Vers une entreprise éco-responsable - Schneider Electric

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Vers une entrepriseéco-responsableFaire face au prochain grand défi du 21e siècleAvril 2009 / Livre blancpar Brandi McManus, Vice-présidente de ladivision Solutions, EnergieMake the most of your energy SM


Table des matièresI. Résumé de l’étude ........................................................................................... 3II. Des princes et rois aux CEO : de la nécessité d’être visionnaire ....................... 4Quelle sera la prochaine force de rupture au monde ? ................................. 4Atteindre les limites : est-ce pour bientôt ? ................................................... 5III. Pourquoi un changement radical est-il difficile à percevoir ? ............................ 7IV. Analyse de l’impact des problèmes de gestionde l’environnement sur l’économie .................................................................. 8Les banques se mobilisent ; faisons de même ............................................. 9Un changement d’attitude en réponse à un problème affectif........................ 9V. Investir dans le développement durable : l’écologie à plusieurs niveaux ...........10Niveau 1 : Les bases, ou comment adopter une éco-attitude .....................11Niveau 2 : Vers un bureau éco-responsable ...............................................12Niveau 3 : Vers des installations éco-responsables ....................................13Niveau 4 : Maintenir une éco-attitude .........................................................15VI. Soyons honnêtes : Les dangers d’une simulationou d’une mascarade écologique ...................................................................16VII. Pour commencer : Composer une équiperespectueuse de l’environnement ....................................17VIII. Les clés de la réussite .................................................................................20IX. Conclusion ...................................................................................................21


Livre blancI. Résumé de l’étudeDepuis la révolution industrielle, notre société n’a cessé de connaître degrands bouleversements économiques et technologiques. Tous les dix àvingt ans, nous avons été confrontés à un nouvel événement en ruptureavec le passé, qui a bouleversé notre économie tout en ouvrant la voieà de nouvelles possibilités : le train l’électricité, l’aviation, la télévision etl’informatique, pour ne citer que quelques exemples.Au cours des 20 prochaines années, l’évolution la plus marquante risque derésulter non pas d’une invention, mais du monde qui nous entoure, j’entendspar là, du changement climatique.L’approche adoptée par votre entreprise pour répondre à ce défi climatiqueest à double tranchant : soit elle vous confère un avantage concurrentiel,soit elle ternit l’image de votre société aux yeux des clients et entraînel’érosion de vos marges.Ce document étudiera tout d’abord l’environnement en tant que force derupture dans notre économie ; il examinera ensuite les conséquences denotre inaction, puis s’attachera à développer les avantages d’une politiqueenvironnementale proactive. Il décrira les niveaux d’investissement croissantsqu’une PME, qu’une société ou qu’un secteur peut réaliser pour répondreà cet enjeu et développer a un cas pratique. Ce document propose enfinune feuille de route concrète pour passer d’une philosophie de continuitéd’activité à une approche pérenne à long terme visant à bâtir une entrepriserespectueuse de l’environnement.Au terme de ce document, les dirigeants d’entreprise, tous secteursconfondus, comprendront mieux l’incidence de l’environnement sur leuractivité : ils seront mieux armés pour en atténuer les effets négatifs etsauront explorer les opportunités commerciales que propose ce nouvelunivers empreint d’écologie.Faire face au prochain grand défi du 21e siècleVers une entreprise éco-responsable | 3


Livre blancII. Des princes et rois aux CEO : de lanécessité d’être visionnaireAu 18e siècle, la guerre a définitivement changé devisage. Les chevaliers romantiques avec lances etécussons ont laissé place aux mousquets, piècesd’artillerie et fantassins. Aujourd’hui, les armées seservent de poudre à canon pour anéantir à distanceleur ennemi. Bien que les premiers mousquetsprésentaient une puissance de feu, une portée etune précision moindres, les armes à feu permettaienttout de même à quiconque de devenir un soldatperformant après une courte formation. Auparavant, ilfallait aux divisions militaires, notamment d’archers etde chevaliers, des années de pratique pour maîtriserleur arme. Ces changements radicaux ont donnénaissance à une toute nouvelle approche de l’artde la guerre. 1Tout prince ou roi, le CEO de jadis, qui était capabled’anticiper et d’appréhender cette force de rupture,en a rapidement tiré un avantage considérable.Chaque époque est empreinte de grandsbouleversements qui bousculent les forces sousjacentesde la société, d’un secteur d’activité oud’une entreprise. De nos jours, de nombreuxsecteurs sont confrontés à une évolution tout aussiradicale : l’informatique, les télécommunications,l’industrie pharmaceutique, la presse et la musique,pour n’en citer que quelques-uns. 2L’identification précoce d’une rupture est trèslargement récompensée. Au contraire, l’inertie face àune telle évolution se paie au prix fort :bataille, échecpuis déchéance infâme.Quelle sera la prochaine forcede rupture au monde ?Dans tous les secteurs d’activité, les dirigeantscherchent à savoir quelle sera la prochaine grandeévolution. La société adoptera-t-elle définitivementles livres électroniques ? La voix sur IP dominera-tellele secteur des télécommunications de demain ?Devons-nous jeter nos bons vieux CD pour passerau tout numérique ?Toutes ces questions ont leur importance, maiselles semblent bien dérisoires si l’on considère lebouleversement qui se dessine. Les indices d’unetelle évolution nous entourent littéralement : on lestrouve dans l’air, sous nos pieds et dans l’eau.Le seul et unique véritable problème de notregénération ne menace pas uniquement nos relationscommerciales ; il menace également toute notresociété, notre économie et notre santé.Ce problème qui nous guette vient de l’environnementlui-même.Aujourd’hui, si les CEO n’ont pas à répondre de vieou de mort, la survie de leur activité dépend de leurpolitique : quel sera le prochain grand changementet quand agir ?L’histoire n’est pas avare d’échecs de sociétésn’ayant pas su anticiper une telle rupture oul’avènement d’une nouvelle technologie : Kodaket la photographie numérique, BMG et la musiquenumérique, l’industrie des mini-ordinateurs et lesordinateurs personnels, l’entrée de Dell dans lesecteur de l’impression, sous le regard inquiet de HP.Heureusement, l’histoire compte aussi de fabuleusesréussites d’entreprises comme Apple (avec son iPod),General Electric, SAP et Oracle, qui ont misé sur detelles évolutions.1« 18th Century Warfare » (La guerre au 18e siècle) Military Factory 17 janvier 2008.2Berger, Doug. « Leading in Times of Disruptive Change.» (L’art de diriger en période de rupture)Conversations on the Cutting Edge ( Conversations sur le fil) Août 2005.Vers une entreprise éco-responsable | 4


Livre blancS’il fût à une époque le cheval de bataille des seulsmilitants écologistes, l’environnement apparaîtaujourd’hui comme un problème pressant pourchacun d’entre nous. Dans l’ouvrage « Green to Gold:How Smart Companies Use Environmental Strategyto Innovate, Create Value and Build CompetitiveAdvantage », les auteurs précisent que dans le mondeactuel, aucune société, petite ou grande, d’envergurelocale ou internationale, du secteur secondaire outertiaire, ne peut se permettre d’ignorer lesproblèmes environnementaux. 3Certains pourront débattre des causes duchangement climatique et du rôle de l’hommedans une telle évolution. Mais d’un point de vueéconomique, il ne fait nul doute que l’environnementtend à devenir une force motrice qui dicte lesactivités publiques, gouvernementales etéconomiques dans le monde entier.Plus simplement, l’environnement devientle nouveau mousquet.Atteindre les limites : est-cepour bientôt ?En tant que dirigeants d’entreprise, nous comprenonsque notre croissance soit soumise à des contraintesdiverses. Nous pouvons ainsi être limités par lesrevenus dégagés par nos effectifs. Nous ne pouvonségalement vendre que le nombre de produits pourlesquels nous pouvons acheter les pièces nécessairesà leur fabrication en un temps donné. Le tempsde travail, les effectifs d’une entreprise et l’argentdisponible sont autant de ressources en quantitélimitée. Les systèmes naturels sont également limités.Certains experts estiment que la planète nous offregracieusement, chaque année, l’équivalent de 33trillions de dollars de services, en sol, eau fraîche,air respirable, mécanismes antiparasitaires et climatpropice à la vie. Si tous ces services n’apparaissentjamais dans les bilans, ils commencent malgré toutà avoir un impact sur les entreprises. Au pire, cesCertains experts estiment que laplanète nous offre gracieusement,chaque année, l’équivalent de 33trillions de dollars de services,en sol, eau fraîche, air respirable,mécanismes antiparasitaires etclimat propice à la vie.services gratuits peuvent freiner l’activité, modeler lesmarchés et menacer la planète. Ces impacts ne sonttoutefois pas immédiats : nous ignorons notammentà quel moment une ressource deviendra rare, troponéreuse, voire introuvable. Tout ce que nouspouvons faire pour l’instant, c’est surveillerles indicateurs.Parmi les indicateurs environnementaux les plusconnus, citons les législations et les réglementationssur la protection de l’environnement, les attaquespolitiques émanant des organisations nongouvernementales (ONG), la pression écologique quefont peser les grands acheteurs sur leurs fournisseurs,et la rapidité avec laquelle il est nécessaire dedévelopper et de détenir des parts de marchédans l’économie actuelle.L’une des menaces économiques les pluspressantes et les plus immédiates en rapportavec l’environnement vient des investisseurs etdes différents partenaires qui, en nombre toujourscroissant, surveillent les indicateurs et posentdes questions délicates sur la responsabilitéenvironnementale. Les dirigeants qui ignorent cespartenaires risquent un scandale dans la presse,peuvent voir leur marché anéanti et leur carrièrebrisée, et connaître des pertes financières s’élevantà plusieurs millions ou milliards de dollars.Une célèbre société de boissons gazeuses en arécemment fait la douloureuse expérience puisqueson eau en bouteille a été retirée du marché britann3Esty, Daniel, et Andrew Winston. Green to Gold: How Smart Companies Use Environmental Strategy to Innovate, CreateValue and Build Competitive Advantage. 1re éditionYale University Press, 9 octobre 2006.Vers une entreprise éco-responsable | 5


Livre blancique pour des raisons de non-conformité aux testsde l’Union Européenne sur la qualité de l’eau. 4 Cettemême société a été la cible d’activistes en Inde surle thème de la consommation d’eau dans des zonesvictimes de la sécheresse. 5 Enfin, en janvier 2006,une célèbre université américaine a suspendu l’achatdes produits de cette société, en raison notammentde problèmes en lien avec l’environnement. 6 Bienqu’il soit difficile de mesurer l’impact financier globalde ces protestations, il est clair que cette société aconnu une altération irréversible de sa marque dansle deuxième pays le plus peuplé au monde dont letaux de croissance annuel est de 1,5 %. Cet exempleillustre parfaitement un cas de grand bouleversement.Apple Computer a reçu haut et fort ce mêmemessage, mais a su y répondre rapidement. En 2006,Greenpeace s’attaquait à Apple et son « iWaste»en lançant la campagne « Green my Apple ». Auprintemps 2007, Greenpeace a publié un guide del’électronique verte qui classe les grandes entreprisesen fonction du taux de réduction des produitschimiques et de la quantité de déchets électroniques.Apple y arrive bon dernier du classement. Celatombait mal, très mal même, puisque la publication decette information coïncidait avec la mise sur le marchéde l’iPhone ; les actionnaires en ont donc pris bonnenote. La marque la plus innovante d’Amérique ne peutsouffrir une attaque sur le thème de l’environnement.Rapidement, Steve Jobs, CEO d’Apple, a donc diffuséune lettre dans laquelle il s’engageait à faire d’Appleune société plus éco-responsable. 7D’autres preuves de ce nouvel enjeu ont pu êtretrouvées dans le plus improbable des endroits.SportsIllustrated 8 a publié une note sur le changementclimatique qui présentait l’impact d’un tel changementsur les sports. Bien que de nombreux lecteurs aientété irrités par le caractère géopolitique de l’article, uneremarque pertinente sur le changement climatiqueétait lâchée : le climat va remettre en cause les sportsque nous pratiquons.De nombreuses sociétés internationales aux marquescélèbres estiment que clients et actionnairess’expriment désormais beaucoup sur les pratiquescommerciales. Les clients et le bilan sont lesdeux principaux vecteurs en termes de projetsenvironnementaux et d’innovations commerciales.Ceci explique pourquoi l’évolution est aussi radicale.4Esty, Daniel et Andrew Winston. Green to Gold: How Smart Companies Use Environmental Strategy to Innovate, CreateValue and Build Competitive Advantage. 1re édition Yale University Press, 9 octobre 2006.5« Coca-Cola in Hot Water: The world’s biggest drinks firm tries to fend off its green critics. (Coca-Cola prend l’eau : lapremière société de boissons au monde tente de répondre aux attaques des écologistes) The Economist 6 octobre 2005.6Hoffman, Andrew. « Coca-Cola Learns a Tough Lesson About Corporate Sustainability. » (Coca-Cola : dure leçon sur lerespect de l’environnement) Grist Magazine 5 septembre 2006 .7Specter, Michael. « Big Foot: In measuring carbon emissions, it’s easy to confuse morality with science. » (Big Foot : enmesurant les émissions de CO2, la confusion entre morale et science est rapide) The New Yorker. 25 février 2008.8Wolff, Alexander. « Going, Going Green. » (Vers plus d’écologie) Sports Illustrated mardi 6 mars 2007.Vers une entreprise éco-responsable | 6


Livre blancIII. Pourquoi un changement radicalest-il difficile à percevoir ?Si un changement radical est comme son nom l’indique,radical, comment se fait-il que nous ayons autant dedifficultés à l’identifier à temps ?Le changement climatique est simplement le dernierd’une longue lignée de bouleversements que bonnombre de dirigeants d’entreprises n’ont pas suidentifier à temps. L’histoire n’est pas avare detémoignages de sociétés n’ayant pas su anticiperun tel raz-de-marée ni même réagir suffisammenttôt, ou qui ont tout simplement disparu.Prenons un exemple : vers la fin des années 90, le géantde la musique BMG a été confronté à une évolutiontechnologique et au passage à la musique numérique.Parmi la nuée de nouveaux concurrents, clients etentrepreneurs, BMG a mis tout en œuvre pour répondreau mieux à ce nouveau groupe de clients. Cette rupturetechnologique va-t-elle modifier la manière dont lesclients vont acheter de la musique ou disparaître peu àpeu ? En février 2007, la réponse était des plus claires :iTunes abandonnait son statut « Best Buy » (meilleur sitecommercial) pour devenir le deuxième fournisseur demusiques au monde, derrière Wal-Mart. Les CDsont aujourd’hui des objets d’un autre temps ;Wal-Mart doit s’y préparer.Hier, les CD ; aujourd’hui, l’environnement. Pourquoiles sociétés ne parviennent-elles pas à identifier leschangements qui s’annoncent et à prendre en amont lesmesures nécessaires ? Il existe trois raisons à cela, quelque soit le bouleversement.1. INCAPACITE A IDENTIFIER LE CHANGEMENT.Tout d’abord, un grand nombre de dirigeants d’entreprisesne perçoivent pas le changement. La plupart desévénements modifiant un marché débutent par deschangements accessoires, difficilement reconnaissablesou perceptibles. Les entrepreneurs peuvent exploiterune opportunité pendant plusieurs années et échouer àplusieurs reprises avant que leur innovation explose, dujour au lendemain. Les tendances dégagées au niveausocial débutent souvent par une légère variation desmodèles d’achat, puis un jour, tout s’affole, et l’on assisteà de véritables dynamiques remodelant les marchés. Iln’est pas si facile de percevoir ce qui se joue.Qu’en est-il alors pour nos entreprises ? Avez-vouschargé une division, une équipe ou une personne d’être àl’affut d’éventuels bouleversements ? Sont-elles libres dedécouvrir de nouvelles possibilités et opportunités, et deprocéder à des analyses prospectives ?Maintenant, une question plus ardue : lorsque cettedivision, cette équipe ou cette personne vous aurarapporté l’existence d’une opportunité ou d’une menace,quelle sera votre réponse ? Suivrez vous la voie dePolaroid qui n’a pas trouvé sa place sur le marché desappareils photo numériques, ou prendrez-vous desrisques calculés pour profiter de revenus financierscomme Apple avec son iPod ?2. INCAPACITE A AGIR. De nombreuses entreprisesne reconnaissent un changement radical quelorsqu’elles y sont confrontées, à l’instar de chacund’entre nous s’agissant de la responsabilité en matièred’environnement. Cependant, voir des éboulis sur laroute et éviter un crash sont deux choses bien distinctes.Une fois le bouleversement identifié, il est impératifde passer à la planification. Vous devez absolumentcomprendre si les changements à venir vont s’intégrerà votre activité principale ou s’ils requièrent la créationd’une division spécifique.En matière d’environnement, citons le problème de lagestion de l’énergie. Cet aspect peut-il s’intégrer augroupe de gestion de vos installations ou devez-vous le remonter à votre équipe Ethique et/ou Finances ?Ce problème implique-t-il que la direction puisse enavoir une visibilité et un suivi parfait ? Ou pouvez-vousprendre en charge la gestion de l’énergie dans le cadred’opérations commerciales ?3. INCAPACITE DE MISE EN ŒUVRE. Nous savonstous que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Aussi,après avoir identifié un bouleversement et planifié lesmoyens d’y faire face, encore faut-il que les entreprisespassent à l’action. Pour un dirigeant d’entreprise,l’introduction de changements, de nouvelles idées etde nouvelles voies de développement peut être difficileà mettre en œuvre. ll s’agit pourtant là du seul moyen àvotre disposition pour conserver votre position de chefd’entreprise. Les conseils suivants vous permettrontd’anticiper et d’intégrer les grands changements :• Nommez quelqu’un à un poste à responsabilité pourqu’il surveille les avancées, mesure la réussite etprenne des actions correctives, le cas échéant• Soyez prêt à explorer de nouvellesméthodes commerciales• Soyez prêt à redresser la barre siquelque chose ne fonctionne pas.Vers une entreprise éco-responsable | 7


Livre blancIV. Analyse de l’impact desproblèmes de gestion del’environnement sur l’économieL’identification, la planification et la mise en œuvrede changements dans le cadre de vos politiques degestion de l’environnement n’est pas chose facilemême s’il ressort d’une analyse objective des faitsque les efforts sont justifiés. Le tableau suivantrépertorie les cinq principaux problèmes liés à lagestion de l’environnement et leurs conséquences.Il s’agit là des catalyseurs négatifs obligeant à uneresponsabilité en matière d’environnement. Lescatalyseurs positifs peuvent être encore plus forts.Vous trouverez ci-dessous quelques-unes desméthodes par le biais desquelles une société peut tirerprofit d’une politique en faveur de l’environnement :• Augmentation des revenus et des partsde marché viao Relations presse et bonneperception du marchéo Déploiement éventuel de nouveaux produitso Différenciation par rapport à la concurrenceoRenforcement de la fidélité des clientso Recrutement des meilleurs élémentsoFidélisation des employés cléso Engagement et soutien du personnel• Réduction des dépenseso Marchandiseso Energieo Consommation d’eauo Révision de la conception des produitso Réutilisation des marchandiseso Emballageo Transporto Recyclageo Gestion des déchetso Aménagement du paysage• Réduction des risqueso Risques sur le marché : mise en conformité avecla législation, éviter les amendes et pénalitéso Risque financier : passifs, pertes sur assurances,valeurs des biens, finacemento Risque d’exploitation : matières dangereuses,volatilité des coûts énergétiqueso Risque lié au coût d’investissement : traitementet contrôle de la pollutiono Soutien des investisseurso Rassurer les actionnaireso Protéger la marqueo Meilleure exploitation des marchésoChangement climatiqueDescriptionHausse du niveau des océans,modification des modèles deprécipitations, accentuation dessécheresses et des crues, ouragansplus violents, nouveaux modes detransmission des maladiesConséquences économiquesChangements visibles dans l’industrieagricole, les domaines skiables, le secteurdes assurances gérant les catastrophesnaturelles, financements publics,renforcement de la réglementationet de la législationTableau 1 :Principaux problèmesenvironnementaux 10et conséquenceséconomiquesEnergieLa production d’énergie abîmel’environnement, hausse mondialedes besoins en énergie, hausse duprix de l’énergieHausse du coût de gestion des opérationset des installations, réglementation etlégislation, perception du marché, fondspropres des actionnairesEauLe développement des populationset des économies dans les zonesplus sèches met à mal la qualité etla quantitéLes sociétés ayant une trop forteconsommation d’eau ou peu soucieusesde la qualité font face à des attaquespolitiques, à la vindicte populaire,à une intensification des mesuresréglementaires et législatives.Biodiversité et utilisation des terresVie de la faune et de la florepréservant la chaîne alimentaireexistanteImplantations des usines ou des magasins,recherche de l’industrie pharmaceutiquesur les plantes et les animauxProduits chimiques et toxiques,métaux lourdsLes produits chimiques présentsdans l’air ou l’eau sont à l’originede graves problèmes de santépublique comme le cancer ou lesanomalies congénitalesRéglementation, coût de gestion et durecyclage des produits chimiques, suivi etresponsabilité légaleVers une entreprise éco-responsable | 8


Livre blancRéduction du coût d’investissement moyenpondéréMême si cette longue liste peut varier d’uneentreprise ou d’un secteur à l’autre, vous pouvezd’ores et déjà identifier les points de votre exploitation,produit et installation qui pourraient être rapidementreéxaminés et évalués afin de déterminer l’impact dela responsabilité en matière d’environnement.Les banques se mobilisent ;faisons de mêmeL’année 2007 a été marquée par un tournants’agissant de la responsabilité en matièred’environnement. Dans le monde entier, les banquesont commencé à rivaliser entre elles pour soutenirl’énergie propre, réduire les effets du changementclimatique et favoriser les constructions écologiques.La plus grande banque européenne, HSBC, s’estainsi engagée à donner 100 millions de dollars aucours des cinq prochaines années aux groupes dedéfense de l’environnement. La Bank of America a,pour sa part, affecté 20 milliards de dollars à desprojets commerciaux respectueux de l’environnement.Citigroup, pour ne pas rester en reste, a accordé 50milliards de dollars pour des investissements visant àréduire les émissions de CO 29.Pris dans une avalanche de promesses de dons,financements et soutiens portant sur des projets dedéveloppement durable, le monde de la finance a prisbonne note de cette nouvelle tendance.Pourquoi pas vous ?Un changement d’attitudeen réponse à unproblème affectifEn matière de vente, il est fréquent de constater queles personnes prennent des décisions logiques pourdes raisons affectives. Nous achetons une voiture parceque nous en avons logiquement besoin, mais nousbasons notre choix sur des critères affectifs : puissance,confort et esthétique. Si l’achat n’était guidé par aucuneémotion, nous conduirions tous des voitures Kia etpersonne ne possèderait une voiture de luxe Lexus.Le respect de l’environnement est un thème faisantappel à l’affectif. Pour en avoir la preuve, il voussuffit d’aborder le sujet au cours d’une soirée entreamis. Certains d’entre eux sont inquiets pour l’avenirde leurs enfants ou préoccupés par l’impact duchangement climatique sur notre économie. D’autresencore seront attristés par une situation que personnene semble vouloir véritablement changer. D’autresenfin argumenteront à l’inverse que tout cecin’est que mensonge.Quelle que soit la position des uns et des autres, tousont un fort ressenti sur le sujet. Il est donc essentielpour votre société d’en comprendre également le rôledans le monde qui nous entoure, l’important étantd’identifier la manière dont ce thème est perçu par lepublic, et pas uniquement par vous. Un tel constatguidera les décisions difficiles à prendre, notammentoù investir, pourquoi, comment et combien.Certains projets entrant dans le cadre de laresponsabilité sociétale s’autofinancent ou génèrentdes revenus : il s’agit notamment des nouveauxproduits et services qui mettent en avant laresponsabilité en matière d’environnement ou leséconomies d’énergie. D’autres projets sont neutres entermes de coûts. Il s’agit notamment des campagnesde recyclage ou de l’abandon des tasses enStyrofoam au profit des bonnes vielles tasses à café.Certains projets nécessiteront un investissement pourfavoriser une meilleure perception du marché, unedifférienciation concurrentielle accrue ou de nouvellesopportunités commerciales.Enfin, de tout nouveaux marchés, services et offresverront le jour. L’échange de droits d’émission decarbone illustre parfaitement ces nouveaux marchésnés de la lutte pour le respect de l’environnement. Audépart, les gens se moquaient de Richard Sandor,Président et CEO de Chicago Climate Exchange.Sandor offrait en effet la possibilité d’acheter et devendre des actions de la valeur de la réduction desémissions. Certaines personnes se questionnentmême sur l’éthique de parier sur l’environnementcomme on le ferait sur des taux d’intérêt. Ethiqueou pas, ce marché représente près de 60 milliardsde dollars par an en Europe et ne cesse de sedévelopper à une allure vertigineuse 10. Vers une entreprise éco-responsable | 99Makower, Joel. « State of Green Business. » (L’état des entreprises éco-responsables) 2008 .10Harris, Josh. « Carbon Trading and the Bottom Line. » (L’échange de droits d’émission de carbone face aux résultats)Green CFO Conference. The Barclay Hotel, Ville de New York. 26 mars 2008.


Livre blancV. Investir dans le développement durable :l’écologie à plusieurs niveauxAlors, êtes-vous maintenant convaincus de lavaleur commerciale qu’engendre une attitude écoresponsableou la mise en œuvre de mesures dedéveloppement durable ? Que recouvre exactementl’expression « développement durable » et quel enest le coût ?Le développement durable se définit comme «un développement qui répond aux besoins desgénérations du présent sans compromettre lacapacité des générations futures à répondreaux leurs. » 11 Si l’on se replace dans le contextecommercial, il est évident qu’aucun dirigeant neprendrait aujourd’hui une décision qui risquerait decompromettre à terme la survie de son entreprise(tout au moins, dans le cadre d’une activité normaleet éthique). La réussite d’une société dépend de sacapacité à s’assurer une croissance durable àlong terme.Pour intégrer le développement durable tel qu’onl’entend en matière d’environnement, il n’est pasnécessaire de transformer les dirigeants en « treehugginghippies » (littéralement, hippies qui donnentl’accolade aux arbres) ni de se convertir à un modede pensée privilégiant les principes et non lesprofits. Sans aller si loin, il est cependant importantd’admettre l’importance de l’environnementsur l’entreprise.D’après Stephen Schmidheiny, grand activisteéconomique dans le domaine du développementdurable, lorsque les problèmes environnementauxsont examinés dans le cadre du développementdurable, ils ne sont pas un simple coût lié auxrelations commerciales, mais également unesource potentielle d’avantage concurrentiel. Lesentreprises qui intègrent ce concept peut bénéficierdes avantages offerts : processus plus efficaces,amélioration de la productivité, baisse des coûtsde mise en conformité et nouvelles opportunitésstratégiques. Ces entreprises peuvent prétendre àdes avantages que n’auront pas leurs concurrentsauxquels une telle approche font défaut. Les sociétésqui ne parviennent pas à faire face au changementsont promises à l’échec. 12Pour savoir comment mettre en place une entrepriseéco-responsable, vous devez impérativementcommencer par vous poser les questionsfondamentales sur la situation de votre entrepriseet sur ses objectifs. Par exemple :• Votre entreprise a-t-elle déjà adopté lescomportements « de base » : programmes derecyclage, suppression des tasses en Styrofoam ?• Les changements au niveau de vos installations oude vos opérations sont-ils réglementés ?• La visibilité de votre marque est-elle telle queles clients ou actionnaires pourraient remettreen question votre politique en matière dedéveloppement durable ?• Quel(s) investissement(s) (le cas échéant) votresociété est-elle prête à effectuer pour deveniréco-responsable ?11.12World Business Council for Sustainable Development.Vers une entreprise éco-responsable | 10


Livre blancLe schéma suivant vous aidera à positionner votreentreprise dans l’une des catégories d’investissement(niveaux 1 à 4) ou niveaux d’éco-responsabilité.Niveau 1 : Les bases, oucomment adopter uneéco-attitudeIl s’agit du tout premier niveau en faveur dudéveloppement durable. A ce stade, votre éthique ouvotre morale doit vous aider à « faire les bons choix» et à élaborer une approche proactive en faveur dudéveloppement durable. A ce niveau, les employéssont sensibles au respect de l’environnement 13. Ilscherchent activement à participer à des programmesde recyclage ou à un programme d’économied’énergie. Chaque bureau peut ainsi tenter de réduirele nombre de tasses en Styrofoam en réintroduisantles tasses traditionnelles. Une telle démarche peutvenir de sociétés ou d’entreprises de fabricationdont les bureaux ou les employés s’intéressent àl’environnement. Les sociétés de secteurs hautementcompétitifs où le prix est le principal argument devente peuvent s’orienter vers le niveau 1 dans lamesure où elles seront fortement poussées à mettreen œuvre des projets ajoutant un coût.Ce niveau peut également être assimilé à une politiqued’atténuation du risque. Les projets de base visantune réduction de la consommation énergétiqueet la mise en conformité avec la réglementationenvironnementale peuvent donner une vision positivedes sociétés auprès des clients, des autoritéspubliques et d’ONG très regardantes.Dans le cadre d’une expérience menée par sonsiège suisse, la société Dow Europe a encouragéla suppression des publipostages et a demandéque les expéditeurs de mémos reçoivent un accuséleur précisant si un participant souhaite continuer àrecevoir le type d’information proposé.Niveau d’investissement/Niveau de législationFaible ElevéNiveau 2• Investissement minimal• Projets avec ROI• Problème éthique/économique• Proactive• Exemple : Rendre lesinstallations propresNiveau 1• Investissement faible• Possibilités d’action faiblessur les grands projets• Problème éthique• Proactive• Exemple : Employéséco-responsablesNiveau 4• Forte responsabilité sociétale• Possibilités d’action élevées• Faible risque d’une pressionboursière externe du faitde l’action• Problème éthique/économique• Proactive/Réactive• Exemple : produits etservices propresNiveau 3• Investissement modéré• Possibilités d’action modérées• Risques de pression boursièreexterne• Problème économique• Réactive• Exemple : Opérationséco-responsablesTableau 2 :Les niveaux del’éco-attitudeFaibleElevéIntérêt des partenaires/Visibilité de la marque13Townsend, Amy. Green Business: A Five-part Model for Creating an Environmentally Responsible company.Schiffer Publishing, 2006.Vers une entreprise éco-responsable | 11


Livre blancEn six mois, la consommation de papier a chutéde 30 %. Dow a également prévu une hausse deproductivité de sa main-d’œuvre dans le sens oùchacun se concentre désormais uniquement sur cequ’il souhaite lire. AT&T a réduit ses dépenses depapier de 15 % en activant simplement l’impressionrecto verso sur ses imprimantes et photocopieurs. 14Johnson & Johnson a pour sa part réduit son volumede déchets de 2 750 tonnes (emballages) et de 7 600tonnes (papier), ce qui représente une économie de2,8 millions de dollars et 220 acres d’arbres sauvéschaque année. Ces économies résultent de l’utilisationd’un papier plus solide mais aussi plus opaque etd’une conception plus réfléchie des emballages.15Interface Corporation, leader dans le domaine desproduits pour aménagements commerciaux, a misen place à Shanghai un système de fabrication demoquettes qui nécessite la circulation d’un liquidedans une boucle de pompage standard. Avant que laconstruction ne commence, un ingénieur s’est renducompte que deux modifications de conception trèssimples pourraient réduire de 92 % la consommationénergétique, avec une puissance passant de 95 à7 chevaux-vapeur. Le nouveau système a nécessitéun coût de construction réduit, n’a fait appel àaucune nouvelle technologie et fonctionne mieux àtous les niveaux. En s’intéressant tout simplementau développement durable, Interface est parvenue àréduire ses coûts et les risques qui pèsent sur elle.Ces actions simples requièrent peu, voire aucuninvestissement, et peuvent constituer un élémentde motivation du personnel, favoriser une haussede productivité et une baisse des dépenses.Niveau 2 : Vers un bureauéco-responsableCe nouveau niveau dans le développement durablenécessite un investissement modéré qui, s’il estjudicieux, peut favoriser un retour sur investissement.L’investissement peut être minime comparé àl’accroissement de la satisfaction des actionnaires ouà la réduction des risques pesant sur le marché. Lesentreprises désireuses d’atteindre le niveau 2 doiventenvisager l’adoption d’une approche proactive enmatière de développement durable pour gagner desparts de marché, ou recruter ou retenir le personnelle plus compétent. Si le niveau 2 regroupe toutes lessociétés dans lesquelles le personnel est soucieuxde l’environnement, les résultats les plus marquantssemblent concerner les entreprises possédant degrandes surfaces immobilières (de 9 000 à 45 000m²) ou des installations de fabrication privilégiant lerespect de l’environnement au niveau de son résultatet non du fait de la pression externe du marché .Par ailleurs, les sociétés ayant une faible emprisesur le marché et associées de très grands comptespeuvent envisager de se tourner vers ce niveau sielles sont obligées de commencer à faire état de leursperformances environnementales. 16Ce niveau peut également être appelé niveau proactif.En adoptant une attitude plus éco-responsable, lessociétés peuvent réduire leurs coûts et améliorer leurimage auprès des clients, se classant ainsi dans lacatégorie des sociétés « propres ».L’évolution vers des installations dites proprespeut recouvrir plusieurs choses et comporteégalement différents niveaux notamment en matièred’économie d’énergie : projets très ciblés, projetsplus globaux, projets immobiliers complets intégrantle développement du site, les économies d’eau etd’énergie, le choix des matériaux et des ressourceset la qualité environnementale. Bien que de nombreuxprojets, notamment ceux visant une optimisation dela consommation énergétique et de l’eau, portentleurs fruits dans un délai raisonnable, d’autres portantsur des matériaux et des développements de siteimpliquent un investissement en installations et enpersonnel. Se pose alors la question du prix de laresponsabilité sociétale de l’entreprise Le tableausuivant répertorie quelques projets simples et évalueles différentes initiatives nécessaires.Le tableau 3 présente l’investissement nécessairepour rendre une installation « propre ». Les coûtsvarient en fonction des choix et des fournisseurs.14Lovins, Amory, Hunter Lovins, Paul Hawken, Forest Reinhardt, Robert Shapiro et Joan Magretta. Harvard BusinessReview on Business and the Environment. (2000).15Op. cit.16Esty, Daniel et Andrew Winston. Green to Gold: How Smart Companies Use Environmental Strategy to Innovate,Create Value and Build Competitive Advantage. 1re édition Yale University Press, 9 octobre 2006.Vers une entreprise éco-responsable | 12


Livre blancPar ailleurs, l’adoption d’une approche deconstruction plus globale regroupant les mesuresapplicables aux installations permet d’optimiser leretour sur investissement (ROI) et de réduire les coûts.Peu de dirigeants prêtent suffisamment attention auxinstallations dans la mesure où elles ne représententqu’un faible pourcentage des coûts totaux del’entreprise. Il est, toutefois, important de comprendreque la moindre économie d’énergie ou d’eau a desrépercussions immédiates sur le résultat et représenteun pourcentage de revenus beaucoup plus importantqu’il n’y paraît.Malden Mills, défenseur de l’environnement etfabricant de Polartec ( Massachusetts) , a choiside réorganiser l’éclairage de ses entrepôts. Résultat ?Réduction de la consommation énergétique de93 %, amélioration de la visibilité et amortissementdes investissement en 18 mois. 17Genzyme, leader mondial dans le secteur de labiotechnologie, souhaitait que son nouveau siègesocial reflète l’engagement pris par la société àaméliorer la vie de chacun. Le nouveau siège del’entreprise est situé dans un bâtiment faisantappel aux toutes dernières technologies en matièreenvironnementale. Il est notamment alimenté par dessources d’énergies renouvelables et contrôlé par dessystèmes de construction intégrés qui permettentde réduire les coûts d’exploitation, de maintenanceet d’énergie tout en offrant un environnement detravail répondant aux besoins du personnel enlumière naturelle et en air extérieur. Dans le cadre duprogramme Leadership in Energy and EnvironmentalDesign (LEED), le Genzyme Center s’est vu décernerle prix Platinum par l’US Green Buildings Council(USGBC), une organisation qui gère les normesapplicables aux installations propres. Le retour surinvestissement se mesure par un accroissement desrevenus et par une plus grande sensibilisation dumarché, par le recrutement d’éléments de valeur etpar une hausse de la productivité. 18.Niveau 3 : Versdes installationséco-responsablesLe niveau 3 regroupe les entreprises présentant unegrande visibilité de leur marque et pouvant connaîtreune réaction défavorable du marché. Ces entreprisesrecherchent des opportunités d’investissement pourdevenir plus propres, car elles sentent la pression desactionnaires dans ce sens, mais n’envisagent pasde vendre des produits ou services « propres ». LesMesure applicable aux installationsMesure et contrôle de la consommation énergétiqueEclairage basse consommation et contrôlesSystème de gestion de l’énergieAdoption d’une source d’énergie renouvelableMatériaux propres : tapis et revêtements de sol,peinture et mobilierEntretien — produits de nettoyage,lutte antiparasitaireMises à niveau des systèmes de chauffage, ventilationet climatisation, ou adoption d’une source naturelleTraitement et gestion de l’eau, collecte deseaux de pluieEvolutions des budgets de construction — isolation,béton, fenêtresNiveau d’investissementFaible — Période de récupération simple de 6 moisFaible — Période de récupération simple de 1 à 2 ansModéré — Période de récupération de 3 à 5 ansModéré — 5 à 10 % des coûts existantsModéré à élevéModéré à élevéElevé — Période de récupération simple de 7 à 10 ansElevéElevéTableau 3 :Economies d’énergie -Améliorations en termesde construction et niveaud’investissement 1917Lovins, Amory, Hunter Lovins, Paul Hawken, Forest Reinhardt, Robert Shapiro et Joan Magretta.Harvard Business Review on Business and the Environment. (2000).18« Genzyme Center. » 2 mai 2008 .Vers une entreprise éco-responsable | 13


Livre blancindustries ayant atteint le niveau 3 sont celles qui sontle plus susceptibles d’être encadrées par la législation(comme Intel) et celles qui se positionnent sur desmarchés extrêmement concurrentiels en termesd’expertise (Citigroup, Intel ou Microsoft). 19 Si lesmesures éco-responsables du niveau 3 sont visiblesdans les projets énergétiques avancés des domainesde la construction ou de la fabrication, elles sontégalement plus profondément ancrées dans la culturede l’entreprise.Les sociétés du niveau 3 intègrent le développementdurable dans leur mission. En raison d’un fort impactsur l’environnement, d’une forte reconnaissance deleur marque ou d’une forte responsabilité sociétale,ces sociétés intègrent un planning environnementaldans leurs activités quotidiennes et peuventmême mesurer leurs progrès au regard du « triplerésultat » (Triple bottom line). Cette notion évalueles performances de l’entreprise sous trois angles :économique, social et environnemental.Les opérationsde protection de l’environnement comprennentdésormais, outre la traditionnelle règle des 3R «Réduire, Réutiliser, Recycler », deux nouvelles activités« Remodeler et Réimaginer. Ces activités regroupentl’arrêt des boucles de fabrication, la réorganisationdes opérations industrielles et le suivi de l’empreinteenvironnementale des produits et services tout au longde leur cycle de vie (matières premières, fournisseurs,fabrication, distribution, utilisation et fin de vie).Ce processus, appelé Analyse du cycle de vie (LifeCycle Assessment, LCA), permet aux fabricants deconnaître exactement l’empreinte environnementaleOpérations desfournisseurset piècesPAS NOTREPROBLEMEFabrication(assemblage et Distributionpeinture/finition)ConsommationATTENTION :RECHERCHER LES TOXINES,AUCUNEMISSIONS DANS L’AIR ETPROBLEMEPROBLEMES JURIDIQUES JURIDIQUEPAS NOTREPROBLEMEFigure 1 :Chaîne de valeur simpledans l’automobile 23de leurs produits et de la gérer à tous les niveaux.Généralement, un constructeur automobile considèrele cycle de vie de ses produits de la façon suivante :Nous avons toutefois constaté par le passé, commece fut le cas avec les problèmes du Ford Exploreret des pneus Goodyear, que les constructeursAcierAluminiumVerreCaoutchoucTissusIntérieursOpérations desfournisseurs(fabrication dumétal)EnergieGaz à effetsde serreDéchetstoxiquesEauAir COV)Fabrication Distribution Utilisation Fin de vieEnergieGaz à effetsde serreDéchetstoxiquesEauAir COV)EnergieGaz à effetsde serrePollution del’airGaz à effetsde serreProduitstoxiquesEnergieDéchargeContaminationdes solsFigure 2 :Extended AutomotiveValue Chain 2419Esty, Daniel, and Andrew Winston. Green to Gold: How Smart Companies Use Environmental Strategy to Innovate,Create Value and Build Competitive Advantage. 1re édition Yale University Press, 9 octobre 2006.Vers une entreprise éco-responsable | 14


Livre blancVII. Pour commencer : Composer uneéquipe respectueuse de l’environnementPour s’engager sur la voie de la responsabilitéd’entreprise en matière d’environnement, il estimportant de définir clairement la situation actuelleet l’objectif à atteindre. Toutes les entreprises n’ontpas la volonté de transformer leur modèle d’activitéspour commencer à proposer des voitures propres etdes énergies renouvelables. Chaque société pourraittoutefois définir les actions de base et prendre desmesures pour réduire leur impact sur l’environnement.Débutez ce processus avec une équipeinterfonctionnelle composée d’individus soucieuxde l’écologie ou de l’environnement. Cette équipepourrait suivre certaines règles très importantes.Qualifions-la d’équipe éco-responsable.Règles de l’équipeéco-responsableRègle n° 1: Soutien de la direction— Un membre del’équipe doit appartenir à la direction non seulementpour afficher clairement le soutien de la hiérarchiemais également pour pouvoir échanger avec l’équipede gestion et prendre ainsi des décisions plusrapidement. L’objectif de ce membre est pluriel :• Ecouter librement les idées de l’équipe• Orienter les discussions vers des planspouvant être mis en pratique• Définir les attentes en termes d’orientationde l’équipe et de financementRègle n° 2 : Engagement— L’équipe de directiondoit s’engager à étudier les suggestions et lesdécouvertes de l’équipe dans l’intention de PRENDREDES MESURES. Tous vos employés constateront lesmesures prises par cette équipe, mais si chaque idéeest repoussée par la direction, vous risquez demettre à mal le moral de vos troupes. Veillez à ceque l’équipe nommée ait les moyens d’apporterun véritable changement à votre organisation.Règle n° 3 : Diversité — Les autres membres del’équipe doit émaner de divisions, de groupes et depostes différents.Nommez par exemple des membresdes services Ventes, Exploitation, Fabrication/Qualité,Ressources humaines, Comptabilité, et même, pourquoipas, la standardiste ! Vous pouvez désigner cespersonnes ou demander des volontaires pour bénéficierde l’engagement optimal des membres de l’équipe.Règle n° 4 : Taille — Limitez la taille de l’équipe à10-12 personnes.. Ce nombre vous paraît trop faibledans les très grandes entreprises ? On constatebien souvent que plus les équipes sont importantes,plus il est difficile d’obtenir des résultats concrets.TOUTEFOIS, même si l’équipe est réduite, le déléguéde la division Fabrication peut très bien organiser sapropre équipe pour pouvoir remonter à l’équipe desidées émanant du terrain.Règle n° 5 : Libérer la créativité du personnel ! —Cette équipe constitue une excellente occasion de faireappel aux ressources pour lesquelles la société investitdes milliards de dollars en actions de recrutement et defidélisation. Encouragez l’équipe à proposer des idéesinnovantes pour réduire les déchets et la consommationénergétique ou pour accroître la durabilité des produits.Précisez bien qu’il ne s’agit pas d’un simple exercicevisant à réduire les coûts mais bel et bien d’un moyende renforcer la valeur ajoutée des produits tout enpréservant la planète.Que doit faire l’équipe ?Lors de la première réunion, l’équipe doitcommencer par présenter les 4 niveaux d’entrepriseséco-responsables évoqués précédemment dans cedocument. Votre entreprise se situe-t-elle aujourd’huiau niveau 1 et projette-t-elle d’accéder au niveau 3?A-t-elle déjà atteint le niveau 3 et est-elle en quête denouvelles opportunités ? Veillez à prendre l’avis detous les membres de l’équipe pour connaître le pointde vue de chacun. Il est possible que la société aitdéjà pris des mesures qui ont prouvé leur efficacitéet sur lesquelles il est inutile de revenir.Vers une entreprise éco-responsable | 17


Livre blancAu sein de votre société. Les prochaines étapesque doit franchir l’équipe peuvent prendre du temps,à savoir quelques mois, voire quelques années.Considérez que votre équipe est partie pour un voyaged’affaires. Vous devez tout d’abord penser à votreobjectif et à ce dont vous avez besoin pour y parvenir.Ensuite, vous devez planifier des activités et définir unbudget pour toute la durée du voyage. Vous devezégalement vous demander ce qui se passera en cas deproblème. Comment pourrez-vous vous faire aider oumodifier votre trajectoire ? Commençons maintenantl’aventure de l’équipe éco-responsable.En premier lieu, définissez les actions de base. Dansce domaine, l’équipe foisonne bien souvent d’idées.Ces actions de base recouvrent les programmes derecyclage et les mesures standard en faveur d’unemeilleure efficacité énergétique. Elles peuvent inclureun programme de sensibilisation au respect del’environnement destiné à tous les employés pourleur permettre de mieux comprendre l’impact deleurs choix sur la planète. L’intranet ou le système demessagerie de la société peut servir à communiquerle conseil environnemental de la semaine. Pourquoine pas équiper les responsables de l’équipe pourqu’ils puissent dispenser des astuces et des conseilspendant leurs réunions hebdomadaires ? Les employéspourraient être encouragés à limiter leurs impressionsaux seuls documents strictement nécessaires. Pensezégalement à activer l’impression recto verso sur toutesles imprimantes. Organisez une session de réflexion encommun pour récolter le maximum d’idées. Organisezune session de réflexion en commun pour récolter lemaximum d’idées. Si vous êtes à court d’idées, faitesdes recherches dans Google. Lorsque j’ai essayé, j’aireçu plus de 33 millions de résultats en 0,08 secondes.Ensuite, pensez à la longue route qui vous attend. Lesétapes correspondent aux possibilités offertes auxniveaux 2 et 3 de l’entreprise éco-responsable. Queces opportunités impliquent ou non un investissement,toutes auront l’impact le plus large sur votre activité etsur l’environnement. Au cours de cette étape, il vousfaudra peut-être mettre en relation la chaîne de valeurde vos produits et services ou procéder à l’analysede leur cycle de vie. Vous pouvez recruter d’autresemployés et experts pour les procédures à venir etparler à l’équipe. Vous pouvez également demander unaudit de votre société par des consultants extérieurs,mais rappelez-vous toujours que personne ne connaît« Entreprise éco-responsable »sur Google : 33 millions derésultats en 0,.08 secondes.mieux votre entreprise que vous. Collaborez avecdes experts externes dans chacun des domaines devotre activité pour étudier comment réduire votreconsommation énergétique et remodeler le processusde fabrication. Ils Forts de leur expérience auprèsd’autres sociétés, et même de concurrents, ils saurontvous apporter les idées qui vous manquent.En dehors de la société. Après vous être attaquéaux difficultés les plus pressantes de votre entreprise,demandez à votre équipe de s’intéresser à la « vagueverte », c’est-à-dire aux possibilités d’évolution devotre entreprise applicables dans votre secteur. Ellesrésident dans les normes (nouvelles ou modifiées)du secteur, la législation, les produits concurrentsou d’idées totalement nouvelles. Vous pouveznotamment décider d’inscrire le développementdurable au programme de votre plan stratégiqueà long terme . Vous aurez peut-être à ajuster vosopérations de recherche, de développement, defabrication, de vente, d’exploitation, d’installation etde gestion. Identifier la prochaine vague implique demener une réflexion immédiate. Pour commencer,il est plus simple de s’attaquer à un domaine danslequel la société a rencontré des difficultés ou danslequel la concurrence était visée. Ces domainespeuvent être analysés comme des opportunités detransformer votre activité, d’accroître vos revenus etde développer votre part de marché tout en visant unerentabilité à long terme.Sur ce point, Google ne peut rien pour vous. Nousne pouvons pas prévoir la prochaine Prius. Mais vousdevez vous entourer de l’équipe adéquate. Chacun deses membres connaît votre activité et peut identifierde nouvelles opportunités. Partez du site un jour oudeux. Réfléchissez. Rêvez. Imaginez.Prévoir un plan B. Enfin, prévoyez des plansd’intervention. Un problème est si vite arrivé. Peutêtren’atteindrez-vous pas l’objectif fixé en matièrede recyclage? Que faire si l’installation réduit saVers une entreprise éco-responsable | 18


Livre blancconsommation énergétique mais que le prix del’énergie double ? Intégrez toutes ces questions àvotre planification. Allez-vous abandonner le projetet tenter autre chose ? Allez-vous vous y tenirpendant un an et faire en sorte qu’il fonctionne ? Aufur et à mesure que la société va implémenter cesprojets, veillez à ce que l’équipe et le comité exécutifsoient pleinement conscients des avantages, desinconvénients et des risques encourus.Emettre des propositionsIl n’est pas nécessaire que l’équipe termine l’intégralitédu processus avant de soumettre des propositions àl’équipe exécutive. Il est même préférable de faire uneprésentation et d’émettre des recommandations aprèschacune des étapes précédentes. La présentationréalisée pour chaque proposition doit inclure :• Une définition claire de la mesure prise(une phrase maximum)• Un avantage quantifiable résultant de la mesureprise ainsi que des avantages tangibles (satisfactiondu personnel, moral, etc.)• Une présentation des coûts du programme• Une synthèse des risques inhérents à la mesure• Le mode de suivi et de mesure de l’actionentreprise, et son mode de communication àl’équipe exécutive et aux employésComme nous l’avons vu précédemment pourles niveaux 3 et 4, certains projets ne présententpas d’avantage immédiat et quantifiable, ou sonintérêt peut être associé à un risque supérieur(développement d’un nouveau produit). Malgré tout,il existera toujours un avantage : perception positivedu marché, satisfaction des employés, atténuationdes risques de protestation des clients, etc. Tous cespoints ont leur intérêt pour l’équipe exécutive et leparrain de cette équipe peut apporter son soutien.Prenons un exemple :Avantage : Réduire le coût énergétique de 0,03 $par butée, pour un volume total d’économies pour lasociété de 30 000 $ par anFaits : Coût initial de 100 000 $ avec économiesannuelles de 30 000 $, ce qui correspond à unepériode de récupération simple de 3,33 ans (vouspouvez visiter le site http://www.teachmefinance.com/ pour connaître le mode de calcul des avantagesfinanciers pour la société)Risques : La hausse des prix de l’énergie risqued’altérer les revenus. (Vous pouvez également indiquerici le pourcentage de hausse des coûts énergétiquesau cours des dernières années et l’impact potentiel dece risque)Suivi : La consommation énergétique sera suivie etfera l’objet de rapports tous les trimestres.• Autres recommandations :• Réduire l’intensité matérielle des biens et services• Limiter les dispersions toxiques• Améliorer les possibilités de recyclage des matériaux• Optimiser l’utilisation des ressources renouvelables• Renforcer la robustesse des produits• Augmenter l’intensité de service des produitsCélébrer la réussite !Le plus important pour l’équipe pro-environnement estde fêter la réussite environnementale. Pour cela, utilisezl’intranet de la société ou le bulletin d’informationadressé au personnel. La société peut égalementrédiger des communiqués de presse ou une lettre àl’adresse des clients pour expliquer de quelle manièreest contribue à la protection de l’environnement. A cestade, l’équipe s’est beaucoup investi. L’entreprise doitfêter les points marqués pour poursuivre dans cettemême voie et encourager les employés à renouvelerleurs efforts pour une société éco-responsable etpour eux-mêmes.Mesure : Réduire l’intensité énergétique de notreproduit (disons une butée de porte)Vers une entreprise éco-responsable | 19


Livre blancVIII. Les clés de la réussiteSuggestion 1 : Regardez la forêt, pas les arbresPour être viable dans le domaine de l’écologie, del’, environnement ou des finances, il est importantde se doter d’une stratégie à long terme. Lesentreprises se sont dotées de stratégies et ont investidans des activités comme la gestion financière,le développement de produits, etc. Il est tempsd’intégrer l’environnement dans une planificationéconomique à long terme.Chaque jour les entreprisesdépensent des millions (voire des milliards) en gestiondes stocks, traitement des commandes et gestiondes opérations industrielles. Pourquoi ne pas imaginerles ressources naturelles de la planète comme unechaîne logistique gérable et un inventaire pouvant êtremesuré et surveillé ?Suggestion 2 : évaluez les avantages par rapportaux inconvénientsDe nombreuses recherches ont été effectuéespour quantifier les avantages et les conséquencesd’une solide approche environnementale. Parmi lesbénéfices citons la baisse des coûts et une hausse derevenus tandis que les conséquences neutralisent lerisque constant de perte d’activité ou d’alimentation.Tout comme ils restent à l’affût de la prochainegrande innovation qui révolutionnera leur secteur, lesCEO doivent guetter le prochain grand changementenvironnemental qui décuplera les performances deleur univers.Suggestion 3 : vous pouvez surveiller ce que vousne mesurez pas.La première étape du processus d’améliorationconsister à prendre des mesures. Une analyse ducycle de vie évalue l’empreinte environnementaled’un produit de ses matières premières jusqu’à samise au rebut. Vous pouvez analyser les fournituresreçues et tenter de comprendre ce qui leur arrive toutau long des opérations de fabrication, distribution,consommation et recyclage. En s’appuyant surune telle analyse, votre société pourra éliminer sesdéchets, limiter ses coûts et le volume de matériauxnécessaires, et renforcer sa valeur ajoutée tout enréduisant son empreinte environnementale.Le passage d’une action irréfléchie et inutile àla protection délibérée passe par l’éduction, unchangement dans les habitudes et les étatsd’esprit. Ces changements présentent l’avantaged’être simples et économiques. Les sociétés lesplus réfléchies peuvent s’appuyer sur une stratégieenvironnementale pour innover, créer desrichesses et se forcer un avantage concurrentiel.Vers une entreprise éco-responsable | 20


Livre blancIX. ConclusionQue notre sujet traite des épées et des mousquet ou des cassettesd’enregistrement et des musiques numériques, un changement radical se profiletoujours à l’horizon, aux risques et périls des sociétés qui l’ignoreront. Un bondirigeant anticipe l’avenir pour identifier les tendances susceptibles d’être traduitesen idées rentables.Il ne fait plus aucun doute que le changement climatique constituera une force dechangement majeure au cours des décennies à venir et qu’elle ne transformerapas uniquement notre économie, mais également nos sociétés, notre santé et lemonde en lui-même. Déjà les actionnaires, les investisseurs, les banques et lesautres partenaires économiques, abstraction faite du public et des gouvernements,pressent les entreprises d’adopter en faveur de l’environnement.Une société peut s’attaquer aux problèmes environnementaux à plusieurs niveaux,des simples programmes de sensibilisation du personnel jusqu’à un engagementet un investissement massifs de l’entreprise. Chaque société doit comprendresa propre culture et sa place dans le monde, et viser le niveau d’investissementécologique qui lui convient. La formation d’une équipe éco-responsable chargée,au sein de votre société, de d’étudier les tendances futures aidera votre société àrester au fait d’un changement qui arrive à grands pas.Au final, la question prend une connotation tant émotionnelle que personnelle :comment allez-vous y répondre ? Douterez-vous du changement climatique etretrouverez-vous votre activité passé ? Vous précipiterez-vous chez vous pourremplacer toutes vos ampoules après avoir lu un livre blanc comme celui-ci ? Ouformerez-vous dès aujourd’hui une équipe au sein de votre société pour examinerl’immensité des possibilités qui s’offrent à vous ? Donnerez-vous à votre personnelles moyens de bâtir une vie, un bureau et un marché plus propres ? Verrezvouscette nouvelle tendance et chercherez-vous à dominer votre marché entransformant le paysage de votre industrie de façon à accroître vos revenus, vosparts de marchés, vos bénéfices, tout en donnant naissance à un environnementplus sûr, plus propre pour les générations futures ?Vers une entreprise éco-responsable | 21


Schneider ElectricOne High Street,North Andover, MA 01845 Etats-UnisTéléphone : +1 978 975 9600Fax : +1 978 975 9674www.schneider-electric.com/buildingsToutes les marques et marques déposées sont la propriété de leur propriétaire respectif. Lesinformations contenues dans le présent document peuvent faire l’objet de modifications sans préavis.Au 1er octobre 2009, TAC est devenue l’entreprise de construction de sa société mère SchneiderElectric. Bien que ce document reflète l’identité visuelle de Schneider Electric, des références à lamarque TAC demeurent dans le corps du document. Chaque document est mis à jour ; leur contenusera donc modifié pour refléter les changements de marque appropriés.© 2010 Schneider Electric. Tous droits réservés. 998-3154WP-GROWINGAGREENCORP-US.BU.N.EN.4.2009.0.00.CCAvril 2010 sm

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