ב''ה RaBBi mh''m de louBavitch - Hassidout

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ב''ה RaBBi mh''m de louBavitch - Hassidout

Réflexions Sur Pessa’hPl o n g e r Da n s Le Mat é r i a l i s m e« Tout mâle nouveau-né, jetez-le dans le fleuve, et toute fille faites-la vivre. »(Exode 1 – 22)La première Paracha du livre de Chemoth raconte la descente des Béné-Israël en Egypte, le début de l’esclavageaprès la disparition de Yaakov et des ses enfants, et enfin la naissance de Moché le sauveur.Nous avons le devoir de nous souvenir et de revivre, chaque jour, les événements liés à la sortied’Egypte. Cet épisode de l’histoire de notre peuple constitue une source d’inspiration pour notre évolutionspirituelle.Le premier décret de Pharaon fut de jeter au Nil tout enfant mâle naissant dans la famille d’Israël. La surviedes Egyptiens et de leur pays dépendait de ce fleuve ; c’est pourquoi il symbolise les lois de la nature. LesEgyptiens le vénéraient, il était pour eux un dieu, parce que ses eaux débordaient et ses crues abreuvaient etrendaient fertiles le pays.Les Juifs, pour leur part, croient en un D-ieu qui transcende les limites de la nature et ses lois. Les Egyptiensavaient l’intention de d’amener les Juifs à rejeter ce type de Divinité. Ils comptaient les plonger dans l’espritdu pays et dans la dévotion pour les phénomènes naturels tel que la crue du Nil.Sur sa terre, un tel état d’esprit était impossible pour le peuple Juif. En Israël, la relation entre la réussitede l’homme et D-ieu était manifeste : lorsque la terre avait besoin de pluie, le peuple Juif priait et Hachemenvoyait sa bénédiction. Là, en Terre Sainte, il n’était pas difficile de percevoir et de ressentir que toutes lesbontés émanaient de D-ieu Lui-même. L’erreur d’analyse ne pouvait s’installer chez nos ancêtres qu’après leurdescente en Egypte. Ce pays montrait que l’on peut se suffire au phénomène naturel, les crues régulières duNil, pour avoir une terre fertile.La soumission des Juifs à cette idée ne pouvait pas prendre place alors que Yossef était encore en vie et à latête de l’Egypte. Cette génération avait été témoin de la Providence Divine ; à cette époque, on avait comprisen Egypte que la nature et ses lois ne sont que des outils de l’intervention du Divin. L’esclavage, matériel etspirituel, des Hébreux ne pouvait toucher que la nouvelle génération, celle qui n’avait pas connu la terre d’Israëlet qui n’avait pas vécu les moments privilégiés du rapport avec D-ieu.C’est alors que commença la véritable descente en Egypte et que, par conséquent, Pharaon pouvait imposerson terrible décret impliquant que le peuple Juif soit immergé dans le dieu Nil, dans l’idolâtrie et la soumissionaux lois de la nature.Moché, le berger fidèle, fut celui qui donna la force aux Béné-Israël de briser les liens de l’esclavage et le pouvoirde se détacher des concepts idolâtres égyptiens. Moché installa dans le cœur de ses frères la foi en D-ieuà un moment où, pour beaucoup d’entre eux, il était difficile de croire quel tel concept pouvait exister. C’estprécisément par le mérite de cette foi que nos ancêtres purent surmonter les épreuves de l’exil et recouvrerleur liberté.Ce phénomène peut et doit être vécu par chacun de nous quotidiennement. En commençant sa journée par laprière et l’étude, le Juif construit sa relation avec D-ieu et peut, alors, percevoir l’intervention Divine tout lereste de la journée.Nos sages nous enseignent qu’il existe en chacun de nous une part de Moché. Cette étincelle ravive en nousl’idée que toute notre existence – même ce qui pourrait paraître radicalement un phénomène naturel – n’estque le produit direct de Hachem.Likouté Si’hoth Vol XVI3


Réflexions Sur Pessa’hLa Paracha Bo décrit en détail les rites qui accompagnent le sacrifice de l’agneau dePessa’h. L’animal devait être choisi selon certains critères ; il devait être examinépendant quatre jours avant d’être abattu par la Ché’hita. Enfin, il devait être consomméaccompagné de Matsoth et d’herbes amères.Maïmonide – dans le Sefer Hamitsvoth – dénombre deux commandements concernant cerite:4• Abattre l’agneau le quatorze Nissan.• Le manger dans la soirée du quinze.Le Ko r b a n Pessa’hCes deux commandements paraissent intimement liés l’un à l’autre, il est donc étonnant que leRambam les considère comme deux Mitsvoth séparées.La sortie d’Egypte représente un événement déterminant dans l’histoire du peuple Juif ; c’està ce moment qu’il se constitue en tant que nation. Il n’est plus l’esclave de Pharaon ; il devientle serviteur de D-ieu.Le sacrifice de l’agneau de Pessa’h avait pour but de préparer nos ancêtres à l’exode. Chaquedétail était important car il préparait différemment à cet événement fondateur.C’est pourquoi cette Mitsva se sépare en deux commandements distincts : le sacrifice même,et sa consommation. Ces deux étapes étaient requises pour préparer les Juifs à quitter l’Egypted’une part et pour qu’ils deviennent les serviteurs de D-ieu, d’autre part.Dans l’Egypte antique, l’agneau était considéré comme un dieu. En l’offrant en sacrifice, lepeuple Juif se débarrassa par un seul geste de sa soumission aux Egyptiens. Il fallait aux Juifsune grande Messirouth-Nefech – sacrifice personnel – pour agir ainsi. Ils sacrifièrent l’agneaupubliquement face à leurs voisins – et jusque là, tortionnaires – horrifiés. Cet acte leur étaitindispensable pour qu’ils cessent d’être soumis à l’Egypte, et pour qu’ils puissent devenir ainsiles serviteurs de D-ieu.La deuxième Mitsva consiste à manger l’agneau. Cet animal abattu avec Messirouth-Nefechdevient, après sa consommation, une partie même de la chair du Juif. La matière du sacrificeest digérée et s’unie avec le corps matériel.Le sacrifice de sa personne est une partie fondamentale du service de D-ieu. Ce sentiment doittranscender la personne, mais il doit aussi pénétrer son être et l’emplir entièrement jusqu’à déborderdans les dimensions les plus matérielles de son existence. Ainsi, la Messirouth-Nefechdevient réellement une partie de l’Etre Juif, le préparant à la sortie d’Egypte et lui permettantde devenir le serviteur de D-ieu.Likouté Si’hoth Vol XVI


Réflexions Sur Pessa’hLe Se n s De s Pl a i e sAu début de la Parachath Bo – (Exode 10 - 2) – D-ieu dit à Moché qu’Il enverra lesplaies sur l’Egypte « afin que tu racontes à ton fils, à ton petit-fils ce que j’ai faitaux égyptiens et les merveilles que j’ai opérées contre eux; vous reconnaîtrez ainsique je suis l’Eternel. »Pharaon est identifié dans la Torah par son obstination, « je ne connais pas D-ieu » et à sonexpression vantarde « Mon fleuve est à moi, c’est moi qui me le suis fait », reniant ainsi l’influenced’Hachem dans ce monde et en le remplaçant par la croyance en lui-même et en lapuissance de l’homme.Le but fondamental des plaies était de rejeter cette approche, de manifester la Divinité de manièreà ce que tout le monde puisse Le percevoir, et ainsi, briser la fierté de Pharaon et de sanation.D-ieu persista jusqu’à que « l’Egypte reconnu que je suis D-ieu » et que la fierté de Pharaonfut écrasée. Il vint à Moché en pleine nuit pour implorer la miséricorde Divine.Il est évident que ceci ne concernait pas Pharaon seulement. Les miracles de l’Exode serventde témoignage pour les générations à venir du contrôle de D-ieu sur l’ordre de la nature.En Egypte, même Pharaon n’avait plus que l’alternative de reconnaître D-ieu. A d’autres époquesl’influence de D-ieu peut ne pas être aussi évidente, mais elle n’en est pas moins présenteet c’est toujours Lui qui dirige notre monde et sa destiné.La nature, elle-même, n’est rien d’autres qu’une série de miracles répétés Pourquoi le soleilse lève-t-il et pourquoi l’herbe pousse? Au dede l’ordre naturel, il y a la main de D-ieu quiguide nos vies. Rien n’arrive par hasard. Au contraire, par des voies que seul Lui dans Soninfini sagesse comprend, D-ieu guide nos pas et fait des miracles pour nous.Ceci est le message des plaies miraculeuses: Explorer en profondeur jusqu’à prendre consciencede l’implication de D-ieu dans nos vies.La seule différence entre les plaies d’Egypte et le temps présent tient seulement dans le degrépar lequel la main de D-ieu est ouvertement dévoilée, mais la présence - et les actes - de cettemain restent toujours les mêmes.6Adapté de Likouté Si’hoth


Le Se n s De s Pl a i e s IIRéflexions Sur Pessa’hLa Paracha de Vaéra nous retrace l’histoire des dix plaies que D-ieu envoya sur lesEgyptiens. Au premier abord, il pourrait nous sembler que l’intention première deces plaies était de punir les Egyptiens qui s’obstinaient à retenir les Béné-Israël enesclavage. Cependant, la Torah nous apprend qu’il y avait là un but bien plus profondqui était recherché : la reconnaissance de D-ieu par les Egyptiens, ainsi qu’il est dit (Exode7 – 5) : « Et les Egyptiens reconnaîtront que Je suis l’E-ternel. »Le peuple Egyptien ne croyait pas en D-ieu ; les plaies avaient un but pédagogique : elles venaientpour faire découvrir le Créateur et Son pouvoir. Rabbi Yits’hak Abarbanel précise quePharaon niait, en fait, trois principes fondamentaux : l’existence de D-ieu, le concept de laProvidence Divine (D-ieu observe et s’investit dans tout ce qui se déroule ici, dans le monde),et la possibilité que D-ieu a de produire des miracles qui transcendent la nature.Ainsi, lorsque Hachem envoie les dix plaies en Egypte, Il balaie ces trois conceptions erronées: les trois premières plaies démontrèrent que D-ieu existe ; les trois suivantes établirent lefait de la Providence ; et les dernières plaies montrèrent à Pharaon que D-ieu peut agir d’unemanière surnaturelle.Néanmoins, nous trouvons dans la Torah une autre raison pour ces plaies : enseigner la grandeurde Hachem aux Béné-Israël , ainsi qu’il est dit (Exode 10 – 2) : « Afin que tu racontesà ton fils, et à ton petit-fils, ce que J’ai fait aux Egyptiens et les merveilles que J’ai opéréescontre eux ; vous reconnaîtrez que Je suis l’E-ternel. » En d’autres termes, en plus de l’effetque les plaies devaient apporter aux Egyptiens, elles avaient aussi un but pédagogique pour lesBéné-Israël qui devaient – après cette longue période d’exil – retrouver Hachem. Rachi nousrapporte d’ailleurs, dans cet esprit, les paroles de nos sages : « Il amène le châtiment sur lesnations afin que les Béné-Israël L’entendent et Le respectent. »Nous pouvons nous interroger sur cette dernière idée : Pourquoi sommes-nous obligés de penserque les plaies avaient un autre but que celui de faire connaître aux Egyptiens le Créateur ?Pourquoi était-il nécessaire de faire connaître, aux Hébreux, la grandeur de D-ieu ?La réponse tient dans la raison même de la création. Selon nos sages, Hachem créa le mondepour qu’il soit transformé, raffiné et élevé ; cela par l’intermédiaire d’Israël qui observe laTorah. Aussi, dans cet esprit, chaque détail – même le plus banal – de ce qui se passe dans lemonde devrait avoir un lien avec le but de la création et la mission du Peuple Juif.C’est pourquoi il est important de voir dans les plaies bien plus qu’une punition aux Egyptiensou une réfutation de leurs idées erronées ; les plaies devaient nécessairement apporter quelquechose de positif aux Béné-Israël. En fait, c’est justement au moment où elles firent prendreconscience à nos ancêtres de la grandeur de D-ieu qu’elles remplirent véritablement leur objectif.Likouté Si’hoth Vol XXXVI7


Réflexions Sur Pessa’hLa première des plaies qui toucha les Egyptiens fut la plaie du sang. Toutes les eaux dupays furent miraculeusement transformées en sang. Seule l’eau utilisée par les Hébreuxfut épargnée.L’eau est naturellement froide, alors qu’à l’opposé la sainteté est présentée comme une sourcede chaleur qui inspire la vitalité. La première mission quotidienne du Juif est de vaincre la froideur– l’indifférence et l’apathie – que nous avons à l’égard de la sainteté et de la remplacerpar une chaleur et une passion pour D-ieu et le Judaïsme. C’est pourquoi la plaie du sang – lachaleur – fut la première étape du processus de la libération du peuple Juif.Puis vint la deuxième plaie, les grenouilles. Ces créatures au sang- froid quittèrent courageusementleur milieu naturel, le Nil, et pullulèrent rapidement à travers l’Egypte, envahissant lesmaisons égyptiennes et se jetant dans leurs fours.Le Juif se doit de réserver sa chaleur, son enthousiasme et son énergie pour la sainteté. Lorsqu’unenthousiasme pour les futilités – four de Pharaon – s’instaure, il doit alors envoyer les grenouillesafin de tempérer ses ardeurs. Les grenouilles furent capables de quitter l’humidité etla froideur pour sauter dans les fours de Pharaon. Elles montrèrent ainsi qu’il est indispensablede calmer les désirs et l’appétit pour les plaisirs physiques.Ces deux premières plaies symbolisent les approches du service de D-ieu : « Eloigne-toi dumal » et « fais le bien ». L’ordre logique serait de s’éloigner du mal et par la suite d’agir pourle bien. Ceci est d’ailleurs illustré ainsi par nos sages : la première étape dans la préparationd’un lieu de repos pour un roi est de nettoyer l’espace de la maison. Ce n’est qu’après celaque les décorateurs peuvent commencer à tendre les plus belles tentures et à meubler ce qui,grâce à leurs efforts, se transformera en palais pour le souverain. Sans un nettoyage préalable,le riche mobilier et les tentures les plus merveilleuses ne pourraient faire d’effet, elles seraientplutôt déplacées.Il faut quelques fois, cependant, agir inversement, ainsi que Rabbi Chemouel enseigna : « Lemonde affirme que lorsque l’on ne peut pas passer au-dessous d’un obstacle, il faut alors sauterpar-dessus. Moi, je dis qu’il faut – Lé’hat’hila Ariber – sauter à priori au-dessus ! »Lorsqu’un Juif apporte la chaleur et la sainteté dans son entourage – le sang – la froideur etl’indifférence disparaissent automatiquement.8Le Sa n g Et Le s Gr e n o u i l l e sLikouté Si’hoth Vol I


Vo i r Da n s L’o b s c u r i t éRéflexions Sur Pessa’h« Moché tendit sa main vers les cieux ; il y eut une profonde obscurité dans tout le paysd’Egypte durant trois jours. Personne ne voyait l’autre ; personne ne quitta sa place pendanttrois jours. Pourtant, pour les Béné-Israël, il avait de la lumière dans leurs demeures. »(Exode 10 – 22,23)Le Midrash nous enseigne que cette plaie comportait deux miracles :• Les ténèbres qui frappèrent l’Egypte ;• Une illumination miraculeuse qui permit à nos ancêtres de voir où les Egyptiens cachaientleurs trésors.C’est ainsi que D-ieu permit la réalisation de Sa promesse à Avraham (Genèse 15 – 14) : « Ils en sortiront avecde grandes richesses. »Néanmoins, selon Rachi, ce phénomène ne constituait pas deux miracles mais un seul. Les Egyptiens étaientdans le noir absolu alors qu’Israël continuait de voir normalement en dépit de cette plaie.Pourquoi Rachi interprète-t-il cet événement différemment que le Midrash ?Le but du passage de nos ancêtres en Egypte était d’amasser les étincelles Divines qui s’y trouvaient. Aussi,leur départ avec les richesses égyptiennes faisait partie de ce processus. En prenant l’or, l’argent et la vaissellede leurs anciens oppresseurs, ils élevèrent les étincelles Divines qui habitaient ces objets et ils les libérèrent,pour ainsi dire, du mal de l’Egypte pour les laisser rejoindre le domaine de la Sainteté.« Elever les étincelles » représente un élément essentiel du service de D-ieu. Aussi, chaque Juif doit en plus deses engagements purement spirituels, tels que la prière et l’étude de la Torah, s’investir dans des activités matérielleset observer les Mitsvoth. Par la prière et l’étude, l’homme raffine son aspect spirituel. Mais lorsqu’ilobserve les Mitsvoth et qu’il s’engage dans des activités professionnelles et sociales dans le but de remplir lavolonté de D-ieu, il attire alors la Divinité dans les dimensions physiques et il élève les étincelles Divines quihabitent le monde.C’est bien ce qui se produisit au moment de la plaie des ténèbres : les Juifs avaient de la lumière dans leursdemeures, et cette lumière les accompagna lorsqu’il espionnèrent les maisons obscures des Egyptiens. La Torahet la prière apportent la lumière et sanctifient l’âme de chacun de nous ; nos demeures s’en trouvent alorsnaturellement illuminées. Par contre, seule l’intrusion dans le domaine Egyptien – les activités matérielles –nous permet de purifier ce monde et d’élever les étincelles.Le commentaire de Rachi a pour objet de faire une lecture simple des événements ; c’est pourquoi il interprètela plaie des ténèbres comme un seul geste de D-ieu : celui de permettre à Israël de voir chez l’Egyptien. Rachine fait pas référence à la lumière qui se trouve naturellement chez le Juif, dans son domaine, parce qu’en premièrelecture ces deux types de services – l’étude et les Mitsvoth – représentent des tendances opposées.Pour le Midrash – la dimension ésotérique – il y a là un miracle en deux temps : l’obscurité égyptienne et lalumière chez Israël. Au regard de l’intention Divine de la Création, les deux tendances du service de D-ieucitées plus haut – s’investir dans l’élévation de soi et s’engager vers l’extérieur – sont indissociables.En effet, il est expliqué dans le Tanya que la véritable mission de l’homme sur terre consiste à élever le matériel.L’âme n’est pas descendue pour sa propre élévation ; elle n’en a pas besoin puisque c’est une parcelle deD-ieu. D-ieu envoya l’âme ici-bas pour qu’elle agisse sur le corps, qu’elle le raffine et révèle en lui – et dansle monde qui l’entoure – les étincelles Divines qui l’habitent.Likouté Si’hoth Vol XXXI9


Réflexions Sur Pessa’h« Je vous sortirai des souffrances d’Egypte, Je vous sauverai… Je vous libérerai... Je vous prendrai pourMoi en tant que peuple. »(Exode 6 – 6,7)C’est par ces quatre expressions que D-ieu trace à Moché, au début de notre Paracha, le programme de la délivrance. Nossages affirment, dans le Talmud, que les quatre coupes de vin que nous buvons pendant le Séder de Pessa’h correspondent,en fait, aux quatre verbes utilisés par Hachem pour annoncer l’Exode.Rabbi Chnéour-Zalman reprend cette idée dans son Choul’han Arou’h – code de loi – et il précise que « les sages ont instauré l’actionde boire quatre coupes de vin par rapport aux quatre expressions : Je vous sortirai… Je vous libérerai... Je vous prendrai...Je vous sauverai. » Nous remarquons que Rabbi Chnéour-Zalman a inversé l’ordre initial du verset. Il serait donc intéressant decomprendre la raison de ce changement.L’exode représente, dans une dimension spirituelle, la démarche du retour vers D-ieu, la Téchouva. Or, dans cette démarche, nouspouvons définir quatre niveaux allusionnés dans le verset des Psaumes (14 – 15) : « Eloigne-toi du mal ; fais le bien ; recherche lapaix ; poursuis-la ! »Le premier niveau, « Eloigne-toi du mal », implique que l’individu ne vienne pas à fauter dans la pensée, la parole et l’action. S’ilarrive qu’il pèche, il doit alors regretter ses méfaits et déraciner son désir pour le mal. En fait, l’homme ne peut envisager de seséparer de D-ieu ; il souhaite rétablir Sa révélation dans l’immanence.Le deuxième niveau, « fais le bien », réclame que l’on fasse Téchouva sur les éventuelles imperfections dans la pratique des Mitsvothet des bonnes actions. L’objectif est de remplir le vide de sainteté et de ferveur dû à la lassitude dans les commandements ; ladynamique se doit d’être d’une extrême intensité de sorte qu’il puisse s’unir avec le niveau du Divin qui transcende le monde.Le troisième niveau, celui de la recherche de la paix, est une forme encore plus élevée de Téchouva ; dans cette dimension, l’hommetente d’exceller dans le domaine de l’étude de la Torah au sujet de laquelle nos sages affirment qu’elle « établit la paix dans les Cieuxet ici-bas. » Ce degré permet à l’homme d’atteindre un aspect du Divin qui touche à l’Essence. Il dépasse à la fois les Cieux – latranscendance – et la terre – l’immanence.Le plus haut degré de Téchouva, celui de l’engagement dans la Torah, se compose lui-même en deux niveaux – recherche la paix etpoursuis-la – correspondant à l’exotérisme, la partie dévoilée, et à l’ésotérisme.Les quatre coupes du Séder symbolisent ces quatre niveaux de retour vers D-ieu. Par conséquent, les quatre expressions reflètentleur contenu.Ainsi, les termes « Je vous sortirai des souffrances d’Egypte » évoquent la démarche de « Eloigne-toi du mal ».L’expression « Je vous sauverai – Véhitsalti » fait allusion à l’initiative d’inviter D-ieu dans notre quotidien grâce à la pratique desMitsvoth. En effet, « Véhitsalti » rappelle le terme hébraïque de Tsel qui signifie Ombre. Par les Mitsvoth, la divinité se retrouvedans l’ombre de l’homme.Nos sages affirment que « seul l’individu qui étudie la Torah peut être qualifié véritablement d’homme libre. » Aussi, « Je vouslibérerai » rappelle ce niveau. Il fait référence en particulier à celui qui se consacre à l’étude de la partie révélée ; tandis que « Jevous prendrai pour Moi » parle d’un lien plus intime. Il exprime la recherche du Divin à travers l’étude des dimensions cachées dela Torah.Ce sont donc là quatre étapes du Retour vers D-ieu que la Torah énumère du plus bas niveau au plus élevé. Néanmoins, il existe undébat dans le Talmud pour définir ce qui de l’étude ou de l’action est plus important. Si on envisage que l’étude est prédominante, ilest juste que les termes « Je vous libérerai » et « Je vous prendrai » viennent en dernier puisqu’ils expriment les plus hauts niveauxde la progression spirituelle. Par contre, si on soutient l’idée que c’est l’action qui est plus importante, il est alors logique de citer lesmots « Je vous sauverai – Je serai votre ombre » en dernier.Nous pouvons comprendre, maintenant, la différente présentation de ces expressions dans la Torah et dans le Choul’han Arou’h. LaTorah personnifie l’étude, c’est pourquoi elle place les verbes exprimant l’engagement intellectuel au point culminant. Le Choul’hanArou’h, le code des lois Juives, a pour objet de définir la manière d’agir et d’observer les Mitsvoth, c’est pourquoi il met l’accentsur l’action en citant « Je vous sauverai – Je serai votre ombre » en dernier.Likouté Si’hoth Vol XI12Un e Té c h o u va En Qu at r e Te m p s


Le s Fe m m e s Et La Gu e o u l a hRéflexions Sur Pessa’h« Miriam, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit en main un tambourin, et toutes les femmes lasuivirent avec des tambourins en dansant. »(Exode 15 - 20)La Paracha de Bechala’h relate le récit de la traversée de la mer rouge. Nous y lisonsle cantique composé par les enfants d’Israël à cette occasion. La Torah raconte aussila façon toute particulière avec laquelle les femmes ont participé à cette joie. Ellessuivirent Miriam dans des danses accompagnées de tambourins.En Egypte, c’est Miriam qui annonça la venue du libérateur. Alors que les dirigeants de la générationne voyaient pas d’issue à leur souffrance et à leur servitude, elle propagea l’espoir etla confiance en D-ieu parmi son peuple.D’ailleurs, lorsque sa mère fut forcée de mettre Moché dans les eaux du Nil, son père Amram,s’adressa à Miriam et lui demanda : « Qu’est-il advenu de ta prophétie ? Comment va-t-elles’accomplir ? » C’est pourquoi Miriam « se tint à distance, pour observer ce qui lui arriverait. »Au delà du souci pour son frère, Miriam se souciait de ce qu’il adviendrait de sa prophétie, etde son frère, le libérateur d’Israël.Ceci est comparable au sentiment que toutes les femmes juives, d’aujourd’hui, ont. Elles sontsoucieuses du destin du peuple Juif, et elles attendent la Guéoulah avec anxiété.Au moment de la traversée de la mer rouge, la célébration des femmes était bien à l’échelle deleur anxiété en Egypte. Elles exprimèrent, alors, leur joie d’une façon bien plus forte que leshommes.Le Midrach raconte que les femmes s’étaient préparées aux événements de la sortie d’Egypteet qu’elles étaient certaines qu’Hachem produirait pour Son peuple des miracles. Elles préparèrent,dès lors, des tambourins pour se réjouir, le moment venu.Dans un prochain avenir, nous célébrerons aussi la Guéoulah. C’est pourquoi, bien que noussoyons encore en exil, l’assurance que la délivrance est proche doit déjà nous inspirer de lajoie.Une telle expression de joie manifeste notre foi en la Guéoulah et dans l’accomplissement desprophéties qui l’accompagnent. C’est précisément cette joie prématurée qui, en retour, hâterala Guéoulah.Chabbath Béchala’h 575213


Réflexions Sur Pessa’hLe Bu t i n« Moché fit partir les Béné-Israël de la mer. »(Exode 15 – 22)Rachi commente ainsi ce verset : « Il les retira malgré eux. » En effet, Moché dut forcer les Béné-Israëlpour qu’ils quittent les bords de la Mer Rouge afin de poursuivre leur voyage vers le Mont Sinaï.Le peuple Juif ne voulait pas quitter le bord de mer, car ils étaient occupés à ramasser l’or et l’argent qui avaitéchoué sur le rivage. Les Egyptiens avaient paré leurs montures d’or, d’argent et de pierres précieuses ; aprèsavoir étés noyés, tous leurs ornements furent récupérés par les Juifs.Les Juifs étaient tellement captivés par la collecte du butin qu’ils ne voulaient pas avancer et quitter les lieux.Moché leur demanda d’avancer, ils restèrent sourds. C’est pourquoi Moché dut les forcer d’avancer.Le comportement de nos ancêtres paraît surprenant. Comment comprendre le fait qu’ils aient ressenti le besoinde prendre ce butin, alors que, selon nos sages, à leur départ d’Egypte, ils avaient déjà acquis, chacun,une richesse considérable ? Le Midrash affirme d’ailleurs qu’ils quittèrent l’Egypte en ayant chacun 90 âneschargés de richesses.Comment était-il possible que ces hommes et femmes qui venaient de vivre le plus merveilleux des miracles– la révélation de l’ouverture de la mer – se soient intéressés à de simples richesses terrestres ? Pourtant, ilsétaient conscients que le but de la sortie d’Egypte était le Don de la Torah. Comment pouvaient-ils maintenantretarder cet événement tant attendu uniquement dans le but de s’enrichir ?En fait, le comportement des Juifs n’était pas motivé par un désir d’enrichissement, mais plutôt par un ferventdésir d’accomplir la volonté de D-ieu.D-ieu indiqua à Moché avant la sortie d’Egypte qu’il fallait dépouiller ce pays de ses richesses, ainsi qu’il estdit : « Chaque femme empruntera des objets d’argent et d’or…et vous dépouillerez l’Egypte. » Hachem avaitdonc ordonné de vider l’Egypte de ses biens. Les Juifs obéirent et prirent des quantités considérables d’or etd’argent.Cependant, après la traversée de la mer, ils virent que les Egyptiens avaient encore des biens et ceux-ci étaientmaintenant devant eux. Ils réalisèrent alors qu’ils n’avaient pas fini de vider l’Egypte de ses richesses.Ils étaient si passionnés par cette injonction Divine qu’ils se sont mis immédiatement à rassembler l’or et l’argentqui venaient d’échouer sur le rivage. Plus rien d’autre ne les intéressait.C’est précisément parce qu’ils furent les témoins de la plus grande des révélations qu’ils souhaitèrent accomplirla volonté de D-ieu de la meilleure manière. Leur désir était si fort que Moché ne put les arrêter. Le peupleJuif n’était pas intéressé par l’argent des Egyptiens ; la seule motivation était de remplir sa mission.14Likouté Si’hoth Vol XXI


Réflexions Sur Pessa’hLe s De r n i e r s Jo u r sLe Tséma’h-Tsédek dit un jour : « Le dernier jour de Pessa’h est appelé A’haron Chel Pessa’h.Il marque l’étape finale d’un processus qui a débuté le premier jour de Pessa’h. En célébrant lepremier soir de Pessa’h, nous commémorons les événements qui ont pris place lors de la premièredélivrance, lorsque Hachem nous libéra de l’exil Egyptien par Moché, notre premier libérateur.Cependant, ce n’était qu’un début. Le jour de A’haron Chel Pessa’h nous anticipons et nous célébrons ladernière libération de l’exil que D-ieu nous apportera par le Machia’h.»La Haftara de ce jour souligne, d’ailleurs, le rapport de A’haron Chel Pessa’h avec la Guéoulah. Elle décrit, eneffet, en détails les promesses et les prophéties qui se produiront en ce temps.Le Baal Chem Tov instaura un repas supplémentaire le jour de A’haron Chel Pessa’h. Ce repas se nommeSéoudath Machia’h – Le repas de Machia’h. Car en ce jour rayonne la lumière du Machia’h.Quelle est donc la différence entre ces deux délivrances, la première et la dernière, célébrées respectivementle premier et le dernier jour de Pessa’h ?Au sujet de la sortie d’Egypte il est écrit que « le peuple s’est enfui » ; les Béné-Israël ont dû fuir le mal etl’impureté d’Egypte car « le mal qui était présent dans leurs âmes était encore très fort. »Par contre, le prophète Isaïe annonce que pour la Guéoulah : « ce n’est pas avec une hâte éperdue que vousvous échapperez, ce n’est pas dans une fuite précipitée que vous partirez. » Il ne sera pas nécessaire de fuir lemal et l’impureté, car ils n’existeront plus à cette époque ; ainsi qu’il est écrit : « Je ferai disparaître l’espritd’impureté de la terre. »Plus encore, le mal et l’impureté ne disparaîtront pas, mais ils seront transformés en bien. Cette idée estexprimée dans la Haftara de A’haron Chel Pessa’h, par ces mots : « Le nourrisson jouera près du nid de lavipère.» Ainsi, même le mal représenté par l’image du serpent et de la vipère sera métamorphosé. Le jour deA’haron Chel Pessa’h nous jouissons d’un avant-goût de cette époque extraordinaire.C’est en cela que tient la différence entre les premiers et les derniers jours de Pessa’h. Les premiers jours marquentla première libération, alors que les derniers jours – le septième et le huitième – sont liés à la délivranceà venir.Ce parallèle trouve son expression dans le fait que les Béné-Israël ne furent totalement libérés du joug Egyptienque le septième jour de Pessa’h au moment de la traversée de la mer rouge. Cet épisode symbolise l’éradicationdu mal qui aura lieu à l’époque Messianique.Il existe d’autres similitudes entre l’événement de la traversée de la mer rouge et l’avènement Messianique.Concernant les temps de la Guéoulah, il est dit dans la prophétie : « Je répandrai mon esprit sur toute chair, sibien que vos fils et vos filles prophétiseront. » Nos sages nous enseignent que cela a déjà eu lieu au moment dela traversée de la mer, car « une servante a vu ce que les plus grands prophètes n’ont pas pu percevoir.»De plus, la Guéoulah prendra place lorsque le mal et les ténèbres seront transformés en bien et lumière – « lanuit sera lumineuse comme le jour. » Ainsi, c’est bien un avant-goût de cette époque que nos ancêtres ont vécupendant Kriath Yam-Souf. Car, « il y eut nuée et ténèbres qui éclairèrent la nuit. » Les ténèbres furent, déjà,transformés en Luminaire.Likouté Si’hoth Vol XXII15


Réflexions Sur Pessa’hDe u x Bata i l l e sDans la Paracha de Bechala’h, le peuple juif accède enfin à la liberté, mais il est rapidement confronté àdeux conflits sur le chemin du Mont Sinaï ; la première bataille était contre Pharaon, tandis que dansla seconde, il engagea une attaque contre Amalek.L’attitude des Béné-Israël face aux deux ennemis fut différente. Face à Pharaon, Moché leur dit : « Hachemcombattra pour vous ; et vous, tenez-vous tranquilles ! » Alors que s’agissant de Amalek, Moché demanda àYéochoua : « Livre bataille à Amalek ! »Pourquoi un tel contraste ? Pourquoi Hachem envoya-t-Il les Béné-Israël au combat contre Amalek, alors qu’Ilse chargea Lui-même des Egyptiens ?Les Egyptiens poursuivaient le peuple Juif ; leur but était de les ramener en Egypte. Ils ne faisaient donc pasobstruction au parcours de nos ancêtres vers le Sinaï. Les Béné-Israël devaient alors poursuivre leur cheminsans se soucier de ce qui était derrière eux ; Hachem s’en chargeait. Par contre, Amalek se plaçait entre le peupleJuif et la Montagne Sainte ; il constituait un obstacle et son intention était d’arrêter l’élan du peuple Juif.Face à lui, nous ne devions pas rester passifs.C’est ainsi qu’il faut s’engager fermement, chaque fois que quelqu’un tente de nous empêcher de persévérerdans l’étude de la Torah.La victoire du peuple Juif sur Amalek dépassa toutes les lois de la nature. Amalek devait, selon toute logique,vaincre. Or, si les Juifs réussirent à soumettre leurs ennemis, c’est parce qu’ils ne combattirent pas avec le sentimentqu’ils allaient gagner par leurs propres moyens ou par leur puissance personnelle. Ils étaient conscients,en allant se battre, qu’ils étaient les émissaires de Moché et qu’ils se battaient pour que personne ne les empêchede recevoir la Torah. Lorsqu’un Juif se bat avec la force de la Torah, il réussit sa mission.Amalek frappa le peuple Juif au moment où il se dirigeait avec enthousiasme et passion vers le Mont Sinaï.Amalek tenta de refroidir l’ardeur et ralentir l’élan de nos ancêtres. Le verset dit au sujet de Amalek : « AcherKar’ha Badére’h – Il te rencontra soudainement dans le chemin. » Or, le mot Kar’ha signifie aussi : Il t’arefroidi.Nous avons l’obligation de nous souvenir chaque jour de Amalek. Amalek symbolise ce qui décourage, quitempère notre enthousiasme pour le Judaïsme.L’histoire de Amalek nous enseigne comment nous pouvons le vaincre au quotidien : chaque fois que nousrencontrons un obstacle, que nous sommes confrontés à une tentative – extérieure ou intérieure – de perte devigueur et d’enthousiasme pour la sainteté, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vaincre etchasser l’ennemi.En outre, rappelons-nous que dans le domaine du combat spirituel – comme cela l’a été jadis dans le combatphysique – nous n’agissons pas avec nos propres forces. Souvenons-nous que toute action menée avec la dynamiquede la Torah atteint sa cible et son but.16Likouté Si’hoth Vol I


Réflexions Sur Pessa’hLe Mi d r a s h Ra c o n t e La Gu é o u l a hDes Lettres Doubles – Doubler la Guéoulah« Va rassembler les anciens d’Israël et dis-leur : ‘ L’E-ternel, D-ieu de vos Pères, D-ieud’Avraham, de Yits’hak et de Yaakov m’est apparu en disant : Pakod Pakadti — [Je vouslibérerai] Je me suis souvenu — de vous et de ce qui vous est fait en Egypte. »(Exode 3 – 12)Les lettres doubles de l’alphabet hébraïque ont, toutes, une consonance prophétique en rapport avec la Guéoulah.Ces lettres sont : le ‘Haf, le Mem, le Noun, le Pé et le Tsadik. Elles ont chacune une forme finale ; cecilaisse entendre qu’elles joueront un rôle déterminant dans les phases finales de l’histoire.Pour le ’Haf, il est dit (Genèse 12 – 1) : « Le’h Le’ha – Va pour toi. » Dans ce verset, Hachem amorce la délivranced’Avraham.Pour le Mem, il est dit (Genèse 26 – 16) : « Atsamta Miménou Méod – Tu es devenu plus puissant que nous. »Ce verset exprime la réussite de Yits’hak.Pour le Noun, il est dit (Genèse 32 – 12) : « HatsiléNi Na – Sauve-moi. » Dans ce verset, Yaakov implore lesecours Divin.Pour le Pé, il est dit (Exode 3 – 16) : « Pakod Pakadti – Je vous libérerai, ou Je me suis souvenu. » Dans ceverset, Hachem annonce la première Guéoulah, la sortie d’Egypte.Le Tsadik se réfère au Machia’h, ainsi qu’il est dit (Zacharie 6 – 12) : « Ich Tséma’h Chémo – Son nom seraTséma’h. » Et il est dit (Jérémie 23 – 5) : « Je susciterai – Tséma’h Tsadik – un rejeton juste qui régnera, agiraavec sagesse et exercera le droit et la justice dans le pays. »La Disparition de TsourMidrash Rabba« Tu lui diras [à Pharaon] : Hachem, D-ieu des Hébreux m’a envoyé vers toi… »(Exode 9 – 16)Rabbi Eliazar ben Pedath nous enseigne que Hachem punira, à l’époque du Machia’h, Tsour – qui fut à l’originede la destruction du Beth-Hamikdach – de la même manière qu’Il a puni les Egyptiens, ainsi qu’il estannoncé dans Isaïe (23 – 5) : « Tout comme les nouvelles arrivées d’Egypte semèrent la terreur, ainsi serontcelles venant de Tsour. »L’Egypte fut frappée par la transformation des eaux du Nil en sang, ainsi le sera-t-il du sort des fleuves deTsour, ainsi qu’il est dit (Isaïe 34 – 9) : « Les fleuves d’Edom se changeront en poix, sa poussière en soufre ;ainsi, son pays sera comme de la poix en feu qui ne s’éteindra ni la nuit, ni le jour, et d’où s’échapperont sanscesse des colonnes de fumée. »Un feu dévastera Tsour jour et nuit, car elle empêcha Israël d’étudier la Torah dans l’esprit du verset (Josué 1 –8) : « Tu le méditeras jour et nuit. » Et, puisque Tsour fit disparaître la colonne de fumée du Beth-Hamikdach,elle partira en fumée.17

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