Rapport final - WHO Western Pacific Region

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Rapport final - WHO Western Pacific Region

26COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONdéterminants sociaux de la santé et l’on disposait donc déjà d’une main d’œuvre qualifiée quiconnaissait bien les tenants et les aboutissants dans ce domaine. Un plan stratégique est en place etdes administrateurs principaux doivent rendre compte de la réalisation des cibles. Un expert externe aété embauché en tant qu’observateur-conseil et une unité spécifique a été créée au Bureau de la santéde l’Australie du sud pour promouvoir cette démarche. Le plan a bénéficié d’un appui politique dehaut niveau, d’un parrainage et d’une direction et les dispositifs nécessaires de financement, de miseen œuvre et de réglementation ont été mis en place. Des faits probants montrent que l’autoréglementationde l’industrie est très limitée et que les États Membres doivent tirer parti de laréglementation pour obliger le secteur privé à respecter l’obligation de comportements favorables à lasanté. L’unité et les agences partenaires ont fait l’objet d’un suivi et d’une analyse pour obtenir desrétro-informations, car il était essentiel de repérer les premiers signes de progrès et faire en sorte queles secteurs restent engagés dans la démarche et que cela en attire d’autres. La démarche initiale aabouti à d’autres actions dans le domaine des transports, du logement, de l’urbanisation, de lapublicité, de la nutrition et de l’exercice physique. Les actions sur les déterminants sociaux desmaladies non transmissibles dans l’Australie du sud ont permis à la population d’être en meilleuresanté et ont eu des effets économiques positifs ; ces actions étaient compatibles avec les politiquesd’environnement pour un futur durable.86. Mme Johanna Ralston, Administrateur en chef, Fédération mondiale du cœur, Genève(Suisse), en présentant des informations sur le plaidoyer et les partenariats, dit que les partenariatspour la santé sont de deux types : les partenariats contre des maladies et les partenariats entre secteurs.Ils doivent reposer sur des cadres d’action éthiques et exploiter les dispositifs existants, notamment lesstratégies de l’OMS. La Fédération mondiale du cœur, la Fédération internationale du diabète,l’Union for International Cancer Control et plus tard l’Union internationale contre la tuberculose et lesmaladies respiratoires se sont regroupées pour former un partenariat contre des maladies – l’Alliancecontre les MNT. Dans sa collaboration avec l’OMS et d’autres organismes pour présenter unplaidoyer à la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention etla maîtrise des maladies non transmissibles, l’Alliance a appris qu’il fallait faire des sacrifices sur lesacquis individuels à court terme pour définir des messages et des objectifs communs et identifier lespriorités. La réunion de haut niveau a réussi à attirer une large participation et l’attention des médias.En guise de suivi, l’Alliance contre les MNT continue de collaborer avec d’autres partenaires pourplaider en faveur de l’inclusion des maladies non transmissibles dans les objectifs du Millénaire pourle développement et pour la définition de cibles appropriées et d’indicateurs. Il est envisagé égalementd’élaborer un cadre d’action pour la future participation de la société civile, des secteurs public etprivé et du système des Nations Unies.87. Les partenariats entre secteurs qui regroupent un large éventail de parties prenantes sontessentiels également dans la lutte contre les maladies non transmissibles et les États Membres doiventidentifier les interventions de l’OMS les plus intéressantes parmi toutes celles qui sont possibles. Àtitre d’exemple, l’initiative néo-zélandaise HeartSAFE (Sodium Advisory and Food Evaluation –recommandations sur le sodium et évaluation des aliments) est un partenariat dirigé par l’industrie quivise à réduire la teneur en sel des aliments, animé par la National Heart Foundation sous contratauprès du Ministère de la Santé. Les progrès obtenus depuis 2007 dans la réduction de la teneur en selpour atteindre les cibles nationales grâce à des engagements volontaires sont impressionnants.Toutefois, il faudra peut-être adopter une loi pour obtenir davantage d’améliorations. Autresexemples : les efforts déployés dans le monde pour promouvoir les lieux de travail sans fumée, lesactivités pour éliminer les ventes de boissons sucrées dans les écoles, une initiative qui vise àaméliorer la santé cardiovasculaire des enfants dans les mégalopoles des pays à revenu faible ouintermédiaire et un projet visant à intégrer le dépistage du cancer du col et la sensibilisation au cancerdu sein dans les programmes de lutte contre le VIH/sida.88. Le Professeur Kenji Hayashi, Président, Institut national de la Santé publique (Japon) décrit leprogramme Health Japan 21 défini par le Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales

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