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Sommaire> À la une - p. 4Budget 2009Dans un contexte nationaltendu, les élus du Conseilgénéral entendent renforcerles solidarités et les coupsde pouce aux familles.> En bref - p. 6Inauguration de la Maisondes petits à Beauvais,semaine pour l’emploi despersonnes handicapées,concertation, Maisondes ados : l’actualité denovembre, en bref.> L’Oiseen action - p. 16Essai réussipour le CertesLa simulation d’un incendiedans un entrepôt est lepremier essai effectuésur le site du Centreeuropéen de recherchesur les technologies del’environnement et de lasécurité (Certes).> L’Oiseen action - p. 17Un conseil durableLe 9 octobre, le Conseil dedéveloppement durable seréunissait en assembléeplénière et accueillait denouveaux membres.L’avenir de l’Oise estentre de bonnes mains !> Dossier - p. 10Activité, générosité,fraternitéDans tout le département, les associationsse réunissent autourde projets très divers.Conscient de la richessede ce tissu, le Conseilgénéral développe unepolitique innovante d’aideaux associations.> L’Oiseen action - p. 18Prioritépetite enfanceRencontreavecl’équipedu Centred’actionmédicosocialeprécoce de Creil (CAMSP),qui accompagne et guideles parents d’enfants àrisque de handicap.> Du nordau sud - p. 19En musiqueUne violoncelliste, descollégiens : une rencontrepermise par un contratdépartemental dedéveloppement culturel.> L’Oise en têtep. 22Président de l’associationdes Jeunes agriculteursde l’Oise, Arnaud Bassetprésente les enjeux dudéveloppement agricoleisarien.> Ils font l’Oisep. 24Accorder, désarmer,prendre parole, lire,tourner... Des passionnés detous bords font l’Oise !> Itinérairesloisirs - p. 26Noyonla flamboyanteNul ne résiste aux charmesde Noyon. Discrète parnature mais généreuse à quisait la découvrir !> Sports - p. 28Roulez jeunesse !Rencontre avec lespassionnés du club demotocross Zamattio, enquête de sensations forteset d’adrénaline.> Culture / bonsplans - p. 30En ce mois de novembre,la littérature s’invite dansvotre magazine, pour voussouffler quelques idéesde lecture et de sorties.> Agenda - p. 32Des sorties pour tous.Musique, théâtre,expositions, randonnées…> Décisions - p. 34Les principales mesuresadoptées par l’Assembléedépartementale.> Tribunes libresp. 35« 60 » est une publication du Conseil général de l’Oise • 1, rue Cambry – 60024 Beauvais Cedex • 03 44 06 60 60 et oise.fr • Directeur de la publication :Yves Rome • Directeur de la rédaction : Xavier Mahé • Conception initiale : EuroRSCG C&O • Rédaction et réalisation : Anatome• Impression : Houdeville – BP 410 – 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 325 000 exemplaires • Diffusion : La Poste • ISSN : 1770-9768• Dépôt légal à parution • Ce journal est imprimé sur du papier recyclé • Photo de couverture : Matton Image


Un mois à votre serviceNoyon, le 28 septembre. Yves Rome remercie Amélie Cazé, marraine de la deuxièmeédition de L’Oise fête les sports, et Patrick Deguise, maire de Noyon et conseillergénéral du canton.Villers-Saint-Paul,le 9 octobre. Pose de lapremière pierre de logementslocatifs en présence d’YvesRome, Philippe Grégoire, préfetde l’Oise, Gérard Weyn,conseiller général de CreilNord et André Vantomme,vice-président en chargede l’aide aux collectivitéslocales, logement etcoopération décentralisée.Chambly, le 11 octobre. Yves Rome,président du Conseil général del’Oise et président du conseild’administration du Servicedépartemental d’incendie et desecours (SDIS) de l’Oise, a présidéle congrès du SDIS en présence deMichel Françaix, député-maire deChambly, Philippe Grégoire, préfetde l’Oise, et du colonel GillesGrégoire, directeur départementaldu SDIS de l’Oise et chef du corpsdépartemental des sapeurs-pompiersde l’Oise.DRDRBeauvais, le 12 octobre.Au marché fermier, YvesRome, Jean-Louis Aubry,vice-président du Conseilgénéral en charge dutourisme et Henri Bonan,conseiller général deBeauvais Nord-Est,entourent les gagnantsdu concours des produitsfermiers : AnselmeBeaudoin(Gaec de Chapelle-Saint-Jean-de-Grémevilliers), Sylvie Sainte-Beuve (ferme Sainte-Beuve-de-Oudeuil), Joël Laflandre(ferme du Bout-du-Haut, à La Chapelle-sous-Gerberoy), Jean-Marie Beaudouin(ferme du Goupil, à Senantes) et Emmanuel Brouaye (chèvrerie des Vignes,au Mesnil-Saint-Firmin).DRDR60 - N°43 - Novembre 2008le 23 octobre dernier, j’ai présenté,devant l’Assemblée départementaleles orientations budgétaires de mamajorité pour l’année 2009.Nos débats interviennent dans uncontexte financier, économique et sociallourd de conséquences sur la gestiondépartementale. Celle-ci est rendued’autant plus difficile que l’État, à bout desouffle, se désengage, déserte les territoireset se défausse sur les collectivités.J’en veux pour preuve la disparitionprogressive des services publics, destribunaux et des bases militaires.Dans ce contexte, le Conseil généralpoursuivra la mise en œuvre de mesuresconcrètes et utiles à l’amélioration de votrevie quotidienne, avec le souci constantd’une gestion rigoureuse et transparente.Notre majorité garde l’ambition d’undépartement gagnant parce que solidaire,dynamique et attractif en garantissanttoujours, à chaque âge, autonomie etqualité de vie, en continuant à résorberles inégalités territoriales et en plaçantla jeunesse au cœur de son action.Favoriser le dynamisme de l’Oise,c’est aussi soutenir celles et ceux quis’impliquent dans la vie locale. À ce titre,le tissu associatif de notre départementdispose d’une vitalité exceptionnelle. Plusde 25 000 bénévoles contribuent par leurengagement à l’animation de nos territoireset au renforcement des solidarités entreles Isariens. Cette force, le Conseil généralla préserve et l’enrichit en accompagnantles associations dans leurs projets et enleur facilitant leur travail au quotidien.Dans la période d’incertitude et de troubleprofond, le Conseil général reste plus quejamais un partenaire fidèle et fiable.DRYves Rome,président du Conseil général de l’Oise


à la uneHervé Dez / Le bar FloréalGrâce à l’opération«Ordi 60»,le Conseil généralentend réduirela fracture numériqueet apporter un coupde pouce aux famillesdes collégiens, en offrantà chacun un ordinateurportable d’une valeurde 1 350 euros, doté delogiciels éducatifs.150 euros, c’est le montantde l’aide versée par le Départementaux jeunes Isariens de 16 à 25 ans,pour toujours plus de mobilité.Chaque année, le Conseilgénéral attribue 14 852 boursesdépartementales aux collégiens,lycéens, étudiants et apprentisdu département, d’un montantallant jusqu’à 126 euros.André Lejarre / Le bar FloréalFotoliaPour garantir l’égalité deschances, le transport scolaire detous les élèves isariens est assuré,gratuitement vers leur établissement,par le Conseil général.Une économie de 850 eurospar an pour chaque élève.André Lejarre / Le bar Floréaléric Facon / Le bar Floréal99,3 % du territoire est désormaiscouvert par le haut débit avecdes offres dégroupées pour fairebaisser le tarif des abonnements.André Lejarre / Le bar FloréalFini les cartables trop lourds.Grâce à l’opération « doublelivre », le Conseil général allègele cartable des élèvesdes 66 collèges du département,mais aussi le budget des familles !Un siège auto d’unevaleur de 170 eurosest offert aux famillesà la naissance de leurpremier enfant. Pourchaque nouveau-né,le Départementpense sécurité.HD


En brefBEAUVAISLes petits ont leur maisonProtéger des aléas de la collectivité les plus jeunesenfants (3 à 8 ans) hébergés au Foyer de l’enfance– structure du Conseil général chargée d’accueilliren urgence les enfants de 3 à 18 ans confiés par leservice d’Aide sociale à l’enfance (ASE) –, telle est lamission de la Maison des petits, à Beauvais. Inauguréle 1 er octobre au Centre départemental de l’enfanceet de la famille (CDEF), cet établissement accueilleactuellement huit enfants, tous placés car victimes dedéfaillances parentales ou de mauvais traitements.Les mineurs sont pris en charge par une responsablede service, une auxiliaire de vie, six éducatrices etune psychologue. Ce mois-ci, le Conseil général metégalement en place un observatoire de protectionde l’enfance, afin d’analyser les actions et politiquesmenées et de faire des propositions pour les années àvenir. ■CONTACT Allô enfance maltraitée : 119 (numéro gratuit)Inauguration de la Maison des petits avec, au premier plan, Georges Becquerelle,conseiller général de Beauvais Nord-Ouest, Xavier Hage, directeurdu CDEF, Sylvie Houssin, conseillère générale de Beauvais Sud-Ouest,Yves Rome et Jacques Doridam, adjoint à la Ville de Beauvais.Ils sont entourés par les éducatrices de la Maison des petits.DROlivier Pasquiers / Le bar FloréalSemaine pour l’emploides personnes handicapéesDemandezle programmeDu 17 au 21 novembre, la Maisondépartementale des personnes handicapées(MDPH) et l’Agefiph se mobilisent en faveur del’insertion professionnelle. Au programme tousles après-midi : des réunions d’information surla recherche d’emploi, sur la réorientation et surla législation en matière d’emploi et de handicap,ainsi que des entretiens individuels avec desprofessionnels de l’ANPE et de Cap emploi.Pour les personnes qui ne peuvent se déplacer,elles pourront assister aux réunions parvisioconférence dans les locaux des délégationsterritoriales de Creil et de Compiègne. ■CONTACTMDPH. 1, rue des Filatures à Beauvais0 800 894 421 (numéro vert)60 - N°43 - Novembre 2008


télex> tornaDeLe Conseil générals’impliqueAu lendemain de la tornade du 3 août,la Croix-Rouge de Beauvais s’est associéeà la mairie et au Conseil général pour veniren aide aux sinistrés d’Haumont (Nord)et des villages alentour. Deux fourgons dela Croix-Rouge et trois autres véhicules,dont un affrété par le Conseil général, ontnotamment servi à transporter les dons desIsariens jusqu’aux communes concernées.La tornade, pour laquelle une procédure dereconnaissance de catastrophe naturelle aété engagée, a fait trois morts et 18 blessés.> guiscarDDes ateliers à la carteTapisserie, danse, cuisine, sorties...On trouve de tout, au centre social ruralde Guiscard ! Expert en convivialité, cetétablissement propose aux petits et auxgrands des ateliers variés, à fréquentersans modération. Résultat d’un partenariatfructueux avec la Maison de la solidarité etdes familles, « Les Calinous » offrent diversesactivités permettant de renforcer le lienparents-enfants. Afin de bénéficier des tarifsexceptionnels auxquels sont proposés cesservices, il vous suffit de vous acquitter, aupréalable, de la cotisation annuelleà l’association : 2 euros !CONTACT63, rue de l’Épée à Guiscard03 44 43 17 13csr.guiscard@wanadoo.fr> forum européen De la jeunesseObjectif mobilitéÀ l’occasion de la présidence françaisede l’Union européenne, le Conseil généralorganise le 3 décembre prochain à l’Hôteldu Département le Forum européen dela jeunesse. En partenariat avec les MJCde l’Oise, cette journée sera dédiée à laprésentation des dispositifs en faveurde la mobilité des jeunes en Europe. Auprogramme : des débats, des stands, maisaussi une conférence en présence de députéseuropéens.CONTACT03 44 94 11 00 / 06 16 18 10 87consultationLes Isariensont la parolele Conseil général vousinvite à apporter votrepierre à l’élaboration de lapolitique départementaleen participant à une vasteopération de concertation.Le gouvernement transfèreaux collectivités localesun nombre toujours plusgrand de responsabilités,sans toujours leur fournir lesmoyens financiers nécessairesà leur gestion. Il est doncimportant de connaître lespriorités de la population,afin d’en faire celles duDépartement. Une lettreexpliquant cette démarchea été envoyée à chaque Isarien. De même, chacun est invité àrépondre à un questionnaire (téléchargeable sur internet oudisponible en pages centrales du supplément du magazine 60d’octobre) permettant d’exprimer ses desiderata. Les quelquesminutes que vous passerez à répondre à ces questions serontune aide précieuse pour le Conseil général et un gage d’efficacitépour l’avenir. ■CONTACT oise.frRéunions publiquesVous êtes également conviés à participer aux trois réunionspubliques organisées en novembre. Le 12, au théâtredu Chevalet, à Noyon, vous pourrez débattre du pouvoird’achat et de l’accès aux services publics. Le 19, au centreculturel de la Manekine de Pont-Sainte-Maxence, il seraquestion d’aménagement du territoire et de développementdurable. Et le 25, rendez-vous au Cinespace de Beauvaispour définir les aspirations de la jeunesse et préparer l’avenir.Chacune de ces réunions commencera à 18 h 30.Le résultat de cette consultation sera énoncé à l’occasion duforum de Creil, le 12 décembre prochain. ■CONTACT réservation : 03 44 06 63 16 et oise2020@cg60.fr60 - N°43 - Novembre 20087


En bref> festiValEn fanfare !En dépit d’une météo capricieuse, le festivaldépartemental des fanfares a fait des émules àPont-Sainte-Maxence. Près de 240 spectateurs ontassisté au concert présenté au centre culturel de laManekine, le soir du 4 octobre. De même, quelque300 personnes ont accueilli, le lendemain, nonloin de la bibliothèque, l’arrivée des cinq fanfaresqui défilaient dans les rues. L’une d’elles a marchéaux côtés des salariésde la papeterie de Pont-Sainte-Maxence, quivient de fermer sesportes. Le maire dela commune, MichelDelmas et le Conseilgénéral se mobilisentpour soutenir ses229 employés, qui seretrouvent aujourd’huiau chômage. ■DRDR> place publique juniorsParole à la jeunessePour tout savoir sur le multimédia, sestechniques, ses métiers, mais aussi ses dangerset ses dérives, rendez-vous le 26 novembre à la salledes fêtes Pommery de Clermont. De 9 h à 17 h 30,les intervenants du forum d’expression Placepublique juniors répondront à toutes vos questionset vous inviterontà participerà diversateliers (presse,audiovisuel,internet…).Organisée par leConseil généralà destinationdes 12-25 ans,cette rencontreest égalementl’occasion pourles jeunes deprésenter leursprojets et d’endébattre avec desprofessionnels.Détail important :l’entrée du forumest gratuite.Pour participer,renvoyezsimplement le plus vite possible le bulletind’inscription, disponible dans les collèges, lycées,Maisons du Conseil général et autres pointsd’information jeunesse. ■CONTACT 03 22 71 79 00 / oise.fr10 000 deC’est le nombre de visiteurs du marché fermier2008 organisé le 12 octobre dernier dans le parcl’Hôtel du Département.860 - N°43 - Novembre 2008


DRtélex> tour De champsÀ vos micros !Avis aux auteurs-compositeurs-interprètesde tout poil : Tour de champs recrute !L’édition 2009 de cette manifestation, dontle but est d’organiser des concerts dechanson française en zone rurale, rechercheses artistes aux quatre coins de la Picardie.Faites parvenir au plus vite maquettes etdémos au Conseil général et tenez-vous prêtspour les auditions des 16 et 17 décembre,respectivement au Palace de Montataireet à l’Ouvre-boîte de Beauvais ! Les sixgroupes ainsi sélectionnés participeront àtrois séries de concerts dans l’année.CONTACT03 44 13 13 13> creilL’Asaap vous transporteSe rendre à un entretien d’embauche, pallierune panne de voiture ou accompagnerun proche à l’hôpital : en plus de sesactivités habituelles – soutien scolaire,atelier multimédia, etc. –, l’Asaap (Assurerun service d’aide et d’accompagnement auxpersonnes) vient d’acquérir trois véhicules,qu’elle prête à ses adhérents en cas debesoin. Seules conditions : présenter unjustificatif, avoir 21 ans et plus de deux ansde permis et ne pas dépasser un rayon de100 km. Et, bien sûr, payer sa cotisationannuelle à l’association : 20 euros.CONTACTrue Mégret à Creil / 06 15 41 61 15> saint-just-en-chausséeDe bric et de branchesLa Maison du Conseil général de Saint-Justen-Chausséereçoit, depuis le 1 er novembreet jusqu’à la fin du mois, un bien étrangebestiaire : 60 créatures confectionnéeschacune à partir d’une branche et dematériaux de récupération. Imaginéespar des élèves de sixième du collège dela commune sous l’impulsion de JulianRodriguez, leur professeur d’arts plastiques,les œuvres sont regroupées au sein d’uneexposition au titre en soi facétieux etélectrisant : « Ça me branche ».CONTACT62, rue de Paris. Saint-Just-en-Chaussée03 44 10 82 35> collègesLa cantine du savoirDu 13 au 15 octobre,semaine du goûtoblige, 23 cantinesscolaires isariennes ontréglé leurs pendules àl’heure gastronomique.But du jeu : dévoiler auxélèves les saveurs d’ici oud’ailleurs, dans le cadrede menus, mais aussid’ateliers et d’activitéspédagogiques spécifiques.Ainsi, au collège deMargny-lès-Compiègne, les élèves et leur professeur d’espagnolont conçu un menu ibère typique et... bilingue !De même, le 14 octobre, Yves Rome, le président du Conseilgénéral, a été invité à déjeuner au collège de Crèvecœur-le-Grand, où des élèves de l’atelier ETC (employé technique decollectivité) de la Segpa (Section d’enseignement général etprofessionnel adapté) lui ont servi un repas picard typique avec,pour dessert, un fruit... bio. ■CONTACT legout.com> aDosMots pour mauxPetits bobos ou grands tracas ? À la Maison des ados deBeauvais, tout problème est pris au sérieux. Dans cettestructure du Conseil général, une équipe de cinq spécialistesreçoit ados en déroute ou parents inquiets, sur rendez-vous dulundi au samedi de 9 h à 20 h, ou sans rendez-vous du lundiau vendredi de 13 h à 18 h et le samedi de 10 h à 15 h. « Biendes situations peuvent être désamorcéesen prenant le temps de se parler et des’écouter », explique le directeur des lieux.Et comme l’écoute ne nuit guère à laconvivialité, pourquoi ne pas en profiter, aupassage, pour échanger autour d’un café,surfer sur internet ou participer à l’un desateliers que propose l’établissement (musique,théâtre, jeux de société…) ? Bon à savoir : ilexiste aussi une Maison des ados à Creil. ■CONTACT17, rue Biot à Beauvais / 03 44 06 08 7012, allée du Musée à Creil / 03 44 10 72 4060 - N°43 - Novembre 2008DR9


Dossier > Vie associativeActivité,générosité,du 29 NovembreAu 6 décembre,le coNseil géNérAl orgANiseuNe expositioN qui sAlueles membres d’AssociAtioNsisArieNNes.Notre dossier pArtà lA reNcoNtre dequelques-uNes de cespersoNNAlités.André Lejarre / Le bar FloréalfraternitéAlain Hullot,Fanfare d’HaudivillersAndré Lejarre / Le bar FloréalSébastien Letupe,association Musée Ferme de la Patte d’Oie,Olivier Pasquiers / Le bar FloréalPierre Garet,association La Course des rosesAnne Buczkowski, association RécréOlivier Pasquiers / Le bar FloréalAndré Lejarre / Le bar FloréalAlain Jourdan,association Emmaüs BeauvaisCaroline Pottier / Le bar FloréalBrigitte Romazko,association Arc en TerreClaude Varlet ,association sportive du Judo NoyonnaisOlivier Pasquiers / Le bar FloréalOlivier Pasquiers / Le bar FloréalOlivier Cariat, Compagnie Conte là-d’ssusDans l’Oise, la vitalitédu tissu associatif contribuenon seulement au dynamisme de la vieculturelle et sportive, mais aussi aurenforcement des solidarités entre habitants.Dans tout le département, des centainesd’associations se réunissent autour de projetstrès divers. Conscient de la richesse de cetissu, le Conseil général développe unepolitique innovante d’aide aux associations.


le Département partenaireAssociationde bienfaiteursDepuis 2004, le Conseil générala multiplié et diversifié lesaides mises à la disposition desassociations isariennes. Au-delàdu simple coup de pouce financiers’est mis en place, dans une logiquede partenariat, un accompagnementadapté aux besoins de chacune.Deux à trois fois par semaine, Pierre Garetpousse les portes de la Maison du Conseilgénéral de Songeons, installée, depuis 2007,dans l’ancienne gare. Le plus souvent, le présidentde l’association La Course des roses se dirigedirectement vers les postes informatiques, placésdans un coin du vaste espace d’accueil. « On nousa ouvert une session informatique », expliquece retraité qui, à 65 ans, s’initie aux nouvellestechnologies. Au calme, il entre son identifiantet son code secret pour lire ses courriels, fairedes recherches ou consulter le portail dédié auxassociations sur le site oise.fr. Bientôt, il fera cesmanipulations de chez lui puisque son association,comme une trentaine d’autres sur le canton en2008, vient de bénéficier du dispositif « Un PC,une association » que le Conseil général a imaginépour recycler les ordinateurs qu’il remplace dansses services.Une Maison, un maillonMême connecté à internet depuis son domicile,Pierre Garet continuera à se rendre rue de laGare pour faire des photocopies, distribuerdes prospectus d’information sur les courses àpied qu’il organise tous les ans et, surtout, sefaire aider. « L’organisation d’une seule course,à laquelle peuvent participer 600 coureurs,demande beaucoup de temps, de la paperasse etdes démarches, confie le bénévole. À la Maisondu Conseil général, on nous épaule pour toutça. » « On les aide à se repérer dans le mondeinstitutionnel et à remplir des demandes desubventions, confirme Carole Simon, chargée demission à la Maison de Songeons. Elles trouventici de la documentation, un soutien technique etpeuvent disposer d’une salle de réunion. » Ajoutonsà ces services la possibilité de se procurer le kit decommunication ou le logiciel de gestion, offertsaux associations pour leur faciliter la vie, et oncomprendra qu’à Songeons 40 % des visites sont lefait des associations.Dans les services centraux du Conseil général,on apprécie le travail d’intermédiaire assuré parles 15 Maisons du Conseil général. Maillon localde l’institution, elles permettent de la rapprocherdes citoyens, en général, et des associations, enparticulier. Une proximité d’autant plus importanteque « le milieu associatif est le principal partenairedu Conseil général pour l’animation de la viesportive et culturelle », insiste Gérard Weyn, viceprésidentchargé de la vie associative et sportive.DR« Le partenariatavec les associationss’est renforcé, dans unclimat de confiance etde transparence. Noussoutenons leurs projets ;elles reconnaissentnotre implication à leurscôtés. »gérarD Weyn, viCe-Présidentdu Conseil général, en Charge de la vieassoCiative et sPortiveAndré Lejarre / Le bar Floréal60 - N°43 - Novembre 200811


Dossier > Vie associativeDR« La Maison du Conseilgénéral de Songeonsest devenue le relaisde tous les servicesdépartementaux.Elle est une ressourceprécieuse pour tousceux qui s’impliquentdans la vie locale. »Thierry Maugez,conseiller général de SongeonsAnimation de la vie localeDans le domaine sportif, près de 900 associationssont ainsi soutenues chaque année par leDépartement, pour un budget d’environ 7 millionsd’euros. Les aides attribuées sont adaptées auxbesoins des structures, de la petite associationperpétuant les sports traditionnels picards au grosclub de 500 licenciés employant plusieurs salariés.Il en est de même dans le secteur culturel. Quelque300 associations, souvent de petites tailles, animéespar un noyau de bénévoles, reçoivent tous les ansdes subventions ponctuelles pour un projet ou desaides au fonctionnement (pour un total d’un milliond’euros). 45 grosses structures (les trois scènesconventionnées, l’Orchestre philharmonique, leFestival des forêts...), charpente de la vie culturelledépartementale, perçoivent, dans le cadre decontrats d’objectifs annuels, des subventions d’unbudget total de 3 millions d’euros.Zoom surDes outils à la carte> La création d’un portail dédié auxassociations sur le site internet du Conseilgénéral a permis à 1 700 associations de s’inscrire,dans 15 thématiques, et de communiquer sur leursactivités. Au total, 88 344 pages ont été visitées par plusde 35000 internautes depuis sa création !> 1240 logiciels de gestion ont été offerts aux associationsisariennes pour les aider, notamment, à établir leurs budgets.> 1500 associations ont demandé à recevoir le kit decommunication, conçu pour leur faciliter la réalisationd’affiches, d’invitations ou de courriers.Rendez-vousUne journée spécialeassociationsLe samedi 29 novembre se tient à l’Hôtel du Département laquatrième édition de la Journée départementale des associations.Véritable temps de rencontre et de dialogue, ce rendez-vousorganisé par le Conseil général réunit chaque année plusieurscentaines de bénévoles et d’acteurs du monde associatif.À l’honneur en 2008, les associations intergénérationnelles,qui œuvrent en faveur du lien social entre les âges. Et commechaque année, un hommage sera rendu à celles et ceux quianiment bénévolement le tissu local isarien, à travers la remisedu diplôme et du trophée de l’engagement citoyen de l’Oise.CONTACT 03 44 06 61 19Ce dispositif d’aides à la carte n’empêche pas lerassemblement de toutes les associations, petites etgrandes, pour des manifestations telles L’Oise verteet bleue ou la Fête des sports. En guise d’hommageà celles et ceux qui consacrent une partie de leurtemps libre à leurs engagements, le Conseil généralorganise du 29 novembre au 6 décembre uneexposition dans le Hall du Département. Membresd’associations sportives, culturelles, sociales,militants de l’environnement ou anciens combattants,porteurs de la mémoire collective : 30 portraitsmettront à l’honneur les bénévoles qui, en coulisses,mettent des couleurs dans la vie des Isariens. ■André Lejarre / Le bar Floréal1260 - N°43 - Novembre 2008


Sur le terrainUn acteur dans la citéPar définition, l’association est un lieu de rencontre. Par vocation, elleœuvre à tisser des liens avec la population. C’est le cas de la compagnieConte là-d’ssus, dont les bénévoles et les professionnels diffusent leuramour du conte. Un exemple auprès de collégiens de Ribécourt.est collective et universelle. En cinqséances, les élèves de la classe de cinquième 1L’œuvredu collège de Marly à Ribécourt ont écritensemble, « oralement », un conte, avec les idéesde tous et les mots de chacun. Sur le thème dela guerre en général et sur celle de 1914-1918 enparticulier, ils se sont laissés guidés par OlivierCariat, le fondateur de la compagnie Conte làd’ssus.« Nous préparons un événement autourdu 11-Novembre », raconte l’artiste. Adepte del’oralité, il a choisi, pour aborder le sujet, departir à la rencontre de personnes âgées – « pourcollecter la mémoire vivante » – puis de se tournervers des jeunes, pour croiser les regards, lesépoques, les histoires.Croiser des universDans la salle, les élèves se retrouvent embarquéspar le conteur dans un monde entre réel etimaginaire. « On part de l’idéed’un petit village, d’une lettrequ’apporte le facteur et d’unefemme qui blêmit. » L’artiste està l’écoute des enfants, ouvert àleurs propositions, attentif, aussi,à garder un scénario cohérent.À Ribécourt, les enfants plantentle décor de leur histoire, semettent dans la peau desgénérations d’hommes partis aufront et utilisent des mots trèsactuels pour composer le récitqu’ils enregistreront ensuite.Au collège Pasteur de Noyon,un collègue d’Olivier Cariat aaccompagné une classe dansl’écriture d’une chanson. Lescontributions des jeunes,comme les témoignages des aînés, ont servide matière première à l’exposition et au spectacleproposés les 10, 11 et 12 novembre dernierspar la compagnie Conte là-d’ssus.Transmettre une passionL’enseignante de Ribécourt Marie-Claude Cherquiest ravie de l’expérience : « Olivier sait accoucherd’une histoire et s’occuper d’un groupe, analyset-elle.Les enfants se sont montrés passionnés parle thème, qui les concerne, et par la méthode. »Conteuse bénévole au sein de la compagnieConte là-d’ssus, elle avait d’ailleurs déjà utiliséen classe cette technique : « Le conte me permetde faire avancer les élèves sur l’écrit, l’oral etl’imaginaire. » En ouvrant les portes des collègesaux associations et aux artistes, c’est un nouveaumonde que les enfants découvrent. ■Olivier Pasquiers / Le bar Floréal60 - N°43 - Novembre 200813


Dossier > Vie associativeEMMAÜSBEAUVAISMUSÉE FERMEDE LAPATTE-D’OIEregarDs croisésLa passion bénVéritables entreprises ou petites structures portéespar une poignée de militants, le milieu associatifprésente de multiples visages. Un trait communcependant : la passion et la détermination de leursbénévoles. Rencontre avec deux d’entre eux.les bâtiments anciensreconstitués dansle musée.Sébastien Letupe, président del’association Musée Ferme de la Patted’Oie,parvient, à 35 ans, malgré sonmétier de taxi-ambulancier, à consacrerde longues heures à la restaurationd’outils agricoles. Comme son père,il cultive la passion des traditionspaysannes.En quoi consistel’activité de votreassociation ?En 1985, mon père aacheté une ferme auPlessis-Patte-d’Oie pourabriter sa collectiond’objets liés aux métierset aux traditions dela vie rurale picarde.Depuis 1991, nousorganisons les fêtes duCidre, de la Moisson,du Potiron... pourpermettre au public dedécouvrir les objets etOliviert Pasquiers / Le bar FloréalEst-ce uneaventureexclusivementfamiliale ?Elle a commencé enfamille, grâce à lapassion de mon père,puis ses amis l’ontaidé. Aujourd’hui,nous sommes unevingtaine de bénévoleset accueillons à brasouverts toutes lesbonnes volontés. Il ya toujours beaucoup àfaire pour restaurer.Quels sontvos projets ?J’aimerais pouvoirdévelopper l’activitétouristique, maispour l’instant nousfonctionnons avectrop peu de moyens.Nous avons besoin de10 000 euros par anenviron pour les fraisde fonctionnement(électricité, eau, locationde local de stockage).En dehors des fêtes, lemusée ne peut ouvrirque sur réservation. Il ya peu de visiteurs alorsque nous avons un grospotentiel. ■CONTACT03 44 43 23 34museefermepattedoie.frEN ChIffrESMusée Fermede la Patte-d’Oie,créée en 1991Aucun salarié20 bénévoles10 000 eurosde budget defonctionnementOliviert Pasquiers / Le bar Floréal160 - N°43 - Novembre 2008


évoleAlain Jourdans’est lancé dansle bénévolat à laretraite, aprèsune carrièredans l’industriechimique.À 69 ans, il est depuis une dizained’années le président de l’associationEmmaüs Beauvais. Une affaire de cœuret de partage au service de l’insertion.Quelles sontles activitésd’Emmaüs ?Nos bénévoles et nossalariés assurent lesactivités classiquesd’Emmaüs, comme leramassage, la remise enétat et la vente d’objets.Nous avons cinq fourgonsde 3,5 tonnes quitournent dans ledépartement, des ateliersde menuiserie,d’ébénisterie, d’électricité,d’informatique ou degros électroménageret deux magasins àBeauvais. En plus dece premier ensembled’activités, nous avonsouvert, il y a seize ans,une boutique solidaritépour assurer l’accueilde jour des personnesen difficulté (soit 1 100en 2007) et, en 1998,une épicerie socialefréquentée par220 familles en 2007.Vous intervenezsur le terrainde l’insertion ?Nous pensons qu’unedes façons d’aiderles gens en difficulté,c’est de les remettre autravail et de les aiderà retrouver un emploistable. C’est pourquoinous avons créé, début2007, sous l’égidedu Conseil général,un atelier d’insertionqui nous a permisd’accueillir 28, puis18 personnesbénéficiaires deminima sociaux, trèséloignées de l’emploi.Elles choisissent le typed’activité à laquelle ellessouhaitent participerau sein d’Emmaüs,nous leur demandons20 heures de présence,dix de travail et dixd’accompagnementsocial. Vu le succès deces ateliers, nous avonscréé début 2008 unchantier d’insertion avecdes contrats aidés.Financièrement,comment fonctionnel’association ?La vente des objets assure50 % de nos recettes.Pour les contrats aidés,nous touchons unesubvention de l’État.Nous percevons aussides subventions duConseil général qui nouspermettent d’avoir uneconseillère en économiesociale et familiale ou definancer des permis deconduire. ■Caroline Pottier / Le bar FloréalCONTACT03 44 05 27 83 / 03 44 02 34 15emmausbeauvais.fremmausbeauvais@orange.frEn chiffresEmmaüs Beauvais,créée en 196850 salariés(30 en contrats aidés,20 en CDI)100 bénévoles1,3 million de budgetde fonctionnement(dont 50 % issus desventes d’objets)Caroline Pottier / Le bar Floréal60 - N°43 - Novembre 200815


L’Oise en actioncertesPremier essai transforméLe vendredi 26 septembre dernier a eu lieu la première simulationd’un incendie à grande échelle d’un entrepôt, préfiguration de l’actiondu Centre européen de recherche sur les technologies de l’environnementet de la sécurité (Certes), dont la naissance est programmée pour 2012.une simulation hors du commun quis’est tenue sur les communes de Rouvroyles-Merleset de Rocquencourt à l’endroitC’estmême où sera érigé le Certes d’ici à 2012.La mise à feu d’un entrepôt métallique de 900 m 2 ,orchestrée par l’Institut national de l’environnementindustriel et des risques (Ineris), sous l’œil vigilantdes pompiers de l’Oise. « Il s’agissait de voir laréaction d’un grand volume en feu, explique lecolonel Grégoire, directeur du Service départementald’incendie et de secours de l’Oise, afin de mieuxdéfinir les périmètres de sécurité par rapport auxautres bâtiments et vérifier la durée de résistanced’une structure métallique. À l’intérieur du bâtiment,Il faisait près de 1000 degrés. » En brûlant, l’entrepôtÉchANge eNtre yves romeet les pompiers du sdisle Jour de lA simulAtioNde l’iNceNdie.Un partenariat inéditUn protocole d’accord a été signé le 15 janvier dernier entrel’Ineris, les pompiers de l’Oise, l’UTC et l’université PicardieJules-Verne pour donner naissance au Certes, centre dédié àla recherche et à l’entraînement dans le domaine de la sécuritéindustrielle et des technologies de l’environnement.Projet fédérateur, le Certes bénéficie d’un financementquadripartite – Département, Région, État et Unioneuropéenne – d’un budget global de 42 millions d’euros.André Lejarre / Le bar Floréals’est recroquevillé sur lui-même, un mur coupefeua évité la propagation des flammes. « Ce typed’exercice, intitulé Flumilog, va nous rendre plusperformants en matière d’anticipation des risquesindustriels. Le feu progresse très vite sur ce genrede bâtiment, poursuit le patron des pompiers dudépartement, en vingt minutes tout était terminé. »Le Certes, qui n’a d’équivalent ni en France ni enEurope, a pour vocation d’être un centre d’essaisgrandeur nature, une plate-forme d’expérimentationet de formation destinée à mieux évaluer les risquesindustriels et à mieux les anticiper. Adaptée auxenjeux scientifiques, cette plate-forme regrouperaun ensemble de plateaux techniques, de halls d’essaiset de zones de tests.NAThALIE JALLAgEASParole deVincentLaflèche,directeur généralde l’Ineris« Nous sommes dansun contexte généraloù les enjeux de sécuritésont toujours plus forts pour le public et pour lesgestionnaires de risques. On demande de plus en plusd’études avant de construire de très grands entrepôts.Et les simulations en laboratoire à petite échelle nepermettent pas forcément d’évaluer tous les risques,d’où l’intérêt d’une simulation à échelle réelle. LeCertes, qui renforce chacun des partenaires dans sescompétences, va faire de l’Oise un des acteurs quicompte sur le plan national. »DR1660 - N°43 - Novembre 2008


Conseil de développement durable de l’OiseDémocratie activeC’est la rentrée pour le Conseil de développement durable de l’Oise (CDDO),réuni en assemblée plénière le 9 octobre dernier. L’occasion pour cetteassemblée consultative issue de la société civile d’accueillir de nouveauxmembres et de faire le point sur les actions passées et à venir.Après trois ans d’activité, neuf assembléesplénières, 44 réunions de travail et16 avis rendus, le CDDO ne cesse deprouver son utilité, grâce au regardextérieur et constructif que cette instance portesur les actions départementales. Entrepreneurs,associations, syndicalistes, universitaires...chaque membre de cette assemblée apporte sonexpertise, son expérience, pour répondre au mieuxaux attentes de la population isarienne. De lanécessité de développer les transports collectifs auxclauses d’insertion, en passant par la petite enfanceou l’Agenda 21 : le CDDO est sollicité sur tousles aspects de la politique départementale.Un dialogue permanentComme l’a souligné Yves Rome au cours del’assemblée plénière du 9 octobre, le CDDO aprouvé qu’il était un partenaire efficace du Conseilgénéral. Et pour rester efficace, cette instance doitêtre le reflet le plus fidèle des acteurs du territoireet conserver son dynamisme. L’arrivée de13 nouveaux membres répond à cette ambition.Sollicité pour donner son avis sur les grandsprojets du département, le CDDO doitl’accompagner dans ses ambitions majeures :moderniser les équipements structurants etles politiques sociales, encourager l’innovationet la recherche, valoriser l’artisanat etle patrimoine, et renforcer le développementInsertion, petite enfance, recherche figurent parmi les thèmes de réflexionde l’assemblée.HDOPJLC60 - N°43 - Novembre 2008économique. Une mission qu’il peut égalementremplir en décidant de son propre chef detravailler sur des questions qu’il estimeimportantes. Cette rentrée a été égalementl’occasion de rappeler l’importance des travauxmenés par le groupe chargé de suivre et d’évaluerles actions inscrites dans l’Agenda 21, véritablecahier des charges du développement durable etsolidaire de l’Oise. Un travail qui a abouti à ceque 78 % des actions programmées soient déjàengagées ! Ensemble, élus et habitants vont doncavancer pour faire de l’Oise un départementrésolument gagnant et solidaire.Marie PaireLe CDDO, en quelques motsCréé en avril 2005, c’est une assembléeconsultative issue des forces vives du département80 membres réunis en séance plénière une foispar trimestre et répartis en 4 collèges departenaires• égalité des chances• emploi et développement durable• socio-professionnel• solidaritéDR17


L’Oise en actionCentre d’action médico-sociale précoce de CreilPriorité petite enfanceDepuis vingt ans, le Centre d’action médico-sociale précoce de Creil (CAMSP)accompagne et guide les parents d’enfants à risque de handicap. Soutenueactivement par le Département, la structure vient d’emménager dans deslocaux plus vastes. Présentation.Nous sommes un lieu d’accueil pour desactions de dépistage, de bilan et de suivides enfants de 0 à 6 ans, qui présentent, àun moment donné, un problème dans leurdéveloppement, explique Sophie Saez, responsableadministrative du CAMSP, ils nous sont adresséspar l’hôpital ou par leur médecin, généraliste ouspécialiste. » Chaque année, près de 300 enfantsbénéficient d’une telle prise en charge.Retard de langage, difficultés psychomotrices,troubles sensorielsou intellectuels :telles sont lesproblématiquesauxquelles doitréfléchir l’équipecomposéenotamment d’uneaudiophoniatre, depsychologues, dekinésithérapeutes,d’une éducatricespécialisée et depsychomotriciennes.DRHistoire d’un projetGéré par le centre hospitalier de Creil, financé à 80 % parl’Assurance maladie et à 20 % par le Conseil général,le CAMSP est devenu, avec ceux de Beauvais et de Compiègne,en vingt ans un acteur majeur de la prise en charge et dusuivi du handicap chez les très jeunes sujets. Il a vu le jour àl’initiative de François Nocton, à l’époque chef de service etpédiatre à l’hôpital de Creil. Aujourd’hui en retraite, l’hommese souvient : « Nous avons démarré en 1988 avec peu demoyens. Ce projet pluridisciplinaire était innovant et animé parl’envie d’accompagner les familles d’enfants handicapés. Vingtans après, je suis fier du résultat. »éFDRUne équipe à l’écoute« Nous sommes la première porte que poussentles parents, nous devons répondre à leursinquiétudes, explique Florence Raqbi, médecinpédiatre référent, responsable de l’équipe, nousne pouvons laisser les familles devant un telvide. » Ludivine, psychomotricienne, aide lesenfants à travailler tout en s’amusant, à traversdes petits exercices physiques. « Je cherche à fairele lien entre le corps et le mental », explique t-elle.Sylvie, kinésithérapeute, recherche quant à elle lestroubles moteurs et les asymétries. « Je surveillela souplesse des articulations et la tonicitémusculaire afin d’identifier les besoins. »« Entre 0 et 6 ans, l’enfant est capable decompenser au mieux ses difficultés », détailleFlorence Raqbi. Une jeune maman, habituée duCAMSP, confie : « J’ai un petit garçon de 3 ansqui souffre d’un retard de langage et d’acquisitionde la marche, je trouve au CAMSP un lieud’écoute et de conseil. C’est un vrai soulagement.Je me sens aidée et entourée au fur et à mesuredes étapes. »Nathalie Jallageas1860 - N°43 - Novembre 2008


Du nord au sudDÉCHETSVos idées nous intéressentSyndicats de traitement, associations, élus ou citoyens… Les 1 er , 2 et 3 octobrederniers, quelque 150 personnes ont participé aux réunions publiquesorganisées par le Conseil général pour débattre du Plan départementald’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA). Quels sont lesmoyens de réduire la production de déchets ? Comment en gérer le traitementà l’horizon 2014 ? Voicideux des nombreuxsujets abordés au coursde ces débats fructueux.Afin de compléterces échanges, chaqueIsarien est invité àdonner son avis surla question via unecontribution écrite àrenvoyer au Conseilgénéral. Alors...à vos stylos ! ■CONCOURSCorolles et lauriersComme chaqueannée, le Conseilgénéral a récompenséles villes et villages, lesmairies et les maisonsles plus agréablementfleuries du département.Le concours villeset villages fleurisa été remportépar les communesd’Erquinvillers, Froissy,Saint-Germer-de-Fly,Montataire, Nogentsur-Oiseet Creil. Lesmairies lauréates duLes rendez-vous decembreUne nouvelle série de réunions de concertation estorganisée au mois decembre. Objectif : faire le pointsur les contributions écrites et préciser les pistes detravail. Ces assemblées se tiendront à 18 h 30 les 8, 10 et11 décembre, respectivement au cinéma Saint-Gobain deThourotte, à l’institut Lasalle de Beauvais et à l’Espace derencontre de Montataire. ■CONTACT03 44 06 67 54 / revisionduplandechets@cg60.fr / oise.frHôtel de Ville de Creilconcours mairies fleuries sont celles de Mureaumont, Pont-l’Évêque, Saint-Germer-de-Fly et Mouy. De même, 44 particuliers ont été récompensés dansle cadre du prix maisons fleuries ; chacun d’eux se verra attribuer la sommede 300 euros au cours de la traditionnelle cérémonie de remise des prix, prévuele 21 novembre à l’Hôtel du Département. ■60 - N°43 - Novembre 2008DRtélex> ÉCOLOGIEOsezla visite verte !Le photovoltaïque vous attireautant qu’il vous intrigue ?Le bois granulés voustente, mais vous ignorezsi votre chaudière s’enaccommoderait ? Que voussouhaitiez sauver la planèteou tout simplement fairedes économies, les énergiesrenouvelables ne peuventque vous intéresser. Afinde faire la lumière sur cesprocédés, l’Ademe (Agencede l’environnement et de lamaîtrise de l’énergie) organisedepuis septembre des visiteschez des particuliers équipésen énergies renouvelables.Une occasion uniqued’aborder concrètementle sujet et d’étudier toutesles questions techniquesavec des spécialistes,tout en s’appuyant surl’expérience de simplesusagers. Vous pourrez ainsidécouvrir le chauffe-eausolaire et le poêle à bois àSenantes le 15 novembre, lephotovoltaïque à Balagnysur-Thérainle 22, ainsi que lebois granulés à La Neuvillesur-Oudeuilet la pompe àchaleur air-eau à Lhéraulele 29. Pour ce faire, il suffitde vous inscrire auprès devotre Espace info énergie,au sein de l’une des Maisonsdu Conseil général dudépartement.CONTACT1903 44 02 56 48


Du nord au sudDe l’art au collègeEn avantla musique !Musique, théâtre, cinéma... La culture s’inviteau collège à travers les Contrats départementauxde développement culturel. Un exemple au collègeFerdinand-Buisson, de Grandvilliers, pendantune rencontre entre une violoncelliste et des élèvesde sixième, visiblement conquis.à eux. La premièresalle de spectacle est àBeauvais. » Ce projets’articule autour dequatre moments forts :la rencontre des élèvesavec la violoncelliste,un déplacement àAmiens pour assisterà une répétitionde l’Orchestre,une représentationde l’Ensemblephilharmoniqueau collège et enfinun concert publicen l’église deGrandvilliers.Assise derrièreson violoncelle,Marie-FrancePlays s’échauffeles muscles de la mainet du dos. Elle attendl’arrivée d’un instant àl’autre de deux classesde sixième. Membre del’Orchestre de Picardie,elle est venue présenteraux collégiens son2060 - N°43 - Novembre 2008instrument et sonmétier. C’est leurpremier contact d’unprojet d’un an, lancégrâce au dispositifdépartemental« Contrats dedéveloppementculturel », enpartenariatavec l’Orchestrephilharmonique deCaroline Pottier / Le bar FloréalPicardie. « Noussouhaitons fairedécouvrir la musique ànos jeunes et, pourquoipas, les inciter àdevenir mélomanes,explique MichelGamain, principal ducollège, nous sommesen milieu rural, lesélèves ont besoinque la culture vienneÀ la découvertede l’instrumentLes élèves investissentla salle dans lecalme sous le regardbienveillant de PierreDolé, leur professeur demusique. Au préalable,les collégiens ontvisionné un DVD surle violoncelle et étaientpriés de préparer uncertain nombre dequestions à poser à lamusicienne. « Avanttoute chose, vousallez écouter le son del’instrument », lanceMarie-France Plays.Dans un silence absolu,elle entame un morceaude Jean-Sébastien Bach.Des applaudissementsretentissent dans lasalle de musique ; lesélèves sont conquis.« Le violoncelle estun instrument àcordes frottées, quis’utilise avec un archet,précise la musicienne


Du nord au sudDR« Le Conseil générala à cœur de permettreà tous les Isariens, ycompris les plus jeunes,d’accéder à la créationculturelle. »jean-paul Douet,vice-président du conseil général,en charge de la cultureParole deprofessionnelle, c’estune caisse de boiscreuse sur laquelle estfixée un manche. Unchevalet posé sur latable de l’instrumentest maintenu par lapression des cordes. »Les jeunes élèvessuivent avec attentionles explications de lavioloncelliste. « Savezvousde quel bois estfait le violoncelle ? »demandel’intervenante.Quelques mains selèvent. « Du chêne...du hêtre… », hasardentles élèves. « En fait, ils’agit à la fois de sapinpour son côté tendreet souple, d’érable,un peu plus rigide,Pierre Dolé, professeur de musique« Les élèves n’ont pas forcément l’occasion d’aller à unconcert. À Grandvilliers, nous sommes loin des salles despectacles. Et puis, ils sont à un âge où si vous leur apportezquelque chose, ils le prennent. Ils sont curieux, intéressés,avides d’apprendre. Mettre en place un tel dispositif departenariat culturel au collège est donc particulièrementbénéfique. C’est une manière de travailler différemment.C’est tout à la fois un enrichissement culturel et unaccompagnement pédagogique et éducatif. »éFCaroline Pottier / Le bar Floréalet d’ébène, plus dur,pour confectionnerle manche quisupporte le poids descordes », rétorque lamusicienne. Fusentensuite les questionsdes collégiens :« Comment faitesvouspour connaîtreles notes ? Combiencoûte un violoncelle ?En quoi sont faites lescordes ? Connaissezvousle thème de LaPanthère rose ? » Surcette dernière requête,la violoncellistes’exécute, pour la plusgrande joie des élèves.La rencontre touche àsa fin. Marie-FrancePlays est satisfaitede son intervention.« J’aime beaucoupfaire partager mapassion pour lamusique, conclutelle,les élèves sonttoujours curieux et ilsont du répondant ! J’aihâte de les revoir enrépétition. »NAThALIE JALLAgEAS60 - N°43 - Novembre 2008Caroline Pottier / Le bar FloréalContratsdépartementauxde développementculturelInstaurés en 2005à l’initiative du Conseilgénéral, les Contrats dedéveloppement culturelconnaissent un francsuccès dans les collègesisariens. L’an passé,66 établissements dontcinq privés étaient inscritsdans le dispositif, qui aconcerné 6 000 élèvespour 200 projets.Pour chaqueétablissement, troisparcours différents– pour trois classesavec trois partenairesculturels distincts –sont financés parle Conseil général,l’Inspection académiqueet la Drac (Directionrégionale des affairesculturelles). Parmi lesdisciplines proposées :le théâtre, la danse,la musique, le patrimoine,la culture scientifique ettechnique, les arts visuelsou l’environnement.Par exemple, le collègeLes Terriers, de Pont-Sainte-Maxence, a montéune très belle pièce dethéâtre autourdu mythe en partenariatavec la compagnieEn partance.CONTACTservice action culturelle03 44 13 13 15oise.fr (rubrique culture/éducation artistique)21


L’ Oise en têteArNAuD bASSETLes piedssur terreFils d’agriculteur, Arnaud Bassetest revenu travailler avec son père àVaresnes, dans le Noyonnais, après desétudes à Lille. Président de l’associationdes Jeunes Agriculteurs de l’Oise,il cultive, à 30 ans, une vision globaledes enjeux du développement agricoledans le département, entre tradition etspécialisation.> ArNAuD bASSETEN 6 DATES2000 : BTS en analyse et conduitedes systèmes d’exploitation2001 : formation commercialeà l’École supérieure de venteIPRA de LilleJuillet 2001 : retour sur l’exploitationfamiliale2003 : association avec son pèreFévrier 2007 : nommé présidentdes Jeunes Agriculteurs de l’OiseOctobre 2008 : intègre le Conseilde développement durable de l’OiseAndré Lejarre / Le bar Floréal2260 - N°43 - Novembre 2008


60 : Quelle estla situation del’agricultureisarienne ?A. B. : L’Oise estun départementà forte traditionagricole, l’élevage etles grandes culturesrestent prépondérants.On entend diredans les médias quel’augmentation des prixdes céréales a fait gagnerbeaucoup d’argentaux agriculteurs,mais c’est une visionabrégée. Il est clair quel’augmentation du prixdes céréales a fait dubien aux céréaliers, quiont quasiment doublé larentabilité d’un hectarede blé, mais le revers dela médaille, c’est que lecoût de l’alimentationdu bétail a aussi doublé.Les éleveurs de l’Oisequi ne vendent pas decéréales et ne vivent quede leur élevage ont vuleurs revenus au mieuxstagner mais souventbaisser.Est-ce le casde beaucoupd’agriculteursisariens ?C’est tellement lourd,financièrement,de reprendre uneexploitation que lesgens ont plutôt eutendance à arrêterle lait pour reprendrede petites fermescéréalières. L’élevagelaitier est en voiede disparition, àl’exception des trèsgros troupeaux. D’unemanière générale,aujourd’hui, onse spécialise ou sediversifie pour êtrerentable.Personnellement,c’est ce que vousavez fait, lorsquevous vous êtesassocié à votre pèreen 2003 ?Mon père travailleencore sur l’exploitationet trait les vachestous les jours, tandisque, moi, j’ai voulume diversifier en melançant dans le tabac.Je suis le seul dudépartement ! J’ai eucette idée, à la sortied’école, avec un ami quiest installé dans l’Aisne.J’ai souhaité développerune nouvelle activitépour créer de la valeurajoutée sur la ferme.C’était jusqu’à présentrentable, mais notreproblème aujourd’huiest lié à la forteaugmentation du prixdu gaz : on ne sait pastrop quel sera l’avenirdans le tabac.Beaucoup de jeunesfont donc le choix dela diversification ?Beaucoup de jeunesagriculteurs se lancentdans les fruits rouges,dans la transformationde produits de la ferme,dans la cueillette libre…Dès leur projet dereprise d’exploitation,ils mettent en place denouveaux concepts.C’est un moyen poureux de trouver leurplace. Mais cettediversification estaussi le résultat d’uncontexte tendu, avecune rentabilité dans« L’agriculture est un métierdur. Tous les ans, desexploitations disparaissent.Pour s’en sortir, il faut sespécialiser ou se diversifier. »le monde agricole qui astagné ces dix dernièresannées.Quelles sont lesactions que vousmenez avec lesJeunes Agriculteursde l’Oise ?On discute de l’actualitéagricole et on s’organisepour défendre notremétier. Notrerevendication la plusimportante est d’obtenirla sécurité de nos revenusà long terme : quand leprix du blé est passé à180-200 euros par tonne,tous les céréaliers ontété contents de pouvoirenfin vivre de leurtravail. Mais les coursdu lait ou des céréalessont en dents de scie, sibien qu’on ne sait pasde quoi demain serafait. Pendant dix ans,on a connu une certainestabilité, avec desrevenus agricoles lissés.On connaissait à longterme nos revenus, cequi est rassurant pourun jeune agriculteur quis’installe. Aujourd’hui,c’est l’incertitude quiprévaut.En matièred’environnement, lesjeunes agriculteurssont-ils plussensibilisés auxcultures vertes ?On a trop longtempsété traités de pollueurs !Or de plus en plusd’agriculteurs ontpris conscience de lanécessité de respecterl’environnement. Encorefaut-il que cela soitviable financièrement.Dans notre exploitation,nous avons un contratd’agriculture durableavec Natura 2000*,sur une quinzained’hectares. On s’estengagé à ne pasfaucher avant le 26 juin,à ne pas traiter ou àlimiter l’utilisationde l’azote. Encontrepartie, on touchedes compensationsfinancières, car on nefait, sur ces prairies,qu’une coupe par an, aulieu de trois ailleurs.Propos recueillispar Isabelle Friedmann*Natura 2000 est un réseaueuropéen de protection deséquilibres écologiques.60 - N°43 - Novembre 200823


Ils font l’OiseAccorder ses passionsL’accordéon, Gaëlle Vinckier est tombée dedans toute petite. À 18 ans, ellea déjà douze ans de pratique, poussée par un papa musicien d’orchestrede bals musettes. À sa précocité, Gaëlle doit un CV impressionnant : « J’aifait ma première télé à 11 ans. En 2003 et en 2005, j’étais au Zénith, àParis, et en 2007, j’ai reçu le prix du public à l’Olympia. » Voilà deux ans,elle sortait un album, Flashy Musette. Notre jeune prodige de Grandvillierss’envole bientôt vers Glasgow, pour les championnats du monde : « L’andernier, j’ai été classée cinquième, mais je m’entraînais douze heures parjour. Je ne peux plus me le permettre. » Gaëlle vient en effet d’entrer enclasse préparatoire d’orthophoniste et se destine à la musicothérapie.Comment conjuguer passion musicale et carrière professionnelle !Caroline Pottier / Le bar FloréalCéline GobervilleDésarmanteéric Facon / Le bar FloréalAmateurs de fines gâchettes, inutile de vous propulser dans le grand Ouest ! Le départementen abrite une, Céline Goberville. Entraînée depuis ses 9 ans avec sa sœur pardes parents passionnés de tir, Céline, 22 ans, fait briller l’étoile du club de Creil : « J’aigagné mon premier titre de championne de France junior en 2002. J’ai raté la sélectionaux jeux Olympiques 2008 mais je rentre tout juste des championnats mondiauxinteruniversitaires à Pékin. » Avec d’honorables résultats : quinzième mondiale au tir àvingt-cinq mètres et quatrième au tir à dix mètres ! Céline vante les vertus de cette discipline,plus mentale que physique qui consiste à tirer 40 plombs en 1 h 15. « L’essentielest de se relaxer, de se détendre pour être capable de se concentrer au maximum. »Un atout de choc contre le stress pour cette étudiante à l’Insep.Alain CoudrePorte-parole du handicapAndré Lejarre / Le bar Floréal« J’ai eu un accident cérébral qui m’a fait perdre beaucoup de mesmoyens, mais mon sens de l’analyse et mes capacités de négociationsont intacts. Alors je suis devenu porte-parole des personnes handicapéesdans l’Oise. » Pour cela, Alain Coudre cumule deux fonctionscomplémentaires : vice-président du Conseil départemental consultatifdes personnes handicapées, il siège également au Conseil de développementdurable de l’Oise. Culture, santé, économie, sociale : l’hommetâche d’encourager des choix de société qui intègrent les personneshandicapées. « C’est au niveau local que se jouent les questions duhandicap, car cela exige une vision et une réflexion de terrain », poursuitAlain Coudre. À son bilan et à son expérience, Alain additionne un optimismelucide : « Nous avons fait de grands progrès dans les dispositifset le regard des gens. Mais il ne faut jamais baisser les bras. »


Portraits rédigés par Isabelle FriedmannPhotos de Olivier Pasquiers / Le bar FloréalSylviane LeonettiMilitante de la lectureCaroline Pottier / Le bar Floréal« Lire, c’est vivre », une devise qui gouverne le parcours de SylvianeLeonetti, d’abord enseignante de français et, depuis 1981, employéeà la médiathèque de Creil, dont elle est à présent directrice. Outre lagestion de l’établissement, elle organise des débats, des rencontresavec les auteurs mais également des partenariats, parfois classiques(établissements scolaires, associations), parfois moins : « Nous travaillonsavec les maisons d’arrêts, les hôpitaux, les travailleurs sociaux...La médiathèque a la responsabilité d’aller chercher toutes les populationspour les accompagner vers la lecture. Il en va de l’épanouissementpersonnel et citoyen de chacun. » Présidente de l’Agence régionale dulivre de Picardie, Sylviane est également chargée de projet pour le22 e salon du livre et de la bande dessinée de Creil, qui se déroulera du18 au 23 novembre prochain. Au programme : de la bande dessinée,du manga mais également de l’oralité, du conte, du slam... « Tous leschemins valent quand ils mènent à la lecture. »Olivier Pasquiers / Le bar FloréalOlivier Pasquiers / Le bar FloréalCaroline Soczak et Laurent SalomonLes arts du feuL’association Perra Terre est née de la rencontre de deux amis,artistes potiers, Laurent Salomon et Caroline Soczak, tous deuxdésireux dedentariser leur activité. « Nous voulions un lieu quine soit ni une boutique ni une salle d’exposition, pour présenternotre métier, organiser des rencontres entre les artisans etle public. À Noyon, nous avons trouvé un local qui nous correspondparfaitement. » L’espace est ouvert aux artisans des métiersdu feu, potiers, céramistes, travailleurs du verre ou du métal,qui partagent la même vision que ses deux fondateurs : « Nousn’exposons que des pièces uniques intégralement réalisées dansnos ateliers. Nos créations sont esthétiques mais doivent resterutilitaires, ancrées dans le quotidien : vaisselle, plats, pots... » Unedimension primordiale pour Caroline, diplômée d’une école d’artsappliqués. « La civilisation humaine pratique la poterie depuis ledébut de son histoire. Je trouve qu’il y a là quelque chose de trèsfort à être auprès des gens, dans leurs gestes quotidiens pour lesrendre agréables et leur donner du sens. »CONTACTPerra Terre22, boulevard du Général-de-Gaulle à NoyonOuvert du mardi au samedi de 10 h à 12 het de 14 h 30 à 18 h 3060 - N°43 - Novembre 200825


Itinéraires loisirsnoyonLa cité flamboyanteNul ne résiste aux charmes deNoyon. Discrète par nature maisgénéreuse à qui sait la découvrir,elle a tout d’une grande !Ville épiscopale de premier plan depuisl’époque mérovingienne, du couronnementde Charlemagne et du sacre d’Hugues Capet,berceau du réformateur Jean Calvin, placestratégique majeure pendant la Grande Guerre,l’agglomération noyonnaise bruisse d’un passéprestigieux.Incontournable quartier canonialDécouvrez l’empreinte des siècles qui a forgé l’histoirede la ville par un détour par le quartier canonial.Des maisons construites aux XVII e et XVIII e sièclespar les chanoines cernent le parvis. En son centre, sedresse, majestueuse, la cathédrale, chef-d’œuvre del’architecture religieuse du premier art gothique. Àne pas manquer : le réfectoire, la salle capitulaire, lebâtiment du Trésor orné de sa rose et la bibliothèquedu Chapitre, magnifique édifice à pans de boisérigé au XVI e siècle. Les amateurs de belles piècesadmireront au musée du Noyonnais les coffres, lesarmoires et le mobilier médiéval exceptionnel.Un concentré d’histoire de FranceÀ quelques encablures de cet ensemble architecturalà couper le souffle, place à l’hôtel de ville, dont lesalon d’honneur abrite l’évangéliaire de Morienval– un précieux manuscrit carolingien – et la fontainedu Dauphin (futur Louis XVI), au cœur de la villeartisanale et commerçante. En flânant dans lesrues de Paris et Saint-Éloi, bordées d’élégants hôtelsparticuliers des XVII e et XVIII e siècles, faites escaleau plus remarquable d’entre eux, l’hôtel Arnette-dela-Charlonny,qui abrite l’actuel conservatoire demusique. Avant une pause bien méritée dans l’undes hauts lieux gourmands de cette capitale desfruits rouges (voir en encadré), découvrez l’histoiregallo-romaine de la ville au musée du Noyonnais,dans l’ancien palais épiscopal, et redécouvrez celledu protestantisme au musée Jean-Calvin. À Noyon,on s’émerveille, on s’instruit et on se régale. Qui ditmieux ? ■ Patricia Coignard12PratiqueOffice de tourisme (informations et visites guidées)Place Bertrand-Labarre. 03 44 44 21 88. noyon-tourisme.comDepuis 1998, Noyon appartient au réseau national Villes d’art et d’histoirepour sa valorisation originale et didactique de son patrimoine.Le label garantit notamment la qualité des guides-conférenciers.32660 - N°43 - Novembre 2008


Photos de Olivier Pasquiers / Le bar Floréal41 et 2 La Cathédrale Notre-Dame3 Le musée du Noyonnais4, 5 et 6 Les maisons canoniales7 La fontaine du Dauphin8 L’hôtel de ville57860 - N°43 - Novembre 20086Haltes gourmandes• Pâtisserie-chocolaterie BerthelotVéritable institution, la maison Berthelot enchante les becssucrés d’ici et d’ailleurs depuis près d’un siècle.Yvon Berthelot, en véritable capitaine de navire, perpétue latradition de confiseries à base de fruits rouges (les fameuxcœurs de Noyon), mais fait aussi la part belle aux nouveautés.1, place de l’Hôtel-de-VilleOuvert sans interruptiondu mardi au dimanche de 7 h 30 à 19 h 30• Salon de thé ThiéfaineÀ deux pas de la cathédrale, ce salon de thé charmant etconvivial propose des pâtisseries, des spécialités au chocolatet des pâtes de fruits. Craquez les yeux fermés pour lemillénaire, un chocolat enrobant une feuille de nougatine...Ici, tout est « fait maison » !23, rue de ParisOuvert sans interruptiondu mardi au dimanche de 8 h à 19 h• Restaurant Le Saint-ÉloiCette adresse réputée pour la qualité de sa cuisinegastronomique fait partie de la chaîne des Logis de France.L’ambiance feutrée et la gentillesse des hôtes de ces lieuxraviront celles et ceux en quête d’une bonne table à Noyon.À noter : le Saint-Éloi est aussi un hôtel**.81, boulevard CarnotOuvert tous les jourssauf le samedi midi et le dimanche soir03 44 44 01 49Cette liste des délices noyonnais n’est bien entendu pas exhaustive !27


SportsMotocrossRoulez jeunesse !En ce week-endd’automne,le soleil balaiela piste de crossde Ribécourt.Nous sommesdimanche, jourd’entraînementau club demotocrossZamattio.Rencontre avecdes passionnés« tout terrain »,en quête desensations forteset d’adrénaline.Des bosses,des sauts, unterrain desable, une mototout terrain. Voilàles ingrédients d’unentraînement demotocross réussi.Sur des deux-rouesspécialement conçus,les pilotes effectuentune course de vitesseponctuée de bosses,sur un circuit fermé.À Ribécourt, le terrainfait 1,640 kilomètres.« Je le refais toutes lessemaines, expliqueFrédéric, 33 ans, C’estdu sable, si bien quemême quand il pleut,l’eau est absorbée et l’onpeut rouler. » Pas moinsde cinq heures sont2860 - N°43 - Novembre 2008pour cela nécessaires, àl’aide d’une chargeuse,un engin destinéà transporter etniveler la terre. Cetété, des travaux deterrassement ont étéréalisés afin de favoriserles performances dechacun. Rien n’estlaissé au hasard pourcette discipline baséesur l’adresse et lavitesse. Les bosses sontcalculées en fonctionde l’élan, de la hauteur,de la longueur d’appeldes sauts et du niveaudes participants. Desacrobaties à réaliserdans un tempschronométré ! « Lemotocross demande unentraînement physiquehebdomadaire et desentraînements le weekend,détaille Cédrik,19 ans, c’est un sportdifficile, exigeant maisgratifiant à mesure quel’on progresse. »Une femmeaux manettesVingt annéesd’expérience aucompteur, 120 pilotesde 6 à 50 ans, le clubZamattio est uneinstitution à Ribécourt.Olivier Pasquiers / Le bar FlorealLe nom de l’associationest d’ailleurs unhommage à un motardde la ville qui a œuvréun temps en faveur de lajeunesse ribécourtoise.Petite originalité : c’estune femme qui en est laprésidente depuis huit ans.Claudie Morvan couveet bichonne ceux etcelles qu’elle considèreun peu comme safamille. « Je partage leurpassion, je prépare leslicences et les réunions,je travaille tout letemps, s’enthousiasmet-elle,je regarde aussima petite-fille rouler.


Culture / bons plansQuand tombentles feuilles...En ce mois de novembre, la littératures’invite dans votre magazine, pour voussouffler quelques idées de lecture et de sorties.DE SAISONSi l’automnem’était contéDiffuser la féerie du conte aux quatre coinsde l’Oise, voilà l’objectif du festival Contesd’automne qui rassemble chaque année près de5000 spectateurs. Pour sa neuvième édition, lamanifestation s’offre un programme en forme demarathon : entre le 6 et le 29 novembre, pas moinsde 70 communes du département accueillerontchacune un spectacle gratuit ! Une performanceréalisée grâce à la mobilisation sans faille deséquipes de bibliothécaires isariens. Contes d’iciou d’ailleurs, des Mille et Une Nuits aux récitstraditionnels picards, histoires pour petits et grands,conteurs du quotidien, de l’imaginaire, clowns etlégendes… Impossible de ne pas trouver un récit àson goût dans l’éventail exceptionnel proposé. C’estBernadète Bidaude qui ouvre le festival en nouslivrant sa Tourmente, le 6 novembre, à Villers-Saint-Paul. De son propre aveu, « la rencontreartistique aide à la fois au dérangement et auréenchantement du monde. » Qui dit mieux ? ■CONTACT03 44 84 74 20 / 03 44 60 96 00 / mdo.oise.fr.30SENLISUn salon historiquePour sa 18 e édition, le salon du livre d’histoire de Senlis a vules choses en grand : du 20 au 23 novembre, l’église Saint-Pierreet son annexe accueilleront quelque 10 000 passionnés,une centaine d’auteurs et 3000 ouvrages ! Romans, biographies,BD, essais, études... Avec pour thème : « écrivains de l’histoire »,tous les genres seront ici en rayon, pourvu qu’ils présentent unintérêt historique. Le Conseil général sera représenté lors du prixAfforty, honorant un livre d’histoire locale ou régionale, avec 1914-1918, l’Oise au coeur de la Grande Guerre, un ouvrage de Jean-Yves Bonnard, disponible aux Archives départementales.Entre deux séances de dédicaces, vous pourrez également vousdétendre au café littéraire et assister aux diverses conférences etséances de cinéma organisées dès le 14 novembre.Profitez-en : l’histoire n’ayant pas de prix, tout cela est gratuit... ■CONTACT clio.fr60 - N°43 - Novembre 2008


en brefPlumes isariennesComment les femmes de la métropole ont-elle vécu la guerred’Algérie ? À quels tourments ont dû faire face ces mères,femmes ou sœurs de soldats ? C’est ce qu’a cherché à montrerFrançoise Espagnet dans son roman L’Honneur des innocents,à travers le destin de la jeune Isarienne Juliette Delfour.Docteur en sciences humaines, l’auteur évoque l’immensemalaise provoqué par ce conflit, pudiquement qualifié, àl’époque, d’« événements », et retrace l’itinérairede ces jeunes ducontingent qui,envoyés au combat,passèrent de lagloire à la suspicion.Un récit émouvantet documenté. ■60 - N°43 - Novembre 2008L’Honneur des innocents,Françoise espagnet,éditions Cheminements.20 euros.Tout commencepar une innocenteTformule : « Quelqu’untrouve un billet... »La suite est uneénigme, soumiseaux participantsdu concours dela micronouvelleorganisé par la maisond’édition L’Iroli. Billetde banque, de loterie,de train ou billet doux,déniché sur le trottoir, sousun cendrier, au fond d’unravin ou d’une poubelle…Tous les rebondissementssont possibles, pourvuqu’ils respectent laconcision de la forme.Les trente meilleurs textesde l’édition 2008 du prixL’Iroli ont été regroupés sous la formed’un recueil éponyme. De purs moments d’inspiration, à lireet relire sans modération ! ■Quelqu’un trouve un billet,prix L’iroli de la micronouvelle, éditions L’iroli, 10 euros.> crépy-en-ValoisCinq clarinettespour un concertIl y a trente ans, cinq clarinettistesissus, pour la plupart, de l’école demusique de Beauvais décidaient d’unirleurs talents pour le meilleur et pour leswing. Aujourd’hui, le quintette Octave 5Clarinet’ Capriccio poursuit son petitbonhomme de chemin. Vous aurezle plaisir de les entendre le dimanche16 novembre, à 17 h, à l’abbaye deSaint-Arnoult, de Crépy-en-Valois, dansle cadre du programme L’Oise, terre decathédrales. Au programme, Beethovenet quelques classiques, mais aussidu jazz, sans oublier un soupçon devariétés... Bref, il y en aura pour tous lesgoûts et, en plus, c’est gratuit !CONTACTPlace Saint-Simon à Crépy-en-ValoisRéservations : 03 44 06 60 41> histoireRécits de poilusAu terme d’un travail de fourmi quiaura duré deux ans, les Archivesdépartementales publient deux ouvragesréalisés à partir de lettres de poilusadressées à leurs familles durantla Première Guerre mondiale. Moi,Auguste Ravenel, artiste-peintre compilela correspondance illustrée par denombreux dessins d’un jeune étudiantbeauvaisien de l’École nationale desbeaux-arts, mort durant la bataille de laSomme, en 1916, à l’âge de 24 ans.Six Frères retrace le destin contrasté desfrères Bouchet, originaires de Creil, àtravers leur correspondance de guerre.Deux d’entre eux ne sont jamais revenusdu front. Des témoignages bouleversantset incontournables.• Six frères, correspondancede guerre, 1914-1918, DelphineLabeau et Christophe Leblan, éditionsConseil général de l’Oise (Archivesdépartementales) et in quarto, 20 euros.• Moi, Auguste Ravenel, artistepeintre,lettres illustrées, 1908-1916,Caroline Rimbault-Minot,Bruno Ricard et Anne-Sophie Marchal,éditions Conseil général de l’Oise(Archives départementales)et in quarto, 15 euros.1


Agenda> musiquesBrel toujoursPhilippe Callens chante Brel,avec l’orchestre Le Concertet des musiciens jazz pourlui donner la réplique. Fanette,Mathilde, Rosa… qui sera là ?15 novembre 20 h,à Péroy-les-Gombries.> CONTACT03 44 88 05 15Hommage à SidneyRoi du jazz, Sidney Bechets’en est allé il y a 50 ans.Souvenir souvenir, ce soir,avec Bénédicte Lecroart,Jacques Caroff Jazz Band,Marc Laferrière et les siens.22 novembre, à Lamorlaye.> CONTACT06 13 96 72 89Berry jolie« Mademoiselle » fredonnele bonheur, demain, les heuresbleues, mille et une émotionsinstantannées. Écoutez-la surles planches de l’Ouvre-Boîte.Classique et jazzMélodies classiques et rythmesjazz, l’harmonie de Chevrièressouffle le chaud et le froid,pour un concert au profit duTéléthon.5 décembre 20 h 30, à Canly.> CONTACT03 44 83 97 72OrchestralF. Boucher / G. PerronL’Orchestre de Picardieet son chef, Pascal Verrot,le chœur régional de formation,la soprano Delphine Collotjouent Mendelssohn et Mozart,entre symphonie et messe.13 décembre, Théâtreimpérial de Compiègne.> CONTACT0 825 00 06 74Le Cabaretdes engagésApollinaire, Léo Ferré, BorisVian, Les Têtes raides,et les autres : voici un étonnantcabaret musical et masquéautour de la chanson engagée.17 novembre à Neuillyen-Thelle,le 18 à Allonne,le 19 à Breuil-le-Vert,le 20 à Puiseux-en-Bray,le 21 à Milly-sur-Thérain.> CONTACT03 44 06 08 20Œdipe roi« Victime innocente des dieux,Œdipe invite à une réflexion surle destin de l’homme », nousdit-on. Le Théâtre de l’Orages’empare du chef-d’œuvre deSophocle. À ne pas manquer.18 au 22 novembre,auditorium Rostropovichà Beauvais.> CONTACT03 44 02 50 79Le pétard des exIl y a Gilbert et sa récentefemme, Adeline. Tout va bien.C’est sans compter trois ex...détonnantes. Une comédie,par les Amis du four à pain.22 novembre 20 h 45, salledes fêtes de Thibivillers.> CONTACT03 44 49 60 92MagiscomologiePrenez un magicien et unastrophysicien spécialistede la poussière d’étoiles,mettez-les sur scène, obtenezun spectacle prodigieux.2 décembre à Guiscard,6 décembre à Saint-Crépinaux-Bois,7 décembreà Morienval.> CONTACT03 44 92 76 7627 novembre, à Beauvais.> CONTACT03 44 10 30 80DRQuatuor à cordesHaydn, Mozart, Beethoven :un trio de choc pour lescordes du Quatuor Ruggieri.Atmosphère classiqueà savourer.30 novembre 15 h, chapelle dela fondation Condé à Chantilly.> CONTACT03 44 21 81 473260 - N°43 - Novembre 2008> théâtre /spectaclesBelles histoiresAu château des Rochers,le merveilleux fourmille : Robindes bois ouvre le bal, Casse-Noisette suit. Deux spectaclesoù la musique est reine.16 novembre et 2 décembre,à Nogent-sur-Oise.> CONTACT03 44 66 30 10DRDRProjection privéeUn homme, une femme,« une histoire où la satireféroce permettrait encore dedénoncer certaines perversionsde nos vies ». La compagnieChenevoy poursuit sa résidenceà Montataire, explorant l’universdu dramaturge Rémi de Vos.20 novembre 20 h 30,Le Palace à Montataire.> CONTACT03 44 24 69 97RB PresseLa Belle à chevalLa Belle au bois dormant faitescale au musée vivant duCheval… le temps du spectacleéquestre de Noël. Un rendezvoustant attendu !3 décembre au 4 janvier,à Chantilly.> CONTACT03 44 27 31 80Rafistol« Très fort», dit Télérama.« Cet ovni musicien acrobate ethumoriste n’a rien d’un clown,mais il fait rire avec élégance. »13 décembre 15 h 30,Théâtre du Chevalet à Noyon.> CONTACT03 44 93 28 20


ARTS / PATRIMOINEDans les pasde SéraphineFondaion Dina ViernyIncarnée au cinéma par YolandeMoreau, Séraphine de Senlis(1864-1942), artiste peintreautodidacte, perce l’écran.Admirez ses couleursau musée de la Vénerie.Jusqu’au 5 janvier, à Senlis.> CONTACT03 44 32 00 81La ville aux livresPlusieurs milliers de livres, desauteurs pour petits et grands,des animations à foison :cette année à Creil, le salondu livre et de la BD écrit des« pages d’eau ». Venez écouter,rencontrer, glaner moultdédicaces !18 au 23 novembre,La Faïencerie à Creil.> CONTACT03 44 25 19 08Thierry DemarezLivres d’artistesTous les livres ne sont pasen papier ! Pierre, métal, bois…ici, ils se métamorphosenten savants objets. Les jeuneslecteurs apprécieront.29 novembre au 20 décembre,médiathèque de Margny-lès-Compiègne.> CONTACT03 44 36 31 55Salon artisanalVous aimez la décoration ?Cadrans solaires, bougies,bijoux, ou encore céramiques :les artisans vous étonneront.29 et 30 novembre, salle desfêtes de Verneuil-en-Halatte.> CONTACT03 44 25 21 00Nouvelle galerieChristophe CharbonnelArt ancien et contemporain,la galerie Bayart se dresseà l’ombre du château deCompiègne. C’est un espaceintime où s’exposent peinture,dessin, sculpture, sur le mode« coup de cœur ».Dès le 29 novembre. 17, coursGuynemert à Compiègne.> CONTACTgaleriebayart.frMarché artisanalFines broderies, précieuxbijoux, jolis patchworks… despièces uniques façonnées parles artisans. À s’offrir ou à offrir.30 novembre, salle Aristide-Briand à Chambly.> CONTACT01 39 37 44 00> plein air / sportFoulées attichoisesL’heure est aux coursessur route, et il faudra sansdoute compter avecune pointe de fraîcheur,en cette mi-novembre, pouraccompagner les sportifs !16 novembre, à Attichy.> CONTACT03 44 42 67 73En forêt d’HalatteDécouvrez un massif forestierdans sa parure d’automne,avec l’Union des randonneurset cyclotouristes creillois.Parcours à pied ou à vélo.14 décembre dès 8 h,départ à Creil.> CONTACT06 50 77 51 14> nature / terroirSavoir-faireet traditionsÀ chaque produit, son histoire,ses secrets de fabrication.Réunis un week-end duranten Picardie verte, artisansou producteurs racontent.15 au 17 novembre,à Grandvilliers.> CONTACT03 44 13 27 86OrnithologieBourse-expositionornithologique par l’Amicaledes éleveurs d’oiseaux deThourotte. Canaris, pérucheset autres calopsittes paradent.Entrée libre, il y en a de toutesles couleurs !15 et 16 novembre 10 h-18 h,à Ribécourt-Dreslincourt.> CONTACT06 30 61 47 91Coup de cœur60 - N°43 - Novembre 2008Natureen jeuxL’environnement, l’écologie,ça s’apprend aussi en jouant !Autour d’un goûter maison,les jeux de société se mettentau vert. Sur réservation.7 décembre, à Buicourt.> CONTACT03 44 82 38 97À pied versles oiseauxIl y a le pic, les mésanges,la fauvette, les sittelles… Encompagnie d’un ornithologue,rencontrez les oiseaux,ces petits esprits de la forêt.7 décembre 8 h 15,à Vineuil-Saint-Firmin.> CONTACT06 76 92 84 28> santéLes maladiescardiovasculairesCette conférence s’intéresseaux maladies cardiovasculaireschez les personnes âgées.Comprenez les facteursde risques et commentles combattre : stress,manque d’exercice, mauvaiseshabitudes alimentaires…sont en effet de réels ennemis.27 novembre 13 h 15, 18 rued’Allonne à Beauvais.> CONTACT03 44 45 56 86En familleGeorges Lernould33


Ça se décideL’Assemblée départementale s’est réunie le 20 octobre dernier en commissionpermanente. Voici une sélection des principales décisions adoptées.AIDESAUX COMMUNES> Alimentationen eau potable136 670 € dont 86 290 € pourle renforcement du réseau duSyndicat intercommunal deBonneuil-en-Valois.> Assainissement109 606 € dont 54 580 € pourla reconstruction d’une stationd’épuration à Monchy-Saint-éloi.> Constructions publiques1 093 820 € dont 210 130 € pourla construction de deux courtsde tennis couverts à Laigneville,119 060 € pour l’aménagementdes locaux du Centre communald’action sociale de Creil,250 000 € pour l’aménagementde salles de sport à Senlis.> Équipements sportifs255 300 € dont 201 500 €pour la réalisation de deuxcourts de tennis couverts àCreil.> Patrimoine public97 740 € dont 20 130 €pour la sauvegarde etla restauration de l’église deRivecourt.> Scolaireet périscolaire666 310 € dont 170 060 €pour des constructionsscolaires et périscolaires àMilly-sur-Thérain, 209 130 €pour l’aménagement duquartier du Chemin vert àNoailles, 278 000 € pour laconstruction d’un groupescolaire à Orry-la-Ville.> Voirieet réseaux divers415 760 € dont 120 000 €pour la création d’une zoned’activités à Ressons-sur-Matz, 119 260 € pour larequalification d’un lotissementcommunal à Précy-sur-Oise.CONTRATS DEDÉVELOPPEMENTTERRITORIAL> CC du pays noyonnais184 000 € dont 175 000 €pour les travaux de voirie etdes réseaux divers du parcd’activités de Passel.> CA du Beauvaisis178 420 € dont 162 420 € pourl’aménagement des abords ducomplexe aquatique et du parcMarcel-Dassault de Beauvais.Ordi 60L’Assemblée départementale a délibéré sur le rapport relatif audispositif Ordi 60. Le premier trimestre 2009 verra la premièrephase de mise en œuvre du dispositif auprès des 22000 jeunesdes classes de cinquième et de quatrième des 81 collègesconcernés. Afin de mener à bien cet ambitieux programme,des procédures de marchés publics ont été lancées.Voté à l’unanimité par la majorité départementaleet André Coët. Le groupe UPMD a voté contre.34> CC de Compiègne191 960 € dont 38 460 €pour l’extension du groupescolaire Lacore à Margny-lès-Compiègne, 90 480 € pourla création d’un terrain defootball à Venette.> CC de Picardie verte45 910 € dont 13 000 € pourdes travaux de réhabilitationde 68 installationsd’assainissement non collectifà Fontenay-Torcy.CC du Clermontois161 240 € pour l’extension de lazone d’activités de Fitz-James.CC du plateau picard31 050 € dont 30 600 €pour la création d’un réseaud’assainissement collectif àCourcelles-Epayelles.90 e ANNIVERSAIREDE LA FIN DE LAPREMIÈRE GUERREMONDIALEÀ l’occasion du 90 eanniversaire de l’armistice,le Conseil général de l’Oisea engagé un programmemémoriel riche avecnotamment une expositionet un ouvrage sur la GrandeGuerre. Dans le cadre deses actions éducatives, unelecture de lettres de poilusest proposée le 23 octobreau Théâtre de la Manekineà Pont-Sainte-Maxence.Par l’organisation de cesmanifestations, le Conseilgénéral a souhaité rendrehommage aux combattantset à toutes les victimes civileset militaires de ce conflit et60 - N°43 - Novembre 2008rappeler l’absolue nécessité deconstruire la paix.Voté à l’unanimité parl’Assemblée départementale.VIABILITÉHIVERNALELe plan de viabilité hivernalecouvre la période du10 novembre 2008 au 16 mars2009. Plus de 250 agents sontmobilisés pour intervenir sur4 061 kilomètres de routesdépartementales, dont75 kilomètres de 2 x 2 voies.Le Département investitchaque année plus d’un milliond’euros dans des matérielset a procédé ces dernièresannées à l’acquisition ou auremplacement de 25 engins.Voté à l’unanimité parl’Assemblée départementale.Vœux déposés• Vœu relatif à la réforme dustatut de La Poste, déposépar les groupes Oise àgauche, communiste et leParti radical de gauche.Adopté à l’unanimité.Lucien Degauchy a votépour et l’opposition n’a paspris part au vote.• Vœu relatif à laréhabilitation des Fusilléspour l’exemple de la guerre1914-1918, déposé par lesgroupes Oise à gauche,communiste et le Partiradical de gauche.Adopté à la majorité. BrunoOguez, Lucien Degauchy,Jean Cauwel, GérardLemaître ont voté pour.Jean-Claude Hrmo a votécontre. Le reste du groupeUMPD s’est abstenu.


Tribunes libresEspaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiquesde l’Assemblée départementale en vertu de la loi surla démocratie de proximité adoptée en 2002.Groupe communisteGroupe radical de gaucheGroupe UPMDGroupe Oise à GaucheL’Oise dans la criseouragan financier qui secoueL’ le monde n’épargne pas notredépartement. La droite et sonsystème est en faillite, mais eux seservent de cette crise pour relancerla machine infernale qui y a menéen dilapidant ainsi des sommescolossales à la bourse… tout enjouant les chevaliers blancs de la« moralisation » du capitalisme.Ainsi, les Sarkozy et autres Parisottrouvent pour sauver les banquesles milliers de milliards qu’ilsn’avaient pas pour combler le troude la Sécurité sociale, augmenterles salaires, les pensions, lesretraites, diminuer le temps detravail forcé, etc. De même leDépartement va plus encorequ’hier être mis au régime sec, les« entreprises » qui produisent lesrichesses victimes de la récessionqui s’annonce vont vouloir licencieret la baisse brutale du pouvoird’achat va faire hésiter les élusà augmenter les impôts de gensqui sont déjà en grave difficulté.Nous ne nous résignerons pas :nous appelons les Isariens etIsariennes à exiger des mesures enfaveur des salaires, du logementsocial, des services publics, enparticulier l’école et La Poste. Seuleune politique fondée sur de telsobjectifs pourra nous sortir d’unevie que les jeunes appellent à justetitre « la galère ». Et pour être biensûrs que ce sera cette politiquelàet non une autre qui serapratiquée, c’est en vous en mêlantvous-mêmes, en vous rassemblantdans le respect de chacun pour laconstruire ensemble. Les forumsorganisés par le Conseil généraly aideront et nous y participeronsavec des propositions. Nousproposons aussi de ramener sur terrenotre ministre du Budget, M. ÉricWoerth, en organisant à Chantillyune grande manifestationpopulaire pour qu’il entende que lepeuple ne se laissera pas faire !Service minimumd’accueil : la sécuritéen questionMardi 8 octobre, les enseignantsde nombreuses écolesmaternelles et primaires del’Oise ont fait valoir leur droit degrève. Ce droit, inscrit dans laConstitution, est, rappelons-le,inaliénable. Même si la volontéde le remettre en cause s’exprimerégulièrement au plus haut sommetde l’État. Selon la loi n°2008-790du 20 août 2008, le maire esttenu de mettre en place un serviced’accueil dans les écoles. Il s’agitnotamment de constituer enamont un « vivier de personnesressources », de transmettre la listeà l’Inspection d’académie pourvérification et de la communiquerensuite au directeur d’école et auxreprésentants des parents d’élèves.Par ailleurs, on peut ajouter quela loi n’impose aucune norme,qualification pour identifierces personnels ni aucun tauxd’encadrement pour en déterminerle nombre. Bref, à partir dumoment où le maire en assume laresponsabilité, n’importe qui peutdonc encadrer les enfants. Ce quiest une première inadmissible dansl’histoire de l’École publique.Au-delà, il faut vraimentméconnaître la réalité descommunes rurales pour imaginerpouvoir mobiliser en quelquesheures des dizaines d’adultesnécessaires à l’encadrement desenfants dans des conditions desécurité acceptables pour lesparents, et, bien évidemment,pour le maire. Une fois de plus,le gouvernement met en place unemesure de façon unilatérale sansmobiliser les moyens de sa miseen œuvre. Ce faisant, commel’ont déjà rappelé les associationsd’élus, notamment l’Associationdes maires ruraux de France,les communes rurales sont dansl’incapacité pratique de respecterune loi inapplicable.Nouveaumatraquage fiscale Département doit tenir compteLde la crise financière mondialequi aura des répercussions à tousles échelons.Les collectivités territoriales nesont pas à l’abri de la tempête.Dans ce contexte, notre devoird’élu est d’adopter une attituderesponsable. Cela signifie : prendreen compte les difficultés de pouvoird’achat de tous nos concitoyens eten tirer la conséquence qu’il ne fautplus augmenter la pression fiscale.Espérons que le président duConseil général aura la sagessede revenir sur les promessesd’augmentation des impôtsdu Département qu’il nousa annoncées il y a quelquessemaines… C’est une attitudestérile de vouloir en permanencese défausser en accusant l’Étatde tous les maux. Nous estimonsque la situation est suffisammentgrave pour que la majorité duDépartement remette en causecertaines dépenses totalementinacceptables en période de crise,comme par exemple le financementd’un ordinateur portable pourchaque collégien (coût : 28 millionsd’euros), la création de nouvellesMaisons du Conseil général oud’une télévision locale. Il est urgentde mettre en place un véritableplan anti-gaspillages, de différercertaines dépenses.Nous demandons à l’exécutifdu Département de faire preuved’esprit de responsabilité et de tenircompte des difficultés auxquellesnos concitoyens sont confrontés demanière quotidienne. Il est grandtemps que le président Rome etson équipe acceptent de remettreen cause leur stratégie de dépensestous azimuts. Si nous ne réalisonspas des économies, nous devronsmalheureusement payer des impôtsencore plus lourds !InstabilitégouvernementaleEmploi, restriction de créditpour les particuliers commepour les entreprises, érosion dupouvoir d’achat… la récession esten marche.La crise est certes internationalemais l’improvisation et la confusionde l’action gouvernementale nepermettent pas d’être optimistestant sa politique menée depuis2007 l’a condamné à l’impuissance.Paquet fiscal, déréglementationdu droit du travail, politiquebudgétaire hasardeuse… ses choixont renforcé notre vulnérabilité.Les États multiplient les sauvetagesde banques, l’actualité confirmantles aléas d’un trop grand laisserfaire.Les exemples de Natixis etde Dexia sont édifiants. Ce sontdeux anciennes structures publiquesqui ont été privatisées et qui sontsauvées de la faillite par le recoursaux fonds publics. Dans un telcontexte, le besoin de servicespublics et de solidarité ne s’en faitque plus ressentir.Pourtant, on assiste, une foisde plus, à l’inconstance et àl’incohérence du gouvernement.Il veut aujourd’hui plus d’Étataprès l’avoir fait progressivementdisparaître. Il envisage desupprimer les départements alorsque dans le même temps il serepose de plus en plus sur eux. Leurdisparition serait une attaque portéeaux principes mêmes des servicespublics français reposant sur laproximité et l’égalité de traitementdes citoyens sur tout le territoire.Jusqu’à quel point de non-retoursera poussée cette destructionde tout ce qui constitue le biencommun ?C’est le sens même du combatquotidien de notre majorité :continuer le développementde l’Oise tout en réduisant lesdisparités sur notre territoire. Nousmenons une politique de proximitéau service des Isariens.Gilles Masure,président du groupe communiste> Contact : 03 44 06 66 90cg60.groupepc@wanadoo.frJoël PATIN et Thierry MAUGEZDU GROUPE RADICAL DE GAUCHEJean CAUWEL,> Contact : 03 44 06 61 54pour le Groupe UMP-DVDelusprg.cg60@gmail.com> Contact : 03 44 06 60 1660 - N°43 - Novembre 2008André vantomme,président du groupe oise à gauche> Contact : 03 44 06 64 99oiseagauche1@hotmail.com35

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