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29 Théâtre V id y-Lausanne Septembre/octobre 10 - Cinémathèque ...

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<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>N˚<strong>29</strong>Théâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong>20<strong>10</strong>


L’EXCEPTIONPOUR HABITUDEMorges www.moyard.ch


Directeurs de publication :René Gonzalez & René ZahndPhotographie :Mario Del Curto(sauf mention contraire)Publicité et coordination :Sarah Turin(s.turin@theatrev<strong>id</strong>y.ch)Marie Bertholet(m.bertholet@v<strong>id</strong>y.ch)Correctrice :Julie We<strong>id</strong>mannDesign :Ateliers du Nord/Werner JekerBenoît DeschampsPhotolithographie :Bombie, GenèveImpression :Imprimeries Réunies <strong>Lausanne</strong>Ont contribué à ce numéro :Marie BertholetCarina CarballoNeil ForsythChristine LetailleurFrédéric MaireLaurence SendrowiczRené ZahndPhotos de couverture :Pierre Etaix© Mario Del CurtoLe Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong> est subventionnépar la Ville de <strong>Lausanne</strong>, par le Cantonde Vaud et par le Fonds intercommunalde soutien aux institutions culturelles dela région lausannoise.RemerciementsA nos f<strong>id</strong>èles partenairesA nos généreux donateursFondation de Famille SandozFondation LeenaardsFondation HoffmannFondation Landis & GyrLoterie RomandeFondation Ernst GöhnerFondation Sophie et Karl BindingBovay & PartenairesFondation Julius BaerUn merci particulier à une mécène généreuseet anonymePartenaires culturelsCollection de l’Art BrutLa Cinémathèque suisseMusée de l’ElyséeOrchestre de Chambre de <strong>Lausanne</strong>Verbier FestivalPartenaires médiasSacrésclowns !SommaireThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 03Partenaires 20 ePour-cent culturel MigrosFondation HoffmannFondation SandozFondation LeenaardsLoterie RomandeVille de <strong>Lausanne</strong>Canton de VaudSociété Académique VaudoiseBNP ParibasA ceux qui contribuent au soutien de notreactivitéAssociation des Amis du ThéâtreBanque Julius Baer et Cie SABongénie – GriederCinétoile Malley LumièresEbelEcole AthenaeumFilofaxHertzHondaHôtel Alpha-Palmiers et son restaurant thaïHôtel d’AngleterreHôtel AulacHôtel Beau-Rivage PalaceIkeaKronenbourgLa Montre HermèsLa SemeuseLaurent Perrier<strong>Lausanne</strong> Palace & SpaLeuba+Michel SAMigros Vaud – Pour-cent culturelMoyard MeubleNestléPayotPhilip MorrisSicpaSunriseSwissquoteSwitcherTransports Publics de la Région LausannoiseVoyages et CultureIl fait rire. Il fait pleurer. C’est une des figures les plus émouvantes dupeuple des saltimbanques. Le clown ne ressemble à rien d’autre. Qu’il aitle nez rouge ou non, qu’il chausse de grandes godasses ou pas, qu’il soitauguste ou arlequin, qu’il fasse de la musique ou des acrobaties, qu’il parleou crie seulement dans une langue inventée par lui, qu’il s’ébroue surune piste de cirque ou parte à la conquête d’une scène de théâtre : peuimporte. Un clown reste un clown. On ne sait pas d’où il sort, on ne saitpas où il va, mais on comprend qu’au-delà des rires et des émotions iltouche en nous quelque chose de profond, de l’ordre de l’enfance, de lapoésie pure, de cette condition que l’on dit humaine.Les historiens retiennent bien sûr des noms de clowns célèbres, deRivel à Grock en passant par les Fratellini. Pourtant même eux, davantageque des vedettes, restent des clowns, comme si les personnalitéss’e±açaient derrière la fonction.Chez le clown, peut-être encore davantage qu’ailleurs, s’accomplitun miracle qui est l’essence même du théâtre : un art nourri par des sièclesde pratique et de tradition, mais qui s’inscrit dans l’instant même, et quisouvent enflamme cet instant par une étincelle magique, celle qui reliel’artiste et le spectateur.La saison qui s’ouvre est la vingtième de René Gonzalez à la directiondu « Théâtre au bord de l’eau ». Fait inhabituel, et hasard un peu malicieux,plusieurs clowns fouleront nos scènes dans les mois à venir, traçant un filrouge en forme de nez dans la programmation. Le premier d’entre euxs’appelle Pierre Etaix.Une laborieuse entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5Portrait de Hanokh Levin par Laurence Sendrowicz,sa traductrice françaiseRichard III . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6-7Un méchant haut en couleur campé par Jean-Quentin ChâtelainLe château de Wetterstein . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8-9Christine Letailleur nous révèle les dessous de cette pièce à scandaleLa piste là . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11-13Un cocktail rafraîchissant d’acrobaties, de poésie et d’humourà déguster sous chapiteauPress . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15Solo extraordinaire d’un homme ordinaireLa contrebasse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15Quand Süskind évoque l’envoûtement qu’exerce un instrumentsur son musicien…Miousik papillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17-19Le retour inespéré de Pierre Etaix, clown prodige !Théâtre Kléber-Méleau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21Ploutos d’Aristophane et une nouvelle cantate de Giovanna MariniInformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22Calendrier des représentations . . . . . . . . . . . . . . . . . 23


PLIUITBCEJ. & P. Testuz SALe TreytorrensCH - <strong>10</strong>96 CullyTél. 021 799 99 11Fax 021 799 99 22Commandes0848 850 111commande@testuz.chwww.testuz.chGrands vins de Suisseet du monde30 avril - 31 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>Exposition de boîtes de gare& de boîtes à musique18 & 19 septembre: fête avec animationsMusée du CIMA, boîtes à musique et automates, rue de l'Industrie 2, 1450 Sainte-Croixwww.musees.chAbonnez-vous!4 concerts animés pour jeune public dès 7ansTél . 021 345 00 25 et www.ocl.chOrchestrede Chambrede <strong>Lausanne</strong>


Une laborieuse entreprisede Hanokh LevinDu 14 septembreau 3 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>La PasserelleTexte français :Laurence SendrowiczMise en scène :Vincent GoethalsScénographie :Jean-Pierre DemasAssisté de :Gérard LecomteLumière :Philippe CatalanoEnvironnement sonore :Bernard ValléryBenjamin RitterCostumes :Dominique LouisCollaboration artistique :Isabelle LusignanRégie générale :Olivier NoëlAvec :Valérie CrouzetDominique ParentBenjamin Ritter(acteur et musicien)Durée :environ 1h30Age conseillé :dès 15 ansGenre :théâtre et quelques chantsThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 05Le texte de la pièce est publié auxEditions Théâtrales dans le volume :Théâtre choisi I – ComédiesProduction :Théâtre en ScèneCoproduction :Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Remerciements au :Théâtre Gérard Philipe de Saint-DenisMardi 14.09. 20h00Mercredi 15.09. 20h00Jeudi 16.09. 20h00Vendredi 17.09. 20h00Samedi 18.09. 20h00Dimanche 19.09. relâcheLundi 20.09. relâcheMardi 21.09. 20h00Mercredi 22.09. 20h00Jeudi 23.09. 20h00Vendredi 24.09. 20h00Samedi 25.09. 20h00Dimanche 26.09. 18h00Lundi 27.09. relâcheMardi 28.09. 20h00Mercredi <strong>29</strong>.09. 20h00Jeudi 30.09. 20h00Vendredi 01.<strong>10</strong>. 20h00Samedi 02.<strong>10</strong>. 20h00Dimanche 03.<strong>10</strong>. 18h00Hanokh Levin ou l’art de transformer des problèmes de prostate enquestions existentielles« Avant je pissais fort et loin, maintenant, ça dégouline sur mes chaussures.» Tel est le constat que Yona Popokh, l’un des protagonistes centrald’Une laborieuse entreprise, dresse de ses trente années passées auprès desa femme Leviva, « boulet » qu’il se traîne « comme de la viande avariée ».Qu’est-ce qu’un couple ? se demande Levin tout au long de cette pièce,sans doute l’une des plus autobiographiques de son œuvre. Questionrebattue s’il en est, donc parfaitement adaptée à la plume déformante dece grand auteur qui excelle dans l’art de s’emparer des clichés pour les distordre.N’est-ce pas à partir de cette distorsion, des retranchements danslesquels il pousse chaque fois un peu plus ses personnages, qu’il tire lesfulgurances poétiques et les éclairs de luc<strong>id</strong>ité inhérents à son écriture ?Qu’est-ce qu’un couple ? Quelle est la force qui « t’a poussée à te prendrecomme on prend une brosse à dents pour te mettre dans le même verreque moi ? » demande Yona à Leviva. Et il aura beau scruter la nuit de sesyeux grands ouverts, rien ne lui apportera la réponse, pas même l’arrivéeinopinée d’un voisin encore plus malheureux que lui… Car c’est bienconnu, chez Levin, le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres et,même si l’on s’oublie quelques secondes à rêver, la porte se referme bienvite et l’on se retrouve recroquevillé dans la même carcasse, avec la mêmeinterrogation, jusqu’à… ce que vienne la mort (que l’on a beau attendre, ellesurprend toujours !). Alors, c’est l’homme seul, éternel orphelin, l’hommedans ce qu’il a de plus humain, c’est-à-dire l’enfant qui est en lui et auqueljamais il ne renonce, oui, c’est cet être délesté de tout et soudain radieuxqui passera de l’autre côté… laissant sa femme « endurer la vieillesse, etl’usure, le grignotement inexorable du désespoir, les maladies, les forcesqui s’amenuisent, et la peur… »Hanokh Levin est mort le 18 août 1999. Il avait 56 ans. D’un cancer dela prostate.Cette laborieuse entreprise… qu’est la vie, il n’aura eu de cesse que del’interroger, la disséquer, la secouer, la tordre et nous tordre le cœur enmême temps, nous renvoyant à la figure une image peu glorieuse de ceque nous sommes. Comme sur un ring, il assène des répliques à mettre KOles plus robustes. « Et pour être totalement sincère avec toi, je vais te ledire : ça fait bien longtemps que je ne t’aime plus. En bref, tu es périmée »,lance le mari à sa femme, laquelle, loin d’être en reste, réplique un peuplus loin : « Tu n’es qu’une vulgaire babiole en matière bon marché. » Etpourtant, ces deux-là s’aiment… ou au moins se sont aimés… ou au moinsauraient voulu croire qu’ils se sont aimés… ou au moins… car on ne peutpasser cette vie-là sans une étreinte… Que de haine ! Que d’amour ! Etmême si dans ce match tous les coups sont permis, une fois que le r<strong>id</strong>eauretombe, lorsque les lumières de la salle se rallument, nous nous rendonscompte d’une chose : les gants de boxe que l’auteur nous a tendus, ce sontceux qui, une fois enfilés, nous donneront la force de livrer joyeusementcombat contre notre propre médiocrité.Reconnu comme le plus grand auteur israélien contemporain, cible des critiquesles plus virulentes jamais adressées à un homme de théâtre dans sonpays mais en même temps lauréat des prix les plus prestigieux de ce mêmepays, Hanokh Levin nous a laissé plus d’une cinquantaine de pièces dethéâtre, des comédies, des textes politiques (dont des cabarets satiriques)ou d’inspiration mythologique et de grandes œuvres épiques.Né en décembre 1943, cadet d’un couple qui a émigré de Lodz (Pologne)en 1935, il passe son enfance près de l’ancienne gare routière, dansun quartier déshérité du sud de Tel-Aviv où son père tient une petite épicerie.C’est sans doute là, parmi ces Juifs majoritairement réfugiés d’Europede l’Est, petites gens louvoyant entre culpabilité et obstination, qu’iltrouvera le ciment de ses premiers personnages.Il a 12 ans lorsque son père meurt d’une crise cardiaque sous ses yeux –il en restera bien év<strong>id</strong>emment marqué à vie. La mort, qui débarque soudainet fauche ceux qui vous sont le plus chers, apparaît de manière récurrentedans presque toute son œuvre.Après son service militaire, il s’inscrit à l’université et étudie la philosophieet la littérature. Très vite, il collabore au journal estudiantin, oùson humour au vitriol ne laisse personne indi±érent.C’est en réaction à la vague de triomphalisme qui submerge son paysau lendemain de la guerre des Six Jours que cet homme à la pensée totalementindépendante commence à faire entendre sa voix et écrit son premiercabaret politique, Toi, moi et la prochaine guerre, dont le titre en dit (malheureusement)long sur la clairvoyance de son auteur. Inaudible à cetteépoque (nous sommes en 1968), ce spectacle provoque un tollé qui obligele théâtre à en arrêter l’exploitation après quelques représentations.S’il doit une entrée en scène fracassante et sulfureuse à ses textes politiques,ce sont cependant ses comédies qui, à partir de 1972, ouvrentà Levin les portes du monde théâtral. Yaacobi et Le<strong>id</strong>ental, qui sera aussisa première mise en scène, marque le début de ce que l’on peut appeler« l’ère Levin » en Israël. Et jusqu’à sa mort, en 1999, il montera quasimentune pièce par an.Les années soixante-dix voient donc naître les personnages leviniens,ces petites gens qui suent sang et eau pour exister, qui s’essou≥entà courir un marathon sur place, sans se rendre compte qu’ils ont mis lespieds dans des chaussures de plomb.Qu’ils s’appellent Kroum, Popper, Yaacobi, Yona, Menschel, tousnous racontent ce combat perdu d’avance. Insérés dans le microcosme ducouple, de la famille ou du quartier, ils se heurtent les uns aux autres enun kaléïdoscope représentatif de la condition humaine – dans ce qu’elle ade plus tragique, de plus cruel mais aussi de plus drôle. D’autant que tousces personnages sont sauvés par la profonde tendresse que l’auteur nepeut s’empêcher d’éprouver envers leur maladresse constitutive, quelquechose qui se résumerait par ce sublime paradoxe : « qu’elle est grande, lapetitesse humaine ! »Le succès étant au rendez-vous, Levin, qui dès le début des années1980 peut travailler sur toutes les grandes scènes de son pays, commenceà chercher de nouvelles formes d’écriture et d’images scéniques. Il puisedans les grands mythes de l’humanité (Les sou±rances de Job, Les femmesde Troie) et façonne un théâtre épique, véritables tragédies contemporaines(L’enfant rêve, Ceux qui marchent dans l’obscurité) au service desquelles ilmet son langage théâtral si particulier, mélange de provocation, de poésie,de quot<strong>id</strong>ien, d’humour et de form<strong>id</strong>able générosité.Son immense notoriété n’a±ecte en rien sa liberté de pensée et ilcontinuera toute sa vie, dans des textes politiques écrits au vitriol, àa≤rmer des opinions d’une indépendance totale. Ce qui lui vaut en 1982de voir sa pièce Le patriote rap<strong>id</strong>ement retirée de l’a≤che et, en 1997, dedéclencher une nouvelle levée de boucliers avec Meurtre.Comme pour faire la nique à la mort, à qui, pendant trente ans, ila donné la vedette – elle apparaît dans toute son œuvre, c’est elle qui,toujours, dans un dernier éclat de rire, vient asséner l’ultime humiliation–, Levin, se sachant malade, écrit Requiem puis Les pleurnicheurs, dont ilentreprend les répétitions en mai 1999. Réalité qui devient théâtre outhéâtre qui devient réalité, il dirige de son lit d’hôpital des acteurs qu’ilcloue dans un lit d’hôpital tandis que d’autres – le personnel soignant –jouent, en guise de divertissement, la tragédie d’Agamemnon… Une mortqui le rattrape sans lui laisser le temps de voir aboutir son projet.Grâce à la Maison-Antoine-Vitez qui, depuis 1991, soutient l’entreprise detraduction des pièces de Hanokh Levin dans la langue de Feydeau (un desauteurs qui l’ont le plus marqué), son écriture a pu atteindre le monde duthéâtre français qui s’est petit à petit ouvert à sa poétique si singulière.En 2001, les Editions Théâtrales ont commencé à publier le Théâtrechoisi de Levin, composé à ce jour de cinq volumes comportant chacuntrois pièces. D’autres textes ont été publiés de manière indépendante, sefaisant écho à telle ou telle actualité (Que d’espoir !, Douce vengeance etautres sketches, Les insatiables). Un sixième tome, Théâtre choisi VI – Piècesmortelles, sortira courant 2011.Le processus enclenché par Jacques Nichet en 1996 avec la création deMarchands de caoutchouc au Théâtre des Treize-Vents à Montpellier,s’est emballé. Après Michel D<strong>id</strong>ym, Philippe Adrien, François Rancillac,Stéphane Braunschweig, après des créations en Belgique, au Canada, auLuxembourg, en Suisse, en Pologne (Krzysztof Warlikowski), LaurentPelly, Frédéric Belier-Gracia et Vincent Goethals viendront, au cours dela saison 20<strong>10</strong>-2011, s’ajouter à cette liste (non exhaustive !).D’une envergure qui dépasse de loin les frontières de son petit pays pourtoucher l’universel, Hanokh Levin a su transformer la douleur inhérente àsa luc<strong>id</strong>ité accrue, la révolte face à l’injustice, l’impuissance fondamentaledevant l’horreur, en une force de frappe aussi jubilatoire qu’e±royable.Chaque mot prononcé sur scène devient flèche et va se planter exactementlà où ça fait mal, là où ça fait rire, là où ça fait bondir.Là où ça fait vivre.Laurence Sendrowicz© Skype


Richard IIIde WilliamShakespeareDu 21 septembreau 9 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>Salle Charles ApothélozMise en scène :Valentin RossierAssistante à la mise en scène:Hinde KaddourScénographie :Jean-Marc HummLumière :Jonas BühlerSon :François PlansonMaquillage et perruques :Katrin ZinggCostumes :Nathalie MatricianiRelations publiques :Erika TitusAdministration :Beatrice CazorlaAvec :Vincent BonilloElodie BordasJean-Quentin ChâtelainMarie DrucAnne DurandFrançois FloreyGuillaume PrinJacques RomanValentin RossierDurée :2h15Age conseillé :dès 14 ansGenre :drameThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 06Production :Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Helvetic Shakespeare CompanyAvec le soutien de :Ville de Genève, Département de la cultureEtat de Genève, Service cantonal de la cultureLoterie RomandeFondation LeenaardsErnst Göhner StiftungMardi 21.09. 19h00Mercredi 22.09. 19h00Jeudi 23.09. 19h00Vendredi 24.09. 20h30Samedi 25.09. 19h00Dimanche 26.09. relâcheLundi 27.09. relâcheMardi 28.09. 19h00Mercredi <strong>29</strong>.09. 19h00Jeudi 30.09. 19h00Vendredi 01.<strong>10</strong>. 20h30Samedi 02.<strong>10</strong>. 19h00Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h30Lundi 04.<strong>10</strong>. relâcheMardi 05.<strong>10</strong>. 19h00Mercredi 06.<strong>10</strong>. 19h00Jeudi 07.<strong>10</strong>. 19h00Vendredi 08.<strong>10</strong>. 20h30Samedi 09.<strong>10</strong>. 19h00Richard III fut composé tôt dans la carrière de Shakespeare. Il s’agitpeut-être de la première pièce dans laquelle on sent que Shakespeare estconscient de ses pouvoirs. On reconnaît le pur plaisir de l’auteur à produireune rhétorique persuasive, et l’on assiste aussi à l’une des premièresmanifestations d’un personnage principal manipulant les autres commes’il dirigeait une pièce — ce que l’on appelle, assez maladroitement, ladimension méta-théâtrale, et qui sera si importante, par la suite, dans despièces aussi diverses que Le songe d’une nuit d’été ou Hamlet.Bien qu’elle soit souvent jouée seule, Richard III est en fait la quatrièmepièce d’une tétralogie portant sur ce que l’on appelle « la guerredes Roses ». Richard duc de Gloucester appartient à la grande famille desYork, la rose blanche. Pendant la pièce, il tente de devenir roi en éliminantà la fois ses rivaux de la maison d'York (y compris son frère et ses jeunesneveux), et les membres de la famille Lancaster, désignés par la roserouge. La fin de la pièce, après la bataille de Bosworth, amène au trôned’Angleterre Henri VII (comte de Richmond), qui unit en lui-même lesdeux grandes maisons, les deux roses, et inaugure le règne des Tudors.Shakespeare avait inventé ainsi un nouveau genre, les pièces historiques,à côté de ses tragédies et comédies. Son rival (et probable ami) ChristopherMarlowe répondit tout de suite à cette initiative avec son Edward II ;Shakespeare répliqua bientôt, mais après la mort de Marlowe, avec sonRichard II, qui inaugure une deuxième tétralogie historique introduisantle célèbre personnage de Falsta±.Ces pièces mettent en scène les grandes émotions de la politique, etprincipalement la peur et la haine, évoquées avec une intensité inédite authéâtre. Richard III explore les actions propres à la loyauté et à la trahison.On voit dans la scène magnifique avec le duc de Buckingham commentRichard arrive à manipuler les bourgeois de Londres grâce à son apparencede piété. Shakespeare r<strong>id</strong>iculise ici les bourgeois avec, peut-être,une rancune personnelle : son père, lui aussi un bourgeois (de Stratford-Upon-Avon), avait été humilié et déposé par des gens pareils. Quoi qu’ilen soit, on ressent la réalité d’un monde contemporain et vraisemblabledans cette scène.La pièce comporte un moment célèbre (III.1.79-88) montrant la présenced’un sens rudimentaire de l’histoire dans l’acception moderne : lejeune prince Edouard, en se rendant à la Tour de Londres, évoque sa supposéeconstruction par Jules César, et se demande s’il s’agit là d’un faitauthentique ou d’une légende perpétuée par la tradition orale.Bien que pièce historique, le Quarto de Richard III porte sur sa paged’imprimatur la désignation « tragédie » (The True Tragedy of RichardDuke of York). En e±et, c’est l’histoire du pays vue à travers l’optique dela tragédie. La pièce suit la structure d’une tragédie de Sénèque : Gloucesterréussit à éliminer ses ennemis en poursuivant et gagnant le pouvoir(protasis), mais de nouveaux ennemis s’opposent à lui et il lâche prise(catastasis). Troublé par des fantômes, il arrive à sa fin (epitasis) avec soncri fameux pendant la bataille : « Un cheval, un cheval, mon royaume pourun cheval ! » Mais il ne retrouve ni le cheval ni son royaume. En e±et,Richard croit habiter un monde machiavélien, mais il découvre, avec uneironie tragique, que le monde est réglé par une Prov<strong>id</strong>ence à laquelle il nepayait qu’une obéissance prétendue.Shakespeare répond ainsi au grand mythe Tudor de ce « fléau divin »qu’était Richard III, envoyé par le Ciel afin de punir et purger le royaume.C’est bien ce que montraient ses sources principales, Holinshed’s Chroniclesof England, Scotland, and Ireland (1587) — à la base de treize des piècesde Shakespeare — et L’histoire du roi Richard III de Sir Thomas More(1513, imprimé en 1543), d’où provient la terrible légende des princesenfantsassassinés dans la Tour. Mais Shakespeare fait en sorte que deuxconcepts de l’histoire se confrontent : l’ancien dans lequel la prov<strong>id</strong>encese manifeste par des prophéties (comme celles des reines anciennes) etdes rêves (comme celui des revenants avant la bataille), face au mondemoderne d’un Machiavel. Bien que la pièce se termine par la victoire prov<strong>id</strong>entielle,c’est le pouvoir et les actions extraordinaires du Machiavelqui restent dans notre esprit, et qui – ce que Shakespeare savait bien –allaient triompher dans le monde contemporain.Ce Richard duc de Gloucester inaugure une série de personnagesméchants et tragiques qui s’achève avec Macbeth et Iago. CommentShakespeare arrive-t-il à rendre si fascinante la méchanceté ? En partie, ilutilise l’héritage du théâtre religieux médiéval : Richard est un démon,il personnifie le Mal ; il est di±orme, la<strong>id</strong>, « rudement taillé », surtout avecl’aspect comique qui s’attachait au Vice. Pourtant, même si un certainparfum de rituel religieux persiste dans la pièce, c’est un monde d’histoireet d’actualité que Shakespeare nous présente. De ce point de vue, loind’être médiéval, Richard incarne la modernité. Un monstre, certes, maisRichard III a des excuses pour être comme il est : il a vécu les meurtres deson père et de son frère cadet pendant son enfance, et surtout sa mère l’atoujours détesté. Il est misogyne, bien sûr, mais cela s’explique.Shakespeare se sert aussi de techniques propres au théâtre pour rendrele mal attrayant, notamment le soliloque ou les remarques adressées àl’audience (apartés). Gloucester s’explique d’une façon très claire. Commeil nous dit au début de la pièce :« I in this weak piping time of peaceHave no delight to pass away the time,Unless to spy my shadow in the sunAnd descant on mine own deformity.And therefore since I cannot prove a loverTo entertain these fair well-spoken days,I am determined to prove a villain. » (I. 1. 24-30)Ainsi il nous entraîne dans ses actions. Il séduit Lady Anne, eta≤rme, confiant, « je ne la garderai pas longtemps » (« I’ll have her, but Ishall not keep her long »). Au sujet de son frère Clarence, il dit : « Je t’aimeautant que je vais tout de suite envoyer ton âme au Ciel » (« I do love theeso that I shall shortly send thy soul to heaven »). A cause de ses commentaires,visiblement honnêtes, même s’il se vante et poursuit le pouvoirsans pitié, nous le croyons. Souvent il fait la satire des attitudes prétentieusesou malhonnêtes de ceux qui l’entourent.On pourrait même dire qu’il est doté de plusieurs des caractéristiquesde son auteur. Il parle une langue poétique et riche en métaphores, ilprend visiblement plaisir à distiller un humour subtil, des calembours, desrépliques rap<strong>id</strong>es et drôles, et par-dessus tout il croit au pouvoir immensedes illusions théâtrales. Machiavélique sous une apparence de grâce, ilmaintient, au moins pendant la première moitié de la pièce, des relationsplaisantes, même intimes, avec l’audience. Jamais meurtrier ou tyran pluscharmant n’avait été vu sur la scène élisabéthaine. Sa séduction de LadyAnne, dont il a tué le père et le mari bien-aimé, est époustouflante.Ici le dramaturge condense la réalité historique. Les funérailles d’Henri VIen 1471, la cour faite à Lady Anne en 1472, le meurtre de son frère Clarencedans la Tour de Londres en 1478, et la mort d’Edouard IV en 1483se déroulent tous en même temps. Le jubilant Richard court d’un défi àl’autre. Il rencontre le cortège d’Henri VI dans la rue, et croise ainsi LadyAnne. Le dialogue est exquis. Il la flatte en demandant qu’elle ralentisse,il égale le rythme de ses paroles, échange son « ange » pour son « démon »,puis accélère et finit par la séduire principalement grâce à son habiletéverbale.Mais en même temps Shakespeare semble suggérer que l’acteur habile,bien que doué d’une grande flexibilité, est parfois v<strong>id</strong>e – sonne creux.Richard excelle en tant que poseur parce qu’il est misérablement isoléet sou±re d’une inadaptation socio-a±ective ; il triomphe dans ses posesparce que sa vie intérieure est terne. L’ingéniosité qu’il déploie pour détruiretoutes et tous est brillante, mais elle ne dure pas longtemps. Le personnagene change pas, mais notre intimité avec lui diminue après qu’ilperd son sens de l’initiative, tant théâtrale que politique. Le chœur desReines gémissantes évoque notre sympathie, tout comme cette inventiondu chœur des fantômes, au point que Richard devient si distant que l’onfinit par se concentrer sur ses pensées plutôt que sur ses actions. « I shalldespair », conclut-il, et il se rend sur le champ de la bataille finale dans cetétat de désespoir.Richard III, ce méchant haut en couleur et spectaculaire, a toujoursattiré les vedettes du théâtre et du cinéma (Laurence Olivier, Al Pacino,Sir Ian McKellen), et à l’époque de Shakespeare la pièce était aussi appréciéedu public que Romeo and Juliet et Hamlet. Shakespeare avait conçule rôle pour son acteur principal Richard Burbage, probablement en 1591,et Burbage connut un succès durable dans ce rôle, comme en atteste cettemerveilleuse anecdote inscrite, en 1602, dans le journal de Sir JohnManningham : une femme londonienne « s’éprit tellement » de la performancede Burbage qu’elle s’arrangea pour le faire entrer un soir dans sachambre à coucher en tant que Richard III. Mais William Shakespeareeut vent de l’arrangement, et « prit plaisir au jeu avant que Burbage nevienne ». Quand Burbage arriva pour son rendez-vous galant, « le messagefut transmis que Richard III était sur le pas de la porte ; Shakespearefit savoir en retour que William the Conqueror (Guillaume le Conquérant)passait avant Richard III ».Neil ForsythJean-Quentin Châtelain


PLIUITBCESaison <strong>10</strong>/11AbonnezvousShakespeare / La Tragédie comique / Pippo DelbonoLes Femmes savantes / Yann Lambiel / Lecture Hip HopLe Ballet du Grand Théâtre de Genève / Israel GalvánChristophe Alévêque / Compagnie Alias / Omar Porraswww.crochetan.chLa chasse aux abonnements est ouverte !DESIGN ALAIN FLOREY PHOTO © CHARLES NIKLAUS


Chapiteau extérieurDu 8 septembreau 3 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>La piste làpar le Cirque AïtalDans les jardins duThéâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Théâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 11


Mais pourquoi entend-on tant parler de rapport de tailles, à propos de ce spectacle ? Peut-êtreparce qu’en e±et Victor Cathala, le porteur main à main, mesure près de 2 mètres. Kati Pikkarainen,l’acrobate qu’il soulève dans les airs et rattrape entre ses mains, atteint à peine le 1,60 mètre.Ils forment, c’est vrai, un duo étonnant. Ils sont si complices qu’on a parfois l’impression, pendantla représentation, d’assister au jeu de deux enfants, qui testeraient devant nous les limites des loisde la gravité et de leurs propres proportions.La piste là est peut-être avant tout une histoire de rapports, en fait…De rapport au public d’abord : avec son humour, le Cirque Aïtal émeut et séduit les spectateurs.Avec ses performances, il les met dans un état de tension, rap<strong>id</strong>ement soulagée par l’incroyablemaîtrise technique qu’ils déploient : l’admiration succède à la peur.Mais il est aussi question de rapport à son art : avec son utilisation des codes circassiens, ils esquissenttoute une grammaire de cet art mobile et ancien. Des premiers jeux romains à la banquine,des bateleurs et troubadours du Moyen Age aux clowns, le Cirque Aïtal s’inscrit dans une longuehistoire de savoir-faire. Ces artistes passionnés reprennent avec grâce le flambeau et nous présententun cirque nouveau, mais qui évoque aussi des traditions pleines de vie, cuisinées à leur sauce,qu’ils se font une joie de transmettre au public émerveillé.Carina CarballoLa piste làpar le Cirque AïtalDu 8 septembre au 3 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>Chapiteau extérieurConception et interprétation :Victor Cathala & Kati PikkarainenComposition musicale :Mathieu LevavasseurArrangement musical :Florian Appl & Helmut NünningA<strong>id</strong>e à la mise en scène :Pablo Ariel BursztynLumière :Claude CouffinCostumes :Odile HautemulleConstruction scénographie :Manu CéalisRégie technique :Patrick Cathala, Simon Cathala,Jérôme DecheletteProduction, diffusion :Sotira DhimaSur la piste :Victor Cathala (porteur)Helmut Nünning (musicien)Kati Pikkarainen (voltigeuse)Matias Salmenaho (porteur, jongleur)Coproduction :Circuits, Scène conventionnée pour les arts du cirqueà AuchLa Brèche, Centre régional des arts du cirque de CherbourgThéâtre La Coupe d’Or, Scène conventionnée de RochefortThéâtre Firmin Gémier, Scène conventionnée d’AntonyCirque AïtalAvec le soutien de :La DRAC M<strong>id</strong>i-PyrénéesLe Conseil régional de M<strong>id</strong>i-PyrénéesLa Ville de Paris/Prix Paris Jeunes TalentsFondation E.C.ART Pomaret, sous l’ég<strong>id</strong>e de l’Institutde FranceFondation BNP ParibasDMDTS, a<strong>id</strong>e à la rés<strong>id</strong>enceRés<strong>id</strong>ences :Espace Périphérique – Parc de la Villette/Ville de ParisLa Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-ValléeLe Sirque – Pôle Cirque de Nexon en LimousinCircuits à AuchLa Brèche à CherbourgEspace Cirque d’Antony – Théâtre Firmin GémierCCI de Figeac & Réseau Chaînon ManquantLe Cirque Aïtal est associé au collectif Cheptel AleïkoumMercredi 08.09. 19h30Jeudi 09.09. 19h30Vendredi <strong>10</strong>.09. 19h30Samedi 11.09. 19h30Dimanche 12.09. 17h00Lundi 13.09. relâcheMardi 14.09. relâcheMercredi 15.09. 19h30Jeudi 16.09. 19h30Vendredi 17.09. 19h30Samedi 18.09. 19h30Dimanche 19.09. 17h00Lundi 20.09. relâcheMardi 21.09. relâcheMercredi 22.09. 19h30Jeudi 23.09. 19h30Vendredi 24.09. 19h30Samedi 25.09. 19h30Dimanche 26.09. 17h00Lundi 27.09. relâcheMardi 28.09. relâcheMercredi <strong>29</strong>.09. 19h30Jeudi 30.09. 19h30Vendredi 01.<strong>10</strong>. 19h30Samedi 02.<strong>10</strong>. 19h30Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h00Durée :1h05Age conseillé :tout public, dès 6 ansGenre :cirqueThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 13Revue de presseLe premier spectacle dujeune Cirque Aïtal est un petitchef-d’œuvre de maestria, defraîcheur et d’humour. Dansce cirque minimaliste, VictorCathala, géant sol<strong>id</strong>e commeun roc, et Kati Pikkarainen,lutin léger comme l’air, défientles lois de l’équilibre et noustiennent en haleine.Dada – revue d’art n° 134,janvier 2008Une acrobate de poche blondecomme les blés, un colosse auprofil botticellien et un troisièmelarron, musicien et acrobate,pour former le cercle.A eux trois, sous un modestechapiteau sans décor, ils fontbeaucoup avec très peu : unemusique bondissante, desacrobaties à couper le souffle,des clowneries à tout bout dechamp, de la magie et mêmedes animaux. Ils sont chacuntoutes les figures du cirqueà la fois. La piste là, premierlong spectacle de ces jeunesgens issus du Cnac, adresseun hommage plein d’humouret de poésie à la geste essentielledu cirque.Maïa Bouteillet (Libération),4 <strong>octobre</strong> 2007Avec La piste là, le Cirque Aïtala conçu cette année un petitbijou de spectacle, vif, drôle,tendre, millimétré, à ne manquersous aucun prétexte.Stéphanie Barioz (Télérama),5 au 11 septembre 2007La piste là est un spectacletendre et drôle, insolite aussi,qui détourne à l’envi les codesdu cirque et sa plus belleutopie : vivre ensemble.Thierry Voisin (Stradda),juillet 2007Toute la joie et la force d’uncirque universel sont ici réuniesdans le travail d’un trioqui ne ménage ni sa peine nison enthousiasme en revisitantl’un des essentiels de lapiste, le porté acrobatique,avec brio et humour.Françoise Dargent (Le Figaro),20 août 2007Spectacle enlevé, musiqueentraînante, La piste là est unvéritable petit bijou du cirquecontemporain, sous chapiteauet en piste. (…) Entre poésie etémotions, les rires fusent sousle chapiteau.Carène Verdon (Le Parisien),23 septembre 2007Photos : Mario Del CurtoDesign : Les Ateliers du Nord/Werner Jeker, Benoît Deschamps


Pressde Pierre RigalDu 28 septembreau 17 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>Chapiteau V<strong>id</strong>y-LConception, scénographie,chorégraphie et interprétation :Pierre RigalConstructeur, éclairagiste,machiniste :Frédéric StollMusique originale en direct :Nihil BorduresAssistante à la chorégraphie :Mélanie ChartreuxMise en production :Sophie Schne<strong>id</strong>erDurée :1hAge conseillé :dès 12 ansSpectacle créé le 15 février 2008au Gate Theatre LondonProduction :Compagnie dernière minuteGate Theatre LondonCoproduction :Rencontres chorégraphiques internationalesde Seine-Saint-Denis,Théâtre Garonne – ToulouseAvec le soutien de :la DRAC M<strong>id</strong>i-Pyrénéesla Ville de Toulousela Région M<strong>id</strong>i-Pyrénéesle Conseil général de la Haute-Garonnela convention Culturesfrance/Ville deToulouseEn collaboration avec :<strong>Lausanne</strong>Danse 20<strong>10</strong>et La Bâtie – Festival de GenèveLa compagnie dernière minute reçoit lesoutien de la Fondation BNP Paribas pourle développement de ses projets.Mardi 28.09. 20h30Mercredi <strong>29</strong>.09. 20h30Jeudi 30.09. 20h30Vendredi 01.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 02.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h00Lundi 04.<strong>10</strong>. relâcheMardi 05.<strong>10</strong>. 20h30Mercredi 06.<strong>10</strong>. 20h30Jeudi 07.<strong>10</strong>. 20h30Vendredi 08.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 09.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche <strong>10</strong>.<strong>10</strong>. 17h00Lundi 11.<strong>10</strong>. relâcheMardi 12.<strong>10</strong>. 20h30Mercredi 13.<strong>10</strong>. 20h30Jeudi 14.<strong>10</strong>. 20h30Vendredi 15.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 16.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche 17.<strong>10</strong>. 17h00Rencontre public – artisteavec Pierre RigalThéâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Mercredi <strong>29</strong> septembreModération :Corinne JaquiéryLe spectacle est à 20h30, la rencontrea lieu à son issue, sur la scène(entrée libre)Après Asphalte, qui a fait vibrer la grande scènel’hiver dernier, Pierre Rigal fait à nouveau escale àV<strong>id</strong>y avec Press, insolite solo adulé par la critique.A découvrir également début 2011 au bord del’eau : Micro, sa nouvelle création autour des figuresmythiques du rock.M. B.Press met en situation l’image de l’homme modernedans son immense banalité et en même tempsdans son énigmatique complexité. Le corps decet indiv<strong>id</strong>u-produit, dandy inquiétant, est mûpar l’enchaînement standardisé de ses propresautomatismes, mais aussi par les rouages de sonétroit espace vital. Peut-être avec consentement,il se retrouve captif dans une pièce quasimentv<strong>id</strong>e. Les modifications mécaniques de cetenvironnement physique et mental agissent surson corps, l’obligeant à adapter en permanenceson positionnement et son mouvement. Il estalors entraîné dans une absurde et angoissanteimpasse...Pierre RigalEchos de la presse« Un petit bijou d’intelligence et de philosophie enaction. (...) Dans son costard-cravate qui ne dissimuleplus rien tant sa déroute est totale, l’antihérosincarné par Rigal récapitule physiquement, avecbeaucoup d’invention, les grands motifs de lanausée contemporaine : solitude, enfermement,fatigue, claustrophobie, insomnie... »Le Monde, Rosita Boisseau« Précis de poésie dans quelques mètres carrés. »Les Inrockuptibles, Philippe Noisette« Ce solo dans un étau, sans l’a<strong>id</strong>e d’aucun texte,parle à tout un chacun. Un ton singulier pour uneœuvre universelle. »Télérama, Rosita Boisseau<strong>Lausanne</strong>Danse<strong>10</strong>Voir, découvrir, échanger ou pratiquer<strong>Lausanne</strong>Danse<strong>10</strong> vous propose plus de 20 rendez-vous avec la danse contemporaineDu 22 septembre au 3 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>, 13 e édition du Festival international de danse de <strong>Lausanne</strong>© Frédéric StollLa contrebassede Patrick SüskindDu 3 au 21 novembre 20<strong>10</strong>Salle de répétitionTraduction :Bernard LortholaryMise en scène :Natascha RudolfScénographie, lumière :Luc JennyCostumes :Natascha RudolfSon :Stéphane SeddohMusique et jeu :Hubertus BiermannDurée :1h40Age conseillé :dès 15 ansGenre :théâtreLe texte est publié aux Editions FayardCoproduction :Ligne 9 théâtre – Théâtre de Saint-Quentinen-Yvelines,scène nationaleAvec le soutien de :MC93 de BobignyEPCC Château de La Roche-GuyonMercredi 03.11. 19h30Jeudi 04.11. 19h30Vendredi 05.11. 19h30Samedi 06.11. 19h30Dimanche 07.11. 18h30Lundi 08.11. relâcheMardi 09.11. 19h30Mercredi <strong>10</strong>.11. 19h30Jeudi 11.11. 19h30Vendredi 12.11. 19h30Samedi 13.11. 19h30Dimanche 14.11. 18h30Lundi 15.11. relâcheMardi 16.11. 19h30Mercredi 17.11. 19h30Jeudi 18.11. 19h30Vendredi 19.11. 19h30Samedi 20.11. 19h30Dimanche 21.11. 18h30« J’ai écrit La contrebasse durant l’été 1980. Il s’agitlà – à côté d’une quantité d’autres choses – del’existence d’un homme dans sa petite chambre. »Patrick SüskindEn intitulant son texte La contrebasse, faisant ainsiplaner l’<strong>id</strong>ée que l’instrument serait finalementplus marquant que celui qui le jouerait, PatrickSüskind indique d’emblée le prisme déformantdans lequel son récit s’inscrit. C’est dans l’ombrede ce grand corps sonore envahissant, émouvantet mystérieux, que vit le héros anonyme de cetexte.(…)Instrument à taille humaine, la contrebasse cachele corps du musicien qui la tient embrassée contrelui. Il faut de l’engagement pour mettre l’instrumenten branle et, quand enfin il vibre, le contrebassisteperçoit le son par tout son corps, expériencephysique particulière, charnelle, tant par lesvibrations ressenties que par l’énergie déployée.On est dans l’empire des basses fréquences, cellesqui traversent les corps, les murs, celles qu’onentend mieux de loin...C’est dans ce monde secret et souterrain quevit cet homme. Sa contrebasse, elle l’a façonné,elle détermine sa vie. Il n’en est presque plusqu’un appendice, une proie. Il a été choisi par soninstrument au moins autant qu’il l’a choisi. Dansson petit espace vital, elle est physiquement etpsychiquement incontournable. Il ne voit sonpassé, son présent et son futur que par elle. Il s’agitd’un lien fort, d’un amour très compliqué. D’autantplus compliqué que ce « quelqu’un », comme ditPatrick Süskind – ce « monsieur tout le monde »qui ne parvient à devenir personne –, coincédans sa chambre avec son seul instrument, saseule bouteille de schnaps et sa soif inextinguibled’amour et d’art, caresse des <strong>id</strong>éaux d’absolu qu’ilse pense indigne de pouvoir jamais atteindre, alorsque du fond de la fosse, cet homme anonyme, enpleine méconnaissance de lui-même, participe tousles soirs au mystère profondément bouleversantqu’est celui de la musique en train de se faire.Natascha Rudolf et Hubertus Biermann© Dan Aucante<strong>Lausanne</strong>Danse<strong>10</strong> propose une programmation de danse contemporaine, résultat d’une étroitecollaboration entre le Théâtre Sévelin 36, initiateur du festival, et les autres salles qui programmentde concert les artistes invités : cette année, l’Arsenic, f<strong>id</strong>èle compagnon et, pour la première fois,le Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>. Cette 13 e édition rassemble des productions locales et internationales,circulant sur les grandes scènes qui font la danse d’aujourd’hui. Vous y découvrirez des artistesaux sensibilités remarquables, mondialement connus ou émergeants, dynamiques et inventifs : Jean-Claude Gallotta (F) au Métropole, Dominique Boivin (F) à la Place de l’Europe, Pierre Rigal (F) auThéâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>, Laurence Yadi, Nicolas Cantillon – Compagnie 7273 (CH/F), Cindy VanAcker (CH), Olga Mesa (ES), Alain Buffard (F) à l’Arsenic et Virgilio Sieni (I) au Théâtre Sévelin 36.Vous pourrez aussi assister aux rencontres public/artistes à l’issue des représentations, participerà des ateliers de danse avec les chorégraphes Laurence Yadi et Nicolas Cantillon, Pierre Rigal, AlainBuffard, ou encore assister à la projection de films de danse d’après les soli de Cindy Van Acker.www.lausannedanse.comInformations et réservations par lieux :Arsenic | +41 21 625 11 36 | reservation@arsenic.ch | www.arsenic.chThéâtre Sévelin 36, Place de l’Europe | +41 21 620 00 <strong>10</strong> |info@theatresevelin36.ch | www.theatresevelin36.chSalle Métropole | www.starticket.ch | 0900 325 325 (Fr. 1,19/min.)Théâtre V<strong>id</strong>y-L | +41 21 619 45 45 | billetterie@v<strong>id</strong>y.ch | www.v<strong>id</strong>y.chAvec le soutien de :Etat de Vaud, Ville de <strong>Lausanne</strong>, Loterie Romande, CulturesfranceThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 15« Comédien vif et sensible, clown maigre, musiciendélicat, chanteur au très beau timbre qui passedu français à l’allemand, Hubertus Biermannsubjugue. Il est d’une cocasserie merveilleuse.On croit à ce personnage combattant et tellementhumain ! »Le Figaro, Armelle Héliot« Des trois ou quatre versions de cette pièce quenous avons vues, celle-ci n’est pas seulement lameilleure : elle e±ace tout ce qui a pu être faitdéjà. Comment ? Par une double présence, celled’un fantastique comédien, Hubertus Biermann,et sa contrebasse. (…) Biermann joue violent etjuste, pas parce qu’il est contrebassiste : parcequ’il entend le texte. »Le Monde, Francis Marmande« La mise en scène subtile de Natascha Rudolfpropose un spectacle sombre et très original. »Télérama


ANSANS


Le clownest démasqué :il était cinéaste !1Pour ceux qui ne le sauraient pas, et pourfaire court, disons que Charlie Rivel(1896-1983), né à Barcelone, a été l’équivalentd’un Grock, un des clowns les plusimportants du XX e siècle.2Op. cit. : « La joie est pareille à un fleuve ; rienn’arrête son cours. Il me semble que tel estle message que le clown s’efforce de noustransmettre : que nous devons nous mêlerau flot incessant, au mouvement, ne pasnous arrêter à réfléchir, comparer, analyser,posséder, mais couler sans trêve et sans fin,comme une intarissable musique. A nousd’en faire une réalité. »3Signalons pour l’anecdote que Siam, l’éléphantqui apparaît dans le film et y joue unrôle très important, a été acheté au CirqueKnie ! Il a été « importé » de Suisse à l’âge de18 ans pour l’occasion et, après le tournage,est resté au Zoo de Vincennes. Etaix nerate d’ailleurs jamais une occasion de voirles spectacles du Knie, dont il est un grandadmirateur.4Sauf en Suisse : avec l’accord de FreddyBuache, l’une des rares copies de Yoyodéposée à la Cinémathèque suisse a étéprésentée « illégalement » pendant plusieursannées dans le cadre du club de cinémapour enfants La Lanterne Magique. Sansle savoir, les enfants suisses qui ont vu lefilm à cette occasion ont été de véritablesprivilégiés !Il Etaix (une fois) Pierre, né à Roanne le 23 novembre 1928.A 5 ans déjà, découvrant les clowns du Cirque Pinder, Pierre Etaix a su qu’il prêterait àrire. Et c’est bien ce qu’il a fait. En commençant par son nom !Mais à la di±érence de tant d’êtres humains qui ne vivent que pour une chose à lafois (l’astronomie, les assurances ou la pêche à la ligne), Pierre Etaix n’a jamais arrêtéde tout faire en même temps. En vrac, mais à peu près dans l’ordre d’entrée en scène : ila appris le dessin, la peinture, le jonglage, la mandoline, le violon et la prest<strong>id</strong>igitation ;il a été artiste de music-hall, illustrateur, gagman et assistant personnel de Jacques Tati(pendant près de quatre ans), cinéaste, clown, fondateur de l’Ecole du Cirque de Paris(avec sa femme Annie Fratellini), comédien. Il a remporté un Oscar à Hollywood avecson deuxième court métrage, en 1963. Celui qui fut un de ses modèles, le grand clowncatalan Charlie Rivel 1 , est devenu un de ses amis. Tout comme l’immense Jerry Lewis,qui cons<strong>id</strong>ère Etaix comme un maître ! Admirateur de Buster Keaton, Jean Renoir ouJacques Tati, il est à son tour admiré par les plus grands cinéastes d’hier et d’aujourd’hui(de Bresson à Fellini en passant par Tru±aut). Il vient de jouer un producteur mal avisédans Chantrapas, le dernier film du cinéaste géorgien Otar Iosseliani (présenté àCannes) et sera à l’a≤che du prochain film du réalisateur finlandais Aki Kaurismäki.A ses débuts, dans les années 50, Pierre Etaix alterne son travail d’illustrateuravec des apparitions sur d’innombrables scènes de cabaret et de music-hall (commele Cheval d’Or, l’ABC, les Trois Baudets, Bobino, l’Alhambra). Il fait même avec BobyLapointe la première partie de Johnny Hallyday à l’Olympia !En 1960, à la demande de Jacques Tati et de Bruno Coquatrix, il présente sonnuméro dans le spectacle Jour de fête à l’Olympia. C’est alors que le producteur PaulClaudon insiste pour qu’il lui fasse des propositions de courts métrages. Ce qu’il faiten compagnie d’un scénariste, écrivain et dramaturge qui est devenu aujourd’hui l’undes plus célèbres au monde, Jean-Claude Carrière, collaborateur attitré de Luis Buñuelpendant vingt ans, dramaturge de Peter Brook, et aujourd’hui acteur dans Copie conformed’Abbas Kiarostami.Jeune homme de plume, Carrière avait été embauché pour écrire un livre sur Lesvacances de Monsieur Hulot, illustré par Pierre Etaix. De cette rencontre vont naîtreun autre livre sur Tati et Mon oncle, puis d’innombrables projets de films dont deuxcourts – Rupture (1961) et Heureux anniversaire (1963) – et quatre longs métrages – Lesoupirant (1963), Yoyo (1965), Tant qu’on a la santé (1966) et Le grand amour (1969).Même si Etaix réalise sans lui Pays de Cocagne (1971), une comédie documentaire autourdes vacances, ils continueront à multiplier les projets, les livres, les collaborations, enparticulier, au milieu des années 80, Nom de Dieu, l’adaptation d’un livre que PierreEtaix cons<strong>id</strong>ère comme le plus beau jamais écrit sur la figure du clown, Le sourire aupied de l’échelle d’Henry Miller 2 .Ces films, malgré leur reconnaissance critique et souvent publique, ne vont toutefoispas permettre à Pierre Etaix de réaliser tous ses rêves. Comme si ce créateur protéiforme,capable de faire une tournée du Cirque Pinder en tant que clown et, en tant que cinéaste,gagner plusieurs prix dans des festivals prestigieux (à Cannes en particulier), étaitétrangement resté dans l’ombre de ses rêves, caché derrière sa figure élégante, à lamanière d’un clown qui a ôté son maquillage et que personne ne reconnaît plus.Car si tout le monde a vu, une fois, la silhouette dessinée de Jacques Tati enMonsieur Hulot sur l’a≤che rouge de Mon oncle, personne ou presque ne sait quel’auteur du dessin est Pierre Etaix. Tous ceux qui ont vu des films aussi di±érents quePickpoket de Robert Bresson, Les clowns de Federico Fellini, Max mon amour de NagisaHoshima l’ont même vu à l’écran. Mais sans savoir que ce Pierre Etaix est un cinéasteet un clown de renom, et que s’il apparaît dans ces films c’est aussi, pour leurs auteurs,une manière de dire tout ce qu’ils lui doivent – en tant que cinéaste. Car si les aléas desfinancements et la frilosité de nombreux producteurs n’ont pas permis à Pierre Etaixde signer un nombre plus important de films, il n’empêche que son œuvre est, pour lescinéphiles, l’une des plus importantes et singulières dans le cinéma.Il su≤t de (re)voir l’extraordinaire Yoyo (1965) pour en prendre immédiatementconscience. Quelque part entre Tati, Keaton, Vigo et Bresson, justement, son cinémasemble installer d’emblée une manière de raconter, de filmer et de faire rire quirenouvelle les codes.Etaix met ici en scène un homme très riche qui s’ennuie dans son immensedemeure, entouré d’une armée de majordomes. Voyant passer la caravane d’un cirque,il s’en o±re le spectacle pour lui tout seul, faisant ériger le chapiteau dans la cour deson palais. Il y retrouve l’écuyère acrobate qu’il avait aimé jadis, du temps où il étaitsaltimbanque, lui aussi… Elle lui apprend que son fils, un petit clown, est aussi le sien.Le film bascule alors et saute à la génération suivante : le récit va désormais suivre ledestin de cet enfant de la balle qui deviendra clown, célèbre, et qui, marchant dansles traces de son père, finit par restaurer le palais de famille et s’y ennuyer ferme.Heureusement qu’un cirque, à nouveau, passera par là…A travers ce récit qui n’est pas sans résonances autobiographiques (son personnagede clown, inspiré par Rivel, s’appelle aussi Yoyo, et c’est év<strong>id</strong>emment lui qui l’interprètedans le film), Pierre Etaix réunit à l’écran ses amis clowns, acrobates, magiciens, dansune sorte de film miroir entre le cinéma et l’univers de cirque 3 . Mais ce n’est pas tout.Dans cette œuvre ambitieuse, il met aussi en scène un siècle d’histoire (la crise de19<strong>29</strong>, les deux guerres mondiales) et de cinéma, du muet des origines (le début du film,sans paroles, est entrecoupé de « cartons ») à l’avènement de la télévision (qu’il critiquevertement).Yoyo n’est enfin pas seulement incisif, critique (sur la société de consommationnotamment) et drôle. Il incite le spectateur à une autre manière de voir,d’examiner le cadre pour en déceler toutes les subtilités, tous les gags quis’y cachent, à la façon d’une illustration vivante. Les ressorts comiquesou poétiques de Pierre Etaix ne passent pas seulement par ce qu’il metsur l’écran (comme il le mettrait sur une scène). Ils passent par un sens ducadre extrêmement élaboré (ce que l’on voit, ou pas), par son exploitationdu son (décalages, exagérations), du montage et des e±ets (ralentis,accélérés, caches). Il n’hésite pas à exploiter à bon escient à la fois lespremiers « trucs » de Méliès et les expériences de la Nouvelle Vague enplein déferlement. De fait, ce très grand cinéphile exploite à la fois toutesles ressources de la scène et du cinéma pour arriver à ses fins, à savoir unalliage subtil d’humour parfaitement inédit !On comprend dès lors que, en voyant Yoyo, un comédien, comiqueet cinéaste comme Jerry Lewis ait vu en lui un grand inspirateur. Il écritd’ailleurs dans la préface d’un des rares livres qui aient été consacrés àPierre Etaix : « Deux fois dans ma vie, j’ai compris ce qu’était le génie : lapremière fois, en regardant la définition du mot dans le dictionnaire, etla seconde fois en rencontrant Pierre Etaix. » Mais il est troublant queFrançois Tru±aut (qui n’a rien d’un comique) puisse écrire au cinéaste,à propos de Yoyo qu’il vient de découvrir : « C’est un beau film dont j’aiaimé chaque plan, chaque <strong>id</strong>ée et qui m’apprend des tas de choses sur lecinéma. » Car, en e±et, à travers son œuvre Etaix invente tout simplementune nouvelles façon de faire des films.Seule ombre au tableau : dans sa manière d’être capable de tout,Pierre Etaix ne s’est guère préoccupé de lui. Et ses films, peu à peu, ont étémis de côté, puis bloqués par une sombre a±aire de droits qui a duré vingtans. Pendant vingt ans, ils sont restés enfermés dans leurs boîtes sansque personne ou presque ne puisse les (re)voir 4 . Un imbroglio jur<strong>id</strong>iquequi ne s’est dénoué que l’an dernier, lui permettant enfin de superviser larestauration de l’ensemble de ses films – augmentés d’un court métrageinédit, En pleine forme, segment du film Tant qu’on a la santé écarté dumontage original.Ce sont ces nouvelles copies que vous pourrez voir, donc, sur lesécrans de la Cinémathèque suisse, d’abord, et ensuite dans tout le pays,augmentées de quelques-uns des films qu’il a interprétés.Mais comme si le cinéma retrouvé ne lui su≤sait pas, il en a profitépour remonter sur les planches, renouant avec le music-hall, et créer àV<strong>id</strong>y un nouveau spectacle qui fleure bon le jeu de mot, Miousik papillon.Comme pour démontrer que dans son œuvre le cinéma et la scène sontun et indivisible. Et faire un pied de nez au temps. Comme il l’écrit dansson livre Dactylographisme : « L’éternité est une longue histoire qui n’a niqueue ni tête. »Alors, s’il vous plaît, excusez le jeu de mots et ne dites plus jamaisPierre était. Mais Pierre EST. Profitez-en.Frédéric MaireDirecteur de la Cinémathèque suisseSoirée exceptionnelleavec Pierre Etaix organisée parla Cinémathèque suisseMercredi 20 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>à 20h30au Cinéma CapitoleLes films de Pierre Etaixvous seront présentés àpartir du 8 novembre 20<strong>10</strong>à la Cinémathèque suisse.Afin de célébrer cet événementcomme il se doit, Pierre Etaixsera présent au Cinéma Capitolede <strong>Lausanne</strong> pour une soiréespéciale qui lancera cetterétrospective, avec la projectiond’un court et d’un long métrage,agrémentée de quelquessurprises…Informations détaillées surwww.cinematheque.chThéâtre V<strong>id</strong>y-L<strong>Septembre</strong>/<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 17


PLIUITBCEsaison <strong>10</strong>/11 · le campingIV ÈME SAISON HORS LES MURSUn ballo in maschera VerdiL’Italiana in Algeri RossiniLa fille de Mme Angot LecocqPierre et le loup ProkofievRoméo et Juliette GounodRinaldo HaendelOrganiser son campementTHÉÂTRE DE BEAULIEU & SALLE MÉTROPOLET 021 3<strong>10</strong> 16 00 · WWW.OPERA-LAUSANNE.CHLe Baladindu Monde occ<strong>id</strong>entalde John M. Synge »14 , 15, 16, 17, 18 et22 septembre au Petit GlobeLocation024 423 65 84www.tbb-yverdon.ch<strong>29</strong> <strong>octobre</strong> 20h30 au TBBMise en scène Pierre Bauer28 sept. - 24 oct. Théâtre des Amis, Carouge


Théâtre Kléber-MéleauPloutosd’AristophaneDu 3 au 28 novembre 20<strong>10</strong>Théâtre Kléber-MéleauMise en scène :Philippe MenthaDécor/Scénographie :Jean-Claude MaretRéalisation des costumes :Patricia Faget – Verena GimmelAvec :Angélique IonatosDelphine LoveyVirginie MeisterhansLise RamuMarco CalamandreiGilbert DivorneBernard EscalonMichel F<strong>id</strong>anzaJacques GardelAlfredo GnassoJean-Pierre GosPhilippe MenthaClaude VuilleminDenis WaldvogelMercredi 03.11. 19h00Jeudi 04.11. 19h00Vendredi 05.11. 20h30Samedi 06.11. 20h30Dimanche 07.11. 17h30Lundi 08.11. relâcheMardi 09.11. 19h00Mercredi <strong>10</strong>.11. 19h00Jeudi 11.11. 19h00Vendredi 12.11. 20h30Samedi 13.11. 20h30Dimanche 14.11. 17h30Lundi 15.11. relâcheMardi 16.11. 19h00Mercredi 17.11. 19h00Jeudi 18.11. 19h00Vendredi 19.11. 20h30Samedi 20.11. 20h30Dimanche 21.11. 17h30Lundi 22.11. relâcheMardi 23.11. 19h00Mercredi 24.11. 19h00Jeudi 25.11. 19h00Vendredi 26.11. 20h30Samedi 27.11. 20h30Dimanche 28.11. 17h30La saison 20<strong>10</strong>-2011, aux allures de fête en sixactes, s’ouvre sur Ploutos d’Aristophane.Grande comédie utopique, ironique et sérieuse :pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres, des honnêtesgens et des escrocs ? Le dieu des richessesserait-il aveugle ? Aristophane le décrit ainsi,en 388 av. J.-C., et se demande : les aveugles neseraient-ils pas les hommes ? Il dédiait cette« course au trésor » à ses amis paysans, pour lesconsoler de leurs déboires.Autrefois, Ploutos, dieu de l’argent, récompensaitles vertus des hommes. Zeus alors lui brûlales yeux… les o±randes des profiteurs et des criminelsnourrissant le Ciel beaucoup mieux quecelles, bien maigres, des pauvres gens.Honnête toute sa vie, un modeste paysan s’inquiètepour l’avenir de son fils. Il convainc Ploutosde se faire guérir par le dieu de la médecine. Sesamis s’en réjouissent mais La Pauvreté elle-mêmesurgit !… pour leur rappeler qu’ils lui doivent cequ’ils ont de meilleur : la chasse et la pêche, lesarts et tous leurs métiers. Pressés de s’enrichir, lespaysans la renient, l’exilent.Et Ploutos retrouve la vue, et les paysans sontheureux ! Ils sont riches… mais ne le resterontqu’en se montrant honnêtes et justes ! Y parviendront-ils?Eviteront-ils l’av<strong>id</strong>ité, le mépris, la corruption, lesfaillites ?De vieilles questions pour aujourd’hui !Dans Le laboureur et ses enfants, La Fontaines’inspira sans doute de Ploutos.L’adaptation situe de nos jours cette utopie hauteen couleur, comédie pour quatorze acteurs, écritepar un grand auteur – en 2500 av. l’U.B.S.Du point de vue des serpentsde Giovanna MariniDu 12 au 19 décembre 20<strong>10</strong>Théâtre Kléber-MéleauAvec :Patrizia BoviFrancesca BreschiPatrizia NasiniGiovanna MariniCoproduction :Théâtres Kléber-Méleau/V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Dimanche 12.12 17h30Lundi 13.12 relâcheMardi 14.12 19h00Mercredi 15.12 19h00Jeudi 16.12 19h00Vendredi 17.12 20h30Samedi 18.12 20h30Dimanche 19.12 17h30Cette nouvelle cantate de Giovanna Marini pourson Quatuor Vocale fut composée pour les collaboratricesd’une longue vie de chants et de créations,Patrizia Bovi – Francesca Breschi – PatriziaNasini.Du point de vue des serpents raconte une foisencore l’Italie. Une Italie qui, petit à petit, perdavec son âme ses trésors, qu’elle remplace pourtantpar d’autres icônes et batailles nouvelles,souvent inattendues. Pour qui s’intéresse à ce quise passe, il vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.L’Italie a toujours un air de blessure ouverte etfraîche qui fait rire et pleurer.Le vieux et le nouveau ne se remplacent pas,ils mènent ensemble une grotesque danse amusanteà raconter ; on passe du très antique au trèsmoderne sans transition, en chantant.Les vieilles et tragiques disputes des familles,quand changeaient les mentalités, avaient un airde conflits religieux. Elles font place à des conflitsplus modernes, mais toujours tragiques, dus auxbouleversements de la vie quot<strong>id</strong>ienne, à des troprap<strong>id</strong>es changements de valeurs… à ne plus s’yreconnaître, faute de pouvoir suivre et comprendrece qui se passe. Valse frénétique dans unchaos complet où triomphent les « serpents ». Souriante,leur bêtise à double face semble rassurertout le monde. – Un discours à faire… à chanter…à voir.En bref,quatrespectaclesencore :1.Merci pour tout !Après Le portrait de Madame Mélo,après Infuser une âme, dès janvier2011, Claude-Inga Barbey nousdonne une pièce sur… le don. Onconnaît sa verve, on découvre sapoésie. Reste la question : commentdonner, jusqu’où, et à quel prix ?2.Le gardiende Harold Pinter, en mars. Son chefd’œuvre: il lui valut, et lui vautencore, un succès mondial. Toutsemble unir et séparer deux frèresde trente ans et un vieillard.Pourront-ils c ohabiter ?3.Cédric Pesciareviendra début mai, pour les cinquièmesrencontres musicales duKléber-Méleau. Pendant ses quatreconcerts et récitals, le piano seraroi.Une production Ensemble enScène.4.Angélique Ionatoset Katerina FotinakiDu 18 au <strong>29</strong> mai, nouveau récitald’Angélique Ionatos et KaterinaFotinaki. Une Production Accordscroisés. Joie, Soleil et Passion, dela Grèce à la France, pour salueren chantant la fin de la saison etla venue de l’été.Théâtre Kléber-Méleau<strong>Septembre</strong>-<strong>octobre</strong> <strong>10</strong>N˚ <strong>29</strong> | Page 21


Le Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong> en tournéeseptembre et <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>La médailleDu 9 septembre au 9 <strong>octobre</strong> – Théâtredu Rond-Point (Paris)Du 13 au 23 <strong>octobre</strong> – Théâtre de la CroixRousse (Lyon)Les chaisesDu <strong>29</strong> septembre au 22 <strong>octobre</strong> –Théâtre des Amandiers (Nanterre)Hiroshima mon amourLes 13 et 14 <strong>octobre</strong> – Perm (Russie)Toi partoutDu 27 septembre au 3 <strong>octobre</strong> – Alchimic(Genève)Stifters DingeDu 8 au 12 <strong>octobre</strong> – International ArtsFestival (Melbourne – Australie)La FabbricaDu 1 er au 23 <strong>octobre</strong> – Théâtre Marigny(Paris)Richard IIILes 12 et 13 <strong>octobre</strong> – Nuithonie (Fribourg)Le 15 <strong>octobre</strong> – Théâtre du Crochetan(Monthey)Le 26 <strong>octobre</strong> – Théâtre de Valère (Sion)La vieille et la bêteLes 1 er et 2 <strong>octobre</strong> – FestivalEffervescence (Nevers)Le 8 <strong>octobre</strong> – Scène nationale (Belfort)Les 14 et 15 <strong>octobre</strong> – Romain Roland(Villejuif)Les 18 et 19 <strong>octobre</strong> – L’ESPAL (Le Mans)Du 22 au 26 <strong>octobre</strong> – ABC Théâtre desFeuillants (Dijon)Les <strong>29</strong> et 30 <strong>octobre</strong> – Festival ThéâtrePan (Lugano)Gaff AffDu 18 au 24 <strong>octobre</strong> – Sydney OperaHouse (Sydney – Australie)Sans objetLe 23 septembre – Festival Sofia DanceWeek (Sofia – Bulgarie)Du 30 septembre au 2 <strong>octobre</strong> – FestivalRoma Europa – Théâtre Vascello (Rome)Les 9 et <strong>10</strong> <strong>octobre</strong> – Equinoxe Scènenationale (Châteauroux)Du 20 au 22 <strong>octobre</strong> – La Coursive Scènenationale (La Rochelle)Les « Grands Débats » : des rencontres enrichissantes en perspective !En partenariat avec Payot Libraire et L’Hebdo, le théâtre ouvre ses portes à despersonnalités du domaine politique, scientifique, médiatique ou culturel, en lien avecl’actualité littéraire. Le 27 septembre 20<strong>10</strong> à 19h, le philosophe et écrivain AlexandreJollien sera l’invité des Grands Débats à V<strong>id</strong>y.Entrée libre.Blog du Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Vous avez la possibilité de vous exprimer sur notre blog (à l’adresse http://blog.v<strong>id</strong>y.ch).Cet espace est un lieu pour prolonger notre rencontre et vous donner l’occasion de nousfaire part de vos impressions, de vos envies, de vos coups de cœur, mais aussi de vosmécontentements, de vos déceptions.Nouveauté :Le Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong> o±re une application gratuite sur iPhone disponible sur AppStore. Conviviale et interactive, cette nouvelle application vous permet de consulteren tout temps et tout lieu notre programmation et d’e±ectuer vos réservations. DepuisiTunes, sur App Store, télécharger l’application gratuite et qui s’installe en un clic. Lelogo du Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong> apparaît sur l’écran de votre iPhone et vous pouvezdésormais accéder à nos news, à notre programmation et aux réservations.Développé par Softtronic sarl (contact@softtronic.ch).Rejoignez-nous surwww.twitter.comet www.facebook.com etrecevez des informationsrégulières sur leThéâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>.Direction :René GonzalezDirecteur adjoint :René ZahndAdministrateur :Thierry TordjmanAttachée de production :Pauline MassonResponsable de la comptabilité :Patrick OulevaySecrétaire-comptable :Erika MalherbeComptabilité et informatique :Marc VicariSecrétaire-réceptionniste :Francine PerrenResponsable presse et communication :Sarah TurinAssistantes presse et communication :Marie BertholetAnne-Lise TacheronChargées des R.P. :Carina CarballoCorinne Doret BaertschiAccueil des artistes:Isabelle ImsandResponsable tournées :Xavier MungerAdministrateurs de tournée :Elizabeth GaySylvain D<strong>id</strong>ryChristine VaudoisCéline GaudierDirectrice de la diffusion :Barbara SuthoffArchives :Valérie SugnauxTransHelvetia, diffusion et tournée :Carina CarballoXavier MungerResponsable des relations avecles adhérents :Chantal PeletResponsable location et librairie :Virginie Favre AdemiBar :Emmanuel Do NascimentoJules HoxNouri MontasriEntretien :Fatmir AdemiPhotographie :Mario Del CurtoDesign :Les Ateliers du Nord/Werner JekerBenoît DeschampsPhotolithographie :BombieEn formation :Mathieu DevaudMyriam GemierCoraline KuryAccueil :Marie AmmeterSilvia Boquete RiveraChloé BrechbühlNatacha Gonzalez (resp.)Cécile GresetFrédéric HoffmannKaty KühniJonas LambeletSara OswaldSamela SulejmaniMurielle TengerLaure VogtLocation :Magali Charlet, Monique Corradini,Jonas Guyot, Stéphanie Luginbuehl,Marlyse Müller, Jeanne Perrin,Thi Samet Tang, Jean-François UldryWebdesigner :Jeanne-Lucie SchmutzLe prochain journalparaîtra lemercredi 20 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>Théâtre V<strong>id</strong>y-LAvril à juin 20<strong>10</strong>N˚ 28 | Page 22Equipe technique Saison 20<strong>10</strong>-2011Direction technique :Michel BeuchatAdjoint direction technique :Marc MoureauxSecrétaire direction technique :Laurence DiotChef d’atelier construction décor :Thomas BeimowskiChef département électrique :Thierry KaltenriederChef département son :Fred MorierChef département audio-visuelet graphisme :Jérôme VernezCheffe département expositions etdessins :Simira RaebsamenRégisseurs généraux :Nicolas Br<strong>id</strong>elJulio CabreraMarcel ChalletRégisseurs généraux de scène :Frédéric AguetFélix DorsazChristian MayorPascal RossetAccessoiristes :Stéphanie AguetGeorgie GaudierResponsable costumes, maquillageet coiffure :Rosi MorillaConstructeurs :Hervé ArlettiStéphane BoulazThuy Lor VanMachinistes :Jean-Daniel Buri, Bruno Dani,Mathieu Dorsaz, Fabio Gaggetta,Natacha Gerber, Xavier de Marcellis,Mathieu Pegoraro, Nicolas Pilet,Philippe Puglierini, Stéphane SagonRégisseurs lumière :Mattias Bovard, Claude Burgdorfer,Roby Carruba, Boussad Deghou,Adrien Gardel, Christophe Glanzmann,Christophe Kehrli, Samuel Marchina,Benoît Michellod, Jean-Luc Mutrux,Dav<strong>id</strong> Perez, Nicolas W<strong>id</strong>mer,Erik ZollikoferElectricien :Roger MonnardRégisseurs son :Ludovic GuglielmazziDenis HartmannRégisseur audio-visuel :Stéphane JanvierRégisseur son – monteur v<strong>id</strong>éaste :François PlansonRégisseur son – assistant monteurv<strong>id</strong>éaste :Michaël RomaniszinCollaborateurs occasionnelspour la saison 20<strong>10</strong>-2011Machinistes :Damien Christen, Xavier de Marcellis,Enrique Méndez Ramallo, Alexis Nabet,René Périsset, Stéphane SagonRégisseur lumière :Alain CaronRégisseurs son :Patrick Ciocca, Jocelyn RaphanelPeintre :Sibylle PortenierHabilleuses :Christine AriasKarine DuboisCélia FranceschiDanielle JeauffreStagiaire déco :Florian GuexConseil de fondationPrés<strong>id</strong>ente du conseil :Vera MichalskiPrés<strong>id</strong>ent d’honneur :Raymond JunodMembres du conseil :Anne BiélerPascal BroulisPierre-Henri DumontNathalie Fluri (secrétaire)Jean-Claude GrangierFrédéric MaireJacques MichelJean-Yves P<strong>id</strong>ouxCharly RothenClaude RueyFabien RufJean-François ThonneyOscar TosatoBrigitte War<strong>id</strong>elElisabeth WermelingerSilvia ZamoraGeneviève ZirilliPrivilèges pour les adhérents 20<strong>10</strong>-2011 :f échange de billet 4x par saison(les échanges sont valables uniquementpour un même spectacle)f carte privilège : bon pour une invitationà remettre à son entourage(2x par saison avec petit programme)f journal gratuit et programme à domicilef information Grand Débat Payot/24 Heures par mail et invitationsponctuelles aux avant-premières(inscription c.lonfat@v<strong>id</strong>y.ch)Notre offre,20 réductions attractivesSur présentation de la carteadhérent 20<strong>10</strong>-2011.1La Cinémathèque suisseVotre entrée à Fr. 8.– au lieu de <strong>10</strong>.–sur présentation de la carte de réduction20<strong>10</strong>/11.2Cinétoile Malley Lumières PrillyTous les lundis soir, votre place est àFr. 12.– au lieu de 17.–, sur présentationde la carte d’adhérent 20<strong>10</strong>/11.3Verbier Festival<strong>10</strong> % de réduction sur l’ensemble desconcerts donnés à l’église lors de l’édition2011 du Verbier Festival.4La Bâtie-Festival de GenèveRéduction (Fr. 22.– au lieu de 33.–/Fr. 17.– au lieu de 26.–) sur une sélectionde spectacles.5<strong>Lausanne</strong>Danse<strong>10</strong>Les détenteurs de la carte adhérents deV<strong>id</strong>y ont le tarif réduit pour les spectaclesprogrammés au Théâtre Sévelin 36 etau Métropole dans le cadre du festival<strong>Lausanne</strong>Danse<strong>10</strong> – 13 e édition (du22 septembre au 3 <strong>octobre</strong> 20<strong>10</strong>) à Fr. 18.–.6Théâtre du Jorat à MézièresRabais de Fr. <strong>10</strong>.– sur les tarifs pleins surprésentation de la carte d’adhérents duThéâtre de V<strong>id</strong>y uniquement à la location duThéâtre du Jorat.7Fondation Montreux Jazz 2<strong>10</strong> invitations à gagner pour les créations2011.8Le RomandiePour la somme futile de Fr. 40.– par an(à la place de 60.–), faites partie du trèssélect club Plastinium du Romandie, dontles avantages sont aussi innombrablesqu’ils sont ébouriffants : entrée gratuite àtoutes les soirées discos et aftershows,réductions sur les concerts.9Le D ! ClubLe D ! Club a le plaisir de vous offrir, surprésentation de la carte étudiant : entréelibre jusqu’à 00h00, sauf concerts etspecial event. Et 25 % de remise sur lacarte de membre du D ! Club qui donnedroit à 2 invités.<strong>10</strong>Le TempsLe Temps a le plaisir de vous offrir troismois de lecture gratuite. Votre adresse etn° d’adhérent sont à transmettre à fabienne.clerc@letemps.ch ou par téléphone au00 8000 155 91 92.11Profil femmeUn abonnement gratuit d’une année aumagazine.12SpeedlinguaDéveloppez rap<strong>id</strong>ement compréhensionet expression orales dans une langueétrangère ! Bénéficiez de l’offre « Théâtre deV<strong>id</strong>y » de 20 % de réduction sur les produitsSpeedlingua.13Payot LibraireUn bon pour une remise de <strong>10</strong> % sur vosachats livres dans toutes les librairies Payot.14Radio Suisse Romande15 % de rabais sur les CD’s et livres de laboutique RSR.15La Clef LausannoiseGrâce au gu<strong>id</strong>e La Clé Lausannoise,faites-vous plaisir à prix d’ami(votre accompagnant est invité parl’établissement) dans 80 restaurants,théâtres, musées et concerts de la région…Vous pouvez l’acquérir au prix préférentielde Fr. 82.– au lieu de Fr. 92.–.16Loisirs.chPrix spécial pour les adhérents : Fr. 36.–(frais de port inclus) au lieu de 57.– !Faites le plein d’<strong>id</strong>ées… Adressez votrecommande à info@generalmedia.ch17Beau-Rivage PalacePrix préférentiels pour les chambres àpartir de Fr. 450.– (au lieu de Fr. 520.–).18Hôtel Angleterre & Rés<strong>id</strong>encePrix préférentiels pour les chambres àpartir de Fr. 195.– (au lieu de Fr. 275.–).Coupe de prosecco offerte à L’Accademia.Valable pour les week-ends.19HertzDiscount de 30 % pour les voitures enSuisse, de 15 % pour les utilitairesen Suisse et de 20 % pour l’international.20IKEABon de Fr. 20.– à faire valoir sur un achatdès Fr. 200.–.La carte adhérent est disponible à labilletterie du théâtrePlein tarif :130.–AVS, AI, chômeurs :80.–Renseignements carte de réduction :Chantal PeletTél. 021 619 45 48chantal@v<strong>id</strong>y.chAu théâtre pour quinze francsCarte de réduction V<strong>id</strong>y-KléberLes avantages de la carte, entre autres :f Vous payez votre place Fr. 15.– au lieude Fr. 39.– à tous nos spectacles.f Informations régulières à domicilesur les activités des Théâtres V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong> et Kléber-Méleau.f Abonnement gratuit au journal duthéâtre.f En cas de nécessité, les adhérentsont la possibilité d’échanger leursbillets 4 fois par saison.Renseignements et commandes:Chantal Pelet, tél. 021 619 45 48 ouchantal@v<strong>id</strong>y.chPoints de venteThéâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>Av. E.-Jaques-Dalcroze 5<strong>10</strong>07 <strong>Lausanne</strong>ouvert du mardi au samed<strong>id</strong>e <strong>10</strong>h00 à 19h00Tél. 021 619 45 45Fax 021 619 45 99www.v<strong>id</strong>y.chA noter que le dimanche, la caissedu théâtre est ouverte environ uneheure avant le début de la premièrereprésentation.Librairie PayotPl. Pépinet 4, <strong>10</strong>03 <strong>Lausanne</strong>ouvert du mardi au vendred<strong>id</strong>e 13h00 à 18h30le samed<strong>id</strong>e <strong>10</strong>h00 à 14h00 et de 14h30 à 18h00(pas de réservations téléphoniques).Théâtre Kléber-MéleauCh. de l’Usine-à-Gaz 9<strong>10</strong>20 RenensTél. 021 625 84 <strong>29</strong>Fax 021 625 84 34Ouvert uniquement les joursde représentationdès 14h00 jusqu’à l’heure du spectacle.Les billets ne sont ni échangés, ni repris,ni remboursés.TarifsCarte de réductionPlein tarif : Fr. 130.–AVS, AI, chômeurs : Fr. 80.–Prix des placesPlein tarif : Fr. 39.–AVS, AI, chômeurs : Fr. 26.–Avec la carte de réduction : Fr. 15.–Offre spécialeEtudiants, moins de 26 ans et personnesen formation : Fr. 15.–NouveautéPour les jeunes de moins de 26 anset/ou en formation :au théâtre le samedi à Fr. <strong>10</strong>.–f Pour les billets à prix réduits, unepièce justificative est demandée àl’entrée.Vente par correspondancePour les billets adhérents et plein tarif,vous avez la possibilité de commandervos billets par correspondance ou par lebiais de notre site internet.Une facture vous sera ensuite adressée,à payer jusqu’à 20 jours avant la représentation.Passé ce délai, les placesseront remises en vente.Dès réception du paiement, vousrecevrez les billets à votre domicile(frais : Fr. 5.– par envoi).Merci de prévoir un délai d’au moins2 semaines entre votre commande etle jour de la représentation.NouveautéVous pouvez désormais imprimer votrebillet de théâtre, via notre site internetwww.v<strong>id</strong>y.ch, chez vous en toute tranquillité!Réservationsf par téléphone au 021 619 45 45f par le biais de notre site www.v<strong>id</strong>y.ch,rubrique « commander ses places »(la réservation n’est effective qu’aprèsconfirmation de notre part parcourrier électronique)f par correspondanceLes réservations sont gardées jusqu’à20 jours avant la date du spectacle.Passé ce délai, les places sont remisesen vente.Dans le cas de réservations effectuéesmoins de 20 jours avant la représentation :f Les habitants de <strong>Lausanne</strong> et environssont priés de retirer leurs billets aumoins 48 heures avant la représentation.f Les spectateurs habitant hors de larégion lausannoise peuvent retirerleurs billets à la caisse du soir.f Les billets non retirés sont remis envente 15 minutes avant le début duspectacle.Modes de paiementf Cash, par carte de crédit ou bulletinde versement.f Sur simple demande, les billets vousseront adressés par la poste (frais :Fr. 5.– par envoi), 2 semaines de délai.Achat en lignewww.v<strong>id</strong>y.ch rubrique « commander sesplaces »Le paiement s’effectue par carte decrédit (système sécurisé, jusqu’à 3 joursavant la date choisie).La réservation n’est définitive qu’aprèsconfirmation de notre part par courrierélectronique (frais : Fr. 5.– par transaction).Bar du Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>ouvert au public avant et après chaquereprésentation.Librairie Théâtre V<strong>id</strong>y-<strong>Lausanne</strong>ouverte du mardi au samedi de <strong>10</strong>h à 19het pendant les spectacles.Bourse d’échange de billets en ligneNouveauté !Vous avez désormais la possibilitéd’échanger vos billets par le biais denotre site internet www.v<strong>id</strong>y.chPanneau d’échange de billetsUn panneau est à votre disposition pouréchanger vos places avec d’autresspectateurs. Le service se gère exclusivemententre spectateurs.RetardatairesNous ne garantissons pas l’accès auxsalles après le début des représentations.Listes d’attenteLorsqu’un spectacle est complet,il est possible de s’inscrire sur une listed’attente le soir même à la caisse. Lesinscriptions sur la liste commencent 1havant le début de la représentationpour la salle Charles Apothéloz, et30 minutes avant pour les petites salles.


Calendrier V<strong>id</strong>y-Lseptembre/<strong>octobre</strong>/novembre 20<strong>10</strong>Salle Charles Apothéloz La Passerelle Salle de répétition Chapiteau V<strong>id</strong>y-L Chapiteau extérieur<strong>Septembre</strong>OctobreNovembreRichard IIIMiousik papillonMardi 21.09. 19h00Mercredi 22.09. 19h00Jeudi 23.09. 19h00Vendredi 24.09. 20h30Samedi 25.09. 19h00Dimanche 26.09. relâcheLundi 27.09. relâcheMardi 28.09. 19h00Mercredi <strong>29</strong>.09. 19h00Jeudi 30.09. 19h00Vendredi 01.<strong>10</strong>. 20h30Samedi 02.<strong>10</strong>. 19h00Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h30Lundi 04.<strong>10</strong>. relâcheMardi 05.<strong>10</strong>. 19h00Mercredi 06.<strong>10</strong>. 19h00Jeudi 07.<strong>10</strong>. 19h00Vendredi 08.<strong>10</strong>. 20h30Samedi 09.<strong>10</strong>. 19h00Mardi 02.11. 19h00Mercredi 03.11. 19h00Jeudi 04.11. 19h00Vendredi 05.11. 20h30Samedi 06.11. 19h00Dimanche 07.11. 17h30Une laborieuse entrepriseMardi 14.09. 20h00Mercredi 15.09. 20h00Jeudi 16.09. 20h00Vendredi 17.09. 20h00Samedi 18.09. 20h00Dimanche 19.09. relâcheLundi 20.09. relâcheMardi 21.09. 20h00Mercredi 22.09. 20h00Jeudi 23.09. 20h00Vendredi 24.09. 20h00Samedi 25.09. 20h00Dimanche 26.09. 18h00Lundi 27.09. relâcheMardi 28.09. 20h00Mercredi <strong>29</strong>.09. 20h00Jeudi 30.09. 20h00Vendredi 01.<strong>10</strong>. 20h00Samedi 02.<strong>10</strong>. 20h00Dimanche 03.<strong>10</strong>. 18h00Le château de WettersteinLa contrebasseMercredi 22.09. 19h30Jeudi 23.09. 19h30Vendredi 24.09. 19h30Samedi 25.09. 19h30Dimanche 26.09. relâcheLundi 27.09. relâcheMardi 28.09. 19h30Mercredi <strong>29</strong>.09. 19h30Jeudi 30.09. 19h30Vendredi 01.<strong>10</strong>. 19h30Samedi 02.<strong>10</strong>. 19h30Dimanche 03.<strong>10</strong>. 18h30Lundi 04.<strong>10</strong>. relâcheMardi 05.<strong>10</strong>. 19h30Mercredi 06.<strong>10</strong>. 19h30Jeudi 07.<strong>10</strong>. 19h30Vendredi 08.<strong>10</strong>. 19h30Samedi 09.<strong>10</strong>. 19h30Mercredi 03.11. 19h30Jeudi 04.11. 19h30Vendredi 05.11. 19h30Samedi 06.11. 19h30Dimanche 07.11. 18h30Lundi 08.11. relâcheMardi 09.11. 19h30Mercredi <strong>10</strong>.11. 19h30Jeudi 11.11. 19h30Vendredi 12.11. 19h30Samedi 13.11. 19h30Dimanche 14.11. 18h30Lundi 15.11. relâcheMardi 16.11. 19h30Mercredi 17.11. 19h30Jeudi 18.11. 19h30Vendredi 19.11. 19h30Samedi 20.11. 19h30Dimanche 21.11. 18h30PressMardi 28.09. 20h30Mercredi <strong>29</strong>.09. 20h30Jeudi 30.09. 20h30Vendredi 01.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 02.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h00Lundi 04.<strong>10</strong>. relâcheMardi 05.<strong>10</strong>. 20h30Mercredi 06.<strong>10</strong>. 20h30Jeudi 07.<strong>10</strong>. 20h30Vendredi 08.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 09.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche <strong>10</strong>.<strong>10</strong>. 17h00Lundi 11.<strong>10</strong>. relâcheMardi 12.<strong>10</strong>. 20h30Mercredi 13.<strong>10</strong>. 20h30Jeudi 14.<strong>10</strong>. 20h30Vendredi 15.<strong>10</strong>. 19h00Samedi 16.<strong>10</strong>. 20h30Dimanche 17.<strong>10</strong>. 17h00La piste làMercredi 08.09. 19h30Jeudi 09.09. 19h30Vendredi <strong>10</strong>.09. 19h30Samedi 11.09. 19h30Dimanche 12.09. 17h00Lundi 13.09. relâcheMardi 14.09. relâcheMercredi 15.09. 19h30Jeudi 16.09. 19h30Vendredi 17.09. 19h30Samedi 18.09. 19h30Dimanche 19.09. 17h00Lundi 20.09. relâcheMardi 21.09. relâcheMercredi 22.09. 19h30Jeudi 23.09. 19h30Vendredi 24.09. 19h30Samedi 25.09. 19h30Dimanche 26.09. 17h00Lundi 27.09. relâcheMardi 28.09. relâcheMercredi <strong>29</strong>.09. 19h30Jeudi 30.09. 19h30Vendredi 01.<strong>10</strong>. 19h30Samedi 02.<strong>10</strong>. 19h30Dimanche 03.<strong>10</strong>. 17h00


CLIPPER CHRONOBoîtier en acier serti de 13 diamants,cadran nacre naturelle, bracelet caoutchoucFabriqué par les horlogers d’Hermès en Suissewww.hermes.comLA MONTRE HERMÈS À:BÂLE, BERNE, CRANS-SUR-SIERRE, GENÈVE, GSTAAD, LAUSANNE,LUCERNE, LUGANO, SAINT-MORITZ, ZURICH

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