et évaluationdes problèmes techniques pour la construction etla conversion de modèles. Etude des algorithmesde base : triangulations de Delaunay, graphes deVoronoï- synthèse d’images 3D : cette partie décrira lesalgorithmes classiques de la synthèse d’imagesen mettant fortement l’accent sur la notion detemps réel. Les caractéristiques des logiciels etdes bibliothèques de synthèse d’images serontaussi étudiées- animation par ordinateur : Etude desdifférentes techniques de l’animation parniveau d’abstraction : le keyframing et lacinématique inverse pour le développementdes dessins animés et des jeux vidéo, lasimulation mécanique et enfin la simulation ducomportement humain. Une partie du cours seraconsacrée au cas particulier de la capture demouvement- cours et TP PovRay : PovRay est un logiciel basésur la technique du lancé de rayon qui permet deréaliser des images très réalistes- cours et TP VRML : VRML est devenu un standardISO pour la représentation et l’animation d’objets3D dans les univers virtuels interactifs.SYSTÈMES DE MOTORISATIONÉLECTRIQUEResponsables : B. BESSON, S. CHARMOILLE.ObjectifContrôler le couple et la vitesse d’une charge quellequ’elle soit nécessite l’utilisation d’un actionneur(moteur électrique), mais surtout la maîtrise detout son environnement (convertisseur statique,algorithmique de commande, traitement du signal,


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3123capteurs de grandeurs physiques…). De plus, lescontraintes de plus en plus sévères concernantl’émission de perturbations rayonnées ou renvoyéessur le réseau d’alimentation, augmentent lacomplexité du système. C’est tout cet ensemble quifera l’objet de cet enseignement dans une optiqued’utilisateur potentiel.Programme- modélisation et caractéristiques essentielles desmoteurs continus et asynchrones- structure et caractéristiques des convertisseursstatiques de base- commande des moteurs à courant continu- commande des moteurs asynchrones.Illustration par l’étude détaillée d’une chaînecomplète de motorisation (travaux dirigés et miseen œuvre en plate-forme, par trinôme).SYSTÈMES DE PRODUCTION ETDE LOGISTIQUEResponsables : E. BALLOT, F. FONTANE.ObjectifLes trente dernières années ont vu apparaîtredans la plupart des pays, industrialisés ou envoie de développement, une mutation importantede leurs systèmes de production et logistique.Plusieurs facteurs ont influencé cette évolution.La globalisation des marchés, le développementdes TIC, l’émergence de “ nouvelles ” économies(la Chine, l’Inde, le Brésil, etc.) qui entraînentla restructuration de la production et de ladistribution : relocalisation d’unités de production,longs déplacements des composants requispour l’assemblage final de produits industrielscomplexes, l’approvisionnement en flux tendu(“just in time”) des processus industriels et ducommerce du détail. C’est pourquoi ce cours viseà initier les étudiants aux aspects essentiels dela gestion des opérations et de la logistique dansce contexte en évolution permanente. Il a deuxobjectifs pédagogiques principaux :1. faire connaître les principaux concepts de lagestion des opérations et de la logistique ainsique les liens entre la stratégie d’entreprise, laproduction et de la logistique;2. développer une attitude critique sur les apportset les limites respectives de tels outils sur la basede témoignages de responsables industriels et deconsultants.ProgrammeLe cours est articulé en trois grandes parties.Dans un premier temps, le cours aborde les grandesdécisions stratégiques et tactiques en matière degestion de la production : choix de “ sourcing ” ;décisions relatives à la capacité; puis organisationde la production.Le cours traite ensuite des principes de planificationde la production et de l’ordonnancement.Enfin la dernière partie du cours est consacrée auxapproches juste à temps (kanban,,...) à la qualité etau supply chain managementLe cours est assuré par des enseignants chercheursde Mines Paristech, mais également par desintervenants industriels et des consultants de hautniveau.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


124 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSSYSTÈMES D’INFORMATIONResponsable : F. COELHO.ObjectifL’objectif de ce cours est de transmettre des savoirfaireutiles à tout ingénieur :- concevoir des systèmes d’information structuréset cohérents- les réaliser pratiquement et les exploiter au mieux.Pré-requis : des connaissances en structuresde données, telles que celles acquises par unecompréhension basique du cours d’algorithmiquede première année, sont utiles. Mêmesi l’enseignement contient très peu deprogrammation, une appétence raisonnable pour lachose informatique demeure indispensable.Programme- introduction aux bases de données : motivations,architectures client-serveur 3 tiers, transactions,modèles de données, marchés commercial et libredes logiciels de bases de données (Oracle, Sybase,DB2, Access, SQL Server, Postgres, MySQL, …),intégration au contexte web, présentation desmétiers des S.I.- modélisation des données avec le modèle Entité-Association : entités, attributs, associations, clefs- le modèle relationnel : définitions, formesnormales, contraintes d’intégrité, redondance…et ses bases mathématiques, l’algèbrerelationnelle : opérateurs relationnels etensemblistes… Création, interrogation etmanipulation de données avec le langage SQL(schéma relationnel, sélection, insertion, mise àjour, jointure, imbrication…)- sécurité, sûreté et performance : vues,indexations, administration, duplication,optimisation de requêtes. Interfaçage avec unlangage de programmation : l’exemple de JDBCpour Java. Échanges de données au format XML- illustrations et applications avec des études decas : SIG (Systèmes d’Information Géographique),systèmes financiers décisionnels, systèmesd’identification (bases d’empreintes digitales),dimensionnement de systèmes d’informationcomplexes.L’enseignement comprend environ 50% de mise enœuvre pratique.SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUESResponsable : Ph. RIVIÈRE.ObjectifCe cours concerne les systèmes énergétiques baséssur la conversion de la chaleur avec un accentparticulier sur les principaux types de machinesà fluide compressible (compresseurs, moteursà combustion interne, turbines à gaz, turbines àvapeur, installations frigorifiques, cycles combinés,cogénération). Son objectif est de permettre auxélèves de comprendre les principes de conceptionde ces systèmes, d’avoir une vision d’ensembledes différentes technologies utilisables pour leurréalisation, et de les familiariser avec les méthodesd’analyse classiques et modernes (diagrammes,progiciels, etc.).Les cours, les TD et les projets mettent en œuvreune pédagogie originale testée à l’Ecole depuisplusieurs années où certains aspects quantitatifsprésentant un intérêt pédagogique secondaire fontl’objet d’une utilisation raisonnée d’outils logicielsappropriés.Ils s’appuient sur un dispositif pédagogique originalbasé sur les Nouvelles Technologies Educatives,alternant travail à distance et en présentiel. Lesélèves disposent de supports de cours en ligne qui


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3125leur permettent de travailler seuls à leur rythme.Les échanges avec les enseignants prennent placed’une part lors des séances en présentiel, et d’autrepart à l’occasion de contacts directs laissés àl’initiative des élèves, soit par courrier électronique,soit par rendez-vous.L’objectif des projets est de synthétiser lesconnaissances acquises en thermique (échangeurs),thermodynamique et mécanique des fluides surdes cas proches de la réalité, avec prise en comptedes aspects économiques et des contraintesenvironnementales. Les sujets correspondent à desproblèmes ouverts, les élèves devant faire quelquesrecherches personnelles.ProgrammePour chaque technologie énergétique présentée, lecours comporte :- une analyse thermodynamique de sonfonctionnement- la détermination de ses principalescaractéristiques- une description de sa technologie spécifique.Prolongements du cours : L’ampleur du sujet faitque ce cours est devenu un enseignement deculture générale, quelle que soit l’orientationfuture de chaque élève. Une version allégée de cetenseignement est proposée au 5 e semestre.TRAITEMENT DU SIGNAL,INTRODUCTIONResponsables : F. CHAPLAIS, F. DI MEGLIO.ObjectifLes techniques de traitement du signalpénètrent des domaines de plus en plus variés :instrumentation, traitement et transmissiond’images, commande, télécommunications et mêmeélectronique grand public. Le but de ce cours estde présenter un certain nombre de concepts, derésultats, d’outils que ne peut ignorer un ingénieurmoderne, ni même un consommateur éclairé.Programme- Introduction : Traitement stationnaire du signalconvolution, transformée de Fourier, régularitééchantillonnage, théorème de Shannon, DiscreteFourier Transform, signaux périodiques, séries deFourier, discrétisation, Fast Fourier Transform -exclusion mutuelle de la compacité des supports,étalement temps-fréquence, oscillation deGibbs - Design de filtres analogiques (ButterworthChebychev), discrétisations- Design de filtres discrets. Transformations depasse bas en passe- TP1 analyse fréquentielle de signaux deprovenances diverses. implémentation des filtresde Butterworth, Chebychev. Expérimentations- Application au traitement d’image, DiscreteCosine Transform. Algorithme JPEG. Analyseinstationnaire du signal dans le plan tempsfréquence - Analyse en temps continu. Résolutiontemps fréquence. Frames. Transformation inverse.Spectrogramme sur des variables continues.Fenêtrage de la DFT et translation dans le temps.Spectrogramme discret.- TP2 Implémentation de la DCT et test sur desimages standard.- Traitement du signal en ondelettes Bancs de filtresà reconstruction parfaite. Mise en cascade. Caslimite. Approximation multirésolution, ondelettes.Propriétés. Parallèle continu/discret. Applicationà l’approximation du signal 1-D, 2-D et audébruitage- TP3 Construction d’une toolbox d’ondelettes.ENSEIGNEMENTS AU CHOIX2 ÈME / 3 ÈME ANNÉE


126 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3127L’ACTIVITÉ D’OPTIONEN 2 e ET 3 e ANNÉELes enseignants, responsables d’option


128 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSQU’EST-CE QU’UNE OPTION ?L’activité d’option, élément essentiel de lapédagogie de l’Ecole, vient clore la scolarité ducycle ingénieurs civils des mines de Paris. Ellese déroule au sein des 18 centres de recherche,animés par plus de 250 scientifiques. Ces derniersgèrent un millier de contrats de recherche quiprennent appui sur un réseau fort d’environ deuxcents entreprises.Il ne s’agit pas d’une spécialisation, mais de lamise en œuvre des qualités développées toutau long de la formation : polyvalence, lucidité,sens de l’observation et du concret, maîtrised’outils théoriques fondamentaux, adaptationrapide à un domaine technique précis, aptitude àla communication et au travail en groupe. Choisirune option ne signifie pas s’orienter, à la sortie del’Ecole, dans une branche industrielle ni, a fortiori,se prédestiner à une carrière. L’option permet enrevanche d’illustrer la capacité d’adaptabilité desélèves à des sujets pointus.La formation reçue dans l’option et le travailpersonnel important fourni par l’élève fournissenten effet l’occasion de travailler dans une équipe, aucontact de chercheurs et de praticiens, à la solutionconcrète d’un problème particulier nécessitant à lafois de grandes qualités d’analyse et de synthèse.Poser correctement un problème, bâtir son étude,proposer des éléments tangibles de solution : telest le travail de l’optionnaire. Ceci n’est possiblequ’en se consacrant pendant un temps suffisant àun domaine particulier. Les 15 options proposéessont réparties dans les grands domaines suivants :Mathématiques et mathématiquesappliquées- Mareva (Automatique, Robotique, Vision etmorphologie)- Géostatistique- Management des systèmes d’information.Sciences de la matière- Biotechnologie- Génie atomique- Géosciences- Machines et énergie- Procédés et énergie- Sciences et génie des matériaux- Sol et sous-sol.Sciences économiques et sociales- Economie industrielle- Gestion scientifique- Ingénierie de la conception- Innovation et entrepreneuriat- Systèmes de production et logistique.DÉROULEMENT DE L’ACTIVITÉD’OPTIONLes élèves choisissent leur option à la fin de lapremière année ou lors de l’admission sur titres.Les activités d’option représentent l’équivalent de22 semaines à temps plein : une période de pré-option de 2 semaines pendantla deuxième année, une période de formation complémentaire etspécifique d’un mois en début de troisièmeannée, permet aux étudiants de s’approprierles connaissances essentielles du domaineet de se préparer aux études qui leur seront


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3129confiées. Ils se familiarisent également avec lesdonnées humaines et techniques de la brancheindustrielle ou scientifique concernée aussi biendans les centres de l’Ecole que dans les centreset entreprises associés à travers le monde (parexemple ces dernières années : Afrique du Sud,Allemagne, Brésil, Canada, Chili, Chine, Corée,Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Inde, Japon,Maroc, Mexique, Russie, Suisse), plus tard dans la troisième année, les élèvesentreprennent l’étude du sujet d’option, choisien concertation entre enseignants et partenairesindustriels ou administratifs, sous la responsabilitéd’un professeur d’option. L’étude démarre dèsnovembre par des journées réparties sur le premiersemestre de l’année scolaire et se poursuit par unstage en entreprise d’une durée globale de 16semaines. Cette étude donne lieu à la rédactiond’un rapport et à une soutenance publique àlaquelle sont invités les élèves, les enseignants,la direction de l’école, les industriels et lesreprésentants des organismes intéressés.Durant toute la période d’option, les élèvesbénéficient d’un encadrement de tout premierplan qui mobilise toutes les compétences utiles audéroulement du sujet. Tuteurs en entreprise d’unepart, chercheurs et professeurs d’option d’autre part,apportent leur soutien et leur aide méthodologiquepour mener à bien le travail d’option. Grâce à cetutorat, les étudiants apprennent non seulement àmobiliser toutes leurs connaissances, mais aussià résoudre des problèmes réels et à affronter desprojets de grande envergure.Les 18 centres de recherche de l’Ecoledes Mines de ParisGéosciencesCESCTPOIEPERSEECEMEFMATLMSCASCAORCBIOCMACMMCRICERNACGSCRCCSIGéosciencesCentre efficacité énergétique dessciencesCentre thermodynamique desprocédésCentre observation, impacts, énergieCentre procédés, énergiesrenouvelables, systèmesénergétiquesMise en forme des matériauxMatériauxMécanique des solidesAutomatique des systèmesCAO et robotiqueBio-informatiqueMathématiques appliquéesMorphologie mathématiqueRecherche en informatiqueEconomie industrielleGestion scientifiqueRecherche sur les risques et les crisesSociologie de l’innovationL’ACTIVITÉ D’OPTION


130 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSBIOTECHNOLOGIEResponsables : P. MONSAN, V. STOVEN,Intervenant : A. BLONDEL.ObjectifLa biotechnologie, qu’elle soit biotechnologieclassique (fermentation, génie enzymatique,sélection de souches...), ou biotechnologiede nouvelle génération (génie génétique,nanotechnologies, génomique, protéomique), est deplus en plus présente dans les procédés industrielsde transformation de la matière, de synthèse etde contrôle de nouveaux produits. Les champsd’application des biotechnologies concernentdes industries très variées: l’agro-alimentaire,l’environnement (traitement de l’eau, dépollutionde sols), l’énergie (production de bio-carburantsdes 3 générations), la chimie (biosynthèses oubioconversion de produits chimiques, substitutionde produits chimiques issus du pétrole par desproduits issus de bio- raffineries utilisant lamatière première végétale), ou encore l’industriepharmaceutique (bio-médicaments, stratégiesthérapeutiques innovantes).L’ingénieur doit acquérir la culture requises enscience de la vie, pour pouvoir participer auxchoix réalisés en prenant en compte aussi bienles aspects technologiques et scientifiques queles aspects économiques, environnementaux,éthiques et légaux. Ceci est d’autant plus crucialpour les biotechnologies de nouvelle générationqui, rendant possible la modification profonde duvivant, constituent une rupture culturelle importanteet un enjeu stratégique majeur. L’option a donc pourobjectif de donner aux élèves une synthèse desconnaissances actualisées des Sciences de la Vieen vue de comprendre l’exploitation du vivant, lesbiotechnologies et leur impact dans l’économiegénérale. La pédagogie est basée sur desapproches expérimentales, des mini projets conçusà partir d’études de cas, et un grand nombre devisites permettant un tour d’horizon des domainesd’application des BiotechnologiesOrganisationQuelques exemples d’ateliers organisés cesdernières années en 2A ou 3A (chaque atelier sedéroule sur une semaine)- Clonage et expression dans des micro-organismes,de protéines ayant des applications en santé et enenvironnement.- Méthodes de transfections de cellules animales.Application en thérapie génique.- L’industrie et la recherche dans le domaine desbiocarburants de 1ère, 2ième et 3ième génération.- Les différentes technologies d’imagerie médicale,leur développement, et les industries concernées.- La place de la bioinformatique dans la mise aupoint de nouveau médicaments.- Stratégie de développement au Brésil d’uneentreprise dans le domaine de la bio-dépollution.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3131- Stratégie de développement d’un cluster de startupet de recherche au Maroc, dans le domaine del’agronomie.Particularités de l’option :Afin que les optionnaires bénéficient d’unenvironnement adapté et très encadré, l’optiona développé des partenariats avec différentesinstitutions dans lesquelles certaines activités sedéroulent : le laboratoire de microbiologie appliqué(CNRS, Gif-sur-Yvette), l’Institut Pasteur (Paris), ledépartement de Biochimie Génie Biologique (ENS-Cachan).L’option Biotechnologie accueille autant lesélèves motivés par les sciences de la vie et leursapplications en biotechnologie, que les élèvesqui s’intéressent à des problématiques auxinterfaces de la biologie et des autres disciplinesde l’ingénieur (informatique, matériaux, physique,procédés, chimie….). Les Biotechnologies formentun domaine industriel très proche de la rechercheet très compétitif. A ce titre, elles constituent unexemple d’étude pour comprendre les mécanismesde l’innovation, son lien avec la recherche et savalorisation au sein des entreprises. Au-dedesnombreuses applications des biotechnologies dansle domaine de la santé conduisant à une véritableréorientation de l’industrie pharmaceutique, la forteincitation à développer des industries “propres”(employant moins d’énergie, d’eau, de matièrepremière), conduit également à l’introductionde bio- procédés ou de bio- matières premièresdans de nombreuses industries “lourdes” commel’industrie agro-alimentaire, les matériaux, lachimie ou l’énergie. Les travaux d’option en 3A sontrecherchés “ sur mesure ” afin d’ajuster les sujetsaux centres d’intérêts de chaque élève. Les travauxd’options à l’interface entre deux options sont bienaccueillis, voire encouragés.Exemples de sujets d’option détermination de la structure de la protéine Ahumaine en complexe avec des ligands d’intérêtthérapeutique (Sanofi-Aventis). établissement et caractérisation de nouveauxmodèles in vitro et in vivo de mélanomes humainsà partir de prélèvements tumoraux (Pierre Fabre). recherche de peptides candidats pourl’immunothérapie antitumorale (CEA). étude de l’expression de marqueurs impliquésdans la pigmentation après exposition UV(L’Oréal). développement de vecteurs de thérapie génique(Université Paris V). implémentation (en C++) d’une interface pour unmoteur d’analyse d’image performant basé sur lefonctionnement du cerveau (MIT,USA). prédiction des propriétés pharmaco-cinétiquesdes molécules grâce à des méthodesd’apprentissage et de prédiction symbolique(Ariana Pharma). les biomarqueurs innovants en cardiovasculaire:analyse de marché (Aterovax) analyse de marché pour des produits innovantsdes entreprises de Biotechnologie (Alcimed). étude de l’impact du “marketing” hospitaliersur la vente globale de médicaments (Sanofi-Aventis). montage d’un incubateur en Biotechnologie(Bengalor, Inde). le financement des jeunes entreprises debiotechnologie (AGF Private Equity). réduction de pertes de matières : maîtrise dusurpoids des produits finis (LU). planificateur Junior chez Danone (Danone). méthodes d’évaluation des impactsenvironnementaux des voies de production debiocarburants avancés (Total).L’ACTIVITÉ D’OPTION


132 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS compagnies biotechnologies: quelle place dansla stratégie des “Big Pharma” (Bionest Partners).ÉCONOMIE INDUSTRIELLEResponsable : O. BOMSEL.ObjectifL’option Economie Industrielle est centréesur l’entreprise : conditions d’émergence,environnement concurrentiel, logiques decroissance. Mais aussi sur ses grandes décisions :investissement en production, en distribution, enR&D, exploitation de la propriété intellectuelle,gamme des produits, tarification, relationsverticales avec distributeurs et sous traitants,localisation géographique…L’actualité fournitd’abondantes illustrations de ces sujets : fusions,délocalisations industrielles, investissements dansles technologies de l’information, exploitation dela propriété intellectuelle, adoption de standards,guerre de prix… L’étude de ces décisions et desenjeux de politique publique associés fait appelà des domaines variés de l’analyse économique(contrats, innovation, différenciation, tarification),ainsi qu’aux contributions de la théorie des jeux,de l’histoire industrielle, de la finance d’entreprise,de la sociologie des marchés. Les concepts etoutils d’analyse développés par la micro-économieforment le socle théorique de l’économieindustrielle. Les raisonnements d’économieindustrielle tiennent aujourd’hui une place centraledans la formulation des stratégies d’entreprises,leur communication financière, ainsi que dans lesarbitrages juridiques impliquant les firmes (litigescommerciaux) et les États (réglementation).L’objectif de l’option est de donner aux élèvesles moyens d’appréhender les jeux concurrentielset d’évaluer leurs conséquences économiques.La méthode combine une familiarisation auxconcepts, aux modèles, aux résultats essentielsde la théorie économique, et un apprentissage deleur maniement dans des situations industriellesconcrètes.OrganisationLa première partie du cursus vise à approfondirles connaissances théoriques en économieindustrielle dans le prolongement du cours de 2 eannée : séminaires thématiques, étude d’articlesfondateurs, conférences. Des problématiquesd’entreprises ou de marchés sont présentéesen parallèle : jeu d’entreprise et de négociation,marketing, politiques publiques, réglementation,corporate finance. Deux enquêtes sont menéesen commun autour de thèmes concrets — ladifférenciation qualité dans le vin, les politiqueslocales de déploiement des télécoms, lalibéralisation du marché des jeux d’argent, le prixunique du livre en France... Elles servent de filrouge durant les périodes dédiées à l’option. Auterme de la formation, le stage de fin de 3 e annéeest l’application d’une démarche d’économieindustrielle à une problématique d’entreprise.L’introduction des technologies numériques, lesévolutions tarifaires des biens et des services,l’adaptation des réglementations sont souvent aucœur des questions traitées.L’option en deuxième année Première enquête industrielle : programmed’entretiens avec des industriels visés parune question de conjoncture (concurrence desvins du nouveau monde, émergence des parisen ligne, remise en cause du prix unique dulivre...). L’enquête se déploie à partir de cettequestion d’actualité : préparation (lecture,


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3133exposés), entretiens avec des industriels etvisites de sites, élaboration de la problématique,rédaction collective du rapport final remis auxinterlocuteurs rencontrés.L’option en troisième année Approfondissements du cour d’EconomieIndustrielle : séminaires sur l’économie desinstitutions et de la propriété intellectuelle,d’économétrie, d’économie expérimentale,conférences d’économistes étrangers, étudesde cas... Introduction à l’entreprise : jeu de négociation(commun avec les options ingénierie dela conception et gestion scientifique), jeud’entreprise Conférences d’industriels exposant une décisionstratégique qu’ils ont contribué à prendre et àmettre en application. Seconde enquête industrielle (même principequ’en 2A). Stage consacré à un travail d’analyseéconomique au sein d’une entreprise. Les sujetssont portés par l’entreprise et se rapportent àl’évolution de la concurrence, des marchés, de laréglementation, au positionnement concurrentielde la firme, à ses choix de développement.Exemple d’emploi du temps de l’option :2 ème année (2 semaines en Février) :Enquête sur l’organisation du marché del’immobilier en Chine.3 ème année (4 semaines en Octobre) :Droit et économie de la propriété industrielle.Etude de cas sur le brevet. Jeu d’entreprise, Jeu denégociation, Séminaires et enquête sur la grandedistribution, Approfondissements en économétrieet en théorie des jeux, Etudes de cas en stratégie.Exemples de sujets d’option rentabilité des investissements publicitaires(DDB) optimisation des dépenses de personnel d’unopérateur de télécoms (COLT) optimisation des résiliations de contratsd’assurance auto (Pacifica) structure de marché, concurrence et dynamiquedu secteur de la télévision en Europe (ABN Amro) valorisation d’un catalogue d’éditeur (Hachette) perspectives des marchés publics d’infogérance(ATOS Origin) perspectives de croissance sur le marché despapiers de spécialité (ArjoWiggins).GÉNIE ATOMIQUEResponsable : N. CAMARCAT.Intervenants : J.-P. DEFFAIN, A. GOUCHET.ObjectifL’option “Génie Atomique” est destinée auxélèves qui veulent découvrir le métier d’ingénieurtravaillant dans l’industrie nucléaire au senslarge, soit dans des centrales ou centres deproduction (EDF, Areva/NC), dans des bureauxd’études (Areva/NP) ou des centres de Rechercheet de Développement (CEA, EDF/DRD). L’optioncouvre tous les grands secteurs techniques deL’ACTIVITÉ D’OPTION


134 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSl’énergie nucléaire : neutronique et conceptiondes chaudières, cycle du combustible (amontet aval), radioprotection, gestion des déchets.Le stage de 3 e année constitue un temps fort del’option qui fait relativement moins appel aux coursex cathedra ou aux travaux dirigés. Elle s’est eneffet donnée pour règle d’incorporer l’optionnaireà une équipe d’ingénierie impliquée dans l’étudeet la réalisation d’ensembles industriels tels queles centrales nucléaires ou les usines du cycle ducombustible en lui donnant à traiter des sujetsfaisant intégralement partie du travail de l’équipe.OrganisationPréparation du stage d’option en deuxième année –Cours et Stages d’option en troisième année (avecla collaboration de J.-P. Deffain)En 2 e année, trois semaines d’initiation visentd’abord à acquérir des connaissances de baseen génie atomique et à présenter les entreprisesqui accueilleront les stagiaires. Les conférencesd’initiation couvrent les thèmes : énergie (scénariosde consommation, production, répartition desdifférentes sources), réacteurs, sûreté, cycle ducombustible, déchets. Elles permettent aux élèvesd’assimiler les notions élémentaires de l’énergienucléaire en même temps qu’ils découvrent lesentreprises d’accueil. La promotion est diviséetraditionnellement en deux groupes, chacun encharge d’un mini-projet d’une semaine. Les miniprojetssont choisis en relation avec le voyaged’études en France qui s’étale sur une durée dedeux à trois jours.A titre d’exemple, après un voyage d’études àMarcoule et Cadarache (Centres CEA), les élèvesde 2 e année ont traité les sujets suivants : ressources en uranium au XXIe siècle réacteurs à eau légère et réacteurs à neutronsrapides.Chacun des mini-projets donne lieu à un rapport età une présentation orale. A l’issue des conférencesd’initiation, du voyage d’études en France, du miniprojet et des visites, les élèves choisissent vers lemois de mars de la deuxième année les entreprisesdans lesquelles ils effectueront leur stage. Lethème technique général est retenu dès cetteépoque. Il tient compte de l’orientation personnellede l’optionnaire et de ses goûts particuliers pourles questions théoriques ou au contraire pour lesproblèmes plus concrets de réalisation. On peutciter comme exemple la neutronique des Réacteursà Eau Pressurisée, les mesures associées àla conduite des réacteurs, l’optimisation desassemblages et du cycle d’exploitation ou laneutronique d’assemblages hexagonaux pourréacteurs à neutrons rapides et à caloporteur gaz.Le sujet précis est affiné quelques mois plus tardà la rentrée de septembre pour suivre de près laréalité du travail dans l’entreprise.En troisième année, une vingtaine de cours d’unedurée de 1h30 reprennent de manière approfondieles thèmes techniques développés lors del’initiation de deuxième année. La conception desréacteurs est détaillée en neutronique, conceptiond’ensemble, technologie des composants descircuits primaires et secondaires, matériaux. Lesprocédés chimiques à partir desquels sont conçuesles usines du cycle sont exposés et l’on donne unaperçu des appareillages les mettant en œuvre. Lesthèmes radioprotection et déchets sont développésen mettant en avant les résultats les plus récentsdes recherches menées dans le cadre de la loi surles déchets. A l’issue des cours, un voyage d’étudesd’une semaine est organisé en général à l’étranger.Il est choisi en cohérence avec le thème généralretenu pour la promotion. Dans le cadre d’un thèmegénéral consacré à la sûreté, les optionnaires de3 e année ont étudié cette année les problèmes


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3135particuliers des installations de l’Europe de l’est.Après un passage à l’AIEA à Vienne, ils ont visitéles centrales de Paks (Hongrie) et de Kozloduy(Bulgarie).Travail d’optionA la rentrée de troisième année, les optionnairesrejoignent l’entreprise qu’ils ont choisie en mars.Le sujet a été précisé et tient compte de l’actualitéprofessionnelle de l’équipe d’ingénierie d’accueil.Cette démarche permet d’optimiser l’intérêtdes deux parties. L’optionnaire se familiariseavec le traitement des problèmes réels dansl’environnement d’équipes d’études et de projet.Il reçoit ainsi une responsabilité effective dansleur solution. L’optionnaire prend contact avec lesmilieux industriels afin d’en connaître les habitudeset les modes de travail, y compris les aspectsrelationnels. L’entreprise pour sa part investitdu temps de ses ingénieurs dans la formationdes optionnaires et bénéficie également descompétences de ces derniers.Le travail d’option peut se dérouler en binômeou de manière individuelle. Il est encadré par untuteur de stage et le correspondant de l’entrepriseauprès de l’option. Son avancement est suivi lorsde réunions mensuelles des optionnaires avec lesresponsables de l’option à Paris. Ceci permet desuivre la progression des optionnaires et de faciliterle franchissement de passages difficiles.Exemples de sujets d’option réacteur nucléaire pour missions spatiales modélisation d’écoulements diphasiquesstratifiés qualification de codes de neutronique optimisation du mode de pilotage du réacteur de3 e génération EPR.GÉOSCIENCESResponsables : H. CHAURIS, P. PODVIN.ObjectifL’option Géosciences se donne comme objectifde former des ingénieurs dans la thématiquedes Géosciences en lien avec de nombreusesproblématiques industrielles (eau, environnement,déchets nucléaires et non-nucléaires, exploration/production pétrolière, secteur minier, grandstravaux…), mais aussi en lien avec les pouvoirspublics (aménagement du territoire, réglementationenvironnementale, installations classées…). Enparallèle de la découverte des métiers liés auxGéosciences, l’option oriente la formation autravers de trois approches complémentaires quesont : (1) les observations des objets naturels,(2) un travail en laboratoire, (3) des outils dephysique mathématique pour la compréhensiondes phénomènes physiques et chimiques.Les disciplines liées aux Géosciences sont trèsvariées. Elles incluent la géologie de terrain,la géophysique, l’hydrologie, la géochimie, lagéotechnique, … L’expérience de terrain engéologie est irremplaçable. Elle se fonde surl’observation des phénomènes naturels et estun atout essentiel pour la modélisation desprocessus physiques et chimiques. Par exemple,la connaissance du sous-sol pour l’implantationd’un réservoir pour le stockage souterrain du CO2ou des déchets radioactifs, voire l’implantationd’une décharge, sont des applications pourlesquelles les Géosciences jouent leur rôle multidisciplinaire.D’un côté, la géologie va permettrede décrire les terrains superficiels. Elle va aussidonner des informations précieuses sur l’histoiredes formations et par exemple sur la stabilité àlong terme (importante pour le cas des déchetsL’ACTIVITÉ D’OPTION


136 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSradioactifs enfouis). La géophysique analyseelle les données enregistrées à la surface(ondes sismiques, potentiel électrique, champsmagnétique ou gravitationnel, …) et a pourobjectif de déterminer les paramètres du sous-sol(la vitesse des ondes, l’atténuation intrinsèque dumilieu, un modèle de résistivité, la distribution desmasses, …). Pour cela, les phénomènes physiquesdoivent être bien compris et bien représentés(choix de l’équation des ondes, …). L’apport dela géophysique est donc complémentaire à celuide la géologie car elle va permettre d’avoir uneimage 3D du sous-sol (acquisition des données,traitement et interprétation). Mais la résolutiondes problèmes inverses est mal contrainte (d’autantplus que les données sont enregistrées à la surfaceen général) : la géologie et des données de foragesont alors essentielles pour obtenir des résultatsplus fiables. Lorsqu’un premier modèle de Terreest obtenu, l’hydrogéologie va permettre decomprendre l’écoulement des eaux souterraines.Couplée à la géochimie, elle pourra essayer deprédire d’éventuelles pollutions (migration deradionucléides, ….). La biologie peut elle aussicontribuer à la compréhension globale avec l’étudede l’impact des bactéries sur la transformation dela matière. En résumé, les Géosciences couvrentplusieurs disciplines qui sont complémentaires lesunes des autres.L’évolution des Géosciences va vers une meilleurequantification des phénomènes. En géophysique,il s’agit par exemple de détecter la présence defluides. La méthode électrique peut distinguer entredes fluides conducteurs et des fluides plus résistifs.A elle seule, elle ne pourra cependant pas localiserles fluides. En combinant les méthodes sismiques etélectriques, il sera peut-être possible d’y parvenir.Le développement de la physique mathématiqueest crucial pour retrouver certains paramètresphysiques (porosité, perméabilité, …) afin de mieuxcomprendre les réactions de l’environnement á unstress particulier (stockage, exploitation d’eauou de pétrole, …) et pour également optimiserl’exploitation des ressources du sous-sol.En fonction des objectifs de chaque élève, unaccent plus ou moins fort sera mis sur l’observationdes phénomènes naturels, les expériences enlaboratoire, la physique des phénomènes, … Pourcela, l’option s’appuie sur le centre de Géosciencesde Mines Paristech (45 permanents scientifiques),des instituts académiques (e.g. IPGP, Paris VI, …) etdes professionnels de plusieurs secteurs industriels(pétrole, mine, grands travaux, stockage, eau,environnement, déchets, …).OrganisationDeux semaines de Février (2A) :La période a deux objectifs : (1) étude de la “géomorphologie du paysage ”, avec du terraindans la Baie du Mont Saint-Michel. L’objectifest de mieux comprendre les processus hydrosédimentaireset leur enregistrement dansle paysage. Les applications concernentl’aménagement du territoire et l’impact de l’homme


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3137sur l’environnement. (2) “ la géophysique : quelsoutils, quels métiers ? ”. L’objectif de la secondepartie est de donner des clés pour comprendrece que peut apporter la géophysique (principes,traitement des données, applications variées,limites de la géophysique, …). En parallèle,des visites sont organisées pour comprendreles métiers liés à la géophysique dans un grandgroupe international pétrolier, au sein d’unepetite entreprise de service et dans un laboratoireuniversitaire. Enfin, les élèves sont amenés àréaliser une étude bibliographique (en 2012 surl’hydro-géophysique : la géophysique au servicede l’eau). L’un des objectifs pédagogiques est lalecture comparée d’articles scientifiques.Mois d’octobre (3A), ainsi que les mercredisassociés du semestre 5 : Voyage d’option (1 semaine) sur l’île de laRéunion en 2012 sur le thème : “ étude del’édifice volcanique de la Réunion ”, avec duterrain, la découverte du fonctionnement d’unlaboratoire d’observation sismologique etdes ouvertures vers détection des cavités, laressource en eau et la géothermie Visites d’entreprises (> 1 semaine) telles quel’Andra, IRSN, Total, CGGVeritas, Veolia, Saur,Storengy, Areva, … Terrain dans les Pyrénées espagnoles (1semaine) qui porte sur l’étude d’un analogue deterrain dans des zones carbonatées fracturées.Cette étude permet de voir à l’affleurementdes structures similaires à celles desréservoirs pétroliers et de mieux comprendrele fonctionnement d’un réservoir (pour l’eau, lepétrole, le stockage du CO2, …) (1 semaine)Les travaux d’option, comme les débouchés,couvrent un large spectre de domaines (gestionde la ressource en eau, pollutions et études desites pollués, gestion des déchets, géosciencespétrolières, sciences de l’environnement, risquesnaturels, …). Ils mettent l’accent sur l’une destrois composantes essentielles en Géosciences :le terrain, l’expérimental, et la modélisation. C’estl’occasion d’approfondir ses connaissances dans undomaine plus particulier.Exemples de sujets d’option Analyse de la karstification des réservoirsanalogues (Total) Répercussions de la dynamique de la mise enplace de la calotte antarctique sur les paysagesmiocènes du Sud de l’Europe de l’Ouest (MinesParistech) Etude des modifications subies par une argiliteau contact de barrières ouvragées : approcheexpérimentale et modélisation (IRSN) Dépollution de nappes à l’aide de nanoparticulesde fer : expériences de transfert en laboratoire etmodélisation hydrodynamique (INERIS) Modélisation du développement de l’anisotropiesismique dans le manteau convectif (IPGP) Détermination des paramètres hydrodynamiquesdu bassin des Avenelles par inversion de donnéespiézométriques (Centre de Géosciences, MinesParistech) Modélisation du rôle des gaz annexes dans lestockage géologique de CO2 (Total) Durabilité des revêtements lors du stockageadiabatique de l’air comprimé pour la productiond’électricité (GDF SUEZ, Saint Gobain, CEA/LITEN) Etude du pouvoir d’auto-réhabilitationd’exploitation minière d’uranium (AREVA)L’ACTIVITÉ D’OPTION


138 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS Contrôle de la sismique 4D en temps réel(CGGVeritas) Mise en place d’une méthodologie quick lookpour l’estimation des réserves/ressources dessables bitumineux de l’Athabasca (Total) Elimination du chlorure de vinyle dans lesréseaux d’eau potable (SAUR) Construction d’un outil de gestion en temps réeldes réseaux avec détection d’événements (fuites,qualité) (SAFEGE) Gestion des déchets de façon durable etinnovante dans les gares du futur Grand ParisExpress (Societe du Grand Paris).GÉOSTATISQUE ET PROBABILITÉSAPPLIQUÉESResponsable : H. WACKERNAGEL.ObjectifLa Géostatistique a pour objet l’étude quantitativede tout phénomène, naturel ou humain, qui présenteune organisation dans l’espace ou le temps : c’estdonc une indispensable extension des méthodesmathématiques “classiques” (statistiques, analysedes données, analyse de Fourier…) lorsque lesvariables d’intérêt présentent une structuration.Dans des domaines aussi variés que possible(ressources minérales, énergétiques, agricolesou halieutiques ; environnement ; climatologie ;santé ; démographie ; télédétection ; etc…),l’option choisit de donner la priorité aux méthodeset de mettre ainsi en évidence ce qui est communau traitement de toutes les données spatialisées,au-dedes disparités de langage inhérentes àla variété des champs d’applications. L’option estainsi en priorité un lieu de rencontre et de dialogueprivilégié entre étudiants aux goûts et aux domainesd’intérêt multiples ; c’est aussi fondamentalementl’occasion de passer à la pratique sur des jeux dedonnées réelles, et de mesurer la distance quisépare parfois une théorie bien maîtrisée d’unemise en application efficace.Quel que soit le domaine étudié et le problèmeposé, un travail d’option sur des données réellescomporte toujours trois aspects : une phase d’analyse, c’est-à-dire une approchecritique des données disponibles et uneévaluation de leur adéquation au problèmeposé. Il s’agit donc tout simplement de définiravec rigueur de quoi l’on parle, d’exprimer sinécessaire en termes scientifiques ce qui estattendu de l’étude, et de s’assurer que le travaila quelque chance d’aboutir ; une phase de modélisation, parce qu’une donnéen’est jamais manipulable à l’état brut. Il fautdonc convertir les mesures physiques en êtresmathématiques auxquels pourront s’appliquer lesconstructions théoriques vues dans les différentsenseignements proposés à l’École ; une phase de synthèse, car l’élaboration d’unmodèle ne constitue pas une fin en soi. Il fautdonc après traitement mathématique se donnerles moyens d’interpréter ce que l’on a mis enévidence, quitte éventuellement à reprendrel’une ou l’autre des étapes précédentes…En quelque sorte, cette première expérience enGéostatistique appliquée est l’occasion d’uneinitiation à une certaine déontologie du traitementdes informations numériques. Dans cet exercice,l’effort de pédagogie envers les interlocuteursextérieurs qui proposent des sujets d’étude estévidemment essentiel.A sa fin de troisième année, l’optionnaire abénéficié d’un premier aperçu des questionsliées à la manipulation de données spatialisées,et il s’est confronté sur le terrain au problème


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3139environnement, ...), complétées par desconférences et des mini-études concrètes ;mois d’octobre de la 3 e année : semaine 1 : prise en main du logiciel R ;méthodes exploratoires d’analyse de donnéesspatiales, multivariées ; modélisation statistiquede valeurs extrêmes; semaine 2 : cours de géostatistique linéaire ; semaine 3 : cours de géostatistique nonstationnaireet multivariable ; semaine 4 : cours de géostatistique non-linéaireet simulations conditionnelles.NB : pour les semaines 2-4, l’enseignement est enanglais les années impaires.de la conciliation entre rigueur mathématique etexigences de la réalité. Il peut maintenant mettreà profit cette initiation, quelle que soit par ailleursl’orientation qu’il prend à la sortie de l’Ecole.Il est très probable en effet que son parcoursprofessionnel sera désormais au service d’un milieuindustriel particulier qui sans doute n’aura que peude rapports avec ce qu’il aura rencontré durantson travail d’option ; mais de par son caractèrefondamental et généraliste, la formation qu’il aurareçue dans cette option trouvera assurément às’appliquer, même si le mot de “Géostatistique”n’est plus explicitement prononcé !Organisationfévrier de la 2 e année : deux semaines de visites en Guyane. Visitesde laboratoires (Cirad, IRD, BRGM, INSEE,Institut Pasteur,...), de sites industriels (CentreSpatial, mine, ...) et visites de terrain (géologie,Particularités de l’option :On souhaite au maximum éviter les promotions“mono-chromatiques” où tout le monde ferait dupétrole, ou de la mine, ou de l’environnement...Par ailleurs, il est demandé aux étudiants de “sesentir optionnaires” dès leur choix d’option en finde première année ; il est important en particulierqu’ils fassent part dès que possible de leurssouhaits concernant le domaine de leur travaild’option, et ceci même si les cours de géostatistiqueproprement dits n’ont pas commencé : nous seronsainsi davantage en mesure de leur proposer unencadrement “à la carte”, dans la direction qu’ilsauront choisie.Exemple de sujets d’option modèles numériques de réservoirs pétroliers ;estimations et simulations minières simulation d’épidémies de grippe traitement de données biologiques ou physiquesen océanographie et limnologieL’ACTIVITÉ D’OPTION


140 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS assimilation de données spatio-temporelles enmétéorologie et climatologie analyse et modélisation de données de pollution(air, sols, cours d’eau) classification automatique de pierres précieuses étude de la corrélation entre morphologieurbaine et consommation énergétique analyse sémantique automatique.GESTION SCIENTIFIQUEResponsable : F. PALLEZ.ObjectifTout ingénieur se trouve confronté dans sa vieprofessionnelle à la conduite de projets, à deschoix d’organisation, à la recherche d’efficacitépar le biais de diverses décisions… C’est cequ’on a coutume d’appeler le management. Or, sile management s’appuie sur des méthodes et desoutils, qu’il faut connaître, il s’inscrit aussi dansdes organisations, dont il importe de comprendrele fonctionnement.L’option Gestion Scientifique a pour objectifde donner aux élèves une initiation à la vie desorganisations, aux processus de décision et auxméthodes de conduite du changement, au moyend’études “en vraie grandeur” qu’ils mèneront dansune entreprise, tout au long de leur 3 e année, dansle cadre de leur sujet d’option.OrganisationL’ensemble des activités d’option qui se déroulent,en 2 e année et en début de 3 e année, sur environ sixsemaines, est destiné à préparer le travail d’optionde 3 e année.En 2 e année, l’option propose une initiation à lagestion, appuyée principalement sur deux activités un jeu d’entreprise (3,5 jours), initiant sous formeactive aux grandes fonctions de l’entreprise et àla conduite de ses choix stratégiques, un exercice portant sur l’histoire des idées etdes pratiques en gestion (5 jours), qui permetnotamment aux élèves de mesurer l’apport desoutils mathématiques à la compréhension et à lamaîtrise du fonctionnement des entreprises.En début de 3 e année, lors de la période bloquéed’un mois, cette formation est approfondie dansdifférents modules, destinés à initier les élèvesaux différents outils et méthodes existant dans lechamp étudié, et à leur faire prendre consciencedes conditions de leur application dans lesorganisations. A cette occasion, les élèves sont misen contact avec des praticiens et des chercheurs.Ces modules sont consacrés aux thèmes suivants : gestion de la sécurité industrielle gestion des ressources humaines financement et développement des entreprises gouvernance d’entreprise.Ce programme est complété par un voyageindustriel de quelques jours, sur une thématiquetransversale (ex : relations sociétés mères –filiales ; gestion de la sous-traitance autour d’ungrand donneur d’ordre dans un bassin d’emploi,innovation et réseau d’entreprises, etc.).Le sujet d’optionL’étude d’option, menée en binôme, occupe toutle temps imparti à l’option en 3 e année à partirde fin octobre. Les thèmes peuvent en être trèsvariés (voir exemples ci-dessous), et concernerdes univers divers (entreprise, mais aussi hôpital,musée, collectivité territoriale…). La questionposée correspond toujours à un enjeu réel desresponsables de l’organisme d’accueil. Les élèvessont invités à analyser le problème, voire à lereformuler, mais aussi à proposer des solutions età en tenter la mise en œuvre opérationnelle.Les élèves font l’objet d’un encadrement trèsattentif de la part des enseignants de l’option,


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3141qui les rencontrent environ deux heures parsemaine. Ce parti résulte de la constatation queles enseignements théoriques ne livrent qu’unéclairage limité sur la vie des entreprises, alors quele récit des expériences vécues par les optionnairessur leur terrain d’étude offre de nombreusesoccasions d’apports pédagogiques.Emploi du temps de l’option : 2A – pré-option (février) : 2 semaines, à Paris, àtemps plein 3A – période bloquée (octobre) : 4 semainesbloquées, à temps plein, à Paris ou régionparisienne, sauf un voyage de quelques jours,en France 3A – sujet d’option : de début novembre à finjuin, alternance de journées (8 à 10 répartiesdans l’année) et de 2 périodes à temps plein(janvier et avril-mai-juin). La localisation desélèves dépend du sujet, les périodes à tempsplein pouvant se dérouler en province, voire dansquelques cas, à l’étranger.Exemple de sujets d’optionLes sujets d’option sont négociés par l’équipeenseignante et traités en binôme. Gestion de la complexité sur des lignes defabrication de produits alimentaires surgelés(Marie groupe Uniq) L’informatique au service de la simplification desdémarches administratives (Conseil Général duVal d’Oise) Les bonnes pièces au bon moment pour du hightech sur mesure (HORIBA JOBIN YVON) Le radiateur qui n’existait pas- Gestion d’unprojet innovant (Groupe ATLANTIC) Le remplacement dans les crèches, un jeud’enfants ? (Direction de la Famille et de la PetiteEnfance, Ville de Paris) Les commissions au Centre National de laCinématographie - Articulations entre logiquessectorielles et régulation publique du cinéma(CNC) Organisation des livraisons aux magasins(Champion) Réduction des délais de la chaîne conceptionfabricationdes boîtes ADSL (Thomson) Gestion des fonds européens par une Région(Conseil Régional de Picardie) La problématique de sûreté dans les transportsde colis radioactifs (ASN) Préfiguration des filières de malades pour unnouvel appareil de traitement du cancer (InstitutCurie)INGÉNIERIE DE LA CONCEPTIONResponsables : P. LE MASSON, B. WEIL.Intervenants : A. HATCHUEL, B. SEGRESTIN.ObjectifL’option Ingénierie de la conception prépare auxmétiers de la conception ainsi qu’au managementdes projets industriels innovants.L’innovation, facteur essentiel de compétitivitéet de croissance, repose sur la maîtrise etl’organisation des activités de conception(ingénierie, développement de produits etservices, marketing technique, R&D, design…).Ces activités connaissent une mutation mondialeforte et offrent ainsi de larges opportunités auxingénieurs généralistes. Elles mobilisent desméthodes de gestion et d’optimisation des projetsà la fois rigoureuses et créatives, qui permettentde prendre en compte les multiples dimensions(économiques, sociales, environnementales,scientifiques, design…) des nouveaux produitsou services. Ces outils sont fondés au planL’ACTIVITÉ D’OPTION


142 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSscientifique sur les théories récentes de laconception, notamment développées par l’équiped’option, qui font référence au plan internationaldans de nombreuses universités et entreprises. Lesactivités de conception appellent aussi de nouveauxprincipes d’organisation (organisation par projets,par plateformes, par modules, conception par lescommunautés et les usagers…).L’option permet l’acquisition de ces matières tantau niveau scientifique qu’au niveau professionnel.Les cours de base présentent les théories plusrécentes de la conception (modèles génératifs,logiques d’expansion). L’option introduit aussi lespratiques de conception et de conduite de projetdans divers secteurs industriels. L’acquisition deces méthodes est consolidée par le travail d’optionoù les élèves sont associés à des projets réelsen entreprise qui leur permettent d’accroître leurpréparation professionnelle et leurs capacitésd’intervention dans des projets industrielsimportants et novateurs.L’ingénierie de la conception dispose ainsi d’unensemble de bases théoriques, d’outils et dedémarches, mobilisés par les entreprises dessecteurs les variés et les consultants spécialisés.Contexte national et internationalDans le cadre de ParisTech, les enseignementsde l’option sont suivis par des élèves de l’EcolePolytechnique et de l’AgroParisTech. L’optioncoopère avec les établissements scientifiquesinternationaux les plus en pointe dans son domaine(Chalmers, Stanford, Carnegie Mellon, ImperialCollege, Aachen,…) et avec les grandes écoles dedesign françaises (Strate College, Ecole NationaleSupérieure de Création Industrielle).Par comparaison avec les cursus de ces grandsétablissements scientifiques internationaux,l’option permet aux étudiants d’associer de façonoriginale les enseignements d’ “Engineeringdesign”, de “Project management” et d’ “Innovationmanagement”.OrganisationCe cycle d’environ 6 semaines (2 semaines en 2Aet 4 semaines en 3A) comporte quatre modulesprincipaux de 30h : Théories de la conception : théorie de la décisiondans l’incertain et modèles d’explorationarborescente. Introduction à la théorie C-K.Approches systématiques et axiomatiques.Modélisation des connaissances. Gestion de projet : organisation des projetset des équipes. Planification en situationd’incertitude et d’innovation. Gestion desportefeuilles. Risques et contrats en projet. Stratégies d’entreprise et économie de laconception : croissance des entreprises etstratégies de conception. Modèles de la firmeinnovante. Stratégies d’apprentissages. Ateliers de conception et initiation au design :application de la théorie C-K pour développerdes concepts novateurs portant sur des produitssimples ; initiation au design avec un professeurde Strate collège.Un voyage d’option est organisé pour étudierun “milieu innovant” (Suède 2006, Boston 2007,Silicon Valley 2009). Les élèves rencontrent à la foisdes firmes innovantes et des équipes universitairesdans le domaine de l’option. Ce voyage a lieu surune semaine en avril (2A).Des travaux de bibliographie et de recherchepersonnels sont également proposés aux élèves.Exemples de sujets d’optionLe travail d’option se déroule d’octobre à juin (ouà décembre pour les élèves en voie spécialisée).


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3143Les sujets sont soigneusement sélectionnés dansdes secteurs très divers. Ils sont de deux typesprincipaux :Type 1 : les élèves participent au développementd’une gamme de nouveaux produits ou systèmeset mettent en place de nouvelles démarches deconception. Quelques exemples : L’Oréal (R&D Clichy) : Conception de modèlesd’essais pour la R&D cosmétique : les peauxreconstruites Décathlon : la “fraîcheur” des vêtementssportifs : méthodologie d’exploration et destructuration d’un nouvel espace de valeur. Axane / groupe Air Liquide : Conceptionfonctionnelle de l’énergie : la nouvelle générationdes piles à combustible.Type 2 : Les élèves participent à l’optimisationde méthodes de gestion de projets industriels.Quelques exemples : CEA : Méthode innovante de rédaction desbrevets PSA-Peugeot Citroën : Conception innovanteet retour d’expérience : la porte électriquecoulissante de la 1007 Thales avionics : Du besoin opérationnel à laconception innovante : le cas des viseurs decasque pour pilotes d’hélicoptères.Durant ces travaux, les élèves reçoivent unsoutien important de la part du corps enseignantde l’option. C’est un moment pédagogique fort aucours duquel les optionnaires peuvent consoliderleurs connaissances et acquérir une premièreprofessionnalisation sur un sujet correspondant àdes enjeux réels d’entreprise.INNOVATION ETENTREPRENEURIATResponsable : P. MUSTAR.ObjectifL’option Innovation et entrepreneuriat est uneoption de management. Elle prépare les élèvesingénieursà la création d’activités économiquesbasées sur des innovations. Ces activités peuventdonner lieu à la création de nouvelles entreprisesou de nouvelles entités au sein de groupes existants(intrapreneuriat).L’option apporte aux élèves qui la suivent un fortesprit entrepreneurial, des compétences (identifieret saisir des occasions de création, générerdes idées, gérer l’incertitude, communiquer,négocier, constituer et diriger une équipe) et desconnaissances (en marketing et innovation, financeentrepreneuriale, management de l’innovation,construction de business plans, stratégie, propriétéintellectuelle) qui permettent d’affronter lessituations entrepreneuriales.Ces objectifs sont proches de ceux d’institutionsavec lesquelles nous collaborons :L’ACTIVITÉ D’OPTION


144 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS“We believe that engineers and scientists needentrepreneurial skills to be successful at all levelswithin an organization. We prepare students forleadership positions in industry, universities,and society...” Stanford University School ofEngineering“Whether embarking on a new venture orincorporating entrepreneurial thinking intothe management of existing organizations, anunderstanding of the principles of entrepreneurshipis indispensable”. Innovation & Entrepreneurshipgroup Imperial College London” …We …provide content, context, and contactsthat enable entrepreneurs to design and launchsuccessful new ventures based on innovativetechnologies”. Entrepreneurship & InnovationProgram, MIT.OrganisationLe parcours entrepreneurial : il comprend lespériodes dites d’enseignement de 2e et de 3eannées avec quatre ensembles d’activités : desmodules d’enseignement technique (1), des ateliersavec des entrepreneurs et des professionnels (2),une mission à l’étranger (3), la construction d’unprojet de start-up (lean creation) (4) ; et, la périodede “ stage ” d’option (5) qui se fait dans desconfigurations variées de la création d’entreprisesau développement de nouvelles activités dans desgrands groupes, en passant par l’immersion dansune start-up ou une société de capital-risque.1 Modules d’enseignement technique (3A) avec desprofesseurs de business schools (HEC, ESSEC,ESCP, Imperial College) ou des professionnels :Management et entrepreneuriat, Marketingcommunication des innovations et design,juridique (propriété intellectuelle, droit social,forme sociale des entreprises), Finance etfinancement (ingénierie financière, capitalrisque,politiques et aides publiques), Design(d’interaction, de service) et négociation.2 Ateliers avec des entrepreneurs (2A et 3A)sur les Processus de création des start-ups,l’Entrepreneuriat dans les grands groupes,l’Entrepreneuriat social, la Création d’entrepriseen Biotechnologie (avec option Biotech) et dansles Cleantech, l’Écosystème du numérique àParis… Il s’agit de comprendre les processusentrepreneuriaux dans différents contextes.3 Mission à l’étranger (2A) pour comprendre unécosystème Écosystème entrepreneurial : en 2012à Londres, en 2013 à New York.4 Exercice lean creation (3A). L’objectif est de bâtirun projet de start-up entre début octobre et finjanvier. La méthode : les élèves par groupe de3 ou 4 doivent définir une proposition de valeur,une description du marché cible potentiel,analyser son environnement, définir sonavantage compétitif, construire son architecture(ressources et activités clés, partenariat) etson modèle de revenu. Pendant ces 4 mois, ilssont encadrés et fin janvier, ils présentent leurprojet à un comité d’investissement composéd’entrepreneurs et d’investisseurs en capitalrisque.Cet exercice encourage la créativité, laprise de risque, l’autonomie, le travail d’équipe etl’engagement des élèves (les groupes travaillenten dehors des créneaux horaires de l’option !). Ilcomplète et permet une mise en œuvre pratiquedes enseignements, rencontres et conférencesdes différents modules et ateliers de l’option.Ces projets peuvent éventuellement se poursuivrejusqu’à la fin juin et devenir le “ stage ” d’optionde 3A. Certains d’entre eux sont devenus deréelles entreprises.5 Sujets d’option (3A). Ce travail pratique porte sur


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3145une situation réelle (en France ou à l’étranger) etdemande un fort engagement personnel. Il se faitdans des configurations variées : au sein d’unestart-up, d’un grand groupe (intrapreneuriat), encréant sa propre start-up (avec d’autres élèvesou un serial entrepreneur), dans une société decapital-risque, dans le monde de l’entrepreneuriatsocial… dans l’entrepreneuriat social : Nest for All,OPHEC dans le capital-risque : Aster Capital, I-Source,X-Ange, IT Translation au sein d’une start-up existante : Captain Dash,Wipolo, Antelink, Link Care Services, Weezic,Work4Labs, Shopcade (Londres), UbiCabs(Londres)…Spécificité de l’optionL’option est fortement ouverte vers l’extérieur(y participent des professeurs des meilleuresBusiness Schools françaises) et l’international.Elle cultive des liens forts avec de nombreuxacteurs de l’écosystème entrepreneurial (startups,grandes entreprises, financiers, rechercheen entrepreneuriat, pouvoirs publics…).Lapédagogie favorise les rencontres et les travauxavec des créateurs de start-ups ou d’activitésnouvelles au sein de grands groupes, de sociétésde capital risque en France et à l’étranger. Lestravaux se font en groupes. L’option met l’accentsur l’apprentissage par l’action et la pratique. Siles aspects académiques et théoriques ne sontpas délaissés, la plupart du temps se passe sur leterrain. L’option permet de se confronter à une vieéconomique de plus en plus changeante et difficilemais aussi riche et stimulante.Exemples de sujets d’option possibles création des start-ups par les optionnairesSpotistic, Mojo, Dabla, 1Year1Book, ParisPal,MinesSchool au sein de grandes entreprises : Christian DiorParfum, Saint-Gobain, Vinci Energies, Criteo création d’une start-up avec un serialentrepreneur : Real Village Ldt (Londres),NavendisMACHINES ET ÉNERGIEResponsable : F.-P. NEIRAC.ObjectifLe projet individuel de 3 e année est au centre del’option et concerne souvent un système complexedans sa conception ou dans son utilisation (fiabilitéet sureté, maintenance, modélisation et gestion).Le projet fait appel à des sciences debase (mécanique, mécanique des fluides,thermodynamique, thermique) ainsi qu’auxconnaissances en gestion et en économie acquisesà l’École. La préparation collective porte doncplutôt sur les méthodes de travail de l’ingénieur,sur le contexte énergétique, la progression destechniques de conception et d’exploitation et laconnaissance des entreprises. Elle comporte unesérie de projets collectifs de l’option permettantl’étude de sujets renouvelés chaque année.Organisation 3 semaines d’initiation en 2A : “Chainesénergétiques”; savoir faire : synthèsedocumentaire & bilans énergétiques ; moyens :conférences, visites, rapport de synthèse ; 1re semaine en 3A : “Transports”; savoir faire :calculs Well to Wheel, propositions de politiquespubliques ; moyens : conférences Energie ettransport, Fabrication automobile ;L’ACTIVITÉ D’OPTION


146 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS énergétique (problèmes et méthodes,économie et problèmes énergétiques globaux,environnement, travaux en équipe sur cesthèmes) progrès des industries mécaniques (analyses decas, visites d’ateliers) modélisation de dispositifs techniques (avectravaux pratiques de modélisation de systèmes).Les visites et conférences industrielles sontnombreuses. 2 e semaine en 3A : “Mécanique et performance”;savoir faire : CAO avec optimisation ; moyens :Thermomécanique, CATIA V5, visitesaéronautiques ; 3 e semaine en 3A : “Problèmes énergétiquesglobaux”; savoir faire : Economie de l’énergie,ressources ; moyens : Problèmes énergétiquesglobaux, Efficacité énergétique, Nucléaire ; 4e semaine en 3A : “Boucle Modélisation/Expérimentation“; savoir faire : Définir desessais, les réaliser, les interpréter ; moyens :Matlab, Simulink, TP ; avec la participation deCEP Armines Sophia AntipolisEmploi du temps de l’option en 2 e et 3 e annéesLes séances de préparation (2 semaines d’initiationen 2 e année et 4 semaines de formation en 3 eannée) visent d’abord à faire mieux connaîtreles entreprises concernées et les moyensqu’un ingénieur utilise dans ses activités. Cesinformations peuvent se regrouper en quatrevolets : communications humaines (expression orale,utilisation d’aides visuelles, préparation desdécisions techniques et organisation du travail,grâce notamment à un jeu d’entreprise et à unsujet de synthèse)Particularités de l’option :Le projet personnel s’étend sur toute la troisièmeannée et permet un travail ambitieux sur unsujet novateur. Il se déroule en principe dansune entreprise industrielle, par exemple chez unconstructeur automobile ou aéronautique, dansune compagnie électrique, gazière ou pétrolière,chez un fabricant de matériels. Le travail se faitsous la responsabilité d’un ingénieur de l’entrepriseavec les conseils de certains chercheurs du CentreEnergétique et Procédés de l’École, fort de plus decent personnes.Exemples de sujets d’option outil conceptuel de cycle combiné pour laproduction d’eau douce et d’électricité étude économique, grâce aux outils de l’analysepar les options réelles, de la valeur apportée parl’utilisation de combustible au Thorium dans desréacteurs classiques recherche et analyse de nouvelles potentialitésd’économies techniques à réaliser sur desvéhicules en vie série micro turbine : étude thermodynamique(modélisation, prise en compte des phénomènesaérothermiques)


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3147 développement d’un nouveau moteur d’avion analyse paramétrique du coût d’une fonctionmécanique des véhicules plan d’action Gaz à Effet de Serre dans un groupepapetier étude de l’intérêt de la construction d’un cyclecombiné sur un stockage souterrain de gaz ouun terminal méthanier.MANAGEMENT DES SYSTÈMESD’INFORMATIONResponsable : F. COELHO.ObjectifInformatique et réseaux forment le systèmenerveux de pratiquement toutes les entreprises. Cestechnologies sont utilisées dans tous les métierspour transporter, stocker, fédérer, agréger, analyseren temps réel toutes les informations. La gestionde ces nombreux systèmes d’information (SI), leurévolution dans le temps pour s’adapter à ou créerde nouveaux modes de fonctionnements, la miseen œuvre de nouvelles technologies et l’adaptationcontinue des processus et des hommes à cesévolutions sont donc stratégiques dans toutes lesorganisations.Les réussites transforment les sociétés, mais leséchecs ou les manques peuvent freiner ou arrêterleur développement, et coûtent particulièrementcher.L’option MSI s’appuie sur les technologiespour comprendre comment leur mise en œuvrepermet la transformation des organisations. Lacompréhension des enjeux auxquels doit faireface une entreprise ou un métier doit être traduitedans le système d’information. Les solutionsdéveloppées au sein des projets aboutissent troprarement au résultat escompté en respectant letriangle fonctionnalités-coûts-délais : le domaineest complexe car il touche tous les aspects del’entreprise et utilise des outils et techniques dontla richesse et la complexité portent leurs propresrisques.La gestion des SI nécessite donc des managers detalent, à la fois intéressés aux technologies, maisaussi à l’ensemble des problèmes de l’entreprise :des ingénieurs ouverts et technophiles.OrganisationL’option permet de découvrir les différents métiers,domaines et enjeux au travers de rencontres,de conférences ou de visites, et d’élargir lechamp d’application des techniques rencontréesdans les divers enseignements. Citons quelquesproblématiques : les systèmes d’informationpeuvent tirer une organisation vers l’avant ou aucontraire représenter un boulet compromettant sonavenir en empêchant toute évolution : l’alignementdu SI à la stratégie de l’organisation est essentielà sa réussite. Le facteur humain est égalementun point clef : l’accompagnement du changementvise à impliquer les utilisateurs dans les évolutionsdu SI et assurer non seulement leur adhésionaux nouveaux outils proposés, mais aussi auxnouvelles organisations du travail impliquéespar ces nouveaux outils. L’externalisation de plusen plus d’aspects de l’informatique d’entrepriseimplique une contractualisation des services baséesur des référentiels de qualité standardisés etopérationnels.Certains enseignements de tronc commun etspécialisés permettent d’aborder différents aspectsde l’informatique : introduction à l’algorithmiqueet aux structures de données, spécification d’uneapplication avec UML, modélisation et manipulationL’ACTIVITÉ D’OPTION


148 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSdes données, fondements théoriques du calcul,architecture système, découverte des réseaux…La période d’option apporte des compléments àcette formation initiale concernant les concepts,les techniques et les outils utiles à la spécification,au développement, à la mise en place réussie deprojets informatiques.Il faut à la fois prendre en compte le métier etson domaine (par exemple, construire et livrerdes voitures), le développement proprementdit de nouvelles applications incluant des choixtechnologiques (outils, plateformes…) dont lesconséquences se feront sentir sur toute la duréede vie de l’application, et enfin la gestion de laproduction informatique, avec des contraintessouvent fortes de disponibilité et de sécurité.Emploi du temps de l’option : voyage éventuel période de pré-option : cours, TP et exposésautour d’un projet collectif, par exemple :- projet : construction d’un outil desauvegardes incrémentales chiffrées àdistance- cours : cryptographie, scripts en ruby, outilsde gestion de sources- exposés : RAID, algorithme RSYNC,protocoles HTTP et WebDAV... période d’option :- Sensibilisation au management des SI : cyclede conférences et travaux de groupe communavec le MS MSIT Mines-HEC. Rencontresavec des professionnels (Directeur de SI,consultants...), visites éventuelles de sites- Compléments techniques : XML, sécuritéréseaux...- Projet éventuel, exemple : programmationd’un algorithme de filtrage sur cartegraphique.Particularités de l’option :Il est approprié d’apprécier l’informatique...Exemple de sujets d’optionLes sujets d’options vont de sujets très techniquesà des problématiques plus orientées vers la gestionde projet : étude des technologies d’intégration pourvaloriser les données de production des centralesélectriques (EDF) amélioration de l’interface homme machine deGoogle Earth (Google) mise en place d’une application centrale demonitoring équipement (ST Microélectronique) métrologie et optimisation d’une hotlineinformatique et télécom (Osiatis) programme Copernic : Professionnalisation de lamaîtrise d’ouvrage (Capgemini Consulting) optimisation d’un calculateur de risquesfinanciers (Société Générale) génération automatique de code pour unelibrairie de calcul financiers (HSBC) développement d’un outil d’aide à la réalisationd’audits informatiques internes (Total)MAREVAResponsable : B. D’ANDREA-NOVEL.Intervenant : B. MARCOTEGUI.ObjectifMAREVA (Mathématiques Appliquées :RobotiquE, Vision, Automatique) est une optionliée aux Technologies de l’Information et de laCommunication qui coordonne et mutualise lescompétences dans les domaines de l’Automatique,la Robotique et la Vision. En effet, pour développerdes projets de plus en plus complexes, par exemple


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3149dans des domainesmultidisciplinairestels que la robotiquechirurgicale oul’automobile, il estimportant de maîtriserces différentesdisciplines. Lesactivités de MAREVAsont soutenues pardifférents centres de recherche du départementMathématiques et Systèmes de MINES ParisTech,notamment CAOR (Centre de Robotique), CAS(Centre Automatique et Systèmes), CMA (Centrede Mathématiques Appliquées) et CMM (Centrede Morphologie Mathématique).Automatique : l’automatique est une science del’ingénieur qui analyse les propriétés des systèmesdynamiques, leur commande et leur réalisation.La diversité apparente des systèmes dynamiquesabordés (systèmes différentiels linéaires ou non,systèmes récurrents, systèmes à événementsdiscrets, systèmes dont l’évolution est décritede manière incertaine, possédant des entréesdéterministes - les commandes - ou aléatoires– les bruits, observés au travers de capteurs…),la diversité de leur provenance (phénomènesmécaniques, électriques, hydrauliques,aérodynamiques, physicochimiques, biologiques,économiques…) et la diversité des objectifs decommande (suivre des trajectoires de référence,respecter des consignes, travailler au moindrecoût, rendre le système insensible à certainesperturbations…) expliquent l’étendue de la palettedes outils mathématiques nécessaires à leurétude (algèbre, analyse, géométrie différentielle,topologie, probabilités, optimisation…).Face à cette réalité multiple, ce sont les conceptsfondamentaux de modèle, relation entrées/sorties, commandabilité et observabilité, stabilité,robustesse…qui font l’unité de l’automatique.Ainsi, dans la plupart des secteurs industriels,l’ingénieur doit de plus en plus concevoir et mettreau point des commandes pour améliorer les unitésexistantes (machines, groupes de machines, usines,réseaux, chaîne de traitement du signal…) ouprouver la viabilité et la rentabilité de nouvelles.Dans une perspective plus large, la filièreAutomatique contribuera à l’élaboration d’une miseen synergie de nombreuses disciplines enseignéesen tronc commun ou dans le cadre d’enseignementsspécialisés. Parmi ces disciplines citons : lamécanique, la physique, la thermodynamiqueet le génie chimique, les moteurs électriques,l’électronique.Robotique : un système Robotique est unmécanisme doté de moyens de perception, deraisonnement et d’action qui lui permettentd’interagir avec son environnement.Il y a une vingtaine d’années, la robotiques’est développée initialement dans le domainemanufacturier sous forme de bras manipulateursdestinés à des tâches de soudure, de peinture, demanutention, d’assemblage. Cette robotique, diteindustrielle, a permis un accroissement importantde la productivité et de la flexibilité des ateliersde production en soulageant l’homme de travauxpénibles.Toutefois, l’univers de la production est relativementbien structuré et déterministe, si bien que le robotindustriel peut travailler le plus souvent “en boucleouverte” par rapport à son environnement.Au-dede l’activité manufacturière, la robotiquea diffusé dans de nombreux autres domainesoù l’environnement est moins bien connu, voireincertain ou même hostile. C’est le cas parexemple en robotique agricole où les tracteursrobotisés évoluent dans un environnement naturelL’ACTIVITÉ D’OPTION


150 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSpeu structuré avec des conditions d’adhérencetrès variables, mais aussi dans les domaines dunucléaire, de la route automatisée, de la robotiquespatiale et sous-marine, sans oublier la robotiquehumanoïde…La robotique est par essence une disciplinetransversale qui met à contribution l’essentieldes domaines scientifiques des sciences del’ingénieur : la mécanique au niveau des modèlesdes systèmes poly-articulés, de la locomotion et dela préhension, l’automatique pour la planificationde trajectoires et la commande en boucle ouverteou fermée, l’électronique pour l’implémentationdes contrôleurs en temps réel et l’instrumentation,l’informatique au niveau du traitement des donnéescapteurs et des langages de programmation, lavision par ordinateur et le traitement d’images…jusqu’aux sciences sociales et politiques quidoivent prendre en compte l’irréversibilité duprogrès technique dans l’organisation des sociétéshumaines du futur.Le but de la filière Robotique est de déclinerauprès des futurs ingénieurs ces divers domainesde compétence.Vision et morphologie : le traitement d’images,ou vision par ordinateur, est une discipline desmathématiques appliquées qui étudie les imagesnumériques dans le but d’améliorer leur qualité, oud’en extraire de l’information. C’est une disciplineen plein essor, grâce à la montée en puissancedes capacités de calcul des ordinateurs, maisaussi grâce aux systèmes d’acquisition de plusen plus performants. Les images proviennentde sources les plus variées, allant du satelliteau microscope, en passant par l’appareil photo,l’imageur par résonance magnétique (IRM), oules caméras vidéo. Les applications sont ellesaussi nombreuses. Nous pouvons citer l’aide audiagnostic médical, la mise au point de nouveauxmédicaments à travers la quantification de leurseffets sur des populations cellulaires, le contrôlequalité des procédés de fabrication, la vidéosurveillance,l’étude des propriétés macroscopiquesde matériaux hétérogènes ou le déplacement derobots autonomes dans le monde réel.La filière “vision et morphologie” est encadrée parle CMM (Centre de Morphologie Mathématique),fondateur d’une théorie, la MorphologieMathématique, aujourd’hui répandue dans lemonde entier. Le CMM est un leader mondialdans l’utilisation et la dissémination des outilsmorphologiques et l’option se nourrit de la diversitéet de la richesse des applications du traitementd’images réalisées au CMM.OrganisationContenu de la 2 e annéeLes enseignements et activités pédagogiquesdispensés en seconde année sont communs à tousles élèves ayant choisi MAREVA et se déroulentà Paris. L’organisation de la période de 2 e annéeest centrée sur l’étude des Systèmes Complexes :systèmes dynamiques en temps discret,filtrage et identification, capteurs embarquéset fusion de données, traitement d’images et


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3151imagerie médicale. Ce bloc est complété par desconférences d’introduction à la Robotique et auxITS, d’introduction à la réalité virtuelle et réalitéaugmentée, des séances de programmation en C++et programmation graphique ainsi que des séancesde mini-projets réalisés en binôme, encadrés par leschercheurs des centres et mettant en applicationles concepts vus en cours. Voici quelques exemplesde mini-projets réalisés ces dernières années : asservissement latéral (Lane Keeping, ESP) etlongitudinal d’un véhicule (ACC); asservissement par capteurs de couleurs d’unepetite voiture sur ligne blanche; évaluation d’un système de capture demouvement grand public (la Wiimote); mise en correspondance de nuages de points 3Dpour cartographie numérique ; modélisation et stabilisation d’un plongeur ; édition d’image basée sur une segmentationhiérarchique ; modélisation et contrôle de grues de chantiers ; algorithmes d’estimation et de contrôle d’unrobot mobile développé par SAGEM ; développement d’algorithmes de parking,validation et tests sur logiciel graphique 3D ; mise en place d’interactions homme/environnement dans une cuisine virtuelle.Contenu de la 3 e annéeEn 3 e année, les activités du mois d’octobre restentcommunes. Les deux premières semaines à Parissont consacrées à des cours notamment en vision ettraitement d’images dans le contexte automobile,sur le contrôle non linéaire et ses applicationsen robotique, sur les robots humanoïdes, sur lessystèmes à événements discrets, les systèmes àretards ....Un ES en vision et morphologie mathématique surune semaine bloquée en novembre complète laformation des filières Vision et Robotique.Les deux dernières semaines d’octobre sont dédiéesaux mini-projets (d’un niveau plus approfondi queceux de 2 e année), ainsi qu’au voyage d’optiondurant lequel les étudiants visitent des laboratoireset des entreprises. Ces quatre dernières annéesle voyage a été organisé respectivement en Italieet Rhône-Alpes (STMicroelectronics, ISPRA,INRIA Rhône-Alpes, LAG ...), dans la régionde Nice et Monaco (INRIA Sophia-Antipolis,Thalès Alénia Space, musée des automates...), en Allemagne à Stuttgart et Munich (Bosch,Mercedes, German Aerospace ...), à Toulouse(CNES, LAAS, Laboratoires Pierre Fabre ...). Cesvoyages sont de bonnes occasions de nouer descontacts intéressants pour les travaux d’optionen 3 e année. Les sujets d’option pour la 3 e annéesont mutualisés et proposés indifféremment parles enseignants chercheurs de différents centresde mathématiques appliquées de l’école (CAOR,CAS, CMA, CMM) souvent en relation avec leursactivités en partenariat avec les industriels. Notonsque chaque année, le nombre de sujets proposésest largement supérieur au nombre d’optionnaires !Particularités de l’option :La réalisation des mini-projets est très appréciée desétudiants. C’est un excellent moyen d’approfondiret d’appliquer les notions déclinées en cours maisaussi une très bonne occasion de rencontrer leschercheurs des différents laboratoires de l’écoleet de toucher à une première expérience, mêmelimitée, dans le milieu de la recherche.Exemple de sujets d’optionAutomatique : guidage exoatmosphérique d’Ariane V – EADS(Automatique) ; traitement du signal par bancs de filtres (IFP)L’ACTIVITÉ D’OPTION


152 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS développement d’une méthode d’analyse designaux ECG par inverse scattering (INRIA) simulation et commande de robots humanoïdes(ATR Computational Neuroscience Laboratory.Kyoto) synthèse de correcteur de pilotage d’un véhiculeaérobie supersonique (ONERA) validation de modèles de véhicules pour lecontrôle-commande (PSA) quantification des perturbations maximalesadmissibles sur les organes de pilotage d’unvéhicule aile en phase de rentrée atmosphérique(EADS)Robotique : conduite automobile assistée par visionartificielle (INRIA/CAOR) amélioration de la sécurité routière et du confortvia le Contrôle Global de Châssis (PSA) identification de l’adhérence disponible pour unvéhicule (NEXYAD, projet ARCOS) configuration d’un système à retour d’effort enréalité virtuelle (CEA/CAOR) communication véhicule/infrastructure dans ledomaine autoroutier (ASFA) accrochage virtuel de véhicules pour la conduiteen convoi (INRIA) développement d’un éditeur de comportement derobot humanoïde (Aldebaran Robotics) planification de mouvement pour robothumanoïde (Joint Research Laboratory Tsukuba) développement d’un robot social (AdvancedTelecommunications Research, Kyoto) les olympiades des Cybercars : compétition devéhicules intelligents sur la route du futur àSaint-Brieuc (Conseil général des Côtes d’Armor)Vision : annotation automatique d’images (LTU, Paris) indexation d’images médicales (CEA, Fontenayaux Roses) capteur d’environnement destiné à un servicetélématique (PSA, Vélizy) segmentation d’images médicales pour laradiothérapie (Institut Gustave Roussy, Villejuif) analyse d’images d’empreintes digitales(SAGEM, Eragny Sur Oise) analyse de séquences d’images sportives(Thomson Broadcast, Breda, Pays-Bas) optimisation compression/déconvolution (AlcatelSpace Industries, Cannes) cytologie quantitative et recherche demédicaments (CSIRO, Sydney, Australie) morphogenèse 3D du rein de souris (Universitéde Monash, Clayton, Australie) interprétation de scènes vidéo (Bosch,Hildesheim, Allemagne).


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3153PROCÉDÉS ET ÉNERGIEResponsables : A. GAUNAND, C. BOUALLOU,C. COQUELET.ObjectifUn procédé est toute voie qui transforme lesmatières et énergies naturelles (Primaires P) ou quenous co-générons (C) - en vecteurs énergétiques eten produits répondant aux besoins de nos sociétés(cf schéma). Il est l’organe industriel en amontou en aval du champ d’action de plusieurs autresoptions de l’Ecole. Tout procédé a lui-même besoind’énergie pour fonctionner. L’option “ Procédés& Energie ” accueille les élèves qui veulentcomprendre comment, pour rester compétitives, lesindustries du secteur de l’énergie adaptent leursprocédés à leurs ressources fossiles, radio-actives,renouvelables ou recyclées, et fournissent électricité,vapeur, hydrogène, gaz, essences. Elle a aussi pourobjectif de leur montrer comment les industriesde transformation modifient elles-aussi leurstechnologies pour moduler leur approvisionnementen matières premières ou recyclées, en énergie,les utiliser plus rationnellement, et proposer denouveaux produits. Les défis des entreprises de cessecteurs, particulièrement celui de l’énergie, portentsur la flexibilité des ensembles de production visà-visde la variabilité de leurs ressources et de lademande, le stockage de l’énergie et des matières,la limitation, la valorisation ou le traitement et lastabilisation des co-produits (CO2, cendres, déchetsnucléaires, etc…).L’option ouvre aux élèves des pistes et un carnetd’adresses d’entreprises et de professionnelsde l’ensemble des industries de transformation.Elle présente leurs outils transverses deconception et de management, auxquels faitappel le projet individuel de 3ème année. Ils enretirent une capacité d’analyse systémique dufonctionnement d’une usine ou d’une entreprise,sous ses aspects techniques, logistiques,économiques, environnementaux, et sociétaux.Cette compréhension leur permettra plus tard, des’appuyer, tels des architectes, sur les compétencesde spécialistes – R&D, ingénierie, juristes,financiers, et de les coordonner pour mener àbien un projet d’industrialisation, gérer de grandssystèmes de production et créer de la valeur.Découvrir sur le terrain les dimensions et lesmatériels actuels des industries de procédés, etpar des conférences industrielles les compétences,l’organisation et les modes de raisonnement grâceauxquels elles progressent, tels sont les objectifsdes périodes de préparation au projet personnel.Elles s’articulent autour de quatre modules répartissur les 2 semaines en 2A - prise de consciencedes défis à relever : énergie, eau, santé, nutrition,environnement, mondialisation - et 3 semaines deformation en 3A – bases de conception de procédés,procédés innovants, management du changementen entreprise industrielle. Les élèves réalisentparallèlement des dossiers de veille technologique- captage du CO2 en oxy-combustion, hydrogèneet micro-algues ; enjeux/limites de la productiond’éthanol à partir de blé ; impacts de l’incinérationde nouveaux déchets ; nouveaux pots catalytiques,etc… Le projet personnel, de novembre à juin,met l’élève en situation de produire un travailoriginal sur des attentes industrielles réelles, dansune grande entreprise des secteurs ci-dessus.Les sujets sont soigneusement sélectionnés, enconcertation avec l’élève. Le travail est encadrépar un ingénieur de l’entreprise, avec les conseilsde chercheurs du Département Energétique etProcédés de L’Ecole.L’ACTIVITÉ D’OPTION


154 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSOrganisation 2 semaines d’initiation en 2A et début octobre3A : “Grands Enjeux”; savoir faire : “Leschallenges de l’industrie de procédés dans unPEVD” ; “Voyage d’option’’ ; Octobre 3A : “Bases et Langage des Procédés”;savoir faire : “Les connaissances générales surl’agencement, la conduite et l’optimisation –économique, énergétique, exergétique -, desprocédés et de leurs briques élémentaires”; Octobre 3A : “Procédés du XXIème siècle “;savoir faire : “Aperçu sur la mise en œuvrede nouveaux procédés : décarbonisation del’énergie, CO2 matière première, procédésplasma, batteries et PAC, milieux nanostructurés,bio-raffinerie”;ObjectifOctobre 3A : “Management du Changement” ;savoir faire : “ Méthodes et outils pour ledéveloppement, la gestion et l’amélioration deprocédés : Maîtrise des risques industriels, Analysedu Cycle de Vie, Ingénierie de l’Environnement,Ecologie industrielle, Industrialisation et entrepriseindustrielle. La modification de procédé. Ethiquedes entreprises”Exemples de sujets d’option Optimisation d’un procédé de capture du CO2 :étude exergétique, AIR LIQUIDE Amélioration d’un procédé biotechnologique defabrication d’un antibiotique, SANOFI-AVENTIS Optimisation des temps de fabrication deproduits cosmétiques L’OREAL Valorisation d’un co-produit métallurgique entant que matière première ERAMET Développement et industrialisation d’unenouvelle céramique technique IMERYS Conception d’une procédure de remplissagerapide de réservoirs d’hydrogène AIR LIQUIDE Politique de l’eau du Groupe SAINT-GOBAIN Industrialisation et optimisation d’un procédécryogénique embarqué AIR LIQUIDE Ecologie industrielle et territoriale en régionPACA Ecologie Industrielle Conseil Développement d’une nouvelle offred’individualisation des frais de chauffage GDF-SuezSCIENCES ET GÉNIE DESMATÉRIAUXResponsables : A.-F. GOURGUES, M. BELLET.Intervenant : J.-F. AGASSANT.ObjectifL’option “Sciences et Génie des Matériaux” estdestinée aux élèves qui désirent acquérir uneculture d’ingénieur dans le domaine des matériaux.La maîtrise de l’élaboration, de la transformation,de l’utilisation des matériaux est à la base dudéveloppement de nos sociétés. Tôt ou tard,tout ingénieur, dans sa vie professionnelle, estconfronté aux nombreux problèmes soulevés parl’utilisation des matériaux (sélection, durabilité,coût, environnement…). Cette maîtrise est,par nature même, pluridisciplinaire (physique,chimie, mécanique, modélisation, économie…).L’innovation permanente et compétitive dansle domaine des matériaux est une conditionindispensable au maintien d’une activité industrielleforte dans les pays dits “développés”, garanted’autonomie et d’emplois. L’objectif de l’option estde donner aux futurs ingénieurs les outils pour jouerun rôle moteur dans cette aventure technique ethumaine.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3155OrganisationLa 2 e année : découvrir, observer, expérimenterLes deux semaines d’option sont consacréesà un mini-projet par binôme, dans un des deuxlaboratoires de l’Ecole (Centre des Matériaux àEvry ou Centre de Mise en Forme des Matériauxà Sophia-Antipolis, soit 70 chercheurs en appuià l’option). Les sujets tournent autour d’unprojet industriel précis. L’accent est mis sur ladécouverte de phénomènes physiques, chimiques,mécaniques… et sur leur quantification. Un rapportdétaillé et une soutenance orale permettent auxélèves, non seulement de se former aux techniquesde communication, mais surtout de se former “lesuns par les autres”.Quelques sujets : expertise de la défaillance d’unfrein ferroviaire, expertise de non-conformité dejoints métalliques, soudage instrumenté, étude desmécanismes de formation d’une mousse pour siègeautomobile...La 3 e année : comprendre, savoir choisir, optimiserLes deux temps forts de la troisième année sontle mois d’option (dès la rentrée) et le projetpersonnel qui occupe tout le reste du tempsconsacré à l’option.Le mois d’option : “Matériaux et ingénieurs” dansun secteur industriel donné.Le mois d’option est consacré à l’ingénieriedes matériaux et s’articule autour d’un secteurindustriel précis (pour 2004 et 2005 : l’automobile ;pour 2006 et 2007 : l’aéronautique, pour 2008 et2009 : le bâtiment, pour 2010 et 2011 : l’énergie).Les multiples activités permettent une formationactive et la constitution d’un groupe homogène,riche des origines et des personnalités diverses desélèves et des enseignants : visites industrielles : élaboration et l’utilisationdes matériaux dans le domaine choisi ; quelques conférences données par des expertsindustriels ; mini-projets de “Découverte Industrielle” :5 jours par groupes de 3 à 4 élèves, sur siteindustriel, encadrés par les ingénieurs sur place,sur un problème d’ingénierie ; un rapport écrit(note interne à l’entreprise) et une restitutionorale permettent aux différents groupes deL’ACTIVITÉ D’OPTION


156 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSpartager savoirs et expériences acquis sur leterrain ; quelques “cours”, en fait des séances dedebriefing” sous forme de questions-réponsesaux enseignants, notamment à propos desconférences et des visites industrielles.Le travail d’option : mettre en pratique méthodeset connaissances pour résoudre un problèmeindustriel.Les travaux d’option, individuels, forment la colonnevertébrale de la troisième année. Définis dès le moisd’octobre, ils portent sur un problème industrielbien identifié. Ils se déroulent sur site industriel,encadrés par des ingénieurs de l’entreprise ets’appuient sur les deux laboratoires “Matériaux”de l’Ecole. Un tutorat personnalisé est exercé parun enseignant-chercheur de l’Ecole. L’accent estmis sur la compréhension des phénomènes et surla résolution du problème pratique posé.Particularités de l’option :Du concret ! L’option ne comporte pas de coursà proprement parler : les savoirs et compétencessont acquis dans les cours proposés à tous lesélèves (tronc commun, enseignements spécialisés)et surtout par le partage des expériences vécuespar chacun sur le terrain. Il s’agit d’expérimenterpar soi-même et non d’absorber un savoir dispensépar autrui.Pratique intensive du travail en groupe Ladiversité et le nombre des optionnaires permet àchacun d’apprendre aux autres et par les autres.C’est un entraînement efficace aux méthodesd’autoformation que pratiquera l’ingénieur pendanttoute sa carrière pour rester un acteur majeur dansson domaine de compétences et maîtriser sonévolution professionnelle.Pluridisciplinarité Le domaine des matériauxest à l’intersection entre des disciplines tellesque la physique, la chimie, la mécanique, lesmathématiques appliquées et la modélisationnumérique. Les travaux d’option comportentsouvent une part expérimentale et une part demodélisation, qui permettent une formationéquilibrée à la culture des matériaux. L’options’intéresse aussi bien aux céramiques, aux“plastiques”, aux métaux et alliages… qu’auxobjets anciens (archéologie) ou aux innovations lesplus récentes (aciers “biologiques”).Exemple de sujets d’option choix d’un matériau pour une pièce de Formule 1automobile (Renault, Viry-Châtillon) modélisation des couches minces déposées surun verre (Saint-Gobain, Thourotte) sélection et dimensionnement d’une mousseantichoc (SNCF, Le Mans) faisabilité du revêtement de pistons parprojection plasma (Toyota, Evry - Belgique -Japon) procédé innovant de coulée continue d’acier(Vallourec, Aulnoye-Aymeries / Brésil) optimisation du procédé d’injection de polymèrerenforcé de fibres (Bosch, Allemagne) analyse de verres dorés émaillés du Moyen-âge(Laboratoire des Musées de France, Paris) prédiction des propriétés à rupture d’aciers pourgazoducs (ArcelorMittal, Gand, Belgique). critère d’acceptabilité de défauts de forge (PSA,La Garenne-Colombes) défauts de mise en peinture des pièces decarrosserie plastique automobile (Mécaplast,Monaco) soudage de pièces en superalliage pour lanceursspatiaux (Snecma, Vernon) amélioration du contrôle non destructifd’éléments de centrales électriques (EDF, Saint-Denis)


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3157 décontamination de bétons utilisés en géniecivil pour les centrales nucléaires (Bouygues,St-Quentin / CEA, Marcoule) amélioration de la fabrication de pièces encomposite pour aéronautique (Dassault,Argenteuil)SOL ET SOUS-SOLResponsables : D. GOETZ, J.A. FLEURISSON.ObjectifUne option centrée sur la contribution du soussolau fonctionnement et au développement de lasociété.L’option Sol et Sous-Sol aborde la question dela contribution des ressources du sous-sol aufonctionnement et au développement de la société.Les premières ressources auxquelles on pense sontles combustibles fossiles et les matières premièresminérales, dont l’exploitation remonte à l’origine dela société moderne, mais se poursuit à un rythmetoujours plus élevé et dans des conditions toujoursplus difficiles.Les combustibles fossiles (charbon, pétrole,gaz) représentent actuellement plus des ¾ de laproduction d’énergie primaire ; ces ressourcessont évidemment limitées, mais continueront àjouer un rôle essentiel au moins pour le siècle àvenir, dans un marché de l’énergie en croissanceconstante et avec des défis technologiques majeurs(réservoirs ultra profonds, réservoirs sous très fortecouverture d’eau, réservoirs à faible mobilité deshydrocarbures comme les huiles lourdes ou lesréservoirs à très faible perméabilité).Parallèlement, la filière électro-nucléaire, quireprésente aujourd’hui 6% de la demandemondiale d’énergie, connaît actuellement un fortdéveloppement qui va nécessiter une croissancesignificative de la production d’uranium primaire ;celle-ci s’appuiera sur des gisements connusde longue date, mais non exploitables avec lestechniques classiquement utilisées aujourd’hui.Les matières premières minérales sont ellesaussi des instruments essentiels de la quasitotalitédes activités industrielles. Un françaisL’ACTIVITÉ D’OPTION


158 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSconsomme en moyenne 7t de granulats par an,10kg de cuivre par an, … la fabrication d’unevoiture familiale moyenne nécessite environ 1tde minerai de fer, 400kg de charbon coke, 120kgd’aluminium, 20kg de cuivre, 4kg de nickel, … etde nombreuses substances joueront un rôle clé pourdes applications à haute technologie (platinoïdesdans les pots catalytiques, tantale dans les microordinateurs,terres rares pour les batteries, lesturbines d’éoliennes, ou encore les ampoules basseconsommation, …).A côté de ces ressources (au sens classique duterme), le sous-sol offre aussi des capacitésintéressantes de confinement et une ressourced’espace. Le confinement dans le sous-sol estaujourd’hui la seule solution réaliste pour lagestion des déchets radio-actifs de haute activitéà vie longue ou encore pour le stockage du CO²qu’on ne peut plus se permettre d’émettre dansl’atmosphère au rythme des décennies précédentes.La mise en valeur de l’espace souterrain est de soncôté la seule réponse actuelle au développementdes grands centres urbains, et en particulier desinfrastructures nécessaires à ces centres.ProgrammeLe cursus de l’option comprend les périodes bloquéesd’option, complétées par des enseignementsspécialisés, dont un à caractère obligatoire.Le tronc commun d’option comprend deuxsemaines d’enseignement en 2ème année etquatre semaines d’enseignement en 3ème année.La période de 2ème année [programme] a pour objectifd’introduire les différents milieux industrielsconcernés par l’exploitation et la mise en valeur dusous-sol, puis de sensibiliser les élèves aux spécificitésdes projets liés au sous-sol (propriété dusous-sol et relations aux pouvoirs publics, projetssouterrains et environnement, risques spécifiquesaux projets souterrains, financement des projetsliés au sous-sol). La période de 3ème année a pourobjectif d’initier les élèves à l’analyse du comportementmulti-physique d’un massif rocheux et deses ouvrages. La participation à l’enseignementspécialisé Pratique de la Géologie, qui permet decompléter la formation à l’observation et à la compréhensiond’un environnement géologique (S3)est très fortement recommandée aux élèves del’option. Par ailleurs, l’offre de formation de l’Ecolecomprend de nombreux autres enseignementsspécialisés en liaison avec l’option, permettant àceux qui le souhaitent de compléter leur formation.Il s’agit de : Minéralogie descriptive et appliquée ;Connaissance des pierres précieuses ; Hydrogéologie; Géophysique de la sub-surface ; Géophysiqued’exploration ; Géochimie pour l’ingénieur ; Géotechniqueet géologie de l’ingénieur ; Calcul desstructures ; Actualité des géosciences ; Dynamiquedes climats ; Ecologie et environnement ; Impactsenvironnementaux ; Risques naturels.Emploi du temps de l’optionES Pratique de la Géologie (2A, S3, 2 semaines deterrain + 20 séances en salle)Période bloquée (2A, S4, 2 semaines) : lesspécificités des projets souterrains en matière degestion de projets 1,5 semaine de conférences complétées par0,5 semaine de visites industrielles en FrancePériode bloquée (3A, S5, 4 semaines) : comportementd’un massif rocheux et visites techniques Comportement d’un massif rocheux (2semaines de conférences) Visites techniques : 2 semaines de visites desites industriels, avec un programme modifiéchaque année, comprenant des sites miniers


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3159variés (en termes de gisements, de techniquesd’exploitation ou encore de substancesexploitées) qui alternent gisements de classemondiale et gisements plus classiques, comprenantégalement des chantiers de travauxsouterrains parmi les plus gros et les plustechniques en cours et comprenant enfin dessites liés à l’exploitation d’hydrocarbures.Le sujet d’option, ou travail de fin d’études, estle point d’orgue de la formation à l’Ecole. Dansle cadre de l’option Sol et sous-sol, ce sujet esttoujours un travail de type R&D, généralementplus orienté Développement que Recherche.Pour les élèves qui auraient un intérêt pourdes sujets en lien avec la finance des marchés,l’option, même si elle ne comprend pas d’enseignementsen lien avec le sujet, permet de réaliserle travail de fin d’études dans ce domaine (en lien,bien évidemment, avec les marchés des produitspétroliers ou des ressources minérales).Exemples de sujet d’option Etude préliminaire de faisabilité technicoéconomiquedu gisement de Tamgak, AREVA Analyse et amélioration des pratiques de tir dansune carrière de granulats, COLAS Etude de la pré-faisabilité d’une carrièresouterraine de granulats, LAFARGE Modélisation technico-économique de la filièrecobalt : du gisement à la cathode, MANAGEM Influence de la congélation sur la stabilité desouvrages dans la mine de Cigar Lake, AREVA Optimisation et planification de l’exploitationdes gisements de nickel oxydé en Nouvelle-Calédonie, ERAMET Etude de pré-faisabilité de l’exploitation dugisement d’uranium de Bakouma en RépubliqueCentre Africaine, AREVASYSTÈMES DE PRODUCTION ETDE LOGISTIQUEResponsables : E. BALLOT, F. FONTANE.ObjectifCette option s’intéresse à la productivité et àl’organisation de la logistique entre les usines etles consommateurs ; plus précisément, il s’agitd’analyser, de concevoir et de mettre en œuvre denouveaux systèmes de production et des chaîneslogistiques permettant de réaliser avec le maximumd’efficacité les différents processus impliqués : lacommande du client, les approvisionnements enmatières premières, la fabrication, le stockage,livraison puis la gestion de l’après-vente chez leclient et les flux retours dont le recyclage. L’analysede cette productivité industrielle et logistiqueintègre quatre composantes : l’utilisation des outils de la gestion des chaînesd’approvisonnement et des usines ; l’étude des organisations et des structuresindustrielles cohérentes avec ces outils ; l’analyse et la définition des performances(économiques, niveau de service, empreinteenvironnementale, …) associées à la mise enœuvre de nouveaux processus techniques ougestionnaires ; la prise en compte de la dimension « ressourceshumaines » notamment par l’analyse dessavoir-faire des opérateurs, des modificationsd’organisation ainsi que des besoins deformation qui accompagnent généralement lamise en œuvre des innovations.Ces composantes font l’objet d’enseignementsdispensés sous forme de cours, de conférencesmais aussi de travaux personnels, de nombreuxL’ACTIVITÉ D’OPTION


160 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSéchanges avec des industriels, consultants et desexperts ainsi que de visites thématiques d’usines,notamment lors d’une mission industrielle àl’étranger en deuxième année. Ces enseignementssont aussi mis en œuvre dans une démarche réelled’audit logistique réalisée en groupes avant le staged’option. L’étude d’option de troisième année estnotamment l’occasion pour les élèves-ingénieursde mettre ces savoirs en pratique en menant, avecl’aide du Corps Enseignant. Il s’agit d’une étudeen grandeur réelle en France ou à l’étranger encollaboration avec une ou plusieurs d’entreprises.ProgrammeLe cursus est ainsi structuré :En deuxième année, 4 jours de cours, 7 jours devisites, 1 semaine de mission industrielle à l’étranger(première semaine des vacances de Printempssuivie d’un séjour touristique facultatif): 2 semaines : Présentation des Systèmes deProduction et de Logistique (SPL). Conférences,visites, exposés d’experts (EVIAN, FRANPRIX,ESSILOR, CARTIER, ...) 1 semaine : Dimension internationale de la productionet de la logistique. Mission industrielleà l’étranger : en 2012 l’Indonésie, en 2011 laTurquieEn troisième année, 15 jours de cours et travauxpratiques, 5 jours de visites, 2 semaines d’auditen entreprise et 3 mois de stage d’option encontinu de fin mars à fin juin. : 3 semaines : Planification et Simulation de Systèmes.Travaux pratiques et conférences. Participationde MC KINSEY, BCG, Eurodécision,... 1 semaine : Management des ressourceshumaines. Conférences et visites. L’ORÉAL,FEDEX,... 2 semaines : Audit d’un système logistique enentreprise. Formation et utilisation de l’outilGlobal Evalog. Etude par équipe et restitutiondevant l’entrepriseParticularité de l’optionL’option SPL en troisième année est constituée : d’une période de cours et de conférences (1/3 dutemps), de visites industrielles (1/3 du temps),d’un audit logistique par équipe dans des entreprises(1/3 du temps). Cette progression pédagogiquepermet de préparer l’étude d’option. du stage d’option. Il a la même durée que celledes autres options (récupération d’une semainede vacances en janvier) mais se déroule encontinu de fin mars à fin juin, ce qui permetéventuellement de réaliser des stages à l’étrangeren troisième annéeExemples de sujet d’option Bilan économique et environnemental de laplateforme avancée de Bercy. En collaborationavec la Société SAMADA - MONOPRIX. Analyse de la montée en cadence d’une chaînede montage automobile. En collaboration avec laSociété PSA. Mise en œuvre d’un outil d’optimisation desapprovisionnements des usines européennesd’un constructeur automobile. En collaborationavec la Société RENAULT. Conception de schémas logistiques d’importationde produits mobiliers en provenance de Chine. Encollaboration avec la Société SAMAS. Logistique de la reconstruction d’un villageautour de Banda Ache (Indonésie) suite autsunami. En collaboration avec la SociétéLAFARGE.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3161 Ordonnancement des annonces publicitairespour maximiser le revenu et le service client.En collaboration avec la Société FRANCETÉLÉVISION PUBLICITÉ. Amélioration du traitement des commandesurgentes dans les activités de joaillerie. Encollaboration avec la Société CARTIER. Analyse des processus d’importation devéhicules au Japon. En collaboration avecNISSAN MOTORS. Mise en œuvre d’une nouvelle stratégielogistique par la gestion de produits solaires. Encollaboration avec L’OREAL. Simulation d’indicateur de performancedans l’industrie des micro-processeurs. Encollaboration avec le M.I.T. et INTEL. Audit des schémas logistiques de la SupplyChain. En collaboration avec la Société LOUISVUITTON.L’ACTIVITÉ D’OPTION


162 CHAPITRE 3PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3163AUTRESENSEIGNEMENTSL’ACTIVITÉ D’OPTION


164 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSLANGUES VIVANTESLANGUES VIVANTESResponsable : C. DEMAISONLe programme d’enseignement des langues àl’Ecole des mines de Paris s’étend sur la duréetotale de la formation et comporte des activitéset des formes pédagogiques variées : utilisation desupports multimédia, cours thématiques, cours delangue et civilisation, tutorat, etc.Onze langues sont proposées : allemand, anglais,arabe, chinois, espagnol, hébreu, italien, japonais,portugais (Brésil), russe et français - langueétrangère.La maîtrise de l’anglais étant indispensable, nepeuvent être dispensés des cours dans cette langueque les élèves pratiquement anglophones, qui ysont explicitement autorisés après des tests decontrôle effectués par le département des langues.Les élèves dispensés d’anglais doivent suivre lescours dans deux autres langues.En plus des deux langues obligatoires, les élèvespeuvent apprendre une troisième langue. Les coursde celle-ci ont lieu à raison de deux heures parsemaine – le plus souvent hors emploi du temps –dans des créneaux déterminés par accord entre leprofesseur et les élèves concernés.MODALITÉSPour chaque langue, des groupes d’une dizained’élèves de niveau homogène sont constitués, cequi permet une utilisation efficace des moyensaudiovisuels dont dispose l’Ecole : laboratoires,vidéo, réception de chaînes étrangères par satellite,etc.En 1 re et 2 e année, le temps consacré aux langues,hors langue facultative, est de 2h30 par semaine etpar langue obligatoire.En 3 e année, l’enseignement obligatoire deslangues comporte deux séances par semaine.Les élèves poursuivent un enseignement enanglais si leur niveau global est insuffisant (lesenseignants décideront en fonction des résultatsobtenus aux examens) ou consacrent ces séancesà l’approfondissement de la LV2.Par ailleurs, les élèves de 3 e année sont invités àassister à des cours de “langues et civilisation” (enanglais, allemand, espagnol, russe ou autre languesi le nombre d’inscrits est suffisant pour constituerun groupe) à raison d’une heure par semaine, aucours desquels l’expression orale sera favorisée.Les sujets déterminés en commun portent surdes aspects civilisationnels. Ainsi, les élèvescomprendront mieux les aspects interculturelsspécifiques liés à l’acquisition d’une langue.ÉVALUATION : EXAMENSINTERNES ET EXAMEN EXTERNEPendant les deux premières années du cycle, dansles deux langues obligatoires et dans la languefacultative éventuelle, des examens internescommuns à tous les élèves d’une même promotion,avec gradation des difficultés, permettent d’estimerle niveau de compétences, et de fonder la notedite de “niveau” . L’examen interne de fin d’annéecomprend : un écrit (compréhension et expressionécrite) et une épreuve de compréhension orale.Les élèves de 1 re année doivent avoir atteintpour la fin du second semestre un bon niveauen anglais. Dans ce sens, l’examen écrit internesera du type TOEFL - TOEIC, et l’oral (de typescientifique) se fera devant un jury incluant des


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3165professionnels. En fin de 3 e année, un contrôle desconnaissances est réalisé à l’intérieur de chaquegroupe.Par ailleurs, une des conditions exigées pour ladélivrance du diplôme d’ingénieur est la réussite,au plus tard en fin de 3 e année, à l’un des diplômesexternes de langues suivants :- anglais : TOEFL (USA), 85 points (test ordinateur)ou Certificate of Proficiency in English, mentionB (Bien) (Université de Cambridge) ou TOEIC,850 points- allemand : Goethe Institut (ZMP), niveau “bien”ou “très bien”- arabe : Diplôme Supérieur de l’INALCO (Institutnational des langues et civilisations orientales)- chinois : HSK, niveau supérieur, (Ministère del’Education chinois)- espagnol : DELE, niveau supérieur (Ministère del’Education espagnol)- italien : certificat, niveau supérieur (Institutculturel italien)- japonais : test d’aptitude en japonais, niveau 1(Fondation du Japon)- russe : Diplôme supérieur (Chambre decommerce et d’industrie de Paris)- portugais : Diplôme supérieur (Chambre decommerce et d’industrie de Paris).ARTS ET SCIENCESLES CYCLES ARTS ET SCIENCESResponsable : B. AVAKIAN.Ces cycles comprennent un enseignementd’initiation artistique en 1 re année portant surune généalogie des modèles de la beauté et troismodules (proposés aux élèves de 2 e et 3 e années) :deux enseignements spécialisés (Couleur, arts,industrie et Musique, science, histoire) ainsi qu’unsecond cycle culturel.INITIATION AU LANGAGEARTISTIQUEResponsable : B. AVAKIAN.Un parcours dans le Musée du Louvre, au travers devisites-conférences sur la peinture et la sculpture,propose aux élèves “d’apprendre à regarder”.L’approche plastique du langage artistique (analysede la couleur, de la lumière, de la perspective, destechniques de la peinture) permet d’exercer l’œilà “écouter” le sensible, l’intuitif et le non dit. Ellemontre aussi combien la construction du sensartistique repose sur les techniques de fabricationde l’œuvre d’art et les contraintes de la matière.Autant d’outils au service d’une pratique culturelleredoublant le premier plaisir des sens, et retirantaux Beaux-Arts une partie de leur secret.CULTURE ET CRÉATIONCONTEMPORAINEEn quel sens Paris est-elle aujourd’hui une capitaleinternationale de la culture et de la création ?Les étudiants étrangers que nous accueillonssont avertis de nos performances technologiques(nucléaire, TGV, Ariane, Airbus), mais qu’en est-il denotre exception culturelle ? Quels sont les domainesdans lesquels Paris se distingue ? L’objectif de cemodule facultatif hors horaire est de permettre auxélèves de 2 e et 3 e années (notamment aux admis surtitres et élèves étrangers) d’approcher des lieux deAUTRESENSEIGNEMENTS


166 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUStransformation et d’invention dans la culture et lacréation contemporaines en France.Un cycle de cinq séances permet d’aborderplusieurs domaines et d’en percevoir les tendances :architecture et ingénierie des projets culturels - sonet image (musique de films) - art contemporain -théâtre et scénographie - photographie.Chaque séance se déroule autour d’un évènement(représentation théâtrale, exposition, promenadearchitecturale…) et permet de rencontrer desprofessionnels (artistes ou acteurs culturels). Cemodule peut accueillir 25 élèves.STAGES EN ENTREPRISELa scolarité à l’Ecole des mines de Paris comprenddes périodes de stages en entreprise intégrées àdifférents enseignements et périodes du cursus.Les stages en entreprise occupent une placeprivilégiée et sont des temps forts de la scolarité :ils constituent pour les élèves le meilleur moyende prendre contact avec le milieu professionnel etd’en appréhender la diversité et les préoccupations.Compte tenu de l’importance attachée par l’Ecoleà l’ouverture internationale, les élèves effectuentau moins un de leurs stages à l’étranger. Tous lesstages en entreprise font l’objet de conventionssignées entre l’Ecole et les entreprises quiaccueillent les élèves.STAGE D’EXÉCUTIOND’une durée de quatre semaines, le staged’exécution (ou stage ouvrier) est intégré dansle cycle des enseignements entre le 1 re et le 2 esemestre (1 re année) pour donner aux élèves unpremier contact avec les complexités de la vieindustrielle, dans ses dimensions à la fois socialeset techniques. Ce stage permet d’observer lefonctionnement concret de l’entreprise.Pendant le stage d’exécution, il s’agit pour l’élèved’occuper réellement une fonction ouvrièredéterminée dans l’entreprise. Cette découverteest pleine d’enseignements pour un futur cadre.Au-dede cette découverte d’un milieu social,l’enjeu du stage est d’apprendre à observer et àanalyser une réalité multiforme, qui ne se réduit pasà une collection d’anecdotes en forme de souvenirsde voyage, plus ou moins pénible, à l’intérieurde l’entreprise. Sans méthode d’observation, onglisse facilement vers des opinions définitives etsuperficielles, on ne fait que retrouver ses préjugésinitiaux, on ne prend pas assez de recul par rapportaux propos recueillis.Le stage est donc également une occasiond’apprentissage, sur le terrain, des méthodesd’observation à partir d’une situation particulière“d’observateur participant”. C’est pourquoi il estpréparé et exploité avec l’aide d’enseignants duDépartement sciences économiques et sociales.STAGE INGÉNIEURD’une durée de 12 à 16 semaines, situé entrela 2 e et la 3 e année, le stage ingénieur a pourbut d’intégrer l’élève à la vie de l’entreprise etde le familiariser avec les diverses fonctions del’ingénieur dans un contexte international.L’élève doit être moteur dans la recherche de sonstage. Son obtention constitue ainsi une premièreexpérience de “recrutement”.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3167LES DESTINATIONS :Au cours du stage, il se consacre à un projet précisdéfini auparavant sous la responsabilité d’uningénieur ; ce dernier conseille l’étudiant dans sontravail et l’aide à recueillir l’information souhaitableet à prendre les contacts indispensables au sein del’entreprise. Des responsabilités réelles sont confiéesà l’élève et des moyens lui sont donnés pour mener àbien la mission dont il a été chargé et qui fait l’objetd’un rapport noté par son professeur d’option.Dans la plupart des cas, le stage ingénieur s’effectuedans une entreprise hors de France. Au cours de cesdernières années, les élèves de l’Ecole ont fait leurstage ingénieur dans plus de 60 pays différentsrépartis sur tous les continents.TRAVAIL D’OPTIONPendant le 6 e semestre (3 e année), le travail d’optionreprésente plus de 60% de l’enseignement,essentiellement sous la forme d’un stage defin de scolarité. Proposé le plus souvent par lesentreprises, celui-ci est exécuté en liaison avecdes ingénieurs, sous la direction étroite desenseignants et des chercheurs de l’Ecole. Ce staged’une durée d’environ 16 semaines est placé sous laresponsabilité du professeur d’option. Il se déroulegénéralement en deux périodes : 4 semaines enjanvier et 12 semaines à partir d’avril.Pendant les périodes de cours à l’Ecole, plusieursjournées sont aussi réservées au travail d’option(principalement le mercredi).AUTRESENSEIGNEMENTS


168 CHAPITRE 3 PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUSEn cas de besoin, si le travail d’option l’exige, lestage en entreprise peut commencer mi-mars, et/ou se poursuivre au-delà du mois de juin, jusqu’à lafin du mois d’août.STAGE LONG EN ENTREPRISE ÀL’ÉTRANGERL’étudiant qui le souhaite peut, à son initiative etavec l’appui de son professeur d’option, effectuer unstage d’une année en entreprise à l’étranger. Cetteannée de césure est située entre la deuxième et latroisième année. L’élève doit préalablement fairevalider son projet par le Comité des Etudes.PRÉPARATION À L’EMPLOICHOISIR ET ÊTRE CHOISIResponsable : B. ROCHERAfin d’armer les futurs diplômés pour la constructionet la gestion de leur parcours professionnel, l’Ecoledes Mines de Paris propose en 3e année unprogramme original d’accompagnement.Ce programme s’appuie sur 3 temps forts :Atelier de connaissance de soi par groupe de 8 :“Parler de soi”Cet atelier s’adresse aux élèves qui souhaitentdécouvrir leur type de personnalité, mieuxcomprendre le pourquoi des préférences spontanéesdans leur comportement et celui de leur entourage.Il fait appel à un indicateur psychologique, le MBTI® (Myers Briggs Type Indicator), et sert de pointde départ à l’accompagnement d’équipe et/ouindividuel.Coaching en équipeChaque groupe est animé par un ancien ayant luimême vécu le processus et formé à la méthode.L’objectif est de choisir et valider un coeur de cibleprofessionnel en construisant son premier réseau.Séminaires emplois : soigner le “ marketing de soi ”- Séminaire “ les étapes clés pour trouver le jobde ses rêves ”- 3 interventions entreprises (CV et entretiens) : 3visions de recruteurs (en anglais)- Conférences à thème : trouver un job par leréseau, négocier son salaire, réussir son intégrationA ces interventions s’ajoutent plus de 50 soiréesanimées par les entreprises dans le cadre de leurscampagnes de recrutement : soirées rencontres “ingénieurs ”, simulations d’entretiens, table rondemétiers…ACTIVITÉS PHYSIQUES ETSPORTIVESLE SPORT À L’ÉCOLE DES MINESLes pratiques sportives sont traditionnellementsoutenues et favorisées à l’École des mines.Elles sont intégrées dans le cursus des élèvesingénieurs,et de ce fait prises en charge par laDirection des Études.Elles développent et favorisent chez les élèvesdes qualités nécessaires au futur ingénieur : espritd’équipe, d’initiative, aptitude à l’effort, maîtrise desoi et de ses émotions, sens de la responsabilité etdu contrat moral…Le transfert de ces qualités à la vie professionnelleest dorénavant une certitude. C’est pourquoi nousconsidérons que de telles activités doivent êtredéveloppées dans le cadre de l’enseignement àl’École des mines.


PROGRAMME DÉTAILLÉ DU CURSUS CHAPITRE 3169EnseignementPour les 3 promotions, 2 créneaux hebdomadaires(mardi matin et jeudi après-midi) sont inscritsà l’emploi du temps et réservés aux activitésphysiques et sportives.Les installations nécessaires sont louées dansla mesure du possible à proximité de l’École(actuellement, l’essentiel des installations se trouveau stade Charléty). Une dizaine d’enseignantsd’éducation physique et sportive, chargés decours vacataires, encadrent les principaux sports.Pour ceux qui sont pratiqués par un nombre limitéd’élèves, des conventions sont établies avec desclubs et des structures sportives extérieures.Toute la logistique (locations, transports,équipements et matériels) est assumée parla Direction des Études. Un professeur d’EPS,responsable des sports, en assure la coordinationet l’organisation.Module facultatif dit “option sport”Un nombre limité de sports a été sélectionné dansle cadre de cet enseignement (dit “Option sport”),tenant compte essentiellement des moyens et del’encadrement. La liste retenue, est la suivante :sports collectifs (football, rugby, basket-ballmasculin et féminin, volley-ball masculin et féminin,hand ball masculin, badminton), tennis et squash,golf, aviron et natation.Toutes ces activités sont encadrées par desprofesseurs d’éducation physique.InscriptionsCet enseignement peut être suivi pendant les quatrepremiers semestres. Les inscriptions devront êtrefaites en début de chaque année scolaire, et serontaccompagnées d’un certificat médical autorisant lapratique du sport.EvaluationL’évaluation sera faite par les professeursresponsables des activités retenues, en tenantcompte essentiellement de l’assiduité, del’investissement personnel et de la progressiondans la pratique de l’activité. Il ne sera pas tenucompte des qualités physiques intrinsèques desparticipants.AUTRESENSEIGNEMENTS


170 CHAPITRE 43SERVICES PROGRAMME ET ASSOCIATIONSDÉTAILLÉ DU CURSUSCompétition et pratique loisirDans le cadre de l’association sportive de l’École(ASCEMP), toutes les disciplines sportives peuventêtre pratiquées en compétition, essentiellementdans le cadre de la fédération Française du SportUniversitaire (FFSportU) mais aussi lors de nombreuxtournois sportifs inter-grandes écoles (principalementle Cartel des écoles des Mines Européennes).La section élèves de l’ASCEMP (dite BDS) est gérée etanimée par les élèves eux-mêmes, avec un bureau éluchaque année et un responsable pour chaque sectionsportive.Les professeurs d’EPS chargés de l’enseignementtiennent également le rôle d’entraîneur pour leséquipes de sports collectifs et de certains sportsindividuels.Toutes les équipes masculines et fémininesobtiennent, dans le championnat FFSportU desrésultats très honorables, avec la palme à l’aviron,présent chaque année dans les phases nationales etsouvent finaliste.La pratique de certains sports de plein air et de loisir(escalade, golf, tennis, danse, …) est prise en chargeou aidée dans le cadre de l’association sportive.D’autres clubs sportifs fonctionnentindépendamment, sous la tutelle du Bureau desÉlèves et obtiennent, selon les années, des succèssportifs ou de participation (voile, ski, karting…).


SERVICES ET ASSOCIATIONS CHAPITRE 4171SERVICES ET ASSOCIATIONS


172 CHAPITRE 4 SERVICES ET ASSOCIATIONSBIBLIOTHÈQUELa bibliothèque, présente dès les origines del’Ecole, est riche de plusieurs centaines de milliersde documents. Elle est très axée sur les ressourcesélectroniques, la valorisation des publications deschercheurs, et l’organisation en réseaux (écolesdes mines et des télécoms, PRES Paris Sciences etLettres, ParisTech, Bibliothèque nationale de France,Bibliothèques universitaires…)Elle présente le catalogue de ses fonds propreset l’ensemble de ses services sur son portaildocumentaire qui lui permet de donner accès à desdocuments imprimés (livres, revues et cartes) maisaussi à plus de 14 000 revues électroniques.Elle accueille ses lecteurs dans une très belle salle delecture équipée de matériel informatique performant.Un accent particulier est mis sur la dimensionpatrimoniale des collections, la bibliothèque possèdeun riche fonds ancien dont certaines pièces datent duXVIème siècle. Leur valorisation est renforcée pardes actions de numérisation de qualité.La bibliothèque joue aussi un rôle pédagogiqueimportant en participant à la formation des élèves,mastériens, doctorants, chercheurs et enseignants àla meilleure utilisation des ressources mises à leurdisposition.PRESSES DES MINESLes Presses des Mines, dont Transvalor - filialed’Armines - est l’éditeur, proposent une solutionéditoriale nouvelle et adaptée aux travauxscientifiques de haut niveau qui, trop souvent, neconnaissaient pas de publication du fait de leurstirages réduits. Les Presses des Mines sont baséessur un concept particulier de micro-édition qui sedistingue grâce à de multiples tirages limités. Lamaison d’édition répond ainsi de façon très réactiveà la demande d’un public exigeant et spécialisé.La publication offre aux scientifiques une visibilitéinédite auprès d’un public large et international.Un comité éditorial auquel participent seizespécialistes de différents domaines scientifiques,mais aussi de rédacteurs et de communicants, desdifférentes écoles des Mines examine ensemblechaque projet.Les Presses des Mines en chiffres :• Plus de 20 nouvelles publications/an• Un catalogue de plus de 160 titres• Plus de 300 auteurs• 11 collections.


SERVICES ET ASSOCIATIONS CHAPITRE 4173MUSÉE DE MINÉRALOGIEConsidérée comme l’une des plus belles du monde,la collection de minéralogie de MINES ParisTechreprésente aussi un précieux inventaire de ladiversité géologique de notre planète. Mémoirede l’École, elle constitue à la fois une banque dedonnées, un conservatoire et une bibliothèque.Aujourd’hui, le Musée se positionne comme un outilde communication et de formation pour :• Présenter au grand public et aux partenaires del’Ecole les savoirs faire en matière de recherchedes laboratoires de l’Ecole (modélisation,techniques de communication, matériaux,…)• Expliquer les grands enjeux industriels,économiques et géopolitiques liés aux matièrespremières minéralesLe site Web du Musée de minéralogiewww.musee.mines-paristech.frLe site web du musée vous permet de découvrir :• tous les renseignements pratiques concernant leMusée (accès, prix, horaires) ;• l’histoire du Musée et des collections ;• une présentation des plus beaux échantillons dumusée avec une explication sur leur découverteou leur formation ;• des ressources pédagogiques• les évènements liés au Musée.La page Facebook du Musée deMinéralogieLa page Facebook du Musée de minéralogie deMINES ParisTech est consacrée à la diffusion desconnaissances dans le domaine de la minéralogie.MinéraloTech vous raconte des petites histoires decailloux. Histoire et minéraux, Industrie et minéraux,Environnement et minéraux et bien d’autres thèmesencore, abordés d’une façon simple et amusante àraison de 2 fiches par semaine.Contact :musee@mines-paristech.fr ; Tel 01 40 51 91 39ASSOCIATION DESANCIENS ÉLÈVESL’Association amicale des anciensélèves de l’Ecole des mines deParis, fondée en 1864, regroupe lesanciens élèves civils, les anciensdoctorants de l’Ecole et les anciensingénieurs-élèves du Corps desMines. Elle fait participer à sesactivités les élèves et les chercheurs présents àl’Ecole.Cette association n’est pas seulement une amicaleou un service d’aide à la recherche d’emploi,elle s’intéresse aussi, tout particulièrement, à laformation dispensée dans le cycle ingénieurs civilsdes mines. Son siège est à l’Ecole des mines deParis - téléphone : 01 46 33 23 50 - association@mines-paris.org


174 CHAPITRE 4 SERVICES ET ASSOCIATIONSFONDATION DESINDUSTRIES MINÉRALESMINIÈRES ETMÉTALLURGIQUES (FI3M)comme la sécurité industrielle, les nouvellesstratégies énergétiques, l’eau, l’énergie... Projetsportés par les centres de recherche de l’école,éventuellement en association avec d’autresécoles de ParisTech, ils comprennent de un à dixpartenaires industriels.La création de chaires selon le principe du mécénat,via la Fondation FI3M, garantit la propriété publiquedes résultats. Ainsi contribuent-elles à l’essaimagede la connaissance et au progrès de la recherche,dans un domaine émergent, au niveau national...voire international.La 1ère chaire de MINES ParisTech a été créée en2005 ; en 2012, quinze sont actives à l’Ecole.La Fondation de l’Ecole des mines de Paris,fondée en 1946, a pour but d’encourager et dedévelopper les études et recherches appliquéesaux industries, de favoriser le progrès techniqueet social, d’accompagner l’essor industriel dupays. Pour atteindre ces buts, la Fondation peutaider ou subventionner des cours, conférences oulaboratoires de recherche, notamment à l’Ecole ;accorder aux élèves des bourses de mobilité,d’études ou de vie. La Fondation recueille, pour lesaffecter notamment aux besoins de l’Ecole, tousdons et legs destinés à favoriser l’enseignementet la recherche. En 2012, les dons collectés par lafondation auprès des anciens élèves ont permis decouvrir l’ensemble des besoins de bourses déclaréspar les élèves étrangers du Cycle ingénieurs civils.La Fondation permet aussi de mener une recherched’excellence répondant aux besoins de la société autravers de chaires de recherche et d’enseignement.Les chaires à MINES ParisTech, destinées àaccroître la collaboration avec les entreprises,couvrent des domaines “grand public” et d’avenirARMINES ET TRANSVALORL’association Armines, créée il y a trente ans, a pourobjectif principal de développer et de gérer avecune réactivité adaptée, des activités de recherchecontractuelle en commun avec les laboratoiresde l’Ecole des mines de Paris et ses partenairesindustriels.Elle intervient pour les cinq autres Ecoles des Minesainsi qu’à l’Ecole nationale supérieure des techniquesavancées (ENSTA), l’Ecole polytechnique, L’EcoleNationale des Ponts et Chaussées (ENPC), les Ecolesde Coëtquidan et l’Ecole Navale. Armines fait partie


SERVICES ET ASSOCIATIONS CHAPITRE 4175de nombreux réseaux nationaux et européens, etest soutenue par l’Association nationale pour lavalorisation de la recherche (ANVAR) dans ses projetsde recherche amont. Avec plus de 500 salariés enpropre, dont 350 chercheurs et techniciens, et leconcours de 150 scientifiques consultants, ARMINES,présente dans plus de 60 centres de recherche enFrance, a réalisé l’an dernier, une activité d’environ30 millions €.L’association ARMINES et les Ecole des mines ontété labellisées Carnot. Ce label est décerné à deslaboratoires mettant au cœur de leur activité larecherche partenariale avec le secteur économique.Transvalor est une société anonyme créée en 1984dont le but est de transférer vers l’industrie desrésultats de recherche des Ecoles des Mines etd’autres laboratoires publics ou privés. Son capitalest réparti entre plusieurs actionnaires parmi lesquelsfigurent Armines, ISIS (la société holding de l’InstitutFrançais du Pétrole) ainsi que plusieurs banques.Transvalor gère des licences de brevets et desavoir-faire mais tire l’essentiel de ses revenusde la valorisation de logiciels scientifiques, soitpar cession de licence, soit par industrialisation etcommercialisation des logiciels issus de la recherche.Dans ce cadre, elle dispose d’une équipe d’unequinzaine d’ingénieurs spécialisés dans les codes decalcul de mise en forme des matériaux. Elle détientune participation dans la société Géovariancesspécialisée dans les logiciels de géostatistique. Sonchiffre d’affaire annuel est de l’ordre de 5 millions €.


176 CHAPITRE 54FORMATIONS SERVICES ET ASSOCIATIONSPOST-DIPLÔME


FORMATIONS POST-DIPLÔME CHAPITRE 5177FORMATIONS POST-DIPLÔMEFORMATION CONTINUE


178 CHAPITRE 5 FORMATIONS POST-DIPLÔMEINGÉNIEURS DES CORPSTECHNIQUES DE L’ÉTATLa formation des ingénieurs des corps techniques del’Etat de l’Ecole des mines de Paris a pour objectifprincipal de donner une connaissance théorique etpratique du fonctionnement des entreprises, ainsiqu’une bonne compréhension des responsabilités del’Etat dans les domaines technique et économique.Le recrutement (environ 20 élèves par promotion) sefait à la sortie de l’Ecole polytechnique, de l’Ecolenormale supérieure (Ulm), de l’Ecole des mines deParis (chaque année 1 place au “Corps des Mines”est ouverte aux diplômés du Cycle ingénieurs civils)et de l’Ecole des Télécommunications ParisTech.MASTÉRES SPÉCIALISÉSDepuis plus de vingt ans, l’Ecole propose desMastères spécialisés (M.S.) accrédités par laConférence des grandes écoles. Il s’agit deformations de niveau Post-Master d’une durée d’unan environ, soit à temps plein, soit en alternancepour les executive M.S.MINES ParisTech propose 19 M.S. dans les 6domaines suivants : énergie, environnement,informatique, logistique, matériaux et modélisation,sécurité.Ces formations sont dispensées par les centre derecherche de l’Ecole en partenariat avec d’autresGrandes Ecoles de ParisTech comme AgroParisTechou HEC, mais aussi l’ESCP-Europe, des universitéseuropéennes ou chinoises, ou encore desentreprises renommées comme la CEGOS etOrange.Leurs points forts :- les M.S. sont professionnalisants offrant soitune double compétence soit une spécialisation ;- leurs frais de formation sont souvent pris encharge par les entreprises partenaires ;- la petite taille des promotions permet unegrande interactivité et un tutorat de proximité ;- ils bénéficient de la qualité des enseignantschercheurset des partenaires.Public concerné : jeunes diplômés de niveauBac+5 issus d’écoles d’ingénieurs, d’écoles demanagement ou de Masters univesitaires, ouéquivalent étranger, ou cadres en activité pour lesexecutive M.S.Le recrutement se fait sur dossier et entretien.Environ 30% des étudiants en M.S. sont d’origineétrangère.Les 14 Mastères spécialisés tempspleinEnergie• Optimisation des systèmes énergétiques (OSE)• Ingénierie et gestion du gaz (GAZ)• International Energy Management (ALEF)*• Energies renouvelables (ENR)• Ingénierie des véhicules électriques (IVE)Environnement• Ingénierie et gestion de l’environnement (IGE)• International Environmental Management(ENVIM)*• Santé environnement, enjeux pour le territoireet l’entreprise (SANTE)Logistique• Management industriel et systèmeslogistiques (MISL)Sécurité• Management des risques industriels (MRI)


FORMATIONS POST-DIPLÔME CHAPITRE 5179Informatique• Management des systèmes d’information etdes technologies (MSIT)Matériaux et Modélisation• Computational Mechanics (COMPUMECH)*• Comportement des matériaux etdimensionnement des structures (COMADIS)*• Materials Engineering (MATMEF)Les 5 executive Mastères spécialisés tempspartagé• Management de la qualité, sécurité,environnement et développement durable(QSE-DD)• Management des systèmes d’information etdes technologies (MSIT)• Ingénierie production et infrastructures ensystèmes ouverts (IPISO)• Management : méthodes et pratiques (MMP)• Facteurs humains et organisationnels dumanagement de sécurité industrielle (FHOMSI)* en anglaisDOCTORATLa formation doctorale que dispense MINESParisTech a une double vocation :préparés à s’intégrer aux entreprises et capablesde mener des projets industriels innovants ;à conduire des programmes de recherche visantl’excellence académique tout en développantdes partenariats avec les acteurs économiqueset sociaux, publics et privés.Pendant les trois années de recherche passéesdans un centre de recherche de l’Ecole, le doctoraten partenariat avec les entreprises constitue unevéritable expérience professionnelle et permetau doctorant d’acquérir non seulement descompétences scientifiques dans des domainesmultidisciplinaires mais aussi de développersa connaissance du monde économique.Co-accréditée dans 5 écoles doctorales, MINESParisTech est habilitée à délivrer le diplôme deDocteur dans 19 spécialités doctorales.Les doctorants sont répartis dans 15centres de recherche (localisés à Paris, Evry,Fontainebleau et Sophia-Antipolis), couvrant5 domaines d’activités : Sciences de la terreet de l’environnement, Energétique et génieLES SPÉCIALITÉS DU DOCTORATMINES PARISTECHsol.


180 CHAPITRE 5FORMATIONS POST-DIPLÔMEdes procédés, Mécanique et matériaux,Mathématiques et systèmes, Economie,management, société.Une centaine de nouveaux doctorants par an sontsélectionnés par les centres de recherche, dont30% de femmes et 40% d’étrangers.Pour en savoir plus :www.mines-paristech.fr/doctoratFORMATION CONTINUEMINES ParisTech propose des formationscontinues diplômantes pour les cadres enactivité ou les techniciens supérieurs. Ellesaccueillent des cadres dans 6 executive M.S.,dans ses 4 B.A.D.G.E. mais aussi dans ses M.S.temps plein. L’Ecole forme également des cadresétrangers dans 4 domaines d’expertise desprofessions minières à travers le Centre d’étudessupérieures des matières premières (CESMAT).Enfin, l’Ecole propose une formation d’ingénieurssur 2 ans en alternance, spécialité fluides eténergies dans le cadre de l’institut supérieur destechniques (ISUPFERE). Toutes ces formationss’appuient sur les compétences de ses centres derecherche et sur la demande de ses partenairesindustriels.Ces formations diplôment environ 150 personnespar an.Pour en savoir plus : www.mines-paristech.fr/formationcontinue


181 181LISTE DES ENSEIGNANTS&INDEX


ENSEIGNANTSN’apparaissent dans cette liste que les chargés decours principaux. Plus de 500 vacataires du mondeéconomique et universitaire interviennent également.Pour les enseignants et chercheurs appartenant àl’Ecole des mines de Paris (EMP), sont indiqués lecentre de recherche, la direction ou le départementde rattachement. Pour tous les autres intervenantsdu cycle ingénieurs civils figurent l’organisme ou lasociété d’appartenance.AABBAS Mickaël, EDFABERGEL Daniel, CNRSACCARIE Hugues, EMP, Centre de géosciencesADNOT Jérôme, EMP, Centre énergétique et procédésAGASSANT Jean-François, EMP, Centre de mise en forme des matériauxAKRICH Madeleine, EMP, Centre de sociologie de l’innovationALASSEUR Clémence, EDFAMARA Hakim, ONERAANGULO Jesus, EMP, Centre de morphologie mathématiqueARBELLOT DE VACQUEUR Pascal, Lycée Léonard de Vinci (Melun)ARMSTRONG Margaret, EMP, Centre d’économie industrielleARNAUD Valentine, RATPAUBOUIN Nicolas, EMP, Centre de gestion scientifiqueAVAKIAN Béatrice, EMP, Direction des étudesAZARIAN Ali, Société BertinBBACH Francis, INRIABALLOT Eric, EMP, Centre de gestion scientifiqueBARETTE Vincent, EDFBARRETEAU Cyrille, Commissariat à l’Energie AtomiqueBARTY Kengy, EDFBASTERRA Michèle, Lycée Hélène Boucher (Paris)BAUDRY Grégoire, Bain & CompanyBEJEAN Mathias, EMP, Centre de gestion scientifiqueBELLET Michel, EMP, Centre de mise en forme des matériauxBENDERDOUCHE Faouzia, Université Paris VIBENOUALI Jugurtha, VALEOBENVEGNU Nicolas, EMP, Centre de sociologie de l’innovationBERNARD Thierry, ENSTA ParisTechBESSON Baptiste, ENSME SUDRIA (Ivry)BEUCHER Serge, EMP, Centre de morphologie mathématiqueBIAU Gérard, Université Paris VIBIENVENU Yves, EMP, Centre des matériauxBILLON Noëlle, EMP, Centre de mise en forme des matériauxBINCZAK Pascal, Université Paris VIIIBLETRY Marc, EMP, Centre des matériauxBLONDEL Arnaud, Institut PasteurBOILLOT-PATERSON Kate, Université Paris VIBOISGERAULT Sébastien, Centre de robotiqueBOMSEL Olivier, EMP, Centre d’économie industrielleBONAIL Marie, Professeure de FLEBONDON Pascal, CNRSBOSIGER Matthieu, Cabinet RegimbeauBOUALLOU Chakib, EMP, Centre énergétique et procédésBOUSSUGE Michel, EMP, Centre des matériauxBOUZGARROU Ekbel, Air France – KLMBOXENBAUM Eva, EMP, Centre de gestion scientifiqueBRAGHINI Kuniko, Professeure de japonaisBREDAEL Jorge, Université Paris IIBROUSSE Denis, Lycée Louis Armand (Paris)BRUN Pierre, CEABUSSOT Esteban, Centre des matériauxCCAILLETAUD Georges, EMP, Centre des matériauxCAIRE Raphaël, INPG (Grenoble)CAMARCAT Noël, EDFCAMBY Jean-Pierre, Assemblée NationaleCANSELL Patrick, ARTEM Information & StratégiesCANTOURNET Sabine, EMP, Centre des matériauxCARPENTIER Pierre, ENSTA ParisTechCASAS Javier, Université Paris IICASTELLENGO Michèle, Université Paris VICAUNEAU François, EMP, Centre énergétique et procédésCHABIR Ayabi, Institut national des langues et civilisations orientalesCHABOCHE Jean-Louis, ONERACHAGNAUD Dominique, Les 400 toursCHANCELIER Jean-Philippe, Ecole des ponts ParisTechCHAPLAIS François, EMP, Centre d’automatique et systèmesCHARMOILLE Stéphane, ENSME SUDRIA (Ivry)CHAURIS Hervé, EMP, Centre de géosciencesCHAUVET Pierre, EMP, Centre de géosciencesCHAUVIN Jonathan, IFPCHAZEL Florent, Ecole des ponts ParisTechCHEIMANOFF Nicolas, EMP, Direction des EtudesCHIARUTINI Vincent, ONERACLARET DE FLEURIEU, Réunion des Musées NationauxCLAUSSE Marc, Conservatoire Nationale des arts & métiersCLEMENT François, Institut national de recherche en informatique et enautomatiqueCOBLENCE Emmanuel, Université de NanterreCOELHO Fabien, EMP, Centre de recherche en informatiqueCOJAN Isabelle, EMP, Centre de géosciencesCOJEAN Roger, EMP, Centre de géosciencesCOMBES Clément, EMP, Centre de sociologie de l’innovationCOUPEZ Thierry, EMP, Centre de mise en forme des matériauxCULIOLI Jean-Christophe, Air France-KLMDDAMAMME Gilles, Commissariat à l’énergie atomiqueDANA-PASTOR Marie-Claude, Lycée Montaigne (Paris)D’ANDREA-NOVEL Brigitte, EMP, Centre de robotiqueDARQUE-CERETTI Evelyne, EMP, Centre de Mise en Forme desMatériauxDAUBOIN Pascal, Renault Véhicules IndustrielsDAUDIN Hervé, Groupe CasinoDAVENPORT Stephen, AgroParisTechDE BRISSON Alain, Efficience marketingDEBOURDEAU Ariane, EMP, Centre de sociologie de l’innovationDEBRABANDER Gillian, Université Paris VIDECLERCQ Philippe, CNAM (Paris)DECOSSIN Etienne, EDF


DEFFAIN Jean-Paul, CEADELAITRE Loïc, EMP, Centre de robotiqueDELBEKE Norma, EMP, Département des languesDEMAISON Christine, Université Paris VIDICKO Moussa, EMP, Centre énergétique et procédésDIDIER Christophe, Lycée Gustave Eiffel (Cachan)DJEMAI Amédée, EMP, MuséeDOGANOVA Liliane, EMP, Centre de sociologie de l’innovationDRAPIER Olivier, Ecole PolytechniqueDUBOIS Danièle, Lycée Hélène BoucherDUCASTELLE François, Office national d’études et de recherches aérospatialesDUHAMEL Cécilie, EMP, Centre des matériauxDUPIN François, Optimis François DupinDUPLESSIS Bruno, Centre énergétique et procédésDURAND Louise, AREVAFlavio, AgroParisTechFARGUE Daniel, EMP, Direction des étudesFARGUES Frédéric, Ecole centrale (Paris)EFESPOSITOFAUL Philippe, Lycée Voillaume (Aulnay)FELDER Eric, EMP, Centre de Mise en Forme des MatériauxFERGUSSON Brian, AgroParisTechFERY Serge, Université Paris XFILOCHE Marcel, Ecole PolytechniqueFIXARI Daniel, EMP, Centre de gestion scientifiqueFLEURET Frédéric, Ecole polytechniqueFONT Marie-Claude, EMP, BibliothèqueFONTANE Frédéric, EMP, Centre de robotiqueFOREST Samuel, EMP, Centre des matériauxFRANÇOIS Thierry, Banque de NeuflizeFUCHS Philippe, EMP, Centre de robotiqueFÜRST Walter, ENSTA ParisTechGGAIGNEBET Yvon, Lycée Saint-Louis (Paris)GALLI Alain, EMP, Centre d’économie industrielleGAND Sébastien, EMP, Centre de gestion scientifiqueGANTCHENKO Vladimir, ISMEPGARBOLINO Emmanuel, EMP, Centre de recherche sur les risques et les crisesGATTACCECA Jérôme, CEREGE (Aix-Marseille)GAUNAND Alain, EMP, Centre énergétique et procédésGAUTHEY Julien, EMP, Centre de sociologie de l’innovationGENEVIEVE Christian, Lycée Jean Jaurès (Argenteuil)GIACOMONI Gilbert, Securipool InternationalGICQUEL Leïla, CEAGICQUEL Renaud, EMP, Centre énergétique et procédésGIRARD Jacques, ISEPGIRAUD Pierre-Noël, EMP, Centre d’économie industrielleGLACHANT Matthieu, EMP, Centre d’économie industrielleGODARD Romain, Bain & CompanyGOETZ Damien, EMP, Centre de géosciencesGONZALEZ-AGUILAR José, EMP, Centre énergétique et procédésGOUCHET Alain, AREVAGOURGUES Anne-Françoise, EMP, Centre des matériauxGRELLIER Vincent, EDFGUARNIERI Franck, EMP, Centre de recherche sur les risques et les crisesGUENARD Vincent, ADEMEGUESDON Bertrand, SNECMAGUIAVARCH Alain, EMP, Centre énergétique et procédésGUICHET Franck, EMP, Centre de sociologie de l’innovationHHACHEM Walid, CNRSHADDAR Houssem, INRIAHAMDAR Marian, EMP, Centre énergétique et procédésHATCHUEL Armand, EMP, Centre de gestion scientifiqueHAUDIN Jean-Marc, EMP, Centre de mise en forme des matériauxHAZAN John, Bain & CompanyHELD Anne-Edwige, EMP, Centre de géosciencesHELIE Thomas, IRCAM (Paris)HENNION Antoine, EMP, Centre de sociologie de l’innovationHERIPRE Eva, EMP, Centre des matériauxHERTIG Vonnik, ColoristeHERVY Julien, EurodecisionHILLION Mathieu, EMP, Centre automatique et systèmesHOCHE Christian, Lycée Gustave Eiffel (Cachan)HOOGE Sophie, ABC MicroinformatiqueHUBERMAN Gladys, EMP, Centre de calcul et des systèmes d’informationHURNI Christian, Lycée Saint-Louis (Paris)Jean-Marc, Ingénieur conseilJEULIN Dominique, EMP, Centre de morphologie mathématiqueJKJANCOVICIJOUNY Olivier, TotalJOUVELOT Pierre, EMP, Centre de recherche en informatiqueKAJLER Norbert, EMP, Centre de calcul et des systèmes d’informationKELLER Régine, Lycée international de Saint-Germain-en-LayeKERN Michel, Institut national de recherche en informatique et en automatiqueKLETZ Frédéric, EMP, Centre de gestion scientifiqueKOIRAN Linda, Professeur d’allemandKOMAI Rei, Professeure de japonaisKRUCH Serge, ONERALLAFITTE Olivier, Université Paris XIIILAGNEAU Vincent, EMP, Centre de GéosciencesLAHELLEC Yann, Lycée Jules Ferry (Versailles)LAMOTHE Guillaume, Roland Berger StrategyLAMY Jean-Pierre, Lycée Diderot (Paris)LARIVIERE Maurille, Ecole de la création industrielleLARROUTUROU Nathalie, Université Paris VILATIL Sylvain, CEALAURENT Brice, EMP, Centre de sociologie de l’innovationLAURGEAU Claude, EMP, Centre de robotiqueLE CLEAC’H Jean-Michel, EMP, Centre de géosciencesLE MASSON Pascal, EMP, Centre de gestion scientifiqueLE NESTOUR Sylvain, Air France – KLMLE ROUX Jean-Marc, Bain & CompanyLECOMPERE Terezinha, AgroParisTechLECONTE Sandie, Cité de la musiqueLEDOUX Emmanuel, EMP, Centre de géosciencesLEFEBVRE Philippe, EMP, Centre de gestion scientifiqueLEFUR Etienne, Ecole normale supérieure de CachanLEGAIT Benoît, EMP, Fondation des Industries minérales, minières etmétallurgiquesLEMAIRE Jean, TOTALLEMOINE Benjamin, EMP, Centre de sociologie de l’innovationLEQUETTE Laurent, Société BertinLERAY René, Commission européenneLEVEQUE François, EMP, Centre d’économie industrielleLIGNON Olivier, Bain & CompanyLIPIEC-BARNIR Irit, Centre communautaire de ParisLO Zhangxu, AgroParisTech


LOPEZ Simon, BRGMLOUF François, Ecole nationale supérieure de CachanLUCAS Marc, EMP, Professeur, Direction des étudesMMA Li, Education NationaleMADE Benoit, EMP, Centre de géosciencesMAHL Robert, EMP, Centre de recherche en informatiqueMAHLER Nicolas, Strategic Risk ManagementMAISONNEUVE Francis, EMP, Direction des étudesMAÏZI Nadia, EMP, Centre de mathématiques appliquéesMARAHIMI Mazyar, INRIAMARCHIO Dominique, EMP, Centre énergétique et procédésMARCOTEGUI Beatriz, EMP, Centre de morphologie mathématiqueMAROUN Fouad, CNRSMARTIN Philippe, EMP, Centre d’automatique et systèmesMARTIN Vincent, UT de CompiègneMATTOUT Richard, Société BertinMAUREL Vincent, EMP, Centre des matériauxMAYER Didier, EMP, Centre énergétique et procédésMEADEL Cécile, EMP, Centre de sociologie de l’innovationMEHL, Caroline, EMP, Centre de géosciencesMENIERE Yann, EMP, Centre d’économie industrielleMERCIER Daniel, EMP, Centre géosciencesMERCIER Frédéric, INERISMEYER Fernand, EMP, Centre de morphologie mathématiqueMICHELET Philippe, Lycée Jules Ferry (Versailles)MIDLER Christophe, Centre national de la recherche scientifiqueMILJKOVIC Marie, Institut d’études politiques de ParisMINÉ Philippe, Centre national de la recherche scientifiqueMOHAMMADI Amir-Hossein, EMP, Centre énergétique et procédésMOLINS Régine, EMP, Direction des recherchesMONASSE Bernard, EMP, Centre de Mise en Forme des MatériauxMONSAN Pierre, Institut national des sciences appliquées de ToulouseMORERA Solange, CNRSMORIN Jacqueline, Lycée Saint-Louis (Paris)MOUNOURY Valérie, EMP, Centre de calcul et des systèmes d’informationMOUTARDE Fabien, EMP, Centre de robotiqueMOUTTOU Philippe, ThalesMUNIESA Fabian, EMP, Centre de sociologie de l’innovationMURAZ Frédérique, Lycée Henri IVMUSIANI Francesca, EMP, Centre de sociologie de l’innovationMUSTAR Philippe, EMP, Centre de sociologie de l’innovationMichel, EMP, Centre de gestion scientifiqueNAZÉ Loïc, EMP, Centre des matériauxNEIRAC François-Pascal, EMP, Centre énergétiqueNONAKHLAet procédésNEMER Maroun, EMP, Centre énergétique et procédésNICULESCU Silviu, CNRSNIEBLAS Gloria, Université Paris VINOBLE Mark, EMP, Centre de géosciencesOLIVER Katia, EMP, Centre de calcul et des systèmes d’informationOLZENSKI Isabelle, EMP, Centre de géosciencesOOSTERBAAN Jasha, EMP, Institut supérieur d’ingénierie et de gestion del’environnementOURY Jean-Marc, E8 PartenairesPPALJIC Alexis, EMP, Centre de robotiquePAILLARD Denis, CNRSPALLEZ Frédérique, EMP, Centre de gestion scientifiquePARKS David, Massachusetts Institut of TechnologyPAVIOT Thomas, SUPMECA (Saint-Ouen)PEIGNE Eric, Road LogisticsPERROTIN Thomas, EDFPETIT Nicolas, EMP, Centre automatique et systèmesPEUPORTIER Bruno, EMP, Centre énergétique et procédésPEYRIEUX Julien, Air France – KLMPEYTHIEU Laurent, Dassault systèmesPHILIPPE Mikael, EMP, Centre énergétique et procédésPIALLOUX Sébastien, Air France - KLMPICON Fabrice, Education NationalePIETRASZ Slawomir, GDF-SUEZPILVIN Philippe, Université Bretagne SudPIMENTEL Carlos-Miguel, Université de VersaillesPLANCHARD Frédéric, EMP, Institut Supérieur d’Ingénierie et de gestion del’environnementPLANCHE Martine, Institut national de la propriété industriellePLISSON Thomas, CEAPODVIN Pascal, EMP, Direction des étudesPOLETTI Jean-Marie, Lycée MontaignePORRET Sylvain, Lycée Voillaume (Aulnay)POULIN Michel, EMP, Centre de géosciencesPRALY Laurent, EMP, Centre automatique et systèmesPRETEUX Françoise, EMP Direction de la recherchePROBST Gérard, formateurRRABEHARISOA Vololona, EMP, Centre de sociologie de l’innovationRAIMBAULT Louis, EMP, Centre de géosciencesRANNOU Johann, ONERARAY Jean-Emmanuel, Université Paris IREBISCHUNG Didier, Electricité de StrasbourgRECLUS Magali, Institut national des langues et civilisations orientalesREMONDET Martin, INRARENARD Jacques, EMP, Centre des matériauxRENOUARD Cécile, Centre SEVRESREULE Andréa, AgroParisTechRICHON Dominique, EMP, Centre énergétique et procédésRIVIERE Philippe, EMP, Centre énergétique et procédésROCHER Béatrice, EMP, Relations entreprisesROLINA Grégory, EMP, Centre de gestion scientifiqueROQUAIN Etienne, Université Paris VIROUABHI Ahmed, EMP, Centre de géosciencesROUCHON Pierre, EMP, Centre automatique et systèmeROUILLY Stéphane, EDFROULIN Bernard, EMP, DélégationROUSSELIN Thierry, Société GE0212ROUYER Rémi, Ecole d’architecture de VersaillesROY Valérie, EMP, Centre de mathématiques appliquéesRUELLAN Caroline, Université Jules Verne – PicardieRYCKELYNCK David, EMP, Centre des matériauxSSAGNOL Guillaume, INRIASANANES Armand, Professeur d’espagnolSANSEVERINO-GODFRIN Valérie, EMP, Centre de recherche sur lesrisques et les crisesSARDAS Jean-Claude, EMP, Centre de gestion scientifiqueSCHLIERF Katarina, EMP, Centre de sociologie de l’innovationSCHMITT Michel, EMP, Direction de la rechercheSEGRESTIN Blanche, EMP, Centre de gestion scientifiqueSELLAMI Hedi, EMP, Centre de géosciencesSENPAUROCA Joël, EMP, Centre de robotique


SERRA Jean, EMP, Centre de morphologie mathématiqueSIGOT Nathalie, Université du LittoralSIMOND Nicolas, EMP, Centre de robotiqueSINEGRE Laure, GDF-SUEZSIU-DURAND SiaoYen, INALCO (Paris)SOBOTA Joan, AgroParisTechSOUBEYRAN Romain, EMP, Direction généraleSOULARD Bernard, Direction régionale de l’environnement de BretagneSTAB Olivier, EMP, Centre de géosciencesSTABAT Pascal, EMP, Centre énergétique et procédésSTENNELER Olivier, Cabinet Ernst & YoungSTEUX Bruno, EMP, Centre de RobotiqueSTOLTZ Gabriel, Ecole des Ponts et ChausséesSTOVEN Véronique, EMP Centre de bio-informatiqueSTREEFKERK (TAKESADA) Tomoko, Ecole européenne des affairesTTANTOT Nicolas, SNECMATARIN Laurence, EMP, BibliothèqueTAUVEL Antoine, IUT - CergyTESSIER Bruno, EMP, Centre de géosciencesTHAUVIN Jean-Pierre, Lycée Louis Armand (Paris)THENEVIN Isabelle, EMP, Centre de géosciencesTHIRY Médard, EMP, Centre de géosciencesTHOREL Alain, EMP, Centre des matériauxTIJANI Michel, EMP, Centre de géosciencesTOUZÉ Julien, EDFTOUZEAU Josselyn, ONERAJean-Philippe, CNRSVALLON-PEILLON Sophie, Ecole des Mines de Saint-EtienneUVUZANVAN HOVE Emilie, CEAVANHAVERBEKE, Air France – KLMVERGNAUD Frédéric, EMP, Centre de sociologie de l’innovationVIANNAY Stéphane, Société BertinVINCENT Frédérique, EMP, Institut supérieur d’ingénierie et de gestion del’environnementVIOVY Jean-Michel, EMP, Centre de calcul et des systèmes d’informationHans, EMP, Centre degéosciencesWARNIER Nicolas, SNCFWXZWACKERNAGELWEAL Marie-Thérèse, Université paris VIWEIL Benoît, EMP, Centre de gestion scientifiqueWIDAR Olivier, EPITECH VillejuifWILLOT F., EMP, Centre de morphologie mathématiqueWOLFER Eric, Engrenage théâtreWYNIECKI Pierre, INGEROPXERRI Frédéric, Lycée Louis Armand (Nogent)ZOUGHAIB Assaad, EMP, Centre énergétique et procédés


INDEXA...Acoustique, Informatique, MusiquE ..............................63Acte d’Entreprendre .................................................42, 63Activités pédagogiques ..................................................13Activités pédagogiques(répartition par année de formation) ............................27Activités physiques et sportives ..................................168Admission dans le cycle ingénieurs civils .....................12Analyse, conception et programmation orientées objet .64Analyse d’image : de la théorie à la pratique ...............64Analyse des données .....................................................65Analyse et compression du signal audio-numérique ...65Ancrage dans le monde de l’entreprise .........................10Applications réparties ....................................................66Apprentissage artificiel ..................................................66Architecture matérielle et logicielle des ordinateurs ...67Armines .........................................................................174Art et science ................................................................165Association des anciens élèves ...................................173Associations des élèves .................................................25Assurances .....................................................................24ATHENS ..........................................................................21Atomes-lasers.................................................................68Attribution du diplôme ...................................................16Automatique ...................................................................32B...Bibliothèque ..................................................................172Biologie synthétique : une introduction .........................41Biotechnologie .............................................................130Bourses ...........................................................................24C...Calcul des structures ......................................................68Calcul économique .........................................................48Calcul scientifique : une introduction ...........................48Calendrier des activités scolaires ..................................13Carrières..........................................................................17Centre d’études supérieures des matières premières(CESMAT) .....................................................................180Centres de recherche .............................................22, 129Céramiques, verres et réfractaires industriels ..............69Chaîne logistique globale...............................................70Comité des études ..........................................................24Comité pédagogique ......................................................24Compétition et régulation des marchés de l’énergie ....70Compléments de mathématiques ..................................43Compléments de physique .............................................43Comptabilité analytique .................................................56Comptabilité générale ....................................................56Conception de procédés .................................................71Conception de produits et innovation ............................72Conception et dynamique des organisations ................73Connaissance des pierres précieuses ...........................73Coopérations pédagogique et scientifique ...................22COPERNIC .......................................................................22Corps enseignant ....................................................22, 181Corps techniques de l’Etat ...........................................178Corrosion et durabilité des structures ...........................74Cosmologie .....................................................................74Couleur, arts, industrie ...................................................75Cristallographie ..............................................................76Cryptographie et théorie des nombres ..........................76Culture et création contemporaine ..............................165Cycle de vie des systèmes énergétiques.......................77D...Démontage Moteur (énergie) ........................................33Départements d’enseignement .....................................23Description de controverses ..........................................32Diplôme d’ingénieur civil des mines ..............................16Direction des études ......................................................23Distributions et applications ..........................................78Doctorat ........................................................................179Double diplôme...............................................................22Droit commercial ............................................................58Droit du travail ................................................................58Droits et frais de scolarité ..............................................24Du matériau au nano : un aperçu de la physique d’aujourd’hui... . 78Dynamique des climats ..................................................79Dynamique des constructions ........................................79Dynamique des fluides numérique et expérimentale ...80Dynamique des sciences et techniques ........................81E...Ecologie et environnement ............................................82Economie de la globalisation .........................................82Economie de l’entreprise................................................83Economie de l’environnement........................................83Economie industrielle .....................................................84Economie industrielle ..................................................132ECTS (crédits) .................................................................15Electronique ....................................................................49Eléments finis .................................................................85Elèves étrangers ............................................................20Enquête emploi auprès des jeunes diplômés ...............18Energies ..........................................................................33


Energie et changement climatique ................................41Energie électrique...........................................................33Energies renouvelables raccordées au réseau ..............86Enseignements au choix(ou enseignements spécialisés) ........................14, 41, 61Enseignements facultatifs .................................45, 54, 59Enseignements personnalisés .................................42, 53Enseignements de tronc commun ................14, 32, 48, 56Etablissements partenaires ..........................................22Ethique des multinationales ..........................................87Europe utile : une approche industrielle ........................88Evaluation des coûts ......................................................88Expression orale .............................................................34F...Finance d’entreprise .......................................................88Fondation des industries minérales, minières etmétallurgiques .............................................................174Fondements théoriques de l’économie de marché .......89Formation continue .......................................................180Formations post-diplôme .............................................177G...Génie atomique ..............................................................89Génie atomique ...........................................................133Geointelligence for natural resources evaluation and … . 90Géologie ..........................................................................35Géomécanique et géologie de l’ingénieur ....................91Géophysique d’exploration ............................................92Géophysique de la subsurface .......................................93Géosciences .................................................................131Géostatistique ................................................................93Géostatistique et probabilités appliquées .................138Gestion scientifique ....................................................140Gouvernance des entreprises ........................................94H I...Health and Medicine : social, politicaland ethical issues ...........................................................95Hydrogéologie.................................................................95Informatique et technologies de l’information ..............35Informatique fondamentale ...........................................95Ingénierie de la conception .........................................141Ingénieirie des risques ...................................................96Initiation à la biologie et aux biotechnologies ..............97Initiation à l’économie ....................................................37Initiation à la recherche d’information ..........................36Initiation au langage artistique ..............................45, 165Innovation et entrepreneuriat .....................................143Institut supérieur fluides, énergies, réseaux,environnement .............................................................180Institutions politiques .....................................................98Intelligence économique ................................................98International et réseaux .................................................19International management .............................................99Introduction à la finance de marché ..............................99Introduction à la gestion des risques ..........................100Introduction aux nanomatériaux ..................................100Introduction au droit .......................................................57Introduction to value creation in industry ....................101L...Langage C++ .................................................................102Langues vivantes ...................................................14, 164Langues : préparation aux certifications 1 et 2 .......45, 54Logement des élèves ......................................................23Logistique urbaine ........................................................103M...Machines et Energie ...................................................145Maison des mines .........................................................24Macroéconomie ..............................................................49Management des systèmes d’information .................147MAREVA ......................................................................149Marketing .....................................................................103Mastères spécialisés ...................................................178Matériaux pour l’ingénieur ............................................50Mathématiques 1 : calcul différentiel ............................37Mathématiques 2 : calcul intégral .................................37Mathématiques 3 : fonctions d’une variable complexe 50Mécanique 1 : milieux continus .....................................38Mécanique 2 : matériaux solides ...................................38MIG : Métiers de l’Ingénieur Généraliste (moduled’initiation) ................................................................23, 44Minéralogie descriptive et appliquée ..........................104Missions de l’Ecole .........................................................7Models of Random Structures .....................................105Modélisation des processus industriels ......................106Modélisation prospective .......................................... 106Moyens pédagogiques ..................................................22Musée de minéralogie .................................................173Musique, science, histoire ...........................................107NO...Non linear computational mechanics ..........................108Operations research in the industry .......................... 109Optimisation .................................................................109LEGENDE : Informations générales Enseignements Options


Option sport .......................................................45, 54, 59Options ....................................................................15, 127Organisation et activités pédagogiques .......................13P...ParisTech .........................................................................21Partenariats universitaires .............................................22Physics and mechanics of random media ...................110Physique 1 & 2 : mécanique quantique et physiquestatistique .......................................................................39Physique 3 : noyaux et radioactivité ..............................51Physique des particules ................................................111Physique nucléaire .......................................................111Physique numérique :de l’atome aux matériau complexe .............................112Polymers processing .....................................................113Pratique de la géologie ................................................113Préparation à l’emploi ...................................................17Probabilités .....................................................................39Problèmes inverses ......................................................115Procédés et énergie ......................................................153Processus stochastiques ..............................................115Processus stochastiques II ...........................................116Project Finance (non-recourse finance) ......................116Projet mécatronique .......................................................53Projet personnel .............................................................17Propriété industrielle ....................................................104R...Rayonnement et matière ..............................................117Recherche opérationnelle ............................................117Réseaux .........................................................................19Réservoirs sédimentaires hétérogènes .......................118Résonance magnétique nucléaire des protéines :entre physique et biologie............................................119Risques naturels ...........................................................119Stage d’exécution ...................................................16, 166Stage d’option ........................................................16, 167Stage ingénieur ......................................................16, 166Stage long à l’étranger ...........................................16, 168Stages en entreprise ..............................................16, 166Statistiques : modèles et décisions statistiques ...........52Surfaces, adhésion et adhérence ................................121Synthèse d’images pour la réalité virtuelle .................122Systèmes de motorisation électrique ..........................122Systèmes de production et de logistique ....................123Systèmes de production et logistique ........................159Systèmes d’information ...............................................124Systèmes énergétiques ................................................124T...Thermodynamique ..........................................................40Thermomécanique des fluides .......................................52Thèse de doctorat .........................................................179Traitement du signal, introduction ...............................125Transvalor ......................................................................174V...Vie pratique ...................................................................24S...Sciences et génie des matériaux ................................154Science et vin : de la mondialisation au terroir.......... 120Scolarité .........................................................................13Semaines européennes ..................................................21Semestre académique à l’étranger ...............................19Services et associations ...............................................171Société, histoire, culture ...............................................51Sociologie des marchés ...............................................120Sol et sous-sol .............................................................157Sports ............................................................................168LEGENDE : Informations générales Enseignements Options


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