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Conservation à long terme des betteraves: Effet de l'effeuillage et du ...

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<strong>Conservation</strong> à <strong>long</strong> <strong>terme</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>: <strong>Eff<strong>et</strong></strong> <strong>de</strong> l’effeuillage <strong>et</strong> <strong>du</strong> décoll<strong>et</strong>ageCo<strong>de</strong> R82-05ResponsableGuy Legrand, Jean-Pierre Van<strong>de</strong>rg<strong>et</strong>en ; Suzanne Blocaille & Cédric Royer (ITB, Paris, France)But Étudier le comportement <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> conservées à <strong>long</strong> <strong>terme</strong>. Déterminer les niveaux <strong>de</strong> pertes <strong>de</strong>ren<strong>de</strong>ment <strong>et</strong> les conditions <strong>de</strong> développement <strong><strong>de</strong>s</strong> moisissures selon le <strong>de</strong>gré d’effeuillage <strong>et</strong> <strong>de</strong> décoll<strong>et</strong>age,dans le cadre <strong>de</strong> l’al<strong>long</strong>ement <strong>de</strong> la campagne <strong>de</strong> réception b<strong>et</strong>teravière. L’étu<strong>de</strong> a été réalisée en conditionssemi-réelles <strong>de</strong> conservation.Collaboration ITB, Paris, FranceRésumé Ce proj<strong>et</strong> a été instauré au cours <strong>de</strong> la campagne 2008. Il est <strong><strong>de</strong>s</strong>tiné, dans un premier temps, à m<strong>et</strong>treau point une méthodologie d’analyse <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> conservées à <strong>long</strong> <strong>terme</strong>. Les résultats <strong>et</strong> conclusions doiventdonc être considérés comme préliminaires. Ils doivent être confirmés par <strong>de</strong> nouvelles séries d’expérimentations.Des <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> ont été arrachées le 22.10.08 à Rouveroy, selon 4 modalités (tableau 1). Une partie <strong>du</strong> champ aété effeuillée <strong>et</strong> décoll<strong>et</strong>ée faiblement (ou non) par une effeuilleuse Grimme à 3 rotos (BM 300). Une autre partie<strong>du</strong> champ a été effeuillée <strong>et</strong> normalement décoll<strong>et</strong>ée (ou non) par une arracheuse Maxtron 620.Tableau 1. Modalités d’effeuillage <strong>et</strong> <strong>de</strong> décoll<strong>et</strong>age <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> <strong>de</strong> l’essai R82-051. Effeuilleuse Grimme 3 rotors sans scalpeurs(= b<strong>et</strong>terave « chauve »)2. Effeuilleuse Grimme 3 rotors avec scalpeurs(= b<strong>et</strong>terave décoll<strong>et</strong>ée faiblement)3. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage normal(= b<strong>et</strong>terave décoll<strong>et</strong>ée normalement)4. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage faible(= b<strong>et</strong>terave avec pétioles)Les profils d’effeuillage obtenus sont très différents, ce qui était le but recherché puisque les machines étaientréglées <strong>de</strong> façon à obtenir <strong><strong>de</strong>s</strong> différences (<strong>et</strong> non <strong>de</strong> comparer les machines). La qualité <strong>de</strong> l’effeuillage a étédéterminée selon la norme IIRB (graphique 1).1


Les niveaux <strong>de</strong> casses <strong><strong>de</strong>s</strong> pointes (2 à 6 cm) sont les mêmes pour toutes les modalités (± 20 %), sauf celle <strong>de</strong> lamodalité 1 (41 %). La proportion <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec <strong><strong>de</strong>s</strong> casses <strong>de</strong> 2 à 6 cm y est plus importante, malgré le faitque le mo<strong>de</strong> d’arrachage ait été i<strong>de</strong>ntique pour toutes les modalités (arrachage par <strong><strong>de</strong>s</strong> roues Opel).Graphique 1. Qualité <strong>de</strong> l’effeuillage <strong><strong>de</strong>s</strong> 4 modalités <strong>de</strong> récolte <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> <strong>de</strong> l’essai R82-05.1. Effeuilleuse GrimmeBM 300 3 rotors sansscalpeurs (<strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>chauves)2. Effeuilleuse GrimmeBM 300 3 rotors avecscalpeurs (décoll<strong>et</strong>agefaible)3. Arracheuse Maxtron620 avec décoll<strong>et</strong>agenormalt4. Arracheuse Maxtron620 sans scalpeurs(<strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles)0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100Légen<strong>de</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> couleurs : vert : pétioles > 2 cm ; vert clair : pétioles 0 à 2 cm ; jaune clair : <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> entières sanspétioles ; rose : décoll<strong>et</strong>age faible ; orange : décoll<strong>et</strong>age normal ; rouge : décoll<strong>et</strong>age trop fort ; noir : <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>éclatées.L’utilisation <strong><strong>de</strong>s</strong> 3 rotors entraînant <strong><strong>de</strong>s</strong> chocs <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> blessures sur le coll<strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>, une cotation <strong><strong>de</strong>s</strong><strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec blessures au coll<strong>et</strong> a été effectuée. Les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec le plus <strong>de</strong> blessures au coll<strong>et</strong> sont celles<strong>de</strong> la modalité 1 (59 %). En eff<strong>et</strong>, l’effeuilleuse avait été <strong><strong>de</strong>s</strong>cen<strong>du</strong>e pour bien effeuiller les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>,puisqu’elles n’allaient pas être scalpées. Les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> les moins blessées au coll<strong>et</strong> étaient celles <strong>de</strong> la modalité4 (23 %). Dans ce cas, les barres <strong>de</strong> scalpeurs <strong>et</strong> l’effeuilleuse avaient été relevées pour laisser <strong><strong>de</strong>s</strong> feuillesQuatre échantillons (± 20 kg chacun) ont été prélevés pour chacune <strong><strong>de</strong>s</strong> 4 modalités pour être conservés enchambre conditionnée (chambre <strong>de</strong> forçage à endive-chicons), pendant 34 jours à 13°C (= 442 <strong>de</strong>grés jours).Une analyse <strong>de</strong> la teneur en sucre <strong>et</strong> <strong><strong>de</strong>s</strong> notations <strong>de</strong> repousses <strong>et</strong> d’attaques <strong>de</strong> pourritures en fréquence(cotation visuelle <strong><strong>de</strong>s</strong> parties pourries) <strong>et</strong> en en gravité (poids <strong><strong>de</strong>s</strong> parties pourries) ont été effectuées aprèsconservation (Tableau 2.). On observe que les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> les moins pourries sont les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> entières (chauves)ou faiblement décoll<strong>et</strong>ées. Les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> les plus pourries sont celles avec un décoll<strong>et</strong>age normal. Il est logique<strong>de</strong> penser que plus le décoll<strong>et</strong>age est important, plus la surface en contact avec l’extérieur est importante <strong>et</strong> quedonc plus la contamination par les moisissures est permise.Tableau 2. Influence <strong>du</strong> décoll<strong>et</strong>age sur la conservation : pertes <strong>de</strong> teneur en sucre, présence <strong>de</strong> repousses,fréquence <strong>et</strong> gravité <strong><strong>de</strong>s</strong> moisissures après 442 <strong>de</strong>grés jours.Richesse Repousses Fréquence Gravité3. B<strong>et</strong>teraves décoll<strong>et</strong>ées normalement 18,15 0 ,00 41,62 3,302. B<strong>et</strong>teraves décoll<strong>et</strong>ées faiblement 17,84 19,44 25,00 1,811. B<strong>et</strong>teraves « chauves » 17,58 32,19 27,00 1,564. B<strong>et</strong>teraves avec pétioles 17,31 98,41 31,35 2,252


On observe également qu’un faible niveau <strong>de</strong> décoll<strong>et</strong>age limite le développement <strong><strong>de</strong>s</strong> moisissures, mais favoriseles repousses <strong>de</strong> coll<strong>et</strong>, surtout en conditions chau<strong><strong>de</strong>s</strong>. L’impact est alors plus important sur la perte <strong>de</strong> teneur ensucre.Cinq échantillons (± 85 kg chacun) ont également été prélevés pour chacune <strong>de</strong> ces 4 modalités pour êtreconservés en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> » à l’IRBAB, <strong>et</strong> être analysés selon différents <strong>de</strong>grés jours (tableau 3). Laméthodologie d’expérimentation est i<strong>de</strong>ntique à celle <strong>du</strong> proj<strong>et</strong> R82-04.Tableau 3. Pertes observées pour différents paramètres <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ment (poids racines brut, teneur en sucre, poidsen sucre stockage) selon la <strong>du</strong>rée <strong>de</strong> la conservation, pour différents « <strong>de</strong>grés jours » établis pendant laconservation <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> différemment décoll<strong>et</strong>ées (tableau 1). Les pertes <strong>de</strong> poids (poids racines brut moisi oupoids sucre moisi) correspondant aux parties moisies <strong><strong>de</strong>s</strong> racines sont également présentées. Les échantillons ontété conservés dans <strong><strong>de</strong>s</strong> bacs recouverts (« humi<strong>de</strong> »), à l’abri <strong>du</strong> gel.pertesenpertesenpertesenpertesenpertesenpertes enpoids poids teneur teneur poids poidsDegrés racine racine en en sucre sucre poids sucreDate N jours brut Moisi sucre sucre stockage moisi totalanalyse jours tas (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%)1. Effeuilleuse Grimme BM 300 3 rotors sans scalpeurs (= <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> « chauves »)23/10/08 1 0 0,00 0,00 18,24 0,00 0,00 0,00 0,0025/11/08 34 280 -0,74 0,00 17,70 -2,93 -3,77 0,00 -3,7710/12/08 49 340 -0,98 0,00 17,44 -4,36 -5,37 0,00 -5,3714/01/09 84 455 -0,90 -0,67 17,64 -3,32 -4,35 -0,64 -4,9929/01/09 99 520 -1,26 -4,27 17,50 -4,06 -5,48 -3,87 -9,352. Effeuilleuse Grimme BM 300 3 rotors avec scalpeurs (= <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> faiblement décoll<strong>et</strong>ées)23/10/08 1 0 0,00 0,00 18,51 0,00 0,00 0,00 0,0025/11/08 34 280 -0,64 0,00 18,10 -2,19 -2,90 0,00 -2,9010/12/08 49 340 -0,90 0,00 17,74 -4,16 -5,12 0,00 -5,1214/01/09 84 455 -0,99 -0,62 17,81 -3,81 -4,94 -0,59 -5,5329/01/09 99 520 -1,28 -2,66 17,71 -4,32 -5,71 -2,44 -8,153. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage normal (= <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> normalement décoll<strong>et</strong>ées)23/10/08 1 0 0,00 0,00 18,55 0,00 0,00 0,00 0,0025/11/08 34 280 -0,39 0,00 18,43 -0,65 -1,08 0,00 -1,0810/12/08 49 340 -1,54 0,00 18,33 -1,19 -2,89 0,00 -2,8914/01/09 84 455 -0,78 -0,89 18,20 -1,89 -2,76 -0,85 -3,6229/01/09 99 520 -1,08 -2,63 17,94 -3,29 -4,51 -2,45 -6,964. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage faible (= <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles)23/10/08 1 0 0,00 0,00 18,50 0,00 0,00 0,00 0,0025/11/08 34 280 -0,81 0,00 18,02 -2,57 -3,58 0,00 -3,5810/12/08 49 340 -0,68 0,00 17,99 -2,73 -3,58 0,00 -3,5814/01/09 84 455 -1,19 -0,08 17,57 -5,00 -6,49 -0,07 -6,5729/01/09 99 520 -2,48 -2,15 17,78 -3,89 -6,96 -1,96 -8,92Conservées en conditions humi<strong><strong>de</strong>s</strong>, les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> présentent peu <strong>de</strong> pertes en poids brut (graphique 2). A 520<strong>de</strong>grés jours, la perte <strong>de</strong> poids est la plus importante pour la modalité « <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles », ce quiinfluence la perte <strong>de</strong> teneur en sucre (graphique 3). C<strong>et</strong>te perte <strong>de</strong> poids plus importante à ce moment peut être3


corrélée avec la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong> gel observée entre ces <strong>de</strong>ux pério<strong><strong>de</strong>s</strong>. L’air ambiant très sec a probablement accéléréla perte <strong>de</strong> poids <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te modalité.Graphique 2. Pertes en poids brut (exprimée en % <strong>du</strong> poids brut <strong>de</strong> départ) <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> différemmentdécoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> conservées en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> », selon la <strong>du</strong>rée <strong>de</strong> conservation exprimée en <strong>de</strong>grés jours.Graphique 3. Pertes en teneur en sucre (% <strong>de</strong> la teneur en sucre <strong>de</strong> départ) <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> différemmentdécoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> conservées en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> », selon la <strong>du</strong>rée <strong>de</strong> conservation exprimée en <strong>de</strong>grés jours.4


Conséquence <strong>de</strong> l’importante repousse foliaire, la perte <strong>de</strong> teneur en sucre est la plus élevée pour les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>avec pétioles. Suite à la perte <strong>de</strong> poids <strong>de</strong> ces <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>, c<strong>et</strong>te perte <strong>de</strong> teneur en sucre apparaît moins importanteà 520 <strong>de</strong>grés jours, par rapport à 455 <strong>de</strong>grés jours La perte <strong>de</strong> teneur en sucre est la moins importante pour les<strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> décoll<strong>et</strong>ées normalement.Il est à noter par ailleurs la similitu<strong>de</strong> <strong>de</strong> mesure <strong>de</strong> la teneur en sucre entre les modalités d’échantillonsconservés à l’ITB (34 jours à 13°C constant = 442 <strong>de</strong>grés jours) <strong>et</strong> ceux conservés à l’IRBAB, pour une quantitééquivalente <strong>de</strong> <strong>de</strong>gré jours (455 <strong>de</strong>grés jours atteints après 84 jours).La perte <strong>de</strong> poids en sucre reste la plus élevée pour les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles <strong>et</strong> la moins élevée pour cellesdécoll<strong>et</strong>ées normalement (graphique 4). Ces <strong>de</strong>rnières ne présentaient pas <strong>de</strong> repousses au niveau <strong>du</strong> coll<strong>et</strong>. Laperte est intermédiaire pour les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> faiblement décoll<strong>et</strong>ées ou « chauves ». Des repousses y étaientobservées, mais sans commune mesure avec celles <strong><strong>de</strong>s</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles (tableau 4.).Graphique 4. Pertes en poids <strong>de</strong> sucre (exprimée en % par rapport au poids sucre <strong>de</strong> départ) <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>différemment décoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> conservées en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> ».Comme dans l’essai R82-04, la perte en poids en sucre provenant <strong>de</strong> la conservation atteint au maximum 7 %vers ± 500 <strong>de</strong>grés jours. Par contre, l’évolution <strong>de</strong> la perte en poids sucre est plus marquée dans c<strong>et</strong> essai quedans l’essai R82-04Notons que la tare terre <strong>de</strong> départ a été utilisée pour déterminer les poids n<strong>et</strong>s après conservation. Les variations<strong>de</strong> pertes en poids (ou en eau) qu’elle a également présenté pendant la conservation ont été considérées commenulle. Il en a été <strong>de</strong> même pour la tare coll<strong>et</strong>.5


Tableau 4. Repousse foliaires observées après 84 jours <strong>de</strong> conservation (455 <strong>de</strong>grés jours) en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> ».1. Effeuilleuse Grimme 3 rotors sans scalpeurs(= b<strong>et</strong>terave « chauve »)2. Effeuilleuse Grimme 3 rotors avec scalpeurs(= b<strong>et</strong>terave décoll<strong>et</strong>ée faiblement)3. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage normal(= b<strong>et</strong>terave décoll<strong>et</strong>ée normalement)4. Arracheuse Maxtron 620 avec scalpage faible(= b<strong>et</strong>terave avec pétioles)La perte en poids in<strong>du</strong>ites par la présence <strong>de</strong> parties moisies a été observée lors <strong><strong>de</strong>s</strong> mesures faites à 455 <strong>de</strong>grésjours <strong>et</strong> s’accentue par la suite (graphique 5). C<strong>et</strong>te perte en poids se répercute sur la perte totale en poids <strong><strong>de</strong>s</strong>ucre, puisque les parties moisies ont été éliminées avant la pesée <strong>du</strong> poids n<strong>et</strong> <strong>et</strong> le prélèvement <strong>de</strong> la râpure.La perte la plus faible apparaît pour les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> avec pétioles. C<strong>et</strong>te mesure peut être biaisée par le fait que, sielles étaient présentes, les pourritures au niveau <strong>du</strong> coll<strong>et</strong> ont été éliminées lors <strong>du</strong> décoll<strong>et</strong>age en réception,avant prélèvement <strong><strong>de</strong>s</strong> parties moisies. Il en va <strong>de</strong> même pour les <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> chauves qui présentent néanmoins leplus <strong>de</strong> parties moisies en fin d’expérimentation.Le graphique 6 globalise les pertes totales <strong>de</strong> poids en sucre, par rapport à la quantité <strong>de</strong> sucre établie au départ.Le cumul <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes en poids sucre par conservation <strong>et</strong> par élimination <strong><strong>de</strong>s</strong> parties moisies approche, dans c<strong>et</strong>tesérie d’essais préliminaires, les 10 % au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> 500 <strong>de</strong>grés jours.La modalité « b<strong>et</strong>terave décoll<strong>et</strong>ée normalement » est celle qui présente le moins <strong>de</strong> pertes en poids sucre. Lesautres modalités <strong>de</strong> décoll<strong>et</strong>age, ayant eu <strong><strong>de</strong>s</strong> repousses <strong>du</strong> coll<strong>et</strong>, présentent <strong><strong>de</strong>s</strong> pertes plus élevées.6


Graphique 5. Pertes en poids brut <strong>de</strong> parties moisies (exprimée en % par rapport au poids brut <strong>de</strong> départ) <strong>de</strong><strong>b<strong>et</strong>teraves</strong> différemment décoll<strong>et</strong>ées <strong>et</strong> conservées en bacs « humi<strong><strong>de</strong>s</strong> ».Graphique 6. Pertes en poids total <strong>de</strong> sucre (exprimée en % par rapport au poids sucre <strong>de</strong> départ) <strong>de</strong> <strong>b<strong>et</strong>teraves</strong>différemment décoll<strong>et</strong>ées.7

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