dossier Réussir en Serbie - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

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dossier Réussir en Serbie - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

EDITOL’histoire de la Serbie est avant tout associée à celle de la Yougoslavie et plusgénéralement à celle des Balkans. En effet, ses infrastructures routières etferroviaires ainsi que ses voies navigables (Save et Danube) lui confèrent uneposition stratégique au croisement des routes de l’Europe de l’Ouest et de l’Est(corridor 7 et 10).Cette situation géographique permet aujourd’hui à nos investisseurs derayonner au delà de ces seules limites territoriales. La Serbie compte 7.5millions d’habitants, mais les nombreux accords de libre-échange avec lesmembres de la CEFTA (de l’Europe du Sud Est), de la Biélorussie et de la Russie,ouvrent ainsi les portes d’un marché de plus d’un milliard de consommateurspotentiels.Si, forte de son statut de candidate à l’adhésion octroyé le 2 mars dernier, laSerbie est aujourd’hui ancrée dans un processus d’intégration à l’Union européenne, il n’en reste pasmoins que cette officialisation de procédure est le résultat d’une volonté réelle d’adopter les règles dumarché unique.Cette stabilisation politique des relations avec l’Europe lui donne l’accès au financement de réformesstructurelles, ainsi qu’à la modernisation de ses infrastructures, offrant un environnement économiquepérenne, propice à l’implantation d’investisseurs étrangers, et particulièrement français. En effet, laFrance et la Serbie ont tissé des liens d’amitié et de coopération depuis des siècles, la signature d’unaccord de partenariat stratégique entre ces deux pays en avril 2011 en est le dernier témoignage.Son accessibilité géographique et culturelle, son potentiel humain (une main d’œuvre qualifiée degrande qualité et compétitive), une fiscalité attractive, un système financier solide, alliés à une vraievolonté du pays de se développer, sont autant d’arguments incitatifs à l’investissement. Certainesentreprises françaises ont déjà saisi cette opportunité. « Mecaplast » (leader français dans le domainede l’injection plastique appliquée à l’industrie automobile) vient d’investir plus de 10 millions d’eurosdans un site de production en Voïvodine. Au sud de la Serbie, « Michelin » avec sa filiale « Tigar tyres »,poursuit ses investissements (170 millions d’euros pour la période 2012/2016), sans oublier « Lafarge »,exemple de privatisation réussie, dont les opérations en Serbie ont débuté en 2001… les exemples sontnombreux…L’équipe biculturelle de la jeune Chambre de Commerce Franco-Serbe, outil incontournable pour touteentreprise en phase de prospection, est à votre disposition pour étudier avec vous les opportunités dumarché et vous décider à rejoindre les 90 entreprises françaises qui ont déjà franchi le pas !Alors à très bientôt en Serbie !Christelle VERNEYREVice-présidente de la CCFSN°106 3/17 mai 2012


I – PRESENTATION DE LA SERBIEA. Données généralesLa Serbie est un pays continental situé en Europe du Sud-Est, dans la partie centrale de la péninsulebalkanique, au carrefour de l’Europe de l'Est et de l’Europe Occidentale.Les corridors du transit européen : le Corridor 10 (routier et ferroviaire) et le Corridor 7 (Danube) traversent leterritoire de la Serbie et se croisent à Belgrade.Belgrade, la capitale de la Serbie, se trouve sur la Sava et le Danube, une voie navigable qui relie les paysoccidentaux et ceux d'Europe Centrale avec les pays d'Europe de l'Est. Connectée au Canal Rhin-Main-Danube,Belgrade se trouve ainsi au centre de la voie navigable principale de l'Europe reliant la mer du Nord –l’Atlantique – la Mer Noire.Il en va de même pour les voies aériennes ; l’aéroport de Belgrade "Nikola Tesla" est situé au carrefour desroutes principales du transport aérien européen.B. La Serbie en chiffresSuperficie : 77 474 km 2Population : 7 276 195 (2011)Frontières avec : la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Macédoine,le Kosovo, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et la CroatieCapitale : BelgradeVilles principales : Novi Sad, Niš, Kragujevac, SuboticaRégime politique : République parlementaireMonnaie nationale : le dinarLangue officielle : le serbeC. Point de vue économiqueSituée dans les Balkans, la Serbie, après la difficile période des guerres dans les pays voisins et dubombardement de l’OTAN en 1999, a entrepris d'importants changements dans les années 2000 et a fait desprogrès remarquables dans le cadre de vastes réformes.Suite aux réformes et au retour dans la communauté internationale par le rapprochement européen, la Serbiea connu, à l’image des Balkans, une croissance rapide dans les années 2000. La production industrielle aaugmenté de 31% sur une décennie. Entre 2001 et 2008, le PIB a connu un taux de croissance continu moyende 5,2% par an. La croissance de l’activité économique a contribué à une amélioration du niveau de vie de lapopulation ; ainsi, en 2008, le PIB par habitant a augmenté de 4,3 fois par rapport à celui de 2001. Le taux decroissance annuel moyen des salaires nets réels était de 11,8%. Le salaire net moyen est ainsi passé de 89,9euros en 2001 à 402,7 euros en 2008, soit une augmentation de 4,5 fois sa valeur. L’adhésion de la Serbie-et-Monténégro au Conseil de l’Europe en 2003 a constitué un encouragement fort à la poursuite des réformes.N°106 4/17 mai 2012


La crise économique mondiale a cependant touché la Serbie dès la fin de l’année 2008. Après une période debaisse du chômage jusqu’en 2008, le pays affronte aujourd’hui une recrudescence du chômage. Aussi, en2011, le taux du chômage a-t-il atteint 23% de la population. Néanmoins, la solidité du système financier, lemaintien de l’engagement des banques étrangères en Serbie et le rééquilibrage des échanges courants ontpermis le retour rapide d’une certaine confiance, et la Serbie a connu dès l’été 2009 le retour de la croissance.Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2011)AGRICULTURE10%SERVICES64%INDUSTRIE26%Le pays a récemment connu une augmentation des revenus, et, malgré l’impact de la crise économique,l’activité a progressé de 1% en 2010. Une politique macro-économique, centrée sur la réduction de l’inflation aconnu un certain succès.En revanche, le retour sur le chemin de la convergence vers les niveaux de prix et de richesse européens ne sefera qu’au prix de la poursuite de réformes structurelles. C’est aussi suite aux réformes initiées par l’Accord deStabilisation et d’Association avec l’Union Européenne, signé le 29 avril 2008, que la Serbie a reçu le statut decandidat à l'Union Européenne en date du 2 mars 2012, étape permettant la reprise des investissementsdirects étrangers. L’adhésion de la Serbie à l’OMC est attendue pour cette année.D. Pourquoi choisir la Serbie pour investir ?Compte tenu de sa position géographique, la Serbie est l’endroit idéal pour toute entreprise souhaitant êtreproche de ses consommateurs, qu’ils soient européens ou du moyen-orient.La Serbie offre aux investisseurs de multiples opportunités d’affaires. Par exemple, il existe sept zonesfranches en Serbie où les investisseurs bénéficient d’un régime fiscal spécial dont l'exonération de la TVA etdes droits de douane.1. Son potentiel de croissance économiqueLa Serbie est une des économies les plus dynamiques de la région, ayant connu une croissance annuelled’environ 5% entre 2001 et 2009. Malgré la crise économique mondiale, le pays a enregistré une croissance de1% du PIB en 2010. Avec l’obtention du statut de candidat à l'Union Européenne, la Serbie aura accès àdavantage de financements européens (composantes 4 et 5 de l’instrument pré adhésion IPA) pour réaliser lesnécessaires à la relance de la croissance.2. Les incitations à l’investissementLa Serbie offre des incitations aux investisseurs étrangers, aussi bien financières que fiscales. Des subventionsdu service national de l’emploi sont à leur disposition, telles qu’un octroi de fonds non remboursables allant de2.000 à 10.000 euros par emploi créé pour les projets « Greenfield » et « Brownfield ». Il existe aussi desavantages financiers spéciaux pour les investissements de grande envergure. Pour les projets dépassant 200millions d’euros d’investissement, avec un minimum de 1.000 nouveaux emplois créés au cours des trois anssuivant l’investissement, l'État peut couvrir jusqu'à 25% de l'investissement total.N°106 5/17 mai 2012


6. Une imposition directe et indirecte faibleLa Serbie offre un des taux d'imposition sur les sociétés le plus faible d’Europe, à 10%. Le taux de TVA de 18%se trouve également dans la moyenne basse.Taux de TVA standardImpôt sur les bénéfices des sociétés30%25%25%20%20%15%15%10%10%5%0%HongrieRoumanieCroatiePologneRépublique TchèqueBulgarieSlovaquieSerbie5%0%HongrieRoumanieCroatiePologneRépublique TchèqueBulgarieSlovaquieSerbieSource : SIEPA7. Des ressources qualifiées et compétitivesCompte tenu du nombre important de spécialistes (ingénieurs et informaticiens notamment), la main d’œuvrequalifiée est largement disponible. Chaque année, 35.000 diplômés sortent des universités.La Serbie a également le pourcentage le plus élevé dans la région de personnes parlant anglais, avec un tauxde 49% de la population.*Par ailleurs, le pays a un indice du développement humain (l'IDH, créé par le Programme des Nations uniespour le développement, se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie, le niveau d'éducation et leniveau de vie) de 0,766 qui le place à la 59 ème place sur 187 pays.*Source SIEPAII - LES ECHANGES ET RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET LA SERBIEDepuis octobre 2000, la France a consenti un effort important pour la coopération avec la Serbie : aidebudgétaire, interventions d’urgences et crédits du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) de plusieurs millionsd’euros. Les échanges commerciaux bilatéraux restent toutefois modestes, comparés à ceux de l’Allemagne oude l’Italie. Les échanges commerciaux entre la Serbie et la France ont atteint une valeur de 635 millions d’eurosen 2011, ce qui représente une croissance de 12,9% par rapport à 2010. Après une baisse drastique de 30% en 2009 du fait de la crise économique mondiale, l'exportation dela Serbie vers la France ses deux dernières années progresse de 11 % par an, et place la France au rangde 11 ème importateur de produits serbes en 2011, après l’Allemagne, l’Italie, la Bosnie-Herzégovine, leMonténégro, la Roumanie, la Russie, la Slovénie, la Macédoine, la Croatie et l’Autriche. La France, avec un stock d’IDE de 418,3 millions d’euros est le 10 ème fournisseur de la Serbie en 2011(en progression de 13,6% par rapport à 2010), après la Russie (1 446 millions d’euros), l’Allemagne(1.181 millions d’euros) et l’Italie (981 millions d’euros), ainsi que la Chine, l’Hongrie, la Roumanie,l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine et la Slovénie. Les exportations françaises ont progressé de 13,6% en2011.N°106 7/17 mai 2012


Bien qu’en forte augmentation jusqu’à la crise de 2008, les échanges franco-serbes sont encore à unniveau faible et n’ont pas été épargnés par la crise. Ils ont représenté, en 2010, 416 millions d’euros - àcomparer à 463 millions d’euros en 2008. Avec des exportations de 232 millions d’euros en 2010, laSerbie est le 94 ème client des entreprises françaises mais également leur 3 ème client parmi les pays del’ex-Yougoslavie.pays d’exportation en 2011 (millions €) pays d’importation en 2011 (millions €)10009008007006005004003002001000AllemagneItalieBosnie-HerzégovineMonténégroRoumanieRussieSlovénieMacédoineCroatieAutricheFrance25002000150010005000RussieAllemagneItalieChineHongrieRoumanieAutricheBosnie-HerzégovineSlovénieFrance* Source : SIEPA10 premiers fournisseurs serbes de la 10 premiers clients serbes de la FranceFrance1. TIGAR Tyres (groupe Michelin), Pirot PHARMASWISS DOO, Beograd2. U.S. STEEL SERBIA DOO, Smederevo NIS AD, Novi Sad3. FBC AD, Majdanpek PHOENIX PHARMA DOO, Beograd4. IMPOL SEVAL AD, Sevojno LOHR, Bačka Topola5. DIVA DIVANI DOO, Vranjska banja FARMALOGIST DOO, Beograd6. LE BELIER, Kikinda RENAULT NISSAN SRBIJA DOO, Beograd7. PRAJS DOO, Aranđelovac HEMOFARM AD, Vršac8. STREIT-JUCIT DOO, Sremska Mitrovica VERANO MOTORS DOO, Beograd9. JUGOIMPEX DOO, Niš NAFTA AD, Beograd10. KNOTT-AUTOFLEX YUG DOO, Bečej ERMA DOO, Beograd* Source : Chambre de commerce de SerbieN°106 8/17 mai 2012


La Serbie exporte principalement vers la France : des framboises, des pneus, de l’acier, de l’aluminium, descomposants automobiles, des tubes en cuivre.La Serbie importe principalement de la France : des véhicules (18,55%), des produits médicaux etpharmaceutiques (16,06%), des machines industrielles à usage général et appareils électriques (6,75%), desmatières et produits chimiques (6,16%) et des huiles essentielles, des parfums, des produits detoilette (5,27%). Le montant cumulé des investissements français en Serbie s’élevait à 463 millions d’euros fin 2008 surun total de l’ordre de 12 milliards d’euros d’investissements directs étrangers en Serbie. En 2011, laFrance se place en 8 ème position derrière, l’Autriche (plus de 2 milliards d’euros d’investissement), laGrèce, la Norvège et l’Allemagne.IDE en Serbie - 2000-2010 (en milliers d’€)PaysIDE net1 Autriche 2 137 8722 Norvège 1 303 4773 Grèce 1 196 7664 Allemagne 983 3485 Italie 718 6976 Pays-Bas 588 7077 Slovénie 554 2248 Fédération de Russie 460 7829 Luxembourg 339 71310 Suisse 308 00111 Hongrie 281 94112 France 253 41013 Croatie 232 899Autres pays 451 279Total 9 578 216Investissements directs de Francevers la Serbie 2000-2010ANNÉE milliers €2005 34 8162006 79 0872007 61 4582008 53 8102009 7 1502010 17 089TOTAL 253 410Source : Banque Nationale de SerbieLe solde du commerce extérieur serbe avec la France est déficitaire. En 2010, bien que diminué de 26% parrapport à 2009, le déficit s’élevait à 156,2 millions d’euros. Etant donné que la hausse des importations(13,6%) a été plus importante que la hausse des exportations (11,2%), le solde négatif de la balancecommerciale a perduré en 2011, pour s’élever à 182,6 millions d’euros, soit un déficit en hausse de 16,9% parrapport à l’année précédente.En avril 2011, la Serbie et la France ont signé un Accord de partenariat stratégique et de coopération, quiprévoit notamment le développement du partenariat entre le secteur public et le secteur privé dans les grandsprojets d'infrastructure. L'accord prévoit également l'échange dans le domaine des affaires et le renforcementde la coopération des chambres de commerce, l’incitation à la coopération industrielle, le transfert deconnaissances technologiques, la coopération dans le domaine de l'énergie, des nouvelles technologies, destechnologies de l’information et de la communication, du transport et de la protection de l'environnement.* Sources : Chambre de commerce de Serbie, France Diplomatie, SIEPAInstitut national de la statistique, Banque Nationale de SerbieN°106 9/17 mai 2012


III - LES SECTEURS PORTEURSA. L’ENERGIELa Serbie a entamé un cycle d’investissements dans la modernisationet de renforcement de la capacité du secteur de l’énergie qui setraduira par près de 9 milliards d’euros d’investissements jusqu’en2015. Ces investissements concernent la compagnie pétrolière NIS(groupe Gazprom) ainsi que la reconstruction des centralesthermiques Nikola Tesla B3 et Kolubara B (gérées par la sociétépublique EPS). La construction de plusieurs centrales hydroélectriquesest également prévue, ainsi que la réalisation de deux parcs éoliensd’une valeur de 200 millions d’euros. La capacité existante d'énergiehydroélectrique est de 10.200 GWh par an, tandis que la capacitépotentielle est estimée à 14.200 GWh par an.B. LE TRANSPORTdes secteurs prioritaires.L'amélioration des réseaux de transport répond à un réel besoin derenforcer la compétitivité du pays en créant des conditions plus propicesau développement du commerce, de l'industrie et du tourisme et enconcourant ainsi à l'intégration de la Serbie dans le réseau de transportspaneuropéen. Une importance particulière est donnée à la construction età la rénovation, dans les prochaines années, du Corridor 10 routier etferroviaire. En 2012, 800 millions d'euros seront investis dansla rénovation et dans la construction du réseauCompte tenu de sa position géographique qui la place au centre desactivités de la région de l’Europe du Sud-est, la Serbie prévoit de faire desefforts considérables dans l'amélioration des infrastructures.Aussi le développement des transports (urbain, aérien et fluvial) constitueC. L’ENVIRONNEMENTDès 2003, la Serbie a décidé d’adopter la stratégie demise en conformité avec les normes européennes enmatière d’environnement, témoignant ainsi de la prisede conscience des autorités. Toutefois, ce n’est qu’en2010 que cette stratégie s’est dotée d’outils législatifs.La nouvelle législation prévoit la construction de 24nouvelles décharges régionales, dont 12 devraientouvrir dès 2013. Ces centres régionaux de collecte et detraitement des déchets seront financés à 60% par l’Etatet 40% par les municipalités. Le processus consiste àaméliorer la politique actuelle de l'environnement et lespolitiques sectorielles en matière de gestion des ressources naturelles et environnementales sur les principesdu développement durable. Malgré une volonté du législateur de tenir compte des problématiques liées àl’environnement, la Serbie a encore un long chemin à parcourir.N°106 10/17 mai 2012


D. LA FILIERE AUTOMOBILEL’industrie automobile est en plein développement en Serbie.Depuis l’année 2000, les projets du secteur automobile ontaccumulé plus de 1,3 milliards d'euros d'investissements étrangers,créant ainsi près de 20.000 nouveaux emplois. La stratégienationale qui vise à développer davantage ce secteur a abouti à unaccord entre le Gouvernement serbe et le Groupe Fiat. Aussi larelance de l’activité automobile en Serbie suite au rachat deZastava Automobili à hauteur de 70% par le group Fiat en 2008attire-t-il de nombreux fournisseurs et sous-traitants.E. L’AGRICULTURESur une surface totale de 8 836 millions d’hectares, les terrainsagricoles couvrent 5.734 millions d’hectares, soit 65% de lasurface du pays, dont 4.760 hectares (soit 83%) sont cultivables.Les conditions naturelles et climatiques favorisent ledéveloppement de l'agriculture. La production agricole serbe estconsidérable et l’agriculture représente environ 20% du PNB (42%du secteur concerne l’élevage et 58% la production végétale). Lesprincipales cultures sont celles du maïs, du blé et des betteraves àsucre. La Serbie est le premier exportateur mondial de framboises.Même si les grandes entreprises publiques de ce secteur ont déjà été privatisées, le processus de privatisationn’est pas encore terminé pour plus de la moitié des entreprises du secteur agroalimentaire.N°106 11/17 mai 2012


IV - PRESENTATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-SERBELe Club de la Communauté d’Affaires franco-serbe et monténégrine a été fondé le 19 mai 2005 afin demettre en réseau la communauté d'affaires et de renforcer les liens franco-serbo-monténégrins en Serbie-Monténégro. En 2006, suite à l’indépendance du Monténégro, le Club est rebaptisé le Club d’Affaires Franco-Serbe (CAFS). Le 22 juin 2009, lors de l’Assemblée Générale de l’Union des Chambres de Commerce etd’Industrie Françaises à l’Etranger (UCCIFE), le CAFS a été admis au sein du réseau, et devient ainsi la Chambrede Commerce Franco-Serbe (CCFS).La CCFS est une association à but non lucratif, qui compte aujourd’hui plus de 130 membres, parmi lesquelsadhèrent les représentants de plus de 90 entreprises implantées en Serbie. La connaissance du marché serbe,le personnel biculturel et la souplesse opérationnelle ont permis à la CCFS de tisser un réseau étendu derelations d’affaires.C’est notamment grâce au soutien appuyé de douze entreprises, les « parrains de la CCFS » (Alcatel-Lucent,Crédit Agricole, Findomestic Banka (groupe BNP), Gide Loyrette Nouel, Lafarge, L’Oréal, Renault, SanofiAventis, Sladara Maltinex (groupe Soufflet), Société Générale, Tigar Tyres (groupe Michelin), Xpro) que cedéveloppement a pu être aussi rapide.A. Les missions de la Chambre de Commerce Franco-Serbe L’animation de la communauté d'affaires franco-serbeLe rôle principal de la CCFS est de permettre à ses membres d'intégrer un réseau d'entreprises, afin d’échangeret de bénéficier de l'appui et des expertises des membres de ce réseau. Le but est de faciliter les contacts etles occasions de rencontres, de promouvoir l’image de la France et de la Serbie et des relations entre les deuxpays, par l’organisation d’événements et d’activités, ainsi qu’au travers de publications.Les activités principales de la CCFS sont : Les rencontres mensuelles des membres Les rencontres avec les milieux institutionnels, dans le cadre de rapprochements ou de programmes decoopération Les conférences, séminaires, campagnes de promotion, évènements de relations publiques etc.Plusieurs déjeuners débats ont ainsi été organisés autour de problématiques particulières avec des invitésd’honneur tels que le ministre de l’économie, le gouverneur de la banque centrale et le Chef de la délégationeuropéenne en Serbie. Plusieurs ateliers pratiques sur des sujets d’actualité comme le changement de la loi surles sociétés ou les lois environnementales sont régulièrement organisés.Afin de promouvoir les relations bilatérales, la CCFS organise également de nombreuses rencontres conviviales,toujours appréciées de la communauté franco-serbe.Beaujolais NouveauLa célébration de l’arrivée du Beaujolais Nouveau a été organisée pour la première fois enSerbie par la CCFS en 2011, avec l’objectif de créer un évènement incontournable pour lesprochaines années. De nombreux invités de marque et représentants des médias se sontjoints aux membres de la CCFS pour fêter l’arrivée du cru 2011. Avec plus de 200participants, cette belle soirée a permis de cimenter les deux communautés et, à traversles amitiés qui s’y sont nouées, de créer des liens étroits.N°106 12/17 mai 2012


FormationA l’écoute des besoins de ses membres, la CCFS organise différentes formations professionnelles, afind’assister les entreprises dans le renforcement de compétences de leurs équipes. Qu’il s’agisse de laformation pour renforcer les compétences des assistants de direction ou celle sur les contrats FIDIC, toutesles formations sont interactives, faites pour de petits groupes de participants, avec des exercices pratiques.Les « spécialistes » et « experts » membres de la CCFS qui souhaitent partager leur expérience sur unsujet précis peuvent librement contacter la CCFS afin de proposer un atelier de leur choix.C. Les représentations et accords Accord de coopération avec l’Institut Français Accord de coopération avec 10 Chambres de Commerce étrangères en Serbie (belge, britannique,slovène, grecque, italienne, nordique, biélorusse, croate, portugaise, azerbaïdjanaise) et laChambre de Commerce serbeD. Les publications Annuaire des membres Infolettre : publiée régulièrement, l’infolettre est un récapitulatif des évènements organisés par laCCFS et un moyen d’information pratiqueN°106 14/17 mai 2012


V – CONSEILS A UNE ENTREPRISE QUI VEUT APPROCHER LE MARCHE1/ Oubliez les clichés : La Serbie est un pays qui a connu une histoire récente complexe et, en conséquence,n’a pas forcément une très bonne image. Il est important de ne pas rester sur ces clichés et d’essayer demieux comprendre l’environnement culturel et économique du pays. La meilleure façon pour ce faire est devenir le visiter – vous découvrirez un pays francophile, très fier de la traditionnelle amitié franco-serbe, datantde la première guerre mondiale.2/ Entrez dans le jeu de la convivialité : De longs repas d’affaires sont une partie prenante de la culture desaffaires en Serbie. Les Serbes sont très hospitaliers et partager ces moments privilégiés avec vos partenairesserbes ne pourra que faire avancer vos affaires.3/ Prenez contact avec les Français et les étrangers déjà installés en Serbie : Les procédures administrativespeuvent êtres compliquées et lentes. Néanmoins, c’est comme l’administration dans n’importe quel pays : sil’on s’organise bien, il n’y a pas de surprises. Il faut donc bien se renseigner au préalable auprès des expatriésfrançais déjà installés en Serbie, ils sauront vous faire gagner du temps.4/ Prenez contact avec le SIEPA : C’est l’organisme d’Etat pour la promotion des investissements étrangers. LeSIEPA est un organisme dynamique qui vous permettra d’avoir accès rapidement à des informationspertinentes, notamment sur les différentes incitations financières disponibles, ou d’avoir accès à desinterlocuteurs privilégiés.5/ Prenez contact auprès de la CCFS et du service économique l’Ambassade de France : De nombreuxFrançais travaillent déjà en Serbie et quelque soit votre interrogation, nous vous aiderons à trouver la réponse.PRINCIPAUX INDICATEURSPopulation : 7 276 195 Millions d’habitants (2011)PIB : 46,3 Mds € (2011)Taux de croissance : 1,6% (2011)Taux d'inflation :7 % (XII 2011/XII2010)Exportations vers la France : 261.211 Mds € (2011)Importations françaises : 202.719 Mds € (2011)Position de la France : 10 ème fournisseur et le 11 ème client (2011)IDE : 9,5 Mds € (2000-2010)Investissements français : 253 Millions € (2000-2010)Principaux investisseurs français : Lafarge, Michelin, Bongrain, Lactalis, TarkettN°106 15/17 mai 2012


VI – SUCCESS STORY : TEMOIGNAGE REUSSI D’UNE ENTREPRISE MEMBRETIGAR TYRES1. Le secteur d’activité, la situation sur le marché françaisavant l’implantation à l’étrangerLe Groupe Michelin a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 20Milliards Euros en 2011 grâce à une présence commercialedans 170 pays. La grande majorité des 110.000 employés serépartissent entre les 70 sites de production implantés dans18 pays différents.Notre Groupe a donc acquis une très grande expérience à l’international tant pour supporter sesdéveloppements commerciaux que par son déploiement industriel réalisé par acquisition de sites existants oude construction d’usines en « green field ».2. Pourquoi avoir choisi de développer l’activité dans un pays étranger ?Depuis de nombreuses années la croissance de Michelin ne peut plus être envisagée qu’au travers desapproches de nouveaux marchés et par l’adaptation de son footprint industriel à l’évolution de ses ventes, envolume et localisation et à sa compétitivité.Si des investissements importants ont été réalisés dès les années 90 dans plusieurs pays d’Europe Centrale(Pologne, Hongrie, Roumanie), ce n’est que 10 ans plus tard que l’option d’une acquisition en Serbie estdevenue possible. Entre temps, des contrats d’off-take ont permis de développer des relations suivies avec lemanufacturier local « Tigar », puis d’envisager une augmentation progressive de participation dans le capitalde son activité pneus à partir de 2003.En décembre 2009 Michelin est devenu propriétaire à 100% de « Tigar Tyres », société basée à Pirot dans lesud-est de la Serbie à 300 Km de Belgrade et à proximité de la frontière bulgare.3. Vous avez été l’un des fondateurs de la CCFS, quelles ont été vos motivations ?Il existait un réseau informel, mais néanmoins actif, d’hommes d’affaires représentants des intérêtsd’entreprises françaises de différents secteurs : bancaire, industriel, service… qui se réunissaientpériodiquement autour de préoccupations communes. L’ambassade de France et son service économiquejouaient un rôle actif dans l’animation de ce groupe constitué en particulier, mais pas uniquement, denombreux Conseillers du Commerce Extérieur de la France basés en Serbie.Les limites de ce mode de fonctionnement concernaient en particulier un moindre impact vis-à-vis desadministrations serbes, par l’absence d’un statut officiel, en comparaison aux groupes comme celui de lachambre américaine pour ne citer qu’un exemple. D’autre part, les entreprises françaises qui avaient desprojets d’implantation en Serbie pouvaient rencontrer des difficultés pour trouver facilement les réponses àleurs questions. L’absence d’un portail d’accueil français dans le pays rendait plus difficile l’accompagnementde leur démarche et les contacts avec les personnes utiles.Il est apparu assez naturellement qu’il fallait, pour donner davantage de visibilité et d’efficacité à cettecommunauté, lui offrir un cadre plus formel. L’expérience des Chambres de Commerce existant dans denombreux autres pays devenait l’exemple évident de la structure à mettre en place.4. Bilan de l’expérience ?La Chambre de Commerce Franco-Serbe existe et elle est pleinement opérationnelle, à aucun moment lesmembres qui en ont été à l’origine comme ceux qui l’ont rejointe par la suite n’en ont contesté la légitimité nila représentativité des entreprises qu’elle regroupe. Sans avoir nui à la convivialité des échanges informelsprécédents, elle contribue à positionner la communauté des affaires françaises comme un acteur qui compte,reconnu au sein du monde de l’économie en Serbie.N°106 16/17 mai 2012


Sur l’assistance apportée aux projets d’implantation il faudrait poser la question aux entreprises qui y ont faitappel, mais je peux témoigner que le portail fonctionne par les demandes qui me sont déjà parvenues par sonintermédiaire.5. Quels conseils donner à un entrepreneur français désireux de s’implanter dans ce pays ?Tout dépend évidemment du type de projet, du secteur et de son expérience préalable mais sur un plangénéral la Serbie dispose de systèmes administratifs et législatifs qui ne sont pas encore au standard des paysles plus avancés. Il est donc nécessaire de se faire assister, ponctuellement ou plus systématiquement, par despersonnes ou sociétés qui ont l’expérience de sa pratique et ne pas se contenter de la lecture de texte,d’autant plus que les changements législatifs peuvent intervenir de façon impromptue !Et compte tenu du panel d’entreprises qu’elle réunit, s’adresser à la CCFS ne peut être que profitable et c’estde toute façon le premier conseil qui s’impose !ELSYS1. Le secteur d’activité, la situation sur le marché français avant l’implantation àl’étrangerELSYS Design est une société d’ingénierie spécialisée en conception de systèmesélectroniques.Nous avons débuté notre activité en 2000, en nous implantant sur les bassinsnationaux de l’électronique : Paris, Grenoble et Sophia-Antipolis.Jusqu’en 2004, date de notre internationalisation, nous connaissions déjà unecroissance constante de près de 40% par an.2. Pourquoi avoir choisi de développer l’activité dans un pays étranger ?Nous souhaitions internationaliser notre société afin de poursuivre sa croissance et de développer denouveaux marchés. Appuyé par de grands industriels français satisfaits de nos prestations, nous avons purapidement concrétiser cette première implantation à l’étranger : en Serbie.3. Vous avez été l’un des fondateurs de la CCFS, quelles ont été vos motivations ?En effet, j’étais présent lors de la création de ce qui était alors un club d’affaires d’une trentaine d’industriels.A cette époque, le but était essentiellement de se connaître entre Français, de partager nos expériences et nosquestionnements.Puis, ce club grandissant à l’image du développement de la Serbie, il s’est naturellement transformé en laCCFS.La structure CCFS a apporté une dimension encore plus professionnelle, avec pour objectif supplémentaire decréer des relations B2B en, grâce à l’entrée de plusieurs industriels locaux.C’est à peu près à ce moment-là que j’ai souhaité avoir un rôle plus actif et que je suis entré au conseild’administration afin de transmettre aux nouveaux arrivants mon expérience de plusieurs années en Serbie.4. Bilan de l’expérience ?Le bilan en est très positif. Nous sommes devenus la plus grande société spécialisée en ingénierie électroniquede Serbie avec près de 100 experts. Il est clair que ce succès est principalement lié à la qualité des ingénieurslocaux, mais aussi à l’aide apportée par la CCFS.Chambre de Commerce Franco-Srebe10 rue Kosovska, 11 000 BelgradeTél. : (+381) 11 334 83 51 - Fax : (+381) 11 334 82 74@ : office@ccfs.rs - Site: www.ccfs.rsN°106 17/17 mai 2012

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