Rapport final - WHO Western Pacific Region

www2.wpro.who.int
  • No tags were found...

Rapport final - WHO Western Pacific Region

WPR/RC62/14COMITÉ RÉGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTALSOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONManille (Philippines)10-13 octobre 2011RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONALManilledécembre 2011


AVANT-PROPOSLa soixante-deuxième session du Comité régional pour le Pacifique occidental s’est tenue àManille (Philippines), du 10 au 13 octobre 2011. Pehin Dato Adanan Yusof (Brunéi Darussalam)et le Dr Ren Minghui (Chine) ont été élus respectivement Président et Vice-Président.Mme Palanitina Tupuimatagi Toelupe (Samoa) et le Dr Sok Touch (Cambodge) ont été élusRapporteurs.Le rapport de la réunion constitue la partie III de ce document, pages 9 à 47.


TABLE DES MATIÈRESI – INTRODUCTION ....................................................................................................... 1II – RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ADOPTÉESPAR LE COMITÉ RÉGIONAL........................................................................... 1RÉSOLUTIONSWPR/RC62.R1 Projet de budget programme 2012-2013 ................................... 1PageWPR/RC62.R2Extension et intensification de la prevention et de la maîtrisedes maladies non transmissibles ............................................... 2WPR/RC62.R3 Résistance aux antimicrobiens ................................................. 3WPR/RC62.R4 Médecine traditionnelle ............................................................ 4WPR/RC62.R5WPR/RC62.R6Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière desécurité sanitaire des aliments (2011-2015) .............................. 6Soixante-troisième et soixante-quatrième sessionsdu Comité régional ................................................................... 7WPR/RC62.R7 Motions de remerciements ...................................................... 7DÉCISIONWPR/RC62(1)Programme spécial de recherche, de développement etde formation à la recherche en reproduction humaine :composition du Comité des politiques et de la coordination .... 8III – RAPPORT DE LA RÉUNION ................................................................................ 9ANNEXES :Annexe 1 Ordre du jour .................................................................................................... 49Annexe 2 Liste des représentants ..................................................................................... 51Annexe 3 Liste des organisations dont les représentantsont fait une déclaration au Comité régional ..................................................... 63Annexe 4 Allocution du Président sortant ........................................................................ 65Annexe 5 Allocution du Président entrant ........................................................................ 71Annexe 6 Allocution du Directeur général ....................................................................... 75Annexe 7 Allocution du Directeur régional ...................................................................... 81Annexe 8 Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée généralesur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ..................... 87


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 1I. INTRODUCTIONLa soixante-deuxième session du Comité régional du Pacifique occidental s’est tenue au Bureaurégional de l’OMS pour le Pacifique occidental, Manille (Philippines) du 10 au 13 octobre 2011.Y ont participé les représentants des pays suivants : l’Australie, le Brunéi Darussalam, leCambodge, la Chine, les États fédérés de Micronésie, les Fidji, Hong Kong (Chine), les Îles Cook, lesÎles Marshall, les Îles Salomon, le Japon, Kiribati, Macao (Chine), la Malaisie, la Mongolie, Nauru,Nioué, la Nouvelle-Zélande, les Palaos, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la Républiquede Corée, la République démocratique populaire lao, le Samoa, Singapour, les Tonga, Tuvalu, leVanuatu et le Viet Nam. Les représentants de la France et des États-Unis d’Amérique ont égalementpris part à la session du Comité en leur qualité d’États Membres responsables de territoires dans laRégion. Ont également participé des représentants de la Banque asiatique de développement, duProgramme commun des Nations Unies sur le VIH/sida et du Secrétariat général de la Communautédu Pacifique ; des représentants de 15 organisations non gouvernementales ; et des observateurs de laAsian Medical Students' Association et de la Korea Foundation for International Healthcare–Dr JongWook-Lee Memorial Fund.Les résolutions et décisions adoptées par le Comité régional sont présentées dans la partie II. Lapartie III comprend le rapport de la réunion. L’ordre du jour et la liste des participants sont donnésdans les annexes 1 et 2.L’ouverture de la session a été marquée par l’inauguration de la salle de conférence rénovée duBureau régional et une plaque a été dévoilée à cette occasion. Une courte cérémonie a ensuiteofficialisé l’ouverture de la galerie d’art de l’OMS. La Fondation Ayala et le musée Ayala ont fournides œuvres d’art contemporain des Philippines pour l’exposition temporaire d’ouverture et ils en ontété remerciés. Une exposition permanente sera mise en place en temps utile sur le thème « Guérison etsoins ». Plusieurs États Membres ont déjà répondu favorablement à la demande de dons d’œuvresd’art.II. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ADOPTÉES PAR LE COMITÉ RÉGIONALWPR/RC62.R1 PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2012-2013Le Comité régional,Accueillant avec satisfaction le projet de budget programme 2012-2013 pour la Région duPacifique occidental, 1 préparé conformément aux principes de budgétisation fondés sur les résultats etincluant des objectifs stratégiques transversaux, des résultats escomptés et des indicateurs mesurablespour la Région ;Reconnaissant les efforts constants pour présenter un budget programme mieux ciblé, alignésur une vision stratégique à plus long terme couvrant trois exercices biennaux telle qu’énoncée dans lePlan stratégique à moyen terme (2008-2013) et sur les priorités nationales définies dans les Cadresstratégiques des pays,1 Annexe 1 du document WPR/RC62/4.


2COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION1. APPROUVE le budget programme 2012-2013 pour la Région du Pacifique occidental ;2. PRIE le Directeur régional de réexaminer et de réviser, le cas échéant, les crédits alloués auxÉtats et Territoires et aux programmes interpays, en fonction des objectifs stratégiques et des résultatsrégionaux escomptés, en tenant compte des remarques du Comité régional et des plans opérationnelsdétaillés, élaborés avec les États et Territoires respectifs, avant l’exécution du budget programme ;3. NOTE que le budget programme pour la Région du Pacifique occidental doit être financé parles contributions fixées et les contributions volontaires sous réserve de la disponibilité de cesdernières ;4. PRIE le Directeur régional de mettre tout en œuvre pour exécuter le budget programme2012-2013 pour la Région du Pacifique occidental en étroite collaboration avec les États Membres.Cinquième séance, 12 octobre 2011WPR/RC62.R2EXTENSION ET INTENSIFICATION DE LA PRÉVENTION ETDE LA MAÎTRISE DES MALADIES NON TRANSMISSIBLESLe Comité régional,Reconnaissant que les maladies non transmissibles (MNT) et leurs principaux facteurs derisque sont responsables, selon les estimations, de quelque 30 000 décès par jour dans la Région duPacifique occidental et représentent l’un des principaux défis pour le développement au XXIe siècle ;Reconnaissant également que les MNT sont une menace pour l’économie de nombreuxÉtats Membres et peuvent accroître les inégalités entre pays et entre populations ;Reconnaissant par ailleurs que la prévention et la maîtrise des MNT et de leurs facteurs derisque a un effet positif non seulement sur la santé mais aussi sur la productivité et sur ledéveloppement économique et social ;Notant les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action régional du Pacifiqueoccidental contre les maladies non transmissibles adopté lors de la cinquante-neuvième session duComité régional du Pacifique occidental en 2008 ;Rappelant la Déclaration de Séoul et le Communiqué de Honiara sur la prévention et lamaîtrise des MNT (2011) ;Rappelant la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale surla prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles en septembre 2011 ;Notant que dans sa Déclaration politique, l'Assemblée générale des Nations Unies a reconnule rôle de chef de file de l'Organisation mondiale de la Santé en tant que principale institutionspécialisée dans le domaine de la santé, notamment les rôle et fonction inscrits dans son mandat en cequi concerne la politique de santé ;Notant en outre que dans sa Déclaration politique, l'Assemblée générale des Nations Unies aréaffirmé le rôle de chef de file de l'Organisation mondiale de la Santé et son action de coordinationen matière de promotion et de suivi de l’action mondiale de lutte contre les maladies nontransmissibles par rapport aux travaux d’autres organismes compétents des Nations Unies, des


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 3banques de développement et d’autres organisations régionales et internationales, pour réagir demanière coordonnée à ces maladies ;Réaffirmant que les pouvoirs publics doivent s’engager et jouer un rôle directeur et garantirdes ressources humaines et financières pour la prévention et la maîtrise des MNT, accompagnées depolitiques et plans nationaux multisectoriels ;Soulignant le rôle essentiel des partenaires du développement, de la société civile, desassociations de professionnels, des universités, de l’industrie et du secteur privé dans la mise en placede mesures efficaces de prévention et de maîtrise des MNT ;Reconnaissant que la santé de la femme et de l'enfant est intimement liée aux MNT et que lesstratégies de lutte contre les MNT doivent faire partie intégrante des programmes mondiaux de santéde la mère, du nouveau-né et de l'enfant,1. INVITE INSTAMMENT les États Membres à respecter sans plus tarder les engagementsénoncés dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur laprévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ;2. PRIE le Directeur régional :1) de collaborer avec les partenaires du développement et élaborer des stratégies pourmobiliser les ressources adéquates, apporter une assistance technique et renforcer lescapacités pour la prévention et la maîtrise des MNT ;2) de mettre au point les dispositifs qui permettront d’engager durablement lesprincipaux partenaires et parties prenantes dans des efforts de coordination, d’échange et deplaidoyer, au niveau régional, pour la prévention et la maîtrise des MNT ;3) d’élaborer pour 2013, en consultation avec les États Membres et en collaborationavec les partenaires et parties prenantes, un plan d’action régional pour la période 2014-2018,qui sera intégré dans le cadre mondial de suivi et sera conforme aux objectifs volontaires àl’échelle mondiale et aux indicateurs que l'OMS mettra au point avant la fin de 2012 ;4) de rendre périodiquement compte au Comité régional des progrès accomplis dans laprévention et la maîtrise des MNT.Cinquième séance, 12 octobre 2011WPR/RC62.R3RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENSLe Comité régional,Rappelant les résolutions WPR/RC53.R5 sur la résistance aux antimicrobiens, WHA51.17 surles maladies émergentes et autres maladies transmissibles, WPR/RC61.R4 sur la Stratégie régionalehalte à la tuberculose dans le Pacifique occidental (2011-2015) et WHA64.17 sur le paludisme, quirecommandent des mesures efficaces pour combattre la résistance aux antimicrobiens ;Reconnaissant que l'on ne s'est pas suffisamment attaqué au problème de la résistance auxantimicrobiens, qui demeure une préoccupation mondiale majeure de santé publique ;


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 5Tenant dûment compte de la Déclaration de Beijing, adoptée par le Congrès de l’OMS sur lamédecine traditionnelle en novembre 2008, et des mesures spécifiques à la médecine traditionnelleénoncées dans la Stratégie mondiale et le Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et lapropriété intellectuelle (WHA61.21) ;Prenant acte des progrès enregistrés dans de nombreux États Membres en matière delégislation, de réglementation, d’élaboration de politiques nationales, de formation, de recherche et denormalisation de la médecine traditionnelle dans la Région depuis la publication de la premièreStratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental, qui couvrait lapériode de 2001 à 2010 ;Respectant les obligations, sur le plan national, de chaque État Membre vis-à-vis de sespropres capacités, priorités et situation, et de la législation pertinente ;Prenant note des principes directeurs pertinents de l’OMS relatifs à la surveillance del’innocuité de la médecine traditionnelle et à d’autres dispositifs de protection du consommateur ;Ayant examiné le projet de Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans lePacifique occidental (2011-2020),1. APPROUVE la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans le Pacifiqueoccidental (2011-2020) ;2. INVITE INSTAMMENT les États Membres :1) à utiliser, le cas échéant, la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans lePacifique occidental (2011-2020) en tant que cadre pour élaborer des programmes nationauxsur la médecine traditionnelle en fonction des situations nationales, y compris la législationpertinente ;2) à renforcer les données factuelles disponibles sur la médecine traditionnelle et àpromouvoir une utilisation sûre et efficace de cette dernière ;3) à envisager d'inclure la médecine traditionnelle dans leurs systèmes de santénationaux, le cas échéant ;4) à faciliter le dialogue et la coopération entre les praticiens de la médecinetraditionnelle et les praticiens de la médecine occidentale ;5) à renforcer la coopération avec les autres États Membres, notamment dans lesdomaines du partage des informations, de la recherche et des normes réglementairesapplicables aux pratiques et aux produits, en conformité avec leur législation nationale et lesobligations internationales pertinentes ;3. PRIE le Directeur régional :1) d’aider les États Membres et de collaborer avec les acteurs concernés en vued’appuyer la mise en œuvre de la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans lePacifique occidental (2011-2020) ;2) de rendre compte régulièrement au Comité régional de la mise en œuvre de cettestratégie.Septième séance, 13 octobre 2011


6COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONWPR/RC62.R5STRATÉGIE RÉGIONALE DU PACIFIQUE OCCIDENTAL ENMATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS (2011-2015)Le Comité régional,Rappelant la résolution WHA53.15, dans laquelle l’Assemblée mondiale de la Santé prie leDirecteur général de l’OMS d'accorder une plus grande importance à la sécurité sanitaire desaliments ; la résolution WPR/RC52.R2 relative à la Stratégie régionale de salubrité des aliments ; larésolution WPR/RC55.R6 sur l’importance de la collaboration multisectorielle et le partage desinformations sur la sécurité sanitaire des aliments entre les États Membres ; et la résolution WHA63.3,qui confirme que les maladies d'origine alimentaire constituent une grave menace et prévoit une séried’initiatives en faveur de la sécurité sanitaire des aliments ;Constatant que l’augmentation du commerce international des aliments et des voyagesinternationaux peut avoir un impact sur la sécurité sanitaire des aliments ;Reconnaissant que des initiatives récentes répondent en partie aux questions de sécuritésanitaire des aliments, notamment le Règlement sanitaire international (2005) et la Stratégie de luttecontre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (2010) ;Reconnaissant l’importance et la valeur d’un cadre commun de planification et decoordination des diverses mesures de renforcement des capacités aux niveaux national et régional ;Ayant examiné le projet de Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécuritésanitaire des aliments (2011-2015),1. APPROUVE la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitairedes aliments (2011-2015) ;2. INVITE INSTAMMENT les États Membres :1) à s’appuyer sur la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécuritésanitaire des aliments (2011-2015) pour renforcer leurs systèmes nationaux de contrôle desaliments et protéger efficacement la santé publique, prévenir la fraude, éviter le frelatage desaliments et promouvoir une alimentation sûre et saine ;2) à renforcer ou maintenir, le cas échéant, les ressources humaines et financièresnécessaires à la mise en œuvre de tels systèmes ;3) à collaborer avec les autres États et Territoires en vue de partager les informations etles expériences sur l’élaboration et la mise en œuvre des systèmes nationaux de contrôle desaliments ;4) à participer au Réseau international des Autorités de sécurité sanitaire des aliments(INFOSAN) et à la Commission du Codex Alimentarius dans le but d’améliorer la sécuritésanitaire régionale et mondiale ;3. PRIE le Directeur régional :1) d’aider les États Membres à développer leurs capacités et à renforcer leurs systèmesnationaux de contrôle des aliments, en se fondant sur la Stratégie régionale du Pacifiqueoccidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015) ;2) de diffuser et de promouvoir la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matièrede sécurité sanitaire des aliments (2011-2015) auprès des organismes partenaires afin de


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 7mobiliser, coordonner et harmoniser l’aide qu’ils apportent pour renforcer les systèmesnationaux de contrôle des aliments ;3) de renforcer la collaboration avec les partenaires en vue d’établir un groupe de travailsur la coopération en matière de sécurité sanitaire des aliments, comme le prévoit la Stratégierégionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015) ;4) de rendre périodiquement compte au Comité régional de la mise en œuvre de laStratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments(2011-2015).Septième séance, 13 octobre 2011WPR/RC62.R6SOIXANTE-TROISIÈME ET SOIXANTE-QUATRIÈME SESSIONSDU COMITÉ RÉGIONALLe Comité régional,1. REMERCIE le Gouvernement du Viet Nam pour son offre d'accueillir la soixante-troisièmesession du Comité régional du Pacifique occidental en 2012 ;2. DÉCIDE que la soixante-troisième session se tiendra à Ha Noi (Viet Nam), sous réserve queles accords nécessaires soit conclus le 31 mars 2012 au plus tard ;3. DÉCIDE EN OUTRE que la soixante-troisième session se tiendra du 24 au28 septembre 2012 ;4. CONFIRME que la soixante-quatrième session du Comité régional se tiendra au Bureaurégional à Manille.Huitième séance, 13 octobre 2011WPR/RC62.R7MOTION DE REMERCIEMENTSLe Comité régional,EXPRIME son appréciation et ses remerciements :1. au Président, au Vice-Président et aux Rapporteurs élus par le Comité ;2. aux représentants des organisations intergouvernementales et non gouvernementales pourleurs déclarations orales et écrites.Huitième séance, 13 octobre 2011


8COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONDÉCISIONWPR/RC62(1)PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENTET DE FORMATION À LA RECHERCHE EN REPRODUCTIONHUMAINE : COMPOSITION DU COMITÉ DES POLITIQUES ETDE LA COORDINATIONLe Comité régional, notant que le mandat du représentant du Gouvernement du Japon en tantque membre de la catégorie 2 du Comité des politiques et de la coordination du Programme spécial derecherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, expire le31 décembre 2011, choisit le Gouvernement du Viet Nam pour désigner un représentant qui siègeraen tant que membre de la catégorie 2, au Comité des politiques et de la coordination pour une périodede trois ans, du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014.(Huitième séance, 13 octobre 2011)


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 9III.RAPPORT DE LA RÉUNIONOUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l’ordre du jour provisoire1. La soixante-deuxième session du Comité régional pour le Pacifique occidental, qui s’est tenueau Bureau régional de l’OMS, à Manille (Philippines) du 10 au 13 octobre 2011, est déclarée ouvertepar le Président de la soixante et unième session.ALLOCUTION DU PRÉSIDENT SORTANT : Point 2 de l’ordre du jour provisoire2. À la première séance plénière, le Président sortant fait une déclaration au Comité (annexe 4).ÉLECTION DU BUREAU : PRÉSIDENT, VICE-PRÉSIDENT ET RAPPORTEURS : Point 3de l’ordre du jour provisoire3. Le Comité élit les membres du bureau ci-dessous :Président :Vice-président :Rapporteurs :de langue anglaisede langue françaisePehin Dato Adanan Yusof (Brunéi Darussalam)Dr Ren Minghui (Chine)Mme Palanitina Tupuimatagi Toelupe (Samoa)Dr Sok Touch (Cambodge)ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT : Point 4 de l’ordre du jour provisoire4. Le Président de la soixante-deuxième session du Comité régional fait une déclaration auComité (annexe 5).ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR : Point 5 de l’ordre du jour provisoire(document WPR/RC62/1 Rev. 2)5. Les participants sont informés de la proposition d’ajouter à l’ordre du jour un pointsupplémentaire sur le thème Situations d’urgence et catastrophes.6. L’ordre du jour, tel qu’amendé, est adopté (annexe 1).ALLOCUTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL : Point 6 de l’ordre du jour7. Le Directeur général s’adresse au Comité. La version intégrale de son allocution est présentéeà l’annexe 6 du présent rapport.8. Dans la discussion qui s’ensuit, le représentant de l’Australie annonce l’introduction dans sonpays, dès janvier 2012, d’une loi portant sur le conditionnement simple des produits du tabac. Cettemesure législative a fait l’objet d’une levée de boucliers, sur plusieurs fronts, de la part de l’industrie


10COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONdu tabac. Les représentants partagent l’avis du Directeur général selon lequel tous les ministèresconcernés des gouvernements doivent impérativement unir leurs efforts pour combattre le tabagisme.9. Le Comité régional devrait envisager de fixer des cibles spécifiques pour lutter contre lesmaladies non transmissibles, assorties d’un plan concret. L’OMS reçoit des félicitations pour sesactions de prévention et de lutte contre les principales maladies infectieuses et maladies nontransmissibles et pour l’efficacité de sa Convention-cadre pour la lutte antitabac qui permet d’enrayerla propagation du tabagisme.10. Un représentant attire l’attention de l’auditoire sur la relation étroite qui existe entre lesmaladies non transmissibles et le vieillissement et propose de faire profiter de l’expérience de sonGouvernement dans la formulation de politiques de santé fondées sur ce constat. Les maladies nontransmissibles étant également liées à des facteurs socio-économiques, il est important de prendre desmesures dans ce domaine. Il convient de s’attacher au rôle des soins de santé primaires dans la luttecontre les maladies non transmissibles et de bien comprendre qu’il est important de faire participerd’autres ministères et d’autres secteurs. Les pays de la Région doivent coopérer également dans lalutte contre les maladies infectieuses émergentes.11. Le représentant de la Nouvelle-Zélande remercie le Directeur général pour sa compassionexprimée à son Gouvernement concernant les mesures de relèvement du pays à la suite du séisme quil’a frappé en début d’année et il remercie le Secrétariat d’avoir ajouté à l’ordre du jour un point sur lessituations d’urgence et les catastrophes.12. En réponse à différents commentaires, le Directeur général explique que l’OMS a reçu pourmission de fixer des cibles et de définir des indicateurs, et d’élaborer un cadre de suivi comme énoncédans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la préventionet la maîtrise des maladies non transmissibles (annexe 8). Des cibles ont été définies à l’issue d’unelarge consultation, lors de réunions entre le Secrétariat de l’OMS et des experts et à l’occasion dessessions des six Comités régionaux. Les cibles et les indicateurs ainsi que le plan de suivi serontsoumis au Conseil exécutif puis à l’Assemblée mondiale de la Santé. L’OMS a été priée également deconstituer un groupe de travail composé notamment de représentants d’autres organisations desNations Unies, pour assurer une collaboration entre les différents secteurs contre les maladies nontransmissibles. Des dispositifs doivent être mis en place pour associer la société civile, le milieuuniversitaire et le secteur privé à la lutte contre ces maladies. De plus, les gouvernements doiventprendre des mesures de prévention primaire impliquant tous les ministères en votant des loispermettant d’atténuer les facteurs de risque. Elle approuve la remarque concernant le lien qui existeentre vieillissement et maladies non transmissibles et déclare que la Journée mondiale de la Santé2012 aura pour thème « Vieillir en bonne santé ». Elle invite instamment les États Membres àsoulever la question des maladies non transmissibles lors des différents événements importants prévusdans les deux prochaines années : la 15ème Conférence mondiale sur le tabac ou la santé et laConférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac qui sera accueillie pardes États Membres de la Région, sans oublier la conférence sur les déterminants sociaux de la santéqui se déroulera au Brésil et la conférence sur la promotion de la santé organisée en Finlande.ALLOCUTION ET RAPPORT DU DIRECTEUR RÉGIONAL : Point 7 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/2)13. Le Directeur régional s’adresse au Comité. La version intégrale de son allocution estprésentée à l’annexe 7 du présent rapport.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 1114. Des représentants se disent satisfaits des progrès accomplis durant l’année écoulée, tout enrappelant les enjeux majeurs qui restent à surmonter, et en soulignant les avancées obtenues dansdifférents domaines dans leur propre pays. L’aide apportée par l’OMS et d’autres partenaires auxactivités des pays est largement reconnue. Des systèmes de santé bien structurés et l’engagementplurisectoriel sont indispensables à un développement socio-économique national durable et ladirection et la gouvernance satisfaisantes de l’OMS sont cruciales. Plusieurs orateurs demandent quel’on attache une plus grande importance aux soins de santé primaires et au développement desservices de santé de la mère et de l’enfant, en particulier à l’accès aux soins prénatals et à la présenced’accoucheuses qualifiées, dans le but d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développementrelatifs à la santé, et en particulier les objectifs 4 et 5. Il est important que les États Membrescoopèrent étroitement pour protéger les citoyens par l’application du Règlement sanitaire international(2005) et pour élaborer des stratégies régionales de prestation de services au profit des populationsmarginalisées. Un participant suggère que l’OMS soutienne la mise au point de modèles de sécuritésociale universelle. Le représentant de la Mongolie annonce que son pays a atteint les objectifs duMillénaire pour le développement relatifs à la santé.15. L’attention portée récemment à haut niveau, aux échelons régional et mondial, sur laprévention et la maîtrise des maladies non transmissibles est encourageante et suscite l’espoir que lesmaladies non transmissibles pourraient être incluses en temps voulu dans les objectifs du Millénairepour le développement, associées à des cibles mondiales et régionales de prévention et de maîtrise.Bien que les activités de prévention et de maîtrise semblent nécessiter de nombreuses ressources, ilserait possible, le plus souvent, de trouver les ressources nécessaires au déploiement de ces activités àl’échelon de la communauté, sous réserve de la mise en place d’un cadre d’action stratégique adapté.Les maladies non transmissibles ont été déclarées urgences sanitaires dans la région du Pacifique.16. Les initiatives des villes-santé et des îles-santé ont apporté la preuve qu’elles pouvaientinfluencer efficacement les déterminants sociaux de la santé et réduire les facteurs de risque desmaladies non transmissibles. Le secteur de la santé doit jouer un rôle moteur pour faire participer tousles partenaires à des programmes plurisectoriels rigoureux en vue de protéger la qualité de l’air, deréduire l’abus d’alcool et de mettre au point des interventions pour la surveillance et la réduction destraumatismes et des blessures.17. Les participants ont félicité le Bureau régional pour ses actions de riposte aux catastrophessurvenues récemment dans la Région et pour l’attention soutenue dont il a fait preuve dans lapréparation aux situations d’urgence, en particulier pour l’ajout de ce sujet dans l’ordre du jour de lasession. L’application du Règlement sanitaire international (2005) est un aspect important de l’actionde riposte aux situations d’urgence. Le représentant de la Nouvelle-Zélande remercie le Directeurrégional de ses commentaires encourageants relatifs aux catastrophes survenues en Nouvelle-Zélandeet au Japon et pour s’être rendu dans ces pays à la suite de ces événements.18. Les incertitudes économiques qui s’expriment actuellement dans le monde ont une lourdeincidence sur la mobilisation des ressources, mettant ainsi en lumière la nécessité de fixer des prioritéset de mettre des réformes en place à tous les niveaux. Le processus de réforme au sein de l’OMS doitpermettre à l’Organisation de rester efficace, de continuer à jouer son rôle de chef de file dans ledomaine de la santé mondiale et de conserver sa capacité à répondre aux besoins des États Membres.19. Le Directeur régional félicite les États Membres pour les progrès réalisés durant l’annéeécoulée et leur rappelle que le Bureau régional continuera d’œuvrer pour répondre à leurs besoins. Ilse réjouit des discussions approfondies qui sont prévues plus avant dans la session sur les nombreuxsujets à l’ordre du jour.


12COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION20. Le Directeur général explique que les objectifs du Millénaire pour le développement devantêtre atteints en 2015, soit dans quatre ans seulement, il sera peut-être difficile d’obtenir un appui pourajouter les maladies non transmissibles à l’ensemble des objectifs définis initialement. Le Secrétairegénéral des Nations Unies prépare actuellement un rapport sur la progression vers les objectifs et il ainvité à réfléchir sur la meilleure façon de procéder après 2015. Les États Membres sont instammentpriés de soumettre leurs suggestions à cet égard. La Conférence des Nations Unies Rio +20 sur ledéveloppement durable est prévue à Rio de Janeiro en juin 2012, à l’occasion du 20e anniversaire dela Conférence des Nations Unies de 1992 sur le thème Environnement et développement. CetteConférence sera une nouvelle occasion de garantir la prise en compte de la santé dans les programmesde développement. Elle invite instamment les ministres de la santé à collaborer avec d’autresministres, notamment les ministres des affaires étrangères, pour faire en sorte que la santé soit prise encompte dans toutes les politiques nationales.BUDGET PROGRAMME 2010-2011 : EXÉCUTION DU BUDGET (RAPPORTINTÉRIMAIRE) : Point 8 de l’ordre du jour (document WPR/RC62/3)21. Le Directeur, Gestion des programmes, présente le rapport intérimaire qui décrit l’exécutiondes contributions fixées et volontaires pour l’exercice biennal 2010-2011 par source de financement,par objectif stratégique et par catégorie de dépense, au 31 mai 2011, ainsi que les rapports à miparcourssur les produits et les résultats. Au 30 septembre 2011, l’exécution globale du budget estpassée à US $227 millions, soit 76,3 % du total des ressources pour l’exercice. L’augmentationglobale des taux d’exécution sur l’exercice biennal précédent résulte du renforcement de la gestionfinancière régionale et du meilleur fonctionnement du Système de gestion mondial.22. Dans la discussion qui s’ensuit, un représentant déclare que les meilleurs taux d’exécutionrésultent d’une budgétisation plus raisonnable et de l’aide de la Région aux pays pour une meilleureplanification. Toutefois, les taux d’exécution pour des objectifs stratégiques spécifiques ont étédifficiles à déterminer à partir du document de travail. Un certain nombre de représentants fontremarquer que l’accent est encore mis sur les maladies transmissibles comme le sida, la tuberculose etle paludisme alors qu’il y a un déficit de financement pour la santé de la mère et de l’enfant. Unreprésentant demande si les fonds alloués aux maladies non transmissibles et à la santé de la mère etde l’enfant ont porté leurs fruits dans la réalisation des objectifs stratégiques. Une plus grandeattention doit être portée sur la réalisation des cibles nécessaires pour atteindre les objectifs duMillénaire pour le développement relatifs à la santé. Une question est posée sur d’éventuels dispositifspermettant de modifier l’ordre des priorités dans le programme de travail.23. Plusieurs représentants décrivent les progrès sanitaires obtenus dans leurs pays, grâce auxactivités OMS de promotion de la santé, de prévention et de formation. Un représentant indique quecertains bienfaits concrets, tels que la baisse du nombre d’infections et d’hospitalisations sont le fruitd’un projet « Pour des communautés et des populations en bonne santé » financé par l’OMS. Il a fallusurmonter une difficulté majeure pour atteindre les populations des zones montagneuses et assurerainsi l’équité d’accès aux soins de santé dans l’ensemble du pays. L’appui de l’OMS a permis untransfert de technologie et le renforcement des capacités des agents de santé.24. Le Directeur, Gestion des programmes, en réponse aux commentaires, explique quel’exécution plus importante du budget au niveau des pays est due à une plus grande confiance dans lagestion fondée sur les résultats et à une collaboration plus étroite entre les pays et les bureaux de payspour planifier, contrôler et assurer un suivi des problèmes identifiés. Certains des commentaires ontmontré que lorsque l’on agissait davantage au niveau des pays, par les soins de santé primaire, avec lacoopération de divers partenaires internationaux, cela faisait une grande différence.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 1325. L’OMS approuve totalement la remarque de certains États Membres selon laquelle lesallocations sont attribuées de façon disproportionnée aux maladies transmissibles, alors que l’onenregistre un déficit de financement dans d’importants domaines tels que la santé de la mère et del’enfant et les maladies non transmissibles. Les quatrième et cinquième objectifs du Millénaire pour ledéveloppement et l’objectif stratégique 4 sont des priorités absolues à l’OMS mais les fondsnécessaires ne sont pas disponibles du fait de l’affectation des contributions volontaires. Pouratteindre ces objectifs, il faudra nécessairement réaliser non seulement l’objectif stratégique 4 maiségalement l’objectif stratégique 9 sur la nutrition et l’objectif stratégique 10 sur le renforcement dessystèmes de santé. Une redéfinition des priorités est un travail complexe qui sous-entend desnégociations avec le Siège de l’OMS et les bureaux de pays. Il est possible parfois de fixer denouvelles priorités pour riposter à un problème émergent de santé publique, pour répondre à lademande ou au besoin d’un pays ou en procédant à un changement d’allocation, en temps utile, encours d’exécution budgétaire.26. En répondant aux remarques formulées sur le fait que le taux d’exécution global dissimuled’importantes disparités entre les pays, il explique que le nouveau Comité des programmes créérécemment, composé de tous les directeurs techniques, du directeur administratif et financier et dupersonnel technique se réunit tous les mois pour faire le point sur l’exécution de chaque postebudgétaire en vue d’identifier les problèmes et les difficultés. Le taux d’exécution peut parfois êtreralenti par le temps consacré à la résolution de problèmes importants et complexes, comme atteindreles populations difficiles d’accès. Il partage l’avis des représentants qui ont fait remarquer que letableau 4 du rapport devait être élargi et présenter le taux d’exécution pour chaque objectifstratégique. Les retards pris dans la réalisation de certains objectifs stratégiques à fin 2010, quiapparaissent dans l’annexe 2 du rapport et ont été signalés par certains représentants, sont dus audéficit de financement ou à un manque de compétence technique. Ces objectifs sont désormaisatteints.27. Pour répondre à une remarque selon laquelle la catégorie de dépense qui a augmenté le plusconcerne les coûts de personnel, le Directeur administratif et financier explique que cetteaugmentation est due à la baisse du dollar des États-Unis et que les augmentations progressives dessalaires sont prévues dans le système des Nations Unies. Le nombre de fonctionnaires dans la Régionest identique à ce qu’il était fin 2009 malgré une augmentation dans le taux d’exécution. Le personnelde la catégorie professionnelle a diminué et il est prévu de faire davantage appel au personnelnational.28. Le Directeur régional explique que le déséquilibre entre les contributions fixées et lesfinancements volontaires est traité dans la réforme globale de l’OMS, par des définitions plus clairesdes priorités. De nouveaux indicateurs et cibles internes ont été étudiés en détail pour les rendre plusréalistes et cela apparaîtra dans le projet de budget 2012-2013. Bien que d’autres Régions et le Siègede l’OMS aient dû se séparer d’un certain nombre de fonctionnaires, la Région du Pacifiqueoccidental a pu préserver son personnel jusqu’à présent. En réponse à une question sur le budgetalloué à la nouvelle Division de l’appui technique dans le Pacifique, il dit que dans le budget 2012-2013, le financement est garanti pour le personnel de cette division et celui du bureau de liaison dansle nord de la Micronésie.PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2012-2013 : Point 9 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/4)29. Le Directeur, Gestion des programmes, présente le projet de budget programme de la Régionpour l’exercice 2012-2013 (document WPR/RC62/4), le troisième et dernier budget programmebiennal du Plan stratégique à moyen terme 2008-2013, qui a été élaboré en étroite collaboration avec


14COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONle Siège de l’OMS et ses bureaux de pays. Les résultats escomptés à l’échelle régionale et les résultatsescomptés spécifiques du Bureau régional ont fait apparaître d’importants changements d’orientationqui reflètent l’évolution de la situation sanitaire mondiale et une plus grande concordance entre lespriorités de l’OMS et celles des États Membres. D’autres améliorations sont à noter, notammentl’élaboration de cadres d’action stratégiques techniques à l’échelle de la Région et de cadresstratégiques à l’échelon des pays et des définitions plus claires des résultats escomptés et desindicateurs. Le projet de budget programme repose sur des attentes de financement réalistes plutôt quesur des aspirations. Le recours aux contributions volontaires pour un petit nombre de programmesspécifiques a favorisé la récente instabilité financière, un manque de précision dans la définition despriorités et des difficultés opérationnelles. Il faut espérer que l’on puisse rendre les financements plusprévisibles et plus flexibles en instaurant un dialogue avec les bailleurs de fonds et en renforçant laresponsabilisation.30. Dans la discussion qui s’ensuit, les représentants accueillent favorablement l’adoption d’uneapproche fondée sur les résultats dans la préparation du projet de budget programme, ce qui devraitgénérer plus de transparence et de responsabilisation et améliorer le taux d’exécution budgétaire.Certains se sont dits préoccupés par le fait que la baisse des fonds alloués à certains domaines d’actionrisque d’avoir une incidence négative sur la capacité du Bureau régional à répondre aux besoins despays ; il faut clarifier les priorités. L’élaboration de programmes stratégiques de pays pourraitaméliorer l’exécution au niveau des pays. Les participants se sont félicités de la plus grandeimportance accordée aux objectifs stratégiques 3 et 10 et certains demandent que l’on s’attachedavantage à l’objectif stratégique 7 et au renforcement des services de soins de santé primaires, quel’on poursuive les efforts pour atteindre les cibles de l’objectif stratégique 1 et que l’on intensifie lesactivités liées à la réalisation des OMD 4 et 5.31. L’OMS doit élargir la base de financement et explorer les différents moyens d’aider lesÉtats Membres à rechercher des fonds auprès des donateurs qui se sont engagés à la Conférence desNations Unies de 2009 sur le changement climatique en faveur des activités destinées à atténuer leseffets sur la santé du changement climatique, et à la réunion de haut niveau de l’Assemblée généraledes Nations Unies de 2010 qui a permis de faire le point sur la progression vers les objectifs duMillénaire pour le développement, en particulier les OMD 4 et 5.32. Le représentant de la République de Corée annonce la décision de son Gouvernement deverser une contribution supplémentaire de US $4,5 millions pour les cinq prochaines années au Siègede l’OMS et au Bureau régional en faveur des activités de lutte contre les maladies non transmissibleset des programmes de promotion de la santé.33. Le Directeur, Gestion des programmes, répond à une demande d’information sur la façondont le programme de réforme de l’OMS sera traduit dans le projet de budget programme del’exercice 2012-2013, en particulier pour ce qui concerne les programmes exécutés au niveau despays, sur la façon dont il sera pris en compte dans les futurs budgets programmes et sur la façon, àlong terme, dont le budget programme final pour le Plan stratégique à moyen terme actuel s’intégreradans le Plan stratégique à moyen terme suivant et dans les futurs budgets programmes. Il explique quele processus de réforme de l’OMS doit améliorer les liens entre les différents cycles des budgetsprogrammes pour permettre à l’avenir une perspective à plus long terme. Par ailleurs, les objectifsstratégiques sont des orientations politiques arbitraires établies par l’OMS et destinées à être adaptéesà l’évolution des situations sanitaires et ils seront également plus étroitement reliés dans le futur. Ilreconnaît que l’OMS a besoin d’une base de financement plus large et que les États Membres ontbesoin impérativement d’une aide pour préparer leur demande aux bailleurs de fonds. Il fait remarquerque si des contributions volontaires supplémentaires étaient mises à disposition, le Bureau régionalaurait les capacités d’étendre les activités, par exemple dans le domaine de la santé de la mère et del’enfant. Il rappelle que le projet de budget programme soumis au Comité reflète des attentes de


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 15financement réalistes. En réponse aux remarques sur l’incidence que les baisses constatées dans lesallocations peuvent avoir sur l’exécution des programmes, il explique que des mesures sont en coursde mise en place pour réduire de différentes façons les coûts administratifs et de soutien, notammentla pratique de vidéoconférences et la rationalisation des plannings de réunions afin de réduire lesvoyages, et pour collaborer plus étroitement avec les pays en vue d’une meilleure coordination desactions dans la recherche de meilleurs résultats sanitaires.34. Le Directeur général, en rappelant que l’OMS doit impérativement se conformer aux normescomptables internationales pour le secteur public, confirme que la planification et l’exécution dubudget programme sont rendues plus difficiles par l’impossibilité de prévoir le montant et le momentoù les contributions volontaires seront reçues. De plus, du fait de la situation économique actuelle,certains bailleurs de fonds réduisent le volume des fonds promis. Ainsi, alors qu’il est souhaitabled’assurer un taux élevé d’exécution, il est important également de ne pas générer de passif en réalisantles activités des programmes sans avoir la garantie que les fonds seront disponibles. Le processus deréforme de l’OMS doit renforcer la capacité des bureaux de pays à aider les ministères de la santé enfavorisant les contacts avec les partenaires et en élaborant des politiques de santé rigoureusessusceptibles d’inciter les bailleurs de fonds à apporter leur aide. Même s’il revient aux pays de déciderd’entretenir des relations de réciprocité avec le secteur privé, et de la forme que ces relationsprendraient, il est crucial d’obtenir des déclarations d’intérêt et d’éviter toute influence sur lesdécisions politiques. Elle se félicite de l’appel lancé pour que l’on accorde une grande importance aurenforcement des soins de santé primaires, un domaine qu’elle cherche à redynamiser depuis qu’elle apris ses fonctions.35. Le Comité régional examine un projet de résolution sur le projet de budget programme pourl’exercice 2012-2013.36. La résolution est adoptée (voir la résolution WPR/RC62.R1).RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS : Point 10 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/5)37. Le Directeur régional, en présentant ce point de l’ordre du jour, décrit la menace croissante dela résistance aux antimicrobiens, qui a pour résultat une multiplication des cas de tuberculosemultirésistante, des flambées de paludisme résistant aux associations médicamenteuses à based’artémisinine et des infections nosocomiales qui résistent à tout, hormis aux antibiotiques les plustoxiques et les plus onéreux. Malgré la Stratégie mondiale de l’OMS pour la maîtrise de la résistanceaux antimicrobiens, publiée il y a 10 ans, l’usage irresponsable et inadapté des antimicrobienspersiste. Un dossier de politiques plurisectorielles en six points a été publié en avril 2011, à l’occasionde la Journée mondiale de la Santé, pour combattre cette menace mondiale ; ce dossier plaide pour unengagement politique plus ferme et demande aux gouvernements d’assurer leur fonction de direction.38. Les représentants se félicitent de la nouvelle initiative de l’OMS et de la meilleure visibilitédu problème depuis qu’il a été présenté comme thème de la Journée mondiale de la Santé. Les paysdisposant d’un personnel médical réduit sont soumis à forte pression de la part des compagniespharmaceutiques transnationales les incitant à prescrire des produits de marque alors que desantibiotiques génériques de bonne qualité pourraient être utilisés, et les antibiotiques quin’apparaissent pas sur les listes de médicaments essentiels des pays font l’objet de pressionscommerciales auprès des praticiens privés. De plus, des antibiotiques sont souvent prescrits pour desmaladies qui ne sont pas d’origine bactérienne. Les protocoles de lutte contre les infections dans lescommunautés doivent être renforcés par le biais des initiatives OMS de renforcement des laboratoireset de prise en charge des syndromes, assorties de stratégies de suivi et d’évaluation. Par ailleurs, les


16COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONdirectives thérapeutiques nationales doivent être mises à jour. Il convient de mettre en place desformations sur l’usage rationnel des médicaments et de définir des indicateurs pour contrôlerl’utilisation des antibiotiques dans la communauté. L’émergence de souches résistantes de microorganismesresponsables d’infections sexuellement transmissibles doit faire l’objet d’un suivi, enparticulier dans les petits pays insulaires en développement. Les pratiques agricoles doivent elles aussifaire l’objet d’un suivi pour éviter les infections, et l’utilisation d’hormones et d’antibiotiques dans lesélevages doit être surveillée plus étroitement pour prévenir la résistance microbienne.39. Il est important de maintenir une surveillance permanente et les États Membres doiventcoopérer si l’on veut éviter la propagation transfrontalière de la résistance microbienne, compte tenude l’intensification des voyages et des échanges commerciaux internationaux. Néanmoins, leproblème s’est répandu à l’ensemble du monde, ce qui a des conséquences économiques et sociales.Le phénomène est hors de contrôle, quel que soit le pays et il faut une collaboration étroite avec lespays voisins pour endiguer la vague des médicaments contrefaits, en particulier des antipaludéens.40. L’inefficacité croissante de certains antibiotiques courants indique qu’il faut mettre au pointde nouvelles molécules. L’OMS doit fournir davantage d’informations sur les preuves scientifiquesliées à la prise en charge clinique des maladies d’origine microbienne et sur les causes de la résistanceaux antimicrobiens.41. Le dossier de politiques pourrait être amélioré par l’ajout de recommandations sur la fixationde priorités pour les pays disposant de peu de ressources et en favorisant l’acquisition de meilleuresinformations sur la résistance aux antimicrobiens associée à des maladies spécifiques. La propositionde créer des comités gouvernementaux intersectoriels mandatés pour instaurer des partenariats avecd’autres parties prenantes est remise en question car certains pays disposent déjà de dispositifs de cetype. Par ailleurs, devoir attribuer un secrétariat à un tel comité nécessiterait des ressources financièreset techniques hors de portée de nombreux États Membres.42. Une déclaration est faite au nom du Forum pharmaceutique du Pacifique occidental de laFédération internationale pharmaceutique.43. Le Directeur, Division Lutte contre les maladies transmissibles, souligne l’importance durenforcement des autorités nationales de réglementation pharmaceutique pour prévenir la résistanceaux antimicrobiens. Une vidéo sur la résistance à l’artémisinine, produite en plusieurs langues, apermis de sensibiliser le grand public à ce problème. L’OMS a collaboré avec les autorités deréglementation pharmaceutique et avec Interpol pour combattre la vague de médicaments contrefaitset elle a aidé des États Membres à faire appliquer leur législation pour que seul le secteur publicpuisse prescrire des associations médicamenteuses et pour combattre l’utilisation d’antipaludéens enmonothérapies. Dans le cas des infections sexuellement transmissibles également, les actionsessentielles sont le renforcement des autorités nationales de réglementation pour faire appliquer lespolitiques de délivrance d’ordonnances, définir des normes, concevoir et mettre en place unesurveillance de la résistance microbienne et aider les pays à élaborer des plans d’action spécifiquespour lutter contre la résistance aux antimicrobiens.44. Le Directeur, Division Développement du secteur de la santé, explique que la résistance auxantimicrobiens représente une menace pour tous les pays et qu’il est donc essentiel de collaborer enéchangeant les informations et en se prêtant mutuellement assistance. Les participants lui demandentde noter que la plupart des États Membres ont des comités, ont renforcé la surveillance et disposentd’un plan d’action. Il se félicite qu’un pays ait défini des cibles de réduction de la résistance et inviteinstamment d’autres États Membres à faire de même. L’OMS s’attachera tout spécialement à aider lespays à revenu faible à renforcer les capacités de leurs laboratoires et à mettre en place des activités desurveillance. Un accent particulier doit être mis sur la prévention des infections nosocomiales et des


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 17recommandations claires doivent être disponibles sur l’accès aux médicaments et sur leur utilisation.Éducation et sensibilisation sont nécessaires tant pour les prescripteurs que pour les communautés.L’usage rationnel des médicaments dans les élevages n’est pas de la responsabilité des ministères dela santé mais il importe de commencer à coopérer avec ce secteur. Il partage l’avis des représentantssur le fait que la recherche est vitale pour devancer les problèmes émergents en matière de résistancemicrobienne.45. Le Comité examine un projet de résolution sur la résistance aux antimicrobiens. LeRapporteur de langue anglaise lit une proposition de modification de la représentante des États-Unisd’Amérique. Dans l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif, il faudrait ajouter « le cas échéant » et« infranational » ce qui donnerait la phrase « à élaborer et à mettre en œuvre, le cas échéant, des plansnationaux et infranationaux complets et efficaces de lutte contre la résistance aux antimicrobiens ; ».La représentante des États-Unis d’Amérique explique que ces amendements rendraient la résolutionapplicable à chaque pays, quelles que soient les circonstances et les ressources dont il dispose.46. La résolution, telle qu’amendée, est adoptée (voir la résolution WPR/RC62.R3).MÉDECINE TRADITIONNELLE : Point 11 de l’ordre du jour (document WPR/RC62/6)47. Le Directeur, Gestion des programmes, explique que la médecine traditionnelle fait partie dela culture de la Région et est toujours largement utilisée, contribuant ainsi aux soins de santé dans lespays. Depuis l’adoption en 2001 par le Comité régional de la première stratégie régionale en faveur dela médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental (2001-2010), les États Membres ont progresséà différents niveaux : élaboration de politiques nationales, législation, réglementation, formation,recherche et normalisation des médecines traditionnelles, et de nouvelles opportunités de promouvoirla médecine traditionnelle se sont fait jour. L’OMS a donc réalisé des enquêtes intensives et desconsultations auprès d’experts et d’États Membres pour élaborer le nouveau projet de stratégierégionale pour la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental (2011-2020), présenté dans ledocument de travail WPR/RC62/6. Ce projet de stratégie plaide en faveur de l’intégration de lamédecine traditionnelle dans les systèmes nationaux de santé et encourage l’accès à des services demédecine traditionnelle et l’utilisation efficace et sans risque de cette médecine. Elle encourageégalement la préservation et l’usage durable des ressources de la médecine traditionnelle et unecoopération plus étroite pour constituer et partager un savoir et des compétences dans ce domaine,tout en reconnaissant que le développement et le rôle de la médecine traditionnelle diffèrent selon lespays de la Région. Le Comité régional est invité à examiner et à adopter ce projet de stratégie.48. La plupart des représentants approuvent le projet de stratégie régionale et ses cinq objectifsstratégiques, qui constituent clairement une voie de progrès. Au niveau des pays, le progrès consisteraà intégrer la médecine traditionnelle dans les systèmes nationaux de soins de santé en tant que partieintégrante, en particulier au niveau des soins de santé primaires. Certains pays ont constaté uneintensification du recours à la médecine traditionnelle dans le cadre de la réforme du système de santé,et dans d’autres pays, les régimes d’assurance maladie couvrent de plus en plus souvent les soinspratiqués en médecine traditionnelle. De même, des mesures ont été prises pour garantir l’innocuité etl’efficacité des médecines traditionnelles et des pratiques traditionnelles au moyen de réglementations,de législations et de programmes d’enseignement, pour préserver et étoffer les informations sur lesplantes médicinales, pour développer la culture durable des plantes médicinales et la productioncommerciale des médicaments traditionnels et enfin pour protéger les droits de propriétéintellectuelle. Avec l’aide de l’OMS, un État Membre a entrepris un projet de recherche pour vérifierles connaissances, les attitudes et les pratiques en cours auprès des guérisseurs traditionnels et despatients atteints de tuberculose. L’attention des participants est attirée sur les effets potentiels duchangement climatique sur l’habitat des plantes médicinales. La mise en œuvre de la stratégie


18COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONfavorisera l’application de la résolution WHA62.13 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur lamédecine traditionnelle, et permettra une meilleure coordination et l’élaboration de politiques dans cedomaine, dans l’ensemble de la Région. L’OMS est priée de suivre la mise en œuvre et d’en rendrecompte à intervalles réguliers aux États Membres. L’Organisation est priée également d’intensifierson aide à la recherche et développement, à la formation, à la transmission de principes directeurs surle contrôle de la qualité, et à la diffusion des connaissances sur la médecine traditionnelle, notammentdes recommandations sur la conservation des plantes médicinales.49. La représentante des États-Unis d’Amérique approuve le projet de stratégie dans son principeet souligne que cette stratégie devrait reposer sur des données scientifiques objectives comparablesaux normes fondées sur les données factuelles dont s’inspire la médecine occidentale. Il convient doncde modifier le projet de stratégie en mettant davantage l’accent sur une intégration rationnelle despratiques et soins de santé reposant sur des données probantes en tirant parti des meilleures optionsdisponibles, indépendamment de leurs origines. En se référant à l’objectif stratégique 1, elle contestel’ajout d’une orientation (2), considérant qu’une politique de promotion de la médecine traditionnelleest du ressort de la société civile et non des États Membres, et elle demande que l’on ajoutel’expression « le cas échéant » à la fin de l’action stratégique (3). L’objectif stratégique 2 signifie quedes prescriptions à long terme des médecines traditionnelles apportent suffisamment de donnéesfactuelles pour que l’on en comprenne l’efficacité thérapeutique et les risques. Le texte serait renforcési l’on mettait l’accent sur la nécessité de disposer de données scientifiques objectives. Elle demandedes éclaircissements sur la phrase qui fait référence aux « secteurs d’adoption de ces thérapies. ». Leterme « parrainage » indiqué dans l’orientation pour l’objectif stratégique 2 sous-entendresponsabilités mutuelles et obligations contractuelles et devrait être supprimé. En outre, il apparaîtque dans les orientations, il manque une action stratégique couvrant la collaboration pour refléter lanature intersectorielle de la recherche, l’application des bonnes pratiques et la protection des droits depropriété intellectuelle. L’action stratégique (2) prévue pour l’objectif stratégique 3 devrait êtremodifiée en remplaçant l’expression « si nécessaire » par « selon les besoins ». Chacune desorientations et actions stratégiques énumérées pour l’objectif stratégique 4 devrait être modifiée parl’ajout de la phrase « conformément aux priorités, aux capacités, à la législation correspondante et auxcirconstances nationales ». Même si le projet de stratégie met suffisamment l’accent sur laréglementation des praticiens, elle devrait faire référence également au problème des réclamationsexagérées et/ou trompeuses, ce qui est crucial pour la protection du public. Par ailleurs, bien que l’onmentionne que les praticiens de médecine occidentale soient formés à la médecine traditionnelle, iln’est pas fait mention de la formation des praticiens de médecine traditionnelle aux principes etpratiques de recherche, à la pratique fondée sur des données factuelles et à la collaborationpluridisciplinaire.50. Un représentant, en appelle à la prudence compte tenu du contexte médico-légal mondial enpleine mutation et souligne la nécessité de pratiques fondées sur les données probantes, des analysesobjectives approfondies et des méta-analyses des données disponibles. L’effet placebo reste uneréalité. De plus, les praticiens doivent respecter le principe « ne pas nuire ».51. Un représentant de la Fédération internationale des Associations d’Étudiants en Médecine faitune déclaration au Comité.52. Le Directeur, Division Développement du secteur de la santé, se félicite du soutien expriméen faveur du projet de stratégie et se dit satisfait des progrès obtenus par de nombreux pays etterritoires. Il a pris note des diverses demandes exprimées pour que l’OMS intervienne et apporte sonsoutien.53. Le Directeur, Gestion des programmes, rappelle que le projet de stratégie a été élaboré àl’issue d’un processus consultatif étendu, au cours duquel un appui résolu au projet a été exprimé


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 19avant le Comité. Il reconnaît la pertinence des remarques faites par la représentante des États-Unisd’Amérique et convient que certaines des modifications proposées peuvent renforcer le projet destratégie, mais il ajoute qu’une réouverture des négociations sur le texte pendant la session risque deprésenter des difficultés.54. Le Président annonce qu’à la suite de consultations informelles et compte tenu de l’appuirésolu en faveur du projet de stratégie, les États-Unis d’Amérique acceptent de retirer leur demande demodifications.55. Le Comité régional examine un projet de résolution sur la médecine traditionnelle.56. Le Rapporteur de langue anglaise dit que les États-Unis d’Amérique proposent l’insertion detrois nouveaux paragraphes dans le préambule, à la suite du quatrième paragraphe, ce qui donnerait :« Respectant les obligations, sur le plan national, de chaque État Membre vis-à-vis de sespropres capacités, priorités et situation, et de la législation pertinente ;Prenant note des principes directeurs pertinents de l’OMS relatifs à la surveillance del’innocuité de la médecine traditionnelle et à d’autres dispositifs de protection duconsommateur ;Notant le rôle de la société civile dans la promotion de la médecine traditionnelle dans toutecommunité. »57. Le Comité approuve l’ajout des deux premiers paragraphes supplémentaires dans lepréambule. Après une brève discussion sur le rôle de la société civile concernant la médecinetraditionnelle, la représentante des États-Unis d’Amérique accepte de retirer le troisième paragrapheproposé.58. Le Rapporteur de langue anglaise dit que les États-Unis d’Amérique proposent également quel’on modifie l’alinéa 5 du paragraphe 2 du dispositif en ajoutant la phrase « en conformité avec leurlégislation nationale et les obligations internationales pertinentes » à la suite du texte existant. LeComité approuve cette modification de l’alinéa 5 du paragraphe 2 du dispositif.59. La résolution, telle qu’amendée, est adoptée (voir la résolution WPR/RC62.R4).SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS : Point 12 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/7)60. Le Directeur régional explique que les maladies d’origine alimentaire posent toujours unproblème majeur de santé publique, tant dans les pays développés que dans les pays endéveloppement. En outre, les maladies d’origine alimentaire ne s’arrêtent pas aux frontièresnationales. Le projet de stratégie du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments(2011-2015) reflète l’importance de la sécurité sanitaire des aliments dans la sécurité sanitairemondiale. Il propose un cadre d’action commun visant à renforcer les systèmes nationaux de contrôledes aliments et à améliorer la collaboration entre États Membres et partenaires.61. Les représentants approuvent le projet de stratégie qui aidera les pays à garantir la sécuritésanitaire des aliments dans la Région et dans le monde. Un pays a créé un centre national d’évaluationdes risques au sein de son ministère de la santé, doté un conseil plurisectoriel. Il est à souhaiter que cecentre sera reconnu comme un centre collaborateur de l’OMS. Un autre pays a mis en place unsystème global dans lequel toutes les agences ayant des fonctions de réglementation impliquant des


20COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONproduits alimentaires sont en relation pour synchroniser leurs activités et leurs politiques, et les rôleset responsabilités sont définis pour garantir la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaînealimentaire.62. Les approches pour le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments fondées sur les risques oufondées sur les données scientifiques ont été présentées. Il s’agit notamment de développer lescapacités, de traiter les situations d’urgence, de prévoir l’inspection des aliments et d’assurer desformations. L’idée de créer un groupe de travail sur la sécurité sanitaire des aliments a obtenu unsoutien ; cela permettra de renforcer les partenariats dans la Région pour obtenir les meilleursrésultats, réduire les redondances et gérer plus efficacement les ressources dans les activités sur lasécurité sanitaire des aliments. Il faut organiser les échanges et la mise en commun d’informations,aux échelons national, régional et mondial. Des travaux de planification seront réalisés en Australie encollaboration avec les organisations régionales et internationales concernées. Il est demandé à l’OMSd’établir un protocole de suivi et d’évaluation de la sécurité sanitaire des aliments dans la Région. Lereprésentant des Fidji invite ceux de la Région que cela intéresse à participer à un nouveau coursd’enseignement supérieur sur la sécurité sanitaire des aliments, la santé et l’environnement et lagestion des risques de catastrophes, offert par le collège de médecine de l’université nationale desFidji.63. Il est important de mettre en place des politiques et réglementations bien adaptées pourgarantir la sécurité sanitaire des aliments et il faudra peut-être revoir les cadres de réglementationexistants pour appliquer le projet de stratégie. Les États Membres qui dépendent fortement desimportations d’aliments doivent tout particulièrement rester vigilants à l’égard des incidents desécurité sanitaire des aliments qui surviennent localement et à l’étranger. Une représentante décrit lecentre de sécurité sanitaire des aliments mis en place dans son pays, qui est chargé de l’évaluation etde la gestion des risques et de la communication sur les risques pour garantir la sécurité sanitaire desaliments. Ce centre est en contact étroit avec l’OMS au travers du Réseau international des autoritésde sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) et au moyen de la transmission de données auProgramme mondial de suivi et d’évaluation de l’environnement. Ce centre a été désigné centrecollaborateur de l’OMS pour l’analyse des risques chimiques dans les aliments, et il est chargé durenforcement des capacités d’évaluation des risques et de la contamination des aliments. LesÉtats Membres sont encouragés à participer activement aux travaux de la Commission du CodexAlimentarius, qui publie des normes alimentaires, des directives et d’autres textes connexes commeles codes de pratique, dans le cadre du Programme mixte FAO/OMS de normalisation alimentaire.Les États Membres doivent, si possible, adapter et appliquer les directives et les normes fondées surdes données scientifiques.64. Notant que la stratégie couvre la période 2011-2015, un représentant fait remarquer qu’ellen’est pas encore dans sa version définitive et que chaque pays devra élaborer et approuver unestratégie ou un plan d’action national pour la mettre en application, ce qui prendra un an, voire plus. Ilsuggère donc que l’année butoir de sa mise en œuvre soit plutôt 2020. Le plan doit prévoir desmesures standards pour l’inspection et le contrôle des aliments importés et exportés, de façon à éviterdes opérations redondantes. Il doit également établir un lien plus fort entre les fonctions deréglementation et d’éducation des autorités de contrôle alimentaire. L’éducation et la formation à lasécurité sanitaire des aliments doivent être réalisées dans l’optique des firmes alimentaires impliquéesdans des incidents qui ont donné lieu à des maladies ou des contaminations d’origine alimentaire. Unautre aspect qu’il convient de traiter dans la stratégie est l’amélioration de l’étiquetage sur lequel lesinformations nutritionnelles sont indiquées.65. Un représentant explique qu’une première étape importante consiste à mettre en place unréseau d’autorités sanitaires et d’autorités de contrôle alimentaire, aux niveaux local, national etrégional. De même, l’interface entre les plans d’action en cas d’incidents liés à la sécurité sanitaire des


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 21aliments et d’autres situations d’urgence doit être rendue très claire et la détection de tels incidentsdoit faire l’objet d’un suivi pour que les victimes puissent être prises en charge par le secteur de lasanté. Le niveau d’alerte à l’échelon international doit être clair également. La collaboration entrepoints de liaison pour le réseau INFOSAN et points focaux pour le Règlement sanitaire international(2005) doit être présentée dans la section 7 du projet de stratégie, sous les différentes actionsstratégiques. Il convient de rappeler que le Règlement sanitaire international (2005) constitue leprincipal réseau d’alerte puisqu’il couvre toutes les institutions de santé et tous les laboratoires alorsqu’INFOSAN est un réseau d’échange d’informations entre pays.66. Le Directeur, Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence, se félicite du soutien résoludont bénéficie le projet de stratégie et qui résulte du large processus de consultation dont il découle. Ila pris bonne note des demandes d’échanges d’informations plus fournis entre États Membres.INFOSAN et le Règlement sanitaire international (2005) présenteront d’autant plus d’intérêt qu’ilsseront davantage utilisés par les États Membres. De nombreux représentants ont souligné l’importanced’une coordination avec des initiatives et des réseaux existants. Des consultations préalables ont eulieu avec de tels partenaires et leurs activités ont été intégrées dans le projet de stratégie. Se référant àla suggestion de reporter l’objectif d’application de la stratégie à 2020, il fait remarquer que lescapacités en matière de sécurité sanitaire des aliments étant très variables d’un État Membre à l’autreon ne peut pas s’attendre à ce que tous les volets de la stratégie soient mis en œuvre au même rythmeou de la même façon. La sécurité sanitaire des aliments relevant de la sécurité sanitaire mondiale, lesactions doivent être menées collectivement. C’est pourquoi, à l’approche de l’année 2015, il faudradiscuter de nouveau de la mise en œuvre de la stratégie. Plusieurs représentants ont recommandé quel’on établisse un lien avec d’autres urgences de santé publique et avec d’autres secteurs, comme lesecteur de la nutrition. Le lien avec d’autres dispositifs est le thème principal de la stratégie et leprojet de stratégie prévoit l’intégration de la sécurité sanitaire des aliments dans la version révisée dela Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (2010) et dans leRèglement sanitaire international (2005). Il se dit d’accord avec les intervenants qui ont demandéinstamment un suivi continu de la mise en œuvre de la stratégie, peut-être par le biais d’un groupe detravail sur la coopération dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, qui se réunirait unefois par an. On pourrait instaurer un dispositif semblable à celui mis en place dans le cadre de laStratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (2010) qui prévoit quetous les États Membres, les partenaires et l’OMS se réunissent une fois par an pour faire le point surles progrès accomplis et prévoir les actions futures.67. Le Directeur, Sécurité sanitaire des aliments, zoonoses et maladies d’origine alimentaire, auSiège de l’OMS, rappelle que les principes de la sécurité sanitaire des aliments ont été adoptés par larésolution WHA63.3 de l’Assemblée mondiale de la Santé et sont pris en compte dans le projet destratégie. Une stratégie mondiale ayant été jugée inappropriée, la résolution demandait que chaqueRégion formule une stratégie. La Région du Pacifique occidental est la première à le faire et d’autresRégions s’en inspireront certainement pour élaborer leurs propres stratégies. INFOSAN est undispositif de mise en commun volontaire des informations entre toutes les autorités nationales decontrôle alimentaire et il permet d’échanger sur les expériences acquises. La fonction du Règlementsanitaire international (2005) est d’alerter les pays en cas d’urgence liée à la sécurité sanitaire desaliments tandis qu’INFOSAN rassemble des informations telles que les notifications d’importation etd’exportation. Les deux sont complémentaires. Les pays peuvent décider de désigner des points deliaison nationaux à un endroit ou à un autre de leur territoire. Il admet que les États Membres doiventparticiper aux travaux du Codex et il décrit le fonds d’affectation spéciale créé par le Codex pourfavoriser la participation des pays en développement, ainsi que la formation prévue à l’utilisation desnormes et à l’obtention des données qui ont servi aux travaux de la Commission du CodexAlimentarius. Le projet de stratégie reconnaît également que la sécurité sanitaire des aliments est uneactivité plurisectorielle puisqu’elle concerne aussi l’élevage d’animaux et l’agriculture mais elle doitrester placée sous la responsabilité du secteur de la santé. Les liens avec les données


22COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONépidémiologiques sont importants puisqu’ils permettent aux pays d’informer rapidement les autoritéssanitaires.68. Le Comité examine un projet de résolution sur la Stratégie régionale du Pacifique occidentalen matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015). Le Rapporteur de langue anglaise lit deuxpropositions d’amendement de la part de la représentante des États-Unis d’Amérique. Dans l’alinéa 2du paragraphe 2 du dispositif, l’expression « garantir l’engagement politique pour mobiliser » seraitremplacée par « à renforcer ou maintenir, le cas échéant » ; le paragraphe deviendrait « à renforcer oumaintenir, le cas échéant, les ressources humaines et financières nécessaires à la mise en œuvre de telssystèmes ; ». Dans l’alinéa 4 du paragraphe 2 du dispositif, il faudrait ajouter l’expression « et à laCommission du Codex Alimentarius » après « (INFOSAN) ».69. La résolution, telle qu’amendée, est adoptée (voir la résolution WPR/RC62.R5).MALADIES NON TRANSMISSIBLES : Point 13 de l’ordre du jour (document WPR/RC62/8)70. Le Directeur régional ouvre un débat d’experts en se référant aux progrès obtenus en 2011pour faire mieux connaître les maladies non transmissibles, avec l’adoption de la Déclaration de Nadi,de la Déclaration de Séoul, du Communiqué d’Honiara sur les maladies non transmissibles et de laDéclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et lamaîtrise des maladies non transmissibles. Le débat d’experts est animé par le Professeur DonMatheson, centre de recherche pour la santé publique, Université Massey, Wellington (Nouvelle-Zélande).71. Le Professeur Matheson explique que l’on a accumulé au cours de la dernière décennie uneexpérience considérable sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et que ledébat d’experts sera centré sur les étapes concrètes de mise en œuvre des programmes dans les pays.Les sept experts présentent des exposés dans leurs domaines respectifs, puis le débat commence.Exposés des experts72. Le Dr Han Tieru, Directeur, Division Pour des communautés et des populations en bonnesanté, Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, en donnant un point de vue sousl’angle de la Région, dit que d’importantes activités sont mises en place pour lutter contre lesmaladies non transmissibles mais que les progrès ne sont pas universels. Une enquête réalisée parl’OMS en 2010 pour évaluer les capacités nationales dans ce domaine a mis en lumière desinsuffisances dans divers aspects des plans nationaux des 23 pays de la Région à revenu faible ouintermédiaire. Pour réduire les facteurs de risque, une condition de prévention déterminante, il estindispensable d’agir sur les déterminants sociaux de la santé, et pour ce faire, de mettre en place desinterventions plurisectorielles au niveau des populations et d’adopter une démarche de l’ensemble dugouvernement. De nombreux pays ont bien progressé dans la lutte antitabac, dans la lutte contrel’abus d’alcool et dans la promotion de régimes alimentaires sains et de l’exercice physique au traversde mesures qui avaient déjà fait leurs preuves. Les initiatives des villes-santé et des îles-santé sont uneréussite dans la Région, tout comme le Sommet océanien de l’alimentation et le cadre d’action qui ena découlé sur la sécurité alimentaire. Toutefois, la plupart des pays et des territoires à revenu faible ouintermédiaire n’assurent qu’une faible couverture des soins de santé primaires et manquent desressources et des formations nécessaires pour lutter contre les maladies non transmissibles ou contrele double fardeau des maladies transmissibles et des maladies non transmissibles. Le modèle deprestation de services doit évoluer : il ne doit plus être axé sur des soins aigus dispensés par épisodesuniques mais viser la prise en charge des affections chroniques. Les systèmes de santé doivent êtrerenforcés à tous les niveaux et bénéficier d’un financement approprié ; des principes directeurs


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 23adaptés doivent être élaborés. Des services essentiels de prévention, de traitement, de soins, deréadaptation et de soins palliatifs doivent être offerts au niveau des soins de santé primaires auxpersonnes souffrant d’une maladie non transmissible, et des liens étroits doivent être établis avec leshôpitaux de district et d’autres services spécialisés. Les niveaux secondaires et tertiaires doivent offrirdes options économiquement efficaces et fondées sur des données factuelles. On peut citer quelquesbons exemples dans la Région, comme les programmes de prise en charge de l’hypertension en Chineet en République de Corée, le renforcement des systèmes de santé pour la prévention et la maîtrise desmaladies non transmissibles en Mongolie ou encore les progrès obtenus aux Philippines vers lacouverture universelle des soins.73. Les fonds attribués à la lutte contre les maladies non transmissibles sont insuffisants. De plus,les dépenses courantes ne sont pas toujours judicieuses, la plus grande partie des ressources, pourtantlimitées, étant utilisées pour traiter les stades ultimes ou les complications des maladies. L’absence decouverture universelle oblige les ménages à des dépenses catastrophiques. Les soins de santéprimaires et les interventions sur les modes de vie doivent bénéficier d’une priorité absolue dans lespolitiques de financement des soins de santé nationaux. L’ensemble des interventions essentielles del’OMS contre les maladies non transmissibles a permis de prendre différentes mesures d’un bonrapport coût-efficacité. À l’échelon mondial, 2,3 % seulement de l’aide globale au développementallouée à la santé ont été attribués en 2007 aux activités de lutte contre les maladies nontransmissibles. Actuellement, un certain nombre de partenaires du développement, notammentl’Agence australienne pour le développement international et l’Agence néo-zélandaise pour ledéveloppement international apportent leur aide à 22 États et Territoires insulaires du océaniens par lebiais du programme 2-1-22. Les informations sont essentielles et les États Membres doivent mettre enplace ou renforcer une surveillance et un suivi. Des enquêtes de type STEPS de l’OMS ont étéréalisées dans 22 pays et territoires de la Région. Toutefois, ces enquêtes étaient souvent ponctuelles,sans financement et réalisées avec peu de moyens pour assurer une surveillance continue etl’établissement de rapports sur les principaux indicateurs sanitaires. On peut citer plusieurs exemplesde partenariats réussis dans la Région contre les maladies non transmissibles. Toutefois, il faudraitenvisager de mettre en place un dispositif régional pour lancer un large éventail de partenariatschargés du plaidoyer, du partage d’informations, de la mobilisation des ressources et de la coopérationtechnique. Il faut élaborer en priorité un plan d’action régional de l’OMS pour la période 2014-2018,assorti de dates butoirs et d’indicateurs.74. Le Dr Hasan bin Abdul Rahman, Directeur général de la santé (Malaisie) décrit la politique deson pays et notamment le programme de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles quifait partie du dixième Plan de la Malaisie (2011-2015). L’orientation stratégique des activités deprévention et de maîtrise des maladies non transmissibles vise à garantir l’accès à des soins de santéde qualité et à promouvoir un mode de vie sain. Des campagnes de promotion des modes de vie sainsont été réalisées chaque année depuis 1991, axées selon l’année sur les ménages ou les lieux de travailou encore sur les « centres de bien-être » pour le dépistage. Les stratégies de prévention et de maîtrisedes maladies non transmissibles sont décidées par des représentants de dix ministères, réunis dans uncomité de Cabinet présidé par le vice-Premier Ministre, et chargés de concevoir des politiquessusceptibles de garantir un environnement de vie qui incite à une alimentation saine et à l’exercicephysique.75. Un exemple d’application de ces politiques est l’accord passé avec le Ministère del’Éducation pour organiser des interventions de prévention de l’obésité dans les écoles. Lesintervenants mesurent deux fois par an l’indice de masse corporelle des enfants et leur apprennent cequ’est la teneur en calories des aliments et des boissons et de quelle façon les calories sont brûléespendant les exercices physiques. Le Ministère de la Santé est chargé de former les enseignants,d’apporter un soutien technique, et de recevoir des cas envoyés par les écoles. Par ailleurs, un projetd’arrêté sur la vente de boissons et d’aliments malsains a été soumis aux autorités locales en vue deson adoption. Un bureau malaisien de promotion de la santé a été instauré en 2006 sous l’égide du


24COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONMinistère de la Santé, avec des représentants d’autres ministères, d’organisations nongouvernementales et d’associations de professionnels pour promouvoir l’adoption de modes de viesains.76. Le principal enjeu est de faire en sorte que le Ministère de la Santé conserve son rôle dedirection dans l’application de la stratégie. D’autres ministères pourraient être encouragés à participersi on leur montrait que les interventions présentent un intérêt mutuel. Les considérations économiqueset politiques doivent rester prépondérantes et elles doivent être reconnues comme tel. Il est importantde définir des cibles claires et mesurables, assorties de dates butoirs.77. Le Dr Timothy Armstrong, Maladies chroniques et promotion de la santé, au Siège de l’OMS,souligne l’importance de la surveillance dans la prévention et la maîtrise des maladies nontransmissibles, afin d’identifier les tendances et de fournir des informations sur la situation généralepour l’élaboration de politiques et de programmes. Les difficultés soulevées par la surveillance sontles mêmes dans le monde entier : la collecte des données n’est pas couverte par des normes et lesdonnées ne peuvent donc pas être intégrées dans les systèmes nationaux d’information sanitaire, lesdonnées sur la tendance de la mortalité sont souvent insuffisantes et les données sur la morbidité fontdéfaut. L’OMS a préparé un cadre de surveillance qui prévoit l’identification des facteurs de risque etl’enregistrement des taux de morbidité et de mortalité et garantit la riposte du système de santé. Il estessentiel d’investir dans des systèmes adaptés de surveillance. Une enquête a été réalisée sur lacapacité des pays de la Région à maîtriser les maladies non transmissibles et les résultats ont montréque 63 % disposent de registres exploitables d’état civil, 57 % ont enquêté sur les facteurs de risquedans les cinq dernières années et 34 % tiennent un registre national des cas de cancer.78. Comme l’a indiqué le Directeur général, la réunion de haut niveau de l’Assemblée généraledes Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles a confié à l’OMS lamission d’élaborer un cadre de surveillance mondial complet, assorti d’indicateurs et de ciblesvolontaires. Les États Membres seront consultés au moment de déterminer les cibles proposées, quipourraient faire l’objet de discussion par les organes directeurs de l’OMS. Les critères sur lesquelsreposent les cibles favoriseront la mise en place de systèmes fiables et durables de surveillance.79. Le Dr Yong-ik Kim, Département Politique et gestion de la santé, Collège de médecine,université nationale de Séoul (République de Corée), décrit le rôle du renforcement des systèmes desanté dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles. Il est impératif de disposerd’un plus grand nombre d’agents de santé communautaires qualifiés et de médecins en soins de santéprimaires pour assurer les activités de prévention et de maîtrise, en plus de ceux engagés dans lesactivités de lutte contre les maladies transmissibles. En République de Corée, un « fonds pour lapromotion de la santé » a été créé avec les revenus d’une taxe sur les produits du tabac, pour financeret assurer le suivi des activités de lutte contre les maladies non transmissibles. Concernant lasurveillance, des enquêtes nationales sur la santé et la nutrition sont réalisées tous les trois ans. À cesoccasions, les enquêteurs interrogent et examinent 30 000 personnes. Des enquêtes de santé menéesdans les communautés ont été lancées en 2008 au cours desquelles 1000 personnes dans chacun des250 districts du pays ont été interrogées. Ces deux types d’enquêtes sont menés à bien avec l’aide dupersonnel des écoles de médecine et de soins infirmiers. Les infrastructures sanitaires dans lescommunautés sont renforcées grâce à la formation de responsables sur le terrain et à une remise àniveau du personnel infirmier. Des programmes gratuits de modification des facteurs de risque sontappliqués dans les centres de santé. Un programme national de dépistage permet un dépistage de basede l’ensemble de la population tous les deux ans, deux ou trois contrôles de santé des enfants d’âgepréscolaire, le dépistage spécifique de maladies non transmissibles chez les personnes âgées de 40 à66 ans et enfin le dépistage de cinq cancers majeurs tous les deux ans. Des médecins du secteur privéreçoivent des incitations financières pour participer à ce programme de dépistage. Il faut une plusgrande collaboration entre les secteurs et une plus grande implication des ministères du travail et de


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 25l’éducation ; des « centres secondaires » sanitaires seront créés dans les communautés pour réduiredavantage la prévalence des facteurs de risque connus.80. Le Dr Liang Xiaofeng, Directeur général adjoint, Centre chinois de lutte contre la maladie,décrit les mesures de renforcement du système de santé pour la prévention et la maîtrise des maladiesnon transmissibles dans son pays. Les priorités du programme de réforme des soins de santé dans sonpays sont l’élaboration d’un système d’assurance maladie, la fourniture de médicaments essentiels, laprestation de soins de santé primaires et les mesures visant l’égalité d’accès aux services essentiels desanté publique, toutes ces mesures devant contribuer à la prévention et à la maîtrise des maladies nontransmissibles. La couverture du système d’assurance maladie de base est passé de 15 % à 95 % entre2000 et 2010, les subventions et les remboursements ont augmenté, les prix des médicamentsessentiels ont baissé et la couverture des services de santé publique de base s’est élargie.L’hypertension et le diabète sont pris en charge essentiellement dans les centres de santécommunautaires, avec l’appui technique et la possibilité de formations dans les hôpitaux générauxlocaux, tandis que le Centre chinois de lutte contre la maladie planifie les programmes et en assure lesuivi et l’évaluation. Le nombre d’agents de santé dans les communautés est toujours insuffisant et lesmembres du personnel administratif et de gestion sont souvent utilisés comme aides-soignants. Deséquipes au service des communautés ont été constituées. Elles se composent d’un clinicien, d’unagent de santé publique et d’une infirmière, et dispensent des services à domicile aux patientssouffrant de maladies non transmissibles, la fréquence du suivi étant fonction de la gravité de lamaladie.81. L’expérience acquise avec le programme a montré que l’aide du gouvernement, lacollaboration plurisectorielle, la coordination des activités des différentes organisations et desinstitutions et l’implication des communautés sont les facteurs les plus importants. Le recrutement dupersonnel des centres de santé communautaires représente la principale difficulté dans la prévention etla prise en charge des maladies non transmissibles.82. Le Professeur Fran Baum, Directeur, Southgate Institute, School of Medicine, FlindersUniversity, Adelaïde (Australie), en parlant des actions plurisectorielles pour la réduction des risques,dit que les facteurs de risque au niveau de la société sont ceux qui ont l’incidence la plus forte sur lesmaladies non transmissibles et que le fait de veiller à ce que la santé soit prise en compte dans toutesles politiques est le dispositif nécessaire de gouvernance et de mise en œuvre pour que les actions surles déterminants soient une réalité. La réussite du processus exige une approche transversale,holistique et intégrée, dirigée au plus haut niveau politique et bénéficiant de l’appui du public.83. Les déterminants sociaux comme la pauvreté, le racisme, l’isolement social, le chômage etl’insécurité risquent de donner lieu à une perte de contrôle sur la vie du foyer et sur la vieprofessionnelle, et d’entraîner en retour un stress chronique durable, puis une maladie chronique, del’anxiété et la dépression. Certaines personnes réagissent aux difficultés en consommant dessubstances nocives pour la santé (alcool, tabac, drogues illicites). Les obstacles économiques etsociaux qui empêchent de rechercher des soins de santé mentale ne font qu’aggraver la situation.84. Le rapport de 2008 de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé a montréclairement que des actions sont nécessaires pour lutter contre l’injustice systématique qui prévaut danstous les secteurs (éducation, emploi, logement, santé, environnement, etc.) et pour réduire lesinégalités liées aux maladies non transmissibles – changer les conditions de la vie de tous les jours etmettre la santé au cœur des décisions des pouvoirs publics.85. L’approche « la santé dans toutes les politiques » repose sur les nombreuses démarchesplurisectorielles adoptées par le passé depuis la Déclaration d’Alma Ata en 1978. Sa mise en œuvre enAustralie du sud illustre les facteurs de la réussite. Une succession d’actions ont été menées sur les


26COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONdéterminants sociaux de la santé et l’on disposait donc déjà d’une main d’œuvre qualifiée quiconnaissait bien les tenants et les aboutissants dans ce domaine. Un plan stratégique est en place etdes administrateurs principaux doivent rendre compte de la réalisation des cibles. Un expert externe aété embauché en tant qu’observateur-conseil et une unité spécifique a été créée au Bureau de la santéde l’Australie du sud pour promouvoir cette démarche. Le plan a bénéficié d’un appui politique dehaut niveau, d’un parrainage et d’une direction et les dispositifs nécessaires de financement, de miseen œuvre et de réglementation ont été mis en place. Des faits probants montrent que l’autoréglementationde l’industrie est très limitée et que les États Membres doivent tirer parti de laréglementation pour obliger le secteur privé à respecter l’obligation de comportements favorables à lasanté. L’unité et les agences partenaires ont fait l’objet d’un suivi et d’une analyse pour obtenir desrétro-informations, car il était essentiel de repérer les premiers signes de progrès et faire en sorte queles secteurs restent engagés dans la démarche et que cela en attire d’autres. La démarche initiale aabouti à d’autres actions dans le domaine des transports, du logement, de l’urbanisation, de lapublicité, de la nutrition et de l’exercice physique. Les actions sur les déterminants sociaux desmaladies non transmissibles dans l’Australie du sud ont permis à la population d’être en meilleuresanté et ont eu des effets économiques positifs ; ces actions étaient compatibles avec les politiquesd’environnement pour un futur durable.86. Mme Johanna Ralston, Administrateur en chef, Fédération mondiale du cœur, Genève(Suisse), en présentant des informations sur le plaidoyer et les partenariats, dit que les partenariatspour la santé sont de deux types : les partenariats contre des maladies et les partenariats entre secteurs.Ils doivent reposer sur des cadres d’action éthiques et exploiter les dispositifs existants, notamment lesstratégies de l’OMS. La Fédération mondiale du cœur, la Fédération internationale du diabète,l’Union for International Cancer Control et plus tard l’Union internationale contre la tuberculose et lesmaladies respiratoires se sont regroupées pour former un partenariat contre des maladies – l’Alliancecontre les MNT. Dans sa collaboration avec l’OMS et d’autres organismes pour présenter unplaidoyer à la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention etla maîtrise des maladies non transmissibles, l’Alliance a appris qu’il fallait faire des sacrifices sur lesacquis individuels à court terme pour définir des messages et des objectifs communs et identifier lespriorités. La réunion de haut niveau a réussi à attirer une large participation et l’attention des médias.En guise de suivi, l’Alliance contre les MNT continue de collaborer avec d’autres partenaires pourplaider en faveur de l’inclusion des maladies non transmissibles dans les objectifs du Millénaire pourle développement et pour la définition de cibles appropriées et d’indicateurs. Il est envisagé égalementd’élaborer un cadre d’action pour la future participation de la société civile, des secteurs public etprivé et du système des Nations Unies.87. Les partenariats entre secteurs qui regroupent un large éventail de parties prenantes sontessentiels également dans la lutte contre les maladies non transmissibles et les États Membres doiventidentifier les interventions de l’OMS les plus intéressantes parmi toutes celles qui sont possibles. Àtitre d’exemple, l’initiative néo-zélandaise HeartSAFE (Sodium Advisory and Food Evaluation –recommandations sur le sodium et évaluation des aliments) est un partenariat dirigé par l’industrie quivise à réduire la teneur en sel des aliments, animé par la National Heart Foundation sous contratauprès du Ministère de la Santé. Les progrès obtenus depuis 2007 dans la réduction de la teneur en selpour atteindre les cibles nationales grâce à des engagements volontaires sont impressionnants.Toutefois, il faudra peut-être adopter une loi pour obtenir davantage d’améliorations. Autresexemples : les efforts déployés dans le monde pour promouvoir les lieux de travail sans fumée, lesactivités pour éliminer les ventes de boissons sucrées dans les écoles, une initiative qui vise àaméliorer la santé cardiovasculaire des enfants dans les mégalopoles des pays à revenu faible ouintermédiaire et un projet visant à intégrer le dépistage du cancer du col et la sensibilisation au cancerdu sein dans les programmes de lutte contre le VIH/sida.88. Le Professeur Kenji Hayashi, Président, Institut national de la Santé publique (Japon) décrit leprogramme Health Japan 21 défini par le Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 27en 2000, et qui vise à améliorer la qualité de la vie et à allonger l’espérance de vie. Ce programmeprévoit la réalisation de 70 cibles en 2011 dans neuf domaines. Il a bénéficié d’un appui politique dehaut niveau et des responsables du gouvernement ont participé à la campagne en acceptant de sesoumettre à la mesure de leur tour de taille et à des contrôles sur leur régime alimentaire et leurpratique d’un exercice physique. Un service de conseils sanitaires a été mis en place en 2008 pourrenforcer le programme. L’Institut national de la Santé a apporté au programme une aideadministrative et technique, a préparé des supports didactiques, organisé des cours de formationnotamment un programme international de formation organisé conjointement avec le Bureau régionalet a mené à bien un suivi et une surveillance. L’analyse des données a montré que les hommes et lesfemmes qui ont utilisé le service de conseils sanitaires ont perdu du poids et ont diminué leur tour detaille. Des enquêtes sur la prévalence de la surcharge pondérale ont montré que la prévalence chez lesfemmes, en particulier chez les plus de 40 ans, a baissé plus que dans d’autres groupes. Un outil decommunication au niveau de la communauté est en cours d’élaboration dans le but d’inciter davantagede personnes à se soumettre à des examens de santé et à bénéficier de services de conseils sanitaires.89. Le programme international des visiteurs, commun au Japon et à l’OMS et dirigé parl’Institut, a inclus la possibilité de pratiquer des modes de vie désirables en plus de l’apprentissage enclasse. Les activités consistent en contrôles de santé, exercices physiques quotidiens etrecommandations sur les choix alimentaires. À la réunion de Tokyo de 2009, les participants auprogramme sur les cinq dernières années ont recommandé que l’élaboration de politiques, lesinterventions au sein des populations et le suivi et l’évaluation soient considérés comme prioritairesdans la progression de la mise en œuvre du Plan d’action du Pacifique occidental pour la prévention etla maîtrise des maladies non transmissibles.Débat d’experts90. Des orateurs se félicitent de l’adoption de la Déclaration politique de la Réunion de hautniveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui aattiré l’attention du monde entier sur ces maladies. Cette déclaration met l’accent sur l’impactéconomique de ces maladies sur les pays et leurs systèmes de santé, sur la prévention primaire, l’accèsaux médicaments essentiels, l’efficacité de mesures telles que la taxation et la législation et enfin surl’implication des ministres de la santé dans les politiques plurisectorielles.91. Les représentants de plusieurs petits pays insulaires soulèvent le problème de leur dépendanceaux importations d’aliments et de produits alimentaires, dont une majorité sont malsains puisqu’ilscontiennent des conservateurs et des teneurs élevées en sel et en sucre. Cela rend difficilel’élaboration de politiques de lutte contre les maladies non transmissibles. Un représentant se ditfavorable à la suggestion d’apposer une affiche de conseils sur le sel et le sodium dans les boutiquesqui vendent des aliments en conserves. Mme Baum explique que le rapport de la Commission del’OMS sur les déterminants sociaux de la santé présente des recommandations sur la conception despolitiques commerciales dans une perspective sanitaire, qui pourrait s’appliquer aux pays qui n’ontquasiment aucun moyen de pression sur leurs importations. Mme Ralston dit que l’industrie desproduits alimentaires et des boissons sera bientôt obligée de changer ses normes si elle veut restercrédible et obtenir que ses produits restent considérés comme « comestibles ». Un effort collectif derecherche doit être déployé pour définir des normes et une législation adaptée à la situation de chaquepays. Un représentant attire l’attention du Comité sur les résultats de plusieurs études réalisées sur lerapport coût-efficacité de plusieurs interventions qui visent la prévention et la maîtrise des maladiesnon transmissibles. Il invite instamment les pays à choisir les interventions les plus économiquementefficaces parmi toutes les interventions disponibles.92. Mme Baum dit qu’un impératif dans les bureaux du gouvernement de l’Australie du sud quiporte sur un « poids de bonne santé » a entraîné une plus forte participation et la responsabilisation


28COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONd’un certain nombre de ministères. Les cibles sont révisées une fois sur plusieurs années, avec laparticipation de la communauté. Un représentant fait remarquer que dans son pays et dans beaucoupd’autres, la plupart des politiciens sont en surcharge pondérale, fument, mâchent de la noix de bétel,boivent de l’alcool et ne pratiquent aucun exercice physique. Comment peut-on les convaincre deprendre des mesures contre les maladies non transmissibles ? Le Dr Hayashi explique qu’une façon deles impliquer davantage consiste à leur faire remarquer que la sécurité alimentaire représente environ30 % du total du budget national.93. Les situations variant d’un pays à l’autre, il faut élargir l’éventail des maladies nontransmissibles prises en compte. De plus, il est important de définir des priorités compte tenu du peude ressources disponibles. L’analyse des facteurs de risque dans chaque pays doit être aussi détailléeque possible pour que l’on puisse obtenir des données probantes claires à l’appui des activités deprévention. Les gouvernements et les ministres souhaitent des approches plus simples pour luttercontre les maladies et l’OMS fournira des conseils à ce sujet.94. En réponse à une remarque sur le pouvoir relatif des ministères de la santé pour coordonnerles groupes plurisectoriels, le Dr Hasan fait remarquer que le système utilisé dans son pays dépend del’aide de haut niveau qu’il reçoit, celle d’un comité de Cabinet présidé par le Vice-Premier ministre.Cette intervention a été obtenue après la reconnaissance de la charge élevée des maladies nontransmissibles dans le pays.95. Il est essentiel que le secteur privé prenne part aux activités de prévention et de maîtrise desmaladies non transmissibles, et des représentants demandent des conseils sur le meilleur moyend’éviter des conflits d’intérêt. Mme Ralston souligne que le secteur privé ne doit jouer aucun rôle dansla formulation des politiques. Son seul rôle doit être la mise en œuvre des politiques. Les rôles etresponsabilités de l’État et du secteur privé doivent être clairement définis. En outre, lesfonctionnaires de la santé publique doivent transmettre les premières données factuelles à l’appui despolitiques, plutôt que les politiciens et la mission du gouvernement doit s’appuyer sur lesconsultations, notamment sur l’opinion publique. Le Dr Hasan ajoute que dans son pays, les nouvellespolitiques sont dans un premier temps débattues par un groupe d’experts puis soumises à l’examenapprofondi des parties prenantes concernées, des universitaires et du public et ce n’est qu’ensuitequ’elles sont présentées au gouvernement pour leur mise en application.96. Le Dr Hayashi dit que les programmes visant une perte de poids et une diminution du tour detaille dans son pays sont maintenus par un suivi dans le cadre du régime national d’assurance maladie.Les employés sont suivis dans les services de santé des sociétés, alors que le taux du suivi pourd’autres personnes n’est que de 30 à 40 %. Les médecins du secteur privé sont incités à dépister cedernier groupe dans des hôpitaux privés, dans le cadre d’un régime selon lequel le gouvernementréduit ses subventions à un hôpital de 10 % pour les hospitalisations de plus longue durée.97. Mme Baum déclare que s’attaquer maintenant aux maladies non transmissibles permettraitd’assurer une vie meilleure aux générations futures, car des gens en meilleure santé font de meilleursparents, et cela entraînerait moins de gaspillage d’argent dans les traitements. Les meilleursinvestissements ont été faits en faveur des programmes Pour une grossesse à moindre risque etDéveloppement précoce de l’enfant. Les écoles doivent participer, en enseignant non seulement lescomportements sains mais aussi la critique des messages publicitaires. Le Dr Kim ajoute que lesprogrammes de santé doivent durer toute une vie et pourtant la santé dans les écoles et sur les lieux detravail est un domaine négligé. Les visiteurs médicaux voient les maîtresses de maison et lespersonnes handicapées qui ne peuvent pas quitter leur foyer, mais les personnes qui travaillent ne sontexaminées que rarement.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 2998. En réponse à une demande de conseils sur les meilleures pratiques en vue d’obtenir desinformations fiables sur les facteurs de risque comportementaux, M. Armstrong explique que l’OMS avalidé les outils de surveillance de quatre des principaux facteurs de risque, notamment le tabagisme,et que la formation aux méthodes de surveillance peut être obtenue par l’intermédiaire du Bureaurégional. Des ateliers ont eu lieu récemment au Cambodge et en Malaisie, en particulier sur lesméthodes d’échantillonnage. En réponse à une demande sur l’efficacité d’une politique publique dedépistage opportuniste dans une population, le Dr Matheson mentionne le critère de dépistage utilisépar l’OMS selon lequel la technique utilisée dépend de la population dépistée. Il est important des’assurer que le dépistage aboutit à un suivi.99. Un représentant fait remarquer que le renforcement des systèmes de santé est essentiel, etnotamment la couverture universelle de l’assurance maladie. Les interventions doivent comprendredes programmes d’enseignement sur les comportements sains et des services médicaux, pour assurerles traitements. De telles mesures doivent être appliquées en même temps que celles prises contre lesmaladies infectieuses, dans un effort soutenu des différents secteurs. Les ressources humaines dessecteurs autres que le secteur de la santé doivent être impliquées dans la lutte contre les maladies nontransmissibles. Dans une démarche plurisectorielle, le personnel de l’urbanisation, par exemple, doitprendre en considération la nécessité de pratiquer un exercice physique. Des soins à long terme sontdispensés non seulement dans les centres de santé mais aussi dans la communauté et par desorganisations caritatives. Il est important de collaborer avec ces organisations pour identifier les rôleset les responsabilités de chacun et s’assurer de leur participation.100. En réponse à une demande sur les sources de financement des activités de prévention et demaîtrise des maladies non transmissibles, le Dr Kim dit que les fonds alloué à la promotion de la santéen République de Corée sont issus uniquement de taxes sur les produits du tabac car auparavant leGouvernement avait le monopole du tabac et il a été relativement facile d’obtenir cet engagement. LeGouvernement a moins d’influence sur l’industrie de l’alcool.101. Le Dr Matheson, pour résumer la discussion, fait remarquer que les nouvelles idéesprésentées ont été enrichies par les questions et les remarques des représentants. L’enjeu désormaissera d’appliquer ces nouvelles idées à leurs pays respectifs. La première étape importante consiste àfaire un point précis sur la situation de chacun en matière de maladies non transmissibles.L’opportunité politique de faire mieux connaître ces maladies s’est présentée grâce à la réunion dehaut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui a été une formidable occasion dont ilfallait tirer parti. Les pays de la Région ayant des besoins différents face aux maladies nontransmissibles et se trouvant à différents stades de développement, ils doivent mener leurs actionsgraduellement en choisissant les interventions d’un meilleur rapport coût-efficacité.Discussion en séance plénière102. Le Directeur régional dit que l’on a déjà les connaissances nécessaires sur les maladies nontransmissibles et qu’elles sont désormais un problème politique mondial. La difficulté réside dans lanécessité de travailler ensemble et avec d’autres, par exemple pour augmenter les taxes sur le tabac etl’alcool. Il faut pour cela une ferme résolution. Puis les représentants peuvent discuter des moyens detraduire cette résolution en mesures concrètes dans la Région.103. Un représentant propose que le Bureau régional tire parti de la déclaration politique énoncée àla réunion de haut niveau pour augmenter le volume des fonds alloués à la prévention et à la maîtrisedes maladies non transmissibles, pour mettre en place un système unifié de suivi et d’évaluationassorti de dates butoirs et d’indicateurs, évaluer les progrès obtenus dans tous les pays et aider cesderniers à appliquer la stratégie mondiale et le plan d’action qui l’accompagne. Le Bureau régionaldoit aussi presser les États Membres d’ouvrir un dialogue au plus haut niveau du gouvernement et


30COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONd’intégrer la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles dans leurs programmes de santéet de développement. Un autre représentant demande au Bureau régional d’apporter des précisions surl’application concrète de la déclaration politique des Nations Unies en rendant les stratégies nationalesde mise en œuvre constructives et efficaces.104. Des représentants considèrent qu’il serait utile de formuler une autre résolution sur lesmaladies non transmissibles mais insistent sur le fait qu’elle complète, sans faire double emploi,d’autres résolutions, déclarations ou documents adoptés récemment comme le Communiquéd’Honiara. Dans cette résolution, le Comité doit prier le Bureau régional de contribuer non seulementà la réalisation des cibles régionales mais aussi des cibles mondiales portant sur la prévention et lamaîtrise des maladies non transmissibles. Il doit aussi demander instamment au Bureau régional derendre compte des progrès accomplis aux futures sessions du Comité régional. Le représentant de laNouvelle-Zélande indique que son pays s’est fixé pour objectif de devenir un pays sans tabac àl’horizon 2025 et invite d’autres pays à envisager de fixer des cibles semblables.105. Les programmes nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles sont difficiles àmettre en place, en particulier dans les pays dont les ressources et les moyens d’action sont limités.Des moyens de gestion des situations d’urgence, tels que les systèmes de commande unifiée ou degestion des incidents, peuvent être utilisés pour gérer la crise dans les pays insulaires du Pacifique, carces moyens intègrent des activités dans un système vertical. Cette démarche est utilisée aux Palaos quiont déclaré l’état d’urgence dû aux maladies non transmissibles. Transférer la mise en œuvre desstratégies de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles du secteur de la santé à unensemble plurisectoriel, en lui conférant un caractère d’urgence, est un bon moyen de mobiliser lescommunautés. La gestion simultanée des maladies et de la santé, comme dans « l’approche intégréedu bien-être sous l’angle de l’environnement » adoptée par les Palaos, exige que l’on approfondisse larecherche. Il est important d’intégrer l’environnement dans le modèle classique biomédical etpsychosocial appliqué par les systèmes de santé. Si l’abus d’alcool et le tabagisme contribuent à laforte incidence des maladies non transmissibles, ils sont aussi à l’origine de problèmes sociaux etfamiliaux. Les initiatives portant sur le « bien-être » qui ciblent les plus jeunes générations sont despriorités.106. Les cibles définies dans le projet de plan d’action régional pour la période 2014-2018 doiventêtre associées à une certaine flexibilité, compte tenu des niveaux de ressources différents entre lesÉtats Membres de la Région. Il faut également prévoir des cibles et des indicateurs pour suivre lesprogrès obtenus dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles. La prise en chargedes maladies doit être intégrée dans les systèmes existants, en même temps que le renforcement dessoins de santé primaires.107. Une déclaration est faite au nom de la Confédération mondiale des physiothérapeutes.108. Le Directeur, Division Pour des communautés et des populations en bonne santé, dit que leBureau régional consultera les États Membres sur l’élaboration d’un cadre de surveillance et de suivides maladies non transmissibles et les aidera à définir des cibles assorties de dates butoirs et desindicateurs spécifiques à chaque pays. La déclaration politique de la réunion de haut niveau pourraitaider à orienter les plans d’action nationaux et régionaux. Le Bureau régional continuera de collaboreravec les pays pour les aider à renforcer leurs systèmes de santé et faire en sorte qu’ils mettent encommun les meilleures pratiques à cet égard. Une démarche plurisectorielle d’identification desfacteurs de risque pour toutes les maladies est un moyen économiquement efficace de s’attaquer audouble fardeau des maladies auxquelles de nombreux pays de la Région sont confrontés. Il partagel’avis des intervenants précédents selon lequel il faut intégrer la prévention et la maîtrise des maladiesnon transmissibles dans les systèmes de santé existants, en identifiant les besoins et les lacunes. Ilconviendra de rechercher des dispositifs régionaux adaptés pour obtenir la participation de tous les


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 31groupes intéressés. L’OMS envisage l’organisation d’une réunion de représentants d’associations detechniciens, de fondations, d’universités, de l’industrie et du secteur privé dans le but d’identifier leursrôles et responsabilités et de convenir d’activités de lutte contre les maladies non transmissibles qu’ilspourront mener en collaboration.109. Le Directeur régional félicite les experts pour leurs exposés stimulants sur des démarchesconcrètes de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles. La réunion de haut niveau del’Assemblée générale des Nations Unies a confié à l’OMS une nouvelle fonction de coordinationpuisque d’autres agences des Nations Unies et d’autres secteurs, notamment le secteur privé,interviendront ensemble contre les maladies non transmissibles. Le Bureau régional aidera les paysdans leurs actions de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles, et commencera parréaliser des analyses détaillées des facteurs de risque de ces maladies dans chaque pays, en appliquantl’approche STEPwise et d’autres méthodes. À partir des résultats, chaque pays pourra définir sescibles assorties de dates butoirs. Bien qu’il soit prévu d’élaborer un plan d’action régional avec lesindicateurs avant la fin de l’année 2012, la Région ne peut pas attendre jusque là et déterminera sespropres indicateurs, en tenant compte des contextes sociaux, politiques et économiques extrêmementdiversifiés des différents États Membres de la Région. La nouvelle Division de l’appui technique dansle Pacifique qui vient d’être créée dans les Fidji aidera les États et Territoires insulaires océaniens àdéfinir les indicateurs qui reflèteront le mieux leurs propres problèmes et qui diffèrent des problèmesde la Chine par exemple. Dans plusieurs pays, les ministères de la santé, du commerce et del’agriculture ont déjà collaboré dans certaines activités. Certains pays de la Région sont moteurs dansla mise en application de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et dans d’autresinitiatives pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et ils partageront leursinformations avec d’autres, dans la Région et dans le reste du monde. Le rôle précurseur de la Régiondu Pacifique occidental dans la promotion des initiatives des villes-santé et des îles-santé est trèsimportant pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et constitue également unexcellent moyen d’impliquer d’autres secteurs et la société civile.110. Le Comité examine un document de travail contenant un projet de résolution sur l’extensionet l’intensification des activités de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles. LeRapporteur de langue anglaise lit plusieurs propositions d’amendement suggérées par lesreprésentants d’Australie, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis d’Amérique. La fin du paragraphe 9du préambule devrait être « accompagnées de politiques et plans nationaux multisectoriels ; » et unnouveau paragraphe 11 du préambule serait ajouté, formulé ainsi « Reconnaissant que la santé de lafemme et de l’enfant est intimement liée aux MNT et que les stratégies de lutte contre les MNTdoivent faire partie intégrante des programmes mondiaux de santé de la mère, du nouveau-né et del’enfant, ». Dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif, il conviendrait de remplacer le terme« sensibiliser » par « élaborer des stratégies ». Dans l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif, la phrase« avec un ensemble de cibles assorties de dates butoirs et d’indicateurs qui permettront un suivimondial » pourrait être remplacée par « qui sera intégré dans le cadre mondial de suivi et seraconforme aux objectifs volontaires à l’échelle mondiale et aux indicateurs que l’OMS mettra au pointavant la fin de 2012 ; ». Le représentant de l’Australie explique que l’expression « objectifsvolontaires » est utilisée dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assembléegénérale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles.111. Cette résolution, telle qu’amendée, est adoptée (voir la résolution WPR/RC62.R2).


32COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONDÉSIGNATION DU DIRECTEUR RÉGIONAL : CODE DE CONDUITE :Point 14 de l’ordre du jour (document WPR/RC62/9)112. Le représentant du Conseiller juridique, Siège de l’OMS, rappelle que le Comité régional aexaminé à plusieurs occasions sur plusieurs années le processus de désignation du Directeur régionalcomme expliqué dans le document WPR/RC62/9. À sa soixante et unième session, le Comité aapprouvé une proposition portant sur la présélection de candidats et sur le principe d’entretiens, aamendé son Règlement intérieur en conséquence et s’est déclaré intéressé par l’élaboration d’un codede conduite régional. Un projet de code a donc été présenté en annexe du document de travail. On neconnaît aucun précédent d’un tel code dans le système des Nations Unies mais il en existe ailleurs surla scène internationale qui ont été pris en compte dans l’élaboration du projet. Bien que ce projet decode ne soit pas juridiquement contraignant et qu’aucun groupe externe n’en contrôlera la conformité,ce projet a valeur de déclaration politique des États Membres et son application devrait n’être qu’uneaffaire de bonne foi. Le Comité est invité à examiner le projet de code et à envisager la meilleurefaçon de procéder.113. La plupart des représentants conviennent que ce projet de code contient de nombreuxéléments qui permettront de garantir un processus plus transparent. Certains expriment leur soutien –un tel code pourrait constituer un modèle pour d’autres Régions – mais tous conviennent que cettequestion demande à être approfondie, en consultation avec les États Membres. Il reste encoresuffisamment de temps pour cette consultation jusqu’à la prochaine désignation, en 2013. Plusieurssuggestions d’améliorations ont été présentées : on pourrait tenir compte des recommandations durapport de 2009 du Corps commun d’inspection sur la sélection et les conditions des responsablesdans les organisations des Nations Unies ; si un code était adopté, il faudrait l’expérimenter avant dele parachever, la recommandation selon laquelle les noms et les curriculum vitae doivent êtredisponibles dans leur version électronique doit être appliquée dans les trois langues officielles ; larévélation du versement de subventions ou de fonds d’aide entre pays chargés de la désignation etd’autres États Membres dans les deux années qui précèdent pourrait être incluse dans le dossier desélection des candidats. Toutefois, l’absence de tout précédent laisse prévoir qu’il sera difficile decodifier un tel processus. Il serait peut-être préférable de limiter l’accord à ce qui a été convenu à lasoixante et unième session du Comité régional ou d’amender davantage le Règlement intérieur, plutôtque d’adopter un code en bonne et due forme.114. Un représentant trouve le projet de code inacceptable pour un certain nombre de raisons. Parexemple, la proposition présentée dans la partie B, section II, paragraphe 5 dit que, chaque fois quepossible, les réunions entre candidats doivent être organisées à l’occasion de conférences ou d’autresévénements plutôt que lors de visites bilatérales, or cela est tout simplement irréaliste, en particuliercompte tenu de la culture et des coutumes dans la Région du Pacifique occidental, comme l’échangede « souvenirs » ; les candidats préfèreront toujours parler directement avec la personne dans le paysqui décidera quel candidat elle soutiendra. Un autre représentant, parlant des campagnes électoralesdoubles, menées d’une part par les États Membres qui défendent leur candidat et d’autre part parchacun des candidats, explique que l’application du code risque d’être difficile car les prérogatives desouveraineté dictent la politique étrangère, qui influence directement la nature de la campagne. Ilattire l’attention sur une éventuelle contradiction concernant les propositions de campagne électoralementionnées dans la Partie A, section II, paragraphe 2 et dans la Partie B, section II, paragraphes 5et 6 ; les décisions prises par les États Membres seront fonctions des relations politiques et bilatérales.115. L’idée de créer un fonds d’affectation spéciale pour aider les candidats issus de pays moinsdéveloppés n’a suscité qu’un faible soutien car ce fonds sera complexe à gérer, sera prélevé sur le peude ressources affectées à des activités de santé prioritaires et malgré cela, ne garantira toujours pasune égalité des chances entre candidats.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 33116. Le représentant du Conseiller juridique, Siège de l’OMS, dit qu’un document sur lesmeilleures pratiques concernant les codes de conduite est en cours de préparation et sera soumis àl’examen du groupe de travail, au Siège, sur l’élection du Directeur général de l’Organisationmondiale de la Santé, en novembre 2011. Les recommandations du rapport de 2009 du Corpscommun d’inspection sont prises en considération. Il est clair qu’il faut trouver un équilibre entre lesprérogatives de souveraineté et la nécessité d’un système fondé sur le mérite. Il a pris note despréoccupations exprimées par l’idée de création d’un fonds d’allocation spéciale et convient qu’ils’agit là d’une proposition indubitablement complexe.117. Le Directeur, Gestion des programmes, ajoute que, comme mentionné plus tôt dans la sessiondans la discussion sur la réforme de l’OMS, les propositions d’amélioration de la gouvernancecomprennent l’élaboration de procédures uniformes de désignation du Directeur général entre les sixRégions et qu’il peut donc être prématuré d’adopter un code spécifique à une Région. Toutefois, lesremarques du Comité sur le projet de code, qui reflètent clairement un souhait de transparence,d’équité et de conduite de bonne foi, permettra de contribuer de façon intéressante aux prochainesdélibérations à la session extraordinaire du Conseil exécutif, en novembre 2011.118. Le Président suggère que, faute de consensus, le Comité peut souhaiter affirmer que lesprincipes fondamentaux énoncés dans la Partie A, section I du projet de code doivent orienter leprocessus de désignation et que ces principes, ainsi que le compte rendu de ses discussions, doiventêtre soumis à l’examen du Conseil exécutif au cours de sa session extraordinaire.119. Certains soulèvent la question de savoir s’il est nécessaire d’attendre qu’une décision soitprise à l’échelle mondiale, ce qui peut prendre quelques années, avant les délibérations régionales. LeComité a été mandaté pour examiner un code de conduite et il serait dommage de gaspiller les effortsconsidérables qui ont été déployés dans l’élaboration du projet de code. Même si la proposition d’unfonds d’affectation spéciale ne paraît pas acceptable, de nombreux représentants soutiennent la plusgrande partie du projet de code. Il pourrait donc être préférable de poursuivre les consultations et depréparer une version remaniée du projet de code qui sera soumise à l’examen du Comité à saprochaine session. La consultation des États Membres par voie électronique sur la base d’un texterévisé pourrait être la meilleure solution.120. Le Comité régional demande au Secrétariat de réviser le projet de code en tenant compte desremarques du Comité, de transmettre aux États Membres, par voie électronique, une version réviséedu texte pour un nouvel examen et des propositions d’amendements, de préparer une version réviséedu projet de code qui sera soumise à l’examen du Comité à sa prochaine session, en la faisant circulerbien avant la session et enfin d’envoyer le texte révisé et les commentaires du Comité au Siège del’OMS tout d’abord, pour qu’il soit examiné par le Conseil exécutif pendant les discussions sur lagouvernance, dans le contexte de la réforme de l’OMS, lors de sa session extraordinaire ennovembre 2011 et de sa session ordinaire en janvier 2012, puis par le groupe de travail du Siège surl’élection du Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé en novembre 2011.RAPPORTS D’ACTIVITÉ DES PROGRAMMES TECHNIQUES : Point 15 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/10)121. Le Directeur, Gestion des programmes, explique que les huit rapports de progression serontdiscutés en deux parties, la première couvrant les travaux sur le paludisme, la dengue, le Programmeélargi de vaccination et la santé mentale et la seconde couvrant les médicaments essentiels,l’Observatoire des systèmes et politiques de santé pour l’Asie et le Pacifique, les ressources humainespour la santé et la réunion biennale des ministres de la santé pour les pays insulaires du Pacifique. Ilfélicite les États Membres sur les progrès significatifs réalisés dans la lutte contre le paludisme, bien


34COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONque la maladie reste prévalente dans certains pays. L’accès universel aux interventions telles que ladistribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le diagnostic précoce et le traitement rapiden’ont été obtenus que dans quelques pays seulement. La résistance au traitement par associationsmédicamenteuses à base d’artémisinine représente une menace croissante dans la Région. La denguepose toujours un grave problème de santé publique et l’OMS apporte un appui technique dans la miseen application concrète des recommandations publiées en 2009. Les États Membres ont montré qu’ilsétaient résolus à lutter contre la dengue en considérant la « Journée de la dengue » en juin 2011comme une priorité. Concernant le Programme élargi de vaccination, il note l’importation et lapropagation apparente d’un poliovirus sauvage en août 2011 dans la partie occidentale de la Chine, où17 cas de poliomyélite ont été déclarés. Il félicite le Gouvernement chinois de la rapidité de saréaction à la flambée. Des progrès ont été réalisés dans le programme d’élimination de la rougeole etdans la lutte contre la rubéole et l’hépatite B et un dispositif est en cours de mise au point pour vérifierl’élimination de la rougeole.122. Il rappelle que le lundi 10 octobre est la « Journée de la santé mentale ». On estime que100 millions de personnes dans la Région souffrent de troubles mentaux à divers degrés de gravité, etdes dispositifs régionaux sont nécessaires pour renforcer les systèmes de soins, avec de meilleuresdonnées, l’intégration de la santé mentale dans les plans de développement et les systèmes nationauxde santé ainsi que des investissements supplémentaires dans les ressources humaines.123. En présentant le deuxième ensemble de rapports de progression, il dit que le cadre d’actionrégional pour l’accès aux médicaments essentiels dans le Pacifique occidental (2011-2016), annexé audocument, prend en compte l’évaluation des experts selon laquelle la Stratégie régional pour unmeilleur accès aux médicaments essentiels (2005-2010) s’applique toujours et que des enjeux récentsy ont été incorporés, notamment le financement des médicaments. L’actualisation de l’Observatoiredes systèmes et politiques de santé dans la région Asie-Pacifique, qui a été lancé par les Bureauxrégionaux de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental en juin 2011 en application de la résolutionWPR/RC59.R4, permet d’obtenir une vue d’ensemble du processus de consultation qui a abouti à sonlancement, de l’objectif et de la gestion de l’Observatoire. Le plan d’action relatif aux ressourceshumaines pour la santé dans la Région du Pacifique occidental, et annexé au rapport de progressionsur la Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (2006-2015), propose dessolutions pour combler les pénuries préoccupantes de ressources humaines identifiées à l’issue d’uneévaluation régionale approfondie. Le rapport de progression final fournit des informations sur laneuvième réunion des ministres de la santé des pays océaniens qui s’est déroulée à Honiara (ÎlesSalomon) en juin 2011. Le Comité est invité à prendre note de ces rapports.Plan d’action régional pour combattre et éliminer le paludisme dans le Pacifique occidental (2010-2015)124. Quelques victoires ont été obtenues dans la lutte contre le paludisme mais des phénomènes derésistance ont été notifiés le long des frontières avec d’autres pays et dans des zones reculées. Il estindispensable de mettre en place une coopération régionale pour assurer l’élimination du paludismedans les pays voisins, d’appliquer des stratégies de lutte simultanément de chaque côté de la frontièreet de partager les expériences. Par ailleurs, il faut mener des projets de recherche pour raccourcir lesprotocoles thérapeutiques dans le but d’empêcher la résurgence du Plasmodium vivax. Il faut menerégalement des recherches pour mettre au point de nouvelles molécules efficaces pour lutter contre levecteur du paludisme et remplacer les traitements rendus inopérants par la résistance, et mettre aupoint des vaccins antipaludiques. Des cours de formation destinés à renforcer les capacités de lutteantivectorielle permettront également de mettre en commun les informations et les expériencesrelatives à la résistance aux traitements et aux insecticides.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 35125. Le représentant de la Chine demande la mise à jour de la liste OMS des antipaludéens etl’accélération de la procédure de présélection pour l’homologation du traitement par associationmédicamenteuse à base d’artémisinine produit en Chine, de façon que ces médicaments soient mis surle marché pour venir à bout de la résistance à l’artémisinine. L’OMS renforcera son assistancetechnique pour la mise au point de tests diagnostiques rapides sensibles et pratiques et pour la créationd’un réseau de contrôle de la qualité des laboratoires et de procédures et méthodes de vérification.L’OMS doit également encourager les États Membres à coopérer davantage pour mettre au point desoutils diagnostiques en laboratoire et de traçage génétique. Les deux Bureaux régionaux du Pacifiqueoccidental et de l’Asie du Sud-Est doivent continuer à aider les pays à lutter contre le paludisme et ladengue dans les zones frontalières pour réduire la transmission d’un pays à l’autre. Dans le dernierstade d’élimination du paludisme, lorsqu’il ne reste que quelques cas, on considère souvent que desfonds supplémentaires ne sont plus nécessaires. C’est une erreur et l’OMS doit continuer à aider lesÉtats Membres à combattre le paludisme.Dengue et dengue hémorragique : prévention et lutte126. Le changement climatique, l’urbanisation rapide, la multiplication des voyages et l’habitudede conserver l’eau dans des réservoirs à ciel ouvert dans lesquels les moustiques peuvent se reproduireaugmentent le risque de flambées de dengue. Il est important de mettre en commun les informationssur la dengue, à intervalles réguliers, par l’intermédiaire du point focal désigné pour le Règlementsanitaire international (2005). La nouvelle définition des cas de dengue publiée dans les principesdirecteurs 2009 de l’OMS applicables au diagnostic, au traitement de la dengue et à la lutte contrecette maladie doit être incorporée de façon uniforme dans les formulaires de notification utilisés dansl’ensemble de la Région. Une recherche doit être réalisée en vue de mettre au point de nouveauxinsecticides pour lutter contre les vecteurs de la dengue, en remplacement des insecticides auxquelsces vecteurs sont devenus résistants, et il faut encourager par ailleurs la coopération régionale dans larecherche scientifique sur les virus, la lutte antivectorielle, la mise au point de vaccins et le traitementdes cas, et l’échange des données de surveillance. Faute d’un vaccin contre la dengue, la prise encharge intégrée des vecteurs est une approche acceptable. L’OMS doit aider les États Membres àpréparer des recommandations sur l’utilisation de moustiques génétiquement modifiés comme mesurede prévention contre la dengue et la dengue hémorragique. Les Bureaux régionaux du Pacifiqueoccidental et de l’Asie du Sud-Est doivent coopérer pour empêcher la propagation transfrontalière dela dengue.Santé mentale127. C’est par une approche holistique qu’il faut prévenir et lutter contre les problèmes de santémentale, si l’on veut renforcer la capacité d’adaptation et intégrer les soins dans la communauté, avecun système de suivi et d’évaluation. Il est nécessaire de disposer de davantage de ressources humainespour améliorer les soins et la prestation des services, en prévoyant notamment la formation dessoignants dans les familles. Même les services de santé mentale dans les hôpitaux doivent prendre encompte les responsabilités et la nécessité de comprendre et d’aider les membres de la famille. Il est unsujet auquel on n’a pas prêté suffisamment d’attention, c’est la façon dont les problèmes de santémentale touchent les personnes souffrant de maladies chroniques non transmissibles, en particulierceux atteints de handicaps exigeant des soins de longue durée et également les personnes souffrant demaladies transmissibles.128. Compte tenu des taux élevés de suicide dans certains pays de la Région, des études ont étéentreprises pour mettre au point des interventions et en évaluer l’efficacité. Une politique plusdynamique et globale doit être mise en place pour contrer les taux à la hausse de dépression et desuicide. Cela s’applique tout particulièrement aux petits pays océaniens en développement qui ontbesoin de médicaments génériques et d’un soutien technique qui respecte leur culture et soit


36COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONapplicable localement. Des changements législatifs, la décentralisation des soins et une formationdans le domaine de la santé mentale n’ont que trop tardé. La formation médicale actuelle à la prise encharge de cas de santé mentale n’est pas adaptée et de nouvelles stratégies couvrant tout l’éventail desproblèmes de santé mentale doivent être enseignées dans les universités locales. La Fédérationasiatique de psychiatrie est prête à apporter son aide dans les formations et les prestations de servicessi l’OMS accepte de s’engager avec elle.Programme élargi de vaccination129. Même dans les pays où le Programme élargi de vaccination a réussi dans la lutte contrediverses maladies, les semaines de vaccination doivent se poursuivre, de même que les campagnes desensibilisation destinées à faire comprendre l’importance de la vaccination, à encourager laparticipation de la communauté et à mobiliser des fonds. Les vaccins sont insuffisamment utilisésdans plusieurs pays de la Région. L’OMS doit donc apporter un appui technique aux pays à faiblerevenu pour les aider à prendre des décisions éclairées sur le choix des vaccins à utiliser, sur lemoment où ils doivent être introduits et sur la façon de les administrer équitablement en vue degarantir la couverture universelle. Les données probantes à l’appui de ces décisions doivent être lacharge de morbidité dans le pays, la capacité et la qualité de la chaîne du froid, le rapport coûtefficacitéet les effets indésirables connus. L’OMS doit travailler plus étroitement avec les pays, enpartenariat avec GAVI, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, laBanque mondiale et l’UNICEF, pour mettre en œuvre la plate-forme de financement des systèmes desanté en vue d’intégrer l’aide des bailleurs de fonds dans les plans nationaux et les priorités pourrenforcer les systèmes de santé de manière plus harmonisée et homogène, d’éliminer les inégalités etd’améliorer la viabilité du programme de vaccination.130. Un représentant fait remarquer que, si le rapport indique que 25 pays et territoires de laRégion ont peut-être déjà éliminé la rougeole, ils ne représentent qu’un petit pourcentage de lapopulation de la Région. La rougeole est encore prévalente dans d’autres pays qui représentent plus de90 % de la population. Il est indispensable d’assurer un suivi et une évaluation approfondis et desvaccinations supplémentaires pour empêcher l’importation de cas. Les investissements dans lesprogrammes de lutte contre les poliovirus dans les Régions voisines sont importants pour prévenirl’importation de cas. Il est important par contre que la réussite des activités spéciales de vaccination,des programmes de rattrapage et des nouveaux vaccins n’aboutissent pas à de l’auto-satisfaction, carles pays doivent poursuivre leurs efforts pour améliorer la vaccination systématique et la couverturevaccinale. Les activités de surveillance doivent être clairement reliées aux actions de santé publique.131. Le représentant de la France explique que des cas de chikungunya se sont déclarés enNouvelle-Calédonie au début de l’année. La maladie n’a jamais été constatée auparavant dans les paysinsulaires du Pacifique et il craint une épidémie catastrophique. Le Gouvernement a rapidement misen œuvre tous les moyens disponibles pour limiter la propagation de la maladie au-delà dessept foyers à Nouméa, où plus de 20 cas ont été confirmés biologiquement mais aucun nouveau casn’est survenu depuis juin. Il demande un appui plus concret dans le choix des biocides contre lesvecteurs, en tenant compte à la fois de la résistance à ces produits et de leur toxicité.132. Une déclaration est faite au nom d’Alzheimer's Disease International.Cadre d'action pour les médicaments essentiels133. Le cadre d’action régional pour un meilleur accès aux médicaments essentiels est adopté dansson principe et doit développer la coopération régionale et intensifier le renforcement des capacités.Deux représentants indiquent qu’ils soumettront au Secrétariat des propositions de modification ducadre d’action régional. Des orateurs rendent compte également des progrès enregistrés dans leurs


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 37pays dans l’accès aux médicaments essentiels et remercient l’OMS de l’assistance technique qu’elleleur a apportée.Observatoire des systèmes et politiques de santé pour l’Asie et le Pacifique134. Le Comité se félicite du lancement de l’Observatoire des systèmes et politiques de santé pourl’Asie et le Pacifique et attend avec intérêt de participer à l’échange d’informations anticipé.Toutefois, le système d’information sanitaire doit impérativement être renforcé pour que les paystransmettent des données fiables et devra être classé dans les priorités dans l’exercice biennal 2012-2013. Un représentant se dit préoccupé par le futur de l’Observatoire considérant le processus deréforme de l’OMS en cours. Il demande des précisions sur son lien juridique avec l’OMS et sur le rôlede l’OMS dans sa gestion. Il émet des doutes sur le fait de relier la composition du Comité directeuraux contributions financières dans la mesure où ce financement n’est pas viable et il demande si unepart du budget ordinaire de l’exercice 2012-2013 sera allouée à l’Observatoire. Le Comité directeurqui fixe les orientations pour les objectifs stratégiques, doit se composer notamment de décideurs dansle domaine de la santé et d’experts de la recherche issus d’États Membres de la Région. Cela permetde prendre en compte les diverses situations dans les pays et les territoires, d’associer la recherche auxprises de décision et de veiller à ce que toute l’attention soit accordée aux domaines prioritaires de laréforme et du développement de la santé. Il est proposé de définir des indicateurs pour assurer unsuivi du fonctionnement de l’Observatoire. Les pays devront obtenir une aide pour élaborer leursprofils en s’appuyant sur la trame utilisée pour les systèmes de santé en transition.Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (2006-2015)135. Dans la discussion qui porte sur le cadre d’action du Pacifique occidental relatif auxressources humaines pour la santé, des représentants confirment que les pénuries de personnel desanté restent un obstacle majeur au développement de la santé, en particulier dans les zones rurales, etque l’application de ce plan d’action sera importante pour atteindre les objectifs du Millénaire pour ledéveloppement relatifs à la santé. Les États Membres font des efforts, entre autres, pour faire mieuxconnaître le Code de pratique mondial pour le recrutement international des personnels de santé etpour améliorer l’enseignement et la formation.Réunion des Ministres de la Santé des pays océaniens136. Le représentant des Îles Salomon exprime ses remerciements aux participants à la neuvièmeréunion des Ministres de la Santé des pays océaniens que son pays a accueillie en juin 2011 et il attirel’attention de son auditoire sur le Communiqué d’Honiara, joint en annexe au document qui présenteles résultats de cette réunion. Le Samoa accueillera la dixième réunion. Avec d’autres représentants, ilremercie de leur aide l’OMS et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS).137. Le représentant du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique fait part de sesremerciements à l’OMS pour sa direction stratégique et sa définition des politiques de santé dans larégion du Pacifique. La CPS voit d’un grand intérêt le partenariat solide et équitable qui existe entreles deux organisations et la nouvelle Division de l’appui technique dans le Pacifique créée par l’OMS.Au cours de l’année 2011, le Secrétariat a pu aider l’OMS à accéder plus facilement à la directionpolitique au travers des réunions du Comité d’action pour le Plan Pacifique et du Forum des îles duPacifique, qui devraient permettre de placer la santé au rang des priorités dans le programme dedéveloppement. Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique poursuivra sa collaborationavec l’OMS et encouragera l’Organisation à explorer les différentes possibilités de mise en place deprogrammes communs pour influer sur les déterminants sociaux de la santé. Les partenaires dudéveloppement doivent veiller à ce que les pays continuent à bénéficier d’un appui technique debonne qualité.


38COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION138. Le Président attire l’attention du Comité sur la « Journée mondiale de la Vue » qui a pour butde faire mieux connaître la cécité évitable et les déficiences visuelles. L’OMS estime que la Régioncompte 90 millions de personnes souffrant de déficience visuelle et 10 millions de personnesaveugles, y compris celles qui ont perdu la vue à cause du diabète. La cécité touche principalement leshabitants des pays à faible revenu et huit cas sur dix pourraient être évités. En tant que membrefondateur de la campagne mondiale « Vision 2020 », l’OMS coordonne les efforts déployés àl’échelon international pour réduire les déficiences visuelles, notamment au moyen du renforcementdes systèmes de santé.139. Le Secrétariat répond aux remarques sur les huit rapports de progression.140. Le Directeur, Division Lutte contre les maladies transmissibles, prend note des progrèssignificatifs réalisés par les pays dans la lutte contre le paludisme. Ces progrès sont, pour une grandepart, le fruit d’une augmentation sans précédent du volume de financement. L’enjeu principal résidedans l’émergence de zones de résistance à l’artémisinine, principalement le long de la frontière entrele Cambodge et la Thaïlande. La situation s’est trouvée aggravée par la mise sur le marché demédicaments contrefaits et de mauvaise qualité. Le projet d’endiguement de la résistance àl’artémisinine est une réussite, même si des rapports signalent d’autres zones possibles de résistance àl’artémisinine le long de la frontière entre le Myanmar et la Chine et au Viet Nam, et qui fontactuellement l’objet d’enquêtes. Un autre enjeu dans certains pays est la possibilité d’accéder à despopulations implantées dans des zones reculées, ce qui a toujours été une priorité pour le Bureaurégional. Concernant la dengue, il remarque qu’elle n’est plus considérée comme une maladienégligée, puisque un nombre croissant d’États Membres prennent conscience de ce problème,élaborent des plans nationaux, commémorent une Journée de la dengue sous l’égide de l’ANASE etallouent des ressources financières. Le représentant de la Chine déclare que l’associationmédicamenteuse à base d’artémisinine est le traitement de première intention contre le paludisme etsouligne la nécessité d’accélérer le processus permettant de produire la primaquine dans le pays.L’OMS est priée d’apporter un appui technique supplémentaire pour créer un réseau d’assurance de laqualité des médicaments et obtenir une coopération plus étroite en matière d’outils diagnostiques, ycompris dans le traçage génétique.141. Le Directeur, Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence, félicite les États Membrespour les progrès réalisés dans la lutte contre la dengue, avec le soutien résolu des pouvoirs publics. Lapremière « Journée de la Dengue » a été une belle réussite mais il est important de ne pas relâcher lapression car la dengue ne va pas disparaître. L’OMS s’est engagée à soutenir ces efforts en intégrantles activités de lutte contre la dengue dans la gestion vectorielle intégrée et dans la version révisée dela Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (2010). L’OMS suivraavec intérêt la riposte de la France à la flambée de chikungunya en Nouvelle-Calédonie.142. Le Directeur, Division Pour des communautés et des populations en bonne santé, expliquequ’il est urgent de renforcer les programmes de santé mentale. Ce problème a été reconnu commehautement prioritaire à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise desmaladies non transmissibles et à la réunion des Ministres de la Santé des pays océaniens. L’OMS aaidé activement les pays à renforcer leurs capacités d’élaboration de politiques, de lois et deprogrammes. Des analyses seront entreprises sur les tendances observées dans la Région en matière desanté mentale et leurs conséquences, particulièrement en ce qui concerne la démence et le suicide. Desprojets pilotes et de démonstration sont en cours de réalisation dans le but de trouver des solutionsfondées sur une base factuelle, et l’OMS attend avec intérêt d’en recevoir les résultats. Plusieursreprésentants ont soulevé le problème de la pénurie de main d’œuvre pour les interventions de santémentale. Ces activités doivent être totalement intégrées dans les soins de santé primaires, la formationdoit être renforcée et des professionnels responsables de la santé mentale doivent se rendre dans lespays. Il prend bonne note que l’École de médecine des Fidji avait lancé une formation sur la santé


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 39mentale dans le but d’étoffer les ressources humaines dans la Région. La nouvelle Division de l’appuitechnique dans le Pacifique implantée dans ce pays améliorera la communication avec les paysocéaniens et renforcera le lien entre les activités et les priorités.143. Le Directeur, Division Développement du secteur de la santé, se félicite du soutien expriméau projet de cadre d’action régional sur l’accès aux médicaments essentiels dans le Pacifiqueoccidental et il espère recevoir des propositions écrites de modification. L’accès aux médicamentsessentiels varie toujours fortement selon les États Membres de la Région. Dans certains pays, l’accès,par exemple, aux médicaments liés à la santé de la mère et de l’enfant ou aux maladies nontransmissibles n’est possible que par la filière du secteur privé. Il faut espérer que le cadre d’action iraau-delà de l’élaboration d’une politique et favorisera l’accès à des médicaments sans risque et debonne qualité qui seront plus facilement disponibles. L’OMS révisera le cadre d’action en tenantcompte des remarques du Comité et des propositions écrites et diffusera la version révisée du texte.L’Observatoire des systèmes et politiques de santé dans la région Asie-Pacifique permettra d’aidertous les pays participants et des systèmes de santé seront analysés en temps voulu dans chacun de cespays. Le fonctionnement de l’Observatoire se fera en conformité avec les réglementations et lesprincipes de l’OMS et son programme de travail sera défini en consultation avec les pays et d’autresparties prenantes, comme indiqué dans la déclaration d’intention qui a marqué sa création et dans lamission qui lui est dévolue. Les Régions OMS de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental sontmembres permanents du partenariat et de ce fait, l’Organisation en porte la pleine responsabilité. LeComité directeur s’efforce de garantir la viabilité financière de l’institution et cherche également desinformations auprès des réseaux de recherche des deux Régions. Ces questions seront débattues à laréunion du Comité directeur en février 2012. Le Secrétariat révisera la Stratégie régionale relative auxressources humaines pour la santé à la lumière des remarques des représentants et de leurspropositions écrites. Le Bureau régional continuera de porter une attention particulière à la mise enœuvre de la stratégie dans la région du Pacifique.144. Le Directeur, Gestion des programmes, en répondant à la préoccupation exprimée sur leComité directeur de l’Observatoire, fait observer que les opérations de l’Institution en sont auxpremiers stades depuis son lancement récent, et il assure au Comité régional que le Comité directeurconsultera les États Membres. Le financement apparaît dans le projet de budget programme de 2012-2013 au titre des contributions volontaires résultant d’engagements spécifiques de la part despartenaires bailleurs de fonds.145. Le Directeur régional dit que les huit rapports de progression qui ont été présenté reflètentl’essence même des activités de la Région. Il prend note du large soutien exprimé en faveur del’Observatoire et des fortes attentes qui s’y rattachent. Bien qu’il ne puisse pas résoudre tous lesproblèmes, c’est malgré tout une approche novatrice destinée à améliorer les politiques, la gestion etl’évaluation des soins de santé, du point de vue de la Banque mondiale et de la Banque asiatique dedéveloppement, avec différents dispositifs et des modes de gestion différents. La Région OMS del’Europe a entrepris une expérience similaire, avec des relations de réciprocité entre gouvernements etuniversités, et l’évaluation a été positive. Le fait que l’Observatoire desserve les deux Régions, lePacifique occidental et l’Asie du Sud-Est, a rendu sa création plus complexe.146. La santé mentale pose un grave problème dans la Région qui compte les taux de suicide lesplus élevés au monde. Les pays océaniens en développement, en particulier, isolés géographiquement,ont besoin de l’aide de professionnels et l’une de leurs priorités est de trouver des fonds et desressources humaines susceptibles d’apporter ce soutien. La collaboration entre pays au travers decours de formation, de réunions et d’ateliers sont un moyen d’apporter une assistance. Il rappelle quele thème de la prochaine Journée mondiale de la Santé sera « Vieillir en bonne santé » et cela recouvreà la fois la santé mentale et les autres maladies non transmissibles. La Région et les pays doiventélaborer des plans d’action pour permettre aux gens de vieillir en bonne santé.


40COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION147. Dans le cadre du Programme élargi de vaccination, il sera difficile pour certains paysd’atteindre les objectifs d’élimination de la rougeole et de l’hépatite B en 2012, bien que chaqueÉtat Membre fasse son possible pour y parvenir, avec son propre système. Il félicite la Chine pour lafaçon dont elle a réagi à l’importation d’un poliovirus sauvage.COORDINATION DES TRAVAUX DE L’ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ,DU CONSEIL EXÉCUTIF ET DU COMITÉ RÉGIONAL : Point 16 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/11)Résolution WHA64.2 de l’Assemblée mondiale de la Santé, Réforme de l’OMS148. Le Directeur, Gestion des programmes, rappelle que conformément à la résolution WHA64.2de l’Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif par sa décision EB129(8) a demandé auxComités régionaux d’engager des discussions stratégiques concernant le processus de réforme del’OMS, sur les trois principaux volets – activités de base, réforme financière et gestionnaire etgouvernance – et d’apporter des éléments d’information à la session extraordinaire du Conseil prévueen novembre 2011. Le Comité est invité à examiner et à adopter les propositions sur ces trois voletsprésentées dans le document de travail WPR/RC62/11. Des informations complémentaires sontprésentées dans trois documents annexés à ce document, qui concernent la gouvernance de l’OMS,une évaluation indépendante de l’OMS et l’organisation d’un Forum mondial de la Santé en 2012.149. Dans la discussion qui s’ensuit, les représentants conviennent qu’une réforme n’est jamaischose facile, en particulier dans une période de crises financières et sanitaires mondiales, et que lesÉtats Membres ne peuvent pas exiger une OMS performante, économiquement efficace et aux actionsciblées, tout en continuant à attendre de l’Organisation un soutien instantané dans tout un éventail decirconstances. Les États Membres doivent réformer leurs attentes de ce que l’OMS peut apporter. Lescinq activités de base correspondent aux six fonctions de base actuelles et couvrent la plupart desactions en cours de l’OMS. Les enjeux consistent à exercer de la discipline, à identifier les prioritésdans les domaines d’activité de base et à améliorer la gouvernance et la transparence. L’OMS doitrecentrer ses rôles principaux qui comprennent la définition de normes, la formulation derecommandations, le suivi de la situation sanitaire et l’apport d’un soutien technique. Compte tenu dutemps et des ressources limités, une évaluation indépendante doit être sélective et centrée, parexemple sur les soins de santé primaires.150. La préparation du budget programme est l’un des défis les plus complexes pour l’OMScompte tenu de la nature des revenus de l’Organisation : un petit budget ordinaire financé par descontributions fixées des États Membres qui supportent tous des contraintes financières et descontributions volontaires moins prévisibles et souvent déjà allouées. Les propositions d’assurer uneplus grande flexibilité financière exigeraient un examen approfondi. Les objectifs stratégiques devrontêtre mis en concordance avec les moyens disponibles. On pourrait obtenir une plus grandetransparence en donnant des détails plus fournis sur les dépenses réelles. Une agence ou un bureauchargé spécifiquement de gérer les financements permettrait peut-être d’éviter les problèmes deconcurrence interne. Dans l’examen des dispositifs de financement novateurs, l’OMS envisagerad’accepter des dons d’organisations non gouvernementales et de sociétés. Les implicationsbudgétaires de la réforme de l’OMS doivent être révisées, en particulier les allocations aux nouvellesstructures et il convient d’envisager le financement des réformes à partir d’une part des contributionsfixées des pays. Les participants ont exprimé leur soutien à la proposition d’introduire un principe derotation et de mobilité dans une nouvelle structure de gestion des ressources humaines.151. Dans le système des Nations Unies, l’OMS est la seule organisation à œuvrer dans le domainede la santé et elle doit renforcer son rôle de chef de file en indiquant l’orientation des programmes desmultiples partenaires et préciser les rôles des parties concernées. Le Forum mondial de la Santé


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 41proposé reflètera la diversité des situations sanitaires actuelles et constituera une plate-forme où l’onpourra exprimer son opinion, apporter des éléments d’information à l’appui des décisions prises parles organes directeurs de l’OMS. Toutefois, les propositions sur sa structure et ses fonctions doiventêtre plus précises et les critères de participation doivent être clairs. Un dispositif de collected’informations sur les activités des organisations participantes doit être mis en place pour favoriser lacohérence, la programmation rationnelle et le déploiement des ressources, et enfin le suivi etl’évaluation. Le Comité convient que la gouvernance de l’OMS au Siège, au niveau des Régions etdans les pays doit être rationnalisée par une meilleure définition des responsabilités et des activitésplus homogènes des organes directeurs. Le Siège doit s’attacher aux normes techniques, auxrecommandations et principes directeurs ; les Bureaux régionaux et les bureaux de pays doivents’attacher à aider les États Membres. Ces derniers doivent définir leurs priorités réelles. L’OMS doitse pencher sur les différentes façons de transmettre les informations aux États Membres pour faire ensorte que les communications répondent mieux aux besoins des pays. Il sera peut-être préférable detirer un meilleur parti des organes directeurs où les points de vue des États Membres et des nombreuxpartenaires sont déjà exprimés plutôt que de créer de nouveaux organes comme le groupe de travailnon limitatif du Conseil exécutif et le Forum mondial de la Santé. Pour protéger l’indépendance del’OMS, les mandats définis dans les dispositifs de consultation qui impliquent le secteur privé à butlucratif doivent suivre les principes définis par les autorités publiques en s’appuyant sur le conceptque la santé est un bien public mondial.152. Le Comité attend avec intérêt l’examen de la réforme de l’OMS à la session extraordinaire duConseil exécutif en novembre 2011. Certains disent espérer que le programme de réforme puisse êtredéfini en termes clairs plutôt qu’aborder des problèmes sensibles en termes vagues.153. Le Directeur général dit que la réforme, lancée pour faire en sorte que l’OMS restecompétente et continue de traiter à la fois ses programmes en cours et les problèmes émergents, doitêtre un processus ouvert et honnête. Les 194 États Membres sont partenaires de l’OMS et il est de leurresponsabilité de surveiller la gestion et le suivi des ressources – les États Membres doivent déciderdu type d’Organisation qu’ils veulent. Au moment de sa création, il y a 64 ans, l’OMS était la seuleorganisation de santé multilatérale dans le monde. Désormais, les acteurs sont nombreux dans lemonde, notamment la société civile, les universités, les instituts de recherche et le secteur privé. Lesgouvernements ne peuvent pas améliorer la santé à eux seuls. Comme mentionné précédemment, lasanté est un bien public mondial lié à de nombreux problèmes qui ne relèvent pas toujours du secteurde la santé publique.154. À certains égards, les cinq domaines d’activité de base sont éternels dans la mesure où ils sontla raison d’être de l’Organisation. Elle convient toutefois que l’OMS doit recentrer ses activités surson rôle normatif, d’appui technique, de suivi et d’évaluation et que les rôles aux différents niveauxde l’Organisation doivent être délimités clairement. Elle réaffirme également le principe fondamentalselon lequel toute participation du secteur privé doit être conditionnée à la production de déclarationsd’intérêt et ne doit pas influer sur les fonctions normatives de l’OMS. Dans l’optique de la sessionextraordinaire du Conseil exécutif, un rapport consolidé qui sera la synthèse des trois documentsconceptuels va être préparé. Le rapport présentera des détails complémentaires sur les activités debase et tiendra compte des propositions et des choix discutés durant les sessions des six Comitésrégionaux.155. Concernant le financement, elle rappelle au Comité que 20 % seulement du budgetprogramme alimenté par les contributions fixées est flexible. Le reste, même s’il est reçu avecgratitude, est imprévisible et fait généralement l’objet d’une allocation définie très précisément desorte qu’elle ne peut pas être attribuée à une autre activité – quelques donateurs ont remis des fondsflexibles. De plus, les donateurs ne veulent pas payer les 13 % de coûts d’appui aux programmes, cequi explique que l’OMS doit subventionner les activités à partir des contributions fixées – devenant de


42COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONfacto un sous-traitant. Il en a résulté des déficits de financement dans de nombreux domaines. LaSoixante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2011, a adopté 28 résolutions à l’issuede longues négociations, pourtant la plupart de ces résolutions sont inapplicables, faute definancement. Compte tenu de la diversité des États Membres, les propositions de réduire certainsprogrammes ont soulevé des objections, et des pays ont parfois exprimé des orientations conflictuellesdans les sessions de leurs Comités régionaux et au Siège. Les États Membres doivent définir leurspriorités puis négocier pour savoir lesquelles de ces priorités bénéficieront d’un financement. Il fautrechercher des dispositifs de financement novateurs. Augmenter à court terme les contributions fixéesserait irréaliste. Toutefois, les pays pourraient contribuer davantage en apportant une aide bilatérale,des experts ou du matériel. Elle accepte de fournir à l’avenir plus de détails sur les dépensesbudgétaires.156. Un Forum mondial de la Santé a été proposé pour donner une voix à des partenaires autresque les États Membres. Cela ne compromettrait en rien le pouvoir de décision des États Membresmais apporterait des informations sur d’autres entités qui pourraient contribuer. Certains ont suggéréque le fait de tirer un meilleur parti des dispositifs serait préférable à un forum. D’autres solutionsseront présentées à la session extraordinaire du Conseil exécutif. Les consultations réalisées auprès dela société civile et du secteur commercial ont donné des résultats satisfaisants dans le cas de lapréparation à une pandémie grippale et ce moyen d’obtenir le point de vue des parties prenantes n’agénéré aucun coût supplémentaire. L’OMS a besoin de ses partenaires. Le but de la réforme n’est pasd’obtenir l’adhésion de nouveaux États Membres mais de consolider les partenariats existants. Lesdisparités constatées entre les décisions prises par les partenaires et celles convenues à l’OMS ontgénéré des difficultés politiques, et pourtant des États Membres sont représentés aux conseils dedirection de ces partenaires. En outre, les décisions sur les priorités sanitaires sont prises par lesministères de la santé, alors que les financements sont décidés par les ministères des affairesétrangères ou du développement, dont les priorités sont parfois différentes. Il revient auxÉtats Membres de faire concorder leurs priorités.157. L’OMS est la seule organisation de santé démocratique au monde dans laquelle chaque pays aun droit de vote, ce qui garantit sa représentation et sa légitimité. Chaque Directeur régional décide,en consultation avec les États Membres, des priorités mondiales qui seront appliquées dans sa Région.La réussite dépend du renforcement des bureaux de pays et, ce que tous les Comités régionaux ontaccepté, la première priorité de la réforme porte sur l’information et sur l’autonomisation des bureauxde pays. Certains avaient suggéré que l’OMS abolisse ses Bureaux régionaux, mais à son avis, celaserait inapproprié. Ils jouent un rôle déterminant et garantissent une cohésion dans les actions deréciprocité et dans la communication entre les États Membres et les nombreuses entités différentes quiparticipent aux activités dans le domaine de la santé, à l’échelon régional, subrégional ou national. Ilest arrivé que l’OMS dépasse les limites de son mandat mais d’autres organisations font de même, etles États Membres doivent effectuer une vérification diligente. Il est important également d’assurerune concordance entre les organes directeurs de l’OMS. Il revient au Conseil exécutif d’exercer unesurveillance des activités de l’Organisation mais il devient plutôt une sorte de mini Assembléemondiale de la Santé. Les États Membres doivent superviser les travaux du Conseil, sans toutefoisinterférer. Ils doivent en particulier veiller à ce que la session extraordinaire du Conseil soit efficace.Il n’y aura aucune évolution si tous les points sont discutés par les 194 États Membres.158. En résumé, aucun des Comités régionaux n’a demandé à l’OMS d’abandonner son projet deréforme. Il est clair pour tous que l’Organisation doit s’adapter à l’évolution des contextes. La réformesera un processus continu, certaines mesures seront prises rapidement tandis que les décisionsstratégiques exigeront des discussions plus approfondies. Il est entendu également qu’une évaluationde l’OMS est un instrument important d’évaluation de son efficacité. Les avis divergent sur la portéeet la conduite d’une telle évaluation. Les discussions sur la réforme de la gestion doivent être axéessur la planification fondée sur les résultats, la gestion, le suivi, l’évaluation et la responsabilité.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 43Concernant le financement, les actions doivent être menées en synergie aux trois niveaux mais ellesdoivent aussi pouvoir être attribuées à niveau de l’Organisation où elles ont été réalisées.159. Le Directeur, Gestion des programmes, dit que des remarques du Comité seront transmises auSiège de l’OMS. La session extraordinaire du Conseil exécutif examinera le document consolidé donta parlé le Directeur général, qui présente une synthèse des trois volets de la réforme proposée del’OMS et un rapport des conclusions des six Comités régionaux. Les décisions du Conseil sur laréforme de l’OMS seront transmises lors de sa session ordinaire, en janvier 2012, puis à l’Assembléemondiale de la Santé.Résolution WHA64.10 de l’Assemblée mondiale de la Santé, Renforcement au niveau nationaldes capacités de gestion des urgences sanitaires et des catastrophes et de la résilience dessystèmes de santé160. La résolution est examinée en même temps que le point 17 de l’ordre du jour : Situationsd’urgence et catastrophes (voir ci-dessous).Résolution WHA64.5 de l’Assemblée mondiale de la Santé, Préparation en cas de grippepandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantagesRésolution WHA64.8 de l’Assemblée mondiale de la Santé, Renforcement du dialogue nationalafin d’instaurer des politiques, stratégies et plans de santé plus solidesRésolution WHA64.12 de l’Assemblée mondiale de la Santé, Rôle de l’OMS dans le suivi de laréunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les objectifs duMillénaire pour le développement161. Le Comité prend note de ces trois résolutions.SITUATIONS D’URGENCE ET CATASTROPHES : Point 17 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/13)162. Le Directeur régional présente le document WPR/RC62/13 sur les situations d’urgence et lescatastrophes et invite le Comité régional à prendre note de la résolution WHA64.10 de l’Assembléemondiale de la Santé sur le renforcement des capacités nationales de gestion des urgences sanitaires etdes catastrophes et de la résilience des systèmes de santé, présenté dans le document WPR/RC62/11.Les pays et les territoires de la Région sont sujets à différents types de situations d’urgence et decatastrophes qui entraînent parfois des pertes massives de vies humaines et détruisent lesinfrastructures et systèmes de santé. La nouvelle Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence duBureau régional constitue une plate-forme intégrée opérationnelle en cas de situation d’urgence. Lorsd’une réunion des principales organisations humanitaires d’intervention, organisée par l’OMS à lasuite des catastrophes survenues en Nouvelle-Zélande et au Japon, les participants sont convenus de lamise en place d’un cadre d’action opérationnel commun pour orienter les futures interventions. LaNouvelle-Zélande et le Japon ont fait preuve d’une grande force, de détermination et d’un esprit decommunauté dans leurs efforts pour surmonter ces catastrophes et leurs expériences sont richesd’enseignement, tout comme celles d’autres États Membres qui ont connu des situations semblables.163. Le représentant de la Nouvelle-Zélande fait part de ses remerciements pour les témoignagesde soutien et de compassion reçus à la suite du séisme de février 2011 qui a dévasté la ville deChristchurch. La réaction immédiate à la situation d’urgence – recherche et sauvetage, et soins auxblessés, a été suivie par des activités de relèvement des infrastructures de base et des services, et pardes communications au grand public. Les actions des pouvoirs publics, de la communauté et des


44COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONéquipes internationales ont été coordonnées grâce aux plans d’urgence et systèmes de secours del’ensemble du gouvernement, déjà en place, notamment un poste de commande commun en casd’incident dont les rôles et les fonctions sont bien définis, et une terminologie commune. Desexercices avaient été réalisés auparavant à l’échelon national et régional pour tester les plans, ce qui apermis de les mettre à jour et de les améliorer, et ainsi les équipes ont pu intervenir ensembleimmédiatement. Cette catastrophe a montré qu’une communication régulière ouverte avec le grandpublic pendant des situations d’urgence, y compris la franchise en cas d’incertitudes, et les relationsexistantes entre les secteurs, à tous les niveaux, instaurées au fil du temps pendant les activités deroutine, ont été fondamentalement importantes pour l’efficacité des interventions. Le relèvement àlong terme, qui consiste notamment à s’occuper du déplacement des personnes qui ne peuvent plusregagner leur domicile, et la reconstruction des structures commerciales et communautaires, sont lesenjeux les plus complexes. Toutefois, il en résulte des opportunités, par exemple la reconstructioninnovante peut améliorer les déterminants de la santé et le bien-être et créer des villes plus durables.Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la planification et la riposte en cas de situationd’urgence, les États Membres et l’OMS doivent créer des systèmes commun d’intervention en cas desituations d’urgence en s’appuyant sur les principes convenus, qui permettront une mise en commundes ressources, selon les besoins, pendant les situations d’urgence.164. Le représentant du Japon décrit les événements de mars 2011 au cours desquels un violentséisme au large des côtes a été suivi de nombreuses répliques d’une magnitude considérable et d’unraz-de-marée dévastateur. L’accident nucléaire qui en a résulté a fait plus de 15 000 morts et4000 personnes disparues, et a endommagé gravement les infrastructures. Un service de conseilsanitaire a été mis en place immédiatement après la fuite radioactive de la centrale nucléaire deFukushima Daiichi. Les résidents évacués des zones d’évacuation et d’abri ont été examinés pourrechercher des traces de contamination radioactive. Les personnes qui présentaient une contaminationde 13 000 cpm (coups par minute) ou plus ont dû ôter leurs vêtements contaminés et ont été essuyésavec du papier humide, puis soumis de nouveau au test, examinés par un médecin et renvoyés chezeux, avec un suivi si nécessaire. Ceux qui présentaient une contamination inférieure à 13 000 cpm ontété examinés par un médecin, ont reçu des conseils d’ordre sanitaire de la part d’un personnelinfirmier de santé publique puis renvoyés. Les résidents situés à l’extérieur de ces zones ont reçu desconseils de la part d’infirmiers de santé publique, sans surveillance de la contamination. Une semaineaprès le séisme, une enquête a montré que plus de 400 centres de santé, dans tout le Japon, avaienttraité des patients potentiellement irradiés. Une enquête sur la prise en charge de tous les résidents dela Préfecture de Fukushima (2 millions d’habitants environ) sera réalisée, ainsi qu’une enquêteapprofondie auprès de ceux qui vivent dans un périmètre de 20 km autour de la centrale nucléaire etdes examens de thyroïdes aux ultrasons seront effectués sur tous les résidents de moins de 18 ans.165. Des contre-enquêtes sur l’ensemble du corps de 122 résidents susceptibles de présenter dessignes internes de contamination ont montré des expositions au césium 134 et au césium 137 de moinsde 1 millisievert. Le gouvernement avait fixé des valeurs provisoires pour la contaminationradioactive des aliments, avec des restrictions plus strictes pour les aliments destinés aux nourrissons,et des contrôles réguliers de l’eau du robinet sont effectués, en particulier dans les zones situées àproximité de la centrale nucléaire et dans les régions voisines. Une bonne préparation aux situationsd’urgence est vitale. À la suite d’un accident, il est de la responsabilité des dirigeants d’une centralenucléaire d’évaluer la situation et d’estimer les effets de l’action, d’appliquer les plans d’urgence et defournir les informations aux gouvernements local et central. Les autorités locales doivent appliquer etgérer les interventions d’urgence, rechercher l’avis d’experts, déterminer les mesures nécessaires pourgarantir la sécurité des résidents, communiquer des informations au grand public et rendre compte augouvernement central. À son tour, le gouvernement central doit rendre compte aux organisationsinternationales concernées, y compris à l’OMS. Le Japon continuera de fournir des informations.166. Des représentants ont renouvelé leurs condoléances à la Nouvelle-Zélande et au Japon et leuront souhaité de réussir dans leurs opérations de reconstruction. Ils ont également exprimé leurs


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 45remerciements à l’OMS pour les efforts déployés aux niveaux régional et mondial en vue de renforcerla planification et la capacité de préparation aux situations d’urgence, et pour l’aide apportée parl’Organisation et certains pays à certains États Membres. Les bureaux de l’OMS dans les paysapporteront toute l’assistance nécessaire pendant les situations d’urgence.167. L’approche modulaire au travers de la nouvelle Division Sécurité sanitaire et situationsd’urgence doit être fondée sur les stratégies et dispositifs existants internationaux, régionaux etnationaux, et notamment sur le Règlement sanitaire international (2005). Le partage des informationsen temps opportun et l’assistance technique rapide et bien ciblée pendant et après les situationsd’urgence sont des facteurs essentiels d’interventions réussies et doivent inclure le soutien auxprogrammes de santé mentale. Il faut réfléchir à tout ce qui est nécessaire pour la préparation auxsituations d’urgence et à la meilleure façon de déployer les moyens d’action dans les pays et d’unpays à l’autre. Des conseils d’experts en santé doivent être disponibles à tous les stades dudéploiement. Les effets potentiels du changement climatique sur la fréquence et la nature dessituations d’urgence, et la planification des mesures prises pour assurer la continuité dugouvernement, de la communauté et des opérations commerciales doivent être pris en compte. Lepartage des expériences et des meilleures pratiques qui s’ensuivra permettra de renforcer lapréparation.168. Certains décrivent les situations d’urgence nationales expérimentées par d’autresÉtats Membres, ainsi que les obstacles rencontrés. Ils soulignent les progrès obtenus dans lapréparation aux situations d’urgence. Les États Membres doivent prendre des mesures pour appliquerla résolution WHA64.10 de l’Assemblée mondiale de la Santé et la résolution 60/195 de l’Assembléegénérale des Nations Unies et pour assurer la mise à disposition des ressources nécessaires. Le Bureaurégional devra continuer à apporter son aide à cet égard aux petits pays et territoires insulaires duPacifique. Les situations d’urgence exigent des interventions locales énergiques, complétées par unsoutien au niveau national et provincial, selon les besoins. Une formation accrue du personnel dessoins de santé primaires sur les interventions dans les situations d’urgence et les catastrophespermettra, globalement, une meilleure préparation et un relèvement et une reconstruction plus rapidesaprès les catastrophes. L’importance de la Stratégie régionale en matière de sécurité sanitaire desaliments (2011-2015) a été discutée dans le point 12 de l’ordre du jour, dans le contexte des situationsd’urgence. Un représentant a demandé un complément d’informations sur la contaminationradioactive au Japon, et notamment ses effets potentiels sur la vie marine.169. Une déclaration est faite au nom de la Fédération internationale des Associations d’Étudiantsen Médecine.170. Le Directeur, Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence, remercie les représentantspour le partage de leurs expériences des différents types d’action dans les situations d’urgence,expériences qui seront prises en compte dans l’élaboration des futures activités régionales. Lesévénements survenus au Japon et en Nouvelle-Zélande ont montré que même des pays développésdotés de capacités d’action élaborées face aux situations d’urgence pouvaient se trouver dépassés parde grandes catastrophes et qu’il est essentiel de tirer les enseignements de ces expériences. L’intérêtdes investissements dans la préparation aux situations d’urgence est clair : cela permet de sauver desvies, d’assurer une coordination plus claire des actions, d’atténuer l’impact sur la santé et ledéveloppement socio-économique et de renforcer les capacités des systèmes de santé et de relèvementdes services. Le Bureau régional continuera de partager les informations sur les expériences acquiseset la recherche opérationnelle, de rechercher les moyens d’améliorer la coordination entre les secteurset d’envisager des préparations dans le cadre d’initiatives de relèvement à long terme qui donnerontl’occasion de renforcer les systèmes de santé et d’améliorer les capacités de surveillance des maladieset d’action dans les régions touchées.


46COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION171. Le Directeur général rappelle au Comité que la préparation aux situations d’urgence doit êtreexaminée par le Conseil exécutif lors de sa session de janvier 2012. Tout en restant imprévisibles, lessituations d’urgence surviennent plus souvent et sont de plus grande ampleur. La structuredécentralisée de l’OMS lui permet de réagir rapidement aux crises, et les activités sont en cours derestructuration pour favoriser la collaboration entre Régions et améliorer les moyens d’action desbureaux de l’OMS dans les pays. Elle convient que les pays doivent également planifier leursdémarches plurisectorielles et appliquer le Règlement sanitaire international (2005) pour renforcerleurs actions. L’OMS procède au renforcement de la plate-forme commune d’action au travers de saparticipation au Comité directeur interinstitutions des Nations Unies pour les affaires humanitaires etexploitera son avantage comparatif en tant que chef de file dans le domaine de la santé, qui bénéficied’une expérience des crises sanitaires. Toutefois, la coordination reste difficile. Il est crucial de mettreen place des dispositifs de commande et de lutte et d’évaluer les besoins pour chaque crise, pourgarantir les opérations et les fournitures. Les pays et les partenaires du développement doivent sedemander pourquoi la préparation aux situations d’urgence n’est pas couverte par le Fonds centrald’intervention des Nations Unies pour les urgences humanitaires.172. Le Comité régional prend note de la résolution WHA64.10 de l’Assemblée mondiale de laSanté.PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENT ET DE FORMATIONÀ LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE : COMPOSITION DU COMITÉ DESPOLITIQUES ET DE LA COORDINATION : Point 18 de l’ordre du jour(document WPR/RC62/12)173. Le Directeur, Gestion des programmes, explique que les trois États Membres de la Région quisiègent au Comité des politiques et de la coordination du Programme spécial de recherche, dedéveloppement et de formation à la recherche en reproduction humaine sont actuellement le Japon, lesPhilippines et la Malaisie. Le mandat du Japon arrive à expiration le 31 décembre 2011 et le Comitérégional est prié de désigner l’État Membre qui succédera au Japon.174. Le Comité régional désigne le Viet Nam pour remplacer le Japon (voir la décisionWPR/RC62(1)).SOIXANTE-TROISIÈME ET SOIXANTE-QUATRIÈME SESSIONS DU COMITÉRÉGIONAL : DATES ET LIEUX : Point 19 de l’ordre du jour175. Le Directeur régional explique que le Bureau régional a reçu une invitation du Viet Nam pourque la soixante-troisième session du Comité régional se déroule à Ha Noï.176. Le représentant du Viet Nam explique que la situation sanitaire de la population de son payss’est considérablement améliorée ces dernières années grâce au développement socio-économique, àl’investissement de l’État en faveur de la santé et à l’appui soutenu de la communauté internationale,en particulier de l’OMS. Si la baisse de la mortalité des nourrissons et des moins de cinq ans sepoursuit au même rythme, le pays pourra atteindre le quatrième objectif du Millénaire pour ledéveloppement d’ici à 2015. Son pays est souvent choisi pour accueillir des réunions, conférences,ateliers ou cours de formation relatifs à la santé, de portée internationale. Le Viet Nam serait honoréd’accueillir la soixante-troisième session du Comité régional du Pacifique occidental, qui représenteraun jalon important puisqu’il marquera 35 années de relations avec l’OMS. Ha Noï a célébré son1000ème anniversaire en 2010, et elle espère que des représentants saisiront cette occasion pour


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 47goûter au charme, à l’histoire et à la culture de cette ville. Le régime alimentaire national est unfacteur essentiel de prévention des maladies non transmissibles.177. Le Directeur régional propose que la soixante-troisième session du Comité régional se dérouledu 24 au 28 septembre 2012. La soixante-quatrième session se déroulera au Bureau régional, àManille.178. Le représentant des Philippines propose que la soixante-quatrième session soit accueillie parle Gouvernement philippin.179. Le Comité accepte que sa soixante-troisième session ait lieu à Ha Noï (Viet Nam) du 24 au28 septembre 2012 (voir la résolution WPR/RC62.R6).CLÔTURE DE LA SESSION : Point 20 de l’ordre du jour180. Le Président annonce que le projet de rapport de la soixante-deuxième session sera envoyé àtous les représentants et qu’un délai sera précisé pour la soumission de propositions de modifications.Passé ce délai, le rapport sera considéré comme approuvé.181. Après l’échange traditionnel de remerciements durant lequel sont intervenus le représentantdes Îles Salomon, au nom de tous les États Membres, le Directeur régional et le Président, la soixantedeuxièmesession du Comité régional est déclarée close.


48COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL49ANNEXE 1ORDRE DU JOUROuverture de la session et adoption de l'ordre du jour1. Ouverture de la session2. Allocution du Président sortant3. Élection du bureau : Président, Vice-Président et Rapporteurs4. Allocution du Président entrant5. Adoption de l'ordre du jourDiscours liminaire6. Allocution du Directeur généralExamen de l'activité de l'OMS7. Allocution et rapport du Directeur régionalWPR/RC62/28. Budget programme 2010-2011 : exécution du budget (rapport intérimaire)WPR/RC62/3Politiques, programmes et orientations9. Projet de budget programme 2012-2013WPR/RC62/410. Résistance aux antimicrobiensWPR/RC62/511. Médecine traditionnelleWPR/RC62/612. Sécurité sanitaire des alimentsWPR/RC62/713. Maladies non transmissiblesWPR/RC62/814. Désignation du Directeur régional : Code de conduiteWPR/RC62/9


50COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 1Politiques, programmes et orientations (suite)15. Rapports d'activité des programmes techniques15.1 Plan d’action régional pour combattre et éliminer le paludisme dans le Pacifiqueoccidental (2010-2015)15.2 Dengue et dengue hémorragique : prévention et lutte15.3 Santé mentale15.4 Cadre d'action pour les médicaments essentiels15.5 Observatoire des systèmes et des politiques de santé pour l'Asie et le Pacifique15.6 Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (2006-2015)15.7 Programme élargi de vaccination15.8 Réunion des Ministres de la Santé des pays océaniensWPR/RC62/1016. Coordination des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et duComité régionalWPR/RC62/1117. Situations d’urgence et catastrophesWPR/RC62/13Composition des Comités mondiaux18. Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche enreproduction humaine : Composition du Comité des politiques et de la coordinationAutres questionsWPR/RC62/1219. Soixante-troisième et soixante-quatrième sessions du Comité régional : dates et lieux20. Clôture de la session


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL51ANNEXE 2LISTE DES REPRÉSENTANTSI. REPRÉSENTANTS DES ÉTATS MEMBRESAUSTRALIEMs Jane Halton, SecretaryDepartment of Health and Ageing, Canberra, Chef de la délégationMs Sally Jane Goodspeed, Assistant SecretaryPopulation Health Strategy, Department of Health and Ageing,Canberra, Suppléant(e)Mr Neil John Ellis, Director International Health Policy Section,Department of Health and Ageing, Canberra, Suppléant(e)Mrs Janice Evelyn Bennett, Principal AdviserDepartment of Health and Ageing, Canberra, Suppléant(e)Ms Amber Cernovs, Program Officer, Global Health ProgramsHealth and HIV Thematic Group, Australian Agency for InternationalDevelopment, Canberra, Suppléant(e)BRUNÉI DARUSSALAMPehin Dato Adanan Yusof, Minister of Health, Ministry of HealthBandar Seri Begawan, Chef de la délégationMr Dato Abd Salam Momin, Permanent Secretary. Ministry of HealthBandar Seri Begawan, Suppléant(e)Pengiran Dr Khalifah Ismail, Acting Director General of Health ServicesMinistry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e)Dr Anie Haryani Abd Rahman, Senior Medical Officer,Ministry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e)Ms Zahrah DP Hashim, Acting Director of Policy and PlanningMinistry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e)Ms Wong Wai See, Principal Pharmacist, Ministry of HealthBandar Seri Begawan, Suppléant(e)Dr Mohammad Fandy Osman, Health Facilitating OfficerDepartment of Clinical Laboratory Services, Ministry of Health,Bandar Seri Begawan, Suppléant(e)Mr Shahrul Anaz Ismail, Second Secretary, Embassy of BruneiDarussalam, Suppléant(e)CAMBODGEProfessor Eng Huot, Secretary of State for Health, Ministry of HealthPhnom Penh, Chef de la délégationDr Sok Touch, Director, Communicable Disease Control DepartmentMinistry of Health, Phnom Penh, Suppléant(e)


52COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2CAMBODGE(suite)CHINEMr Tan Chandaravuth, Second Secretary and ConsulCambodian Embassy (Philippines), Suppléant(e)Dr Ren Minghui, Director General, Department of InternationalCooperation, Ministry of Health, Beijing, Chef de la délégationDr Wang Xiaopin, Director General, Department of InternationalCooperation, State Administration of Traditional Chinese Medicine,Beijing, Suppléant(e)Dr Qi Guixin, Deputy Director General, Bureau of Food SafetyCoordination and Health Supervision, Ministry of Health, Beijing,Suppléant(e)Mr Fan Xuehui, Deputy Director General, Department of Food SafetySupervision, State Food and Drug Administration, Beijing, Suppléant(e)Dr Li Quanle, Division Director, Bureau of Disease Prevention andControl, Ministry of Health, Beijing, Suppléant(e)Ms Wang Liying, Division Director, Bureau of Disease Prevention andControl, Ministry of Health, Beijing, Suppléant(e)Dr Nie Jiangang, Division Director, Department of InternationalCooperation, Ministry of Health, Beijing, Suppléant(e)Dr Ma Xudong, Program Officer, Department of MedicalAdministration, Ministry of Health, Beijing, Suppléant(e)Ms Zhang Xiaobo, Program Officer, Department of InternationalCooperation, Ministry of Health, Beijing, Suppléant(e)Ms Wei Chunyu, Program Officer, Department of InternationalCooperation, State Administration of Traditional Chinese Medicine,Beijing, Suppléant(e)CHINE (HONG KONG)Dr Lam Ping-yan, Director of Health, Department of Health,Government of the Hong Kong Special Administrative Region,Chef de la délégationDr Chan Hon Yee, Constance, Controller for Food SafetyFood and Environmental Hygiene Department,Government of the Hong Kong Special Administrative Region,Suppléant(e)Dr Tsang Ho-fai, Thomas, Controller for Health ProtectionDepartment of Health, Government of the Hong KongSpecial Administrative Region, Suppléant(e)Dr Lai Kit-Lim, Cindy, Assistant Director of Health,Department of Health, Government of the Hong KongSpecial Administrative Region, Suppléant(e)


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL53Annexe 2CHINE (HONG KONG)(suite)Dr Ho Shuk Yee, Catherine, Senior Medical and Health OfficerDepartment of Health, Government of the Hong KongSpecial Administrative Region, Suppléant(e)Dr Sharma Geeta, Senior Medical and Health OfficerDepartment of Health, Government of the Hong KongSpecial Administrative Region, Suppléant(e)CHINE (MACAO)Dr Cheang Seng Ip, Deputy Director of Health BureauHealth Bureau of the Macao Special Administration Government,Chef de la délégationDr Chan Tan Mui, Head of Unit for Noncommunicable DiseasePrevention and Health Promotion, Health Bureau of the Macao SpecialAdministration Government, Suppléant(e)Dr Lei Wai Seng, Assistant Medical Director,Health Bureau of the Macao Special Administration Government,Suppléant(e)ÎLES COOKMr Nandi Glassie, Minister of Health, Ministry of HealthRarotonga, Chef de la délégationMr Tupou Faireka, Secretary of Health, Ministry of HealthRarotonga, Suppléant(e)FIDJIDr Neil Sharma, Minister for Health, Ministry of Health,Chef de la délégationMr Ifereimi Corerega, Head of National Centre for Health Promotion,Ministry of Health, Women and Social Welfare, Suva, Suppléant(e)FRANCEMs Sylvie Robineau, Membre du gouvernement de Nouvelle-Calédoniechargé de la santé, Nouméa, Chef de la délégationMs Brigitte ArthurChef du bureau des affaires internationales, Ministère du travail, del'emploi et de la santé, Paris, Suppléant(e)Mr Jean-Alain Course, Directeur des affaires sanitaires et sociales deNouvelle-Calédonie, Direction des affaires sanitaires et sociales,Nouméa, Suppléant(e)Dr Jean-Paul Grangeon, Chef du service des actions sanitaires deNouvelle-Calédonie, Direction des affaires sanitaires et socialesNouméa, Suppléant(e)Ms Cécile Orosco, Chargée de mission auprès deMadame Sylvie Robineau, Nouméa, Suppléant(e)JAPONDr Masato Mugitani, Assistant Minister for Global Health, Ministry ofHealth, Labour and Welfare, Tokyo, Chef de la délégation


54COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2JAPON(suite)Dr Teiji Takei, Director, International Cooperation Office,International Affairs Division, Ministry of Health, Labour and Welfare.Tokyo, Suppléant(e)Dr Shiho Takaoka, Deputy Director, International Affairs DivisionMinistry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e)Dr Ikuma Nozaki, Deputy Director, International Affairs DivisionMinistry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e)Dr Haruka Sakamoto, Section Chief, Office of International CooperationInternational Affairs Division, Ministry of Health, Labour and Welfare,Tokyo, Suppléant(e)Dr Shoko Ogawa, Second Secretary, Economic SectionEmbassy of Japan, Pasay City, Suppléant(e)KIRIBATIMr Elliot Ali, Secretary for Health and Medical Services, Ministry ofHealth and Medical Services, Tarawa, Chef de la délégationDr Teatao Tira, Director Public Health Services, Ministry of Health andMedical Services, Tarawa, Suppléant(e)RÉPUBLIQUEDÉMOCRATIQUEPOPULAIRE LAOAssociate Professor Bounkong Syhavong, Vice Minister of HealthMinistry of Health, Vientiane, Chef de la délégationDr Bounfeng Phoummalaysith, Deputy Director-General of Cabinet,Ministry of Health, Vientiane, Suppléant(e)Dr Soulivanh Pholsena, Secretary to Minister of Health, Ministry ofHealth, Vientiane, Suppléant(e)MALAISIEDato' Sri Liow Tiong Lai, Minister of Health, Ministry of HealthMalaysia, Putrajaya, Chef de la délégationDato’ Dr Hasan Bin Abdul Rahman, Director General of HealthMinistry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Dato' Seri Dr Ibrahim Saad, Malaysian Ambassador to theRepublic of the Philippines, Embassy of Malaysia, Suppléant(e)Ms Noraini Dato’ Mohd Othman, Senior Director, Food Safety QualityDivision, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Dr Chong Chee Kheong, Director of Disease ControlMinistry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Dr Goh Cheng Soon, Senior Principal Assistant DirectorTraditional and Complimentary Medicine Division, Ministry of HealthMalaysia, Kuala Lumpur, Suppléant(e)


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL55Annexe 2MALAISIE(suite)Dr Balachandran Satiamurti, Senior Principal Assistant DirectorDisease Control Division, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya,Suppléant(e)Dr Feisul Idzwan Mustapha, Senior Principal Assistant Director, DiseaseControl Division, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Dr Norhayati Rusli, Senior Principal Assistant Director, Disease ControlDivision, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Mr Lim Chau Leng, Press Secretary to the Minister of Health Malaysia,Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e)Ms Gaithri Chandran, Senior Assistant Secretary, Policy andInternational Relations Division, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya,Suppléant(e)ÎLES MARSHALLMs Amenta Matthew, Minister of Health, Majuro, Chef de la délégationMr Russell Edwards, Assistant Secretary, Majuro, Suppléant(e)ÉTATS FÉDÉRÉS DEMICRONÉSIEDr Vita Skilling, Secretary of Health and Social Affairs, Department ofHealth and Social Affairs, Pohnpei, Chef de la délégationDr Louisa Helgenberger, Immunization Program Manager, Departmentof Health and Social Affairs, Pohnpei, Suppléant(e)Ms Agnes Willyander, Drug Medical Supplies Coordinator, Pohnpei,Suppléant(e)MONGOLIEDr Lambaa Sambuu, Minister and a Member of the Parliament,Ministry of Health, Ulaanbaatar, Chef de la délégationDr Sodnomdarjaa Tuul, Director of Ulaanbaatar City HealthDepartment, Ulaanbaatar, Suppléant(e)Dr Lkhagvasuren Nasantsengel, Deputy Director of National Center forMental Health, National Mental Health Center, Bayanzurkh District,Suppléant(e)Dr Enkhbat Shagdarsuren, Director, State Implementing Agency ofHealth, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e)Ms Nanjaa Tsogzolmaa, Deputy Director, Strategic Policy PlanningDepartment, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e)Dr Chuluunbaatar Batsaikhan, Director of National Center of Pathology,Bayanzurkh District, Suppléant(e)Dr Ganbold Zolbayar, Officer, Division of International CooperationMinistry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e)


56COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2MONGOLIE(suite)NAURUNOUVELLE-ZÉLANDEMs Saldan Odontuya, Policy Advisor to the Minister of Health, Ministryof Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e)Mr Taniela Sunia Soakai, Secretary for Health and Medical Services,Ministry of Health and Medical Services, Central Pacific, Chef de ladélégationDr Darren Hunt, Deputy Director of Public HealthMinistry of Health, Wellington, Chef de la délégationMs Salli Davidson, Principal Development Manager-Health, NewZealand Aid Programme, Ministry of Foreign Affairs and Trade,Wellington, Suppléant(e)NIUOÉPALAOS,RÉPUBLIQUE DEMrs Joan Tahafa Viliamu, Minister of Health, Alofi, Chef de ladélégationDr Stevenson J. Kuartei, Minister of Health, Ministry of Health,Government of Republic of Palau, Koror, Chef de la délégationMr Temengil Temengil, Coordinator, International Health, Ministry ofHealth, Government of Republic of Palau, Koror, Suppléant(e)Ms Joanne Maireng Sengebau, Director of Public Health, Ministry ofHealth, Government of Republic of Palau, Suppléant(e)Ms Johana Ngiruchelbad, Chief, Division of Primary and PreventiveHealth, Ministry of Health, Government of Republic of Palau, Koror,Suppléant(e)PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉEMr Jamie Maxtone-Graham, Minister for HealthMinistry of Health, Waigani, Chef de la délégationMr Pasco Kase, Acting Secretary, National Department of Health,Waigani, Suppléant(e)Dr Paison Dakulala, Deputy Secretary, National Health ServiceStandards, National Department of Health, Waigani, Suppléant(e)Mr Kupun Marang, Second Secretary to the Minister, Ministry ofHealth, Waigani, Suppléant(e)PHILIPPINESDr Enrique T. Ona, Secretary of Health, Department of HealthManila, Chef de la délégationDr Gerardo V. Bayugo, Undersecretary of Health, Department of Health,Manila, Suppléant(e)Dr Lilibeth C. David, Director IV, National Center for DiseasePrevention and Control, Department of Health, Manila, Suppléant(e)Dr Teodoro J. Herbosa, Undersecretary of Health, Department of Health,Manila, Suppléant(e)


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL57Annexe 2RÉPUBLIQUE DE CORÉEMr Choi Won Young, Vice Minister for Health and Welfare,Ministry of Health and Welfare, Seoul, Chef de la délégationDr Jun Byung Yool, Deputy Minister of Health, Korea Centers forDisease Control and Prevention, Seoul,Suppléant(e)Dr Lee Dukhyoung, Director of Disease Prevention Control, KoreaCenters for Disease Control and Prevention, Seoul, Suppléant(e)Dr Shin Kkotshigye, Director, Division of International CooperationMinistry of Health and Welfare, Seoul, Suppléant(e)Dr Song Byung-Il, Deputy Director, Ministry of Health and Welfare,Seoul, Suppléant(e)Dr Chu Chaeshin, Assistant Director, Korea Centers for Disease Controland Prevention, Seoul, Suppléant(e)Dr Jung Sung Hoon, Deputy Director, Ministry of Health and Welfare,Seoul, Suppléant(e)Dr Jo Sung Duk, Assistant Director, Division of InternationalCooperation, Ministry of Health and Welfare, Seoul, Suppléant(e)Dr Park Hye Kyung, Director, Division of InfectiousDisease Control,Korea Centers for Disease Control and Prevention, Seoul, Suppléant(e)Dr Park Mira, Deputy Director, Ministry of Health and Welfare, Seoul,Suppléant(e)Ms Kim Hana, Interpreter, Ministry of Health and Welfare, Seoul,Suppléant(e)SAMOATuitama Dr Leao Talalelei Tuiatama, Minister of Health, Ministry ofHealth, Apia, Chef de la délégationMs Palanitina Tupuimatagi Toelupe, Chief Executive Officer/DirectorGeneral of Health, Ministry of Health, Apia, Suppléant(e)Dr Robert Edward Thomsen, Assistant Chief Executive Officer, Medicaland Allied Division, Ministry of Health, Apia, Suppléant(e)SINGAPOURDr Lyn James, Director in the Public Health Office, Ministry of Health,Singapore, Chef de la délégationMs Yeo Wen Qing, Assistant Director, Corporate CommunicationsDivision, Ministry of Health, Singapore, Suppléant(e)Mr David Ho, Senior Health Policy Analyst, Industry Development andInternational Cooperation Division, Ministry of Health, Singapore,Suppléant(e)


58COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2ÎLES SALOMONMr Charles Sigoto, Minister of Health and Medical ServicesMinistry of Health and Medical Services, Honiara, Chef de la délégationDr Cedric Alependava, Under Secretary Health Improvement, Ministryof Health and Medical Services, Honiara, Suppléant(e)Dr Tenneth Dalipanda, Director Public Health, Ministry of Health andMedical Services, Honiara, Suppléant(e)TOKÉLAOU∗TONGADr Siale 'Akauola, Director of Health, Ministry of Health, Nuku'alofa,Chef de la délégationDr Malakai Heneli 'Ake, Chief Medical Officer, Ministry of HealthNuku'alofa, Suppléant(e)TUVALUDr Taom Tanukale, Minister of Health, Ministry of Health, Funafuti,Chef de la délégationMr Uale Taleni, Permanent Secretary, Ministry of Health, Funafuti,Suppléant(e)ROYAUME-UNI DEGRANDE-BRETAGNE ETD'IRLANDE DU NORD ∗ÉTATS-UNISD’AMÉRIQUEMr James Gillan, Director, Department of Public Health and SocialService, Guam, Chef de la délégationMs Erika Elvander, Branch Chief, Asia and the Pacific, Office of GlobalAffairs, Department of Health and Human Services, Washington, D.C.,Suppléant(e)Ms Elizabeth Ponausuia, Director of Health, Department of HealthAmerican Samoa, Suppléant(e)Ms Judnefera Rasayon, International Relations Officer, Office of HumanSecurity, International Organizations Affairs, Department of State,Washington, D.C., Suppléant(e)Ms Anne Yu, Senior International Health Analyst, Office of GlobalAffairs, Department of Health and Human Services, Washington D.C.,Suppléant(e)∗ excusé.∗ excusé.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL59Annexe 2VANUATUMr Willie Reuben Abel Titongoa, Minister of HealthMinistry of Health, Port Vila, Chef de la délégationMr Mark Peter Bekonan, Director General of Health, Ministry of Health,Port Vila, Suppléant(e)VIET NAMProfessor Dr Nguyen Thi Kim Tien, Minister of Health, Ministry ofHealth, Ha Noi, Chef de la délégationMrs Dao Thi Khan Hoa, Deputy Chief of Cabinet Office, Ministry ofHealth, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Tran Thi Giang Huong, Director-General, International CooperationDepartment, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Associate Professor Dr Pham Le Tuan, Director-General, Planning andFinance Department, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Luong Ngoc Khue, Director-General, Department of HealthExamination and Treatment, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Mr Truong Quoc Cuong, Director-General, Department of DrugAdministration, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Vu Sinh Nam, Deputy-Director, Department of Preventive MedicineMinistry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Nguyen Hung Long, Deputy-Director, Department of Food Hygieneand Safety, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Mr Tran Viet Hung, Vice-Director, Department of Organization andPersonnel, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Luu Thi Hong, Vice-Director, Department of Mother and ChildHealth, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Le Quang Cuong, Director-General, Institute of Health Strategy andPolicy, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Dr Nguyen Tran Hien, Director-General, National Institute of Hygieneand Epidemiology, Ha Noi, Suppléant(e)Ms Nguyen Boi Huong, Vice-Director, National Hospital of TraditionalMedicine, Ministry of Health, Ha Noi, Suppléant(e)Mrs Doan Phuong Thao, Officer-in-Charge of cooperation with WHO,International Cooperation Department, Ministry of Health, Ha Noi,Suppléant(e)


60COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2II. REPRÉSENTANTS DES INSTITUTIONS DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONSSPÉCIALISÉES ET ORGANISATIONS APPARENTÉESBANQUE ASIATIQUE DEDÉVELOPPEMENTMs Patricia Moser, Lead Health SpecialistPoverty Reduction, Gender and Social DevelopmentDivision, Asian Development Bank, ManilaDr Gerard Servais, Health SpecialistHuman and Social Development DivisionSoutheast Asia Department, Asian Development Bank,ManilaSECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LACOMMUNAUTÉ DU PACIFIQUE (CPS)PROGRAMME COMMUN DES NATIONSUNIES SUR LE VIH/SIDA (ONUSIDA)Mr William Parr, Director for Public Health DivisionSecretariat of the Pacific Community, New CaledoniaMs Teresita Marie P. Bagasao, Country CoordinatorUNAIDS Country Office, Makati CityMr Zimmbodilion Y. Mosende, Monitoring andEvaluation Adviser, Makati CityMs Merceditas B. Apilado, Social Mobilization Adviser,Makati CityIII. OBSERVATEURSAsian Medical Student's Association (AMSA)Korea Foundation for International HealthcareDr Jong Wook-Lee Memorial FundMinistère de la Santé, PhilippinesMr Miguel Manuel DorotanMs Da Jung ParkMr Rizki FebriantoMs Ryu, Kyung-namMs Koo, Bo-yeonMr Kwon, Oh-minMs Kim, Yoo-jinMr Kim, Jae-sungMs Kim, Hyun-ahMs Im, SunaMs Cho, Won-kungMs Choi, Hyun-jinDr Romulo BusuegoDr Juan Antonio Perez IIIDr Kenneth G. RonquilloDr Asuncion AndenDr Ma.Virginia A. AlaMs Maylene M. BeltranMr Laureano CruzDr Jojo Vito G. RoqueDr Benjamin ReyesDr Juvencio OrdonaDr Suzette H. Lazo


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL61Annexe 2Ministère de la Santé, Philippines(suite)Ministère de la Santé, Viet NamDr Aleli Anne Grace SudiacalDr Allan EvangelistaMs Jeanne BernasMs Maria Cristy YusonMr Edwin AnosoMs Heidi UmadacMs Gloria De JesusDr David J. Lozada, Jr.Dr Paulyn Rosell-UbialDr Nemesio T. GakoMs Maria Bernarditha T. FloresMr Nguyen Manh CuongMs Pham Thi NganMr Lai BinhMs Pham Thi Minh NgaIV. REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALESAlzheimer's Disease InternationalFédération internationale des Associations d’Etudiants enMédecine (IFMSA)Agence Internationale pour la Prévention de la Cécité(AIPC)International Alliance of Patient's Organization (IAPO)Association internationale d'ErgonomieDr Robert YeohMr Ramon Lorenzo Luis GuintoMr Kai-Yuan ChengMs Maria Lioni Kusuma TatangMr Richard Le MesurierProfessor Do Nhu HonDr Noel ChuaDr John SzetsuDr Leshan TanMs Sheona McGrawMs Komal RamMr Jeremiah MwangiMrs Jo GrovesMr Kin Ping TsangDr Alma Maria Jennifer GutierrezFédération internationale de Gynécologie et d’ObstétriqueFédération internationale de l’Industrie du MédicamentFédération internationale pharmaceutique (FIP)International Society for Telemedicine and Health (ISfTeH)Professor Sylvia de las Alas-CarneroMr Nobuki SatoMs Janice ArmstrongMs Desiree CembranoMr Reynaldo UmaliDr Alvin B. Marcelo


62COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 2Association internationale des Techniciennes et Techniciensdiplômés en Électro-Radiologie médicaleFédération internationale des Industries des AlimentsdiététiquesAssociation internationale des Femmes MédecinsConfédération mondiale de PhysiothérapieWorld Federation of Occupational Therapists (WFOT)World Vision InternationalDr Maria LawMr Alejandro Vergel De Dios CastroDr Rosa NanchoDr Corazon Yabes-AlmiranteProfessor Gayline F. Manalang Jr.Professor Cynthia V. IsaacMr Rolland Lyle DuqueDr Sri Chander


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL63ANNEXE 3LISTE DES ORGANISATIONS DONT LES REPRÉSENTANTSONT FAIT UNE DÉCLARATION AU COMITÉ RÉGIONALAlzheimer's Disease InternationalFédération internationale des Associations d’Étudiants en MédecineFédération internationale de l’Industrie du MédicamentSecrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS)Confédération mondiale de Physiothérapie


64COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 3


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL65ANNEXE 4ALLOCUTION DU PRÉSIDENT SORTANT, M. LIOW TIONG LAI,MINISTRE DE LA SANTÉ, MALAISIE, À L’OCCASION DE LASOIXANTE-DEUXIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONALDE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTALJe suis heureux de vous retrouver tous ici aujourd'hui et vous souhaite la bienvenue à la soixantedeuxièmesession de ce Comité régional. Presque à la même date l'année dernière, j'ai eu l'insignehonneur de présider la soixante et unième session du Comité régional pour le Pacifique occidental.Cela a constitué pour moi une expérience professionnelle enrichissante car c'est pendant les réunionsdu Comité régional que nous nous penchons sur les questions de la santé dans la Région et que nousdécidons ensemble de notre orientation future. C'est dans ce but que, j'en suis sûr, nous avons hâte denous mettre à la tâche cette semaine.Avant de commencer, je tiens à exprimer la sympathie de ce Comité aux Gouvernements et auxpeuples du Japon et de la Nouvelle-Zélande suite aux tremblements de terre massifs survenus en débutd’année et, dans le cas du Japon, au tsunami et à l'accident nucléaire qui s'en sont ensuivis. Noussommes attristés par la perte de vies humaines, le déplacement des personnes et la destruction desinfrastructures. Nous saluons le grand courage de ces peuples, ainsi que les mesures prises par lesGouvernements pour répondre aux urgences et gérer la situation au lendemain de ces catastrophes.Nous encourageons le Japon et la Nouvelle-Zélande dans leurs efforts de redressement, dereconstruction et de réhabilitation.Permettez-moi de commencer mon discours par une évidence. Je suis sûr que beaucoup d'entre nousqui sommes venus à Manille les années précédentes avons été très agréablement surpris ce matinquand les portes se sont ouvertes et que nous sommes entrés sur le site du Bureau régional de l'OMSpour le Pacifique occidental. Juste pour rappeler le contexte, et comme vous le savez sans doute,lorsque le Gouvernement de la Malaisie a appris fin 2009 les terribles dégâts causés par le typhon ànotre voisin, les Philippines – typhon qui n'a malheureusement pas épargné le Bureau régional del'OMS – nous avons offert d'accueillir le Comité régional l'année dernière pour permettre à l'OMS derécupérer, de réparer toutes les structures endommagées et de faire des travaux de rénovation. Je nepouvais pas imaginer que de ces inondations émergerait cette salle de conférence magnifiquementrénovée, au centre d'un jardin tropical très plaisant – une véritable oasis en plein cœur de la villeanimée de Manille. Et, qui plus est, des structures ont été installées pour parer à de telles situations àl’avenir. Elles ont en effet résisté aux récents typhons qui ont frappé le pays ces deux derniers mois.Le résultat est non seulement réussi sur le plan esthétique mais aussi, ce qui est très important, sur leplan de la sécurité pour le personnel comme pour les visiteurs. Toutes mes félicitations au Dr Shin etau personnel du Bureau régional pour ce formidable travail. Et merci pour ces installations quicontribueront sans aucun doute à rendre notre travail plus agréable et plus productif au cours desquatre prochains jours. Je suis vraiment très impressionnée par ce Bureau régional rénové.Je voudrais évaluer rapidement l'année écoulée. Ce fut une année de défis et de consolidation. Dansmon discours l'an dernier j'avais souligné les défis auxquels le secteur de la santé devait faire face... etde toute urgence. J'ai dit que la mondialisation avait fait se rapprocher les pays et les peuples, quenous étions tous devenus des « habitants du village mondial ». La mondialisation constitue unemenace pour la sécurité mondiale, en particulier les maladies émergentes et réémergentes, lechangement climatique et la dégradation de l'environnement – problèmes trop complexes pour qu'unpays à lui seul puisse les résoudre. La dégradation croissante de notre environnement physique nousrappelle que la coopération n'est plus un choix mais une nécessité et que nous devons parler moinsmais mieux communiquer et coordonner nos efforts au sein même des pays et entre eux. Nousrécoltons les fruits de la croissance et du développement rapides, mais nous devons trouver un justeéquilibre et faire en sorte que nos populations bénéficient effectivement de ces progrès. Nous


66COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 4regardons autour de nous et voyons les inégalités qui se creusent, le fossé entre ceux qui bénéficientde la technologie moderne et ceux qui en sont exclus. Et nous avons vu comment la crise financièreamenuisait la capacité des pays et des institutions comme l'OMS à s'acquitter efficacement de leurmandat.Alors, comment nous, le Comité régional, nous sommes-nous débrouillés l’année dernière ? Ceux quiétaient en Malaisie l’année passée savent que nous avons terminé notre réunion en un temps record dequatre jours, tout en réalisant ce que nous avions prévu de faire grâce à la collaboration de tous, et nosdiscussions franches et éclairées ont abouti à des accords importants. Nous sommes convenus que dessystèmes de santé robustes et ancrés sur les valeurs des soins de santé primaires conduisaient à lacouverture universelle de services de santé de qualité, tels que définis par les pays eux-mêmes. Dansmon allocution au Comité l'an dernier, j'ai souligné le rôle crucial que jouent les systèmes de santédans la réalisation de l'objectif universel de la santé pour tous, et le fait que les programmes de santéréussissent ou s'effondrent en fonction de l'efficacité des systèmes de santé qui fournissent ou non lesbiens et les services, où et quand ils sont nécessaires. Cela est d'autant plus pertinent aujourd'hui queles systèmes de santé sont partout mis à rude épreuve – que ce soit par des catastrophes naturelles oucausées par l'homme, l'émergence de maladies nouvelles ou mal connues, ou la menace insidieuse etgrandissante d'un problème de santé un temps négligé ou traité de façon inappropriée, ou lesresserrements dus à la crise financière mondiale qui retirent aux pays des ressources nécessaires pourque les systèmes de santé fonctionnent de manière optimale.Nous avons adopté la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique(SMEAP) 2010 en tant que cadre stratégique pour orienter les programmes nationaux et locaux derenforcement des capacités de lutte contre les maladies émergentes et les événements de santépublique ; et pour participer activement aux systèmes et réseaux régionaux de préparation, d’alerte etde riposte. Notre expérience a montré l'importance d'un cadre stratégique commun pour améliorernotre démarche collective face aux menaces pour la sécurité mondiale. Parmi 350 événementssanitaires graves détectés l'an dernier, près de 60 % étaient liés à des maladies infectieuses. Desmaladies continueront d’émerger – mais nous ne pouvons pas dire ce qu'elles seront, ni où et quandelles apparaîtront. D'où l'importance d'être équipés et préparés afin d'atténuer leur impact potentiel. LaSMEAP (2010) se concentre toujours sur les maladies émergentes, cependant son champ d'applications'est élargi afin d'inclure d'autres menaces pour la santé publique comme les incidents relatifs à lasécurité alimentaire, les catastrophes et les urgences.Nous avons approuvé la Stratégie Halte à la tuberculose dans la Région. Oui, cette maladie est parminous depuis un bon moment. Mais comme nous le savons tous, des changements surviennent mainteset maintes fois qui constituent des obstacles à l'efficacité et à la pérennité des programmes de lutteantituberculeuse. On a dû s'attaquer à l'émergence de la tuberculose pharmacorésistante, àl'augmentation de la co-infection tuberculose-VIH et à certaines faiblesses de nos systèmes de santépour préserver les gains obtenus par nos pays et garantir les succès de demain. La stratégie, quiintroduit de nouvelles interventions et technologies fondées sur des données factuelles, devrait, dumoins nous l’espérons, fournir des orientations permettant à tous les pays, au moyen de plansdétaillés, de traiter tous les patients atteints de tuberculose à un stade précoce de la maladie.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL67Annexe 4Nous avons également reconnu la nécessité d'une vigilance continue et de la coopération régionalehabituelle pour maintenir le statut de Région exempte de poliomyélite. Des rapports sur l'importationdu poliovirus sauvage dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine occidentale, il y adeux mois, ne font que souligner l'importance critique d'une surveillance et investigation efficaces, etd'une réaction décisive. Nous avons également renouvelé notre engagement à atteindre les objectifsd'élimination de la rougeole et de lutte contre l'hépatite B pour 2012 et, bien sûr, de faire face et derelever les défis grandissants afin de protéger la santé de nos populations contre les effets duchangement climatique.Notre Région a eu de nombreuses expériences positives face aux multiples défis qui menacent la santéde nos populations. Reconnaissant que les grands déterminants de la santé exigent des approchesmultisectorielles, nous avons pu confirmer que l'approche des cadres de vie sains était une approchemultisectorielle efficace pour mettre en place des partenariats entre la santé et d'autres secteurs dudéveloppement, répondant ainsi aux priorités de santé publique et intégrant la promotion de la santé etla protection de la santé. Nous sommes convenus d'explorer le plein potentiel des activités relativesaux cadres de vie sains et de les déployer à plus grande échelle pour une approche holistique etglobale de promotion et de protection de la santé.La Région est restée forte, préparée et engagée et a résisté à de nombreux défis – tant au niveau despays eux-mêmes qu’à celui de la Région dans son ensemble. Nous avons œuvré ensemble et nousnous sommes soutenus mutuellement dans les moments difficiles et nous avons fêté nos succèsensemble. Je crois que nous avons été en mesure de réfléchir et de nous mettre d'accord sur nosorientations pour l'avenir.Avant de transmettre mes responsabilités en tant que Président de ce Comité, je voudrais me penchersur deux problèmes de santé importants, les maladies non transmissibles, et les urgences et lescatastrophes. Vous conviendrez tous qu'il y a plus de dix ans, nous avons eu, à plusieurs occasions,des discussions et des débats sérieux sur l'épidémie imminente de maladies non transmissibles, sonimpact économique et social, ses liens avec la croissance et le développement, et sur la façon dont lespays ou les gouvernements devraient aborder ce problème complexe. Au fil des années, notrecompréhension de l'ampleur et des conséquences des maladies non transmissibles et notreconnaissance de ce qui devait être fait se sont améliorées, la technologie et les outils sont devenusdisponibles, des cadres d'action ont été élaborés, et des engagements ont été pris à divers niveaux pourrelever le défi des maladies non transmissibles. La Déclaration politique sur la prévention et lamaîtrise des maladies non transmissibles qui a émané de la Réunion de haut niveau de l'Assembléegénérale des Nations Unies qui a eu lieu à New York le mois dernier pourrait bien constituer untournant décisif après plusieurs décennies de lutte contre les maladies non transmissibles et je saisiscette occasion pour féliciter le Dr Margaret Chan pour avoir réussi à faire porter ce sujet à l’ordre dujour de l’Assemblée générale. Environ 17 pays de cette Région ont participé à cette réunion de hautniveau. On nous a rappelé le fardeau mondial et la menace des maladies non transmissibles et le rôleprimordial des gouvernements pour relever le défi de ces maladies, les facteurs de risque communsqui doivent être pris en compte, et l'importance cruciale d'avoir des systèmes de santé solides etfonctionnels. Il a été reconnu, à cette réunion, que la prévention était la pierre angulaire de la réponsemondiale aux maladies non transmissibles et que le leadership et les approches multisectorielles pourla santé au niveau gouvernemental étaient nécessaires. Les chefs d'États et de Gouvernements se sontengagés à réduire les facteurs de risque et à créer des environnements favorables à la santé, à renforcerles politiques nationales et les systèmes de santé, à renforcer la coopération internationale et lespartenariats, à promouvoir la recherche et le développement et l'utilisation des technologies del'information et de la communication, et à se pencher sérieusement sur la surveillance des tendances etdes progrès accomplis dans la mise en œuvre des plans et des stratégies de lutte contre les maladies


68COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 4non transmissibles. Cet engagement de haut niveau devrait fournir la dynamique nécessaire à lariposte mondiale aux maladies non transmissibles.Demain, ce Comité discutera à nouveau des maladies non transmissibles. C'est en 2008 que lesmaladies non transmissibles ont été portées pour la dernière fois à l'ordre du jour de notre session.Nous avions approuvé alors le Plan d'action régional contre les maladies non transmissibles. Je croisque depuis, les États Membres ont pris des mesures ou ont renforcé leurs plans nationaux de luttecontre les maladies non transmissibles. En Malaisie, nous avons parachevé notre Plan stratégiquenational de lutte contre les maladies non transmissibles. S'inspirant des mandats mondiaux etrégionaux, et en droite ligne avec le dixième plan pour la Malaisie 2011-2015 qui privilégie le mieuxêtreet la prévention des maladies, le Plan stratégique national présente les moyens de rendreopérationnelles les connaissances existantes et les données scientifiques actuelles pour réduire lefardeau des maladies non transmissibles dans le contexte malaisien. Afin de promouvoir les politiqueset la législation, le Comité gouvernemental pour un environnement favorable à la santé, comprenantdix ministères et présidé par le vice-premier ministre, a été créé. Le Plan stratégique identifie septstratégies et décrit les rôles des ministères clés ainsi que les principales activités qui seront mises enœuvre. J'espère que demain, au cours de notre discussion, nous en apprendrons davantage les uns desautres sur la façon de traduire en action tous les engagements qui ont été pris dans le passé afin devraiment relever le défi des maladies non transmissibles. Et nous devrons discuter davantage de lafaçon dont nous pourrions définir des cibles de lutte contre les maladies non transmissibles, et lesatteindre.Le 28 juillet 2011, la Malaisie a de nouveau prouvé qu'elle améliorait la santé de son peuple. Je suisfier de vous informer que la Malaisie a atteint l'objectif du Pacifique occidental de réduire le tauxd'infection par l'hépatite B à moins de 1 % chez les enfants de cinq ans. Cette réalisation remarquablepour la santé publique est clairement le résultat d'une excellente stratégie de lutte contre l'hépatite Bdans le cadre du programme national de vaccination. La reconnaissance officielle de l'OMS pourl'objectif atteint montre notre engagement à mettre en œuvre les résolutions du Comité régional pourle Pacifique occidental et de l'Assemblée mondiale de la Santé. La Malaisie continuera de jouer sonrôle dans l'amélioration de la sécurité sanitaire aux niveaux national, régional et mondial.Enfin, je voudrais terminer mon allocution par quelques mots sur les urgences et les catastrophes. Jetiens à saluer la préoccupation du Directeur régional et son soutien indéfectible au renforcement descapacités de préparation et de réponse du secteur de la santé dans les États Membres. On sait quenotre Région est exposée à des phénomènes qui menacent sa sécurité sanitaire. Les rapports montrentque notre Région se trouve confrontée au plus grand nombre de catastrophes naturelles et de situationsd'urgence. Pratiquement tous les mois depuis 2010, une situation d'urgence est survenue quelque partdans la Région – des inondations et des cyclones dans le Pacifique ; des typhons, des inondations etdes activités volcaniques au Vanuatu et aux Philippines ; des tremblements de terre d'intensitévariable ont secoué le Vanuatu et les Îles Salomon dans le Pacifique, et bien sûr en Chine, au Japon eten Nouvelle-Zélande. Toujours selon les rapports, l'année 2010 a été l'une des pires années pour lescatastrophes naturelles et, comme je l'ai indiqué au début de mon allocution, nous avons connu deuxévénements tragiques au cours du premier trimestre de 2011 – événements qui ont transmis des ondesde choc au sein et au-delà de la Région. Il est impossible de dire où et quand la prochaine catastropheva frapper. Il nous faut donc être en permanence prêt à répondre aux situations d'extrême urgencegrâce à des mécanismes fiables afin de coordonner les efforts et de réagir, et à intensifier les efforts deréduction des risques pour atténuer l'impact de ces événements. Les leçons que nous avons apprises denos expériences sont précieuses et devraient permettre de renforcer les capacités du secteur de la santéà réagir plus efficacement quand une catastrophe frappera à nouveau.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL69Annexe 4Alors que je dois transmettre mes responsabilités au Président entrant, je suis assuré que ce Comitécontinuera à prendre les devants et à orienter nos activités dans les mois et les années à venir. Je croisen notre détermination à servir, à promouvoir et à protéger la santé des populations de notre Région etcette détermination nous permettra de nous rapprocher de notre objectif commun d'améliorer la santéet la qualité de vie dans la Région. Chers collègues membres du bureau, je tiens à vous remercier pourvotre soutien. Merci à tous les représentants pour cette expérience inoubliable d’avoir présidé notresoixante et unième session. Et mes sincères remerciements au Secrétariat de l'OMS, pour avoir rendumon travail plus aisé et plus agréable. Je vous souhaite à tous un séjour inoubliable à Manille et je meréjouis de continuer à travailler avec vous à l'avenir.


70COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 4


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL71ANNEXE 5ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT, PEHIN DATO ADANAN YUSOF,MINISTRE DE LA SANTÉ, BRUNÉI DARUSSALAM, À L’OCCASION DELA SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONALDE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTALAujourd’hui, cela fait exactement 10 ans et un mois que mon pays, le Brunéi Darussalam, accueillaitpour la première fois la cinquante-deuxième session du Comité régional. Je fais ce rappel pour troisraisons. Premièrement, nous savons tous ce qui s’est passé en ce jour tragique du 11 septembre 2001et, étrange coïncidence, dans son allocution au Comité régional le 10 septembre 2001, lors de lacérémonie d’ouverture, sa Majesté le Sultan expliquait « selon les historiens, le XXe siècle resteradans l’histoire de l’humanité comme une période de violence sans égal, mais qui a vu cependant desprogrès formidables dans les domaines de la médecine et des soins de santé ». Ces observations sonttoujours d’actualité. Deuxièmement, à cette cinquante-deuxième session, des documents essentiels depolitique avaient été préparés qui ont orienté les activités de la Région au cours de la dernièredécennie. Je veux parler des stratégies régionales sur la sécurité sanitaire des aliments et sur lamédecine traditionnelle. À l’ordre du jour de cette session, il est prévu que le Comité délibère sur lesstratégies de suivi de ces deux programmes essentiels. Troisièmement, c’est la deuxième fois que leBrunéi Darussalam a l’honneur de présider ce Comité. Pour quelqu’un que l’on pourrait considérercomme un néophyte, puisque je ne suis au Ministère de la Santé que depuis 15 mois et que je suisaujourd’hui chargé de présider les délibérations de ce Comité, c’est vraiment un grand privilège et undéfi. Je vous remercie très sincèrement de cet honneur que vous me faites de me confier la présidencede la soixante-deuxième session du Comité régional. J’espère que je saurai honorer votre confiance etsoyez assurés que je ferai de mon mieux pour répondre à vos attentes. Avec votre aide et celle desautres membres du Bureau et du Secrétariat, je ne doute pas que nous parviendrons à réussir ce quenous nous sommes fixés tout en trouvant le temps de profiter de la beauté de Manille et desPhilippines.Et maintenant, revenons à ce pourquoi nous sommes ici. Comme vous le savez, notre ordre du jour estchargé. Nous allons devoir délibérer et prendre des décisions sur des questions importantes comme lebudget programme du prochain biennium, les deux documents de stratégies dont je vous ai parléprécédemment – la sécurité sanitaire des aliments et la médecine traditionnelle –, la résistance auxantimicrobiens, les situations d’urgence et les catastrophes et, bien entendu, les maladies nontransmissibles. Un certain nombre d’entre nous ont participé à la Réunion de haut niveau del’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’est tenue récemment à New York, et je ne doute pasque les discussions sur ce sujet s’en trouveront enrichies et plus fructueuses. Nous allons égalementfaire le point sur les activités réalisées par un certain nombre de programmes et j’espère qu’àl’occasion de cette session le Comité sera enfin à même de conclure nos débats sur la désignation duDirecteur régional.Laissez-moi donner quelques précisions sur certains des points à l’ordre du jour. Hier nous avonsécouté le Directeur général. J’apprécie sa qualité d’ouverture et le courage dont elle fait preuve pours’attaquer de front à un problème qui pèse depuis déjà quelques temps sur les activités de promotionet d’amélioration de la santé, que ce soient celles des États Membres ou celles de l’OMS en tantqu’Organisation, et j’admire sa décision de lancer des réformes au sein de l’Organisation – réformesqui portent sur ses activités de base – financement, gestion et gouvernance – pour sortir indemne desdifficultés générées par la crise financière. La plupart d’entre nous aimerions penser que la crisefinancière mondiale appartient au passé, que la menace de l’exclusion et de l’inégalité, le fossé entreles nantis et les défavorisés n’ont plus d’importance. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. LeDirecteur général a pris les mesures nécessaires pour diriger l’Organisation tout au long de cette crise,pour traverser cette période critique sans dommage – en mettant au point mort, si ce n’est en réduisantles ressources financières, alors que les besoins de financement sont en augmentation. Partout, y


72COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 5compris dans notre Région, les besoins de santé sont plus importants, alors que nous ne sommes pluscertains de pouvoir compter sur nos sources traditionnelles de financement.Vous serez certainement d’accord avec moi sur le fait que les discussions d’hier sur le projet deréformes de l’OMS ont été fructueuses et que nous avons été à même d’exprimer les points de vue duComité sur les problèmes, les enjeux et le processus global de réforme qui doivent faire l’objet de lasession extraordinaire du Conseil exécutif prévue début novembre. Et j’ajouterai même qu’en tant quemembre du Conseil exécutif cela m’a permis d’avoir une vision plus claire de ces problèmes. Audébut de mon allocution, j’ai parlé de la réalité d’une stagnation, voire d’une diminution, desressources et du fait que nos sources habituelles de financement ne sont plus garanties. Ce point s’estconfirmé dans les discussions que nous avons eues ce matin concernant le budget programme 2012-2013. Vous noterez que, même si la part du budget mondial de l’OMS attribuée à notre Région resteplus ou moins la même, son montant effectif en dollars risque d’être très inférieur compte tenu de labaisse de ce budget mondial. L’enjeu pour chacun d’entre nous est de rendre l’Organisation capablede faire plus avec moins, c’est-à-dire d’optimiser les ressources disponibles, d’utiliser des méthodesplus agressives pour atteindre nos partenaires (traditionnels ou non), afin de mobiliser les ressourcesnécessaires et d’adopter des approches innovantes fondées sur la collaboration, qui nous permettentd’être plus à même de mener à bien nos activités.Plus concrètement, l’allocution et le rapport du Directeur régional présentés hier, montrent ce qui peutêtre obtenu grâce à une direction forte et centrée, à l’utilisation efficace et rationnelle des ressourceslimitées et en évoluant vers une présence plus marquée dans les pays. Même si de nombreux défis ontdû être relevés en 2010, nous avons également appris que des progrès ont été obtenus dans desdomaines prioritaires – notamment dans la réalisation des OMD liés à la santé, les maladies nontransmissibles, la sécurité sanitaire, le renforcement des systèmes de santé et un nouvel accent mis surla lutte contre certaines maladies négligées. Selon le rapport, de nouveaux partenariats, plus efficaces,ont joué un rôle déterminant dans la réussite des activités menées dans la Région. Les réformesintroduites depuis plus d’un an dans les domaines de la gestion des ressources financières,administratives et humaines, ont commencé à porter leurs fruits et ont abouti à une organisationrégionale simplifiée, plus dynamique et plus efficace. Même si le Dr Shin a reconnu que l’on étaitencore loin du but, nous sommes certains qu’avec l’appui des personnes et des systèmes mis en place,l’OMS continuera de progresser dans l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des populationsde la Région.Hormis les réalisations ci-dessus, j’aimerais également féliciter le Dr Shin pour le formidable travailaccompli dans la transformation de l’infrastructure du Bureau régional – un environnement agréableet reposant et une salle de conférence bien équipée. Et je ne parle pas de l’étonnante expositiond’œuvres d’art qui nous a réjoui l’âme et le cœur. À l’instar du Dr Shin, je suis moi aussi convaincuqu’un bel environnement est bon pour notre santé mentale et physique et incite les gens à donner lemeilleur d’eux mêmes. Je n’avais pas eu la chance de visiter le Bureau régional par le passé, mais cequ’on m’en a dit, et ce que j’en ai vu, mérite véritablement nos félicitations et ces félicitations doiventaller avant tout au Dr Shin.Je remercie le Directeur régional de sa profonde compassion et de sa décision d’ajouter le pointSituations d’urgence et catastrophes à l’ordre du jour. Monsieur le Ministre Liow a abordé ce sujetdans son allocution d’hier au Comité. J’aimerais aussi exprimer toute ma sympathie au Gouvernementdes Philippines et à son peuple pour les vies perdues, pour la souffrance et les dommages subis à lasuite des récents typhons qui ont frappé le pays. Le Brunéi Darussalam a la chance d’être rarementfrappé par des catastrophes naturelles comme les typhons, les séismes et les inondations ; et pourtant,ces catastrophes et d’autres urgences sanitaires comme la pandémie de grippe A (H1N1), le SRAS etd’autres maladies infectieuses émergentes touchent violemment la Région et continuent de menacer


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL73Annexe 5un grand nombre de nos États Membres. C’est pourquoi il est important d’examiner nos dispositifs depréparation et d’action pour les améliorer, si nécessaire, à la lumière des enseignements que nousavons tirés des récents événements.Et s’agissant de catastrophes (j’espère que vous excuserez cette analogie), les maladies nontransmissibles sont, lentement mais sûrement, comme un raz-de-marée qui va nous réveillerbrutalement si, dès maintenant, aujourd’hui même, nous ne faisons rien contre ses causes. Dans notreRégion, comme ailleurs, les politiciens au plus haut niveau sont de plus en plus fermement déterminésà faire obstacle à ce raz-de-marée des maladies non transmissibles. À plusieurs occasions, lesgouvernements ont mené des actions collectives pour prévenir et maîtriser ces maladies et des plansd’action ont été approuvés tant à l’échelon mondial que régional. Je tiens particulièrement à ce quenous ouvrions la voie pour relever ce défi sanitaire complexe. Au Brunéi Darussalam, les maladiesnon transmissibles sont responsables de près de 80 % des décès et occupent les cinq premières placesau rang des causes. Bien que l’on ne puisse connaître les résultats de la deuxième enquête nationalesur la santé et l’état nutritionnel qu’au milieu de 2012, les résultats de la première enquête ont faitapparaître une prévalence à la hausse des MNT au Brunéi. On constate une augmentation inquiétantedes facteurs de risque au sein de la population. Le Gouvernement a agi rapidement et a mis en placedes politiques et une législation pour s’attaquer à ces facteurs de risque. De plus, en 2008, le Centre depromotion de la santé a été créé pour guider les efforts déployés par le Gouvernement en vue desensibiliser le public et de faire mieux connaître les problèmes de santé en général et les maladiesliées aux modes de vie en particulier. En donnant aux gens les moyens d’adopter un mode de vie sain,le Centre de promotion de la santé est utilisé comme centre de ressources pour permettre au publicd’accéder aux informations et d’acquérir les compétences et les outils nécessaires à la prise en chargede sa propre santé.La réunion de haut niveau sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, organiséepar l’Assemblée générale des Nations Unies il y a trois semaines, nous a donné matière à réflexion etnous a fourni des éléments plus déterminants de politique et d’action que jamais auparavant. Notresession arrive à point nommé pour nous permettre d’aller dans la bonne direction. Oui, nous disposonsd’un large éventail de conseils pour lutter contre les MNT. J’espère que cette fois nous parviendrons àune meilleure mise en place des interventions qui ont fait preuve par le passé de leur efficacité, endéfinissant des cibles assorties de dates butoir et en assurant un meilleur suivi de nos avancées au fildu temps.En examinant notre ordre du jour, il m’est apparu que le Comité aurait sans aucun doute desdiscussions intéressantes, riches et porteuses d’enseignements lorsqu’il s’agira de médecinetraditionnelle et de sécurité sanitaire des aliments. Au cours des débats qui se sont déroulés sur lesdeux stratégies précédentes, à la cinquante deuxième session du Comité régional, 10 ans plus tôt, lesÉtats Membres avaient déjà manifesté un grand intérêt. Compte tenu des évolutions et des avancéesrécentes dans les connaissances et la technologie, je suis certain que nous aurons beaucoup à échangeret à discuter. Je vous dis cela parce que comme nous le savons tous, la médecine traditionnelle existedepuis des siècles et est utilisée par les populations pour répondre à leurs besoins sanitaires ou commecomplément à la médecine occidentale moderne. Le degré d’engagement et l’aide des gouvernementsvarient d’un pays à l’autre et les pratiques et produits sont extrêmement diversifiés, tout comme lesdifférences qui existent dans l’évolution et le rôle de la médecine traditionnelle. Mais une chose estsûre : nous voulons tous l’utilisation de pratiques et de produits efficaces et sans risque quicontribuent à rendre les soins de santé accessibles et abordables pour les peuples de la Région.L’autre document que nous avons à examiner porte sur la sécurité sanitaire des aliments. Je ne pensepas que quiconque remette en question l’importance de ce sujet et ni la nécessité d’assurer la sécuritésanitaire et la qualité des aliments et des produits alimentaires. Nous en avons fait l’expérience, les


74COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 5problèmes liés à la sécurité sanitaire des aliments ont de graves répercussions sur la santé publique etl’économie, répercussions qui ne se limitent pas à un pays mais du fait de l’expansion du commerceinternational et des voyages, risquent de se propager au-delà des frontières,. J’attends avec un grandintérêt les délibérations du Comité sur ces deux points de l’ordre du jour.Nous appartenons à un monde dynamique et interconnecté. Nous qui œuvrons dans le domaine de lasanté ne connaissons que trop bien notre interdépendance croissante les uns aux autres. Nous devonsdonc regarder au-delà de nos frontières, au-delà de nos façons traditionnelles de faire les choses. Lacomplexité des problèmes de santé exige de nous que nous communiquions avec différents secteurs,que nous collaborions avec nos voisins et comprenions leur situation, et par dessus tout, que nousagissions collectivement pour résoudre ces problèmes qui empêchent nos populations de jouir de leurdroit à la santé et au bien-être. C’est pour cela que je suis fier de faire partie de ce Comité, de cetteRégion. Aussi différents que puissent être nos pays, cela ne nous a pas empêché de suivre une mêmevoie pour garantir à nos peuples, à notre Région, leur droit à la santé. Peut-être n’avons-nous pasencore atteint notre objectif mais je sais que nous sommes la bonne voie. Les sessions de ce Comitéont montré à maintes reprises que nous étions capables de parvenir à un consensus sur des questionsdifficiles parce que nous menons tous nos actions pour le bien de la Région. Continuons à œuvrerensemble pour la santé et le bien-être des populations de la Région du Pacifique occidental.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL75ANNEXE 6ALLOCUTION DU DR MARGARET CHAN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DEL’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, À L’OCCASION DE LASOIXANTE-DEUXIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONALDE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTALJ’aimerais tout d’abord me joindre au Président sortant pour exprimer mes condoléances et masolidarité au Japon et à la Nouvelle-Zélande qui s’efforcent de se relever des catastrophes naturellesqui les ont dévastés au début de cette année.Le début de ce siècle a été marqué par l’élaboration des objectifs du Millénaire pour le développementqui accordent une place prépondérante à la santé dans les efforts déployés pour réduire la pauvreté etla misère humaine. Les actions menées sur une grande échelle se sont considérablement améliorées etont débouché sur de nombreuses innovations : nouveaux organismes bailleurs de fonds et instrumentsde financement ou encore partenariats public-privé mis en place pour trouver de nouveaux moyens delutte contre les maladies de la pauvreté. Grâce aux thérapies antirétrovirales, près de sept millions depersonnes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ont retrouvé une nouvelle énergie vitale ouvivent plus longtemps. L’épidémie de tuberculose, dès qu’elle a été déclarée urgence sanitaire, acommencé à régresser. Dans certains pays d’Afrique, les cas de paludisme et la mortalité qui endécoule ont chuté de plus de 50 %. Les dernières estimations UNICEF/OMS montrent que deformidables progrès ont permis de réduire la mortalité de l’enfant dans les pays de la région Asie-Pacifique. En 20 ans seulement, ces pays ont réussi à faire baisser la mortalité des moins de cinq ansde près de 70 % ; ainsi, le nombre des décès qui était de 2,2 millions en 1990 est passé à un peu moinsde 700 000 en 2010. Ce résultat est remarquable. Il signifie que 4000 enfants sont sauvés chaque jour.Il signifie aussi que l’on épargne à 4000 parents la douleur insupportable de la perte d’un enfant.Et pourtant, il a fallu surmonter des obstacles de plus en plus nombreux. En fait, la première décenniedu XXIe siècle est synonyme de turbulences. Dans ce monde où les interdépendances se sontradicalement accrues, des crises mondiales se sont enchaînées les unes après les autres. La récessionéconomique mondiale s’est aggravée. Les prix des aliments continuent de flamber et la sécuritésanitaire des aliments est désormais une question cruciale, difficile à traiter. L’année passée, laBanque mondiale a estimé que dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les crises énergétiques,alimentaires et financières avaient plongé 64 millions de personnes dans la plus extrême pauvreté.Désormais, les maladies infectieuses émergentes représentent une menace sanitaire et économiquebeaucoup plus grave, dans un monde où la rapidité des déplacements internationaux, les connexionsdirectes à des réseaux de discussion en ligne et les médias sociaux comme Twitter ont rendu les liensindissociables.La psychose croissante associée au lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole etl’autisme nous a appris que, contrairement à ce qu’il en était 10 ans auparavant, il est devenubeaucoup plus difficile aujourd’hui de contrer les peurs infondées et l’ignorance du public même enutilisant des arguments scientifiques de premier ordre. Le climat se réchauffe. Comme l’a indiqué lePrésident sortant, les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus destructrices. Et les troublescivils et les conflits, qu’ils soient de brève ou de longue durée, frappent presque toutes les régions dumonde. Les maladies chroniques non transmissibles se sont étendues partout, accentuées par lestendances universelles comme l’urbanisation sauvage rapide et la mondialisation des modes de viemalsains. Des maladies comme les cardiopathies, le diabète et le cancer frappent indifféremment lenord et le sud, les pays tempérés et les pays tropicaux, les riches et les pauvres. Ce sont ces maladiesqui conduisent à la ruine. Le mois dernier, une étude réalisée par des experts a abouti à la conclusionque même les nations les plus riches ne peuvent plus faire face au coût des traitements contre le


76COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 6cancer. Dans certains pays en développement, les coûts de traitement du diabète absorbent à eux seuls15 % du budget total de santé d’un pays.En 2011, les turbulences ont été particulièrement concentrées. La situation au Moyen-Orient est entrain d’évoluer. Les peuples se sont dressés pour exiger des réformes démocratiques et le respect desdroits de l’Homme, et ces droits de l’Homme incluent le droit à la santé. Ces appels à latransformation ont été parfois très stimulants et parfois très perturbants. La triple tragédie qui a frappéle Japon en mars dernier a généré très rapidement les conséquences financières les pluscatastrophiques jamais enregistrées. À la suite du séisme dévastateur de l’année dernière, Haïti esttoujours paralysée par la pire flambée de choléra des temps modernes. La sécheresse, les mauvaisesrécoltes, la mort du bétail et la famine ravagent la Corne de l’Afrique et la plongent dans la plus gravecrise de sécurité sanitaire des aliments que l’on ait connue en plusieurs décennies. Pour de multiplesraisons, les organisations humanitaires n’ont pu acheminer qu’une partie de l’aide nécessaire. Lamalnutrition a atteint des niveaux record. On s’attend à ce que cette crise dure encore quelques moismais d’ores et déjà, le nombre de morts se chiffre en dizaines de milliers.En septembre, l’OMS a reçu confirmation que la souche de poliovirus la plus virulente s’étaitpropagée du Pakistan jusqu’en Chine. La Chine a éradiqué la poliomyélite en 1994 et depuis lors, elleest restée exempte de cette maladie, exception faite d’un seul cas importé en 1999. Là encore, ce faitnous rappelle qu’aucune région du monde n’est à l’abri d’une transmission endémique de lapoliomyélite, où qu’elle se situe dans le monde. Je tiens à féliciter la Chine de sa riposteimpressionnante à ce revers. Les responsables de la santé, sous la direction du Ministre de la Santé enpersonne, appliquent un plan d’action audacieux, conforme aux recommandations énoncées parl’Assemblée mondiale de la Santé en 2006. Cela permet de rassurer tous les autres pays en leurmontrant qu’un brusque revers peut être rapidement contré par une intervention massive musclée, etcette intervention se poursuit.C’est aussi cette année que pour la seconde fois de son histoire, l’Assemblée générale des NationsUnies a organisé une Réunion de haut niveau pour s’attaquer à un problème de santé : les maladiesnon transmissibles. À ce propos, je rends hommage aux États Membres de la Région du Pacifiqueoccidental et en particulier aux pays océaniens qui ont joué un rôle de chefs de file à cette réunion. Ilne fait aucun doute que cette réunion de haut niveau des Nations Unies sur les MNT a permis demieux faire connaître ces maladies, d’attirer l’attention sur le poids qu’elles font peser sur l’économied’un pays et sur la santé, et de donner la priorité aux interventions menées auprès des populations. Deplus, cet événement a montré clairement que la prévention et la maîtrise des MNT ne relèvent pasuniquement du seul secteur de la santé. La santé mentale fait partie des maladies non transmissibles.Aujourd’hui est la « Journée de la santé mentale » et à cette occasion, le Siège de l’OMS lance unnouvel atlas de la santé mentale.L’éventail des déterminants de ces maladies est bien trop large. Les pouvoirs publics doivent menerune action concertée qui intègre la santé dans toutes les politiques pertinentes. Les forces quiinduisent la mondialisation des modes de vie malsains sont trop puissantes. La parade à ces tendancesdoit procéder d’une force équivalente émise par un pouvoir au plus haut niveau capable d’imposer àtous les secteurs des politiques protectrices justes. La prévalence croissante de l’obésité dans denombreuses populations ne signifie pas l’échec d’une volonté individuelle. Elle indique un échec del’environnement social tel qu’il est conditionné par des politiques élaborées à haut niveau. Nousconstatons de plus en plus que parmi les problèmes de santé les plus graves qui se posent aujourd’hui,


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL77Annexe 6un grand nombre ont une portée mondiale et leurs causes sous-jacentes, largement diversifiées,exigent une démarche concertée des pouvoirs publics. Ce qui est vrai des MNT l’est aussi de larésistance aux antimicrobiens et de la sécurité sanitaire des aliments, trois points inscrits à l’ordre dujour de cette session.La Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles a eu un autre aspect positif – unereconnaissance éclairée. Désormais, il ne fait de doute pour personne que les pays doivent disposerd’un système de soins de santé primaires bien structuré pour être à même de faire face à la chargecroissante des maladies chroniques. Au fur et à mesure que ce type de problèmes se fait plus aigu,tous ont sur le bout de la langue une question sur les perspectives d’avenir de la santé publique, àsavoir : Ce formidable élan en faveur de la santé qui a marqué le début de ce siècle pourra-t-ilperdurer dans le climat actuel d’austérité financière ? Concernant le VIH/sida, cette question ne restepas simplement sur le bout de la langue. Elle est posée ouvertement. Des éléments de preuve de plusen plus fournis nous indiquent que la thérapie antirétrovirale est bien plus qu’un simple traitement.Elle est aussi notre outil de prévention le plus puissant puisqu’elle permet de réduire le risque detransmission lorsqu’une infection est détectée suffisamment tôt et que l’on peut administrerrapidement le bon traitement au patient. Mais traiter plus tôt un plus grand nombre de personnes, etdonc pendant plus longtemps, a une incidence financière considérable. Qui va payer ?Lorsque l’on dispose de peu de fonds, les donateurs commencent à comparer ce qu’il est possibled’acheter pour une somme donnée, et ce sont généralement les vaccins destinés aux enfants quisortent vainqueurs de la comparaison, et de loin, et bénéficient des investissements. C’est unraisonnement dangereux car il ne prend pas en compte l’ampleur de la souffrance humaine, enparticulier lorsque cette souffrance est chronique.Le Dr Shin a souvent énoncé ce qu’était la priorité absolue dans cette Région, à savoir le renforcementdes systèmes de santé fondés sur les valeurs des soins de santé primaires. Cela signifie qu’il faut toutfaire pour garantir la couverture universelle des soins de santé, trouver des moyens équitables definancement des services de santé, améliorer l’accès aux produits médicaux et aux informationssanitaires et enfin développer les ressources humaines pour la santé. C’est cet état d’esprit qui pousseà envisager d’un œil neuf le rôle de la médecine traditionnelle dans cette Région, tel qu’il est exposédans le projet de stratégie régionale en faveur de la médecine traditionnelle. Comparé à la stratégieprécédente, ce projet met davantage l’accent sur les valeurs des soins de santé primaires et sur lacontribution possible de la médecine traditionnelle à la couverture universelle des soins. Cela a unsens, en particulier dans une région où la médecine traditionnelle a pris racine plusieurs siècles enarrière. De manière fort judicieuse, la stratégie souligne l’importance de cadres réglementaires bienadaptés pour garantir la qualité, l’innocuité et l’efficacité des médecines et des pratiquestraditionnelles.Le problème très préoccupant de la résistance aux antimicrobiens est inscrit à l’ordre du jour de cettesession. Comme indiqué dans le document, les pays de cette Région utilisent un certain nombre de« mesures incitatives perverses » qui encouragent et font perdurer l’abus et le mauvais usage desantibiotiques. Je pense notamment à la politique qui consiste à utiliser les recettes des ventes demédicaments pour financer les services de santé. La promotion des antibiotiques contraire à l’éthiquecomplique encore le problème. Ainsi, de nombreux pays disposent en abondance de médicamentschers mais non essentiels alors qu’ils font face à des pénuries de médicaments essentiels. Depuis troplongtemps nous oublions à quel point ces médicaments précieux et fragiles sont importants ; nousconsidérons qu’il suffira simplement de remplacer ceux rendus inopérants par la résistancemicrobienne par d’autres médicaments, plus récents et plus efficaces. Or, ce n’est pas du tout ce qui sepasse, les sources de financement pour la mise au point de nouveaux antimicrobiens sont taries. La


78COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 6menace d’un retour à une ère pré-antibiotique est bien réelle, et la propagation de la tuberculosemultirésistante et ultrarésistante en est une illustration concrète. Concernant le paludisme, lasurveillance renforcée a permis de détecter le long de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodgedes cas d’échec thérapeutique des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinineutilisées actuellement. Cet échec résulte de la résistance à l’artémisinine, la toute dernière catégoried’antipaludéens la plus efficace. Ces tendances laissent présager une catastrophe financière mais aussisanitaire. Les médicaments de deuxième intention sont parfois plus toxiques et presque toujours plusonéreux que les médicaments de première intention, et le rapport de prix est souvent de l’ordre de 1 à100. Et c’est bien la dernière chose dont nous avons besoin dans cette période de profonde austéritéfinancière qui touche le monde entier. C’est même l’inverse qu’il nous faut. Nous avons besoin deprogrammes de santé qui recherchent obstinément l’efficacité et ne tolèrent aucun gaspillage. Fermerles yeux sur des comportements de prescripteurs, de consommateurs ou de vétérinaires quicontribuent à la perte de traitements de première intention est, à l’extrême, une forme de gaspillage.En soutenant les soins de santé primaires, les responsables de la santé doivent faire voler en éclats lemythe selon lequel des soins peu coûteux, y compris des médicaments bon marché, sont des soins aurabais pour les pauvres. Dépenser plus pour la santé n’aboutit pas automatiquement à de meilleursrésultats sanitaires. Acheter les médicaments et les appareils médicaux les plus chers ne signifie passystématiquement acheter une meilleure santé.Nous avons inscrit à l’ordre du jour l’examen d’un projet de stratégie sur la sécurité sanitaire desaliments. Cette stratégie met l’accent sur l’élaboration de systèmes nationaux de contrôle alimentaireet fait souvent référence aux capacités nécessaires pour se conformer au Règlement sanitaireinternational (2005) et participer au Réseau international des Autorités de Sécurité sanitaire desaliments (INFOSAN). INFOSAN a été lancé par l’OMS en 2007 et est chargé des investigations surles actions menées pour protéger la sécurité des aliments. Le réseau réalise des études permettant deremonter à la source des problèmes en attirant l’attention sur les aliments contaminés qui ont pupénétrer par la voie du commerce international. Des flambées de maladies d’origine alimentaire sontdevenues une menace de grande ampleur dans un monde où les flux volumineux de commerce et devoyages internationaux tissent un réseau dense de liens. De grande ampleur par l’étendue éventuellede leur propagation géographique, puisqu’elles touchent souvent de nombreux pays. De grandeampleur par le coût des rappels de produits qui se mesure en tonnes. De grande ampleur enfin, comptetenu de la complexité des investigations, en particulier lorsqu’un plat peut contenir des aliments et desingrédients provenant de n’importe quelle région du monde, ce qui complique les investigations.Aujourd’hui, des problèmes risquent de survenir à partir de n’importe quel maillon ou nœud d’unechaîne alimentaire complexe. L’utilisation de plus en plus fréquente de plats auparavant exotiques surlesquels on parsème des ingrédients comme par exemple des germes de soja en guise de garniture,rendent la recherche encore plus complexe car ils passent presque inaperçus dans le plat et il est peuprobable que l’on pensera à les mentionner lorsque l’on reconstituera l’historique du plat. Ceproblème s’est posé très récemment lorsqu’une flambée meurtrière d’Escherichia coli particulièrementétendue est survenue au mois de mai en Allemagne. Dans cette stratégie, avoir mis l’accent sur lescadres réglementaires fondés sur les risques et les capacités renforcées d’inspection est une décisionjudicieuse. Cela permet de protéger à la fois les consommateurs et les économies.Le rapport de progression de la lutte contre la dengue est inscrit à l’ordre du jour. En effet, la luttecontre la dengue est considérée à juste titre comme une priorité dans cette Région, mais aussi dansd’autres Régions comme la Méditerranée orientale qui s’est trouvée confrontée à des flambées degrande ampleur. Nous devons nous montrer plus combatifs dans cette lutte prioritaire, en collaborantavec d’autres secteurs, et en particulier dans ce qui touche à la salubrité de l’environnement. Larécente initiative de l’ANASE d’instaurer une Journée de la dengue le 15 juin est une façon louable desensibiliser davantage et d’encourager les communautés et les individus à adopter à titre préventif descomportements responsables. Je remercie le Gouvernement de Singapour de l’atelier sur la dengue


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL79Annexe 6organisé l’année dernière, dont les retombées bénéfiques se font encore sentir dans cette Région etdans deux autres Régions.Vous allez consacrer du temps aux maladies non transmissibles. Je voudrais faire un derniercommentaire, et vous rappeler simplement qu’il est important d’éduquer le public et de faire participerles organisations de la société civile. Certaines ressources peuvent contribuer à satisfaire cetterecherche obstinée de l’efficacité dont j’ai parlé précédemment, tout particulièrement dans vos actionscontre la montée des maladies non transmissibles. Dans le monde entier, la prévalence de l’obésité etde la surcharge pondérale chez les jeunes enfants augmente beaucoup plus vite que chez les adultes.Partout dans le monde, les enfants adorent les mêmes personnages de dessins animés qui leur disentquoi manger et quoi boire. Soyez vigilants !Les campagnes menées par les multinationales du tabac pour dénaturer la Convention-cadre de l’OMSpour la lutte antitabac ont atteint de nouveaux sommets. Les tactiques jusque là déguisées sontdésormais dévoilées ouvertement et extrêmement agressives. Les notices très médiatisées d’arbitraged’investissement et de commercialisation utilisées contre l’Uruguay et l’Australie sont délibérémentconçues pour instiller la peur dans d’autres pays qui prévoient d’introduire également des mesuresrigoureuses de lutte antitabac. Beaucoup d’autres pays font l’objet du même type de tactiquesagressives qui cherchent à faire peur. Il est difficile pour un pays quel qu’il soit de supporter lefardeau financier de ce type de litige, et plus spécialement lorsqu’il s’agit de petits pays. Je prieinstamment tous les États Membres de l’OMS de faire bloc pour résister, par solidarité avec ces payset avec l’Australie dans cette Région. Ne cédez pas aux pressions. Les multinationales du tabac ont lesmoyens de s’offrir les meilleurs juristes et les meilleures agences de relations publiques que l’on peutacheter avec de l’argent. Les gros capitaux pèsent plus lourd que n’importe quel argument moral,éthique ou de santé publique, et peuvent passer outre les preuves scientifiques les plus accablantes.Cela s’est déjà produit par le passé. Il est effrayant de penser qu’une industrie connue pour ses coupstordus et ses combines pourrait être autorisée à prendre l’avantage sur ce qui relève clairement del’intérêt public. À nous de tenir bon. Face à de telles pressions et à de telles tactiques, rappelez-vousceci : « Une population avertie en matière de santé doit utiliser les mêmes armes que celles del’adversaire. ».N’oubliez pas que l’information sanitaire est importante, comme l’a souligné à maintes reprises leDr Shin et sachez tirer parti des moyens des soins de santé primaires pour faire en sorte que vospopulations respectives soient des populations « averties en matière de santé ». Elles sauront mobiliservos politiciens pour qu’ils réagissent. Ne laissons jamais l’industrie du tabac prendre le dessus.Je vous remercie.


80COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 6


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL81ANNEXE 7ALLOCUTION DU DR SHIN YOUNG-SOO, DIRECTEUR RÉGIONAL DEL’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL,À L’OCCASION DE LA SOIXANTE-DEUXIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONALDE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTALJ’ai le plaisir de vous accueillir à l’occasion de cette soixante-deuxième session du Comité régional duPacifique occidental, qui est aussi la première session de notre organe directeur à se tenir dans notresalle de conférence nouvellement rénovée. Nous devions nous réunir à Manille l’année dernière, maisle typhon qui a balayé les Philippines en septembre 2009 a considérablement endommagé cette salleainsi que d’autres locaux du Bureau régional. Sachant que les réparations allaient prendre du temps, leGouvernement de la Malaisie a gracieusement proposé d’accueillir notre session de l’an dernier àPutrajaya. Au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de tous nos États Membres, jetiens à remercier une nouvelle fois la Malaisie d’avoir accueilli cette réunion fructueuse.Ceux d’entre vous qui n’ont eu l’occasion de visiter le Bureau régional depuis un certain tempsremarqueront tout de suite les modifications apportées à nos bâtiments. L’aire de stationnement quiétait située juste à l’entrée a été supprimée, afin que les visiteurs puissent être accueillis dans un cadretropical plus ouvert et accessible. La salle de conférence rénovée a conservé sa structureemblématique, mais avec une touche moderne. Le plan intérieur ingénieux a créé un intérieur élégantet fonctionnel. L’optimisation de l’espace permet à présent d’organiser davantage de réunions detravail en petits groupes et d’élargir le champ des possibilités. De nombreuses autres améliorationsmoins visibles ont été apportées, telles que l’installation d’un système de drainage efficace et d’unemeilleure prise d’air frais. Ces bâtiments vous appartiennent, à vous : nos États Membres. J’espèreque, comme moi, vous reconnaîtrez que nous disposons désormais d’un Bureau régional dont nouspouvons être fiers et qui nous sera très utile au cours des générations à venir.Nombre d’entre vous ont pu voir l’exposition artistique qui se tient aux abords de la salle deconférence. Les œuvres d’art exposées nous ont été gracieusement prêtées par l’Ayala Museum pourcélébrer la tenue de cette première session du Comité régional dans l’enceinte du complexe rénové.Comme vous avez déjà pu l’entendre ce matin, nous espérons que les États Membres offriront desœuvres d’art qui permettront de mettre sur pied une exposition permanente ayant pour thème laguérison et les soins, et qui témoigneront de la diversité de la Région du Pacifique occidental.Depuis notre dernière session, la communauté mondiale de la santé publique a connu une année dechangement et pleine de défis. La crise financière mondiale a eu des retombées sur beaucoup d’entrenous, en limitant les ressources et en réduisant la capacité de l’OMS de concevoir de nouvellesinitiatives afin d’aider ses États Membres. En dépit de ce contexte difficile, cette année a été riche desuccès. Notre rapport annuel – Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental – fournit desinformations détaillées sur ces réussites. J’ose espérer que vous avez eu l’occasion de le lire et quevous n’hésiterez pas à nous soumettre vos questions, à moi ou à nos directeurs.Plutôt que de revenir sur chacun des points abordés dans le rapport annuel, je souhaiterais faire portermon discours sur les défis qu’il nous reste à relever, alors que nous nous efforçons d’atteindre notreobjectif commun : que tous les habitants de la Région du Pacifique occidental jouissent d’une bonnesanté.L’an dernier, j’ai pris devant vous des engagements personnels. J’ai promis de continuer à progresserdans quatre domaines prioritaires, à savoir : la réalisation des objectifs du Millénaire pour ledéveloppement liés à la santé, la lutte contre les maladies non transmissibles, l’amélioration de lasécurité alimentaire et le renforcement des systèmes de santé. J’ai également promis de mettre les


82COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 7pleins feux sur certaines maladies négligées. Enfin, je me suis engagé à nouer des relations et àcollaborer davantage avec d’autres partenaires.En tant que Région, nous pouvons nous féliciter des progrès accomplis au regard de l’objectif 4 duMillénaire pour le développement visant à réduire la mortalité de l’enfant. J’ai également le plaisird’annoncer que la Région du Pacifique occidental est sur le point d’atteindre l’objectif 6, qui consisteà combattre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. Les progrès réalisés en matière de lutteantipaludique ont été tels que, sur les dix pays impaludés de notre Région, neuf disposent à présent deplans nationaux d’élimination de cette maladie. Mais cette tendance pourrait bientôt s’inverser si nousne nous attaquons pas au problème de la résistance aux antimicrobiens. Les cas de multirésistance auxantipaludéens et aux antituberculeux sont en augmentation dans notre Région. Personne ne souhaiterevenir au temps où l’antibiothérapie faisait défaut. C’est pourquoi la résistance aux antimicrobiensfigure parmi les questions sur lesquelles nous devons nous pencher cette semaine. J’attends avec leplus grand intérêt vos réflexions sur la manière dont nous pourrions venir à bout de ce problèmecrucial.Les progrès dans la réalisation de l’objectif 5 du Millénaire pour le développement visant à améliorerla santé maternelle demeurent insuffisants. Les raisons de cette situation sont complexes. Il ne faitaucun doute que la fragilité des systèmes de santé et la pénurie d’agents de santé communautairesbien formés constituent des facteurs déterminants. Cependant, plus je parcours la Région et plus je merends compte que notre insuccès est en grande partie lié à la position subalterne qu’occupe la femmedans nombre de nos sociétés. La violence à l’encontre des femmes est monnaie courante dans notreRégion. Un trop grand nombre de femmes n’ont pas accès à des moyens de contraception sûrs et, parconséquent, ne maîtrisent pas leur propre destinée. La promotion de l’égalité des sexes etl’autonomisation des femmes, visées par l’objectif 3 du Millénaire pour le développement, sontessentielles pour réduire le nombre alarmant de décès de la mère, du nourrisson et de l’enfant. C’estpourquoi l’année dernière j’ai souligné la nécessité d’intégrer la problématique hommes-femmes danstoutes nos activités techniques. Aussi ai-je le plaisir d’annoncer qu’un nouveau rapport, intituléWomen and health in the Western Pacific Region: remaining challenges and new opportunities (Lesfemmes et la santé dans la Région du Pacifique occidental : défis à relever et nouvelles perspectives),vient d’être publié. Ce rapport décrit la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui et,surtout, ce qu’il reste à accomplir.Demain, nous consacrerons plus d’une demi-journée aux maladies non transmissibles. La Réunion dehaut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, quis’est tenue il y a tout juste trois semaines à New York, a été une vraie réussite. Les dirigeantspolitiques du monde entier se sont engagés à adopter une approche multisectorielle en vue decombattre ces maladies. Ils ont par ailleurs reconnu le rôle de chef de file que joue l’OMS dans lalutte mondiale contre les maladies non transmissibles. Les travaux entrepris par nos États Membresdans ce domaine, notamment la Déclaration de Nadi, la Déclaration de Séoul ainsi que leCommuniqué de Honiara, ont contribué à veiller à ce que la voix collective des pays de la Région duPacifique occidental soit prise en compte dans la Déclaration politique de cette Réunion. Il nous restemaintenant à concrétiser nos engagements politiques, en particulier dans les pays à faible revenu oùles effets de la progression des maladies non transmissibles se feront le plus sentir.Le travail acharné de bon nombre de nos États Membres, particulièrement sur le plan de la mise enœuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, malgré les pressions exercées parl’industrie du tabac, constitue un excellent exemple des résultats qui peuvent être atteints grâce à unengagement politique résolu. Cette année, j’ai été ravi de voir que le Dr Chan saluait le courage et lerôle moteur du Dr York Chow, Secrétaire pour la santé et l’alimentation (Hong Kong (Chine)), et de


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL83Annexe 7Nicola Roxon, Ministre de la Santé et des Personnes âgées (Australie). Ces deux dirigeants n’ont pasménagé leurs efforts pour réduire la consommation de tabac et ont montré ce qu’il était possible defaire lorsque les pouvoirs publics manifestaient une ferme volonté politique de s’attaquer aux facteursde risque de maladies non transmissibles.Comme nous le savons tous, notre Région est malheureusement très exposée aux catastrophesnaturelles. Le tremblement de terre tragique de Christchurch (Nouvelle-Zélande) ainsi que la triplecatastrophe meurtrière (séisme, tsunami et accident nucléaire) qui s’est abattue sur le Japon ont suscitéun intérêt planétaire. Je me suis rendu sur les lieux de ces catastrophes et remercie les gouvernementsde ces deux pays de m’avoir accueilli en ces temps difficiles. En dépit des lourdes pertes humaines etdes milliards de dollars de dégâts, partout où je suis allé, j’ai été frappé par la force, la déterminationet la solidarité des Japonais et des Néo-Zélandais.La triple catastrophe qui a frappé le Japon a mis à l’essai tous les aspects du dispositif d’interventiond’urgence de l’OMS. Elle a également souligné l’importance de la préparation ainsi que la nécessitéd’adopter une approche intégrée de la gestion des catastrophes. Pour toutes les victimes de cescatastrophes et des nombreuses autres calamités qui ont touché notre Région, nous devons mettre àprofit les leçons tirées et continuer de veiller à la santé des populations du Pacifique occidental. C’estpour cette raison que nous avons ajouté un point consacré aux catastrophes et situations d’urgence àl’ordre du jour de mercredi.Comme nous le savons tous, notre Région a été déclarée indemne de poliomyélite il y a plus de dixans. L’annonce de l’importation d’un poliovirus sauvage en Chine requiert donc une action urgente.La Chine a réagi promptement afin d’endiguer l’épidémie, en déployant de nombreux experts sur leterrain et en entreprenant des campagnes de vaccination de masse. Les agents du Siège de l’OMS, duBureau régional et de notre bureau de pays travaillent en étroite collaboration avec les experts chinoisen vue de résoudre les problèmes qui restent en suspens. L’épidémie qui s’est déclarée en Chine nousa rappelé avec force que, tant que le monde ne sera pas indemne de poliomyélite, tous les paysdemeureront vulnérables face aux risques d’importation. Nous devons maintenir les taux decouverture vaccinale à un niveau élevé dans toute la Région et continuer d’aider les pays d’endémiedes régions voisines à éradiquer la poliomyélite dans les meilleurs délais.À présent, je souhaite évoquer les bons résultats obtenus en ce qui concerne certaines maladiesnégligées. Les actions visant à éradiquer le pian, la lèpre et la filariose lymphatique, trois maladiesterribles qui ne devraient plus sévir dans le Pacifique depuis longtemps, progressent rapidement. UnCadre d’action en faveur de la lutte antilépreuse et de la réadaptation dans les pays océaniens a étéadopté. Un autre cadre d’action, fondé sur les conclusions d’une étude approfondie, sera bientôt misau point afin d’appuyer les campagnes d’éradication du pian au Vanuatu. Des plans nationaux visant àéliminer la filariose lymphatique dans tout le Pacifique sont également mis en œuvre.L’année dernière, j’ai enfin pris l’engagement de nouer des relations et de collaborer davantage avecd’autres partenaires. Après avoir travaillé pendant de nombreuses années de manière relativementindépendante, nous sommes parvenus cette année à conclure un protocole d’accord avec noshomologues du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) à Bangkok(Thaïlande), à la suite d’une série de discussions très constructives. Cet accord est bien plus qu’unesimple feuille de papier. Il représente un nouveau degré de coopération entre nos deux organisations àl’échelon régional et définit un cadre précis dans lequel nous pouvons dorénavant travailler de concertà l’échelon national pour aider nos États Membres. D’autres accords de collaboration visant àaccroître la coopération au niveau des pays ont également été conclus avec le Fonds mondial de lutte


84COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 7contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) et la Fédération internationale des Sociétés dela Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Je suis en outre particulièrement fier de deux autres succès remportés cette année : nous avonsconsacré plus d’attention aux pays océaniens et consolidé nos partenariats dans le Pacifique, et nousavons renforcé nos liens avec le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies. La nouvelle Divisionde l’appui technique dans le Pacifique, installée aux Îles Fidji, nous a permis de mener une actiondécentralisée auprès de nos États Membres du Pacifique et de collaborer plus étroitement avec despartenaires clés tels que le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. La neuvième Réuniondes Ministres de la Santé des pays océaniens, qui a généreusement été accueillie par le Gouvernementdes Îles Salomon en juin dernier, a fourni une occasion précieuse de mieux comprendre les besoinsdes pays du Pacifique. Des représentants de 21 États et Territoires insulaires océaniens, ainsi que11 représentants de bureaux des Nations Unies et d’autres organisations, ont pris part à cette Réunion.C’est sur les priorités définies à cette occasion que reposeront les activités que nous conduirons aucours des deux prochaines années dans le Pacifique.Comme je l’ai indiqué précédemment, je me félicite de voir que nous sommes parvenus à renforcernotre coopération avec le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies. En septembre, j’aiaccompagné M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, lors de sa visite officielle enAustralie, à Kiribati, en Nouvelle-Zélande et aux Îles Salomon. Cette visite a permis de fournir unaperçu des nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les pays du Pacifique et une occasiond’étudier les moyens dont le système des Nations Unies peut mieux servir les populationsocéaniennes.Les systèmes de santé demeurent fragmentés dans de nombreux pays de la Région du Pacifiqueoccidental. Nous devons conjuguer nos efforts pour renforcer ces systèmes de façon cohérente. Nousavons noté des progrès remarquables lorsque l’action visant à renforcer les systèmes de santé étaitaxée sur le développement de services de soins de santé primaires bien conçus et la réalisation del’objectif de l’accès universel, deux conditions essentielles à l’édification de systèmes de santéefficaces. Les investissements en faveur du développement des services de soins de santé primairesont permis d’accomplir des progrès substantiels en République démocratique populaire lao. L’OMS etd’autres partenaires ont travaillé de concert avec les autorités pour axer les efforts sur le renforcementdes systèmes de santé au niveau local, et des améliorations ont déjà été recensées sur le plan de lasanté maternelle et infantile. Aux Philippines, les efforts déployés en vue d’offrir à tous les Philippinsun accès universel aux soins de santé se poursuivent. Dans le cadre du Programme de santé Aquino,un soutien politique vigoureux est apporté pour l’expansion des systèmes d’assurance-maladie actuelsen vue de créer un programme national d’assurance-maladie qui permettrait d’offrir une protection àtous les citoyens. Je salue ces efforts et le rôle moteur que joue le Président Aquino dans ce domainecrucial.Notre Directeur général a insisté sur le fait qu’il était essentiel que l’OMS demeure à même derépondre aux besoins mondiaux en matière de santé, qui ne cessent d’évoluer. Elle nous a informéssur l’évolution des consultations visant à recevoir des directives de la part de nos États Membres surla Réforme de l’OMS pour un avenir sain. Les consultations des États Membres et les discussionsmenées en interne déboucheront prochainement sur un vaste plan mondial de réforme de l’OMS.Cette réforme portera sur nos activités techniques, la manière dont nous gérons ces activités et lamanière dont notre Organisation est dirigée. Je soutiens résolument toutes les étapes engagées par leDr Chan pour veiller à ce que notre Organisation soit capable de répondre aux besoins en matière desanté et je salue les efforts assidus qu’elle a fournis.


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL85Annexe 7Vous n’êtes pas sans savoir que, dans cette Région, nous avons lancé il y a deux ans un programmevisant à rénover et à développer notre Organisation. Certaines des initiatives mises en place dans cecadre ont déjà permis d’améliorer nos méthodes de travail. D’autres initiatives, et je suis fier de ledire, constituent désormais des modèles pour d’autres Régions de l’OMS. Nous avons grandementcontribué à améliorer la souplesse et l’efficacité de notre Organisation. Pourtant je suis convaincuqu’il nous reste encore beaucoup à faire. Nous devons montrer que nous pouvons ajouter de la valeurprécisément là où cela est le plus nécessaire, c’est-à-dire au niveau des pays. Avec le concours del’Australie, nous avons lancé un autre programme de développement dans la Région, plusparticulièrement axé sur l’amélioration des résultats à l’échelon national. Ce programme fait pendantaux composantes de la réforme mondiale proposées par le Dr Chan et constituera un modèle pouvantêtre appliqué dans d’autres Régions de l’OMS. Mais qu’entendons-nous par « ajouter de la valeur » et« améliorer les résultats au niveau des pays » ? Il s’agit d’aider nos États Membres ainsi que nospartenaires à mieux comprendre les problèmes de santé qui existent dans leurs pays et qui pèsentnotamment sur les populations vivant en marge de la société. Il s’agit d’être capable de prodiguer desconseils sur les interventions à mener, de façon à ce que ces conseils puissent facilement débouchersur des politiques et plans nationaux solides. Il s’agit enfin d’être capable de contribuer à mener, auxéchelons mondial, régional et national, les actions requises pour améliorer la santé des populations.Un bureau régional ne peut y parvenir seul. Nous faisons partie intégrante d’une vaste organisation.Nous avons besoin de votre contribution à la réforme mondiale dans laquelle le Dr Chan s’estcourageusement engagée. Et nous avons besoin de votre soutien pour bâtir une OMS qui répondemieux aux besoins mondiaux et régionaux. L’Organisation se trouve à un point critique. Ensemblenous avons la possibilité d’avancer. J’attends avec le plus grand intérêt vos réflexions cet après-midi,au cours des discussions sur la réforme de l’OMS pour un avenir sain.


86COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 7


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL87ANNEXE 8


88COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL89Annexe 8


90COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL91Annexe 8


92COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL93Annexe 8


94COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL95Annexe 8


96COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL97Annexe 8


98COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8


RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL99Annexe 8


100COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONAnnexe 8

More magazines by this user
Similar magazines