La forêt gagne du terrain Le « Lieu du design ... - Ile-de-France

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La forêt gagne du terrain Le « Lieu du design ... - Ile-de-France

JENNIFER (PAGE 2) FRÉDÉRIC (PAGE 2) ANNE-LAURE (PAGE 3) ABED (PAGE 3) HÉLÈNE (PAGE 6) ANDRÉ (PAGE 6) GAËLLE (PAGE 6) MAXIME (PAGE 20) EVI (PAGE 20)LE JOURNAL DU CONSEIL RÉGIONALEmploi / Insertion • Recherche / Enseignement supérieurMobilité des jeunes • Développement durableL’Europe et nousLa Palme d’orest francilienneEntre les murs, le film deLaurent Cantet primé à Cannes,a été aidé par la Région. P. 2La forêt gagnedu terrainRefuges de la biodiversité,les espaces sylvestres occupent23 % du territoire de la région. P. 11Le « Lieu du design »bientôt ouvertLa Région va se doter d’une structurepour fédérer les professionnelsde l’esthétique industrielle. P. 18www.iledefrance.frJuillet-Août 2008 – N° 17


2SOMMAIREJuillet-août 2008 |02 | EN VUELaurent Cantet reçoit laPalme d’or à Cannes.Séverine Lepère dirigela ligne B du RER. P. 304 | FAITS ET GESTESFace-à-face : Jean-PaulHuchon dialogueavec deux Franciliens.Baromètredes Franciliens,sondage OpinionWay. P. 507 | À LA UNEEUROPE700 millions d’euros de fondseuropéens pour la Région.REPORTAGEÀ Brie-Comte-Robert (77). P. 9TROIS QUESTIONS ÀJanine Haddad,vice-présidente chargéede l’action internationaleet européenne. P. 1011 | BIEN VIVRELa forêt franciliennegagne du terrain.Chroniquede Gaston Kelman. P. 1314 | RENDEZ-VOUSLes bons plans loisirsen Île-de-France.16 | HISTOIREL’Institut Pasteura 120 ans.17 | TENDANCESLa voile franciliennea le vent en poupe.Un centre régionalpour le design. P. 1819 | PLANÈTELes « apprentis mobiles »débarquent au Québec.21 | ENTRETIENAvec Michel Delebarre,vice-président du Comitédes régions d’Europe.22 | TRIBUNEExpression des groupespolitiques.EN VUE© LAURENCE LEBLANC/AGENCE VULIBRESPAROLES DEFRANCILIENSBALISES | À L’AFFICHE |137 000lettrine000002-text brefchercheurs travaillent enÎle-de-France, soit 40 %des effectifs en France,secteurs public et privéconfondus.de bateaux16 % de plusqu’en 2007 promènentdes passagerssur la Seine, soit109 bâtiments danstoute notre région.Chez moi, il y a beaucoup“ d’espaces verts : idéal pourbalader les enfants que jegarde en tant qu’assistantematernelle !JENNIFER ROGER, ROISSY-EN-BRIE ’’ (77)87 400personnes travaillentdans les secteurs del’automobile et del’aéronautique en Îlede-France.Je vois revenir avec plaisirle “ tramway. J’emprunte le T2jusqu’au parc de Saint-Cloud.Il est rapide, et la vue estbelle.FRÉDÉRIC BAGUR, ’’ PUTEAUX (92)002-textL’Île-de-Francebref 01reste la région la plus attractive pour lestournages de cinéma. En 2007, 47 % des longs métragesfrançais y ont été en partie réalisés, alors même quede plus en plus de tournages se déroulent désormaisà l’étranger. La Région accorde des subventionsaux films tournés à 50 % en Île-de-France. Environ115 000 Franciliens travaillent dans le secteur du cinéma.RÉCOMPENSE L’œuvre primée à Cannes a reçu une aide de la RégionCinéaste engagéLaurent Cantet (à droite) avec les élèves du collège Françoise-Dolto (Paris 20 e ), qui ont consacré leur été 2007 au tournage du film Entre les murs.© PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS/AGENCE VU© VALÉRY HACHE/AFPÎle-de-France, journal bimestriel duconseil régional, 35, bd des Invalides,75007 Paris. Tél. : 01 53 85 53 85.journal@iledefrance.frDirecteur de la publication : Jean-PaulHuchon. Directeur de la publicationdélégué : Hervé Marchal. Comité éditorial: Catherine Barbaroux, Jean-MichelThornary, Patricia Blanchard-Bouvelot,Hervé Marchal. Secrétaire générale derédaction : Isabelle Chouffet. Rédactrice-reporter: Julie Védie. Ont collaboréà ce numéro : Jean-Luc Ancey,Jérôme Arfi, Pascale Eliabel, DorothéeLe Vot, Stephan Muller, Claude-MarieVadrot. Couverture : Citizen/Getty Images.Conception : Rampazzo et Associés.Réalisation : /Franck Widling. Impression : Île-de-France est édité à 4880000 exemplairessur papier recyclé 57 g par LengletImprimeurs. ISSN en cours. Dépôt légalà parution.Entre les murs, chronique au quotidien d’uncollège parisien, et son réalisateur LaurentCantet ont remporté à l’unanimité du juryla Palme d’or du dernier Festival de Cannes.Portrait d’un cinéaste engagé.PALME D’OR h « Un réalisateur conscient dumonde qui l’entoure. » C’était la qualitéattendue par Sean Penn, président du jurydu 61 e Festival de Cannes, du cinéastequi remporterait la Palme d’or. Objectifatteint avec la récompense décernée àLaurent Cantet, tant ce réalisateur a sufaire siens les sujets de société les plusprégnants. Ses quatre longs métragessont ainsi des reflets de la difficulté desrapports sociaux dans un monde complexe: conflit entre un père et son fils surfond de crise dans une usine (Ressourceshumaines, deux César en 2001) ; doublevie d’un homme licencié, condamné àmentir à sa famille (L’Emploi du temps,Lion de l’année à la Mostra de Venise,2001) ; tourisme sexuel de femmes mûresvenues faire des rencontres en Haïti (Versle sud, 2005). Entre les murs raconte lequotidien du collège Françoise-Dolto(Paris 20 e ), les relations entre des élèvesparfois difficiles mais avides de savoir,et François, un jeune prof de français.Lui-même fils d’un professeur et d’uneinstitutrice, le réalisateur a su toucher lejury par un sujet universel : l’éducation etle vivre ensemble. « Le film devait ressemblerà la société tout entière (...) : multiple,foisonnant, complexe... », explique-t-il.Une aide essentielleDepuis 2001, le conseil régional d’Île-de-France a soutenu près de 300 films pourun investissement de 75 millions d’euros.Entre les murs a reçu ainsi 384000 eurosde la Région sur les 2,4 millions de budgetdu film. « Une aide essentielle, souligneLaurent Cantet, elle est arrivée très tôt eta permis d’enclencher la machine. » Et deconclure : « Heureusement que ce type definancement existe quand on veut fairedes films singuliers ! » JULIE VÉDIEh Sortie le 15 octobre 2008.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


© LAURENCE LEBLANC/AGENCE VU© BERTRAND DESPREZ/AGENCE VUEN VUE 3Étudiante, je fais tous lesÀ Clichy-sous-Bois d’où je93AULNAY-SOUS-BOIS“ jours le trajet jusqu’à Paris : “ suis originaire, la vie n’est pas78ROISSY-EN-BRIEle RER A est difficile, onnormale : pas de transports,voyage toujours debout, il ypas d’entreprises, pasGAZERAN7791a urgence à l’améliorer ! d’activités pour les jeunes.PUSSAYANNE-LAURE SOYEZ, CONFLANS-SAINTE-HONORINE ’’ (78)ABED BAHA, AULNAY-SOUS-BOIS (93) ’’EN CHIFFRES | FOCUS |2018 kmdepistes cyclables etde couloirs de busautorisés permettentaux Franciliens depédaler en sécurité.96 % desBritanniques et desEspagnols repartentsatisfaits après uncourt séjour en Îlede-France.7000 salariésdubâtiment partenten retraite chaqueannée. Le besoind’embauche annuelest estimé à 10 000.PORTRAIT Elle dirige « la ligne de tout le monde »La battante du RER BÉtoile montante à la SNCF, SéverineLepère, 35 ans, pilote la ligne B du RERaprès avoir été pendant deux ans lapatronne de la gare du Nord.GOUAILLE h « Tes mecs, ils sont en journée? J’irais bien leur serrer la paluche. »Séverine Lepère, directrice déléguéed’exploitation de la ligne B du RERpour la SNCF, a la gouaille toute francilienne! Salariée à la SNCF depuis1997, elle a commencé sur le terrain,en encadrant les agents qui assuraientla maintenance des voies à Pontoise(95). De 2005 à 2007, elle est chef dela gare du Nord. Aujourd’hui, c’est surla ligne B du RER qu’elle exerce sonautorité, avec confiance et énergie.« De la gare du Nord à la ligne B, çaaugmente en complexité... Et quandc’est compliqué, c’est pour moi ! » Lajeune femme aime les challenges, etsurtout ne cède jamais à l’angoisse. Laligne B, pour elle, c’est une adaptationquotidienne (un match au Stade deFrance, un salon à Villepinte...), maisc’est surtout celle de tout le mondedu cadre qui travaille à La Plaine, autouriste qui va à Roissy, en passant parl’ouvrier de banlieue qui doit prendrele premier RER du matin ».Travail de chef d’orchestreLes chantiers ne manquent pas, avecnotamment le projet B Nord + : unerestructuration d’ici à 2012 de la partienord de la ligne, avec un travailsur la signalisation, l’accessibilité...« La ligne B demande un travail de chefd’orchestre : gérer les infrastructuresavec Réseau ferré de France, négocieravec la RATP, le Stif... », expliqueSéverine Lepère, qui reconnaît quele terrain lui manque. Et après laligne B ? « Travailler sur des projetsde long terme comme la TangentielleNord ou le développement d’Eole àl’ouest, ou carrément sur le développementdurable ! », conclut-elle, sesyeux clairs pétillants. « Je m’approchede ce que j’ai toujours voulu : faire ensorte que le transport public améliorela ville et la vie des gens. » J. V.« Mon métier a augmenté en complexité...quand c’est compliqué, c’est pour moi ! »© PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS/AGENCE VULes entreprisesfranciliennes prévoientd’embaucher246 200 personnes en2008, selon une étude duGroupement des Assedicde la région parisienne.HPARIS 9 E« La Maisondes mamans »pourrait êtrele nouveaunom du centred’hébergementde la citéTrévise qui,après travaux,accueillerales femmesenceintes et lesjeunes mamansen difficulté.OZOIR-LA-FERRIÈRE (77)Des touristessur le campusSainte-Thérèse ?Non, desétudiants pourle nouveau BTStourisme quiouvrira à larentrée.GAZERAN (78)Halte austationnementsauvage prèsde la gare !Un parking de135 places seraaccessible auxusagers dès larentrée.PUSSAY (91)Une ville dansle vent ! C’estlà que serontinstallées lestrois premièreséoliennesfranciliennesd’ici à la fin de2009.© DAVID SAUVEUR/AGENCE VU© DAVID SAUVEUR/AGENCE VU© FRANCK FERVILLE/AGENCE VUTEMPS FORTS| |Succès du Forum du commerce équitableBonne fête la librairie !Près de 110 exposants,plus de 10 500 visiteurs,des conférences, des animations...Le 4 e Forum ducommerce équitable quis’est déroulé fin avril àParis a, cette fois encore,remporté un grand succès.Le forum était placécette année sous lesigne de la consommationresponsable, avecdes espaces dédiés, l’unau tourisme équitable,l’autre à la création d’entreprisepour dynamiserle secteur. Coupe d’Europe de basket fauteuil à ParisHuit équipes se sontaffrontées pour la Couped’Europe des clubs debasket handisport austade Pierre-de-Coubertin(75) fin avril, dontl’équipe parisienneCapsaaa (Cap Sport ArtAventure Amitié). La compétitiona commencé parun match d’exhibitionopposant Capsaaa Parisfilles, la seule équipeféminine de basket fauteuilen France, et unesélection de joueuseseuropéennes (ci-contre).Le club parisien a obtenula troisième place. La Région a participé à safaçon à la 10 e Fête de lalibrairie organisée par leslibraires indépendants le26 avril. L’Île-de-Franceest en effet partenaire dela création pour l’occasiond’un Guide insolite de lalibrairie avec libraires, tiréà 25 000 exemplaires. Ilrecense les principaleslibrairies indépendantesde France et propose desinformations pratiques.Lors de la Fête, les 400participants, dont 70 rienqu’en Île-de-France, ontpu offrir ce guide à leurslecteurs. ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


© DENIS DARZACQ/AGENCE VU© PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS/AGENCE VU© PIERRE-OLIVIER DESCHAMPS/AGENCE VU4FACE-À-FACE| JEAN-PAUL HUCHON | |“ Desprojets encommun avecLondres, laCatalogne...”h Alain Duclos,retraité, ex-secrétairegénéral dansl’industrie verrièreh Aurore Rouchon,technicienne d’étudesdans la climatisationFAITS ET GESTES« Travailler avecdes régionseuropéennes »Choisis par l’institut CSA, Alain Duclos, retraité, ex-secrétairegénéral dans l’industrie verrière, domicilié à Paris 13 e ,et Aurore Rouchon, technicienne d’études dans la climatisation,domiciliée à Enghien-les-Bains (95), ont rencontréJean-Paul Huchon, président du conseil régional. Extrait.ALAIN DUCLOS : Qu’apporte l’Europe dans les actionsdu conseil régional ?JEAN-PAUL HUCHON : L’Europe a été peu présente enÎle-de-France pour des raisons simples. La politiquerégionale européenne est tournée essentiellementvers les territoires les plus en difficulté. La régionÎle-de-France était considérée comme une région« riche », qui n’avait pas « besoin » de l’Europe. Elleest bénéficiaire du Fonds social européen (FSE)qui finance des opérations de formation et d’insertionprofessionnelles. Deuxième point : en 2000,nous avons créé une structure de représentation àBruxelles appelée Île-de-France Europe. Grâce àson intense action, l’Île-de-France reçoit désormaisdes crédits du Fonds européen de développementrégional (Feder) pour aider les communes les pluspauvres, soit 151 millions d’euros. Troisième point :nous nous sommes lancés dans une politique decoopération avec des régions européennes dans desdomaines aussi variés que la formation des jeunes,la recherche et l’innovation, le développement durable.Nous portons ainsi des projets en commun avecla région de Brandebourg, la Catalogne, Le GrandLondres, la région de Rome et, plus récemment,avec celle de Varsovie.AURORE ROUCHON : Qui gère ces fonds européens ?JEAN-PAUL HUCHON : Les préfets. Le fait que les régions,qui pourtant bénéficient de ces crédits, ne les gèrentpas en direct est très critiquable. Il n’est pas normalque nous n’ayons pas notre mot à dire. Lorsque nousconstruisons un tramway à Hanoi, nous le réalisonsdirectement avec les Vietnamiens sans passer parle ministère des Affaires étrangères. Il nous fautréfléchir à la façon dont les régions peuvent être enlien direct avec la Communauté européenne. Carces Fonds sont importants : près de 700 millionsd’euros qui s’ajoutent aux financements français.AURORE ROUCHON : Dans ma société nous avons recrutédes apprentis. Concernant la taxe d’apprentissage,pourquoi l’aide à l’employeur a-t-elle diminué ?JEAN-PAUL HUCHON : En fait, nous avons récemmentvoté une augmentation des primes régionales verséesaux employeurs pour les inciter à embaucherdes jeunes. Mais les coefficients de prise en chargedes 179 centres de formation des apprentis d’Île-de-France sont différents d’un établissement à l’autre. Iln’y a pas de règle. Nous avons la responsabilité de laconstruction des centres de formation des apprentis,de leur fonctionnement et de la rémunération desélèves dans les entreprises. En moins de dix ans,nous sommes passés de 58 000 apprentis à 85 000,et bientôt 100 000 d’ici à deux ans. FOCUS |EN DIRECTDU CONSEILRÉGIONALLe nombre de Franciliens âgés de plusde 75 ans devrait doubler d’ici à 2030.La Seine-et-Marne est le départementqui connaîtra la plus forte expansionde cette tranche d’âge : le nombredes plus de 75 ans y augmentera de201 % et celui des plus de 85 ans deHÉVRY (91)Les élèves del’université ontdes puces...sur leur carted’étudiant !Grâce à elles,ils peuventpayer dansles restos Ufranciliens,emprunterdes livres à labibliothèque...PLAINECOMMUNE(93)Ça va pédaler !Un systèmede vélos enlibre service,avec unecinquantainede stations et450 bicyclettes,sera installé en2009.MAISONS-ALFORT (94)Nos amies lesbêtes aurontbientôt leurhôpital, juste àcôté de l’écolevétérinaire :3 700 m 2pour lesconsultations,la chirurgie...Ouverture enseptembre2009.VILLIERS-LE-BEL (95)Splash ! Unenouvellepiscine va êtreconstruite pourremplacer d’icià 2011 l’ancienéquipement.De quoiplonger dans lebonheur tousles élèves de lacommune !Des lycées tout neufs !Après les lycées Louis-Armand d’Yerres (91) et Gustave-Eiffelde Varennes-sur-Seine (77) qui viennentd’être refaits, deux chantiers de rénovation démarrent :au lycée agricole Bougainville de Brie-Comte-Robert(77) et au lycée Les Pannevelles de Provins (77). 154 %. Cette explosion du quatrièmeâge soulève la question de la prise encharge de ces personnes dépendantes.Depuis 2004, la Région a soutenula création de 24 700 lits dans lesstructures d’hébergement, qu’ellessoient médicalisées ou non.ÉNERGIES RENOUVELABLESLa Région relancela géothermieD’ici à 2013, 30 000 nouveaux logements franciliens chauffés par géothermie: c’est l’objectif que se fixe la Région qui a identifié six nouveauxsites de production et six autres à réhabiliter.CHAUFFAGE h C’est une des premières énergies renouvelables d’Îlede-France.La géothermie permet déjà de chauffer l’équivalentde 150 000 logements franciliens. D’ici à 2013, 30000 nouveauxlogements devraient en bénéficier. Après une étude menée parl’Ademe et l’Arene, la Région a identifié six nouveaux sites pouvantaccueillir des installations géothermiques : Orly (94), Marnela-Vallée(77), Grigny-Viry-Châtillon (91), Villejuif (94) et deuxà Paris. Par ailleurs, six puits existants, où la salinité de l’eaua entraîné des problèmes de corrosion, vont être réhabilités,notamment à La Courneuve Sud (93) et à Sucy-en-Brie (94). Pourtoutes ces opérations, la Région a mobilisé un budget d’environ22 millions d’euros.L’Île-de-France compte déjà une trentaine d’installations géothermiques,qui captent à environ 1800 mètres de profondeurune eau vieille de 170 millions d’années et dont la températureoscille entre 55 et 85 °C. Cette eau naturellement chaude est réutiliséepour chauffer celle qui circule ensuite dans les radiateursdes logements. On estime que grâce à la géothermie, chaqueannée le rejet de 350000 tonnes de CO 2dans l’atmosphère estévité, avec une économie de 100 000 tonnes d’équivalent pétrole.Le potentiel est énorme dans la région : d’après les spécialistes,jusqu’à 350000 logements pourraient être chauffés de cette façonen Île-de-France. JULIE VÉDIETravaux de forage à Orly (94). À quelque 1 800 mètres sous le sol,la température de l’eau oscille entre 55 et 85 °C.© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


DÉTENTEVacances pour tousavec les tickets loisirsCette année encore, les tickets loisirspermettent à des jeunes qui ne partentpas en vacances d’accéder aux activitésdes bases de loisirs de la Région.VERDURE h Découvrir le téléski nautiqueà Cergy-Pontoise (95), se baladeren poney à Étampes (91) ou s’essayerau golf à Bois-le-Roi (77)... Les ticketsloisirs ouvrent les portes de nombreusesactivités sur les douze basesde loisirs de la région. Une aubainepour les jeunes Franciliens qui nepeuvent pas partir en vacances.D’une valeur de 7 euros, chaque ticketpermet soit de passer une journéeentière sur la base en y bénéficiantd’une ou de plusieurs activités encadréeset d’un repas avec boisson, soitde financer une participation à unprojet d’initiation sportive organisésur plusieurs jours. Ce dispositif, misen place par la Région en 1995, remportechaque année un franc succès.Ainsi en 2007, sur les 80 000 ticketsémis, 63 500 ont été utilisés, principalementà Saint-Quentin-en-Yvelines(10 100), à Buthiers (7 400) età Jablines (6 875). Les tickets loisirssont distribués par les services « missionsville » des préfectures des huitdépartements franciliens. La Régionen délivre également aux servicesmunicipaux, associations et autresorganismes œuvrant en faveur desjeunes les plus modestes. Ils sontutilisables du 15 juin au 15 novembre(hors week-ends et jours fériés)dans les douze bases de loisirs : Boisle-Roi,Buthiers, Jablines, Vaires etTorcy (77), Saint-Quentin-en-Yvelines,Moisson et Val-de-Seine (78),Draveil et Étampes (91), Créteil (94)et Cergy (95). La Région consacre560 000 euros à cette opération. h En savoir plus : www.bases-loisirs-iledefrance.frLes douze bases de loisirs de la Régionproposent plus de cinquante activités.© JEAN-CHRISTOPHE BARDOT/LE BAR FLORÉALFAITS ET GESTES 595CERGY-PONTOISEAGENDA| |DU 28 JUINAU 24 JUILLETTour de France à la voile.DU 4 AU 6 JUILLETMondial du Gaming (Coupe dumonde de jeux vidéo), PalaisOmnisports de Paris-Bercy,Paris.Festival Solidays, hippodromede Longchamp, Paris(lire p. 15).DU 4 AU 26 JUILLETFestival d’Avignon. Exposition« Monstration », les machinesoutilsde l’artiste de cirqueJohann Le Guillerm dansl’espace de la Région.DU 28 AU 29 AOÛTRock en Seine,Parc de Saint-Cloud.DU 5 SEPTEMBREAU 12 OCTOBREFestival d’Île-de-France(lire p. 14).DU 12 AU 14 SEPTEMBREFête des transports à Paris.www.fetedestransports.comJUSQU’AU30 SEPTEMBREExposition « Biodiversités, nosvies sont liées », jardin desPlantes, Paris.78SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES91ÉTAMPES94CRÉTEILBUTHIERSLe port de Gennevilliers, clé du développement desactivités fluviales dans notre région.PARIS-ÎLE-DE-FRANCELa Région dans le débatPROPOSITIONS h Élaborer une charte de développementpour le cœur d’agglomération, renforcer lesintercommunalités, créer une autorité organisatricedu logement à l’échelon régional, mutualiserles ressources… Voici quelques-unes des propositionsqui figurent dans le rapport « Scenarii pour lamétropole Paris-Île-de-France demain » présentédevant l’assemblée régionale par la commissionmise en place par le conseil régional, présidée parJean-Paul Planchou. Ce document avance des pistesconcrètes dans le débat sur le Grand Paris. h www.iledefrance.fr/uploads/tx_base/RAPP_17-04-08_01.pdf77© P. GUIGNARD/LA DOCUMENTATION FRANÇAISE/IAURIFBAROMÈTRECE QUE PENSENT LES FRANCILIENSLe bonheur de vivreActuellement, êtes-vous heureuxou pas de vivre en Île-de-France ?Les relations entre les gensDiriez-vous Là où vivez qu’en en ce Île-de-France, moment,l’activité est-ce que économique les relationsentre Île-de-France les gens sont… est…Le climat économiqueLà Diriez-vous où que, vivez en en ce Île-de-France,moment,est-ce l’activité que économique les relations en entre lesgens Île-de-France sont… est…La qualité de l’environnementActuellement, là où vous vivezenÊtes-vousIle-de-France,satisfaitdiriez-vousou non de laquequalitélesdeinégalitésl’environnementsociales?sont…L’emploiEn À votre Ile-de-France, avis, est-il pensez-vousce momentqu’un facile jeune ou non puisse de trouver du travailun en premier Île-de-France emploi… ?Très heureuxAssez heureuxPas vraiment heureuxPas du tout heureuxNe se prononce pasTrès bonnesPlutôt bonnesPlutôt mauvaisesTrès mauvaisesNe se prononce pasTrès dynamiqueAssez dynamiquePas vraiment dynamiquePas du tout dynamiqueNe se prononce pasTrès satisfaitAssez satisfaitPas vraiment satisfaitPas du tout satisfaitNe se prononce pasTrès facileAssez facileAssez difficileTrès difficileNe se prononce pas35 %50 %10 %5 %0 %16 %62 %16 %4 %2 %9 %57 %21 %8 %5 %9 %50 %27 %13 %1 %4 %24 %44 %21 %7 %L’emploi demeure l’attente prioritairePour les Franciliens, la vie dansnotre région serait proche del’idéal s’il n’y était si difficile detrouver un emploi.Le bonheur de vivre en Île-de-France retrouve son niveaude janvier, après le pic connuen début de printemps. 85 %(– 2 points) des Franciliens sedéclarent heureux de vivre dansleur région. La perception desrelations entre les gens reste trèsbonne, même si elle connaît unebaisse sensible depuis octobre(– 8 points).Contexte favorableCette joie de vivre en Île-de-France s’inscrit dans un contexted’amélioration de la perceptiondu climat économique régional.L’opinion des Franciliens quantau dynamisme de l’activité économiquede leur région repart àla hausse (66 %, + 3 points). Ceregain de confiance touche plusparticulièrement les hommes,les 50-64 ans, les artisans commerçantset les ouvriers. Notonsun regain de confiance parmi leshabitants de Seine-Saint-Denis.L’emploi reste une attentemajeure des Franciliens. Seuls28 % d’entre eux (– 2 points)considèrent qu’il est facile detrouver du travail en Île-de-France, même si les moins de35 ans se révèlent moins pessimistessur ce sujet (34 %).Enfin, si les Franciliens sonttoujours majoritaires à jugerpositivement la qualité de l’environnementdans leur région(59 %), le clivage semble se creuserentre des Parisiens de moinsen moins enthousiastes (53 %) etdes habitants de la grande couronnede plus en plus satisfaitsdans ce domaine (65 %).BRUNO JEANBART, DIRECTEURDES ÉTUDES POLITIQUES, OPINIONWAYSONDAGE RÉALISÉ PAR TÉLÉPHONE POUR « ÎLE-DE-FRANCE » DU 25 AU 30 AVRIL 2008 SUR UN ÉCHANTILLON DE 917 PERSONNES, REPRÉSENTATIF DE LA POPULATION FRANCILIENNE ÂGÉE DE 18 ANS ET PLUS, SELON LA MÉTHODE DES QUOTAS.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


À LA UNE7© DAVID SAUVEUR/AGENCE VULa halle deLa Courneuve (93).La moitié du budgetconsacré aux travauxde rénovationdu marchéprovient des fondseuropéens.L’Europe et nous700 millions d’eurospour la RégionPuissante et dynamique, l’Île-de-France est toutefois marquée par de fortesdisparités entre ses territoires ; c’est pourquoi elle est éligible aux fondseuropéens destinés à réduire les inégalités. Ainsi est illustrée la réalité d’uneEurope de la solidarité et de la compétitivité, une politique que le conseil régionala confirmée en 2007 en adoptant un rapport-cadre. Ambitieux et volontariste.POLITIQUES h C’est beaucoup plus qu’un coup depouce, c’est un nouveau coup d’accélérateurdont va bénéficier l’Île-de-France : 700 millionsd’euros de crédits européens d’ici à 2013. Déjà,de 2000 à 2006, la Région avait obtenu prèsde 720 millions d’euros (520 projets réalisés).À ces 700 millions d’euros, la Région et l’Étatapportent leur contribution, selon les règlesde l’Union européenne. Au total, l’enveloppe« pèse » près d’un milliard et demi d’euros.La majeure partie de la manne communautaireest investie dans le Fonds social européen(FSE). Au service du « capital humain », le FSEinvestit surtout dans le soutien à l’emploi enaidant les Européens à améliorer leur formationet leurs compétences. Ainsi, près de 535millions d’euros contribueront d’ici à 2013 à lapersonnalisation et à la sécurisation des parcoursprofessionnels, à la valorisation de l’apprentissageet au développement de la mobilitédes personnes.Les territoires bénéficieront également duFonds européen de développement régional(Feder). Plus de 151 millions d’euros iront auxÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


8 À LA UNE EUROPE© DAVID SAUVEUR/AGENCE VUactions innovantes dans un petit nombre dezones urbaines en grande difficulté. Mais aussià la recherche et au développement, aux nouveauxusages des technologies de l’informationet de la communication… Ou encore aux énergiesrenouvelables, à la construction de bâtimentsde haute qualité environnementale…Quant aux zones rurales (80 % du territoire),elles recevront près de 13 millions et demid’euros du Fonds européen agricole de développementrural (Feader). Objectifs : conforterl’économie agricole, d’une part, et préserverles espaces naturels, la ressource en eau et labiodiversité, d’autre part. S’y ajoute la volontéde développer les « franges » de l’Île-de-France,ces espaces ruraux ou péri-urbains éloignés ducentre.Pour l’Europe de la connaissancePour la Région, l’Europe est un choix, servipar une stratégie volontariste. Choix logique,puisque l’Union européenne a reconnu lesrégions comme des acteurs incontournablesde la construction européenne. En contrepartie,« la Région doit réfléchir à la contributionAménagement du centre sportif Nelson-Mandela,à Sarcelles (95) avec l'aide des fonds européens.qu’elle peut apporter aux débats européens »,énonce le Rapport-cadre sur la politique européennede la Région Île-de-France adopté par leconseil régional en juin 2007.Un exemple de « contribution » réussie : laRégion a pesé de tout son poids afin de « faire del’Union un levier pour lutter contre les inégalitéset les disparités régionales ». En d’autres termes,pour une Europe de la solidarité… mais pas audétriment de la compétitivité.Pour améliorer cette compétitivité, construire« l’Europe de la connaissance » créatrice d’emploisest une priorité absolue. La Région s’estFinancés pour partie avec des aides européennes,les locaux du Landy du CNAM, à Saint-Denis (93),sont dédiés à la formation et à la recherche.La Région a pesé de tout sonpoids afin de « faire de l’Unionun levier pour lutter contreles inégalités et les disparitésrégionales ».ASSOCIATION | La Région à Bruxelles |L’association Île-de-France EuropeLa Région estreprésentée àBruxelles par IDFE(Île-de-FranceEurope). L’associationregroupe cinqdépartementsfranciliens : l’Essonne,la Seine-Saint-Denis,le Val-de-Marne, leVal-d’Oise et la Seineet-Marne.Le lobbying auprèsdes institutionscommunautaires faitpartie de ses missions,de même que letravail en réseau avecd’autres bureauxde collectivités© SANDRINE VILLAIN/IMAGE&SON-CNAMainsi impliquée dans la préparation du 7 e PCRD(Programme-cadre de recherche et développement)dès 2004. Elle participe égalementen direct à deux projets européens, Omni-Net(mise en réseau de clusters européens) et Innet(coordination des politiques d’innovation àl’échelle européenne).Tout aussi stratégiques, les aides régionales enfaveur de la mobilité des étudiants francilienssont consacrées à 45 % à des séjours en Europe.La Région souhaite intensifier cet effort et développerl’accueil des étudiants des autres Étatsmembres (10 % des étudiants en Île-de-Francesont étrangers).Au-delà, le conseil régional a élaboré un projetinnovant : aider les apprentis européensà séjourner dans un pays de l’Union. Un peul’équivalent d’Erasmus, le programme d’aide àla mobilité des étudiants européens.La présidence française de l’Union européenne(PFUE), du 1 er juillet au 31 décembre 2008,devrait faciliter l’expérimentation de ce projet.Pendant la PFUE, l’association IDFE (Île-de-France Europe, lire l’encadré ci-dessous) seraparticulièrement mobilisée. Dès octobre, àl’occasion de la Conférence sur la cohésion territorialeet l’avenir de la politique de cohésion(Paris), la Région souhaite inviter les déléguésdes 27 pays d’Europe à visiter des sites de l’Îlede-Francequi ont déjà bénéficié de fonds européens.Au cœur de sa politique, la Région développedepuis longtemps des relations bilatérales avecd’autres régions et collectivités d’importance,comme Berlin et le Brandebourg, la Mazovie(Pologne), Budapest… Ces liens seront étenduset approfondis, avec des échanges sur desthèmes relevant des compétences de la Région.Ces rencontres se feront également au sein deprogrammes européens dédiés à la coopérationtransrégionale, comme Interreg IVC.Lancé en septembre 2007, ce dispositif aide lesrégions à partager savoir et expériences. Parailleurs, l’Île-de-France fait partie de nombreuxréseaux, tels le Réseau des régions et villescapitales (Amsterdam, Bruxelles Capitale,Londres, Madrid…) ou encore Purple (PeriUrban Regions Platform Europe), pour la miseen valeur des régions duales (urbaines-rurales).Ce travail de fond correspond, lui aussi,à une volonté politique forte : participer à laconstruction d’une Europe des peuples et desterritoires. JÉRÔME ARFIterritorialeseuropéennes (250 autotal) à Bruxelles. S’yajoutent l’assistancetechnique et l’aide aumontage de dossiersde projets, ainsi quel’information et laveille communautaire.La Lettre Île-de-France Europe esttéléchargeable sur lesite Internet d’IDFEdont l’équipe devraitêtre renforcée.Avec des moyensà la hauteur duvolontarisme européende la Région.www.europeidf.frÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


EUROPE À LA UNE 9REPÈRES| |ZOOM | Écoconstruction |REPORTAGE Brie-Comte-RobertLa nouvelle vie écolode la gare désaffectéeComment rénover un bâtiment ancien pour réaliserdes économies d’énergie ? C’est la questionà laquelle doit répondre le projet Batireco mis enœuvre par la Fédération du bâtiment de Seine-et-Marne et financé par l’Europe.AMÉNAGEMENT DURABLE h Pour l’instant, c’estune gare désaffectée, un joli bâtimentdu xix e siècle à la sortie de Brie-Comte-Robert (77) près d’une coulée verte où lespromeneurs abondent le week-end. Dansquelques mois, l’édifice sera transformé envitrine de la rénovation durable.Le projet Batireco est né à l’initiative de laFédération du bâtiment de Seine-et-Marne.« Ce chantier permettra de comprendrepourquoi choisir telle solution énergétiqueou telle solution d’isolation quand on rénoveun bâtiment », explique Louis Ledru, viceprésidentde la Fédération du bâtiment 77,avant d’énumérer ce que le visiteur pourraconcrètement voir dans la gare de Brie-Comte-Robert : « Le fonctionnement depanneaux voltaïques installés sur le toit, lesdifférents isolants et fenêtres, et même uneéolienne, pourquoi pas ? Pour chaque technique,un parcours sera proposé, avec desphotos, des documents... On va démontrergrandeur nature comment chaque techniqueutilisée lors d’une rénovation peutréduire les consommations d’énergie. »Ce lieu d’expérimentation devra répondreà un objectif précis : ne pas dépasserune consommation de 50 kWh par mètrecarré. Il doit également servir à former lesprofessionnels du bâtiment afin qu’ils seregroupent en réseaux de compétence. « Lebut, c’est que, quand un Francilien voudrarénover sa maison et faire des économiesd’énergie, il ait à sa disposition un réseaude professionnels du bâtiment qui lui proposentdes solutions clés en main », ajouteLouis Ledru. Car, pour lui, il y a urgence :« Nous sommes de plus en plus sollicités parune clientèle qui veut une réponse globale àses besoins d’économies d’énergie. » D’aprèsl’Agence de l’environnement et de la maîtrisede l’énergie (Ademe), si on rénove chaqueannée 7 000 logements anciens sur les31 000 que compte la Seine-et-Marne, onéconomise 7 milliards de kWh par an !Label ville et mobilité durablesLa gare, dont le chantier commencera enoctobre, sera également ouverte aux centresde formation et lycées professionnelsdu secteur. Car Batireco doit égalementpermettre de créer des emplois et de susciterdes vocations : « J’espère que le projet vaattirer la jeunesse vers les métiers du bâtimentcar il lui donne une image moderne »,souligne Louis Ledru. Labellisé par le pôlede compétitivité Advancity, ville et mobilitédurables, Batireco est soutenu parle Fonds social européen (FSE) qui lui ad’ores et déjà accordé 65 000 euros pour lapériode de septembre à décembre 2007, enattendant que d’autres subventions soientallouées pour toute la durée du projet, jusqu’en2010. JULIE VÉDIEh En savoir plus sur le projet : www.batireco.fr535 millionsd’eurosseront apportés par leFonds social européen(FSE) à la Région Îlede-Franceentre 2007et 2013. 47,7 % desfonds seront consacrésau renforcement dela cohésion socialeet à la lutte contreles discriminations ;21,5 %, à l’améliorationde l’accès à l’emploi ;19,7 %, à l’adaptationdes travailleurs etdes entreprisesaux mutationséconomiques ; 11,1 %,à l’investissement dansle capital humain etl’innovation.347 milliardsd’euros, c’estle montant consacrépar l’Europe au soutiende la coopérationentre les régions et lesacteurs européens, auxniveaux transfrontalier,transnational etinterrégional. Ce chiffrereprésente 35,7 % dubudget européen.784 députéssiègent auParlement européen. Ilssont élus pour cinq ansau suffrage universel.78 parlementaireseuropéens sontélus par la France.27 commissaires(un par Étatmembre) composentla Commissioneuropéenne.mois : c’est6 la durée dechaque « présidencetournante » du Conseilde l’Union européenne,assurée à tour derôle par l’un desÉtats membres. Laprésidence française,du 1 er juillet au31 décembre 2008, seral’avant-dernière de cetype avant l’entrée envigueur du traité deLisbonne.© CONFRONTATIONS EUROPEEXPERTISE | Perspectives |PRÉSIDENCE DE L’UNIONRenforcerl’adhésionNOM | PHILIPPE HERZOG |FONCTION | PRÉSIDENTDE CONFRONTATIONS EUROPE,ANCIEN DÉPUTÉ EUROPÉEN |h Une présidence du Conseilde l’Union européenne est unechance à saisir. C’est le moment derenforcer l’adhésion des Français à laconstruction européenne et le créditde la France en Europe, et en mêmetemps de faire avancer quelquespolitiques communes. Après l’échecdu projet de Constitution, la signaturedu traité de Lisbonne a permis d’éviterune crise politique. Cependant, l’Uniona besoin d’une nouvelle perspective.La crise financière globale et lahausse durable des prix de l’énergieet de l’alimentation, la compétitionexacerbée, nous impactentprofondément. Cessons de faire del’euro un bouc émissaire. Le problème,c’est que l’Union n’a pas de politiqueéconomique, ni intérieure ni extérieure,parce que les États membres sontdivisés. Améliorer la capacité d’actioncommune, au moins dans la zone euro,est un des objectifs immédiats del’Union.h La présidence française devrafaire avancer plusieurs sujets : l’énergieet la lutte contre le changementclimatique, l’immigration et la défense.Si le traité de Lisbonne est partoutratifié, elle devra aussi mettre en placeses institutions. Un sujet clé manque :promouvoir une dimension européennede l’éducation de base et universitaire.Les fonds européens vont permettre de transformer l'ancienne gare de Brie-Comte-Roberten chantier-exposition de la rénovation durable.© LAURENCE LEBLANC/AGENCE VUh La Région Île-de-France peutsusciter le débat. Si elle donnel’exemple d’un espace public de débatpaneuropéen, elle y gagnera uneimage internationale. Nous sommesresponsables d’une dynamiquepositive : acteurs de la société civile,collectivités, élus et médias, qui, aulieu de cultiver la futilité et d’exciter lesclivages, devront aider à faire connaîtreles autres Européens et à pallier lescarences éducatives.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


10À LA UNE EUROPESAVOIR +| |© JEAN-FRANÇOIS BERNARD-SUGY/CRIFINTERVIEW| |TROIS QUESTIONS À Janine Haddad« L’échelon régional estdevenu incontournable »NOM | JANINE HADDAD |FONCTION | VICE-PRÉSIDENTE CHARGÉE DEL’ACTION INTERNATIONALE ET EUROPÉENNE |« Agir au niveau européen,c’est s’offrir un territoireimmense pourle développementde l’Île-de-France »IDF : Quelle est la stratégie européennedéfinie par le conseil régional et dans quelsdomaines ?J. HADDAD : Lorsque Jean-PaulHuchon a choisi, en 2004, de meconfier les affaires internationaleset européennes, nous avons décidéque la stratégie européenne de l’Îlede-Francedevait être renforcéeafin d’afficher une réelle volontéd’influer au niveau de l’Europe.Dans un premier temps, la politiqueeuropéenne de la Région a étédéveloppée. Ensuite, nous l’avonsformalisée dans un rapport-cadre,voté par l’assemblée en juin 2007,qui expose les objectifs régionauxau niveau européen.Les domaines sur lesquels nousavons souhaité montrer uneprésence correspondent auxcompétences régionales, et toutparticulièrement les transports,la recherche et l’innovation, lacompétitivité et l’emploi, ainsi quel’environnement.IDF : Quelle est la place de la Région Île-de-France dans la construction européenne ?J. HADDAD : Au niveau de la constructioneuropéenne, l’échelon régionalest devenu incontournable. Nonque l’État n’ait pas sa place, mais laRégion bénéficie d’une proximitéavec les citoyens qui lui donne unepertinence supplémentaire. LaRégion Île-de-France est la premièrerégion française et européenne, etl’une des premières mondiales. Ellecumule des forces et éléments d’attractivitéformidables : 11,5 millionsd’habitants, un territoire vaste à lafois urbain et rural, une concentrationde pôles économiques, universitaireset d’innovation de grandequalité, une situation géographiqueau carrefour de l’Europe, un réseaude transports constituant un nœudde communication majeur.IDF : Quel rôle joue l’Europe dans la vie quotidiennedes Franciliens ?J. HADDAD : L’Europe et ses institutionssont présentes dans de nombreuxdomaines. Tout d’abord, aux côtésdes collectivités, notamment pouraider aux financements des projetspour l’emploi, le logement, l’urbanisme,l’environnement...Ensuite, agir au niveau européen,c’est s’offrir un territoire immensepour le développement de l’Île-de-France, au travers de partenariatsavec d’autres collectivités européennes,par notre participation à desprogrammes profitant aux entreprises,aux associations, aux lycéeset établissements d’enseignementsupérieur franciliens.C'est offrir aussi des opportunitésformidables aux Franciliens, par desdispositifs de mobilité des lycéens,étudiants, chercheurs, apprentis, desaides aux projets pour les entreprisesou les associations, des boursespour la recherche et l’innovation…L’Europe, c’est aussi les fonds structurels,qui permettent de financerdes projets dans le domaine de l’emploi,notamment dans nos territoiresles plus en difficulté, et deduireainsi les disparités territoriales etsociales. L’EUROPE S’ENGAGEEN ÎLE-DE-FRANCECe site très clair informesur les différentesinterventions del’Union européenne enÎle-de-France dans laperspective 2007-2013.FSE, Feder, Feader...,les différents fondseuropéens qui alimententles subventions destinéesà l’Île-de-France sontexpliqués en détail(fonctionnement,conditionsd’attribution...). Le portaildonne également desexemples d’initiativesfinancées par l’Europedans la région sur lapériode 2000-2006.Bref, c’est une mined’informations pour s’yretrouver dans le dédaledes fonds européens.Créé à l’initiative dela préfecture de laRégion Île-de-Franceen partenariat avec leconseil régional, le siteest financé avec l’aide del’Union européenne.www.europeidf.frLES MAISONS DE L’EUROPELes Maisons de l’Europeont une fonctionde sensibilisation,d’information et deformation du grandpublic sur la constructioneuropéenne et sesinstitutions.À Paris : 35-37, rue desFrancs-Bourgeois, 75004Paris ; tél. 01 44 61 85 85.www.paris-europe.euDans les Yvelines : 37 bis,avenue du Maréchal-Foch, 78400 Chatou ;tél. 01 39 52 36 21.www.maisoneurope78.euL’EURODESK DU CIDJVous êtes jeune, étudiantou travailleur, vous voulezbouger en Europe ?Voici l’endroit où trouvertoutes les informationsnécessaires sur lesdifférents dispositifs quiexistent pour faciliterla mobilité des jeunesen Europe. Retrouvez laliste des Eurodesks desdépartements francilienssur le site du Centred’information et dedocumentation jeunesse(CIDJ).CIDJ, 101, quai Branly,75740 Paris Cedex 15.www.cidj.com (rubriquePartir à l’étranger, puisPartir en Europe) ouwww.eurodesk.org (siteen anglais)Ces jeunes en formation linguistique utilisent Pronetpour le suivi en ligne de leur projet professionnel.BAGNOLETPronet aide les jeunesà trouver un emploiProjet européen et francilien, Pronet, un logiciel desuivi de formation en ligne, propose à des jeunes sansqualification des outils nécessaires à leur insertion.DES CLICS h Favoriser l’entrée dans la vie activedes 16-25 ans sans qualification, c’est la démarcheinnovante de Pronet. Créé en 2002, cet outilfinancé par la Région et le Fonds social européen(FSE) au travers du programme Equal développeune nouvelle forme de dialogue entre jeunes,formateurs et spécialistes de l’insertion. Chaquestagiaire bénéficie ainsi d’un livret individuelen ligne, lui permettant de suivre en temps réelson parcours, l’évolution de son projet professionnelet les remarques des formateurs. Il s’agitaussi bien de décloisonner les différents parcoursd’insertion (associations, missions locales,centres de formation, centres sociaux) que dedonner une vue d’ensemble des possibilités quis’offrent à eux.500 jeunes par an bénéficient de cet outilEnfin, Pronet entend donner aux jeunes toutesles connaissances nécessaires pour maîtriserInternet et l’informatique, aujourd’hui devenusindispensables dans la recherche d’un emploi.Selon Marie Rouffort, chargée de ce projet auCNA Cefag, le centre de formation multimédia deBagnolet (93), « la création de cet outil a considérablementfacilité l’accompagnement des 500 jeunesque nous suivons chaque année. Pronet a égalementpermis de sensibiliser les formateurs à l’importancedes technologies de l’information et de la communication(TIC). » Clip, le Centre de bilans decompétences membre du partenariat Pronet, aorganisé entre 2003 et 2007 une enquête auprèsdes publics en insertion. Plus de la moitié d’entreeux utilisent les technologies numériques, maisdavantage pour jouer que pour travailler. Or, autravail comme dans la vie quotidienne, ordinateurset systèmes automatisés se multiplient.Pour Marie Rouffort, « les employeurs jugent que laconnaissance des TIC est synonyme d’adaptabilité etde capacité à évoluer dans l’emploi ». Deux qualitésindispensables pour les séduire. STEPHAN MULLERh Plus de renseignements sur www.tic-insertion.org© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


BIEN VIVRE11© LABRE W. CÈDRE/COMITÉ RÉGIONAL DU TOURISMEPATRIMOINE RURAL | Diversité |LA ROCHE-GUYON95© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VUNATURE Les espaces sylvestres occupent 23 % du territoireLa forêt franciliennegagne du terrainLe tiers des forêts franciliennes est ouvert aux promeneurs. Cet espace est géré tantôt par l'Office national des forêts (s’il s’agit degrandes forêts domaniales), tantôt par l'Agence des espaces verts (comme ci-dessus, dans la forêt régionale de Ferrières, 77).Les forêts couvrent près d’un quart duterritoire de la région. Lieux de baladefavoris des Franciliens, ces espacesrecèlent une biodiversité à préserver,d’où l’importance d’une gestion respectueusede l’environnement.BIODIVERSITÉ h « Ne vous plaignezpas des ronces, des broussailles etdes arbres morts : la forêt n’est pas unparc, plaide Denis Prat, responsablede l’entretien des forêts pour l’Agencedes espaces verts (AEV), qui gèreles forêts régionales. Par exemple,après la tempête de 1999, nous avonsremis en sécurité les allées, mais nousn’avons pas tout nettoyé en sous-bois :les arbres tombés à terre sont favorablesau développement de la biodiver-sité », explique-t-il. Ce message, il fautle répéter, tant les Franciliens ont tendanceà avoir une vision idéalisée dela forêt ! Particulièrement morceléepar l’urbanisation, la forêt franciliennecontinue pourtant à s’étendre,gagnant 18 000 hectares entre 1978 et1994. Feuillue, elle est surtout composéede chênes sessiles, de chênespédonculés et de châtaigniers.Des chevaux jardiniersPour préserver sa biodiversité, laforêt a besoin d’un entretien aussinaturel que possible. Une prise deconscience que l’AEV met en pratiquesur les 9 300 hectares de forêt qu’ellegère : aucun traitement chimiquen’est utilisé contre les mauvaisesherbes, les déchets végétaux sontCHIFFRESLa forêtreprésente278 000 hectaressur les 1 207 000que comptel’Île-de-France,soit 80 mètrescarrés parhabitant, contreune moyennede 700 mètrescarrés pourle reste de laFrance.Deux tiersde la forêtfrancilienneappartiennent àdes particuliers.Le tiers restantest public.www.onf.fr/reg/Ile-de-Francerecyclés pour faire du terreau oucomme paillage au pied des arbres,et on fait appel aux chevaux plutôtqu’aux tracteurs pour certains travaux,comme le débardage, le transportdu bois abattu. « Les tracteurscreusent des ornières dans le sol, enparticulier dans les zones humides ousur les pelouses calcaires comme à laRoche-Guyon », ajoute Denis Prat.Équipés des outils appropriés, leschevaux peuvent même faucher lesherbes, tailler les haies… Une pratiqueintéressante pour la forêt quiest ainsi moins abîmée, mais aussipour les promeneurs qui apprécientde croiser des chevaux. Près de90 millions de visiteurs se promènentchaque année dans les forêts d’Îlede-France.JULIE VÉDIELe safran,traditiondu GâtinaisFERRIÈRES-EN-BRIE77BOULANCOURTQuelques grammes desaveur pour de longuesheures d’effort… Dèsle XIII e siècle, il estcultivé dans le Gâtinais(l’actuel Loiret). Utiliséen pharmacie et pour lacuisine des nobles, lesafran du Gâtinais estalors commercialiséen Europe. « C’est uneplante continentale »,explique Jean-MarieThiercelin, dont la famillela cultivait au XIX e siècle.Au début du XX e , lesafran disparaît de larégion. Car la récolte duCrocus sativus, la plantequi donne le safran, estdélicate. La floraisondure quelques semainesseulement. Il faut alorscueillir les fleurs mauvesà la main le matin etles éplucher dans les24 heures, tout enséparant les stigmatesqui, une fois séchés,deviennent rouges etlibèrent leur arôme.« Huit personnes sontnécessaires pour larécolte : à raison de1 500 fleurs épluchéespar heure, j’obtiens650 grammes de safranséché », témoigne l’undes rares producteursfranciliens, Hervé Viron,qui cultive 0,4 hectareà Boulancourt (77).Malgré un prix de venteélevé, le safran francilienconserve ses adeptes. Le safran fleurità partir de septembre.© HERVÉ VIRONÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


© GÉRARD BLONDEAU12BIEN VIVREENVIRONNEMENT | Biodiversité |Seine-et-Marne92ACTION| - |CHÂTENAY-MALABRYCHARTRONGES77Lesagromatériauxà l’honneur enFAUNE Mésanges charbonnières et bleuesDes gloutonnesd’à peine 20 grammesLa mésange charbonnière est un oiseau familier des humains qu'elle craint demoins en moins.Agromatériaux kézaco ?Ce sont des matériauxinnovants, issus duvégétal (chanvre,lin, miscanthus), quipourraient être l’avenirde la constructionécologique. Ils sesubstituent auxmatériaux plus polluantset contribuent à réduirel’effet de serre dans lesecteur du bâtiment.C’est le thème choisicette année pour la21 e édition du Festival dela Terre le 14 septembreà Chartronges (77), prèsde la Ferté-Gaucher,organisé par les JeunesAgriculteurs de Seine-et-Marne. Plus d’informations :http://festivaldelaterre77.free.frRééditionde la cartedes pistescyclablesClassé espace naturel sensible, le parc de la Valléeaux-Loupsabrite plus de 45 espèces d’oiseaux.BALADEDans le parcde la Vallée-aux-LoupsLe domaine de la Vallée-aux-Loups, entre Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson (92) est riche en surprisespour le promeneur qui s’y aventure.On pourrait se croire loin de la ville tant l’atmosphèrey est calme. Le domaine de la Vallée-aux-Loups est pourtant situé en zone urbaine, entreChâtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson. Sur 80hectares, le promeneur peut découvrir un parcboisé, un arboretum et la propriété restaurée del’écrivain Chateaubriand.© WILLY LABRE/CG 92Nul besoin de courir les bois pour découvrirla mésange charbonnière. Elle fréquentetous les jardins et la ville. Sa cousine, lamésange bleue, l'en déloge souvent.PARIDÉS h Calotte et cravate noires,dos verdâtre, la mésange charbonnièreest probablement l’oiseau, avecle merle, que les Français identifientle plus facilement. Car Parus majorfait partie des oiseaux qui ont su,depuis des décennies, se rapprocherdes humains. Peut-être pour laremercier, les hommes l’ont incluse ily a trente ans dans la liste des espècesprotégées. Donc, même si elle s’installedans une boîte aux lettres, il estinterdit de toucher à son nid jusqu’àl’envol des oisillons qui peuvent êtreune dizaine, et deux fois par an siles saisons sont douces et riches eninsectes dont elle se régale quandsont épuisées les graines ou la graisseque l’on met à sa disposition pendantl’hiver. Un régime qu’il faut arrêter àla fin du froid car sa gloutonnerie peutlui être fatale. Cet oiseau d’à peine20 grammes dont l’espérance de viethéorique est d’une dizaine d’annéesles atteint rarement même s’ilne migre pas, se contentant de faireun tour hivernal dans la région avantde revenir sur son territoire aprèsavoir formé un couple qui ne durepas. La femelle construit ou tapisseun nid tout fait, le mâle étant chargéde lui apporter la nourriture jusqu’àla naissance des petits qu’ils nourrissentensuite ensemble, prélevantles insectes dont ils débarrassentles arbres.Querelles de chiffonniersLa charbonnière fait rarement bonménage avec la mésange bleue, Paruscaeruleus qui, bien que pesant la moitiéde son poids, lui cherche volontiersquerelle sur les branches desarbres. La légèreté de cette dernièrelui permet de se percher plus facilementsur les jeunes pousses de rosiersqu’elle débarrasse de leurs pucerons.Son « mauvais » caractère lui permeten général d’être seule de son espècesur un territoire d’un demi-hectareau centre duquel se trouve le troud’arbre ou de mur où elle installe sonnid et élève également jusqu’à unedizaine d’oisillons. Comme sa cousine,elle ne refuse pas les nichoirsartificiels, mais, le plus souvent, unvieux pot de terre percé et accrochéau mur par un clou la séduira aussifacilement. Elle est également protégéepar la loi. CLAUDE-MARIE VADROT© ISABELLE ESHRAGHI/AGENCE VULa région compte1 400 kilomètres depistes cyclables.Face au succès desdeux premières éditions,la carte des pistescyclables en Île-de-France est rééditée à150 000 exemplaires.Itinéraires, plan desgares disposant de parcsà vélos... Tout y est, pourpédaler tranquille surles quelque 1 400 kmde pistes ou bandescyclables de la région !Elle est disponiblegratuitement dans lesoffices de tourisme etsyndicats d’initiative,dans les bases de pleinair et de loisirs, dans lesgares et aéroports, chezcertains réparateurs etloueurs de vélos (Rouelibre en particulier), dansles grands magasins desport… Plus d’infos :www.iledefrance.frLE PARC BOISÉ h Vastes clairières, vallons boisés,sentiers en sous-bois… Le parc ressemble à unepetite forêt et offre des paysages variés. Des deuxcollines culminant à 160 mètres, de jolis points devue attendent le visiteur. Le long des sentiers, desbancs, des tables de pique-nique et des fontainespermettent d’agréables pauses.L’ARBORETUM h Sur une superficie de 13,5 hectaressont réparties 500 espèces d’arbres rares ouremarquables. L’un des plus célèbres : un cèdreunique au monde qui occupe plus de 600 mètrescarrés ! L’arboretum est organisé en jardins conçuscomme des tableaux : jardin des fruits, parc à l’anglaise,jardin de l'automne flamboyant... L’accèsest gratuit.LA MAISON DE CHATEAUBRIAND h Quand Chateaubriands’y installe, en 1807, la Vallée-aux-Loups n’estqu’un verger sauvage avec une cabane de jardinier.Au fond du parc, la Tour Velléda lui sert debureau : c’est là qu’il écrit les premiers chapitresdes Mémoires d’outre-tombe. « (…) j’allais, munid’une paire de sabots, planter mes arbres dans laboue, passer et repasser dans les mêmes allées,(…) me représentant ce que serait mon parc dansl’avenir. » Chateaubriand ne verra pas grandirses arbres : ruiné, il doit vendre la propriété en1818. Rachetée par le conseil général en 1972, lamaison a été entièrement restaurée. h Renseignements pour le parc : 01 49 73 79 27 - http://environnement-transport.hauts-de-seine.net. Pour l’arboretum :01 55 95 80 70. Pour la maison de Chateaubriand : 01 55 52 13 00.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


CHRONIQUEBIEN VIVRE 13Île-de-France et Europe,même quête identitaire !GASTON KELMANLe paradoxe del’identité, c’estque l’on est dechez soi seulementquandon est ailleurs.J’explique. Parigot,tête deveau, c’était hieren province !Aujourd’hui, quand je suis loin de l’Île-de-France, il m’est difficile de dire que je suisde Boinville-le-Gaillard, paisible bourg desfranciliennes Yvelines, lieu-dit Brétonville.On me prendrait pour un Breton ! Je nesais pas si vous faites comme moi, maismoi, aux Ch’tis et aux Phocéens, aux Corseset aux Burgondes, je dis fièrement :je suis francilien. Donc, pas de panique,il existe bien une dégaine francilienne,au-dedes plaques minéralogiquesque vous et moi nous scrutons fébriles,quand nous nousaventurons dans© DR« Encore un petiteffort, cousin,et l’Europe serala Gaule de nosarrière-arrièrepetits-enfants.»les lointainescontrées provinciales.L’accentfrancilien a remplacéle titi parisien.N’exagéronsrien, il y a toujoursle Nord et l’Ouesten Île-de-France,le XX e cousin de Montreuil, et Neuillycopain de Passy. Mais nous nous présentonstous comme Franciliens.Il en est de l’Europe comme de l’Île-de-France. Votre grand-mère continue à voirdu boche en tout Germain. Votre père faitce qu’il peut, mais, parfois, un juron fuse.Vous avez appris l’allemand à l’école, et,aujourd’hui, pour un oui ou pour un non,votre fils dit « c’est cool », et va à Berlincomme vous alliez à Orléans, et votrepère à Trifouillis. C’est ainsi !Et puis Erasmus, c’est du concret ! Bon, jevous le concède, il n’y a pas encore d’accenteuropéen et les adeptes de l’esperantofont rire sous cape. Aux États-Unis,je continue à être français et le Britishfantasme sur la Saxonie plus importanteque l’Union européenne. J’enrage ! Maisles choses bougent et depuis soixantedeuxans, les Teutons ont abandonnél’obsession de germaniser Paname. LesTommies sont nos amis pour la vie, quoique! Nous parlons d’euro, brandissonsun passeport européen et l’Hymne à lajoie ne sera plus jamais une symphoniecomme une autre. Encore un petit effort,cousin, et l’Europe sera la Gaule de nosarrière-(arrière-...) petits-enfants. ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


14 RENDEZ-VOUSÀ VOIR ETÀ FAIREEN PLUS© DRUn Festival dans toute l’Île-de-FranceChaque année, ce festival organise des concerts etspectacles partout dans la région. Au programme, lesFinistères, musiques des bouts du monde : de l’océanIndien aux Caraïbes, des terres celtes et baltes… ausud de l’Afrique. Du 5 septembre au 12 octobre. Rens. :01 58 71 01 01 - www.festival-ile-de-france.com Des concerts de poche itinérantsLes Concerts de poche proposent un programme de musiqueclassique dans des conditions authentiques et des lieuxintimistes pour une meilleure rencontre avec le public. Chaqueconcert est précédé d’ateliers de sensibilisation à l’intentionde groupes scolaires. Renseignements : 01 60 71 69 35.www.concertsdepoche.com 06 | PEINTURE3 e Festivalde l’aquarelleYvelines050416Val-d’Oise1008141815Hautsde-Seine0917Seine- 12St-Denis11PARIS 1320 19Val-de-Marne03Seine-et-MarneŒuvres d’aquarellistes,illustrations, carnets devoyage… Avec 40 artisteset 300 pièces, cetteexposition parcourt toutesles variations possiblesde l’aquarelle. En marge,des concours pour enfantset adultes, des stages depeinture…h Du 5 juillet au 31 août 2008Plusieurs lieux : salle des fêtes,espace culturel Paul-Bédu,espace culturel du Moustier,91490 Milly-la-ForêtRenseignements : 01 64 98 67 72et sur www.aquarellecompagnie.fr07 | CINÉMAEssonne070201Chamarandefait son cinéma...de plein air01 | SPECTACLELes dimanchesde BlandyLe beau château fortde Blandy-les-Tourspropose chaque dimanched’été à 15 h 30 unrendez-vous culturel.Au programme : de lamusique du Moyen Âgeavec Ensemble Alta,de la danse avec lacompagnie Migrateurstransatlantiques…h Jusqu’au 27 juillet 2008Château de Blandy-les-Tours,77115 Blandy-les-ToursRenseignements et réservations :01 60 59 17 80 ou sur www.seineet-marne.fr© DR02 | ART LYRIQUELes Contesd’HoffmannLe célèbre opérad’Offenbach mis en scènepar Julie Depardieu etStephan Druet, et jouédans le parc du château deVaux-le-Vicomte est unebelle occasion de découvrirde jeunes talents.h Du 11 au 14 septembre 2008Château de Vaux-le-Vicomte,77950 MaincyRenseignementssur www.operaenpleinair.comRéservations : 0892 707 920(0,34 euro/min)© DR0603 | FÉERIELes flèchesdu tempsMeaux déroule le fil deson histoire, de 1179 ànos jours, en mettant enscène ses pages les plusmarquantes de façontrès spectaculaire grâceau son en quadriphonie,aux effets spéciaux,aux feux d’artifice etaux lasers, aux quelque500 acteurs…h Jusqu’au 20 septembre 2008Cité épiscopale de Meaux (77)Renseignements etréservations : 01 64 33 02 26et sur www.feerie.org04 | EXPOSITIONBreteuil à tableL’artiste Brigitte Dubocfabrique minutieusementdes « maquettes »inspirées de célèbrestableaux (Renoir, Le Nain,Breughel l’Ancien...),évoquant l’art de la tableet la gastronomie.h Jusqu’au 16 novembre 2008Château de Breteuil, Choisel,78460 ChevreuseRenseignements : 01 30 52 05 11et sur www.breteuil.fr© DR05 | SPECTACLEGrandes eauxnocturnesÀ la tombée de la nuit,le parc du château deVersailles devient unsurprenant parcours visuelet sonore où le visiteurdécouvre bosquets etfontaines mis en eau et enlumière. Un feu d’artificeclôt cette balade magique.h Du 5 juillet au 23 août 2008,chaque samedi soirChâteau de Versailles,78000 VersaillesRenseignements et réservations :01 30 83 78 89 et sur www.chateaudeversaillesspectacles.fr© DRLe thème de cette année :les châteaux. L’occasionde voir ou de revoirLe Roi et l’oiseau de PaulGrimault, Le Châteaude l’araignée d'AkiraKurosawa et Le Châteaudans le ciel de HayaoMiyazaki.h Du 1 er au 15 août 2008,les vendredis soirsDans la grande prairie du domainedépartemental de Chamarande,38, rue du Commandant-Arnoux,91730 ChamarandeRens. : 01 60 82 52 01 ou surwww.chamarande.essonne.fr08 | CLASSIQUEFestivalde l’Orangeriede SceauxPour cette 39 e édition,le festival met à l’honneurde jeunes solistes et desartistes incontournablesde la musique classique,dans un répertoireconnu des mélomanes© LAURENCE GODARTÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


© DR(Chopin, Mozart, Ravel...),mais aussi des pagesplus rares : Grieg, Fauré,Lachner...h Du 12 juillet au 14 septembreOrangerie du domaine de Sceaux,92330 SceauxRenseignements : 01 46 60 07 79 etsur http://festival.orangerie.free.fr09 | CONCERTSRock en SeinePlus de trente concertsà l’affiche pour legrand rendez-vousrock francilien : AmyWinehouse, R.E.M., TheRoots, Kaiser Chiefs…h Les 28 et 29 août 2008Domaine national de Saint-Cloud,92210 Saint-CloudRenseignementssur www.rockenseine.comRéservations : 0892 683 622(0,34 euro/min)10 | EXPOSITIONLes IndesEntre 1913 et 1928, deuxopérateurs d’Albert Kahnsont envoyés aux Indes.Les 600 autochromes etles 2 heures de film qu’ilsrapportent sont à l’imagede la diversité indienne.h Jusqu’au 30 décembre 2008Musée départemental Albert-Kahn, 14, rue du Port,92100 Boulogne-BillancourtRenseignements :01 55 19 28 00 ou sur www.tourisme-hautsdeseine.com11 | ANIMATIONSL’été du canal,ou l’Ourcq en fêteNaviguer, caboter, bronzer,observer, rêver, sur le canalde l’Ourcq... Cet été, c'estpossible : loisirs nautiques,ateliers gratuits.h Jusqu’au 19 septembre 2008Dans plusieurs lieux de Seine-Saint-DenisRenseignements : 01 49 15 98 98ou sur www.tourisme93.com© DRSolidays fête ses 10 ans !Pour ses 10 ans, Solidays annonce 80 concerts, entre rock chic et électro choc !Avec une programmation de qualité et une mobilisation toujours plus fortecontre le sida : Alpha Blondy, les Têtes raides, Micky Green, Cali, Cesaria Evora,Laurent Garnier, etc. Sur place : restauration, camping, espaces militants…Les 4, 5 et 6 juillet. Hippodrome de Longchamp, 75016 Paris. Renseignements :www.solidays.org. Réservations : 0892 683 622 (0,34 euro/min). 12 | FESTIVALJapan ExpoDu manga aux artsmartiaux, cet espacede découverte estsoutenu par deux maîtresmots : connaissance etdivertissement.h Du 3 au 6 juillet 2008Parc d'expositions Paris-NordVillepinte, 93420 VillepinteRenseignements : www.japanexpo.com13 | MUSIQUEFestival MusicOparcUn festival de qualitéen plein air et gratuit !Cette manifestation trèspopulaire permet dedécouvrir des artistes detoutes cultures : MaceoParker, Max Romeo etZuco 103… Accès libre.h Jusqu’au 12 juillet. 2008Parc Decesari, Rosny-sous-Bois (93).Renseignements : 01 48 12 27 80 ousur www.mairie-rosny-sous-bois.fr14 | THÉÂTRENous n’irons pasà AvignonLe festival « pas commeles autres » a dix ans ettoutes ses dents ! Cetteannée encore, il metla danse et le théâtreà l’honneur en invitant24 jeunes compagnies.h Du 2 au 27 juillet 2008Gare au théâtre, 13, rue Pierre-Sémard, 94400 Vitry-sur-SeineRenseignements et réservations :01 55 53 22 22 ou sur www.gareautheatre.com15 | PLEIN AIRChampigny PlageActivités nautiquesgratuites, jeux pour lesenfants, escalades, etpourquoi pas baignade© DRdans la Marne ? ChampignyPlage, pour la troisièmeannée d’affilée, transformele quai Gallieni en espacede fête et de convivialité.h Du 5 au 20 juillet 2008Quai Gallieni, 94500 Champignysur-MarneRenseignements :www.champigny94.fr16 | EXPOSITIONHommage àGuillaume CorneilleAuvers-sur-Oise rendhommage à GuillaumeCorneille : un itinéraireartistique dans la villepermet de découvrir denombreuses œuvres de cetartiste contemporain, ferventadmirateur de Van Gogh.h Jusqu’au 31 août 2008Dans plusieurs lieux d’Auvers-sur-Oise (95)Renseignements : 01 30 36 10 06ou 01 34 48 48 4817 | JAZZEnghien Jazz FestivalEn à peine dix ans, cefestival de jazz pourtous les publics a acquisune jolie notoriété. Auprogramme de cette9 e édition : John MacLaughlin, Buddy Guy, AlJarreau… et un festival offqui propose des paradeset une trentaine deconcerts gratuits.h Du 2 au 6 juillet 2008Théâtre du casino d’Enghienles-Bains,3, avenue de Ceinture,95880 Enghien-les-BainsRenseignements et réservations :01 39 34 10 80 ou sur www.enghien-jazz-festival.com18 | PHOTO1 000 famillesCette exposition duphotographe Uwe Ommer© DRRENDEZ-VOUS 15met en scène des famillesdu monde entier. Lors deson passage dans le Vald’Oise,elle sera enrichiede clichés de trois famillesroisséennes.h Jusqu’au 6 novembre 2008Parcs de la Mairie et deL’Orangerie,95700 Roissy-en-FranceRenseignements : 01 34 29 43 14ou sur www.office-tourismeroissy.com19 | CONCERTSParis Jazz FestivalWorld music, blues,groove, jazz et fanfares...Le Paris Jazz Festival, c’estl’occasion de musarder enmusique sur les pelousesdu parc. Au programmecette année : DianneReeves, Zap Mama,Steeve Coleman…h Jusqu’au 27 juillet 2008,les samedis et dimanchesParc floral de Paris, 16, route dela Brasserie, bois de Vincennes,75012 ParisRenseignements : www.parisjazzfestival2008.com20 | THÉÂTREFestival itinérantdes arènesde MontmartreCe festival de théâtreaccessible à tous installeses tréteaux dansdifférents lieux de Pariset non des moindres : lesarènes de Montmartre,les arènes de Lutèceet la cour de l’Hôtel deBeauvais (Paris 4 e ).h Du 18 août au 7 septembreRenseignements : 01 48 40 62 49ou sur www.mysterebouffe.comPlus d’informationssur le sitewww.pidf.com© DR© SYLVAIN LEGRAND/FRANCE 3© DR© PHILIPPE COGNÉEJARDINS SECRETSTrois personnalités révèlent leur lieu de prédilectionen Île-de-France, et leur coup de cœur oul’événement récent qui les a le plus marquées.NELSON MONFORT |Journaliste sportif à FranceTélévision, 54 ans. Plusieurs jeuxOlympiques à son palmarès.Écrivain, animateur, il présentesur Radio Classique une émissionconsacrée à la musique. LIEU PRÉFÉRÉ ? « J’ai plus qu’unefaiblesse pour Roland-Garrosque je fréquente non seulementà la lisière de l’été, au momentdu tournoi, mais aussi en hiverpour mon plaisir. » COUP DE CŒUR ? « J’aime beaucoup me rendre dansles salles de concert. Particulièrement au Théâtredes Champs-Élysées. Je viens d’y découvrir unjeune pianiste, Bertrand Chamayou, interprétantde façon sublime Mendelssohn et Liszt.Un moment rare, absolument bouleversant. »AYMERIC ZUBLENA |Architecte, 71 ans. Il a été l'undes quatre concepteurs du Stadede France, qui fête ses 10 ans.Il a notamment réalisé l'hôpitaleuropéen Georges-Pompidouà Paris et l'École des mines deNantes. LIEU PRÉFÉRÉ ? « Chaque foisque je contemple la place desVosges, je suis partagé entre ladouceur ombragée des arbresdu square et le regret que cetteplace royale, vaste espace sablépuis engazonné, ait perdu sonallure d'antan. » COUP DE CŒUR ? « J’adore le dimanche matinm'asseoir sur l'un des bancs de la passerelleSolferino (récemment rebaptisée passerelleSenghor) et regarder la verrière du Grand Palais,puis la pointe de l’île de la Cité. »PHILIPPE COGNÉE |Peintre, 51 ans. Il puise soninspiration dans les objets oulieux du quotidien, et utilise unetechnique picturale originale. Ilenseigne à l’École nationale desbeaux-arts de Paris. LIEU PRÉFÉRÉ ? Le quartier desAbbesses dans le 18 e , à Parispour son charme incroyable !Ce quartier a une âme qu’on neretrouve nulle part ailleurs. Onse croirait dans un village : lesgens y sont souriants, pas troppressés, et ça, c’est précieux ! COUP DE CŒUR ? « L’exposition Christian Lacroix aumusée des Arts décoratifs a retracé vingt ans decréation de ce couturier qui symbolise si bien Paris.Cette exposition sort vraiment du lot ! »ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


16HISTOIRELE QUARTD’HEUREHISTORIQUE1885Le chimiste et physicien LouisPasteur, déjà découvreur duvaccin contre le charbon desmoutons, teste ses méthodesvaccinales chez l’homme etparvient à guérir de la rageun jeune garçon.14 NOVEMBRE 1888Inauguration de l’InstitutPasteur, créé grâce à unesouscription internationale.Son but : étendre lavaccination contre la rageet développer l’étude desmaladies infectieuses.1891Création du premier InstitutPasteur hors de France parle docteur Albert Calmette, àSaigon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville), en Indochine, pourvacciner les habitants contrela rage et la variole.1908Élie Metchnikoff,chercheur à l’Institut Pasteur,reçoit à Stockholm(en commun avec l'AllemandPaul Ehrlich) le prix Nobel dedecine pour ses travaux surl’immunité.1983Le VIH, le virus responsable dusyndrome d’immunodéficienceacquise (plus connu sousson acronyme sida), est isoléà l’Institut Pasteur par leschercheurs de l’équipe duprofesseur Luc Montagnier.SANTÉ PUBLIQUE | Maladies infectieuses |MÉDECINE L’Institut Pasteur fête sa douzième décennie120 ans au servicede la santé publique© INSTITUT PASTEURLes élèves du docteur et biologiste Amédée Borrel dans leur laboratoire de l’Institut Pasteur, au début du XX e siècle.Tuberculose, diphtérie, tétanos, rage... Si l’on saitaujourd’hui soigner ces maladies, c’est grâce à la créationde l’Institut Pasteur, qui a réuni, jusqu’à nos jours, les plusgrands chercheurs au service de la santé publique.IMMUNOLOGIE h « Ayez le culte de l’esprit critique »,recommandait Louis Pasteur lors de son discoursd’inauguration de l’Institut qui porte son nom, le14 novembre 1888. Après une vie consacrée à larecherche, le père de la microbiologie avait atteintson but : la création d’un établissement pour développerl’étude des maladies infectieuses et étendrela vaccination contre la rage. D’abord chimiste,puis biologiste, Louis Pasteur est à l’origine de lamédecine moderne. Il étudie dans les années 1880les maladies animales et découvre le vaccin préventif: l’animal devient insensible à une maladie si onlui en injecte le microbe atténué. Quand, en 1885,il guérit de la rage un jeune garçon mordu par unchien enragé grâce à son vaccin antirabique, LouisPasteur acquiert une notoriété internationale quilui permet de lancer une souscription : les fondsrécoltés sont investis dans la création de l’InstitutPasteur trois ans plus tard. Convaincu que lascience est le meilleur moyen d’améliorer le sort del’humanité, il réunit autour de lui les plus grandschercheurs. Un centre d’enseignement est fondé,ainsi qu’un Réseau international des Instituts Pasteur,présents aujourd’hui dans 30 pays.L’Institut aux huit prix NobelLes Pasteuriens sont à l’origine des plus grandesdécouvertes médicales : traitement de la diphtérie(1894), mise au point de vaccins comme le BCGcontre la tuberculose (1921), contre la fièvre jaune(1932), la poliomyélite (1954) et, plus récemment,l’hépatite B (1985). C’est également à l’Institut Pasteurqu’a été isolé pour la première fois le virusdu sida, en 1983, par l’équipe du professeur LucMontagnier. Depuis 1900, huit prix Nobel dedecineont été décernés à des Pasteuriens. JULIE VÉDIEHEN SAVOIRPLUSConférences,expositions,rencontres,interventionsdans lesécoles...Pour fêterses 120 ans,l’InstitutPasteurorganise denombreuxévénements.Programmecomplet :01 45 68 80 00ou sur www.pasteur.frMANUFACTURE DE SÈVRESLa porcelainerésisteau tempsAu xviii e siècle, les grands d’Europes’enthousiasment pour la porcelaine.Mais, à l’époque, cette porcelainedite dure, composée à 75 % dekaolin, se trouve seulement enAllemagne, unique pays d’Europeà avoir découvert un gisementde kaolin sur son sol. Faute demieux, Louis XV s’intéresse de prèsà la porcelaine tendre, et, sousl’impulsion de sa favorite, Madamede Pompadour, décide de fonderune manufacture à Vincennes (94)en 1740. Elle sera transférée àSèvres (92) dès 1756 et rattachée àla Couronne royale en 1759. Grâceà des artistes de renom commele peintre François Boucher oule sculpteur Louis Boizot, lesmodèles de Sèvres remportent ungrand succès. En 1768, le premiergisement de kaolin français estdécouvert près de Limoges par deuxchercheurs de la Manufacture, et laporcelaine dure est commercialiséeà Sèvres dès 1770. Baroque,néo-classique, à l’iconographierévolutionnaire, mythologique ouinspirée de l’Empire, art nouveau...,la Manufacture s’adapte aux stylesdes époques qu’elle traverse, enconservant son savoir-faire et sacapacité à faire appel aux plusgrands créateurs, comme AugusteRodin, Louise Bourgeois, HectorGuimard ou Alexandre Calder. Auxx e siècle, les anciens modèles sonttoujours édités, mais l’accent est missur la création. Aujourd’hui encore,la Manufacture de Sèvres produitdes objets de céramique d’art,selon les techniques artisanales,en conservant son prestigeinternational. Depuis 2003, on peutmême visiter les ateliers. h En savoir plus : 01 46 29 22 00 ou surhttp://manufacturedesevres.culture.gouv.frLa Manufacture en 1813.© MANUFACTURE NATIONALE DE SÈVRESÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


TENDANCES17ACTIVITÉS DE PLEIN AIR | Sports nautiques |© SOPHIE CHIVET/AGENCE VUNAUTISME Grâce à la Seine et à ses bases de loisirsLa voile franciliennea le vent en poupe92SÈVRESVIRY-CHÂTILLON91Des milliers de marins d’eau douce naviguenten Île-de-France. La centaine declubs, les nombreux plans d’eau et la Seinepermettent de pratiquer toutes les disciplines,de l’Optimist à la planche à voile enpassant par l’Openbic.COMPÉTITION h Sur le plan d’eau deViry-Châtillon, une douzaine debateaux clapotent, attendant quela corne de brume retentisse pourfranchir une ligne de départ invisibleque chacun fixe intensément.C’est le spectacle classique d’unerégate comme il s’en déroule presquetous les week-ends. En Île-de-France, la voile a ses passionnés.8 000 licenciés et une centaine declubs ! Singularité régionale, la premièreligue de France compte plusd’adhérents que de pratiquants. Eneffet, de nombreuses entreprises etgrandes écoles domicilient leur clubdans la région et s’en vont naviguer leweek-end sur les côtes françaises.À l’écart des pénichesCertes, l’Île-de-France n’a pas unlittoral comme celui, si enviable, dela Bretagne, en revanche, on peuty naviguer tout au long de l’annéesur ses nombreux plans d’eau, surses bases de loisirs et sur la Seine,à l’exception des mois de décembreet de janvier, quand le froid et l’absencede vent rendent impossible lapratique de ce sport. Alain Ménard,président de la section voile du clubnautique de Viry-Châtillon, relativisetout de même le plaisir qu’il y aà naviguer sur la Seine : « Le passagedes péniches et le courant gênent lanavigation, tandis que les plans d’eauoffrent des conditions idéales. »Pierre Mahaut, le président de laLigue Île-de-France de voile metHPOUR ENSAVOIR PLUSPlusd’informationssur le Kid RaceIDF :http://www.asso.ffv.fr/viryvoile/cadres2.htmTous lesrenseignementssur La Ligue devoile :http://asso.ffv.fr/ligue-idf/L’Île-de-France ne compte pas moins de8 OOO licenciés et d’une centaine de clubs.Retrouvez toutesles bases deloisirs régionalessur :http://www.bases-loisirsiledefrance.fr/Assez loin de l’océan, mais bel et bien dans le vent... à Viry-Châtillon.en avant la grande variété de disciplinesqui s’y pratiquent. « On peuttout à fait débuter par l’Optimistdès l’âge de 8 ans avant de passer auLaser, au 420, puis à l’habitable. » Lavoile connaît également ses modes.L’Openbic, petit dernier conçu par lecélèbre fabricant de stylos, s’avèrerésolument sportif. De quoi séduireles plus jeunes. En quête de sensations,ils n’hésitent pas à se mouillerpour manœuvrer ce petit dériveurrapide. Le club nautique de Viry-Châtillon est même pionnier en cedomaine, en prévoyant d’organiserla première édition du Kid RaceIDF, une compétition entièrementdédiée à ce sport. Alain Ménardaffirme ainsi vouloir « ouvrir le clubaux nouvelles disciplines et former lesjeunes à la voile, car ils constituent labase d’un club ».Autre discipline, la planche à voileopère un retour remarqué. « Lesfabricants ont réalisé de grands progrès,si bien que les planches sontaujourd’hui plus maniables et facilementaccessibles à un large public »,juge ce président passionné.Tout au long de l’année, de nombreuxstages de formation sont proposésen Île-de-France pour permettre auxamateurs de se familiariser avec lavoile. Quant à l’investissementfinancier, il peut rester mesuré si l’ons’oriente vers l’important marché del’occasion. De quoi tenter les marinsd’eau douce. STEPHAN MULLER© FRANCK FERVILLE/AGENCE VULIBRES PAROLES« Notre régiona une vraieLigue de voile »Depuis dix ans,je “ participe au Tourde France à la voile.J’ai été skipper, puisresponsable de projet.Avec la région Île-de-France, nous avonsremporté l’épreuveen 2006 et décrochéla 3 e place en 2007.Cela nous a permisde révéler de grandstalents issus de larégion, qui possèdeune vraie Ligue devoile. Cette année, jevais redevenir skipperet prendre le temps deformer les membres demon équipage mixte,avec deux filles parmises sept membres.”JIMMY PAHUN A REMPORTÉ LE TOURDE FRANCE À LA VOILE EN 2000 ET2001 AVEC LE SOUTIEN DE LA RÉGION.© JEAN-MARIE LIOTÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


© C. KERMARREC/SOLEIL © INSTITUT PASTEUR18IDÉES| |TENDANCESINSTITUT PASTEURNouveau centre pour lesmaladies émergentesSida, chikungunya, grippe aviaire…Ces nouveaux virus vont pouvoirêtre étudiés de plus près grâce à lacréation d’un centre de recherchesur le campus de l’Institut Pasteur.Destiné à accueillir 400 scientifiques,ce nouveau bâtiment de près de16 000 mètres carrés abritera desunités de recherche sur la virologie,des plates-formes technologiquesde très haut niveau (imageriecellulaire et moléculaire) ainsi qu’unplateau technique de laboratoires etd’animaleries pour observer in vivoles virus. Le centre fonctionnera enpartenariat avec le Centre nationalde la recherche scientifique (CNRS)et l’Institut national de la santé et dela recherche médicale (Inserm). Laconstruction devrait commencer enoctobre prochain, pour une ouvertureprévue début 2011. La Région aattribué une aide de 10 millionsd’euros à l’Institut Pasteur pour cenouvel édifice. RECHERCHEDu neufpour l’archéologieIpanema : sous ce nom exotiquese cache un projet scientifiqueau service de la recherchearchéologique. L’Institut photoniqued’analyse non destructive européendes matériaux anciens permettraune meilleure étude de ces derniers :nettoyage de statues et de vitraux,analyse des matières pour unemeilleure conservation des œuvresartistiques et patrimoniales…L’Ipanema sera construit sur lesite du Synchrotron-Soleil à Saint-Aubin (91), le grand accélérateurde particules, dont il utilisera lescapacités à explorer la matière. LaRégion finance Ipanema à hauteurde 4,5 millions d’euros, pour laconstruction du bâtiment. Mise enchantier prévue fin 2009 pour uneouverture début 2010. HANTONYPOLE,BIENTÔT UNE« MEDICALVALLEY » ?Attirer3000 emploisen dix ans, c’estle but affichépar la villed’Antony (92)qui souhaitedévelopper unpôle d’activitésspécialisé dansles hautestechnologiesmédicales.Antonypoleserait construità la place d’uneancienne zoneindustrielle de60 hectares.Un endroitstratégiquepour profiter dela proximité devoisins « hightech» comme leCEA à Fontenayaux-Roses,Polytechniqueà Orsay (91), oule plateau deSaclay (91).UN GUIDEDE L’ÉCONOMIESOCIALEET SOLIDAIREL’Atelier, lecentre deressourcesrégional del’économiesociale etsolidaire,édite un guidepratique pourapprendre àconsommer età entreprendreautrement enÎle-de-France.Contacts,portraits,histoires,interviews...Tout y est pourcomprendre cesecteur en pleinessor. « Vivreautrement,l’économiesociale etsolidaire en Îlede-France» esttéléchargeablesur le site del’Atelier (www.atelier-idf.org)ou disponiblesur demandeà l’Atelier,8-10 impasseBoutron, 75010Paris.© G. BRANDEL/APCI/OBSERVEUR DU DESIGNVU ETAPPROUVÉPAR VOUSINDUSTRIE | Marketing | Esthétique |CRÉATION Initié par la Région pour fédérer les professionnelsLe « Lieu du design » va bientôtouvrir ses portes à ParisLa Région se dote d’une structure dédiée au design,afin de donner de la cohérence à ce secteur d’activitéet de la visibilité à ses acteurs, qui représentent 60 %du potentiel national.QUOTIDIEN h Souvent réduit à son image de modeet de luxe, le design fait l’objet d’un malentenduentre industriels et créateurs. Loin d’être artificielle,cette discipline permet à l’entreprise de sedémarquer du point de vue commercial, économiqueet concurrentiel. Selon Jean-Luc Godard,chef de projet de la pépinière Paris Innovation-République qui accueille 15 entreprises innovantesdu secteur, « ces sociétés doublent chaqueannée leur chiffre d’affaires et leur taux de survieest de 100 % ». C’est justement pour convertir lespetites entreprises aux charmes discrets et souventessentiels d’une discipline qui intervient àchaque étape de la production que la Région adécidé de créer le centre francilien du design.Baptisé Lieu du design, il devrait ainsi ouvrir sesportes à l’automne prochain dans le 11 e arrondissementde Paris, près de la Bastille.Le design ne se réduit pas à l’univers décoratif,mais “ participe d’une démarche fondamentalequi consiste à travailler sur des pratiques et desscénarios d’usage et à donner une forme adéquateaux objets matériels ou immatériels du quotidien.ALAIN CADIX, DIRECTEUR DE L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE CRÉATION INDUSTRIELLE (ENSCI)”© VÉRONIQUE HUYGUE/ENSCI-LES ATELIERSUne concentration de grandes écolesLes 3 000 entreprises liées au design représentent16 000 emplois et leur chiffre d’affaires annuelest estimé à 2,5 milliards d’euros. Environ 60 %des structures françaises sont franciliennes.Comme l’explique Anne-Marie Boutin, présidentede l’Agence pour la promotion de la créationindustrielle (APCI), qui a également dirigéune mission de réflexion en vue de la création dece centre : « La France et l’Île-de-France possèdentd’excellents designers grâce à leurs grandes écolesreconnues internationalement. Cependant, lesentreprises qui souhaitent faire appel au talent deces créateurs ont face à elles des structures éparpillées.L’une des missions de ce centre sera doncde créer une plate-forme permettant de mettreen contact les jeunes indépendants, les agencesde design et les industriels. »Le Lieu du design, qui travaillera en relationavec les acteurs existants, entend apporterdes éléments de réponse aux nouveaux enjeuxenvironnementaux. Il en sera ainsi de l’écodesignqui permet de favoriser un cercle vertueuxdans la fabrication des objets en recourantà des matériaux moins chers, plus respectueuxde l’environnement, en utilisant des techniquesmoins gourmandes en énergie et en optimisantle transport. La phase avancée de l’écodesignconsiste à faire évoluer le produit vers un service« durable », comme en témoigne le récent exempledu Vélib’. Pour Quentin Lesur, le responsabledes relations avec les entreprises et des partenariatsde l’ENSCI, « le designer travaille égalementsur l’anticipation et l’innovation. Sa capacité deveille lui permet de proposer aux industriels desproduits répondant à de nouvelles pratiques, àde nouveaux modes de vie. » STEPHAN MULLERCréé par l’Agence pour la promotion de la création industrielle, l’Observeur du design présente à la Cité dessciences et de l’industrie plus de 210 objets et services issus de la collaboration entre entreprises et designers.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


PLANÈTE19© IAN TEH/ AGENCE VUAMÉRIQUE DU NORD | Canada |FORMATION De jeunes Franciliens enrichissent leur expérience95OSNYARGENTEUIL© GILLES LAUZON/AGENCE VULes « apprentis mobiles »débarquent au QuébecÉlève en première année de bac pro, Julie a été serveuse au Mount Stephen Club, lieu unique à Montréal pour les réunions d'affaires jet-set.Quinze jeunes apprentis franciliens ontdécouvert récemment Montréal, le tempsd’un stage de quatre semaines. Bilan : uneexpérience professionnelle enrichie, undésir de mobilité accru. Ambiance.FORMATION h Bénéficier d’une expérienceprofessionnelle à l’étrangern’est plus réservé aux écoles de commerce.Depuis 2006, l’Office francoquébécoispour la jeunesse (OFQJ)permet chaque année à quinze élèvesde bac professionnel de faire unstage à Montréal, dans l’hôtellerie oudans la vente, grâce à la conventionpassée avec le conseil régional d’Îlede-France.Pour Armelle Dugué,chargée de ce programme, « cettepossibilité est bien accueillie par lescentres de formation des apprentis(CFA), dans la mesure où elle encouragela mobilité et l'esprit d'indépendancedes apprentis ». Ils apprennentà rédiger un CV ou une lettre demotivation, à se présenter auprèsdes employeurs, à prendre en mainles démarches administratives. Cestage leur permet de goûter à uneAmérique en version française, avec« buildings, habits et sandwichs XXL »,comme en témoigne MohammedEl Madlouni. Âgé de 19 ans, cet élèveen bac pro commerce, au CFA del’Affida à Argenteuil (95), a débarquéau Québec à la fin du mois d’avrilpour un stage dans une boutique devêtements. « Si le travail ne changepas fondamentalement, je remarqueque l’ambiance est beaucoup pluschaleureuse, donc l’adaptation se faitrapidement. Aujourd’hui, je n’hésiteraisplus à repartir », affirme-t-il.Aller plus loinJulie est, quant à elle, en premièreannée de bac professionnel à l’institutde formation par alternanceAdolphe-Chauvin à Osny (95). Sonstage se déroule au Mount StephenClub, un restaurant privé lasemaine, ouvert au public le week-end. Grands escaliers, moquette etcouleur pourpre dominante. Julie « apresque peur de toucher aux murs » decet établissement de 500 couverts.« En postulant, ma première motivationétait de découvrir le fonctionnementdes restaurants à l’étranger, decerner les différences avec la France,mais aussi d’améliorer mon CV. J’aiété très bien accueillie par l’équipe,constituée de 18 serveurs et de deuxmaîtres d’hôtel. Il existe ici une réellecommunication entre professionnelset stagiaires. Et l’on m’a tout de suiteconfié des responsabilités intéressantes,si bien que je juge cette expériencetrès enrichissante. » Pour ArmelleDugué, « ces stages donnent souventenvie aux élèves d’aller plus loin et depoursuivre leurs études ». L’OFQJ enpropose ainsi de plus longs pour clorel’apprentissage. L’année dernière, àl’issue de leurs études, deux apprentisen horticulture ont décidé de repartirpour un nouveau stage de trois moisau Québec. STEPHAN MULLERHADRESSEOffice francoquébécoispourla jeunesse,11, passagede l’Aqueduc,93200 Saint-Denis. Contact :Armelle Dugué,chef de projet.Téléphone :01 49 33 28 56.www.ofqj.orgINDELa recherchefranciliennecoopèreBiomatériaux etbiochimie pour la santé,nouveaux états de lamatière, mathématiques,systèmes informatiques,patrimoine culturelindien. Ce sont les cinqprincipaux axes detravail du programme decoopération établi entredes universités et desinstituts scientifiquesindiens, d’une part, etl’université francilienneParis-Sud 11, d’autrepart. Baptisé Arcus(Actions en régionde coopérationuniversitaire etscientifique), ceprogramme, initiépar le ministère desAffaires étrangères eteuropéennes, vise àfaciliter la collaborationentre chercheurs etétudiants des régionsfrançaises et despays émergents. Ceprojet sera l’occasiond’amplifier les échangesd’étudiants, au niveaumaster 2 et doctorat,et de recherchertoutes les synergiespossibles entrepartenaires franciliens.La Région finance ceprogramme à hauteur de205 000 euros. Les échanges d’étudiantsvont être amplifiés.© MAHESH BHAT/AGENCE VUÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


20PLANÈTELe chœur Vittoria au QuébecLe chœur Vittoria représentera l’Île-de-France au Québecpour l’événement Chorales Québec 2008, organisé en juilletà l’occasion du 400 e anniversaire de la fondation de la BelleProvince. Le chœur symphonique Vittoria, créé à l’initiativede la Région en 1987, rassemble une soixantaine de chanteursamateurs sous la direction de Michel Piquemal. EUROPE | Assemblée des régions d’Europe (ARE) |Michèle Sabban devientprésidente de l’AREMichèle Sabban, viceprésidentedu conseilrégional d’Île-de-Francedepuis 1998, succède àl’Italien Riccardo Illy àla tête de l’Assembléedes régions d’Europe(ARE). Cette assembléeregroupe 260 régions de33 pays et 13 organisationsinterrégionales.Riccardo Illy s’étantretiré de la vie politiquetransalpine après son échecaux élections régionalesitaliennes, les statuts del’ARE prévoient que, dansce cas de figure, c’est l’unou l’une des vice-présidentsou vice-présidentes qui leremplace jusqu’à la fin deson mandat. Michèle Sabbanest vice-présidente de l’AREdepuis 2006. Elle occuperadonc la présidence jusqu’àla prochaine assembléegénérale de l’ARE (laquelleaura lieu en novembreprochain). C’est en effet àl’occasion de cette réunionqu’aura lieu l’élection dunouveau président. UN FRANCILIEN À L'ÉTRANGER| |NEW YORK« Ici, tout est extrême,plus grand, plus rapide »Maxime Burbank, 25 ans, originairede Paris, travaille à NewYork dans une agence publicitaire,après avoir obtenu unmaster en communication desentreprises et des organisationsinternationales à Paris-4.IDF : Pour quelles raisons avezvousquitté l’Hexagone ?M. BURBANK : J’ai quitté Parispour vivre une expériencenouvelle et ne pas regretterplus tard de ne pas avoir fait cechoix. C’est une aventure. Ici,tout est extrême, plus grand,plus rapide. C’est stimulant,même si parfois cela peut serévéler fatigant.© DRMaxime s’est installé àNew York au début de l’année.IDF : La ville offre-t-elle de nombreusesopportunités pour lesjeunes diplômés français ?M. BURBANK : Le secteur leplus porteur reste celui de lafinance. Mais, depuis le 11 septembre2001, je crois qu’il estplus difficile pour un étrangerde travailler aux États-Unis.Les autorités fédérales ontdurci les conditions d’obtentionet limité le nombre devisas qu’elles délivrent.IDF : Bénéficiant de la doublenationalité, vous sentez-vousdavantage lié aux États-Unis ouà la France ?M. BURBANK : Je me sensaujourd’hui plus françaisqu’américain, car j’ai grandien France et n’avais jusqu’àprésent visité les États-Unisqu’en touriste. Venant d’arriverà New York, je n’envisage pasde rentrer à Paris dans l’immédiat,même si le pays memanque au quotidien. HPALMARÈSDU CONCOURSÉTOILESD’EUROPELes élèves ducollège parisienLucie-Aubracont retrouvé àBruxelles lesautres lauréatsdu concoursÉtoilesd’Europe, enprovenanced’Allemagneet de Pologne.Le collègeLucie-Aubraca remporté leprix destinéaux projetsscolaires pourson plan delutte contrele décrochagescolaire. Ceconcours estorganisé dansle cadre dela 6 e sessiondu Parlementfrancogermanopolonaisdesjeunes, àl’initiative dela Maison del’Europe desYvelines.LA RÉGIONCOMBATLA DOULEURÀ RABATLa Régionapporte sonsoutien àl’associationDouleurs sansfrontières(DSF) porteused’un projetambitieux :assister etdévelopperle centre delutte contrela douleur àRabat (Maroc).Le dispositifprévoitnotamment unprogramme deformation despersonnels auMaroc, lesquelspourrontensuite réaliserdes stages dansles hôpitauxfranciliens.La Régiona apportéune aide de32 000 euros àce projet.Evdoxia Chatzivassileiou, dite « Evi »,33 ans, est arrivée de Grèce il y a septans. Assistante d’éducation dans uncollège de Bagneux (92), elle habite àAlfortville (94). Pendant les vacancesscolaires, elle guide des touristes grecsdans la région.IDF : Pourquoi êtes-vous venue vivre enÎle-de-France ?E. CHATZIVASSILEIOU : Après mon bac àAthènes dans un lycée franco-grec,je pensais maîtriser suffisamment lefrançais pour poursuivre mes étudesde restauration d’antiquités ici. Enfait, j’ai mis presque deux ans avantd’être à l’aise au téléphone ! Entretemps,j’ai préféré trouver du travailet étudier à mi-temps à Tolbiac... Jevoulais une vie à Paris, gagner del’argent, profiter des sorties...IDF : Vos premières impressions ?E. CHATZIVASSILEIOU : J’ai été très impressionnéepar la Seine : un fleuve quitraverse une capitale, pour moi, c’étaitinédit. J’ai aussi adoré les transportsen commun ! À Athènes, ils sont quasiinexistants et surtout peu fiables.92BAGNEUX94ALFORTVILLEUNE ÉTRANGÈRE EN ÎLE-DE-FRANCE| |« Les Franciliens sonttrès méditerranéens !»© DAVID SAUVEUR/AGENCE VUEvi habite Alfortville et y apprécie« l’ambiance de petit village. »Pouvoir prendre le métro en bas dechez moi et savoir que vingt minutesaprès je serai au travail, c’est super !Bon, depuis, j’ai découvert le RER D,et maintenant je roule à moto !IDF : Comment trouvez-vous les Franciliens?E. CHATZIVASSILEIOU : Très méditerranéensfinalement ! Il y a des papierspar terre, des coups de klaxon et desinsultes dans les embouteillages : jen’ai pas été dépaysée et ça a été facilede m’adapter ! Les Franciliens sontchaleureux, curieux des autres : onm’a toujours laissé ma place.IDF : Vos endroits préférés en Île-de-France ?E. CHATZIVASSILEIOU : Partout où il y ade l’eau, pour compenser mon manquedes plages grecques : bords deSeine, canal Saint-Martin… J’aimeaussi Alfortville où j’habite : il y a uneambiance de petit village qui me plaîtbeaucoup !IDF : Des regrets quand vous retournezen Grèce ?E. CHATZIVASSILEIOU : Aucun ! En Grèce,même avec un diplôme, je n’auraissans doute ni emploi, ni salaire : jeserais plus dépendante ! Ici, il y aénormément de choix, pour les études,pour les activités... Ça bouge !Quand je rentre, ma famille me questionnesur la politique et la situationéconomique. La Grèce évolue trèsvite, mais je constate qu’en Île-de-France on retrouve les mêmes difficultéssociales : chômage, salairestrop bas, logements trop chers…Tout est concentré ici : on voit plusde mal-logés que chez moi, car il y aautant d’habitants en Île-de-Franceque dans toute la Grèce ! « Des papiers par terre,des coups de klaxon et desinsultes dans les embouteillages :je n’ai pas été dépaysée ! »ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


ENTRETIEN21EUROPE Michel Delebarre, premier vice-président du Comité des régions d’Europe« Les collectivités territorialesdevront répondre présentes »Le traité de Lisbonne, appelé à régir l’Uniondès janvier 2009, consacre la reconnaissancedu « fait régional ». Michel Delebarre,premier vice-président du Comité desrégions d’Europe et par ailleurs députémairede Dunkerque, analyse la possibilitéainsi offerte aux régions de conforter leurrôle dans la construction européenne.IDF : À quoi sert le Comité des régions d’Europe?M. DELEBARRE : Le Comité des régions(CDR) joue un rôle de représentationdes collectivités territoriales auprèsdes institutions de l’Union européenne(UE). Les traités font du comité uneassemblée d’élus, et non pas un organed’experts administratifs. D’ailleurs, lesavancées que le comité a obtenues cesdernières années, notamment dans letraité de Lisbonne, l’ont été à travers leprocessus politique. La Commissioneuropéenne et le Conseil des ministresont l’obligation de consulter lecomité sur les propositions de législationayant des répercussions surles collectivités régionales ou locales.Dans dix champs de politique communautaire,la consultation du CDRest obligatoire : il s’agit de la cohésionéconomique et sociale ; les réseaux detransports, de télécommunications eténergétiques ; la santé ; l’éducation ;la culture ; la politique de l’emploi ; lapolitique sociale ; l’environnement ; lestransports ; la formation professionnelle.La Commission, le Conseil et leParlement européens peuvent aussiconsulter le Comité des régions surdes propositions de législation portantsur d’autres domaines, s’ils estimentqu’elles ont un impact sur les planslocal et régional. Le comité peut enoutre élaborer des « avis d’initiative »,ce qui lui permet de faire figurer certainesquestions à l’ordre du jour del’Union européenne.IDF : La création du Comité des régions a-telletraduit la reconnaissance du rôle descollectivités territoriales dans l’Union européenne?M. DELEBARRE : Il y a cinquante ans, aumoment de la signature des traitésde Rome, personne n’avait anticipéle rôle des collectivités territorialesdans le processus d’intégrationeuropéenne. La reconnaissance futun processus long, progressif, timide,hésitant... au moins jusqu’à la mise en© MARINA COX/AGENCE VUplace du Comité des régions, en 1994seulement. Le comité a été créé pourpermettre aux représentants des collectivitéslocales et régionales d’avoirleur mot à dire dans l’élaboration deslois communautaires. Et égalementafin de répondre à la préoccupationselon laquelle le processus décisionnelà Bruxelles est trop éloigné du citoyen.Le traité de Lisbonne consacre lareconnaissance du « fait régional »au niveau européen : il insère la cohésionterritoriale parmi les objectifs del’Union, et fait du respect de l’autonomielocale et régionale un principeconstitutionnel. Enfin, il attribue auprincipe de subsidiarité – toutes lespolitiques qui peuvent être conduitesavec efficacité aux niveaux national,régional ou local ne relèvent pas de lacompétence de l’Union européenne– une nouvelle dimension, notammenten prévoyant pour le Comité desrégions un droit de recours devant laCour de justice.IDF : Ne faudrait-il pas leur accorder une placeplus grande ?M. DELEBARRE : Après l’entrée en vigueurprobable du traité de Lisbonne auDATES1946Naissance àBailleul (Nord).1984Ministredu Travail.1986Élu députédu Nord.1989Élu maire deDunkerque.1991Ministrede la Ville.1998Président duconseil régionalNord-Pas-de-Calais.2006Élu présidentdu Comitédes régions.2008Premier viceprésidentdu CDR.« Il existe de fortesattentes dansla population pourun rôle renforcédes collectivitésterritorialesdans la politiqueeuropéenne. »1 er janvier 2009, l’enjeu européen pourles collectivités territoriales ne seracertainement plus la réforme institutionnellepuisqu’elles ont obtenuà peu près tout ce qu’elles pouvaientespérer.En revanche, les collectivités territorialesdevront répondre « présentes» sur les dossiers législatifs et surles grands enjeux, actuellement endiscussion, qui façonneront l’Europeà partir de 2010, pour ce qui est de larévision de la stratégie européennede croissance. Puis, à partir de 2013,pour ce qui est de l’avenir du budgeteuropéen et donc de celui de la politiquede cohésion. Par ailleurs, c’estvrai qu’il y a de fortes attentes dansla population pour un rôle renforcédes collectivités territoriales dans lapolitique européenne. Ainsi, dansune étude Eurobaromètre réaliséeen France en mars 2006, il apparaissaitque les élus régionaux et locauxétaient considérés comme les plusaptes à animer les débats sur l’Europe(57 %), devant la société civile(33 %), le gouvernement (32 %) et lesparlementaires (31 %). RECUEILLI PAR JÉRÔME ARFICHIFFRESCLÉS• 150 000 collectivitésterritoriales exercentleurs compétences àdes niveaux divers ausein de l’Europe des 27.• 250 « représentations »de régions,départements etvilles sont établies àBruxelles, et, parmielles, celle de l’Île-de-France.• 344 membrescomposent le Comitédes régions, instaurépar le traité deMaastricht en 1992. Cesmembres représententles collectivitésterritoriales de l’Unioneuropéenne. Le Comitédes régions joue unrôle consultatif, au côtédu Comité économiqueet social.• 24 des membresdu comité sont éluspar des régions,départements etcommunes français.ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


22 TRIBUNELes réflexions surl’aménagement institutionneldu cœurde l’agglomérationfranciliennene datent pasd’aujourd’hui. Maisle débat contemporainengagé par lesPS | 65 MEMBRES élus de Paris et de lapremière couronne aJean-Paul Planchouété fortement médiatisédepuis l’intervention du présidentde la République à Roissy, en juin 2007.En quelques mois, la discussion a prisun tour nouveau, et quiconque est attachéà la vigueur du débat démocratique© CONSEIL RÉGIONAL/DRPS ET APPARENTÉS | JEAN-PAUL PLANCHOULa Région et sa métropolene peut que s’en réjouir.Dans une Europe élargieau sein de laquelles’est affirmé le poids desmétropoles capitales, et àl’aune d’une rude compétitionmondiale, la craintegrandit que Paris ne soitplus, à l’avenir, en capacitéde rivaliser avec seshomologues : Londres, Berlin et mêmeMadrid pourraient être en mesure demieux tirer leur épingle du jeu.Il ne s’agit pas, dans cette perspective, des’inscrire dans un processus incontrôléde compétition territoriale exacerbée,mais bien d’assurer dans le centre del’agglomération un développementtechnologiquement fort et durable,une attractivité plus rayonnante, ensolidarité avec l’ensemble de l’espacerégional. Cette nouvelle dynamiquecoopérative à partir de la métropolecentrale pourrait alors conduire à lamise en place d’un étayage institutionnel.Le conseil régional devaitprendre toute sa part dans le débatengagé. Une commission reflétant ladiversité des sensibilités politiquesa été mise en place le 15 novembre2007 : de nombreuses auditionsd’élus, d’acteurs économiques etsociaux, d’experts ont été effectuées,avec cette question de bon sens entoile de fond : « un réaménagementinstitutionnel du cadre de l’agglomération,pour quoi faire ? »Ouverte, sans a priori, cette démarcheest, à n’en pas douter, utile au débatqui va s’amplifier encore durant l’année2008. Elle a, notamment, mis enlumière qu’en regard des problèmes« Il devient urgentde desserrerl’étreintequi bornele rayonnementde Paris dansson périmètretraditionnel. »© CONSEIL RÉGIONAL/DRposés – transports, logement, etc. – lepérimètre de la métropole variait géographiquementet que ces problèmesne trouvaient, en fait, de réelle solutionque dans le cadre régional.Les scenarii, tels qu’ils ont été présentésau conseil régional au mois d’avril,doivent donc à la fois permettre cenouvel élan de la métropole et conforterle cadre solidaire de la Région. Lespropositions, en conséquence, sontfonctionnelles, souples et respectueusesdes institutions en place. Ildevient urgent de desserrer l’étreintequi borne le rayonnement de Paris dansson périmètre traditionnel, de concrétiserl’esquisse de coopération entre lacapitale et ses communes voisines,d’élaborer une charte dudéveloppement et d’accélérerla mise en œuvre des projetsportés par les communes oules intercommunalités. Il enva de la modernisation de l’Îlede-Franceet de sa capacité àréduire les inégalités. Aussiest-il heureux de constaterque, dans ce débat difficile, la Régionjoue pleinement son rôle, en vue d’unedéfinition inédite et efficiente de sonterritoire central. Groupe socialiste Île-de-FranceTél. : 01 53 85 68 95www.ps-idf.comRarement uneflamme aura faitautant parlerd’elle. Les jeuxOlympiques ontmis en lumièrele combat desdéfenseurs desdroits humainsVERTS | 28 MEMBRES qui manifestentsans relâcheJean-Vincent Placépour trouverune issue pacifique à cettequestion brûlante : lesdroits démocratiquesen Chine, portés parles cris des Tibétainset des Tibétaines, surla situation que legouvernement chinoisfait prévaloir quant autraitement de toutesformes d’opposition. EnMRC ET APPARENTÉS | GUILLAUME VUILLETETOrly, Roissy : du neuf !MRC | 6 MEMBREScollectivitésGuillaume Vuilletetconcernées,pour débloquer la situation. C’estune bonne nouvelle pour les riverains.Et ce dispositif ne coûterarien au contribuable francilien, laRégion se remboursant sur la taxeprélevée sur les mouvementsaériens. La loi prévoit des aides à l’insonorisationdes logements à proximité des aéroportsd’Orly et de Roissy. Mais les financementsactuels ne permettent pas derépondre aux demandes. Sur propositiondes élus MRC, et notamment deDaniel Guérin et de Rachid Adda, laRégion va s’impliquer financièrementdans le dispositif, jusqu’à 150 millionsd’euros en partenariat avec les autres© CONSEIL RÉGIONAL/DR« Avec cedispositif,la Région agitconcrètementpour les droitsdes riverainsdes aéroportsfranciliens. »VERTS | JEAN-VINCENT PLACÉLes Verts mobilisés pourles droits de l’Hommedécembre 2005, le Groupe Verts afait adopter un vœu demandantnotamment que soit arboré tousles 10 mars au fronton du conseilrégional le drapeau du Tibet etqu’un soutien soit apporté à lademande de libération de diversprisonniers politiques tibétains.En avril, les Verts ont obtenu du© CONSEIL RÉGIONAL/DRRDG | 6 MEMBRESÉlisabeth Boyer« Nous avonsobtenule boycottde la cérémonied’ouverture. »République, Égalité, Liberté,Fraternité, Laïcité ; et nos priorités: Grenelle Environnement,transports en commun, efficacitééconomique, rayonnementseuropéen et international del’IDF. président de Région un geste sanséquivoque : celui de boycotter lacérémonie d’ouverture. De plus,le drapeau tibétain sera arboré aufronton de la Région durant toute ladurée des JO. Prise de position quia essaimé en Île-de-France dansdes villes comme Paris, Aulnaysous-Bois,Cesson... Depuis 1949,le peuple tibétain a été massacré :1,5 million de morts pour6 millions de Tibétains, réduits àl’exil et à une occupation faite dedestruction massive, decolonisation forcée...À l’inverse, l’attitudedu peuple tibétain etl’action du dalaï-lamaont toujours prônéune résistance nonviolente. Le délicat brasde fer diplomatique quis’ouvre aujourd’hui estune chance inespérée pour fairebouger les lignes dans ce sens.Toutes les pressions internationalesseront déterminantes. www.verts-regionidf.net.S’abonner à notre journalgratuitement : jean-marie.bouguen@wanadoo.frRDG ET APPARENTÉS | ÉLISABETH BOYERÊtre radical en IDFLors de la séance plénière du 18 avril 2008,six conseillers régionaux ont rendupublique la création du groupe Radicauxde gauche et apparentés. Celui-cirassemble des élus venus d’horizonsdifférents voulant agir et enrichir lamajorité régionale de leurs convictionshumaniste, solidaire et écologiste.Soutenant Jean-Paul Huchon,nous ferons entendre nos valeurs quifont l’identitédu groupe :« Un nouveaugroupe Radicauxde gauche etapparentés. »ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


COMMUNISTE, ALTERNATIVE CITOYENNE ET RÉPUBLICAIN | GABRIEL MASSOUL’éducation des jeunes en dangerNous soutenons les enseignants,les lycéens, lesparents d’élèves qui protestentcontre la suppressionde postes dansl’Éducation nationale.Le gouvernement sacrifiel’éducation et l’avenir demilliers de jeunes.CACR | 25 MEMBRES Il fait le choix d’unesociété purement libéraleoù se côtoierontGabriel Massouformations au rabais et formations élitistes.Un choix bien loin des exigences, portées parles jeunes, d’une formation de qualité pourtous. Ainsi, la généralisation des baccalauréatsprofessionnels en trois ans, au lieu dequatre actuellement, aboutit à la disparitiondes BEP. Un frein supplémentaire à la réussitede tous les jeunes, notamment les plusen difficulté.Notre Région joue un rôle essentiel dans laformation des jeunes par son intervention© CONSEIL RÉGIONAL/DRAutant que l’emploi et lestransports, la recherched’un logement décent etbon marché constitueune réelle préoccupationet une vraie priorité pournombre de Franciliens.Tous les outils publicsdoivent être mobilisés à laGDC | 17 MEMBRES fois pour accroître l’offrede logements, mais aussiBernard Lehideuxpour fluidifier le marchéà l’échelle de toute l’Île-de-France.C’est l’objectif d’une proposition des élusDémocrates et Centristes, réitérée à plusieursreprises depuis 2004, pour la créationd’un guichet unique de la recherche© CONSEIL RÉGIONAL/DRfinancière importante dans les lycées etdans le développement de l’apprentissage.Le Schéma régional des formations, adoptéen juin 2007, insiste avec raison sur cettecomplémentarité des modes et voies de formation.« Le gouvernementsacrifiel’éducation etl’avenir de milliersde jeunes. »Or cet équilibre estmis en danger parla politique gouvernementale.En amputant lesmoyens de la formationinitialepublique dans les lycées, le gouvernementréduit l’offre de formation et oblige lesrégions à prendre une part toujours plusimportante dans le champ de l’éducationvia l’apprentissage.Parce qu’il est attaché à une formation dequalité pour tous, notre groupe dénoncele désengagement de l’État et soutient lesmobilisations dans l’éducation. Sur Internet : www.eluscacridf.orgGDC | BERNARD LEHIDEUXPour un « Syndicat du logement » !« Tant mieuxsi les élusDémocrates etCentristes ont euraison avant toutle monde ! »de logement sous forme d’un « Syndicat dulogement en Île-de-France », fédérant l’actiondes différents acteurs concernés.Rep ou s s é e à l’automne 2007 par la quasitotalitéde l’assembléerégionale, ellefigure désormaisparmi les propositionsphares de lacommission ad hocsur le Grand Paris.Tant mieux si lesélus Démocrateset Centristes ont eu raison avant tout lemonde. Désormais, il faut concrétiser cetteidée ! gdc.idf@orange.fr – Tél. : 01 53 85 68 84.FN | MARINE LE PENNon aux régularisationsdes travailleurs clandestins !© CONSEIL RÉGIONAL/DRTRIBUNE 23MP | ROGER KAROUTCHIUne présidence ambitieusepour une Europe forteLe non français au référendum de 2005 a stigmatisénotre pays auprès de nos partenaireseuropéens alors que la France était traditionnellementl’un des moteurs de la constructionet du développement de l’Europe. La politiquevolontariste de Nicolas Sarkozy et du gouvernementsur la scène européenne a permis lasignature du Traité de Lisbonne qui nous a faitainsi sortir de l’impasse de 2005. La France aMP | 39 MEMBRES été le premier des pays fondateurs de l’EuropeRoger Karoutchi à le ratifier.Après une période de flottement, la France adonc retrouvé, grâce à l’action du président de la République,son rôle de moteur en proposant à ses partenaires européensde réviser le fonctionnement de l’Union européenne pour qu’ilsoit plus adapté à la physionomie actuelle de l’Union. Le traitéde Lisbonne traduit cette nouvelle donne institutionnelle etentrera en vigueur le 1 er janvier 2009.La France exercera la présidence del’Union européenne à partir du 1 er juillet.Cette présidence, la douzième exercéepar notre pays, sera riche d’enjeux car leprogramme d’actions arrêté par le gouvernementpermettra pour la premièrefois de travailler essentiellement sur despolitiques à la mesure du continent : l’immigration,le développement durable,l’énergie, la défense et l’agriculture. La« Le programmearrêté permettrapour la premièrefois de travailleressentiellementsur despolitiques àla mesure ducontinent. »clarté du programme permettra aux Français et plus généralementaux Européens de mieux apprécier l’utilité de l’actioncommunautaire.Collectivités locales de référence, les régions ont un rôle particulierà jouer dans la mise en œuvre des politiques européennes.On peut ainsi imaginer que le conseil régional d’Île-de-Franceprenne à l’avenir un certain nombre d’initiatives pour rapprocherl’Europe des citoyens, notamment en éveillant chez les jeunesune conscience européenne.À ce titre, le groupe Majorité présidentielle propose que la Régionparticipe au financement des séjours linguistiques en faveurdes lycéens et encourage le jumelage entre les lycées francilienset européens. Groupe Majorité présidentielle Île-de-FranceTél. : 01 53 85 68 05. Fax : 01 53 85 68 09.www.ile2france.info, www.jump-idf.orgCENTRE ET APPARENTÉS | LAURENT LAFONRassemblons les centristes !La gauche immigrationnisteet la droite des grandspatrons s’associent pourdemander la régularisationdes travailleursclandestins ! Sous prétextede satisfaire desemplois vacants, l’objectifpoursuivi est clair :FN | 15 MEMBRES peser à la baisse sur lesMarine Le Pen salaires. La victime c’estle travailleur français,qui peine à garder son emploi et n’ose plusdemander d’augmentation.© CONSEIL RÉGIONAL/DRAu conseil régional d’Île-de-France, les élusdu Front national demandent l’exclusiondes marchés publics et des subventionsdes employeurs exploitantdes clandestins.Contre ceux qui veulentenfreindre les lois, nousdéfendons les entrepriseshonnêtes, et par-là l’emploiet le pouvoir d’achatdes Français. www.fnidf.com« La victime,c’est letravailleurfrançais. »Pour nous joindre : contact@fnidf.comTél. : 01 53 85 67 80.© DRCENTRE | 7 MEMBRESLaurent LafonLa fidélité à nos convictions et le respect desengagements pris envers nos électeurs :voilà ce qui motive notre décision de créerle groupe Centre et Apparentés. Notre ambition: rassembler toutes celles et tous ceuxqui se reconnaissentdans l’UDF, ce mouvementhumaniste etréformateur indispensableà l’équilibrede la majorité présidentielle.Rejoigneznous! idf.centre@yahoo.fr« Rassemblertoutes celles ettous ceux qui sereconnaissentdans l’UDF. »ÎLE-DE-FRANCE | JUILLET-AOÛT 2008 | Nº 17


Notregrand pari,c’est faire denos différencesune véritableforce.TRANSPORTS, EMPLOI, LOGEMENT, LYCÉES, DÉVELOPPEMENT DURABLE…La Région,la puissance du territoire,la solidarité des projets.

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