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Partager nos connaissances - Canadian AIDS Society

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« Par exemple,

« Par exemple, noustrois qui travaillons àcette clinique, nousparcourons beaucoupde route, nous avons uncabinet de médecinefamiliale [ailleurs], noussommes au bout denotre corde. Si monrevenu baisse à causede la méthadone, je vaisdevoir reconsidérertout cela. Mais nousnous sentons uneobligation d’être ici.Nous avons des tas depatients qui sortent dela rue pour aller vivredans leur propreappartement, semarier, avoir desenfants, travailler àdevenir des membresde la société plusproductifs. Et si leprogrammedisparaissait, ilsse retrouveraientdans la rue. »– Dr George Kolbe,directeur médical, centre detraitement de la toxicomaniede l’Ontario (Ottawa)de changer leur dosage. De même, certains ont critiqué le modèle privé, pratiqué engroupe, du TMM qui s’est répandu partout en Ontario, disant qu’il est plus intéressé auprofit qu’aux bons soins. En outre, les guides de bonnes pratiques recommandent quela consultation en groupe ou individuelle soit offerte dans le cadre du TMM, ce qui estrarement le cas, afin d’aborder les questions personnelles et de santé mentale qui sontco-occurrentes à la plupart des toxicomanies.Les réussitesIl y a des réussites à célébrer. Le fait que le besoin de gestion de cas et d’accompagnementdes personnes recevant de la méthadone ait été reconnu et mis à exécution par leministère de la Santé et des Soins de longue durée est un résultat positif. L’allocationd’urgence d’Ottawa pour les clients est aussi très utile. En outre, le gestionnaire de cas deméthadone a amélioré les relations de collaboration avec les fournisseurs de méthadone,assuré la souplesse et personnalisé le rythme du programme, ce qui fonctionne bien pourles clients. Le fait que le gestionnaire de cas d’Ottawa puisse retenir des fonds pour lesclients, faisant office de coffre bancaire, a l’avantage ajouté de permettre à des clients decontrôler leur utilisation de substances.Le climat politique à l’égard de la méthadone en OntarioSelon le Dr George Kolbe, directeur médical de la clinique d’Ottawa, du centre detraitement de la toxicomanie de l’Ontario, le traitement à la méthadone soulèvebeaucoup de tumulte dans toute la province de l’Ontario en ce moment, ce qui faitque les médecins se sentent menacés. L’Ontario a mis sur pied un Groupe d’étude surles pratiques entourant le traitement de maintien à la méthadone après certainescontroverses provoquées par le traitement en Ontario, surtout dans les cliniques depratique de groupe, notamment le décès d’un homme d’Ottawa d’une surdose deméthadone. Il y avait aussi des problèmes en ce qui concerne l’incohérence de lapratique, les coûts de la méthadone et les méthodes de facturation. Le Grouped’étude a publié un rapport contenant des recommandations (voir Ressources utilesci-dessous). Le Dr Kolbe croit que des politiques ont contribué à élaborer lesrecommandations et que de nombreux médecins sont nerveux parce qu’ils sontéparpillés et se sentent une obligation envers les gens qu’ils traitent.Plus d’éducation pour le milieu médical et le publicLes obstacles aux soins de santé, à la désintoxication et au traitement de l’utilisationde substances problématique persistent pour les personnes sur le TMM. Certainsprogrammes de traitement fondés sur l’abstinence refusent aux gens de participer s’ilsprennent de la méthadone. D’autres programmes insistent sur des doses quotidiennesde méthadone radicalement réduites (mais pas nécessairement adéquates sur le planthérapeutique), afin que les gens entrent en traitement, causant ainsi un grandinconfort de sevrage.146Partager nos connaissances : améliorer les programmes et pratiques de la réduction des méfaits au Canada

Le Dr Kolbe aimerait voir une information de meilleure qualité offerte au milieumédical et au public, et une amélioration du traitement que les personnes prenant dela méthadone reçoivent des professionnels de la santé, qui les décourage de rechercherdes soins médicaux quand ils en ont besoin.« Nos patients aboutissent à l’urgence, pour une raison quelconque. Ils sont traitéscomme des toxicomanes, ce qu’ils détestent, et ils se sentent l’objet de discrimination.Donc, même s’ils ont un problème sérieux non lié aux drogues, ils refusentsimplement de s’y rendre… ou ils y vont et je téléphone au médecin de l’urgence etlui dis que ce patient veut être observé pour 24 heures… Un cas typique… un patientm’a dit qu’il sentait que sa méthadone était trop forte. Nous avons vérifié lesétiquettes pour nous assurer que tout était conforme. La méthadone est envoyée ànotre clinique par une pharmacie. Je l’ai envoyé chez lui, il m’a retéléphoné dansl’heure, disant qu’il se sentait somnolent. Alors je lui dis : “Bon, tu t’en vas directementà l’urgence.” J’ai téléphoné au médecin, je lui ai expliqué que laméthadone a une longue durée, et que nous devons supposer que ce patient a faitune surdose, ce qui semble certainement être le cas. On l’a renvoyé au bout d’uneheure, et il a été très mal traité. C’est un scénario fréquent, malheureusement. »Les facultés de médecine de nos universités offrent peu (ou pas) de formation surles drogues illégales, sans parler du maintien à la méthadone, dans leur programmed’études. Peu de médecins sont diplômés avec un concept solide des questionsentourant l’utilisation de drogues. Le TMM lui-même demeure stigmatisé, et unnombre insuffisant de médecins veulent en fournir. Les médecins de la méthadonesont débordés et ne peuvent servir le nombre de gens qui recherchent le traitement.Le traitement de maintien à la méthadone a été instauré il y a presque 50 ans. Il estencore sous-financé, incompris, et lourd de stigmates et de mythes. Les gestionnairesde cas aident, mais on ne peut laisser dans leurs seules mains l’amélioration de laprestation de ce traitement vital.RESSOURCES UTILES• Rapport du Grouped’étude sur les pratiquesentourant le traitement demaintien à la méthadone,mars 2007. Disponible àl’adresse :http://www.health.gov.on.ca/french/publicf/pubf/ministry_reportsf/methadone_taskforcef/methadone_taskforce.pdf• Traitement de maintien àla méthadone : manuel duclient, révisé (2008) :disponible au Centre detoxicomanie et de santémentale, à l’adressehttp://www.camh.net/fr/Care_Treatment/Resources_clients_families_friends/Methadone_Maintenance_Treatment/index.html147Partager nos connaissances : améliorer les programmes et pratiques de la réduction des méfaits au Canada

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