REactif 68

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68BELGIQUE / BELGIËRDBRUXELLES XP601197Le point énergie de la Wallonie pour les professionnels et décideursTrimestriel : septembre, octobre et novembre 2011Eclairage intérieur :faire rimer économie d’énergieet bien-être au travailRetour : SPW - DGO4 - Chaussée de Liège 140-142 - B-5100 Jambes


SommAireCahier généralEditoEclairage industriel et tertiaire :faire rimer économie d’énergieet bien-être au travailEclairage performant : prioritéaux économies d’énergie…et au confort des utilisateursEclairage et surchauffe dansles bâtiments passifs tertiairesCalcul de la PEB : l’éclairagedes bâtiments non résidentielsen questionPrimes et subsidesPublications et outils didactiquesECLOS : un modèle anti-gaspipour l’éclairage résidentiel !AgendaInvestissement en relightingRelighting et économiesd'énergiep. 2THEMA :Eclairage industrielet tertiairep. 3p. 4-5p. 6p. 7p. 8p. 9p. 16p. 10p. 11Cahier techniqueEditoLe relighting des bâtiments :source d’économies et de confortAprès 5 mois d’attente, le temps pour nous de remodeler l’équipe, voici enfinle REactif 68 ! Vous êtes nombreux à vous être abonnés tout récemmentà la revue des décideurs et des professionnels de l’énergie en Wallonie.Nous en sommes ravis et nous espérons que ce nouveau numéro vousapportera, ainsi qu’à nos fidèles lecteurs, un éclairage intéressant sur cettematière passionnante !Et d’éclairage, il en est question puisque c’est au relighting des bâtimentsqu’est consacré le théma de ce numéro.Compte tenu des économies qui peuvent être réalisées tout en maintenantet même souvent en améliorant le confort des travailleurs, il nous a sembléutile d’aborder cette thématique avec, comme toujours, des notions théoriques,des conseils pratiques et des exemples vécus.Par ailleurs, les Facilitateurs URE process et bâtiments vous proposentdans le cahier technique de faire le point sur les différentes méthodes d’auditénergétique et sur comment mettre en place une politique énergétiquedans votre établissement.Les Etudes Energétiquesen entrepriseEfficacité énergétiqueet économies financièresp. 12-13p. 14-15Vous l’aurez compris, quand vous aurez lu ce REactif, vous n’aurezplus d’excuse pour ne pas vous lancer vous aussi !La rédaction- Cahier généralPublication réalisée par le Servicepublic de Wallonie, Direction généraleopérationnelle Aménagementdu territoire, Logement, Patrimoineet Energie.Comité de rédaction :Sylvie Goffinon, Saâd Kettani, Valérie Martin,Carl Maschietto.Ont collaboré à ce numéro :Michel Marchetti, Ingrid van Steenbergen, PhilippeSmekens, Stéphanie Marchandise, Fanny Roux, GauthierKeutgen, Jacques Claessens, Jean-Marc Guillemeau.Mise en page :Perfecto sprl - www.perfecto.beCrédits photos :Philippe Smekens (2, 4, 10), Fabrice Dor - SPW-DGO4 (6),istockphoto.com (1, 3, 4, 5, 7, 16)Abonnements :- Via le site : http ://energie.wallonie.be- Par courriel : valerie.martin@spw.wallonie.be- Par courrier postal, demande d’abonnement :Service public de WallonieDGO4 - Département de l'Énergie et du Bâtiment durableChaussée de Liège, 140-142 - 5100 JAMBESImprimé sur papier 100 % recyclé.Toute reproduction, même partielle, est autorisée etencouragée, sous réserve de la mention précise :«RÉactif n°68 - Service public de Wallonie - mois -année - auteur(s)».Editeur responsable :Ghislain GERON - Service public de WallonieChaussée de Liège, 140-142 - B-5100 JambesLes degrés-joursStation d’Uccle – Dj 15/15*écart par rapport à la normaleFévrier 11 274 / * -53,6Mars 11 228,6 / * -62,8Avril 11 51,5 / * -125,5Mai 11 34,5 / * -48,5Juin 11 10,7 / * -13,7Juillet 11 8,9 / * +1,622


themaEclairage performantPriorité aux économies d’énergie…et au confort des utilisateursConsultante et experte indépendante en matière d’éclairage industriel et tertiaire,Ingrid van Steenbergen propose aux entreprises et aux organisations des auditsparticulièrement « éclairants » pour consommer moins et mieux.- Cahier généralL’éclairage est certainementle domaine où les déperditionsd’électricité sont les plussournoises et passent paradoxalementle plus facilementinaperçues. À quoi faut-il veillerpour pallier ce gaspillage ?Pour les secteurs industriel et tertiaire,l’économie d’énergie peut se résumer entrois principes essentiels : utiliser dessources et des luminaires efficaces… etles entretenir ; veiller à ne pas faire fonctionnerl’éclairage si ce n’est pas nécessaire; bien dimensionner l’éclairage parrapport aux besoins et au confort.Concrètement, commentopé rez-vous lors de vosaudits ?Je vérifie si les trois principes de basesont bien observés. Je passe toutd’abord en revue toutes les sources afinde vérifier leur bonne adéquation entermes d’utilisation et de consommationénergétique. Une lampe halogène doitpar exemple être utilisée de manièreépisodique et lorsque le rendu descouleurs est important ; dans certainscas, les caches des luminaires peuventêtre mal adaptés et absorber trop delumière ; certaines lampes fluorescentespeuvent être en fin de vie tout en continuantà fonctionner avec un rendementtrès faible… les cas de dysfonctionnementsont multiples.Je vérifie ensuite s’il existe des systèmesde gestion de l’éclairage. Est-ce qu’ilssont automatiques ou pas ? Est-ce qu’ilssont bien réglés ? Tient-on compte del’éclairage naturel ? Aujourd’hui, il estpossible de doser l’éclairage en fonctiondes besoins en utilisant des systèmes degradation de la lumière sensibles à laprésence de personnes dans la pièce.Je contrôle enfin le bon dimensionnementde l’éclairage. À cette fin, j’utilise unluxmètre qui me permet de mesurer leniveau d’éclairement. La norme européennerecommande 300 à 500 luxpour garantir le confort desemployés dans un bureau. Il fautcependant savoir que l’œil necapte pas le nombre de luxmais bien la réflexion de lalumière. C’est cette luminescenceque détecte notre œil.À niveau d’éclairement identique,une pièce bleue4


themaparaitra ainsi moins bien éclairée qu’unepièce blanche. Mon analyse doit dès lorsêtre plus subtile…Cette considération de confortvisuel ne nuit-elle pas au principed’économie d’énergie ?La lampe qui consomme le moins estcertainement celle qui n’est jamaisallumée. Mais est-ce ce que l’onrecherche en matière d’éclairage ? Outreles avantages énergétiques, il ne faut pasnégliger les avantages qualitatifs considérablesque procure un éclairage performanten termes de confort de travail et dequalité de l’environnement lumineux. Lamise à niveau aux normes existantes desanciennes installations va bien au-delàdes seules préoccupations d’économiesd’énergie.Quels autres critères prenezvousen compte lors de vosaudits ?Les performances photométriques d’unluminaire sont également très importantes,car son efficacité dépend du faisceaulumineux qu’il génère. Dans leslocaux industriels ou dans le tertiaire, lesfaisceaux trop concentrés donnent parexemple des ombres portées, descontrastes ou des éblouissements quipeuvent s’avérer gênants. Dans unmagasin qui dispose de rayons dechaque côté d’une allée, il est importantde choisir un luminaire avec une doubleasymétrie pour projeter la lumière sur lesproduits et non dans le couloir de circulation.Dans une école, les luminairesdoivent être disposés parallèlement auxélèves pour éviter de les éblouir. Tout ason importance…Il faut également différencier le niveaude lux et la température de lumière. Onaura ainsi tendance à privilégier deslumières « froides » (blanches) si l’onveut dynamiser les travailleurs. Dans lesbureaux, on favorisera plutôt lescouleurs chaudes pour que les employéss’y sentent bien. Une tendance actuelleconsiste à faire varier la température decouleur en fonction des objectifs quel’on poursuit tout au long de la journée :chaud le matin, froid en milieu de journéepour apporter de la dynamique, pourrevenir à des tonalités plus chaudes enfin de journée.Faut-il dans tous les cas envisagerle remplacement dumatériel existant ?Contrairement à une idée reçue, leremplacement du matériel existant n’estpas toujours nécessaire pour optimiser laperformance de l’éclairage. Avant deremplacer les installations existantes, ilest souvent plus judicieux d’effectuer unaudit « impartial » à même de dresser unvéritable état des lieux. À l’issue de cetexercice, les services techniques pourrontéventuellement se contenter demettre sur pied des campagnes de sensibilisationau sein de l’établissementscolaire, de l’hôpital ou des bureaux dontils ont la charge. Le fait de conscientiserle personnel aux économies d’énergiedonne des résultats stupéfiants. Ils pourrontégalement veiller au bon entretien detoutes les installations en changeant lessources défectueuses ou en fin de vie, ennettoyant les luminaires ou en plaçantdes systèmes de gestion automatisée…Pour optimiser le confort visuel destravailleurs ou des élèves, il s’agira enfinde disposer les luminaires à bon escientpour éviter les ombres portées ou leséblouissements... sans investir pourautant dans de nouveaux luminaires. »Le retour sur investissementest-il toujours probant ?Le temps de retour des investissementsdans la rénovation de l’éclairage est variableet dépend de plusieurs facteursdont notamment le nombre d’heuresd’utilisation et le respect desnormes en vigueur. Le retour surinvestissement est plus rapidedans les industries qui fontLa gestion de l’éclairagedans les écolesDans le cadre de l’action « Réussir avecl’énergie », les Facilitateurs EducationEnergie dans les écoles ont listé une séried’améliorations en matière d’éclairage.Elles font l’objet de fiches techniques(« Valoriser la lumière naturelle », « Eteindredans les couloirs ou les locaux inoccupés »,« Eteindre les lampes en journée si laluminosité est suffisante », « Dévisser unelampe sur deux près de la fenêtre », « Améliorerl'efficacité des luminaires », « Mettredes détecteurs de présence », « Installerdes minuteries »… ) disponibles sur le sitehttp://www.educ-energie.ulg.ac.beles trois pauses ou dans les bâtiments dutertiaire souvent éclairés au-dessus desnormes existantes. Par contre, dans lesétablissements scolaires très souventéclairés en dessous des normes, la miseen conformité des installations d’éclairageentraine très peu d’économie d’énergieet un temps de retour beaucoup pluslong. Néanmoins, et même si le critèresanté, influencé par un bon éclairage, estdifficilement quantifiable, il faut en tenircompte pour le bien-être des travailleurset des élèves.Propos recueillis par SKe- Cahier général5


themaCalcul de la PEBL’éclairage des bâtimentsnon résidentiels en questionAvec l’introduction de la gestion durable de l’éclairage dans le calcul de la performanceénergétique des bâtiments non résidentiels, il faut maintenant ajouter à la notiond’éclairement communément admise celle d’efficience énergétique.compte les normes en vigueur pour déterminer le type et lenombre de luminaires à positionner… mais certains n’intègrentpas encore leur consommation énergétique. Et lorsque leresponsable PEB introduit ces résultats dans le logiciel dédié àl’étude PEB, le niveau E wpeut exploser. »Les études les plus récentes indiquent que la consommation desinstallations d'éclairage représente près de 35 % de la consommationénergétique primaire des bâtiments tertiaires. Ce pourcentageétant loin d'être négligeable, l'éclairage a été introduit dansle calcul de la PEB des bâtiments non résidentiels comme lesbureaux et les écoles.« Cette importante consommation énergétique est le fait d'installationsde qualité moyenne et du manque de moyens mis àdisposition de l'utilisateur pour une gestion intelligente », expliqueJean-Marc Guillemeau, directeur du Centre Interdisciplinaire deFormation de Formateurs de l'Université de Liège (CIFFUL). « Enoptant pour des installations d'éclairage de qualité associées àun système de gestion automatisé et adapté aux usages, lesutilisateurs pourraient réduire de façon significative leur consommationénergétique.»Dans cet esprit, la réglementation PEB des bâtiments non résidentielsentend limiter la consommation énergétique des installationsd'éclairage en favorisant la réduction de la puissanceinstallée et de la puissance consommée. Comment ? Lesconcepteurs peuvent agir, d’une part, sur le nombre de luminairesinstallés et sur leurs puissances nominales et prévoir,d’autre part, des systèmes de gestion de l'installation d'éclairageafin de réduire la puissance utilisée. Si la théorie semble acquise,les résultats se font quelquefois attendre sur le terrain…« Lors des formations que nous dispensons aux responsablesPEB en Wallonie », explique encore Jean-Marc Guillemeau,« nous avons été alertés par le fait que le niveau Ew imposé parla PEB pouvait être largement dépassé à cause de l’éclairage.En creusant un peu la question, nous nous sommes renducompte que beaucoup de concepteurs confiaient les études dedimensionnement de l’éclairage à des bureaux d’études spécialisés.Il se fait que ces bureaux prennent traditionnellement enLa PEB considère en effet, par défaut, que l'installation d'éclairageprésente une puissance installée de 20 W/m² pour unniveau d'éclairement de 500 lx. Si le concepteur utilise cettepuissance par défaut dans ses calculs, il lui sera très difficiled'atteindre le niveau E wimposé. Par conséquent, le calcul détaillésur base de la puissance installée est plus que conseillé. Cecalcul tend à avantager les luminaires efficients qui présentent unexcellent rapport rendement lumineux/économie d’énergie. Ilincite dès lors le concepteur et l'installateur à faire attention :• au type de lampe utilisé : une lampe TL (tube luminescent)ou CFL (lampe fluocompacte) a un rendement lumineuxplus élevé qu'une lampe à incandescence• à la qualité des optiques : la lumière doit être envoyée àl'endroit qu'il faut éclairer• aux consommations des éléments auxiliaires : la consommationdu système de commande doit être limitée• au système de contrôle : un système assurant, par exemple,la détection de présence permet de limiter la consommationénergétiqueDes pratiques frappées sous le sceau du bon sens… et qu’ilconviendra de mettre en application dans les plus brefs délais.Puissance installée :somme des puissances nominales des différents luminaires d'unemême installation [W/m²].Puissance consommée :puissance réelle qui est délivrée aux luminaires, donc effectivementutilisée [W].SKeE w:E west le niveau de performance énergétique globale du bâtiment comparéà un bâtiment de référence dans lequel certaines techniques ontété mises en œuvre. Il peut être amélioré en jouant sur un ou plusieursparamètres qui interviennent dans la consommation énergétique dubâtiment : renforcer l’isolation, améliorer l’étanchéité à l’air, réduire lespertes par ventilation, installer des panneaux solaires thermiques ouphotovoltaïques, réduire les pertes par les nœuds constructifs (pontsthermiques). Plus les valeurs Ew et Espec sont basses, meilleure est laperformance énergétique du bâtiment.- Cahier général7


CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DE LA CONSTRUCTION2011THEMAPrimes et subsidesPour les secteurs industriel et tertiaire, la Wallonie propose plusieurs types d’aidesqui visent principalement le relighting des bureaux, halls, locaux industriels, bureaux,grandes surfaces… Ces mesures sont conçues pour favoriser le remplacementd’éclairage existant énergivore par des équipements plus économiques.Programme UREBALes subventions UREBA sont destinées àsoutenir les communes, les provinces, lesCPAS et les organismes non commerciauxqui veulent réduire la consommationénergétique des bâtiments dont ilssont propriétaires. Plusieurs démarchespeuvent être subsidiées : audit énergétique,relighting, système d’optimisation.Programme AMURELa Wallonie accorde aux entreprises(secteurs tertiaire et industriel) unesubvention pour qu'elles puissent réaliserun audit énergétique de leurs installations.Cet audit doit être réalisé selon uncahier des charges par un expert agréépar la Wallonie. Son objectif : permettre àl'entreprise d'évaluer la pertinence d'uninvestissement visant à utiliser plusrationnellement l'énergie.Fonds ÉnergieLa Wallonie accorde des subsides auxindépendants, personnes morales (saufcelles éligibles au programme UREBA) etsyndics d’immeubles pour le remplacementd'appareils d'éclairage et delampes. Ces subsides concernent lesbâtiments/unités techniques d'exploitationdes entreprises et les logementsgérés par des syndics d'immeubles.Le montant de l’aide accordée est de 10,20 ou 30 % du montant de la facture, enfonction de la réduction de la puissanceinstallée, et est plafonné annuellement à10 000 euros par unité technique d’exploitationou par logement.Aides à l’investissementLe Département de l’Investissementsoutient tout investissement à caractèrestratégique et ceux permettant d’améliorerl’effi cacité énergétique ou de contribuerau développement des énergiesrenouvelables dans les entreprises privées.Déductions fiscalesLe Gouvernement fédéral accorde égalementdes déductions fi scales pour les investissementséconomiseurs d’énergie. Publicvisé : entreprises industrielles, commercialesou agricoles, professions libérales. LeDépartement de l’Énergie accorde les attestationsfi scales correspondantes.En sAvOir +• http://energie.wallonie.be> aides et primes• Aides à l'investissement> Aides efficacité énergétique :081 33 37 60> Aides classiques : 081 33 42 00Publications et outils didactiques- Cahier général8Guide pratique et techniquede l’éclairage résidentielDestiné aux professionnels,ceguide a pour objectifde fournirune aide à laconception et auGUIDE PRATIQUE choix de l’installationd’éclairageET TECHNIQUEDE L’ÉCLAIRAGERÉSIDENTIELrésidentiel. Ilaborde la technologiedes lampes et des luminairesexistants. Il informe également sur lespuissances à installer de manière à ceque la solution d’éclairage soit la plus effi -cace possible – sans toutefois négligerles aspects de confort et d’esthétisme –et propose des solutions pour chaquetype de local.Pour obtenir le document en format pdf :www.cstc.be/?dtype=publ&doc=eclairage_residentiel.pdf&lang=frL’éclairage efficacedes logementsL’éclairage efficacedes logementsGuide pratiqueà destinationdu particulierDivisée en troischapitres, cettepublicationdestinée aux particuliersproposeune série de lignesdirectrices pourun éclairage effi cace du logement. Lepremier chapitre aborde les notions debase de l’éclairage ; le deuxième présenteles luminaires et les lampes effi caces àutiliser ; le troisième traite des questionsconcernant les idées reçues sur les lampesdites économiques et propose des solutionsde remplacement pour les lampesles moins effi caces.Pour obtenir le document en format pdf :http://energie.wallonie.be : Citoyens >Se documenter > Médiathèque >Economiser l'énergie > Au quotidien >L'éclairage effi cace des logementsCes deux publications ont été rédigéespar les chercheurs d'Architecture etClimat (UCL) et du Centre Scientifi que etTechnique de la Construction (CSTC)dans le cadre du projet de rechercheECLOS soutenu via le programmeMinergibat du Service public de Wallonie.Sans oublier bien sûr Energie Plus et soncahier des charges type sur l'éclairage,disponible en ligne sur www.energiepluslesite.be!Mirror BoxLe CSTC dispose d’un ciel à miroirs, aussiappelé ‘Mirror Box’, qui permet de simulerla lumière naturelle sur modèle réduit. Cette« boîte » se compose d'une enceinte revêtuede miroirs très réfl échissants et d'un plafondlumineux constitué de tubes fl uorescents(6500 K) placés derrière une plaque opaline(pour assurer un rayonnement diffusant).Plus d’infos : www.cstc.be > Mirror box


themaECLOSUn modèle anti-gaspi pourl’éclairage résidentiel !Mis sur pied par le CSTC* et la cellule Architecture etClimat (UCL), le projet ECLOS (Étude et diminution desConsommations d’éclairage dans les LOgements Sociaux)a été élaboré pour répondre à l’appel à projet MINERGIBAT(Programme mobilisateur de recherche en énergie pourles bâtiments) de la Wallonie. Son objectif :étudier et améliorer les installations d’éclairage dans lesecteur résidentiel en vue de diminuer les consommationsd’électricité. Explication d’Arnaud Deneyer, chef duLaboratoire Lumière et Bâtiment au CSTC.« En matière d’éclairage résidentiel, nous avons constaté que lesparticuliers ne disposaient pas toujours des informations nécessairespour réaliser des économies d’énergie », explique ArnaudDeneyer. « Pour les aider à y voir plus clair et leur proposer dessolutions opérationnelles, nous avons mis en place le projet ECLOS,une vaste étude de terrain effectuée au sein de logements sociaux.»Étude de terrainPour les besoins de l’étude, qui s’est étendue d’octobre 2006 àdécembre 2009, l’équipe de chercheurs a tout d’abord passé enrevue les réglementations d’éclairage du secteur résidentiel enEurope et dans le monde. Dans la foulée, elle a fait l’inventaire detous les modèles de lampes, de luminaires et de systèmes de gestiondisponibles sur le marché… « Ce travail préliminaire nous a permis deproposer une classification très complète des équipements disponiblesen fonction de critères énergétiques, économiques et ergonomiques», souligne-t-il encore. « Nous avons ensuite sélectionné lesfamilles et les logements dans lesquels nous voulions réaliser le relightinget les audits d’éclairage. Pour les besoins de l’étude, nousavons opté pour des profils de consommateurs (économe/dispendieux)et des modèles d’équipements très différents ».Le panel choisi comprenait ainsi deux logements de référencen’ayant subi aucune intervention, deux logements dont leslampes à incandescence avaient été remplacées par des lampesfluocompactes (CFL), deux logements équipés de luminairesénergétiquement efficaces (luminaires à haute efficacité) et deuxlogements totalement rénovés en matière d’éclairage (créationsd’ambiances lumineuses spécifiques).peine les 5 % de la consommation électrique totale, pour d’autrespar contre, elle dépassait les 25 %. En chiffres absolus, laconsommation sur une année variait ainsi, selon le profil et l’installation,de quelques dizaines de kWh à plus de 1200 kWh... ».L’audit qui a été mené sur près d’un an a débouché sur unemodélisation des différentes solutions de relighting. Parallèlement,des simulations en laboratoire ont permis d’étudier d’autressolutions que celles mises en œuvre dans les logements choisis.Recommandations et guides pratiques« Le projet nous a permis d’établir des critères de labellisation desinstallations d’éclairage et de quantifier les possibilités d’économied’énergie dans le secteur résidentiel. Il a également abouti à l’établissementd’une série de lignes directrices destinées aux industrielsafin qu’ils puissent concevoir des lampes, des luminaires etdes systèmes de gestion innovants et efficaces », conclut-il enfin.« Nous avons à cet égard insisté sur la nécessité d’une plusgrande transparence quant aux indications reprises sur les emballageset les notices techniques des lampes et des luminaires. »Deux guides sur l’éclairage résidentiel ont également été édités(disponibles dans les Guichets de l’énergie - lire page 8). Destinéestant aux particuliers qu’aux professionnels du secteur, ces publicationspermettent, à partir de la situation de départ (type de logement,mode d’occupation, typologie de l’éclairage naturel…) dechoisir la combinaison luminaire/lampe/gestion la plus efficaceénergétiquement et la mieux adaptée aux besoins des occupants.* Centre Scientifique et Technique de la Construction- Cahier généralModélisation« Le monitoring et l’évaluation in situ des systèmes d’éclairage etde gestion nous a permis d’évaluer le degré de satisfaction desutilisateurs et leur niveau de consommation énergétique »,précise Arnaud Deneyer. « Nous avons constaté que pour unmême profil d’habitant, la consommation pouvait énormémentvarier en fonction de l’équipement et de la manière dont l’éclairageétait utilisé. Pour certaines familles, l’éclairage atteignait àPlus d'infos• Centre Scientifique et Technique de la Constructionwww.cstc.be/go/publications_eclairage• Architecture et Climat (UCL)http://www-climat.arch.ucl.ac.be/SKe9


themaInvestissement en relightingaux ateliers Infrabel de BascoupEn 2000, Infrabel (groupe SNCB) entreprend la rénovation de l’éclairage d’un hallde montage des Ateliers de Bascoup, près de Chapelle-lez-Herlaimont. Sur le terrain,les améliorations se révèlent plus que concluantes.C’est à M me Ingrid Van Steenbergen, auditrice agréée en relighting,qu’Infrabel a confié la mission de rénover l’éclairage d’un hall demontage de 135 m de long, 17,4 m de large et dont la hauteur demontage des luminaires culmine à 6 m, aux Ateliers de Bascoup.A l’issue de cet audit, plusieurs mesures innovantes ont permisd’optimiser le rendement de l’éclairage du hall de montage.Après rénovation :Consommation : 50.860 kWh/an d’électricité pour l’éclairagegénéral du hall à 250 lux ;Puissance spécifique : 2,5 W/m²/100 lux.- Cahier général10Après un essai concluant d’éclairage d’une partie du hall par lesystème d’éclairage préconisé, tous les vieux luminaires équipés dedeux lampes à décharge (unelampe à vapeur de mercure150 W + une lampe à vapeur desodium 150 W) ont été remplacéspar des luminaires équipés de 4tubes fluorescents – type T580 W – luminaires fermés –Luminaire à 2 lampes (vapeur de mercure etvapeur de sodium)réflecteurs à haut rendement -ballasts électroniques dimmables.Une gestion automatisée tenant compte de l’éclairage naturel(dimming) a été mise en place. Le dimming permet d’accorder lapriorité à l’éclairage naturel (gratuit) diffusé par les nombreuxlanterneaux équipant le toit du hall.La photo ci-dessous montre très clairement que les luminaires (àdroite) sont activés à grande puissance tandis que les trois luminaires(à gauche) le sont à faiblepuissance. L’apport supplémentairede lumière naturelle par lesfenêtres verticales influence enfait la cellule crépusculaire et parconséquent la puissance desluminaires.DimmingUn sectionnement du réseau d’alimentation de l’éclairage (zoning)procure également plus de flexibilité (pour ne pas éclairer les zonessans activité) et donc une économie d’énergie substantielle.L’éclairage du hall en quelques chiffresAvant rénovation :Consommation : 70.400 kWh/an d’électricité pour l’éclairagegénéral du hall à 150 lux ;Puissance spécifique : 4,8 W/m²/100 lux.Ateliers de BascoupChargés de l’usinage et du montage de composants d’appareils devoies ferrées (aiguillages), les Ateliers de Bascoup (répartis sur 25hectares) disposent d’un effectif de 238 agents (44 qualifications) etde moyens de production, de stockage et de manutention particulièrementperformants.Tubes fluorescents T5 (4 X 80W) et cellule crépusculaireRésultats :Le relighting (investissement de 27.500 €) a entrainé :• une augmentation du niveau d’éclairement de 60 %(250 lux au lieu de 150 lux) ;• une économie d’énergie de 30 %(gain énergétique : 20 MWh/an) ;• une excellente répartition de l’éclairage dans tout le hall ;• une flexibilité accrue de l’éclairage.Estimé à environ 6 ans, le temps de retour sur investissement(ROI) du relighting est à relativiser, compte tenu du fait que lesanciens luminaires devaient de toute manière être remplacés.Pour Philippe Smekens (conseiller en énergie), ce nouveausystème d’éclairage est particulièrement performant : la lumièrediffusée par les nouveaux luminaires est bien répartie, largementsuffisante ; l’asservissement des luminaires aux sondes crépusculairesest bien visible et efficace (lors de passage de nuagespar exemple). Ce constat permet de confirmer que l’étude (audit)du relighting et l’installation du nouveau système d’éclairagesont des travaux professionnels de qualité.Plus d'infosateliers de bascoup :Eric Baudoux (responsable technique) - eric.baudoux@infrabel.beauditrice relighting :Ingrid Van Steenbergen (relighting specialist, auditrice agréée)ingrid@odid.beconseiller énergie (ccih) et facilitateur ure process pour le spw :Philippe Smekens - philippe.smekens@ccih.beSKe


Après une étude d'efficience énergétiquedestinée à repérer les mesures les plusrentables, la résidence a fait réaliser en 2010une étude de préfaisabilité sur l'optimisationde l'éclairage dans son bâtiment. La premièrephase des travaux, achevée en avril 2011, apermis de réduire de plus de 80 % les consommationsénergétiques liées à l'éclairage de lazone rénovée. Et ce n'est qu'un début…etude de CASRelighting et économies d'énergieà La Résidence MalvinaLa Résidence Malvina à Ottignies, gérée par la SPRL Vie et Progrès,accueille 66 personnes réparties dans divers services : maison derepos pour personnes âgées, maisons de repos et de soins etservice de courts séjours. Le bâtiment, construit en 1999 et actuellementloué par la Résidence, est d'une superficie totale de 2800 m².Soucieux de réaliser des économies énergétiques et financières,les gestionnaires de la Résidence décident de faire appel en2010 aux services du bureau d'études Primotem SA, pourréaliser une étude "d'intention" technique qui s'attache à identifierles principales mesures d'amélioration énergétique auxtemps de retour sur investissement les plus courts. Cettepremière approche met en évidence que l'éclairage représente55% de la facture électrique du bâtiment. La Résidence décidepar conséquent de s'engager sur la voie du relighting.Le bureau d'études réalise ensuite un audit éclairage subsidiédans le cadre du dispositif AMURE, qui va servir de base à l'élaborationd'un plan d'investissement en plusieurs phases. Le relightingréalisé entre septembre 2010 et avril 2011 dans les locauxprioritaires (couloirs, bureaux, salle à manger, salon) permet depasser d'une puissance installée de 8,52 kW à 1,37 kW, ce quicorrespond à une réduction de consommation de 83,9 %. Lesspots halogènes de 50 W sont remplacés par des spots LED de3 x 2 W tantôt encastrés tantôt suspendus, ou par des tubes T5à ballast électronique selon les cas.Les économies financières générées grâce à cette premièrephase permettront de financer le relighting prévu dans d'autreslocaux en 2012. En effet, une deuxième phase pourrait êtreréalisée avec le remplacement de tous les luminaires présentsdans les locaux communs (tubes fluorescents T8 avec ballastsferromagnétiques et starters), ainsi que l’éclairage extérieur.Economie prévue : 6500 kWh/an grâce à l'installation de luminairesT5 avec ballast électronique dans les locaux communs etde LED de qualité pour l’éclairage extérieur.Avantages divers de la nouvelle installation• Amélioration du niveau d'éclairement (entre 350 et 200 luxselon le local) et de la qualité de la lumière (absence de réflexionlumineuse grâce aux LED et réduction de l'éblouissement).• Réduction des coûts de maintenance du fait de l'allongementde la durée de vie des lampes (2000 à 3000 h pour un spothalogène contre 30 000 à 40 000 h pour des LED de qualité).• Pas nécessaire de changer le système de gestion jour-nuit(présence de 2 circuits pour permettre un éclairement desécurité réduit la nuit).Technique• Niveaux de puissance installée : passage de 8,52 kW à1,37 kW (1 ère phase de travaux)• Remplacement de spots halogènes par des tubes T5 :spots halogènes MR16 de 50 W remplacés par des tubes T5à ballast électronique incorporé de 35 W. Installation denouveaux luminaires suspendus opalins avec réflecteurs.• Remplacement de spots halogènes MR16 de 50 W pardes spots LED encastrés ou apparents : lampe LED GU10,3x2W, 300 lumens, angle 45°, warm white, présence d'undispositif de dissipation de chaleur arrière pour éviter deréduire la durée de vie de la LED. Garantie 2 ans.Economie• Temps de retour : 14 mois (sans les primes)• Economie réalisée grâce à la 1 ère phase de relighting :36 224 kWh/an, soit environ 8000 €/an (à 0,22 €/kWh électrique)• Primes accessibles :- Audit éclairage : dispositif AMURE du SPW, 50 % descoûts hors TVA de l'audit.- Remplacement du système d'éclairage intérieur : prime 22du dispositif des primes du Fond énergie de la Wallonie. Laprime couvre 30 % du montant de la facture car la puissanceinstallée diminue de plus de 50 %.Environnement• Amélioration du ratio W/m²/100lux : le ratio après travauxest passé de 5,97 à 1,05 W/m²/100 lux• Economie de C0 2réalisée grâce à la 1 ère phase de relighting :36 224 kWh/an, soit 16 tonnes C0 2/an.Fanny ROUXFacilitateur URE non marchand de la Wallonie- Cahier général11


Etudes énergétiquesLes Etudes Energétiques en entreprise :des quick-scans aux Analyses de Cycle de Vieet Bilan Carbone en passant par les auditsénergétiques complets- Cahier technique12 12Les Etudes Energétiques sur lesite : quelle étude pour quelleentreprise ?Une entreprise qui souhaite réaliser un pland’économie d’énergie est souventconfrontée à une offre très variée deservices à travers laquelle elle a bien dumal à s’y retrouver. En effet, le conceptd’audit énergétique recouvre en réalité ungrand nombre d’approches différentes.Pour les très petites industries, des cahierstechniques sectoriels ont été réalisés 1sur des sujets aussi divers que la productionet la distribution de la vapeur, l’aircomprimé, le froid, la récupération dechaleur, les réacteurs chimiques, les cuveset tuyauteries, les moteurs ou les installationsde Clean In Place (CIP).Les PME et PMI peuvent également bénéficierd’un Précheck énergétique. Il s’agitd’une visite sur site au cours de laquelle leFacilitateur URE Process 2 passe en revue,en collaboration avec le responsableénergie ou maintenance, les facturesd’énergie, les principaux flux énergétiqueset les points d’amélioration énergétiques.A l’issue de la visite, le Facilitateur rédigeun rapport écrit expliquant les anomaliesobservées, les améliorations potentielles,ainsi qu’une liste des contacts utiles et desprimes dont peut bénéficier l’entreprise.Une troisième voie ouverte aux industriesne faisant pas partie d’un accord debranche « Energie/CO 2» 3 est la formationen cinq demi-jours à l’audit énergétiquesuivant la méthode « Energy PotentialScan » (EPS). L’objectif est d’initier unecomptabilité analytique énergétique propreà chaque entreprise et d’élaborer un pland’action d’économie d’énergie. Pour cefaire, le responsable de l’entrepriseapprend une méthode pour mettre enplace la collecte périodique de données deconsommation et de production, àcompiler et analyser ces données. Uneméthode de calcul de suivi des performancesénergétiques basée sur le calculd’indices d’efficience permet de vérifierque les améliorations énergétiques réaliséesont porté leurs fruits.Enfin, pour les grandes entreprises ouindustries (pour fixer une limite, on peut direcelles consommant plus de 500 000 kWhélectriques ou plus de 250 000 litres degasoil), il sera nécessaire de faire réaliserun audit énergétique par un auditeuragréé 4 . Cet audit permet notamment à uneindustrie de participer à l’accord debranche « énergie/CO 2» de sa fédération.L’accord de branche est un partenariat« win-win » entre la Wallonie et une fédérationd’industrie, la première procurant desavantages financiers et administratifs à laseconde et la seconde s’engageant encontrepartie en matière d’amélioration deson efficience énergétique, c’est-à-dire sacapacité à s’améliorer par rapport à ellemême.Dans ce cadre, l’audit énergétiques’articule autour de trois axes : toutd’abord, comprendre, en analysant lesdonnées disponibles ou mesurées(factures, compteurs, mesures, calculs ducontenu énergétique) dans le but d’établirun bilan des consommations sur uneannée. Deuxième étape : s’améliorer,c’est-à-dire identifier les pistes d’améliorationpotentielles au cours d’un brainstormingimpliquant le personnel de l’entreprise,évaluer chacune de ces pistes entermes d’économies et de retour sur investissementet enfin établir un plan d’actionquantifié. Enfin, troisième et dernière étapequi doit s’effectuer en continu et dans ladurée : suivre les indices d’efficienceénergétique.Les Etudes Energétiques analysantla chaîne de production, audelàdu périmètre du siteLes études « classiques » mentionnéesci-dessus portent sur le périmètre du site.Aujourd’hui, certaines entreprises initientune démarche qui vise à étudier le cyclede vie énergétique/CO 2de leurs produitset à identifier les étapes pour lesquellesdes améliorations peuvent être envisagées.Ces réductions en dehors du périmètredu site de production permettentd’avoir une vision globale et d’améliorer lebilan énergétique/CO 2des produits,au-delà de la seule phase de production.Mais comment savoir où sont les potentielsde réduction sur la chaîne de production,tout au long du cycle de vie duproduit ? Pour cela, différents typesd’étude existent : Méthode Bilan Carbone ® ,Analyse de Cycle de Vie, PAS 2050 etc.Ces différentes méthodes ont leurs avantageset inconvénients et certaines peuventse révéler plus adaptées aux spécificitésde l’une ou l’autre entreprise. Dans tousles cas, l’objectif final de ce type d’étudeest bien de montrer la fragilité ou la relativerobustesse d’une filière, d’un produit parrapport aux énergies fossiles et aux émissionsde gaz à effet de serre.Ci-dessous, deux études réalisées avec desméthodes différentes : la réalisation du BilanCarbone ® de l’entreprise Imperbel Derbigumet l’Analyse de Cycle de Vie du secteur de labrique et de la tuile de terre cuite.1. http://energie.wallonie.be/fr/cahiers-techniques-sectoriels.html?IDC=65082. Tél: 0800 97 333 ou facilitateur.ure.process@3j-consult.com3. http://energie.wallonie.be/fr/accords-de-branche.html?IDC=61524. http://energie.wallonie.be/fr/auditeurs-amure-ureba.html?IDC=6676S. Marchandise, ICEDD asbl avec lacollaboration de J.-B. Verbeke, 3J-Consultet de L. Defourni, FBB/FedicerAudit Energétique chezPB ClermontL’entreprise PB Clermont, producteurs depoudres sphériques pour des applicationsmilitaires et civiles, a réalisé, avec l’aided’un bureau d’études, un audit énergétiqueen 2010. Cet audit a notamment permis àGhislain Lucasse, responsable de la maintenanceet des travaux neufs, de chiffrer leséconomies engendrées par le passage deschaudières du fuel lourd au gaz naturel, soitune économie de plus de 100.000€/an !Les pistes d’amélioration relevées et devantprioritairement être mises en place sesituent au niveau du réseau vapeur (contrôleet révision des purgeurs, amélioration ducalorifugeage du réseau vapeur et de seséquipements, installation d’une tête dedégazage).


Etudes énergétiquesBilan Carbone ® d’ImperbelImperbel Derbigum, fabricant de membrane isolante pour toitures, est à la pointe en cequi concerne la réflexion sur l’optimisation de ses énergies et la durabilité de sesproduits. Après avoir fait réaliser une analyse de cycle de vie de pratiquement tous sesproduits, Imperbel a embrayé dans un projet de réalisation d’un Bilan Carbone®. Cetteméthode, qui fait l’inventaire des émissions de gaz à effet de serre, permet de donnerdes « ordres de grandeur » d’impact sur l’effet de serre pour les différentes étapes/activités liées au site de production.Après la collecte des données, les résultats du Bilan Carbone ® d’Imperbel ont permisde mettre en évidence le principal poids des intrants avec, plus loin derrière, le poidsdu transport et le poids de la consommation d’énergie sur le site de production. Surces aspects, des pistes de réduction ont ainsi déjà été étudiées, mises en œuvre et/ouà l’étude comme, par exemple au niveau des intrants, l’utilisation de produits recyclés,le choix de matériaux alternatifs ou la réduction de l’épaisseur du produit permettant deminimiser la quantité d’intrants. Pour le transport, des réflexions sont menées sur la possibilité de regroupement de certaines plateformesde distribution. Et, au niveau des énergies sur le site, une étude sur le biogaz est en cours parallèlement aux efforts continusd’optimisation des consommations. A côté de cela, Imperbel est allé encore un pas plus loin en développant de nouveaux produits(membrane blanche Derbibrite) permettant aux utilisateurs de réduire leurs consommations d’énergie de climatisation.Analyse de Cycle de Vie de 4 matériaux de terrecuite (brique de parement, 2 types de blocs, tuile)Les producteurs de matériauxde construction sont confrontésdepuis quelques années à unedemande croissante du publicen matière d’informations environnementales.Le secteur desmatériaux de terre cuite souhaitaitdonc cartographier lesimpacts environnementaux liés à ses produits, tout au long deleur cycle de vie et mettre en évidence les améliorations potentielles.La Fédération Belge de la Brique a ainsi coordonné uneanalyse de cycle de vie de quatre matériaux de terre cuite, représentatifsde l’ensemble du secteur en Belgique. Cette représentativitéest garantie par la similarité des matières premières, duprocessus de fabrication, des marchés. Cette étude permettrade communiquer aux différentes parties des informations environnementalespertinentes pour le secteur belge.Contrairement à une approche monocritère du type énergie/CO 2, l’étude couvre les différents impacts environnementaux.Elle a été réalisée selon les normes ISO existantes et les normesdu CEN TC350 en voie de validation. Outre la production, l’étudecouvre le transport des matières premières, des adjuvants, desemballages, le transport des matériaux sur chantier, la fin de viedes matériaux. La phase d’utilisation a nécessité la réalisation descénarios quant à la durée de vie des bâtiments.Cette étude, appelée "DuCoClay" (Durable/Duurzaam, Construction/Constructie, Argile/Klei) a été réalisée avec 3 partenaires : le VITO,la KULeuven (ASRO) et le CSTC. Le VITO amené l’étude « cradle-to-gate » (du berceau auclient) par type de produit. La KULeuven aensuite poursuivi l’étude « to grave » (du client àla tombe) des produits mis en œuvre, par m² demur ou de toiture. Le CSTC a, quant à lui,analysé les aspects environnementaux nonanalysés dans l’ACV ainsi que la durabilité socio-économique dusecteur et de ses produits (importation/exportation, emploi, etc.).productionTransportargilièresite de productionTransportconstructionutilisationIncluant l'entretien& le remplacementdémolitionsTransportCradle Client GraveTraitementdes déchetsLes études ACV ont respecté une même méthodologie :1) Inventarisation/collecte des données 2) Analyse d’impact3) Interprétation des résultats. L’étude « cradle-to-gate » aconduit à déterminer les facteurs générateurs d’impacts dans leprofil environnemental : l’énergie, la masse du produit, le transportet certains adjuvants. Des mesures d’optimisation peuventainsi être envisagées sur base de données chiffrées. Quelquesexemples : amélioration continue en matière d’URE (en cours viaparticipation à un accord de branche), matériaux plus légers(nouveau type de blocs treillis et modification du format desbriques de parement). L’étude « to-grave » a, quant à elle, permisde dégager des informations importantes pour le développementdes produits et des systèmes constructifs.A l’heure actuelle, la Fédération de la Brique s’attelle à la communicationdes résutats via des rapports publics, une fiche EPD(Environmental Product Declaration) et un website en préparation(www.ducoclay.be). Cette phase est primordiale pour la fédérationpuisque, pour rappel, le manque d’informations environnementalesétait un des leitmotiv pour se lancer dans ce type d’études.En conclusion, Laurie Dufourni, de la fédération,insiste sur le fait que l’objectif d’une étudeACV est bien d’améliorer le profil environnementaldes produits. Les bénéfices de ce typed’études vont donc à ceux qui la portent endégageant les facteurs où il est pertinent etpossible d’agir. Ces études risquent biend’être de plus en plus un outil important pourles entreprises à l’avenir …- Cahier technique13


Management énergétiqueEfficacité énergétiqueet économies financières :un système de management énergétiqueau sein de votre entrepriseDifficile d’imaginer, dans le contexte énergétique et environnemental actuel, que laprofessionnalisation de la gestion de l’énergie au sein des institutions ne fasse pasl’objet d’impositions légales ou réglementaires avant longue date. Quoi qu’il en soit,aujourd’hui tous les éléments sont réunis pour voir progresser de façon significativela prise en main du management énergétique.S’intéresser au contexteAvant d’agir et de mettre en œuvre une politique volontariste, ilest important de comprendre le contexte. Rappelons quelquesgrands enjeux pour le secteur tertiaire wallon.Heureusement, il existe déjà depuis plusieurs années des projetspilotes 2 poussant la réduction du bilan en énergie primaire beaucoupplus loin en diminuant encore les besoins de chauffagemais aussi et surtout en réduisant d’un facteur 5 à 10 l’impacténergétique des matériaux servant à leur construction.- Cahier technique14 14Premièrement, la consommation finale du secteur a augmentéde 61 % entre 1990 et 2008 1 pour une facture qui a pratiquementtriplé avec (+197 % ou +102 % hors inflation).Deuxièmement, l’électricité est la principale responsable decette augmentation de consommation finale : +81 % sur lamême période. La croissance de l’emploi dans le secteur n’expliquepas ce saut. On constate en effet que l’efficacité électriqued’un emploi tertiaire wallon (énergie électrique consomméepar emploi) s’est dégradée de l’ordre de 20 %.Ensuite, plus de la moitié de la consommation du tertiaire estconstituée de gaz et de produits pétroliers et donc de sourcesénergétiques purement fossiles.Enfin, les consommations énergétiques du transport induit parles activités du secteur tertiaire sont plus importantes que laconsommation du parc de bâtiments.MotivationsComprendre les enjeux de l’énergie c’est assurémentcomprendre que l’amélioration de l’efficacité énergétique de sonétablissement permet de maîtriser sa facture, de contribuer àl’amélioration de la qualité de l’air, de diminuer les émissions degaz à effet de serre, tout en augmentant le confort des occupantset en améliorant l’image de marque de son institution.Un potentiel de réduction de mon empreinteénergétique ?En quelques années à peine, les principes de la constructionpassive sont passés du statut de concept pilote à celui de référenceen matière de performance énergétique. Appliquésensemble, ils permettent de réduire d’un facteur dix les besoinsénergétiques de chauffage de nos bâtiments actuels.Une économie à bas carbone ou une réduction de 80 à 90 % denos émissions de CO 2à l’horizon 2050 nécessitera cependantd’aller plus loin encore dans les prestations de nos bâtiments.Source : ÉLABORATION D’UN OUTIL D’AIDE À LA CONCEPTION DE MAISONS À TRÈS BASSECONSOMMATION D’ÉNERGIE - Conception de maisons neuves durables, CatherineMassart et André De Herde, 2010, ARCHITECTURE ET CLIMAT – UCL. Parc actuelet bas carbone : extrapolation ICEDDMême si l’exemple de graphique ci-dessus porte sur les consommationsde chauffage et le cycle de vie des matériaux, force estde constater qu’un potentiel gigantesque est aujourd’hui àportée de main. Même en rénovation, une politique d’anticipationpermet d’incorporer des critères compatibles avec les principesde conception passive et de construction durable.Un Responsable Energie, trois pilierset un processus cyclique d’améliorationLa première étape pour mettre en place une politique énergétiqueconsiste à désigner ou recruter un Responsable Energiedans son institution. Ceci constitue un défi car si la fonction n’estpas nouvelle, il y a actuellement peu de candidats disponiblessur le marché du travail. La formation proposée par le SPWdepuis 1988 forme une cinquantaine de Responsables Energiepar an parmi des cadres déjà en fonction. A ce jour, l’option estdonc de recruter sur la base du potentiel avéré d’un candidat etde lui faire suivre une formation complémentaire.Le Responsable Energie et son équipe vont s’appuyer sur troispiliers pour piloter leurs actions de terrain. La clé de voûte serade disposer d’une visibilité sur les données de consommation.La comptabilité énergétique est ainsi le tableau de bord énergétiquede l’institution. Ce pilier central sera complété par lesactions permettant effectivement de réduire la consommation1. Source : BILAN ÉNERGÉTIQUE DE LA WALLONIE 2008 - SECTEUR DOMESTIQUE ET ÉQUIVALENTS, Octobre 2010, réalisé par ICEDD asbl pour le compte du Service Public de Wallonie2. Projets prototypes : par exemple http://www.bath.ac.uk/features/balehaus/ ou http://www.s-house.at


Management énergétiqueVous doutez de la rentabilité économique de cette nouvellefonction à créer ? Les chiffres issus de la mise en place du PlanLocal d’Action pour la Gestion de l’Energie (PLAGE) sur 7communes bruxelloises sont éloquents. Après deux années dedoutes, les dépenses évitées décollent de façon spectaculaireau regard des charges.Source : Efficacité énergétique et économies financières : un PLAGE au sein de votre institution- Manuel PLAGE à destination des décideurs, IBGE, 2010des sites : l’amélioration des bâtiments et systèmes d’une part etl’amélioration du comportement des occupants d’autre part.Le tableau ci-dessous schématise ce principe et le précise.Nous renvoyons à la lecture du Vade Mecum tertiaire (voir outilsassociés) pour une description détaillée.MISE EN PLACE D’UN RESPONSABLE ENERGIE Vision d’ensemble sur la politique énergétiqueAméliorer la performance énergétique des bâtiments1. Cadastre énergétique Liste des bâtiments classés par ordre depotentiel d’économie d’énergie2. Audit énergétiqueListe d’actions URE classées par temps deretour croissant3. Etude de pré-faisabilitéDescription technique et évaluationéconomique détaillées4. Mise en oeuvre des mesuresd’améliorationsCorrections et investissements /améliorationdes performances5. SuiviDétection des dérives / amélioration continueComptabilitéénergétiquesuivi comptable desconsommationsConnaître sesconsommations :données de consommationsaccessibles, benchmarking,normalisation desconsommations, signatureénergétique, détection desdérives, évaluation desactions d’améliorationSensibilisation desacteursModification descomportements, économiesd’énergie sansinvestissementChronologiquement, le déroulement d’un projet de mise enplace d’une politique énergétique se fait en quatre temps.• Le premier temps est celui de la collecte des informations :on répertorie les bâtiments et les consommations, on investiguesur la qualité de ces bâtiments. Ce seront les étapes du« cadastre » énergétique, des visites de sites, des audits etde la mise en place de la comptabilité énergétique.• La deuxième phase est celle de l'établissement d'unprogramme d'actions. A ce stade, forts des informationsrecueillies à l'étape précédente, le Responsable Energie et sonéquipe bâtissent un plan d'actions détaillé et un rétro-planning,assortis de résultats chiffrés espérés et d'un budget estimé.• Le troisième temps est la mise en œuvre du programmed'actions. Le Responsable Energie réalise son plan d'actions: mesures à coût nul, remplacement des équipements,sensibilisation et communication, ...• La dernière étape se focalise sur le suivi des consommations,l'évaluation des résultats, la redéfinition de nouveaux objectifs.Il est essentiel de comprendre que ces quatre phases sont cycliqueset en aucun cas des étapes uniques. La gestion énergétique est unprocessus continu d'amélioration. Mettre en place une politique degestion énergétique, c’est, finalement, entrer dans un cercle ver‐Cas vécu : économiser l’énergie …du Responsable Energie dans un hôpitalDans les hôpitaux, le programme PLAGE a montré que les objectifs etles indicateurs quantitatifs étaient souvent les seuls réellement pris encompte. Par exemple, le gain énergétique par « la sensibilisation » (etdonc les objectifs et indicateurs qui en découlent) est dérisoire par rapportaux gains possibles par action sur les techniques et le bâtiment. De plus,cette sensibilisation demande des rappels fréquents parce qu’aprèsdeux mois, les gens oublient et reprennent leurs habitudes énergétiquesdéfavorables. Par ailleurs, la sensibilisation des occupants des hôpitauxest source d’une surcharge de travail telle pour le Responsable Energiequ’il ne parvient plus à faire son travail en profondeur sur l’énergie. LeResponsable Energie, en hospitalier, doit donc, avant tout, être un bontechnicien et un gestionnaire. Ses objectifs sont prioritairement formuléssur le mode quantitatif et les moyens à mettre en oeuvre sont surtouttechniques. La sensibilisation, par exemple, doit plutôt être déléguée à unservice de communication. Celui-ci peut alors se concerter avec le ResponsableEnergie et émettre des informations vulgarisées aux occupantsdans un langage compréhensible par tous.tueux de baisse des consommations et de placement progressif,au cœur du processus de décision, de la question énergétique !Une norme pour structurer le systèmede managementActuellement, les systèmes de management de l’énergie sontintégrés aux structures des entreprises au travers des normesqualité / environnement telles que EMAS, ISO 9000 ou ISO14000. Les entreprises y sont relativement bien habituées et ontintégré les notions de déclaration de politique environnementale,procédures et actions préventives ou correctives qui y sont liées.La NBN EN 16001 – septembre 2009 « Systèmes de managementde l'énergie - Exigences et recommandations de mise enœuvre » est la norme la plus aboutie en terme de système demanagement de l’énergie.Cette norme européenne (transposée en droit belge) spécifie lesexigences pour établir, mettre en œuvre, entretenir et améliorer unsystème de management de l’énergie. Un tel système prend encompte à la fois les obligations légales auxquelles l’organisme doitse conformer et les autres exigences auxquelles il peut souscrire.Il permet à l’organisme de développer une approche méthodiquepour améliorer son efficacité énergétique de façon continue. Lanorme établit des exigences d’amélioration continue en termesd’usages énergétiques plus efficaces et pérennes, quel que soit letype d’énergie utilisé. Elle n’établit pas des critères de performancespécifiques en matière d’énergie et s’applique à tout organismequi souhaite s'assurer qu’il se conforme à la politique énergétiquequ'il s'est fixée et en apporter la preuve.G. Keutgen pour les services du Facilitateur URE Bâtiments non résidentielsLes outils associés• Le Vade Mecum tertiaire : http://energie.wallonie.be > Professionnels> Se documenter > Médiathèque > Professionnels du secteur tertiaireet de l'industrie > Responsables énergie > Vade mecum tertiaire -Comment passer à l'action ?• Les Vade Mecum PLAGE : http://www.bruxellesenvironnement.be >Professionnels > Thèmes > Energie > Maîtriser la consommation dansles bâtiments > P.L.A.G.E.• La formation RE : http://energie.wallonie.be > Professionnels> Formations, agréments, certifications > Devenir Responsable Energie> La formation > La formation certifiante de responsable énergie• Les Facilitateurs URE : http://energie.wallonie.be > Professionnels >Entreprises, industries > Des conseillers : Les Facilitateurs URE > Unréseau de Facilitateurs URE à votre service- Cahier technique15


AgEndAévènementsSeptembre 2011• Visites de grandes installations solaires thermiquesexemplairesLe 22 septembre de 8h30 à 17h en région LiégeoiseLe service du Facilitateur Energie Solaire Thermique Grands systèmesorganise une journée de visites de grandes installations solairesthermiques exemplaires à destination des gestionnaires de bâtimentset des bureaux d'études. Pour mesurer in situ les avantages, inconvénients,contraintes et opportunités d'un panel de plusieurs grandesinstallations solaires thermiques (piscine, logements collectifs,homes,...) et rencontrer les maîtres d'ouvrages et les installateurs.Prix : 50 € TVACInformations : facilitateur.grandsolairetherm@gmail.com• La PEB, un an aprèsLe 29 septembre au Palais des Congrès de LiègeUn an après le renforcement des exigences PEB , le Servicepublic de Wallonie fait le point au cours d’un séminaire destinéaux responsables PEB.Programme et inscriptions sur energie.wallonie.beNos numéros de téléphone ont aussi changé :• Direction du bâtiment durable : 081 48 63 56• Direction de la promotion de l'énergie durable : 081 48 63 25• Direction de l'organisation des marchés régionauxde l'énergie : 081 48 64 32• Appel à projets de développement expérimental(avance récupérable)Pour l'année 2011, le Département de l'Energie et du Bâtimentdurable dispose d'un budget destiné à financer des projets de développementexpérimental en énergie durable menés par des entreprises.Le financement se fera sur base d'une avance récupérable.Les taux d'aide applicables pour le présent appel s'établissentcomme suit :ProjetisoléProjet déposépar plusieursentreprises (*)Projet déposépar un partenariatd'innovation technologique(*)Petite entreprise 60 % 75 % 75 %Moyenne entreprise 50 % 65 % 65 %Grande entreprise 40 % 55 % 55 %Octobre 2011Jeune entrepriseinnovante (*)60 % 60 % 60 %• BEST - Salon Européen de l'environnement,de l'énergie et des technologies propresLes 13 et 14 octobre aux Halles des Foires à LiègeLes recherches devraient être réalisées idéalement en deux ansmaximum et leur budget (hors intervention de la Wallonie) devraitêtre de l'ordre de 500.000 € au maximum.- Cahier général• La PEB, un an aprèsLe 4 octobre à Charleroi ExpoUn an après le renforcement des exigences PEB, le Servicepublic de Wallonie fait le point au cours d’un séminaire destinéaux responsables PEB.Programme et inscriptions sur energie.wallonie.be• Séminaire : « Tout savoir sur les Grands SystèmesSolaires Thermiques dans le tertiaire»Le 13 octobre à LiègeLe séminaire organisé par le Facilitateur Energie SolaireThermique Grands Systèmes abordera les principes générauxde la production d'énergie solaire thermique, les équipementstechniques et les avantages financiers de ces systèmes (coûts/bénéfices), notamment par des exemples de réalisations.Prix : 60 € TVACInformations et inscriptions :facilitateur.grandsolairetherm@gmail.comTél. : 081/ 390 714 (uniquement les mardis)Brèves• Le Département de l’Énergie et du Bâtiment durable adéménagé !Intéressé ? Alors rentrez votre dossier de candidature depréférence avant le 30 septembre 2011 pour garantir untraitement de votre dossier avant la fin de l'année.Plus d’infos auprès de la Cellule Recherche en Energie :recherche.debd.dgo4@spw.wallonie.beet sur energie.wallonie.be (Accueil > Dossiers >Recherche & Développement > Appel à projets dedéveloppement expérimental)• PARTICIPEZ A LA PREMIERE EDITION DUCHAMPIONNAT DES ENERGIES RENOUvELABLESDès le 1 er octobre, toutes les communes belges pourront s’affronterpour remporter le titre de champion des énergies renouvelables.Réparties en 3 divisions, elles disposent de 5 mois pour établir unbilan de leur politique énergétique, renforcer les actions dans ledomaine et obtenir le soutien de leur population. Le vainqueur dechaque division est déterminé sur base d’un indice objectif calculé enpoints. La commune qui aura rassemblé le plus de points remporterale championnat et sera abondamment récompensée. Les citoyenssont invités à soutenir leur commune et la faire gagner en votant surwww.championnat-er.be. Les communes participantes bénéficientd’un support technique, d’outils sur mesure et de formations. Lechampionnat est accessible à toutes les communes. L’inscription estsimple et gratuite, et ouverte durant tout le championnat.Une organisation de l'APERe.Notre nouvelle adresse :Chaussée de Liège, 140-142 à 5100 JAMBES.Contact : twelraeds@apere.org ou 02/218 78 99www.championnat-er.be16 16

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