La séquence d'IRM en phase et en opposition de phase permet-elle ...

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La séquence d'IRM en phase et en opposition de phase permet-elle ...

La séquence sd’IRM den phaseet en opposition de phasepermet-elle elle le diagnosticd’adénome hépatique h?P. Chevallier, F. Berthier, A.Tran,S. Novellas, MC. Saint-Paul,JN. Bruneton


Mode d’emploiLes chiffres et les lettres marqués enrouge dans cette présentation, sont desliens.Pour les actionner, cliquez dessus


IntroductionLes tumeurs hépatiques ont descaractéristiques histologiques oubiochimiques propres ou communes.Pour caractériser ces tumeurs, l’imageriemédicale doit s ’attacher à mettre enévidence ces caractéristiques tumoralescomme le degré de fibrose ou d’hydratation,le type de vascularisation, ou encorel’existence d’un contingent graisseux.


Introduction16 différents types de lésions hépatiquesprésentant un contingent graisseux ont étédénombrées (1, 2)Ces lésions peuvent être bénignes ou malignes, etposséder un contingent graisseux micro- oumacroscopique plus ou moins important en ayant unelocalisation intra- ou extra hépatocytaire (annexe 1)Une surcharge graisseuse diffuse est en particuliertrès souvent observée avec les adénomes hépatiquesqui peuvent par ailleurs poser des problèmesdiagnostiques.


IntroductionL’IRM peut identifier et quantifier un contingentgraisseux intra hépatique au moyen d’une séquencespécifique.Cette séquence, décrite initialement par Dixon (3),est une séquence en pondération T1, en écho degradient en phase et en opposition de phase (annexe2), s’avérant très sensible pour l’évaluation de lastéatose hépatique (4, 5) (fig.1) comme pour lacaractérisation de certaines lésions extrahépatiquescomme les adénomes nonhyperfonctionnels surrénaliens (6, 7).


ObjectifL’objectif de cette étude originale,monocentrique, et prospective étaitd’évaluer les performances d’uneséquence d’IRM en phase et enopposition de phase pour établir undiagnostic d’adénome hépatique


Matériels et méthodesmCritères d’inclusion :- Patients consécutifs ;- Ayant une IRM hépatique dans le service d’imageriemédicale de l’hôpital Archet ;- Pour lesquels est mis en évidence une ou plusieurslésions tissulaires hépatiques mesurant plus de 10 mm dediamètre, et pour lesquelles un diagnostic de certitude peut êtreétabli à partir de critères histologiques, clinico-biologiques oud’imagerie ;


Matériels et méthodesmIRM :1 Tesla, Gyroscan NT-10 (Philips MedicalSystems, Best, the Netherlands)Séquence utilisée :- Echo de gradient en phase et en opposition de phase- Antenne de surface en réseau phasé- TR = 275 msec- TE phase/TE opposition de phase = 6.7 msec/3.5 msec- Nombre de coupes nécessaire pour couvrir l’ensembledu foie, et champ de vue adapté en fonction du patient- Epaisseur de coupe = 7 mm- Acquisition au cours d’une apnée de 25 à 30 sec


Matériels et méthodesmMesures du signal :- Console de traitement d’images easyvision CT/MR Release 4 (Philips MedicalSystems)- Mesure du signal tumoral parpositionnement d’une cible sphérique d’unesuperficie voisine de 250 mm 2 si le diamètrelésionnel le permet- Deux mesures réalisées par deuxopérateurs indépendants par tumeur en phaseet en opposition de phase


Matériels et méthodesmMesures du signal :- Etablissement à partir de ces mesuresd’un signal tumoral moyen en phase (SEP) etd’un signal tumoral moyen en opposition dephase (SOP)- Calcul du rapport SOP/SEP


Matériels et méthodesmDiagnostic de certitude : Etabli à partir- d’une preuve histologique obtenue par biopsieou résection chirurgicale ;- ou d’une sémiologie en IRM typique sur desséquences pondérées en T2 et T1 sans puis aprèsinjection IV de sels de gadolinium, et d’un suiviévolutif minimal en IRM à 6 mois, en cas d’hémangiomecaverneux ou d’hyperplasie nodulaire focale ;- ou des critères de Barcelone 2000 (annexe 3)pour certains carcinomes hépatocellulaires.


Matériels et méthodesmAnalyse descriptive :- Variables de type catégoriel (sexe, âge, étiologie)décrites au moyen des effectifs et des pourcentages- Variables continues (diamètre lésionnel, SEP, SOP,SOP/SEP) décrites par la moyenne et l’écart type (ET)Analyse statistique :- Calculs de la sensibilité et de la spécificité- Recherche du meilleur rapport entre sensibilité etspécificité pour le diagnostic d’adénome par construction decourbes ROC (Receiver Operating Characteristic) (variation de lasensibilité en fonction de 1-spécificité) avec différents seuils deSOP/SEP


RésultatsPatients :- 136 patients (69 hommes)- Age moyen = 59.9 ans (ET = 13.4)Tumeurs (figs 2, 3):- 169 lésions- Diamètre moyen = 40.5 mm (ET = 31.9)


RésultatsTumeurs :- Méthode diagnostique = Histologie(47.9%), critères de Barcelone (14.8%), Imagerie etsuivi évolutif (37.3%)- Etiologies =Malignes (53.9%) – carcinome hépatocellulaire(27.2%), cholangiocarcinome (4.7%), métastase (21.9%)Bénignes (46.1%) – hémangiome caverneux(22.5%), nodule dysplasique (4.7%), adénome (8.9%), tuberculome(0.6%)


RésultatsSOP/SEP était significativement plus bas pour lesadénomes comparativement aux autres tumeurs bénignesou aux tumeurs malignes (annexe 4)Le meilleur seuil de SOP/SEP pour faire le diagnosticd’adénome hépatique était égal à 0.9 (annexe 5) avec unesensibilité, spécificité et aire sous la courbe ROC égauxrespectivement à 100%, 92.9% et 0.979 (annexe 6)Néanmoins, cinq tumeurs, toutes bénignes etcorrespondant 4 fois à des hyperplasies nodulaires etfocales, avaient un SOP/SEP inférieur à 0.9


ConclusionLa séquence d’IRM en phase et en opposition dephase peut être utilisée en complément des autresséquences d’IRM pour distinguer un adénome hépatiqued’une autre tumeur hépatique avec des performancesdiagnostiques très élevées.Des erreurs diagnostiques peuvent néanmoinsrarement subsister avec en particulier une confusionpossible entre un adénome et une hyperplasie nodulairefocale atypique ayant un fort contingent graisseux


Références1. Basaran C, Karcaaltincaba M, Akata D, et al . Fat-containinglesions of the liver: cross-sectional imaging findings withemphasis on MRI. AJR 2005;184:1103-11102. Prasad SR, Wang H, Rosas H, et al. Fat-containing lesionsof the liver: radiologic-pathologic correlation.Radiographics 2005;25:321-331Retour au texte


Références3. Dixon WT. Simple proton spectroscopic imaging. Radiology1984;153:189-1944. Chevallier P. Qu’attendre de l’imagerie médicale non invasivepour dépister et quantifier la stéatose hépatique?Gastroenterol Clin Biol 2005;29:1133-11355. Hussain HK, Chenevert TL, Londy FJ, et al. Hepatic fatfraction: MR imaging for quantitative measurement anddisplay early experience. Radiology 2005;237:1048-10556. Earls JP, Krinsky GA. Abdominal and pelvic applications ofopposed-phase MR imaging. AJR 1997;169:1071-10777. Namimoto T, Yamashita Y, Mitsuzaki K, et al. Adrenal masses:quantification of fat content with double-echo chemicalshift in-phase and opposed-phase FLASH MR images fordifferentiation of adrenal adenomas. Radiology2001;218:642-646Retour au texte


Annexe 1Liste des lésionshépatiques ayantou pouvant avoirun contingentgraisseux(d’aprèsréférence 2)Retour au texte


Annexe 2Schématisation (d’après référence 6) dela différence de fréquence de résonancedes protons de l’eau (ligne grise) et de lagraisse (ligne noire).Retour au texteMécanisme de la perte d’intensité dusignal en opposition de phase(d’aprèsréférence 6). Dans un voxel, l’intensité dusignal correspond en phase à l’addition dusignal de l’eau et de la graisse et enopposition de phase à la valeur absolue dela soustraction du signal de la graisse ausignal de l’eau. La chute du signal enopposition de phase est proportionnelle àl’importance du contingent graisseux.


Annexe 3Critères res de Barcelone 2000Le diagnostic de carcinome hépato cellulaire estpossible sans preuve histologique pour :- les nodules de plus de 2 cms de diamètre- découverts dans un contexte de cirrhosehistologiquement prouvée- et présentant une hypervascularisationartérielle sur deux méthodes d’imagerie différentesou sur une seule méthode avec alpha feotoprotéinémiesupérieure à 400 microg/lRetour au texte


Annexe 4Valeurs de SOP/SEP en fonction de l’étiologieEtiologienMoyenneEcart typeCarcinome460.970.15Cholangiocarcinome81.030.04Métastase371.010.05Hémangiome380.990.06Hyperplasie160.950.11Nodule dysplasique81.020.05Adénome150.660.17Retour au texte


Annexe 5Calculs de la sensibilité (se) et de la spécificité (sp)de l’IRM pour le diagnostic d’adénome en fonction dedifférents seuils de SOP/SEPSeuilSOP/SEP0.30.60.80.850.9Se( %)6.720.080.093.3100Sp (%)99.498.798.094.892.9Youden6.0218.7078.0588.1192.9Retour au texte


Annexe 6Calculs de la sensibilité (se) et de la spécificité (sp)de l’IRM pour le diagnostic d’adénome en fonction dedifférents seuils de SOP/SEPConstruction d’une courbe ROCRetour au texte


Figure 1Séquence en écho de gradient enphase (A) et en opposition de phase(B). Chute considérable du signalhépatique en opposition de phase enrapport avec une stéatosemacrovacuolaire histologiqueévaluée à 72%.ARetour au texteB


Figure 2ASéquence en T1 après injection IV desels de Gadolinium (A), en T1 écho degradient en phase (B) et en oppositionde phase (C) chez une patiente ayantune hyperplasie nodulaire et focale. Pasde chute du signal tumoral en oppositionde phase avec un rapport SOP/SEPvoisin de 1BCRetour au texte


Figure 3ASéquence en écho de gradient enphase (A) et en opposition dephase (B) chez une patiente ayantun adénome (flèche). Chute dusignal tumoral en opposition dephase avec un rapport SOP/SEPinférieur à 0.8BRetour au texte

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