ValdeMarne n°237 - Conseil général du Val-de-Marne

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ValdeMarne n°237 - Conseil général du Val-de-Marne

L’ACTUALITÉL’ACTUALITÉ8ÉLECTIONPRÉSIDENTIELLELes résultats enVal-de-Marne❚ 630 809 Val-de-Marnais se sontrendus aux urnes le 6 mai dernier àl’occasion du deuxième tour del’élection présidentielle, soit un tauxde participation de 84,5 %.Une participation en progression deprès de cinq points par rapport àl’élection présidentielle de 2002.En Val-de-Marne, c’est SégolèneRoyal qui est arrivée en tête avec50,2 % (304 978 voix) contre 49,8 %(302 512 voix) à Nicolas Sarkozy.Rappelons que lors de l’électionprésidentielle de 1995, JacquesChirac avait recueilli 52,99 % surle département contre 47,01 % àLionel Jospin. En 2002, il avait obtenu86,22 % contre 13,78 % à Jean-MarieLe Pen.COLLÈGESPortes ouvertes à Decroly❚ Le collège Decroly à Saint-Mandéouvre ses portes les 23 et 24 juin.Le travail réalisé par les enfantssera présenté au public pour luipermettre de découvrir les bienfaitsde la pédagogie originale dispenséedans cet établissement recevantdes élèves de 3 à 15 ans venusde tout le département. Un repassur place est possible le samediet le dimanche. Tél : 01 43 28 31 00.Site : http://ecole.decroly.free.fr/CENTRES DE LOISIRSJeux d’eau à laSaussaie-Pidoux❚ 136 enfants des centres de loisirs,des structures jeunesse municipalesde Villeneuve-Saint-Georges etValenton et 10 personnes handicapéesont eu la primeur, le 23 mai, de mettreen service des jeux d’eau du parcdépartemental.VITE DIT…❚ Les compagnons d’Emmaüs-Libertédu Val-de-Marne célèbrent leurs 35 ans ledimanche 8 juillet au 2, avenue de la Libertéà Charenton-le-Pont.Pour tout renseignement :courriel à emmauslsecret@free.fr oupar téléphone/fax : 09 50 27 68 57.CONSEIL GÉNÉRAL DES COLLÉGIENSTrois films pour la dernièreséanceLe 25 avril, les élus collégiens ont présenté leurs réalisations. L’aboutissementdes deux premières années de mandat du Conseil général des collégiens.C’était une séance plénière un peuparticulière. Flottait un air de détente, defierté du travail accompli au long des deuxannées de réunion en commissions et de ladizaine d’assemblées dans l’hémicycledépartemental. D’autant plus fiers quele résultat de leurs travaux a été particulièrementappréciépar les élus adultesreprésentés par lepremier vice-présidentdu Conseil général, Alain Desmarest.Concrétisation de nombreux débats etd’âpres discussions parfois, les trois films,les affiches et les initiatives proposées parles six commissions seront présentées dèsle mois de juin dans les collèges et servirontà la rentrée de septembre à la campagnepour les élections du nouveau Conseilgénéral des collégiens. Élections qui doiventse tenir avant le mois de novembre. Un supportidéal pour permettre aux anciens élusFiers du résultat de leurstravaux, particulièrementapprécié par les élus adultes❚ Le conseil départemental de la Société deSaint-Vincent de Paula lancé, le lundi 28 mai, jour de la Pentecôte,une campagne de sensibilisation au problèmede la solitude sur le thème “Un geste peutrompre la solitude”.Pour tout renseignement : 01 48 89 42 20.de motiver leurs collègues élèves à proposerleur candidature. Une façon ausside prolonger un engagement qui laissedes traces et qu’il est difficile d’oubliersi vite. Les anciens auront donc sans douteun rôle important à jouer auprès desnouveaux. De quelles façons concrètes ? Laquestion est posée !Mais pour l’instant,place à l’action etplace à la fête également,grâce à la commission Culture quiprésente trois scènes ouvertes de musique,danse et théâtre à la Maison départementaledes syndicats le 8 juin, au forum deBoissy-saint-Léger les 11 et 12 juin et à laMaison pour tous Gérard-Philipe de Villejuifle 14 juin. ■Alain BachellierConseil général des collégiens : 01 43 99 72 47 ;conseil général.collegiens94@cg94.fr ;www.collegiens94.fr❚ Cent ans de scoutisme.Cinq associations du scoutisme enVal-de-Marne se retrouveront toute la journéedu 24 juin au stade Chéron à Saint-Maurpour fêter la création de leur mouvementpar Lord Baden-Powell en 1907.PROJET AGRICOLADes lycées européens etleurs drôles de machinesDes machines utilisées à laRenaissance dans la métallurgie,reproduites par des lycéens, ainsi quedes fours seront mis en marcheles 8 et 9 juin, dans le parc desHautes-Bruyères à Villejuif.Il s’agit de l’aboutissement d’unprojet audacieux associant desétablissements techniques d’Allemagne(villes de Chemnitz, Annaberg etGlauchau), d’Espagne (communautéde communes Cuenca Minera deRio Tinto) et du Val-de-Marne(lycées Jacques-Brel de Choisy etFrançois-Mansart de Saint-Maur).La reconstitution des machines d’aprèsles plans de l’auteur technique de laRenaissance, Georgius Agricola, estune idée proposée par le laboratoiredépartemental d’Archéologie avec lamission Europe du Conseil général,soutenu dans le cadre du programmeeuropéen Culture 2000.Les jeunes Allemands, Espagnols etFrançais seront présents lors de cesdeux jours. L’entrée est libre. ■ B.P.Parc départemental des Hautes-Bruyèresà Villejuif. Entrées : avenue de la Républiqueet rue Édouard-Vaillant.PARIS XII/CRÉTEILLa recherche aux petits soinsde l’hôpitalLes trois établissements hospitaliers que sont les hôpitaux Henri-Mondor, Albert-Chenevier et le Centre hospitalier intercommunal (Chic) ont été à l’honneur depuis ledébut de l’année. Dans la nuit du 21 au 22 janvier, une greffe de la face a été réaliséepar l’équipe du professeur Lantiéri de Mondor. C’est la deuxième en France et troisièmeau monde ! Le 13 mars a été inauguré à l’hôpital Chenevier, le centre thématiquede recherche et de soins (Ctrs), sélectionné par le ministère comme l’un des huitprojets nationaux de qualité exceptionnelle. Il regroupe et coordonne les centresexperts pour les maladies maniaco-dépressives, la schizophrénie et l’autisme.Par ailleurs, le Chic est partenaire de l’un des huit Ctrs retenu par le ministère autourde la grossesse et de la prématurité.Dans un communiqué de presse, l’université Paris XII et sa faculté dedecine sesont réjouies de ces succès “signes de la bonne santé de son partenariat de rechercheavec les trois centres hospitaliers de Créteil et de la qualité des services et des soinsofferts aux habitants du territoire”. ■ A.B.© J. Moulin© Ludovic BoulnoisCINÉMALa questionhumainesélectionnéà CannesSon dernier long-métrage,La Blessure, avait été très remarqué parla critique à la Quinzaine des réalisateursà Cannes 2004. Cette année,Nicolas Klotz est revenu au festivalavec La question humaine, adaptéd’un roman de François Emmanuel.C’est une plongée inquiétante dans lavie d’une multinationale allemande avecMathieu Amalric dans le rôle tourmentéd’un psychologue d’entreprise chargéde sélectionner le personnel,de le conditionner et… d’enquêter.Ce film montre avec force la banalisationdu mal et la déshumanisation à l’œuvredans un monde ultra-concurrentiel.Il a été soutenu par le fonds d’aide à lacréation cinématographique du Conseilgénéral, qui a fêté avec le réalisateur,le 20 mai dernier à Cannes (notre photo),cette nouvelle sélection dans l’unedes sections les plus libres du festival.Un événement salué par ChristianFournier, vice-président du Conseilgénéral. Soulignant l’effort de notrecollectivité dans le soutien à la créationcinématographique, il a tenu à remercierNicolas Klotz pour cette œuvre :“Nous vous avons aidé, mais vousnous l’avez magnifiquement rendu.”En cours de montage, le film avaitdonné lieu à plusieurs rencontres àChoisy, Ivry et Arcueil. Une avantpremièreest prévue en Val-de-Marneà la rentrée. ■ F.D.Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 9


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRELes chantiers près de chez vousL’été est propice aux travaux sur les routes. Impossible de citer tous ceux qui sont en cours dans ledépartement. La suite au prochain numéro…ARCUEILVoirie (Rd 61A)Avenue de la Division-du-Général-Leclerc Construction d’un bassin enterré pourla rétention des eaux pluviales. Les travaux sont en cours de finition. Coût : 300 000 euros.Voirie (Rn 20)Carrefour de la Vache-Noire Important projet de requalification en vuede transformer ce carrefour en véritableplace urbaine avec des aménagementset des accès au futur centre commercial.Ce projet piloté à l’origine par les servicesde l’État est maintenant transféré auDépartement. Le chantier a récemment démarrépour une durée d’environ 12 mois. Coût : 6 millions d’euros.© S. ChambertVoirie (Rd 57A)Rue de la Convention Réfection du revêtement de la chaussée. Début des travaux en mai. Coût : 250 000 euros.LE KREMLIN-BICÊTREVoirie (Rd 50) Rue Roger-Salengro Le Département a engagé des travaux decomblement de carrières sur cette voie avantde lancer, dès le mois de juin, une opérationde requalification de cet axe de circulation.Reconstruction complète de la chausséeet des trottoirs, création d’une piste cyclabledans chaque sens, réalisation d’un doublealignement d’arbres, organisation dustationnement et rénovation de l’éclairagepublic. Début des travaux en juin pour une duréede 8 mois. Coût : 80 000 euros pour le comblement decarrières et 1 million d’euros pour larequalification de la voie.© I. GarandCHAMPIGNY-SUR-MARNEVoirie (Rd 7)Rue du Bois-l’Abbé Réaménagement complet de la voie entre l’avenue Maurice-Thorez (Rd 33)et le nouveau débouché de l’avenue du 11-Novembre-1918 avec création d’ungiratoire, plantation de deux rangées d’arbres d’alignement, réalisation de pistescyclables, rénovation de l’éclairage public et enfouissement des réseaux aériens. Début des travaux prévus à partir de juillet pour une période de 6 mois. Coût : 600 000 euros.IVRY-SUR-SEINEVoirie (Rd 50)Avenue Georges-Gosnat La deuxième tranche de travaux deréaménagement de cet axe a débuté.Le projet propose d’améliorer en prioritéla circulation des transports en commun,de créer deux pistes cyclables, d’élargirles trottoirs et deduire l’espace dédiéaux voitures. Durée : 18 mois. Coût : environ 5 millions d’euros.© I. Garand© I. GarandVoirie (Rd 55) Rue Jean-Jaurès Réfection du revêtement de la chaussée. Début des travaux en juin. Coût : 250 000 euros.© D. AdamL’HAŸ-LES-ROSESVoirie (Rd 57) Avenue Aristide-Briand Réfection du revêtement de la chaussée. Les travaux ont débuté en mai. Coût : 260 000 euros.CHEVILLY-LARUEVoirie Route de Chevilly Construction d’une déviation de la Rd 60. Les travaux sont en cours. Coût : 6 millions d’euros.À consulterPour connaître le programme des travaux de voirie sur les routes du département : www.cg94.fr© J. MoulinCHOISY-LE-ROIVoirie (Rnil 186) Pôle intermodal de Choisy Très importante opération quidoit permettre de favoriser leséchanges entre tous lestransports collectifs de niveaurégional (Rer, bus, Tvm,automobiles) et assurer lasécurité des 9000 piétons quifréquentent quotidiennementcet endroit par un partage dela voirie avec les autos(23 000 véhicules/jour).© I. GarandSUCY-EN-BRIEVoirie (Rd 60)Rue de ParisRénovation de l’éclairage publicentre la place Cauchy et le pontSncf. Début des travaux prévusen juin pour une périodede 3 mois. Coût : 70 000 euros. Une première tranche detravaux a démarré. Coût de la première tranche :6 millions d’euros.Voirie (Rd 38)Avenue de Villeneuve-St-Georges Réfection du revêtementde la chaussée. Début des travaux en juin. Coût : 50 000 euros.10Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 11


L’ACTUALITÉ / DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUECOLLÈGESPremière pierre au collègeLe CentreTOURISMELe “Pass partout”des loisirs !© D.R.TRANSPORT AÉRIENL’envol d’ElysairC’était le 3 janvier dernier. Un avion aux couleurs bleues s’élance sur la piste d’Orly.Un Boeing 757 qui affiche sa marque sur toute la carlingue : “lavion.com”.Rien d’extraordinaire à premièrevue ? Rien, sauf sa destination. New York !Une vraie révolution et la demande detous les acteurs économiques du départementenfin exaucée : des liaisons régulièresavec les États-Unis. Derrière ce petitexploit, une nouvelle compagnie aérienne :Elysair. C’est Frantz Yvelin, ingénieurcommercial et actuel directeur de lastratégie et du développement qui en aeu l’idée. Pour répondre à une questionqui le taraudait : “Pourquoi n’y a-t-il pasde compagnie aérienne entièrementclasse affaires et financièrement plusaccessible ?” Objectif : offrir un appareil100 % classe affaires à des tarifs trèscompétitifs. Si l’acte de naissance d’Elysairdate de février 2003, ce n’est qu’enseptembre 2006 qu’elle obtient ses premiers“slots” pour relier New York /Newark depuis Paris / Orly six fois parsemaine. La compagnie s’installe à Orlytechet réceptionne son premier avion le8 novembre : un 757 de 200 places,reconfiguré pour en offrir 90.Depuis son premier vol du 3 janvier, lacompagnie doit maintenant assurer sonavenir à Orly. Pour Marc Rochet, cetteoption est capitale : “Le choix d’Orly estl’une des composantes fondamentalesde notre projet, tant pour les qualitésintrinsèques de cet aéroport (proximité,taille, efficacité) que la base de marchéque représente le Sud francilien, en pleincœur de notre cible commerciale.”Elysairaura-t-elle la confiance de suffisammentd’entreprises locales ou devra-t-elle attirerau-dede l’influence de la zone d’activitéd’Orly ? Cela ne semble pas un problèmepour le dirigeant : “Bien entendu,nous cherchons le maximum de clients.Mais toute notre stratégie est basée sur letrafic “point à point” Paris - New York quirecherche facilité d’accès et prix compétitifs”,précise-t-il. Pour la promotion, ilpeut compter sur le soutien des collectivitéslocales et de l’Agence de développementqui n’ont pas ménagé leurs effortspour faciliter l’implantation de la compagnieà Orly. Le premier bilan semblepositif avec un taux de remplissage de60 % supérieur aux objectifs pour les premiersmois d’exploitation. ■Alain Bachellier© D.R.Cérémonie chargée d’émotions etde souvenirs, en ce 12 mai, pour lesVillejuifois qui ont connu l’ancien collège“Le Centre” dont la construction dataitde 1883. Celui-ci, aujourd’hui disparu,laissera place au collège reconstruit parle Conseil général au même endroit. Lapremière pierre était posée, en présencenotamment de Christian Favier, présidentdu Conseil général, Alain Desmarest,premier vice-président en chargedes Collèges et Claudine Cordillot, mairede Villejuif. Ainsi, ce projet de près de24 millions d’euros permettra, selon lamaire de Villejuif, “d’inscrire dans lefutur collège, la mémoire de l’ancien”.Le chantier devrait s’étendre sur prèsde seize mois pour une ouverture à lacommunauté éducative en septembre2008. À cette date, les collégiens, lesenseignants et les personnels techniciens,ouvriers, de service (Tos) découvrirontun établissement moderne quin’oubliera pas son passé. En effet, desmatériaux utilisés pour l’ancien collègeseront mis en situation et l’on pourra yretrouver des briques, des pierres, desmeulières réécrites de façon contemporainepar Jean-Christophe Tougeron,l’architecte. Ce nouveau collège serabien évidemment estampillé haute qualitéenvironnementale. ■DEMAIN EN VAL-DE-MARNELes travaux de rénovation et de redynamisation de la place Rodin, dans le quartier du Bois l’Abbé à Champigny, se poursuivent. Depuisle mois de mai, le Conseil général et la ville ont habillé la palissade du chantier d’une signalétique présentant les grands axes de cetimportant projet. En 2009, cette place intégrera, autour d’un vaste jardin, une annexe de la mairie, une maison pour tous et deuxéquipements départementaux (une circonscription d’action sanitaire et sociale et un centre de protection maternelle et infantile).© J. MoulinLe Comité départemental du tourisme lanceson tout nouveau Pass Val-de-Marne. Du 1 er mai au30 septembre, il permet de bénéficier d’avantages,de promotions ou de cadeaux sur quarante-deuxsites participant cette année à l’opération.Quatorze nouveaux partenaires apparaissentdans l’édition 2007, de quoi renouveler l’offrepour les visiteurs de notre département.Diffusé à cinquante mille exemplaires, ce chéquiergratuit est disponible dans les mairies, auprèsdes offices de tourisme et syndicats d’initiativedu département, au Comité départementaldu tourisme à l’espace du tourisme, au Carrouseldu Louvre à Paris et bien sûr, chez tous lespartenaires de cette opération. ■En savoir plus Comité départemental du tourisme.38, quai Victor-Hugo 94500 Champignysur-Marne Tél : 01 55 09 16 20 Site : www.tourisme-valdemarne.comVITE DIT…❚ Les allocataires du Rmi de la régionÎle-de-France et leurs ayants droit bénéficientdésormais de la gratuité sur les transportsen commun. Cette mesure mise en place par leConseil régional est entrée en vigueur au débutdu mois d’avril.❚ Le Val-de-Marne a, cette année,quarante ans d’existence. Dès le mois de juillet,le Conseil général organisera une série d’initiativesfestives et culturelles pour fêter cet événement.Expositions dans les parcs départementaux,brochures…❚ En juin, profitez du beau temps pour allerdécouvrir la nouvelle promenade sur les bergesde la Seine au port à l’Anglais à Vitry. L’aménagementréalisé par le Conseil général rend les abords del’écluse praticable aux piétons et aux cyclistes. Nouveléclairage, bancs, tables de pique-nique vous attendent.© J. Moulin© D.R.12Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 13


RETOUR EN IMAGES24 avril / CréteilRéception en l’honneur de Grégory Baugéqui a remporté le titre de champion dumonde de vitesse par équipe, lors deschampionnats du monde de cyclisme surpiste à Palma (Espagne) en mars dernier.Lors de cette compétition, Grégory s’estégalement couvert d’argent en vitesseindividuelle. Âgé de seulement 22 ans,licencié à l’Us Créteil, il est salarié du Conseilgénéral dans le cadre du dispositif d’aideaux sportifs de haut niveau.9 mai / CréteilÀ l’occasion de la journée de l’Europe, Roger Tisseyre,vice-président chargé des Affaires européennes, et la missionEurope du Conseil général organisaient un moment d’échangesautour des projets européens du Département. Témoignagesde jeunes Val-de-Marnais, exposition sur des projets initiéspar le Conseil général et soutenus par l’Union européenne(Jobs & cité, Leonardo, Agricola) ont rythmé cette rencontre.© J. Moulin12 mai / Arcueil – Gentilly - Le Kremlin-Bicêtre© J. Moulin2 et 3 mai / Créteil150 jeunes chercheurs et professionnelsont participé aux Journées scientifiquesde l’environnement à l’Hôtel du Département.Dans le cadre du festival de l’Oh !, ces journéesont permis une discussion autour des enjeuxde l’environnement. En écho à l’invitation faitepar le festival au fleuve Saint-Laurent,plusieurs interventions sont effectuées pardes chercheurs canadiens.5 mai / Vitry-sur-SeineUne météo capricieuse, mais du soleil plein les mirettes. Avec soncarnaval “La fleur”, organisé avec le concours du centre culturel et desassociations de Vitry, le parc des Lilas fêtait, en ce samedi, l’arrivéedes… beaux jours. Un prélude coloré et festif à l’ouverture au publicdu Lilabyrinthe le 1 er juillet.© J. Moulin © I. Garand10 mai / Créteil159 e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Beaucoup demonde pour la rencontre - mémoire autour de l’histoire de latraite négrière et de l’esclavage organisée au Conseil général.Christian Favier, Danielle Maréchal, vice-présidente chargéedes Libertés et des Droits de l’homme, Marie-France Astégiani,vice-présidente de l’Association de descendants d’esclavesnoirs et de leurs amis (Aden) ont participé à ce moment.© S. Chambert© J. MoulinInauguration des six hectares de la première tranchedu parc du Coteau. Les travaux, démarrés en 2005,sont aujourd’hui terminés et de nombreux Arcueillais,Gentilléens et Kremlinois se sont déplacés pour la premièrevisite festive et conviviale de ce nouveau parc départementalsitué à cheval sur Arcueil et Gentilly.19 mai / Mac/Val / Vitry-sur-SeineSuccès populaire pour la “Nuit des musées”. Les nombreuxvisiteurs ont eu la surprise de côtoyer Christine Albanel, lanouvelle ministre de la Culture, qui avait réservé au Mac/Valson premier déplacement officiel. En présence d’ÉvelyneRabardel, vice-présidente du Conseil général chargée de laCulture, elle a souligné que ce musée est «l’archétype de cequ’il faut faire : faire réfléchir, faire sourire, faire rire».© C. Petit16Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 17


CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNEQu’est-ce qu’un réseaude santé gérontologique ?Emmanuelle Brun : C’est une réponseaux besoins des plus de 60 ans en perted’autonomie et de leur entourage. Il viseà permettre leur maintien à domicile leplus longtemps possible, si tel est leurchoix, dans des conditions médicales etsociales optimales. Il gère également lafilière de soins entre la ville et l’hôpital.Porté par le Centre hospitalier intercommunal(Chic) et réunissant les hôpitauxdu secteur (Chic, Chenevier, Mondor),Géronto 4 est un réseau ville - hôpitalqui rayonne sur Créteil, Saint-Maur,Bonneuil, Joinville et Alfortville -soit225 000 habitants (dont 18 % de plusde 60 ans). Il est le fruit de la volontéde partenaires hospitaliers, libéraux etinstitutionnels, soutenus par le Conseilgénéral.Aujourd’hui, 117 professionnels volontairesy collaborent et près de 400 usagersont déjà bénéficié de ses services.Emmanuelle Brun,directrice administrative et financière du réseau santé Géronto 4“Conforterle maintien à domicile”Retour avec Emmanuelle Brun sur l’importance des réseaux de santégérontologique, structures pluridisciplinaires encouragées dans le Schémadépartemental en faveur des personnes âgées.Emmanuelle Brun en quatre dates1973 naissance à Dijon.2000-2005 chargée de recherche au Collègedes économistes de la santé.Mai 2005 devient directrice administrativeet financière du réseau Géronto 4.Sept. 2007 soutient sa thèse de doctorat“Prise en charge de la personneâgée en Europe”.La coordination entre le médicalet le social est-elle importanteen gérontologie ?E. B. : Bien sûr. Dans le cas de la personneâgée, le suivi et la coordinationpeuvent se révéler plus complexes : lespluri-pathologies lourdes et chroniquessont fréquentes. Le médecin de ville n’apas toujours le temps ni les moyens demettre en place seul le projet thérapeutique.Pour les situations complexes,il peut faire appel à notre compétencegériatrique. C’est, pour l’usager, lagarantie d’une meilleure continuité desoins. Notre réseau comble un vide etpallie la fragmentation entre le systèmesanitaire et le médico-social : il permetla rencontre des professionnels (hôpitaux,libéraux, infirmiers, professionnelssociaux, associations d’aide à domicile…)dans une démarche de confrontationet d’harmonisation des pratiques.Des réunions de formation et de mise àjour des protocoles y sont notammentproposées.L’expertise gériatrique réalisée parl’équipe mobile constitue une desgrandes originalités du réseau ?E. B. : En effet. Cette équipe est composéede deux gériatres, deux ergothérapeuteset deux psychologues -sans compter l’infirmièreet le médecin coordonnateurs.C’est un soutien organisé pour le médecintraitant et les paramédicaux. Nousnous rendons à domicile pour dresser unétat des lieux et faire des préconisations.Si la situation l’exige, le réseau peut allerplus loin. Il réunit les intervenants afin© J. Moulind’élaborer un plan d’aide et de soins etprévoir le suivi : intensification infirmièreou des aides à domicile, aides techniques,hébergement temporaire… Le projetthérapeutique, créé autour du patienten lien avec son médecin, peut se modifierdans le temps en cas de changementsocial ou médical. L’équipe fait égalementle lien entre les hospitaliers et le médecinréférent : c’est un gain d’efficacitédans la gestion de la filière de soin entrela ville et l’hôpital. Nous évitons souventdes hospitalisations inutiles. À l’inverse,les hôpitaux font appel à nous pourorganiser les retours à domicile dansde bonnes conditions.Le Schéma départemental préconisela création d’autres réseaux de cetype aux côtés des centres locauxd’information et de coordination (Clic).E. B. : C’est logique car ces structuressont complémentaires. Partenaire clédans la prise en charge, le Clic en assurela partie sociale ; nous, le volet médical.La création d’un autre réseau (secteur 3)est en réflexion. C’est important, carnous avons également un rôle majeuren matière de prévention, par le biaisde nos ateliers : prévention des chutes,diététique… Nous réalisons en outre desfiches conseils à destination des familleset des usagers.La reconduction du financementde plusieurs réseaux de santé a étédifficile. Est-ce à dire que ce type destructure n’est pas encore reconnu ?E. B. : Notre financement 2007 a récemmentété confirmé, mais de touteévidence, chaque année, notre existencepourrait être remise en question. Vis-à-visdes tutelles, la difficulté est de parvenir àchiffrer les économies réalisées, en prou-vant par exemple qu’une personneaurait été hospitalisée sans notre interventionou qu’un séjour hospitalier a étéraccourci. Nous devons pérenniser notreactivité en multipliant les partenaires.Nous les convierons, à la rentrée, à uncomité d’orientation pour en discuter. ■ContactEntretien réalisé par Gladys Lepasteur RSG4.Centre hospitalier intercommunal de Créteil.40, av de Verdun à Créteil.Tél : 01 41 78 40 50. Site : www.rsg4.fr.Courriel : rsgeronto4@chicreteil.frLES RÉSEAUX DE SANTÉ C’EST QUOI ?Un réseau constitue, à un moment donné,sur un territoire donné, la réponse organiséed’un ensemble de professionnels et/ou structures,à un ou des problèmes de santé précis, prenanten compte les besoins des individus et lespossibilités de la communauté. ET EN VAL-DE-MARNE ?18 réseaux existent sur le Val-de-Marne surplusieurs pathologies (Vih-sida, cancer, scléroseen plaques, diabète…). D’autres, dits régionaux,couvrent une partie du département.Collectif régional des réseaux de santéd’Île-de-France : 01 41 78 41 33.L’ENTRETIEN UNE PLACE MAJEUREdans le Schéma départementalen faveur des personnes âgées.Assurer la complémentarité des interventionsauprès de la personne âgée à domicile estun des axes prioritaires du schéma.Pour cela, les liens entre le médical, le socialet le médico-social doivent être renforcés.Un des objectifs du schéma est de :favoriser la constitution de réseaux de soinset leur liaison avec les Clic -en articulationavec le Schéma régional d’organisationsanitaire (Sros) et la nouvelle politique de santéen cours de réflexion au Département.© J. Moulin18Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 19


REPORTAGEL’objectif de la régulation médicale, c’estd’amener le patient dans le meilleur lieupossible (près de chez lui de préférence)où il sera déjà attendu par une équipedédiée.”© J. MoulinAlain Margenet, directeur adjoint du Samu© J. Moulin© J. Moulin© J. MoulinLÉGENDES© J. MoulinSERVICE D’AIDE MÉDICALE D’URGENCECode rougeQuelques heures dans le quotidien du Samu 94 à Créteil.Des professionnels au service de l’urgence médicale,partout sur le territoire, 24 heures sur 24.Midi. “L’ambulance sera là dans10 minutes, madame.” “Et quel âge a-t-il ?”“A-t-elle perdu connaissance ?” Le centred’appel et de régulation de l’urgence, c’estcomme une salle de contrôle aérien : untrafic dense, des hommes et des femmesqui gèrent. Accident de la route, pousséede fièvre de la petite, détresse vitale… C’estici, au 15, que convergent tous les appels :400 000 chaque année, relatifs à desproblèmes médicaux “pas, peu ou trèsurgents”. Le tri est donc essentiel : c’est leboulot des permanenciers auxiliaires derégulation médicale (Parm). Ce jour-là, sixd’entre eux sont à leur poste, les yeux rivéssur leurs écrans. Ils recueillent les premiersrenseignements. Gestes précis et rapides,clics de souris en rafale. Nom, âge, symptômes,adresse, étage, code d’entrée… :tout est enregistré. “C’est un préalableindispensable, explique l’un d’entre eux,même s’il est parfois difficile à comprendrepour des gens affolés.” Ces professionnelssont formés pour détecter l’urgence. C’està partir de leur analyse qu’ils choisirontvers lequel des deux médecins de gardetransférer l’appel : au médecin régulateurlibéral, tout ce qui concerne la médecine deville ; au médecin régulateur hospitalier,l’urgence vitale. Les avions se croisent ets’entrecroisent, pourtant pas d’erreurd’aiguillage possible : côte à côte, les deuxmédecins restent en contact visuelpermanent. “Le Samu, bonjour”. Cet appellàsera pour Alain Margenet, le médecinrégulateur hospitalier : un adulte du collègede Kremlin-Bicêtre s’inquiète pour unenfant qui s’est étranglé avec un os. Aprèsavoir complété la fiche informatique, ildécide l’envoi des pompiers qui, grâce àleur maillage optimal sur le territoire,seront là rapidement. À l’intention duParm dédié à la gestion et au suivi desmoyens logistiques (Smur, pompiers,hélicoptère, ambulances sanitairesprivées…), il lance : “Premiers secourspour le collège.” L’appel suivant, lui, seraplus grave. Un coup d’œil à ses écransde contrôle lui confirme que les cinqéquipes du Service mobile d’urgence etde réanimation (Smur) de Mondor sontdéjà sur le terrain. Il aura cette fois recoursà celle de Villeneuve-Saint-Georges.Pendant ce temps…Suspicion d’accident vasculaire cérébralau Perreux. Le Smur est déclenché : uneunité hospitalière mobile conduite par unconducteur ambulancier, avec, à son bord,un médecin urgentiste et un infirmieranesthésiste-réanimateur. Sirènes activées.Les pompiers sont déjà là. Après examen,le docteur Latifa Kachout transmet parradio ses premières conclusions aurégulateur, déjà en quête d’un hôpitalsusceptible de les prendre en charge pourun scanner cérébral. Un logiciel lui donneaccès, pratiquement en temps réel, auxplaces disponibles dans les établissementshospitaliers. Ce sera Mondor : “Samu,la 4, en finale à Mondor.” De retour àCréteil, l’équipe remet la malade entre lesmains de leurs collègues. Le temps del’examen seulement, explique le docteurKachout : “Elle reste sous notre responsabilitéjusqu’à son lieu d’admissiondéfinitif.” Une fois le diagnostic confirmé,une place en neurologie est finalementdébloquée.Retour à “la base”.Les appels se multiplient sur le poste dudocteur Éric Tapiero. C’est lui, l’autremédecin de garde. Un médecin libéral, austatut de praticien attaché des hôpitaux,rompu à la médecine d’urgence : il prenden charge les appels relatifs à la médecinede ville. Le genou enflé d’un quinquaà Saint-Maur, la fièvre d’une petite àChampigny, une sciatique douloureuseà Alfortville… “Le soir, 7 appels sur 10 nenécessitent que de simples conseilsmédicaux”, souligne-t-il, mettant en avantles économies de santé ainsi réalisées. Sibesoin et si possible, il oriente le maladevers un Sami ou dépêche un de sesconfrères pour une visite. En quinze ans derégulation, il a vu exploser le nombre desappels au 15. Une situation qui a rendunécessaire l’extension des locaux, quicompteront bientôt près de 1 000 m 2 . Unelivraison fort attendue pour fin 2008. ■Gladys Lepasteur1 Le centre de réception et de régulation des appels ou centre 15. 2 Une unité mobilecomprend le conducteur ambulancier, un médecin urgentiste et un infirmier anesthésisteréanimateur.3 À partir des premières conclusions médicales, le régulateur a dirigé lepatient dans le service hospitalier le mieux indiqué pour lui. 4 L’équipe de l’hôpital,prévenue par le centre, est prête pour un examen qui permettra de poser le diagnosticdéfinitif. 5 Nom, âge, adresse, étage… : quand on appelle le 15, répondre précisément estun préalable indispensable.LE SAMU EN PRATIQUELe Samu 94L’un des Services d’aide médicaled’urgence les plus importants de France :400 000 appels par an au centre deréception et de régulation des appels oucentre 15.• 175 personnes 24 h/24, 365 jours par an.• Budgets. Le Samu : 3,1 millions et le Smur :5,5 millions. Le Conseil général accorde aucentre 15 une subvention annuelle de190 000 euros.• Base : hôpital Henri-Mondor à Créteil.Au même endroit, se tient la cellule de crise,organisme unique de plan de gestion decrise sanitaire du Val-de-Marne (plancanicule, grippe aviaire…). Fin 2008,de nouveaux locaux (1 000 m 2 répartissur 5 étages) seront disponibles.• Le Samu 94, c’est aussi un Centred’enseignement des soins d’urgence.12345Le 15 : commentça fonctionneLe permanencier auxiliairede régulation recueille lespremiers renseignements.Selon les cas, il transfèrel’appel au médecinhospitalier ou au médecinlibéral qui peut alorsdéclencher, si besoin, l’envoide secours (pompiers, unitésdu service mobile d’urgenceet de réanimation,hélicoptère, ambulancessanitaires privées,médecin, etc). Mais pastoujours : plus de 7 appelssur 10 font l’objet de simplesconseils médicaux.© J. Moulin20Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 200721


DOSSIER / L’EAU, NOTRE BIEN COMMUNL’eau, un bien à préserver età valoriser pour l’avenir de tous© S. Chambert© J. MoulinDossier réalisé par Bruno PeuchamielDe l’assainissement à la lutte contre les pollutions, en passant par l’aménagement des berges, l’action du Département s’inscrit directement dans la volontéde reconquête de notre environnement et de développement durable.© Marc Baudenon© DakotaEN PRATIQUE Festival de l’Oh !25 rue Olof Palme - 94000 CréteilTél : 01 49 56 86 24Site : http://www.festival-oh.org/ En savoir plus sur l’eau,avec la web télé départementaleet son magazine Oh Val ! :http://webtv.cg94.fr/Le Val-de-Marne s’affirme“département de l’eau”. Apriori, le travail de sonservice public, la directiondes services de l’Environnementet de l’Assainissement (Dsea), nese voit pas, et pour cause : les 805 kilomètresd’ouvrages et les 154 stationsautomatisées sont la plupart enterrés.La mission de la Dsea est de collecter leseaux usées et les eaux pluviales pourles conduire dans des stations d’épurationdu Syndicat interdépartementalpour l’assainissement de l’agglomérationparisienne qui,après traitement, les rendrontà la nature dansde bonnes conditionsde qualité. SeuleRichesseécologique, culturelleet pittoresque, l’eau estun atout pourle Val-de-MarneL’eau façonne la géographie et l’identitédu département. Depuis près de quarante ans,le Conseil général s’est engagé à la valoriseret à la préserver en développant une gestionpublique et impulsant une véritable culturede cette ressource naturelle si précieuse.une part du travailde ce service publicse fait jour à l’occasiondes très groschantiers, actuellementà Sucy et à Chevilly,où des bassins derétention pour lutter contreles inondations sont créés. Chantieraussi à Créteil, pour permettre lestravaux du prolongement de la ligne 8de métro. Chantier à venir sur le rude La Lande, au nord du département,le plus grand projet en Europe de cetype pour lutter contre les inondationset permettre une amélioration conséquentede la Marne afin de préserver lemilieu naturel. Ces travaux souterrainsont un impact direct sur la qualité deseaux. Ainsi, la Bièvre, avec des eauxdignes d’une rivière, reverra le jour dansles prochaines années, au bas du parcdu Coteau, sur 610 mètres entre Arcueilet Gentilly. Ce travail d’assainissements’inscrit directement dans une volontéde reconquête de notre environnementet de développement durable.Les berges de la Seine, de par l’histoireéconomique de la région, sont devenuesdes zones industrielles. Aujourd’hui,les villes du Val-de-Marne ne veulentplus tourner le dos au fleuve, mais aucontraire le rendre à la population.Ainsi, ce mois-ci, au niveau de l’éclusedu port à l’Anglais, promenades et traverséesde Seine sont possibles dans uncadre de verdure grâce aux efforts communsdes services du Département etde Voies navigables de France. À Choisy,les travaux de renaturation sur 550 mètresdu quai des Gondoles débutent. À Bry,c’est un quai de la Marne qui sera réhabilité.D’autres approches sont en cours, avecune expérimentation de mise en placede bacs de récupération d’eau de pluie,sur des quartiers de Chevilly et deChampigny. L’une des idées étant d’étudierl’impact de ce type d’ouvragesdans la lutte contre les inondations etl’implication des populations.Ces engagements, ces travaux, cesrecherches, le Val-de-Marne est un destrois départements du pays à avoir faitle choix de les mener dans le cadre duservice public, sans délégation, pourune relation de proximité avec la populationet tous les acteurs de l’eau. Cetteoption assumée part de l’idée que l’eauest un bien commun, comme l’air, lesoleil, le vent et ne peut être privatisée.Qu’elle est précieuse, fragile et que leservice public est le mieux à même d’enassurer une gestion durable. De plus,comme l’ont montré diverses études, lagestion publique de l’eau est efficace etmoins coûteuse que par le privé.Enfin, en Val-de-Marne, grâce à la géothermie,l’eau est une source de richessepour combattre le réchauffement de laplanète et réduire les gaz à effet deserre. Les ressources en eau chaude,en profondeur, sous nos pieds, sontimportantes, et la baisse de la Tva surcette énergie propre ouvre des perspectivesnouvelles pour l’avenir. Dans cedomaine aussi, le Conseil général, avecles communes concernées, a décidé des’investir. ■24Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 25


DOSSIER / L’EAU, NOTRE BIEN COMMUNMercedes Galano / directrice de la Dsea(direction des services de l’Environnement et de l’Assainissement)“Un service public de l’assainissementpermet d’être au plus près des usagersLABORATOIRE DÉPARTEMENTAL DES EAUXUn contrôle de qualité au quotidienDes fioles, des tubes, des paillasses, des cornues, des microscopes et tout un personnelen blouse blanche. C’est à Bonneuil-sur-Marne, dans la zone d’emploi des PetitsCarreaux, que se trouve le laboratoire départemental des eaux.À partir de prélèvements, les techniciensanalysent la qualité de l’eau suivantde nombreux paramètres. La turbidité,pour évaluer les particules en suspension.Moins il y en a, plus l’eau est claire. Lateneur en métaux lourds, si dangereuxpour les organismes, et en phosphore,souvent source de l’eutrophisation desrivières. Celle en nitrites, affectant directementle système sanguin des êtres. Lesbactéries dont certaines créent de trèsgraves troubles.“Nous effectuons des analyses à la fois eninterne, c’est-à-dire pour le Département,et pour l’extérieur, explique Pascale Panetier,responsable du laboratoire. Chaquefois avec la plus grande rigueur.”En interne, il s’agit d’abord du suivi dumilieu naturel, la Seine et la Marne, oùest puisée une partie de ce qui deviendrade l’eau potable, le Val-de-Marne étantle premier producteur français d’eaupotable à partir de rivières. Analyses aussides plans d’eau, recherche des pollutionset travail en liaison avec le Satese, un servicedépartemental travaillant à la luttecontre les pollutions produites par lesactivités des entreprises. Analyse aussi desuivi du système d’assainissement.Ce laboratoire, grâce à ses agréments,© J. Moulinfournit des prestations pour des clientsextérieurs. L’un des premiers est la Sagep(Société anonyme de gestion des eaux deParis) dont trois usines chargées de lapotabilisation de l’eau de consommationcourante sont implantées dans notredépartement. “C’est une grande responsabilité,commente la directrice du laboratoire.Nous l’assumons avec d’autantplus de sérénité et d’indépendance quenous sommes un service public dont l’objetmême est la population, sa santé, sonbien-être.”GESTION DE L’EAUUn département tout bleuLe 19 juin, le Conseil général réunit àl’Hôtel du Département ses partenairesdans le domaine de l’eau (collectivités,associations, entreprises, institutions…)pour un premier travail en vue del’élaboration du Plan bleudépartemental. Lié au Schémadépartemental d’aménagement,ce Plan bleu vise à fixer par laconcertation les orientations etperspectives sur treize ans de l’eau© P. RouenL’une des grandes activités du laboratoireest l’analyse des eaux de piscine, lesseules, pour le moment, où il est possiblede se baigner, en espérant qu’un jour,des travaux quotidiens de suivi soientpossibles lorsque la Marne et la Seinepourront être rouvertes à la baignade.En 2006, 4859 échantillons ont été étudiés,avec, en moyenne, 12 analyses paréchantillon. C’est dire l’importance del’activité du laboratoire. Point d’ombre,la décision de l’Europe d’ouvrir à laconcurrence, avec des appels d’offre, lesanalyses obligatoires concernant l’eauà boire et l’eau de loisir. “Les stratégiesprivées pour être moins disantes risquentde poser des problèmes, en tout cas soulèventune série de questions, indiquePascale Panetier. De notre côté, nousavons deux avantages : celui de la proximitéde terrain, sa connaissance, le dialogueque cela permet avec les différentspartenaires et l’indépendance totale surnos signatures au bas des analyses. Noussommes un des maillons du contrôlesanitaire des eaux, capable d’affirmer siune eau est conforme à l’usage que l’onveut en faire.” ■en Val-de-Marne. Sur toutes les escalesdu festival de l’Oh !, les 30 juin et1 er juillet prochains, les Maisons de l’eaupermettront à chaque participant des’informer et de donner son avisen vue de l’élaboration de ce plan.Après cette première phase dediscussion, des ateliers se réuniront et laconcertation se poursuivra jusqu’à la finde l’année 2007. ■© J. MoulinLe fait d’être un service publicde l’assainissement, directement gérépar la collectivité et non placé endélégation de gestion, permetun travail de grande proximité.Ainsi, nous sommes un partenaireprivilégié des différents acteurs dudomaine de l’eau et de l’aménagementdu territoire. Cela nous donne uneconnaissance forte du terrainet donc nous permet d’être au plusprès des usagers.Grâce à cette approchepluridisciplinaire, nous favorisonsune mise en synergie des projets,propice à la valorisation du territoire.C’est la valeur ajoutée d’une gestionpublique directe. ■Sylvie Paquerot /professeur d’études politiques à l’université d’Ottawa (Canada)“Un type de gestion dans le sens del’intérêt général et non du marchéPour nous, Nord-Américains,le Val-de-Marne, de par sa gestionpublique de l’eau considérant cetteressource comme un bien commun,est un point de repère trèsimportant. C’est un vrai laboratoired’idées, qui permet de réfléchirau statut de cette ressource,à son type de gestion dans lesens de l’intérêt général etnon du marché.En Amérique du Nord,si la gestion est publique,elle n’intègre pas l’eaucomme un bien communmais comme un élémentdu marché. Or, l’eau ne peutêtre considérée en tant quemarchandise commeune autre. D’où notreintérêt pour l’expériencedu Val-de-Marne et laprésence dans vos locauxde chercheurs et d’étudiantspour réfléchir ensemble à cesquestions. Votre département,dans ce domaine, se fait un nomdans toute l’Amérique du Nord. ■© J. Moulin© J. MoulinJacques Perreux / vice-présidentdu Conseil général en charge de l’Eau, del’Assainissement et du Développement durable“Nous devons considérer l’eaunon comme une marchandise,mais comme un bien communL’eau a quatre caractéristiques :c’est un don de la nature et donc un biencommun qui appartient à tous et à personneen particulier. C’est un élément indispensableà la vie : son accès pour tous est un droitfondamental. C’est une ressource qui entraînel’interdépendance. Par exemple, la qualité deseaux de la Seine en Val-de-Marne a un effet enManche. Cela implique la solidarité. Quatrièmecaractéristique, c’est toujours la même eau quenous consommons depuis des millions d’annéeset donc, nous devons la protéger pour lesgénérations futures. Ces quatre caractéristiques,à mon sens, impliquent une gestion par le servicepublic, avec comme finalité la préservation de laressource et non la satisfaction d’actionnaires.Notre service public, en plus d’être efficace,est aussi un investissement pour l’avenir.C’est, par exemple, le travail de préventionavec les collégiens et l’expérimentation detechniques alternatives pour la récupérationet le traitement des eaux de pluie. Il permetaussi des recherches de gestion, comme lesexpériences grandeur nature de rétentionà la parcelle.Le service public rend compte de son travailaux citoyens, c’est un choix politique,celui de considérer l’eau non comme unemarchandise, mais comme un bien précieux,un bien commun. ■26Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 200727


DOSSIER / L’EAU, NOTRE BIEN COMMUNLe plus grand réseaueuropéen pour le chauffageRÉFLEXIONUne culture de l’eauCette année, 600 collégiens se sontrencontrés dans le cadre des forumsinter-collèges pour rêver l’eau dansleur département, s’interroger etdébattre sur les enjeux de cetteressource naturelle. Initiative faisantsuite à celle de l’année précédente etcelle de 2005 où les collégiens dudépartement avaient rédigé uneCharte de l’eau. Tout au long del’année, le Conseil général, invite,en liaison avec les enseignants,les collégiens à participer à desactions d’éveil destinées à mieuxappréhender les cycles de l’eau touten forgeant leur esprit critique. Auprogramme : croisières pédagogiquessur la Seine et la Marne, visite d’unsite d’assainissement, parcoursthématique au Mac/Val, le musée d’artcontemporain du Val-de-Marne ;possibilité de recevoir dans leur classedes scientifiques, des chercheurs,des représentants de laboratoires,des acteurs de l’eau…Par ailleurs, une Université populairede l’eau et du développement durable,ouverte à tous, puis des mardisitinérants de l’eau permettent àchacun d’acquérir des connaissances,de débattre.Les prochains mardis de l’eau serontdédiés aux films documentaires :• Le 5 juin à Arcueil, espace Jean-Vilarà 19 h : Le fleuve aux grandes eaux,film d’animation de Frédéric Back,Québec (1993) ; Un fleuve humain,film de Sylvain Lespérance,Canada (2006).• Le 12 juin à Vitry, cinémaLes 3 Robespierre, à 19 h : Madame l’eau,film de Jean Rouch, France (1993).• Le 19 juin à Choisy, cinéma Paul-Eluard, à 19 h : Seine et sauve, film deJérémy Lavalaye, France (2007) ;C’est pas arrosé avec l’eau du ciel, film deSébastien Coupy, France (2006). ■©J. Moulin© D. AdamGÉOTHERMIEUne source d’énergie respectueusede la planèteLe Val-de-Marne se positionne en leader français pour la géothermie et compte bien aller encore plusloin dans la lutte contre les gaz à effet de serre.“Nous bénéficions d’une excellentefenêtre de tir. Il faut avancer.” Les proposne sont pas ceux d’un ingénieur travaillantsur la fusée Ariane à Kourou, maisceux d’un ingénieur, directeur adjoint à ladirection des services de l’Environnementet de l’Assainissement du Val-de-Marne,Gérard Violante. Et il ne parle pas deconquête des étoiles, mais de participerdans le département à la sauvegarde dela planète en luttant contre le réchauffementdu climat.À une époque où le baril de brut est trèscher, où les ressources en énergies fossiless’amenuisent, l’opportunité de passer àdes énergies renouvelables, même si celaréclame des investissements importants,est de mise. D’autant que les combatsmenés par les populations des villes utili-sant la géothermie ont permis d’abaisserà 5,5 % la Tva sur les réseaux de chaleur.En Val-de-Marne, et en Île-de-France, il n’ya qu’à se baisser et à creuser. Sous nospieds, aux environs de 1 500 mètres deprofondeur, des nappes d’eau chaude sontà exploiter. Chevilly-Larue et l’Haÿ-les-Roses, voici vingt ans, se sont lancées danscette aventure. Grand bien leur en a pris,le plus grand réseau européen de chaleurpour le chauffage d’immeubles a été créé.Aujourd’hui, dans 12 communes sur 47,la géothermie est utilisée pour chauffer80 000 logements.Cependant, si la technique, en partie grâceaux villes pionnières du département, estmaîtrisée, le coût des investissementsde départ est lourd. Forer à 1500 mètresjusqu’à la nappe pour capter l’eau chaude,forer un deuxième puits pour rejeterl’eau refroidie, ne sont pas une minceaffaire.D’où l’engagement du Conseil général demettre au point une société d’économiemixte, capable de porter les projets dansles premières années jusqu’à leur pointd’équilibre financier. La faisabilité decette Sem est en cours d’élaboration etdéjà, le percement de deux nouveauxpuits est prévu à Champigny et à Villejuif,ainsi qu’une extension du réseauexistant sur 200 000 logements.À terme, le Val-de-Marne veut diminuerpar quatre ses rejets de gaz à effet de serre,et s’en donne les moyens. Il représenteactuellement 40 % de la production nationaled’eau chaude issue de la géothermiepour alimenter des logements. ■© D. MerlFESTIVAL DE L’OH !Eau et solidarité internationaleCette année, les deux euros de lasolidarité demandés pour s’embarquersur les croisières du festival de l’Oh !seront consacrés à la lutte contre laprolifération de plantes aquatiquessur les rives du Niger particulièrementles canaux d’irrigation. Cette actionest menée en liaison avec une Ong(organisation non gouvernementale)québécoise, le Saint-Laurent étant lefleuve invité du festival.Dans les actions de coopérationdécentralisée, du fait de sa spécificitéet de l’expertise que lui confère sonservice public de l’eau, le Val-de-Marneest sollicité sur ces questions par sespartenaires.• En Palestine, avec la création d’uncentre de ressources sur l’eau.• Au Vietnam, avec l’amélioration dela qualité de l’eau dans des centres desanté et un hôpital régional.• Au Salvador, avec des adductionsd’eau.• Au Niger, où la coopération débute,là encore les problèmes liés à l’eau seposent avec force. ■28Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 29


DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNEC’EST VOUS QUI LE DITESCette page est la vôtre…Vous avez un pointde vue sur le département,un avis ou une critique surun article, une suggestion,une envie de répondre à uncourrier d’un autre lecteur.Alors, n’hésitez pas, c’est vousqui le dites. Écrivez-nous,soit par courriel : cvm@cg94.fr,soit par courrier :Val-de-Marne, magazinedu Conseil général,Hôtel du Département,94011 Créteil Cedex.Si vous ne recevez pas notremagazine Val-de-Marne,vous pouvez nous l’indiqueren remplissant un formulairesur le www.cg94.fr,rubrique Kiosque /Val-de-Marne.Marie-Hélène Savidan / Auxiliaire de vie, GentillyLe parc du Coteau estconçu pour tous les âgesIl y a longtemps, je venais iciavec ma grand-mère. Ça la faisaitmarcher et prendre l’air. En plus,quelquefois, quand c’était l’été,nous mangions sur place. Il y avaitun petit muret, c’était verdoyant etsauvage. On appelait cet endroit le“petit bois”. À première vue, je suistrès contente de voir que cenouveau parc du Coteau est conçu© J. Moulinpour différents âges, pour lespersonnes un peu plus âgées etpour les plus jeunes. J’espère que lereste sera aussi bien car ce n’estpas fini. Mais je pense qu’avec lesidées, et je ne suis pas la seule à enavoir, ce sera un beau parc. Je vaisvenir souvent ici parce qu’on abesoin de s’aérer. En plus, j’aientendu dire qu’il y aurait desactivités et des animations de tempsen temps. Je trouve ça très bienpour les jeunes, ils pourronts’occuper et faire du sport.J’aimerais que dans l’avenir il puissey avoir un espace pour louer desvélos et pour pouvoir se promener.Il faut penser que tout le monde n’apas les moyens de s’acheter unvélo. Mon amie aimerait, quant àelle, qu’il y ait des animaux et que,notamment, les enfants puissentfaire des tours de poney dans leparc. Comme au parc Montsouris.Des solidarités au quotidienMémoireJ’apprécie beaucoup la page “Mémoire” à la fin du magazine.Les informations sur notre département au cours des siècles passéssont fort intéressantes. Un dossier plus long serait même bienvenu !Enquête d’emploi…Éric B. / @ Nogent-sur-MarneBien que domiciliée à Arcueil, je ne reçois pas votre magazine, ce qui est fort dommage. Néanmoins, mon message n’apas pour objet cette constatation, en voici en quelques phrases la raison. Je suis âgée de 50 ans, je viens de créer mon emploicar, ayant perdu mon emploi de professeur dans un lycée à Dijon il y a quelques mois […], je ne parvenais pas à trouver detravail. J’ai repris mes études et, à l’âge de 48 ans, obtenu, sans passer par la validation des acquis professionnels (ce dontje suis très fière), un diplôme d’études supérieures universitaires Tic et développement «spécialité Intelligence collective»avec la mention bien. Ayant encore deux enfants de 11 ans et 12 ans, cet emploi me permet d’aménager mes horaires enfonction de ceux de mes enfants et m’oblige à me maintenir à niveau dans un domaine qui évolue sans arrêt. De plus, ledomaine du service informatique que j’ai choisi est un domaine très peu occupé par les femmes, surtout de mon âge.Par ailleurs, cette décision m’a permis de choisir de travailler dans un domaine qui me passionne. Ayant lu votre article dansle dossier «Emploi», et ayant côtoyé Isabelle Belon à la couveuse de Fresnes et pour laquelle un article a été écrit dans cedossier, j’ai pensé que mon expérience pouvait vous intéresser…Danielle C. / @ Arcueil1 500 placesen crèches supplémentairesdans le Val-de-MarneLe Conseil général agitpour un accueil de la petite enfance de qualité30


EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRALTRIBUNESGroupe communiste32COMMISSION PERMANENTE DU 7 MAICrèches et logement socialLors de la commission permanente du 7 mai, les élus ont pris des décisionsconcernant l’accueil de la petite enfance et l’aide à l’accès au logement desplus démunis.PETITE ENFANCELors de cette commission permanente,les conseillers généraux ont décidé depasser des conventions avec des associationspour le versement d’une subventiond’investissement au profit desstructures d’accueil de la petite enfanceà gestion parentale et privée. Avec cettedécision, le Département affirme sonengagement de poursuivre ses effortsen matière d’équipement de la petiteenfance avec l’objectif de répondre auxbesoins exprimés par les familles. Ainsi,les associations responsables de structuresd’accueil perçoivent des aidespour la réalisation de travaux relevantde la qualité de l’accueil et pour l’achatde matériel. Le fonctionnement de cesstructures doit répondre à des exigencesde qualité identiques à celles des crèchesdépartementales. Onze associations ontfait des demandes qui entrent dans cecadre. Outre cette aide financière, leDépartement s’engage à offrir des actionsde formation en direction des personnels,en lien avec le Centre départementalprofessionnel et de pédagogie appliquée.La convention adoptée avec cesonze associations rappelle notammentleurs obligations en matière de gestion.Son montant global s’élève à près de48 000 euros.LOGEMENTAutre domaine important de l’actiondépartementale : le logement pour lesplus démunis. Dans ce cadre, les élusont décidé de signer une conventionavec l’association Solidarités nouvellespour le logement 94 (Snl) en vue dedévelopper une offre de logementsadaptés aux familles démunies. Cette© D. Adamdémarche est fondée sur une actioncitoyenne avec la constitution et laparticipation active de «groupes locauxde solidarité». Ceux-ci constituentl’armature de cette association. Untravail d’accompagnement social estmené auprès des personnes relogéespour les aider à accéder à un logementautonome et pérenne.La Snl 94 compte actuellement vingtquatrelogements et six groupes locauxde solidarité qui sont implantés àAlfortville/Maisons-Alfort, Fontenay,Le Perreux, Saint-Maur, Vincennes etVillejuif. Une précédente convention apermis la production de quinze logementsde 2004 à 2006. Aujourd’hui,ces logements accueillent des famillesen grande difficulté et en majoritémonoparentales. La décision du Conseilgénéral intervient dans le cadre d’unemaîtrise d’œuvre urbaine et socialeavec l’État.Elle souhaite développer la prospectionimmobilière en vue d’accroître l’offre delogements d’intégration sur l’ensembledu département, notamment dans lescommunes Sru où ce type de logementest extrêmement déficitaire.Compte tenu des besoins, et des résultats,l’objectif est de passer à la productionde vingt logements sur une périodede trois ans. Le coût de l’initiative (salaireset frais de fonctionnement) s’élève à100 000 euros, soit 5 000 euros par logementlivré. Le Conseil général accompagnerapour sa part cette action à hauteurde 50 000 euros sur trois ans et au proratades logements produits. ■Alain JégouLes élus communistes,une équipe solidementancrée à gaucheLa très forte participation à l’élection présidentielle traduit un intérêtrenforcé des citoyens pour le débat politique, sur fond de crise.L’absence d’un projet de toute la gauche, résolument ancré à gauche,a été un lourd handicap face au discours démagogique et populistede la droite _ aux limites de l’extrême droite.En Val-de-Marne, pour autant,la gauche, rassemblée dans sadiversité, est majoritaire.Elle devance la droite dans 28des 49 cantons. Elle réalise sesmeilleurs scores à Ivry 66,3 %,Valenton 64,9 %, Gentilly 64,5 %,Arcueil 62,7 %, Vitry 60,4 %,Orly 60,2 %, Villejuif 59,9 %,Bonneuil 58,2 %, Villeneuve-Saint-Georges 57,1 %, Choisy 56,9 %,Cachan 56,7 %, Champigny 56,2 %,Fontenay 55,4 %…Dans notre département, c’est unsolide point d’appui pour lesfemmes et les hommes de progrès,attachés aux libertés, à la fraternité,à la justice sociale, à la démocratie.Car derrière l’apparence dedialogue, le simulacre d’ouverture,après avoir “siphonné” unepart importante de l’extrêmedroite, la droite est bien à droite,elle est déterminée à imposer unepolitique dure et brutale.L’avenir s’annonce très inquiétantpour les salariés, les habitants, lesjeunes… et radieux pour unepoignée de privilégiés. C’est déjà ledémantèlement de la sécuritésociale avec en Val-de-Marne l’annoncede fermeture des 20 centresde la Cpam et l’instauration d’unefranchise sur les soins, la suppressionde la carte scolaire, la poursuitedes privatisations et suppressionsde services publics deproximité (à la Poste, la Sncf, dansl’Éducation nationale…), la mortannoncée de 225 000 emploispublics avec le non-remplacementdes agents partant en retraite d’ici2012…Les élus communistes formentune équipe solidement ancrée àgauche. Nous voulons contribuerà la riposte la plus large et la plusdéterminée contre les injusticeset les inégalités, construire denouveaux projets partagés avecles Val-de-Marnais, donner dusens à l’action publique.Nous réclamons les 70 millionsd’euros que l’État doit sur deuxans au Département du Val-de-Marne pour des non-compensationsfinancières de transfertsde compétences, surtout dans ledomaine social.Avec vous, les élus du groupecommuniste du Conseil généralcontinueront d’agir, dans lamajorité d’union qui dirige lePascal SavoldelliPrésident du groupedes élus communistesDépartement présidé par ChristianFavier, pour faire prévaloir l’intérêtgénéral autour de politiquespubliques nouvelles, dans la perspectived’une société organiséeautrement, autour des valeurshumaines et non du chacunpour soi et de la loi de l’argent.Pour les élus communistes, lesVal-de-Marnais ne sont pas desclients mais des usagers, ils nesont pas des consommateurs purs,mais des citoyens libres et égaux.Nous avons la conviction qu’il esturgent d’affronter les logiquesfinancières et de la rentabilité,pour promouvoir de nouvellessolidarités, de nouveaux droits etgaranties sociales et démocratiques,pour développer le rôle etla place du service public _ de sesagents, auprès des Val-de-Marnais.Nous allons intensifier nos interventionspour apporter des réponsesaux personnes défavorisées ; pourdéfendre l’éducation, le savoir etla culture ; pour développer unenvironnement et un cadre devie de qualité… ; pour faire vivreles trois priorités départementales: l’emploi, le logement, lestransports. ■Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 33© D.R.


BOUGER EN VAL-DE-MARNEFestival de l’Oh !Les reflets du monde© Marie-Paule Nègre© Agence VuÀ L’AFFICHE© Agence VuLÉGENDESSur le thème de l’eau et du rêve, les plus grands photographes restituent leur visionen quarante clichés inédits qui seront exposés en bords de Marne et de Seine.1 2 31 À fleur de l’eau. Marie-Paule Nègre, 19922 Îles Christmas, océan Pacifique. Claudine Doury,novembre 20003 Thérapie par l’eau, thermes de Saturne, Italie. Linda Troeller4 Les sources d’eau chaude de Kawayu, Japon.Peter Marlow, 19985 Vue sur l’île de San Giorgio Maggiore, Venise, Italie.Jacques Graf, janvier 20016 Nosy-Be, Madagascar. Frédéric Huijbregts, 2001564“C’est près de l’eau que j’ai le mieuxcompris que la rêverie est un universen émanation, un souffle odorant quisort des choses par l’intermédiaire d’unrêveur.” Ainsi s’exprime le philosopheGaston Bachelard dans son essai surl’imagination de la matière, L’eau et lesrêves, qui inspire le titre de cette quatrièmeexposition photos du Conseilgénéral, présentée à Champigny enamont et en aval du festival de l’Oh !,puis à Vitry à partir du 29 septembre.Quel fabuleux secret recèle l’eau pourqu’elle ne perde jamais son pouvoird’attraction ? Plaisir de s’asseoir au bordd’une rivière, de plonger ses mains dansune fontaine, de se laisser emporter parle mouvement des vagues...Il était logique que les plus grands photographesaient voulu exprimer leurvision particulière et fixer cette dimensionludique et poétique de l’eau, plusspécialement attachée à la programmationde ce septième festival de l’Oh !MAGIE DES COULEURS,ART DE LA PERSPECTIVECertains photographes restituent unesensation que nous connaissons presquetous : l’éclaboussure joyeuse d’unecanalisation saisie par Eugene Richardsdans une rue de Washington ; les cheveuxmouillés de cette fillette au sortirdu bain dont le regard heureux fixe l’objectifde Marc Riboud ; ou ces pieds denageur dédoublés comme un effet demiroir signés Peter Marlow, un autregrand maître de la photo. Clichés prissur le vif ou mises en scène élaborées,dans cette flaque d’eau enjambée parune passante qui reflète la colonne Vendôme,éternisée par Willy Ronis en 1947 ;ou dans cette goutte d’eau assez puissantepour créer un monde, accrochéemalicieusement, par la virtuosité de PhilippeHalsman, à la moustache de SalvadorDali dont on aperçoit un œil. Harmoniedu mouvement dans cet hommequi s’élance vers la mer, pris en contrejourpar Thomas Hoepker lors d’uncoucher de soleil à Zanzibar, et dont lesjaillissements dessinent d’étranges stalagmites; élégance de ce cèpe sculpturaldressé tel un phare devant un coursd’eau de la région bordelaise, territoirede prédilection de Jean-Luc Chapin ;beauté de ce soleil couchant de BernardDescamps, lorsque le mont Saint-Michelse mire dans l’océan comme pourrejoindre le rivage. Véritable architectede l’image, René Burri s’est arrêté surle lac de Kunming à Pékin pour nous© Frédéric Huijbregts © Jacques Grafoffrir ces fleurs de lotus dont le premierplan ouvre sur un paysage de bosquetsrelié par un pont aux formes harmonieusesqui n’est pas sans évoquer celuide l’île de Ré. Magie des couleurs et artde la perspective dans cette avenuelumineuse plantée de palmiers accrochéscomme des étoiles dans un cielbleu outremer, immortalisée par ClaudineDoury lors d’une escale aux îlesChristmas dans l’océan Indien. Étonnant,ce rhinocéros de Burt Glinn quise déplace en sous-marin, plus légerqu’une gazelle sous la poussée d’Archimède.Merveilleux tableaux de HirojiKubota qui a cristallisé l’immense traînéeblanche fusionnée à la surface deseaux du cap Sebastian dans l’État del’Oregon ; ou de Pablo Cabado qui a su“peindre” ce garçon immobile sous desnuages en tornade et les remous incandescentsd’un lagon islandais. Quaranteclichés inédits signés de trente photographesqui restituent leur vision esthétiquepour capter les mystères de l’eau.“Dans chaque recoin de notre département,les rivières imposent leur poésie.L’eau nous apaise, incite à la rêverie,pousse au silence... Chacun a pu fairel’expérience de ce charme particulierqui s’opère devant un lac, sur les bergesde la Marne ou de la Seine...”, déclareChristian Favier, président du Conseilgénéral, dans la préface de l’ouvrageLe rêve et l’eau qui prolonge l’exposition.Un autre regard, une émotion nouvelle,à la rencontre des reflets de cette eauqui est l’œil véritable de la Terre. ■Pour en savoir plusÉva LacosteExposition Le rêve et l’eau Jusqu’au 22 juillet. Quai Victor-Hugoà Champigny-sur-Marne, face à laguinguette du Martin-Pêcheur.Inauguration le 8 juin à 17 h. Du 20 septembre au 29 octobre.Port-à-l’Anglais à Vitry-sur-Seine.© Magnum photosLe rêve et l’eau / François Cuetet Jean-Louis Vibert-GuigueImaginairesde l’eauTantôt liquide, vapeur, glace, solide capable deflotter, l’eau demeure un élément surprenant, dansses profondeurs comme à la surface lisse et noired’un lac. L’ouvrage Le rêve et l’eau la restitue danstous ses états en ouvrant au lecteur cette partd’imaginaire propre à l’œuvre d’art. Près dequatre-vingts photos, dont la plupart de cellesexposées lors du festival de l’Oh !Reproductions en grand format, légendées etagrémentées de commentaires sur les propriétésde l’eau exprimées avec finesse, parfois avec unetouche d’humour. Titré “L’eau est dangereuse”,nous vous livrons celui-ci : “Ce n’est qu’en 1785que Lavoisier démontra que l’eau est constituéed’hydrogène et d’oxygène. La Révolution ne luien saura pas gré ; le 8 mai 1794, Lavoisier estguillotiné.” Et pour le plaisir d’un beau texte,véritable poème en prose, on ne manquera pascelui de l’introduction intitulée “Photographier l’eau”.Le livre Le rêve et l’eau, de François Cuetet Jean-Louis Vibert-Guigue est coédité parle Conseil général et les éditions Terrebleue(38 euros). ■36Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 37


À L’AFFICHE© D.R.ConcertLa Roseraieet ses Parfumsde musiquesJapon, Viêtnam, Chine, Mongolie…, l’Orient extrême s’invite à la Roseraiepour quatre concerts en plein air.Imaginez la douceur d’une find’après-midi dans un jardin de rosesdébordant de musiques. Imaginez queces musiques viennent d’ailleurs, d’unrêve qui vous emporterait loin, dans unOrient extrême et raffiné. Tentant non ?L’invitation vaut pour tous les dimanchesde juin à la Roseraie du Val-de-Marne, à l’heure du thé ou du goûterdes enfants. Les musiques réunies parDidier Sendra, programmateur de cescinquièmes Parfums de musiques, sontrares, même si ici ou là on surprend desmétissages, comme cette fusion délicatedu chant vietnamien de Huong Thanhavec la guitare jazz de Nguyên Lê(10 juin). Autre technique vocale àdécouvrir, le chant diphonique mongoldont Enkhjargal est un des meilleursinterprètes, et qui permet à un chanteurde produire deux notes en même temps,le bourdon et l’harmonique (24 juin).Les curiosités instrumentales viennentdu Japon et de Chine. Avec, le 3 juin, leSankyoku de Taizan Kawamura, sorted’ensemble de musique de chambrejaponais composé d’une cithare (le koto),d’un luth (le shamisen) et d’une flûtedroite en bambou (le shakuhachi). Etle 17, l’ensemble Soie et Bambou quitire son nom d’un style de musiquechinoise dont les instruments sont, soiten soie, soit en bambou. À savourer.En savoir plus Parfums de musiques. Roseraie duVal-de-Marne à l’Haÿ-les-Roses. Concerttous les dimanches de juin à 17 h. Renseignements : 01 41 73 11 79 ;www.adiam94.org© Christian LautéPatrimoineRendez-vous au ChâteauAprès trois ans de restauration,le château de Sucy ouvre ses portes aupublic. C’est l’occasion de découvrirce joyau du XVII e siècle, sauvé de ladémolition en 1964 par l’ancien maireJean-Marie Poirier et classé monumenthistorique onze ans après. Construit en1660 par Nicolas Lambert de Thorigny,conseiller du roi et président de lachambre des comptes, ce château est,selon Christiane Schmuckle-Mollard,architecte en chef des Monumentshistoriques, très représentatif de l’artfrançais de cette époque. De nombreuxartistes prestigieux y ont travaillécomme l’architecte François Le Vau.Des décors sculptés sont attribués auFlamand Van Obstal… Leurs œuvressont restituées aujourd’hui au publicdans toute leur magnificence. Pourfêter l’événement, une grande fresquehistorique avec près de deux centsinterprètes est donnée le jour del’inauguration. Suivie de quinze joursd’animations : visites guidées,visites - spectacles, film, concertbaroque… et une exposition sur toutesles étapes de la restauration. ■Spectacle “Notre château” : le 15 juin.Animations jusqu’au 30 juin.Renseignements : 01 49 82 24 50 ;www.ville-sucy.frFestivalMenteurs etdiseurs de véritéL’Afrique est à l’honneur au Festival desmenteurs et diseurs de vérité de Fontenay,avec des raconteurs d’histoires congolaises,maliennes, burkinabées, sénégalaises,antillaises… Dispersée un peu partout en ville(kiosque et square, médiathèque et cinéma,esplanade et jardin), cette deuxième éditionprendra aussi le bus avec la brigade des conteurspour surprendre le voyageur et l’attirer par sonmenu. Car il y aura des contes, mais aussi de lamusique, de la danse, du cinéma et de la bonnecuisine pour pimenter le tout.Avec, en ouverture, le Congolais Gabriel Kinsaet ses contes extraordinaires et, en clôture,une rencontre franco-tunisienne avec le conteurMourad Berreni et le musicien Blaise Boutefeu. ■Du 15 au 21 juin à Fontenay. Tél : 01 49 74 79 10.AGENDA© D.R.THÉÂTREDANSEBougouniéré invite à dînerPour créer son Ong, Bougouniéréa besoin d’argent. Elle entraîneavec elle toute sa famille dans lachasse aux subventions. Sur lemode du Kotéba, satire socialedonnée dans les villagesmandingues, c’est le cœur mêmede l’Afrique qui se joue là.Le 9 juin. Théâtre Antoine-Vitez à Ivry. Tél : 01 46 70 21 55.Grand festival AlephJustice, liberté, démocratie, exil,autant de thèmes fondateurs duthéâtre d’Oscar Castro. Tous leslundis de juin, le théâtre Alephouvre les répétitions de saprochaine pièce, Le bazar hindouet présente le samedi cinq de sespièces : L’exilé Mateluna (le 2),Neruda ainsi la poésie (le 9), Et ladémocratie bordel (le 16), Commesi de rien n’était (le 23), Le Kabaretde la dernière chance (le 30).Jusqu’au 30 juin.Espace Aleph à Ivry.Tél : 01 49 60 92 50.CHANSONMUSIQUEBelle soiréechoraleAu programme : Heinrich Schütz,Johann Sebastian Bach,Gottfried August Homilius,Francis Poulenc par l’Ensemblechoral de Vincennes dirigépar Étienne Georges etDaniel Rei et l’EnsembleWanda Landowska dirigépar Sebastien Marq.Le 8 juin à 20 h 45.Église Notre-Damede Vincennes.Tout publicNoof alias Stéphane Gourdondu groupe les Wriggles dévoilela part la plus intime de lui-même.Ce clown vocal nous fait rire etfrissonner. Dans le cadredes Chansons de voisinageet des Levers de rideaudu FestiVal-de-Marne.Les 8 et 9 juin.Théâtre Antoine-Vitez à Ivry.Tél : 01 46 70 21 55.Chœurs et orchestredu Val-de-MarneDeux cents choristes et musiciensval-de-marnais réunis pour troisconcerts exceptionnels sous ladirection de Jean-Walter Audoli,Nathalie Royer et Laurent Boer.Au programme : In Windsor Forestde Ralph Vaughan Williams avecla soprano Miriam Ruggeri ;La suite pour petit orchestred’Igor Stravinski ; Le chant, unecréation de Thierry Machuel etFuneral Music of Queen d’HenryPurcell. Cette initiative soutenuepar le Conseil général est le fruitd’un partenariat entre la FédérationÀ cœur joie Paris-Est, l’Ensembleinstrumental Jean-Walter Audoli etl’Adiam.Le 8 juin au Perreux.Le 9 juin à Choisy.Le 10 juin à Ablon.Réservations :http://acjpparisest.free.frWeek-end MozartAvec l’association Prima la musicaet les chefs Youri Bashmet etJean-Luc Tingaud.Au programme : la Symphonieconcertante pour alto et violon,les Concertos pour violon,Concertone pour deux violons etorchestre et la Symphonie n° 40.Les 15 et 16 juin.Auditorium Jean-Pierre Miquelà Vincennes.Tél : 01 43 98 68 33.Site : www.primalamusica.frNarciso YepesPour le 10 e anniversaire duguitariste, le trio Narciso Yepes(Ana et Ignacio Yepes et PaulaChateauneuf) se reforme pour unrécital - hommage à la manièreespagnole avec un beauprogramme de danses etmusiques anciennes (pavane,gaillarde, passacaille, sarabande,chaconne…). Ce spectacle,associant les élèves de l’école dedanse de Villejuif et de l’écolenationale de musique du Val deBièvre, est soutenu par l’Adiam etle Conseil général.Le 19 juin. La Grange Dimièreà Fresnes. Tél : 01 49 84 57 32.Le Chanteur de MexicoQue du soleil ! De sa based’Alfortville, l’Orchestre nationald’Île-de-France a concocté uncoup de chapeau au roi del’opérette Francis Lopez enreprenant le célèbre Chanteurde Mexico taillé sur mesureen 1951 pour Luis Mariano.Avec les ballet et chœurdu théâtre du Châtelet.Du 19 juin au 1 er juillet.Théâtre du Châtelet à Paris.Tél : 01 40 28 28 40.Ta ziqu’enscèneAprès deux mois de présélection,le premier tremplin de musiquesactuelles de Chevilly vous proposede découvrir ses six finalistes(rock, rap, chanson, jazz…)Le 21 juin.Place de la Médiathèqueà Chevilly.Tél : 01 46 86 11 30.Les fils de TeuhpuTrompette, sax, trombone,baryton, banjo, batterie,soubassophone et mêmecouvercle de poubelle. Ils jouentet chantent façon swing, rock,cajun, tsigane, ska, funk…Le 21 juin.Parvis des arts à Alfortville.Tél : 01 58 73 29 18.Chœur et pianoMozart, Bizet, Rossini, Duruflé,Poulenc… Par le ChœurFrancis-Poulenc dirigé par ColetteChauvet avec Karine Roze aupiano.Le 22 juin. Église Saint-Légerde Boissy-Saint-Léger.Tél : 01 45 69 06 64.K2R RiddimDes duos créatifs, une variétéde voix et de styles, des textesengagés, le nouvel album et lanouvelle tournée “K2r airlines”.Le 24 juin. À Gentilly.Tél : 01 41 24 27 10.4 e Festival de musiquefranco-américaineUne rencontre musicale éclectiquedes deux côtés de l’Atlantiquedirigée par le pianiste Alan Gambel.Du 29 juin au 1 er juillet.Théâtre de verdure duParc de l’Europe à Thiais.Tél : 01 48 92 42 18.DimitriAvec une formule plus musicale,plus sensuelle et plus engagéeencore, l’ovni de la chanson revientavec Guillaume Pagnon à lacontrebasse et Marc Delhaye à labatterie et plein de surprises.Le 30 juin. Plateau 31 àGentilly. Tél : 01 45 46 92 02.BONNES IDÉESApéro-concert• Lull, un duo acoustiqueaux couleurs reggae, jazz etrésonances capverdiennes.Le 8 juin.• Choukett’ swing et son amourmétissé du jazz et du ragga.Entrée libre et restaurationlégère par les associationsFrance - Amérique latine etÇa y est. Le 6 juillet.À Gentilly.Tél : 01 41 24 27 10.Déjeuner musicalUn concert, un repas, la formuleest sympa, mais les places sontlimitées (précipitez-vous). Pour satroisième édition, Déjeuner musicalinvite le quatuor de sax Thaïs.Le 21 juin. À l’Haÿ-les-Roses.Tél : 01 46 15 78 78.Vacances archéologiquesÀ la découverte des façons devivre, voir, faire de nos ancêtres.Le laboratoire départementald’archéologie organise cet étédes ateliers d’archéotechniquepour les enfants et les jeunes(à partir de 6 ans).Attention, les inscriptions se font lasemaine précédant le choix del’atelier : Zon’art (techniquesartistiques préhistoriques),Brin de préhistoire (teinture,tissage et vannerie), La “terre”de l’habitat à la parure.Du 4 juillet au 20 août.Espace d’aventuresarchéologiques à Villejuif.Tél : 01 47 26 10 00.Site : www.archeo.cg94.frEXPOSITIONSSpiraleLe groupe Spirale s’expose.Neuf peintres (Catherine Chantry,Pierre Cochin, Marie-ChristineDefait, Natacha Kolson, Rosita38Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 200739


À L’AFFICHECiné-concertBuster Keaton enplein délire amoureuxLittératurePatrick Goujon, un écrivaindans la citéFestivalCourts dans l’herbeLes trois âges, ou les péripéties d’un amoureuxlancé à la conquête de la demoiselle de son cœur.Surnommé “l’homme qui ne rit jamais”, Keatony est irrésistible. Il se prend les pieds dans uneavalanche de gags et dans cette drôle d’histoired’amour qui surfe de la préhistoire à la Romeantique jusqu’aux temps modernes. RobertoTricarri avait créé pour Ciné Junior 2000 laversion musicale de ce chef d’œuvre du muet.Il la reprend dans les conditions de l’époque,avec, au pied de l’écran, les élèves duconservatoire de Saint-Mandé. ■Le 20 juin. À Saint-Mandé. Tél : 01 49 57 78 90.AGENDARavon, Magali Sebert, Dina Sofer,Virginie Tison, CatherineVervaeren), la sculptrice Christineet le récuparteur Dominique Aine.Jusqu’au 10 juin.Galerie municipale de Vitry.Tél : 01 46 82 83 22.Site : www.groupespirale.comCatherine Seher,Madhu BasuLa peinture de Mahdu Basurappelle les peintresexpressionnistes abstraitsaméricains. Catherine Seherprivilégie des personnageset des lieux avec une techniquede composition très maîtrisée.Ces deux peintres ont étéremarqués par le jury du salond’art actuel Créations, réalisations,artistiques contemporainesde 2006. Entrée libreJusqu’au 11 juin.Salle Jean-Morlet à Champigny.Tél : 01 41 77 10 30.Lise HumbertPassages fissurés, ombresvégétales, rythmes de surfaces,objets inventoriés, les dessins -peintures de Lise Humbert.© D.R.© D. AdamUn premier roman (Moi non) à 24 ans,un deuxième (Carnet d’absences) à 26,tous deux publiés sous la prestigieusecouverture blanche de Gallimard ; le prixde la Fondation Bleustein-Blanchet en2003 ; la bourse du Centre national dulivre en 2005… Patrick Goujon, vingthuitans cette année, trace son cheminavec une grande originalité d’écriture.Son univers ?Jusqu’au 11 juin.Galerie de la Maison des artsplastiques à Champigny.Tél : 01 41 77 10 30.Le chemin de Roche,Rimbaud partiLa photographe JacquelineSalmon et l’écrivainJean-Christophe Baillyparcourent les paysagesd’Une saison en enfer.Jusqu’au 15 juin.Bibliothèque Louis-Aragonà Choisy.Tél : 01 48 92 44 60.Une collectionde regardsChoisy fête les dix ans de sacollection de cartes postales.Une formule originale qui a permisà une cinquantaine dephotographes et de plasticiensde donner leur vision de la ville :exposition du dernier volet(Blanca Casas-Brullet,Alain Fleischer, GuillaumeLemarchal et Manuela Marques) ;parution d’un ouvrage reprenanttoutes les œuvres produitesdepuis 1997, présentées etcommentées par le critique ethistorien d’art Paul Ardenne etl’architecte Paul Chemetov.Exposition du 26 au 30 juin.Lancement du livre et rencontredes artistes le 29 juin.Ancienne mairie à Choisy.Tél : 01 55 53 51 56.11 e Prix Antoine MarinLa jeune création à l’honneuravec ce prix créé en 1997 par laville d’Arcueil et les établissementsMarin et où chaque candidat estparrainé par un artiste de renom.Jusqu’au 30 juin.Exposition à la GalerieJulio-Gonzalez à Arcueil.Tél : 01 46 15 09 75.Polyvisions etmétamorphiesVidéos d’art et installations,dans le cadre de l’événementPrésence vidéo dans le Val deBièvre, sur des sujets d’actualité(sciences, perfections artificielleset déviances).Jusqu’au 1 er juillet.Espace Dialogos à Cachan.Tél : 01 45 46 62 02.Le monde d’aujourd’hui, les cités où il agrandi, en banlieue à Boissy, avec lucidité,tendresse et une rage poétique qu’onretrouve sous sa plume. Il bénéficie del’aide à la création littéraire du Conseilgénéral pour son prochain roman àparaître en 2008, et depuis janvier, estaccueilli en résidence au Kremlin-Bicêtre.Il y a animé des rencontres, des lectures,des débats, des ateliers d’écriture, notammentdans les écoles et collèges, permettantaux habitants de mieux le connaîtreet d’approcher les conditions dela création aujourd’hui. Ceparcours est restitué cemois-ci dans le cadred’une carte blancheavec mise en scène detextes par les comédiens duconservatoire et projectiondu très beau film deJacques Audiard De battremon cœur s’est arrêté. ■Le 29 juin à partir de 19 h.Parc Pinel du Kremlin-Bicêtre.Tél : 01 45 15 55 56.Un midi de mai, Patrick Goujon invité duCroq’ note à la mairie du Kremlin-Bicêtre.15 e Graphismedans la rueL’affiche, un art de dire et vivrela ville qui depuis bientôt vingt ansréveille les murs de Fontenay.Les graphistes investissent cetteannée la Galerue (Bruno Souêtre),la façade de l’école rue Dalayrac(David Poullard, Florence Inoué,Guillaume Rannou), son jardin(Ronald Curchod), le parc del’hôtel de ville (Gilles Dupuis etÉric Choisy) et plusieurs parcoursen ville (Mathias Schweizeret les étudiants des beaux-artsde Cambrai et Rennes).Au programme également :un concours européen d’affiches ;la création d’une nouvelle typo,le “Fontenew” par Fanette Mellier ;et des conférenciers pour vousaccompagner dans vosdéambulations graphiques.Jusqu’au 30 juin à Fontenay.Tél : 01 53 99 23 67.Site : www.galeru.orgLes dix ans de la MaisonDoisneauDeux expositions anniversaire : Izis,le pionnier de la photo humaniste© J. EstebanFaites une brèche dansvotre quotidien de citadin,mettez-vous au vert. Dans lemagnifique parc de l’Abbayeà Saint-Maur, le festivalCourts dans l’herbe vousoffre (et oui, c’est gratuit !)deux jours de fête en plein airet en famille. Au programme,des courts-métrages sur écrangéant, des concerts,des expositions,des performances,des jongleurs, des cracheursde feu et d’autres surprises :une ambiance “bohème”(jusqu’au 5 août à Gentilly) et uneexposition collective d’œuvresissues du fonds municipal d’artcontemporain de Gentilly :Jacqueline Evelyn Atwood,Serge Clément, Jean-FrançoisFernandès, Hervé Gloaguen,René Groëbli, Loïc le Loët(jusqu’au 16 juin à Fresnes).Tél : 01 47 40 88 33.Site : www.agglo-valdebievre.frAnne-Lise BroyerÀ travers une scénographiesingulière mêlant photographie,dessin, typographie et vidéo,Anne-Lise Broyer nous invitedans ses Lieux dits, une demeurequi pourrait être celle de notremémoire et un herbier pourpaysage. Un voyage entrefantasmes et fictions.Du 7 au 15 juillet. Vernissagele 6 juin avec le philosopheJean-Luc Nancy. Maison d’artBernard-Anthonioz à Nogent.Tél : 01 48 71 90 07.Parle ma banlieueLe Val-de-Marne vu par seshabitants. Une exposition en formede carnets de bord, avec paroles,écrits, photos à l’appui.Jusqu’au 6 janvier.Écomusée de Fresnes.Tél : 01 49 84 57 37.(le 15 juin), un marchééquitable et un grand jeupour les enfants (le 16).Ce festival qui mêle pratiquesamateurs et professionnellesest porté par l’enthousiasmed’une centaine de jeunesbénévoles et réunit chaqueannée des milliers despectateurs de tous âges.Il est subventionné par leConseil général. ■Le 15 juin à partir de 18 h ;le 16 juin à partir de 16 h.Parc de l’Abbaye de Saint-Maur.Renseignements : 06 09 28 67 07et www.courtsdanslherbe.comCA SE PASSEAU MAC/VALLes expos• Être présent au monde.2 e parcours dans la collection.• Entreprises singulières,3 e volet de Zones deproductivités concertées.Art et économie,quels rapports ?• 23 juin : rencontres etdébats autour des questionssoulevées par le cycle Zones deproductivités concertées (14 h),visite inventée avec FabriceTricou, historien de la penséeéconomique et Franck Lamy,historien d’art (17 h), suivie d’un“verre avec” les artistesd’Entreprises singulières.On a repéré• 13 et 27 juin : Animorphoses,histoires d’animaux hybrides etde métamorphoses (vidéo-club).• 1 er juillet : un dimanche avecl’artiste Bertrand Lamarche etune visite avec Laurent Sellier,compositeur de la Muse encircuit.Musée d’art contemporainà Vitry. Site : www.macval.fr.Tél : 01 43 91 64 20.© S. ChambertFabrice TricouUn économiste faceaux œuvresPour accompagner lecycle “Zones de productivitésconcertées”, le Mac/Val ainvité un économiste,Fabrice Tricou, à découvrirles expos. Premières surprisespour lui, le rapport directet simple aux artistes et lagrande diversité des formesprésentées. Une expériencenouvelle pour cet enseignantchercheur,plus expert enpensée économique qu’enart contemporain. Mais c’estjustement ce regard décaléqu’on attendait. FabriceTricou a joué le jeu et, touten sachant pertinemmentque “si art il y a, il débordetoujours les grilles de lecture”,il a repéré en grostrois grandes catégories :les artistes qui se mettenten scène en tant qu’acteurséconomiques (postured’entrepreneur pour PascalPinaud, de vendeur pourJonathan Monk, de travailleurpour Daniel Chust Peters...) ;les artistes qui questionnentl’économie comme organisationinterne de l’œuvre oudu geste artistique (les définitionsméthodes de ClaudeRutault, la déconstructionreconstructionchez NicolasFloc’h...) ; enfin les artistesqui se saisissent de l’économiedans une visée critique(les portraits de travailleursau repos d’Alain Bernardini,les images compresséesde Sheena Macrae...).“Toute grille de lectureest forcément réductrice”,précise Fabrice Tricou.L’art déborde toujoursl’interprétation et certainscomme Raphaël Boccanfusorelèvent de plusieursregistres à la fois.”L’œuvre qui a le plus retenuson attention est Déflagrationde Daniel Firman.Fabrice Tricou a vu dansce coffre-fort écrasant unfrigidaire, “un trait saillantdu capitalisme contemporainet un travail surl’équilibre, une notionessentielle en économie”. ■Francine Déverines.Daniel Firman, Déflagration© photo Marc Domage / MAC/VAL40Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 41


SPORTAthlétismeEn préliminaires des championnatsdu mondeRencontreGilbert Pétrus,responsable des activités sportives àl’Association familiale pour l’aide auxpersonnes handicapées mentales (Afaim)© C. PetitRugby 2007Ovale de MarneLe tournoi Ovale de Marne, pour les jeunes de 12 à 16 ans desquartiers du département, se déroulera le 27 juin après-midi au parcinterdépartemental des sports Paris/Val-de-Marne à Choisy. Ce tournoi estorganisé par les services départementaux des Sports et de la Jeunesseen collaboration avec le Comité départemental du rugby. À son ouverture,une charte départementale de l’éthique sportive, élaborée par les jeunes,sera présentée.BOUGER EN VAL-DE-MARNEQu’est-ce que le sport adapté ?Gilbert Pétrus : Il existe plusieurs fédérations sportivespour les personnes handicapées : la Fédération françaisehandisport qui s’adresse plus particulièrement aux personnesaccidentées de la vie ou présentant un handicapphysique ; la Fédération des sourds de France quiaccueille des sportifs présentant un handicap auditif ;et la Fédération française du sport adapté qui proposedes activités de loisirs ou de compétition à toutes lespersonnes présentant un handicap mental, psychiqueou une inadaptation sociale. Nous comptons dans leVal-de-Marne près de 400 licenciés qui pratiquentrégulièrement en club. Par contre, environ 3 000 enfantset personnes handicapées mentales font du sport sansêtre licenciées.Le dixième meeting national d’athlétisme de Bonneuil-sur-Marne se déroulera le mardi19 juin en soirée.Après quelques années d’interruption,entre 2001 et 2005, le meeting d’athlétismede Bonneuil annonce de grandsmoments dédiés au sport. D’autant que laville vient de passer en division 1 quiregroupe les neuf plus importantes rencontresnationales. “Nous le devons à descompétences reconnues par la Fédérationfrançaise d’athlétisme, des installationshomologuées dans un stade de 3 000 places,ainsi qu’au travail mené avec le cercle dessections multisports de Bonneuil et sesbénévoles”, note Hugues Percy, directeurdu service des Sports de Bonneuil. Pource dixième meeting, 260 athlètes d’unevingtaine de nationalités, français etvenus d’autres pays : Algérie, Maroc, Cuba,Belgique, Italie, Russie, Cameroun, Sénégal,Mali, Niger, Burkina Faso, Togo… Jumeléeavec Jéricho, la ville de Bonneuil accueilleraégalement des athlètes palestiniens.Au-delà d’une rencontre marquée pardes valeurs d’universalité et d’amitié, lemeeting entend promouvoir l’athlétismefrançais en invitant les vingt meilleurs del’Hexagone sur chaque épreuve, avant lechampionnat du monde d’Osaka (Japon)qui se déroulera entre le 25 août et le 2septembre. À noter : trois épreuves supplémentairescette année, le 400 m femmes,le 400 m haies et la perche (hommes). Àl’issue de la compétition, les primes aupodium seront remises par les 45 arbitresdu jury, de la ligue d’Île-de-France d’athlé-tisme et du comité départemental d’athlétismequi participe au pilotage de l’événement.Le choix d’un mardi en nocturne,veille de congé scolaire, est une invitesupplémentaire pour les amoureux dusport qui pourront venir en famille. ■Pour en savoir plusÉva Lacoste Le 19 juin de 19 h 30 à 22 h 30. Entréelibre. Centre sportif Léo-Lagrange,rue Jean-Catelas à Bonneuil. Site : www.ville-bonneuil.fr Épreuves femmes : 100 m, 200 m,400 m, 3 000 m steeple, 100 m haies,triple saut, poids.Épreuves hommes : 100 m, 200 m,400 m, 800 m, 110 m haies, 400 mhaies, perche, javelot.© J. MoulinComment fonctionnez-vous ?G.P. : Notre association, l’Afaim, propose plusieurs disciplines: basket, rugby, tir à l’arc, athlétisme, natation etéquitation. L’encadrement repose en grande partie sur lebénévolat. Au départ, beaucoup de parents s’impliquaient,maintenant il y a des sportifs ou des étudiantsen activités physiques et sportives qui nous rejoignent.Par ailleurs, nous faisons appel à des professionnels pourdes disciplines compétitives (basket, rugby).Quels sont les effets de la pratique sportive sur leslicenciés ?G.P. : Comme pour tout le monde, une sensation de bonheuret de plaisir. De plus et, nous le voyons chez lesjeunes qui participent à nos activités, les transformationssont radicales : confiance en soi, comportementsocial, prise de responsabilité et d’autonomie. J’ai toujoursconsidéré qu’il fallait que nous évoluions dans unenvironnement quasi identique à celui des sportifs dits“normaux”. Nous attachons notamment une grandeattention à l’aspect vestimentaire des sportifs, commeles équipements de match ou les tenues pour les réceptions.C’est important, cela joue sur l’image que lesportif handicapé a de lui et sur le regard que les autresportent sur lui. De plus, nous avons des équipes de hautniveau qui rivalisent avec certains clubs traditionnels.Vous savez, quand vous êtes handicapé et que vousne percevez en miroir qu’une image dévalorisante devous-même depuis la plus tendre enfance, la pratiquesportive peut faire évoluer le regard que les gens portentsur vous. ■Propos recueillis par Alain JégouClub omnisport de l’Afaim : 01 45 73 32 32© J. PaisleyRENDEZ-VOUSRallye Raid’Oh !Le rallye Raid’Oh ! se déroulera le dimanche1 er juillet, à 8 h 45 au parc interdépartementaldes sports et des loisirs du Tremblay àChampigny-sur-Marne. Par équipe de deux(deux adultes ou un enfant de 10 ans minimum,plus un adulte), cinq activités de pleine natureen toute convivialité. C’est gratuit, inscriptionen ligne au www.cg94.fr/sport.FootballLes 16 et 17 juin, la section football du clubsportif et athlétique du Kremlin-Bicêtreorganise un tournoi international, poussinset benjamins, au stade des Esselières.Renseignements : 01 49 60 54 99.AvironLes régates internationales du Perreux,à l’initiative de la Snp, se dérouleront le 10 juin.Cette manifestation a pour objectifs depréparer les jeunes sportifs aux championnatsde France et de favoriser les échanges avecdes clubs étrangers d’aviron.Renseignements : 01 48 71 39 08.VoileLe 13 juin, troisième édition du challengede l’Association des paralysés de France.Il se déroulera à la base nautique de la Ccipà Choisy-le-Roi. Les activités nautiquesproposées permettront aux personnesen situation de handicap de découvrirle monde de l’eau, mais aussi de participerà une réelle compétition.Renseignements : 01 42 07 17 25.Le 24 juin, septième édition du challengeBasset-Sauvage. Cette compétition,organisée par le club nautique d’Ablon,est la deuxième manche du challengedépartemental de voile.Rendez-vous au club nautique :41, quai de la Baronnie à Ablon-sur-Seine.Renseignements : 01 45 97 14 39.Tennis de tableFélicitations aux filles de l’Uskb tennisde table (Kremlin-Bicêtre). Le 4 mai, CaroleGrundisch est devenue championne de Francedu simple et avec sa camarade Sylvie Plaisant,elles ont remporté le titre en double.42Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 43


DÉCOUVERTE© A. BachellierBOUGER EN VAL-DE-MARNE© A. BachellierFabrication très précise des moules en cire ou sable pour reproduire les détails les plus fins.© A. BachellierRécupérationdu métal fondu en excès.© A. Bachellier© A. BachellierCiseleur en plein travail de finition.© A. BachellierPatrimoine vivantL’art de fondrepour une œuvreLe Val-de-Marne recèle des trésors d’entreprises artisanales… Anachronique et fascinante,la fonderie d’art Susse à Arcueil est l’une d’entre elles, une visite hors du temps.Le métal est prêt. Chaud, très chaud,1 100°. Il faut faire vite et chacun convergevers la fonderie pour enfiler les combinaisonsignifugées. En quelques minutes,autour du four qui gronde comme unréacteur d’avion, commence un balletd’étranges cosmonautes. Chacun a unetâche précise et pas question de flâner enchemin. Quatre hommes versent le métalen fusion qui s’écoule dans le moule dansun feu d’artifice de projections brûlantes.Fumée, scories, projections explosives…,on croirait au réveil d’un volcan, c’est lanaissance d’une œuvre d’art. “Le bronzedoit être coulé à la bonne températurepour garantir qu’il ne durcisse pas avantd’avoir rempli le moindre creux du mouleen sable, explique Gilles, le directeur techniquede la fonderie d’art. La températurede fonte est calculée pour tenir compte durefroidissement entre la sortie du four etle versement dans le moule. En quelquesminutes, le bronze sera solidifié.” Mais si lafonte est un moment important, elle n’estque l’une des étapes après des jours detravail de fabrication des moules et d’autreslongues journées de finition pour donnerau bronze sa texture et sa teinte finalevoulue par l’artiste.Les empreintes de l’artistesur l’original…Neuf artisans hautement qualifiés sontimpliqués dans la fabrication. Mouleursà la cire, mouleurs au sable, fondeurs,ciseleurs, patineuse…, tous ont une solideexpérience jalousement gardée. Leursnoms ? Pas question de les citer ! HubertLacroix, le patron, préfère les garder topsecret. “La concurrence est rude et le savoirfairede ces artisans hors pair se raréfie.”Une expérience et une ancienneté à la fonderiequi amusent Jean, l’un des ciseleurs,le plus ancien des employés : “Quaranteans de prison ! C’est difficile, vous savez,quand on n’a rien fait. Mais heureusement,les autres détenus sont sympas”, rigole-t-iltout en continuant de reproduire sur unbronze de minuscules détails. Des détailsqui peuvent aller très loin selon José, mouleurà la cire : “Avec nos techniques, nousarrivons à reproduire les empreintes digitaleslaissées par l’artiste sur l’original.”Et quels artistes ! Miró, Brancusi, Botero,Bourdelle, Giacometti… entre autres quiont fait la réputation mondiale de la fonderieSusse. C’est le sculpteur brésilien FransKrajcberg, défenseur de la forêt amazonienne,qui mobilise pour l’instant lesfondeurs, son œuvre monumentale devantêtre bientôt installée au cœur des “Portesd’Arcueil”.Depuis 1758 et la création par les frèresSusse d’une activité de négoce d’accessoiresde bureau, la plupart réalisés en bronze,la fonderie a connu beaucoup de bouleversements,de réorientations, de succès.Récemment, elle a reçu le label “Entreprisedu patrimoine vivant”, une reconnaissanceimportante même si Hubert Lacroixdéplore que ce soit “les entreprises de luxequi en profiteront le plus”. Un avantagequi devrait permettre à la fonderie d’art depoursuivre une activité où les savoir-fairetraditionnels parviennent à assurer la précisiondes plus hautes technologies. ■Pour en savoir plusAlain Bachellier Susse fondeur. 7, avenue Jeanne-d’Arcà Arcueil. Tél : 01 46 57 53 53 Courriel : info@sussefondeur.com Site : http://www.susse.fr/ARCUEILSusse fondeurVITRY-SUR-SEINEInitiatives PatchworkALFORTVILLEÉbénisterie Holmièreset ValadierCRÉTEILBrin de soieSAINT-MAURChocouh CréationÀ NE PAS MANQUERD’autres entreprises artisanales sontouvertes au public pour des visites.Un guide édité par le Comitédépartemental du tourisme(www.tourisme-valdemarne.com ;01 55 09 16 20) et la Chambre de métiers(www.cm94.com ; 01 49 76 50 00)est en préparation.BRIN DE SOIEÉvelyne Naville propose depuis 1987des peintures sur soie sous demultiples formes. Elle vend toutesses réalisations et travaille beaucoupà la commande.4, esplanade des Abymes à Créteil(01 43 77 48 03 ou 06 68 60 33 71).ÉBENISTERIE HOLMIERES ET VALADIERCréée en 1925, l’ébénisterie DominiqueValadier affiche le “travail dans le respectde la tradition”. Une équipe de compagnonsqui réalise des meubles de rêves.195, rue Vaillant-Couturier à Alfortville(01 43 75 28 76 ;valadier.dominique@9business.fr).INITIATIVES PATCHWORKUne entreprise créée pour promouvoirl’art du patchwork et participer à sondéveloppement par la mise à dispositionde moyens importants, en apportantune aide constructive à tous ceux quis’y intéressent. 75, rue Jean-Jaurès àVitry-sur-Seine (01 46 82 47 60).CHOCOUH CRÉATIONCréation couture. Présentationde collections ; accessoires de mode :chapeaux, bijoux, fleurs artificielles…Réalisation de prototypes de prêt àporter de luxe. 27 - 31, av du Port-au-Fouarre à Saint-Maur (01 48 89 80 41 ;www.chocouh.com).0 2 km 4 km44Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 2007 45


MÉMOIRE1920-1940La première générationdes Arméniens d’AlfortvilleLa commandeAvec «Agricola», le Conseil général favorise les échanges entre des jeunes del’Union européenne. Ici, un lycéen de François-Mansart à Saint-Maur-des-Fossés.VU PAR… PAR CHRISTIAN PETIT, né en 1950. Professionnel depuis 1977. Membre fondateur de l'agence Regards du Sport.A participé à la création de l’agence de presse Vandystadt (spécialisée dans le sport) ; collabore à L' Équipe magazine,l’Huma Dimanche…BOUGER EN VAL-DE-MARNE© Maison de la culture arménienne d’AlfortvilleUne famille arménienne en 1931, place Carnot à Alfortville, devenue place d’Achtarak.À l’occasion de l’année de l’Arménie, retour sur l’histoire de l’une desplus importantes communautés arméniennes de France.Rescapés du génocide perpétré parles Turcs en 1915, ils sont arrivés parbateau à Marseille au lendemain dela Première Guerre mondiale. Le statutde réfugiés n’existant pas, ils sontapatrides. La France, qui a perdu unmillion et demi d’hommes dans laguerre, leur a promis du travail. Ilssuivront la route du Plm. Se regroupantpar village d’origine, dans les différentsbassins d’emplois, Marseille, Lyon,Paris… Les premiers à faire soucheà Alfortville en 1922 viennent deTchenguilen, un gros bourg prèsd’Istanbul. Ils s’installent en bordurede Seine, sur les terrains marécageuxau sud de la ville. L’usine à gaz et lesPapeteries de France recrutent. Salairemodeste, logement dans les caves,aucune aide sociale ni médicale, lamortalité est importante. L’église catholiqueleur refuse les sacrements. Ils onttrop laissé derrière eux des morts sanssépulture, les hommes après le travailbâtissent leur église. La solidarité estforte. Les femmes créent la Croix Bleue(1926), envoient les enfants à l’école,et pour réunir la communauté louentun hangar de tôle place Carnot (actuelleplace Achtarak). Licenciés les premierslors de grande crise de 1929, ils renouentavec leur tradition d’artisans, et selancent en famille dans la confection.C’est après la Deuxième Guerre, où ilscombattent dans l’armée française etla Résistance, qu’ils seront massivementnaturalisés.En quelques années, en construisantleurs maisons, en ouvrant leurs boutiques,en animant leurs associations, lesArméniens vont non seulement s’intégrermais concourir à façonner l’Alfortvilled’aujourd’hui. ■Francine DéverinesMonument “À la mémoire de 1 500 000Arméniens victimes du génocide ordonnépar le gouvernement turc en 1915”.Pour en savoir plus EXPOSITION :“Hayasdan, voyage en Arménie”,de Katia Boyadjian et Daniel Juré.Jusqu’au 30 juin.Le 22 : Djivani, concert de l’ensemblede musique arménienne de Paris.Médiathèque d’Alfortville (01 43 75 10 01). MAISON DE LA CULTUREARMÉNIENNE :01 43 76 55 89 ; www.mca-alfortville.com LIVRES :Les Arméniens et leurs territoiresde Martine Hovanessian (éd. Autrement) ;L’Arménie de Claire Mouradian(éd. Que sais-je).© J. Moulin46Le magazine du Conseil général / Numéro 237 / Juin 200747

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