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Carrière d'Asnières - 0,67 Mb - Préfecture de l'Yonne

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1/85PREFECTURE DE L'YONNE----------------------Commune <strong>de</strong> Asnières sous Bois-----------------------ENQUETE PUBLIQUERELATIVE A UNE DEMANDE D'AUTORISATION D'EXPLOITERUNE CARRIERE ET UNE INSTALLATION DE TRAITEMENT DESMATERIAUX SUR LE TERRITOIRE DE LA COMMUNED'ASNIERES SOUS BOIS DEPARTEMENT DE L'YONNE (89)---------------------------RAPPORT DE LA COMMISSION D'ENQUETE___________André PATIGNIER Andrée NIEZ Pierre GUIONPrési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission Membre titulaire Membre titulaired'enquêteDossier n° E120000 45/21 du 12/04/2012Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


2/85PLAN DU RAPPORT1- Généralités1.1- Introduction1.2- Objet <strong>de</strong> l'enquête publique1.2.1- Autorisation au titre <strong>de</strong>s I.C.P.E.1.3- I<strong>de</strong>ntité du <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ur1.3.1- La Société Carrières et Matériaux d'Asnières1.4- Cadre légal et réglementaire1.5- Principales caractéristiques du projet1.5.1- Localisation géographique1.5.2- Le Projet <strong>de</strong> carrière1.5.3- Les données <strong>de</strong> base sur le gisement et le mo<strong>de</strong> d'exploitation1.5.4- Les métho<strong>de</strong>s d'exploitation1.5.4.1- Pistes d'accès et d'accueil1.5.4.2- Décapage, stockage <strong>de</strong>s terres et <strong>de</strong>s stériles1.5.4.3- L'extraction1.5.4.4- Le phasage d'exploitation1.5.4.5- Les stériles, le tout-venant1.5.4.6- Gestion <strong>de</strong>s eaux1.5.5- Remise en état du site1.5.6- Les garanties financières1.6- Les impacts du projet. Les mesures prises1.6.1- Environnement naturel1.6.2- Environnement humain1.6.3- Contraintes et servitu<strong>de</strong>s1.6.4- Effets du projet sur la santé publique1.6.5- Les raisons du choix du projet1.7- Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s DangersEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


3/851.8- Notice Hygiène Sécurité1.9- Composition du Dossier2- Déroulement <strong>de</strong> l'enquête2.1- Désignation <strong>de</strong> la Commission d'enquête2.2- Préparation <strong>de</strong> l'enquête2.3- Décision <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à l'enquête publique2.4- Présentation du Projet – Visite <strong>de</strong>s lieux2.5- Mesures <strong>de</strong> publicité2.6- Modalités <strong>de</strong> consultation du public2.7- Réception du public par la Commission d'enquête2.8- Clôture <strong>de</strong> l'enquête2.9- Notifications <strong>de</strong>s observations au MO2.10- Mémoire en réponse du MO2.11- Travaux <strong>de</strong> la Commission d'enquête2.12- Remise du rapport d'enquête3- Analyse <strong>de</strong>s observations3.1- Relation comptable <strong>de</strong>s observations du public3.2- Relation comptable <strong>de</strong>s signatures3.3- Sens général <strong>de</strong>s avis3.4- Personnes morales3.4.1- Favorables au projet3.4.2- Défavorables au projet3.5- Principaux thèmes évoqués par le public3.6- Méthodologie <strong>de</strong> l'analyse <strong>de</strong>s observations4- Analyse <strong>de</strong>s thèmes traités par le pétitionnaire5- Analyse <strong>de</strong>s thèmes non traités par le pétitionnaire6- Analyse <strong>de</strong>s questions <strong>de</strong> la Commission d'enquêteEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


4/85RAPPORT1- Généralités1.1- IntroductionLe projet <strong>de</strong> schéma départemental <strong>de</strong>s carrières 2012-2021 détermine selon les termesci-après les enjeux liés à l'exploitation <strong>de</strong>s carrières:« Les activités <strong>de</strong> traitement et d’extraction <strong>de</strong> matériaux sont le premier maillon d’unefilière économique indispensable au département. L’exploitation <strong>de</strong>s roches meubles resteun élément essentiel <strong>de</strong> l’offre en matériaux nécessaires au développement <strong>de</strong>sterritoires. Toute région bénéficiant dans son sous sol <strong>de</strong> cette ressource se doit <strong>de</strong> lagérer dans les principes du développement durable.Outre les emplois directs (environ 500 personnes en 2010), l’activité induit également1200 emplois locaux parmi les fournisseurs et entreprises sous traitantes (terrassement,transport routier,maintenance <strong>de</strong>s équipements), dont le maintien sur le département estlié aux carrières locales.Par ailleurs, l’activité extractive répond aux besoins majoritairement <strong>de</strong> proximité,d’activités <strong>de</strong> transformation (béton, industrie du béton, production d’enrobés bitumineux)ou <strong>de</strong> construction et d’entretien <strong>de</strong>s routes, <strong>de</strong> construction <strong>de</strong> bâtiments qui drainent unnombre important d’entreprises tant artisanales qu’industrielles pour lesquelles lesmodifications <strong>de</strong>s chaînes d’approvisionnement entrainent d’importantes perturbationsqu’il est nécessaire d’anticiper et d’accompagner (formulations,adaptation <strong>de</strong>s outilsindustriels, formation <strong>de</strong>s artisans et <strong>de</strong>s entreprises <strong>de</strong> mise en œuvre).Si l'importance économique du secteur ne peut être ignorée, en revanche, cette activitéextractive ne peut se poursuivre ou se développer sans prendre en compte lespréoccupations environnementales,et la nécessité <strong>de</strong> s'inscrire dans un développementdurable par une gestion respectueuse et économe <strong>de</strong>s ressources et une approcheintégrée <strong>de</strong>s enjeux eaux et biodiversité. »Monsieur Sébastien DILLON, agissant en qualité <strong>de</strong> gérant <strong>de</strong> la Carrières et Matériauxd'Asnières (C.M.A) 29 route <strong>de</strong> Clamecy (89660) à Asnières sous Bois a sollicité,auprès <strong>de</strong> Monsieur le Préfet du département <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>, l'autorisation d'exploiter unecarrière ainsi qu'une installation <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s matériaux sur le territoire <strong>de</strong> lacommune d'Asnières-sous-Bois.Le projet <strong>de</strong> situe en limite <strong>de</strong>s départements <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> (89)et <strong>de</strong> la Nièvre(58). Il setrouve à environ 50 km au sud est d'Auxerre, sur la rive droite <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> (6km) et au sudouest du bourg d'Asnières sous Bois. Il couvre une superficie totale <strong>de</strong> 18ha 28a et 9cadont environ 10 ha sont exploitablesIl a pour objectif l'exploitation, à ciel ouvert et hors d'eau, d'une carrière <strong>de</strong> rochesmassives <strong>de</strong> calcaires . La <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'autorisation est sollicitée pour une durée <strong>de</strong> vingtans qui comprend la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> remise en état du site .Le volume total à extraire est estimé à 1 290 000 m3 soit 2 740 000 tonnes <strong>de</strong> produitsfinis avec un rythme moyen d'extraction <strong>de</strong> tout-venant <strong>de</strong> l'ordre <strong>de</strong> 80.000 m3/an soitEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


5/85170 000 tonnes <strong>de</strong> produits finis.La carte ci-après indique la localisation du projet ainsi que la délimitation du périmètred'exploitation .Nb : Toutes les cartes figurant dans le présent rapport sont extraites du dossier mis à ladisposition du public et réalisé par le cabinet GéoPlusEnvironnement qui a autorisé ceprocédé.1.2- Objet <strong>de</strong> l'enquête publiqueEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


6/85Les installations projetées relèvent du régime <strong>de</strong> l'autorisation prévue à l'articleL 512-1 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnement, livre V, Titre I er « installations classées pour laprotection <strong>de</strong> l’Environnement (ICPE). Elles sont donc soumises à enquête publique.1.2.1- Autorisation au titre <strong>de</strong>s I.C.P.E.L’enquête publique porte sur la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation d’exploiter unétablissement relevant <strong>de</strong>s dispositions du livre V titre I du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement car ilexerce les activités suivantes : Une exploitation <strong>de</strong> carrière ( n° 2510 <strong>de</strong> la nomenc lature <strong>de</strong>s ICPE) Une installation <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s matériaux dont la puissance installée <strong>de</strong>smachines concourant à son fonctionnement est supérieure à 500 KW et inférieure à 5MW ( n° 2515 <strong>de</strong> la nomenclature <strong>de</strong>s ICPE)Numéro <strong>de</strong> lanomenclatureDésignation <strong>de</strong> larubriqueRégime Rayond'affichageNiveau d'activité du projet2510 Exploitation <strong>de</strong> carrières A 3 km Capacité nominale <strong>de</strong> productionsupérieure ou égale à 150.000t/anmais inférieure à 500.000t/an2515 Broyage, concassage,criblage, ensachage,pulvérisation,nettoyagetamisage,mélange <strong>de</strong>pierres cailloux, mineraiset autres produitsnaturels ou artificiels nondangereux inertesA 2 km La puissance installée <strong>de</strong>l'ensemble <strong>de</strong>s machines fixesconcourant au fonctionnement <strong>de</strong>l'installation étant supérieure à 500kw mais inférieure ou égale à 5 MwRégime A = Autorisation1.3- I<strong>de</strong>ntité du <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urLa <strong>de</strong>man<strong>de</strong> est présentée par Monsieur Sébastien DILLON agissant enqualité <strong>de</strong> gérant <strong>de</strong> la S.A.R.L C.M.A (Carrières et Matériaux d'Asnières sous Bois)dont le siège social est situé 29 route <strong>de</strong> Clamecy 89600 à Asnières sous Bois.1.3.1- La Société Carrières et Matériaux d'AsnièresLa société est enregistrée au registre du commerce et <strong>de</strong>s sociétés sous le numérod'i<strong>de</strong>ntification 517 846 549 RCS Auxerre en date du 05/11/2009 ( extrait K bis joint anannexe du dossier ).1.4- Cadre légal et réglementaireLe Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l‘environnement et notamment : les chapitres V-I-I et V-I-II relatifs aux installations classées pour la protection <strong>de</strong>l’environnement, partie législative et partie réglementaire.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


7/85Le projet est également soumis à évaluation environnementale, étu<strong>de</strong> d’impact et avis <strong>de</strong>l’autorité environnementale, dans les conditions prescrites par les articles L.122-1 etsuivants et R.122-1 à R.122-16. Le contenu <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> d’impact est défini par l’article R512-8 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement. L’étu<strong>de</strong> d’impact et l’avis <strong>de</strong> l’autoritéenvironnementale daté du 7 mars 2012 figurent au dossier d'enquête publique.1.5- Principales caractéristiques du projet1.5.1- Localisation géographiqueLa carrière présentée par la société CMA est située en limite <strong>de</strong>s départements <strong>de</strong> l’Yonne(89) et <strong>de</strong> la Nièvre (58) à environ 50 kilomètres au sud-est d’Auxerre et sur la rive droite<strong>de</strong> la rivière Yonne (6km du projet) sur le territoire <strong>de</strong> la commune d’Asnières sous Bois(89).Le site sera encadré par :- la forêt <strong>de</strong> Champornot à l’Ouest et au Sud du site- la voie communale n° 2 d’Asnières à Clamecy au No rd (RD 199) et plus haut, la RD 100- le chemin <strong>de</strong> l’Ecce Homo au Sud, plus bas, la RD 951 (ex.RN 151)1.5.2- Le Projet <strong>de</strong> carrièreLe périmètre <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> (18ha28a09ca) et le périmètre exploitable (10ha), figure 9 àl’échelle 1/3000 ème sont intégrés dans le tome 2 du dossier intitulé mémoire technique.Le rythme moyen envisagé sur 5 ans est <strong>de</strong> :- 36 000m3 soit 9 000 tonnes la première année puis les années suivantes <strong>de</strong> 52 000m 3(130 000 tonnes) 56 000m 3 (140 000 tonnes) 64 000m 3 (160 000 tonnes) 72 000m 3(180 000 tonnes).Ensuite le rythme d’extraction restera i<strong>de</strong>ntique durant les 13 <strong>de</strong>rnières années. Levolume total exploitable est <strong>de</strong> 1 290 000m 3 soit 3 225 000 tonnes.La durée porte sur 20 ans dont 18 ans d’extraction et 2 ans <strong>de</strong> finalisation duréaménagement.Les cotes <strong>de</strong> fouille sont à 216,5 m NGF au point le plus haut et 199 m NGF au point bas.Les déchets seront valorisés par la vente <strong>de</strong> stériles <strong>de</strong> production.1.5.3- Les données <strong>de</strong> base sur le gisement et le mo<strong>de</strong> d'exploitation- La société CMA débute son activité à travers l’ouverture <strong>de</strong> cette carrière calcaire :production <strong>de</strong> matériaux calcaires compatibles avec <strong>de</strong>s usages béton en substitution <strong>de</strong>smatériaux alluvionnaires.- la production servira principalement à l’alimentation du marché local.- le projet d’ouverture <strong>de</strong> carrière concerne <strong>de</strong>s :- limons <strong>de</strong>s plateaux,− calcaires oolithiques à entroque du callovien inférieur et du Bathoniensupérieur et moyen,Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


8/85- calcaires marneux et marnes du Bathonien inférieur et du Bajocien supérieur,- calcaires bioclastiques du Bajocien inférieur.Une carte géologique autour du projet figure au dossier (document n° 2)La figure 3 matérialise les sondages réalisés :- 1 carottage- 2 tarières- 2 piézomètres− <strong>de</strong>s profils géophysiques électriques permettant <strong>de</strong> déterminer la résistanceélectrique du sous sol et <strong>de</strong> sa nature.Les résultats démontrent que les matériaux présentent une bonne absorption et pourrontdonc être utilisés dans le béton et les travaux publics.Lors <strong>de</strong> ces sondages il a été relevé que le site était concerné par la nappe Bathono-Callovien suivie entre 1974 et 1982 par la D.I.R.E.N Bourgogne .Le niveau <strong>de</strong> cette nappe est évalué en pério<strong>de</strong> basse à environ 209m NGF et 210m NGFen pério<strong>de</strong> haute.Les variations piézomètriques mesurées à Chamoux sont globalement stables <strong>de</strong>puis1974.Un rapport hydrogéologique réalisé par EKS hydrologie <strong>de</strong> mars 2010 à juin 2010 estannexé au rapport (Pièce n° 2 <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact). Il conclut « qu'il existe une relationhydrogéologique entre le Pz2 sur le site <strong>de</strong> projet <strong>de</strong> carrière et <strong>de</strong> la source d'Avrigny. Letraçage a montré l'absence <strong>de</strong> relation entre le Pz2 et la source <strong>de</strong> la Clain-Pie captéepour l'alimentation en eau potable <strong>de</strong> la commune ».La cote <strong>de</strong>s plus hautes eaux connues a été estimée à 197,87m NGF au niveau du Pz1 etEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


9/85à 215,37m au Pz2.La cote <strong>de</strong> fond <strong>de</strong> fouille sera fixée à 199m NGF au point le plus bas du site (Nord ouest)et à 216,5m NGF au point le plus haut (Sud est).- L’épaisseur totale <strong>de</strong> gisement exploitable varie <strong>de</strong> 17 à 20 mètres pour une moyenned’environ 18,50m dont 15% <strong>de</strong> stériles <strong>de</strong> production, étant précisé que l’épaisseurmoyenne <strong>de</strong> découverte est d’environ 7 m (30 cm <strong>de</strong> terre végétale en moyenne et 6,7m<strong>de</strong> stériles <strong>de</strong> découverte)1.5.4- Les métho<strong>de</strong>s d'exploitation1.5.4.1- Pistes d'accès et d'accueilAccès : L’entrée principale <strong>de</strong> la carrière se situera au niveau du chemin communall’Ecce Homo, étant précisé que l’accès au site se fera par la forêt <strong>de</strong> Champornotaprès aménagement du chemin en partie existant et la réalisation d'un tourne àgauche en accord avec le Conseil général <strong>de</strong> la Nièvre pour le raccor<strong>de</strong>ment avec laRD 951. Le Bourg <strong>de</strong> la commune d’Asnières sous Bois ne sera pas traversé par lespoids lourds.Un plan du réseau routier aux alentours du site figure au dossier.− Sur le site proprement dit, seuls les engins d’exploitation, les camions et lesvéhicules légers autorisés circuleront.1.5.4.2- Décapage, stockage <strong>de</strong>s terres et <strong>de</strong>s stérilesTerres végétales : Elles sont présentes sur une épaisseur <strong>de</strong> 30cm. Elles seront décapéesà la pelle et transportées par tombereaux pour être stockées sur un sol propre et niveléprésentant une légère pente pour l’évacuation <strong>de</strong>s eaux.Stériles <strong>de</strong> découverte : le même procédé sera employé pour les stériles <strong>de</strong> découverteconstitués d’argiles sableuses et ensuite d’argiles marneuses ocre-jaune sur unemoyenne <strong>de</strong> 6,7m.Ces opérations <strong>de</strong> décapage auront lieu au fur et à mesure <strong>de</strong> l’avancée <strong>de</strong>s fronts, lespistes seront arrosées pour éviter l’envol <strong>de</strong> poussières.1.5.4.3- L'extractionPrincipe d’extraction et d’évacuation du tout-venant : Un délaissé <strong>de</strong> 10 m réglementairesera respecté en limite <strong>de</strong> périmètre et <strong>de</strong> 20m le long <strong>de</strong> la RD 199. Le périmètreexploitable sera situé à 500m <strong>de</strong>s premières habitations.L’extraction se fera sur <strong>de</strong>s fronts <strong>de</strong> 9 m en moyenne pour le front supérieur et 11 m pourle front inférieur. Ces fronts au nombre <strong>de</strong> 2 seront séparés par une banquette d’environ22m.Les tirs <strong>de</strong> mines : Une étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> faisabilité figure en annexe 2 réalisée par l’entrepriseFORMEX spécialisée dans le minage et le forage. (Annexe 2 du mémoire technique)Selon la loi statistique <strong>de</strong> « Chapot », les vibrations générées par un tir <strong>de</strong> 44 kgs <strong>de</strong>charge unitaire situé à 500m <strong>de</strong> la maison la plus proche sont estimées à 1mm/s. Il estEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


10/85précisé que les premiers tirs se situeront à 800m <strong>de</strong> cette maison et non 500m.Les vibrations seront mesurées par un sismographe pour vérifier les hypothèses etéventuellement corriger les préconisations au fur et à mesure <strong>de</strong>s tirs.Aucun dépôt <strong>de</strong> produits explosifs ou <strong>de</strong> détonateurs même temporaire ne sera autorisésur le site.1.5.4.4- Le phasage d'exploitationL’exploitation sera réalisée en 4 phases principales d’extraction d’une durée <strong>de</strong> 5 ans (3ans pour la <strong>de</strong>rnière) et 1 phase <strong>de</strong> 2 ans <strong>de</strong> travaux préliminaires et finalisation duréaménagement.L’extraction se fera sur 18 ans, étant précisé que la remise en état sera coordonnée àl’extraction et finalisée au cours <strong>de</strong>s 2 <strong>de</strong>rnières années.Phase Volume Tonnes Duréequin-quen-naleExtrait(m 3 )Produites(tonnes)(Années)Travaux réalisésA 280 000 595 000 5 Progression du décapageDébut <strong>de</strong> l’extraction à l’Ouest du siteB 385 000 818 000 5 Progression du décapageProgression <strong>de</strong>s fronts d’Ouest en EstExtraction <strong>de</strong> la partie Ouest du siteDéplacement <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitementRéaménagement à l’OuestC 395 000 839 000 5 Progression du décapageFin <strong>de</strong> l’extraction sur la partie Ouest et débutd’extraction sur la partie EstDéplacement <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitementPoursuite du réaménagementD 230 000 288 000 3 Fin <strong>de</strong> l’extraction <strong>de</strong> la partie Est du siteDéplacement <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitementPoursuite du réaménagementE 0 0 2 Finalisation <strong>de</strong> réaménagement du siteRetrait <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitement et <strong>de</strong> la plateformetechniqueTOTAL 1 2900002 740 000 20 ans Soit en moyenne 80 000m 3 par an, extraits pendant18 ans, puis 2 ans <strong>de</strong> finalisation duréaménagement1.5.4.5- Les stériles, le tout-venantMouvements <strong>de</strong> stériles inertes : Les matériaux disponibles (matériaux <strong>de</strong> découverte)seront suffisants au réaménagement <strong>de</strong> la carrière.Le tout-venant : 200 000 tonnes <strong>de</strong> tout venant (800 000m 3) seront traités par les 2installations mobiles <strong>de</strong> traitement prévues sur le site, soit une production finale <strong>de</strong>170 000 t/an <strong>de</strong> produits finis et 15% <strong>de</strong> stériles.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


11/851.5.4.6- Gestion <strong>de</strong>s eauxEau potable : La carrière sera reliée au réseau d’eau potable <strong>de</strong> la commune d’Asnièressous Bois. L’eau <strong>de</strong> lavage <strong>de</strong>s engins pour l’arrosage <strong>de</strong>s pistes sera éventuellementpompée dans le bassin <strong>de</strong> retenue.Eaux pluviales : Les eaux pluviales extérieures au site seront déviées par le merlonpériphérique. Un fossé d’infiltration sera également mis en place.Les eaux pluviales du site seront dirigées vers 2 bassins <strong>de</strong> stockage/décantationimperméabilisés : - l’un sur la plate-forme technique d’une contenance <strong>de</strong> 60m 3- l’autre en fond <strong>de</strong> fouille d’une contenance minimum <strong>de</strong> 600 m 3Ces bassins seront nettoyés par une entreprise spécialisée.Eaux souillées : Le traitement du tout venant abattu se fera à sec. Il n’y aura donc pasd’eau <strong>de</strong> process sur le site. Le ravitaillement <strong>de</strong>s engins en carburant, leur entretien et lelavage se feront sur l’aire étanche du site. Les eaux récoltées seront récupérées ettraitées par l’intermédiaire d’un déshuileur dont les effluents seront enlevés par unrécupérateur agréé.Eaux vannes : Les eaux usées sanitaires <strong>de</strong>s vestiaires seront collectées par une fosseseptique.1.5.5- Remise en état du siteUn réaménagement du site se fera au fur et à mesure <strong>de</strong> l’exploitation selon unremblaiement réalisé avec une pente <strong>de</strong> 13% avec <strong>de</strong>s matériaux <strong>de</strong> découverte.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


12/85Il permettra <strong>de</strong> restituer les terrains à l’agriculture sur la face Ouest. Les fronts laissés enl’état permettront l’installation <strong>de</strong> végétation rupestre intéressante (cf. chapitre 5 du tome3, étu<strong>de</strong> d’impact ) Le site disposera <strong>de</strong> 759 000m 3 <strong>de</strong> matériaux disponibles.1.5.6- Les garanties financièresLa constitution <strong>de</strong> garanties financières pour la mise en activité <strong>de</strong> certaines installationsclassées et notamment les carrières a été introduite par l’article L516.1 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong>l’environnement. L’arrêté ministériel du 1 er février 1996 définit le modèle <strong>de</strong> l’acte <strong>de</strong>cautionnement solidaire.Les arrêtés <strong>de</strong>s 10 février 1998 et 9 février 2008 fixent les règles <strong>de</strong> calcul du montant <strong>de</strong>sgaranties financières à constituer.L’acte <strong>de</strong> cautionnement solidaire sera fourni à M. le Préfet soit par un établissement <strong>de</strong>crédit soit par une société d’assurance au terme <strong>de</strong> la procédure réglementaired’autorisation en même temps que la déclaration <strong>de</strong> début <strong>de</strong> travaux.En application <strong>de</strong> l’arrêté du 10 février 1998 les calculs se décomposent selon le tableauci-après :S1 infrastructures (en ha) S2 chantier (en ha) S3 Surface verticale <strong>de</strong>sEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


13/85Phase Plate-formetechniquePistes Merlons Stocks DécouverteSurfaced’exploitation+surface encours <strong>de</strong>remblaiementfronts (en ha)S3Front <strong>de</strong> décapage et frontsd’extractionA 1,44 2,05 0,63 1,41 0,54 2,77 1,19B 1,44 2,25 O,63 &,70 0,84 3,72 1,68C 1,44 1,84 0,63 2,05 0,59 5,88 2,11D 1,44 1,78 0,63 0,00 0,00 5,01 1,97E I<strong>de</strong>m I<strong>de</strong>m I<strong>de</strong>m I<strong>de</strong>m I<strong>de</strong>m I<strong>de</strong>m i<strong>de</strong>mEn conclusion, les garanties financières suivantes <strong>de</strong>vront être constituéesPhasePério<strong>de</strong>MontantEuros TTCA T 0 + 5 239 896B T 0 + 10 328 124C T 0 + 15 374 6<strong>67</strong>D T 0 + 18 291 935E T 0 + 20 291 935Valeurs en décembre 2010 (<strong>de</strong>rnier indice TP01 connu d’août 20101.6- Les impacts du projet . Les mesures prisesL’étu<strong>de</strong> d'impact présentée s'appuie principalement sur un document référenceintitulé Schéma Départemental <strong>de</strong>s Carrières (S.D.C.), qui prend en compte l’intérêtéconomique, les ressources et les besoins en matériaux du département, la protection<strong>de</strong>s paysages, <strong>de</strong>s sites et <strong>de</strong>s milieux naturels sensibles, favorise une utilisationéquilibrée et économe <strong>de</strong>s matières premières, et fixe les objectifs à atteindre en matière<strong>de</strong> réaménagement <strong>de</strong>s sites . Cette étu<strong>de</strong> traite le volet sanitaire et mesure l'impact sur lasanté publique et l’évaluation <strong>de</strong>s risques;(INERIS) Institut National <strong>de</strong> l'EnvironnementIndustriel et <strong>de</strong>s Risques <strong>de</strong> septembre 2000Cette étu<strong>de</strong> d'impact est constituée en application du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l 'environnement (Art.L. 515-1 à 515-6) relatif aux Installations Classées pour la Protection <strong>de</strong> l'Environnement (ICPE ) et aux Art. R 512-2 à 10 et est effectuée en vue d'obtenir l'autorisation prévue parl'Art. L. 512-2 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'Environnement .Cette activité soumise à étu<strong>de</strong> d'impact , tientcompte du décret n°80-331 du 7 mai 1980 modifié po rtant sur le Règlement Général <strong>de</strong>sIndustries extractives (RGIE ), tient compte <strong>de</strong>s dispositions <strong>de</strong> l’Arrêté du 22 Septembre1994 relatif aux exploitations <strong>de</strong> carrières et installations <strong>de</strong> premier traitement <strong>de</strong>sEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


14/85matériaux <strong>de</strong>s carrières,et est soumise à l'Article. L.211-1 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'EnvironnementArticle 2 <strong>de</strong> la loi sur l'eau du 3 Janvier 1992 traitant la gestion équilibrée <strong>de</strong> la ressourceen eau et répond également aux Art. R.122-1 à 16 relatifs aux Étu<strong>de</strong>s d'impact prises pourl'application <strong>de</strong>s ART. L. 122-1 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnement . Elle doit permettre pourchacun <strong>de</strong>s grands types <strong>de</strong> nuisances ( pollution <strong>de</strong> l’eau, <strong>de</strong> l’air, du bruit, <strong>de</strong>spoussières, etc…) <strong>de</strong> bien connaître, concrètement, la situation existante avant toute miseen œuvre du projet, ses caractéristiques et ses effets bruts sur l’environnement pourchacune <strong>de</strong> ses nuisances, donc un état initial, un inventaire <strong>de</strong>s ressources, une analyse<strong>de</strong>s besoins une analyse <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> transport, un inventaire <strong>de</strong>s zones à protéger,puis les mesures prises pour prévenir, supprimer ou réduire les conséquences, voiratténuer, les effets directs , indirects, permanents et temporaires <strong>de</strong> la situation prévisibleaprès sa mise en service, justifier les raisons du choix <strong>de</strong> ce projet, prévenir et traiter lesprincipes <strong>de</strong> précaution en matière <strong>de</strong> santé publique.Elle doit prendre en considération les prescriptions <strong>de</strong> remise en état ou <strong>de</strong>valorisation du site en fin d'exploitation.Elle doit aussi fournir <strong>de</strong>s renseignements sur les métho<strong>de</strong>s d’approvisionnement <strong>de</strong>l’installation et d’évacuation <strong>de</strong>s produits, ainsi que sur son intégration paysagère.1.6.1- Environnement naturelAnalyse initiale du site et <strong>de</strong> son environnement.Une étu<strong>de</strong> écologique réalisée par CERA environnement, et une étu<strong>de</strong> paysagèreeffectuée par GeoPlusEnvironnement Agence Centre et Est 2 Chemin du château 45530SEICHEBRIERES ,démontrent que le projet est localisé sur une unité agricole cultivée,d'une superficie totale <strong>de</strong> 18 ha 28 a et 09 ca dont 10 ha exploitable sur une durée <strong>de</strong> 20ans (propriété appartenant en partie au porteur du projet) .Cette emprise agricole estsituée plus particulièrement sur un grand plateau calcaire boisé, « la foret <strong>de</strong>Champornot » entre les vallées <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> et <strong>de</strong> la cure. Ce plateau est découpé par leruisseau <strong>de</strong> Chamoux qui prend sa source à environ 5 Kms du site, formant la petitevallée d'Avrigny, puis rejoint la vallée <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> au niveau <strong>de</strong> Chatel-Censoir . Cinqhameaux et villages sont plus précisément concernés par le projet : Crai et les Bi<strong>de</strong>aux1500 mètres, le Crot au Pain 1300 mètres, Avrigny 1350 mètres et Asnières sous Bois 350mètres à vol d'oiseau. La lecture horizontale , <strong>de</strong>puis ces localités, n'offre pas <strong>de</strong> regardsur l'emplacement du projet .La lecture paysagère, <strong>de</strong>puis les villes aux caractères remarquables <strong>de</strong> Clamecy 9 kmVézelay moins <strong>de</strong> 8 km (site classé) et Avallon, n'a pas <strong>de</strong> co-visibilité sur le projet.Il est <strong>de</strong> plus inséré dans le massif forestier conséquent qui joue un rôle <strong>de</strong> protectionpaysagère .On remarque une déclivité naturelle du terrain exploitable à cet endroit . Le relief dominanten direction du village d’Asnières sous Bois masque la zone concernée par le projet danscette direction. L'exploitation du site est prévue en <strong>de</strong>nt creuse.Les véhicules empruntant la route départementale N° 199 et la voiecommunale n° 2, seront confrontés au site d'exploit ation.Impact sur la stabilité <strong>de</strong>s sols :Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


15/85L'exploitation située à 350 mètres <strong>de</strong> la première habitation, montre un géologie <strong>de</strong>terrain stable,quelques cavités sont enregistrées ( données BRGM ) sur le secteur, maisaucune ne concerne le site proprement dit. Bien que les risques soient mesurés,unevérification <strong>de</strong> l’état initial pourrait être envisagée au droit <strong>de</strong> la maison la plus proche ,audroit du château d'eau et <strong>de</strong> la tour hertzienne France Telecom.L'abattage <strong>de</strong>s fronts se faisant par tirs <strong>de</strong> mines, <strong>de</strong>s mesures <strong>de</strong> vibrations seronteffectuées à chaque tir, la charge (44 kg maximum) sera adaptée en conséquence durésultat <strong>de</strong> ces mesures . Un registre sera conservé et tenu à disposition <strong>de</strong> la DREAL,organisme habilité au suivi et contrôle <strong>de</strong>s I.C.P.E. .Les bords <strong>de</strong> l'excavation seront maintenus à distance (10 mètres ) et 20 mètres le long<strong>de</strong> la RD 199.Impact sur les eaux souterraines :Le projet est placé aux confins <strong>de</strong> 3 bassins hydrographiques :les cours d'eau dusecteur, gérés par l'Agence <strong>de</strong> l'Eau Seine Normandie, prennent leur source sur le massifdu Morvan tel que <strong>l'Yonne</strong>, la Cure, l'Arroux et autres cours d'eau <strong>de</strong> moindre importance.Indiquons que le site ne sera pas gros consommateur d’eau dès lors que lesphases (broyage et concassage) s’effectueront à sec. Aucun prélèvement ou rejet ne sontenvisagés dans la nappe, qui au droit du site, est reconnue <strong>de</strong> bonne qualité mais laisseapparaître une concentration <strong>de</strong> nitrate anormale.Il a été relevé , sur l’emprise <strong>de</strong> la carrière, la présence <strong>de</strong> cette nappe d'eausouterraine : ceci implique une exploitation définie par <strong>de</strong>s niveaux géographiques précistel qu'ils sont consignés sur le document d’étu<strong>de</strong> .Le fond <strong>de</strong> forme d'extraction maximumest basé sur les données <strong>de</strong> la carte <strong>de</strong>s aléas établie par le (BRGM) Bureau <strong>de</strong>Recherche Géologique et Minière qui correspon<strong>de</strong>nt aux Plus Hautes Eaux Connues(PHEC).Des mesures <strong>de</strong> précaution sont envisagées pour prévenir les risques <strong>de</strong> pollutionéventuels. Le maître d’œuvre prévoit la construction <strong>de</strong> bassins <strong>de</strong> rétention adaptés àl’avancement <strong>de</strong>s travaux et la mise en œuvre <strong>de</strong> moyens adaptés à la plate formetechnique, tel qu'une aire étanche reliée à un séparateur d'hydrocarbures, le stockage encontainers double peau <strong>de</strong>s produits nécessaires au fonctionnement ,la gestion <strong>de</strong>s eauxusées <strong>de</strong>s locaux et bâtiments du personnel.L'impact du ruissellement <strong>de</strong>s eaux superficielles est très limité du fait <strong>de</strong> laprésence en périphérie du site d'un merlon et d'un fossé d'infiltration.. Ces eaux serontensuite dirigées vers <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> rétention situés en point bas du site et pourront êtreutilisées comme moyen <strong>de</strong> lutte contre les poussières d'extraction.Toute augmentation <strong>de</strong>s infiltrations, au droit <strong>de</strong> la carrière réaménagée, ne <strong>de</strong>vraitpas avoir d'inci<strong>de</strong>nce quantitative sur la nappe.Qualité <strong>de</strong>s eaux :Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


16/85Afin d’assurer une surveillance optimale <strong>de</strong>s eaux, un réseau <strong>de</strong> piézomètrespermettant <strong>de</strong> mesurer la qualité et le niveau supérieur <strong>de</strong> la nappe, est implanté sur lazone concernée. Qualifiées <strong>de</strong> bonne, ces eaux présentent malgré tout <strong>de</strong>s taux <strong>de</strong> nitrateélevés.Globalement, on peut considérer que la situation initiale du site ne <strong>de</strong>vrait donc pasêtre affectée ou modifiée <strong>de</strong> manière significative en terme <strong>de</strong> ratio infiltration etécoulements <strong>de</strong> surface. Le risque <strong>de</strong> pollution ponctuelle est peu probable ,du fait <strong>de</strong>sdispositions affichées par le porteur du projet pour lutter contre un inci<strong>de</strong>nt éventuel. Ellesse veulent rassurantes . Le relief sera partiellement modifié malgré le projet <strong>de</strong>réaménagement . La carrière est localisée hors périmètre <strong>de</strong> protection <strong>de</strong>s captages et<strong>de</strong> zone inondable.Le projet répond aux recommandations du (SDAGE ) Seine Normandie et compatibleavec les usages du (SAGE) et le (SDC) : Définir les zonages et conditionsd'implantations,évaluer l'impact .Impact sur les milieux Faune et Flore :Le périmètre exploitable, une unité agricole imbriquée dans ce massif forestier,appartient majoritairement au porteur du Projet . La zone d’étu<strong>de</strong> et les terrains agricolesconcernés sont situés hors périmètre rapproché ou éloigné : <strong>de</strong> Z.N.I.E.F.F. ( Zoned’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique), <strong>de</strong> NATURA 2000 ou <strong>de</strong> (ZICO) Zoned’Intérêt Communautaire pour les oiseaux. Les données présentent un intérêtécologiquement faible. Cependant une relation entre le site et la périphérie existe (composée principalement <strong>de</strong> bois ; le co<strong>de</strong> 9130 <strong>de</strong> natura 2000 observe une hêtraie àproximité immédiate .Les 5 espèces <strong>de</strong> chauves-souris inscrites en annexe II <strong>de</strong> ladirective habitats ne sont pas concernées par le projet) .Le décapage du site sera sélectif, réalisé en fonction <strong>de</strong>s espèces hors pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>nidification, le réaménagement coordonné avec les terres d'origine permettra une remiseen culture rapi<strong>de</strong> et appropriée au milieu existant.Les cultures présentes sur l'emprise agricole ne font pas partie <strong>de</strong> l’alimentation<strong>de</strong> l’écureuil localisé sur une entité <strong>de</strong> résineux en périphérie du site.Malgré les moyens préconisés par le porteur du projet pour lutter contre lespoussières (système d'arrosage et autres), l’intérêt floristique du site, bien qu'estiméfaible, sera principalement affecté par ces poussières liées à l'extraction, à la circulation<strong>de</strong>s engins et aux caprices <strong>de</strong> la météo. Le diagnostic écologique réalisé par CERA Environnement a i<strong>de</strong>ntifié un certainnombre d’espèces protégées ( 5 oiseaux) dans le périmètre d’étu<strong>de</strong> . Hormis les abords<strong>de</strong>s chemins forestiers, la quasi totalité <strong>de</strong> l’emprise du site se trouve, d’après le bureaud’étu<strong>de</strong>, en milieu à intérêt écologique moyen à faible, sans risques significatifs sur leshabitats naturels et lieu <strong>de</strong> chasse .-Création d'une mare en milieu naturel susceptible d'accueillir les espècesanimales et végétales remarquables et protection <strong>de</strong> la mare existante.Impact sur le paysage :Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


17/85Compte tenu <strong>de</strong> la topographie et <strong>de</strong> l'environnement paysager, le site ne sera pasvisible <strong>de</strong>puis l'habitation la plus proche et du village. La visibilité <strong>de</strong>puis le chemind'ECCE HOMO et <strong>de</strong> la variante du GR 654 paraît peu probable du fait <strong>de</strong> l’exploitation <strong>de</strong>cette carrière en fosse. L'endroit sera visible le long <strong>de</strong> la RD 199 et sur le chemin <strong>de</strong>sBi<strong>de</strong>aux . Du fait <strong>de</strong> son exploitation en <strong>de</strong>nt creuse, l'environnement sera modifiépartiellement ainsi que le contraste <strong>de</strong>s alentours du à La construction d'un merlon sur lepourtour <strong>de</strong> la carrière et principalement le long <strong>de</strong> la RD 199. Au fur et à mesure <strong>de</strong>sbesoins ,il sera végétalisé le temps <strong>de</strong> l'exploitation et entretenu, gommant ainsi lavisibilité sur l'activité <strong>de</strong> la carrière . Un réaménagement coordonné consistera à uneremise en culture <strong>de</strong>s terrains, progressivement, et sera réalisé, favorisant ainsi unenouvelle intégration paysagère du site à plus ou moins long terme.Le site classé et inscrit <strong>de</strong> Vézelay n'a pas <strong>de</strong> co-visibilité avérée sur le site <strong>de</strong> lacarrière, compte tenu <strong>de</strong> la ligne <strong>de</strong> crête <strong>de</strong> l'environnement paysager et du fait que leprojet est imbriqué dans un domaine forestier conséquent.Le paysage : La forêt sera amputée partiellement pour la transformation etréalisation du chemin forestier reliant le site d'exploitation à la RD 951 . Les randonneurset autres usagers remarqueront ce changement.A signaler toutefois que le secteur pourrait être archéologiquement intéressant dufait que <strong>de</strong>s parcelles <strong>de</strong> terrain laisseraient apparaître quelques anomalies susceptibles<strong>de</strong> faire l'objet <strong>de</strong> fouilles . Cependant le porteur <strong>de</strong> projet est tenu d'informer le servicehabilité concerné ( la DRAC) par d’éventuelles découvertes lors <strong>de</strong>s travaux <strong>de</strong>décapage ou d'extraction.1.6.2- Environnement humain impact : transportLe transport <strong>de</strong>s produits d'exploitation s'effectuera à partir d'un chemin (2 km)d'exploitation forestier existant à proximité du site . Cependant, pour <strong>de</strong>s raisons <strong>de</strong>sécurité , « vu qu'actuellement les véhicules forestiers et autres accè<strong>de</strong>nt soit sur la RD951 dans une courbe avec peu <strong>de</strong> visibilité, soit traversent le village d’Asnières SousBois », un déboisement partiel est envisagé pour créer un secteur <strong>de</strong> chemin (845 m )reliant la carrière, et un secteur (<strong>de</strong> 445 m ) rejoignant cette route départementale avecun aménagement particulier en tenant compte <strong>de</strong>s conditions <strong>de</strong> sécurité imposées parle Conseil Général <strong>de</strong> la Nièvre.Assurément la circulation sur cette RD 951 sera en augmentation .Le traficjournalier <strong>de</strong>s camions empruntant la RD 951 pour acheminer les produits vers le marché<strong>de</strong> proximité ( centrales à béton) Nièvre et Yonne sera en augmentation <strong>de</strong> 32%.Certes le déboisement pour réaliser ce chemin est dommageable pour cette forêtremarquable (Foret qui en l’occurrence, est exploitée en partie par la commune et par <strong>de</strong>nombreux propriétaires) . L'impact sur le milieu est à prendre en considération bien queles rapports d'étu<strong>de</strong> ne relèvent pas d’incompatibilité majeure .Deux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s <strong>de</strong> défrichement ont été déposées aux D.D.T concernées .Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


18/85Les transporteurs qui assurent la distribution <strong>de</strong>s matériaux extraits et les enginsforestiers emprunteront ce nouvel axe réaménagé et renforcé dans <strong>de</strong>s conditionsfavorables <strong>de</strong> sécurité pour accé<strong>de</strong>r à cette route départementale , délaissant ainsi l’accèspar le village. L'activité routière supplémentaire n'affectera guère le village d’Asnièressous Bois sauf par les véhicules du personnel <strong>de</strong> l'entreprise.Une signalisation particulière sera mise en place aux croisement <strong>de</strong>schemins et aux abords <strong>de</strong> la carrière. Les transporteurs doivent être en conformitéavec la réglementation en vigueur et le co<strong>de</strong> <strong>de</strong> la route.Le milieu humainLa commune d'Asnières sous Bois fait partie <strong>de</strong> la communauté <strong>de</strong> commune duVezelien créée <strong>de</strong>puis le premier janvier 2009.Cette commune se distingue par une partie haute regroupée autour <strong>de</strong> la mairieet <strong>de</strong> l’église (aucun <strong>de</strong> ces monuments n’apparaît au registre <strong>de</strong>s monuments historiquesou classés) et par une partie basse qui longe la vallée ou coule le « chamoux ». Ilconvient d'ajouter quelques fermes isolées disséminées dans la vallée et sur le plateau.Au <strong>de</strong>meurant, la commune <strong>de</strong> Asnières sous Bois comprend 162 habitants répartissur une superficie <strong>de</strong> 1795 ha soit : 9,3 h / km².Le patrimoine architectural et paysager est déjà lié <strong>de</strong>puis longtemps à l’exploitation<strong>de</strong>s ressources naturelles du secteur en l’occurrence la forêt . Les habitations les plusproches sont à 350 mètres du périmètre <strong>de</strong> la future carrière.L’infrastructure routière est surtout représentée par la R.D. 100, axe secondairereliant Chatel-Censoir à Vezelay:L’accès à la carrière s’effectuera par le chemin <strong>de</strong> l'ECCE HOMO pour le personnel<strong>de</strong> l'entreprise. Ce chemin est fréquenté occasionnellement par les randonneurs via leGR 654 . Des mesures relatives à l'impact lié aux randonneurs <strong>de</strong>vront également êtreappliquées .1.6.3- Contraintes et servitu<strong>de</strong>sla Commune d’Asnières sous Bois ne dispose :ni d'une carte communale, ni <strong>de</strong>Plan d'Occupation <strong>de</strong>s Sols (POS), ni <strong>de</strong> plan local d'Urbanisme , ni d'aucun documentd'Urbanisme.Par conséquent, c'est le Règlement National d'Urbanisme (RNU) qui s’applique. Ainsi,l'alinéa 2 <strong>de</strong> l'article L. 11-1-2 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'urbanisme, modifié par la loi n°2003-590 du 2juillet 2003 ,autorise la mise en valeur <strong>de</strong>s ressources naturelles et donc l'implantation <strong>de</strong>carrières pour l'exploitation <strong>de</strong>s ressources minérales .Le Document Départemental <strong>de</strong>s Risques Majeurs (DDRM), consultable sur le site<strong>de</strong> la préfecture, ne recense aucun risque sur la commune d’Asnières sous Bois.Le schéma départemental <strong>de</strong>s carrières <strong>de</strong> l’Yonne (SDC), approuvé en février1997, précise les zones ou l'implantation <strong>de</strong>s carrières est interdite, ou peu souhaitable,ou si une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'autorisation d’exploitation <strong>de</strong> carrière nécessite une étu<strong>de</strong>Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


19/85approfondie au regard <strong>de</strong>s contraintes rencontréesLe projet est compatible, sous réserve <strong>de</strong>s conclusions <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> sur les tirs <strong>de</strong>mines et <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> paysagère.Le périmètre <strong>de</strong> la carrière ne concerne aucune surface boisée, ni aucune parcellesoumise au régime forestier.Le Chemin <strong>de</strong> l'Ecce Homo ,longeant le site au sud ,n'est pas un chemin <strong>de</strong>randonnée. L’accès au site <strong>de</strong> production croisera le chemin <strong>de</strong> randonnée GR 654,variante, qui est régulièrement emprunté et géré par la Fédération Française <strong>de</strong>Randonnée. Le risque <strong>de</strong> collision avec un piéton ou autre véhicule au croisement <strong>de</strong> ceschemins est non négligeable.Servitu<strong>de</strong>s d'utilités publiques :ERDF signale la proximité d'une ligne électrique souterraine basse tension sous lechemin <strong>de</strong> l'Ecce Homo qui alimente une antenne relais. RTE ne signale aucun ouvragesur le site ou aux alentours du projet.Le réseau téléphonique est présent en bordure du site ,le long <strong>de</strong> la RD 199, ainsiqu'un ligne souterraine reliant l'antenne relais qui est située à l'entrée du chemin <strong>de</strong>l'Ecce Homo. Néanmoins ,Orange (l'opérateur téléphonique) souhaite pouvoir accé<strong>de</strong>r aurelais 24h/24h et 7j/7j et désire que les travaux ne mettent pas en danger la structure dupylône.Le château d'eau à proximité du site (environ 200m),sera surveillé <strong>de</strong>près,notamment vis à vis <strong>de</strong>s vibrations engendrées par l'exploitation <strong>de</strong> la carrière.Le site ne se situe pas à proximité d'une voie ferrée et n'est concerné par aucuneservitu<strong>de</strong> radioélectrique ou aéronautique . Aucune servitu<strong>de</strong> particulière n'est prescritetoutefois une Déclaration d'Intention <strong>de</strong> Travaux (DICT) sera envoyée à tous lesorganismes concernés. Une synthèse <strong>de</strong>s sensibilités et contraintes figure au tableaupage 84 du tome 3 ETUDE D'IMPACT.1.6.4- Effets du projet sur la santé publiqueLes habitations les plus sensibles aux émissions sonores générées par les enginsd'extraction et unité <strong>de</strong> concassage et broyage sont principalement :(1) la maison située à 350 mètres du périmètre <strong>de</strong> la carrière adossée à un petit reliefforestier , (cette habitation sera protégée par la création d'un merlon sur lepourtour du site). L'exploitation <strong>de</strong> la carrière s'effectuera en <strong>de</strong>nt creuse,(2) Les habitations <strong>de</strong> la partie haute du village se trouvent plus éloignées et moinsexposées aux aléas du site <strong>de</strong> production . La construction <strong>de</strong> bâtiments <strong>de</strong>l'entreprise sera positionnée à l’extrémité du site proche du Chemin d'ECCEHOMO, l’écran végétal jouant son rôle protecteur vis à vis du village. Les horaires<strong>de</strong> l'activité <strong>de</strong> la carrière seront <strong>de</strong> 7 h00 à 20 h00, ( exceptionnellement 21h00) 5jours <strong>de</strong> la semaine, du lundi au vendredi, sauf jours fériés .Compte-tenu <strong>de</strong> la rose <strong>de</strong>s vents et d'une orientation moyennement défavorableaux émergences acoustiques en direction du haut du village, l’objectif du projet est <strong>de</strong>respecter la réglementation applicable en la matière pour son implantation . L'unité <strong>de</strong>concassage et broyage pourrait faire l'objet <strong>de</strong> protection acoustique adaptée si lesEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


20/85résultats s 'avéraient insuffisants. L’émergence <strong>de</strong>s bruits générés par l'exploitation setrouve partiellement atténuée du fait d'une exploitation en fosse et <strong>de</strong> l’élévation <strong>de</strong>merlons sur le pourtour <strong>de</strong> la carrière. L'impact sonore a été calculé <strong>de</strong> manière théoriqueet en 3D par un organisme français <strong>de</strong> l’acoustique. (Géo plus environnement). Lesmesures ont été réalisées en pério<strong>de</strong> diurne <strong>de</strong> 7h00 à 22h00.Le décret du 18 avril 1968 et l’arrêté du 2 janvier 1996 stipulent que les engins <strong>de</strong>chantier doivent se conformer à la réglementation sur le bruit.Les modalités d'exploitation d'une carrière sont définies par l’arrêté Ministériel du22 Septembre 1994 .En terme <strong>de</strong> nuisances sonores,l’Arrêté du 3 Avril 2000 et l’Arrêté du 24 Janvier2001 relatifs à la limitation <strong>de</strong>s bruits émis par les installations classées ont été priscomme référence .Un tableau <strong>de</strong>s émergences générées par les engins d'exploitation est joint audossier page 117 du dossier <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> d'impactDes points <strong>de</strong> mesures seront mis en place au droit <strong>de</strong> l'habitation la plus exposée.L'entreprise s'engage à mener une concertation avec toutes les parties prenantes et <strong>de</strong>prendre en compte les divergences constatées afin <strong>de</strong> modérer les nuisances éventuelles.Les engins seront équipés <strong>de</strong> klaxons à fréquences modulées ou <strong>de</strong> lampes flashAspect visant les vibrations :Les principales vibrations induites par l’implantation <strong>de</strong> la carrière seront imputablesà l’utilisation d’explosifs pour l’abattage <strong>de</strong> la roche . Elles font l'objet d'un plan <strong>de</strong> tir et <strong>de</strong>charge unitaire <strong>de</strong> 44 kg et <strong>de</strong> fréquences adaptées à l'environnement et au programmed'exploitation. Les tirs provoquent évi<strong>de</strong>mment <strong>de</strong>s vibrations dont l’ampleur est soumiseà un cadre administratif très rigoureux ( arrêté ministériel du 22/09/1994) stipulantnotamment que le seuil d’une vitesse particulaire ne doit pas excé<strong>de</strong>r 10 mm/s . L’étu<strong>de</strong>réalisée par FORMEX estime à 1 mm/s cette vitesse particulaire lors <strong>de</strong>s tirs qui serontréalisés sur le site. Ces mesures sont conformes aux dispositions réglementaires. Lapopulation sera informée préalablement <strong>de</strong>s tirs. Des points <strong>de</strong> contrôle seront effectuésau droit <strong>de</strong> la maison la plus proche ,du château d'eau et <strong>de</strong> la tour hertzienne <strong>de</strong>télécommunication. Les tirs seront réalisés dans le cadre <strong>de</strong> l'activité normale <strong>de</strong>l'entreprise.Aspect visant les poussières :S’agissant <strong>de</strong>s poussières, elles s’envoleront tant soit peu principalement, enraison <strong>de</strong>s vents dominants, vers le Nord et le Nord-Est. Toutefois <strong>de</strong>s mesurespréventives particulières seront prises tant au niveau <strong>de</strong> la zone d’exploitation que <strong>de</strong> lazone <strong>de</strong> traitement afin <strong>de</strong> réduire significativement leurs formations : entretien <strong>de</strong>smatériels et arrosage <strong>de</strong>s pistes si nécessaire, limitation <strong>de</strong> la vitesse <strong>de</strong>s véhicules,système <strong>de</strong> dépoussiérage <strong>de</strong>s matériels, confinement <strong>de</strong>s envols <strong>de</strong> poussières,bâchage <strong>de</strong>s camions, au besoin voir capots protecteurs <strong>de</strong> l'unité <strong>de</strong> broyage.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


22/85EExtrêmementimprobable1 2 4 7 11D Très improbable 2 3 5 8 12C Improbable 4 5 6 9 13B Probable 7 8 9 10 14A Courant 11 12 13 14 15Afin <strong>de</strong> simplifier la lecture du rapport seuls les tableaux récapitulatifs afférents àchacun <strong>de</strong>s risques étudiés ont été repris et figurent ci-<strong>de</strong>ssous.1.7.1- Risques externes à la carrièreRisque ProbabilitédurisqueSismiqueFoudreInondationGravitédurisqueRisqueavantmesuresE S 2CM 4D S 3Tempête C I 6Conséquences avant mesures MesurespréventivesEcrasement enfouissement d'employéEffondrement ou affaissement <strong>de</strong>sstocksEboulement <strong>de</strong>s talus d'exploitationBasculement d'un enginPollution du sol et <strong>de</strong>s eaux par leshydrocarburesBlessuresDestruction <strong>de</strong> matérielExplosionIncendieDétérioration du matérielPollution <strong>de</strong>s eaux ou <strong>de</strong>s solsDétérioration <strong>de</strong> matériel-Envol <strong>de</strong> poussières et autres-Bris d'arbres et végétationMoyens <strong>de</strong>secoursParatonnerrespour l'atelier etles bureaux,locaux. Mesurescontre l'incendieMoyens <strong>de</strong>secours-Surveillance <strong>de</strong>la montée <strong>de</strong>seaux <strong>de</strong> la nappe-Bassins <strong>de</strong>collecte <strong>de</strong>s eaux<strong>de</strong> ruissellement-Cote minimaled'extraction au<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong>sPHEC-Arrêt du travail-Procédurespécifique-Information dupersonnel-Réduction <strong>de</strong> lahauteur <strong>de</strong>sstocksProbabilitérésultanteGravitérésultanteE S 2RisquerésultantC M 4D M 2B S 81.7.2- Risques liés aux activités humaines à proximitéEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


23/85Risque ProbabilitédurisqueAcci<strong>de</strong>ntsur leréseaupublicIntrusionet acte<strong>de</strong>malveillanceDGravitédurisqueMC I 5Risqueavantmesures2Conséquences avant mesures MesurespréventivesPerturbations du traficCollision avec le personnel ou lescamions clientsIncendie- ExplosionPollution <strong>de</strong>s eaux et du sol parcarburantPerturbation <strong>de</strong> l'évacuation <strong>de</strong>smatériauxBlessures ou mort <strong>de</strong> l'intrusDestruction <strong>de</strong> matérielDéversement <strong>de</strong> polluantsExplosion -IncendieAménagement etentretien <strong>de</strong> lavoie d'accès ausite.Site ceinturéInstallationséloignées <strong>de</strong>sroutesPanneauxindicateurs(dangerinterdiction<strong>de</strong>pénétrer)Mesures antiincendie,antipollutionSite ceinturéSignalisation <strong>de</strong>l'interdictiond'accès et dudanger autour dusiteEngins équipésd'avertisseurs <strong>de</strong>reculRegistre d'entréeset sortiesProbabilitérésultanteDGravitérésultanteRisquerésultantM 2D S 3Risquesliés auxactivitésvoisinesE M 1Pas d'entreprise à proximité du siteE M 1IncendievenantduvoisinageD S 3Brûlure <strong>de</strong>s employésIncendie <strong>de</strong>s engins <strong>de</strong> l'installation<strong>de</strong> traitement, <strong>de</strong>s bureaux ou <strong>de</strong>l'atelierExplosion du stockage <strong>de</strong> FODPersonnel habilité.ExtincteursÉvacuation dupersonnelD M 21.7.3- Risques liés à l'exploitation <strong>de</strong> la carrière et mesures préventivesRisque ProbabilitédurisqueGravitédurisqueRisqueavantmesuresB S 8Conséquences avant mesures MesurespréventivesCollision avec personnel, camions ouPlan <strong>de</strong>circulationParking VLProbabilitérésultanteGravitérésultanteRisquerésultantD S 3Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


24/85EnginsCirculationintérieureSécuritéroutièreextérieure C S 5IntervenantsextérieursNoya<strong>de</strong>IncendieExplosionTirs <strong>de</strong>minesenginsChute d'un enginDétérioration <strong>de</strong> matérielBlessures sur piétonFuites <strong>de</strong> fuelAcci<strong>de</strong>nts routiers (RD 199- Eccehomo)Renversement d'un piéton survariante GR 654Déversement <strong>de</strong> matériauxC S 5 Blessures sur clients, personnels,intrus...D S 3 Noya<strong>de</strong> et mort <strong>de</strong> l'individuChute d'un enginB S 8Brûlures sur personnel,piétons, clientsDétérioration matériel, PollutionExplosion <strong>de</strong> sites sensiblesC S 5 Acci<strong>de</strong>nts corporelsDétérioration <strong>de</strong> matérielIncendieB I 9Blessures-DécèsDestruction enginsDommages habitationsRD 199...Limitation <strong>de</strong>vitesseSignalisation <strong>de</strong>spiétonsPiétons avecéquipements <strong>de</strong>sécuritéConformité <strong>de</strong>senginsAménagementvoie d'accès ausite et <strong>de</strong>sintersections avecla RD 199chemin eccehomo et varianteGRRespect <strong>de</strong>sPTACRespect du co<strong>de</strong><strong>de</strong> la routeConformité <strong>de</strong>scamionsSignalisation -Limitation <strong>de</strong>vitesseMesures <strong>de</strong> laNHSPlan <strong>de</strong>prévention annuelConsignes <strong>de</strong>sécuritéPanneauxd'interdictionSite clôturéAccès interditSite clôturéAccès interditBassins <strong>de</strong>rétention signaléset clôturésInterdiction <strong>de</strong>faire du feuConsignes <strong>de</strong>sécuritéExtincteursDocuments <strong>de</strong>sécurité <strong>de</strong> plans<strong>de</strong> préventionInterdiction <strong>de</strong>fumerProcédure <strong>de</strong>ravitaillementCoupe flammeset éventsPlan <strong>de</strong>prévention annuelavec FORMEXPersonnel habilitéBalisage aire <strong>de</strong>tirEvacuation etprocédure d'alerteFermeture RD199 pendant lestirsProcédure antipollution(kits)D S 3D M 2E M 1D S 3D I 5D M 2Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


25/85Pollutionacci<strong>de</strong>ntelle <strong>de</strong>seaux etdu solPollutionacci<strong>de</strong>ntelleatmosphériqueB S 8 Pollution <strong>de</strong> la nappeB M 7Envol <strong>de</strong> poussièresRejet lors d'incendie ou d'explosionsAire ravitaillementétanchePistolets antigoutteEngins contrôlésPersonnelsensibiliséEntretien <strong>de</strong>spistesOptimiser ledécapageStocks limités +Mesures incendieexplosionD I 5D M 2Instabilité <strong>de</strong>sterrainsC S 5Blessures, enlisementDétérioration <strong>de</strong> matérielComblement <strong>de</strong> la fouilleEboulement <strong>de</strong>s terrains limitrophesBan<strong>de</strong>réglementaireRéaménagementcoordonnéRespect du RGIEOptimiser ledécapageMesures <strong>de</strong>sécurité etcontrôle <strong>de</strong>shabitations lors<strong>de</strong>s tirsD M 21.7.4- Récapitulatif <strong>de</strong>s moyens d'intervention et <strong>de</strong> secoursdisponibles sur le site et à l'extérieurCe paragraphe énumère les moyens qui seront mis en place sur le site afin<strong>de</strong> lutter contre un départ éventuel d'incendie ou un déversement acci<strong>de</strong>ntel. Il précise lesprocédures d'alerte et d'urgence à mettre en œuvre ainsi que les moyens <strong>de</strong> secours auxblessés1.7.5 - Acci<strong>de</strong>ntologie, effet domino,scénario d'acci<strong>de</strong>nt possible etconséquences prévisiblesCette partie <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> énumère les acci<strong>de</strong>nts les plus fréquents recenséspar le Bureau d'étu<strong>de</strong>s d'Analyse <strong>de</strong>s Risques et <strong>de</strong>s Pollutions Industrielles (BARPI)dans les carrières. Tous ont été traités dans cette étu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s dangers.Les effets domino pouvant affecter l'extérieur du site sont également traités.Il s'agit essentiellement du risque <strong>de</strong> propagation d'un incendie qui est considéré commefaible malgré la proximité <strong>de</strong> la forêt. Il s'agit également du risque <strong>de</strong> projection <strong>de</strong> blocslors d'un tir <strong>de</strong> mines raté. Des retombées <strong>de</strong> débris rocheux sont alors possibles àl'intérieur <strong>de</strong> la carrière pouvant avoir <strong>de</strong>s conséquences humaines et entraîner <strong>de</strong>sdégâts sur les matériels ou installations. Des projections peuvent également concernerl'extérieur <strong>de</strong> la carrière et notamment la RD 199. Les mesures pour éviter ces acci<strong>de</strong>ntset en limiter les conséquences sont décrites.La conclusion <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> indique que « par son activité mettant enœuvre essentiellement <strong>de</strong>s produits minéraux inertes, cette installation présenteobjectivement <strong>de</strong>s dangers mesurés pour son environnement en cas d'acci<strong>de</strong>nt ».1.8- Notice Hygiène SécuritéEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


26/85Dans ce document le rédacteur précise la politique prévention/sécurité qui seramenée au sein <strong>de</strong> l'entreprise au regard <strong>de</strong> la réglementation applicable . Il n'appelle pas<strong>de</strong> commentaire particulier <strong>de</strong> la part <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission d'enquête.1.9- Composition du DossierLe dossier soumis à l'avis du public se présente sous la forme <strong>de</strong> sept dossiersreliés format A 4 contenus dans une valisette, Il a été réalisé en décembre 2011 par lasociété GEO plus Environnement dont le siège social pour le Centre et l'Est se situe 2chemin du château 45530 Seichebrieres. L'ensemble du dossier soumis au publiccontient les éléments suivants:Tome 0Type <strong>de</strong> documentRésumé non techniqueNombre <strong>de</strong> pages( Texte etannexes)45 pagesComposition du documentCe document contient :A : La présentation du projet avec sa localisation,les éléments <strong>de</strong> synthèse, les caractéristiques <strong>de</strong>l'exploitation et les motivations du projetB : Le résumé non technique <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impactavec l'état initial , l'impact et les mesures pour yremédier, la conclusionC : Le résumé non technique <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> <strong>de</strong>sdangersTrois figures présentant :- La localisation du projet et <strong>de</strong>s habitations lesplus proches- Le plan <strong>de</strong> phasage général- Le plan <strong>de</strong> réaménagement et topographie <strong>de</strong>l'état final .Tome 1Document AdministratifLes Annexes30 pagesdont 7 figures1 page1 page1 pageCe document contient :- La lettre <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'autorisation- La présentation du <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ur- L'emplacement du projet- La réglementation <strong>de</strong>s I.C.P.E- La <strong>de</strong>scription <strong>de</strong> l'activité- Les capacités techniques et financières <strong>de</strong> laSociété .- Les servitu<strong>de</strong>s et contraintes affectant le site- La remise en état en fin d'exploitation.Les annexes :1- Liste <strong>de</strong>s parcelles cadastrales concernées parle projet2- Extrait du K- bis3- Accord du groupe VFLI concernant l'approchetransport ferroviaire au départ <strong>de</strong> ClamecyEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


27/85Tome 2Mémoire TechniqueLes Annexes17 pages2 pages19 pages10 pages49 pagesdont 16 figures1 page17 pages5 pages13 pages10 pages2 pages4- Deman<strong>de</strong> <strong>de</strong> Permis <strong>de</strong> construire le hangar(type agricole)5- Maîtrise foncière avec liste <strong>de</strong>s propriétaires <strong>de</strong>sparcelles concernées6- Capacités techniques et financières avecattestations <strong>de</strong>s organismes bancaires7- Avis sur la remise en état avec courrier du maired'Asnières sous Bois et <strong>de</strong>s propriétaires <strong>de</strong>sparcellesUn sommaire détaille le contenu du document :- Les données <strong>de</strong> base sur le gisement- Le projet <strong>de</strong> carrière- La métho<strong>de</strong> d'exploitation- La remise en état du site- Le calcul <strong>de</strong>s garanties financières- Le tableau récapitulatif <strong>de</strong>s données chiffréesessentielles du projet.Les annexes :1- Essais mécaniques effectués sur les calcaires2- Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong> faisabilité concernant les tirs <strong>de</strong> mines3- Plan <strong>de</strong> phasage d'exploitation et évolution duréaménagement coordonné4- Données sur l'installation <strong>de</strong> traitement5- Dimension <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> retenue d'eauxpluviales6- Arrêté du 9 février 2004 (modifié par l'arrêté du24/12/2009) relatif à la détermination <strong>de</strong>s garantiesfinancières <strong>de</strong> remise en état <strong>de</strong>s carrières prévuespar la législation par la législation <strong>de</strong>s ICPE7- Planches explicatives <strong>de</strong>s garanties financièresTome 3Etu<strong>de</strong> d'impact4 planches212 pagesdont 35 figures .Sommaire détaillé comprenant :- L'analyse <strong>de</strong> l'état initial du site et <strong>de</strong> sonenvironnement ( naturel, humain, les contraintes; laconclusion)- Les analyses <strong>de</strong>s effets actuels et prévisiblesdirects et indirects, temporaires et permanents duprojet sur son milieu- Les raisons du choix du projet- Les mesures visant à réduire les impactsprévisibles- Le réaménagement final <strong>de</strong> la carrière- Les effets du projet sur la santé publique- Les métho<strong>de</strong>s et sources utilisées pour évaluerles effets du projet sur l'environnement- Les conclusions <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


28/85Les annexesTome 4Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s DangersLes annexes2 pages30 pages4 pages2 pages6 pages6 pages44 pages37 pages6 pages3 pages7 pages2 pages7 pages3 pages9 pages1 page6 pages6 pages4 pages10 pages8 pages69 pagesdont 6 figures3 pages3 pages3 pages3 pages1 page1 – Les cavités souterraines et mouvements <strong>de</strong>terrain2- Etu<strong>de</strong> hydrogéologique du site3- Suivi <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s eaux superficielles(Conseil Général Nièvre)4- Données hydrogéologiques5- Qualité <strong>de</strong>s eaux superficielles (DIRENBourgogne)6- Données sur les captages AEP(DDASS 89)7- Rapport d'étu<strong>de</strong> ecologique du Centre d'Etu<strong>de</strong> et<strong>de</strong> Recherche appliquée en Environnement(CERA)8- Espèces et habitats associés (GEO plus)9- Fiches climatiques d'Auxerre (Météo France)10- Données Institut National <strong>de</strong>s Appellationsd'Origine11- Courriers réponses du Service Départementald'Architecture et du Patrimoine <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> et <strong>de</strong>Service Régional <strong>de</strong> l'Archéologie Bourgogne12- Comptages routiers <strong>de</strong>s axes principaux etcourrier réponse conseil général Nièvre.13- Fiches <strong>de</strong> mesure du Bruit (Géo plus)14- Extrait du schéma Départemental <strong>de</strong>s carrières<strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>15- Réponse Fédération Française Randonnée16- Courriers réponse ERDF et RTE17- Courrier réponse DRDF18- Courriers réponse France Télécom et Orange19- Présentation charte UNICEM20- Coefficients pour le calcul <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong>gaz (ADEM-Oldham)Ce document contient :- Une introduction- Les risques externes à la carrière- Les risques liés à l'exploitation <strong>de</strong> la carrière etles mesures préventives- Le récapitulatif <strong>de</strong>s moyens d'intervention et <strong>de</strong>secours disponibles sur le site à l'extérieur-L'acci<strong>de</strong>ntologie, les effets dominos, le scénariod'acci<strong>de</strong>nt possible et ses conséquences- La conclusion1- Décret 2000-892 du 13 septembre 2000 relatif àla prévention du risque sismique2- Arrêtés du 28 janvier 1993 et du 15 janvier 2008relatifs à la protection contre la foudre <strong>de</strong> certainesICPE3- Norme NCF 17-100- évaluation du risque <strong>de</strong>foudroiement4- Foudre – Risque pour les personnes5- Lettre du SDIS ( délai d'intervention-Accès)Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


29/853 pages3 pages11 pages7 pages6- Explosion et lieu <strong>de</strong> travail (RéglementationsourceINRS)7- Circulaire du 31 janvier 2007 (Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong>sdangers <strong>de</strong>s dépôts <strong>de</strong> liqui<strong>de</strong>s inflammables)8- Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong> la faisabilité <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines (sourceFORMEX)9- Données d'acci<strong>de</strong>ntologie (BARPI)Tome 5Notice Hygiène SécuritéTome ZMémoire en réponseLes annexes37 pages dont4 figures10 pages2 pages27 pages9 pages3 pagesCe document contient :- Quelques prescriptions en matière <strong>de</strong> santé et <strong>de</strong>sécurité- La réglementation applicable- Les mesures prises en application <strong>de</strong> ces textes- Les contrôles et vérifications- Un récapitulatifCe document constitue la réponse à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>d'éléments complémentaires formulée par laDREAL1- Récépissés <strong>de</strong> dépôts <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>sd'autorisation <strong>de</strong> défrichement2- Inci<strong>de</strong>nce sur les milieux naturels <strong>de</strong> la créationdu chemin d'accès à la carrière3- Courrier réponse du Conseil général <strong>de</strong> laNièvre pour la mise en place du tourne à gauche4- Illustration <strong>de</strong> la visibilité du site <strong>de</strong>puis la<strong>de</strong>rnière maison d'Asnières sous Bois.Avis <strong>de</strong> l'autoritéenvironnementale7 pagesAVIS DE LA COMMISSION D'ENQUETE SUR LE DOSSIERLes membres <strong>de</strong> la commission d'enquête constatent que le dossier comporte lespièces réglementaires . Les documents présentés sont lisibles , facilement consultables etexploitables par tout public. Tous les sujets sont abordés et traités individuellement . Lesrésumés non techniques <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact et <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s dangers permettent uneapproche rapi<strong>de</strong> du dossier dans ses gran<strong>de</strong>s lignes. L'étu<strong>de</strong> dossier par les membres <strong>de</strong>la commission a toutefois suscité quelques interrogations qui ont fait l'objet d'unquestionnaire (annexe 4)remis au Maître d'ouvrage lors <strong>de</strong> notre première rencontre le 11mai 2012. Les réponses qui ont été apportées figurent en annexe 5 du présent rapport.Elles ont permis d'éclairer les membres <strong>de</strong> la commission sur certains points particuliers.2- Déroulement <strong>de</strong> l'enquête2.1- Désignation <strong>de</strong> la Commission d'enquêteEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


30/85La commission d'enquête a été constituée par Décision n° 12 000045/21 duPrési<strong>de</strong>nt du Tribunal Administratif <strong>de</strong> DIJON en date du 12 avril 2012 (annexe 1) . Elle ala composition suivante :Prési<strong>de</strong>nt :M. André PATIGNIERMembres titulaires:Mme Andrée NIEZM. Pierre GUIONMembre SuppléantMme Marie Cécile BILLOTTEEn cas d'empêchement <strong>de</strong> M. André PATIGNIER la prési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> la commission seraassurée par Mme Andrée NIEZ, membre titulaire <strong>de</strong> la commissionEn cas d'empêchement <strong>de</strong> l'un <strong>de</strong>s membres titulaires, celui-ci sera remplacé par lemembre suppléant.Il est précisé que le membre suppléant a assisté à toutes les réunionspréparatoires et à tous les travaux avant l'ouverture <strong>de</strong> l'enquête notamment à laprésentation du projet et à la visite <strong>de</strong>s lieux. L'objectif, conforme à l'esprit <strong>de</strong> laréglementation était d'assurer l'efficacité maximale <strong>de</strong> la commission en toutescirconstances . Pour cela il fallait que le suppléant ait une parfaite connaissance dudossier et <strong>de</strong>s lieux pour être en mesure <strong>de</strong> remplacer à tout moment tout membretitulaire qui serait défaillant ou empêché <strong>de</strong> poursuivre ses fonctions.2.2- Préparation <strong>de</strong> l'enquêteLa commission d’enquête s’est réunie à la préfecture <strong>de</strong> l’Yonne le vendredi20 avril 2012 pour préparer ses propositions concernant le déroulement <strong>de</strong> l’enquête. Al’issue <strong>de</strong> cette réunion, les membres <strong>de</strong> la commission d’enquête ont participé à uneréunion avec les représentants <strong>de</strong> la préfecture pour mettre au point les modalitésd’organisation <strong>de</strong> l’enquête publique. Les propositions <strong>de</strong> la commission d’enquête ont étéacceptées notamment celles concernant le calendrier et le nombre <strong>de</strong>s permanences.Un exemplaire du dossier a été remis à chacun <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission.Le mercredi 23 mai 2012, les membres <strong>de</strong> la commission ont rencontrémadame GUERIN MANDON maire <strong>de</strong> la commune. Nous avons défini le rôle <strong>de</strong> chacundans la conduite <strong>de</strong> l'enquête publique. Ce premier entretien a été formalisé par la remised'un courrier rappelant les dispositions qui avaient été prises. (Annexe 3). Nous avonsvisité les locaux <strong>de</strong> la mairie et <strong>de</strong>mandé à ce que plusieurs pièces soient mises à notredisposition afin <strong>de</strong> permettre <strong>de</strong> recevoir <strong>de</strong> manière individuelle le public qui lesouhaiterait. A l'issue <strong>de</strong> cette rencontre et sur la place <strong>de</strong> la Mairie, nous avons étéabordés par <strong>de</strong>s habitants (4) qui souhaitaient nous entretenir sur le déroulement <strong>de</strong>l'enquête et notamment sur les lieux ou les dossiers seraient consultables. Nous les avonsrenseignés.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


31/85Le lundi 18 juin 2012, début <strong>de</strong> l’enquête, le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission d’enquête acoté et paraphé trois registres d’enquête.Le 20 juillet 2012 <strong>de</strong>ux nouveaux registres d'enquête ont été côtés et paraphés puis mis àla disposition du public. Compte tenu <strong>de</strong> l'affluence du public au cours <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux <strong>de</strong>rnièressemaines <strong>de</strong> l'enquête ,un registre intitulé « registre complémentaire » réalisé à partird'un cahier ordinaire type cahier d'écolier a également été côté et paraphé et mis àdisposition .2.3- Décision <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à l'enquête publiquePar arrêté n° PREF-DCPP-2012-156 en date du 26 av ril 2012 (annexe 2),Monsieur le Préfet <strong>de</strong> l’Yonne a prescrit l’ouverture <strong>de</strong> l’enquête publiquerelative aux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s présentées par le gérant <strong>de</strong> la S.A.R.L Carrières et Matériauxd'Asnières (C.M.A) en vue d'obtenir : l’autorisation d’exploiter une carrière et une installation <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>smatériaux relevant <strong>de</strong>s dispositions du livre V titre I du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement sur leterritoire <strong>de</strong> la commune d' Asnières Sous Bois. (Yonne)L’arrêté fixe la durée <strong>de</strong> la consultation du public à quarante jours, du lundi 18 juin auvendredi 27 juillet 2012 inclus. Le siège <strong>de</strong> l’enquête est fixé à la mairie d'Asnières-sous-Bois. Il précise les noms <strong>de</strong>s commissaires enquêteurs ainsi que les dates <strong>de</strong>spermanences.2.4- Présentation du Projet – Visite <strong>de</strong>s lieuxLe mardi 24 avril 2012, le Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission a proposé au Maîtred'ouvrage, M. DILLON, <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à la présentation <strong>de</strong> son projet aux membres <strong>de</strong> lacommission d'enquête. Compte tenu du contexte qui entoure ce projet en général (plusieurs manifestations d'opposition ont déjà été réalisées) et <strong>de</strong>s tensions qui sontperceptibles dans le village (affichage <strong>de</strong> ban<strong>de</strong>roles d'opposition au projet) M. DILLONa souhaité afin d'éviter tout trouble inutile, que cette première réunion se déroule en<strong>de</strong>hors <strong>de</strong> la commune d'Asnières sous Bois et a proposé une salle <strong>de</strong> réunion à la mairie<strong>de</strong> Dornecy ( Nièvre) commune située dans le périmètre d'affichage <strong>de</strong> l'enquêtepublique. Nous avons arrêté la date du vendredi 11 mai 2012 pour procé<strong>de</strong>r à cetteprésentation qui s'est donc déroulée à Dornecy en présence <strong>de</strong> tous les membres <strong>de</strong> lacommission d'enquête, <strong>de</strong> Messieurs DILLON et BOCCIARELLI (gérant et actionnaire <strong>de</strong>la SARL CMA) et <strong>de</strong> madame DE OLIVEIRA du bureau d'étu<strong>de</strong>s Géo plusenvironnement.Après avoir exposé rapi<strong>de</strong>ment ses motivations concernant le projet, sonexpérience professionnelle , son attachement à la région (6° génération à Asnières),Monsieur DILLON nous fait part du climat conflictuel qui entoure ce projet. En réponse àune question que nous lui posons sur les mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> communication qui ont été mis enœuvre jusqu'à présent , Il indique que <strong>de</strong>ux réunions ont déjà eu lieu . Une première enmai 2009 avec M. le sous préfet d'Avallon et une secon<strong>de</strong> en juillet <strong>de</strong> la même année. Ilexplique que ces réunions se sont mal passées . « Des opposants au projet rejetaientEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


32/85tous les arguments, les insultes ponctuées d' agressions verbales ont fusé entraînantl'interruption <strong>de</strong> la séance sans que les explications soient données ».Craignant qu'un recours ne soit déposé auprès du tribunal administratif <strong>de</strong> Dijon« pour manque <strong>de</strong> communication » Monsieur DILLON <strong>de</strong>man<strong>de</strong> expressément à lacommission d'enquête d'organiser une nouvelle réunion publique . La commissiond'enquête prend acte <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> en précisant que les frais occasionnés par cetteéventuelle réunion seront supportés en totalité par le pétitionnaire ( location <strong>de</strong> salle,moyens audio etc....) et qu'elle souhaite s'accor<strong>de</strong>r un délai <strong>de</strong> réflexion avant <strong>de</strong> rendresa réponse. Après concertation et compte tenu que le co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnement n'imposepas à la commission d'enquête d'organiser et <strong>de</strong> prési<strong>de</strong>r une réunion publique dans lecadre <strong>de</strong> cette enquête pour laquelle il n'est prévu aucune servitu<strong>de</strong>, la commissiond'enquête a décidé <strong>de</strong> ne pas satisfaire à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> du porteur <strong>de</strong> projet. Un courrier(joint en annexe 7) rédigé en ce sens et précisant qu'il conservait toutefois la facultéd'organiser lui même cette réunion, lui a été adressé le 16 mai 2012 par le Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> laCommission d'enquête.Au cours <strong>de</strong> cette réunion nous avons indiqué au porteur <strong>de</strong> projet que noussouhaitions qu'il répon<strong>de</strong> à 21 questions qui correspon<strong>de</strong>nt aux interrogations <strong>de</strong>smembres <strong>de</strong> la commission d'enquête à l'issue d'une première lecture du dossier. Nousavons parcouru ces questions et M. DILLON nous a indiqué qu'il fournirait une réponseécrite . (questionnaire et réponse du MO joints en annexes 5 et 6). Nous avonségalement noté <strong>de</strong>ux erreurs dans le tome 1 « document administratif ».p.22 et 29 il estrespectivement indiqué que les CV et avis sur le réaménagement se trouvaient en annexe4 et 5 . Or ils sont placés respectivement en annexe 6 et 7. Nous avons <strong>de</strong>mandé auporteur <strong>de</strong> projet que ces petites erreurs soient corrigées sur l'ensemble <strong>de</strong>s dossiers misà la disposition du public. Un erratum a été adressé à toutes les mairies détentrices d'undossier . (annexe 28)Concernant l'affichage <strong>de</strong> l'avis d'enquête publique, Monsieur DILLON <strong>de</strong>man<strong>de</strong> àla commission d'enquête <strong>de</strong> s'en charger. Nous lui indiquons qu'il lui appartient <strong>de</strong>remettre les affiches aux maires concernés par le périmètre d'affichage, à charge pour eux<strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à leur mise en place et <strong>de</strong> fournir en fin d'enquête un certificat pour enjustifier. Nous avons indiqué au pétitionnaire qu'il <strong>de</strong>vait se charger <strong>de</strong> l'affichage <strong>de</strong> l'avisd'enquête publique sur les lieux <strong>de</strong> réalisation du projet et qu'il <strong>de</strong>vait assurer unesurveillance régulière pour vérifier que les affiches étaient toujours en place afin <strong>de</strong>remédier aux éventuels actes <strong>de</strong> malveillance . Nous lui avons <strong>de</strong>mandé <strong>de</strong> nous tenirinformé si les affiches étaient enlevées ou dégradées.En fin <strong>de</strong> réunion le pétitionnaire nous a présenté un film <strong>de</strong> 8 minutes qu'il avaitréalisé sur les carrières . Il a proposé que ce film soit diffusé en boucle dans la salle où setiendraient les permanences. Les membres <strong>de</strong> la commission ont estimé que ce film nefaisait pas partie du dossier, que la surveillance du matériel <strong>de</strong> projection pouvait poserproblème, que la diffusion d'un film réalisé par le porteur <strong>de</strong> projet mais présenté par lesmembres <strong>de</strong> la commission d'enquête pouvait porter atteinte à l'indépendance <strong>de</strong> lacommission d'enquête et ont donc refusé la proposition du Maître d'ouvrage.Les membres <strong>de</strong> la commission se sont ensuite rendus sur le terrain enEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


33/85compagnie <strong>de</strong> Messieurs DILLON et BOCCIARELLI . Depuis la RD 951 nous avonsparcouru le chemin forestier qui après aménagement sera le chemin d'accès à la carrière,puis nous avons visualisé l'emplacement du futur « tourne à gauche » . Nous noussommes ensuite déplacés sur le site qui pourrait accueillir la future carrière et qui estactuellement cultivé en colza. Cette visite bénéfique a permis aux membres <strong>de</strong> lacommission <strong>de</strong> s'imprégner <strong>de</strong>s lieux et <strong>de</strong> leur environnement .2.5- Mesures <strong>de</strong> publicitéCompte tenu <strong>de</strong> la situation géographique du projet qui se situe dans le département <strong>de</strong><strong>l'Yonne</strong> mais en limite du département <strong>de</strong> la Nièvre , les avis d'enquête ont été ( àl'initiative <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> mais à charge <strong>de</strong> la SARL C.M.A) publiés dansquatre journaux parmi les plus lus dans les <strong>de</strong>ux départements et habilités à recevoir lesannonces légales (Annexe 3 )− L'Yonne républicaine le lundi 14 mai 2012− La Liberté <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> le jeudi 3 mai 2012− Le journal du Centre le lundi 14 mai 2012− Le Journal du Centre Dimanche le 20 mai 2012Ces publications respectent les délais prescrits dans l'arrêté préfectoral. (Article 6). Uneerreur a toutefois été constatée dans les <strong>de</strong>ux journaux publiés dans la Nièvre etconcernant les dates <strong>de</strong> l'enquête. Le début <strong>de</strong> l'enquête a en effet été fixé au 18 juillet aulieu du 18 juin . A la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> la commission d'enquête les services <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong><strong>l'Yonne</strong> ont fait procé<strong>de</strong>r à <strong>de</strong>ux nouvelles parutions rectificatives, l'une le jeudi 31 maidans le journal du Centre et l'autre le dimanche 3 juin dans le journal du centre dimanche.L'article 3 <strong>de</strong> l’arrêté précise que ,simultanément à l’enquête diligentée par lamairie d'ASNIERES-SOUS- BOIS ,un dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'autorisation d'exploiter seraconsultable aux jours et heures d'ouverture <strong>de</strong>s mairies <strong>de</strong>s communes <strong>de</strong> BROSSES,CHAMOUX, CHATEL-CENSOIR. LICHERES-SUR-YONNE, MONTILLOT, VEZELAY(Yonne ) et BREVES , DORNECY (Nièvre) . Ces communes sont également concernéespar le rayon d'affichage fixé dans la nomenclature <strong>de</strong>s installations classées pour larubrique dont l'installation relève .La commission d’enquête a procédé à la vérification <strong>de</strong> l'affichage le 2 juin 2012dans toutes ces communes et a pu constater la présence <strong>de</strong> l’arrêté aux endroits et lieuxprévus à cet effet , ainsi qu'au droit du site <strong>de</strong> la carrière . La commune <strong>de</strong> DORNECY aeffectué l'affichage le lundi 4 juin 2012.La commission a vérifié que <strong>de</strong>s avis d’enquêtes ont été effectivement affichés quinzejours avant l’ouverture sur les panneaux d'affichage <strong>de</strong> la mairie d' Asnières sous Bois.Elle a constaté la présence <strong>de</strong> l’avis en mairie <strong>de</strong> Asnières sous Bois lors <strong>de</strong> chacune <strong>de</strong>spermanences.Le Porteur <strong>de</strong> projet a également fait réaliser un constat d'affichage M° PYRDZIAKhuissier <strong>de</strong> justice 17 rue du Bel Air à Avallon . Cette opération s'est déroulée les 29 mai2012 et 4 juillet 2012 .Elle a fait l'objet <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux Procès-verbaux <strong>de</strong> constat qui sont jointsEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


34/85en annexe 8 et 9. Tous les points d'affichage <strong>de</strong> la commune d'Asnières sous Bois ainsique ceux situés sur le site du projet ont été contrôlés et aucune anomalie n'a été relevée.Deux constats d'affichage ont également été réalisés à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> du porteur <strong>de</strong> projetpar le cabinet d'huissier SELARL ACTES @CONSEILS à GUERIGNY (58130) . Ilsportent sur la vérification <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux panneaux d'affichage situés sur la RD 951 entreDornecy et Chamoux (Nièvre) . Réalisés les 30 mai et 2 juillet ces <strong>de</strong>ux constats n'ont faitétat d'aucune anomalie . Ils sont joints en annexe 10 et 11.L’ouverture <strong>de</strong> l’enquête a également été annoncée sur le site Internet <strong>de</strong> la préfecture <strong>de</strong>l’Yonne.2.6- Modalités <strong>de</strong> consultation du publicLe vendredi 11 mai, Mme le Maire d'Asnières sous Bois a adressé au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>la Commission copie <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux courriers à titre d'information ( joints en annexe 26) :− Courrier du Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l'association pour la Défense du cadre <strong>de</strong> vie d'Asnièressous Bois et ses environs daté du 2 mai 2012 qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong> expressément au maire<strong>de</strong> lui communiquer dès à présent le dossier d'enquête publique− Courrier <strong>de</strong> Mme le Maire qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong> à M. le Préfet <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> <strong>de</strong> bien vouloirrépondre lui même à cette association « afin que sa parole ne soit pas mise endoute une fois <strong>de</strong> plus par M. HUET ».Nous avons pris attache avec les services concernés la Préfecture <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>. Il nous aété confirmé qu'en référence à la décision 20102825 <strong>de</strong> la CADA ( Commission d'accèsaux documents administratifs) prise dans <strong>de</strong>s circonstances similaires, le dossier seraitmis à la disposition du public à la Préfecture d'Auxerre et à la sous préfecture d'Avallondès que possible. Le 7 juin 2012 en l'absence <strong>de</strong> précision <strong>de</strong> la part <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong><strong>l'Yonne</strong> les membres <strong>de</strong> la commission ont pris attache téléphonique avec les services <strong>de</strong>la Préfecture. Il nous a été confirmé qu'avaient été remis :« - 1 CD à l'association Yonne Nature Environnement le 4 juin 2012, suite à sa <strong>de</strong>man<strong>de</strong><strong>de</strong> communication conformément aux dispositions <strong>de</strong> l'article L.123-8 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong>l'environnement ;- 1 CD à Mme DUBOIS, trésorière <strong>de</strong> l'association <strong>de</strong> défense du cadre <strong>de</strong> vie d'Asnièressous bois et ses environs (ADVVA), le 4 juin 2012, suite à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'association. »Pendant toute la durée <strong>de</strong> l’enquête, les dossiers comprenant une étu<strong>de</strong> d’impact ainsique <strong>de</strong>s registres d’enquêtes, cotés et paraphés par un commissaire enquêteur, ont étédéposés et tenus à la disposition du public à la mairie d' Asnières sous Bois les lundis,Mercredi et Samedi <strong>de</strong> 10 h 00 à 12 h 00.Simultanément les dossiers du projet étaient consultables aux heures d'ouverture <strong>de</strong>sbureaux respectifs <strong>de</strong>s mairies <strong>de</strong> BROSSES, CHAMOUX,CHATEL-CENSOIR,LICHERES-SUR-YONNE,MONTILLOT, VEZELAY (89),BREVES et DORNECY(58) situées dans le rayon d’affichage .L'avis <strong>de</strong> l'autorité environnementale en date du 7 mars 2012 a été mis à la disposition dupublic dans les mêmes conditions.Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


35/85Les résumés non techniques <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact ainsi que l'avis <strong>de</strong> l'autoritéenvironnementale ont été publiés sur le site internet <strong>de</strong> la préfecture <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> dès lapublication <strong>de</strong> l'arrêté préfectoral.2.7- Réception du public par la Commission d'enquêteConformément aux dispositions <strong>de</strong> l'article 2 <strong>de</strong> l'arrêté préfectoral, les membres <strong>de</strong> lacommission ont tenu 6 permanences en mairie d'Asnières sous Bois selon le calendrier ethoraires suivants:► Le lundi 18 juin 2012 <strong>de</strong> 14 heures à 17 heures La Commission d'enquête complète► Le samedi 30 juin 2012 <strong>de</strong> 9 heures à 12 heures La commission d'enquête► Le mardi 3 juillet 2012 <strong>de</strong> 16 heures à 19 heures La commission d'enquête► Le jeudi 12 juillet 2012 <strong>de</strong> 14 heures à 17 heures La commission d'enquête► Le vendredi 20 juillet 2012 <strong>de</strong> 15 heures à 18 heures La Commission d'enquête► Le vendredi 27 juillet 2012 <strong>de</strong> 9 heures à 12 heures La Commission d'enquêteCompte tenu <strong>de</strong> l'intense fréquentation du public lors <strong>de</strong>s permanences et notamment parles membres <strong>de</strong> l'association ADCVA89 , la commission d'enquête a fait le choix d'êtreprésente en totalité pour chacune d'elle. Les commissaires enquêteurs ont ainsi pu serendre plus disponibles pour répondre aux questions et ont également pu mettre à ladisposition du public leurs propres dossiers .2.7.1 Prorogation <strong>de</strong> la durée <strong>de</strong> l'enquête publiquePar courrier en date du 12 juin 2012 M. HUET Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l'association pour la Défensedu cadre <strong>de</strong> vie d'Asnières sous Bois et ses environs a sollicité le Préfet du Département<strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> aux fins d'obtenir la prorogation <strong>de</strong> la durée <strong>de</strong> l'enquête publique eninvoquant l'importance du dossier ( plus <strong>de</strong> 1.000 pages) et le fait que l'enquête empiètesur la pério<strong>de</strong> estivale <strong>de</strong> juillet .En réponse par courrier en date du 22 juin 2012 M. le Préfet a indiqué que conformémentaux dispositions <strong>de</strong> l'article R 123-6 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnement cette <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>vaitémaner du Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission d'enquête et que par conséquent il ne pouvait fairedroit à une telle <strong>de</strong>man<strong>de</strong>.Dès le 30 juin ( Mme GAGNAUT obs 5) puis le mardi 3 juillet 2012 lors <strong>de</strong> la permanenceassurée en mairie d'Asnières sous Bois , les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête ontété sollicité par le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l'association ADCVA 89 M. HUET ainsi que par M.ABACHI et M. LAFONTAINE qui souhaitaient obtenir une prolongation <strong>de</strong> la durée <strong>de</strong>l'enquête publique compte tenu <strong>de</strong> l'importance du dossier ( plus <strong>de</strong> 1.000 pages) , <strong>de</strong> lafréquentation du public qui limite les possibilités <strong>de</strong> consultation, <strong>de</strong> la tenue <strong>de</strong> l'enquêtependant la pério<strong>de</strong> estivale Ces <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s sont respectivement répertoriées enObservation n° 5-7 et Lettre n° 14Compte tenu : Que l'enquête publique s'est déroulée sur une pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> 40 jours au lieu <strong>de</strong>strente jours habituellement prévus Que l'association a , à sa <strong>de</strong>man<strong>de</strong>, bénéficié auprès <strong>de</strong> la Préfecture ,d'unexemplaire numérisé du dossier dès le 4 juin . Qu'elle a eu la possibilité <strong>de</strong> consulter en préfecture et en sous préfecture d'AvallonEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


36/85un exemplaire papier du dossier quelques jours avant le début <strong>de</strong> l'enquêtepublique Qu'un exemplaire numérisé du tome « Z » a également été remis à cetteassociation en cours d'enquête Qu'à l'occasion <strong>de</strong> chacune <strong>de</strong>s permanences assurées en mairie d'Asnières sousBois les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête ont mis leur dossier personnel à ladisposition du public qui a ainsi pu bénéficier <strong>de</strong> quatre dossiers consultables. Qu'en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong>s permanences assurées par la commission d'enquête le dossierétait consultable en mairie d'Asnières sous Bois, Brosses,Chamoux, ChatelCensoir, Licheres sur Yonne, Montillot, Vezelay, Brèves et Dornecy aux heureshabituelles d'ouverture <strong>de</strong> ces mairies Que l'éventail <strong>de</strong>s heures d'ouverture <strong>de</strong> ces mairies permet la consultation dudossier tous les jours <strong>de</strong> la semaine du lundi au vendredi (matin et après midi) ainsique le samedi matin tel que le montre la tableau ci-aprèsLes membres <strong>de</strong> la commission d'enquête ont estimé , après consultation <strong>de</strong> l'autoritéorganisatrice , que les moyens <strong>de</strong> communication mis à la disposition du public avaientété suffisants et ils n'ont pas souhaité accor<strong>de</strong>r cette <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> prorogation <strong>de</strong> la durée<strong>de</strong> l'enquête. Monsieur le Préfet a été tenu informé <strong>de</strong> cette décision ainsi que M. Huetpar courrier daté du vendredi 20 juillet 2012 ( annexe 12)TABLEAU DES JOURS ET HORAIRES D'OUVERTURE AU PUBLIC DES MAIRIESDETENTRICES DU DOSSIERlundi mardi mercredi jeudi vendredi samediAsnières 10h00 12h00 10h00 12h00 10h00 12h00Brosses 9h00 12h00 16h17h30 16h00 18h00Chamoux 9h30 11h30 9h30 11h30Chatel cens. 9h00 12h0014h00 18h00Lichères/yMontillotVezelay10h00 12h0014h00 16h009h00 12h009h00 12h0013h30 17h3010h0012h009h00 12h00 9h00 12h00 9h00 12h0014h00 18h0013h30 17h309h00 12h0013h30 17h3010h0012h00 10h0012h0014h00 16h00Breves 8h00 10h00 8h00 10h00 17h00 19h00 8h00 10h00Dornecy 9h45 11h45 9h45 11h45 9h45 11h45 9h45 11h45 9h45 11h452.8- Clôture <strong>de</strong> l'enquêteLe mercredi 12 septembre 2012, la commission d’enquête a remis au bureau <strong>de</strong>senquêtes publiques <strong>de</strong> la préfecture <strong>de</strong> l’Yonne :- le rapport et les conclusions <strong>de</strong> la commission et les documents annexés,Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


37/85- les registres d’enquête et les documents annexés,- Les documents relatifs à la notification <strong>de</strong>s observations ( procès verbal, mémoiresen réponse).2.9- Notifications <strong>de</strong>s observations au MOLe vendredi 3 août 2012 à 9 heures 30 à la mairie dAsnières sous Bois en présence <strong>de</strong>sautres membres <strong>de</strong> la commission d’enquête, le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission d’enquête aprocédé à la notification <strong>de</strong>s observations à Monsieur DILLON gérant <strong>de</strong> la SociétéCarrières et Matériaux d'Asnières sous Bois, porteur du projet, dûment convoqué parcourrier du lundi 30 juillet 2012 . (Annexe 16)Il a remis à Monsieur DILLON- Une liste <strong>de</strong>s observations consignées sur les six registres d’enquête annexée auprésent procès verbal, (annexe 13)- Une photocopie <strong>de</strong>s observations consignées sur les registres d’enquête,- Une liste <strong>de</strong>s pièces reçues annexée au présent procès verbal, (annexe 14)−ne copie <strong>de</strong>s pièces reçues.- liste et synthèse <strong>de</strong>s observations et pièces par thèmes (annexe 15)Le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission d’enquête a invité Monsieur Sebastien DILLON à produireun mémoire en réponse aux observations du public et aux questions <strong>de</strong> la commissiond’enquête jointes en annexe dans les douze jours. Il <strong>de</strong>vra lui parvenir au plus tard lejeudi 16 août 2012 inclus.Un procès verbal <strong>de</strong> cette procédure a été dressé, un exemplaire est joint en annexe 17 .2.10- Mémoire en réponse du MOLe jeudi 16 août 2012, le maître d’ouvrage a présenté son mémoire en réponse et l’aremis aux membres <strong>de</strong> la commission d’enquête en version papier (4 exemplaires) etnumérique (1 exemplaire).Le mémoire en réponse dont un exemplaire est joint en annexe 18, est composé <strong>de</strong> :► un mémoire en réponse aux observations <strong>de</strong> l’enquête publique partie ICPE. (28pages)► 11 annexes2.11- Travaux <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLe vendredi 20 avril 2012 nous nous sommes réunis en Préfecture d'Auxerre afin<strong>de</strong> prendre en charge les dossiers et procé<strong>de</strong>r à un premier examen .Le vendredi 11 mai 2012 nous nous sommes réunis afin <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à un premierbilan <strong>de</strong> la lecture <strong>de</strong>s dossiers et d'élaborer le questionnaire <strong>de</strong>stiné au porteur<strong>de</strong> projet.Le mercredi 12 juin 2012 nous avons procédé à l'examen <strong>de</strong>s réponses fourniespar le M.O au questionnaire qui lui avait été remis lors <strong>de</strong> la première réunion. NousEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


38/85avons validé la rédaction <strong>de</strong> la première partie du rapport (Généralités)Le jeudi 19 juillet 2012 nous avons rencontré Mrs DENIS et GIROUX inspecteurs<strong>de</strong>s Installations classées <strong>de</strong> la DREAL Bourgogne , subdivision d'Auxerre. Nous avonsabordé les questions relatives aux schémas directeurs actuel et futur <strong>de</strong>s carrièresL es membres <strong>de</strong> la commission d'enquête se sont ensuite réunis afin <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>rà un premier examen <strong>de</strong>s observations faites par le public et les classer par thèmes .Le mardi 24 juillet 2012, nous avons rencontré M. MALTETE responsable <strong>de</strong> lamission Inter services Eau Nature auprès <strong>de</strong> la Direction Départementale <strong>de</strong>s territoires<strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> et M GIRARD plus particulièrement chargé <strong>de</strong>s problèmes relatifs à la gestion<strong>de</strong>s déchets et matériaux inertes. Nous avons évoqué la problématique <strong>de</strong> la proximité <strong>de</strong>la nappe phréatique par rapport au fond <strong>de</strong> fouille en fin d'exploitation. La possibilité d'uncomplément d'analyse hydrogéologique, d'un suivi en cours d'exploitation et d'unremblaiement avec <strong>de</strong>s matériaux inertes a été discutée.Le vendredi 27 juillet 2012 après la clôture <strong>de</strong> l'enquête nous avons procédé aurecensement, à l'enregistrement puis à la photocopie <strong>de</strong>s 80 pièces qui ont été reçues lors<strong>de</strong> la <strong>de</strong>rnière permanence. Nous avons procédé <strong>de</strong> même en ce qui concerne les 6registres d'enquête qui par ailleurs ont été clôturés.Le vendredi 17 août 2012 le Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission d'enquête a parcouru laRD 951 <strong>de</strong> Chamoux à Clamecy afin <strong>de</strong> mieux appréhen<strong>de</strong>r les observations relatives à latraversée <strong>de</strong>s agglomérations <strong>de</strong> Dornecy , Armes et Clamecy faites par le public. Quatrephotographies <strong>de</strong> la traversée <strong>de</strong> Armes ont été réalisées et jointes au présent.Le jeudi 23 août 2012 un article paru dans le journal <strong>l'Yonne</strong> Républicaine , page Avallon ,Asnières sous Bois sous le titre « La carrière au cœur du débat » précisait en sous-titre« <strong>de</strong>s failles dans le rapport du commissaire enquêteur » et ajoutait « le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>l'ADCVA89 met en lumière <strong>de</strong>s failles importantes dans le rapport du commissaireenquêteur... » . Le rapport n'étant pas établi à cette date le Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commissiond'enquête a <strong>de</strong>mandé au journaliste <strong>de</strong> corriger cette erreur manifeste en apportant unrectificatif au même emplacement et sous le même titre dans une édition ultérieure . Cerectificatif est paru dans l'édition du vendredi 24 août 2012 sous le titre « Asnières sousBois -Précision » ( Annexe 22).Le mardi 28 août 2012, les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête se sont réunis afind'examiner la première partie <strong>de</strong>s réponses apportées par le maître d'ouvrage auxobservations du public et formaliser leurs commentairesLe mercredi 5 septembre 2012 les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête se sont réunisafin d'examiner la secon<strong>de</strong> partie <strong>de</strong>s réponses apportées par le maître d'ouvrage auxobservations du public et formaliser leurs commentaires2.12- Remise du rapport d'enquêteCompte tenu du nombre important d'observations <strong>de</strong> la part du public dans cette enquête,le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission a sollicité, par courrier en date du 20 août 2012, Monsieurle Préfet afin d'obtenir un délai supplémentaire d'une quinzaine <strong>de</strong> jours pour la remise durapport avec les conclusions motivées (Annexe 23) . Par courrier en date du 24 août2012 , Monsieur le Préfet a donné un avis favorable à cette <strong>de</strong>man<strong>de</strong>. (Annexe 24)Enquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


39/853- Analyse <strong>de</strong>s observations3.1- Relation comptable <strong>de</strong>s observations du publicLe public s’est exprimé en mairie d'Asnières sous Bois sur 6 registres d’enquête. Denombreuses personnes ont remis ou adressé <strong>de</strong>s documents qui ont été annexés auxregistres d’enquête . On dénombre au total : dix sept observations consignées sur le registre n°1, vingt observations consignées sur le registre n°2, dix observations consignées sur le registre n°3, vingt-trois observations consignées sur le registre n°4, dix observations consignées sur le registre n°5, <strong>de</strong>ux observations consignées sur le registre n°6 ( complémentaire) quatre-vingt quatorze pièces annexées au registre n°1 dix neuf pièces annexées au registre n°3 trente-six pièces annexées au registre 5- soit environ 168 interventions du public.Compte tenu <strong>de</strong> la présence importante du public pendant et en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong>s permanences,les registres n'ont pas été renseignés <strong>de</strong> façon chronologique mais plutôt en fonction <strong>de</strong>leur disponibilité, le but étant <strong>de</strong> faciliter l'accès aux registres à toute personne qui lesouhaitait soit pour le consulter soit pour y porter une observation. Les membres <strong>de</strong> lacommission d’enquête ont systématiquement invité les personnes qu’ils ont entendues às’exprimer sur les registres d’enquête ou à adresser un courrier au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> lacommission d’enquête.3.2- Relation comptable <strong>de</strong>s signaturesDes observations et <strong>de</strong>s documents ont été signés par plusieurs personnes. Des personnes sontintervenues à plusieurs reprises. La commission d’enquête a donc procédé à l’évaluation dunombre <strong>de</strong>s personnes qui ont participé à l’enquête sous une forme ou une autre sans doublecompte, soit 168 personnes environ.Les pétitions suivantes ont également été déposées:- Pétition signée par 160 habitants <strong>de</strong> la commune <strong>de</strong> Armes (Nièvre) (D22)- Pétition signée par 149 habitants <strong>de</strong> Chatel Censoir et environs (D94)- Pétition signée par 59 habitants remise par l'association ADEDN ( D118)- Document relié remis par l'association ADCVA89 (D130) comportant quatre pétitions qui ontrespectivement recueilli :− 460 signatures ( pour la valorisation du patrimoine culturel et naturel contre le projetd'ouverture <strong>de</strong> la carrière à Asnières sous Bois)− 77 signatures ( Une énorme menace plane sur le futur grand site <strong>de</strong> Vezelay)− 43 signatures ( <strong>de</strong>s riverains <strong>de</strong> la D 951 à Dornecy, Armes et Clamecy opposés auprojet d'ouverture <strong>de</strong> la carrière)− 160 signatures ( <strong>de</strong>s habitants d'Armes opposés au projet) Cette <strong>de</strong>rnière fait doubleEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


40/85emploi avec celle déposée par M. RATHERY Jean ( D 22)Une lettre (D 61) <strong>de</strong> soutien au projet a reçu 19 signatures <strong>de</strong> la part « <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong>Chatel Censoir et alentours »3.3- Sens général <strong>de</strong>s avisLe public s'est très majoritairement prononcé contre le projet <strong>de</strong> carrière.Environ 89 documents déposés sont défavorables pour 43 favorables.Les observations formulées dans les registres sont toutes défavorables soit 36 .L'ensemble <strong>de</strong>s pétitions a recueilli 948 signatures défavorables au projet .Une lettre (D 61) <strong>de</strong> soutien au projet a reçu 19 signatures <strong>de</strong> la part « <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong>Chatel Censoir et alentours »Textes présentés au public pour les différentes pétitions :Pétition remise par M. RATHERY Jean ayant recueilli 160 signatures (D22)« Pétitions <strong>de</strong>s habitants <strong>de</strong> la commune d'Armes (58) solidaires contre l 'ouverture d'unecarrière à Asnières sous Bois (89)- Nous soussignés habitants <strong>de</strong> la commune d'Armes(58) solidaires sommes résolument opposés à l'ouverture d'une carrière à Asnières sousBois 89 qui ne peut qu'apporter nuisances et mal être <strong>de</strong>s populations <strong>de</strong> cette communetout comme aux riverains <strong>de</strong> la D 951 et ses environs qui auront à subir les désagréments<strong>de</strong> la circulation supplémentaire résultant du nécessaire transport <strong>de</strong> ce qui en seraextrait.Bruit, vibrations, poussières, particules et micro-particules mettront à ru<strong>de</strong> épreuve leshabitations tout comme les patrimoines immobiliersLes initiateurs <strong>de</strong> ce projet tout comme les déci<strong>de</strong>urs seront les coupables responsables<strong>de</strong>s préjudices infligésPétition présentée par Mme TOUBOULIC Nicole ayant recueilli 149 signatures (D94)« Pétition concernant la circulation <strong>de</strong>s camions qu'engendrerait la carrière d'Asnièressous Bois dans la Traversée <strong>de</strong> Chatel Censoir – Les habitants <strong>de</strong> Chatel censoir seprononcent contre ce projet :1- Danger pour les piétons (enfants,personnes âgées) étroitesse <strong>de</strong>s rues, état <strong>de</strong>strottoirs)2- Nuisance sonore et polluante3- Moins-valu <strong>de</strong>s maisons4- Risque <strong>de</strong> perte du label touristique « station verte »5- Croisement – Stationnement .Pétition présentée par Michel HUET prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l'ADCVA 89 ayant recueilli 460signatures :« Notre région repose sur la valorisation <strong>de</strong> notre patrimoine culturel (Auxerre,Vezelay,StPère, Avallon, Clamecy, Arcy sur Cure, le canal du Nivernais...) et naturel ( sonagriculture, ses vignobles, ses forêts, ses paysages, ses cours d'eau, sa gastronomie)Nous nous opposons au projet <strong>de</strong> créations <strong>de</strong> carrières à ciel ouvert dans le grand sitedu vezelien, tel que celui d'Asnières sous Bois car ces projets sont <strong>de</strong>structeurs <strong>de</strong> notreEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


41/85environnement humain social et culturel :-par la suppression <strong>de</strong> terres cultivées <strong>de</strong> gran<strong>de</strong> valeur, et les atteintes aux forêts-les nuisances sonores et phoniques : concassage <strong>de</strong> roches, tirs <strong>de</strong> mines et sirènesd'alerte-par les poussières générées polluant l'air et l'eau ( souterraine et <strong>de</strong> surface)-par la forte augmentation du trafic poids lourd lié à cette carrière, entraînant unedétérioration rapi<strong>de</strong> <strong>de</strong>s chaussées, <strong>de</strong>s vibrations, une insécurité routière...- par son incompatibilité avec toute forme <strong>de</strong> tourisme vert , hôtellerie... »Pétition présentée par l'ADCVA 89 ayant recueilli 77 signatures« Une énorme menace plane sur le futur grand site <strong>de</strong> Vezelay – La Basilique, le chemin<strong>de</strong> St Jacques <strong>de</strong> Compostelle, les paysages source <strong>de</strong> diversité sont le fleuron <strong>de</strong>l'auxerrois et <strong>de</strong> l'avallonais . Ils sont l'héritage <strong>de</strong> générations <strong>de</strong> bâtisseurs et <strong>de</strong>cultivateurs. L'image <strong>de</strong>s ces trésors <strong>de</strong> l'humanité, l'utilisation du chemin <strong>de</strong> saintJacques <strong>de</strong> Compostelle, la cohérence <strong>de</strong>s paysages sont désormais mis en péril par unprojet <strong>de</strong> carrière à ciel ouvert dans le canton <strong>de</strong> Vézelay.Notre association ADCVA89 fera tout son possible pour s'opposer à ce projet dévastateurà plus d'un titre. Nous n'accepterons pas que ce sanctuaire per<strong>de</strong> <strong>de</strong> son éclat. Votresoutien et votre investissement seront notre ca<strong>de</strong>au pour les générations futures.Sur le site ADCVA89 nous vous tiendrons informés, jour après jour, <strong>de</strong> nos initiatives.Nous vous prions <strong>de</strong> bien vouloir le faire savoir autour <strong>de</strong> vous, sur tous les chemins etsentiers que vous empruntezPétition <strong>de</strong>s riverains <strong>de</strong> la RD 951 à Dornecy -Armes-Clamecy contre le projetd'ouverture d'une carrière à Asnières sous Bois ayant recueilli 43 signatures sans autretexte que celui figurant ci-avant en italique.Pétition remise par Mme LACOSTE prési<strong>de</strong>nte <strong>de</strong> l'association ADEDN ayant recueilli46 signatures présentée aux signataires sous forme d'un document imprimé d'un feuillet (<strong>de</strong>ux pages) sur papier jaune (D 118)3.4- Personnes moralesLe vendredi 13 juillet 2012 le prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commission d'enquête a adressé lecourrier électronique suivant à l'ensemble <strong>de</strong>s maires <strong>de</strong>s communes dont l'avis estsollicité dans l'arrêté préfectoral portant ouverture <strong>de</strong> l'enquête publique« Monsieur le Maire . Par arrêté n° PREFF-DCPP-2012-156 en date du 26 avril 2012 Monsieur lepréfet <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> a fixé les règles relatives à l'ouverture et au déroulement <strong>de</strong> l'enquête publiqueportant <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'autorisation d'exploiter une carrière et une installation <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>matériaux sur le territoire <strong>de</strong> la commune d'Asnières sous Bois présentée par le gérant <strong>de</strong> laSARL Carrières et Matériaux d'Asnières. L'article 4 précise que les conseils municipaux serontappelés à donner leur avis dès l'ouverture <strong>de</strong> l'enquête publique et vous pouvez, si vous lesouhaitez, faire connaître cet avis aux commissaires enquêteurs chargés <strong>de</strong> conduire cetteenquête »Seule la commune <strong>de</strong> Lichères sur Yonne (Yonne) a fait parvenir (D 36) auxcommissaires enquêteurs une copie du registre <strong>de</strong>s délibérations du conseil municipalEnquête publique du 18 juin 2012 au 27 juillet 2012 – Carrières Asnières sous Bois


datée du 17 juillet 2012 . Les autres communes n'ont pas répondu au message qui leuravait été adressé.9 personnes morales se sont également exprimées et ont fait part <strong>de</strong> leurs observationssous une forme ou une autre :- Association <strong>de</strong> Défense <strong>de</strong> l'environnement et <strong>de</strong> la nature <strong>de</strong> L'Yonne (D 25)− Association <strong>de</strong> Défense <strong>de</strong>s sites <strong>de</strong>s vallées <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> et <strong>de</strong> la Cure (D95)− Association <strong>de</strong> défense <strong>de</strong> l'environnement Domecycois et Nivernais (D118)− Association Yonne Nature Environnement (D146)− Fédération Départementale <strong>de</strong> pêche (D 91)− Association pour la Défense du Cadre <strong>de</strong> vie d'Asnières sous Bois et ses environs (D14-21-89)− Association <strong>de</strong>s maisons paysannes <strong>de</strong> France (O 62)− Agence Centre Est Bourgogne <strong>de</strong> la Société CEMEX BETON en la personne <strong>de</strong> M.BONFILS Pascal Directeur d'Agence− Société RFM ( Recyclage Francilien <strong>de</strong> matériaux) à BONDY−3.4.1- Favorables au projetLes entreprises CEMEX BETON et RFM ont exprimé un avis favorable au projet.3.4.2- Défavorables au projetToutes les associations citées ci-<strong>de</strong>ssus ont exprimé un avis défavorable au projet <strong>de</strong>même que le conseil municipal <strong>de</strong> Lichères sur Yonne3.5- Principaux thèmes évoqués par le publicOn trouve parfois au sein <strong>de</strong>s contributions <strong>de</strong> simples interrogations, <strong>de</strong> véritablesquestions adressées au maître d’ouvrage ou à la commission d’enquête, <strong>de</strong>s exposésaccompagnés <strong>de</strong> documentation et quelques <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s <strong>de</strong> renseignements ou <strong>de</strong>production <strong>de</strong> documents. L’abondance <strong>de</strong>s interventions a conduit logiquement lacommission d’enquête à dégager les principaux enjeux pour regrouper les interventionspar thèmes. Elle a communiqué cette liste au maître d’ouvrage . Elle a servi <strong>de</strong> filconducteur pour la rédaction du mémoire en réponse du Maître d'ouvrage .Les principaux enjeux se dégageant <strong>de</strong>s interventions sont les suivants : Les nuisances affectant les riverains et également les habitants <strong>de</strong>s communesvoisines (poussières, bruit, vibrations, ..) Les conséquences environnementales (Les atteintes à l’eau et la vulnérabilité <strong>de</strong> lanappe phréatique située sous le site, les paysages, la géologie, la perte <strong>de</strong>s terresagricoles....) Les conséquences sur la faune et la flore Les transports avec une nette augmentation et qui ont <strong>de</strong>s inci<strong>de</strong>nces sur le trafic,la sécurité, le bruit et l’état <strong>de</strong>s chaussées. Les modifications du paysage . Les inci<strong>de</strong>nces sociales, immobilier, tourisme, proximité <strong>de</strong>s habitations.


Les inci<strong>de</strong>nces sur le projet du grand site <strong>de</strong> Vezelay Le projet lui-même, sa justification et son mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> fonctionnement .Divers autres sujets ont également été abordés.Un courrier (D108) a été adressé en langue Anglaise . Il est joint au présent mais n'a pasété traduit.Chacun <strong>de</strong> ces thèmes est divisé en sous thèmes en fonction <strong>de</strong>s divers argumentsprésentés par le public. Dans cette analyse, la commission d’enquête a été conduiteà examiner <strong>de</strong> très nombreux points du dossier dans le détail car les contributionsdu public ont été nombreuses, parfois très détaillées et argumentées. Il faut signalerl’abondance <strong>de</strong>s sujets abordés et <strong>de</strong>s arguments présentés.3.6- Méthodologie <strong>de</strong> l'analyse <strong>de</strong>s observationsLa commission a numéroté les observations dans une liste unique et a fait <strong>de</strong> même pourles documents annexés. Dans cette analyse, les interventions du public seront i<strong>de</strong>ntifiéespar la lettre O pour les observations ou par la lettre D pour les Pièces suivies du numéro<strong>de</strong> référence.La commission d’enquête a notifié au maître d’ouvrage les observations (voir § 2.9Notification <strong>de</strong>s observations au maître d’ouvrage). Le maître d’ouvrage a produit unmémoire en réponse aux observations du public ainsi qu'aux questions <strong>de</strong> la commissiond’enquête. Dans cette partie du rapport la commission d’enquête doit examiner lesobservations recueillies en prenant en considération les réponses du maître d’ouvrage.Les questions et sujets évoqués par le public auxquels le MO n'a pas répondu sonttraitées dans le § 5 ci-après .Pour chaque thème ou sous thème, notre rédaction comprendra : Une synthèse <strong>de</strong>s observations du public sur le sujet analysé avec une référence auxobservations (O) aux pièces afférentes (D) . Ces références peuvent ne pas êtreexhaustives compte tenu <strong>de</strong> leur quantité et du nombre important <strong>de</strong> sujets qui peuventêtre traités dans une même observation ou pièce déposée. La réponse du maître d’ouvrage Les commentaires <strong>de</strong> la commission d’enquête. Ces paragraphes constituent <strong>de</strong>sappréciations partielles limitées aux thèmes évoqués par le public. L'avis motivé <strong>de</strong> lacommission d'enquête sur l’ensemble du projet figure dans le document intitulé"conclusions et avis <strong>de</strong> la commission d'enquête".4- Analyse <strong>de</strong>s thèmes traités par le pétitionnaireDans cette partie, la commission d’enquête examine les observations du public et les réponses dumaître d’ouvrage.4.1 LES NUISANCES4.1.1.Vibrations- Géologie


Observations du publicObservations : 4.17.34.55.57.58.64.66bis.71.122Pièces :1.4.7.8.22.25.32.36.39.44.45.51.53.56.66.69.70.74.75.78.79.81.83.84.86.88.89.92.93.95.96.97.100.101-107.109.113.115.116.122 .125.126.127.131.133.135.137.138.139.141.146Les remarques formulées par le public sur les vibrations concernentprincipalement :l’insécurité liée aux aléas <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines ,à leurs fréquences,auxrisques <strong>de</strong> fissures et d’affaiblissement <strong>de</strong>s maisons du village, <strong>de</strong>s conséquences surl’église, le château d'eau. Il émet <strong>de</strong>s doutes sur les valeurs transcrites dans l’étu<strong>de</strong>d'impact proprement dite et <strong>de</strong> l 'organisme qui a authentifié ces résultats. Il souligne lanature du sol , friable, fracturé comportant <strong>de</strong>s cavités.Réponse du Maître d'ouvrageTout d’abord, les 2 étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> faisabilité concernant les tirs <strong>de</strong> mines ont été réalisées par lasociété FORMEX. Cette société expérimentée dans le forage et le minage possè<strong>de</strong> toutes lescompétences et l’expertise nécessaires à la réalisation <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong>.De plus, M. REY, qui a réalisé cette étu<strong>de</strong>, est Ingénieur <strong>de</strong>s Mines d’Alès.Concernant les 2 étu<strong>de</strong>s réalisées, celles-ci traitent parfaitement <strong>de</strong>s risques liés aux tirs <strong>de</strong>mines.Comme indiqué dans le complément d’étu<strong>de</strong> réalisé en juillet 2011 (Cf. Annexe 5 et Tome 2 :« Mémoire technique »), et en utilisant la loi <strong>de</strong> Chapot avec un k = 2500, une charge unitaire <strong>de</strong>50 kg engendrerait une vitesse particulaire <strong>de</strong> 3,6 mm/s au niveau du château d’eau, pour unedistance <strong>de</strong> 270 m. Rappelons que la réglementation <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> ne pas dépasser les 10 mm/s.Etant donné que l’extraction débutera à l’Est, la mesure <strong>de</strong>s vibrations sur les zones dites« sensibles » dès les premiers tirs, permettra d’adapter le plan <strong>de</strong> tir en conséquence.Par ailleurs, comme indiqué dans le Tome 3 : « Etu<strong>de</strong> d’Impact » en pages 149 et 123, lesmesures <strong>de</strong> vibrations seront réalisées à chaque tir sur l’habitation du village la plus proche et auniveau du château d’eau. De plus, concernant l’antenne relais et les poteaux France Télécom, uneDICT sera déposée et une attention particulière (en collaboration avec France Télécom) sera miseen place.En outre, afin d’éviter tout acci<strong>de</strong>nt, à chaque tir, la circulation sur le Chemin <strong>de</strong> l’Ecce Homo ainsique sur la RD 199 sera interrompue, sur une distance <strong>de</strong> 45 m <strong>de</strong> part et d’autre du tir.La population sera avisée (par affichage à la mairie) du jour <strong>de</strong>s tirs et du temps d’interruption <strong>de</strong>la circulation.Pour terminer, concernant l’église, et afin <strong>de</strong> rassurer la population, un sismographe pourra êtremis en place à chaque tir afin <strong>de</strong> quantifier les vibrations et l’impact <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines sur l’églised’Asnières-sous-Bois (située à 960 m <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines les plus proches).Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteL'étu<strong>de</strong> présentée en matière <strong>de</strong> tirs <strong>de</strong> mines par FORMEX est effectivement théorique.La nature du sol (karstique) peut modifier sensiblement ces données et amener la sociétéresponsable à adapter les tirs <strong>de</strong> mines . Le maître d'ouvrage propose, au regard <strong>de</strong>sinquiétu<strong>de</strong>s du public d'ajouter un sismographe à l'église en plus <strong>de</strong> ceux prévus auxendroits sensibles à savoir, le château d'eau l'antenne relais et la maison la plus proche.Ces mesures répon<strong>de</strong>nt également aux souhaits <strong>de</strong> la commission d'enquête, elles vont


dans le sens du principe <strong>de</strong> précaution.4.1.2. BruitsObservations du publicObservations : 12.15.17.30.34.47.55.64.66 bis.78Pièces :1.4.7.8.22.25.30.32.36.39.44.45.53.56.66.69.70.71.72.74.75.78.79.80.81.84.85.86.89.92.93.94.95.96.98.100.107.109.113.122.125.126.127.131.133.137.138.139.141.Les observations consignées sur les registres et courriers annexés font état <strong>de</strong> bruitsgénérés par ce type d'exploitation ; les inquiétu<strong>de</strong>s diversifiées concernent l'unité <strong>de</strong>traitement <strong>de</strong>s matériaux installée sur le site ,le déplacement <strong>de</strong>s camions ,la circulation<strong>de</strong>s tombereaux et chargeurs , le choc <strong>de</strong>s go<strong>de</strong>ts et pelles, les émergences sonores <strong>de</strong>recul <strong>de</strong>s engins , les tirs <strong>de</strong> mines et le trafic routier induit par la carrière. Il est égalementfait état <strong>de</strong> l'impact sur la faune .Réponse du maître d'ouvrage :Les 3 modélisations fournies dans le Tome 3 : « Étu<strong>de</strong> d’Impact » illustrent le bruit qu’engendreral’activité durant les phases A, B et C (durant les 15 premières années <strong>de</strong> manière mathématique etthéorique). Il est important <strong>de</strong> préciser que les trois modélisations considèrent simultanément lesopérations suivantes : extraction, transfert <strong>de</strong> tout-venant, traitement <strong>de</strong>s matériaux, gestion <strong>de</strong>sstocks, activité <strong>de</strong> vente, opérations <strong>de</strong> découverte, opérations <strong>de</strong> réaménagement et transferts <strong>de</strong>matériaux <strong>de</strong> découverte. De plus, toutes les activités modélisées durant les phases sont notéessur les 3 modélisations. Ces opérations n’auront toutefois jamais lieu toutes en même temps enfonctionnement normal. Par conséquent, la modélisation réalisée majore le bruit attendu. En toutétat <strong>de</strong> cause, ces calculs restent théoriques et seront confirmés par <strong>de</strong>s mesures in situ dèsl’ouverture <strong>de</strong> la carrière.Il est important <strong>de</strong> préciser que ces modélisations ont été réalisées à partir du logiciel CadnaA et<strong>de</strong>s mesures résiduelles <strong>de</strong> bruit in situ réalisées sur site en Août 2009, parGéoPlusEnvironnement formé à l’utilisation <strong>de</strong> ce logiciel, régulièrement utilisé pour toutes lesétu<strong>de</strong>s d’impact.Ce logiciel, édité par le n°1 français du bruit (01 dB), permet <strong>de</strong> modéliser le bruit qu’engendrera lacarrière en tenant compte <strong>de</strong> différents paramètres tels que : la topographie du site à la phaseconcernée, le déplacement et la hauteur <strong>de</strong> la source <strong>de</strong> bruit, les distances, les obstacles,l’occupation <strong>de</strong>s sols,…. Ces paramètres sont détaillés p.116 du Tome 3 : « Etu<strong>de</strong> d’Impact ».Ainsi, les résultats obtenus sont cohérents avec la topographie du site et <strong>de</strong>s environs. En effet,les engins d’extraction se trouvant en contre-bas <strong>de</strong> 15 m et la topographie naturelle du site faitelle même obstacle à la propagation du bruit. Obstacle naturel renforcé par la mise en place d’unmerlon périphérique.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLa nuisance sonore émanant <strong>de</strong> l'activité <strong>de</strong> la carrière n'est pas contestée par le porteur<strong>de</strong> projet et l'étu<strong>de</strong> présentée au public fait état d'une émergence qui entre dans le cadreréglementaire . Si cette émergence réglementaire venait à être dépassée en coursd'exploitation , l'exploitant en titre <strong>de</strong>vra prendre les mesures nécessaires pour pallier cetinconvénient . De même qu'il <strong>de</strong>vra également s'adapter à toute nouvelle réglementationen la matière.


4.1.3.Poussières -SantéObservations du publicObservations : 1.12.15.17.31.41.52.55.64.66.bis.71.78Pièces :1.2.4.5.8.22.25.26.32.36.39.42.44.45.48.53.56.66.70.71.72.74.75.78.81.83.84.85.86.88.89.92.94.95.96.97.98.100.101.107.109.113.115.116.117.122.125.126.127.128.131.133.135.137.138.139.141.146les craintes et les remarques observées au registre concernant les poussières font état <strong>de</strong>risques pour la santé <strong>de</strong>s villageois compte tenu <strong>de</strong> l'orientation <strong>de</strong> la carrière, <strong>de</strong>s ventsdominants, Ils appréhen<strong>de</strong>nt les conséquences sur l'environnement ,la faune, la flore etles insectes, les cultures environnantes et la forêt. L'association Yonne NatureEnvironnement <strong>de</strong>man<strong>de</strong> la mise en place d'une station <strong>de</strong> mesure <strong>de</strong>s rejetsatmosphériques par « Atmosf'air » (pièce 146)Réponse du Maître d'ouvrageTout d’abord, les envols <strong>de</strong> poussières sont significatifs au niveau : <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitement,<strong>de</strong>s stocks <strong>de</strong>s produits finis, <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines, du forage pour les tirs <strong>de</strong> mines et <strong>de</strong> la circulation<strong>de</strong>s engins.Durant la phase <strong>de</strong> décapage, dès le retrait <strong>de</strong> la couverture végétale, le vent peut entraîner lesmatériaux les plus fins <strong>de</strong>s stériles. De plus, les différentes manipulations sont susceptibles <strong>de</strong>libérer <strong>de</strong>s fines. Le décapage se fera en pério<strong>de</strong> automnale afin que le sol soit légèrementhumi<strong>de</strong>.Les stocks <strong>de</strong> matériaux <strong>de</strong> découverte : terres végétales et stériles (dans le cas présent <strong>de</strong>sargiles) vont être stockés tout autour du site et végétalisés. Ils peuvent constituer une sourceponctuelle d’émission <strong>de</strong> poussières, limité dans l’espace et dans le temps, <strong>de</strong> faible quantité (Cf.Gui<strong>de</strong> UNPG Carrières, poussières et environnement).Une fois le décapage terminé, la foration pour l’abattage du gisement débutera. 20 % environ <strong>de</strong> laroche perforée sera transformée en poussières. Les fragments seront évacués à l’extérieur du troupar circulation d’air comprimé. Afin d’éviter toute formation <strong>de</strong> poussières, la foreuse sera équipéed’un dépoussiéreur captant les éléments fins rejetés. La foration sera donc une faible sourced’émission <strong>de</strong> poussières. Le peu <strong>de</strong> poussières émises sera arrêtée par les merlons entourant lesite.L’abattage du gisement se fera ensuite à l’ai<strong>de</strong> d’explosifs introduits dans les trous forés. Aumoment <strong>de</strong> l’explosion, il se produira une fragmentation importante <strong>de</strong> la roche en un temps trèscourt, donc un nuage <strong>de</strong> poussières conséquent mais assez vite dispersé. Il faut remarquer quece nuage est en majorité constitué par le soulèvement <strong>de</strong> poussières présentes sur le sol etremises en suspension par le souffle <strong>de</strong> l’explosion (Cf. Gui<strong>de</strong> UNPG Carrières, poussières etenvironnement).Les particules ainsi soulevées retombent rapi<strong>de</strong>ment.Concernant le traitement <strong>de</strong>s matériaux, ainsi que le stockage <strong>de</strong>s produits finis, ils se feront enfond <strong>de</strong> fouille (avec un front inférieur <strong>de</strong> 11 m et un front supérieur <strong>de</strong> 9 m en moyenne). Cetencaissement permettra ainsi <strong>de</strong> limiter considérablement l’envol <strong>de</strong> poussières.Concernant, le transport <strong>de</strong>s matériaux par camions, ceux-ci seront bâchés conformément à laréglementation afin <strong>de</strong> limiter les envols. De plus, les pistes seront entretenues et arrosées sinécessaire. Enfin, le chemin d’accès à la carrière sera recouvert d’une couche ‘enrobés ou <strong>de</strong>béton et limitera les envols <strong>de</strong> poussières dus à la circulation dans les bois.


Enfin, en ce qui concerne les stocks <strong>de</strong>s matériaux <strong>de</strong> négoce, ils seront accolés aux merlonsprésents autour <strong>de</strong> la plateforme limitant ainsi l’envol <strong>de</strong> poussières.Précisons, qu’étant donné que les poussières resteront confinées au site, le risque sur la santépublique est nul. De plus, les tirs <strong>de</strong> mines et les vibrations seront contrôlés et limités,n’engendrant ainsi pas d’éboulement ou <strong>de</strong> fissures sur l’église et les habitations du village.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête :Les éventuels impacts sur la faune et la flore sont existants comme toutes les activités quiconcernent le milieu naturel. Elles génèrent <strong>de</strong>s interactions plus ou moins pénalisantes età certaines pério<strong>de</strong>s, pour cette faune et cette flore, effectivement, l'intervention dans lemilieu doit faire l'objet d'attentions particulières et concertées.Les espèces se déplacent en fonction <strong>de</strong>s besoins et <strong>de</strong> l 'offre représentée par lescultures locales. Une modification du comportement <strong>de</strong>s espèces et du milieu pourraitêtre observée, voir une fréquentation différentiée du site . Du fait <strong>de</strong> la modification <strong>de</strong>ssols et <strong>de</strong> l'impact direct sur le couvert végétal certaines espèces se verraient contraintes<strong>de</strong> migrer temporairement ,définitivement ou modifier leurs habitu<strong>de</strong>s.M. Michel HUET (D80) fait part <strong>de</strong> ses propres observations en matière <strong>de</strong> faune et florehors périmètre ou en milieu forestier <strong>de</strong> proximité du site. Il considère insuffisante lapério<strong>de</strong> d'observation qui a permis l'élaboration <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact sur ce sujet etnotamment les données du tome « Z ». Il <strong>de</strong>man<strong>de</strong> que le secteur « soit revisité ».Le Ministère <strong>de</strong> l'écologie et <strong>de</strong> l'environnement a édité en juillet 2010 un « PlanParticules » auquel l'association Yonne Nature Environnement fait référence (D146) enprécisant que le présent projet ne respectait pas les objectifs fixés par ce plan en matière<strong>de</strong> « poussières ». Le dossier retient le seuil <strong>de</strong> 30 microgrammes par m3 alors que leplan national particules établit pour 2015 une valeur limite <strong>de</strong> 25 microgrammes /m3 etune valeur incitative <strong>de</strong> 20 microgrammes en 2020. Les membres <strong>de</strong> la commissionnotent qu'il s'agit pour le moment d'objectifs à atteindre fixés par une DirectiveEuropéenne . La Société CMA <strong>de</strong>vra bien entendu se conformer à la Loi si elle <strong>de</strong>vaitévoluer en ce sens. D'autre part ce plan Particules s'applique, dans le domaine particulierdu secteur industriel, aux émissions <strong>de</strong> combustion d'installations classées soumises àautorisation ou déclaration ce qui n'est pas le cas du projet . A aucun moment d'ailleursle terme « carrières » n'apparaît dans ce document.Le MO ne répond pas au souhait <strong>de</strong> l'association Yonne Nature Environnement qui<strong>de</strong>man<strong>de</strong> la mise en place d'une station <strong>de</strong> mesure <strong>de</strong>s rejets atmosphériques par« Atmosf'air » (pièce 146).Là encore le dossier ne nie pas les émanations <strong>de</strong> poussières et les éléments présentéssont théoriques. Des mesures sont prévues pour limiter ces poussières ( arrosage,merlons..... ) pour les mesurer ( capteurs ) . L'analyse <strong>de</strong> ces données qui pourrait êtreplus fréquente en début d'exploitation, permettra d'adapter les mesures prises autant parl'exploitant que par les autorités compétentes en matière <strong>de</strong> contrôle. La nécessitééventuelle <strong>de</strong> la mise en place d'une station <strong>de</strong> mesures <strong>de</strong>s rejets atmosphériques(Atmosf'air ou autre) pourrait alors être décidée par les autorités concernées.Les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête notent également que le village d'Asnièressous Bois ne comporte ni école, ni maison <strong>de</strong> retraite, ni établissement à caractèrehospitalier.


Il n'est pas répondu non plus aux préoccupations du public relatives à la faune et la flore.Deux courtes pério<strong>de</strong>s d'observations ont été effectuées . Elles sont considéréesinsuffisantes par les associations et M. HUET spécialiste en matière <strong>de</strong> biodiversitéLes membres <strong>de</strong> la commission ne contestent ni la sensibilité ni la pertinence <strong>de</strong>sobservations <strong>de</strong>s associations et <strong>de</strong> M. Michel HUET en la matière. Toutefois l'étu<strong>de</strong>environnementale qualifie le site comme « n'offrant peu d'habitat intéressant du point <strong>de</strong>vue écologique » . D'autre part la commission d'enquête remarque qu'aucune étu<strong>de</strong>complémentaire n'a été <strong>de</strong>mandée par l'autorité environnementale dans son avis du 7mars 2012 mis à la disposition du public. Les observations <strong>de</strong> M. HUET s 'appliquent à lapériphérie du site qui n'est concerné par aucune protection environnementale particulière (ZNIEFF, ZICO, NATURA 2000... )4.2 CONSEQUENCES ENVIRONNEMENTALES4.2.1.PaysagesObservations du publicObservations : 12.13.52Pièces :5.8.30.32..36.53.81.83.86.88.89.94.95.97.109.125.126.128.131.132.134.135.138.146Le public déplore la dégradation irréversible d'un site qu'il qualifie <strong>de</strong> « remarquable » et ladétérioration d'une partie du bois nécessaire à la réalisation du futur chemin.Réponse du Maître d'ouvrageEn ce qui concerne le caractère « remarquable » du paysage, on relèvera d’abord que cette notionappartient à la loi du 2 mai 1930 relative à la protection <strong>de</strong>s monuments naturels et <strong>de</strong>s sites <strong>de</strong>caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque codifiée pour partie auxarticles L. 341-1 et suivants du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’Environnement.Pour « remarquable » qu’il soit aux yeux <strong>de</strong>s opposants au projet, le paysage en question n’est niclassé, ni inscrit au titre <strong>de</strong>s dispositions mentionnées ci-avant. Il ne bénéficie donc pas d’uneprotection à ce titre. Le caractère « remarquable » d’un paysage est, dès lors, une notionuniquement subjective lorsqu’une protection juridique n’est pas actée précisément à ce titre.Au cas présent, il appartiendra donc au préfet <strong>de</strong> déci<strong>de</strong>r, au vu <strong>de</strong>s éléments du dossier et duclassement <strong>de</strong> la zone du projet s’il y a lieu <strong>de</strong> prescrire <strong>de</strong>s obligations particulières au titre ducaractère éventuellement remarquable du paysage concerné.En ce qui concerne l’intégration <strong>de</strong> la carrière dans le paysageAu cours <strong>de</strong> l’exploitation : CMA intègrera au maximum la carrière dans le paysage <strong>de</strong> sorte à enminimiser l’impact visuel. Pour répondre à une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> expresse du Conseil Municipal et <strong>de</strong> lapopulation, le merlon situé le long <strong>de</strong> la RD 199 sera végétalisé par la plantation d’arbres etd’arbustes d’essences locales dès le démarrage <strong>de</strong>s travaux. Il en ira <strong>de</strong> même le long du chemin<strong>de</strong> l’Ecce Homo. Un réaménagement coordonné sera mis en place afin <strong>de</strong> privilégier au maximumla remise en culture ou en jachère <strong>de</strong>s parcelles concernées. Le calendrier <strong>de</strong>s opérations prévoit4 phases. Ainsi, la carrière n’occupera jamais plus <strong>de</strong> 4 à 5 ha en même temps pendant les 20années d’exploitation. Les parcelles concernées seront donc, soit non encore exploitées, soit encours <strong>de</strong> réaménagement.Au terme <strong>de</strong> l’exploitation : une gran<strong>de</strong> partie <strong>de</strong> la superficie sera remise en culture sans apport<strong>de</strong> matériaux extérieurs. L’angle Sud du fond <strong>de</strong> fouille, le plus exposé au soleil et le point le plus


as, sera surcreusé sur 0,50 m environ et raccordé au reste du fond <strong>de</strong> fouille en nivelant unepente <strong>de</strong> 0,5 à 1° (soit 1 à 1,5 %). Ainsi, les eaux <strong>de</strong> ruissellement seront dirigées vers l’angle coinSud du fond <strong>de</strong> fouille permettant la formation d’une mare. Enfin, les fronts <strong>de</strong> taille restant serontrevégétalisés.Ainsi, la mare et la révégétalisation <strong>de</strong>s fronts <strong>de</strong> taille permettront aux espèces locales <strong>de</strong>retrouver un habitat naturel sauvage.En ce qui concerne le chemin d’accèsS’agissant d’un chemin d’accès forestier, il convient <strong>de</strong> relever les éléments suivants :• Ce chemin existe d’ores et déjà et il est actuellement utilisé par les véhicules <strong>de</strong> débardage <strong>de</strong>sgrumes. Il ne sera donc pas crée pour les besoins <strong>de</strong> l’exploitation ;• Ce chemin ne sera, en outre, pas seulement emprunté par le trafic entrant et sortant <strong>de</strong> lacarrière. Comme on l’a vu, il l’est déjà par d’autres engins forestiers notamment ;• Le pétitionnaire s’est engagé à l’entretenir : débroussaillage et entretien dans une ban<strong>de</strong> <strong>de</strong>10 mètres <strong>de</strong> part et d’autre <strong>de</strong> la voie existante. Ces opérations donneront lieu à <strong>de</strong>s abattagestrès peu nombreux et dans ce seul périmètre.Dans ces conditions, l’entretien, la consolidation et l’utilisation <strong>de</strong> ce chemin forestier existant nesont pas susceptibles <strong>de</strong> porter atteinte au « paysage » concerné.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLa Commission d’Enquête rejoint le commentaire du Maître d’Ouvrage en ce sens que lesite projeté n’est ni classé ni inscrit au titre <strong>de</strong> la loi du 3 mai 1930. L’appréciation d’un siteest d’ailleurs très subjective et dépend surtout <strong>de</strong> la sensibilité <strong>de</strong>s personnes quil’observent et le perçoivent.Elle rappelle également que l’exploitation <strong>de</strong> la carrière est prévue en <strong>de</strong>nt creuse, qu’elleest entourée sur 3 faces par un massif forestier. Le site est situé principalement sur unplateau et il n’existe aucune visibilité ou co-visibilité avec le village même et leshabitations les plus proches <strong>de</strong> même aucune visibilité ou co-visibilité n'est envisageableavec le site <strong>de</strong> Vezelay.L’exploitation ne sera perceptible qu’en empruntant la RD 199 qui longe le site mais lavisibilité en sera atténuée par la création à la charge du pétitionnaire, d’un merlon arboréd’essences locales.Il en sera <strong>de</strong> même <strong>de</strong> la lisière longeant le chemin <strong>de</strong> l’Ecce Homo.Le chemin d’accès à la future éventuelle carrière existe pour sa plus gran<strong>de</strong> partie enmilieu forestier. Il est effectivement emprunté actuellement essentiellement par <strong>de</strong>sgrumiers <strong>de</strong> fort tonnage. Son aménagement sur place ne modifiera pas le paysagepuisqu’il se fait entièrement en zone boisée. Il en est <strong>de</strong> même du nouveau tracénécessaire au raccor<strong>de</strong>ment sur la RD 951 exigé par le Conseil Général <strong>de</strong> la Nièvre afin<strong>de</strong> sécuriser l’accès avec cette départementale. La Commission d’Enquête rappelle quel’autorisation <strong>de</strong> défrichement nécessaire à ces aménagements a été accordée par lesservices <strong>de</strong> l'État <strong>de</strong>s départements <strong>de</strong> l’Yonne et <strong>de</strong> la Nièvre.La Commission d’Enquête estime que l' impact créé sur le paysage ( modification du reliefévi<strong>de</strong>nte) sera peu perceptible dans les conditions prévues <strong>de</strong> remise en état .Une ban<strong>de</strong> <strong>de</strong> 20m sur laquelle sera édifié un merlon arboré masquera le site notammentle long <strong>de</strong> la RD 199 et le long du chemin <strong>de</strong> l'Ecce homo.


4.2.2. Eau-Pêche - PluviométrieObservations du publicObservations : 17.26.30.37.41.47.52.55.64.66bis.71.78Pièces :1.4.5.25.32.36.42.44.53.56.66.73.74.77.79.80.81.83.86.88.91.92.95.96.97.100.101.109.113.117.122.124.127.128.136.137.139.146Le public a montré une forte inquiétu<strong>de</strong> sur la pollution : - <strong>de</strong> la nappe phréatique qui se trouvera à 1,13m du fond <strong>de</strong> fouille (pour les plushautes eaux connues) notamment par les poussières mais également par leshydrocarbures (pollution acci<strong>de</strong>ntelle) - <strong>de</strong>s réseaux d’eau potable, Dornecy particulièrement, le traceur injecté dans lespiézomètres n’ayant été retrouvé que pour 0,02%. Des étu<strong>de</strong>s complémentaires serontellesconduites.- sur l’impact <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines sur le château d’eau qui alimente Asnières, Chamoux et lelieu-dit CRAI- La fédération <strong>de</strong> pêche (pièce 91) <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une étu<strong>de</strong> complémentaire hydrogéologique<strong>de</strong> manière à préciser l'impact d'une pollution éventuelle sur le ruisseau <strong>de</strong> Chamoux etson milieu halieutique- liée à l'utilisation <strong>de</strong> l'eau <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> rétention . L'eau réinjectée pour l'arrosage nesera ni décantée ni filtrée.Réponse du Maître d'ouvrageIl est important <strong>de</strong> préciser que l’étu<strong>de</strong> hydrogéologique a été réalisée par un hydrogéologueagréée et expérimenté dans le domaine <strong>de</strong>s circulations d’eau souterraine karstiques. Lesréponses aux différentes interrogations sont données ci-<strong>de</strong>ssous :Sur le faible taux <strong>de</strong> restitution du traceurUne première réponse a été rédigée en page 24 et 25 du rapport RA327.V02 <strong>de</strong> juillet 2010 <strong>de</strong>l’étu<strong>de</strong> hydrogéologique annexée au Tome 3 : « Etu<strong>de</strong> d’Impact » : « Les explications du faibletaux <strong>de</strong> restitution sont :• D’autres restitutions du traceur ont pu avoir lieu dans d’autres sources ou dans <strong>de</strong>s sorties d’eaudirectement dans la rivière ;• A cause <strong>de</strong> la faible perméabilité autour du piézomètre d’injection, une partie du traceur a purester piégé dans et autour du piézomètre (fissures dans la zone non saturée). Les analyses ontmontré un faible renouvellement naturel <strong>de</strong> l’eau dans le piézomètre d’injection (Pz2). »On peut compléter cette réponse en remplaçant (fissures dans la zone saturée) par (fissures dansla zone non saturée et dans la zone saturée). En effet, le fond du piézomètre étant dans la zonefissurée et saturée en eau du calcaire (non karstique), les vitesses <strong>de</strong> circulation <strong>de</strong> l’eau peuventêtre très lentes (<strong>de</strong>s années <strong>de</strong> transfert du traceur entre le piézomètre et un conduit karstique àcirculation rapi<strong>de</strong>). La partie non détectée du traceur en mars 2010 va donc rejoindre les conduitskarstiques conduisant à la source d’Avrigny pendant <strong>de</strong>s années à très faible concentration. Laplupart du traceur va donc rejoindre la source d’Avrigny à <strong>de</strong>s concentrations inférieures au seuil<strong>de</strong> détection du traceur.Sur les remarques <strong>de</strong> la Fédération Départementale <strong>de</strong> PêcheLa Fédération Départemental <strong>de</strong> Pêche a <strong>de</strong>s inquiétu<strong>de</strong>s sur l’impact global <strong>de</strong> la carrière sur lafaune piscicole (risque d’augmentation du taux <strong>de</strong> matières en suspension du ruisseau <strong>de</strong>


Chamoux). Les impacts éventuels (matières en suspension, substances toxiques) concernent lestransports par les eaux superficielles (ruissellement <strong>de</strong> surface) et les eaux souterraines.Concernant l’impact <strong>de</strong> la source d’Avrigny sur le ruisseau <strong>de</strong> Chamoux, à chaque crue <strong>de</strong> lasource karstique, l’eau <strong>de</strong> la source se trouble fortement et naturellement (sans la présence <strong>de</strong> lacarrière). L’apport <strong>de</strong> matières en suspension dans le ruisseau est donc un phénomène naturel.De plus, le site étant éloigné du ruisseau, les fines <strong>de</strong> la carrière n’atteindront pas le Chamoux etpar conséquent ne le pollueront pas.Concernant le réaménagement en terres agricoles <strong>de</strong> la carrière et le risque <strong>de</strong> pollution <strong>de</strong> lanappe par <strong>de</strong>s produits phytosanitaires, il est tout d’abord important <strong>de</strong> préciser qu’un mètre <strong>de</strong>calcaire sera laissé en place par rapport au Plus Hautes Eaux Connues (PHEC). De plus, la terrevégétale stockée en merlon, sera replacée pour réaménager le site.Ces <strong>de</strong>ux dispositions, permettent <strong>de</strong> limiter dans un premier temps, une pollution importante <strong>de</strong> lanappe.De plus, un comité <strong>de</strong> concertation sera mis en place autour <strong>de</strong> cette carrière, dans laquelle lespropriétaires <strong>de</strong>s terrains participeront activement. Cette concertation permettra <strong>de</strong> trouver <strong>de</strong>ssolutions aux problèmes phytosanitaires liés à l’agriculture et notamment en imposant àl’agriculteur exploitant <strong>de</strong> limiter l’utilisation <strong>de</strong> ce genre <strong>de</strong> produits.Enfin, il faut préciser que ce réaménagement ne se fera que dans une vingtaine d’années. D’ici làles techniques ainsi que la réglementation évoluant, <strong>de</strong>s solutions plus adéquates et écologiquesseront trouvées et adaptées au site.Sur l’inquiétu<strong>de</strong> concernant le captage d’eau potable d’Asnières-sous-BoisEn plus du traçage négatif, il ne peut y avoir <strong>de</strong> relation entre le piézomètre d’injection et lecaptage AEP <strong>de</strong> la Clain-Pie. En effet, entre les <strong>de</strong>ux, il y a la source du Lavoir qui est à 180 md’altitu<strong>de</strong> en rive gauche. Le captage est à 182 m d’altitu<strong>de</strong> en rive droite, et entre le lavoir et lecaptage, il y a le ruisseau qui est à une altitu<strong>de</strong> plus basse.Sur l’inquiétu<strong>de</strong> concernant le captage d’eau potable <strong>de</strong> DornecyCe captage est situé à 7 km au Sud <strong>de</strong> la future carrière, en rive gauche <strong>de</strong> l’Armance. Lespérimètres <strong>de</strong> protection (donc le bassin d’alimentation du captage) définis par l’hydrogéologueagréé sont situés entièrement au Sud <strong>de</strong> l’Armance. La carrière ne peut donc avoir aucun impactsur le captage d’eau potable <strong>de</strong> Dornecy.Sur la nappe phréatique située à 1 m sous le fond <strong>de</strong> fouille (en PHEC)Des mesures spécifiques ont été mises en place afin d’éviter toute pollution <strong>de</strong> la nappe :• Une ceinture complète du site (<strong>de</strong> type merlon ou clôture) « à l’avancée » sera effectuée et uneinterdiction <strong>de</strong> pénétrer sera indiquée (panneaux) pour éviter les dépôts intempestifs, sourcespotentielles <strong>de</strong> pollution ;• Le ravitaillement <strong>de</strong>s engins sur chenilles se fera au <strong>de</strong>ssus d’une couverture étanche, selonuneprocédure <strong>de</strong> livraison ;• Le ravitaillement <strong>de</strong>s engins à pneus se fera sur une aire étanche fixe reliée à un séparateur àhydrocarbures. Il sera régulièrement nettoyé. Une analyse <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s eaux en sortie seraréalisée une fois par an pour vérifier son efficacité ;• Les engins seront équipés <strong>de</strong> kits anti-pollution, pour récolter les terres souillées avantinfiltration <strong>de</strong>s polluants dans la nappe (Cf. Tome 4 : « Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong> Dangers ») ;• Les stockages <strong>de</strong> produits polluants (huiles, graisses, GNR (mois polluant que le gasoil normal))se feront conformément à la réglementation applicable sur rétentions étanches et sous abri ;• Le lavage <strong>de</strong>s engins sera réalisé au niveau d’une aire étanche fixe équipée d’un déshuileur quipermettra <strong>de</strong> retenir les égouttures d’hydrocarbures potentiellement présentes dans ces eaux <strong>de</strong>lavage. Les eaux « propres » seront ensuite évacuées vers un point d’infiltration ;• L’entretien <strong>de</strong>s engins se fera sur sol étanche muni <strong>de</strong> caniveaux pour récupérer les égoutturespour les opérations courantes, et dans un garage spécialisé pour les réparations plusimportantes ;


• Le ravitaillement <strong>de</strong>s engins à chenilles et <strong>de</strong> l’installation <strong>de</strong> traitement se fera à l’ai<strong>de</strong> d’uneciterne montée sur 4x4, sur un bac <strong>de</strong> rétention mobile ;• Une marge <strong>de</strong> sécurité (1 m) sera mise en place entre la cote <strong>de</strong> fond <strong>de</strong> fouille (entre 199 met 216,5 m NGF) et les Plus Hautes Eaux Connues au niveau <strong>de</strong> la carrière (entre 197,9 m et215,5 m NGF) (Cf. Tome 2 : « Mémoire Technique ») ;• Des piézomètres en amont et en aval, permettront la surveillance du niveau <strong>de</strong>s eauxsouterraines qui sera relevé tous les mois ;• Un suivi <strong>de</strong> qualité <strong>de</strong>s eaux <strong>de</strong> la nappe sera instauré, une fois par an sur les <strong>de</strong>uxpiézomètres, pour les MES, pH, température, hydrocarbures, nitrates, DCO, conductivité ;• Aucun prélèvement d’eau ne se fera dans la nappe puisque le traitement <strong>de</strong>s matériaux se fera àsec ;• Les berges et fonds <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> stockage/décantation seront étanchéifiés à l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong>matériaux imperméables (marnes et argiles). Ces bassins seront régulièrement curés afind’assurer leur efficacité ;• Un registre « eaux » sera régulièrement tenu à jour, conservé dans les bureaux et à ladisposition <strong>de</strong> la DREAL. Toutes les mesures piézométriques et qualitatives y seront consignées.Toutes ces mesures, qui seront respectées, permettront <strong>de</strong> prévenir et <strong>de</strong> limiter au maximum uneéventuelle pollution <strong>de</strong> la nappe souterraine.Sur l’utilisation <strong>de</strong> l’eau <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> décantationComme indiqué dans §. 3.7.3 du Tome 2 : « Mémoire Technique » et en Annexe 6, les bassins <strong>de</strong>rétention (qui feront également office <strong>de</strong> décantation) seront au départ imperméabilisés avec <strong>de</strong>smatériaux <strong>de</strong> type marnes et argiles compactés (stériles <strong>de</strong> découverte).Ensuite, une fois en eau, les fines se décanteront formant ainsi une secon<strong>de</strong> couche imperméablequi sera régulièrement curée par une entreprise spécialisée.Les eaux ainsi utilisées pour le lavage <strong>de</strong>s pistes seront claires et décantées.Sur l’impact <strong>de</strong>s tirs <strong>de</strong> mines sur le château d’eauCe point a été traité dans le §. 2.1 <strong>de</strong> ce Mémoire en Réponse.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête :La Commission d’Enquête estime que les étu<strong>de</strong>s conduites et les dispositions envisagéespar le maître d’ouvrage suite au rapport <strong>de</strong> l’hydrogéologue sont <strong>de</strong> nature à préservertout risque <strong>de</strong> pollution <strong>de</strong> la nappe phréatique par l’activité projetée. Elle souligneégalement par les divers renseignements qu’elle a pu recueillir que l’exploitation d’unecarrière <strong>de</strong> matériaux calcaires n’est pas source <strong>de</strong> pollution en raison <strong>de</strong>s prescriptionsimposées en la matière. Seules les pollutions acci<strong>de</strong>ntelles sont envisageables.L'application <strong>de</strong> la Directive Cadre Européenne doit permettre, à l'horizon 2015,d’améliorer et préserver la qualité <strong>de</strong>s eaux en général . Ce projet est concerné par cettedirective . Le château d'eau proche du site trouve son alimentation sur un captage (A.E.P.) situé à environ 500 mètres au Nord-Est <strong>de</strong> la carrière (source <strong>de</strong> la Clain-pie n°04661X0003) . L'interaction entre la nappe et le captage A.E.P <strong>de</strong> la clain-pie a étéécartée par l'étu<strong>de</strong> hydrogéologique.


Les captages "Grenelle" dans l’YonneLe Grenelle <strong>de</strong> l’environnement a fixé un objectif <strong>de</strong> protection <strong>de</strong> 500 captagesd’alimentation en eau potable sur le territoire national (échéance 2012) en mettant enœuvre à l’échelle <strong>de</strong>s bassins d’alimentation <strong>de</strong> ces captages, <strong>de</strong>s actions préventives. Ledécret n°2007-882 du 14 mai 2007 et la circulaire d u 30 mai 2008 sont les textes <strong>de</strong>référence, dont les dispositions permettent <strong>de</strong> prescrire un programme d’actionspréventives sur les aires d’alimentations <strong>de</strong> captage (AAC).90 captages ont été considérés comme prioritaires dans notre département. Descaptages proches géographiquement, ou exploités en réseau interconnecté, ont étéregroupés dans une approche globale. Ainsi, 10 <strong>de</strong> ces bassins d’alimentation, soit 14captages, ont été retenus au titre du Grenelle dans le département .Par ailleurs et pour répondre aux inquiétu<strong>de</strong>s et contestations qui ont été émises (2piézomètres mis en place , <strong>de</strong>ux testeurs (avrigny-Clain-pie) -3 mois d'observation- le trèsfaible taux <strong>de</strong> restitution du traçage <strong>de</strong>s eaux souterraines (0,02%))et <strong>de</strong> permettre unsuivi sur les captages environnants l'emprise du projet <strong>de</strong> carrière pourrait être incluse enpérimètre satellite du captage d'Avrigny et une nouvelle étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> traçage semblenécessaire ne serait-ce que pour lever les doutes qui subsistent sur l'inci<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> lacarrière sur les captages environnants .Enfin tenant compte du réaménagement progressif en terrain agricole avec les terresnobles issues du décapage initial,<strong>de</strong> la proximité <strong>de</strong> cette nappe et <strong>de</strong> son état actuel, laCommission d’Enquête estime qu’il est nécessaire <strong>de</strong> préconiser une agriculture adaptéeet raisonnée afin <strong>de</strong> limiter les risques <strong>de</strong> pollution par infiltration <strong>de</strong>s produitsphytosanitaires employés dans l'agriculture. Cette mesure pourrait être préconisée àdéfaut <strong>de</strong> reconstitution <strong>de</strong> la hauteur initiale du « filtre » par <strong>de</strong>s matériaux inertes. Lesmembres <strong>de</strong> la commission sont par ailleurs conscients du fait que la hauteur du «filtre naturel » n'a d'inci<strong>de</strong>nce que sur le temps nécessaire aux divers produits pours'infiltrer dans la nappe mais que quoiqu'il en soit ils y parviennent et que si pollution il y aelle existe déjà. L'étu<strong>de</strong> hydrogéologique réalisée fait d'ailleurs apparaître un taux <strong>de</strong>nitrate actuellement élevé dans la nappe phréatique .Les membres <strong>de</strong> la CE notent également que le projet n'est pas en contradiction avec lespréconisations du SDAGE Seine Normandie et Loire Bretagne4.2.3. Zone humi<strong>de</strong>, Mare:Observations du publicObservations : 38Pièces 95.128.Il est fait état d’une zone humi<strong>de</strong> qui aurait été détruite avant l’analyse <strong>de</strong> l’état initialapparaissant au dossier. Qu’en est il ?


Réponse du maître d'ouvrage:Tout d’abord il est important <strong>de</strong> préciser que les étu<strong>de</strong>s écologiques ont été réalisées par unbureau d’étu<strong>de</strong>s spécialisé dans l’expertise, le conseil et la gestion <strong>de</strong>s habitats naturels et <strong>de</strong>sespèces animales et végétales, CERA Environnement. Ces étu<strong>de</strong>s ont été réalisées avecprofessionnalisme.La parcelle concernée par la mare ne se trouve pas dans le périmètre <strong>de</strong> la carrière. Elle n’en estque limitrophe. En outre, elle n’appartient pas au pétitionnaire, ni n’est la propriété d’aucun <strong>de</strong>sassociés <strong>de</strong> la société CMA.Lors <strong>de</strong> l’analyse <strong>de</strong> l’état initial <strong>de</strong> l’environnement du projet <strong>de</strong> carrière, cette mare avait d’ores etdéjà été pour partie comblée par le locataire <strong>de</strong> la parcelle concernée, et ce par les résidusd’élagage d’une haie. L’analyse susvisée a donc appréhendé la situation « en l’état ». Lepétitionnaire n’est évi<strong>de</strong>mment pas l’auteur <strong>de</strong> cette démarche.Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquête :La Commission d’Enquête ne met pas en doute les étu<strong>de</strong>s conduites par les différentsbureaux d’étu<strong>de</strong>s spécialisés. Elle a par ailleurs constaté et vérifié que cette zone qualifiée« d’humi<strong>de</strong> » par les réclamants et notamment Monsieur ABACHI (observation n°38) n’esten fait qu’une mare non soumise à la réglementation dite « loi sur l’eau » du fait <strong>de</strong> safaible superficie (inférieure à 1000m²) et qu’elle se trouve en <strong>de</strong>hors du périmètre duprojet. Elle estime donc que cette remarque est sans objet.Par ailleurs et afin <strong>de</strong> maintenir la biodiversité le maître d'ouvrage s'est engagé à créerune mare artificielle dans le cadre <strong>de</strong> la remise en état et en tant que mesurecompensatoire ,4.2.4. Perte <strong>de</strong> terres agricoles <strong>de</strong> qualitéObservations du publicObservations 21.31.52Pièces 5.26.36.41.44.57.66.71.74.86.88.89.100.111.116.127.146Le public précise qu’il s’agit <strong>de</strong>s meilleures parcelles agricoles du secteur et que leurdisparition est très préjudiciable. Une consultation <strong>de</strong>s instances compétentes a-t-elle eulieu ?Réponse du Maître d'ouvrage :L’appréciation du public quant à la qualité <strong>de</strong>s terres agricoles lui appartient. Celles-ci nebénéficient pas d’un classement ayant valeur juridique. Cette remarque est subjective comme l’estcelle relative au caractère « remarquable » du paysage concerné.CMA souhaite néanmoins préciser qu’il ne s’agit en aucun cas <strong>de</strong> « disparition » <strong>de</strong> terresagricoles puisque les terres agricoles dans l’emprise <strong>de</strong> la carrière seront remises pour la quasitotalité<strong>de</strong> leur superficie en usage agricole.Ce changement <strong>de</strong> <strong>de</strong>stination n’est pas contraire au RNU. Par ailleurs, chacun <strong>de</strong>s propriétairesconcernés a donné son aval à ces changements.Il convient <strong>de</strong> noter que, le service <strong>de</strong> l’Etat compétent (DDT, ex DDE et DDAF) a eu connaissance


du dossier dans le cadre <strong>de</strong> l’examen <strong>de</strong> sa recevabilité. Il n’a dans ce cadre pas émis <strong>de</strong>remarques particulières et moins encore d’avis défavorable à ce sujet.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête :La Commission d’Enquête précise que les parcelles nécessaires à l’exploitation <strong>de</strong>l’éventuelle future carrière sont classées selon le cadastre en terre <strong>de</strong> 3ème catégorie.Ce classement bien que théorique puisqu’il sert principalement à déterminer le barèmed’imposition ne démontre pas qu’il s’agit d’une terre exceptionnelle.Par contre l’importance <strong>de</strong> l’ilot, 34 hectares d’un seul tenant, est intéressante pour unexploitant mais les membres <strong>de</strong> la commission d’enquête remarquent que celui-ci ne s’estpas manifesté au cours <strong>de</strong> l’enquête publique.D’après les renseignements recueillis par les membres <strong>de</strong> la commission d’enquêteauprès <strong>de</strong>s services <strong>de</strong>s DDT <strong>de</strong> l’Yonne et <strong>de</strong> la Nièvre ainsi que <strong>de</strong> la chambred’agriculture le siège <strong>de</strong> l’exploitant actuel est situé à Chevroches dans la Nièvre. Ilexploite environ 216 hectares sur les 2 départements dont les ¾ en cultures, soit 162 ha,le reste étant dédié à l’élevage.Compte tenu <strong>de</strong> la remise en état progressive prévue par le porteur du projet la réductiontemporaire <strong>de</strong> cette exploitation est donc <strong>de</strong> l’ordre <strong>de</strong> 3%.L’exploitant contacté par l’un <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission d’enquête a précisé qu’unaccord était intervenu avec le porteur du projet tant au niveau <strong>de</strong> son in<strong>de</strong>mnisation quesur la rupture du bail.La Commission d’Enquête rappelle par ailleurs que la création d’une carrière dans unsecteur agricole n’est pas contraire au Schéma Départemental <strong>de</strong>s Carrières et que laremise en état agricole préconisée, comme le souligne M. ABACHI dans le document 129intitulé « contribution <strong>de</strong> M. ABACHI Farid » déposé le 27 juillet 2012, est respectée par leporteur <strong>de</strong> projetle projet du site <strong>de</strong> cette carrière imbriqué en partie dans un massif forestier est composéd'une entité à vocation agricole existante <strong>de</strong>puis <strong>de</strong> nombreuses années ; aucunerestriction particulière environnementale ( biodiversité, faune, flore,etc...) n'est venuegrèver ces cultures . Aucune étu<strong>de</strong> n'a remis en cause l'exploitation <strong>de</strong> ces terresagricoles.4.2.5 Zone protégée ( Grand site <strong>de</strong> VEZELAY) ?Observations du publicObservations 6.15.37.44.52.62.63.64.71.76Pièces: 2.26.30.44.48.53.56.66.95.100.101.102.122.127.134.136.141.146De nombreuses observations concernent la proximité <strong>de</strong> Vézelay inscrit au patrimoinemondial <strong>de</strong> l'UNESCO et du projet « grand site <strong>de</strong> Vezelay ». La création d'une carrière à


proximité <strong>de</strong> ce site est jugée incompatible avec le projet et <strong>de</strong> nature à nuire au tourismeRéponse du maître d'ouvrage :Comme l’indique le dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation, Asnières-sous-Bois n’est pas dans lepérimètre <strong>de</strong> Vézelay. Factuellement, Asnières-sous-Bois n’est pas non plus visible <strong>de</strong>puisVézelay et vice-versa.Asnières-sous-Bois n’est pas davantage dans le Parc Naturel du Morvan, ni dans une zone Natura2000, ni située dans une ZNIEFF (Cf. Annexe 7).En ce qui concerne le projet du Grand Site <strong>de</strong> Vézelay, celui-ci n’est qu’à l’étu<strong>de</strong> et encore à unsta<strong>de</strong> très préliminaire. Il ne constitue ni un règlement, ni un document d’urbanisme à l’égardduquel le projet <strong>de</strong>vrait être compatible ou conforme. Ce projet – à l’état donc préliminaire – n’estpas opposable au pétitionnaire.A titre prospectif, il est possible d’ajouter que la carrière pourrait même être utile audéveloppement du Grand Site <strong>de</strong> Vézelay dans la mesure <strong>de</strong>s travaux <strong>de</strong> réhabilitation <strong>de</strong>sremparts <strong>de</strong> Vézelay et <strong>de</strong> la Basilique sont prévus et exigeront un volume significatif <strong>de</strong> matériauxd’origine locale. En effet, ce sont les roches d’Asnières-sous-Bois qui ont servi à l’origine, à laconstruction d’une partie <strong>de</strong> ces ouvrages. L’histoire pourrait se répéter et les travaux être réalisésavec <strong>de</strong>s matériaux locaux (avec à la clef une proximité donnant lieu à <strong>de</strong>s transports sur unemoindre distance, et donc à <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> CO2 moindres).Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête :Cette question n'appelle pas <strong>de</strong> la part <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission d'enquête d'autrescommentaires que ceux déjà donnés dans le § 4.2.1. ci-<strong>de</strong>ssus.Quant aux remarques relatives au « grand site <strong>de</strong> Vezelay » force est <strong>de</strong> constater qu'iln'en est qu'à l'état <strong>de</strong> projet dont les membres <strong>de</strong> la Commission n'ont pas connaissance.4.2.6 ArchéologieObservations du publicObservations 42Pièces 5.32.53.88.100.101.107.122Le public <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>s précisions sur l'époque <strong>de</strong> réalisation <strong>de</strong>s fouilles préventives, parqui, pour quelle durée.Réponse du Maître d'ouvrageComme en témoigne le dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation, le projet prend pleinement en compteles obligations issues <strong>de</strong> la législation relative à l’archéologie préventive. Le dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong>d’autorisation a été examiné par la Direction Régionale <strong>de</strong>s Affaires Culturelles (DRAC) <strong>de</strong>Bourgogne.Un Arrêté <strong>de</strong> diagnostic a été pris par Monsieur le Préfet le 20 juillet 2012 (Cf. Annexe 8).Conformément à la loi, et selon un échéancier encore à convenir avec l’Institut National <strong>de</strong>Recherche Archéologique Préventive (INRAP), le site fera bien entendu l’objet <strong>de</strong> diagnosticsarchéologiques avant sa mise en exploitation.


Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLes services <strong>de</strong> la DRAC sont seuls compétents pour juger <strong>de</strong> la nécessité <strong>de</strong> procé<strong>de</strong>r à<strong>de</strong>s fouilles préventives, travaux à la charge du porteur du projet.Aucun démarrage <strong>de</strong> travaux (décapage, construction, extraction …..) ne peut interveniravant que ce service n’est donné son accord.La Commission d’Enquête ne peut que confirmer ces dispositions réglementaires.4.3.CONSEQUENCES LOCALES4.3.1 Dépréciation <strong>de</strong>s habitations et cadre <strong>de</strong> vieObservations du publicObservations 71Pièces:5.17.22.30.36.39.42.44.48.51.53.56.57.66.71.72.74.84.86.87.88.89.92.93.94.96.97.98.101.107.122.125.126.127.131.132.133.134.135.136.146Les habitants d'Asnières, voire leurs héritiers éventuels, estiment que leurs biens sontd'ores et déjà dévalués <strong>de</strong> 30 à 50 % et qu'aucune disposition n'est prise par le porteur<strong>de</strong> projet pour remédier à cette perte ( dédommagement …. )Réponse du Maître d'ouvrageLa dévaluation existante <strong>de</strong>s biens <strong>de</strong>s habitants d’Asnières-sous-Bois, si elle est avérée, estselon toute vraisemblance imputable à <strong>de</strong>s facteurs étrangers au projet <strong>de</strong> carrière considéré. Il nepeut en être fait grief au pétitionnaire.Par ailleurs, la dévaluation <strong>de</strong> ces biens qui résulterait <strong>de</strong> la mise en exploitation <strong>de</strong> la carrièren’est à ce sta<strong>de</strong> que spéculative. L’argument inverse peut être développé selon lequel la présence<strong>de</strong> la carrière augmentera l’attractivité économique <strong>de</strong> la région, par le développement d’uneactivité économique générant revenus et emplois induits, permettant à la population locale <strong>de</strong>travailler sur place, et le cas échéant d’y habiter.En outre et surtout, la protection et/ou le maintien <strong>de</strong> la valeur patrimoniale <strong>de</strong>s biens bâtis ou nonbâtis présents au voisinage d’une installation ne figurent pas parmi les intérêts protégés parl’article L. 511-1 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement. Comme l’indiquent les termes <strong>de</strong> cet article, cedispositif juridique assure la protection d’intérêts proprement écologiques, environnementaux etsanitaires (protection du patrimoine naturel, écologique, historique, <strong>de</strong> la santé publique, etc.).L’Etat a donc certes vocation dans ce domaine à imposer les prescriptions nécessaires à lapréservation du cadre <strong>de</strong> vie mais d’un point <strong>de</strong> vue non monétaire et non économique.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteL'argument selon lequel la création <strong>de</strong> la carrière signifierait la mort du village avec départ<strong>de</strong> ses habitants et dépréciation <strong>de</strong>s habitations a été développé à <strong>de</strong> nombreusesreprises par le public opposé au projet . Cet argument ne repose sur aucune certitu<strong>de</strong> et


le village <strong>de</strong> Sainte Magnance situé à l'extrémité sud du département <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> sur laRD 606 en direction <strong>de</strong> Dijon , quelques fois cité en référence par les opposants auprojet, tendrait plutôt à établir l'exemple contraire.Les statistiques INSEE relatives à ce village établissent en effet que la population avantla création <strong>de</strong> sa carrière en 1975 était <strong>de</strong> 364 habitants . Elle est ensuite passée à 356 en1999 pour s'établir à 429 en 2009 . Le nombre <strong>de</strong> logements était <strong>de</strong> 181 en 1975 ils'établit désormais à 230 et <strong>de</strong>s maisons neuves sont actuellement en construction àproximité du site. Dans le même temps la population d'Asnières sous Bois est passée <strong>de</strong>187 habitants en 1975 à 151 en 2008 . Quant aux nombre <strong>de</strong>s habitations il est passé <strong>de</strong>164 à 153 . ( 35 rési<strong>de</strong>nces principales actifs– 41 rési<strong>de</strong>nces principales retraités -62rési<strong>de</strong>nces secondaires- 7 maisons à vendre – 8 maisons inoccupées)Il y a donc lieu <strong>de</strong> se méfier <strong>de</strong> ces à-priori et éviter en tout état <strong>de</strong> cause <strong>de</strong> généraliser<strong>de</strong>s situations observées qui peuvent avoir <strong>de</strong>s origines et <strong>de</strong>s conséquences différentes.Dans ce même constat la dépréciation <strong>de</strong>s biens dans le cadre <strong>de</strong> la création <strong>de</strong> lacarrière n'est donc pas avérée et comme l'indique le porteur <strong>de</strong> projet l'argument contrairepeut parfaitement être développé.En tout état <strong>de</strong> cause cette dépréciation ( éventuelle ) ne peut être appréciée à défautd'accord amiable entre les parties , que par la juridiction administrative.Il est à noter qu'un réclamant a lui même sollicité une agence immobilière sur les risques<strong>de</strong> dévaluation <strong>de</strong>s biens immobiliers consécutifs à l'implantation <strong>de</strong> la carrière à proximitédu village sans obtenir <strong>de</strong> réponse confirmant les doutes évoqués.Les remarques relatives à la nuisance apportée par la carrière aux futures chambresd'hôtes ou gîtes à créer dans le village ne peuvent également être prises en considérationcompte tenu <strong>de</strong> leur caractère très aléatoire.4.3.2. Intérêt au niveau CommunalObservations du publicObservations 15.31.41.42.81Pièces 2.5.17.30.32.39.53.56.57.89.92.96.100.107.109.114.121.122.133.137Les réclamants s'interrogent sur l'intérêt économique dont pourrait bénéficier la communeet la communauté <strong>de</strong> communes . Une évaluation est elle possible ? L'intérêt privé leurparaît disproportionné au regard <strong>de</strong> l'intérêt général.Réponse du maître d'ouvrageIl appartient à la commune, notamment par la remise <strong>de</strong> son avis dans le cadre <strong>de</strong> la procédure <strong>de</strong><strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation, <strong>de</strong> se prononcer sur l’intérêt que peut présenter un projet donné pour elle.On rappellera par ailleurs, que l’intérêt communal ne fait pas partie, en tant que tel, <strong>de</strong>s éléments<strong>de</strong> la légalité d’un tel projet pour la commune d’Asnières-sous-Bois ainsi que pour les communesconsultées durant l’enquête publique.Toutefois, pour ne s’en tenir qu’au seul aspect financier, le pétitionnaire souhaite indiquer ce quisuit :Au titre <strong>de</strong> l’ancienne Taxe Professionnelle (TP), CMA aurait acquitté, sur la base <strong>de</strong> 200 000tonnes <strong>de</strong> ventes, une TP d’un montant <strong>de</strong> 30 000 €/an environ. CMA tient à rappeler que lacommune percevait jusqu’à présent environ 150 à 200€. Cependant, en retirant la compensationdu département <strong>de</strong> l’Yonne, la TP réellement acquittée par la commune est <strong>de</strong> 100 € a l’heure


actuelle par an.Au titre <strong>de</strong> la nouvelle contribution économique territoriale (CET), CMA acquittera environ 10 000€/an à la Commune ou Communauté <strong>de</strong> Commune. CMA s’est donc volontairement engagée àparticiper financièrement à la vie associative du village et <strong>de</strong> ses environs afin <strong>de</strong> compenser cetécart.Par ailleurs, CMA s’engage à :• Favoriser l’embauche <strong>de</strong> personnes habitants sur la commune et ses environs ou à inciter lespersonnes recrutées dans d’autres départements à rési<strong>de</strong>r dans le village ou dans ses environs ;• Contribuer au financement du comité communal d’action sociale (CCAS) ;• Participer, dans le cadre <strong>de</strong>s lois et règlements qui régissent <strong>de</strong> telles actions, au financement <strong>de</strong>l’achat d’ordinateurs ou <strong>de</strong> matériels informatiques pour l’école <strong>de</strong> Chatel-Censoir afin que l’écolelocale bénéficie d’un maximum <strong>de</strong> moyen pour nos enfants ;• Planter plusieurs arbres chaque année en compagnie d’un groupe scolaire sur le périmètre <strong>de</strong> lacarrière.Par conséquent, il apparaît clairement que ce projet présente un intérêt fort pour la commune etson développement dans le respect <strong>de</strong> l’environnement et <strong>de</strong> la santé publique.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la commission d'enquête prennent acte <strong>de</strong>s engagements volontairesdu porteur <strong>de</strong> projet en matière d'emploi locaux et <strong>de</strong> contribution financière aux activitésassociatives et scolaires . Quant à la contribution économique territoriale elle sera réellemais les membres <strong>de</strong> la CE ne détiennent pas les clés <strong>de</strong> répartition . Les retombées pourla commune et la communauté <strong>de</strong> communes sont donc réelles, non négligeables au vu<strong>de</strong> l'économie locale.4.3.3 Création d'emplois -CompétenceObservations du publicObservations 12.31.37.42.52.64.73Pièces : 25.30.53.57.66.83.85.88.89.97.101.109.122.146Des doutes sont émis sur le nombre d'emplois réellement créés sur la carrière . Lesdonnées du dossier peuvent-elles être réactualisées.Réponse du Maître d'ouvrageSur la carrièreSeront exploités sur la carrière les engins suivants :• Un chargeur ;• Une pelle ;• Une bascule.Trois emplois permanents seront créés pour pourvoir ces trois postes (2 conducteurs d’engins,un préposé bascule).Ensuite, un chef <strong>de</strong> carrière sera nécessaire pour coordonner la production, résoudre lesproblèmes liés au concasseur, superviser tout manquement susceptible <strong>de</strong> provoquer <strong>de</strong>snuisances.Dans un délai <strong>de</strong> 1 à 3 ans après le démarrage <strong>de</strong> la carrière, CMA prévoit l’embauche d’un à<strong>de</strong>ux chauffeurs <strong>de</strong> poids lourds afin d’assurer le transport d’une partie <strong>de</strong> sa production.


CMA prévoit en outre d’embaucher périodiquement <strong>de</strong>s intérimaires en cas <strong>de</strong> suractivité.Enfin, la carrière sera dirigée par un gérant.CMA totalisera donc, <strong>de</strong> 5 à 7 salariés sur le site d’Asnières-sous-Bois sans compter les emploisintérimaires.Dans la régionCMA aura par ailleurs besoin <strong>de</strong> transporter les granulats issus du site. Pour cela, la société feraappel à <strong>de</strong>s transporteurs locaux. Ces besoins seront environ d’une douzaine <strong>de</strong> camions par jour.Les transporteurs locaux <strong>de</strong>vraient donc embaucher une douzaine <strong>de</strong> chauffeurs et acheter unedouzaine <strong>de</strong> camions.CMA fera appel, pour ses besoins en engins et travaux mécaniques, à <strong>de</strong>s entreprises locales <strong>de</strong>dépannage d’engins <strong>de</strong> carrière également susceptibles d’embaucher.D’autres professions seront indirectement sollicitées : sou<strong>de</strong>ur, restauration, transport ferroviaire,énergies, autant <strong>de</strong> travaux induisant une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> locale.La création <strong>de</strong> cette carrière génèrera donc au minimum une vingtaine d’emplois directs etinduits pour le secteur du Vézelien.CMA précise enfin que ces embauches se feront au fur et à mesure <strong>de</strong> la montée enpuissance <strong>de</strong> la production.Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la CE considèrent satisfaisante la réponse du maître d'ouvrage. Laconjoncture actuelle ne peut que se satisfaire <strong>de</strong> la création d'emplois directe et induitsquelque soit leur nombre.4.3.4 Attachement sentimentalObservations du publicObservations 6.27.Pièces : 5.32.51.63.72.81.82.85.87.90.97.98.103.104.106.107.110.114.115.141.144142-143-145De nombreux commentaires émis par <strong>de</strong>s personnes <strong>de</strong> tous âges , rési<strong>de</strong>ntspermanents ou temporaires à Asnières sous Bois, non rési<strong>de</strong>nts, favorables ou non auprojet, font état <strong>de</strong> l'attachement au village, à son cadre <strong>de</strong> vie qui sera selon euxdégradé. Quels moyens peuvent être envisagés pour rassurer la population .Réponse du maître d'ouvrageL’attachement sentimental manifesté par les habitants <strong>de</strong> la commune est légitime. Celui-ci appelle<strong>de</strong> la part du pétitionnaire les remarques suivantes :En premier lieu, le droit <strong>de</strong> l’environnement qui s’applique pleinement à la procédure en cours aégalement pour finalité la protection du cadre <strong>de</strong> vie et donc, dans la mesure du possible, lapréservation <strong>de</strong> l’attachement sentimental que les habitants peuvent éprouver pour un lieudéterminé (même si le droit ne le formule pas ainsi). La nécessité <strong>de</strong> réduire les nuisances sera lapréoccupation première <strong>de</strong> l’Etat dans le cadre <strong>de</strong> la délivrance <strong>de</strong> l’autorisation <strong>de</strong> carrière.En second lieu, il faut relever que l’attachement sentimental manifesté par les habitants ne


s’exprime pas qu’en termes d’opposition au projet.Concernant les avis favorables : les personnes concernées manifestent leur attachementsentimental par la volonté <strong>de</strong> stopper l’hémorragie et la désertification <strong>de</strong> la région. Ces personnesestiment donc que le meilleur moyen est <strong>de</strong> créer <strong>de</strong>s emplois afin <strong>de</strong> fixer la populationlocalement et notamment les jeunes. C’est aussi afin <strong>de</strong> rassurer cette catégorie <strong>de</strong> population,que CMA s’engage à réaliser les embauches promises.Concernant les avis défavorables : en ce qui concerne la dégradation du cadre <strong>de</strong> vie redoutéepar ces personnes, CMA s’est déjà engagée dans le dossier à la mise en place d’une concertationlocale avec la population. Cette concertation a pour objectif <strong>de</strong> définir ensemble les meilleuressolutions possibles aux éventuelles nuisances générées par l’activité. CMA s’engage à effectuer,comme précisé dans le dossier, <strong>de</strong>s mesures d’empoussièrement, <strong>de</strong> bruit, <strong>de</strong> vibrations et <strong>de</strong>sanalyses d’eau afin <strong>de</strong> surveiller son impact dans l’environnement et <strong>de</strong> pouvoir réagirCommentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête:La modification <strong>de</strong> la physionomie du site sera évi<strong>de</strong>nte . Pour autant la perception quepeuvent en avoir les uns et les autres reste très subjective et ne remet pas en causel'attachement qu'ils peuvent avoir <strong>de</strong> leur habitat. Cet aspect sera développé dans lesconclusions.4.4. FONCTIONNEMENT DE LA CARRIERE4.4.1 Transports – Accès- Entrtetien <strong>de</strong>s chaussées- Bilan carboneObservations du publicObservations : 12.14.15.17.24.28.36.41.42.44.55.63.66.73.75.80Pièces :.5.22.25.32.36.39.42.44.45.53.56.58.59.63.66.70.71.74.79.81.83.86.88.89.92.94.95.96.100.101.107.109.113.114.118.122.124.125.127.131.133.135.136.137.139.146Le public s’inquiète <strong>de</strong> l’augmentation du trafic poids lourds dans la traverse <strong>de</strong> Dornecy,Armes et Clamecy. (une pétition signée par 160 personnes <strong>de</strong> la commune d’Armes a étédéposée à l’enquête) Certaines personnes émettent <strong>de</strong>s doutes sur l’itinéraire indiqué audossier (Nièvre pour l’essentiel du trafic)Le trafic induit par le négoce n’a pas été pris en compte. Cette activité apporteranécessairement un trafic dans Asnières. Il conviendra <strong>de</strong> développer cette partie <strong>de</strong>négoce qui est très peu détaillée dans le dossier.La dégradation <strong>de</strong>s voies est également évoquée ainsi que la charge financièresupplémentaire pour leur entretien.La maîtrise foncière pour l’aménagement et la rectification du chemin forestier a aussi étéévoquée.Les habitants <strong>de</strong> Chatel censoir, par le biais d'une pétition, ont manifesté leur inquiétu<strong>de</strong>


sur l'augmentation du trafic routier dans leur commune.Réponse du maître d'ouvrage:Trafic dans les villages alentours lié aux matériaux <strong>de</strong> la carrièreLes marchés visés par CMA sont essentiellement locaux. Il s’agit :• Des centrales à Béton <strong>de</strong> Clamecy et d’Auxerre pour lesquels l’itinéraire emprunté passera doncpar Dornecy ;• Des travaux publics locaux pour lesquels les camions utilisés seront <strong>de</strong>s semi-remorques quiemprunteront uniquement les grands axes routiers adaptés à ce type <strong>de</strong> véhicules. La RD 951sera donc le principal axe routier.Il est évi<strong>de</strong>nt que si un chantier a lieu à Chatel-Censoir ou à Lichères-sur-Yonne, les camionspasseront par ces villages. Toutefois, pour ces communes, la nature <strong>de</strong> la voirie ne permet pas lepassage <strong>de</strong> camions lourds. Les véhicules seront donc sélectionnés en fonction <strong>de</strong> la <strong>de</strong>stination.D’où que les matériaux viennent, ils passeront dans les villages <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs. Les villagesalentours ne possédant pas d’activité industrielle, les volumes seront très faibles et neconcerneront que <strong>de</strong>s particuliers ou <strong>de</strong>s travaux exceptionnels.Le fait que la carrière se situe à proximité <strong>de</strong> ces villages améliorera en outre le bilan carbone <strong>de</strong>la Région. La carrière <strong>de</strong> Misery fermant à la fin <strong>de</strong> l’année, les carrières les plus proches pour <strong>de</strong>sproduits équivalents seront environ à une quarantaine <strong>de</strong> kilomètres du Vézelien.CMA tient à souligner ici que l’émoi relatif au trafic est en gran<strong>de</strong> partie imputable à un tractlargement distribué faisant état <strong>de</strong> 80 à 370 camions par jour dans Châtel-Censoir, Lichères-sous-Yonne, Vézelay, Saint Père, etc (Cf. Annexe 9).Ce tract contredit grossièrement les éléments figurant dans le dossier soumis à enquête. Il a enoutre été sciemment distribué alors même que l’information contraire était à la disponibilité dupublic au cours <strong>de</strong> l’enquête. Enfin, factuellement, un tel trafic est impossible pour <strong>de</strong>ux raisons :l’état et le gabarit <strong>de</strong> la voirie ne le permettrait pas et les marchés représentés par ces communesne justifient en aucun cas un tel trafic.CMA s’engage enfin à ne passer que très rarement par Vézelay et Saint Père (sauf travauxexceptionnels ou livraison à Vézelay / Saint Père) puisque le marché <strong>de</strong> prédilection <strong>de</strong>l’entreprise ne se situe pas vers l’Avalonnais.Trafic lié au négoce <strong>de</strong> matériauxCMA avait évoqué la possibilité d’une plateforme <strong>de</strong> négoce <strong>de</strong> produit <strong>de</strong> gros oeuvres du BTP(tuyaux, parpaings, regards, etc.). Pour <strong>de</strong>s raisons d’évolution <strong>de</strong> marché, CMA ne mettra en faitpas en place cette activité.En revanche le négoce <strong>de</strong>s seuls granulats n’aura aucun impact supplémentaire sur les volumes<strong>de</strong> trafic annoncés dans l’étu<strong>de</strong> d’impact puisque l’approvisionnement se fera avec les camions en« fret retour ». Il ne s’agira donc que <strong>de</strong>s camions qui ont effectué une livraison au départ <strong>de</strong> CMA,qui, au lieu <strong>de</strong> revenir « à vi<strong>de</strong> » vers la carrière reviendront à charge dans un but économique etécologique.CMA a prévu une production <strong>de</strong> 170 000 tonnes/an, auxquelles il faut ajouter 30 000 tonnes <strong>de</strong>vente <strong>de</strong> produits <strong>de</strong> négoce et 30 000 tonnes <strong>de</strong> stériles <strong>de</strong> production soit un total <strong>de</strong> 230 000tonnes/an.Le calcul du trafic supplémentaire a bien été réalisé sur cette base. Ainsi le trafic <strong>de</strong> la carrièreaugmentera <strong>de</strong> 32 % le trafic <strong>de</strong> poids lourds et <strong>de</strong> 7 % le trafic journalier (tous véhiculesconfondus) sur la RD 951. En effet, la RD 951 compte actuellement une moyenne <strong>de</strong>1 151 véhicules/jour dont 182 poids lourds.Au total, il y a aura en moyenne une quarantaine <strong>de</strong> camions aller/retour par jour et non 370camions par jour comme l’a indiqué l’ADCVA89 dans ses tracts.La dégradation <strong>de</strong>s voiesLe co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’urbanisme prévoit <strong>de</strong>s mécanismes <strong>de</strong> participation financière <strong>de</strong>s intéressés auxdépenses d’aménagement <strong>de</strong> la voirie lorsqu’on projet le justifie. Ce n’est pas le cas à présent.


En ce qui concerne la dégradation <strong>de</strong> la voirie, celle-ci est assumée et financée par lescollectivités publiques affectataires <strong>de</strong>s voies concernées sur leurs crédits budgétaires alloués àcette fin.Pour sa part, comme indiqué au-<strong>de</strong>ssus CMA n’empruntera pas les voies inadaptées à sesvéhicules et adaptera le gabarit <strong>de</strong>s véhicules utilisés en fonction <strong>de</strong>s livraisons.Maitrise foncièreComme indiqué ci-<strong>de</strong>ssus, la maitrise foncière concernant l’emprunt du chemin forestier estcontractuellement assurée. Du point <strong>de</strong> vue logistique, CMA assurera l’entretien <strong>de</strong> ce chemin quine sera pas, à nouveau, utilisé par les seuls camions <strong>de</strong>sservant la carrière mais également parun trafic annexe consacré au transport <strong>de</strong> grumes.Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteEn ce qui concerne les camions <strong>de</strong> transport <strong>de</strong>s produits d'extraction, ceux ciemprunteront le chemin forestier réaménagé <strong>de</strong>puis le site jusqu’à la RD 951.Ce chemin doit être le seul et doit rester le seul chemin emprunté par les camions enrelation avec la carrière et ceci quelles que soient les circonstances. Les contrats quiassurent la maîtrise foncière doivent permettre cette utilisation sur toute la durée <strong>de</strong>l'exploitation <strong>de</strong> la carrière, toutes les mesures visant à l'entretien <strong>de</strong> ce chemin doiventêtre prises par l'exploitant <strong>de</strong> manière à le rendre utilisable quelles que soient lescirconstances .D'autre part les membres <strong>de</strong> la CE prennent acte <strong>de</strong> la décision du porteur <strong>de</strong> projet « <strong>de</strong>ne pas mettre en place l'activité <strong>de</strong> gros œuvre <strong>de</strong> produits du BTP » telle qu'elle avait étéindiquée et qui avait soulevé <strong>de</strong> la part du public les interrogations suivantes sous lesappellations <strong>de</strong> plate forme <strong>de</strong> transit <strong>de</strong>s matériaux ou «Négoce » :− Augmentation du trafic <strong>de</strong> poids lourd− Circulation <strong>de</strong>s clients sur l'ecce homo et dans la localité d'Asnières sous Bois− Inci<strong>de</strong>nces au niveau <strong>de</strong> l'étu<strong>de</strong> d'impact− conformité avec l'article R 512-6 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnement ( décrets 2010-368du 13 avril 2010 et 2011-2019 du 29 décembre 2011) (D 112-113)− Poursuite ou non <strong>de</strong> cette activité en fin d'exploitation <strong>de</strong> carrière− Inci<strong>de</strong>nce sur la concurrence …... etc.......Ces remarques <strong>de</strong>viennent sans objet .La Commission d’Enquête estime donc que l’autorisation préfectorale d’exploiter, si elleétait accordée, pourrait être assortie <strong>de</strong> l’obligation d’emprunter le chemin réaménagéaccédant à la RD 951, quelles que soient les circonstances.Trafic supplémentaire sur la RD 951L'augmentation du trafic routier poids lourd sur la RD 951 sera indéniable du fait <strong>de</strong> lacréation <strong>de</strong> la carrière. Elle est évaluée à 40 véhicules jour aller /retour. L'inquiétu<strong>de</strong> <strong>de</strong>sriverains et <strong>de</strong> certains élus est compréhensible et légitime mais pour autantl'infrastructure routière est conçue pour supporter ce trafic et il s'agit <strong>de</strong> sa vocationpremière . Aucune remarque n'a été formulée par les gestionnaires <strong>de</strong> la voie.Les transporteurs seront tenus comme chaque usager <strong>de</strong> se conformer aux dispositionsactuelles ou futures du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> la route ainsi qu'aux dispositions particulières ( Barrières<strong>de</strong> dégel , bâchage , réduction <strong>de</strong> la vitesse …... )


L'entretien <strong>de</strong> la voirie continuera d'être assuré dans les conditions actuelles, lesdégradations constatées ne pouvant incomber aux seuls véhicules provenant ou serendant à la carrière. Quant aux dépenses afférentes à l'aménagement du tourne àgauche sur la RD 951 à hauteur <strong>de</strong> la carrière, le porteur <strong>de</strong> projet pourra effectivementêtre mis à contribution financièrement par le conseil général <strong>de</strong> la Nièvre qui fera réaliserles travaux. ( participation exceptionnelle au titre <strong>de</strong> l'Article L 322-8 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong>l'Urbanisme)4.4.2.Plate- forme technique – Installation - remise en état- Négoce -Permis <strong>de</strong>construireObservations du publicObservations: 24.34.40.51Pièces : 1.4.5.36.39.42.48.66.74.77.78.83.89.92.101.113.122.125.134.137.139Comment sera constituée la plate-forme technique et comment seront acheminés lesmatériaux nécessaires à sa réalisation ?Des précisions sont <strong>de</strong>mandées sur le raccor<strong>de</strong>ment <strong>de</strong>s installations aux différentsréseaux (eau – électricité – téléphone etc…) ainsi que le <strong>de</strong>scriptif <strong>de</strong> l’assainissement. Lapuissance installée exprimée en Kw est contestée (p.52 Pièce 122) . Le raccor<strong>de</strong>ment auréseau d'eau potable est il uniquement <strong>de</strong>stiné à l'usage <strong>de</strong> la plateforme c'est à dire àl'usage domestique excluant l'arrosage <strong>de</strong>s pistes.A quel moment et comment s’effectuera la remise en état.L'association Yonne Nature Environnement <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une meilleure Intégration paysagèredu hangar .Réponse du maître d'ouvrage:Une partie <strong>de</strong> la plateforme sera réalisée par une entreprise générale <strong>de</strong> bâtiment afin <strong>de</strong>construire la partie bétonnée <strong>de</strong> celle-ci <strong>de</strong>stinée à stocker engins et matériels <strong>de</strong> chantierprésentant <strong>de</strong>s risques <strong>de</strong> pollution. Conformément à la loi, ces aires bétonnées serviront <strong>de</strong>zones étanches afin d’anticiper tout risque <strong>de</strong> pollution <strong>de</strong> la nappe en cas <strong>de</strong> déversementacci<strong>de</strong>ntel d’hydrocarbures.Comme indiqué dans le dossier soumis à enquête publique, les matériaux nécessaires à la miseen place <strong>de</strong> cette plateforme seront acheminés par le chemin d’accès puisqu’il sera réalisé avantla construction <strong>de</strong> la plateforme tout comme le « tourne à gauche ».S’agissant <strong>de</strong> l’approvisionnement du site en électricité, CMA dispose d’ores et déjà d’un <strong>de</strong>visréalisé par le Syndicat Electrique <strong>de</strong> l’Yonne, puisqu’il est prévu que CMA prendra à sa chargetous les travaux <strong>de</strong> raccor<strong>de</strong>ment à l’eau, à l’électricité et au téléphone pour les besoins du site.Ce <strong>de</strong>vis prend en compte la réalisation technique <strong>de</strong> ces trois raccor<strong>de</strong>ments.L’installation <strong>de</strong> traitement mobile possè<strong>de</strong>ra une puissance installée <strong>de</strong> 600 kW.CMA a prévu dans sa <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> permis <strong>de</strong> construire (PC) <strong>de</strong> recourir à un assainissementindividuel. Cette <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> PC a été validée par la DDT.Le réseau d’eau potable est <strong>de</strong>stiné à l’usage domestique. CMA fera aussi une <strong>de</strong>man<strong>de</strong>d’approvisionnement en eau auprès du Service <strong>de</strong>s Eaux <strong>de</strong> la Commune pour le remplissage <strong>de</strong>sbassins <strong>de</strong>stinés à l’humidification <strong>de</strong>s pistes quand ces <strong>de</strong>rniers seront vi<strong>de</strong>s. Si un refus estopposé par le Syndicat, CMA s’approvisionnera en eau auprès d’une société privée.La remise en état <strong>de</strong> la plateforme se fera à la fin <strong>de</strong> l’exploitation <strong>de</strong> la carrière. Celle-ci seraréalisée conformément aux prescriptions <strong>de</strong> remise en état figurant éventuellement dans


l’autorisation <strong>de</strong> la carrière initiale ou dans tout autre arrêté préfectoral ultérieur. Aucun risque <strong>de</strong>pollution n’est possible puisque le béton est un matériau inerte.En ce qui concerne, l’intégration paysagère du hangar, celui-ci se trouvera décaissé <strong>de</strong> 5 mètrespar rapport à la cote topographique initiale. De plus, un merlon <strong>de</strong> 3 m entourant le site <strong>de</strong> part etd’autre limiteront la visibilité du hangar <strong>de</strong>puis les alentours.Le hangar sera donc intégré au niveau du paysage puisqu’il ne sera pas visible.Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLa commune d'Asnières sous Bois ne dispose d'aucun document d'urbanisme. Lesdispositions qui s'appliquent en la matière sont donc celles du règlement Nationald'Urbanisme en vigueur à la date <strong>de</strong> délivrance <strong>de</strong> l'autorisation <strong>de</strong> construire.Le permis <strong>de</strong> construire ces bâtiments ayant été délivré (annexe 21) les membres <strong>de</strong> laCommission en prennent acte et constatent que l'article 2 <strong>de</strong> l'arrêté impose une couleurpour l'aspect extérieur <strong>de</strong>s bâtiments et une autre pour la toiture répondant ainsi auxpréoccupations <strong>de</strong> l'association Yonne Nature Environnement et d'une partie du public.Le pétitionnaire envisage en cas <strong>de</strong> refus du syndicat ou d'insuffisance <strong>de</strong>s'approvisionner en eau auprès d'une société privée pour réaliser le remplissage éventuel<strong>de</strong> ses bassins. Il répond ainsi aux préoccupations émises par certaines personnes.Installation <strong>de</strong> traitementL'installation <strong>de</strong> traitements <strong>de</strong>s matériaux est composée <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux unités mobiles, l'unele concasseur à percussion crible et scalpeur sur chenilles, l'autre <strong>de</strong> criblage mobile pourtraitement <strong>de</strong>s matériaux entièrement autonome ; les données techniques (puissancesnécessaires <strong>de</strong> fonctionnement) <strong>de</strong> l'installation <strong>de</strong>s unités <strong>de</strong> traitement sont consignéset détaillées dans le Tome 2 du mémoire technique annexe 4.Les besoins électriques, une puissance <strong>de</strong> 600 kw, nécessaire au fonctionnement <strong>de</strong> cesappareils, seront produits par un groupe électrogène alimenté par un réservoir àcarburant ( fioul ) d'une capacité <strong>de</strong> 800 litres. La consommation annuelle est estimée àenviron 300 m3 .L' impact sur l'environnement est non négligeable et les rejets atmosphérique sont àprendre en considération en application <strong>de</strong> l'article 62 <strong>de</strong> l’arrêté du 2 février 1998 modifié.le Plan Environnement Entreprise PEE 2000 <strong>de</strong> l'ADEME à été appliqué pour calculer lesémissions <strong>de</strong> gaz a effet <strong>de</strong> serre. Ces données sont consignées dans le Tome 3 <strong>de</strong>l’étu<strong>de</strong> d'impact page 113 et annexe 20 .Les besoins en électricité domestique pour les bâtiments administratifs, <strong>de</strong>fonctionnement et du personnel seront distribués par EDF et raccordés au réseau.


4.4.3. Gare SNCF <strong>de</strong> Clamecy (VFLI)Observations du publicObservations 34.52Pièce 109-122.131La gare est elle aménagée pour répondre aux besoins <strong>de</strong> la carrière ? (quai <strong>de</strong>déchargement etc….). Préciser l’état d’avancement <strong>de</strong> la procédure.Réponse du Maître d'ouvrageUne visite a eu lieu avec le représentant commercial <strong>de</strong> VFLI (filiale SNCF). CMA est alléeconstater la présence d’une gran<strong>de</strong> plateforme pouvant accueillir un stock provisoire <strong>de</strong> granulats.CMA a également constatée la présence d’un quai <strong>de</strong> chargement. CMA tient à préciser que cequai et cette plateforme ont servi à charger le ballast <strong>de</strong>stiné à la réfection <strong>de</strong> la voie Corbigny /Auxerre. A aucun moment l’ADCVA89 n’avait émis d’objection au chargement <strong>de</strong> ces wagons.Il est dommageable qu’au cas présent l’option ferroviaire – écologiquement préférable – n’ait paspu être envisagée.CMA a néanmoins en sa possession un <strong>de</strong>vis <strong>de</strong> VFLI permettant comme prévu le transport <strong>de</strong>matériaux par voie ferré jusqu’à Auxerre / Laroche-Migennes ou la Région Parisienne (au rythmeglobal d’un train complet/mois).Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la commission regrettent que cet aspect du dossier ne soit pas plusdéveloppé et avancé au niveau <strong>de</strong>s accords ou négociations compte tenu <strong>de</strong> sonimportance au plan écologique. Ils invitent le porteur du projet à poursuivre sesnégociations avec VFLI afin <strong>de</strong> parvenir à un accord d'autant que <strong>de</strong>s contradictionsapparaissent entre le dossier d'enquête et le mémoire en réponse sur la fréquence <strong>de</strong>stransports par voie ferrée ( 1 convoi par semaine ou 1 convoi par mois ???)La Commission d’Enquête estime que l’aménagement <strong>de</strong> la gare <strong>de</strong> Clamecy est <strong>de</strong> laresponsabilité du gestionnaire <strong>de</strong> cette entité qui est seul juge <strong>de</strong> la capacité à recevoirles matériaux à convoyer.4.4.4 - Sécurité -DangersObservations du publicPièces : .86.101.La clôture du site semble insuffisante à ces <strong>de</strong>ux requérants pour éviter aux enfants <strong>de</strong>pénétrer dans la carrièreRéponse du Maître d'ouvrageComme l’indique le dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation la carrière sera entourée d’un merlon <strong>de</strong> 3mètres <strong>de</strong> haut avec <strong>de</strong>s panneaux signalant une zone <strong>de</strong> danger et une interdiction d’entrer.


En termes <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s risques, l’arrête du 22 septembre 1994 relatif aux exploitations <strong>de</strong>carrières et aux installations <strong>de</strong> premier traitement <strong>de</strong>s matériaux <strong>de</strong> carrières modifiée en <strong>de</strong>rnierlieu par un arrêté du 12 mars 2012 prévoit en son article 13 (lui-même modifié par l’article 8 <strong>de</strong>l’arrêté du 5 mai 2010) dispose :« L'accès <strong>de</strong> toute zone dangereuse est interdit par une clôture efficace ou tout autredispositif équivalent. Le danger est signalé par <strong>de</strong>s pancartes placées, d'une part, surle ou les chemins d'accès aux abords <strong>de</strong>s travaux et <strong>de</strong>s installations <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong>sdéchets inertes et <strong>de</strong>s terres non polluées résultant du fonctionnement <strong>de</strong>s carrières,d'autre part, à proximité <strong>de</strong>s zones clôturées. Les dispositions ci-<strong>de</strong>ssus sontapplicables aux orifices <strong>de</strong>s puits et aux ouvertures <strong>de</strong> galeries qui donnent accès auxtravaux souterrains ».Ces dispositions donnent donc le choix aux exploitants entre une clôture et tout autre dispositiféquivalent. Outre le merlon et le panneautage, CMA évaluera le meilleur dispositif en fonction <strong>de</strong>scirconstances et notamment la possibilité <strong>de</strong> clôturer les zones dangereuses du site phase parphase au fur et à mesure <strong>de</strong> l’avancement <strong>de</strong> l’exploitation <strong>de</strong> la carrière <strong>de</strong> sorte qu’à toutmoment, au cours <strong>de</strong> l’exploitation, l’accès aux zones dangereuses soit effectivement interdit.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes dispositions prises par le maître d'ouvrage sur sa propriété sont satisfaisantes.4.4.5. Horaires <strong>de</strong> travailObservations du publicObservations : 23.Pièces : 4.74.96.101.122.127Des précisions sont <strong>de</strong>mandées sur les horaires <strong>de</strong> fonctionnement selon les différentesactivités et la circulation. La réduction <strong>de</strong>s horaires prévus (7 h/20h et exceptionnellement21h) est <strong>de</strong>mandée.Réponse du maître d'ouvrage:Sous réserve <strong>de</strong>s prescriptions préfectorales imposées dans ce domaine, la carrière sera ouvertele matin <strong>de</strong> 7h/12h et l’après midi <strong>de</strong> 13h/18h.Des aménagements <strong>de</strong> ces plages horaires pourront, le cas échéant être sollicitées auprès <strong>de</strong> laPréfecture, au cas par cas, en fonction <strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong> l’exploitation.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la commission prennent acte <strong>de</strong> cette décision du MO <strong>de</strong> ramener leshoraires <strong>de</strong> fonctionnement normal <strong>de</strong> la carrière à <strong>de</strong>s horaires plus habituels à savoir7h00-12h00 / 14h00 -18h00, les aménagements d'horaire étant soumis à l'appréciation<strong>de</strong> l'autorité Préfectorale.


4.4.6.Réaménagement- Montant <strong>de</strong>s garanties-:Observations du publicObservations 41.53.63Pièces 2.5.25.39.80.85.89.101.Les personnes qui se sont manifestées ne croient pas au réaménagement prévu audossier et s’inquiètent <strong>de</strong> la nature et <strong>de</strong> la provenance <strong>de</strong>s matériaux nécessaires. Uneextension est-elle envisageable? « Ne risque -t-elle pas <strong>de</strong> <strong>de</strong>venir une déchargepublique ou une zone <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets à long terme- Quelles sont les garanties »?Réponse du maître d'ouvrageCMA s’engage à réaliser le réaménagement prévu au dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation. Commele prévoit le régime juridique <strong>de</strong>s carrières, très exigeant dans ce domaine, les conditions <strong>de</strong>réaménagement (c'est-à-dire la remise en état et le remblayage) seront soumises à l’autorité duPréfet.Le site sera donc remis en état par CMA compte tenu <strong>de</strong>s caractéristiques essentielles du milieuenvironnant. La remise en état du site sera achevée au plus tard à l'échéance <strong>de</strong> l'autorisation.Elle comporte au minimum les dispositions suivantes :• La mise en sécurité <strong>de</strong>s fronts <strong>de</strong> taille ;• Le nettoyage <strong>de</strong> l'ensemble <strong>de</strong>s terrains et, d'une manière générale, la suppression <strong>de</strong> toutes lesstructures n'ayant pas d'utilité après la remise en état du site ;• L'insertion satisfaisante <strong>de</strong> l'espace affecté par l'exploitation dans le paysage, compte tenu <strong>de</strong> lavocation ultérieure du site <strong>de</strong> la carrière.Conformément aux textes applicables toujours, et s’agissant du remblayage <strong>de</strong> la carrière, il seragéré <strong>de</strong> manière à assurer la stabilité physique <strong>de</strong>s terrains remblayés. Il ne nuira à la qualité dusol,compte tenu du contexte géochimique local, ainsi qu’à la qualité et au bon écoulement <strong>de</strong>seaux.Au cas présent, le remblayage se fera sans matériaux extérieurs, ni déchets et a fortiori sansdéchets radioactifs.Si le remblayage avait été réalisé avec apport <strong>de</strong> matériaux extérieurs (déblais <strong>de</strong> terrassements,matériaux <strong>de</strong> démolition...), ceux-ci seraient préalablement triés <strong>de</strong> manière à garantir l’utilisation<strong>de</strong>s seuls matériaux inertes. Si les matériaux extérieurs étaient <strong>de</strong>s déchets, seuls les déchetsinertes pourraient être admis dans l’installation. Les déchets dangereux, en particulier les déchets<strong>de</strong> matériaux <strong>de</strong> construction contenant <strong>de</strong> l’amiante relevant du co<strong>de</strong> 17 06 05* <strong>de</strong> la liste <strong>de</strong>sdéchets figurant à l’annexe II <strong>de</strong> l’article R. 541-8 du co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement, seraient bienentendu exclus.Les apports extérieurs, s’ils avaient lieu, seraient accompagnés d'un bor<strong>de</strong>reau <strong>de</strong> suivi quiindiquerait leur provenance, leur <strong>de</strong>stination, leurs quantités, leurs caractéristiques et les moyens<strong>de</strong> transport utilisés et qui attesterait la conformité <strong>de</strong>s matériaux à leur <strong>de</strong>stination.CMA tiendrait à jour un registre sur lequel seraient répertoriés la provenance, les quantités, lescaractéristiques <strong>de</strong>s matériaux et les moyens <strong>de</strong> transport utilisés ainsi qu'un plan topographiquepermettant <strong>de</strong> localiser les zones <strong>de</strong> remblais correspondant aux données figurant sur le registre.S’il y avait lieu, l'arrêté d'autorisation fixerait la nature, les modalités <strong>de</strong> tri et les conditionsd'utilisation <strong>de</strong>s matériaux extérieurs admis sur le site. Il prévoirait le cas échéant, la mise en placed'un réseau <strong>de</strong> surveillance <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s eaux souterraines et la fréquence <strong>de</strong>s mesures àréaliser (voir dans ce sens arrêté du 22 septembre 1994 modifié précité, article 12).Au vu <strong>de</strong> ce qui précè<strong>de</strong>, il est donc évi<strong>de</strong>nt que si CMA avait souhaité mettre en place unedécharge, la société aurait été obligée <strong>de</strong> réaliser une étu<strong>de</strong> d’impact spécifique pour la réception


<strong>de</strong> produits <strong>de</strong> classe II et III. Ce type d’activité est très réglementé et constituerait un dossier toutautre que celui relatif à une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation d’exploitation <strong>de</strong> carrière.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLe porteur <strong>de</strong> projet rappelle les données énoncées dans le dossier à savoir que la remiseen état du site se ferait sans apports extérieurs.M. ABACHI (D129p.18) indique que cela « est contraire aux dispositions du schéma <strong>de</strong>scarrières <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> qui impose un remblaiement complet pour un réaménagement <strong>de</strong>type agricole.... » La CE s'en tient aux données du dossier à savoir que leréaménagement se ferait sans apport extérieur et que les courbes <strong>de</strong> niveau seraienteffectivement inversées en fin d'exploitation. Toutefois , s'il <strong>de</strong>vait y avoir remblaiementavec apport <strong>de</strong> matériaux extérieurs pour permettre au terrain <strong>de</strong> retrouver son aspectd'origine et recréer ainsi un filtre plus important, Il serait impératif compte tenu <strong>de</strong> laproximité <strong>de</strong> la nappe phréatique en fin d'exploitation <strong>de</strong> n'utiliser que <strong>de</strong>s « matériauxinertes » dûment contrôlés .4.4.7 Circulation sur l'Ecce HomoObservations du publicObservations 23.24.38.56Pièces 32.83.107.122.126.127.131.Le public considère que ce chemin, imbriqué dans la foret <strong>de</strong> Champornot et entretenupar la commune ,sera fréquenté par l'entreprise et détérioré Les personnes l'empruntantcourent un certain danger.Réponse du Maître d'ouvrageContrairement à ce qui a pu être soutenu à <strong>de</strong> très nombreuses reprises et imputé au ConseilMunicipal, ce chemin ne sera pas emprunté par les camions <strong>de</strong>sservant la carrière.Ce chemin au <strong>de</strong>meurant carrossable est en revanche actuellement emprunté par <strong>de</strong>s habitants<strong>de</strong> la commune et autres chasseurs puisqu’il s’agit d’un chemin communal. Dans la mesure où ilne s’agit ni d’une voie sans issue, ni d’un chemin privé, il semble difficile en tout état <strong>de</strong> cause à lacommune d’interdire aux employés <strong>de</strong> la carrière, habitants <strong>de</strong> la commune ou <strong>de</strong>s environsd’utiliser ce chemin communal, sans risquer <strong>de</strong> pratiquer une discrimination difficilement justifiable.Le chemin serait alors autorisé à tous sauf aux employés <strong>de</strong> la carrière usant <strong>de</strong> leur véhiculepersonnel ? Si ce <strong>de</strong>vait être le cas, CMA s’engagerait alors à inciter ses salariés à emprunter lechemin aménagé pour la carrière via la RD 951.Les camions croiseront juste le chemin <strong>de</strong> l’Ecce Homo. Des panneaux « STOP » sont prévus à lasortie <strong>de</strong> la carrière et du chemin d’accès pour la sécurité <strong>de</strong>s personnes empruntant le chemin <strong>de</strong>l’Ecce Homo.La carrière étant bordée d’un merlon <strong>de</strong> 3 mètres <strong>de</strong> haut, les personnes empruntant ce cheminne courent, en soi, aucun danger. En effet, même avec un véhicule élancé à vive allure sur cechemin, la hauteur du merlon empêcherait le véhicule (comme une barrière <strong>de</strong> sécurité) <strong>de</strong>pénétrer dans l’emprise <strong>de</strong> la carrière.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête


La Commission d'enquête a déjà répondu à cette question au § 4.4.1 ci-<strong>de</strong>ssus. Parailleurs , s'agissant <strong>de</strong>s randonneurs la signalisation spécifique mise en place aucroisement entre l'Ecce Homo et le chemin d'accès à la carrière apparaît suffisante.4.4.8 Utilité du site justification ( Marché)- qualité <strong>de</strong>s matériauxObservations du publicObservations : 37.58Pièces : 6.44.53.83.95.107.109.118.131.146Il est indiqué que le projet serait contraire aux dispositions du schéma départemental <strong>de</strong>scarrières qui précise que le département <strong>de</strong> l’Yonne est excé<strong>de</strong>ntaire en matériaux.Qu’elles sont les raisons du choix du site et la <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s matériaux ?Réponse du Maître d'ouvrageLe nouveau Schéma départemental <strong>de</strong>s carrières (SDC) <strong>de</strong> l’Yonne souhaite réduire la productionalluvionnaire <strong>de</strong> 20% en 15 ans. La même démarche vaut pour la Nièvre (en cours d’élaboration) .L’alluvion est essentiellement utilisé pour la fabrication du béton. Les consommations <strong>de</strong> l’Yonnecontinuant d’augmenter, les carriers locaux seront obligés <strong>de</strong> compenser avec un autre matériau.Pour compenser, seul un produit dur et non abrasif convient. Le calcaire dur est l’une <strong>de</strong>smeilleures solutions car peu consommateur <strong>de</strong> surface et non abrasif. Les matériaux d’Asnièressous-Boispourront donc être utilisés pour être mélangés aux matériaux alluvionnaires afin <strong>de</strong>compenser les baisses <strong>de</strong> production <strong>de</strong> matériaux alluvionnaires imposés dans les nouveauxSDC. Cette carrière sera donc, contrairement à ce que soutient l’ADCVA89, conforme auxdispositions du Schéma départemental <strong>de</strong>s carrières <strong>de</strong> l’Yonne et emportera un impactécologique positif.De plus les matériaux d’Asnières-sous-Bois étant <strong>de</strong> très bonne qualité, ils peuvent être utilisésdirectement dans le béton.La carrière locale <strong>de</strong> Misery fermant à la fin <strong>de</strong> l’année, il n’y aura pas assez <strong>de</strong> matériaux pourrépondre à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>s entreprises <strong>de</strong> Travaux Publics qui sont obligées <strong>de</strong> s’approvisionner<strong>de</strong> plus en plus loin. Ce phénomène a notamment pour conséquence une aggravation du traficroutier,<strong>de</strong>s rejets <strong>de</strong> CO2 dans l’atmosphère, une augmentation <strong>de</strong>s prix <strong>de</strong> vente franco <strong>de</strong>sgranulats et donc <strong>de</strong> tous les chantiers (assainissement, TP, béton).Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLa Commission d’Enquête rappelle que la France consomme 350 à 430 millions <strong>de</strong>tonnes <strong>de</strong> granulats par an ( 6 tonnes par habitant). Il s’agit <strong>de</strong> la 2 ème ressource minéraleaprès l’eau.La consommation moyenne du département <strong>de</strong> l’Yonne est supérieure à la moyennenationale ( 8,5 tonnes par habitant).Contrairement à ce qu’affirme une certaine partie du public, et si effectivement ledépartement est excé<strong>de</strong>ntaire tous matériaux confondus, il est déficitaire en matériauxcalcaires (360.000 tonnes) qui ne couvrent pas l’ensemble <strong>de</strong> ses besoins.Il importe notamment <strong>de</strong> la Nièvre, <strong>de</strong> l’Aube et <strong>de</strong> la Seine et Marne. Cet


approvisionnement se fait principalement par routes. La création d’une nouvelle carrièredans le sud du département est donc <strong>de</strong> nature à réduire l’impact <strong>de</strong> ce trafic.La Commission d’Enquête souligne également que le SDAGE (Schéma Départementald’Aménagement et <strong>de</strong> Gestion <strong>de</strong>s Eaux) <strong>de</strong>s Bassins <strong>de</strong> Seine Maritime et LoireBretagne applicable au département <strong>de</strong> l’Yonne, impose une baisse <strong>de</strong>s prélèvements <strong>de</strong>matériaux alluvionnaires, disposition reprise par le SDC (Schéma Départemental <strong>de</strong>sCarrières) <strong>de</strong> l’Yonne et <strong>de</strong> la Nièvre. L’ouverture d’une carrière <strong>de</strong> matériaux calcaires,matériau <strong>de</strong> substitution répond donc bien à ces préconisations.Enfin et pour répondre à l’observation <strong>de</strong> l’association Yonne Nature Environnement quistipule qu’il y a contradiction entre le dossier <strong>de</strong> synthèse et l’avis <strong>de</strong> l’autoritéenvironnementale sur la réserve estimée <strong>de</strong> la carrière, les membres <strong>de</strong> la commissiond’enquête rappelle que le dossier soumis à enquête publique (tome 2 page 17) préciseque le gisement exploitable est <strong>de</strong> 1 290 000m3 qui correspond à un tonnage <strong>de</strong>3 225 000 en appliquant une <strong>de</strong>nsité en place <strong>de</strong> 2,5.L’association YNE confond les volumes avec le tonnage.La réserve <strong>de</strong>mandée est d'une superficie en ouverture <strong>de</strong> 18 ha 28 a 09 ca.La superficie exploitable est <strong>de</strong> 10 ha, donc une réserve en matériaux en place <strong>de</strong>1.290.000 m3 soit 3.225.000 tonnes sur 18 ans d'exploitation .Les matériaux extraitsestimés font état, d’après le bureau d’étu<strong>de</strong> ,d'une <strong>de</strong>nsité <strong>de</strong> 2.5, d’où une confusion <strong>de</strong>certains lecteurs.Les périmètres sont clairement définis et illustrés figure n° 9 du tome 2 du mémoiretechnique du dossier.Un récapitulatif très explicite <strong>de</strong>s chiffres est consigné sur le mémoire technique n°2 dudossier page 21 présenté au public lors <strong>de</strong> cette enquête.-Rappel:-Superficie <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> : =18 ha 28 a 09 ca-Superficie exploitable := 10 ha-Durée <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> : = 20 ans-Durée d'extraction:= 18 ans-Volume exploitable:= 1.290.000 m3-Tonnage exploitable:= 3.225.000 T-Densité en place:= 2,5-Pourcentage stériles <strong>de</strong> production (fines , marnes ) : = 15%-Tonnage produits finis contenus := 2.740.000 T-Volume stériles <strong>de</strong> production:= 194.000 m3-Volume <strong>de</strong> terre végétale : = 30.000 m3-Volume <strong>de</strong> stériles <strong>de</strong> découverte:= 6660.000 m3Les membres <strong>de</strong> la commission d’enquête estiment que les informations et chiffrescontenus dans le dossier sont clairement affichés et ne justifient aucune remarqueparticulière.En ce qui concerne le choix du site les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête pensent qu'ils'agit d'un choix d'opportunité, le porteur <strong>de</strong> projet étant en partie propriétaire <strong>de</strong> la zoneexploitable .


4.4.9 Bassin <strong>de</strong> décantation ou <strong>de</strong> stockageObservations du publicPièces : 95.109.122- 146-Le dimensionnement du bassin <strong>de</strong> décantation est considéré comme insuffisant,l'évaporation n'ayant pas été prise en compte . L'arrosage <strong>de</strong>s pistes étant réalisé à partir<strong>de</strong>s eaux récupérées dans le bassin , les fines sont donc remises sur la carrière et sontsupposées venir polluer la nappe phréatique . Qu'elles dispositions envisagez vous?Réponse du maître d'ouvrageComme indiqué dans le §. 3.2 <strong>de</strong> ce Mémoire en Réponse, les bassins <strong>de</strong> rétention d’eauserviront également <strong>de</strong> bassins <strong>de</strong> décantation. Les fines se déposeront sur le fond et seule l’eauclaire sera réutilisée pour l’arrosage <strong>de</strong>s pistes.Il est important <strong>de</strong> préciser que ces bassins seront régulièrement curés (enlèvement <strong>de</strong>s boues)par une entreprise spécialisée. De plus, si une éventuelle pollution venait à être détectée dans lesbassins, celle-ci serait stoppée par leur imperméabilisation empêchant ainsi toute infiltration dansle sol et dans la nappe.Les calculs <strong>de</strong> dimensionnement <strong>de</strong>s bassins <strong>de</strong> rétention/décantation ne tiennent pas compte <strong>de</strong>l’évaporation afin <strong>de</strong> maximiser la taille <strong>de</strong>s bassins et ainsi assurer leur efficacité (Cf. Annexe 6).Rappelons que les eaux qui serviront à l’arrosage seront <strong>de</strong>s eaux claires (après décantation) etque les fines ne sont pas <strong>de</strong> nature à polluer les eaux souterraines (même matière que l’aquifère).Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLe site n’est pas situé dans une zone <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s risques d’inondation qu'il s'agisse<strong>de</strong> crues ou <strong>de</strong> ruissellement et aucun ruisseau ne le traverse. Les membres <strong>de</strong> lacommission d'enquête considèrent que les bassins nouvellement crées constitueront àeux seuls une amélioration ( puisqu'actuellement rien n'existe) et contribueront à régulerles écoulements exceptionnels4.5 ASPECTS ADMINISTRATIFS4.5.1 'Autorisation <strong>de</strong> défrichementObservations du publicObservations : 51.52Pièces : 101.122Le public fait remarquer que les autorisations <strong>de</strong> défrichement ne figuraient pas au dossierRéponse du maître d'ouvrageLes autorisations <strong>de</strong> défrichement (une par département compte tenu <strong>de</strong> la configuration duchemin ) relèvent du co<strong>de</strong> forestier et ont fait l’objet d’une procédure ad hoc distincte <strong>de</strong> laprocédure d’autorisation <strong>de</strong> carrière.


Nous rappelons que ce projet <strong>de</strong> chemin est élaboré en commun avec les forestiers concernés parChampornot, le Bois <strong>de</strong>s Seigneurs et CMA puisque qu’il servira au débardage du bois, austockage du bois (places <strong>de</strong> dépôt prévues) et à l’acheminement <strong>de</strong>s granulats.Ainsi, les camions <strong>de</strong> débardage <strong>de</strong> la forêt <strong>de</strong> Champornot ne passeront plus par la communed’Asnières-sous-Bois limitant ainsi la dégradation <strong>de</strong>s routes du village. Seuls les camions <strong>de</strong>débardage <strong>de</strong> la commune utiliseront les routes du village puisqu’aucun accès communal nepermet la déviation d’Asnières-sous-Bois jusqu’à la RD 951.De plus, ce chemin n’étant pas prévu pour en extraire les matériaux se trouvant au droit <strong>de</strong> celuici,il n’y a pas <strong>de</strong> relation directe entre la carrière et le chemin d’accès. Il n’est pas dans l’emprise<strong>de</strong> la carrière. Les autorisations <strong>de</strong> défrichement ne peuvent dans ce cas être considérées comme« permettant l’exploitation » <strong>de</strong> la carrière au sens du co<strong>de</strong> forestier.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes autorisations <strong>de</strong> défrichement délivrées par les Préfets <strong>de</strong>s départements <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>et <strong>de</strong> la Nièvre sont annexées au présent rapport (annexes 19 et 20)4.5.2 Maîtrise foncièreObservations du publicObservations : 45.51.107Pièces 53.101.122.127Des doutes ont été émis sur la maîtrise foncière <strong>de</strong> certaines parcelles cadastrales du siteainsi que sur celles <strong>de</strong>stinées à l'aménagement du chemin d'accèsRéponse du mâître d'ouvrageCMA certifie disposer <strong>de</strong> la maîtrise foncière <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong> parcelles concernées par le projet.La Préfecture a eu communication <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s justificatifs correspondants.Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la commission prennent acte <strong>de</strong> la réponse du maître d'ouvrageformulée dans son mémoire en réponse du 14 août 2012 au § 6.2 .4.5.3 Capacité – Garanties FinancièreObservations du publicObservations 24.45.107Pièces : 32.39.53.78.88.89.109.122 127.132.Des réserves sont émises à cet égard ainsi que sur le rôle <strong>de</strong> M. BOCCIARELLI (p76D122). Les cautions bancaires sont considérées comme trop anciennes .Réponse du maître d'ouvrage


Le montant <strong>de</strong>s garanties financières a été calculé conformément aux modalités <strong>de</strong> calcul figurantdans l’Arrêté du 9 févier 2004 relatif à la détermination du montant <strong>de</strong>s garanties financières <strong>de</strong>remise en état <strong>de</strong>s carrières prévues par la législation <strong>de</strong>s installations classées modifié en <strong>de</strong>rnierlieu par l’Arrêté du 24 décembre 2009.La <strong>de</strong>rnière caution bancaire date d’août 2012. Ci-joint, les cautions bancaires réactualisées enAnnexe 10On rappellera enfin que la constitution <strong>de</strong>s garanties n’est exigible que lors <strong>de</strong> la « mise en activité»<strong>de</strong>s installations (voir co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement, article L. 516-1).Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteLes documents actualisés d'août 2012 figurent bien en annexe 10 du mémoire en réponse. Ils seront à nouveau actualisés et exigibles lors <strong>de</strong> la mise en activité <strong>de</strong>s installations.4.5.5. Contrôles à postériori -CharteObservations du publicObservations 33.41.51.66 bisPièces : 4.53.74.83.116.Le public craint qu'une fois l'éventuelle autorisation délivrée par l'autorité Préfectorale lesengagements consignés dans le dossier ne soient pas respectés et qu'aucun contrôleefficace et sérieux ne soit effectué ( pas <strong>de</strong> contrôle inopiné) par les autoritéscompétentes. La création d'une commission <strong>de</strong> surveillance sera-telle créée. Dans ce cass'agira t-il d'un organisme créé par le Préfet ou d'une instance créée à votre initiativeimpliquant la population et les associations? La fréquence <strong>de</strong>s consultations peut elle êtreprécisée ?Réponse du maître d'ouvrageLes engagements pris par CMA seront tenus. L’arrêté préfectoral d’exploitation <strong>de</strong> la carrièrerendra CMA débiteur <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s obligations imposées à CMA dans le cadre <strong>de</strong> cetteactivité.A défaut <strong>de</strong> s’y conformer, CMA encourra <strong>de</strong>s sanctions administratives et le cas échéant, lespoursuites pénales prévues par le co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’environnement.Le caractère rigoureux <strong>de</strong>s textes applicables constitue pour les administrés la garantie d’uneexploitation sévèrement encadrée par les textes, au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong>s engagements pris par lepétitionnaire.CMA ne peut toutefois pas s’engager sur l’ampleur et le <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> vigilance dont l’administrationtémoignera a posteriori à son égard. Cela relève <strong>de</strong> la police administrative <strong>de</strong>s carrières et nedépend pas du bon vouloir <strong>de</strong> CMA.Il n’est pas inutile <strong>de</strong> rappeler que le droit <strong>de</strong>s carrières s’est considérablement renforcérécemment,au bénéfice <strong>de</strong> la protection <strong>de</strong>s tiers et que la vigilance <strong>de</strong> l’administration s’en estcorrélativement trouvée accrue.S’agissant du mécanisme <strong>de</strong> concertation et d’information, l’opportunité d’une C.L.I.S. a étéévoqué et <strong>de</strong>vra être acté conjointement avec les parties prenantes et les services <strong>de</strong> l’Etat.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête


A <strong>de</strong> nombreuses reprises une partie du public a mis en doute la compétence, lacrédibilité, l'efficacité <strong>de</strong>s services <strong>de</strong> l'état qui ont eu à se prononcer sur le dossier et quiassureront à posteriori le contrôle <strong>de</strong> l'activité et le respect <strong>de</strong>s prescriptions imposées parl'autorisation accordée à cette carrière. Les membres <strong>de</strong> la commission laissent auxintéressés la responsabilité <strong>de</strong>s propos tenus en la matière et considèrent qu'il est <strong>de</strong>l'intérêt <strong>de</strong> tous <strong>de</strong> changer d'attitu<strong>de</strong> à cet égard <strong>de</strong> façon à rendre possible et efficace lamise en place d'une commission <strong>de</strong> surveillance à l'initiative du Maître d'ouvrage ou <strong>de</strong>sservices Préfectoraux.4.5.7 Critiques du dossierObservations du publicObservations 4.18.38.45.52.56.63.<strong>67</strong>Pièces 25.44.53.56.75.80.83.92.95.100.101.146De manière générale les personnes opposées au projet mettent en doute les étu<strong>de</strong>s quiont été réalisées et la compétence <strong>de</strong>s personnes qui ont travaillé sur ces dossiers. Ledossier est considéré comme incomplet dans l'analyse <strong>de</strong>s impacts , il est redondant, lesconséquences sont minimalisées, il est mal organisé.Réponse du Maître d'ouvrageCMA prend acte <strong>de</strong>s critiques (nombreuses) formulées par les opposants au projet et déplore queleur caractère souvent excessif tenant plus <strong>de</strong> griefs personnels que <strong>de</strong> griefs <strong>de</strong> fond aient nuit audialogue.CMA note en outre que certaines <strong>de</strong> ces critiques ont été formulées avant même que le dossier nesoit disponible ce qui atteste pour certaines d’entre elles <strong>de</strong> leur caractère systématique etindépendant <strong>de</strong> la qualité intrinsèque du dossier.CMA souhaite souligner que, compte tenu <strong>de</strong> la complexité <strong>de</strong>s textes applicables et <strong>de</strong> lasensibilité du contexte, la société a eu à cœur <strong>de</strong> s’entourer <strong>de</strong> conseils compétents et diligents.Elle estime avoir fait ses meilleurs efforts non seulement quant au respect scrupuleux <strong>de</strong>s textesapplicablesCommentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes membres <strong>de</strong> la commission d'enquête notent que la Sté CMA répond généralement<strong>de</strong> manière favorable aux différentes <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s qui lui ont été adressées et relativesentre autres aux itinéraires empruntés par les camions (contournement d'Asnières, nonutilisation <strong>de</strong> l'Ecce Homo -précautions relatives au château d'eau, à l'église) et qu'elle<strong>de</strong>vra en tout état <strong>de</strong> cause respecter la réglementation en vigueur au jour <strong>de</strong> l'ouvertureéventuelle <strong>de</strong> la carrière ainsi que les évolutions <strong>de</strong> cette réglementation.4.5.8 Etu<strong>de</strong> d'impactObservations du publicObservation 56.Pièces 112


M. et Mme CREUSOT Jean et Ginette ainsi que Mme ORBAICETA LEOZ considèrentque le dossier présenté ne répond pas aux exigences <strong>de</strong> la réglementation car laplate forme technique avec sa partie négoce sont connexes et proches <strong>de</strong>l'installation soumise à l'autorisation . Elles auraient du faire l'objet d'une étu<strong>de</strong>d'impact au titre <strong>de</strong> l'article R 512.6 du Co<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'environnementRéponse du Maître d'ouvrageLa plateforme faisant partie intégrante du périmètre d’autorisation, les impacts et les mesures quilui sont associés ont été étudié dans le Tome 3 : « Etu<strong>de</strong> d’Impact ».Remettre paragraphe ou on abandonne les produits du BTPCommentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteCompte tenu <strong>de</strong> la décision par le porteur <strong>de</strong> projet d'abandonner le négoce <strong>de</strong>s produitsdu BTP Les membres <strong>de</strong> la CE considèrent que la question est <strong>de</strong>venue sans objet .4.5.9. Distance <strong>de</strong> la carrière par rapport aux premières habitationsObservations du publicPièces : 66.89.92.100. 129De nombreux intervenants considèrent qu'un tel projet ne peut se créer à une distanceaussi proche du village . Un habitant <strong>de</strong> LICHERES conteste la distance <strong>de</strong> 500mindiquée dans le dossier appuyant ses dires sur <strong>de</strong>s mesures effectuées à partir ducadastre.Réponse du Maître d'ouvrageLa distance <strong>de</strong> 500 m a été mesurée par rapport au périmètre exploitable, c'est-à-dire le périmètred’exploitation <strong>de</strong>s calcaires.Le périmètre d’autorisation quant à lui se situe à 288 m par rapport à la première habitation(distances calculées par rapport au cadastre). Cette partie, non exploitée, permettra le stockage<strong>de</strong>s stériles <strong>de</strong> découverte et <strong>de</strong>s terres végétales (Cf. Annexe 11).Il est bien évi<strong>de</strong>nt qu’avant le début <strong>de</strong> l’exploitation, un géomètre passera afin <strong>de</strong> déterminer,avec exactitu<strong>de</strong>, la distance <strong>de</strong>s 500 m du périmètre exploitable, ainsi que pour délimiter <strong>de</strong>manière exacte le périmètre d’autorisation.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLe périmètre <strong>de</strong> l'exploitation <strong>de</strong>vra être borné par un géomètre expert et la distance par rapportaux premières maisons d'habitations sera ainsi déterminée précisément . La réponse du Maîtred'ouvrage est satisfaisante.5- Analyse <strong>de</strong>s thèmes traités par la Commission d'enquêteDans cette partie la commission d'enquête traite <strong>de</strong>s questions ou sujets abordés par lepublic et qui ne concernaient pas directement le maître d'ouvrage . Ils ne lui ont donc pas


été soumis .5.1 Le Tome « Z » Ce fascicule intitulé « mémoire en réponse suite à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>compléments du 29/02/2012 » a provoqué <strong>de</strong>s réactions et commentaires <strong>de</strong> la part dupublic et notamment <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> l'association ADCVA89 qui émettent les reprochessuivants par la voix d'une <strong>de</strong> leur membre:− L'association n'a pas reçu ce tome « Z » sous forme numérique – Pourquoi?− Le contenu diffère selon les exemplairesCommentaire <strong>de</strong> la Commission d'enquête: Lors <strong>de</strong> la tenue <strong>de</strong> la première permanenceMme LAFONTAINE Chantal a fait remarquer aux membres <strong>de</strong> la CE qu'elle découvrait letome « Z » qui jusqu'alors ne leur avait pas été fourni. A la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> l'association unexemplaire numérisé du tome « Z » leur a été remis par la Préfecture dans les premiersjours <strong>de</strong> l'enquête.Ce fascicule constitue un complément d'informations , une réponse aux questions poséespar les services administratifs après une première présentation du dossier. Il a donc étéédité après la réalisation du dossier initial et il ne figure donc pas sur le sommaire général. Il a toutefois été ajouté au dossier présenté au public dès l'ouverture <strong>de</strong> l'enquête et lacommission a vérifié que tous les dossiers déposés dans les mairies contenaient bien un« Tome Z ».La remarque <strong>de</strong> Mme LAFONTAINE concernant <strong>de</strong>s différences <strong>de</strong> contenu dans lestomes Z est exacte. L'annexe 1 <strong>de</strong>s tomes « Z » remis aux commissaires enquêteurscomprend la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> défrichement présentée à la préfecture <strong>de</strong> la Nièvre et laréponse <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> alors que ceux présentés au public comportent <strong>de</strong>uxexemplaires i<strong>de</strong>ntiques <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s <strong>de</strong> défrichement déposées auprès <strong>de</strong> la Préfecture<strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> ( datées du 9 janvier 2012). Interrogée à ce sujet, Mme DE OLIVEIRAchargée d'étu<strong>de</strong>s auprès du cabinet Geo plus environnement a reconnu une erreur <strong>de</strong>mise en page dans le document . La commission d'enquête fait remarquer que lesdossiers qui lui ont été remis sont <strong>de</strong>s documents <strong>de</strong> travail qui ont été mis à la dispositiondu public <strong>de</strong> manière à lui faciliter la consultation et qu'en revanche tous les dossiersprésentés au public étaient i<strong>de</strong>ntiques. Cette erreur <strong>de</strong> mise en page ne remet donc encause ni la fiabilité du dossier ni l'économie générale du projet .Mentionnons également qu'un exemplaire <strong>de</strong> ce tome « Z » mis à la disposition du publica été dérobé au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission d'enquête lors d'une permanence.5.2 La photocopieuseLors <strong>de</strong> la première permanence <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> l'association ADCVA 89 nous ontinterrogé sur la possibilité <strong>de</strong> faire réaliser <strong>de</strong>s photocopies <strong>de</strong> documents à partir <strong>de</strong> laphotocopieuse <strong>de</strong> la mairie . Nous avons indiqué qu'il appartenait au Maire d'accepter ounon cette <strong>de</strong>man<strong>de</strong> et que ce service pouvait être payant si le maire le souhaitait.L'adjoint au Maire , Monsieur GAREAU nous a indiqué que la fourniture <strong>de</strong> photocopiesétait possible mais il nous a alors fait constater que la photocopieuse était en panne. M.LAFONTAINE a estimé que cela « n'était pas innocent » <strong>de</strong> la part <strong>de</strong> la Mairie et amentionné une observation sur le registre R2 à ce sujet .Nous lui avons indiqué que la Mairie n'était pas obligée <strong>de</strong> possé<strong>de</strong>r une photocopieusepas plus qu'elle n'était contrainte <strong>de</strong> la mettre à disposition du public. Nous avons indiqué


que l'inci<strong>de</strong>nt était clos . Dès réparation <strong>de</strong> la machine , les photocopies ont été fourniespar le secrétariat <strong>de</strong> la Mairie aux personnes qui le souhaitaient.5.3 Climat général <strong>de</strong> l'enquêteA chacune <strong>de</strong>s permanences, le public présent nous a fait part <strong>de</strong> la très mauvaiseambiance qui régnait dans le village en gran<strong>de</strong> partie <strong>de</strong>puis que le projet était parvenu àla connaissance <strong>de</strong> tout à chacun. Invectives verbales, refus <strong>de</strong> se saluer, courriers,distribution <strong>de</strong> tracts, ban<strong>de</strong>roles, etc …...Plusieurs observations ont été mentionnées surce sujet dans les registres. (O: 22.24.31.36.38.39.58.65.69 D17.33.34.46.83.92.101.120)Ce climat délétère a très certainement nuit à la sérénité qui aurait du prévaloir dans lecadre <strong>de</strong> cette enquête. Les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête ont rappelé à plusieursreprises que les différences d'opinions sur le fond du projet étaient intéressantes etméritaient d'être développées mais qu'à contrario les rivalités personnelles, lescontestations concernant l'action <strong>de</strong>s élus, ne présentaient aucun intérêt , n'étaient niconstructives ni productives. Malgré ces rappels le sujet est revenu à chacune <strong>de</strong>spermanences, polluant ainsi les échanges .Les membres <strong>de</strong> la commission se doivent également <strong>de</strong> mentionner que les membres <strong>de</strong>l'association ADCVA89 se sont montrés très présents lors <strong>de</strong> chaque permanence. Il ontsouvent monopolisé l'accès aux quatre dossiers qui étaient mis à la disposition du publicet les commissaires enquêteurs ont quelquefois été contraints d'intervenir pour permettreà un habitant d'accé<strong>de</strong>r à une partie du dossier. Les membres <strong>de</strong> l'association nousfaisant alors remarquer que les dossiers étaient en nombre insuffisants compte tenu dutaux <strong>de</strong> fréquentation <strong>de</strong>s permanences.A <strong>de</strong> fréquentes reprises également, la capacité , l'intégrité , l'impartialité <strong>de</strong>s autoritésadministratives, <strong>de</strong> la Mairie, <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission d'enquête, <strong>de</strong> toutes lesinstances administratives ayant concouru ou appelées à donner un avis sur le projet , ontété mises en cause et ont fait l'objet <strong>de</strong> commentaires <strong>de</strong> la part du public.(O : 46 74D :92 )Quoiqu'il en soit, les très nombreux échanges entre le public et les membres <strong>de</strong> lacommission d'enquête ont toujours été emprunts <strong>de</strong> la plus gran<strong>de</strong> courtoisie et aucuninci<strong>de</strong>nt n'est à relater dans ce domaine.5.4 Modalités <strong>de</strong> communication du dossierMonsieur ABACHI Farid (O7-D 129) souhaite connaître les raisons pour lesquelles « ledossier ne respecte pas les conditions du décret modifiant les procédures d'enquêtepublique, à savoir ,1 communication par voie électronique et 1 a.... numérique. Uneréponse verbale a été fournie par le Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission à M. ABACHI qui anéanmoins souhaité porter son observation par écrit dans le registre d'enquête publiqueainsi que dans son document intitulé « contribution »Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquête : M. ABACHI fait référence aux dispositionsdu décret 2011-2018 du 29 décembre 2011 portant réforme <strong>de</strong> l'enquête publique. Cedécret précise en préambule :« Les dispositions du présent décret sont applicables , en ce qui concerne les enquêtes


publiques, à celles dont l'arrêté d'ouverture et d'organisation est publié à compter du 1erjuin 2012. »L'arrêté portant ouverture <strong>de</strong> la présente enquête publique a été signé par M. le Préfet dudépartement <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> en date du 26 avril 2012 . Les dispositions ci-<strong>de</strong>ssus ne sont doncpas applicables et ce sont les dispositions antérieures qui restent en vigueur dans lecadre <strong>de</strong> cette enquête.Les membres <strong>de</strong> la commission notent également que l'association ADCVA 89 a étédéclarée le 3 juillet 2009 en sous préfecture d'Avallon sous le n° W 89000507(I<strong>de</strong>ntification RNA) . L'annonce au journal officiel est parue le 11 juillet 2009 sous lenuméro 20090028 ( annonce n° 1866) . Bien que n'aya nt pas trois ans d'existence à ladate <strong>de</strong> l'ouverture d'enquête décidée par Monsieur le Préfet, l'association a pu bénéficieravant l'ouverture <strong>de</strong> l'enquête ,d'une communication du dossier sous forme numérisée et<strong>de</strong> la possibilité <strong>de</strong> consulter le dossier sous sa forme papier en Préfecture d'Auxerre eten sous préfecture d'Avallon.5.5 Questions relatives à la constitution du dossierLes appréciations suivantes sont portées sur le dossier :− Mal constitué− Incomplet ( absence <strong>de</strong>s documents relatifs aux autorisations <strong>de</strong> défrichement et<strong>de</strong> maîtrise foncière)− Documents non signés par le porteur <strong>de</strong> projetCommentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes autorisations <strong>de</strong> défrichement ont été délivrées au porteur <strong>de</strong> projet qui en acommuniqué un exemplaire à la commission d'enquête. Ils sont joints en annexe duprésent.Les documents relatifs à la maîtrise foncière <strong>de</strong>s parcelles nécessaires à la création <strong>de</strong> lacarrière et du chemin d'accès ont été déposés en Préfecture par le porteur <strong>de</strong> projet. Cesdocuments qui contiennent <strong>de</strong>s informations confi<strong>de</strong>ntielles ne sont pas portés à laconnaissance du public ainsi qu'en a décidé l'autorité préfectorale.Les documents non signés qui figurent dans le dossier sont <strong>de</strong>s copies <strong>de</strong>s originauxdéposés auprès <strong>de</strong>s autorités administratives qui ont instruit ce dossier et l'ont déclarérecevable.Le dossier tel qu'il est constitué a été déclaré recevable par l'autorité Préfectorale. Destinéau grand public, il répond à l'ensemble <strong>de</strong>s questions que l'on peut se poser dans le cadre<strong>de</strong> la réalisation d'un projet <strong>de</strong> ce type sans aucune déroba<strong>de</strong>. Des associations ou <strong>de</strong>sparticuliers peuvent considérer que certains domaines techniques ne sont passuffisamment développés mais cela vient en contradiction avec ces mêmes intervenantsqui considèrent que les dossiers sont trop volumineux et difficilement exploitables.Au cours <strong>de</strong> cette enquête, les membres <strong>de</strong> la commission ont été amenés à rencontrer<strong>de</strong>s responsables au niveau <strong>de</strong> la DREAL Bourgogne et <strong>de</strong> la Direction Départementale<strong>de</strong>s territoires <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>. Ces interlocuteurs, rompus à l'examen <strong>de</strong>s dossiers <strong>de</strong> ce type,ont considéré que le dossier soumis à la consultation du public était clair, accessible etqu'il examinait l'ensemble du sujets concernant ce type <strong>de</strong> projet. C'est également l'avis<strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> la commission qui ont toutefois posé un nombre important <strong>de</strong> questionscomplémentaires au maître d'ouvrage avant l'enquête publique (Annexe 4) ainsi que lors


<strong>de</strong> la remise du Procès-verbal <strong>de</strong> notification <strong>de</strong>s observations.(Annexe16)5.6 Remise <strong>de</strong> documents au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission par M. ABACHILors <strong>de</strong> la permanence du 12 juillet, M. ABACHI a remis au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la commissiond'enquête <strong>de</strong>ux exemplaires <strong>de</strong> feuillets qu'il a distribués lors <strong>de</strong> la réunion organisée lesamedi 9 juillet 2012 par l'association ADCVA89.S'agissant <strong>de</strong> commentaires sur l'étu<strong>de</strong> d'impact, sur l'enquête publique, le rôle ducommissaire enquêteur et d'une incitation au public à participer à l'enquête Il a été indiqueà M. ABACHI que ces <strong>de</strong>ux feuillets n'appelaient pas <strong>de</strong> commentaire particulier, qu'ilsétaient intégrés au registre d'enquête publique et répertoriés sous le n°21.5.7 Modalités <strong>de</strong> remise <strong>de</strong> l'affiche d'enquête Obs n°Monsieur ABACHI relate une rencontre avec le maire <strong>de</strong> la commune <strong>de</strong> BROSSES et lesconditions dans lesquelles les affiches <strong>de</strong> publication <strong>de</strong> l'enquête publique ont étéadressées par la maire <strong>de</strong> la commune d'Asnières. Il parle <strong>de</strong> collusion, d'une attitu<strong>de</strong>contraire aux instructions Préfectorales......Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquête : Les modalités <strong>de</strong> remise <strong>de</strong> ces affichesn'ont pas eu d'impact sur les délais qui <strong>de</strong>vaient être réglementairement respectés enmatière d'affichage. A aucun moment il n'est indiqué dans les instructions Préfectoralesque les affiches doivent être remises par Mme la Maire elle même. L'observation <strong>de</strong> M.ABACHI n'appelle pas d'autre commentaire.5.8 Ancienneté <strong>de</strong>s textesCertaines observations ou documents font état <strong>de</strong> l'ancienneté <strong>de</strong>s textes cités dans ledossier voire <strong>de</strong> leur absence . La CE note simplement que l'exploitant <strong>de</strong> la carrière<strong>de</strong>vra respecter tous les textes en vigueur au moment <strong>de</strong> l'autorisation Préfectoraleéventuelle et qu'il <strong>de</strong>vra également s'adapter à toute la législation ou réglementation àvenir concernant ce type d'exploitation.5.9 Contribution <strong>de</strong> M. ABACHIDans le document répertorié D129 qu'il a déposé le vendredi 27 juillet 2012 M. ABACHIdétaille ses observations et remarques sur le dossier et le projet en général et exposeensuite ses <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s par rapport aux sujets qu'il traite.Un certain nombre <strong>de</strong> questions trouvent leur réponse dans le mémoire remis par leporteur <strong>de</strong> projet ou dans les thèmes traités par la commission d'enquête ( Plateforme <strong>de</strong>négoce, tirs <strong>de</strong> mines, communication, conditions <strong>de</strong> tenue <strong>de</strong> l'enquête publique, créationd'une CLCS, mesure <strong>de</strong>s distances, alimentation en eau,maintien <strong>de</strong>s terres agricoles,suivi <strong>de</strong> la nappe phréatique), d'autres s'adressent directement à Mme le Maire <strong>de</strong> lacommune ou concernent les autorités administratives . Les membres <strong>de</strong> la commission nepeuvent répondre à ces questions :− L'affichage <strong>de</strong> l'arrêté portant autorisation <strong>de</strong> défrichement concerne directementMme la Maire et non le porteur <strong>de</strong> projet <strong>de</strong> même la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'une délibérationdu conseil municipal (p.6) ne peut être traitée ici.− Les liens présumés entre certains élus et le porteur <strong>de</strong> projet sont hors sujet et


comme l'indique lui même M. ABACHI il s'agit <strong>de</strong> « rumeurs..... »D'autres <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s ont un caractère privé ( in<strong>de</strong>mnités versées aux propriétaires,obligations vis à vis <strong>de</strong> la PAC,p.10) . Elles ne concernent pas la présente enquête.Les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s relatives à l'actualisation du K-Bis, à la caution bancaire, à la garantie <strong>de</strong>l'état en cas <strong>de</strong> faillite, à la justification par les services <strong>de</strong> l'état <strong>de</strong> la recevabilité du projet(p.14), à la maîtrise foncière sont considérées par la commission d'enquête commes'adressant directement aux services <strong>de</strong> l'état concernés ,chargés <strong>de</strong> l'examen <strong>de</strong> dossieret du suivi <strong>de</strong> l'activité si elle <strong>de</strong>vait voir le jour.S'agissant du montant <strong>de</strong>s garanties <strong>de</strong> remise en état du site il s'agit effectivement <strong>de</strong>l'indice d' août 2010 qui a été pris en référence pour réaliser les calculs au moment <strong>de</strong> laconstitution du dossier. Mais quoiqu'il en soit c'est l'indice en vigueur au moment <strong>de</strong> lamise en activité qui sera pris en compte pour fixer le montant <strong>de</strong>s garanties et cemontant sera réactualisé avec le nouvel indice en vigueur après la réalisation <strong>de</strong> chaquephase puisque ces garanties s'appliquent indépendamment à chacune <strong>de</strong>s phases.S'agissant <strong>de</strong> l'analyse <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> permis <strong>de</strong> construire, les membres <strong>de</strong> laCommission d'enquête ont interrogé M. DILLON qui nous a remis l'arrêté <strong>de</strong> Mme LaMaire d'Asnières sous Bois daté du 12 juillet 2012 autorisant la construction du hangar<strong>de</strong> la plate forme technique. (Annexe 21).D'autre part les membres <strong>de</strong> la commission d'enquête n'ont aucun commentaire à fairesur les appréciations portées par M. ABACHI à l'égard <strong>de</strong> l'architecte qui a élaboré cette<strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> permis <strong>de</strong> construire ( signature <strong>de</strong> complaisance, non respect <strong>de</strong> son co<strong>de</strong>déontologique)S'agissant <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> adressée à la communauté <strong>de</strong> communes du Vézelien (p.13) etaux services <strong>de</strong> l'état <strong>de</strong> se prononcer pour l'un sur le projet <strong>de</strong> justifier pour l'autre <strong>de</strong> lasa recevabilité la CE fait remarquer que la communauté <strong>de</strong> communes du Vézelien a bienentendu la possibilité <strong>de</strong> faire connaître son avis à l'autorité Préfectorale, qu'elle pouvaitcommuniquer dans le cadre <strong>de</strong> l'enquête publique mais qu'elle n'est en rien tenue <strong>de</strong> lefaire. Quant à l'autorité Préfectorale elle s'est déjà prononcée sur la recevabilité <strong>de</strong> cedossier .S’agissant <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s péremptoires concernant :- l’absence <strong>de</strong> préemption par la SAFER lors <strong>de</strong> la cession <strong>de</strong>s terrains ,- le désengagement <strong>de</strong> l’exploitant actuel,- la maitrise foncière avec relevé d’informations <strong>de</strong>s hypothèquesla Commission d’Enquête estime qu’elles ne sont pas <strong>de</strong> sa compétence.5.10 : Possibilités d'extension <strong>de</strong> la carrièreA différentes reprises le public s'est inquiété <strong>de</strong>s possibilités d'extension <strong>de</strong> la carrière et<strong>de</strong>s conditions dans lesquelles cela pourrait se réaliser (D127 p.2). Le projet présenté fixela durée <strong>de</strong> l'exploitation à vingt années. Pour qu'il y ait extension <strong>de</strong> la carrière il faudrait ,en l'état <strong>de</strong> la législation actuelle, une nouvelle enquête publique avec présentation d'unnouveau dossier comprenant une nouvelle étu<strong>de</strong> d'impact et une nouvelle autorisationPréfectorale.


5.11 : Déchets explosifs – Impacts sur la nappe phréatique? D128 Abachi Marouane.La question relative à l'impact <strong>de</strong>s résidus dus à l'utilisation d'explosifs sur la nappephréatique n'a pas été traitée dans le dossier. Toutefois les membres <strong>de</strong> la commissiond'enquête estiment que ces matières ont vocation à être dispersées dans les granulats quiseront exploités et donc ramassés. D'autre part les recommandations émises par la CEen matière <strong>de</strong> suivi <strong>de</strong> la nappe phréatique sont <strong>de</strong> nature à vérifier le risque évoqué et àfavoriser la mise en place <strong>de</strong> dispositions adéquates.6- Analyse <strong>de</strong>s questions <strong>de</strong> la Commission d'enquête6.1 Question <strong>de</strong> la commission d'enquêteCommunication antérieure« Une partie importante du public et notamment les membres <strong>de</strong> l’ADCVA89 ont indiquéqu’ils étaient particulièrement mécontents <strong>de</strong>s conditions dans lesquelles ils avaient euconnaissance <strong>de</strong> votre projet. Ils mettent en avant l’absence d’information voire ladésinformation et considèrent que la manière dont cette partie du projet a été conduite aété particulièrement néfaste à son acceptabilité et a largement contribué à la mauvaiseambiance qui règne actuellement dans le village.Pouvez-vous préciser les conditions et les mesures qui ont été prises pour porter votreprojet à la connaissance <strong>de</strong> la population avant l’enquête publique ? »Réponse du Maître d'ouvrageRéunions publiquesUne première réunion s’est tenue à l’initiative du pétitionnaire le 30 mars 2009 avec l’ensemble duConseil Municipal en vue d’exposer alors les gran<strong>de</strong>s lignes du projet.Une <strong>de</strong>uxième réunion s’est tenue le 19 mai 2009 à l’initiative du Sous-préfet, Monsieur Chenaf, àl’époque. Dans un souci <strong>de</strong> transparence et <strong>de</strong> bonne information du public, ce <strong>de</strong>rnier avait eneffet souhaité préciser à la population la nature et le déroulement <strong>de</strong> la procédure et ce, enl’absence du pétitionnaire. Bien qu’à aucun moment M. le Sous-préfet n’ait pris partie en faveur ouen défaveur du projet, les opposants à celui-ci ont, lors <strong>de</strong> cette réunion très houleuse, fait preuved’agressivité et <strong>de</strong> détermination alors même que les contours précis du projet n’étaient pasencore arrêtés à cette date.Une troisième réunion s’est tenue le 8 juillet 2009 à l’initiative du pétitionnaire celui-ci ayant réalisécertaines étu<strong>de</strong>s sur le terrain. Dans un souci <strong>de</strong> transparence, ce <strong>de</strong>rnier a souhaité faire part à lapopulation <strong>de</strong>s premiers éléments recueillis. Cette réunion, qui s’est déroulée en présence <strong>de</strong> M.le Sous-préfet, a été le lieu <strong>de</strong> griefs nombreux et <strong>de</strong> propos malheureux à l’encontre dupétitionnaire, <strong>de</strong> son bureau d’étu<strong>de</strong>s, du Conseil Municipal et du représentant <strong>de</strong> l’Etat. Lepétitionnaire a notamment été qualifié <strong>de</strong> « menteur » et « d’incompétent ».Communication par voie <strong>de</strong> presseLa communication antérieure à l’enquête publique a également été réalisée par voie <strong>de</strong> presse.De nombreux articles sont parus. Chaque argument avancé par le pétitionnaire a donné lieu à <strong>de</strong>scritiques nourries, voire à <strong>de</strong>s insultes, <strong>de</strong> la part en particulier <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> l’ADCVA89 tant àl’égard du pétitionnaire que <strong>de</strong>s membres du Conseil Municipal s’étant affichés ou déclarés enfaveur du projet.Plusieurs courriers ont été envoyés à l’ACDVA89 afin d’établir un dialogue direct avec cetteassociation et travailler en bonne intelligence avec elle, en vain. Cette association s’est inscritedans une posture d’opposition systématique comme en témoignent son site internet ainsi que la


<strong>de</strong>rnière correspondance en date échangée avec elle (Cf. Annexe 2).Le dossier <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’autorisation étant, comme toujours en matière <strong>de</strong> carrière, asseztechnique, l’ADCVA89 a cherché, avant même que la recevabilité du dossier ait été prononcée parles services instructeurs <strong>de</strong> l'État, à se procurer celui-ci afin d’en contester la validité technique.Elle a d’ailleurs, conformément au droit applicable, eu communication du dossier complet avantmême l’ouverture <strong>de</strong> l’enquête publique.De nombreux élus et habitants peuvent attester <strong>de</strong> l’activisme <strong>de</strong> cette association. Des tracts ontnotamment été distribués par celle-ci (Cf. Annexe 3). Ces publications n’ont pas contribué àl’apaisement <strong>de</strong> la population. Ils témoignent en outre <strong>de</strong> l’animosité manifeste <strong>de</strong> l’ADCVA89 tantà l’égard <strong>de</strong> Madame le Maire que <strong>de</strong>s habitants favorables au projet. Les courriers <strong>de</strong> certainsadministrés attestent du climat délétère dans lequel la commune et les communes limitrophes ontété plongées <strong>de</strong>puis plusieurs mois du fait <strong>de</strong> ces agissements (Cf. Annexe 4).Commentaires <strong>de</strong> la commission d'enquêteTout au long <strong>de</strong> l'enquête les membres <strong>de</strong> la CE ont été abreuvés <strong>de</strong> commentaires surles conditions relationnelles dans lesquelles le projet a été élaboré et présenté au public.Cette situation ne peut être que regrettée car elle a effectivement nui au développement<strong>de</strong>s idées et à la sérénité <strong>de</strong>s débats .Communication postérieureQuestion <strong>de</strong> la commission d'enquête« Dans le dossier présenté et dans l’éventualité <strong>de</strong> la réalisation du projet, il est fait état<strong>de</strong> la mise en place d’une « commission <strong>de</strong> surveillance ». Pouvez-vous précisez ce quevous envisagez dans ce domaine ? Souhaitez-vous créer vous-même cet organisme oupensez-vous qu’il serait crée par l’autorité préfectorale ? Dans l’hypothèse où vous seriezà l’origine <strong>de</strong> la création, comment concevez-vous cette commission ? Origine <strong>de</strong>smembres, participation <strong>de</strong> l’ADCVA89, fréquence <strong>de</strong>s réunions, <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s procèsverbaux<strong>de</strong> séance ? »Réponse du maître d'ouvrageLe pétitionnaire a évoqué nombre <strong>de</strong> solutions visant à assurer l’information du public dans lecadre <strong>de</strong> la mise en œuvre du projet. Il souhaite donner un cadre formel à cette communication,sous la supervision du représentant <strong>de</strong> l’Etat dans le département <strong>de</strong> l’Yonne (89). Il appartiendraà ce <strong>de</strong>rnier, en concertation avec toutes les parties prenantes, <strong>de</strong> trancher quant à la solutionretenue.Le pétitionnaire souhaite que le format <strong>de</strong> réunion retenu compte la présence <strong>de</strong> riverains, celle<strong>de</strong>s associations qui souhaitent y participer, <strong>de</strong>s élus locaux et du porteur <strong>de</strong> projet. Lepétitionnaire souhaite en outre que les réunions se déroulent annuellement et que les procèsverbauxétablis lors <strong>de</strong> ces réunions soient transmis aux personnes présentes durant cesréunions.Commentaires <strong>de</strong> la Commission d'enquêteLes réponses du maître d'ouvrage aux questions formulées par la commission d’enquête


et consignées sur le document mémoire du 14 Août 2012 présenté à la C.E, ont faitl'objet <strong>de</strong> remarques <strong>de</strong> notre part . Le porteur du projet, dans un souci d'apaisement ,d'ouverture et <strong>de</strong> communication, propose en effet <strong>de</strong> mettre en place une commission<strong>de</strong> surveillance <strong>de</strong>s activités <strong>de</strong> la carrière ,ou les élus , associations et habitants duvillage pourraient participer à l'animation <strong>de</strong> cette commission et collaborer avec le maîtred'ouvrage qui pourrait répondre aux besoins, voir améliorer certaines situations quiseraient perçues comme nuisances à la population.-Cette réunion annuelle, consignée sur un registre , ferait l'objet d'un procès verbal quiserait remis aux membres <strong>de</strong> cette commission .-Cette commission <strong>de</strong> surveillance, au regard du climat qui règne dans le village <strong>de</strong>vraêtre formalisée , faire l'objet d'un règlement et conduite sous autorité permettant sapérennité et concourant à rétablir un climat nécessaire et durable entre les différentspartis et villageois .-Il serait souhaitable que la composition <strong>de</strong>s membres <strong>de</strong> cette commission , « nul besoind’être spécialiste » représentative soit diversifiée , équitable , mais très objective sur lessujets qui seraient en non conformité avec la réglementation en vigueur et le (S.D.C.)schéma <strong>de</strong>s carrières, et qui pourraient porter nuisances aux villageois.-La commission d’enquête, au regard <strong>de</strong>s inquiétu<strong>de</strong>s formulées par les pétitionnaires surles courriers et registres d’enquête,<strong>de</strong>s propositions <strong>de</strong> mise en place <strong>de</strong> cettecommission <strong>de</strong> surveillance ouverte au villageois proposée par le maître d'ouvragefavorisant la communication, prend acte <strong>de</strong> cette décision qui va dans le sens <strong>de</strong>l'apaisement.Fait et clos à Magny, le 12 septembre 2012André PATIGNIER Andrée NIEZ Pierre GUIONPrési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Commission Membre titulaire membre Titulaired'enquête


ANNEXESAnnexe 1 : Décision <strong>de</strong> Monsieur le Prési<strong>de</strong>nt du tribunal administratif portant désignation<strong>de</strong> la commission d'enquêteAnnexe 2 : Arrêté n° PREF-DCPP-2012-156 <strong>de</strong> M. le Préfet <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> en date du 26avril 2012 portant ouverture <strong>de</strong> l'enquête publiqueAnnexe 3 : Annonces parues dans la presseAnnexe 4 : Courrier daté du 16 mai 2012 adressé à Mme la maire d'Asnières sous Boisrappelant les modalités relatives à la tenue <strong>de</strong>s permanences et à la mise mise àdisposition du dossier au public.Annexe 5 : Questionnaire remis au porteur <strong>de</strong> projet lors <strong>de</strong> la réunion préalable du 11mai 2012Annexe 6 : Mémoire en réponse du porteur <strong>de</strong> projet au questionnaire ci-<strong>de</strong>ssusAnnexe 7 : Courrier daté du 16 mai 2012 adressé à M. DILLON portant refus d'organiserune réunion publique présidée par la commission d'enquêteAnnexes 8 et 9 : Procès-verbaux <strong>de</strong> constat d'affichage <strong>de</strong> M° PYRD ZIAK huissier <strong>de</strong>justice 17 rue du Bel Air à Avallon datés <strong>de</strong>s 29 mai 2012 et 4 juillet 2012 .Annexes 10 et 11 : Procès-verbaux <strong>de</strong> constat d'affichage du cabinet d'huissier SELARLACTES @CONSEILS à GUERIGNY (58130) réalisés les 30 mai et 2 juilletAnnexe 12: Courrier daté du 20 juillet 2012 adressé au Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l'ADCVA89 portantrefus par les membres <strong>de</strong> la commission <strong>de</strong> proroger la durée <strong>de</strong> l'enquête publiqueAnnexe 13 : Liste <strong>de</strong>s observations du public.Annexe 14 : Liste <strong>de</strong>s pièces reçuesAnnexe 15: Liste <strong>de</strong>s observations et pièces par thèmeAnnexe 16: Convocation du Maître d'ouvrage datée du lundi 30 juillet 2012Annexe 17: Procès-verbal <strong>de</strong> notification <strong>de</strong>s observations daté du vendredi 3 août 2012Annexe 18 : Mémoire en réponse du Maître d'oeuvre (version papier)Annexe 19 : Autorisation <strong>de</strong> défrichement émanant <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong>Annexe 20 : Autorisation <strong>de</strong> défrichement émanant <strong>de</strong> la Préfecture <strong>de</strong> la NièvreAnnexe 21 : Arrêté <strong>de</strong> Permis <strong>de</strong> construireAnnexe 22: Extrait édition Yonne Républicaine du jeudi 23/8/2012 ( Erreur et erratum)Annexe 23 : Deman<strong>de</strong> <strong>de</strong> délai <strong>de</strong> rédaction du rapport adressée à M. le PréfetAnnexe 24 : Courrier <strong>de</strong> M. le Préfet accordant un délai supplémentaire <strong>de</strong> rédaction durapportAnnexe 25: Coupures <strong>de</strong> presse diverses concernant le projet.Annexe 26 : Courrier ADCVA adressé au Maire et <strong>de</strong>man<strong>de</strong> retransmise par Mme le Maireà M. le Préfet ( communication du dossier)Annexe 27: Courrier ADCVA adressé à M. le Préfet <strong>de</strong> <strong>l'Yonne</strong> <strong>de</strong>mandant la prorogation<strong>de</strong> la durée <strong>de</strong> l'enquête et réponse <strong>de</strong> M. le PréfetAnnexe 28: Erratum adressé dès le 11 juin 2012 aux mairies détentrices d'un dossier

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