Rapport final - WHO Western Pacific Region

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Rapport final - WHO Western Pacific Region

28COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-DEUXIÈME SESSIONd’un certain nombre de ministères. Les cibles sont révisées une fois sur plusieurs années, avec laparticipation de la communauté. Un représentant fait remarquer que dans son pays et dans beaucoupd’autres, la plupart des politiciens sont en surcharge pondérale, fument, mâchent de la noix de bétel,boivent de l’alcool et ne pratiquent aucun exercice physique. Comment peut-on les convaincre deprendre des mesures contre les maladies non transmissibles ? Le Dr Hayashi explique qu’une façon deles impliquer davantage consiste à leur faire remarquer que la sécurité alimentaire représente environ30 % du total du budget national.93. Les situations variant d’un pays à l’autre, il faut élargir l’éventail des maladies nontransmissibles prises en compte. De plus, il est important de définir des priorités compte tenu du peude ressources disponibles. L’analyse des facteurs de risque dans chaque pays doit être aussi détailléeque possible pour que l’on puisse obtenir des données probantes claires à l’appui des activités deprévention. Les gouvernements et les ministres souhaitent des approches plus simples pour luttercontre les maladies et l’OMS fournira des conseils à ce sujet.94. En réponse à une remarque sur le pouvoir relatif des ministères de la santé pour coordonnerles groupes plurisectoriels, le Dr Hasan fait remarquer que le système utilisé dans son pays dépend del’aide de haut niveau qu’il reçoit, celle d’un comité de Cabinet présidé par le Vice-Premier ministre.Cette intervention a été obtenue après la reconnaissance de la charge élevée des maladies nontransmissibles dans le pays.95. Il est essentiel que le secteur privé prenne part aux activités de prévention et de maîtrise desmaladies non transmissibles, et des représentants demandent des conseils sur le meilleur moyend’éviter des conflits d’intérêt. Mme Ralston souligne que le secteur privé ne doit jouer aucun rôle dansla formulation des politiques. Son seul rôle doit être la mise en œuvre des politiques. Les rôles etresponsabilités de l’État et du secteur privé doivent être clairement définis. En outre, lesfonctionnaires de la santé publique doivent transmettre les premières données factuelles à l’appui despolitiques, plutôt que les politiciens et la mission du gouvernement doit s’appuyer sur lesconsultations, notamment sur l’opinion publique. Le Dr Hasan ajoute que dans son pays, les nouvellespolitiques sont dans un premier temps débattues par un groupe d’experts puis soumises à l’examenapprofondi des parties prenantes concernées, des universitaires et du public et ce n’est qu’ensuitequ’elles sont présentées au gouvernement pour leur mise en application.96. Le Dr Hayashi dit que les programmes visant une perte de poids et une diminution du tour detaille dans son pays sont maintenus par un suivi dans le cadre du régime national d’assurance maladie.Les employés sont suivis dans les services de santé des sociétés, alors que le taux du suivi pourd’autres personnes n’est que de 30 à 40 %. Les médecins du secteur privé sont incités à dépister cedernier groupe dans des hôpitaux privés, dans le cadre d’un régime selon lequel le gouvernementréduit ses subventions à un hôpital de 10 % pour les hospitalisations de plus longue durée.97. Mme Baum déclare que s’attaquer maintenant aux maladies non transmissibles permettraitd’assurer une vie meilleure aux générations futures, car des gens en meilleure santé font de meilleursparents, et cela entraînerait moins de gaspillage d’argent dans les traitements. Les meilleursinvestissements ont été faits en faveur des programmes Pour une grossesse à moindre risque etDéveloppement précoce de l’enfant. Les écoles doivent participer, en enseignant non seulement lescomportements sains mais aussi la critique des messages publicitaires. Le Dr Kim ajoute que lesprogrammes de santé doivent durer toute une vie et pourtant la santé dans les écoles et sur les lieux detravail est un domaine négligé. Les visiteurs médicaux voient les maîtresses de maison et lespersonnes handicapées qui ne peuvent pas quitter leur foyer, mais les personnes qui travaillent ne sontexaminées que rarement.

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