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FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES1998-2002De la parole aux actesRapport de cinq années d’activités


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002SOMMAIREQUI SOMMES-NOUS? 5Editorial 5La Fondation pour les Générations Futures en un coup d’œil 7Ces plus qui font la différence 11LE RAPPORT D’ACTIVITÉS 1998-2002 13I. Le pôle « soutien aux initiatives de terrain » 15AMORCER - L’ appel à initiatives 171. Les objectifs 172. L’impact quantitatif et qualitatif 173. L’approche spécifique 184. Un processus évolutif 215. Les projets primés 22COMMUNIQUER : Le faire savoir 24Multigrammes croise les regards 24« En vie ! » : la parole aux projets citoyens 25ACCOMPAGNER LA TRANSITION : Le coup de pouce méthodologique 26Approche d’une aide à la reconversion 26Approche d’une aide aux PME 27ALLER PLUS LOIN : La prise de participation 28II. Le pôle « mise en débat et sensibilisation autour du 29développement soutenable »UN DÉBAT, pour quoi faire ? 31VULGARISER les recherches universitaires 32Le Prix Universitaire pour les Générations futures 32LIER réflexion et pratique 33Comment faire émerger des initiatives locales de développement soutenable? 33Comment favoriser une agriculture réellement soutenable? 33Facteur 4 : le développement durable à la portée de tous 34MIEUX COMPRENDRE le développement soutenable 35Son caractère transversal 35La dimension écologie industrielle 36Le lien entre le local et le global 37Le temps, au centre des débats 39III. Le pôle « promotion de la participation citoyenne » 41Un enjeu capital 43Le Parlement citoyen sur la consommation responsable et le commerce mondial 45Les jeunes à l’avant-plan 46Le panel des citoyens en Brabant wallon 48L’assemblée mondiale des citoyens à Lille 51La plate-forme participative de la Forêt de Soignes 54IV. Une présence multiforme 55V. En bref, au fil des mois 59LE RAPPORT ADMINISTRATIF 67LE RAPPORT FINANCIER 79Annexe : la Charte de la Fondation pour les Générations Futures 883RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS QUI SOMMES-NOUS?EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


EditorialFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002QUI SOMMES-NOUS?Face à l’impasse que représente le modèle actuel de société, le développementsoutenable constitue la seule alternative possible pour assurer la survie de la planèteTerre et pour garantir le bien être social de ses habitants. Cette conviction, nombreuxla partagent. Mais la difficulté consiste à mettre la théorie en pratique.Benoît DerennedirecteurLa Fondation pour les Générations Futuress’est fixé un objectif très concret : agir commeun agent de changement ! Elle aide les projetsprécurseurs à se consolider, à essaimer. Lebut est d’élargir la brèche, en apportant unsoutien effectif aux « porteurs de transition ».Sa vocation est d’être une plate-formed’échanges sans obédience, de jouer un rôled’interface et de catalyse.L’ambition est grande. Vu ses moyens dedépart modestes, la Fondation a dû faire preuved’audace, de créativité, sortir des sentiersbattus. Elle s’est déployée autour de troispôles complémentaires : le soutien aux initiatives,le débat autour du concept de développementsoutenable et la promotion de lacitoyenneté active. Le tout selon une mêmeméthode : réunir un maximum de partenaireset donner des effets démultiplicateurs.En cinq ans, grâce à une petite équipe jeune etmotivée, et au soutien de ses donateurs etpartenaires, la Fondation pour les GénérationsFutures affiche un bilan très densed’activités. Sa démarche, fondée sur la priseen charge des problèmes sociétaux et une gestion éthique de son capital, est reconnue.Ses logiques participatives sont appréciées. Ses engagements sont communicatifs.Son nom est devenu un point de référence et un label de qualité.Emportée par la dynamique des défis quotidiens à relever, la Fondation n’avait jamaisété en mesure de rendre compte, plus systématiquement, de ce qui a été accompli.« DE LA PAROLE AUX ACTES » vient combler cette lacune, en éclairant le chemin parcourudepuis le début.Ce document de synthèse intéressera toutes celles et tous ceux qui « rêvent d’un autremonde » et qui, surtout, veulent contribuer personnellement à sa transformation.1998-2002, une première page est écrite. Et déjà les regards se tournent vers l’avenir !D’ores et déjà une chose est sûre : nous aurons besoin de vous pour écrire les pagessuivantes.Bonne lecture.Benoît Derenne, directeurFrançois OstprésidentLa Fondation pour lesGénérations Futures estnée en 1998 avec un beauprojet en tête :participer à la mise enœuvre du développementsoutenable, le grand défide ce XXI e siècle.François Ost, président5RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS QUI SOMMES-NOUS?EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002QUI SOMMES-NOUS?La Fondation pour les Générations Futuresen un coup d’œilLE DÉCLIC DE RIOA l’occasion du Sommet de la terre deRio de Janeiro, en 1992, la communautéinternationale adopte le concept dedéveloppement durable, véritable projetmondial pour le XXIème siècle. Cettenotion nouvelle naît à la fois d’un constatet d’une nécessité.Le constat, c’est l’insoutenabilité dumodèle occidental de développement. Lapréoccupation économique exclusivepratiquée depuis quelques décenniesengendre des dégâts environnementauxet sociaux considérables. Des dégâtsqui, à terme, infléchiront notre niveau de> Vous avez dit durable ?vie et qui, plus encore, hypothèquentlourdement le potentiel des générationsà venir.La nécessité, c’est de mettre en œuvreune alternative, le but étant de répondreaux besoins du présent sans compromettrela capacité des générations futuresà répondre à leurs propres besoins.Pour atteindre cet objectif, un développementdurable doit, dans chacun de seschoix et de ses pratiques, conjuguersimultanément et harmonieusement lesdimensions économique, environnementaleet sociale.Le développement durable (aussi appelé soutenable) se différencie du développementactuel de notre société par• une conscience planétaire : chacune des nations est co-responsable, bien quesous des formes différenciées, de l’état de la planète ;• une vision à long terme : chacun de nous a une responsabilité vis-à-vis desgénérations suivantes ;• l’acceptation du principe de précaution : toute décision dont l’impact ne peutêtre aujourd’hui scientifiquement évalué doit faire l’objet d’une étude approfondieet postposée dans l’intervalle ;• une approche participative accrue : une implication active et responsable de lapopulation doit être assurée à tous les niveaux, depuis les choix de la vie quotidiennejusqu’aux décisions qui relèvent de la gouvernance mondiale.LES OBJECTIFS DE LA FONDATION POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURESLa Fondation pour les Générations Futuress’inscrit pleinement dans la perspectivedu développement durable, tellequ’elle a été tracée au Sommet de Rio.A cette vision du développement durable,au cœur de son objet social, la Fondationa choisi d’ajouter la notion de soutenabilité.En effet, il importe que les alternativesporteuses d’un développement durablesoient, tant dans leur fond que dansleur forme, acceptables, viables et supportablespar la population. Sans cela,elles n’ont aucune chance d’être appliquéesà long terme et ne seront pas porteusesdu changement escompté. Voilàpourquoi la Fondation préfère l’expression« développement soutenable », plusproche du terme original « sustainable »(viable et durable).Certes, un consensus mondial s’estforgé autour de l’idée du développementdurable ou soutenable. Mais on est encorebien loin, dix ans après Rio, de la miseen application de ce concept. D’où cesquestions fondamentales : que faire pourpromouvoir à long terme cet autremodèle de société, que faire pour provoqueraujourd’hui les mutations indispensables?Face à ce besoin de rupture, il y a un« devoir d’audace » et d’ « espoir », estimela Fondation pour les GénérationsFutures. La Fondation, c’est son butessentiel, désire accompagner la transitionvers le développement soutenable etparticiper directement à celle-ci. Pourmettre en mouvement et concrétiser lechangement, la Fondation entend soutenirles « porteurs de transition ».7« Transmette un mondehabitable »Alison et Thomas, lauréats duConcours « Mon Présent…Notre Avenir », offrent leurdessin à Rosa Lavecchia,devenue leur marraine du boutdu monde (Argentine).Décembre 2001/Lille.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS QUI SOMMES-NOUS?EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-20028QUI SOMMES-NOUS?Dans notre société, de nombreuxacteurs, notamment sur le plan local,oeuvrent sur le terrain en faveur dudéveloppement soutenable. Mais de nosjours, leurs initiatives restent pour laplupart isolées, fragiles, peu valorisées.Ces projets recèlent un important potentielde création, d’innovation et d’action.Un potentiel qui, faute de relais et d’outilsadéquats, sommeille et s’essouffle.La Fondation veut aider ces projetsalternatifs à se consolider, à s’épanouir,à se multiplier. En soutenant l’émergencedes premiers signes de changementdéjà mis en œuvre dans la société, laFondation se propose de jouer un rôle decatalyseur et de levier. En définitive, lapriorité consiste, dans un contexte defatalisme ambiant, à rendre visible unprocessus cohérent de changement. Enquelque sorte, dire comment se mettreen marche est actuellement aussiimportant que dire où aller !Pour ouvrir ainsi la voie au développementsoutenable, la Fondation pour lesGénérations Futures a décidé, concrètement,de concentrer ses actions et initiativesautour de trois pôles prioritaires :• le soutien aux initiatives de terrain• la mise en débats et la sensibilisationautour du développement soutenable• la promotion de la participationcitoyenne.L’ACTE DE NAISSANCELa création de la Fondation pour lesGénérations Futures, en 1998, a été renduepossible grâce à un coup de poucefinancier important d’Ecolo. En 1996, ceparti politique décide, en effet, de distribuerà des initiatives de terrain l’argentqu’il a reçu du Parlement wallon dans lecadre du financement complémentairedes partis politiques démocratiques.Ecolo accepte donc d’aider à la mise surpied d’une Fondation centrée sur ledéveloppement soutenable. Pour garantirson indépendance, cette mêmeFondation n’aura aucun lien structurelavec ce parti politique donateur, nid’ailleurs avec tout autre organisme.La Fondation, baptisée « Fondation pourles Générations Futures », est reconnue« établissement d’utilité publique » parun arrêté royal publié au Moniteur belgedu 26 mars 1998. Sa première opérationd’envergure date d’avril 1998, avec lelancement du premier appel à initiatives.L’OUTIL FONDATIONLe choix de l’outil est fondamental. Unefondation est un instrument idéal pourfédérer des moyens financiers et humains,pour disposer d’argent en propre qui permettede ne pas être soumis aux aléaspolitiques et institutionnels. L’objectif estdouble : inscrire son action dans le longterme et assurer son indépendance.La grande différence entre un fonds etune fondation, c’est qu’un fonds est alimentéannuellement et est généralementdistribué au cours d’une annéebudgétaire, tandis qu’une fondationdispose d’une complète autonomie pourcapitaliser ses moyens et investir dans lasociété.La loi impose à la fondation des conditionsfinancières beaucoup plus strictes(publication des comptes, réviseur…)qu’une simple association. Elle obligeégalement la fondation à une stabilitéstatutaire. Ce qui garantit rigueur ettransparence auprès des donateurs etdes partenaires.LA GESTION ÉTHIQUE DU CAPITALLa Fondation pour les GénérationsFutures n’a pas disposé au départ d’uncapital suffisant pour agir uniquementsur base du revenu de celui-ci. Dès lors,elle a adopté un principe original : l’argentqui lui est confié par ses donateursa une double vie. En effet, chaque donest affecté pour trois quarts au programmed’action et pour un quart à la constitutionde son capital de manière à gérerainsi, sur le long terme, des intérêts quilui permettront d’inscrire son projetdans la durée.


La Fondation a également choisi de rompreavec une logique d’économie-casino.Elle a décidé de répartir son capital demanière à minimiser la part de risquefinancier, et à apporter un soutien concretet direct à des initiatives de terrainou à des logiques financières alternatives(éthiques, solidaires ou environnementales)qui, dans le contexte actuel,restent marginales mais sont porteusesd’espoir pour le futur.LA CHARTE FONDAMENTALEL’INDÉPENDANCEL’indépendance de la Fondation se veutéconomique mais aussi politique. LaFondation pour les Générations futuresgarantit à ses donateurs et à ses partenairesfinanciers ou autres, une crédibilitéinstitutionnelle et une indépendanceen matière de choix opérationnels.Son indépendance, souligne la Charte,implique notamment que le conseil d’administration,et tout autre organe créédans le cadre de la fondation, soit composéde personnalités dont l’indépendanced’esprit et la proximité de vue avec> Extrait du règlementFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002QUI SOMMES-NOUS?Cette répartition s’opère : en obligationsd’Etat belge, en placements éthiques etsolidaires, en parts de coopérateursdans des initiatives de terrain s’inscrivantdans une optique de développementsoutenable, en actions d’entreprisesclassiques, considérées comme « acceptables» par des organismes reconnusen matière de certification socioéthique.Généralement, en Belgique, l’objetsocial d’une fondation se résume àquelques lignes, décrites de façon assezgénérale. La Fondation pour lesGénérations Futures a innové, en adoptantune charte fondamentale détaillée(voir en annexe) reprenant les principes,valeurs et objectifs qui guident sonaction en faveur du développement soutenable.Cette charte garantit l’indépendancede la Fondation et lui impose d’effectuerdes choix stratégiques et financiersen accord avec ses valeurs. Labonne gestion et l’indépendance fontdonc partie intrinsèque de l’identité de laFondation.Autre spécificité : la charte fondatrice aété jointe aux statuts bilingues de laFondation approuvés par arrêté royal, eta été dès lors publiée au Moniteur belge.Cette charte est rendue publique. Ce quipermet à tout un chacun d’en vérifier labonne application.la raison sociale de la Fondation ne fontaucun doute.Afin que les choses soient tout à fait précises,le conseil d’administration de laFondation, en sa séance du 22 avril 1999,a adopté un « règlement d’ordre intérieur» explicitant les règles d’indépendancevis-à-vis des partis politiques etde toute autre institution publique ouprivée. Ce règlement définit les modalitésselon lesquelles on ne peut êtremembre du conseil d’administration sil’on exerce un mandat politique.« Est démissionnaire du CA, toute personne investie :• d’un mandat découlant de l’élection publique, sauf dans les cas d’un mandat deconseil communal d’une commune ne dépassant pas 5000 habitants ;• d’une fonction de membre d’un exécutif : ministre fédéral, régional ou communautaire,gouverneur, député permanent, bourgmestre, échevin (sauf si la fonctionest exercée dans une commune ne dépassant pas 5.000 habitants) ;• d’une fonction dirigeante au sein d’un parti (président, secrétaire général, directeur)ou tout autre fonction postulant un lien par contrat de travail ;• d’une fonction dirigeante au sein d’un cabinet (chef ou sous-chef de cabinet,directeur) soit d’un ministre, soit d’un bourgmestre d’une commune dépassantles 20.000 habitants »9Issu d’un concours degraphisme, le logo de laFondation symbolise la mise enmouvement vers un mondehabitable par tous.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS IQUI SOMMES-NOUS?EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200210QUI SOMMES-NOUS?LE PREMIER CERCLE D’ASSOCIÉSConformément à la loi, la Fondation pourles Générations Futures est dirigée parson conseil d’administration, qui disposedes pleins pouvoirs. Le président duconseil d’administration est FrançoisOst, philosophe du droit et professeurordinaire aux Facultés UniversitairesSaint-Louis et professeur invité à Paris-I-Sorbonne.Afin de développer les capacités d’écoutede la Fondation par rapport à la sociétécivile, elle s’est dotée, au-dedesprescrits légaux, d’une structure consultative: le Premier Cercle d’Associés. Cesassociés sont désignés par le conseild’administration. Ils adhèrent volontairementet librement à la charte de laFondation. Ces membres du « PremierCercle » sont des hommes et des femmes,aux compétences multiples, issusde différentes catégories socio-professionnelleset reflétant les différents courantsde pensée. Leur rôle est deconseiller la Fondation, de l’alimenter enréflexions et de l’éclairer quant aux choixfondamentaux effectués.LES PARTENARIATSDocument remis par leGouvernement belge auSommet international« Rio + 10 » de Johannesburg(août 2002). La Fondation y estmise à l’honneur : 2 des 27projets sélectionnés sontportés par elle.Indépendante, la Fondation ne se veutpas moins impliquée et engagée. Pourdonner plus d’impact et d’écho à sonaction, elle a choisi, dès mai 1998, destructurer des partenariats structurelsou ponctuels avec d’autres fondationsbelges ou internationales.Ainsi, au niveau international, elle s’estassociée à nombre des actions de laFondation Charles Léopold Mayer pourle progrès de l’homme (institution francosuisse).La Fondation pour les GénérationsFutures est membre de l’Alliancepour un monde responsable et solidaire.De premiers contacts transatlantiques> Un écho à Johannesbourgl’ont amenée à collaborer avec l’InternationalYouth Foundation (Baltimore).Au niveau belge, et selon les pôles d’action,elle agit étroitement avec laFondation Bernheim, la Fondation Cera,le Fonds Triodos, la Fondation DevenirSolidaire. Elle est représentée au conseild’administration de Max Havelaar scrl.Elle est membre du Réseau FinancementAlternatif.Créée au départ de l’espace Wallonie-Bruxelles, la Fondation étend progressivementson champ d’intervention à laFlandre.Du 26 août au 4 septembre 2002 s’est déroulé à Johannesbourg, en Afrique dusud, le deuxième sommet de la planète, sous les auspices des Nations unies.A cette occasion, le gouvernement fédéral belge a édité et diffusé une plaquettesous le nom : «Partnerships for sustainable development in Belgium » (partenariatspour le développement durable en Belgique). Cette publication reprend27 expériences en faveur d’un développement durable. Parmi celles-ci, le paneldes citoyens, organisé par la Fondation pour les Générations Futures en 2001 etla plate-forme de gestion participative de la Forêt de Soignes, un projet auquella Fondation est associée étroitement depuis 2002.


Ces plus qui font la différenceLES EFFETS DÉMULTIPLICATEURSLa Fondation pour les GénérationsFutures œuvre spécifiquement dans ledomaine du développement soutenable.Mais elle n’a pas un monopole de compétencepour autant. Pour chaque débatqu’elle initie, chaque appel à initiativesqu’elle lance, chaque expérience pilotequ’elle entreprend, la Fondation s’efforced’associer le plus grand nombre de partenaires.Il s’agit de conjuguer les ressources,les talents, les énergies et,ainsi, de donner un maximum d’impactDES TRACES DANS LA DURÉELa Fondation veut sensibiliser l’opinionet faire progresser le débat d’idées àpropos du développement soutenable.Mais procéder à de simples échanges devues reste stérile, si cela ne débouchepas sur un suivi concret. Dans cet esprit,la Fondation prolonge, chaque fois quepossible, ses cycles de débats par desdocuments de propositions, commeautant de portes à ouvrir.DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE, ET VICE VERSAA travers l’ensemble de ses actions, laFondation s’attache, comme un leitmotiv,à relier théorie et pratique. Pouravancer sur la voie du développementsoutenable, on a besoin tout autant d’actionset de réflexions. Et, surtout, il estnécessaire de croiser deux démarches -celle du terrain et celle de la recherche –qui, d’ordinaire, communiquent peu. LaFondation veille ainsi, dans ses débats,DES CHOIX ENGAGÉSLa Fondation se veut engagée. Son choixest celui d’un modèle alternatif de développement,en rupture avec la sociétéactuelle, basé sur une éthique de solidarité,la citoyenneté et la justice sociale.La Fondation prend position, tout enrestant totalement indépendante deFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002QUI SOMMES-NOUS?aux actions impulsées. A chaque occasion,la Fondation s’efforce également desusciter des effets démultiplicateurs. Lebut, c’est de rendre les initiatives contagieuses.Elle mobilise les médias. Dechaque expérience, elle tente de tirer lesleçons méthodologiques et s’emploie àles transmettre à d’autres protagonistes,acteurs de terrain et décideurs politiques,pour qu’ils s’en saisissent, pourqu’ils s’en inspirent.Les appels à initiatives de la Fondationtraduisent le même souci de laisser destraces dans la durée. Les prix qui sontoctroyés ne constituent qu’une amorce.L’enjeu est bien, à travers un accompagnementsur le long terme et la mise enréseau, de porter plus loin les projets.ses ateliers, ses conférences, à fairerencontrer systématiquement des porteursde projets et des scientifiques. Elleencourage les chercheurs qui s’intéressentau développement soutenable àrendre leur travail accessible au grandpublic. Elle incite aussi ces derniers àmettre leur expertise au service desacteurs locaux.toute structure politique. Pour elle, ledéveloppement soutenable ne se réduisantpas à un seul versant environnemental,la notion doit être prise dans uneacception plus large. Le développementsoutenable, oui. Mais sans œillères.11La Fondation s’efforced’associer le plus grandnombre de partenaires et derendre les initiativescontagieuses.© Ferme DelsammeRAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS QUI SOMMES-NOUS?EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200212QUI SOMMES-NOUSEN PRISE SUR LA SOCIÉTÉLa Fondation porte des idées nouvelleset veut contribuer à des changementsdurables. Mais elle n’a pas la scienceinfuse. Pas question, pour elle, de s’enfermerdans une tour d’ivoire ou de sereplier sur des certitudes. Le développementsoutenable n’est pas une idéologiefigée dans le marbre : c’est au contraireun concept vivant, qui évolue au rythmede la société, qui se construit et s’enrichiten marchant. Pour la Fondation, ilest donc vital de garder prise sur laréalité, de se mettre constamment à l’écoutedes citoyens.EN CONFORMITÉ AVEC LES PRINCIPESDans son mode de fonctionnement, laFondation met ses actes en conformitéavec ses principes. Dès le début, laFondation a pris l’option d’une gestionéthique de son capital. Une partie decelui-ci est, par exemple, investi dansdes coopératives qui mettent en pratiqueles valeurs du développement soutenable.En appui à son conseil d’administration-l’organe de décision légal- laFondation veille à se faire conseiller parune instance, spécialement conçue danscette perspective, composée d’hommeset de femmes représentatifs de la sociétédans toute sa diversité : le « PremierCercle d’Associés ». Autre exemple, dansles appels à initiatives, les projets nesont pas de simples consommateurs deprix. Ils peuvent devenir, pour laFondation, de véritables partenaires.


© Luttes - Solidarités - Travail ASBLLE RAPPORT D’ACTIVITÉS


Mai 98.Installation de l’Eolienne de St Vith.La Fondation détient des parts au sein dela Coopérative Energie 2030,promotrice du projet. © Energie 2030> I. LE PÔLESOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002AMORCER :les appels à initiativesI. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”1998, 2000, 2002… Depuis sa création, la Fondation pour lesGénérations futures a lancé consécutivement trois appels àinitiatives dans le domaine du développement soutenable.« Etonnez-nous !», invitait la Fondation en 1998. « Ravisseznousun million ! », proposait-elle en 2000. « Rio, 10 ans après.Et si on concrétisait ?! », suggérait-elle en 2002.1. LES OBJECTIFSL’appel à initiatives de la Fondation poursuitplusieurs objectifs fondamentaux.Depuis la conférence de Rio en 1992 qui,pour la première fois, a défini officiellementle concept de « développementdurable », cette idée a progressé dans lesesprits pour devenir même une expressionà la mode dans certains milieux.Mais il y a loin de la théorie à sa mise enpratique. D’où cette question : que peutonfaire pour encourager la réalisation,dans le concret, de ce concept ?En soutenant financièrement des projetspilotes en Wallonie et Bruxelles, laFondation pour les Générations Futures2. L’IMPACT QUANTITATIF ET QUALITATIFEn 1998, la Fondation prime sept projetslauréats et décerne un « coup de pouce »à trois autres initiatives remarquables.Deux ans plus tard, elle récompense sixexpériences pilotes en tant que lauréatset attribue cinq « coups de cœur ». D’unappel à l’autre, le nombre de candidaturesprogresse : elles sont 130 en 1998,160 en 2000 et 169 en 2002.Le montant financier redistribué augmenteégalement. 24.000 euros sont distribuésaux lauréats en 1998. Grâce àl’apport complémentaire d’une fondationqui a souhaité garder l’anonymat, 49.500euros sont accordés en 2000 aux lauréatset aux coups de cœur. A la suite del’appel 2002-2003, les lauréats devraientcette fois se partager quelque 125.000euros.D’année en année, l’impact grandissantde l’appel à initiatives de la Fondationpour les Générations Futures se mesureaussi en termes qualitatifs.entend renforcer et consolider des initiativesde terrain qui joignent les actes à laparole et ouvrent la porte à de nouvellesperspectives. Par effet de démultiplication,elle souhaite également, dans unmême élan, inciter des dizaines d’autresporteurs de projets à suivre l’exempledes précurseurs. Le but consiste, enparallèle, à sensibiliser très largementle grand public à l’intérêt d’agir en faveurdu développement durable. Chacun, eneffet, peut à son niveau apporter sabrique à l’édifice. Les projets soutenuspar la Fondation en sont la démonstration!17Extrait du quotidien“L’Echo” du 03/08/2002RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200218I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”Il faut compter tout d’abord avec le côténovateur des projets récompensés et lepotentiel de créativité des dizaines d’autresinitiatives ayant présenté leur dossierà la Fondation. Ensemble, ces expériencesconstituent un réservoir considérablede talents, de savoir faire et d’idées.Les appels à projets servent d’amorce àtoute une mécanique. Le soutien financierne constitue, en effet, qu’un aspectparticulier d’une gamme de servicesproposés aux projets candidats et auxinitiatives lauréates : mise en réseau,accompagnement et, dès 2003, l’organisationd’initiations à la gestion et aufinancement de projets.On peut noter, ensuite, la qualité despartenariats noués à l’occasion de cesappels, car la vocation de la Fondationn’est certes pas de faire cavalier seul.Ainsi, pour l’appel 2002-03, pas moins desix ministres régionaux bruxellois etwallons ainsi que trois organismes privésont décidé d’appuyer concrètementl’appel de la Fondation pour lesGénérations Futures. Côté privé, c’est lesoutien de la banque Triodos, du FondsTriodos, du Réseau financement alternatifet de l’hebdomadaire Le Vif-l’Express.Côté public, c’est la réunion de l’ensembledes ministres régionaux francophonesen charge globalement des troispiliers symboles du développementdurable.Enfin, chacun des appels à projets susciteun large écho dans les médias. Lesjournalistes ont consacré des dizainesd’interviews et de reportages aux initiativesrécompensées.> Un partenariat inédit Privé - Public - Région Wallonne/RégionBruxelles-Capitale : les six ministres partenairesPour la Wallonie, il s’agit du ministre-Président du Gouvernement wallon, Jean-Claude Van Cauwenberghe ; du ministre des Affaires sociales et de la Santé,Thierry Detienne ; du ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanismeet de l’Environnement, Michel Foret.Pour la région de Bruxelles-Capitale, il s’agit du ministre de l’Emploi et del’Economie, Eric Tomas ; du ministre de l’Environnement, Didier Gosuin ; dusecrétaire d’Etat chargé de l’Energie et du Logement, Alain Hutchinson.3. UNE APPROCHE SPÉCIFIQUESeptembre 2002.La Fondation lance, avec sesmultiples partenaires, son3ème Appel à Initiatives dedéveloppement soutenable enparallèle à l’ouverture de laConférence internationale deJohannesburg « Rio + 10 ».En Belgique, et dans la Communautéfrançaise, de nombreux organismes privésou publics lancent des appels à projetsdans le but d’aider financièrementles meilleurs d’entre eux. Mais, dans sonapproche globale et sa manière de procéder,la Fondation pour les GénérationsFutures se singularise.Le faire ensembleEn 2002, cinq ans après sa création, laFondation pour les Générations Futuresest toujours le seul organisme enBelgique à lancer un appel à initiativesdans le domaine du développementdurable. Cela dit, la Fondationn’entend pas faire de ce thème une chassegardée ou un monopole. Son ambitionest de partager son « know how », d’encouragerd’autres à intervenir, de provoquerdes effets de boule de neige.La souplesseCertes, la sélection des projets s’opèreselon des critères rigoureux et en fonctiond’une procédure minutieuse, jalonnéed’étapes bien définies. Mais laFondation pour les Générations Futuresne procède pas par « idées préconçues». Aucun de ses appels à initiativesne fixe par avance les résultats àatteindre, en cherchant à illustrer desthèses établies. Le développement durables’invente, se vit et se construit aurythme des projets, avec son lot de réussites,mais aussi parfois aussi d’échecs,qui doivent également être pris encompte. La Fondation n’établit aucunmoule : à la lumière de la pratique, d’éditionen édition, des améliorations sontapportées aux différents appels à projets.Le processus est évolutif.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002L’esprit d’ouverturePourvu qu’il prenne en compte les troispiliers du développement soutenable(économique, social et environnemental),tout projet est admis à participeraux appels à initiatives. La Fondationpour les Générations Futures ne placeaucune barrière. Elle se montre ouverteà toutes les initiatives, quels que soientles thématiques abordées, les publicscibles, les modes d’action, les statutsdes organismes porteurs ou encore l’étatde développement des projets.Dans le paysage institutionnel belge fortcloisonné, on intervient souvent de façonsegmentée. Avec ses appels à projets, laFondation pour les Générations Futuresa fait le choix de la transversalité. Unchoix cohérent au regard de la démarchemême du développement durable, lequels’attaque simultanément et de façonintégrée aux grands déséquilibres de cemonde.L’argent et surtout le resteOn l’a vu : les sommes attribuées par laFondation aux projets primés sont significatives.Chaque subvention fait parailleurs l’objet d’une convention précisantl’affectation qui sera donnée à l’argent.Mais ce soutien pécuniaire visesurtout à mettre le pied à l’étrier, à renforcerune dynamique, tout en pariantsur les effets de contagion des bonnespratiques. En clair, la Fondation pour lesGénérations Futures, qui dispose ellemêmede ressources limitées, donne desimpulsions au-delà d’une simple distributiond’argent. Elle n’ambitionne pasdavantage de se substituer aux pouvoirspublics subsidiants ou au marché (et àses règles) pour les projets plus économiques.Le prix décerné ne constituequ’une partie d’un dispositif plus vastede soutien aux projets.Cette aide non directement financières’exerce à différents moments. Avant lasélection : par exemple, dans le cadre del’appel 2002-2003, les candidats serontépaulés par la Fondation pour mieux formulerleur projet et accroître ainsi leurschances à l’issue du parcours, lauréatsou non.I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”Après les décisions finales, les lauréatsse voient proposer un accompagnementpendant une année. Un des enseignementsdont témoignent les porteurs deprojets, c’est leur difficulté à « communiquer» vers l’extérieur. A travers lamobilisation des médias, la Fondations’emploie à donner un maximum deretentissement aux initiatives. A l’issuede chaque appel, la Fondation édite uneplaquette de présentation des initiativesprimées et la diffuse très largement.Autre leçon que fait ressortir l’appel àprojets: si les initiatives ont une fortecapacité à innover, elles sont souventisolées ; ce qui engendre une perte detemps et un épuisement. La Fondationcherche à multiplier les contacts entreprojets, pour faciliter les synergies entreceux-ci.La transparenceLa procédure de sélection se déroule defaçon transparente pour les projets:chaque postulant a accès aux critères envertu desquels il sera jugé Mieux, lesporteurs de projets sont encouragés – cequi sort de l’ordinaire ! - à participer à ladéfinition même des règles du jeu. Ennovembre 1999, lors de la Semaine desGénérations Futures à Namur, plusieursdizaines de porteurs de projets se sontrencontrés pour débattre des critères desélection appliqués par la Fondation. Ala suite de ce brainstorming, laFondation pour les Générations Futuresa ajouté deux critères supplémentairespour la deuxième édition de son appel,« Ravissez-nous… un million ».19La Fondation soutientde multiples initiativesde terrain (culturelles,sociales,environnementales ouéconomiques) parfois àla pointe desrecherches techniques.C’est le cas des jeunesdu Groupe EnergieBiomasse (UCL) -recevant ici leur prix en2000- en passe de créerleur PME (Xylowatt sa)et leur coopérativede « contrôle »(Energethics scrl).RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200220I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”> Les quatre grands ensembles de critèresLa Fondation met en avant quatre ensembles de critères pour la sélectiondes initiatives1. Présence simultanée des dimensions économique, sociale et environnementale.L’initiative intègre-t-elle au moins ces trois dimensions du développementsoutenable? L’initiative les intègre-t-elle de façon interdépendante, tranversaleet équilibrée ?2. Solidarité (équité/éthique) dans l’espace.L’initiative s´inscrit-elle dans une logique de justice sociale et/ou d´égalitédes hommes et des femmes et/ou répond-elle aux besoins essentiels desplus démunis au Nord comme au Sud ? L´initiative peut-elle être identifiéecomme défenseur des individus et/ou des fonctions faibles de notre société(enfance, vieillesse; usagers lents/faibles des transports; consommateurs;économie sociale et solidaire; énergies renouvelables; eau; santé ;...) ?3. Solidarité (équité/éthique) dans le temps.L’initiative témoigne-t-elle d’une solidarité avec les générations futures :cherche–t-elle à garantir la capacité des générations futures à répondre àleurs besoins et à pouvoir opérer leurs choix ? Son objectif, sa stratégieet/ou ses moyens n’hypothèquent-ils en rien cette capacité?4. La participation et l’implication citoyenne.L’initiative intègre-t-elle la participation citoyenne, permet-elle une meilleureparticipation, implication et/ou responsabilisation des personnes ou groupesconcernés ? Met-elle en œuvre des technologies « conviviales », c’està-direadaptées et appropriables par les personnes ou groupesconcerné(e)s ?Le feedbackLes projets qui ne sont pas retenus « infine » ne sont pas oubliés pour autant.La Fondation s’applique à leur fournirun « feedback » sur leur projet… et,dans la mesure du possible, à lesréorienter vers d’autres bailleurs defonds potentiels, à leur fournir d’autresinformations ou conseils utiles.La participationAvec la Fondation, les projets ne sontpas de simples consommateurs d’unFonds. Ils sont appelés à devenir partenairesd’une démarche durable. Ainsi, laFondation tient-elle à associer les initiativeslauréates à ses autres activités.l’UCL, Camille Mestdag, visant à identifierles facteurs favorables pour l’éclosiond’initiatives de développementdurable au niveau des communes.Certains représentants d’initiatives priméessont également appelés à devenirmembres des jurys de sélection pourd’autres appels.Les collaborations revêtent parfois uneforme plus structurelle. Par exemple, laFondation a pris des parts de participationdans le capital de la coopérativeagricole Coprosain après que celle-ci aitété lauréate du premier appel à projetsen 1998.Les porteurs de projets ont été invités àtémoigner de leur expérience lors deplusieurs débats organisés par laFondation, en 1998 et 1999, pour approfondirle concept de développementdurable ou aborder la question dutemps.D’autres projets sont impliqués dansdivers travaux de recherche initiés parla Fondation. C’est le cas pour l’étuderéalisée en 2002 par une scientifique de


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-20024. UN PROCESSUS ÉVOLUTIFD’une édition à l’autre, la Fondationapporte des changements au déroulementdes appels à projets, en s’attaquantà tel ou tel maillon de la chaîne.Quelques exemples…Les critèresBien que débattus en 1999 avec les projetseux-mêmes, les critères utilisés parla Fondation restaient un peu trop théoriques,pas toujours très faciles à assimilerpar les candidats. L’accent a dès lorsété mis, avec l’édition 2002-2003, surl’explication et la concrétisation de cescritères. Il fallait, en particulier, mieuxfaire comprendre la nécessaire articulationentre les trois dimensions du développementdurable : le social, l’économiqueet l’environnemental. Dans lecadre de « Rio 10 ans après. Et si onconcrétisait ?! », un soin spécial a étéaccordé à l’information de base apportéeaux candidats sur le concept de développementsoutenable. Dans la sélectionmême des projets, une distinction seradésormais plus nettement établie entreles critères de contenu de l’action (d’abordappliqués) et ceux liés à l’efficacitédes interventions.InitiationsAutre innovation, dans le cadre de 2002-2003 : des initiations seront proposées àun premier lot de 48 projets, avant mêmela désignation des lauréats qui devraitavoir lieu en juin 2003. Cet accompagnement,gratuit et dispensé par des professionnels,s’articulera autour de troisI. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”modules : comment mieux communiquerson projet, comment mieux gérerson projet, comment mieux financer sonprojet ? Une fois de plus, la méthodesera résolument participative. On procédera,au sein de petits groupes, par lebiais d’échange d’expériences entre lesporteurs de projets eux-mêmes.Les jurysDès 1998, la Fondation pour lesGénérations Futures a bénéficié de l’apportcompétent et critique de jurésentièrement bénévoles. Dans un premiertemps, les membres du jury provenaientpour moitié du conseil d’administrationde la Fondation et pour l’autremoitié de son Premier Cercled’Associés. Progressivement, les jurysont été élargis à des personnalités plusextérieures à la Fondation : c’est le cas,spécialement, pour le troisième appel àprojet. Pour 2002-2003, la Fondation aopéré en deux temps. Un pré-jury sélectionneun premier groupe de 48 projets.Parmi ceux-ci, un jury opère un deuxièmetri et reçoit alors les représentantsdes initiatives pré-sélectionnées pour ladéfense orale de leur dossier.Afin de garantir la qualité, il importe quel’ensemble des membres de ces juryspuisse interpréter de manière similaireles critères à appliquer. A cette fin, laFondation pour les Générations Futuresorganise des réunions préparatoiresavec les jurés. Ces réunions donnentlieu à des débats nourris et sont formativespour les parties en présence.21La Fondation bénéficiedu concours bénévoled’un grand nombre depersonnes engagées àdivers titres dans lasociété, pour examineravec soin les trèsnombreux projets quilui parviennent.Le jury de l’Appel 2000réunissait, par exemple,chefs d’entreprises,syndicalistes, professeursd’université,chercheurs,responsables d’administration,enseignantset retraités actifs.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200222I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”5. LES PROJETS PRIMÉS> L’appel à projet 1998Etonnez-nousLancement de l’appel : avril 1998Attribution des prix : décembre 1998Candidatures enregistrées : 130Montant financier accordé : 24.000 eurosSept Lauréats• Coprosain :cette coopérative transforme et commercialise des produits agricolesde qualité, voire biologiques, en provenance de 43 fermes du Hainautoccidental.• Créaqua : deux indépendants, créateurs de jardins naturels, se lancent dans unsystème d’épuration des eaux usées avec des plantes, dans le Brabant wallon• Institut Diderot : cette école, située en plein cœur du quartier des Marolles àBruxelles, propose à ses élèves de lutter contre la violence par l‘écriture.• Méli-Jo : cette petite entreprise de Charleroi a misé sur un système de productionde graines germées.• Le Monde selon les femmes : cette association de Bruxelles mène unerecherche action avec huit ONG à propos de l’égalité entre les hommes et lesfemmes dans les projets de développement.• Rcycl: ce projet, basé dans l’arrondissement de Verviers, vise la récupérationde meubles et d’appareils électroménagers, tout en formant des jeunes endécrochage social et scolaire.• Tarakuli : les promoteurs de ce projet organisent en Guyana la production depâte de fruit ensuite exportée en Belgique et conditionnée par une entreprised’économie sociale.Le développement soutenable,c’est bien plus quel’environnement. Les projetsprimés par la Fondation en1998 en témoignent.Parmi ceux-ci, la rencontreentre l’écrivain AmélieNothomb et les élèves del’Institut Diderot (lauréat 1998)conjugue littérature et luttecontre la violence.© Institut Diderot.Trois Projets « coup de pouce »• Centre culturel Barricade :dans le quartier de Pierreuse, à Liège, création d’une centrale d’achats deproduits de qualité biologique et/ou issus du commerce équitable.• Institut pour un développement durable :domicilié à Ottignies, cet institut a conçu un kit pédagogique présentant lesréflexions du Club de Rome.• La Voie lactée :à Aywaille, cette ferme alternative entend revenir à une agriculture humaine,artisanale et respectueuse de l’environnement.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002> L’appel à projets 2000Ravissez-nous…un millionLancement de l’appel : septembre 1999Attribution des prix : mai 2000Candidatures enregistrées : 160Montant financier accordé : 49.500 eurosI. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”Six Lauréats :• Céréa : avec un projet intitulé « l’assiette à l’école », cette association sensibilisele milieu scolaire à l’environnement via la nourriture.• Cinéma NOVA : cette ancienne salle de cinéma à Bruxelles a été rénovée etpropose une programmation non conventionnelle de même que des stages deformation à la contre information.• Groupe Energie Biomasse (Energethics) : cette entreprise, développée aucœur de l’UCL à Louvain-la-Neuve, transforme les résidus de bois en électricitéet en chaleur.• Ferme Nos Pilifs : cette ferme, située dans la Région bruxelloise, a mis aupoint un système d’épuration naturelle des eaux, dans un contexte d’intégrationde personnes handicapées.• L’asbl Pro Vélo : cette association propose en toute sécurité des opérationsde ramassage scolaire à vélo à Bruxelles et en Wallonie.• Communauté Sainte-Marie : ce groupe scolaire de Namur a choisi de se battreau quotidien pour le droit de l’homme au développement… durable, par lebiais d’une consommation responsable et solidaire.Cinq Coups de cœur :• Loginove : cette association basée à Wanfercée-Baulet rénove une maisonpour y accueillir des familles sans logement• Recyclart : ce projet de développement urbain fait revivre la gare de laChapelle à Bruxelles dans une perspective d’insertion sociale.• Le Petit Liège : cette entreprise d’économie sociale (réinsertion par le travail),domiciliée à Bilstain, recycle, à travers 300 points de collecte, des bouchonsen liège pour les transformer en matériau isolant.• Le Moulin du Bois : cette association promeut un écotourisme de qualité aubord de la Sambre et a transformé un ancien moulin en gîte, près de Lobbes.• Parcours citoyen : propose dans quatre communes (Fléron, Ixelles, Louvain-la-Neuve, Theux) des initiatives locales en faveur d’une citoyenneté active.> L’appel à projets 2002 -2003Rio 10 ans après,Et si on concrétisait ?!Lancement de l’appel : 28 août 2002Candidatures enregistrées : 169Montant financier à accorder : 125.000 eurosAttribution prévue : mai 200323© Pro Velo© Ferme Nos PilifsRAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200224I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”COMMUNIQUERle faire savoirSur le terrain, des hommes et des femmes, de plus en plusnombreux, font le pari du développement durable. Encore fautille faire savoir très largement. Bien communiquer est bénéfiquetout d’abord pour le projet lui-même : cela permetd’informer les usagers, de rencontrer le marché, d’assurer surle long terme la réussite de l’initiative.Mais c’est bon aussi pour d’autres projets.Mettre en valeur les résultats concretsd’une initiative de développementdurable va donner à d’autres l’envie et lavolonté de s’engager dans le même chemin.Faire part des succès, et parfoisaussi des échecs, d’une expérience donnéeprofite à l’ensemble des porteurs deprojets : en mettant en commun lesacquis, chacun se renforce.Toutefois, pour les protagonistes desexpériences, la tâche de communicationexige des connaissances spécifiques etdu savoir faire.Pour répondre à ce besoin, la Fondationa impulsé, plus largement, différentesmesures pour une meilleure communicationdes initiatives de terrain. Cesmesures ont pris différentes formes :réflexion méthodologique pour aider lesacteurs à mieux se présenter (Multigrammes)ou encore soutien financierpour la médiatisation d’initiativescitoyennes (« En Vie »).La Fondation aide desporteurs de projets à organisereux-mêmes la communicationde leur action.Croiser les regards et lestalents, tel était l’objectif de larencontre « Multigrammes »de Chevetogne en 1998.© Vincent Meessen1. « MULTIGRAMMES » CROISE LES REGARDS« Multigrammes » résulte de la contractionde deux mots, de deux concepts : «multimédia » et « télégrammes ». C’estle nom donné à une action pilote coordonnéepar Fondation pour lesGénérations Futures, avec l’appui financierde l’Alliance pour un monde responsable,pluriel et responsable. But del’exercice : aider des porteurs de projetsà organiser eux-mêmes la communicationde leur action. Le thème choisi pour« multigrammes » a été l’éducation : àl’intérieur de l’institution scolaire et endehors de celle-ci.Cette expérience belgo-française aassocié la Fondation pour les GénérationsFutures et la Maison de l’éducationde Lille-Métropole. Elle a connudeux éditions : trois jours en mai 1998 àChevetogne en Belgique, puis deux joursen juin 2000 à Ambleteuse, sur la côted’Opale en France. A chaque fois,« Multigrammes » a rassemblé plusieursdizaines de responsables éducatifs,de militants associatifs, mais ausside techniciens de l’information que sontles journalistes, les caricaturistes, lesphotographes…Le défi était double. Le premier enjeuconsistait à mettre au point une « fiche »originale de présentation des expériencesde terrain. Comment, au-dede lasécheresse des dates et des chiffres,donner vie aux projets ? Comment faireplace au vécu, aux émotions ? Commentrelater les faits dans leur complexité ?Comment donner de l’épaisseur et de laconsistance à la présentation du projet ?Le deuxième défi tenait davantage auprocessus, à la méthode utilisée pour yarriver. L’idée même du « multigrammes» était de croiser les regards et lestalents. Dans un scénario classique, lesporteurs d’une initiative rendent compte(lors d’une conférence de presse, parexemple) de leur dynamique. Les journalisteseux, en professionnels de la communication,s’approprient l’informationet la simplifient. Conclusion : après cetravail de communication, bien souventles acteurs directement concernés ne «retrouvent plus leurs petits » et ne sereconnaissent pas totalement dans leproduit final.A Chevetogne et Ambleteuse, chaquepartie a interprété un rôle différent. Les


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002journalistes (issus de l’agence Alter) n’étaientlà que pour participer à l’accouchementdes idées, alors que lesresponsables associatifs donnaient euxmêmesnaissance à leur bébé : la présentationdu projet. Dans cette configuration,les professionnels de l’informationdeviennent des animateurs. Et lesanimateurs associatifs deviennent descommunicateurs.> Deux publicationsI. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”Autre innovation : les participants aux «multigrammes » ont travaillé par couplesde projets. Dans une premièrephase, chaque acteur communiquait sonaction à son homologue. Ce dernierréagissait alors, posait des questions,demandait des explications. Les deuxpartenaires pouvaient alors s’atteler à larédaction d’une présentation écrite del’expérience, en s’appuyant sur cet effetmiroir.Résultat de l’opération : au total 20 expériences éducatives se sont transforméesen « multigrammes » dynamiques. A la suite de chaque édition, la Fondation pourles Générations futures et la Maison de l’Education de Lille-Métropole ont publiéconjointement une publication (en 1999 et 2001).Ces deux publications, « Portaits d’initiatives éducatives de France et de Belgique »et « Portraits d’initiatives éducatives d’ici et d’ailleurs », ont été largement diffuséesen France et en Belgique. Ces ouvrages reprennent les présentations« auto-produites » des projets associatifs et décrivent par le menu la méthodologiesuivie.2. « EN VIE ! » : LA PAROLE AUX PROJETS CITOYENSSouplesse et capacité d’écoute sont deuxmots clés pour la Fondation pour lesGénérations Futures. Dans son budget,la Fondation s’offre la liberté de consacrerchaque année une modeste part ausoutien d’initiatives citoyennes quirépondent à une urgence et ne bénéficientd’aucun créneau classique de subvention.Dans cet esprit, la Fondationpour les Générations Futures a décidé,en 2000, d’aider à la sortie et à la promotiond’un film difficile mais nécessaire,consacré par le réalisateur Manu Poutteaux engagements citoyens radicaux : «En Vie ! ».Dans cette œuvre engagée, Manu Pouttedonne la parole à différentes expériencescitoyennes qui sortent du lot. Un grosplan est ainsi fait sur les animateurs dela Ferme autogérée du Hayon (un projetdans lequel la Fondation est par ailleursdétenteur de parts de coopérative) et duCollectif sans nom. En rendant comptede ces expériences, « En Vie ! » crée undéclic auprès des spectateurs. Le filmconstitue un excellent outil pour undébat (dans les écoles, les syndicats, lesassociations) sur le thème de la responsabilitéindividuelle et collective face auxdérèglements actuels.La Fondation a donc apporté sa contributionpour définir un plan de communicationet mettre au point des instrumentsde promotion. En décembre 2000,elle a participé aux avant-premières,notamment à Liège et Bruxelles. Desprojections-débats se sont poursuiviesen 2001 et 2002, par exemple à Salzinnes,Louvain-la-Neuve et à l’Universitéde Liège. En 2002, la Fondation pour lesGénérations Futures a pris part, avecd’autres partenaires, à l’opération «autre pack » : la diffusion d’un « kit »d’informations alternatives à l’ensembledes étudiants du supérieur en Communautéfrançaise. Dans ce « pack » figuraiten bonne place une invitation à organiserdes soirées-débats autour d’ « En Vie ! »et de la parole dérangeante…25La Fondation soutientdes initiativescitoyennes nebénéficiant d’aucuncréneau classique desubvention. Affiche duFilm Documentaire« En Vie »©Manu PoutteRAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200226I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”ACCOMPAGNERle coup de pouce méthodologiqueLes appels à projets lancés par la Fondation pour lesGénérations Futures, on l’a noté, ne visent pas seulement à faireémerger des initiatives pilotes sur le plan du développementdurable. C’est tout un travail de fond qui est entamé, en partenariat,avec les projets sélectionnés.Son but : valoriser les résultats, aider àcommuniquer, associer les acteurs deterrain aux débats et études plus théoriques,mettre les promoteurs de projetsen contact les uns avec les autres, favoriserles échanges et les collaborations,pousser à la mise en réseau.Dans son soutien aux initiatives, laFondation ajoute un volet supplémentaire:le but consiste cette fois à inciter desprojets économiques viables parailleurs, et tout spécialement des PME, àintégrer dans leur champ de vision ladimension « développement durable ».A partir des outils existants et développéspour les grandes entreprises, et audépart de projets tests concrets, elle viseà mettre en place des dispositifs pouragir, à une plus vaste échelle, sur lesplus petites entreprises.1. APPROCHE D’UNE AIDE À LA RECONVERSIONEn 2001, la Fondation pour lesGénérations Futures a été sollicitée parles promoteurs d’ un projet d’agriculturebiologique wallonne à grande échelle.En Hesbaye, quatre propriétaires fonciersont en effet fait le choix de mettreleurs terres en commun pour ensuite lesreconvertir en bio. Avec un total de 213hectares, cet ensemble sera la plusgrande surface de reconversion « bio »jamais enregistrée en un seul coup enWallonie.L’intervention de la Fondation pour lesGénérations Futures répond à un souciprécis. Comment peut-on inscriredavantage ce projet novateur dans unedynamique réellement intégrée de développementdurable ? Comment, à côtéde l’aspect agriculture de qualité, prendreen compte d’autres dimensions :sociale et solidaire, éducative, éthique… ?rédiger des cahiers des chargeséthiques à l’intention des sous-traitants,encourager des partenariats « villecampagne» autour de la ferme, comment,enfin, rôder des circuits de distributionaméliorant les relations entreproducteurs et clients ?Pour ce faire, la Fondation s’appuieraitsur sa propre expérience. Depuis plusieursannées, en effet, elle détient desparts de capital dans deux expériencespilotes - Coprosain et la Ferme duHayon – qui, justement, parient sur l’établissementde nouveaux rapportsentre exploitants agricoles et consommateurs.Tout au long de la phase de reconversion,la Fondation pourrait agir commeconseiller pour faire de ce projet un véritablelaboratoire du développementdurable. Plusieurs questions seraientapprofondies : comment éviter l’industrialisation,promouvoir au sein de l’exploitationdes énergies alternatives,


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-20022. APPROCHE D’UNE AIDE AUX PMEDans la perspective du développementdurable, nombre d’entreprises voientune opportunité de croissance et l’occasionde tirer un avantage concurrentielou d’améliorer leur image.Mais concrètement, à quels types d’aidesles PME aspirent-elles, dès lorsqu’elles souhaitent négocier le virage dudéveloppement durable ? La Fondationpour les Générations Futures a voulucreuser cette question. Grâce à l’aided’un étudiant des HEC-Liège et d’unconseiller spécial, elle a entamé, en2002, une enquête sur les attentes dePME en la matière.I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”Les premières conclusions de cetteenquête font apparaître qu’il n’est pasnécessaire de prévoir une cellule spécifiqued’accompagnement des PME. Desstructures existent. Des opérateursspécialisés sont en place, au contactdirect avec les PME (par exemple, lesécoconseillers). Par contre, un besoinpatent se fait sentir en ce qui concernel’information, une information que lesgestionnaires de PME n’ont pas letemps de rechercher à de multiplessources.27RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200228I. LE PÔLE “SOUTIEN AUX INITIATIVES DE TERRAIN”ALLER PLUS LOINla prise de participationLa Fondation pour les Générations futures s’engage : par sonobjet social (concrétiser le développement soutenable), maisaussi dans sa manière d’agir et d’investir son capital.La Fondation a la volonté degérer son capital de manièreéthique, par exemple, enprenant des parts au sein de lacoopérative Coprosain,travaillant dans le secteuragroalimentaire.© CoprosainAssez vite, dès 1998, et au fur et à mesurede l’apport de dons et de ses ressourcesfinancières, la Fondation a pris desparts de participation dans six coopératives: six projets économiques alternatifs,porteurs d’espoir et d’innovation, enWallonie et à Bruxelles.Ce type d’intervention obéit à une volontéde gestion éthique du capital : à laFondation pour les Générations futures,pas question de développer une gestionspéculative. Cette intervention répondaussi à une préoccupation économique.En devenant coopérateur de tels projets,la Fondation ne laisse pas dormir sonargent. Elle génère de la capacité d’actionet de travail.La prise de participation constitue uneforme particulièrement poussée de soutienaux initiatives. Comme pour les projetslauréats (des appels à initiatives), laFondation s’attelle à faire connaître, ycompris médiatiquement, les coopérativespartenaires. Elle s’efforce aussi demettre celles-ci en réseau. En mars2000, la Fondation a provoqué la réunionde ces six coopératives. Ces dernièresont pu, ainsi, échanger leurs expériencesen matière de création d’organismecoopératif, d’augmentation de capital, degestion des assemblées générales… Cefaisant, les coopératives ont permis àd’autres initiatives en projet de mieuxpercevoir les écueils et d’opérer leurschoix en connaissance de cause.La première prise de participation, en1998, a visé la coopérative « Energie2030 » qui a mis en service l’éolienne àl’époque la plus puissante de Belgique.Cette éolienne est appelée à alimenteren électricité des centaines de ménagesà Saint-Vith et dans les environs. Ce projetde promotion des énergies renouvelablesest également un modèle de gestionparticipative. Energie 2030 regroupe17 associations environnementales belges,allemandes et luxembourgeoises, etplusieurs centaines de coopérateurs.Dans cette foulée, des prises de capitalont été effectuées dans trois autrescoopératives : Crédal, la Ferme du Hayonet Luttes-Solidarité-Travail.Depuis plus de dix ans, le Crédal(Louvain-la-Neuve) propose, dans le créneaudu crédit alternatif, des produitsd’épargne solidaire et soutient des projetsd’insertion des projets d’économiesociale et des initiatives visant un mondeplus solidaire.La Ferme du Hayon (Meix-devant-Virton)s’ancre en Gaume sur un domaine de 68hectares acquis en coopérative. LaFerme se veut à la fois un pôle d’initiativesmicro-économiques et un espacecollectif de résistance citoyenne. Sa productionest exclusivement bio.La Coopérative Luttes-Solidarité-Travailest une entreprise namuroise où despersonnes exclues du marché du travailpeuvent apprendre un métier dans lesecteur du bâtiment et par là retrouverun emploi, un statut de travailleur, unemaîtrise sur leur vie.Dans une phase suivante, deux autrescoopératives ont rejoint les coopérativespartenaires de la Fondation pour lesGénérations Futures : Coprosain et Elico.Coprosain (Ath) transforme et commercialisedes produits agricoles de qualité,voire biologiques, en provenance de 43fermes du Hainaut occidental. La coopérative,qui emploie 52 personnes, disposed’ateliers ultramodernes de transformationet de conditionnement, de magasins.Elle est présente, chaque semaine,sur quinze marchés.Elico (Bruxelles) est une entreprise debâtiment, essentiellement axée sur larénovation. Elle exerce son métier dansun esprit de compagnonnage et deresponsabilité. Ses ouvriers sont, pour laplupart, co-sociétaires de la coopérative.


Atelier « Multigrammes ». Chevetogne 1998© Annie Drèse et Vincent Meessen> II. LE PÔLEMISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATIONAUTOUR DU CONCEPT DE DÉVELOPPEMENTSOUTENABLE


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »Un débat, pour quoi faire ?A la notion de « développement durable » (expression française),la Fondation pour les Générations Futures préfère celletraduite de l’anglais (« sustainable ») de « développement soutenable» (durable et viable).« Développement durable » ou « développementsoutenable » : ce concept afait pour la première fois l’objet d’unedéfinition officielle lors de la Conférencemondiale de Rio, en juin 1992, consacréeà l’environnement et au développement.Depuis, l’expression a fait florès et pénétréles discours politiques : même si onest encore loin d’une traduction effectivedans le réel. La notion de développementdurable (soutenable), qui gagne en popularité,est aussi, souvent, mal compriseou caricaturée lorsqu’elle est réduite àun seul versant, qu’il soit environnemental,social ou économique. Or précisément,l’essence même du développementsoutenable est d’opérer de manièretransversale.On le constate : un gros effort de clarificationet de sensibilisation s’impose.A côté de son soutien aux initiatives deterrain, la Fondation pour lesGénérations Futures a dès lors ouvert undeuxième front : la mise en débat de lanotion même de développement soutenable.Dans cette perspective, la Fondationmultiplie, depuis 1998, les échanges d’idées,tout en s’attachant à creuserquelques sujets sensibles, au cœur dudéveloppement soutenable, comme lethème du temps, celui du rapport entrela gouvernance locale et mondiale ouencore le concept nouveau d’ « écologieindustrielle ».Traditionnellement, en Belgique, on observeune dichotomie entre, d’un côté,des acteurs qui agissent, et, de l’autre,des penseurs qui pensent. C’est un fait :les acteurs de terrain et le monde de larecherche universitaire communiquentpeu et mal. Or chacun peut apprendre del’autre. Pour fertiliser le débat, estimeen conséquence la Fondation, il convientde croiser les approches. Ce quiimplique de relever plusieurs défis…Il importe, tout d’abord, d’inciter desscientifiques à prendre le développementdurable comme objet de recherches,tout en veillant à rendre ces étudesaccessibles aux acteurs locaux ainsiqu’au commun des mortels.Dans cet esprit, la Fondation pour lesGénérations Futures a lancé le « PrixUniversitaire pour les générations futures» en 1999. Parallèlement, elleencourage les scientifiques, à traversson appui direct à diverses études etrecherches, à mettre leur matière griseau service des promoteurs de projets etde la société. Un enjeu de taille consiste,en effet, à aider les acteurs de terrain àfaire ressortir l’ensemble des idées etdes propositions plus générales dont ilssont porteurs.Pour la Fondation, action et réflexionsont indissociables. C’est la raison pourlaquelle, dans la plupart des débatsqu’elle organise à propos du développementsoutenable, elle veille à réunir,autour de la même table, porteurs deprojets et scientifiques.31Avec l’aimable autorisation dePhilippe GeluckRAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200232II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »Vulgariser les recherches universitairesLE PRIX UNIVERSITAIRE POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURESConférence donnéepar Pierre Cornut,lauréat du Prix Universitairepour les Générations Futures,ULB, mars 2002.De nombreux prix récompensent le travaildes chercheurs en Belgique. Mais le« Prix Universitaire pour les générationsfutures », initié par la Fondation, est bienle premier du genre dans notre pays. Ilfaut dire aussi que le thème du développementdurable ne trouve sa place dansles universités que depuis peu.Promu pour la première fois en 1999, leprix décerné par la Fondation pour lesGénérations Futures entend valoriserune thèse de doctorat universitaire quicontribue à éclairer une ou plusieurs desmutations nécessaires à l’avènementd’un futur solidaire et soutenable, porteurd’espoir pour les générations futures.Ce prix de thèse donne lieu à un appel àcandidatures, largement diffusé danstoutes les universités du Royaume. Unjury, composé de représentants desmédias, de la société civile et desmilieux universitaires, opère alors sonchoix parmi les candidatures. La bourseattribuée au chercheur permet à ce dernierde réécrire son travail dans un stylevulgarisé et donc accessible au grandpublic. La thèse, remaniée en ce sens,débouche enfin sur une publication destinéeà un vaste public et largementmédiatisée.Le prix de thèse coordonné par laFondation a connu deux éditions : la premièrelancée en 1999, et la secondeinitiée en 2001.Soutenu par la Fondation CharlesLéopold Mayer pour le Progrès de l’homme(Paris), ce Prix a reçu le renfort d’autresfondations et organisation : ObjectifRecherche (la Fédération des chercheursbelges), la Fondation Bernheim(Bruxelles) et, tout récemment, laFondation Cera.Dès la première publication, le Prix abénéficié du concours des Editions LucPire et Charles Léopold Mayer. Pour ladeuxième édition, une nouveauté a étéintroduite : des thèses de doctorat enfrançais, mais aussi en néerlandais etanglais étaient admises. Le second livrede vulgarisation sera publié également ennéerlandais, grâce à la collaboration deséditions VUB Press. Une version électroniquesera désormais disponible, via leséditions Luc Pire Electronique.Le premier prix de thèse, doté d’unebourse de 3.700 euros, a été attribué ennovembre 1999 à Marc Labie, docteur ensciences de gestion à l’Université deMons-Hainaut. Ce chercheur se voitrécompenser pour une thèse relativeaux micro-crédits. Cet outil est né au sudde la planète et intéresse maintenant lenord. Il met en place des mécanismesqui pallient les lacunes des systèmesfinanciers commerciaux existants enapportant des services financiers auxpersonnes exclues de ces systèmes. Lelivre issu de la réécriture de cette thèses’intitule « la microfinance en questions :limites et choix organisationnels ». Il aété présenté à la presse à l’occasion dela Foire internationale du livre deBruxelles en février 2000.Le deuxième prix de thèse, doté d’unebourse analogue, a été décerné en mars2002 à Pierre Cornut, docteur en sciencesgéographiques et maître de conférence àl’Institut pour la gestion et l’aménagementdu territoire de l’ULB. La thèse priméeaborde la problématique de la distributionde l’eau et livre sa réflexion sur les menacesqu’induirait une privatisation de ce service.L’ouvrage de vulgarisation –«Histoires d’eau. Les enjeux de l’eau potableau XXIe siècle en Europe occidentale» -sortira de presse en février 2003, pour laFoire internationale du livre de Bruxelles.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »Lier réflexion et pratique1. COMMENT FAIRE ÉMERGER DES INITIATIVES LOCALES DEDÉVELOPPEMENT SOUTENABLE ?Dans le cadre d’un diplôme d’étudesspécialisées en science et gestion del’environnement, une jeune chercheusede l’UCL, Camille Mestdag a réalisé uneétude sur l’implication des communeswallonnes dans une optique de développementdurable. A travers cette rechercheà laquelle la Fondation et le WWFétaient déjà associés, Camille Mestdag aidentifié les outils conçus par la Régionwallonne pour inciter à une démarcheplus durable des communes. Son enquête,menée auprès des 262 échevins wallonsayant l’environnement dans leursattributions, fait ressortir un constat :peu de communes en Wallonie ont uneapproche globale du développementdurable ; la plupart des initiatives repéréesétant confinées dans une sphèreplus environnementaliste.A la suite de cette étude, l’UCL, le WWFBelgium et la Fondation pour lesGénérations Futures se sont associéspour financer un prolongement au travailde la chercheuse. Cette dernière aété alors invitée, à partir d’exemplespratiques de terrain, à analyser quelssont les facteurs déclenchants pour l’émergenced’initiatives locales de développementdurable.Cet exercice pratique a aussi débouchésur un diagnostic des points faibles handicapantl’éclosion de telles initiatives :l’isolement des projets, le manque devision à long terme, les blocages auniveau des mentalités…En octobre 2002, la Fondation a promuune conférence, donnée par CamilleMestdag à l’UCL, pour débattre du travailaccompli. En prolongement de cetteétude universitaire, le WWF, la Fondationpour les Générations Futures et d’autrespartenaires souhaitent réunir une plateformed’acteurs du développement local,en vue de l’élaboration d’un vade mecum(liste d’outils) pour le développementdurable au niveau local.2. COMMENT FAVORISER UNE AGRICULTURE RÉELLEMENTSOUTENABLE ?Alors que la Belgique est encore à latraîne dans ce domaine, le conceptd’ « agriculture multifonctionnelle »commence à émerger au plan européenet dans quelques pays comme la France.De quoi s’agit-il ? Pour garantir une agricultureréellement durable, l’idée progresseselon laquelle on ne peut secontenter d’une production de qualité.D’autres paramètres doivent être pris enconsidération :• sur le plan environnemental, il fautassurer la biodiversité et protéger lesressources naturelles ;• sur le plan territorial, il faut maintenirou créer de l’emploi en milieu rural,tout en préservant un paysage propiceau tourisme ;• sur le plan socio-culturel, il convientde maintenir les traditions et lessavoir faire.Un étudiant belge en agronomie, aujourd’huichercheur à la FUL et à l’UCL,Gaëtan Vanloqueren, a consacré sonmémoire au thème de l’agriculture durableet de la multifonctionnalité du territoire.Dans ce but, il a analysé la façondont trois groupements d’exploitationsagricoles françaises spécialisées dans lecréneau biologique, bâtissent des partenariatsavec différents acteurs locaux.Dans cette étude, Gaëtan Vanloquerens’efforce notamment d’identifier lesconditions qui favorisent cette approchetransversale, ou encore multifonctionnelle.La Fondation pour les GénérationsFutures de même que la Fondation(française) Charles Léopold Mayer pourle progrès de l’homme ont donné uncoup de projecteur sur cette étude universitaire,tout en prolongeant et enapprofondissant le débat. Ainsi, les deuxfondations, en partenariat avec l’UCL et33La Fondation soutientégalement des recherchesaxées sur l’échelon local.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200234II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »la FUL, ont chargé Gaëtan Vanloquerende coordonner un séminaire consacré àla problématique de l’agriculture multifonctionnelle.L’objectif était, entre autres,d’examiner l’ensemble des dispositifspublics (du niveau local au niveaueuropéen) qui encouragent le développementde partenariats porteurs dedurabilité, et donc de multifonctionnalité.Rencontre entre chercheurset acteurs de terrain autour duthème de l’agriculture durable.Visite de l’étable ventilée de« La Bergerie ». Val d’Oise,décembre 2002.Ce séminaire s’est déroulé les 3 et 4décembre 2002 à la ferme « La Bergerie »,à Villarceaux, dans le Val d’Oise(France). Important : cette rencontre nese voulait ni un colloque purementscientifique ni une réunion limitée à desacteurs de terrain. L’idée consistait justementà confronter les points de vue dereprésentants de ces « deux mondes ».De fait, trente personnes ont participé àcet atelier sur l’agriculture multifonctionnelle: un mélange d’agriculteurs,de représentants de collectivités locales,d’organisations agricoles ou associatives,de chercheurs (agronomes,socio-économistes, sociologues ruraux,enseignants de lycées agricoles…).3. FACTEUR 4 : LE DÉVELOPPEMENT DURABLE À LA PORTÉE DE TOUSComment mettre en pratique les bonnesrésolutions de la Conférence de Rio ? Al’évidence, le développement soutenablepasse aussi par une modification profondede nos comportements, de nos modesde consommation et de production ? Carchacun d’entre nous est responsable etpeut personnellement contribuer à corrigerla situation.Sous le titre « Facteur 4 », le club deRome a publié en 1997 les résultatsd’une réflexion prouvant qu’il est possibled’améliorer le niveau de vie de tousles hommes sans pour autant épuiserles ressources de la planète. Cette idée,les membres du club de Rome ont tentéde la traduire sous la forme d’une équationécologique : 2 X plus de bien être, enconsommant 2 X moins de ressources =facteur 4. Une formule qui demeure malgrétout encore fort abstraite pour l’hommede la rue…termes accrocheurs les réflexions duClub de Rome. Le résultat a pris la formed’un dossier pédagogique (Facteur 4),illustré par 50 cas concrets.La Fondation pour les GénérationsFutures a soutenu cette démarche pédagogiqueexemplaire visant à faire passeren pratique un message théorique. Cetteaide s’est manifestée de deux façons :par un « coup de pouce » financierdécerné à « Facteur 4 » lors de l’appel àprojets 1998, et par une présentationpublique (suivie d’un débat) du dossierpédagogique à l’occasion de la semainedes Générations Futures organisée parla Fondation en novembre 1999 à Namur.Pour faire passer le concept de « facteur4 », il fallait donc un effort particulier devulgarisation. A cette fin, L’Institut pourun développement durable s’est allié àl’asbl Formation, Éducation, Culture dela CSC pour tenter de traduire en des


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »Mieux comprendre le développementsoutenable1. SON CARACTÈRE TRANSVERSALDans les années 80, on prend conscienceque la course effrénée à la croissancecompromet l’avenir même des populations.Il devient urgent de mettre unterme à un développement incontrôlé,nuisible à l’environnement et néfaste auxgens. Une voie alternative s’impose. Lanotion de développement durable apparaît.En 1992, lors du Sommet de Rio, leconcept de développement durableprend forme officiellement. Mais quesignifie précisément cette idée?Pour le grand public, cette notion restehermétique. Et à l’évidence, un groseffort d’explication et de sensibilisationest nécessaire. La Fondation pour lesGénérations Futures, pour sa part,entend bien apporter sa contribution audébat, en clarifiant les enjeux.Pour la Fondation, le développementsoutenable (expression plus adéquate)implique tout d’abord que chaque nationest co-responsable de l’état de la planète,même si les degrés de responsabilitéscommunes sont différenciés. Chacund’entre nous a d’autre part une responsabilitépersonnelle vis-à-vis des générationssuivantes. Chacun doit ainsi> Quatre ateliersprendre part aux choix et aux décisions.Bref, il faut une participation active etresponsable de la population, à tous lesniveaux (voir le troisième pôle d’activitésde la Fondation, concernant la citoyenneté).Par ailleurs, œuvrer en faveur du développementsoutenable demande d’agirde façon transversale et décloisonnée. Al’origine des maux qui gangrènent notremonde, souligne la Fondation, se trouventquatre grands déséquilibres : entrele sud et le nord de la planète, entre lesriches et les pauvres au sein de chaquesociété, entre les hommes et la nature,entre les générations actuelles et futures.Les remèdes sont à apporter surchacun de ces plans.Dès juin 1998, la Fondation pour lesGénérations Futures a pris l’initiative dequatre premiers débats, pour illustrercette transversalité inhérente au développementsoutenable. Chacun d’entreeux a été consacré à un thème précis,lui-même introduit par un projet-témoin.Les quatre projets-témoins étant, parailleurs, les premières coopérativesdans lesquelles la Fondation a choisi desouscrire à des participations.Un premier atelier, introduit par la Ferme du Hayon, s’est tenu à Charleroi.Question posée : comment peut-on réconcilier de nouvelles pratiques agricolesavec les consommateurs ?L’entreprise d’économie sociale LST Coopérative a, elle, servi d’amorce à undeuxième atelier, dédié à la création d’emplois présentant une valeur sociale, culturelle,environnementale et économique ajoutée. Lequel débat avait lieu à Liège.Energie 2002, l’éolienne de Saint-Vith, a introduit un troisième débat, à Namur, surla promotion des énergies renouvelables.Enfin, un atelier de discussion s’est déroulé à Bruxelles, autour de la revendicationd’une gestion plus éthique de l’argent, en réponse à la bulle financière et à laspéculation boursière. Projet-témoin : CREDAL, la coopérative de crédits solidaires.35RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200236II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »Dans le cadre de la Semaine desGénérations futures, en novembre 1999,la Fondation a tenu à approfondir lethème d’une gestion alternative dessociétés, lors d’un forum débat associantdes représentants du monde del’entreprise, du monde financier, syndicalet universitaire. Au centre de ces discussions,deux questions ont été posées :quel rôle les actionnaires de sociétéspeuvent-ils jouer en faveur de choix delong terme et plus éthiques ; commentpeut-on appliquer aux entreprises desindicateurs de performance durable quine soient pas strictement financiers ?Pour enrichir ce débat, la Fondation pourles Générations Futures a fait appel àdeux spécialistes : Heinz W. Engel, del’Association belge des éco-conseillers,et Eric de Keuleneer, de l’école deCommerce Solvay-ULB, et par ailleursadministrateur de la Fondation.> 400 personnes à Namur !Du 3 au 6 novembre 1999, la Fondation a organisé, au siège de l’ancienParlement wallon à Namur, la Semaine des Générations futures. Cette Semainea attiré plus de 400 personnes.Pendant quatre jours, une kyrielle d’activités s’y sont déroulées, non stop :• Conférence d’ouverture et ateliers sur le temps et le développement soutenable• Forum-débat sur les entreprises et le développement soutenable• Remise du Prix de thèse à Marc Labie• Forum-débat sur les critères pour l’appel à initiatives• Petit déjeuner avec les produits du commerce équitable et solidaire,déjeuners avec le Panier rural et solidaire• Présentation publique du « kit pédagogique » Facteur 4• Parlement citoyen sur la consommation responsable et le commerce mondial2. LA DIMENSION « ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE »La Fondation encourage lesentreprises à mettre en pratiquele développement soutenable.Elle a organisé la venueà Bruxelles du spécialisteeuropéen de l’écologie industrielle,le suisse Suren Erkman,pour qu’il partage sesréflexions avec le monde économique.Foire du Livre deBruxelles, février 2001.Le développement soutenable concerneau premier chef les industriels. Maiscomment en convaincre ces derniers ?Le plus efficace, pour transmettre cemessage, n’est-il pas de se baser sur letémoignage des entrepreneurs euxmêmeset sur des exemples concrets ?A l’occasion de la Foire internationale duLivre de Bruxelles, en février 2001, laFondation pour les Générations Futuresa souhaité interpeller le monde industrielsur le bien fondé du conceptd’ « écologie industrielle ». En partenariatavec la Société Royale Belge desIngénieurs et des Industriels (SRBII), demême qu’en collaboration avec le journalLa Libre Entreprise, la Fondation aconvié les responsables d’entreprises àun débat introduit par Suren Erkman, undes spécialistes au niveau mondial del’écologie industrielle. Professeur à l’écolepolytechnique fédérale deLausanne, Suren Erkman a publié auxEditions Charles Léopold Mayer un livreintitulé : « Vers une écologie industrielle ?Comment mettre en pratique le développementdurable dans une sociétéhyper-industrielle ? »Exemples à la clé, l’auteur expliquedans cet ouvrage comment certainesentreprises, réputées pour leur sérieux,s’engagent dans une gestion intégréedes flux de matière et d’énergie, inspiréedu fonctionnement des écosystèmesbiologiques. L’écologie industrielle atrouvé une application à grande échelledans la ville de Kalundborg, au


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »> Un beau succèsDanemark, où plusieurs entreprises ontréalisé une véritable symbiose industrielle: les déchets des uns devenant lamatière première pour les autres.Exemple : des sidérurgistes cèdent les« laitiers » de hauts fourneaux - undéchet de leurs activités - à des cimentiersqui les utilisent comme un composantde leurs produits… Et cela marche,car ces entreprises en retirent desbénéfices : ce qui prouve qu’il est parfaitementpossible de concilier économieet développement soutenable...La conférence avec Suren Erkman a connu un beau succès. Près de 85 personnesy ont participé, dont 60 représentants du monde industriel. Suite à cette conférence,le livre de ce spécialiste de l’écologie industrielle a connu une large diffusion.Bilan positif donc.3. GOUVERNANCE LOCALE ET GOUVERNANCE GLOBALE :LE LIEN ENTRE LE LOCAL ET LE GLOBALLe séminaire européen « Territoires etdéveloppement durable », à NamurLe développement soutenable est unsujet universel qui gagne à être débattubien au-dedes frontières nationales.C’est le sens du partenariat, noué en2001, par la Fondation pour lesGénérations futures avec l’Alliance pourun monde responsable, pluriel et solidaire,sur le thème de la gestion intégréedu territoire. Et ce, dans le cadre d’uneréflexion plus générale relative au lienexistant entre la gouvernance locale etmondiale.Le point de départ de ce processus arésidé dans le séminaire organisé, enseptembre 1997, par l’Alliance àJonquière au Canada. Le chantier deJonquière a ainsi conclu que « les territoiresconstituent une véritable brique debase de la gouvernance de la planète ».A la suite de cette première réunion, laFondation a été chargée par l’Alliance decoordonner à Namur, en mai 2001, unséminaire européen sur la « gestionintégrée des territoires ». Quel en étaitl’enjeu ?De nos jours, le slogan « agir localement,penser globalement » est devenupopulaire. Le territoire, chacun enconvient aujourd’hui, constitue le lieuidéal pour nouer des partenariats, innover,intégrer tous les éléments de la vie.Mais à partir de ce constat consensuel,les chemins divergent...D’aucuns estiment que le territoire doitse contenter d’un rôle d’adaptation, degestion de conséquences sociales etécologiques d’un développement qui seconçoit ailleurs.D’autres, au contraire, pensent que lesoptions expérimentées dans le territoiredoivent essaimer plus largement etinspirer les décisions prises au niveau dela région, de la nation, de la planètetoute entière. Autrement dit, c’est à l’échelledes territoires locaux que l’onpeut réinventer une gestion intégrée dela société et de ses relations avec labiosphère. C’est cette deuxième hypothèsequi a été examinée lors du séminairede Namur…Comme pour ses autres chantiers deréflexion, l’Alliance a convié au séminairede Namur des citoyens venus « d’ici etd’ailleurs » : de France, de Belgique, deSuisse, d’Allemagne, d’Italie, de Serbie(et des observateurs péruviens etindiens)…37Les participants duSéminaire européen« Territoires et développementdurable»,en provenance deSuisse, France,Belgique, Espagne,Allemagne, Serbie…Namur, mai 2001.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200238II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »La Fondation a rassembléun « collège d’élus Locaux »pour réfléchir aux impactsde la mondialisation auniveau local. Namur-Bruxelles,novembre 2001.De droite à gauche sur laphoto, Raphaël Pollet(PS-Rixensart),Georges Dallemagne(CDH-Bruxelles),Benoit Schoonbrodt(MR-Berchem Ste Agathe),Myriam Hilgers(Ecolo-Molenbeek),Michel Jehaes(Ecolo-Oupeye),André-Marie Poncelet(CDH-Namur).Absents sur la photo :Jean-Jacques Flahaux(MR-Braine-le-Comte) etAnnie Sabbatini(PS-La Louvière).Il n’est guère de débat utile sans suitesconcrètes ! Ainsi, ces débats ont aboutinotamment à la rédaction d’un« cahierde propositions » présenté à l’Assembléemondiale des citoyens (Lille 2001). CeCahier est intitulé : « Le territoire , lieudes relations : vers une communauté deliens et de partage ».En 2003, cette initiative devrait être suiviepar un programme européen derecherche sur les enjeux de gouvernanceet de développement durable.Un « Collège d’ Elus locaux » de toutestendances pour réfléchir aux impactsde la mondialisationUn mois plus tard, en octobre 2001, laFondation pour les Générations Futuresa remis sur le tapis la question de lagouvernance, en prenant cette fois unbiais différent. En vue de préparerl’Assemblée mondiale des citoyens deLille (France) en décembre 2001, laFondation a mis sur pied, en Belgique,un « Collège de réflexion d’Elus locaux »autour des questions de gouvernancelocale face à la mondialisation.Ce collège a réuni huit élus politiquesissus des quatre principaux partis politiquesde la Communauté française :Parti Socialiste, Mouvement des réformateurs,Ecolo, Parti Social Chrétien(aujourd’hui CDH).Au centre du débat, une question : quellesresponsabilités locales peut-on exercerface à la mondialisation ? Une fois deplus, la discussion théorique s’est nourriede cas concrets. Les élus rassembléspar la Fondation ont abordé le thème dela « responsabilité locale face à la mondialisation» via la problématique del’eau. Quatre exemples ont été approfondis: un système d’assainissement deseaux à Louvain-la-Neuve, une stationd’épuration par lagunage, un contrat derivière en Région wallonne, une épurationindividuelle groupée en zone rurale.En partant de la question de l’eau, lesmembres du collège ont tenu à souligneravec force la responsabilité de chacundans un système global : oui, les éluspeuvent faire quelque chose au niveaulocal. Il est important, ont-ils poursuivi,d’encourager une gestion participative etd’entreprendre des démarches d’éducation,de sensibilisation et d’informationde tous les acteurs de la société.Par ailleurs, les élus se sont penchéssur un projet de Charte des ResponsabilitésHumaines (voir en page 53).Les résultats de leurs débats ont étérassemblés dans un document (disponibleen anglais et français) diffusé àl’Assemblée mondiale de citoyens(décembre 2001), pour alimenter ledébat à propos de ce projet de Charte.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »4. LE TEMPS, AU CENTRE DES DÉBATSComment inscrire le développementdurable dans une société qui vit dansl’immédiateté ? La question du tempsest centrale à tous nos débats de société.Aussi est-ce tout naturellement quela Fondation pour les GénérationsFutures, dès sa création, a tenu à aborderce grand chantier de réflexions, ens’attaquant à plusieurs dimensions duproblème : sociale, économique, culturelle,philosophique…Pendant trois ans, de 1999 à 2001, laFondation a multiplié les occasions derencontres et d’échanges sur ce thème, àl’occasion de séminaires, ateliers, conférences.Ce travail de questionnements’est conclu par un Cahier de propositionspour le XXIème siècle consacréesau temps, notamment diffusé lors del’Assemblée mondiale des citoyens à Lilleen décembre 2001. Ce Cahier est intitulé :« Le temps et ses usages, propositionspour un développement soutenable ».> Les thèmes en discussionDe plus, un livre, résumant l’ensembledes débats et propositions, est publiépar les Editions Charles Léopold Mayeret sera disponible dès 2003. Son titre :« Apprivoiser le temps. Approches pluriellessur le temps et le développementdurable ».Pour aborder ce sujet clé, il fallait, c’étaitbien la moindre des choses, prendre lerecul nécessaire et procéder à une longuegestation. Dès juin 1999, laFondation pour les Générations Futuresa organisé une première série de quatreséminaires interactifs à l’Université dePaix de Namur. Il s’agissait, en quelquesorte, de procéder à un état de la question.Pour concrétiser les discussions, laFondation a veillé à y associer nombre deporteurs de projets (les candidats à l’appelà projets 1998 ont été conviés) demême que des professionnels de terrain.Chacun de ces séminaires, introduit parun grand témoin, a appréhendé le tempssous un angle précis.Avec « Le temps : sens et changement », la Fondation, secondée par MichelGuérin du ministère de la Communauté française, s’est interrogée sur la façondont les projets sociaux, culturels, pédagogiques, qui s’offrent de plus en pluscomme des produits de consommation immédiate, peuvent laisser des traces etêtre les déclencheurs d’un mouvement plus profond.Sur le thème du « Temps retrouvé, temps échangé », la Fondation s’est ensuitepenchée sur la manière dont on peut donner du temps à travers des projets d’échangesde savoirs et de services, dans une optique de solidarité entre les générations.Lequel débat a été amorcé par Michel Loriaux, socio-démographe àl’UCL.Le séminaire « Le temps et le travail des hommes » a porté sur les défis de l’économiesociale, un secteur qui se doit de concilier la recherche d’une nécessairerentabilité avec la prise en compte d’une force de travail souvent déconnectée desnotions de productivité. Dan Wendorf, d’une fédération d’entreprises d’économiesociale, faisait office de grand témoin.Enfin, le séminaire « Le temps : nature et décision politique », introduit par GérardJadoul, président d’Inter environnement Wallonie, a approfondi les relations entreles engagements citoyens répondant souvent à des urgences et le processus décisionneldont les répercussions s’opèrent sur de très longues années.39Le temps est central dans tousles débats de société. LaFondation s’est penchée surdifférents aspects du problèmeen multipliant rencontres etéchanges sur ce thème.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200240II. LE PÔLE « MISE EN DÉBAT ET SENSIBILISATION AUTOUR DU CONCEPTDE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE »La Semaine des GénérationsFutures de 1999 fut inauguréepar une conférence dédiée aurapport entre Temps etdéveloppement durableréunissant trois philosophes :Isabelle Stengers (sciences),Jean Chesneaux (histoire) etFrançois Ost (droit).Ces quatre séminaires ont servi d’amorceà un débat plus vaste mené lors de laSemaine des Générations futures, ennovembre 1999, à l’ancien Parlementwallon à Namur. Cette semaine, quiconstituait pour la Fondation un véritablepoint d’orgue, a débuté par uneconférence inaugurale précisémentdédiée au rapport entre le temps et ledéveloppement durable, et animée partrois philosophes de renom : IsabelleStengers (ULB), Jean Chesnaux(Université de Paris VII) et François Ost(Facultés universitaires Saint-Louis àBruxelles).Dans cette foulée, deux ateliers se sontalors déroulés sur le thème du temps,durant la Semaine. Ces deux débats, quiont approfondi les idées échangées lorsde la conférence inaugurale, se sonttenus les 4 et 5 novembre 1999. Ils ontbénéficié de l’assistance de Serge-Antoine Claeys, philosophe, et de JoëlVan Cauter, philosophe et économiste.En décembre 2000, dans le cadre d’undébat réunissant le Premier Cercle desAssociés de la Fondation pour lesGénérations Futures, ce thème a étéune nouvelle fois discuté, avec leconcours de Pierre Calame, directeurgénéral de la Fondation Charles LéopoldMayer et de François Ost, président dela Fondation pour les GénérationsFutures.A l’issue de cette série de conférences,ateliers, séminaires, une somme considérablede réflexions a été engrangée.Encore fallait-il en tirer la substantifiquemoelle… Pour ce faire, laFondation a recouru aux services d’unexpert, Nicolas de Rauglaudre, chargéde résumer l’ensemble du travailaccompli. Cette synthèse a pris laforme d’un « Cahier de propositions surle temps », édité en octobre 2001 sousl’égide de l’Alliance pour un monderesponsable, pluriel et solidaire.Notre société, observe cet ouvrage, estmalade du temps. Nous sommes soumisau « temps technologique », noussommes dominés par le slogan « letemps c’est de l’argent », nous faisonspreuve d’amnésie par rapport au passé,nous sommes myopes par rapport aufutur, car incapables d’inscrire noschoix dans une vision à long terme…


En ouverture du parcours citoyen deTheux-La Reid-Polleur 1999, mille enfants detoutes les écoles de la commune de Theux sesont réunis dans un champ et ont formé unesculpture vivante de 110 mètres de longcomposant le mot « citoyen ».Le Parcours Citoyen d’Ixelles a été désigné« Coup de cœur » de la Fondation en 2000.© Raymond Heroufosse> III. LE PÔLEPROMOTION DE LA PARTICIPATIONCITOYENNE


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Un enjeu capitalIII. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »COMBLER LE FOSSÉ ENTRE DÉCIDEURS ET CITOYENSEn Belgique comme ailleurs en Europe, ladémocratie représentative est en crise.Aujourd’hui, la coupure (certains diront lefossé) entre les décideurs et les citoyens(électeurs) s’est considérablementaccrue.Plusieurs facteurs poussent en ce sens.Les sphères de décision deviennent deplus en plus internationales et apparaissentdavantage inaccessibles. Le politique,lui-même, a perdu de son pouvoirau profit du secteur financier et économiquequi tire davantage les ficelles de cemonde. Les problèmes à régler sont,quant à eux, de plus en plus complexes,d’où cette impression qu’il est bien difficilede peser sur le cours des événements.Les mandataires politiques, de leur côté,contribuent parfois à creuser cet écartpar leur propre comportement. Pris dansl’engrenage de multiples mandats, ils neconsacrent pas toujours le temps nécessaireau traitement des dossiers dont ilsont la charge. Ils rechignent à rendre descomptes. Ils écoutent peu les citoyens.Entre deux élections, il est rare qu’ondemande l’avis aux citoyens. Et, quand onLA FONDATION JOUE LES POISSONS PILOTESLa Fondation pour les GénérationsFutures a fait de la promotion de la participationcitoyenne son troisième pôled’action. Elle considère comme trèsimportant de rapprocher le citoyen de sesdécideurs. La Fondation voit son rôlecomme celui d’une interface facilitant lacommunication, la mise en contact et l’échange.Comment peut-on pratiquement encouragercette citoyenneté ? Quelles sont lesconditions favorables ? Quels sont leséléments méthodologiques qui favorisentla participation de tous aux décisions quiles concernent ?Concernant cet aspect-clé du développementsoutenable, la Fondation pour lesGénérations Futures tient à jouer pleinementson rôle de poisson pilote. Avec undouble souci : rassembler autour dechaque expérience un grand nombre deles consulte, c’est souvent tardivement,dans le cadre de procédures individuelles,et sur des questions très techniques, difficilementcompréhensibles par tout unchacun.Mais les citoyens, eux-mêmes, n’ont-ilspas également une part de responsabilitédans cet état de fait ? Nombre d’entre euxne sont pas capables de passer d’unephase réactive ou de protestation à unstade de propositions. Ils ont du mal àétablir un bon équilibre entre leurs propresintérêts et l’intérêt général, celui de lacollectivité. Le syndrome NIMBY, « Not inmy back yard » (pas dans mon jardin), estdevenu une expression bien connue…Cette fracture croissante entre citoyens etmandataires est lourde de conséquencepour la démocratie elle-même. Elleforme un terreau pour la montée desextrémismes et des intolérances. Elleprive d’autre part les politiques, repliésdans leur bulle technocratique, de laforce des idées créatives émanant du terrain,des citoyens, du tissu associatif.partenaires, et veiller à transmettre leplus largement possible les enseignementspositifs qui se dégagent des projetsmenés.De 1999 à 2002, la Fondation s’est impliquéedirectement (comme concepteur,maître d’œuvre ou associé) dans pasmoins de cinq expériences modèles ayantcomme but de tester de nouvelles voiespour la citoyenneté :• Le Parlement citoyen sur la consommationresponsable (1999)• Les « jeunes à l’avant-plan » à proposde l’enquête sur l’avant-projet de PlanFédéral de Développement Durable(2000)• Le panel des citoyens consacré à l’aménagementdu territoire dans le Brabantwallon (2001)• L’Assemblée mondiale des citoyens àLille (2001)• La plate-forme participative de la Forêtde Soignes (2002)43RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200244III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »DES INGRÉDIENTS COMMUNSChacun de ces projets a été mis sur pieddans des contextes particuliers, avec despublics, des thématiques, des moyensd’action spécifiques. Mais d’une expérienceà l’autre, des ingrédients méthodologiquessimilaires ont été utilisés, quigarantissent le succès de l’opération.Ces facteurs communs sont au nombrede quatre :1.Pas d’élitisme. Le public amené à donnerson opinion est volontairementmélangé pour représenter les différentescouches socio-économiques de lasociété.2.Une problématique très technique audépart. A chaque fois, les questions choisiescomme objet de la consultation sontcomplexes. Grâce à une série d’outilsparticipatifs, il est démontré que l’onpeut dépasser cette technicité :• par des phases de formation-information,où des experts interviennent enappui ;• par des formules interactives dedébat : personne ne reste passivementsur sa chaise ;• par la mise en route d’approches progressives: mise à niveau des participants,clarification des enjeux, questions,débats…3.En final, des propositions constructives.Chaque « processus citoyen », c’estla règle, se conclut par la formulation depropositions adressées aux décideurspolitiques. Ces propositions donnentégalement l’occasion aux groupes decitoyens de rappeler les principes etvaleurs qui leur sont chers.4.A l’issue de l’exercice citoyen, les participantsaux différentes expériencesdialoguent directement avec les représentantspolitiques. Lors de cetteconfrontation, la Fondation pour lesGénérations Futures s’efforce, en particulier,d’obtenir des mandataires unengagement quant au suivi à donner auxpropositions citoyennes.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Le Parlement citoyen sur la consommationresponsable et le commerce mondialD’une première idée à un projetde loi, de l’élaboration du projetà son adoption, il faut bien dutemps.Ainsi fonctionne généralement unParlement : les députés ou sénateurséchafaudent avec des experts de premièrespropositions. Celles-ci sont d’aborddébattues en commissions, c’est-àdireen groupes restreints. Elles fontensuite l’objet d’un examen en séanceplénière : on explique le projet, on ledéfend, on pose des questions, on critique,on propose des amendements eton vote. Il reste alors aux ministres(l’exécutif) à mettre en application leslois ainsi votées…La Fondation pour les GénérationsFutures s’est directement inspirée de ceprocessus pour l’organisation d’un« Parlement citoyen » sur la consommationresponsable et le commerce mondial.Ce Parlement alternatif s’est réunile 6 novembre 1999, comme l’une desactivités phares de la Semaine desGénérations Futures mise sur pied par laFondation à Namur. Au total, une centainede citoyens-« apprentis députés » ontpris part aux travaux en séance publiquedu Parlement.Auparavant, comme pour la Chambre oule Sénat, des commissions s’étaient longuementréunies autour de quatre thèmes:• le citoyen consom’acteur : quelle est laresponsabilité du citoyen dans sonacte d’achat ?• l’Etat consommateur : l’Etat ne doit-ilpas montrer l’exemple en orientant sapropre consommation par le biais dedivers instruments à sa disposition ?• consommation et rôle de l’Etat : quelrôle régulateur l’Etat doit-il jouer faceà la problématique d’une consommationresponsable ?• les citoyens et les Etats face à l’OMC :comment rendre aux Etats et à leurscitoyens des moyens d’action face à ladérégulation annoncée ?Chacune de ces commissions comprenaitun mélange de responsables associatifset d’experts (responsables duCRIOC et de la Task Force développementdurable du Bureau du Plan). Unecommission « plus transversale »réunissait, elle, des jeunes issus de troisuniversités ainsi que d’une écoleaccueillant un magasin du mondeOXFAM. Très sérieusement, les membresdes commissions se sont attelés àdéfricher le terrain, à déchiffrer lamatière et, surtout, à échafauder despropositions concrètes. L’expert veillantà éclairer les questions plus difficiles,sans pour autant dicter ses vues à sescollègues.La journée du 6 novembre était ellemêmedécoupée en quatre séances correspondantaux quatre thèmes étudiés.A chaque séance : un même scénario. Ils’agissait d’abord de « digérer » le dossier,puis de débattre des propositionset, enfin, d’interpeller. Après les explicationsde base de chaque personne-ressource,les propositions de la commissionétaient ainsi discutées et amendéespar l’assemblée citoyenne. Seulementaprès, des interpellations (autour despropositions collectivement agréées)étaient adressées un parterre de représentantspolitiques, d’administrations etd’entreprises présents dans l’enceinte.A la suite du Parlement citoyen deNamur, l’IBGE de Bruxelles a contacté laFondation pour les Générations Futures.Cet Institut souhaitait organiser, en2003, un Parlement citoyen sur le mêmethème de la consommation responsable,cette fois à Bruxelles, et en collaborationavec le CRIOC. Pour ce faire, il souhaitaitbénéficier de l’apport méthodologique etde l’expérience de la Fondation. Les bonnesidées en matière de citoyennetéessaiment. Et c’est tant mieux !45En novembre 1999, laFondation a organiséun Parlement-citoyensur le thème de laconsommationresponsable et ducommerce mondial.Les participants ont puinterpeller desreprésentants desautorités politiques,notamment MagdaAlvoet, Ministre fédéralde la Santé et de laProtection desConsommateurs. Lesdébats étaient animéspar Jean-JacquesJespers (RTBF) etValérie Peugeot(Europe 99).RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200246III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Les jeunes à l’avant-plan !Février et mars 2000, pour la première fois dans son histoire,la population belge est invitée à se prononcer sur un avantprojetde Plan fédéral relatif au développement durable (2000-2003). Un moment privilégié.La Fondation a encouragé ungroupe très diversifié de 40jeunes à remettre un avis sur lePlan fédéral pour un développementdurable, et à débattreavec des représentants del’Administration et du mondepolitique.Ici, des jeunes en discussionavec le Ministre wallon del’Environnement, Michel Foret,au Palais Provincial de Namur.Mars 2000.Seulement voilà, si cet avant-projetévoque en long et en large les vertus dela participation, peu de choses ont étéprévues initialement, dans cette consultation,pour sonder les jeunes. Deuxièmeécueil : le texte soumis à l’avis descitoyens est un pavé indigeste d’une centainede pages, composées de 635 articles.Ce qui provoque, inévitablement, uneffet repoussoir…Dans ce contexte, la Fondation pour lesGénérations Futures propose auSecrétaire d’Etat au Développementdurable, Olivier Deleuze, de soutenir uneexpérience pilote baptisée « Les jeunes àl’avant plan ». Le but est d’amener ungroupe de jeunes, totalement néophytesen matière de développement durable, àrédiger un avis circonstancié en moinsde 48 heures, lequel avis sera alorsconfronté à des représentants de partispolitiques.Pour épauler ce projet, la Fondation établitun partenariat avec une série d’organisationsde jeunes. Leur rôle est double :sélectionner les jeunes, et servir d’animateursdurant l’expérience proprementdite. Plusieurs mouvements, de divershorizons, répondent positivement à cetteproposition : Oxyjeunes, le CIDJ, les jeunesFDF, les jeunes CSC, le CNAPD…Le dispositif se met sur pied. Premierétage de la fusée : en février, les responsablesdes organismes de jeunes partenairessont plongés dans le bain dudéveloppement durable, pour une sorted’initiation théorique. A l’occasion de laFoire internationale du livre à Bruxellesils sont ainsi conviés par la Fondation àun débat intitulé « Le développementdurable ou comment changer la culturepolitique en Belgique ». Les deux orateurs-formateurssont Nadine Gouzée,de la Task Force Développement durabledu Bureau fédéral du plan, et PhilippeLamotte, journaliste à l’hebdomadaireLe Vif-L’Express.Aussitôt après, le groupe des jeunes estformé. Ils sont 40 au total, âgés de17 à 24 ans. Ces jeunes sont issus del’enseignement secondaire et supérieur.Ils habitent à Namur, Bruxelles,Charleroi, dans la province duLuxembourg. Certains vivent dans desquartiers chics, d’autres en zones défavorisées.Le collectif est très divers, cequi reflète le pari de départ.Les vendredi et samedi 24/25 mars 2000,ces jeunes sont alors réunis à Namur.Aucun d’entre eux, précisons-le, n’avaitlu la moindre page de l’avant projet soumisà consultation. Durant la premièrematinée, les jeunes participent à un« brainstorming » général, avec le renfortde deux experts : Nadine Gouzée etHadelin de Beer, représentant la TaskForce Développement durable du Bureaudu plan. L’après-midi, ils se répartissent


dans cinq groupes de travail pour aborderchaque fois un volet spécifique del’avant-projet : consommation et production,action sociale, agriculture-milieumarin et biodiversité, énergie et mobilité,participation et citoyenneté.Durant toute cette journée, experts etanimateurs des organisations de jeunesjouent un rôle décisif de catalyseur. Maisils n’imposent rien, ils ne s’imposentpas. Ils se mettent au service des jeunespour éclaircir tel point à leur demandeou les aider à libérer leur parole.Le matin du second jour est consacré àune discussion avec l’ensemble du groupe.Les propositions débattues en commissionsthématiques sont approuvées.La dernière main est mise à l’avis remispar les jeunes : ce document prend laforme d’un texte de 10 pages, truffé depropositions précises. L’après-midi, lesjeunes présentent leur avis à des représentantsde l’administration ainsi quedes différents partis politiques de laCommunauté française. Ainsi, sont présents,du côté officiel : Karl-HeinzLambertz, le ministre-président socialistede la Communauté germanophone,Michel Foret, ministre wallon MR del’environnement, Philippe Defeyt, secrétairefédéral d’Ecolo, André-MariePoncelet, du comité directeur du PSC, etDaniel Menschaert, directeur général duservice jeunesse de la Communautéfrançaise.Face « aux politiques », les jeunes nemâchent pas leurs mots. Pour eux, l’avant-projetde plan pour le développementdurable était « illisible, inaccessiblepour l’ensemble de la population ».Les jeunes, comme les femmes et lesimmigrés ont été les « oubliés » de laconsultation, protestent-ils. Le texteofficiel, soulignent-ils encore, ne traitepas de l’école alors que celle-ci est lelieu idéal d’apprentissage de la citoyenneté.Un décret existe en ce sens. Il suffitde l’appliquer.« 40 jeunes, 48 heures, un avis sur leprojet de plan pour le développementdurable ! »Le défi a été relevé avec succès,grâce à une dynamique d’élaborationcollective, grâce aussi à « une miseà niveau » sous la forme d’une courteformation. Elément clé de cet accouchementréussi : tout au long de ce processus,les jeunes ont maîtrisé le jeu, enrestant les premiers acteurs de la piècejouée ensemble.FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Logo de la campagne « Des jeunes à l’avant-plan ! » mettant en débat lePlan fédéral de développement durable.47RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200248III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Le tout premier Panel de Citoyens belge, enBrabant wallon : « aménagement du territoire,mobilité et développement durable »Comment, sur un sujet très complexe, peut-on amener descitoyens non avertis à s’intéresser à la chose publique ?Comment peut-on les encourager, au départ d’une problématiqueimportante, à intervenir « en amont » du processus décisionnel,tout en apportant des propositions qui éclairent leschoix politiques ? Comment peut-on, en consultant descitoyens, faire émerger des valeurs fondamentales qui servirontde guide à des décisions durables ?En 2001, la Fondation aorganisé, avec lesoutien de deuxministres wallons, un« panel de citoyens »sur l’Aménagement duTerritoire et la Mobilité.Après la lecture de leuravis, les panélistesdialoguent avec lesautorités politiques (leministre wallon de lamobilité José Daras etmadame Monique VanDen Bulcke, chef decabinet « Aménagementdu Territoire » duministre wallon del’environnement).Dans différents pays européens, desexpériences citoyennes très pointuessont tentées. Elles ne s’opposent pas àla démocratie représentative : leur butn’est pas de s’y substituer. Simplement,elles agissent comme un stimulant pourenrichir et rafraîchir la démocratie plusclassique. Ces expériences, qui explorentde nouveaux chemins, sont appelées« forum de discussion », « sondagesd’opinion délibératifs », « conférencesde consensus », selon les contexteset les pays. On utilise, parfois aussi, l’expressionplus générique de « conférencescitoyennes ».La Fondation pour les GénérationsFutures s’est inspirée de ces différentesinitiatives développées à l’étranger pourmettre en pratique un concept totalementinédit en Belgique : le « panel decitoyens ». Par rapport aux autres« conférences citoyennes », le panel sesingularise par le fait que les citoyensamenés à donner leur avis sont tirés ausort, un peu à la manière d’un jury d’assises,tout en veillant à ce que l’échantillonsollicité soit représentatif des différentescatégories de la populationconcernée.Cette expérience novatrice et ambitieuse,coordonnée et cofinancée par laFondation, a reçu le soutien de deuxministres wallons : José Daras, en chargede la Mobilité, et Michel Foret,responsable pour l’Aménagement duterritoire, et de leurs administrations. Lepanel des citoyens a eu pour cadre leBrabant wallon. Mission des panelistes :rendre un avis argumenté sur l’aménagementdu territoire et la mobilité de laProvince, dans la perspective de la futurerévision des plans de secteur . Unetâche oh combien ardue, sur un sujetéminemment délicat.Dans le Brabant wallon, les précédentsplans de secteur datent respectivementde 1979 et 1981. Or, en vingt ans, leBrabant wallon a connu un véritablechamboulement. Côté jardin : la provincea accueilli récemment une populationjeune, de même que de nouvelles entreprises,PME pour la plupart. Mais côtécour : le prix des terrains a flambé, desproblèmes se font jour en matière demobilité, les habitants de souche coexistentdifficilement avec les néo-ruraux,tandis que des conflits apparaissententre la tradition agricole de la provinceet sa nouvelle vocation industrielle. C’est


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002dire combien les enjeux d’aménagementdu territoire sont importants. Tout est àrepenser, à revoir…Après une première phase préparatoireen 2000 (il a fallu définir la méthodologie,construire les partenariats), l’opération« panel de citoyens » va se dérouler dansun laps de temps assez court. En février2001, l’initiative est rendue publique et lepanel est constitué. En mars, les citoyenssélectionnés se mettent au travail. Et le19 mai, ils communiquent leur avis auxdeux ministres impliqués lors d’uneséance publique organisée à Namur,sous le chapiteau de la troupe de théâtredes Baladins du Miroir…Dans cet avis, les citoyens panélistesprennent position sur le détail des projetsde plans de secteur, tout en livrantdes valeurs essentielles relatives audéveloppement durable. Les ministresinterpellés se félicitent quant à eux de laqualité du travail accompli : l’avis rendu,soulignent-ils positivement, exprime unintérêt général qui « dépasse de loin lasomme des intérêts particuliers »…De mars à mai, comment l’alchimie a-telleopéré ? Le panel de citoyens s’estmis en place, tout d’abord, en suivantune procédure mûrement réfléchie. Pourjeter les bases de ce projet, la Fondationpour les Générations Futures a eurecours a un consultant internationalafin d’analyser des expériences similairesréalisées en Europe et en tirer, pourchacune, les meilleurs enseignements.> Sélection par tirage au sortIII. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Les panelistes, répartis en trois groupes,ont été conviés à une première série detrois jours de formation, coordonnée parla Maison de l’urbanisme du Brabantwallon, également partenaire de l’opération.A la suite de cette mise à niveautechnique (il faut mettre les panelistesen condition de réagir), les participants àl’expérience ont été amenés à réaliserune simulation pratique d’aménagementdu territoire, à partir d’un village fictif.Ensuite, ils ont pu confronter leurs opinionset premières propositions à desreprésentants du monde associatif,social, politique. Enfin, ils ont mis enforme les propositions, préalablementdébattues par tous et amendées.Pendant tout ce temps, deux animateurset une aide-rédactrice ont accompagnéles panelistes. Leur rôle a été, notamment,de garantir une libre expressionde chacun. Le piège à éviter, dans cegenre d’expérience, est que certainsmembres du groupes, mieux formés, nemonopolisent la parole. Par ailleurs, uncomité d’accompagnement a suivi leprojet de bout en bout.Tous les témoignages concordent : malgréla charge de travail importantequ’impliquait leur participation à ce projet,les panelistes ont tous fait preuve debeaucoup d’engagement et d’enthousiasme.Différentes mesures avaient étéprises pour faciliter leur mission : l’octroid’un petit défrayement financier, lapromotion du co-voiturage pour lestransports et des solutions pour la gardedes enfants…Un élément décisif dans le montage du panel a consisté dans le mode de sélectiondu groupe test. La Fondation a fait appel à une société spécialisée qui a tiréau sort, via l’annuaire téléphonique, les citoyens panelistes. Près de 2000 coups detéléphone ont été donnés par cette société, pour finalement retenir 62 panelistes,de tous âges et de toutes conditions sociales. Ces panelistes ont été eux-mêmesréunis en trois groupes selon leurs attaches géographiques : centre, est et ouestdu Brabant wallon.49RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200250III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Les leçons d’une action pilote.En décembre 2002, avec le souci de partagerles leçons de l’expérience, laFondation pour les Générations Futuresa présenté, lors d’une conférence depresse, un « Vade-mecum » mettant enperspective la première expérience dePanel réalisée en Belgique, de mêmequ’une cassette vidéo, le tout réaliségrâce à l’appui du Ministère wallon del’Équipement et des Transports et leMinistère de la Région wallonne(DGATLP). A cette conférence de presse,les Ministres en charge des dossiers demobilité et d’aménagement duTerritoire ont rendu publique une« Lettre ouverte aux citoyens panélistes »,présentant en quoi l’Avis du Panel avaitpu guider leur action entre juin 2001 etdécembre 2002.Le panel de citoyens, tel qu’il a été expérimentédans le Brabant wallon, constituemalgré tout une expérience assezcoûteuse, compte tenu de la préparationainsi que de l’accompagnement nécessairesà l’opération. Comment pourraitonà l’avenir adapter le principe du panelde citoyens à des échelles plus réduites,et donc forcément moins coûteuses ?C’est le but d’un nouveau projet conçuen 2002 par la Fondation. L’objectifconsiste désormais à tester un panelcitoyen dans deux communes - une enFlandre, l’autre en Wallonie - sur lethème de la mise en culture d’OGMagricoles. Quelques nouveautésseraient introduites, comme l’établissementd’un panel plus restreint (10 à 15citoyens) et l’établissement de passerellesplus nombreuses avec le mondeassociatif et politique local. Fin 2002, unaccord était passé en ce sens avec leministre fédéral de l’Environnement etde la Santé publique et son administration.Avec ce nouveau panel de citoyens, laFondation pour les Générations Futures,tout en conservant son rôle innovant etde référent méthodologique, souhaiterenforcer l’expertise naissante dans cedomaine en Belgique.Dans le même temps, d’autres initiativesdu même type ont pris naissance enBelgique, tant au niveau fédéral (Panelsur le Génome humain, par la FondationRoi Baudouin) qu’au niveau flamand(panel sur les OGM alimentaires, par leVIWTA, organisme para-parlementaire.Le concept se répand…> Facteurs de réussiteQuelles leçons tirer de cette première expérience de panel de citoyens enBelgique ? Quelles sont les bonnes conditions méthodologiques rendant possiblela reproduction du projet dans d’autres contextes ? A la suite du panel, laFondation pour les Générations Futures a fait procéder à une évaluation scientifiquede l’initiative, basée sur une enquête auprès des participants. A la lumièrede l’initiative dans le Brabant wallon, la Fondation a conçu une « charte dupanel de citoyens » utile pour tout promoteur d’une expérience semblable. Cettecharte souligne, entre autres, la nécessité d’une animation de qualité. Parmi lesprincipes mis en exergue, figure ainsi la nécessité pour les animateurs de« faire preuve de neutralité, d’indépendance, d’impartialité ». Leur rôle, est-ilprécisé, « est qu’une véritable écoute s’installe tant entre panélistes qu’entrepanélistes et personnes-ressource ».


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »L’assemblée mondiale des citoyens à LilleA l’initiative de l’Alliance pour un monde responsable,pluriel et solidaire, 400 citoyens issus de 125pays se sont réunis à Lille (France), du 2 au 10décembre 2001. Leur mission : réfléchir à l’avenirde la planète et élaborer une Charte des responsabilitéshumaines. De son côté, la Fondation pour lesGénérations Futures a collaboré très activement aumontage de cet événement hors du commun.Mais pourquoi cette rencontre ? Actuellement,la vie internationale repose surdeux textes de principes, définissant lesocle commun des valeurs essentielles.Le premier pilier est la Déclaration universelledes droits de l’homme, centréesur les droits des individus. Le deuxièmepilier est la Charte des Nations uniesaxée sur la paix et le développement.Mais ces deux textes datent d’une cinquantained’années. Et, entre-temps, lemonde a bien changé. Aujourd’hui, plusque jamais, la planète apparaît en danger.Il manque un texte fondateur faisant lelien entre la responsabilité des individuset le sort de notre monde. Il est nécessaireet urgent d’élaborer un nouveau pactesocial entre les êtres humains pour fonderleur partenariat, en vue d’assurer lasurvie de l’humanité et de la planète. D’oùl’idée de concevoir une Charte desresponsabilités humaines…Cette idée fait l’objet d’une longue phasede préparation. Dès 1995, l’Alliance organisedes ateliers de travail en Afrique,Asie, Amérique latine et Europe. En 1999,un avant-projet de Charte voit le jour,ensuite testé et amendé. Ce projet serafinalement enrichi et officiellement adoptéà l’assemblée de Lille, en décembre2001.> Des débats interactifsDe Seattle à Gênes, enpassant par Porto Alegre,de nos jours, un vastemouvement citoyen etalter-mondialiste se faitjour à l’échelle de la planète.L’assemblée de Lilles’inscrit dans ce courantgénéral, tout en mettanten avant une approche etune méthode spécifiques.Contrairement à la plupartdes messes internationalesoù les pays dunord dominent lesdébats, l’Alliance a souhaité,pour la sélectiondes 400 déléguéscitoyens de Lille, que cesderniers représententstrictement les rapportsdémographiques mondiaux.En clair, à l’assemblée mondiale deLille, on retrouvait de très nombreuxChinois, des Hindous, des Russes, desAfricains, des Latino-américains, et, finalement,une minorité d’Européens.D’autre part, les participants à l’assembléemondiale n’étaient pas des représentantsde mouvements structurés,mais pour la plupart de simples citoyensengagés dans leur pays.Durant la rencontre de Lille, les débats se sont déroulés de façon interactive. Il n’yavait pas d’orateurs cherchant à se faire applaudir, mais des dizaines d’ateliers dediscussions, tour à tour animés autour de thématiques, des professions des déléguésou de leur appartenance géographique. Pour nourrir les débats, 50 « Cahiersde propositions » ont été déposés avant la rencontre par de nombreux groupes detravail. Pour synthétiser l’ensemble de ces discussions, un système novateur de« cartographie » des débats a été appliqué avec succès. Autre originalité de l’assembléede Lille : il ne s’agissait pas tant de protester, mais surtout de proposerconcrètement de nouvelles solutions alternatives.51La Fondation fut présente àl’assemblée Mondiale deCitoyens de Lille, encompagnie des petits lauréatsbelges du concours de texteset dessins organisé enpartenariat avec la Ligue desFamilles.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200252III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »Eric et Jérémie, lauréats duconcours et leurs marrainesrusses. Lille, décembre 2001.La Fondation pour les GénérationsFutures a prêté son concours à l’élaborationde la Charte des responsabilitéshumaines. Avant Lille, elle s’est attachéeà apporter de la matière au débat. LaFondation a diffusé sur place (en françaiset anglais) un « Cahier de propositionssur le temps », élaboré à la suite ducycle de débats organisés par elle en1999 et 2000. En octobre 2001, laFondation pour les Générations Futuresa réuni en Belgique un « collège d’éluslocaux ». Ce dernier a rendu un avis surle projet de Charte des responsabilitéshumaines et se penche, à partir del’exemple de la gestion de l’eau, sur lamanière dont on peut articuler gouvernancelocale et gouvernance mondiale.La Fondation a aussi contribué à lasélection des délégués belges présentsà Lille.Pendant l’événement, la Fondation a prispart à l’animation générale des débats.Elle a organisé une exposition, en margede l’assemblée, réunissant l’ensembledes cadeaux apportés par les 400citoyens présents. Elle a, enfin, coordonnéla participation d’une délégation detrente enfants belges aux travaux deLille.> Des débats interactifsDurant la rencontre de Lille, les débats se sont déroulés de façon interactive. Iln’y avait pas d’orateurs cherchant à se faire applaudir, mais des dizaines d’ateliersde discussions, tour à tour animés autour de thématiques, des professionsdes délégués ou de leur appartenance géographique. Pour nourrir les débats,50 « Cahiers de propositions » ont été déposés avant la rencontre par de nombreuxgroupes de travail. Pour synthétiser l’ensemble de ces discussions, unsystème novateur de « cartographie » des débats a été appliqué avec succès.Autre originalité de l’assemblée de Lille : il ne s’agissait pas tant de protester,mais surtout de proposer concrètement de nouvelles solutions alternatives.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002> En association avec les enfantsIII. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »A l’automne 2001, en effet, la Fondation a mis sur pied, en partenariat avec le PetitLigueur (le journal pour les enfants édité par la Ligue des familles) un grandconcours de « dessins racontés ». Les enfants étaient ainsi invités à illustrer enimages la façon dont ils se représentent leur vie future avec leurs copains.Parallèlement, le Petit Ligueur diffusait un dossier d’information sur les enjeuxdu développement durable. Les dessins réunis grâce à ce concours ont fait l’objetd’une exposition à Lille. Et, surtout, les trente enfants primés ont été invités àpasser une journée à l’Assemblée mondiale des citoyens.Le 5 décembre 2001, les enfants lauréats ont donc pris le train de Namur pourLille. Sur place, par groupes de deux, ils ont été pris en charge par un parraininternational : un Algérien, une Colombienne, un Portugais, un Togolais, unChinois, une Russe… Les enfants ont déjeuné avec leur parrain, à qui ils ont remisleur dessin comme cadeau. Ils ont participé à un atelier sur la jeunesse. Ils ontengrangé une masse de souvenirs multicolores qu’ils n’oublieront pas de sitôt…L’expérience vécue à Lille par les enfants a donné lieu à une plaquette d’information,abondamment illustrée de photos et de dessins, éditée en décembre 2002par la Fondation pour les Générations Futures.Après Lille, la Fondation a continué àtravailler, main dans la main avecl’Alliance, pour donner un prolongementplus politique à la Charte des responsabilitéshumaines.Pourquoi, par exemple, la notion deresponsabilité ne serait-elle pas repriseen préambule de la future constitution> La nature des responsabilitésde l’Union européenne ? Dans cet esprit,la Fondation a participé, aux côtés del’Alliance, au Forum social européen deFlorence, en novembre 2002. Là, lesdeux organisations ont animé un débatsur le thème « Une charte en plus, ou lapremière des chartes ? » ainsi qu’undébat sur la gouvernance européenne.« L’interdépendance croissante entre les individus, entre les sociétés, et entre lesêtres humains et la nature renforce les effets du comportement des individus etdes groupes humains sur leur environnement social et naturel, qu’il soit procheou lointain.Cette situation ouvre à chacun d’entre nous des possibilités nouvelles pour jouerun rôle dans les nouveaux défis auxquels est confrontée l’humanité : tout êtrehumain a la capacité d’assumer des responsabilités ; même lorsque des personnesse sentent impuissantes, elles gardent la possibilité de s’allier à d’autrespour créer une force collective.Alors que tous les êtres humains peuvent également prétendre à leurs droitshumains, leurs responsabilités sont proportionnelles aux possibilités dont ilsdisposent. Plus une personne dispose de liberté, d’accès à l’information, deconnaissances, de richesse et de pouvoir, plus elle a la capacité d’exercer desresponsabilités et l’obligation de répondre de ses actes ».Extraits de la présentation de Charte des Responsabilités humaines, parl’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire.53RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200254III. LE PÔLE « PROMOTION DE LA PARTICIPATION CITOYENNE »La plate-forme participativede la Forêt de SoignesPour les habitants de la Région bruxelloise, la Forêt deSoignes constitue un véritable « poumon vert » d’une valeurinestimable. Mais comment peut-on à l’avenir préserver cepatrimoine et faire fructifier ce capital commun ? Comment, enparticulier, peut-on mieux conjuguer les fonctions sociale,écologique, économique de la forêt ?L’IBGE, gestionnaire de l’espace, a décidéde privilégier la concertation et l’implicationde l’ensemble des usagers etacteurs de la Forêt de Soignes. Pour cefaire, l’Institut a mis sur pied, dès 2002,une « plate-forme participative » de laforêt. Le but étant de réunir toutes lescatégories concernées, et elles sontnombreuses : représentants des promeneurs,naturalistes, cyclistes, joggeurs,opérateurs de la filière bois, mouvementsde jeunesse, cavaliers, propriétairesde chiens…Pour l’animation de cette plate-forme,l’IBGE s’est adjoint le concours de deuxorganismes : le WWF et la Fondationpour les Générations Futures. Dans cepartenariat, la Fondation sert de référentméthodologique et théorique, enapportant toute son expérience enmatière de promotion de la citoyenneté.Le choix a été effectué de se polariser,tous les quatre mois, sur une thématiqueprécise. Ainsi seront successivementabordés : l’éducation et la sensibilisation,l’usage des chemins et lesvaleurs attachées à la forêt…Les questions de fond, par rapport auxquellesla Fondation livre son expertise,ne manquent pas. Comment, par exemple,tenir compte de la totalité des usagers,personne ne pouvant manquer àl’appel ? Comment faire en sorte que,au-dede la confrontation d’idées lorsde réunions, les participants construisentde véritables propositions et s’engagenten tant qu’acteurs ? Comment,encore, gérer la complexité d’un dossiercaractérisé par de multiples interactions,et quels outils concrets mettresur la table ?


Membre de l’Alliance pour un MondeResponsable, Pluriel et Solidaire, laFondation était présente à Quito, à la« Rencontre des Amériques » (Mai 2001),réunion préparatoire à l’Assemblée Mondialede citoyens de Lille de décembre 2001.> IV. UNE PRÉSENCE MULTIFORME


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002IV. UNE PRÉSENCE MULTIFORMEPendant ses cinq premières années d’existence, la Fondation pourles Générations Futures a concentré ses initiatives autour de troisaxes conducteurs. Mais dans le même temps, elle a assuré une multitudede petites interventions, difficilement classables dans un pôleprécis, qui concourent directement à la renommée de la Fondation etcontribuent au progrès des idées à propos du développement soutenable.Nous citons, ici en bref et de façon non exhaustive, quelquesexemples illustrant la présence au quotidien de la Fondation entre1998 et 2002.SALONS, STANDS• Stand et participation aux différentes éditions de la Foire internationale du livre deBruxelles.• Participation au salon « La citoyenneté à l’école » à Huy.• Participation au Salon « Milieu », au Heysel à Bruxelles.• Stand aux différentes éditions du Salon Valériane « alimentation biologique et bioconstruction» au Palais des expositions de Namur.FORMATION, ÉCOLES• Participation annuelle à la formation des éco-conseillers à Namur.• Interventions à l’école normale de Theux, à l’ICHEC Bruxelles, à l’Ecole de PromotionSociale de Louvain-la-Neuve.• Participation au colloque clôturant une formation de l’ISC Saint-Louis Bruxelles.• Accueil chaque année d’étudiants québecquois venant d’écoles supérieures et intéressésau développement durable.• Rencontre organisée, pour les étudiants de l’Institut Diderot, dans l’atelier de l’écrivain-artisteBernard Tirtiaux.• Accueil de stagiaires (Haute Ecole Namuroise, Institut EcoConseil, Hautes EtudesCommerciales –Liège).DÉBATS ET ÉVÉNEMENTS• Intervention au colloque « Evaluation et prospective wallonne » avec l’Institut JulesDestrée.• Intervention au cycle d’ateliers de l’ARAU : « Ville et insécurité ».• Conférence sur l’eau et le développement durable à Theux.• Intervention aux midis de l’urbanisme sur la mobilité, dans le Brabant wallon.• Intervention du colloque « Société civile et monde politique, quel face à face? »(Bruxelles - ULB/FUSL/MSC).• Interventions aux Universités d’été d’Ecolo et du Parti socialiste, ainsi qu’à deuxgroupes de travail du Centre Démocrate Humaniste.• Intervention au Séminaire « La Démocratie participative en question »(NETRAM/Univ. de Liège).• Intervention au Colloque « Bonnes pratiques de prévention et de gestion du Nimby »(Namur, DGRNE - Région Wallonne).• Intervention aux Troisièmes Assises wallonnes du Développement Local, à Charleroi.• Intervention au Colloque « Evaluation, Prospective et Développement régional »(Charleroi - Institut Jules Destrée).ANIMATIONS DIVERSES• Accueil du Jeu des dictionnaires de la RTBF et de la « Semaine infernale », à l’occasiondu troisième anniversaire de la Fondation.• Co-organisation de la soirée culturelle belge de l’Assemblée Générale annuelle desfondations européennes (EFC), à Bruxelles.57Avec l’appui de la Fondation,des élèves de l’Institut Diderotde Bruxelles, lauréat en 1998,rencontrent l’artiste-écrivainBernard Tirtiaux dans sonatelier. Fleurus, mai 2000.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200258IV. UNE PRÉSENCE MULTIFORMETRAVAIL D’INFORMATION• En 2002, la Fondation rénove en profondeur son site internet : www.fgf.be• Diffusion d’un folder de promotion de la Fondation « Tout va bien ! » et d’un matérield’information sur le film En Vie, dans le cadre de l’opération « Autre pack » pourles étudiants du supérieur universitaire et non universitaire.• Rédaction d’une contribution « Le temps du développement durable » dans la publication« Culture et citoyenneté », éditée par le ministère de la Communauté française.JURYS, GROUPES DE TRAVAIL• Participation au jury du concours d’écriture sur « Et demain », organisé par laProvince du Hainaut.• Participation au jury du prix Roger Vanthournout pour l’économie sociale, organisépar Ages.• Organisation de la sélection d’une représentante belge francophone à la Conférencemondiale sur le climat à La Haye.• Participation au groupe de travailPRÉSENCE INTERNATIONALEA l’initiative de la RTBF, laFondation accompagne àHanovre SAR le Prince Philippeet le Premier ministre belgelors de la journée belge del’Exposition Universelle.Hanovre, juin 2000.• Intervention à un débat organisé par la RTBF à Hanovre, dans le cadre de la journéebelge de l’Exposition universelle, présidée par SAR le Prince Philippe.• Participation au premier sommet des fondations américaines à Chicago, à l’invitationde l’International Youth Foundation (co-organisateur du sommet), en marge dusommet mondial contre le tabac (OMS).• Intervention au Forum social européen de Florence (Italie).• Participation à la Conférence des Amériques de Quito (Equateur) et à l’Assembléeeuropéenne de Peles (Roumanie), organisées par l’Alliance pour un monde pluriel,responsable et solidaire, en préparation de l’Assemblée mondiale des citoyens deLille.• Participation à une réunion à Lisbonne rassemblant des fondations européennes etl’International Youth Foundation sur le thème de la jeunesse.• Rencontre à Baltimore (Etats-Unis) avec l’International Youth Foundation.


Hari Baral (Inde), en compagnie de Françwès,personnage du folklore wallon,lors du Séminaire« Territoires et Développement Durable ».Namur, mai 2001.> V. EN BREF, AU FIL DES MOIS


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002AVRILV. EN BREF, AU FIL DES MOISLancement par la Fondation de son premier appel à initiatives : « Etonnez-nous ». 130projets posent leur candidature.MAIRédaction du premier « Multigrammes » à Chevetogne (Belgique), sur le thème desinitiatives éducatives. En partenariat avec l’Alliance pour un monde responsable, plurielet solidaire, et la Maison de l’éducation Lille-Métropole.JUINLa Fondation participe à l’inauguration de l’éolienne de Saint-Vith. « Energie 2003 », lasociété gestionnaire de cette éolienne, est la première des six coopératives dans lesquellesla Fondation décide d’investir financièrement.La Fondation organise quatre soirées-débats autour du développement durable : àBruxelles, Liège, Charleroi et Namur. Ces débats, qui abordent chacun l’une des facettesdu développement durable, associent notamment les projets candidats lors dupremier appel à initiatives de la Fondation.DÉCEMBRESélection des sept lauréats et des trois coups de cœur dans le cadre du premier appelà initiatives mis sur pied par la Fondation.611998RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200262V. EN BREF, AU FIL DES MOIS1999JANVIERA la suite du premier Multigrammes, publication d’un recueil d’expériences d’éducation« d’ici et d’ailleurs ».Lancement par la Fondation du premier Prix universitaire pour les Générations futures,récompensant un travail universitaire de doctorat relatif au développement soutenable.JUINLa Fondation organise à l’Université de Paix de Namur un cycle de quatre débats surla question du temps. Comment concilier le temps de l’excellence (la sphère professionnelle),de l’engagement (la sphère sociale) et de l’équilibre (la sphère personnelleou familiale) ? Comment inscrire nos initiatives à la fois dans la durée (en se situantdans une histoire longue) et la rupture (face à une société bloquée) ?SEPTEMBRECoup d’envoi donné par la Fondation à son deuxième appel à initiatives, intitulé« Ravissez-nous… un million ». 156 candidatures déposées.NOVEMBRELe premier prix de thèse consacré au développement durable est attribué à MarcLabie de l’université Mons-Hainaut, pour son travail sur le micro-financement de projetsdans les pays du sud.Semaine des Générations Futures à Namur, l’ « université populaire » de la Fondation :• Conférence inaugurale consacrée au temps dans une perspective de développementdurable, avec la participation de trois philosophes : Isabelle Stengers, JeanChesneaux et François Ost• Deux ateliers débats sur le « temps et le développement durable », avec l’assistancede Serge-Antoine Claeys (philosophe) et de Joël Van Cauter (philosophe et économiste).• Séminaire d’évaluation des critères de sélection utilisés lors de la première éditionde l’appel à initiatives.• Présentation publique du kit pédagogique « Facteur 4 » réalisé à l’initiative del’Institut pour un Développement Durable.• Forum-débat sur le thème « Entreprises et développement soutenable : informationsnon financières et actionnariat responsable ».• Le Parlement citoyen sur le thème de la consommation responsable et du commercemondial


FÉVRIERFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002V. EN BREF, AU FIL DES MOISFoire internationale du livre à Bruxelles : présentation à la presse du livre de MarcLabie, lauréat du premier prix de thèse de la Fondation, intitulé « La microfinance enquestions : limites et choix organisationnels ».A l’initiative de la Fondation, Nadine Gouzée (Bureau Fédéral du plan) et PhilippeLamotte (Le Vif/L’Express) débattent à la Foire du livre dans le cadre de l’avant-projetde Plan fédéral de développement durable.MARSLa Fondation provoque un échange d’expériences et d’idées entre les six coopérativesdans lesquelles elle a investi financièrement.La Fondation lance l’opération « Les jeunes à l’avant-plan ». 40 jeunes, en48 heures, rendent un avis dans le cadre de l’enquête publique sur l’avant-projet dePlan fédéral de développement durable dont doit se doter la Belgique.MAIProclamation des résultats, en la salle Nova à Bruxelles, des résultats du deuxièmeappel à initiatives de la Fondation. Six projets lauréats et cinq projets coups de cœur.JUINDeuxième atelier franco-belge de rédaction de Multigrammes, à Ambleteuse sur laCôte d’Opale (France).AOÛTA l’invitation de l’International Youth Foundation (IYF), la Fondation participe à Chicagoà une rencontre des fondations américaines consacrées à une stratégie coordonnéede lutte contre le tabac.SEPTEMBRELa Fondation organise une journée de réflexion pour l’organisation d’un panelcitoyens.NOVEMBRELancement par la Fondation de la deuxième édition de son prix de thèse relatif audéveloppement durable.DÉCEMBRESoutien de la Fondation aux avant-premières du film « En vie ! », du réalisateur ManuPoutte.632000RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200264V. EN BREF, AU FIL DES MOIS2001FÉVRIERDans le cadre de la Foire internationale du livre, la Fondation organise la venue deSuren Erkman, spécialiste reconnu de l’ « écologie industrielle ». Débat en présencedes milieux économiques et industriels.Conférence de lancement du panel de citoyens, organisé dans le Brabant wallon parla Fondation, sur les questions d’aménagement du territoire, et avec le soutien desministres wallons Daras et Foret. Recrutement, par une société spécialisée, de 62panélistes représentatifs de la diversité de la population.MARSPremières réunions de formation des panélistes, dans le cadre de l’expérience pilotemenée dans le Brabant wallon.A l’occasion de son troisième anniversaire, la Fondation invite le Jeu des dictionnaireset la « Semaine infernale » de la RTBF, en direct à Namur.MAIPour le compte de l’Alliance pour un monde pluriel, responsable et solidaire, laFondation organise à Namur un séminaire sur la « gestion intégrée des territoires ».Les panélistes du Brabant wallon remettent publiquement leur avis sur la révision desplans de secteur aux ministres concernés.Philippe Gouders, JacquesMercier et Marc Moulin àNamur, lors du « Jeu desDictionnaires » (RTBF)enregistré à l’occasion du3ème anniversaire de laFondation. Mars 2001.JUINEn préparation à l’Assemblée mondiale de Lille, la Fondation participe à Conférencedes Amériques de Quito (Equateur) et à l’Assemblée européenne de Peles (Roumanie).SEPTEMBRELa Fondation accompagne le lancement du projet d’agriculture biologique Terres derenaissance.OCTOBREEn préparation de l’Assemblée mondiale des citoyens de Lille, la Fondation organiseun collège de réflexion d’élus locaux belges. Les élus, au nombre de huit, issus desquatre principaux partis politiques de la Communauté française, abordent les questionsde gouvernance locale/mondiale à partir de l’exemple de l’eau, et se prononcentsur un avant-projet de Charte des responsabilités humaines.Publication, sous les auspices de la Fondation, d’un Cahier de propositions sur letemps et le développement durable.NOVEMBREPublication, à la suite de la deuxième expérience de Multigrammes, d’un recueil de« portraits d’initiatives éducatives de France et de Belgique ».Organisation d’un concours, en partenariat avec Le Petit Ligueur, primant des « dessinsracontés » par des enfants sur le thème « mon présent, notre avenir » du développementdurable. Les enfants lauréats sont invités à l’assemblée mondiale descitoyens à Lille en décembre.DÉCEMBREAssemblée à Lille des citoyens du monde, avec la participation active de la Fondation.Cette assemblée aboutit à l’adoption d’une Charte des responsabilités humaines.


JANVIERFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002V. EN BREF, AU FIL DES MOISMise en place de la plate-forme participative de la Forêt de Soignes, avec le concoursméthodologique de la Fondation.MARSRéception et présentation de Pierre Cornut, de l’ULB, le lauréat de la seconde éditiondu prix de thèse au sujet du développement durable. Dans cette thèse, il aborde la problématiquede la distribution de l’eau et les dangers de la privatisation de ce secteur.MAIAssemblée générale de l’European Fondation Center. La Fondation pour lesGénérations Futures co-organise la soirée culturelle belge à l’attention des délégationsétrangères.AOÛTLancement le 29 août du troisième appel à initiatives de la Fondation : « Rio, 10 ansaprès. Et si on concrétisait ?! ». 169 candidatures.SEPTEMBREOpération « Autre Pack » pour les étudiants du supérieur. Soirées-débats autour dufilm « En vie ! ».OCTOBRESéminaire à Louvain-la-Neuve, en collaboration avec l’UCL et le WWF, de présentationde l’étude réalisée par la chercheuse Camille Mestdag, et soutenue par les trois partenaires,sur le thème « initiatives locales de développement durable en Wallonie ».NOVEMBRELa Fondation est co-organisatrice d’un débat au Forum social européen de Florencesur le thème d’une Charte des responsabilités humaines.DÉCEMBRESéminaire franco-belge organisé par la Fondation à Villarceaux (France) sur le thèmede « l’agriculture durable et de la multifonctionnalité du territoire ». Cette rencontre,organisée en collaboration avec la Fondation Charles Léopold Mayer, l’UCL et la FUL,fait suite à une recherche effectuée par Gaëtan Vanloqueren, diplômé en agronomie del’UCL et de la FUL.Accord conclu avec le ministre fédéral de la santé Mr Tavernier pour la mise en placed’un panel citoyens dans deux communes (en Wallonie et en Flandre) sur la questiondes OGM.Conférence de presse de présentation du vade-mecum et d’une cassette vidéo réalisésà la suite de l’expérience de panel de citoyens dans le Brabant wallon.652002Support visuel de la campagne« Autre (welcome) Pack » lorsde la rentrée des étudiants ducycle supérieur 2002.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


LE RAPPORT ADMINISTRATIF


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Le Conseil d’Administrationde la Fondation en 2002LE RAPPORT ADMINISTRATIFAu cours de l’année 2002, le Conseil a noté avec regrets et sincères remerciements ledépart de deux administrateurs de la première heure, Paul Hermant, Directeur del’association Causes Communes, et Georges Trussart, retraité de l’administration fiscaleet sénateur honoraire.Il a par contre eu le plaisir d’accueillir en son sein Philippe Laurent, médecin, co-fondateurde MSF Belgique, Président de l’Agence Wallonne pour l’Intégration de laPersonne Handicapée et de ACODEV, ainsi que Ludo Hilkens, ingénieur civil,Ingénieur conseil de LM Hilkens Engineering.Le Conseil s’est réuni à 27 reprises durant les 5 premières années d’activités de laFondation, dont trois fois en 2002.La liste des membres du conseil d’administration s’établit comme suit au 31 décembre2002:Président• François Ostjuriste et philosophe, vice-recteur des Facultés Universitaires Saint Louis, BruxellesVice-présidente• Thérèse Mangotassistante sociale, Directrice du secteur des Centres Culturels de la Communautéfrançaise Wallonie-Bruxelles, Présidente du MRAXAdministrateurs• Larbi Bougerra,chimiste de l’Environnement, expert auprès de l’OMS et de l’Unesco, Paris/Tunis• Eric de Keuleneer,ingénieur commercial, Administrateur-Délégué de Credibe sa et de la FondationUniversitaire et professeur à l’Ecole de Commerce Solvay• Sarah Deutsch,géochimiste, chef de travaux honoraire, Université Libre de Bruxelles• Brigitte Gloire,ingénieur agronome, responsable géographique, département partenariat,Oxfam Solidarité• Pierre Guilbert,licencié en communications sociales, formateur en entreprise, Administrateurdéléguéd’Icuna sa• Diane Hennebert,philosophe, Directrice de l’Atomium asbl• Ludo Hilkens,ingénieur civil, Ingénieur conseil de LM Hilkens Engineering• Philippe Laurent,médecin, co-fondateur de MSF Belgique, président de l’Agence Wallonne pourl’Intégration de la Personne Handicapée et de ACODEV• Jacqueline Miller,sociologue, Directrice honoraire du GEAT de l’Université Libre de Bruxelles69RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200270LE RAPPORT ADMINISTRATIFL’équipe permanente, les collaborateurs,les bénévoles et le premier cercle d’associésde la Fondation en 2002En janvier 2002, l’équipe a vu le départ d’un équipier de la première heure, StéphaneVan den Eede, après quatre années d’activités intenses et déterminées.Kathrin Schulz et Marie-Pierre Marreel ont quant à elles rejoint l’équipe respectivementen octobre et en novembre de la même année pour aider à la réalisation de programmesdéterminés.Composition de l’équipe en date du 31 décembre 2002 (quatre équivalent temps plein):• Directeur : Benoît Derenne, historienResponsables de programmes : Anne Pochet, biologiste; Marie-Pierre Marreel,germaniste; Marie Vanderveken, biologiste• Responsable administrative et financière : Chantal Lenders.• Secrétaire : Kathrin Schulz, philosopheL’équipe permanente est renforcée par des collaborateurs extérieurs sur programmeou activités spécifiques :• Programmes : Jacques Onan, assistant social; Jean Lemaître, journaliste; OlivierDe Visscher, ingénieur agronome; Jean-François Schyns (Stagiaire HEC Liège);Nicolas de Rauglaudre, philosophe et physicien• Webmaster : Olivier Calicis (jusqu’au 31/5/02); Jerry Vandevelde (à partir du 1/6/02)Rien ne serait possible sans l’aide enthousiaste et désintéressée des bénévoles qui nousont appuyé au cours de cette année (pour les années antérieures, voir liste page 75) :• Catherine Borbas, Patricia Calicis, Nathalie Göebbels, Odile Latour, Anne Cornet,Myriam Streel, Gigliola EickelbergPremier cercle d'associés de la Fondation pour les Générations Futures.Liste des signataires de la Charte fondamentale de la Fondation au 31/12/2002. Cespersonnes signifient ainsi leur adhésion aux valeurs qui guident les actions et leschoix de la Fondation :Marco AbramoviczMatéo AlalufNicolas BardosJacques BauduinClaire BillenCatherine BlinSadok BoudoukhaneFabienne BradferColette BraeckmanLuc CartonGabrielle ClotucheRalf CoeckelbergsJean-Pierre DardenneLuc De BrabandereLaurence de CallatayElse De GeestWalter De JongeMichel De WasseigeLuc de WeerdtJean DelespesseOlivier De VisscherJosy DubiéFrançoise DubruilleBruno DucoliSuren ErkmanBrigitte ErnstCatherine FallonBernard FoccroulleLydie GaudierMyriam GérardMichèle GilkinetLouis GoffinChristian GouzéeEtienne Grosjean (†)Nathalie GrosjeanChristophe GueneSerge GutwirthArthur HaulotEric HellendorfPhilippe HenryPaul HermantMichel InstalléBertrand IppersielJean-Jacques JespersYvon KennisMarc LambrechtsThierry LaureysCatherine LemièreNicolas LevratPhilippe LombartJean-Pierre LuxenFrancis MartensPierre MélonJean MertensEugène MommenMarc MoulinFrançoise NemryThierry NoëlMarthe NyssensAnne PeetersYaron PesztatLuc PireFrançoise PissartThierry PoucetAnne-France RihouxPhilippe RotthierBenoît ScheuerFrançois SchwennickeThérèse SnoySimone SusskindHalim TaziGeorges ThillJacques TointGeorges TrussartJean-Pascal van YperseleDimka VanderhaegenAnne VersaillesFrançoise WalthéryEdwin Zaccai


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Les Jurys depuis 1998Jury du Prix Universitaire - Edition 1998 -1999LE RAPPORT ADMINISTRATIF• Larbi Bouguerra, chimiste de l’Environnement, Fondation Charles LéopoldMayer - Président du Jury• Claude Bragard, : phytopathologiste, Université Catholique de Louvain -Représentant l’association Objectif Recherche• Walter de Jong, journalist, Centrum voor Duurzaame Ontwikkeling -Universiteit Gent• Sarah Deutsch, géochimiste, chef de travaux honoraire, Université Libre de Bruxelles• Brigitte Gloire, agronome, Responsable de département - Oxfam Solidarité• Nadine Gouzée, économiste, Responsable de la cellule “Task ForceDéveloppement Durable” - Bureau du Plan• Christophe Guene, économiste, International Association of Investissors insocial economy• François Ost, juriste et philosophe, Facultés Universitaires Saint Louis -Président de la Fondation pour les Générations Futures• Jean-Pascal Van Ypersele, climatologue, Université Catholique de LouvainJury du Prix Universitaire – Edition 2001 - 2002• Larbi Bouguerra, chimiste de l’Environnement, Fondation Charles LéopoldMayer - Président du Jury• Walter de Jonge, journalist, Centrum voor Duurzaame Ontwikkeling –Universiteit Gent• Brigitte Gloire, agronome, Responsable de département - Oxfam Solidarité• Eric Laitat, agronome, Facultés des Sciences Agronomiques de Gembloux -Représentant l’association Objectif Recherche• Mark Lambrechts, jurist en filosoof, afgevaardigd bestuurder en voorzitter vanhet Directiecomité van Mercator Bank• Philippe Lamotte, journaliste à l’hebdomadaire Le Vif- L’Express (sujets sociauxet environnementaux)• Catherine Mertens, zoologiste, Secrétaire permanente francophone du ConseilFédéral du Développement Durable• François Ost, juriste et philosophe, Facultés Saint Louis - Président de laFondation pour les Générations Futures• Erik Paredis, economist, Centrum voor Duurzame Ontwikkeling –Universiteit Gent• Jean-Pascal Van Ypersele, climatologue, Université Catholique de LouvainJury de l’Appel à Initiatives 1998• Sadok Boudoukhane, administrateur délégué d'Elico scrl• Sarah Deutsch, géochimiste, chef de travaux honoraire, Université Libre de Bruxelles• Françoise Dubruille, économiste, chercheuse• Catherine Fallon, sociologue, administrateur à la Commission Européenne• Etienne Grosjean (†), juriste et criminologue, directeur général ff. à la Culture auMinistère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles• Paul Hermant, journaliste, directeur de l'association Causes Communes• Thérèse Mangot, assistante sociale, directrice du Secteur des Centres Culturelsde la Communauté française Wallonie-Bruxelles, Présidente du MRAX71RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200272LE RAPPORT ADMINISTRATIF• Marthe Nyssens, économiste, Ires-Université Catholique de Louvain• François Ost, juriste et philosophe, Facultés Saint Louis - Président de laFondation pour les Générations Futures• Benoît Scheuer, sociologue, administrateur-délégué de Survey & Action sa• Georges Trussart, économiste, retraité de l’administration fiscale et sénateurhonoraire• Anne Versailles, Biologiste, Texto scJury de l’Appel à Initiatives 2000• Catherine Blin, ingénieur agronome, Coordinatrice de formation à l’Institut Eco Conseil• Sarah Deutsch, géochimiste, chef de travaux honoraire, Université Libre de Bruxelles• Amid Faldjaoui, journaliste, Trends-Tendance• Myriam Gérard, coordinatrice du projet RISE (Réseau Intersyndical deSensibilisation à l'Environnement)• Brigitte Gloire, ingénieur agronome, Oxfam coordinatrice Solidarité• Diane Hennebert (co-présidente), philosophe, Directrice de l’Atomium asbl• Ludo Hilkens, burgerlijk ingenieur, raadgevend ingenieur van LM HilkensEngineering• Bertrand Ippersiel, biologiste, urbaniste, assistant de recherche au CREAT• Thérèse Mangot (co-présidente), assistante sociale, directrice du Secteur des CentresCulturels de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, Présidente du MRAX• François Ost, juriste et philosophe, Facultés Saint Louis - Président de laFondation pour les Générations Futures• Benoît Scheuer, sociologue, administrateur délégué à Survey & Action• Georges Trussart, économiste, retraité de l’administration fiscale et sénateurhonorairePré-jury de l’Appel à Initiatives 2002-2003• Paul-Marie Boulanger, Sociologue, Président de l’Institut pour un DéveloppementDurable• Jean Cech, journaliste, Responsable du portail web « Doc 21 »• Olivier de Visscher, Ingénieur Agronome• Xavier Desclée, consultant UNICE, administrateur-délégué honoraire de l’Unionwallonne des Entreprises• Myriam Gérard, coordinatrice du projet RISE (Réseau Intersyndical deSensibilisation à l'Environnement),• Paul Hermant, journaliste, Directeur de Causes Communes• Heinz Werner Hengel, Directeur de Qualité Environnement sprl• Ludo Hilkens, burgelijk ingenieur, raadgevend ingenieur van LM Hilkens Engineering• Sandrino Holvoet, biologiste, Responsable de programmes à la Fondation RoiBaudouin• Michel Installe, ingénieur civil, Professeur à l’Université Catholique de Louvain• Jacqueline Miller, sociologue, Directrice honoraire de l’Unité GEHAT del’Université Libre de Bruxelles• Eric Nicolas, directeur de l’Institut Ecoconseil• Luc Schollen, administrateur du Conseil de la Jeunesse d’expression française• Georges Trussart, économiste, retraité de l’administration fiscale et sénateurhonoraire• Sophie Van den Berghe, responsable Forum Développement durable del’Association de la Ville et des Communes de Bruxelles• Pierre Verbeeren, licencié en communication, directeur-adjoint de l’Agence Alter


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Nos partenaires ponctuelsou de longue duréeLE RAPPORT ADMINISTRATIFCinq années d’activités intenses ont permis de nouer de nombreux partenariats« institutionnels », qui, à titre permanent, qui, à titre plus ponctuel, en fonction desactions menées conjointement. D’autres encore ont gracieusement mis leurs compétencesau service d’activités menées par la Fondation.En voici la liste alphabétique :• ADESA• Agence Alter• AGES• Agora (Bureau)• Alliance pour un monde pluriel, responsable et solidaire• Association des Architectes• Association des Géomètres-experts• Banque Triodos• Bureau Fédéral du Plan - Task Force Développement Durable• CERINM• Centre National de la Coopération au Développement - CNCD• Centre Démocratique Humaniste – CDH• Centre Culturel du Brabant Wallon•CIDJ• Centre info (Fribourg, CH)• Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux - CIBE• Commission Royale des Monuments et Sites – CRMS BW• Conseil de la Jeunesse d’expression française - CJEF• Conseil National pour la Paix et le Développement - CNAPD• Confédération Générale des Enseignants - CGE• Confédération des Syndicats Chrétiens (asbl Formation-Education-Culture) - CSC• Domaine provincial de Chevetogne• Editions Charles Léopold Mayer (F)• Editions Luc Pire• ECOLO• Fédération wallonne de l’Agriculture - FWA• Fondation Bernheim• Fondation Cera• Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme – FPH (F)• Fondation Rurale de Wallonie• Fonds Triodos• Facultés Universitaires Luxembourgeoises - FUL/Unité SEED• Ferme du Boccace• GRACQ• Inter Environnement Wallonie• Institut bruxellois pour la Gestion de l’Environnement - IBGE• Institut Jules Destrée• Institut pour un Développement Durable• International Youth Foundation – IYF (USA)• Intercommunale du Brabant wallon• ISIS (Bureau)• Jeunes FDF• Jeunes CSC• La Bergerie / FPh (F)• La Libre Entreprise• Le Petit Ligueur• Le Vif l’Express• Ligue des familles• Loterie Nationale• Luttes-Solidarité-Travail asbl73RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200274LE RAPPORT ADMINISTRATIF• Maison de l’éducation Lille-Métropole (F)• Maison de l’urbanisme du Brabant Wallon• Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service Général de laJeunesse• Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service Educationpermanente• Ministère de la Région wallonne – DG Aménagement du Territoire, du Logement etdu Patrimoine• Ministère wallon de l’Equipement et des Transports – Direction des Études et de laProgrammation• Ministère wallon de l’Equipement et des Transports – Direction de l’AssistanceTechnique• Ministre bruxellois de l’Environnement et de la politique de l’Eau• Ministre bruxellois de l’Emploi, de l’Economie, de l’Énergie et du Logement• Ministre-président du gouvernement wallon• Ministre wallon de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et del’Environnement• Ministre wallon de la Mobilité, des Transports et de l’Energie• Ministre wallon des Affaires sociales et de la Santé• Mouvement Réformateur• Objectif Recherche, association des chercheurs belges• OXYjeunes• Parti Socialiste – PS• Province de Namur• Province du Brabant wallon• Réseau financement alternatif• Réserves Naturelles et Ornithologiques de Belgique - RNOB• Secrétaire d’Etat bruxellois chargé de l’Énergie et du Logement• Secrétaire d’Etat fédéral à l’Énergie et au Développement durable• Société royale belge des ingénieurs et des industriels – SRBII• Sonecom sa• Stratec sa• TEC BW• Texto scrl• Tournesol asbl• Traverses, la revue• TVCom• Université catholique de Louvain – UCL/Faculté des Sciences Appliquées-CESAME• Université catholique de Louvain – UCL/CREAT• Université de Liège – Ulg/Faculté de Droit/Dépt. Politologie et Administration publique• Université de Paix• Université Libre de Bruxelles – ULB/IGEAT• VUB Press• WWF Belgium


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Plus que des institutions,des femmes & des hommesLE RAPPORT ADMINISTRATIFIls/elles sont venu(e)s co-organiser, partager leurs compétences, (s’)expliquer lorsd’un des multiples événements (co)organisés par la Fondation. Qu’ils/elles en soientremercié(e)s.(NB : nous avons voulu tenter ici un exercice particulièrement périlleux... Nul n’estparfait. Toutes nos excuses à celles et ceux qui auraient été oubliés !)- Pierre Aeby (Init 2002)- Nacéra Aknak Khan (concours enfants)- Catherine Alloin (FDL)- Florence André-Dumont (Panel BW)- Philippe Andriannne (Panel BW)- André Antoine (Panel BW)- Claude Baleux (Panel BW)- Christian Bastin (Panel BW)- Tom Bauler (Panel BW)- Hugues Bayet (PFDD)- Catherine Blin (Panel BW)- Patrick Balcaen (Multigramme I)- Florence Bichet (Init. 2000)- Xavier Bodson (Mult)- Catherine Borbas (Mult)- Patrick Bulteel (PFDD)- Paulette Calame (concours enfants)- Mathieu Calame (Agri DD)- Pierre Calame (Elus Locaux)- Nicolas Campos (Mult)- Hervé Capart (Mult)- Philippe Capart (Mult)- Charley Case (Mult)- Daniel Cauchy (SGF-Inits/PFDD)- Sophie Charlier (SGF-Parl)- Annette Courtoy (PFDD)- Laurence Chauvenne (PFDD)- Serge-Antoine Claeys (SGF-Tps)- Marguerite Cloes (SGF-Parl)- Vincent Commenne (SGF-Parl)- Chantal Cornet (Inits)- Dominique Corvers (PFDD)- Nadia Cougneaux (PFDD)- Carole Crabbé (SGF-Parl)- Georges Dallemagne (Elus Locaux)- José Daras (Panel BW)- Sophie Dawance (Panel BW)- Louis De Backer (Elus Locaux)- Hadelin de Beer (SGF-Parl/PFDD)- Thierry De Bie (Panel BW)- Hugues de Bolster (PFDD)- Charles Debouche (SGF-Parl)- Cécile Decallais (PFDD)- Laurence de Callatay (SGF-Parl)- Philippe Defeyt (PFDD)- André De Herde (4 DS)- Tanguy della Faille (Panel BW)- Valentine Delucas (SGF-Parl)- François Delvaux (Panel BW)- Philippe Degand (Panel BW)- Stéphane Delberghe (Panel BW)- Jean Delespesse (SGF-Parl)- Emmanuel De Loeul (Panel BW)- Yves de Morsier (GIT)- Geoffroy de Schutter (Forêt Soignes/DD local)- Anne Depuydt (SGF-Inits)- Stéphane Desgain (Elus Locaux)- Thierry Detienne (init 2002)- Hugues Duchâteau (Panel BW)- Stéphanie Dumont (PFDD)- Michel Dupont (†) (Panel BW)- Benoit Dupriez (Mult)- Patrick Dupriez (Mult)- Heinz-Werner Engel (SGF-Entr.)- Suren Erkman (FdL)- Rajae Essefiani (Mult)- Georges-Henri Everaerts (Panel BW)- Daniel Fatou (Mult)- Pascal Fenaux (4 Tps)- Jean-Jacques Flahaut (Elus Locaux)- Claude Fonteyn (SGF-Inits)- Michel Foret (PFDD/Panel BW)- Nadine Fraselle (SGF-Parl)- Patrick Frenet (Panel BW)- Pierre Gaucet (Panel BW)- Xavier Georges (Panel BW)- Pierre Gillain (Panel BW)- Arianne Godeau (SGF-Parl)- Pierre Got (Panel BW)- Didier Gosuin (Init 2002)- Nadine Gouzée (SGF-Inits/PFDD)- Denis Grégoire (PFDD)- Christophe Guene (4 DS)- Michel Guérin (4 Tps)- Yves Hanin (Panel BW)- Hans Harms (Panel BW)- Fabrice Hervieu (Mult)- Myriam Hilgers (Elus Locaux)- Marc Hordies (Panel BW)- Anne Humblet (concours enfants)- Knut Hunger (GIT)- Alain Hutchinson (Init 2002)- Denis Iacono (Mult)- Michel Installe (DD local)- Sarah Installé (Mult/stagiaire)- Bertrand Ippersiel (Panel BW)- Gérard Jadoul (4 Tps)- Michel Jehaes (Elus Locaux)- Jean-Jacques Jespers (SGF-Parl/Jeu dico)- Thérèse Jeunejean (concours enfants)- Luc Joossens (SGF-Parl)- Jean Jourdain (Panel BW)- Anne Korobelnik (Mult)- Emma Krug (Jeu Dico)- Mathieu Ladevèze (Mult)- Baudouin Lafontaine (SGF-Parl)- Denis Lambert (SGF-Parl)- Karl-Heinz Lambertz (PFDD)- Philippe Lamotte (PFDD)- Fabien Lardinois (PFDD)- Thomas Lemaigre (4 DS et Mult)- Pascal Lemaire (Panel BW)75RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200276LE RAPPORT ADMINISTRATIF- Arnaud Lezeune (Mult)- Jacques Liesenborghs (Mult)- Michel Loriaux (4 Tps)- Anne-Hélène Lulling (Init. 2002)- Paul Maquet Makedonski (GIT)- Luc Maréchal (Panel BW)- Louis Maraite (Panel BW)- Vincent Marganne (Mult)- Gustavo Marin (4 TPS)- Christelle Martens (stagiaire)- Henri Masson (FdL)- Pierre-François Mathy (Mult)- Vincent Meessen (Mult)- Xica Mendonça (Mult)- Daniel Menschaert (PFDD)- Camille Mestdag (DD local)- François Milis (Mult)- Catherine Morenville (4 Tps)- Marc Moulin (Jeu Dico)- Karin Muyster (PFDD)- Dominique Parizel (SGF-Inits)- Anne Peeters (SGF-Parl)- Joël Percq (Mult)- Denis Pérignaux (PFDD)- Didier Petit (MULT)- Claude Pilet (panel BW)- Alain Pirard (Mult)- Paul Plak (Panel BW)- Raphaël Pollet (PanelBW/Elus Locaux)- André-Marie Poncelet (PFDD/Elus Locaux)- Manu Poutte (En Vie)- Marek Poznanski (SGF-Parl)- Bernard Querton (Mult)- Christian Radelet (Panel BW)- Jean-François Ramquet (SGF-Parl)- Ina Ranson (GIT)- Manola Rauss (concours enfants)- Catherine Rousseau (SGF-Parl)- Laurent Rousseau (Panel BW)- Sophie Salle (init. 2002)- Danièle Sarlez (Panel BW)- Annie Sabatini (Elus Locaux)- Nadia Salmon (SGF)- Christophe Scribot (Mult)- Charles Scharpé (Panel BW)- Luc Schollen (PFDD)- Benoît Schoonbroodt (Elus Locaux)- Jean-François Schyns (stagiaire)- Jacques Sépulchre (SGF-Parl)- Philippe Slegers (Elus Locaux)- Thérèse Snoy (SGF-Inits)- Catherine Soudon (Mult)- Philippe Spicher (SGF-Entr.)- Anouck Thibaut (concours enfants)- Goéric Timmermans (Forêt Soignes)- Eric Tomas (Init. 2002)- Tony Tomas (Mult)- An Van Boxel (SGF-Parl)- Catherine Van Cauter (PFDD)- Joël Van Cauter (SGF/Tps)- Jean-Claude Van Cauwenberghe (Init. 2002)- Monique Van den Bulcke (Panel BW)- Denis Van Eeckout (Panel BW)- Gaëtan Vanloqueren (UCL agri DD)- Sylvie Varlez (Panel BW)- Anne-Marie Veithen (Panel BW)- Hubert Verbruggen (Elus Locaux)- Cyril Verlinden (4DS)- Anne Versailles (PFDD)- Dan Wendorf (4 Tps)- Natacha Zuinen (Panel BW)Petit lexique :4DS = Ateliers-débats sur le Dév. Soutenable (1998)4Tps = Ateliers-débats sur Temps et DD (1999)Agri DD = agriculture durable et multifonctionalités (2002)Concours Enfants = Concours « Mon Présent, Notre avenir » (2001)DD Local = Recherche « Initiatives locales de DD en Wallonie » (2002)Elus Locaux = Collège des Elus Locaux (2001)GIT = Séminaire Gestion Intégrée du Territoire (2001)Inits = Appels à Initiatives 1998, 2000 ou 2002Mult = Opérations Multigrammes (1998 ou 2002)Panel BW = Panel de Citoyens en Brabant wallon (2001)PFDD = Opération « jeunes à l’Avant-Plan » (2000)FdL = Foire du LivreForêt Soignes = Plate-forme Participative Forêt de Soignes (2001-2002)SGF-Parl = Semaine des Générations Futures – Parlement citoyen (1999)SGF-Tps = id. – Ateliers Temps et DDSGF-Inits = id. – rencontre des InitiativesSGF-entr. = id. – séminaire « Entreprises, finances et DD »


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Les organismes dont la Fondationest membreLE RAPPORT ADMINISTRATIF• L’Alliance est un réseau informel composé de personnes, institutions et mouvementsde par le monde, qui ont conscience de la complexité des problèmes contemporainset cherchent à opérer les mutations nécessaires pour que nous puissionsensemble agir sur le futur. Ce réseau crée ainsi une dynamique sociale et invente denouvelles formes d’action collective.La Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme a largement contribuéà l’émergence de l’alliance.• L’EFC « European Foundation Centre » (Centre européen des Fondations) réunit200 fondations membres et associées. Elle promeut et appuie le travail des fondationsactives en Europe à chercher des solutions aux défis auxquels fait face l’humanité,notamment par un soutien à la société civile.• RCR asbl – Réseau de Consommateurs ResponsablesLe Réseau réunit une cinquantaine de membres institutionnels et d’autres à titre individuels.Son objectif est de favoriser la consommation responsable, basée sur le choixde produits sains, favorables à l’environnement et produits dans des conditions socialesrespectueuses des droits de l’homme. Les actions du RCR s’inscrivent en complémentsdes luttes politiques, syndicales, associatives.• Le Réseau Financement Alternatif se veut le promoteur de l’Ethique et de laSolidarité dans les rapports à l’argent afin de contribuer à une société plus juste etplus humaine.Il s’attache à sensibiliser à l’utilisation responsable de l’argent.Il réfléchit, dialogue, collabore au développement de la finance éthique et solidaire,avec les différents acteurs des mondes associatif, universitaire, politique, financier. Ilfinance, grâce aux produits financiers solidaires des associations, des projets sociauxet environnementaux.• Max Havelaar n’achète ni ne vend de produits équitables : il s’agit d’une organisationindépendante qui gère le label du commerce équitable. Ce label est octroyé uniquementaux produits qui répondent aux critères internationaux du commerce équitable.Ceux-ci portent sur les conditions de production et les conditions de rémunérationdes producteurs.77RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200278LE RAPPORT ADMINISTRATIFBibliographie des ouvrages éditéspar la Fondation pour les Générations FuturesOuvrages publiés par la Fondation• Labie, Marc, La microfinance en questions. Limites et choix organisationnels,Editions Luc Pire en co-édition avec la Fondation pour les Générations Futures,Bruxelles, 1999 (Collection pour les Générations Futures)• L’éducation en multigrammes. Portraits d’initiatives éducatives d’ici et d’ailleurs,coordonné par Capart, Hervé / Hervieu, Fabrice / Percq, Joëlle / Soudon, Catherine,Fondation pour les Générations Futures / Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 1999• L’éducation en multigrammes. Portraits d’initiatives éducatives de France et deBelgique, coproduit par la Fondation pour les Générations Futures et la Maison del’Education Lille-Métropole, Fondation pour les Générations Futures / EditionsCharles Léopold Mayer, Paris, 2000• Cornut, Pierre, Histoires d’eau. Les enjeux de l’eau potable au XXIe siècle enEurope occidentale, Editions Luc Pire / Editions Charles Léopold Mayer / Fondationpour les Générations Futures, Bruxelles, 2003 (Collection pour les Générations Futures)• Cornut, Pierre, Over water. De Belangen van het Drinkwater in het West-Europa vande 21ste Eeuw, VUB Press, Brussel, 2003 (Reeks voor de toekomstige Generaties)• Apprivoiser le temps. Approche plurielle sur le temps et le développement durablesous la direction de Rauglaudre, Nicolas, Van Cauter, Joël, Fondation pour lesGénérations Futures / Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 2003 (DD 127)• de Rauglaudre, Nicolas, Le temps et ses usages. Propositions pour un développementsoutenable, Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 2003 (Cahier de propositionsn° 4)Publications sous forme de brochure• Initiatives 1998. Vers un développement soutenable ?Fondation pour les Générations Futures, Namur, 1998• Initiatives 2000. Vers un développement soutenable ?Fondation pour les Générations Futures, Namur, 2000• Mestdag, Camille, Initiatives locales de développement durable en Wallonie.Identification, rencontre et analyse, édité par WWF-Belgium, Bruxelles / UCL-FSA-CESAME, Louvain-la-Neuve / Fondation pour les Générations Futures, Namur, 2002• André-Dumont, Florence, Vade-mecum d’ une expérience de participation citoyenne.Le panel de citoyens. Quel Brabant wallon pour demain ?Fondation pour les Générations Futures, Namur, 2002• Mon présent… Notre avenir. L’assemblée mondiale pour un monde responsable,pluriel et solidaire expliquée aux enfants, édité par l’Alliance pour un MondeResponsable, Pluriel et Solidaire, Paris / La Ligue des Familles, Bruxelles /Fondation pour les Générations Futures, Namur, 2002Tous ces documents et livres peuvent être soit téléchargés, soit commandés par lebiais de notre site www.fgf.be


LE RAPPORT FINANCIER


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002Gestion financièreLA GESTIONLE RAPPORT FINANCIERLes choix de répartition du capital visent à minimiser la part de risque financier, touten portant une attention particulière au caractère éthique des placements effectués.Actuellement, cette répartition s’opère en placements éthiques et solidaires, en partsde coopérateurs d’initiatives économiques alternatives, en actions d’entreprises et enobligations d’Etat belge.LE BUDGETLe Budget est établi par la direction, et soumis pour discussion et approbation auConseil d’Administration.En 2002, les revenus de la Fondation provenaient de deux grandes sources. Plus dutiers (37%) proviennent de recettes propres, et près des deux tiers (63%) sont constituéd’apports externes.Les recettes propres sont constituées d’apports des donateurs (29%) et desproduits financiers et autres (8%).Les recettes externes proviennent de partenaires privés ou publics liés à des programmesd’actions de la Fondation (34%), et de subsides publics octroyés directementà la Fondation (10%) et d’un subside de la Loterie Nationale (18%).81RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200282LE RAPPORT FINANCIERRègles d’évaluationLa Fondation pour les Générations Futures, en tant qu’établissement d’utilitépublique, n’est pas soumise à la loi du 17 juillet 1975 et aux arrêtés régissant la comptabilitéet les comptes annuels des entreprises. Elle tient néanmoins une comptabilitéen partie double respectant les règles du plan comptable normalisé et applique desprincipes d’évaluation qui correspondent à la nature non commerciale de ses activités.Le mobilier et le matériel sont évalués au prix d’acquisition et amortis de manièrelinéaire : mobilier en 10 ans, matériel en 5 ans et matériel informatique en 3 ans.Les actions sont enregistrées à leur valeur d’acquisition. En cas de réalisation detitres, les parts seront inventoriées sur base de la méthode “ FIFO ”. Les plus oumoins-values ainsi calculées sont enregistrées en résultat financier sous lesrubriques “ plus ou moins-values sur réalisation d’actifs circulants ”. Si à la clôtured’un exercice, la valeur des immobilisations financières est, de manière persistante etsignificative, inférieure à la valeur comptable, une réduction de valeur est actée pourla différence.NB :Tous les chiffres des comptes et bilans simplifiés ci-joints sont arrondis à l’unité.Les comptes et bilans détaillés sont disponibles sur simple demande.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002LE RAPPORT FINANCIERRapport du commissaire réviseur surl’exercice clôturé le 31/12/2002 présenté auConseil d’Administration.83RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200284LE RAPPORT FINANCIERBilan et comptes comparés1998 > 2002BILANS COMPARÉSACTIF 2002 2001 2000 1999 1998Immobilisés 214 174 224 389 171 895 173 048 85 439Frais d'établissement 0 0 0 901 1.801,69Immobilisations incorporelles 2 281 4 245 5 681 6 453 0Immobilisatons corporelles 14 992 16 566 13 138 11 871 8 846Actions & Parts éthiques 27 483 29 789 54 219 54 219 24 789Titres à revenu fixe ethiques 37 184 37 184 37 184 37 184 0Autres Placements à long terme 132 233 136 604 61 673 62 420 50 002Circulants 327 099 106 320 230 272 147 206 295 592Stocks 4 494 4 089 4 606 6 186 0Créances - 1 an 267 963 48 863 61 056 17 112 14 060Placements de trésorerie 25 280 37 955 134 259 76 451 242 737Valeurs disponibles 8 357 15 413 30 352 47 457 38 795Charges à reporter 21 004 0 0 0 0TOTAL de l'ACTIF 541 272 330 709 402 168 320 255 381 031PASSIFFonds Propres 320 693 297 514 285 048 268 285 317 566Réserve Capitalisée 247 282 227 512 208 259 127 169 107 338Réserve Sociale 29 747 29 747 29 747 29 747 29 747Report pour activités futures 43 664 40 255 47 042 111 369 180 480Dettes - 1 an 220 579 33 195 117 120 51 969 63 466Fournisseurs & Factures à recevoir 56 917 15 003 47 381 13 869 8 978Fiscales, salariales & sociales 16 930 17 063 22 445 20 064 14 377Autres 0 1 129 1 129 13 078 23 550Produits à reporter 146 732 0 46 164 4 958 16 561TOTAL du PASSIF 541 272 330 709 402 168 320 255 381 031Commentaires bilan 2002Immobilisations financièresActions et parts éthiquesCette rubrique comprend des parts dans des sociétéscoopératives que la Fondation a décidé de soutenir.Elles sont enregistrées à leur valeur d’acquisition.Titres à revenus fixes éthiquesCette rubrique reprend des titres à revenus fixeschoisis suivant des critères éthiques : Sicav éthiqueset labellisées, obligations « associatives» (e.a. Oxfam-Magasins du Monde asbl)Autres placements à long termeCette rubrique reprend, outre des placements à termeévalués à leur valeur nominale, des parts de Sicavd’obligations et des actions. Les choix s’opèrent égalementen fonction de critères précis : comptes àterme au sein d’institution bancaire engagée (BanqueTriodos), obligations d’Etats démocratiques (en prioritéÉtat belge), actions d’entreprises cotées en bourseconsidérées comme « acceptables » par des organismesreconnus en matière de certification socioéthique.Créances à un an au plusIl s’agit des avances faites à des fournisseurs, ainsique divers montants à recevoir.Ce montant a fortement augmenté en 2002 car ilcomprend non seulement pour plus de 140.000 €des créances certaines sur des conventions dont lesactions n’ont pas encore été clôturés (un même montantse retrouve donc en Produits à reporter au passif),mais également des créances pour des actionsclôturées en 2002 mais non encore créditées par lespartenaires.Placements de trésorerie et valeurs disponiblesIl s’agit des comptes courants, d’épargne et à terme.Charges à reporterCe montant de 21.004 € représente le montantd’une convention signée en 2002 pour une action àréaliser en 2003.Réserve capitaliséeLa Fondation s’est créé une réserve capitalisée.Chaque année depuis sa création, la Fondation affecteminimum 25% des dons perçus à cette réserve,dont les revenus futurs sont destinés à financer sesactions dans le respect de la philosophie d’une fondation.Réserve socialeCette réserve correspond à trois mois de salaires del’équipe de travail. Elle a le même effet que la réservecapitalisée.Report des exercices précédentsIl s’agit des ressources propres non dépensées surl’exercice précédent. Ce report peut servir de moyensdisponibles pour les activités futures.Fournisseurs et factures à recevoirLe poste comprend le montant des factures relativesà l’exercice écoulé, mais impayées ou non encorereçues à la date de clôture.Dettes fiscales, salariales et sociales.Ce poste représente les dettes sociales (onss, salaires)et fiscales à payer.Produits à reporterCe poste reprend les recettes de conventionssignées, mais non encore payées, dont les dépensesn’ont pas encore été réalisées. Un montant au minimuméquivalent se retrouve donc à l’actif dans lescréances à court terme.


COMPTES DE RÉSULTATS COMPARÉSFONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002LE RAPPORT FINANCIERCHARGES 2002 2001 2000 1999 1998Charges sur activités (total des 3 pôles) 200 285 228 125 191 620 131 283 96 339Soutien aux initiatives de terrain 72 649 23 235 112 865 46 236 78 358Mise en débat & sensibilisat° autour du DD 64 355 44 793 26 361 31 734 15 009Promotion de la participation citoyenne 63 281 160 096 52 394 53 313 2 973Frais généraux 10 434 7 153 5 963 7 204 9 229Rémunérations & charges sociales 25 108 23 074 19 153 17 510 17 705Impôts et charges financières 12 750 632 759 920 661Dotation aux amortissements 1 557 1 604 1 509 6 467 2 657Charges exceptionnelles 3 334 0 0 0 0TOTAL 253 468 260 588 219 004 163 384 126 592Dotation à la réserve capitalisée 19 770 19 253 81 090 19 831 137 085Report pour activités futures 43 664 40 255 47 042 111 369 180 480TOTAL DES CHARGES 316 902 320 096 347 135 294 584 444 158PRODUITSDons & recettes liés aux projets(total des 3 pôles) 88 643 174 552 77 118 28 093 9 009Soutien aux initiatives de terrain 36 426 4 335 37 851 14 636 6 534Mise en débat & sensibilisation autour du DD 22 426 21 545 4 173 2 769 2 475Promotion de la participation citoyenne 29 791 148 672 35 093 10 688 0Dons & recettes NON liés aux projets 176 358 87 005 153 006 80 206 430 243Produits financiers 11 316 7 920 5 642 5 804 4 906Produits exceptionnels 331 3 576 0 0 0TOTAL 276 647 273 054 235 767 114 104 444 158Reprise du report de l'exercice précédent 40 255 47 042 111 369 180 480 0TOTAL DES PRODUITS 316 902 320 096 347 135 294 584 444 158Commentaires comptes 2002Les charges sur activitésreprésentent des dépenses sur actions propres à laFondation ou s’inscrivant dans le cadre de conventions.Elles consistent en des aides financières à desprojets et des dépenses propres à la réalisation desactions, ainsi qu’en des frais de gestion exposés parla Fondation pour assurer la sélection et le suivi desprojets financés.Les frais généraux, rémunérations et chargessocialessont des dépenses relatives à l’administration généralede la Fondation, à son fonctionnement et qui nepeuvent être affectées à des activités précises.Les impôts et charges financièresconcernent les impôts relatifs aux placements, fraiset intérêts bancaires, ainsi que les réductions devaleurs sur actifs circulants.Les charges exceptionnelles de 3.334 € en 2002représentent des réductions de valeur sur des participationsdans des sociétés coopératives et sur unecréance douteuse.La dotation aux réserves permet d’année en annéed’abonder la réserve capitalisée du bilan, fondementde la Fondation dont les revenus financeront les activitésfutures.Quant au report pour activités futures, il représenteun montant qui pourra être repris en produits en2003.Certaines recettes sont directement liées aux activitésque mène la Fondation pour poursuivre sonobjectif social et qui finance ses actions :• soit par des ressources liées aux projets, essentiellementdes dons ou subsides reçus pour êtreaffectés à des projets particuliers ;• soit par des ressources non affectées. Il s’agit dedons non spécifiques (leur affectation est laisséeà la décision de la Fondation) et de recettes suropérations menées par la Fondation.Les produits financiers représentent les revenus desplacements et les dividendes perçus, ainsi que85quelques plus values réalisées lors de la vente d’actions.Les produits se clôturent par la reprise du reportpour activités de l’année précédente. Cette techniquecomptable du report annuel d’un montant pouractivités futures et de sa reprise l’année suivantepermet lisser le résultat d’une année à l’autre et d’équilibrerentre bonnes et moins bonnes annéesfinancières les moyens d’action de la Fondation.RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200286LE RAPPORT FINANCIERÉVOLUTION DES RÉSULTATS ANNUELS DE LA FONDATION DE 1998 À 2002300000250000200000ChargesProduits219004235767273054 276330260588253151163384150000126592116126 1141041000005000001998 1999 2000 2001 2002RÉPARTITION DES CHARGES DE LA FONDATION POUR LES GÉNÉRATIONSFUTURES (DÉPENSES 2002)10%Rémunérationscharges sociales4%Fraisgénéraux4%Impôts& chargesfinancières1%Dotationaux1%amortissements Chargesexceptionnelles29%Soutien aux initiativesde terrain26%Promotionde la participationcitoyenne25%Mise en débat& sensibilisationautour du DD


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002LE RAPPORT FINANCIERÉVOLUTION DE LA RÉSERVE CAPITALISÉE DE LA FONDATION DE 1998 À 20023000002500002000001500001000005000001073381271692082592275122472821998 1999 2000 2001 2002AFFECTATION PRINCIPALE DE LA RÉSERVE CAPITALISÉE DE LAFONDATION AU 31/12/200236%Bons Etat Belge11%Placementà terme court13%Actions d'entreprises28%Fonds & Placem.Ethiques12%Parts entrep.coopératives87RAPPORT FINANCIER RAPPORT ADMINISTRATIF EN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT RAPPORT D’ACTIVITÉS INTRODUCTIONEN BREF PRÉSENCE CITOYENNETÉ DÉBAT INITIATIVES


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-200288ANNEXECharte fondamentaleConstats et principes pour guider l’action1 DES CONSTATSLa volonté de créer une “fondation pour les générations futures” repose sur le constat de quatre déséquilibres majeurs dont souffrenotre monde : déséquilibre entre le nord et le sud de la planète, entre les riches et les pauvres au sein de chaque société, entre les hommeset la nature et entre les générations actuelles et futures.Ces quatre déséquilibres reflètent une triple crise des relations et des échanges, entre les sociétés, entre les hommes, et entre les hommeset leur milieu de vie. Ils reflètent également la difficulté majeure pour notre société à prendre concrètement en compte les générationsfutures.Les trois crises ne peuvent être surmontées séparément. Nous ne saurons pas construire, par exemple, l’harmonie des relations entrel’homme et son milieu si n’est pas construite en même temps l’harmonie des relations des hommes entre eux, et des sociétés entre elles.Par ailleurs, pour intégrer dans nos décisions une solidarité entre les générations nous devons nous resituer dans une chaîne, dont certainsmaillons nous ont précédés et nous ont légué un héritage, et dont d’autres nous suivront, à qui nous transmettrons nous aussi unhéritage.Notre société tend à se figer aujourd’hui dans une attitude autodestructrice. Incapables de penser le devenir de notre société, les dirigeantspolitiques et économiques se révèlent souvent inaptes à construire un avenir avec ses enfants. Incapables de renverser les rapportsde force et d’orienter différemment et durablement la répartition des ressources, des richesses et de leur utilisation, ils se refusent à engagerla solidarité entre les personnes et les peuples. Cette attitude les empêche de construire (et même de permettre l’émergence) desalternatives.2 UN DEVOIR D’AUDACEFace à une telle attitude et face au sentiment d’impuissance qui peut se dégager d’un tel contexte, nous avons un devoir d’audace. Ilnous faut, parmi les différents futurs possibles, tracer, sur la base de valeurs communes, l’esquisse d’un futur souhaitable; puis concevoirun ensemble cohérent d’actions qui répondent aux urgences d’aujourd’hui et soient à l’échelle des défis de demain. A l’évidence, les défissont tels qu’ils ne pourront être relevés par un simple réaménagement du système existant. Il s’agit bien d’effectuer un saut qualitatifconceptuel (changement de paradigmes) et un renversement des priorités, tout en mettant en place les outils de la transition.Une des priorités, face au fatalisme qui guette, est de rendre visible un processus cohérent de changement. En quelque sorte, dire commentse mettre en marche est actuellement aussi important que dire où aller !3 DES VALEURS COMMUNES(Extrait de l’A.R. n°5529/98 publié au Moniteur Belge du 26 mars 1998)Cette mise en mouvement peut d’ores et déjà s’appuyer sur un certain nombre de valeurs communes, exposées ci-après sans ordre depriorité :• valeur d’humanité : ses indicateurs sont le respect, la solidarité et l’équité entre les hommes et entreles sociétés; le respect de la nature et du vivant; la possibilité pour chaque être humain d’aujourd’hui etde demain de disposer de l’essentiel et d’avoir une vie digne. Elle est donc aussi tournée vers une justicesociale qui accorde notamment la priorité aux besoins des plus démunis.• valeur de citoyenneté : par cette valeur, il s’agit de (ré)apprendre que chaque homme est citoyen dumonde, habitant d’une terre unique et membre de la communauté humaine. Cette citoyenneté ne peutse concevoir sans accroissement des capacités individuelles et collectives de participation aux processusde décision collective (démocratie active) relatifs notamment aux problèmes de développement humainet d’environnement.• valeur de responsabilité : individus, associations, entreprises, médias, Etats et organismes internationauxsont co-responsables de la construction d’une harmonie des sociétés et des hommes entre eux etavec leur milieu, et donc du destin de l’humanité. Le standard de vie occidental -et le niveau de prélèvementset de rejets qui y sont liés- est insoutenable et non reproductible à l’échelle de la planète. Celaentraîne l’obligation pour les tenants de ce standard d’une profonde modification des comportements.• valeur de sauvegarde : la terre léguée par nos ancêtres n’est pas à nous seuls, nous la devons aussi auxgénérations futures. Dans leur réponse aux besoins du présent, les sociétés humaines doivent respecterles limites et les rythmes des écosystèmes, afin de ne pas compromettre la capacité des générations futuresde répondre aux leurs.• valeur de prudence et principe de précaution : l’évaluation et la maîtrise des risques présents etfuturs doivent être acquises avant la mise en œuvre de nouveaux produits ou techniques. En cas derisques environnementaux graves, l’absence de certitude scientifique ne dispense pas de prendre desmesures préventives.• valeur de diversité et valeur de créativité : la diversité des cultures et du vivant est un patrimoinecommun à préserver, tout comme les ressources humaines de créativité et de capacité d’entreprendre auservice des besoins d’aujourd’hui et des défis de demain, trop souvent inexploitées ou même brimées parl’uniformisation de la société moderne et de ses systèmes d’éducation, mais aussi par le sous-emploi deces capacités humaines via un chômage forcé répandu dans les sociétés tant du nord que du sud.


FONDATION pour les GÉNÉRATIONS FUTURES 1998-2002ANNEXE89L’ensemble des valeurs énoncées plus haut recouvre le concept de développement durable, qui a droit de cité internationalement depuisle Sommet de la Terre de Rio. Il recouvre également le concept d’écodéveloppement, qui a cours plus spécifiquement dans la pensée del’écologie politique. La présente charte usera de manière indifférenciée de ces deux vocables . Elle s’inscrit cependant résolument en fauxcontre une utilisation dévoyée de ceux-ci (par exemple, lorsque l’on parle de “croissance durable” au sens quantitatif du terme...).4 UNE STRATÉGIE D’ACTION À LONG-TERMESur base de ces valeurs et de la dynamique de changement qui les anime, l’on peut esquisser les premiers objectifs assignés au présentprojet. Ces objectifs s’inscrivent résolument dans une dynamique de transition vers d’autres modèles et d’autres modes de vie offrant uneplace centrale à la justice sociale, au respect des grands équilibres écologiques et à la maîtrise démocratique par les individus -générations actuelleset futures- du choix de leur mode de développement.Les objectifs centraux d’une stratégie de transition vers un tel développement peuvent être définis à trois niveaux temporels. En résumé,il s’agit à long terme de viser une modification durable et complète du mode de fonctionnement de la société; à moyen terme, il s’agitde mettre en œuvre une transition générale; et à court terme, il s’agit de soutenir l’émergence et de rendre visibles les premiers signesde changement déjà mis en œuvre dans la société.Agir par le biais d’une fondation ?1 UN POTENTIEL DÉCOURAGÉAu niveau local ou régional, une même attitude fataliste prévaut trop souvent face au manque d’alternatives. Pourtant, il existe de nombreusesinitiatives alternatives locales, mais le pouvoir d’initiative restant aux mains de pouvoirs publics par trop conservateurs ou d’institutionsfinancièrement dépendantes de ces pouvoirs, ces alternatives n’ont pas l’occasion de s’épanouir et de se multiplier. Si malgré tout,elles se développent, c’est trop souvent au prix d’une subordination aux réseaux clientélistes et à la logique de pilier caractéristique de lasociété belge, et cela, afin de trouver un financement ou un appui institutionnel.Par ailleurs, un important potentiel de création, d’innovation et d’action sommeille dans la société. Ce potentiel n’est guère encouragé às’éveiller par les structures d’éducation et de formation existantes, ni par le mode de vie et de relations promus par la société moderne.Il est également “stérilisé” aujourd’hui par la pression qu’exerce l’exclusion, notamment par le chômage, sur nombre de nos concitoyens.2 UN DEVOIR D’ESPOIRIl apparaît aujourd’hui important de rendre l’espoir -ou de le permettre- et de donner des perspectives, par la création d’un nouvel espacede liberté qui, à son niveau -si modeste soit-il-, est un signe qu’il est possible de fonctionner, d’agir, de soutenir et de financer autrement,et de donner ainsi une chance aux initiatives restées marginales dans le contexte actuel.La création d’une fondation ouverte aux défis de demain et aux modifications à mettre en œuvre dès aujourd’hui permet de nous mettreen mouvement. La voie n’est pas tracée, nous devons inventer le chemin en marchant...3 QUELQUES PRINCIPES• La décision de création d’une fondation s’appuie sur les nécessités de≈ concentrer des moyens limités sur une structure légère et autonome≈ rechercher une capacité démultiplicatrice (partenariats, apports financiers, synergies...)≈ assurer une visibilité tant pour elle-même que pour les initiatives alternatives lancées ousoutenues• La fondation est une institution à part entière et indépendante.• la fondation agit dans l’optique d’une construction des voies et moyens d’une transition vers le développementdurable• la fondation privilégie dans son action la possibilité pour chacun de choisir ses moyens d’action à son propreniveau, mais à l’intérieur de finalités et cohérences déterminées en commun.4 OBJECTIFS DE LA FONDATION• impulser ou soutenir des initiatives• aider à élaborer des alternatives (en lien avec les valeurs énoncées plus haut)• stimuler l’esprit d’initiative individuel ou collectif• participer à l’émergence d’une “nouvelle rationalité” et redéfinir les rapports entre l’Etat et les citoyensdans une perspective explicitement non clientéliste5 L’INDÉPENDANCE DE LA FONDATIONLa fondation est indépendante et s’interdit de financer directement ou indirectement un parti politique. Elle garantit vis-à-vis de partenairesfinanciers ou autres, ou de donateurs éventuels une crédibilité institutionnelle et une objectivité en matière de choix opérationnels.


La Fondation pour les Générations Futures est néeen 1998 avec un beau projet en tête : participer à lamise en œuvre du développement soutenable, legrand défi du XXIème siècle.La Fondation pour les Générations Futures se veut un agent dechangement. Plate-forme indépendante, elle agit sur trois frontscomplémentaires :• Le soutien aux initiatives• Le débat autour du développement soutenable• La promotion d’une citoyenneté active.Cinq ans après, quel bilan peut-on tirer ?DE LA PAROLE AUX ACTES livre des faits, des chiffres, destémoignages à propos de ce qui a été réalisé.Cette publication intéressera toutes celles et ceux qui « rêventd’un autre monde » et veulent contribuer personnellement à satransformation.Edité à Namur/sept. 2003Editeur responsable : Benoît DerenneCoordonnées de la Fondation pour les Générations Futures :182 rue des BrasseursB - 5000 Namur BelgiqueTél : 32 (0) 81 22 60 62Fax : 32 (0) 81 22 44 46E-mail : fgf@fgf.beCe rapport ainsi que toute information sur les activités de la Fondation sont surle site Internet : www.fgf.beTriodos 523-0403053-93Dépôt légal : D-2003-8490-01ISBN : 2-930275-08-1La Fondation pour les Générations Futures remercie de tout cœur tous ceux quisoutiennent son action par leur aide généreuse.Cet ouvrage a pu être réalisé grâce, notamment, à l’appui de la Loterie Nationale.

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