Rapport d'activité 2003 - Federation of the Swiss Watch Industry FH

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Rapport d'activité 2003 - Federation of the Swiss Watch Industry FH

Rapport d'activité 2003


ISSN 1421-7384RAPPORT 2003FEDERATION DE L'INDUSTRIE HORLOGERE SUISSEVerband der Schweizerischen UhrenindustrieFederation of the Swiss Watch IndustryRue d'Argent 6, CH-2501 Bienne Tél : +41 (0)32/328.08.28 Fax : +41 (0)32/328.08.80http://www.fhs.che-mail : info@fhs.ch


ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUELa migration définitive et exclusivesur PowerPlay a permis de supprimerdes centaines de tableauxPDF statiques, dont la gestion etle manque de convivialité commençaientà poser quelques problèmes,aussi bien à l’interne qu’àl’externe de la FH. Le changementde système s’est déroulé dans detrès bonnes conditions et les utilisateursont rapidement adopté lesnouveaux outils proposés. Le gaind’autonomie a été apprécié et lesdemandes adressées au SES ontdiminué. Malgré la période dedémarrage de la nouvelle applicationstatistique, le nombre de«hits» sur le site Internet consacréà PowerPlay a dépassé le millionen 2003.TendancesLe magazine Tendances a été publiéà quatre reprises en 2003. Lesévolutions détaillées des exportationset importations horlogèressuisses y ont été analysées etcommentées. Une nouvelle rubriquea fait son apparition. Intitulée«Zoom sur…», elle est destinée àmettre en évidence un aspect particulierdes statistiques. En milieud’année, quelques procédures ontété adaptées afin que Tendancesparaisse plus rapidement. Les analysessont ainsi diffusées dans lesmeilleurs délais.Données historiquesLe SES possède de nombreusesdonnées statistiques, dont certainesremontent au début du sièclepassé. En 2003, un effort particuliera été fourni pour rechercheret traiter toutes les données disponiblesen format informatique.Les bases de données contiennentà présent des chiffres depuis1973. Malgré les changements desystèmes et de classifications quiont marqué ces trente dernièresannées, les principales caractéristiquesdes statistiques sont restéessur une base commune, permettantde créer de longues séries cohérentes.La consultation de cesrésultats est maintenant très rapideet aisée.Commission économiqueSous la présidence de Jacques-Alain Voirol, la Commission économiques’est réunie à quatre reprisesen 2003. Les différents thèmesabordés au cours de ces séan-ces ont notamment été la baissedes volumes exportés et les relationsentre l’horlogerie suisse etl’Union européenne. Les participantsse sont également penchéssur les évolutions de la conjoncturehorlogère et sur divers thèmesde réflexion qui pourraientaboutir en 2004 à un séminaire àl’attention des membres FH.Négociations salarialesComme chaque année au mois deseptembre, la Convention patronalede l’industrie horlogèresuisse, accompagnée d’un représentantde la FH, a rencontré lesyndicat FTMH pour fixer, dans lecadre de la convention collectivede travail, l’évolution salariale dela branche en 2004. Les négociationsne portant que sur la variationnominale des salaires, les partiessont rapidement tombéesd’accord. Calculée sur la base dusalaire horloger moyen et del’évolution annuelle de l’indice desprix à la consommation à fin août,l’allocation de renchérissement au1 er janvier 2004 a été fixée à 25francs, avec un plancher de 20francs et un plafond de 30 francs.11


ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUESystème harmoniséLes exportations horlogères suissessont classifiées en respectantle Système harmonisé international,nomenclature qui couvre tousles produits et consacre son chapitre91 à l’horlogerie. Un tel systèmenécessite une gestion rigoureuseet adaptée aux changementsdu commerce international:au niveau mondial, lorsqu’uneposition tarifaire voit son niveauglobal passer au-dessous d’unecertaine limite, pendant plusieursannées, elle est considéréecomme peu significative et sa suppressionest alors proposée; à l’inverse,des positions tarifaires nouvellespeuvent être créées, afin parexemple de suivre en détail l’évolutiond’un nouveau produit.Dans le cadre de la prochaine révisiondu Système harmonisé, uneprocédure de consultation a étélancée. Etant donné que plusieurspositions impliquées concernaientl’horlogerie, la FH a fait part deses arguments. Les produits concernésétaient notamment les cageset cabinets, les ressorts etspiraux, les pierres et les platineset ponts. Les exportations suissesde produits de ces catégories sontgénéralement faibles. Certainesde ces positions fournissent cependantdes détails importants surdes produits spécifiques. La FH apar conséquent plaidé pour leurmaintien.Statistique de l’emploiL’Office fédéral de la statistique(OFS) établit chaque trimestre lastatistique de l’emploi. Dans ce cadre,la FH jouait le rôle d’intermédiaireavec la branche. Devenu pesant,ce procédé n’offrait plus satisfactionaux yeux de l’OFS. D’uncommun accord, la gestion desquestionnaires a été confiée àl’OFS, qui se charge depuis mi-2003 de l’envoi et de la collectedes formulaires de manière directe.La FH continue cependantde recevoir les résultats de l’enquête.La FH et economiesuisseMembre important d’economiesuisse,la FH est représentée aucomité de cette association parHanspeter Rentsch (SwatchGroup) et Bertrand Gros (Rolex),qui a remplacé Jean-PaulVoïtchovsky (Rolex) en coursd’exercice. Hanspeter Rentschoccupe également le siège horlogerdu comité directeur.Née de la fusion du Vorort et dela SDES, economiesuisse a adoptéde nouveaux statuts et mis sur piedun nouveau système de contributions,entraînant une hausse sensiblede la cotisation impartie àl’horlogerie. Si le Conseil de la FHa clairement manifesté sa volontéde voir l’horlogerie rester membred’economiesuisse et d’y jouerun rôle actif, la cotisation précitéea suscité de nombreuses discussions,tant au sein de la FH quede ses associations membres.Grâce à la collaboration de cesdernières et des trois principauxgroupes horlogers (Swatch, Rolexet Richemont), il a été possibled’assurer le financement nécessairepermettant à la FH de remplirses nouvelles obligations.Afin de permettre à ses membresde s’informer sur l’association faîtièreéconomique suisse, la FH aorganisé une séance d’informationle 21 octobre à Bienne. Quelque40 participants ont répondu à l’appel.Rudolf Ramsauer, présidentde la direction d’economiesuisse,Gregor Kündig, membre de la direction,et Vincent Simon, bureaude Genève, sont venus présenterl’organisation faîtière et les principauxdossiers qu’elle traite : augmentationde la quote-part del’Etat et de la TVA, élargissementde l’Union européenne, négociationsOMC et accords bilatéraux,campagnes de votation. A ce sujet,il vaut la peine de releverqu’economiesuisse a participé à22 campagnes de votation entre2000 et 2003 et en a gagné 21.La FH a par ailleurs participé auxconsultations lancées pareconomiesuisse en 2003 (nouvelleréglementation du marché del’électricité et du prix du couranten Suisse, modification de la loisur les cartels, redevances en matièrede droits d’auteur), ainsiqu’aux commissions et groupesde travail qui touchent des sujetsimportants pour l’horlogerie, àsavoir l’intégration européenne,l’Organisation mondiale du commerce(OMC), la protection de lapropriété intellectuelle et lesquestions d’origine douanière.12


LA FH SUR LES MARCHESEn 2003, le service des affairesextérieures et celui des affairespromotionnelles ont poursuivileurs activités visant à l’améliorationdes conditions d’accès auxmarchés, la promotion des exportationshorlogères suisses, l’appuiaux entreprises confrontées à desproblèmes souvent pratiquesdans leurs relations avec l’étranger,l’information du monde extérieursur l’industrie horlogèresuisse et les produits qu’elle est àmême d’offrir, ainsi que la défenseau sens large des intérêtsde la branche dans le monde.Collaborant étroitement avec demultiples partenaires (administrationfédérale, diplomatie, chambresde commerce, associations,etc), la FH a ainsi pu mener toutesles démarches nécessairespour la protection et la défensedes intérêts de la branche sur lesmarchés étrangers, que ce soit àtitre bilatéral ou multilatéral (Organisationmondiale du commerce).Il s’est agi, en particulier,de la préparation de «dossiershorlogers» destinés aux déléguésdu Conseil fédéral appelés à accomplirdes missions à l’étrangerou à recevoir des délégations officiellesétrangères en Suisse. En2003, ce fut le cas notammentpour des pays comme la Bolivie,le Brésil, la Chine, la Corée duSud, Hong Kong, l’Inde, le Japon,le Kazakhstan, le Liban, leMaroc, le Pérou, les Philippines,la Russie, la Turquie et l’Ukraine.Par ailleurs, la FH n’a rien négligépour que, dans le cadre des négociationsengagées à titre spécifiqueou lors des réunions decommissions mixtes intergouvernementales,les représentants dela Confédération soient en possessionde tous les éléments pourœuvrer efficacement en faveurd’une amélioration des conditionsd’importation des produits horlogers.Tel fut aussi le cas lors desmultiples rencontres organiséessoit en Suisse soit sur place avecle corps diplomatique helvétiqueen poste à l’étranger.Sollicité quotidiennement par lesmembres, le service des affairesextérieures a mis tout en œuvreafin de satisfaire efficacementleurs demandes de renseignements,généraux ou particuliers.Plusieurs dizaines de milliers derequêtes (commerce horlogermondial, fiches d’informations,adresses-contacts pour mises enrelations d’affaires) ont été ainsisatisfaites au cours de l’année,essentiellement par l’intermédiairedes différentes banques de donnéeset documents mis à la dispositionexclusive des membresFH via Internet.Atout s’il en est un, la FH s’appuie,dans l’accomplissement desa tâche, sur l’activité de ses centresd’information à l’étranger(Hong Kong et Tokyo), ainsi quesur le travail effectué par ses différentscorrespondants basés àAsunción, Londres et Taipei. Ils’agit là d’un des services caractéristiquesde la FH qui la distinguedes autres organisations professionnelles.Il va sans dire que cescentres, qui ont su établir au fildes années un réseau très densede relations d’une grande valeurdans leurs pays respectifs, ont étérégulièrement sollicités tant parles différents délégués des maisonssuisses en déplacement quepar les organisations, sociétés etautres consommateurs de leur lieude résidence.Le cahier des charges des centresde la FH comporte entre autresles contacts avec les autorités etles interventions en matière depolitique commerciale, les relationspubliques, la collaborationavec le commerce local et les associationsprofessionnelles de labranche, le recueil d’informationsconcernant les marchés et les conditionsd’accès à ces derniers, l’appuidirect aux membres de la FH,la lutte anticontrefaçon, ainsi quela gestion de services spécifiquesautofinancés.Organisation mondiale du commerce (OMC)L’année 2003 revêtait une importanceparticulière pour l’OMCpuisque le calendrier prévu devaitpermettre une relance du processusde négociations multilatéralesinitié à Doha en 2001. Le nombreet la diversité des sujets abordéspar le cycle de Doha (négociationstarifaires, services, investissements,environnement, etc)ont mis en exergue les oppositionsmultiples entre Etats ougroupes d’Etats nouvellementconstitués. L’échec de la Conférenceministérielle de Cancun enseptembre a révélé les divergencesd’intérêts parfois fondamentalesentre les 148 pays réunisautour de la table de négociations.Dès lors et sans surprise, le Conseilgénéral de l’OMC n’est pasparvenu, en décembre, à se mettred’accord sur de nouvelles directivesen vue de relancer les12


LA FH SUR LES MARCHESnégociations. D’une manière oud’une autre, celles-ci devront obligatoirementreprendre en 2004,ne serait-ce que pour limiter lesretards prévisibles.Industrie exportatrice issue d’unpays qui n’appartient à aucun desgrands blocs commerciaux, etdonc dépendante d’un régimecommercial multilatéral stable,l’horlogerie suisse déplore évidemmentl’ajournement du cyclede Doha. De fait, les négociationsrelatives à la libéralisation de l’accèsaux marchés et à l’éliminationdes mesures non tarifaires la concernentau premier chef danstoute une série de pays. Tout aulong de l’année, la FH s’est associéeaux travaux du groupe de travailOMC d’economiesuisse, ainsiqu’à ceux du groupe de liaisonOMC/ONG, afin de suivre l’évolutiondes négociations et d’y fairevaloir les intérêts de la branche.Le conseiller fédéral Joseph Deiss endiscussion avec Robert Zoellick (USTrade Representative) lors de la conférenceministérielle de l’OMC à Tokyole 15 février 2003.EuropeSelon l’OCDE, la croissance enEurope n’a atteint que 0,5 % en2003 mais pourrait s’établir à1,8 % en 2004. C’est avant toutgrâce au dynamisme de l’économieaméricaine et à la reprise ducommerce mondial que la vieilleEurope, soutenue par ses exportations,a pu remonter la pente.La consommation des ménagesprogresse en effet faiblement àcause de la persistance d’un chômageélevé. Les ménages, toujoursinquiets quant à l’emploi,hésitent à dépenser et préfèrentmaintenir une épargne de précaution.Pesant sur l’activité, l’appréciationde l’euro est devenue unepréoccupation générale, tant pourles entreprises que pour les autoritésmonétaires ou les gouvernementseuropéens. L’euro a ainsipris plus de 17 % en 2003 faceau dollar, après un gain de prèsde 18 % en 2002.La conjoncture déprimée de l’Europen’a évidemment pas favoriséles exportations horlogèressuisses en 2003. Notre principalmarché, l’Italie, avec 735,1 millionsde francs, a reculé de 9,6 %, alorsque la France, avec 611 millionsde francs, a lâché 9,0 %. Quant àl’Allemagne, elle est en baisse de9,9 %, à 568,3 millions de francs.Les exportations vers le Royaume-Uni et l’Espagne ont par contreprogressé respectivement de 3,1% et 4,4 %, à 580,4 et 350,1 millionsde francs.A la suite de la grave crise économiquetraversée par la Turquie en2001, l’engagement du Fondsmonétaire international (FMI)s’est graduellement renforcé, facilitantle début de l’assainissementmacroéconomique. Le contexteturc s’éclaircit ainsi progres-sivement du fait d’une améliorationnotable des fondamentauxéconomiques et des perspectivesencourageantes qui semblent sedessiner en matière d’adhésioneuropéenne. Mais l’économiereste très fragile suite à l’importantedette accumulée lors de lacrise de 2001 et à la persistancede la méfiance des acteurs économiquesinternationaux qui n’investissentplus sur ce marché.En Turquie, la FH est intervenueauprès du Ministère du commerceà propos des normesd’étanchéité des montres. Certainsmilieux ont en effet fait partde leur inquiétude quant à la volontédes autorités locales d’introduiredes tests et une procédurede certification pour vérifierl’étanchéité des montres importées.Les services de la FH ontrendu attentives les autorités concernéesaux normes ISO déjàappliquées par les producteurssuisses, normes qui rendent superfluestoute nouvelle procédureà l’importation.13


LA FH SUR LES MARCHESEurope de l’EstA la veille de leur entrée dansl’Union européenne, les paysd’Europe centrale et orientale(PECO) appelés à rejoindre lesquinze le 1er mai 2004, ont enregistréune croissance moyennesupérieure à celle des pays membres.Le facteur essentiel a été lavigueur de la demande domestiquesoutenue par la consommation,elle-même alimentée par deshausses substantielles de revenu.Par contre, les déficits des financespubliques se sont dans l’ensembleaggravés. Mais les investissementsdirects étrangers ontfortement augmenté en 2002 et2003, empêchant une détériorationde la balance des paiements.Le principal point noir dans cespays demeure l’emploi qui, endépit de cette croissance soutenue,ne connaît pas de véritableamélioration.L’élargissement de l’Union européennene devrait pas avoir deconséquences économiques majeurespuisque les économies desactuels et nouveaux membressont déjà très imbriquées: 68 %des exportations des nouveauxadhérents sont déjà dirigées versl’Union.Ayant réussi à retrouver son rangde grande puissance économique,la Russie veut désormais accélérerle rythme des négociationspour son adhésion à l’OMC.Depuis plus de dix ans, elle poursuitsa restructuration et ses réformespour améliorer sonattractivité et être en mesure deremplir les critères d’entrée àcette organisation. Dans ce contexte,la FH a été sollicitée durantl’année sur les problèmes tarifaireset non tarifaires grevant l’importationde produits horlogerssur le marché russe, en participantindirectement aux négociations bilatéralesmenées par le Secrétariatd’Etat à l’économie en vued’abaisser notamment les droitsde douane sur les produits horlogersqui s’établissent encore à20 % ad valorem. La Commissionmixte Suisse-Russie qui s’est tenueen mars, à laquelle a participé laFH, a été l’occasion d’insister surce problème, ainsi que sur lesnombreuses autres difficultés rencontréespar les exportateurs suissessur ce marché.Deuxième pays de la Communautédes Etats indépendants(CEI) avec 48 millions d’habitants,l’Ukraine connaît depuis quatreans une croissance rapide, quis’est confirmée en 2003 avec uneaugmentation du PIB de 7 % environ.Si ce pays représente dèslors un marché intéressant tantpour l’exportateur que pour l’investisseur,le rythme des réformesest cependant lent. Quant à lacorruption, aux lourdeurs bureaucratiques,au respect relatif de lapropriété intellectuelle et au manquede transparence, ils représententencore de sérieux obstaclesau commerce et à l’investissement.L’Ukraine souhaitant rejoindrel’OMC en 2004, des négociationsbilatérales avec la Suisse sont encours, négociations pour lesquellesla FH a été sollicitée par leSecrétariat d’Etat à l’économie. Deplus, une rencontre organisée le20 mars 2003 à Zurich par laChambre de commerce Suisse-Ukraine et la Swiss Organisationfor Facilitating Investments (SOFI),à l’occasion de la venue en Suissed’une délégation ukrainienne emmenéepar le premier ministreVictor F. Yanukovych, a permis audélégué de la FH de s’entreteniravec ce dernier et de rappeler lespréoccupations de l’horlogeriesuisse. Enfin, la quatrième sessionde la Commission mixte Suisse-Ukraine, initialement prévue enjuin 2002 et reportée en avril2003 à Kiev, a été l’occasion derappeler les entraves aux échangesconstitués par des droits dedouane de 25 % ad valorem.Le Kazakhstan dispose d’atoutsstructurels importants. Doté deressources naturelles et menantune politique relativement prudente,ce pays a des perspectivesde développement exceptionnelles,dues notamment à la découverterécente de réserves d’hydrocarburesparmi les plus importantesconnues au monde.La Commission mixte Suisse-Kazakhstans’est réunie à Astana enoctobre 2003. A cette occasion,la FH a présenté un mémorandumdemandant de réduire lesdroits de douane, qui sont actuellementde 15 % ad valorem surles produits horlogers, et d’étudierla possibilité d’introduire les carnetsATA pour faciliter les importationstemporaires.14


LA FH SUR LES MARCHESRelations avec l’Union européenneFidèle à son habitude, le Comitépermanent de l’horlogerie européenne(CPHE) a tenu deux séancesen 2003, sous la présidencede François Habersaat, la premièreà Genève le 24 juin, la secondeà Edimbourg le 17 octobre.Le CPHE regroupe des délégationsvenant d’Allemagne, deFrance, d’Italie, du Royaume-Uniet de Suisse. La délégation suisse,conduite par le président de la FH,Jean-Daniel Pasche, comprenaiten outre Roland Bloch, vice-présidentde la FH, et Pierre-AlainStorrer, président de l’UBAH.En matière de déchets électriqueset électroniques, de nouvelles directivesont été adoptées par l’UE.Pour l’horlogerie, elles impliquentla mise sur pied d’un système decollecte et de recyclage des produitsélectroniques, ainsi que l’appositiond’un label sur les documentsaccompagnant le produitpour indiquer le recyclage et l’éliminationséparée des piles. Fortheureusement, la branche a puéchapper au marquage obligatoiresur les produits eux-mêmes.Les discussions ont aussi porté surla tentative de la présidence italiennedu Conseil de l’Union européennede remettre sur les railsle projet de directive communautaireen matière de métaux précieux,ainsi que sur la révisionéventuelle de l’accord complémentairehorloger de 1972.En fin d’année, FrançoisHabersaat a quitté la présidencedu CPHE, mettant ainsi un termeà un mandat de quatre ans.Nommé président d’honneur, ila été remplacé par Jean-LouisBurdet, vice-président de laChambre française de l’horlogerieet des microtechniques(CFHM). La vice-présidence duCPHE est quant à elle revenue auprésident de la FH, Jean-DanielPasche, alors que le secrétariatest passé de la FH à la CFHM,plus précisément à PatriceBesnard.AfriqueL’Afrique, dont la part dans lecommerce mondial atteint àpeine 2 %, reste dépendante deses matières premières (pétrole,minéraux, café, cacao, coton,etc), dont les cours fluctuent fortement,ce qui aggrave la vulnérabilitédu continent. La productionagricole subit par ailleurs leseffets des aléas climatiques (sécheressesou inondations).Globalement, les exportationshorlogères suisses vers l’Afriqueont diminué de 13,8 % en valeuren 2003. Les principaux marchésont été l’Egypte avec 19,0 millionsde francs (+ 2,9 %), le Nigeria avec16,9 millions (- 12,4 %), l’Afriquedu Sud avec 14,9 millions(- 35,7 %) et le Maroc avec 10,0millions (- 9,9 %).L’économie du Maroc, qui a affichéune croissance supérieure à4,0 % en 2002 et 2003, reste caractériséepar une fragilité importante,liée à la forte prédominancedu secteur agricole. En raison del’évolution démographique, lacroissance reste par ailleurs insuffisantepour permettre une progressiondu revenu par habitantet une réduction significative duchômage, qui est particulièrementélevé dans les zones urbaines.15Grâce à l’Accord de libreéchangeavec l’AELE entré en vigueurle 1er décembre 1999, iln’existe pas de barrières tarifairesà l’entrée des produits horlogerssuisses au Maroc. La corruption,le niveau élevé des impôts, la contrebandeet la difficulté de fairevaloir ses droits légaux minentcependant la compétitivité del’économie locale. La FH a remisun rapport sur l’évolution deséchanges horlogers suisses avecce pays à l’occasion de la visiteofficielle du conseiller fédéral JosephDeiss les 11 et 12 mai 2003au Maroc.


LA FH SUR LES MARCHESMoyen-OrientBien que la crise irakienne ait dominél’actualité du Moyen-Orienten 2003, ses retombées sur la régionn’ont pas été, selon le Fondsmonétaire international, «aussigraves que prévu», la plupart despays de cette partie du mondeayant «traversé sans trop d’encombrescette tourmente et tenule cap de leur croissance, qui sesitue autour de 5 % en 2003».De fait, l’impact du ralentissementde l’économie mondialedepuis 2001, qui a provoqué unestagnation de la consommationd’énergie fossile, a été largementcompensé par le maintien à unniveau artificiellement élevé descours du pétrole, lui-même dûaux tensions locales, ainsi qu’à ladécision surprise de l’OPEP deréduire ses quotas à partir du 1ernovembre 2003.En Arabie saoudite, où les recettespétrolières ont atteint leur plushaut niveau au cours des deuxdernières décennies, la croissanceéconomique a été de quelque12 %. Ce résultat revêt, dans unecertaine mesure, un caractère exceptionnel,compte tenu de lapersistance des problèmes structurelsauxquels l’économie localedoit toujours faire face.La croissance économique auxEmirats arabes unis s’est quantà elle établie aux alentours de 5%. Moins sensible qu’il y a dix ouvingt ans aux aléas de la conjoncturepétrolière, l’économie dupays est en quelque sorte protégéepar le très important stockd’avoirs publics détenu à l’étranger,ainsi que par le niveau de diversificationatteint (la contributiondes hydrocarbures au PIB quiétait de 67 % au milieu des années70 est actuellement inférieureà 30 %).De leur côté, les économies duProche-Orient (Israël, Jordanie,Liban, Syrie) ont certes égalementété soulagées par la brièvetédu conflit en Irak. Toutefois,la détérioration de la situation générale,tant en Irak qu’en Palestine,au cours de l’été, a mis a malles espoirs de reprise économiquerapide dans la région.D’autres facteurs nationaux(baisse du tourisme en Jordanie,endettement au Liban, etc) sontpar ailleurs venus peser sur l’activitéau cours de l’année.Dans ce contexte, les exportationshorlogères à destination dela région ont logiquement enregistréun léger recul (-1,5 % à 670millions de francs). Les principauxmarchés de la zone sont en baisse(Emirats arabes unis -1,5 %, Arabiesaoudite -5,7 %), alors qued’autres débouchés consolidentou améliorent leurs résultats(Koweït +7,4 %, Oman +37 %,Qatar +7 %, Israël +6%).AsieLes exportations horlogères helvétiquesvers l’Asie ont diminuéde 4,4 % en valeur en 2003. Lesprincipaux marchés sont HongKong avec 1'420,2 millions defrancs (-8,2 %), le Japon (984,9millions, -10,5 %) et Singapour(395,1 millions, -8,9 %). Viennentensuite la Chine (197,2 millions,+109,3 %), la Thaïlande (186,2millions, +3,1 %), Taiwan (183,9millions, - 1,0 %), la Corée du Sud(62,1 millions, -2,4 %), l’Inde (26,4millions, -3,7 %) et la Malaisie(25,8 millions, -6,2%).Au Japon, le gouvernement arevu légèrement à la hausse sondiagnostic de l’économie, considérantque cette dernière présentaitdes signes de reprise durableaprès treize années de stagnation.Malgré l’appréciation de près de12 % du yen par rapport au dol-16


LA FH SUR LES MARCHESlar en 2003, les exportations et laproduction industrielle sont enprogression. Les bénéfices des entreprisesont également continuéd’augmenter, stimulant ainsi lesdépenses d’investissement. Enfin,autre signe favorable, les faillitesd’entreprises ont chuté de 14,6 %en 2003 par rapport à 2002, cequi représente leur première contractionen quatre ans.Le Centre FH de Tokyo permetde suivre au plus près l’évolutiondu marché, d’obtenir des statistiqueshorlogères, de s’informer surles nouveaux produits de la brancheet sur la politique des entreprisesconcurrentes. En collaborationavec le magazine TokeiBijutsu Hoshoku News, ledit centrea procédé durant les cinq dernièresannées à un sondageauprès de 150 détaillants ougrands magasins japonais permettantdeux fois par an de suivrel’évolution des ventes de montrespar marques et segments de prix.Ce sondage est le seul effectuéau Japon en matière horlogère.Les résultats en ont été mis à ladisposition du public sur le siteInternet du centre (http://www.fhtokyo.com).Comme il devenaittoujours plus difficile d’obtenir untaux de réponse satisfaisant, lecentre s’est tourné vers un organismespécialisé dans ce genred’études, qui pourra contacterquelque 500 compagnies. Ce projet,qui débutera en 2004, devraitpermettre une meilleure couverturedu marché.Appuyé par la centrale à Bienne,le Centre de Tokyo a par ailleurscontinué d’assurer la maintenancedu pool de service après-vente duTaga Watch Center au profit de21 entreprises et 28 marques différentes.Il a également réponduaux nombreuses questions desconsommateurs nippons sur larecherche de marques suisses ousur des problèmes techniques.En juin, des consultations économiquesbilatérales ont eu lieu àTokyo entre les autorités suisseset japonaises. La FH en a profitépour mettre à l’ordre du jour desdiscussions le problème du renvoides montres en Suisse pourréparation.Depuis près de trois ans, la politiqueéconomique des Philippinesn’a pas changé de cap: l’inflationest maîtrisée, les dépenses budgétairescontrôlées et les réservesstabilisées. Le pays se trouvepar contre en proie à de nombreuxscandales. La mutinerie du27 juillet et les menaces de renversementdont la présidente s’estdite victime ont créé une situationvolatile et ne permettent guèreune vue sereine de l’avenir. Ladéfection des investisseurs internationauxcontribue à une évolutiondéfavorable de la balance despaiements. Consultée à l’occasionde la mission économique conduitepar l’ambassadeur Jörg Al.Reding en novembre, la FH a faitpart du souhait de l’industrie horlogèreque les autorités adhèrentà la convention du carnet ATA eta fait le point sur la situation enmatière de lutte anticontrefaçon.L’économie mondiale redémarrant,en particulier aux Etats-Unis,les exportations de la Corée duSud en ont profité. Tirée par lesexportations, la production industrielleparaît être sortie de la récessionau troisième trimestre2003. Les indicateurs sont malgrétout contradictoires: ils montrentque l’économie coréenne devraitrester convalescente jusqu’en2004. Le voyage du conseiller fédéralJoseph Deiss dans ce paysen novembre a permis une nouvellefois à la FH d’insister auprèsdes autorités locales sur le problèmede la Special Excise Tax quirenchérit l’importation des montressuisses de luxe sur ce marché.Souvent comparée à la Chine,l’Inde est engagée dans une compétitionavec ce pays sur le plande la croissance et des réformes.Il n’est toutefois pas à même deréaliser une aussi forte expansion,même si l’on s’attend à une croissancedu PIB de 7 % durant l’annéefiscale avril 2003 - mars 2004.Les fondamentaux économiquessont favorables avec une inflationde 4,0 à 4,5 %, des réserves dechange de 96 milliards de dollars,une croissance de l’agriculture de8 à 9 % et une reprise des investissementsindustriels. L’Inde estencore relativement peu activedans le commerce international,ce qui explique qu’elle soit peuaffectée par la conjoncture mondiale.La classe moyenne y est deplus en plus étoffée, puisque l’onconsidère que 35 millions d’Indiensdisposent aujourd’hui deplus de 1'000 euro par mois etque leur nombre augmente de10 % par an. Néanmoins, le fosséentre riches et pauvres s’accroîtet le pays compte encore le plusgrand nombre de pauvres aumonde, 430 millions de personnesy vivant avec moins d’un dollarpar jour selon la Banque mondiale.Par l’intermédiaire de la Chambrede commerce Suisse - Asie duSud-Est et l’Ambassade de Suisseà New Delhi, la FH a pu, à la veillede l’élaboration du budget 2004-2005, faire part de ses préoccupationsquant aux obstacles tarifairesqui freinent encore l’importationde montres-bracelets en17


LA FH SUR LES MARCHESInde. C’est avec satisfaction quela FH a pris note que le gouvernementindien maintenait le capde la libéralisation et baissait dèsjanvier 2004 les droits de douanemaximum de 25 % à 20 %, supprimanten outre la SpecialAdditional Duty de 4%. Il s’ensuitune diminution de 11,4 % destaxes sur les garde-temps importés,ce qui devrait faciliter le commercedes montres suisses enInde.L’économie la plus libre dumonde, Hong Kong, s’est relevéetrès vite des restructurations engagéesà la suite de la crise financièreet de l’épidémie de SRAS.Le FMI table sur une croissancede 4,5 à 5,0 % pour 2004, aprèsune progression de l’ordre de 3% en 2003.Sérieusement affectée par lapneumonie atypique au coursdes deux premiers trimestres, l’activitééconomique s’est en effetrelevée à partir de juillet. Le chômagea quelque peu reculé,comme la déflation, et les indicesboursiers en hausse ont réactivél’afflux de capitaux vers la placefinancière. Surtout, l’afflux destouristes, majoritairement issusde Chine, a repris, contribuant àun regain d’activité dans le commercede détail en général et plusparticulièrement dans le commercehorloger.2003 aura aussi été marqué parla signature de l’accord de partenariatCEPA (Close EconomicPartnership Agreement) entreHong Kong et la Chine. Cet accord,entré en vigueur le 1er janvier2004, concerne en prioritéles secteurs des biens et des services.D’une part, il permettra auxproduits de Hong Kong d’accéderà la Chine sans droits de douaneet, d’autre part, il ouvrira l’économiechinoise aux fournisseurs deservices de Hong Kong, qui représentent86 % de l’économie locale.Les autorités monétaires ont pourleur part donné leur feu vert à uncertain nombre d’opérations enrenmimbis pour les banques locales.Celles-ci pourront ainsiouvrir des comptes et prendredes dépôts en RMB pour les particuliers,les entreprises restant exclues.Elles pourront aussi échangerRMB et Hong Kong dollar (aumaximum 20’000 RMB par jour)et effectuer des transferts en RMBentre Hong Kong et le continent(au maximum 50’000 RMB parjour). Elles auront par ailleurs lalatitude d’accepter les cartes depaiement et de crédit émises enRMB par leurs collègues continentales.Il faut sans aucun doute voirdans ces mesures la première concrétisationd’un long développementqui, vraisemblablement,consacrera Hong Kong commeplate-forme avant-coureuse de lalibéralisation des changes. Cerôle, communément appelé «offshorerenmimbis», est en quelquesorte une reconnaissance dont lesecteur bancaire de Hong Kongtirera des revenus substantiels etune expertise de première main,sans parler des facilités de paiementsainsi mises à la dispositiondes touristes chinois.Force est de constater que l’évolutiondes exportations horlogèressuisses à destination de HongKong a particulièrement suivil’évolution du marché local. Ainsi,après un premier trimestre deconsolidation, les exportations ontfortement reculé au cours de lapériode avril-septembre (-12 %par rapport à la période correspondanteprécédente). Le derniertrimestre a vu quant à lui ce reculs’atténuer (-8 %). Au final, les exportationshorlogères suisses ontreculé de 8 % sur l’ensemble del’année. L’impact de l’épidémie deSRAS, tant au niveau de la clientèlelocale que de la clientèle touristiquechinoise, a donc été majeur.Les 9 et 10 novembre, le présidentde la FH, Jean-Daniel Pasche,a pris part à une mission économiquesuisse à Hong Kong conduitepar le conseiller fédéral JosephDeiss. La délégation, quicomprenait une douzaine de représentantsde l’économie suisse,a eu des entretiens avec le secrétaireaux finances Henry Tang, lesecrétaire au développement économiqueStephen Ip et le directeurexécutif du Hong Kong TradeDevelopment Council (HKTDC)Frederic Lam. Les discussions ontporté sur les relations économiqueset sur l’avenir de Hong Kongen tant que place financière asiatique.Dans le domaine horloger,le conseiller fédéral Deiss et la FHse sont félicités de l’accord signéentre le HKTDC et la sociétéMCH Messe Basel quant au retourà Baselworld 2004 des exposantsde Hong Kong, accord qui amis un terme aux tensions qui ontrésulté de l’édition 2003 du salonbâlois.Parallèlement à l’appui direct auxmembres FH, le Centre FH deHong Kong et FH Promotion Ltdont poursuivi leurs activités d’in-18


LA FH SUR LES MARCHESformation, de promotion et delutte anticontrefaçon dans l’anciennecolonie britannique, ainsique dans les pays environnants.Les contacts avec les médias locauxou internationaux ont étéparticulièrement nombreux (TheNew York Times, The BangkokPost, TF1, TV5, SSR, etc), toutcomme ceux établis avec lemonde diplomatique en Chine, enCorée du Sud ou en Thaïlandenotamment. Le Centre FH s'estaussi attaché à informer régulièrementle grand public sur l'activitédes marques présentes sur lemarché, en particulier par l'intermédiairede son site Internet(www.theartoftime.com).De son côté, le Club horlogersuisse de Hong Kong, géré parFH Promotion Ltd, a continuéd’être un lieu d’échange pour sesmembres, ainsi qu’une plateformepromotionnelle pour lesfabricants suisses d’horlogerie;sept rencontres ont ainsi été organiséesau cours de l’année.Pour clore le chapitre consacré àla représentation FH à HongKong, relevons que deux moisd’interviews auprès de plus de140 points de vente et 3’200 consommateursauront été nécessairesà FH Promotion Ltd pour laréalisation d’une enquête sur laconsommation de montres enChine. Réalisée dans sept villesd’importance (Beijing, Changchun,Dalian, Hangzhou, Harbin,Shanghai et Shenyang), cette enquêtea permis d’apporter bonnombre d’indications précieusesen matière de qualité des pointsde vente, de reconnaissance desmarques, de comportement desconsommateurs, de motivationsd’achats, ainsi que sur l’évolutiondes affaires horlogères au niveaudu commerce de détail. Son approcherégionale a égalementpermis de mettre en lumière lesdifférences comportementales inhérentesà un marché aussi vaste.En 2003, la Chine a figuré parmiles pays ayant enregistré la croissanceéconomique la plus soutenue:+9,9 % au dernier trimestreet +8,5 % pour l’ensemble de l’année.Ce résultat a notamment été atteintgrâce à une reprise plus forteque prévue au second semestre.Après avoir démarré en trombeà 9,9 %, l’économie chinoise a eneffet brutalement été freinéed’avril à juin, tombant à 6,7 % decroissance, son plus bas niveauen onze ans, en raison de l’épidémiede SRAS qui a surtoutfrappé les services et le tourisme.L’investissement, la consommation- elle-même tirée à la haussepar la production industrielle - etles exportations ont contribué demanière significative à cette croissance.Et ce rythme enviable devraitse maintenir, les prévisionsactuelles tablant sur une croissanced’au moins 7 % en 2004.En 2003, le PIB par habitant a dépassé1'000 dollars. Résultat:l’empire du Milieu, aujourd’hui ausixième rang économique mondial,est devenu le premier producteurde la planète dans plusd’une centaine de secteurs etl’épicentre de la mondialisation.Si le rôle croissant de la Chinedans l’économie mondiale n’estainsi plus à démontrer, cette évolutionvaut tout autant dans lescourants d’affaires réalisés parl’horlogerie suisse. De fait, lesexportations horlogères suissesdirectes à destination de la Chineont plus que doublé en 2003(+109 %). Dans une perspectiveà plus long terme, elles ont enregistréune progression de 30 %en rythme annuel au cours des dixdernières années, plaçant actuellementle marché chinois au onzièmerang de nos principaux débouchés.Cette progression estsurtout le fait des montres-bracelets(+100 % en pièces et +158 %en valeur en 2003) dont près dela moitié, tant en pièces qu’en valeur,est constituée de gardetempsen acier.Ces progressions illustrent l’augmentationdu pouvoir d’achatd’une strate toujours plus importantede la clientèle chinoise. Ellessont aussi et surtout le refletde l’accélération de l’ouverturedu marché chinois aux produitsimportés et concrétisent simultanémentles efforts menés en termesde distribution et de ventepar les marques horlogères. Enfin,elles donnent un éclairage19


LA FH SUR LES MARCHESnouveau sur le processus detransfert des flux d’affaires qui adéjà commencé de s’opérer entrela Suisse, Hong Kong et laChine.Le président de la Confédération PascalCouchepin en compagnie du présidentchinois Hu Jintao.La FH, par l’intermédiaire de sonprésident, Jean-Daniel Pasche, apris part à la mission économiquesuisse conduite par le présidentde la Confédération PascalCouchepin en Chine du 20 au 24novembre. Composée d’une douzainede représentants de l’économie,la délégation helvétiques’est entretenue avec le présidentHu Jintao, le premier ministreWen Jiabao et le vice-ministre ducommerce Yu Guangzhou.Cette mission avait pour butd’améliorer l’image de la Suisse,de mesurer l’importance des relationsbilatérales et de les renforcer.L’accession de la Chine àl’OMC contribue à ce renforcement.On le constate notammentdans le domaine horloger par uneforte augmentation des exportationssuisses, due en particulier àla baisse des droits de douane età la suppression des quotas.Le domaine de la propriété intellectuelleet le problème des contrefaçonsont été abordés avec lepremier ministre et le vice-ministredu commerce. Toujours lorsde cette mission, il s’est avéréqu’il était dorénavant possible,pour une entreprise étrangère,d’ouvrir une société de distributionen mains propres. C’est uneétape de plus dans la libéralisationde ce marché.Enfin, la délégation suisse a assistéà l’inauguration du SwissCenter Shanghai le 24 novembre,un parc industriel qui offre desinfrastructures aux entreprisessuisses désireuses de s’implanteren Chine et qui compte déjà plusieursintéressés.OcéanieL’Australie connaît depuis 1992des taux de croissance enmoyenne supérieurs à 3 % par an.Cette expansion trouve sa sourceprincipale dans la consommationdes ménages, elle-même alimentéepar un recours croissant aucrédit. Le taux d’épargne des ménagesa en effet été très faible cesdix dernières années. Ceci s’expliquepar l’effet de richesse provoquépar la croissance rapide,voire spéculative, des prix de l’immobilier(les biens immobilierscomptent pour plus de 60 % dansle patrimoine des Australiens).L’année 2002-2003 (juillet-juin) aenregistré une performance inférieure(+2,7 %) à l’année précédente(+ 3,8 %), mais qui resteélevée. Pour l’année 2003-2004,le taux de croissance devrait atteindre3,7 % selon les prévisionsgouvernementales de décembre2003.Sur le plan horloger, les exportationssuisses vers l’Australie sesont contractées à 79 millions defrancs (- 22,6 %), alors que cellesvers la Nouvelle-Zélande, avectrois millions de francs, augmentaientde 14,4 %. Globalement,les exportations horlogères helvétiquesà destination de l’Océanieont diminué de 17,6 % en valeuren 2003.AmériquesAux Etats-Unis, la croissance économiques’est sensiblement accéléréedès le printemps 2003 pouratteindre quelque 4 % en rythmeannuel. Ce résultat est essentiellementà mettre au crédit des politiquesmonétaire et budgétairetrès expansionnistes menées parles autorités. La consommation n’apas manqué de réagir vigoureusementà l’augmentation des revenusdisponibles induite par lesallégements d’impôts (+3,4 %). Parailleurs, l’investissement des entreprisess’est nettement redressé etles dépenses militaires ont donnéun coup de fouet supplémentaire.Les gains de productivité laissentaugurer relativement favorablementde la croissance et de l’investissementfuturs.Cela dit, les finances publiques sesont dans le même temps sérieu-20


LA FH SUR LES MARCHESsement dégradées du fait des allégementsfiscaux, des dépensesmilitaires supplémentaires et dufossé conjoncturel qui s’estcreusé. Les importants déficitsprévus pour les années à venirmettent en exergue la nécessitéd’ajustement des politiques actuellesde manière à viser à nouveauà terme l’équilibre du budgetdu ménage américain.Dans ce contexte, les exportationshorlogères suisses ont enregistréen 2003 une performancetout à fait satisfaisante:+ 1,1 %, à 1,66 milliard de francs.Sans atteindre le niveau recordenregistré en 2000, ce résultat estparticulièrement remarquablecompte tenu de la faiblesse persistantedu dollar qui a perdu respectivement17 %, 12 % et 12 %vis-à-vis de l’euro, du yen et dufranc suisse entre décembre2002 et décembre 2003. Le marchéaméricain confirme ainsi sonpremier rang au sein des débouchéspour les garde-temps suisses.De son côté, l’économie du Canadaa été sur la défensive pendantla plus grande partie de l’année.De fait, plusieurs chocs perturbateurssont venus ponctuerl’actualité canadienne: SRAS, vachefolle, panne d’électricité majeureen Ontario, feux de forêts,etc, sans parler de l’appréciationdu dollar local face au billet vert(+ 20%) dont la rapidité a pris decourt les entreprises exportatricescanadiennes. Au final, une croissanceéconomique plus faible en2003, de l’ordre de 2 %, et desprévisions prudentes pour 2004(+ 3 %). Ce contexte difficile expliqueen grande partie le reculde 16 % de la valeur des exportationshorlogères suisses à destinationdu marché canadien en2003, alors même que le nombrede montres exportées a enregistréune progression de 8 %environ.Amérique latineEn 2003, l’Amérique latine et lesCaraïbes ont enregistré une croissanceglobale de 1,5% environ.En tête de peloton, on trouve l’Argentineavec une progression de7,3% (-11,0 % en 2002). Le Chili,le Costa Rica, la Colombie et lePérou ont quant à eux enregistrédes taux de croissance supérieursà 3%, alors que le Brésil a stagné(+0,1 %) et que le Mexique a vuson économie croître de +1,2%.Le Venezuela a pour sa part accuséune chute de 9,5%, égale àcelle de l’année précédente. Pourtous les autres pays, le dynamismen’a pas vraiment été au rendezvouspuisque les chiffres de croissanceont oscillé autour de -2%.La croissance, là où elle s’est produite,n’a dès lors pas été suffisantepour combler les indicesnégatifs des années antérieures.Ceci explique en grande partieque près de 45 % de la population,soit 227 millions de personnes,vit encore en dessous du seuilde pauvreté.On note par ailleurs que les échangescommerciaux ont enregistréune hausse de plus de 1,0 %, interrompantdu même coup la sériedes chutes répétées constatéesde 1998 à 2002. En Amérique centraleet dans la Communauté andine,les exportations ont enregistréune hausse de 5%, alors quedans les pays du MERCOSUR, ellesont progressé de 18 %. Cetélan contraste avec la faible expansiondes exportations mexicaines,pétrole mis à part.La combinaison des volumes etdes prix a converti l’année 2003en Amérique latine et dans les Caraïbesen une période recordpour ce qui est de l’excédent dela balance commerciale (41 milliardsde dollars). Pour la premièrefois depuis un demi-siècle, lecompte courant de ce sous-continenta enregistré un excédent de6 milliards de dollars. Ce qui faitencore défaut, ce sont les investissementsétrangers, une certaineméfiance retenait encore les investisseurspotentiels. Celle-ci estdue à une bureaucratie compliquée,à la corruption, à la faiblessede quelques gouvernements,au laxisme du pouvoir judiciairedans certains Etats et auxrécentes crises financières. Le fluxdes investissements étrangers en21


LA FH SUR LES MARCHES2003 a dès lors de nouveau diminuépour atteindre 29 milliards dedollars, alors que la moyenne annuelleentre 1990 et 2002 était de38 milliards.Parallèlement, il faut mentionnerles rentrées monétaires dues auxémigrants qui travaillent aux Etats-Unis, au Canada, en Europe ouen Australie (33 milliards de dollarsen 2003, dont une grandepartie en faveur des économiesdu Mexique et des pays d’Amériquecentrale, grands pourvoyeursde main-d’oeuvre). La région a parailleurs reçu, au titre de fondscompensatoires, un total de 22milliards de dollars dont la moitiéa été apportée par le FMI.Si l’Amérique latine a maintenuen 2003 sa part au sein des débouchésmondiaux de l’horlogeriesuisse (4,2 %), le recul de lavaleur nominale exportée a toutefoisatteint quelque 14 % (373millions de francs contre 433 millionsune année auparavant).Parmi les premiers marchés affectésfigurent le Panama (-51 %), leBrésil (-34 %), le Venezuela (-26%) et le Chili (-13 %). A l’inverse,des progressions significatives ontété enregistrées en Argentine (+17 %, même si cette augmentationne permet pas encore de rattraperles niveaux d’affaires enregistrésen 1999-2000), en Uruguay(+ 39 %), au Pérou (+17%)ou encore au Mexique (+ 6 %). Ilfaut par ailleurs relever un sensibleregain d’activité au sein desdifférents pays et territoires de lazone Caraïbes, où, progressivement,l’activité touristique se relève.La mission du conseiller fédéralJoseph Deiss au Brésil en septembre,à laquelle a notamment participéJean-Daniel Pasche, présidentde la FH, a été l’occasion desoumettre une nouvelle fois à l’attentiondes autorités de ce paysles problèmes rencontrés par l’industriehorlogère suisse sur cemarché. Ceux-ci concernent enpriorité les obstacles tarifaires aucommerce (niveau très élevé desdroits de douane et autres taxesprélevées à l’importation), la surveillancedu commerce extérieur(système de licences), l’importationtemporaire des collectionsd’échantillons (non-reconnaissancedu carnet ATA) et la problématiquede la contrefaçon.La visite du secrétaire d’Etat DavidSyz en Bolivie au cours dumois de juin a de son côté permisà la FH de mettre en exergueles problèmes administratifs rencontréslors de l’importation deproduits horlogers dans ce payset de plaider en faveur d’une reconnaissancede l’utilisation ducarnet ATA pour la couverturedes importations temporaires.Poursuivant sa mission au Pérou,notamment accompagné de FrançoisPillonel, délégué FH pourl’Amérique latine, le secrétaired’Etat a évoqué avec ses homologuespéruviens les problèmessimilaires que rencontrent les produitshorlogers importés dans cepays. Par ailleurs, l’épineuse questionde la contrefaçon horlogèrea fait l’objet d’une interventionparticulière, la FH demandant unrenforcement de l’arsenal législatifet la mise en oeuvre de mesurescoercitives efficaces contre cephénomène.Activités promotionnellesPour le service des affaires promotionnelles,l’année 2003 a étémarquée par l’inauguration et lespremières sorties de Think Time- Think Swiss Excellence, l’expositionthématique itinérante misesur pied par la FH dans le but depromouvoir l’horlogerie suisse auniveau mondial auprès de publicstrès variés.Think Time - Think Swiss Excellenceest susceptible d’être présentéedans le contexte d’événe-22


LA FH SUR LES MARCHESments tels que salons, congrès ouséminaires. De par son caractèremodulable, elle peut être exposéedans son ensemble ou partiellementet s’intégrer à des lieuxaussi divers que des musées, ambassades,hôtels, etc.La sensibilisation à la richesse età la variété de l’industrie horlogèresuisse a été un élément prédominantdans la conception del’exposition. De ce fait, les technologiesde l’image et du son ontété privilégiées afin de proposerau visiteur une réelle immersiondans un univers à la fois ludiqueet didactique.Think Time - Think Swiss Excellencepropose un double axe delecture. Le premier inscrit l’histoirede l’horlogerie suisse dans unecontinuité temporelle, faisantsaillir les grandes innovations aufil des siècles. Le visiteur suit ainsil’évolution et saisit l’importanced’une tradition de savoir-fairetransmise au cours du temps. Lesecond axe permet de constatercomment cet héritage s’actualisedans l’horlogerie d’aujourd’hui.Centré sur les notions d’innovation,de technologie de pointe oude recherche et développement,ce niveau entrouvre de nouveauxhorizons et donne à imaginer ceque sera l’horlogerie de demain.Structurée par thèmes, cette expositionse déploie sur huit panneaux.Ceux-ci sont équipés d’unetablette ainsi que de deux écransplasma qui diffusent les contenusthématiques. L’audiovisuel, nettementprivilégié, offre une clartéet un dynamisme essentiels à labonne réception des messages.Réalisés à partir du matériel fournipar les entreprises horlogèressuisses, les contenus visuels sontdes montages rythmés et percu-tants. Différents éléments (outilsd’horloger, boîtiers et mouvements,graphiques et tableaux),disposés sur les tablettes des panneaux,amènent une dimensionconcrète et renforcent ainsi l’impactdes messages audiovisuels.L’esthétique résolument contemporainede l’ensemble souligne lecaractère moderne d’une industrieà la pointe du progrès. Panneauxhigh-tech, «clips» vidéo etanimations invitent le visiteur àporter un regard actuel sur lescontenus qui défilent devant lui.La tradition, fer de lance de l’horlogeriesuisse, n’a toutefois pasété négligée. Les éléments disposéssur les tablettes des panneaux,ainsi qu’une sélection d’imagesattestent que la maîtrise de la qualitéet de la précision a depuis toujoursmotivé les horlogers suissesà se surpasser.C’est le 5 février à Bienne quecette exposition a été officiellementinaugurée devant un parterrede représentants du mondepolitique et économique et desmédias. De très nombreux membresFH étaient également de lafête.Think Time - Think Swiss Excellencea ensuite été présentée àZurich du 4 au 11 avril dans lecadre de Baselworld où, malgrél’interdiction d’exposer pour lesressortissants de certains paysasiatiques (SRAS), elle a attiré denombreux partenaires potentiels.Puis, du 9 au 13 juillet, elle a effectuésa première sortie internationaledans le cadre des événementsculturels mis sur pied parPrésence suisse dans le cadre desmanifestations qui ont marqué le300 ème anniversaire de Saint-Pétersbourg. A cette occasion, ellea notamment été ouverte officiellementpar le président de la Confédération,Pascal Couchepin,qui, sur notre photo, esten compagnie de MauriceAltermatt, chef de la division économiquede la FH.Enfin, Think Time - Think SwissExcellence a réussi avec succèsson baptême du feu commercialà Bruxelles, du 10 au 12 octobre,lors de la deuxième édition deTime - The European LuxuryWatch Exhibition, où elle a été visitéeentre autres par le princeLaurent de Belgique.Dans le cadre de Baselworld2003, le chef du service des affairespromotionnelles de la FH, quiassurait pour la 14 ème année consécutivele secrétariat du Comitédes exposants suisses, a participéactivement à une séance du Bureauà Genève le 8 septembre,aux assemblées du Comité des19 juin et 2 octobre à Bienne,ainsi qu’à celles du Comité mondialdes 9 avril et 3 juillet à Bâle. Ila également organisé la logistiquedu stand du Comité des exposantssuisses, plus connu sous lenom Swiss Press Center, dont leprogramme promotionnel a étégéré comme à l’accoutumée parDarwel Communication, uneagence PR basée à Lausanne.23


AFFAIRES JURIDIQUESAujourd’hui, quand on parle de lalibéralisation du commerce et dela globalisation, on pense spontanémentaux délocalisations de laproduction ou à l’ouverture denouveaux marchés, mais on sousestimeou l’on ignore purementet simplement toute la dimensionjuridique liée à ces phénomènes.Or les pays émergents disposentde plus en plus de législations contraignantesrelatives à la commercialisationdes produits.Par ailleurs, on aurait pu penser(ou espérer) qu’au fil des années,les législateurs nationaux, ayantréglé les problèmes identifiés, diminueraientleurs activités et, parconséquent, le nombre de loisadoptées. Force est cependant deconstater qu’il n’en n’est rien etqu'ils édictent ou révisent autant- voire plus - de lois qu’il y a unecinquantaine d’années.C’est dans ce contexte d’extensiongéographique des marchéset de multiplication des textes delois que le service juridique s’estmis au service des membres FHen 2003 en essayant de conjuguerrigueur et flexibilité.Assistance juridiqueLe service juridique est régulièrementconsulté sur les sujets lesplus divers: règles de concurrenceet contrats de distribution,contrats de vente et garantie, règlesd’origine et droits de douaneen relation avec les accords delibre-échange, prescriptions demarquage concernant la provenanceou les caractéristiquestechniques d’un produit, utilisationde matières allergènes oudangereuses, droits de propriétéintellectuelle, etc.En 2003, il a en particulier étéamené à donner des conseils surles prescriptions de marquage desproduits horlogers en métaux précieux.Il faut savoir que ce domainen’est que partiellement harmonisé.Seule la Convention deVienne sur le contrôle et le poinçonnementdes ouvrages en métauxprécieux définit un marquagecommun entre ses neuf signatairesactuels... et uniquement pourles produits en or, en argent eten platine ou en alliages de cesmétaux précieux. Les produits plaquéset les ouvrages multimétaux,c’est-à-dire constitués de métauxprécieux et de métaux communs,ne sont pas concernés. Ainsi,pour les pays non signataires decette convention et pour lesouvrages plaqués et multimétaux,les produits doivent se conformeraux différentes législations nationales.Il peut donc arriver qu’unemontre soit marquée différemmentd’un pays à l’autre ou qu'ellene soit pas marquée et venduecomme article en métal commun.Mis à part la publication d’informationsdans la Revue FH ou surle site Internet de l’association, leservice juridique a publié en 2003deux documents consacrés à ladistribution dans l’Union européenne.Le premier décrit le systèmelégal et les principes en vigueur,alors que le second est unguide pour aider les entreprises à24élaborer des contrats de distributionsélective ou exclusive.Le traditionnel séminaire juridiqueannuel, qui a eu lieu le 16 septembreen présence de quelque70 participants, a quant à lui étéconsacré aux moyens juridiquesà disposition pour protéger lescréations horlogères: loi sur lesdesigns, loi sur les marques et loisur le droit d’auteur. Il a aussiabordé les avantages et inconvénientsdes systèmes internationauxd’enregistrement que sont, parexemple, le système de l’arrangementde La Haye et celui des dessinsou modèles communautaires.


AFFAIRES JURIDIQUESLobbyingS’il existe une activité propre auxassociations faîtières comme laFH, c’est bien la défense des intérêtsde la branche auprès desautorités nationales et étrangères,notamment lors de l’adoption denouvelles lois ou de la révisionde lois déjà en vigueur.Il s’agit en l’occurrence d’identifiertout d’abord les besoins et lesproblèmes que rencontrent oupourraient rencontrer les entrepriseshorlogères. Puis, au moyend’un réseau d’informations et decontacts constitué essentiellementd’associations, comme la Fédérationdes entreprises suisses(economiesuisse) ou l’Union desConfédérations de l’industrie etdes employeurs d’Europe(UNICE), d’organisations internationales,comme l’Organisationmondiale du commerce (OMC) etdes missions diplomatiques suisses,d’identifier les projets législatifsqui pourraient avoir une influencesur l’horlogerie. (Signalonsà ce propos que le servicejuridique a commencé à étudieren 2003 la mise en place d’unsystème de veille sur Internetdont l’objectif est de découvrir lestextes législatifs relatifs aux domainestechniques susceptibles detoucher la branche, comme, parexemple, l’interdiction de certainesmatières allergènes ou dangereuses.Ce projet, qui sera opérationnelen 2004, se présenterasous la forme d’une base de donnéesaccessible pour les membresFH par l’intermédiaire d’uneinterface sur Internet.)Une fois le projet législatif identifié,la FH étudie le texte et rédige,à l’intention des autorités compétentes,un mémoire présentant lesrevendications de l’industrie horlogèresuisse. En 2003, les projetssuivants sont notamment passéssous sa loupe:· révision de la loi fédérale sur lescartels et autres restrictions àla concurrence et adoptiond’une ordonnance sur les sanctionsen cas de restrictions illicitesà la concurrence;· révision de l’ordonnance surles taxes du contrôle des métauxprécieux;· adoption du règlement CE 1/2003 du Conseil du 16 décembre2002 relatif à la mise enoeuvre des règles de concurrenceprévues aux articles 81 et82 du Traité;· révision de la loi fédérale sur laprotection des données;· révision de la loi fédérale sur lesbrevets: renforcement de lalutte contre les contrefaçons enSuisse;· réforme du code de propriétéintellectuelle en Italie;· révision du système harmonisépar l’Organisation mondiale desdouanes: suppression de positionstarifaires.La révision de la loi sur les cartelset autres restrictions à la concurrenceaurait pu avoir une influencenon négligeable sur l’horlogeriepuisque les accords verticaux(notamment les contrats dedistribution exclusive et sélectivelargement utilisés dans notre branche)et les importations parallèlesétaient au centre des débats.Au début de la procédure, les parlementairesse sont attaqués auxaccords verticaux qui fixent lesprix et segmentent les marchésgéographiques. Si, en soi, cetteinitiative n’était pas condamnable,certaines formulations retenuespouvaient laisser penser que lescontrats de distribution étaient25présumés illicites. Le texte finaladopté a heureusement écartétoute ambiguïté: seuls les accordsqui fixent les prix et interdisent lesventes passives d’un territoire versun autre sont présumés illicites.Est considérée comme importationparallèle toute importation demarchandise qui n’a pas été consentiepar le titulaire du droit depropriété intellectuelle (marque,droit d’auteur, brevet), notammentl’introduction sur un marchéde produits par des personnesqui sont en dehors du réseaude distribution agréé, mis enplace sur la base de contrats dedistribution exclusive et sélective.En Suisse, le titulaire d’une marquene peut pas s’opposer à uneimportation non consentie de sesproduits. En revanche, le titulaired’un brevet peut s’opposer à unetelle importation. L’enjeu de larévision était d’éviter que la nouvelleloi sur les cartels autorise lesimportations parallèles mêmepour les produits protégés par unbrevet. Ce point a été réglé à lasatisfaction de la branche puisquela formule retenue par le législateurne tranche pas la questiondans l’absolu. Elle empêche néanmoinsle titulaire d’interdire desimportations parallèles si celles-ciont pour but de restreindre la concurrence.


AFFAIRES JURIDIQUESLutte contre les contrefaçons et les fausses indications de provenanceUn seul chiffre suffit pour démontrerl’ampleur du phénomène:la contrefaçon entraînepour l’horlogerie suisse un préjudiceannuel estimé à quelque 800millions de francs. La lutte contreles contrefacteurs revêt donc uneimportance capitale pour les entrepriseslésées.Réservée aux membres du Groupementanticontrefaçon (GA),cette prestation de la FH peut êtredivisée en sept points:· analyse de fausses montres;· protection des indications géographiquessuisses;· organisation de programmesd’actions;· défense des droits de propriétéintellectuelle d’un membre;· sensibilisation des autorités;· lutte contre la vente de contrefaçonssur Internet;· sensibilisation des consommateurs.Comme le GA publie un rapportd’activité séparé chaque année,nous n’allons pas le reproduire iciin extenso, mais en donner lesgrandes lignes. Toutefois, les personnesintéressées à recevoir desinformations plus détaillées peuventdemander au service juridiquede la FH un exemplaire duditrapport.a) Analyse de fausses montresEn 2003, le service anticontrefaçona reçu 1’187 échantillonspour analyse, soit 37 deplus qu’un an auparavant(+ 3,2%). Le résultat de ces analysesa été consigné dans 458 rapportsd’origine, qui ont été acheminésaux sociétés lésées. Saisiesou achetées dans 31 pays, les piècesrépertoriées usurpent 60marques différentes, dont 41 appartiennentaux entreprises membresdu Groupement anticontrefaçon.De nos jours, les contrefacteursne se limitent plus aux marquessuisses les plus connues. Ils font«feu de tout bois», épluchant lesmagazines spécialisés et copianttous les modèles à succès. Pourplusieurs maisons horlogères helvétiques,les produits contrefaitssont aujourd’hui largement plusnombreux sur le marché que lesproduits originaux!Dans leur très grande majorité, leséchantillons analysés en 2003constituent des contrefaçons demarques et/ou de modèles auxquellesil convient d’ajouter,comme toujours, les fausses indicationsde provenance, les faussesindications techniques et lesfaux poinçons de métaux précieux(titre, fabricant, garantie).S’agissant des pièces qui ne constituentni des contrefaçons demarque ni des copies de modèlemais qui arborent une fausse indicationde provenance helvétique(Suisse, Genève ou un dérivé),le service anticontrefaçon arédigé durant l'année sous revue46 rapports, traitant plus de8’000 pièces saisies et analysantFausses indications géographiques26


AFFAIRES JURIDIQUES396 échantillons. C’est beaucoupplus qu’en 2002 (110 échantillons).Cette explosion des casest bien évidemment très préoccupante.Le label Chronomètre est égalementde plus en plus prisé parles contrefacteurs: en 2003, la FHa transmis 54 rapports à la directiondu Contrôle officiel suissedes chronomètres (COSC) pourdes pièces utilisant de manièreabusive ce label ou ses dérivés(47 rapports en 2002).A la lecture de ces quelques chiffres,le constat est manifeste: lacontrefaçon se maintient à un niveauinquiétant. Dans une conjonctureéconomique morose, lescontrefacteurs ont continué à fairede très bonnes affaires. Si les réseauxde fabrication restent globalementinchangés, avec l'Asie duSud-Est (Chine en tête), le Bassinméditerranéen (Turquie notamment)et l’Europe du Sud (Italie,Espagne), les réseaux de distributionse sont en revanche beaucoupétendus ces dernières années.A la traditionnelle plaquetournante du Benelux s’ajoutentdésormais l’Europe centrale etorientale (avec l’Autriche commetête de pont), le Royaume-Uni etles Etats-Unis.b) Protection des indications géographiques suissesLa protection des indications géographiquesfaisant référence à laSuisse (Swiss made, Genève, etc)sur les produits horlogers ou dansleur promotion, constitue une destâches essentielles de la FH. En2003, cette activité a engendré 82nouveaux dossiers (60 en 2002),classés dans les catégories suivantes:oppositions, veille & arrangements,procédures douanières.A côté de ces 82 dossiers,la FH a bien entendu continué detraiter les dossiers ouverts les annéesprécédentes.c) Investigations sur les marchésL’organisation de saisies sur lesmarchés et le suivi des procéduresconstituent une activité traditionnelledu Groupementanticontrefaçon. Voici un survoldes actions menées en 2003:En Asie, les membres du GA protègentleurs droits de propriétéintellectuelle principalement parl’intermédiaire de la sociétéSelective Trademark UnionLimited (STU), qui a mis sur piedun réseau en Thaïlande, en Coréedu Sud, en Chine, à Taiwan etaux Philippines. Grâce à ce dernier,de nombreuses saisies onteu lieu dans ces cinq pays. Ellesont débouché sur la confiscationde plus de 1,25 million de faussesmontres.En Amérique latine, un importanttravail d’investigation et de sensibilisationdes autorités a été menépar François Pillonel, le déléguéde la FH domicilié à Asunción (Paraguay).Il a notamment débouchésur deux saisies majeures auBrésil: une intervention policièreau Shopping 25 de Março de SãoPaulo (voir photo) a permis demettre la main sur 2’843 faussesmontres dans cinq boutiques;dans le port de Santos, un containeren partance pour Ciudaddel Este renfermait 316’955 faussesmontres, 246 kg de braceletset 1’184 kg de composants.Aux Emirats arabes unis, les deuxsaisies record de l’année 2002 ontpu être menées à bien, malgré lesdécisions plus que décevantes desautorités judiciaires de Dubaï. L’interventionde la FH et d’autrespersonnes influentes a en effet finalementpermis de détourner lejugement du tribunal de deuxièmeinstance et d’obtenir la destructionde toutes les montres contrefaitessaisies en 2002, soit plus de400’000 pièces (voir photos pagesuivante).27


AFFAIRES JURIDIQUESEn Italie, la FH a fourni un appuijuridique et technique dans le déroulementd’un raid mené en juinpar les douanes autrichiennes surl’impulsion de l’équipe de la Guardiadi Finanza de Naples. Il s’agissaitd’une commission rogatoireadressée par la justice italienne àson homologue autrichienne etqui a conduit à l’organisation d’unpool d’intervention coordonnépar la FH. Une douzaine de maisonshorlogères suisses parmi lesplus prestigieuses ont déposé desplaintes devant la justice pénaleautrichienne.Aux Pays-Bas, la FH a été notifiéede 24 saisies de contrefaçons horlogères,onze en douane et treizehors douane. La plupart des produitsinterceptés provenaient desEmirats arabes unis, de Chine, deHong Kong et de Thaïlande. Ilsétaient destinés aux Pays-Bas, àl’Allemagne, à l’Irlande, au Belize,au Panama ou encore au Ghana.En Belgique, cinquante nouveauxdossiers ont été ouverts pourquelque 5’700 pièces saisies.En Suisse, comme toujours, lesdouaniers ont activement participéà la moisson 2003 de faussesmontres, opérant 82 saisies.Zurich reste le principal pointd’entrée (ou de transit) sur le territoiresuisse, en déclin toutefois(94 saisies en 2002 contre 42 saisiesen 2003). On notera à ce proposque la disparition de Swissairet le recul de Unique Airport amodifié les routes de la contrefaçonau profit d’autres aéroports(Luxembourg notamment). Il n’enreste pas moins que, statistiquement,un individu est arrêté tousles cinq jours à la frontière suisseavec dans ses bagages un lot defausses montres.L’année 2003 a aussi été marquéepar une vaste enquête policièredans l’Arc jurassien, enquêtequi a permis la mise en lumièred’un réseau de productionde contrefaçons dites "de finitionsimilaire". Dans ce cas de figure,les contrefacteurs mélangent lescomposants authentiques avecles faux, de façon à produire despièces susceptibles de tromperun amateur averti, voire un concessionnaireofficiel. Cette activitédélictueuse est particulièrementrémunératrice: un franc investirapporte environ dix francs auxcontrefacteurs. Il est ainsi plus rentablede se livrer au trafic de faussesmontres qu’au trafic de drogue!En outre, la contrefaçon estmoins risquée sur le plan pénalpuisqu’elle constitue un délit encoreet toujours considérécomme mineur dans notre pays.L’année 2003 a également été unbon millésime en Espagne où laGuardia Civil a été particulièrementactive, organisant 50 saisiessur l’ensemble du territoire, dont15 à Madrid. 166’000 pièces ontainsi été séquestrées permettantaux avocats espagnols de la FHd’initier 25 nouvelles affaires. Sila plupart d’entre elles concernentdes saisies mineures opéréessur des vendeurs de rue, il fautmettre en exergue deux opérationsd’envergure auxquelles lesreprésentants de la FH ont participéactivement.La première a eu pour théâtre l’aéroportde Madrid où, début juillet,des agents de police ont procédéà une inspection de routine dansun hangar. A cette occasion, ilssont tombés sur un petit lot d’instrumentsd’écriture et de parfumsentrés en Espagne sous le couvertd’une fausse déclarationd’importation. Les enquêteurs ontrapidement été amenés sur undeuxième lieu de stockage où ilsont mis la main sur plus de 26’000montres de contrefaçon. Les papierstrouvés sur place mentionnaientune autre expédition enprovenance de Hong Kong. L’envoi,en attente de dédouanement,comprenait 140’000 fausses montresde quinze marques différentes.Le préjudice subi par les marquesest estimé à 100 millionsd’euro. Toutes ces montresétaient semble-t-il destinées à laSaisie à Madrid28


AFFAIRES JURIDIQUESLa visite du président de la ConfédérationPascal Couchepin enChine au mois de novembre aaussi donné la possibilité au présidentde la FH d’aborder cet épineuxdossier. Des discussions onteu lieu avec le premier ministre,Wen Jiabao, et le vice-ministre ducommerce, Yu Guangzhou. Cesderniers ont répondu que laChine, depuis son accession àl’OMC, fait beaucoup d’effortspour améliorer sa législation etintervenir dans des cas de violation.En 2003, quelque 20’000affaires de contrefaçon ont étédénoncées aux autorités compétentes.Le gouvernement se veutferme sur la question et il entendpoursuivre ses efforts. La mise enœuvre des mesures est cependantdifficile en raison de la grandeurdu pays et de son développementfort inégal.Les activités de sensibilisation dela FH dans le cadre de la lutteanticontrefaçon sont diverses etnombreuses. Elles englobent, parexemple, la mise à jour et la distributionde la brochure FH sur lacontrefaçon de montres, ainsi quedes exposés sur les activités duGroupement anticontrefaçon. En2003, la FH a par ailleurs eu leprivilège de participer à l’élaborationd’un guide, destiné aux douaniersde l’Union européenne,guide expliquant comment réaliserune analyse de risque en vued’améliorer les contrôles endouane. En l’occurrence, la contributionde la FH présente lesroutes de la contrefaçon horlogèreet donne des indications auxdouaniers pour reconnaître le vraidu faux.Une autre activité très importanteest sans aucun doute la participationaux séances ou séminairesopérationnels des différentes associationsou institutions qui s’occupentde la lutte anticontrefaçonau niveau international. Elle permetde faire du lobbying auprèsdes autorités douanières et demontrer que l’industrie horlogèresuisse fait d’importants effortsdans la lutte anticontrefaçon.f) Lutte sur Internetvent désormais toucher l’ensemblede la planète, 24 heures sur24 heures, 365 jours par année.L’activité de la FH dans ce do-Grâce à Internet, les contrefacteurs,qui écoulaient auparavantleur pacotille uniquementdans les lieux touristiques, peumaineen 2003 s’est concentréesur la création d’une cellule quiest opérationnelle depuis le débutde 2004.g) Sensibilisation des consommateursComme chaque année, la FH aété amenée en 2003 à donnerplusieurs interviews à la pressesur la problématique de la contrefaçon.Ces reportages ont permisde sensibiliser les consommateurs,notamment en précisantque l’achat d’une fausse montreest toujours une mauvaise affaireet que cet acte finance les activitésdes organisations criminelles.30


INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUESPublicationsLancée à l’automne 2001, la nouvelleRevue FH, publiée en françaiset en anglais, a maintenu sonrythme de croisière en 2003. Fortsde 40 pages au minimum, sesvingt numéros ont bénéficié d’untirage de l’ordre de 1’700 exemplaireschacun. Preuves du succèsgrandissant de cette publication:le nombre de ses abonnés et celuide ses annonceurs ne cessentde croître. Parmi les rubriques lesplus appréciées, on trouve en têteles portraits d’entreprises(Vaucher outillage horloger àSaint-Imier, Christophe Claret auLocle ou encore par exempleRonda à Lausen en 2003) et lesextraits de la Feuille officiellesuisse du commerce (FOSC), sansoublier les statistiques d’exportation,la marche des affaires desentreprises de la branche et lesnouveaux produits.Pour la cinquième année consécutive,le rapport d’activité FH2002 a quant à lui été publié à1’500 exemplaires dans une versionbilingue français-allemand.Du côté d’Internet, le site de laFH, très régulièrement mis à jour,a continué de «faire un tabac». Incontournablepour qui s’intéressede près ou de loin à l’horlogerie,il a en effet reçu en 2003plus de deux millions de visites,dont 5% (un pourcentage enconstante augmentation) de lapart de membres FH sur le siteleur étant réservé.Relations avec la presseL’évolution des exportations horlogèressuisse a comme d’habitudeété l’occasion pour la FH dediffuser en cours d’année plusieurscommuniqués de presse.Leur très large couverture par lesmédias suisses et étrangers, grandpublic ou professionnels, a montréune fois encore, s’il le fallait,l’intérêt de ces derniers et de leurslecteurs, auditeurs ou téléspectateurspour l’horlogerie helvétiqueet ses marques.Quant au président de la FH, il acomme à l’accoutumée entretenudes relations étroites et permanentesavec les médias pourcommenter l’actualité et l’évolutionde la branche ou s’exprimersur les caractéristiques de cettedernière. Il a en particulier donnédes interviews à TV BielingueBienne, lors de l’inauguration del’exposition Think Time - ThinkSwiss Excellence le 8 février, à lachaîne sud-coréenne SBS le 25juin, à la TV Suisse alémanique le10 novembre et à la TV Suisseromande le 15 décembre (émissionClasse éco). Il a égalementaccordé des entretiens aux agencesde presse Bloomberg (21 janvier)et ATS (17 février et 16 décembre),ainsi qu’aux journauxBusiness Guide to Switzerland(Suisse), Chasy (Ukraine), BusinessWeekly (Taiwan) et PMEMagazine (Suisse).Réunion des associations horlogères mondialesFidèles à leur habitude, les associationshorlogères du monde entier,à l’initiative de la FH, s’étaientdonnées rendez-vous pour leurtraditionnelle rencontre à l’occasiondu Salon mondial de l’horlogerieet de la bijouterie Baselworld,le 4 avril, au Centre descongrès de Bâle.Suite à l’épidémie de pneumonieatypique (SRAS), plusieurs délégations(Chine, Hong Kong et Etats-Unis) ont malheureusement renoncéà participer à la réunionqui s’est tenue en présence desreprésentants des industries horlogèresallemande, française, britannique,japonaise, sud-coréenneet bien évidemmentsuisse.32


INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUESA cette occasion, les principalesquestions suivantes ont été abordées:élimination/réduction desdroits de douane dans le cadrede l’Organisation mondiale ducommerce (OMC), directive del’Union européenne sur les déchetsélectroniques, procédureCITES (Convention sur le commerceinternational des espècesde faune et de flore sauvage menacéesd’extinction), législationsde certains Etats américains surle mercure et normalisation horlogère.Conférences et exposésEn 2003, les cadres de la FH ontparticipé à plusieurs manifestationset conférences à l’occasiondesquelles ils ont pris la parole.Ainsi, Jean-Daniel Pasche s’est exprimélors des réceptions des cantonsde Berne, de Neuchâtel etdu Jura à Baselworld, lors du CongrèsISO TC 114 à Neuchâtel enmai, lors de la remise des prix del’IFHH (Institut de formation à lahaute horlogerie) pendant leSIHH à Genève, lors de l’assembléegénérale de l’AIHH (Associationinterprofessionnelle de lahaute horlogerie) en juin à Neuchâtel,lors du séminaire organisépar PX Group sur les matériauxallergènes en novembre à Neuchâtelet lors de l’inauguration del’exposition «200 ans de designhorloger biennois» au MuséeNeuhaus en novembre à Bienne.Responsable de la division économique,Maurice Altermatt aLe président de la FH, Jean-Daniel Pasche (deuxième depuis la gauche), avec leslauréats et les organisateurs du Prix IFFH 2003.quant à lui présenté en juin unexposé sur l’horlogerie suisse dansle cadre d’un cycle de conférencesplacées sous le thème de l’exportationen pratique et organiséespar la Haute école de gestionde Neuchâtel. En novembre,il a par ailleurs été l’hôte des organisateursde la Kiev Watch &Clock Exhibition au cours de laquelleil a notamment donné uneconférence traitant de l’évolutiondes relations horlogères entre laSuisse et l’Ukraine.33


NORMALISATION ET ANALYSES TECHNIQUESPar suite du départ à la retraite deleurs titulaires respectifs (PierreJeannet et Henri Hoffmeyer), leBureau des normes de l’industriehorlogère suisse (NIHS) et le Serviced’analyse technique (SAT) ontréuni leurs activités en 2003 ausein du nouveau Service NIHS,placé sous la responsabilité deJean-Claude Fatton, entré en fonctionen mars, et dont les tâchessont les suivantes: normalisationNIHS; normalisation ISO (Organisationinternationale de normalisation);veille technologique etanalyse de la concurrence; expertisestechniques et évaluations.En 2003, ce service, qui a été complétéau printemps 2004 par l’engagementd’un collaborateur technique,a principalement consacréses forces aux activités de normalisation,sous la houlette du Comitéde normalisation présidé parClaude Laesser. Douze comitéstechniques (CT) et groupes de travailse sont ainsi réunis en 2003,totalisant 22 séances avec, parmiles nouveaux sujets mis en chantier,la préparation d’un nouveaurèglement du Comité de normalisation,l’analyse de l’impact de lagarantie européenne sur les normesactuelles et futures, les stratégiesindustrielles à mettre enœuvre pour maîtriser les problèmesd’allergies de contact produitespar le nickel et l’organisationdu Congrès international de chronométriequi a eu lieu en mai àNeuchâtel (voir paragraphe suivant),sans oublier la saisie informatique,avec l’aide précieuse dela société Star, du portefeuille desnormes NIHS, saisie qui devraits’achever en 2004.Organisée par le Service NIHS, laréunion bisannuelle de l’ISO/TC114 Horlogerie s’est tenue du 19au 23 mai à Neuchâtel. Présidéepar Claude Laesser, elle a été suiviepar une quarantaine de déléguésde sept pays (Chine, France,Inde, Japon, Corée du Sud,Royaume-Uni et Suisse) et a débouchésur les principales décisionssuivantes:- approbation d’un avant-projetde norme pour les «accumulateurspour montres» et de lapoursuite de cette activité dansun groupe de travail mixte composéd’experts de l’ISO et de laCEI (Commission électrotechniqueinternationale);- création de groupes de travaildestinés à préciser les besoinsdu marché et à trouver une baseplus consensuelle pour les normes«montres étanches» et «dépôtsà sec (PVD) pour les boîtesde montres et leurs accessoires»;- approfondissement des questionsrelatives tant aux différenteslégislations nationales qu’auxvaleurs minimales admissiblespour le relargage des matériauxallergènes;- élaboration d’un nouveau projetde plan de développement(business plan) qui tienne mieuxcompte des attentes des membresdu comité.Sur le plan national, les normessuivantes ont été publiées ourepubliées en conformité avec lesnormes ISO:- NIHS 02-04, modif. a, Vocabulairehorloger - Partie 1: Définitionstechnico-commerciales(conforme à la norme ISO 6426-2:2002);- NIHS 61-12, Verres de montresminéraux et en saphir - Partie 2:Fixation à la boîte par collageou à l’aide d’un joint (conformeà la norme ISO 14368-2:2003);- NIHS 61-13, Verres de montresminéraux et en saphir - Partie 3:Critères qualitatifs et méthodesde contrôle (conforme à lanorme ISO 14368-3:2003);- NIHS 90-10, modif. d, Horlogerie- Montres antimagnétiques(conforme à la norme ISO764:2002);- NIHS 93-16, Horlogerie - Procédured’évaluation de la précisiondes montres à quartz (conformeà la norme ISO 10553:2003);- NIHS 96-11, modif. b, Boîtes demontres et leurs accessoires -Revêtements d’alliage d’or - Partie2: Détermination du titre, del’épaisseur, de la résistance à lacorrosion et de l’adhérence(conforme à la norme ISO 3160-2:2003);- NIHS 97-11, modif. a, Instrumentshoraires - Conditionsd’exécution des contrôles desdépôts radioluminescents (conformeà la norme ISO 4168:2002).En collaboration avec Centredoc,le Service NIHS a formulé en 2003un nouveau projet de veille technologique.L’objectif est de réaliserpériodiquement des dossiersde synthèse sur des sujets techniqueset technologiques choisispour l’intérêt qu’ils présententpour l’industrie horlogère suisse.Au cours de l’année 2003, le serviceNIHS a par ailleurs réalisédeux expertises. La première aconsisté à analyser et comparerdeux mouvements mécaniqueshaut de gamme, alors que la secondea permis de définir la valeurdes produits terminés et desstocks d’une entreprise horlogèreen faillite.Relevons enfin que dans le domainedes «calibres équivalents»,le Service NIHS a été sollicité partrois entreprises pour des contactspréliminaires.34


AnnéesEn milliersMontresEXPORTATIONS HORLOGÈRES SUISSESValeur enmillions deCHFEn milliersMouvementsValeur enmillions deCHFAutres produitsValeur enTotal del'horlogerieen millions dede piècesde piècesmillions de CHF CHF1983 15.665 2.676,6 14.561 247,1 479 3.402,71984 17.840 3.063,9 14.454 235,0 543 3.842,21985 25.137 3.444,1 13.401 220,4 647 4.311,21986 28.074 3.391,0 13.279 213,4 667 4.271,71987 27.648 3.568,0 11.142 179,4 592 4.339,81988 28.054 4.128,8 12.192 202,8 719 5.051,01989 29.918 5.080,0 12.582 217,7 744 6.041,31990 30.151 5.808,7 12.099 204,9 763 6.776,91991 32.078 5.882,8 8.439 163,2 806 6.852,11992 40.075 6.403,2 7.967 173,3 793 7.369,31993 43.218 6.613,0 8.010 155,3 820 7.588,81994 37.504 6.956,8 8.286 156,6 846 7.959,21995 35.846 6.680,6 8.148 152,5 842 7.674,91996 33.677 6.671,5 7.591 129,2 751 7.551,51997 31.552 7.446,6 6.219 111,4 753 8.311,51998 32.236 7.577,0 5.986 109,8 735 8.422,21999 31.292 8.177,3 5.402 100,1 726 9.003,42000 29.863 9.326,6 6.258 126,1 845 10.297,22001 26.391 9.675,3 5.390 129,6 849 10.653,52002 26.829 9.716,3 5.916 134,0 790 10.639,82003 24.581 9.291,9 5.471 127,4 758 10.176,9EXPORTATIONS HORLOGÈRES SUISSES (VALEUR EN MILLIONS DE CHF)Mio. CHF11.000Total horlogerie10.000Montres9.0008.0007.0006.0005.0004.0003.0002.0001.00001983 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 032.676,63.063,93.444,13.391,03.568,04.128,85.080,05.808,75.882,86.403,26.613,06.956,86.680,66.671,57.446,67.577,08.177,39.326,69.675,39.716,39.291,9


ProduitsEXPORTATIONS HORLOGÈRES PAR PRODUITSEn milliers2003 2002Valeur enmillions deCHFEn milliersValeur enmillions deCHFVariation en %2003/2002PiècesValeurde piècesde piècesPetit volume:Montres 24.581 9.291,9 26.829 9.716,3 -8,4% -4,4%Mouvements 5.471 127,4 5.916 134,0 -7,5% -4,9%Ebauches et chablons - 79,0 - 79,9 -1,2%Fournitures du mouvement - 262,5 - 248,9 5,5%Boîtes 3.932 38,8 6.032 48,6 -34,8% -20,3%Cadrans 8.803 30,0 7.364 34,6 19,5% -13,4%Fournitures d'habillement - 257,8 - 285,3 -9,6%Total petit volume - 10.087,4 - 10.547,6 -4,4%Gros volume:Réveils, pendules et horloges 106 27,1 154 32,4 -31,2% -16,4%Mouvements et leurs parties 105 5,8 65 4,7 60,7% 25,1%Tableaux de bord 339 2,8 158 2,4 114,2% 19,2%Autres appareils de contrôle 398 40,6 442 32,4 -9,9% 25,4%Fournitures - 13,1 - 20,3 -35,4%Total gros volume - 89,5 - 92,1 -2,9%Valeur totale de l'horlogerie - 10.176,9 - 10.639,8 -4,4%VARIATION EN % SUR LA VALEUR 2001 PAR RAPPORT À L'ANNÉE PRÉCÉDENTEVar. en %30%20%+25,1%10%+5,5%0%-10%-4,4% -4,9%-1,2%-4,4%-2,9%-4,4%-20%-20,3%-13,4%-16,4%-30%MontresMouvementsEbauches etchablonsFournitures dumouvementBoîtesCadransTotal petit volumeRéveils,pendules,horlogesMouvements etleurs partiesTotal gros volumeValeur totale del'horlogerie


EXPORTATIONS HORLOGÈRES PAR RÉGIONS GÉOGRAPHIQUESExportationsExportations de montresglobales 20032002RégionsEn milliers Valeur en En milliers Valeur en2003millions demillions dede pièces CHF de pièces CHFUnion européenne 3.307,5 11.697 2.960,0 13.061 3.158,2AELE 21,5 87 20,0 102 22,8Total UE + AELE 3.329,0 11.784 2.979,9 13.163 3.181,0Pays de l'Est 282,9 886 272,7 818 222,0Reste de l'Europe 85,1 363 83,3 310 78,1Total Europe 3.697,0 13.033 3.335,9 14.291 3.481,1Afrique 83,5 338 79,2 389 93,2Moyen-Orient 670,4 1.422 656,0 1.578 668,0Extrême-Orient 3.527,3 4.956 3.136,3 4.985 3.326,5Amérique du Nord 1.726,6 3.452 1.629,1 3.744 1.616,7Amérique du Sud 373,2 1.098 360,4 1.479 415,1Océanie 98,9 282 95,0 363 115,7TOTAL 10.176,9 24.581 9.291,9 26.829 9.716,3RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES EXPORTATIONS DE MONTRES(PARTS EN % DE LA VALEUR 2003)OcéanieAmérique du Sud 1,0%3,9%Amérique du Nord17,5%Union européenne31,9%Extrême-Orient33,7%Moyen-Orient7,1%Pays de l'Est2,9%Reste de l'Europe1,1%Afrique0,9%


PRINCIPAUX MARCHÉS DE L'INDUSTRIE HORLOGÈRE SUISSEEXPORTATIONS GLOBALES (EN MILLIONS DE FRANCS SUISSES)P A Y S 2002 2003 % TOTAL 2003 2003/20021. ETATS-UNIS 1.643,9 1.661,5 16,3% 1,1%2. HONG KONG 1.546,8 1.420,2 14,0% -8,2%3. JAPON 1.100,4 984,9 9,7% -10,5%4. ITALIE 813,6 735,1 7,2% -9,6%5. FRANCE 671,4 611,0 6,0% -9,0%6. ROYAUME-UNI 562,7 580,4 5,7% 3,1%7. ALLEMAGNE 630,8 568,3 5,6% -9,9%8. SINGAPOUR 433,6 395,1 3,9% -8,9%9. ESPAGNE 335,2 350,1 3,4% 4,4%10. EMIRATS ARABES UNIS 241,4 237,6 2,3% -1,6%11. CHINE 94,2 197,2 1,9% 109,3%12. THAILANDE 180,5 186,2 1,8% 3,1%13. TAIWAN 185,8 183,9 1,8% -1,0%14. ARABIE SAOUDITE 174,2 164,2 1,6% -5,7%15. RUSSIE 121,6 149,2 1,5% 22,8%16. PAYS-BAS 108,3 90,3 0,9% -16,6%17. MEXIQUE 83,7 88,5 0,9% 5,7%18. AUTRICHE 100,3 86,4 0,8% -13,9%19. AUSTRALIE 102,0 79,0 0,8% -22,6%20. GRECE 66,8 70,0 0,7% 4,8%21. TURQUIE 61,0 68,7 0,7% 12,6%22. PORTUGAL 75,0 65,9 0,6% -12,1%23. CANADA 77,4 65,1 0,6% -16,0%24. BELGIQUE 76,9 62,9 0,6% -18,2%25. COREE DU SUD 63,6 62,1 0,6% -2,4%26. KOWEIT 54,3 58,3 0,6% 7,4%27. QATAR 49,2 52,6 0,5% 7,1%28. SUEDE 48,2 45,1 0,4% -6,4%29. PANAMA 90,7 44,0 0,4% -51,4%30. ISRAEL 40,1 42,8 0,4% 6,7%31. BAHREIN 35,1 32,1 0,3% -8,6%32. UKRAINE 15,8 30,5 0,3% 93,0%33. VIERGES AMERICAINES, ILES 38,0 29,3 0,3% -22,8%34. INDE 27,4 26,4 0,3% -3,7%35. BRESIL 40,2 26,4 0,3% -34,4%36. MALAISIE 27,6 25,9 0,3% -6,2%37. POLOGNE 20,3 24,4 0,2% 20,4%38. OMAN 17,2 23,6 0,2% 37,6%39. IRAN 19,9 19,9 0,2% 0,0%40. ANTILLES NEERLANDAISES 21,6 19,9 0,2% -8,0%41. EGYPTE 18,5 19,0 0,2% 2,9%42. LIBAN 23,5 19,0 0,2% -19,1%43. BAHAMAS 16,6 18,2 0,2% 9,7%44. CAIMAN, ILES 16,4 18,1 0,2% 10,2%45. NORVEGE 20,7 18,0 0,2% -13,2%46. ARGENTINE 10,5 17,7 0,2% 67,9%47. NIGERIA 19,3 16,9 0,2% -12,4%48. OCEANIE AMERICAINE 14,8 16,6 0,2% 12,0%49. PAKISTAN 14,9 16,4 0,2% 10,3%50. DANEMARK 25,7 16,0 0,2% -37,7%TOTAL 50 PAYS 10.277,6 9.841,1 96,7% -4,2%AUTRES PAYS 362,1 335,8 3,3% -7,3%T O T A L 10.639,8 10.176,9 100,0% -4,4%

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