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Compilation d'articles - Contacter un comité local d'Attac

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Directeur de la

Directeur de la publication : Edwy Plenel4www.mediapart.froblige les mouvements à se coordonner à l’échelleinternationale et la possibilité d’identifier sesennemis. »La situation est moins lisible aujourd’hui, alors quel’unilatéralisme américain post-11 Septembre a pris uncoup avec la montée en puissance des pays émergentset que les « ennemis » ont, comme l’altermondialisme,été affectés par des phénomènes de vieillissement etde fracturation.« Le paradoxe, poursuit Christophe Aguiton, est quela mondialisation libérale se poursuit, mais sansleadership identifiable. La Banque mondiale ne faitplus rien, l’OMC est paralysée, le FMI ne s’occupeplus que de l’Europe. » Cet état de fait complique lastratégie des mouvements altermondialistes, commel’explique Gus Massiah, pour lequel il était possible,dans les années 1990, « d’attaquer le systèmeéconomique international à travers ses institutions,alors qu’elles sont aujourd’hui dépassées par lemarché mondial des capitaux ».Le Forum social mondial ne peut plus se présentersimplement comme le pendant de Davos, et nese tient d’ailleurs plus début janvier, à l’instarde son homologue suisse. Isabelle Sommier, qui amené plusieurs enquêtes sur le public des FSM,jusqu’à celui de Dakar en 2011, explique ainsi qu’on« perçoit une évolution de ses participants versla professionnalisation et le plaidoyer. Les FSMressemblent de plus en plus à des rencontres entredes ONG de droits de l’homme ou des organisationshumanitaires, avec un déclin de la revendicationpolitique ».« Le temps des révolutions est un tempslong et n’est pas linéaire »Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.Le fait que le FSM pose aujourd’hui ses bagagesdans la Tunisie révolutionnaire peut-elle redonner àl’altermondialisme une dimension subversive qu’il adu mal à imposer ?Le précédent forum s’est tenu en 2011 à Dakar, entrela chute de Ben Ali et celle de Moubarak, dont ledépart a été annoncé pendant la cérémonie de clôture.Sa localisation, deux ans plus tard, dans le mondearabe libéré des dictatures, porte donc en soi unenouvelle dynamique, veut croire Gus Massiah pourqui « les insurrections méditerranéennes portent uneespérance révolutionnaire », même si « le temps desrévolutions est un temps long et n’est pas linéaire ».À l’origine, il était prévu que le FSM de 2013se déroule au Caire et non à Tunis. Mais pourqu’il puisse se tenir, il faut une rencontre entre desorganisations locales et les structures internationales,dont les conditions n’étaient pas réunies dans lecontexte égyptien. « Le fait qu’il s’installe à Tunis,et non au Caire, comme initialement envisagé, lefrancophonise et le provincialise », estime NicolasHaeringer.Pour redonner des couleurs à l’altermondialisme, leFSM de Tunis devra donc dépasser certaines tensionsinhérentes à sa localisation dans cette région dumonde, notamment les divergences de vues sur leSahara occidental, les tensions entre des mouvementsmaliens favorables à l’intervention française etopposés aux revendications arabo-touaregs soutenuespar certaines organisations de la région présentesau FSM, mais aussi les désaccords sur la situationsyrienne, puisqu’il demeure, au sein de la gauchemaghrébine, un vieux fond de nationalisme arabesécularisé, pour lequel le régime d’Assad demeureun rempart contre l’impérialisme et l’extrémismereligieux.Mais le forum de Tunis, en plus de devoir affronterson rapport à l’islam politique en particulier et à lareligion en général (que nous aborderons dans unsecond article), se trouve surtout face à trois défis queGus Massiah résume par trois questions : « Quelletraduction politique ? Quelles mutations des formes ?Quelles stratégies internationales ? »Trois interrogations qui traversent l’altermondialismedepuis sa naissance, mais que l’hétérogénéitécroissante, à la fois géographique et politique,des organisations qui se rendent au FSM ou desmouvements locaux dont l’altermondialisme estimequ’ils s’inscrivent dans sa logique, rend encore plusdifficile à résoudre.4/5

Directeur de la publication : Edwy Plenel5www.mediapart.fr« Si on considère que la fonction du forum, expliqueNicolas Haeringer, est de mettre en tension et encontact des formes opposées, par exemple des partishiérarchisés avec des groupes affinitaires ; maisaussi différentes approches du changement avecdes mouvements anti-hégémoniques et d’autres quiconstruisent plutôt une approche virale en termes depréfiguration ; et également des groupes ayant despositions très diverses sur le rapport à l’État ou lesouverainisme, on peut ressentir un côté éreintant, à lalongue, dans le fait d’exalter la diversité sur le modede la célébration. Après dix ans, je pense donc quele FSM engendre autant de frustrations que d’espoir,mais c’est lié à sa nature. »Directeur de la publication : Edwy PlenelDirecteur éditorial : François BonnetLe journal MEDIAPART est édité par la Société Editrice de Mediapart (SAS).Durée de la société : quatre-vingt-dix-neuf ans à compter du 24 octobre 2007.Capital social : 32 137,60€.Immatriculée sous le numéro 500 631 932 RCS PARIS. Numéro de Commission paritaire despublications et agences de presse : 1214Y90071.Conseil d'administration : François Bonnet, Michel Broué, Gérard Cicurel, Laurent Mauduit,Edwy Plenel (Président), Marie-Hélène Smiéjan, Thierry Wilhelm. Actionnaires directs etindirects : Godefroy Beauvallet, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, EdwyPlenel, Marie-Hélène Smiéjan ; Laurent Chemla, F. Vitrani ; Société Ecofinance, SociétéDoxa, Société des Amis de Mediapart.Rédaction et administration : 8 passage Brulon 75012 ParisCourriel : contact@mediapart.frTéléphone : + 33 (0) 1 44 68 99 08Télécopie : + 33 (0) 1 44 68 01 90Propriétaire, éditeur, imprimeur et prestataire des services proposés : la Société Editricede Mediapart, Société par actions simplifiée au capital de 32 137,60€, immatriculée sous lenuméro 500 631 932 RCS PARIS, dont le siège social est situé au 8 passage Brulon, 75012Paris.Abonnement : pour toute information, question ou conseil, le service abonné de Mediapartpeut être contacté par courriel à l’adresse : serviceabonnement@mediapart.fr. Vous pouvezégalement adresser vos courriers à Société Editrice de Mediapart, 8 passage Brulon, 75012Paris.5/5

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