La Belgique : fiche signalétique - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

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La Belgique : fiche signalétique - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

EN DIRECT DES CCIFEDOSSIER SPECIAL BELGIQUECFCIBDossier spécialBelgiqueN°76 30/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFESommaireI.- Présentation du pays d’un point de vue économique et politique ..................................... 33A. Aspects économiques ....................................................................................... 331. Une économie très dynamique et internationalisée… .................................... 332. … qui présente toutefois quelques faiblesses structurelles ............................. 34B. Pourquoi s’intéresser au marché belge ? ............................................................. 341. Un tremplin vers des marchés plus lointains ............................................... 342. Un contexte fiscal favorable ..................................................................... 353. Une localisation au cœur de l’Europe ......................................................... 354. Une main d’œuvre de qualité .................................................................... 355. Une qualité de vie exceptionnelle .............................................................. 35C. Aspects politiques ........................................................................................... 36II.- La structure des échanges entre la France et la Belgique .............................................. 37III.- Les secteurs porteurs ............................................................................................. 39A. Les secteurs clés ............................................................................................. 391. Industrie chimique et biotechnologies ........................................................ 392. Automobile, aéronautique, armement et autres industries ............................ 393. World diamond centre ............................................................................. 404. Industrie agroalimentaire ......................................................................... 405. Distribution ............................................................................................ 406. Logistique .............................................................................................. 40B. Les chiffres ..................................................................................................... 41IV.-La Chambre Française de Commerce et d’Industrie de Belgique ..................................... 42Le club affaires .................................................................................................... 42Le centre d’affaires .............................................................................................. 42Le service d’appui aux entreprises .......................................................................... 43V.- Les projets que la Chambre prévoit d’engager en 2009-2010 ......................................... 44Le développement du service d’appui aux entreprises ............................................... 44La mise en place d’un CRM ....................................................................... 44La mise en place de nouvelles prestations .................................................. 44L’agrandissement du centre d’affaires ..................................................................... 44L’agrandissement de son centre d’affaires ............................................................... 44VI.- 5 conseils à une entreprise qui veut exporter en Belgique ............................................ 45VII.- Success Story ...................................................................................................... 46N°76 31/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEEdito« En Belgique, la quête d'un gouvernement s'éternise », « La Belgique plusdivisée que jamais » titrait le Monde respectivement dans ses éditions de Noël etde la nouvelle année 2008.Au-delà des images d’instabilité gouvernementale, de tensions communautaires,des idées reçues et des clichés bien connus, la Belgique apparaît comme un paysdont les atouts sont fortement méconnus par son voisin français.Sait-on que c’est le second assembleur d’automobiles par habitant au monde ?Sait-on que la Belgique dispose du second pôle pétrochimique, derrière les Etats-Unis, ou encore que la Belgique compte trois langues officielles et que le françaisn’est pas la langue maternelle de la majorité de sa population ?Outre son dynamisme et son ouverture sur le monde, le marché belge possède une particularitéintéressante : une relative proximité géographique et culturelle avec la France – les belgesconnaissent bien la France et les produits français – combinée à des caractéristiques propres à desmarché plus lointains : multilinguisme et forte pression concurrentielle. Cette dualité fait de laBelgique un marché test idéal pour les entrepreneurs qui souhaitent, à terme, aborder des marchésexigeants comme l’Allemagne ou les Pays-Bas.Ce n’est pas par hasard que 1600 sociétés françaises y sont implantées et que 90% des exportateursfrançais réalisent des ventes en Belgique.La CFCIB est naturellement présente pour accompagner les entreprises françaises désireuses de saisirles nombreuses opportunités qu’offre le marché belge.Lucas BOUDETDirecteur de la CFCIBN°76 32/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEI.- Présentation du pays d’un point de vue économique et politiqueA. Aspects économiques(Source : CIA, Mission économique, ACE)Population : 10,5 millions d’habitants (est. juillet 2008) :57,8% en Flandre, 32,5% en Wallonie et 9,7% à Bruxelles-CapitalePrincipales villes et population : Bruxelles : 1 million d’hab., Anvers 466.000 d’hab.,Gand : 235.000 d’hab., Charleroi : 201.000 d’hab.,Liège : 188.000 d’hab. (2007)Taux de chômage : 7,5% (est.2007)Flandre : 5,2%, Wallonie : 11,8%, Bruxelles : 16,9% (en 2006)Langues officielles : le néerlandais (60%), le français (39,5%), l’allemand (0,5%),PIB : 319,88 milliards € (2007)Taux de croissance : 2,8% (est .2007)Taux d'inflation : 1,8 % (est. 2007)IDE : 291milliards €, 92% PIB (2006)1. Une économie très dynamique et internationalisée…Historiquement fondée sur le commerce, l’économie belge a connu un essor considérable au XIXèmeet début du XXème siècle grâce au développement des activités sidérurgiques et minières. En raisonde la taille relativement étroite de son marché intérieur et de sa position géographique privilégiée,l’économie belge a très tôt été marquée par une forte ouverture à l’international. A titre d’exemple, leroyaume se classe dans les 10 premières nations commerciales du monde alors que sa population nereprésente que 0,16% de la population de la planète.Chaque région dispose d’atouts économiques particuliers : La Flandre présente la seconde plus grande concentration d’entreprises pétrochimiques aumonde et compte de nombreux ports comme Zeebrugge ou Anvers, qui est le deuxième porteuropéen derrière Rotterdam mais bien devant le Havre. Les activités diamantaires etagroalimentaires y sont également très développées de même que l’industrie automobile ; La Wallonie présente différents pôles d’excellence : les biotechnologies, l’industrie chimique,l’aéronautique et l’armement ; A Bruxelles, on compte un grand nombre de sièges européens de sociétés étrangères,françaises, américaines ou japonaises. En outre, Bruxelles est également le siège de laCommission européenne, du Conseil de l’UE et de l’OTAN. L’activité tertiaire y est fortementdéveloppée (banque, assurance, communication, conseil aux entreprises, lobbying…)Les relations économiques et commerciales entre la Belgique et sesprincipaux partenaires : chiffres-clés du commerce extérieur en 2007(source : Agence pour le Commerce Extérieur)AnnéeExport € Import €Taux deBalance € MillionsMillionsMillionscouverture (%)2006 292.239,2 280.327,7 11.911,6 104,2 %2007 314.323,2 301.469,4 12.853,9 104,3 %Variat.2007/20067,6 % 7,5 % - -N°76 33/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFE2. … qui présente toutefois quelques faiblesses structurellesMalgré ses atouts économiques, la Belgique connaît des faiblesses structurelles : une dette importanteet un taux de chômage élevé dans le sud du Royaume.La Belgique est fortement endettée, ce qui réduit la marge de manœuvre des gouvernements, qui sontcontraints de présenter des budgets équilibrés afin de se conformer aux exigences de l’Unioneuropéenne. Il est à noter que ces efforts budgétaires ont porté leurs fruits : la dette a été réduite à85% du PIB en 2007 contre 109% en 2000 ; après un pic à 134%.La Wallonie et Bruxelles font face à des taux de chômage structurellement élevés respectivement11,8% et 16,9%, liés notamment, pour Bruxelles, à un manque de qualification de la populationlocale, et, pour la Wallonie, à une reconversion industrielle difficile. Ces chiffres masquent toutefoisdes contrastes régionaux et provinciaux importants. Bien que la Flandre soit proche du plein emploidans de nombreux secteurs, la province du Brabant Wallon est la plus riche du pays.B. Pourquoi s’intéresser au marché belge ?Disposant de nombreux atouts pour attirer de nombreux exportateurset investisseurs étrangers, la Belgique a été, en 2006, la 4 èmedestination mondiale d’IDE (Investissements Directs Etrangers).Les avantages que présentent son économie et son marché sont lessuivants :1. Un tremplin vers des marchés plus lointainsLe marché belge disposant à la fois des caractéristiques d’un marché de proximité et de celles d’unmarché plus lointain, se présente comme l’interface idéale pour les primo-exportateurs français quisouhaitent tester leur produit ou service avant d’aborder des environnements exigeants comme ceuxde l’Allemagne ou de la Grand Bretagne.a. Un marché de proximité La Belgique est géographiquement proche de la France ; 40% de la population belge est de langue maternelle francophone ; Les belges connaissent relativement bien la France : elle est leur première destinationtouristique à l’international et les chaînes de télévision françaises sont regardées par lesbelges francophones ; Au sein de l’UE, aborder la Belgique n’implique pas de complexités administratives notables.b. Un marché exigent et concurrentiel Bien que la Belgique soit un joueur significatif dans l'économie mondiale : son exportreprésente près de 75% de son PIB. Cette ouverture sur le monde entraîne une réelle pressionconcurrentielle et tarifaire ; Le multilinguisme force les sociétés françaises à adapter leur communication, packaging etapproche commerciale.N°76 34/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFE2. Un contexte fiscal favorableDe nombreux dispositifs fiscaux fédéraux et régionaux ont été mis en place pour attirer lesinvestisseurs étrangers et favoriser la croissance économique du Royaume. Pour n’en citer quequelques uns : Le mécanisme de la déduction d’intérêts notionnels permet de ramener le taux effectifd’impôt des sociétés à un niveau moyen de 26% et de théoriquement de 0% pour lessociétés dont les fonds propres sont très importants ; Absence d’impôt sur les plus values de cession ; Absence d’impôt sur la fortune (ISF) ; Des déductions spécifiques pour des investissements réalisés dans des secteurs spécifiquestels que le « Tax Shelter » pour les investissements dans les productions audiovisuelles ; Autres incitants fiscaux au niveau des revenus de brevets ou du régime des cadresexpatriés.3. Une localisation au cœur de l’EuropeLa Belgique bénéficie d’une situation géographique privilégiée au cœur du marché européen, au« carrefour de l’Europe ». Le pays, croisement de cultures différentes, dispose d’une infrastructure bien développée : Le réseau autoroutier : La Belgique occupe la 2 ème place pour la densité de son réseauautoroutier (55,1 km/1000 km²). Au total il y a 150 567 km de routes principales dont1 747 km d’autoroutes ; Les ports maritimes belges sont connus dans le monde entier : le port d’Anvers, 2 èmeport maritime en Europe et 5 ème au niveau mondial ; Le trafic aéroportuaire : 18 604 406 passagers en 2005. Brussels National Airport estle 5 ème aéroport cargo en Europe ; La Belgique possède le réseau ferroviaire le plus dense de l'Union européenne (111,7km/1000 km²). Au total il y a 3 536 km de voies ferrées dont 140 km de lignes àgrande vitesse (300 km/h) ; Bruxelles est à moins de 2 heures de Londres, à d’1heure 30 de Paris ; il en sera bientôt de même pour Cologne et Amsterdam ; Canaux ou fleuves navigables : 1 532 km.4. Une main d’œuvre de qualitéLa main d’œuvre belge est productive, flexible et surtout polyglotte grâce au fait que le Royaumecompte trois langues officielles et à la présence des instances internationales et de différentesdiasporas (française, italienne, turque, marocaine…).5. Une qualité de vie exceptionnelleLa richesse de la culture belge crée un excellent climat où chacun se sent comme chez soi. Selon lapublication « Financial Times », la Flandre et la Wallonie sont classées parmi les 5 premières régionsles plus attractives en Europe. Parmi de grandes villes, Bruxelles s'est classée dans les 10 premièrespour l'infrastructure, la qualité de vie et des ressources humaines.N°76 35/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEC. Aspects politiquesMonarchie parlementaire, la Belgique s'est dotée depuis juillet 1993 d'institutions de typefédéral qui modèle fortement les schémas de pensée et la structure décisionnelle. Elle peut être unesource de certains blocages mais également de solutions convenant au plus grand nombre, un« compromis à la belge ». L'Etat fédéral dispose d'une compétence exclusive dans les domaines de la justice, de laDéfense nationale, de la sécurité sociale, et ; de façon toute théorique désormais, dans celuide la Monnaie. Il dispose d'une compétence partagée dans ledomaine des relations extérieures, y compris le commerceextérieur. 3 Régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale),compétentes dans les matières localisables sur un territoire, àsavoir : l’aménagement du territoire et le logement,l’environnement, la protection de la nature et la rénovationrurale, l’eau, l’énergie, la politique économique (pour toutes lesquestions qui ne relèvent pas de la compétence de l’Etatfédéral), les transports et les communications, l’emploi, etc. 3 Communautés linguistiques (flamande, francophone etgermanophone), compétentes dans les matières quiintéressent les personnes, c’est-à-dire principalement : lesaffaires culturelles, l’audiovisuel, le tourisme, la formation professionnelle, l’enseignement, lasanté, l’aide sociale, la protection de la jeunesse, etc.L’Etat, les trois Communautés et les trois Régions exercent la quasi-totalité de leurscompétences à titre exclusif. Chacun d’entre eux possède son propre Parlement (habilité àvoter ses lois), son gouvernement exécutif (responsable devant le Parlement), et sonadministration. Ainsi la Belgique est considérée comme le pays disposant du plus grandnombre de ministres par habitant au monde : un ministre pour 166 000 habitants.N°76 36/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEII.- La structure des échanges entre la France et la Belgique La France est le 3 ème fournisseur de la Belgique. Et le 2 ème client de la Belgique.Les 3 principaux clients et fournisseurs de la Belgique en 2007(Source : Agence pour le commerce extérieur)3 principaux fournisseursRang Pays € millions Total (%)1 ALLEMAGNE 53.596,9 17,82 PAYS-BAS 52.969,4 17,63 FRANCE 33.906,3 11,3Les 3 principaux clients et fournisseurs de la Belgique en 2007(Source : Agence pour le commerce extérieur)3 principaux clientsRang Pays € millions Total (%)1 ALLEMAGNE 61.816,2 19,72 FRANCE 52.476,8 16,73 PAYS-BAS 37.552,9 12,0 La Belgique est le 5 ème client de la France et le 3 èmefournisseur de la France Les échanges commerciaux franco-belges sont denses et équilibrés. La France est unpartenaire privilégié mais concurrencé.Les exportations françaises vers la Belgique sont dominées par 6 secteurs qui représentent 71,4% desexportations totales (9 premiers mois de 2008) :produits des industrieschimiques28,60%15,10%matériel de transport7,30%9,00%12,20%14,50%13,30%métaux communsmachines et appareilsproduits des industriesalimentairesproduits minérauxautresLes importations françaises en provenance de Belgique sont dominées par 6 secteurs qui représententenviron 68,2% des importations totales (9 premiers mois de 2008)N°76 37/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFE31,80%15,70%14,30%produits des industrieschimiqesmétaux communsmachines et appareils6,90%7,20%11,70%12,40%produits minérauxmatières plastiquesmatière de transportautres Tous produits confondus, les importations françaises vers la Belgique ont cru de 12,9% entre2005 et 2006, et de 3,6% entre 2006 et 2007 36000 entreprises françaises exportent en Belgique 7,3% des exportations françaises se font vers la Belgique 90% des sociétés exportatrices françaises exportent vers la Belgique 1600 implantations françaises en Belgique 4 ème destination des investissements français à l’étranger Les grands groupes français sont présents dans de nombreux secteurs et y occupentsouvent une position de leaderSecteurAéronautiqueSociétésfrançaisesFilialesfrançaisesActionnaire deréférence oumaison mèrefrançaiseBanque, assurancesConstructionDistributionEnergieTélécommunicationsN°76 38/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEIII.- Les secteurs porteursA. Les secteurs clésLa Belgique, à l’image de la France, présente un marché mûr où tous les secteurs de l’économiesont développés. Nous développerons davantage la notion de « secteur clé » que celui de« secteur porteurs ». En effet, il n’existe pas de corrélation entre la part que représente unsecteur dans l’économie et les opportunités qu’il offre à un entrepreneur français. Une société peutrencontrer davantage de succès dans une niche au sein d’un secteur en relatif déclin comme lasidérurgie qu’en tentant de pénétrer un secteur important tel que la distribution où les acteursprésents sont bien installés et où il règne une concurrence féroce.1. Industrie chimique et biotechnologies(Sources : ESSENSCIA, Mission économique -> www.missioneco.org/belgique) La Belgique est un des grands acteurs de l’industrie chimiquemondiale. Le pays présente un fort degré de spécialisation. Ce secteurest majoritairement localisé en Flandre où les groupes suivants sontprésents : RECTICEL, BAYER ANVERS, SOLVAY, AGFA-GEVAERT.Anvers est le 2 ème centre pétrochimique mondial après Houston auTexas. Dans le secteur des biotechnologies, la Belgique compte 140 entreprises dont une centaine« pure biotech ». Les entreprises emblématiques de ce secteur sont de grands groupesinternationaux : UCB, GALAXOSMITHKLINE BIOLOGICALS et EUROGENTEC.2. Automobile, aéronautique, armement et autres industries(Sources : FEBIAC, Mission économique -> www.missioneco.org/belgique) L'économie ouverte de la Belgique a incité quasiment toutes les grandes marquesautomobiles à s'y établir. Environ 750.000 voitures et 90.000 véhicules utilitaires, autobus etautocars sont assemblés chaque année en Belgique. L'ensemble de l'industrie automobile(assembleurs, constructeurs et importateurs) a donc une influence considérable sur l'économie etl'emploi. Près de 10% de travailleurs sont, directement ou indirectement, actifs dans ce secteur(360.000 personnes). En 2007, 749.00 véhicules ont été assemblés dont 92,4% ont étéexportées. Bruxelles héberge le siège européen de TOYOTA et le site de production d’AUDI. LaFlandre abrite les constructeurs de voiture FORD, GENERAL MOTORS (OPEL), VOLVO ainsi que lesconstructeurs poids lourds et autobus VOLVO TRUCKS, VDL JONCKHEER et VAN HOOL et laWallonie, CATERPILLAR. Le secteur aéronautique occupe une place fondamentale dans l’économie de la Wallonie etconstitue indéniablement un des grands atouts pour l’avenir. La réussite de ce secteur est due àune politique de R&D soutenue par les pouvoirs publics et au réseau de sous-traitants spécialiséstravaillant pour des grands constructeurs. La part la plus importante de la production de cesecteur est destinée à l’exportation. Les acteurs de références du secteur sont SABCA,TECHSPACE AERO et SONOCA. Les références dans l’armement sont LES FORGES DEZEEBRUGGE et FN HERSTAL Au sein de la métallurgie, la sidérurgie est le plus important des sous-secteurs en Belgique.Les mouvements de concentration se sont également fait sentir en Belgique : les entreprisesd’ARCELOR font aujourd’hui partie du groupe ARCELORMITTAL, leader mondial du secteur avecune production globale de près de 120 millions de tonnes par an.N°76 39/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFE3. World diamond centre(Source: HRD) 4 bourses diamantaires du monde entier sur 19 sont localisées àAnvers, capitale mondiale du diamant. 70% des diamants mondiaux sontcommercialisés dans cette ville. Les bijoutiers les plus connus tels queCARTIER, VAN CLEEF & ARPELS, achètent leurs diamants à Anvers. Plus de50% de la production des diamants brutes et polis passe par Anvers.L’étiquette « Cut in Antwerp » est le gage de qualité et d’approbationinternationale pour les diamants polis.4. Industrie agroalimentaire La Belgique est le 2ème client agroalimentaire de la France. L’agriculture belge estprincipalement orientée vers les productions animales en Wallonie et l’horticulture en Flandre.Cette dernière est devenue leader dans la production et la transformation de légumes de pleinchamp. L’industrie alimentaire belge est spécialisée dans la transformation des matières premièresimportées : chocolaterie, café, thé.L’activité brassicole est également soutenue avec des nombreux producteurs locaux et desmultinationales comme le belgo-brésilien INBEV (JUPILER, LEFFE, STELLA )5. Distribution(Source : Mission économique -> www.missioneco.org/belgique) Le secteur de la distribution est plus important dans le PIB belge qu’en France (11,5% contre9,5%). Il emploie 10% de la population active. Les chaînes spécialisées exercent une fortepression sur toutes les autres formes de distribution et connaissent un essor constant. Lesgroupes néerlandais sont majoritairement présents en Flandre et les enseignes belgesd’électroménager comme VANDENBORRE ou KREFEL restent très nationales. Le chiffre d’affaires de la distribution alimentaire progresse régulièrement. Trois grandsgroupes représentent les 2/3 de la distribution de détail : CARREFOUR, DELHAIZE et COLRUYT.6. Logistique(Source : Mission économique -> www.missioneco.org/belgique)La Belgique compte 4 ports maritimes (Anvers -5 ème port mondial-, Gand, Zeebrugge et Ostende)localisés sur un littoral de 66km et de nombreux port fluviaux importants comme ceux de Liège -3 ème port intérieur d’Europe - et de Bruxelles. Ces infrastructures ont permis le développement desactivités connexes telles que l’affrètement, le groupage et le stockage.N°76 40/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEB. Les chiffresPrincipales exportations Belges en 20051 er exportateur mondial de2 ème exportateurmondial deMédicaments (y compris vétérinaires)PolyéthylèneRecouvrements de sol (lino, tapis, ..)Diamants & pierres précieusesJus de fruits & de légumesChocolat & produits du cacaoMargarineFibres textiles végétales (sauf coton & jute)Composés organo-inorganiques & hétérocycliques, acidesnucléiquesMonofilaments, bâtons et profilés en matières plastiquesProduits laminés en fer ou acier non allié, ni plaqués nirevêtusLes 10 principales catégories de produits à l'importation en 2005(source : Agence pour le Commerce Extérieur)Rang Catégories de produits € millions % du total1 Prod. chimiques & pharmaceut. 64.833,50 21,52 Machines & appareils 42.099,40 143 Produits minéraux 38.294,30 12,74 Matériel de transport 34.673,20 11,55 Métaux communs & ouvrages 29.554,90 9,86 Matières plastiques & caoutchouc 16.252,50 5,47 Perles, pierres & métaux précieux 14.285,10 4,78 Matières textiles & ouvrages 10.082,90 3,39 Prod. des industries alimentaires 9.695,20 3,210 Produits du règne végétal 7.872,10 2,6N°76 41/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEIV.-La Chambre Française de Commerce et d’Industrie de BelgiqueFondée en 1885, la CFCIB propose une vaste gamme de services à toutesociété française qui souhaite exporter vers la Belgique ou s’y implanter.Les activités de la CFCIB sont structurées autour de 3 pôles :- Le club affaires- Le centre d’affaires- Le service d’appui aux entreprisesLe club affairesLa mission du club affaires est d’animer la communauté d’affaires franco-belge. Les 4 chambresfrançaise de commerce et d’industrie en Belgique : la CFCI de Belgique, la CFCI pour les deuxFlandres, la CFCIB d’Anvers et Limbourg et la CFCI pour les provinces de Liège et de Luxembourganiment, ensemble, un réseau de près de 400 entreprises belges, ce à quoi s’ajoute un réseau de 600implantations françaises en Belgique dûment répertoriées.A travers l’organisation de dîners-débats avec des orateurs depremier plan tels que Jacques Barrot, Vice-Président de laCommission européenne ou Henri Proglio, PDG de Véolia, la CFCIBpermet aux chefs d’entreprises belges et français de se rencontrer,de développer leur carnet d’adresses. Le club affaires de la CFCIBorganise également, en partenariat avec les sections Europe etUnion européenne des Conseillers du commerce extérieur,différents séminaires et visites d’entreprises.Ces activités de réseau sont complétées par la publication d’unenewsletter trimestrielle et d’un annuaire annuel.Le centre d’affairesLa CFCIB propose plus de 1200m² de bureaux entièrement équipés au cœur de Bruxelles qu’elle loue,à la journée, au mois ou à l’année grâce à des formules très souples. La CFCIB propose, dans unpackage global, un service d’accueil et de secrétariat multilingue ainsi que toutes les infrastructures detravail nécessaire : mobilier, internet haut débit et centrale téléphonique moderne.La CFCIB héberge ainsi :- des PME françaises qui font leurs premiers pas sur le marché belge- des VIE qui bénéficient de l’encadrement de l’équipe de la Chambre- des grands groupes français qui localisent leur bureau de lobbying européen à Bruxelles- des centres de recherche français souhaitant disposer d’une visibilité nationale maximale àl’ égard des institutions européennes.Au-delà des prestations de location de bureaux, la CFCIB met àdisposition toute une gamme de services pour faciliter la vie de sesdomiciliés : service de refacturation pour les structures publiqueset back-office personnalisé pour les antennes commerciales.N°76 42/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFELe service d’appui aux entreprisesLa CFCIB propose une gamme étendue de services à toute société française qui souhaite exporter ous’implanter en Belgique.La CFCIB fournit un premier niveau de conseil gratuit. Dans les 24 heures, tout entrepreneur quiprend contact avec la CFCIB peut bénéficier de premiers éléments d’information concernant sonapproche du marché belge : données sectorielles, juridiques, commerciales ou sociales.En fonction de son profil, de ses moyens et de ses projets dans le pays, la CFCIB l’accompagne depuisla définition de sa stratégie commerciale jusqu’à la réalisation « clef-en-main » de toutes lesformalités requises en Belgique, notamment en néerlandais, si nécessaire.Existe-t-il des débouchés pour mon produit ?Quelle est la meilleure méthode pour le commercialiser en Belgique : via un agent, un distributeur ?Vaut-il mieux racheter un concurrent ou m’implanter en direct grâce à une succursale ou une filiale ?Quelles sont les contraintes de chacune de ces options ?Telles sont les problématiques que le service d’appui aux entreprises appréhende quotidiennement, encollaboration, si nécessaire, avec ses partenaires avocats, comptables, secrétariats sociaux etfiscalistes.Prestations types proposées par le service d’appui auxentreprises :- Création d’entreprise- Recrutement- Recherche d’agent- Liste d’entreprises- Diagnostic produit/marché- Prospection commerciale.N°76 43/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEV.- Les projets que la Chambre prévoit d’engager en 2009-2010En 2009, la CFCIB va mettre l’accent sur deux de sespôles d’activité phares :Le développement du service d’appui auxentreprisesavec, notamment : La mise en place d’un CRM (customer relationship management), outil de gestion de la relationclient qui permettra à la CFCIB de gérer le suivi de ses contrats, le suivi de ses offres commerciales,ainsi que la mise à jour unifiée de ses différentes bases de données et fonds documentaires(fédérations belges, clients, prospects, membres, données sectorielles etc.). L’objet ultime de cetinvestissement est de mutualiser les ressources du service d’appui aux entreprises afin d’accroître saréactivité, la pertinence de ses conseils et d’assurer un suivi client rigoureux et personnalisé. La mise en place de nouvelles prestations telles que le commercial à temps partagé. L’idée estde permettre au client d’externaliser toute la gestion de ses opérations sur la Belgique : force devente, back-office (suivi des commandes, service après vente) et logistique.L’agrandissement du centre d’affairesL’agrandissement de son centre d’affaires, qui pourrait regrouper à terme 2200m² de bureaux sur unsite unique, sera analysé dans le courant 2009 en fonction des opportunités immobilières queprésentera le bâtiment actuellement occupé par la Chambre. La CFCIB souhaite outre le rez-dechausséeet le deuxième étage qu’il occupe déjà, s’étendre au premier étage avec des bureauxprivatifs mais aussi des espaces paysagés au sein desquels les sociétés pourraient ne louer qu’unposte de travail.N°76 44/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEVI.- 5 conseils à une entreprise qui veut exporter en Belgique1. Le conseil primordial que l’on peut donner à l’exportateur français souhaitant appréhender lemarché belge est de l’approcher avec le même professionnalisme que tout autremarché plus lointain et de ne pas se laisser tromper par son apparente proximité : lemarché belge n’est pas une extension du marché français ; la Belgique n’est pas la 23 èmerégion de France !Cette attitude évitera que le marché belge, terre d’opportunités, ne deviennent son plusterrible des faux amis.Ainsi, il s’agit de n’oublier, sous aucun prétexte, ces différents éléments :2. Prendre en compte le multilinguisme60% des belges ne sont pas de langue maternelle francophone. La première langue des belgesest le néerlandais. L’allemand est la troisième langue officielle du pays. Votre packaging etdocumentations commerciales doivent être adaptés en conséquence.3. Prendre en compte les différences culturelles et les habitudes de consommationlocalesBien que le public belge soit généralement amateur de produits français, ses habitudes deconsommations ne sont pas celles du français. Un produit qui se vend bien en France ne ferapas toujours l’objet d’une forte demande en Belgique. Par exemple, en France, on constate unretour aux valeurs du terroir alors que le consommateur belge, flamand notamment, seradavantage attiré par la nouveauté et le design.La notoriété d’une marque ou d’une enseigne en France ne constitue, en soi, aucune garantiede succès en Belgique. Sans effort et investissement marketing, des sociétés pourtant connuesen France n’ont pas réussi à s’implanter durablement en Belgique.4. Attention également à ne pas transposer des réflexes français. A titre d’exemple, lechèque n’est pas un mode de règlement utilisé en Belgique. De même, le « quart d’heure depolitesse » n’est pas d’usage : la ponctualité est de rigueur. L’usage du tutoiement est aussidavantage répandu en Belgique qu’en France ; il ne s’agit pas d’un manque de respect àl’égard du contact français mais d’une différence culturelle.5. S’adapter à votre interlocuteur.Le belge connait, en général, assez bien le Français ; la réciproque n’est souvent pas vrai.L’exportateur français constatera que son cocontractant belge, sera plus discret dans sesrelations commerciales mais il sera aussi plus concret : il favorisera des solutionspragmatiques à des discours ou des solutions complexes.N°76 45/46 Février 2009


EN DIRECT DES CCIFEVII.- Success StoryTémoignage de Madame De Barros,Secrétaire général de la société JESPouvez-vous nous décrire l’activité de votre entreprise ?La conception, la commercialisation, l’installation et la maintenancede systèmes informatiques d’encaissement avec identification parbadge pour la restauration collective (restaurant d’entreprise,hôpitaux, scolaire…) et commerciale (restauration traditionnelle).Pourquoi ce développement en Belgique ?Historiquement, les commerciaux français de la société prospectent les zones frontalières. Descontacts avancés avec des hôpitaux et des grands acteurs de la restaurations collective en Belgiquenous ont conduit à envisager l’ouverture d’une succursale à Bruxelles, point de passage obligé pouraller plus avant dans notre développement commercial dans ce pays. La proximité culturelle etgéographique ont également facilité la prise de décision.Comment avez-vous connu la CFCIB ?Dans une démarche globale de projet de développement à l’export, nous avions identifié les acteursde l’aide au développement parmi lesquels les Chambres Françaises de commerce et d’industrie àl’étranger. C’est donc naturellement que nous avons cherché les coordonnées de la CFCIB.Quelles prestations avez-vous confiées à la CFCIB ?Ouverture de la succursale, location de bureau, recrutement, transfert de siège social, constitution desociété anonyme. Nos partenaires belges (comptables, secrétariat social, etc.) ont tous, à part notrebanquier, été choisis parmi les membres de la CFCIB.Quelle est la valeur ajoutée apportée par les services de la CFCIB ?Nous souhaitions, dans un premier temps, obtenir un retour d’expérience sur les ouverturesd’implantations françaises en Belgique et être confortés dans nos décisions stratégiques par unpartenaire ayant une bonne connaissance du marché belge : les bonnes pratiques à mettre en œuvre,le type de structure approprié, etc. Nous avons ainsi obtenu la validation des choix pris lors de notreréflexion sur un développement à l’étranger.Notre partenariat nous évite également de nous déplacer en Belgique pour chaque démarcheadministrative et nous permet ainsi de nous concentrer sur la prospection et le développement dumarché.Obtenir toutes les clefs pour notre évolution en Belgique en une fois est un gain de temps et permetun développement à moindre coût.Nous apprécions le service de location de bureau proposé par la CFCIB. L’accès est pratique (proximitéde la gare du midi, des principaux axes routiers) et la localisation centrale. Il s’agit par ailleurs d’une« belle adresse ».Le fait d’être accompagné par la CFCIB est un gage de sérieux qui peut rassurer les institutionnels.Enfin, les séminaires techniques proposés par la CFCIB sur des thèmes tels que les conditionsgénérales de vente, la comparaison de bulletins de paie français et belges, etc.) nous ont souvent étéutiles et nous ont permis de nouer des contacts intéressants avec les membres de la Chambre,acteurs de la vie de l’entreprise en Belgique.Avez-vous un conseil à donner à un entrepreneur français souhaitant approcher le marchébelge ?Une entreprise ne doit pas imposer sa manière de fonctionner à un nouveau marché. Elle doits’adapter à lui. Pour cela, elle doit être accompagnée par des acteurs locaux pouvant la conseiller surla marche à suivre. Je l’invite donc à travailler avec des partenaires tels que la CFCIB afin d’êtreaccompagnée par des connaisseurs du marché belge.CHAMBRE FRANCAISE DE COMMERE ET D’INDUSTRIE EN BELGIQUEAvenue des Arts, 8 B-1210 BruxellesTél : 32-2-506 88 11 Fax : 32-2-506 88 17@ : cfcib@cfci.be - Site : www.cfci.beN°76 46/46 Février 2009

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