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Partout, Edmonton

Partout, Edmonton s’embourgeoise, et les résultats sont prévisibles. Le programmeBoyle Street Community Services (services communautaires Boyle Street), qui procureun soutien communautaire aux gens qui sont dans la pauvreté, prévoit des conflitsdans les prochaines années, parce que six tours de condos sont en construction prèsde son immeuble.Heureusement, le maire d’Edmonton se préoccupe beaucoup des répercussions duredéveloppement sur les gens qui vivent dans la pauvreté; il est toutefois difficile detrouver des solutions viables. Le premier ministre de l’Alberta, de concert avec lesmaires, a promis de mettre fin à l’itinérance en dix ans. La province mettra sur piedun secrétariat spécial afin de coordonner les programmes de logement social. Reste àvoir l’effet que ces programmes auront sur la question de l’itinérance, et si le but estatteignable.Cependant, simplement construire de nouveaux appartements et condos ne réglerapas la situation pour les sans-abri chroniques, dont bon nombre souffrent aussi demaladie mentale et d’utilisation de substances problématique.Pour les gens de la rue à Edmonton, il devient de plus en plus difficile d’avoir accèsaux installations même les plus fondamentales, les toilettes publiques. Uriner sur laplace publique est passible d’une amende. Et pourtant, il n’y a pas de toilettespubliques à proprement parler, et les toilettes privées, comme celles des restaurants,sont interdites. En outre, l’espace public est en voie de privatisation. Comme le ditHope Hunter, directrice de Boyle Street Community Services :« La propriété publique n’existe plus. La rue et le trottoir sont propriété publique, etil faut s’y déplacer, sinon, on peut vous coller une amende – 500 $ pour traverséeillégale, 500 $ pour cracher ou uriner en public, 286 $ pour violation de propriété. »Les Guardian Angels (« Anges gardiens ») parcourent présentement les rues deCalgary et s’en viennent apparemment à Edmonton. Fondés à New York en 1979,durant l’une des périodes de criminalité élevée de la ville, les Guardian Angels sontun organisme de « patrouille de citoyens » dont le but est de nettoyer les quartiers.Ils peuvent sembler utiles, mais un de leurs procédés est de cibler certaines personneset de les chasser d’un quartier. Faisant souvent l’objet de controverses, ils sont perçuspar certains comme étant des justiciers surveillants sans grande responsabilisation.On peut les repérer à leurs bérets rouges et leurs vestes rouges, ou à leurs chandailsblancs arborant le logo des Guardian Angels. Leurs vestes portent l’inscription« Outreach » (service d’approche), mais ce ne sont vraiment pas des travailleurs deservice d’approche.90Partager nos connaissances : améliorer les programmes et pratiques de la réduction des méfaits au Canada

SCÈNE DE RUE À EDMONTONÀ Edmonton, le crack est devenu plus populaire, ces dernières années. Ladistribution de trousses d’utilisation sécuritaire du crack a été introduite à la fin de2007. Le Talwin et le Ritalin (T et R) ont déjà été très populaires, mais la morphineest la drogue préférée des quelques dernières années. Les utilisateurs de morphineont ajouté le crack à la liste des drogues qu’ils consomment, et ceux qui s’injectaientde la cocaïne sont très nombreux à être passés au crack. L’abus de médicaments surordonnance est toujours élevé. On prévoit que l’adoption par l’Alberta des dossiersde santé électroniques pourrait diminuer le nombre de dépendances auxmédicaments sur ordonnance, mais elle pourrait aussi entraîner une hausse del’utilisation d’autres drogues, comme l’héroïne.Le « tourisme de la drogue » est un aspect unique et de longue date du milieu de la drogue d’Edmonton.Les employés des collectivités nordiques, par exemple, travaillent trois semaines, puis ont une semaineou deux de congé, où ils viennent à Edmonton faire la fête avec drogues et alcool, puis retournent aunord. Avec le nombre florissant de personnes attirées par le travail de développement des sables bitumineuxdu nord de l’Alberta, le tourisme de la drogue s’accroît radicalement.Malgré la prospérité, ou peut-être à cause d’elle, un sentiment de désespoir et d’impuissance flottedans l’air : les principaux problèmes des gens de la rue sont la pauvreté, le racisme et l’impuissance,de même que le déplacement. Voici quelques déclarations des travailleurs communautaires :« Je ne suis à bord du véhicule que depuis une couple de semaines et il y a un sentiment,presque écrasant, plus marqué… de désespoir et d’impuissance que lorsque j’étais [à borddu véhicule] auparavant, il y a environ quatre ans. »– Geoffrey, travailleur de Streetworks Outreach« Je dirais que les principaux problèmes de notre collectivité sont la pauvreté, le racisme et le sentimentd’impuissance. Et la pauvreté et le racisme engendrent l’impuissance. Notre clientèle est enmajeure partie autochtone, et les peuples autochtones de ce pays sont encore la plus grande classemarginale que nous ayons. Je crois que bien des gens n’apprécient pas le racisme que subissent lespeuples autochtones, quand on est toujours au bas de l’échelle, peu importe qui on est, et qu’ondoit vivre ainsi toute sa vie. »– Hope Hunter, directrice, Boyle Street Community ServicesIl y a aussi un accroissement de la violence liée aux gangs de rue. La culture de gang oblige lesjeunes à « sauter » dans un rite de passage, qui s’accomplit en posant un quelconque geste deviolence aléatoire.91Partager nos connaissances : améliorer les programmes et pratiques de la réduction des méfaits au Canada

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