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Evolution et coût d'utilisation des matériels de récolte des chicorées

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NUMÉRO SPÉCIAL CENTRE AGRICOLE BETTERAVES CHICORÉESLCBC•CABC<strong>Evolution</strong> <strong>et</strong> coût d’utilisation<strong><strong>de</strong>s</strong> matériels <strong>de</strong> récolte <strong><strong>de</strong>s</strong> chicoréesO. Miserque, D. Breuse, O. OestgesDépartement Génie rural – CRAW1. EVOLUTION DU MATERIELLa campagne <strong>de</strong> 2004 a vu l’apparition <strong>de</strong>nouveaux matériels <strong>de</strong> récolte <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> évolutionssur les autres équipements observésles années précé<strong>de</strong>ntes. Les tests <strong>et</strong>observations qui ont pu être réalisés surcertains d’entr’eux ont permis <strong>de</strong> dégagerquelques avis intéressants. Les nouvellesmachines n’ont travaillé que pendant unintervalle <strong>de</strong> temps relativement court <strong>et</strong> ilest donc délicat <strong>de</strong> tirer <strong><strong>de</strong>s</strong> conclusionsdéfinitives mais un premier aperçu <strong>de</strong> leurcomportement est possible.Le constructeur <strong>de</strong> matériel <strong>de</strong> récolte <strong>de</strong>pommes <strong>de</strong> terre Grimme a développéune intégrale pour la récolte <strong><strong>de</strong>s</strong> b<strong>et</strong>teraves,la Maxtron 620, <strong>et</strong> la propose égalementpour l’arrachage <strong><strong>de</strong>s</strong> chicorées. Surle plan technique, elle se distingue parune effeuilleuse monorotor disposantd’un système <strong>de</strong> broyage qui dépose lesfeuilles entre les lignes. Le système d’arrachageest équipé <strong>de</strong> roues Oppel pouvantêtre entraînées hydrauliquement. Le circuit<strong>de</strong> n<strong>et</strong>toyage est équipé principalementd’une table à 13 rouleaux <strong>de</strong> 2,8 m<strong>de</strong> large. Enfin la trémie offre une capacité<strong>de</strong> 20 tonnes. Le train <strong>de</strong> chenilles équipantc<strong>et</strong>te machine constitue une autreparticularité. Les premiers tests réalisésmontrent que la machine est capabled’arracher les chicorées <strong>de</strong> façon satisfaisantepour une première saison. Au cours<strong>de</strong> la démonstration d’Orafti fin novembre2004 à Walhain, elle a présenté unsilo avec un bon pourcentage <strong>de</strong> racinesentières, ce que nous avons égalementrelevé lors d’un essai ponctuel. Bien qu’elledispose d’un circuit <strong>de</strong> n<strong>et</strong>toyage assezlarge, la tare semble rester assez élevée.Le train <strong>de</strong> chenilles autorise une capacité<strong>de</strong> passage assez importante <strong>et</strong> elle laisseun sol parfaitement plat.L’atelier Werry Concept a développé unenouvelle arracheuse portée à roues Oppel.Elle représente une évolution <strong>de</strong> lamachine Bini. Son originalité rési<strong>de</strong> danssa possibilité <strong>de</strong> modifier l’angle d’attaque<strong><strong>de</strong>s</strong> roues Oppel par le pivotement dusupport <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong> l’organe d’arrachage.Le matériel reste <strong>de</strong> conceptionsimple, ce qui est rassurant pour nombred’entrepreneurs. Divers systèmes <strong>de</strong> n<strong>et</strong>toyageexistant peuvent être adaptés surle bâti arracheur. Le comportement <strong>de</strong> lamachine a été observé à <strong>de</strong>ux reprises,une en bonnes conditions <strong>et</strong> une autre enmauvaises conditions a fait l’obj<strong>et</strong> <strong>de</strong> mesures.L’équipement effectue un bon arrachage,voire très bon en conditions normales.Chacun <strong>de</strong> ces équipements a par ailleursété primé au Mecanic Show <strong>de</strong> la foire <strong>de</strong>Libramont. Les autres matériels, déjà utilisés<strong>et</strong> testés au cours <strong><strong>de</strong>s</strong> campagnesprécé<strong>de</strong>ntes, évoluent progressivementen adaptant certains organes en fonction<strong><strong>de</strong>s</strong> conditions <strong>de</strong> récolte.On peut signaler la mise en place <strong>de</strong>pointes <strong>de</strong> décompactage sur les intégralesHolmer directement sur le tirant <strong>de</strong>comman<strong>de</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> socs. Les pointes effec-tuent ainsi un mouvement. Sur le mêmematériel <strong><strong>de</strong>s</strong> turbines avec barreaux platsont été mises en essai.La firme Gilles poursuit le développement<strong>de</strong> ses arracheuses à roues Oppel: modèleEasy lift <strong>et</strong> Lima. Les machines ont participéaux essais comparatifs <strong>et</strong> aux démonstrationsorganisées par Orafti.Le constructeur CMG améliore continuellementces machines à fourches.Quelques essais effectués sur le chantieren début <strong>de</strong> campagne <strong>et</strong> par la suite lors<strong><strong>de</strong>s</strong> essais comparatifs confirment l’excellentequalité d’arrachage <strong>de</strong> la machinemais aussi les limites en capacité <strong>de</strong> travail.Enfin, l’intégrale Agrifac à fourchess’améliore constamment, notamment <strong>de</strong>façon à résoudre le manque <strong>de</strong> capacité<strong>de</strong> travail qui apparaît en conditions plusdifficiles.2. TESTS COMPARATIFS DE CHANTIERS –ESSAIS DE SOMBREFFEEn 2004, la sucrerie Orafti a organisé, encollaboration avec le Département Génierural <strong>et</strong> avec le soutien financier duCentre Agricole B<strong>et</strong>terave-Chicorée , <strong>de</strong>uxséances d’essais avec quelques machines.Ces journées d’essais ont été suivies par<strong><strong>de</strong>s</strong> démonstrations <strong><strong>de</strong>s</strong>tinées aux professionnelsou une plus large gamme <strong>de</strong>matériels était présentée. Les essais sesont déroulés sur la même parcelle àSombreffe à <strong>de</strong>ux dates: le 1 octobre <strong>et</strong> le26 novembre.Les conditions <strong>de</strong> récolte étaient relativementbonnes. Le peuplement était homogène<strong>et</strong> compris entre 185.000 <strong>et</strong>190.000 plants/ha. Les racines présentaientun diamètre moyen <strong>de</strong> moins <strong>de</strong> 7à plus <strong>de</strong> 7,5 cm <strong>et</strong> une longueur <strong>de</strong> 25 à26 cm selon la date. Le ren<strong>de</strong>ment potentiel<strong>de</strong> la parcelle mesuré par arrachagemanuel avoisinait les 63 t/ha en octobre<strong>et</strong> près <strong>de</strong> 75 t/ha en novembre.La démonstration <strong>de</strong> récolte organisée par Orafti à Walhain en 2004 a permis d'apprécier lesperformances <strong>de</strong> plusiers machines à l'œuvre dans <strong><strong>de</strong>s</strong> conditions très variées.Tableau 1. Liste <strong><strong>de</strong>s</strong> matériels présents au cours <strong><strong>de</strong>s</strong> tests comparatifs (Sombreffe 2004).Pour les premiers tests réalisés en octobre,chaque chantier décomposé a effectué<strong>de</strong>ux essais avec pour chacun unedébar<strong>de</strong>use différente: soit une GillesRB410 traditionnelle soit la débar<strong>de</strong>use Biniavec table à rouleaux. En eff<strong>et</strong>, l’un <strong><strong>de</strong>s</strong>objectifs <strong>de</strong> c<strong>et</strong> essai est <strong>de</strong> comparer lesperformances <strong>de</strong> la débar<strong>de</strong>use à rouleauxpar rapport à une machine traditionnelle<strong>et</strong> en fonction du type d’arracheuse(socs, roues Oppel ou fourches).La mesure <strong><strong>de</strong>s</strong> performances confirme lesobservations antérieures en montrantune fois encore les vitesses <strong>de</strong> travail plusfaibles <strong><strong>de</strong>s</strong> machines à fourches. Si pour leplanteur ce point n’est pas essentiel, celalimite la superficie que le chantier peut récolterdurant la campagne <strong>et</strong> augmente<strong>de</strong> ce fait le coût.L’examen <strong>de</strong> l’effeuillage <strong><strong>de</strong>s</strong> divers chantiersmis en œuvre montre une moyenne<strong>de</strong> 55% <strong>de</strong> racines avec feuilles pour 14%<strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>ées pour les essaisdu mois d’octobre, tandis qu’en fin novembre,le pourcentage <strong>de</strong> racines avec<strong><strong>de</strong>s</strong> feuilles chute à moins <strong>de</strong> 30% avec unsurdécoll<strong>et</strong>age moins marqué (11% <strong><strong>de</strong>s</strong>racines). Cela confirme la dépendance <strong>de</strong>l’appréciation <strong>de</strong> l’effeuillage vis-à-vis <strong>de</strong>la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> récolte <strong>et</strong> donc <strong>de</strong> l’état <strong>de</strong>la végétation. Très globalement, onconstate que les équipements ayant laissépeu <strong>de</strong> racines avec <strong><strong>de</strong>s</strong> feuilles ont généralementsouffert d’un surdécoll<strong>et</strong>ageplus élevé <strong>et</strong> vice-versa.Pour les essais du 1 octobre, on a observéque le pourcentage <strong>de</strong> racines avec <strong><strong>de</strong>s</strong>feuilles <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 3 cm est systématiquementplus faible lors <strong>de</strong> l’utilisation <strong>de</strong> ladébar<strong>de</strong>use avec table à rouleaux.Sur base <strong><strong>de</strong>s</strong> mesures réalisées sur les racines(diamètre racine, diamètre coll<strong>et</strong>),on peut utiliser la formule <strong>de</strong> calcul <strong>de</strong>pertes <strong>de</strong> poids par racine <strong>et</strong> connaissantle peuplement déterminer la perte <strong>de</strong>ren<strong>de</strong>ment liée au surdécoll<strong>et</strong>age. Il y abien entendu un lien entre les <strong>de</strong>ux vasuiteà la page 10Machine Organes arrachage Effeuilleuse. Débar<strong>de</strong>use Octobre NovembreIntégrale Agrifac Fourches Monorotor / Oui OuiIntégrale Holmer Socs Monorotor / / OuiChantier CMG Fourches Double rotor Gilles Oui /Bini Oui /Chargeuse / OuiChantier Gilles Lievens (Lima) Oppel Monorotor Gilles / OuiChantier Gilles Easy lift Oppel Double rotor Gilles Oui OuiBini Oui /Chantier Gilles Socs Monorotor Gilles Oui /Bini Oui /Le B<strong>et</strong>teravier - Octobre 2005 9


CENTRE AGRICOLE BETTERAVES CHICORÉESLCBC•CABCsuite <strong>de</strong> la page 9Perte <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ment estimée (t/ha)4,543,532,521,510,50y = 0.0887xR 2 = 0.9510 10 20 30 40 50Pourcentage <strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>éesFigure 1. Relation entre proportion <strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> pertes <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ment estimée.leurs <strong>et</strong>, en reprenant l’ensemble <strong><strong>de</strong>s</strong> essais<strong>de</strong> c<strong>et</strong>te campagne <strong>et</strong> <strong>de</strong> la précé<strong>de</strong>nte,on constate que pour un pourcentage<strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>ées <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong>10%, on doit s’attendre à un niveau <strong>de</strong>pertes <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 1 t/ha (Figure 1). Unevariabilité existe évi<strong>de</strong>mment d’une situationà l’autre selon le peuplement, la taille<strong><strong>de</strong>s</strong> racines, … Dans la pratique, l’utilisateurpeut contrôler dans l’andain<strong>de</strong> l’arracheuse le pourcentage <strong>de</strong> racinessurdécoll<strong>et</strong>ées. S’il repère régulièrementplus d’une racine sur dixavec un surdécoll<strong>et</strong>age évi<strong>de</strong>nt, il auraintérêt à procé<strong>de</strong>r à un meilleur réglage<strong>de</strong> son ensemble effeuilleuse –scalpeurs.L’analyse <strong>de</strong> la qualité d’arrachage par lesmesures dimensionnelles <strong><strong>de</strong>s</strong> racinesmontre que la longueur moyenne <strong><strong>de</strong>s</strong>chicorées arrachées lors du premier testen octobre est assez réduite. Lesmeilleurs résultats obtenus dépassent àpeine 17 cm <strong>et</strong> les différences entre lesmatériels sont faibles. La qualité d’arrachageest relativement bonne pour tousavec <strong><strong>de</strong>s</strong> diamètres moyens <strong>de</strong> casse bieninférieurs à 2 cm.Les machines à fourches ont procuré lameilleure qualité d’arrachage. La comparaison<strong><strong>de</strong>s</strong> échantillons avant débardageaboutit aux mêmes conclusions (exceptépour l’intégrale où il est impossible <strong>de</strong>prélever c<strong>et</strong> échantillon). Ainsi, dans l’andainjuste avant le passage <strong>de</strong> la débar<strong>de</strong>use,la machine CMG présente <strong><strong>de</strong>s</strong> racinesavec un diamètre <strong>de</strong> casse <strong>de</strong>l’ordre <strong>de</strong> 0,8 cm, valeur exceptionnellementbonne, <strong>et</strong> les autres matériels unevaleur <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 1,2 cm égalementtrès bonne.En novembre, les racines sont plus développées<strong>et</strong> quelques matériels ont atteint<strong><strong>de</strong>s</strong> moyennes <strong>de</strong> longueur <strong>de</strong> racines <strong>de</strong>plus <strong>de</strong> 19 cm. Les machines ont présentéune qualité d’arrachage similaire, à l’exception<strong>de</strong> l’intégrale Holmer qui présenteun diamètre <strong>de</strong> casse supérieur. Pourles matériels CMG <strong>et</strong> Gilles, l’échantillonprélevé avant le passage <strong>de</strong> la débar<strong>de</strong>useindique un léger avantage pour la machineà fourches.Si la qualité d’arrachage est un critèred’appréciation important, l’essentiel pourle planteur <strong>de</strong>meure la quantité récoltée<strong>et</strong> livrée. Il existe généralement un lienentre les <strong>de</strong>ux types d’observations, mais<strong><strong>de</strong>s</strong> aspects tels que le surdécoll<strong>et</strong>age <strong>et</strong>la perte <strong>de</strong> racines entières peut évi<strong>de</strong>mmentmodifier les conclusions tirées surbase <strong><strong>de</strong>s</strong> mesures dimensionnelles <strong><strong>de</strong>s</strong> racines.Le ren<strong>de</strong>ment récolté est obtenu par pesée<strong><strong>de</strong>s</strong> quantités récoltées pour une superficieconnue <strong>et</strong> une tare mesurée. Lavariabilité <strong>et</strong> la précision <strong>de</strong> certaines mesuresconduisent à une précision globale<strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 2 t/ha pour les valeurs déterminées.Les pertes sont estimées surbase <strong><strong>de</strong>s</strong> mesures dimensionnelles <strong><strong>de</strong>s</strong> racines:pertes en bout <strong>de</strong> racines selon uneformule développée par le CABC <strong>et</strong> pertespar surdécoll<strong>et</strong>age par une formule développéeen 2003 par le Département Génierural. Parallèlement à cela, lors <strong><strong>de</strong>s</strong> essais,les pertes en surface sont ramassées <strong>et</strong>distinguées selon qu’il s’agit <strong>de</strong> morceauxou <strong>de</strong> racines entières. Ces pertes en surfaceproviennent le plus souvent du système<strong>de</strong> n<strong>et</strong>toyage pour les bouts, maisles racines entières sont également <strong><strong>de</strong>s</strong>chicorées mal arrachées.Les pertes totales estimées sont la somme<strong><strong>de</strong>s</strong> pertes <strong>de</strong> bouts calculées par lamétho<strong>de</strong> CABC, <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes par surdécoll<strong>et</strong>age<strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes <strong>de</strong> racines entièresramassées. Pour les <strong>de</strong>ux démonstrations,l’ordre <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>ur <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes estle même <strong>et</strong> varie <strong>de</strong> 3 à 6 t/ha. Bien queces valeurs paraissent élevées dans l’absolu,nous considérons qu’actuellementil est pratiquement impossible <strong>de</strong><strong><strong>de</strong>s</strong>cendre en <strong><strong>de</strong>s</strong>sous <strong>de</strong> 3 t/ha <strong>de</strong>pertes en conditions normales.En eff<strong>et</strong>, si l’on considère que l’on obtientau silo <strong><strong>de</strong>s</strong> racines avec un diamètre <strong>de</strong>casse <strong>de</strong> 1,5 cm, la perte à chaque racineest <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 10 g. Avec <strong><strong>de</strong>s</strong> peuplementssupérieurs à 150000 plants/ha, celasignifie <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes supérieures à 1,5 t/ha.A cela s’ajoute les pertes <strong>de</strong> racines entièresmal arrachées, mal ramassées ousimplement perdues par le circuit <strong>de</strong> n<strong>et</strong>toyage; ces pertes représentent rapi<strong>de</strong>mententre 0,5 <strong>et</strong> 1 t/ha. Les pertes parsurdécoll<strong>et</strong>age amènent alors le total àprès <strong>de</strong> 3t/ha.A titre <strong>de</strong> comparaison, un autre essaimené dans <strong>de</strong> bonnes conditions maisavec un matériel mal adapté à la récolte<strong><strong>de</strong>s</strong> chicorées s’est soldé par un niveau <strong>de</strong>pertes <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 10 t/ha!!!La comparaison entre la débar<strong>de</strong>use normale<strong>et</strong> avec table à rouleaux montre quec<strong>et</strong>te <strong>de</strong>rnière laisse une tare légèrementsupérieure mais présente <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes plusréduites. Pour les essais en novembre, ladébar<strong>de</strong>use qui a suivi les arracheusesGilles Easy Lift <strong>et</strong> Lima n’a pas réalisé untravail optimal <strong>et</strong> a provoqué plus <strong>de</strong>pertes (ramassées) que les autres machines,pertes composées autant <strong>de</strong>bouts que <strong>de</strong> racines entières. Ceci souligneà nouveau le soin à apporter au débardage:comparativement aux autreschantiers, la perte supplémentaire due àc<strong>et</strong>te opération est supérieure à 1 t/ha.Les ren<strong>de</strong>ments récoltés en novembre variententre 60,8 <strong>et</strong> 67,5 t/ha. Lorsque l’onajoute à ces valeurs <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ments lespertes (calculées <strong>et</strong> mesurées), on obtientpour tous les chantiers un ren<strong>de</strong>ment total<strong>de</strong> la culture <strong>de</strong> 68 t/ha (Tableau 2). Seulela valeur <strong>de</strong> la machine A est supérieure,sans pouvoir l’expliquer toutefois. Elle a visiblementrécolté une quantité supérieureà tous les autres matériels. Ces <strong>de</strong>rniersobtiennent <strong><strong>de</strong>s</strong> résultats assez similaires.Si l’on exprime le ren<strong>de</strong>ment en pourcentagedu total (récolté <strong>et</strong> pertes), on obtient<strong><strong>de</strong>s</strong> valeurs comprises entre 90,5 <strong>et</strong>94% <strong>de</strong> racines récoltées, c’est-à-direentre 6 <strong>et</strong> 10% <strong>de</strong> pertes.3. CALCUL DES COUTS D’UTILISATIONDES CHANTIERS DE RECOLTEOn a assisté au cours <strong><strong>de</strong>s</strong> quelques <strong>de</strong>rnièresannées à l’apparition <strong>de</strong> nouveauxchantiers <strong>de</strong> récolte <strong>de</strong> chicorées spécifiquesou polyvalents. Le choix <strong>de</strong> matérielss’est élargi <strong>et</strong> complique davantage laprise <strong>de</strong> décision pour l’utilisateur qui doitrenouveler ses machines. Ceci est d’autantplus délicat qu’il n’y a malheureusementaucun matériel capable d’effectuer un travailirréprochable, <strong>et</strong> <strong>de</strong> qualité supérieureTableau 2. Détails <strong><strong>de</strong>s</strong> ren<strong>de</strong>ments mesurés <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes (Sombreffe novembre 2004).MachineRdt mesuré(t/ha)Prise d’échantillons lors <strong><strong>de</strong>s</strong> tests pour la mesure <strong>de</strong> la qualité d’arrachage.Rdt(% du total)Pertes bouts(calcul CABC)Pertesentièresramasséesaux autres, en toutes conditions <strong>et</strong> être enmême temps rentable dans les différentscas <strong>de</strong> figures que l’on peut rencontrer.Un premier problème concerne les surfacesrécoltées. Certains entrepreneursou agriculteurs récoltent annuellementmoins <strong>de</strong> 40 ha, tandis que d’autres en arrachentprès <strong>de</strong> 400 ha. Sur ce seul aspect,une gran<strong>de</strong> différence peut déjàêtre faite. Dans le premier cas, seul unmatériel polyvalent peut convenir <strong>et</strong> serautilisé tant pour la chicorée que la b<strong>et</strong>terave.Dans la secon<strong>de</strong> situation, un matérielspécifique peut s’envisager <strong>et</strong> le choixest <strong>de</strong> ce fait plus large.L’analyse économique <strong><strong>de</strong>s</strong> chantiers estd’autant plus essentielle que l’avenir dansle secteur sucrier n’est pas très réjouissant<strong>et</strong> on s’attend à une réduction <strong><strong>de</strong>s</strong>quantités <strong>et</strong>/ou du prix <strong>de</strong> la chicorée.Dans ce contexte, il est d’autant plus essentiel<strong>de</strong> ne pas comm<strong>et</strong>tre d’erreur lorsdu choix d’un équipement.Enfin, pour c<strong>et</strong>te année particulièrement,le coût du carburant a augmenté sensiblementles charges liées à la récolte. Surla pério<strong>de</strong> s’étalant du 1 septembre 2004au 31 décembre 2004, le coût moyen dugasoil était <strong>de</strong> 0,435 €/l <strong>et</strong> <strong>de</strong> 0,465 €/lpour le gasoil extra recommandé pour lesmoteurs récents, soit n<strong>et</strong>tement plus quelors <strong><strong>de</strong>s</strong> années précé<strong>de</strong>ntes. Ainsi, pour<strong><strong>de</strong>s</strong> chantiers qui consomment entre 50<strong>et</strong> parfois plus <strong>de</strong> 70 l/ha, une hausse duprix du gasoil <strong>de</strong> 0,15 €/l se traduit parune hausse du coût du chantier <strong>de</strong> l’ordre<strong>de</strong> 7,50 à 10,50 € par hectare par rapportà la campagne précé<strong>de</strong>nte.Signalons dans le domaine <strong>de</strong> la consommationque quelques constructeurs <strong>de</strong>machines intégrales équipent leurs matériels<strong>de</strong> nouveaux moteurs plus performants<strong>et</strong> puissants <strong>et</strong> d’un système hydrauliqueautorisant une réduction du régimemoteur au travail. Ces améliorationssuite à la page 15Pertes surdécoll<strong>et</strong>age(calcul GR)Total(rdt + pertes)A (fourches) 67,6 92,2 3,35 0,8 1,57 73,3B (fourches) 63,8 94,0 2,2 0,6 1,33 67,9C (Oppel) 60,8 91,4 2,97 1,4 1,36 66,5D (Oppel) 62,4 93,0 2,03 1,4 1,22 67,1E (socs) 61,9 90,4 5,68 0,8 0,1 68,5Le B<strong>et</strong>teravier - Octobre 2005 10


CENTRE AGRICOLE BETTERAVES CHICORÉESLCBC•CABCsuite <strong>de</strong> la page 10perm<strong>et</strong>tent une réduction <strong>de</strong> la consommation<strong>de</strong> la machine.Pour l’analyse <strong>de</strong> la rentabilité <strong><strong>de</strong>s</strong> chantiers<strong>de</strong> récolte, nous envisageons les matérielssuivants:Machine intégrale• Machine spécifique à fourches.• Machines polyvalente à socs oscillantsou roues Oppel avec possibilité d’ajouter<strong><strong>de</strong>s</strong> décompacteurs.Chantier décomposé• Machine spécifique à fourches.• Machine polyvalente à socs ou à rouesOppel.Ces chantiers sont soit équipés d’une effeuilleusemonorotor ou double rotor <strong>et</strong>suivis par une débar<strong>de</strong>use <strong>de</strong> capacité <strong>de</strong>30 m 3 ou <strong>de</strong> 40 m 3 .Métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> calcul du coûtLe coût est calculé pour une utilisationannuelle variant <strong>de</strong> 150 à 450 ha/an. Cecoût d’utilisation prévisionnel prend enconsidération les éléments suivants:• L’amortissement <strong>de</strong> la machine sur unedurée variable en fonction <strong>de</strong> l’utilisationannuelle (il ne s’agit en aucun casd’un amortissement comptable, maisbien d’un amortissement technique).• Les intérêts. On considère que le matérielest ach<strong>et</strong>é sur fonds propre <strong>et</strong>les intérêts représentent la sommed’intérêts que l’on aurait eu en plaçantc<strong>et</strong> argent.• Le coût du carburant pour les véhiculesmotorisés basé sur le coût du gasoil(0,45 €/l) <strong>et</strong> la puissance du moteur.• Le coût <strong><strong>de</strong>s</strong> entr<strong>et</strong>iens <strong>et</strong> réparations(y compris le coût <strong>de</strong> la main d’œuvrequi les exécute). Ces coûts sont unemoyenne sur la durée <strong>de</strong> vie du matériel,ils sont donc trop élevés pour unmatériel neuf au cours <strong><strong>de</strong>s</strong> premièresannées.• Les taxes <strong>et</strong> assurances.A cela s’ajoute le coût <strong>de</strong> la maind’œuvre (tarif: 20 €/h)Le calcul du coût d’utilisation est un calculprévisionnel. Le coût réel d’un matériel nepeut être établi que lorsque l’utilisateur leTableau 3. Données pour les matériels <strong>de</strong> récolte.revend ou le déclasse. Le <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> similitu<strong>de</strong>entre l’un <strong>et</strong> l’autre dépend <strong>de</strong> nombreuxfacteurs qu’il est parfois difficiled’apprécier. La machine peut être plus oumoins souvent suj<strong>et</strong>te à <strong><strong>de</strong>s</strong> pannes <strong>et</strong>casses. Après <strong>de</strong> nombreuses années, lavaleur <strong>de</strong> revente est parfois restée bonneou au contraire est insignifiante, <strong>et</strong>c.Cependant, la technique du calcul perm<strong>et</strong><strong>de</strong> comparer valablement divers chantiersentre eux.Les données utilisées pour le calcul sontreprises au tableau 3 ci <strong><strong>de</strong>s</strong>sous. Les prixd’achat sont indicatifs <strong>et</strong> arrondis. Dans lecas <strong>de</strong> l’intégrale à fourches, nous avonsconsidéré un prix i<strong>de</strong>ntique à celui d’uneautre intégrale. Il n’existe actuellementpas <strong>de</strong> nouvelles machines <strong>de</strong> ce type surle marché.Le coût <strong><strong>de</strong>s</strong> tracteurs utilisés pour leschantiers est établi en considérant que l<strong>et</strong>racteur effectue 1.000 h/an. Si il en effectueplus son coût sera légèrementmoindre <strong>et</strong> inversément si le tracteur travaillemoins. Signalons également quel’utilisation d’un tracteur <strong>et</strong> d’une benneen complément, par exemple d’une intégrale,représente un coût <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong>50 €/h, chauffeur compris.Machine Prix d’achat Perf. ha/h PuissanceIntégrale à fourches 350.000 € 0,7 ha/h 300 kWIntégrales socs ou roues Oppel 350.000 € 0,78 ha/h 330 kWArracheuse à fourches 50.000 € 0,7 ha/h Tract: 130 kWArracheuse à socs 35.000 € 1 ha/h Tract: 120 kWArracheuse à roues Oppel 50.000 € 1 ha/h Tract: 120 kWDébar<strong>de</strong>use 30 m 3 - 20 t 200.000 € fct arrach. 320 kWDébar<strong>de</strong>use 40 m 3 - 25 t 235.000 € fct arrach 320 kWEffeuilleuse monorotor 25.000 € fct arrachEffeuilleuse double rotor 35.000 € fct arrachTableau 4. Coût horaire <strong><strong>de</strong>s</strong> tracteurs utilisés sur les chantiers <strong>de</strong> récolte.Tracteur – puissanceCoût €/h120 kW (160 ch) 22,50130 kW (180 ch) 24,70Coût du chantier (€/ha)350325300275250225Le B<strong>et</strong>teravier - Octobre 2005 15La comparaison du coût <strong><strong>de</strong>s</strong> divers chantiersmontre que le chantier classique rest<strong>et</strong>oujours la solution la plus rentablepour l’entrepreneur (Figure 2). A l’opposé,le recours à un chantier à fourchesperformant ou à une intégrale à fourchesest la solution la plus onéreuse. Il faut signalerque l’on ne considère pas dans cecadre le fait qu’un matériel puisse obtenirun ren<strong>de</strong>ment récolté supérieur <strong>et</strong> <strong>de</strong> cefait puisse justifier d’un tarif <strong>de</strong> travail plusélevé.L’observation <strong><strong>de</strong>s</strong> résultats conduit àquelques commentaires.Les chantiers décomposés sont envisagéssous <strong>de</strong>ux aspects: d’une part un chantier«bas <strong>de</strong> gamme» avec effeuilleuse simplerotor <strong>et</strong> débar<strong>de</strong>use <strong>de</strong> 30 m 3 <strong>et</strong> un chantier«haut <strong>de</strong> gamme» avec effeuilleusedouble rotor <strong>et</strong> débar<strong>de</strong>use <strong>de</strong> 40 m 3 . Ladifférence <strong>de</strong> coût entre ces <strong>de</strong>ux catégoriesest <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 15 à 25 €/ha selonl’utilisation annuelle. Des situations intermédiairesexistent aussi.Les systèmes à fourches en chantier décomposéou intégrale présentent un coûtd’utilisation supérieur essentiellement enraison <strong>de</strong> leur performance (capacité d<strong>et</strong>ravail) moindre. Leur seuil <strong>de</strong> rentabilitéest <strong>de</strong> ce fait plus élevé <strong>et</strong> elles ne sontutilisables que pour les chicorées. Ces<strong>de</strong>ux aspects limitent le nombre d’utilisateurspotentiels pour ce genre <strong>de</strong> matériel.En revanche, dans les zones propicesà l’utilisation <strong>de</strong> ces équipements, les essaistechniques ont montré que le ren<strong>de</strong>mentobtenu est supérieur <strong>et</strong> peut doncjustifier un tarif plus élevé. Le surcoût parrapport à un chantier équipé <strong>de</strong> roues Oppelou <strong>de</strong> socs oscillants est <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong>40 €/ha soit un peu moins d’une tonne<strong>de</strong> chicorées par hectare, différence quipeut se récupérer assez facilement enconditions normales.Enfin, il est bon <strong>de</strong> rappeler que la récolte<strong><strong>de</strong>s</strong> chicorées entraîne un coût <strong>de</strong> récoltesupérieur à la b<strong>et</strong>terave. Ceci est lié à <strong><strong>de</strong>s</strong>usures plus importantes, <strong><strong>de</strong>s</strong> frais d<strong>et</strong>ransformation <strong><strong>de</strong>s</strong> machines <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> performances<strong>de</strong> travail généralementmoindres.4. CONCLUSIONSAu terme <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te nouvelle campagned’essais, plusieurs conclusions peuventêtre tirées.➡On peut relever l’arrivée <strong>de</strong> nouveauxéquipements ainsi que <strong><strong>de</strong>s</strong> améliorationsconstantes sur les machines existantes.Les résultats obtenus lors <strong><strong>de</strong>s</strong>essais comparatifs à Sombreffe ainsique lors <strong><strong>de</strong>s</strong> démonstrations <strong>de</strong> Oraftimontrent une qualité <strong>de</strong> travail assezélevée. Cela se confirme aussi par les essaisponctuels <strong><strong>de</strong>s</strong> quelques machinestestées. Les nouvelles machines fournissent<strong><strong>de</strong>s</strong> résultats intéressants malgréleur récente utilisation en chicorées.➡Un autre aspect à souligner est le faitqu’actuellement, une bonne part <strong><strong>de</strong>s</strong>constructeurs <strong>de</strong> matériels b<strong>et</strong>teravierconçoivent leur machine dans l’optique<strong>de</strong> pouvoir récolter également <strong><strong>de</strong>s</strong> chicorées<strong>et</strong> investissent du temps <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong>moyens dans le développement <strong>de</strong> matérielspour répondre à ces exigencesparticulières. Par exemple, les résultatsobtenus par l’intégrale Grimme <strong>et</strong> lechantier Atelier Werry Concept pourleurs premiers véritables essais en chicoréessont encourageants.➡Enfin, <strong>et</strong> c’est un <strong><strong>de</strong>s</strong> points les plus importantspour nos entrepreneurs <strong>et</strong>planteurs qui se soucient <strong>de</strong> l’avenir <strong><strong>de</strong>s</strong>cultures <strong>de</strong> b<strong>et</strong>teraves <strong>et</strong> <strong>de</strong> chicorées,plusieurs équipements proposés aujourd’huipour la récolte <strong><strong>de</strong>s</strong> chicoréesRoues oppel - effeuil. SR - déb 20 tSocs - effeuil SR - déb 20 tFourches - effeuil SR - déb 20 tIntégrale socsUtilisation annuelle (ha/an)Roues oppel - effeuil DR - déb 25 tSocs - effeuil DR - déb 25 tFourches - effeuil DR - déb 25 tIntégrale fourches200150 200 250 300 350 400 450Figure 2. <strong>Evolution</strong> du coût <strong><strong>de</strong>s</strong> chantiers <strong>de</strong> récolte <strong>de</strong> chicorées en fonction <strong>de</strong> l’utilisation annuelle.sont <strong><strong>de</strong>s</strong> machines polyvalentes <strong>et</strong> doncplus faciles à rentabiliser pour une majoritéd’utilisateurs. Cependant, lorsqueles superficies à arracher sont suffisantes<strong>et</strong> que l’on se trouve dans unerégion avec <strong><strong>de</strong>s</strong> sols assez bons <strong>et</strong> sanscailloux, les machines à fourches constituentune solution techniquement intéressante.➡Plus en détail, on peut signaler qu’ilexiste une relation entre le pourcentage<strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> l’importance<strong>de</strong> ce surdécoll<strong>et</strong>age (<strong>et</strong> donc <strong><strong>de</strong>s</strong>pertes liées à ce point). On peut estimerqu’un pourcent <strong>de</strong> racines surdécoll<strong>et</strong>éesentraîne une perte <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ment<strong>de</strong> 0,1 t/ha.➡La débar<strong>de</strong>use équipée <strong>de</strong> rouleauxaxiaux testée principalement lors <strong><strong>de</strong>s</strong>essais à Sombreffe en octobre 2004 présenteun faible niveau <strong>de</strong> pertes maisreste avec une tare plus élevée. La recherchedu compromis tare-casse n’estpas chose aisée. En revanche, la secon<strong><strong>de</strong>s</strong>érie d’essais en novembre a bienmontré que les pertes lors du débardageaugmentent rapi<strong>de</strong>ment lorsquel’on néglige ce point.➡Pour les arracheuses, on peut observerles bons ren<strong>de</strong>ments obtenus avec lesmachines à fourches, <strong>et</strong> notamment <strong>de</strong>l’intégrale Agrifac, lors <strong><strong>de</strong>s</strong> essais comparatifs.Les autres équipements, bienqu’ayant récoltés une quantitémoindre, fournissent un arrachage <strong>de</strong>qualité. On peut estimer que lors <strong><strong>de</strong>s</strong>démonstrations à Sombreffe, tout matérielconfondu, les pertes avoisinaientles 4 à 5 t/ha. Un autre essai effectuédans <strong>de</strong> meilleures conditions <strong>de</strong> solmais avec un matériel mal adapté aconduit à <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes totales <strong>de</strong> 10 t/ha.L’écart financier pour le planteur entreces <strong>de</strong>ux niveaux <strong>de</strong> pertes représentepratiquement le coût <strong>de</strong> l’arrachage!!!➡Et finalement, l’analyse du coût d’utilisation<strong><strong>de</strong>s</strong> chantiers <strong>de</strong> récolte perm<strong>et</strong>une comparaison économique entre lesdivers systèmes proposés. Ces donnéesintéressent particulièrement l’entrepreneurlors du choix d’un équipement. Ilest aussi important que les agriculteurscomprennent que l’arrachage <strong>de</strong> la chicoréeest plus coûteux que celui <strong>de</strong> lab<strong>et</strong>terave <strong>et</strong> qu’une différence <strong>de</strong> tarifpeut facilement se justifier si l’on récolteune quantité supérieure. En d’autremots, l’entrepreneur proposant le tarifle plus bas, n’est pas nécessairement lasolution économiquement la plus intéressante.Ainsi, les essais comparatifsentre chantiers montrent que <strong><strong>de</strong>s</strong>écarts <strong>de</strong> quantités récoltées <strong>de</strong> plus <strong>de</strong>2 t/ha sont régulières, ce qui représenteun revenu supplémentaire <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong>100 €/ha.

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