CADRES des FONCTIONS PUBLIQUES - CFDT

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CADRES des FONCTIONS PUBLIQUES - CFDT

Réorganisation ?Le jeu est finiquand les infosarriventEn 2 ans et demi,j’ai changé six foisde bureau« la parole aux ! »CADRESdes FONCTIONS PUBLIQUESLes résultats de l'enquêteMai - Octobre 2010« Les réformes ont confisqué ce qui faisait la fierté du service public »


6 768 cadres desfonctions publiquesOUINONinterrogés 51% 49%45% 55%Tauxde syndicalisationRépartitionpar fonctions publiquesFonctions encadrementje n'ai aucunepersonne à encadrermoins de 10 personnesFPEFPTFPHautres* autres : établissements publics voireassociationsentre 10 à 19personnesentre 20 à 49personnesentre 50 à 199personnesplus de 200 personnesRépartition par ages40%35%30%25%Moins de 30 ansMoins de 40 ansMoins de 50 ansPlus de 50 ans20%15%10%5%0%je n'ai aucunepersonne àencadrermoins de 10personnesentre 10 à 19personnesentre 20 à 49personnesentre 50 à 199personnesplus de 200personnesÉtat EtatFPTFPHFPHLa fonction publique d’Ėtat(FPE)Plus souvent des hommes,plus âgés et plutôt mieux rémunérésque l’ensemble,les réponses sont celles quicorrespondent le mieux auxmoyennes constatées dansl’enquête mais des particularitésapparaissent selon lesministères.La fonction publique territoriale (FPT)Ce panel est plus féminin, plus jeune, moins syndiqué et moinsbien rémunéré que l’ensemble. Il est par contre plus positif sur sesmissions, son univers de travail et le management. Cependantles différences peuvent être importantes entre une petite collectivité,une grande métropole et un conseil général ou régional.La fonction publique hospitalière (FPH)Ce groupe est nettement plus féminin mais plus âgé que lamoyenne, plus syndiqué et ayant des postes de managementplus importants et une rémunération pourtant nettement inférieureà la moyenne.Les réponses à plusieurs questions qui évoquent le « confort »au travail montrent que ces métiers sont plus en difficulté qued’autres.


3. RECONNAISSANCEET RÉTRIBUTIONDans un environnement ressenti comme dégradédans de nombreux secteurs des fonctionspubliques, cette reconnaissance tant dela part des collègues, de la hiérarchie maisaussi dans une moindre mesure des usagers,est probablement l’un des facteurs quipermet de « tenir le coup ».A contrario, des compétences non reconnuespar la hiérarchie et/ou les collèguescontribuent à renforcer le sentiment d’isolement: les répondants qui considèrent queleurs compétences ne sont pas reconnuesde leur hiérarchie représentent 63% de ceuxqui déclarent se sentir isolés et sans espacede dialogue. A l’inverse, parmi les 32% derépondants qui déclarent ne pas se sentirisolés, ils sont 80% à voir leurs compétencesreconnues par leur hiérarchie et 83% parleurs collègues.Plus que de la rémunération, la reconnaissancevient des collègues, de la hiérarchie et des usagers.Mon niveau de rémunération tientMon niveau suffisamment de rémunération tient suffisamment compte compte de mesde mes responsabilitésMes compétences sont reconnuesMes compétences sont reconnues par ma hiérarchiepar ma hiérarchieMes compétences compétences sont reconnues sont par mes reconnuescollaborateurs, mespar mes collaborateurs,de travailmes collègues de travailLa qualité de mon travail de mon est reconnue travail par les usagersest reconnue par les usagersReconnaissance des usagers605550tous FPE FPT FPHReconnaissance des collègues807570tous FPE FPT FPH0% 20% 40% 60% 80% 100%Reconnaissancede la hiérarchie706560tous FPE FPT FPH+++= 5---Adéquationrémunération / responsabilités6040200tous FPE FPT FPH4. RÉMUNÉRATIONDes différences inattenduesNiveaux de rémunération (net mensuel) dans les trois fonctions publiquesDans la fonction publique hospitalière, lesrémunérations sont moins élevées que dansles autres fonctions publiques : seuls 12% déclarentavoir plus de 4 000 € contre 17% pourl’ensemble et 70% déclarent percevoir moinsde 3 000 € contre 57% pour l’ensemble.Les cadres de la fonction publique territorialeont eux aussi une rémunération inférieure àla moyenne du panel. Ils sont 15% de plus àdéclarer gagner moins de 3 000 €.A contrario, les rémunérations dans la fonctionpublique d’État sont plus élevées que lereste du panel.Nettement moins payées que les hommespour des postes à responsabilités équivalentes,les femmes cadres sont 67% àtoucher moins de 3 000 € alors que leshommes ne sont que 47% à déclarer ceniveau de rémunération. A l’inverse, ellesne sont que 9% à avoir un revenu supérieurà 4 000 € quand 20% des hommes perçoiventcette rémunération. A âge, fonctionpublique et nombre de personnes encadréeséquivalents, il reste une différencede rémunération de l’ordre de 8% inexpliquéeentre les hommes et les femmes.Les idées reçues sur une meilleure égalitéprofessionnelle dans la fonction publiquesont donc battues en brèche.706050403020100-2000 2 000 à 3 000 € 3 000 à 4 000 € 4 000 à 5 000 € + 5 000 €ATIONHommes-femmes, des différences à analyser6050403020100-2 000 € 2000 à 3000 3000 à 4000 4000 à 5000 5000FPEFPTFPHhommesfemmes


5. RESPONSABILITÉSUne autonomie relative et une évaluation vécuecomme simple formalité administrativeconcourent au sentiment d’isolementJe dispose d’unemarge d’autonomie65%60%55%50%45%tous FPE FPT FPHJe me sens isolé(e) face auxdifficultés que je rencontreJe me sens isolé face aux difficultés que jerencontreJ'ai régulièrement, au moins au moins une fois par une an, fois unpar an, un entretien professionnel professionnelDans le cadre de mes fonctions, jedispose d'une marge d'autonomieDans le cadre de mes fonctions, je dispose d'unemarge d'autonomie+++= r---J’ai régulièrement un entretienprofessionnel80%60%40%20%0%60%40%20%0%tous FPE FPT FPHJe me sens isolé(e)30%20%10%0%30%20%10%0%tous FPE FPT FPH6. PILOTAGEDES REFORMESJ’ai été informé(e)tous FPE FPT FPHJ’ai été consulté(e)30%20%10%0%tous FPE FPT FPHMes suggestions ont étéprises en comptetous FPE FPT FPHSur la question des marges de manœuvreles femmes disent en avoir moins que leshommes probablement du fait de postes à responsabilitémoindre.0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%Alors que les réponses sont majoritairement positives, autonomie et évaluation sontsouvent de fait dévoyées. Les commentaires laissés sur ces questions sont éloquents: « avoir de l’autonomie, c’est avoir la possibilité d’anticiper, ce n’est pas lecas », « je suis aux ordres », « ridicule et infantilisant, je suis devenue une exécutante».L’entretien professionnel quand ce dernier est fait – ce qui n’est pas toujours le cas –apparaît dans les commentaires, formel et souvent unilatéral. Son intérêt pour lesrépondants semble limité : « poker menteur », « dialogue de sourds », « formalitéadministrative », « aborder la rémunération est difficile, on me fait vite sentir que jesuis parmi les privilégiés », « pas la peine d'évoquer la rémunération : il n'y a aucundegré de liberté dans la grille des salaires ».Près de 40% notent l’impression de solitude face aux responsabilités, ce qui fait diredans un commentaire : « le syndicalisme pourrait permettre la communication, leséchanges, la discussion entre les collègues qu'on a NULLE PART AILLEURS !!!! ».Ce sentiment d’isolement est souvent corrélé au niveau d’encadrement mais il estaussi nettement plus important chez les cadres soignants (+9 pts).Les employeurs publics se révèlent êtrede mauvais managersJ’ai une marge de manœuvre30%20%10%0%tous FPE FPT FPHLes Les informations reçues reçues sur les réformes sur les sontréformes sont satisfaisantesJ'ai été consulté(e) sur les réformes enJ'ai été consultécourssur les réformes en coursMes suggestions ont été prises enMes suggestions ont été prises en comptecompteJ'ai j'ai une certaine marge marge de manoeuvre de manœuvredans la mise endans la miseoeuvreen œuvredes réformesdes réformesJe Je suis accompagné(e) pour m'adapter pour à m'adaptermes nouvellesmissionsà mes nouvelles missionsJ’ai été accompagné(e)30%20%10%0%tous FPE FPT FPH0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%Les réformes se font dans l’opacité. Les cadres n’ont pas d’information, sont peu ou pasconsultés sauf de manière factuelle par des réunions « descendantes » et ponctuelles :« pseudo consultation », « on fait semblant de vous demander votre avis mais on n’en tientpas compte ».De ce fait, les cadres, eux-mêmes peu accompagnés, sont en difficulté pour assumerleurs responsabilités de management et pour accompagner le changementauprès de leurs collaborateurs. Les commentaires sont éloquents : « je dois fairepasser une pluie de décisions contraires à mes idées », « le peu d’infos arrivent tardivement,trop tard pour s’organiser », « réformes dans la brutalité », « totale opacité ettournée vers les suppressions de postes », « on ne sait rien et ça gronde », « le grosbrouillard », « impression que le jeu est fini quand les infos arrivent », « ma hiérarchieest muette », « la réponse est toujours la même, je n’en sais pas plus que vous ! »,« impression de naviguer à vue ».+++u---


7. PERSPECTIVESLes cadres ont porté les réformes, ils y ont cru,ils n’en peuvent plusSur la question des réformes et de la perceptiondu futur, aucune variable (ni genre,ni âge, ni critère d’adhésion syndicale) nemodifie les réponses qui sont très négatives.Tous les cadres des fonctions publiques exprimentun sentiment de dégradation pourles usagers et eux-mêmes. Cette détériorationdu service public et de leurs conditionsde travail est le point qui recueille lesréponses les plus négatives dans toute l’enquête(les mécontents varient entre 80 et90%).Les cadres des fonctions publiques sontécartés des décisions, se sentent mépriséset ne voient pas le sens et l’intérêt desréformes qu’ils doivent appliquer : « totaleopacité et tournée vers les suppressionsde postes », « réformes dans la brutalité», « intérêt général : dans mon service,la touche est désactivée ».Les cadres des fonctions publiques sontécartés des décisions, se sentent mépriséset ne voient pas le sens et l’intérêt desréformes qu’ils doivent appliquer.Mes missions, mes responsabilitésvont être plus intéressantes aprèsles réformesMes missions, mes responsabilités vont être plus intéressantesaprès les réformesLes réformes en cours vont améliorermes conditions de travailLes réformes en cours vont améliorer mes conditions de travailJe pense que les réformes dansmon secteur d'activité vont améliorerles services aux usagers4%2%0%Je pense que les réformes dans mon secteur d'activité vontaméliorer les services aux usagersMes conditions de travailvont s’améliorer10%5%0%tous FPE FPT FPHMes missions serontplus intéressantestous FPE FPT FPH0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%Le service aux usagerssera amélioré15%10%5%0%tous FPE FPT FPH+++= s---8. ATTENTES VIS-À-VISDU SYNDICALISMELes cadres exigeants face au syndicalisme :un contrepouvoir critique et constructif70%Il peut être surprenant que les conditionsde travail et le contrepouvoir face aux réformessoient les items qui recueillentle plus de voix quand on pense souventle syndicalisme en termes de défense dedroits.Les femmes mettent plus fortement l’accentsur les conditions de travail (+8 pts)quand les jeunes insistent plus sur la défensedes droits individuels (+3 pts).Les plus de 50 ans attendent du syndicalismedes propositions sur la formation etles évolutions de carrière.Cette question sur les attentes vis-à-visdu syndicalisme a suscité le plus grandnombre de commentaires.Le souci de défense du service public et del’intérêt général est récurrent.Les cadres souhaitent un repositionnementdu syndicat comme contrepouvoirvis-à-vis des réformes, avec un rôle d’informationet d’accompagnement deschangements, de force de proposition.60%50%40%tous FPE FPT FPHAmélioration conditions de travailcontre pouvoir dans les réformesrémunérationsdéfense des droits individuelsLes cadres ont le sentiment d’avoir parfois les syndicats contre eux. Ils expliquent queleur position n’a rien d’évidente et que la vision syndicale anti-hiérarchie ne les aidepas. Ils demandent au syndicalisme de « ne pas prendre le chef de service commel’ennemi public numéro 1 », « ne pas être systématiquement anti hiérarchie ».Devant le désarroi face aux comportements des employeurs publics, les cadresattendent beaucoup du syndicalisme : « Contrepouvoir dans le démantèlement duservice public », « implication transparente, pertinente, locale », « vision critiqueet constructive », « contrepouvoir intelligent et moderne », « source d’idées alternatives»….« Qu’il soit une passerelle entre l’idéal et la réalité »…


EXPRESSION DESFÉDÉRATIONS DES FONC-TIONS PUBLIQUES CFDTLa parole des cadres dela santé et du social :fédération Santé-sociauxCe sont essentiellement des cadres dela fonction publique hospitalière (95%),exerçant dans un établissement sanitaire(78%) qui ont répondu. La moitiésont des soignants, 37% des cadres administratifs,7% des cadres techniqueset 6% des cadres éducatifs. 60% desrépondants travaillent dans des établissementsde plus de 1 000 salariés. 40%des cadres ont en charge des équipes deplus de 50 personnes.60% des cadres de la santé craignent defaire des erreurs. 39% ne sont pas ou peuen accord avec leur éthique personnelle :seulement 31% parviennent à maintenirla coupure entre vie professionnelle etvie personnelle et la moitié des répondantsemmènent fréquemment du travailà la maison.Un cadre sur deux regrette de ne pas disposerd’un espace de dialogue. Des commentairesévoquent des « injonctions »plutôt que « des échanges ou des négociations». La création des pôles a amplifiéle sentiment de n’être que de simplesexécutants par leur absence des processusde consultation et d’information.Les rémunérations ne sont pas à la hauteurdes responsabilités exercées pourles deux tiers des cadres. Un écart derémunération entre hommes et femmesapparaît. Il s’observe également au niveaudu nombre de personnes à encadrer: plus présentes sur des équipes de20 à 49 personnes, les femmes le sontmoins sur des équipes de plus de 200personnes. La marge de manœuvre dansla conduite des réformes fait aussi apparaîtrecette différence : 60% des femmesdisent disposer de peu ou pas d’autonomiecontre 43% des hommes.Les restructurations et/ou réformes continuellesaffectent l’organisation décrite« à géométrie variable, fluctuant selonles décisions directoriales ». Les cadressont chargés au quotidien d’organiser lapermanence en 24/24. Ils sont directementconfrontés à l’aspect comptable desrestrictions budgétaires avec des suppressionsde personnel. Pessimistes surl’avenir, plus de 60% sont persuadés quele service aux usagers et leurs conditionsde travail vont se dégrader.Les cadres du ministère de l’Écologie, du Développementdurable, des Transports et du Logement :fédération FGTE544 cadres du ministère ont répondu à l’enquête cadres dont 46% de femmeset 54% d’hommes. Le panel est plus jeune que l’ensemble et un peu mieux rémunéré,plus « expert » et moins chargé d’encadrement que dans les autressecteurs publics qui ont participé à l’enquête. 35% travaillent en administrationcentrale, 25% en service déconcentré régional et interrégional, 15% en directiondépartementale interministérielle et 6% dans le réseau scientifique et techniqueet 19% sont dans un Etablissement public. 89% des cadres du ministère qui ontrépondu sont des titulaires et 11 % des contractuels, pourcentage qui correspondglobalement à la répartition des catégories A du ministère. 42% travaillent dansle domaine de l’Environnement – Ecologie, 23% dans le domaine Urbanisme – Habitat,28% dans le domaine des Infrastructures de transport et dans la Sécuritéroutière, 1% dans le domaine de l’Énergie (ex finances) et 5% dans le domaine dela Mer. Des 544 réponses des cadres de l’Ecologie, il ressort qu’ils sont fréquemmentmis à l’écart des décisions alors qu’ils se retrouvent pourtant en premièreligne pour mettre en œuvre les réformes, souvent dans la précipitation et sans lesmoyens correspondants. Dans leurs commentaires, ils notent le poids du pouvoirpréfectoral qui va souvent à l’encontre de leurs préconisations. Ils sont nettementplus nombreux que dans les autres ministères à avoir subi des mutations parfoiscontraintes et éloignées : +12 pts par rapport à l’ensemble. Est-ce l’explication,ils sont aussi plus nombreux à attendre du syndicalisme qu’il fasse contrepoidsaux réformes.Les cadres du ministère de la Défense :fédération FEAELe ministère de la Défense subit depuis de trop nombreuses années des réorganisations,restructurations et autres privatisations qui mettent à mal l’emploidans les bassins d’emploi concernés. Les réponses à l’enquête montrent que lescadres de ce ministère ont subi plus de mobilité forcée que l’ensemble (+10 pts).La problématique des cadres du ministère de la Défense est particulière puisquel’essentiel des postes à responsabilités est détenu par des militaires qu’ils soientingénieurs ou militaires de carrière. Ainsi, la réforme en cours qui vise à rationaliseret à mutualiser les services dits de « soutien », aboutit à une diminution despostes d’encadrement et donc à une inquiétude pour le reclassement des cadrescivils. Ils sont encore plus négatifs que les autres sur les réponses concernantles conséquences des réformes et considèrent qu’ils ont très peu de marge demanœuvre (-8 pts)/ensemble : « Tous les cadres de l’établissement ont été systématiquementdéresponsabilisés ».Pour autant, pour 60% d’entre eux, il règne un bon esprit d’équipe dans leur serviceet ils soulignent : « Heureusement sinon on ne peut pas tenir en ce moment : tousles signes de dépression, voire pire, sont là » ! Ainsi ils sont 1 sur 4 à se sentir isolésface aux difficultés rencontrées et ils précisent « je discute beaucoup avec mes collègues,en-dehors j’ai parfois l’impression de parler à des murs ».Les répondants sont pour plus des trois quart des hommes, un peu plus jeunesque le panel d’ensemble. Près de la moitié sont experts, sans responsabilité d’encadrementet un peu mieux rémunérés que l’ensemble.Le zoom sur les personnels de direction :fédération Sgen-CFDT14000 personnels de direction de l’Éducation nationale exercent dans les 8000établissements scolaires publics, soit comme principaux et principaux adjointsdans les collèges, soit en tant que proviseurs et proviseurs adjoints de Lycées.Ils sont pour la très grande majorité d’entre eux issus des corps de l’Éducationnationale et sont, pour la plupart, des enseignants qui ont choisi de présenterle concours de personnels de direction. Managers de proximité, ils encadrent enmoyenne entre 60 et 250 personnes.220 d’entre eux ont choisi de répondre à l’enquête de la CFDT Cadres Fonctionpublique. Deux sur trois sont syndiqués. La moitié d’entre eux sont des femmes.Il est remarquable de noter que leurs réponses sont très proches des résultats de


l’enquête générale. S’ils ont le sentimentd’avoir été plutôt bien formés à leursresponsabilités et ont très largement lesentiment à la fois de bien remplir leurmission et de faire ce que l’on attendd’eux, ils disent toutefois vivre dans l’angoissede mal faire et d’avoir une surchargede travail qu’ils sont contraintsde rapporter à la maison. Par exemple,un chef d’établissement nous déclarequ’il « ne compte plus les heures » etque « c’est aussi le cas de ses collaborateursdirects ». Ainsi, la coupure entrela vie professionnelle et la vie privée estdifficile à faire pour plus d’un personnelde direction sur deux.S’agissant des réformes en cours, seulement7,5% d’entre eux ont eu le sentimentd’avoir été consultés. Pire, seuls2% pensent que ces réformes vont améliorerdes conditions de travail qu’ils jugentdégradées, ce qui est leur premiersujet de préoccupation. La question desrémunérations est également très importantepour eux, puisque plus des deuxtiers considèrent ne pas être rémunérésà la hauteur de leurs responsabilités. Eneffet, si 10% d’entre eux déclarent toucherune rémunération mensuelle supérieureà 4 000 €, ils sont plus de 50% àêtre payés moins de 3 000 € par mois.Les cadres du ministèrede l’Agriculture, desOffices et de la Rechercheagronomique :fédération FGALa FGA a totalisé près de 13% de l’ensembledes réponses. Toutes les composantesdu secteur public de la fédérationy ont participé avec une mentionspéciale pour la recherche agronomiquequi contribue pour près de 85% aux réponsesde la fédération.Les résultats pour la FGA s’inscrivent dansles grandes lignes d’ensemble de l’enquête,avec trois différences notables :• ils concernent une population plusjeune, avec 40% des participants quiont moins de 40 ans contre 30% pourl’ensemble des fédérations• la question liée aux rémunérationsest celle qui a fait l’objet du plusgrand nombre de commentaires(12% des réponses)• 80% des participants ne sont passyndiqués contre près de la moitiépour l’ensemble des fédérations.Cette dernière spécificité montre qu’ilexiste un potentiel de développementsyndical non négligeable dans notre fédération,réclamant attention et stratégiedes équipes syndicales concernées.Des cadres des collectivités locales et des ministèresdes Affaires étrangères, de la Justice, de l’Intérieur,des Affaires sociales : fédération IntercoLes réponses d’Interco représentent 32% du panel et se répartissent essentiellemententre les conseils généraux (31%), les communaux (25%), les conseils régionaux(13%), les intercommunalités (12%), le ministère de la Justice (5%) et lesaffaires sociales (3%).Le poids du secteur social dans les effectifs des départements explique le taux deféminisation plus élevé (65%) dans ces collectivités. Dans les régions, les répondantssont plus jeunes (39% de moins de 40 ans).Les rémunérations sont plus élevées dans les régions et les ministères. Pour autantsur l’ensemble, 62% gagnent moins de 3 000 € par mois. 18% des cadresdes communes déclarent une rémunération inférieure à 2 000 €. La faiblesse desrémunérations dans les communes est sans doute liée au faible régime indemnitairedans les plus petites collectivités, voire aux temps non complets.Le sentiment de contribuer à l’intérêt général est d’autant plus fort que la proximitéest importante (83% pour les communaux et 77% pour les régionaux), maisce sont aussi les secteurs où la difficulté à faire la coupure entre la vie professionnelleet la vie privée est la plus importante.Une constante dans ce secteur, plus de 56% des cadres des collectivités territorialesdéclarent que leur travail est plus compliqué du fait des interférences desinterlocuteurs multiples et notamment des élus. Les plus touchés sont les régionauxet les communaux (60%).La RGPP a créé beaucoup d’insatisfaction dans les services déconcentrés de l’Etatmais la crainte de l’avenir est fortement exprimée dans les régions et les conseilsgénéraux probablement du fait des réformes en cours et des difficultés budgétairesde ces collectivités.Les cadres des Finances : fédération des Financeset des Affaires Economiques951 cadres du ministère des Finances ont répondu à l’enquête cadres dont 40% defemmes et 60% d’hommes. Le panel est surtout constitué d’« experts » et d’encadrantsde moins de 10 personnes.56% des répondants travaillent à la Direction Générale des Finances Publiques(DGFIP). Cette dernière issue de la fusion de deux réseaux, ex- directions généralesdes impôts et de la comptabilité publique, est extrêmement impactée parcette réforme. Ce qui peut expliquer qu’un tiers des cadres (+ de 30%) ont répondune pas savoir ce qui les attend mais n’envisagent pas pour autant une mobilité.Seulement 14% des cadres envisagent une mobilité professionnelle dans uneautre administration ou en direction du secteur privé.En ce qui concerne les désaccords avec l’éthique personnelle, près de 19% ont unavis partagé et 11% ne sont pas en accord du tout.47% d’entre eux déclarent travailler chez eux le soir ou le week-end pour atteindreleurs objectifs.Ils considèrent majoritairement la modulation des primes comme arbitraire (71%)et 28% comme démotivante.Plus de 65% des répondants sont syndiqués. Cette forte participation peut parailleurs se comprendre au regard des réformes qui sont de plus en plus mal vécuesau sein de ce ministère. Les réponses aux questions qui portent sur les réformessont unanimement négatives et la deuxième attente syndicale, après cellequi porte sur les conditions de travail (60%), concerne le fait d’être « un contrepouvoirdans le cadre de la réforme » (56%).Deux régions, l’Ile-de-France et la Basse Normandie,se sont particulièrement investies dans cetteenquête ; les résultats sont repris par secteursprofessionnels.

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