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Le magazine du département de l’Oisen°5AVRIL 2005Inondations :mieux vaut prévenirDOSSIER > P. 10Anne Frank,une histoired’aujourd'hui> P. 6Zoomsur les travauxroutiers> P. 19Escalade :le petit clubqui monte> P. 28


L’ Oise Sommaire en action> À la une - p.4A votre rencontreUne année s’est écouléedepuis l’arrivée à la têtede l’Oise d’Yves Rome etde la nouvelle majorité :le temps d’un bilan etde dialogues citoyens.> En bref - p.6Événements, nouveautés,infos pratiques : toutel’actualité du mois.> Dossier - p.10PréventiondesinondationsLa prévention desinondations, unemission de tous lesjours. Entretien desberges, surveillancedes eaux, planificationdes travaux,concertation entrecommunes situéessur un même coursd’eau, plans deprévention : notrereportage le long duThérain vous exposeen détail les mesuresindispensables pourqu’au milieu de l’Oisecoule tranquillement larivière.> L’Oiseen action - p.16Un accueil« qualité » pourles handicapésQuelles solutions concrètes,avec l’aide duDépartement, pour offriraux personnes handicapéesle quotidien le plussimple.Les gardiens dela mémoireLes archivesdépartementales dévoilentà tous les généalogistes,fouineurs et passionnésdu souvenir leurs 22 kmlinéaires de documents.> Du nordau sud - p.19Grands travauxroutiers en 2005Du goudron neuf, desroutes sûres, bienaménagées, praticablesen toutes saisons : détailset explications sur lesprincipaux chantiersprévus cette année.TélexUn parc de loisirs àvocation d’insertion,des fleurs pour lesplus jolis parterres, unstade rénové... quelquesnouvelles de terrain.> L’Oiseen tête - p.22Christophe LépineBiologiste et journaliste,Christophe est avant toutun amoureux de la nature,défenseur des larris ou durâle des genêts...> Ils fontl’Oise - p.24Des ânes, une ferme, duvélo, des murs graffités...histoires de femmes etd’hommes qui font battrele cœur de l’Oise.> Itinérairesloisirs- p.26En Picardie verte9 km de sentier autour duvillage de Gerberoy poursavourer, à pied, tout le pittoresquedu pays de Bray,et respirer le printempsrevenu.> Sports - p.28Le goût de lagrimpeÀ Compiègne, dans la plainepicarde, des passionnésbénévoles proposent àtous de venir éprouver lesplaisirs de l’escalade.> Culture - p.30Ce mois-ci dans l’Oise,laissez-vous conter fleurette,au gré des élucubrationsde musiciens atypiques,de pas de danse, duretour attendu d’un priant,ou du festival de contes.> Agenda - p.32Par genre et par dates,notre sélection de sortiesdans le département.> Tribuneslibres - p.35Espaces d’expressionouverts à chacundes groupes politiquesde l’Assembléedépartementale


ÉditoAgir au quotidien8Cela fait un an que notre équipetravaille à l’amélioration devotre qualité de vie. Nousavons fait le choix d’agirprioritairement en direction de lajeunesse et des familles, du logementet de l’aménagement du territoire.Notre premier budget nous permetde lancer en 2005 des chantiersstructurants pour notre départementet de rattraper d’importants retardsnotamment en matière de travauxroutiers ou d’habitat, à un momentpourtant difficile où l’État transfertaux départements de plus en plusde responsabilités sans prévoirles moyens correspondants.Vous rencontrer, vousécouter, vous rendre compteNotre équipe œuvre pour l’Oisedepuis un an sur fond de concertationet de dialogue avec les Isarienneset les Isariens. Avec vous, nousavions défini les priorités de lamajorité départementale.Et c’est avec vous, aujourd’hui, queje souhaite faire le bilan de nosactions. Vous rendre compte du travailaccompli est pour moi une étapeessentielle du processus participatif quenous avons engagé. C’est pourquoi j’aidécidé d’aller à votre rencontre, par lebiais de visites de terrain et de réunionspubliques, dans vos cantons respectifs.Pour le développementdurable de l’OiseAgir dans la proximité, au plus prèsde vos préoccupations, est pour moiune priorité. Mais cette volonté, pourne pas être vaine, doit être partagéeet préparer notre département auxenjeux de demain. Pour cela, j’aisouhaité que soit mis en place unConseil de développement durablede l’Oise composé d’Isariennes etd’Isariens représentant celles et ceuxqui font vivre l’Oise au quotidien.Cette instance consultative a pourvocation d’élaborer un diagnostic dela situation sociale, économique etenvironnementale du département,d’être consultée sur les principauxchoix du Conseil général et dedessiner l’avenir du département àl’horizon 2012. Notre équipe se doteainsi de moyens supplémentairespour mieux appréhender notreterritoire, anticiper ses évolutions etpeser sur son devenir, toujours dansle but d’améliorer les conditionsde vie des habitants de l’Oise.Préserver et valoriserles atouts de l’OiseSi en matière de développement durablela dimension environnementale n’estpas exclusive, elle y occupe une placeessentielle aux côtés des activitéséconomiques et sociales. La gestion denotre eau illustre précisément cet enjeu.Dans l’Oise tout particulièrement, carle développement de notre départementy est étroitement lié, qu’il s’agisse del’industrie, de l’agriculture ou mêmedes mouvements de populations. Cenouveau numéro de « 60 » consacredonc naturellement son dossier à lapolitique de l’eau initiée par le Conseilgénéral, symbole du développementdurable de l’Oise au quotidien etpour les générations futures.PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRALUn moisen imagesDRMARS, BEAUVAISVERNISSAGE DE L'EXPOSITION PHOTO “ELLESFONT L'OISE”, PORTRAITS DE 60 SALARIÉESDU CONSEIL GÉNÉRAL, EN PRÉSENCEDE L'AUTEUR, FRED BOUCHER (À G.).PL17 MARS, ÉCHANGEUR DE CHEVRIÈRESFIN DES TRAVAUX DE TERRASSEMENT DELA DÉPARTEMENTALE 200, AFIN DE LA FAIREPASSER À 2 FOIS 2 VOIES JUSQU'AU PONTSNCF DE HOUDANCOURT.PL31 MARS, LAVILLETERTREINAUGURATION DES NOUVEAUX BÂTIMENTSDU FOYER LOGEMENT POUR ADULTESHANDICAPÉS, COMPORTANT PLUSIEURS UNITÉSDE VIE ET UN CENTRE DE RESSOURCESCULTURELLES ET SPORTIVES.3


À la uneFred Boucher


DÉMOCRATIEQuand les élusrendent des comptesUn an après son arrivée auxcommandes du Département, YvesRome inaugure ce mois-ci dansle canton de Nivillers une sériede visites sur le terrain. Objectif :rendre compte de son action etécouter les Isariens.e souhaite que nous ayons l’occasion derenouveler régulièrement cette démarchede transparence aujourd’hui essentielle pourl’action publique. » En concluant, à l’automnedernier, le long dialogue engagé avec les Isarienslors des 15 forums consultatifs et des Assisesdépartementales, Yves Rome s’était engagé à revenirà la rencontre de ses concitoyens.Promesse tenue, avec l’organisation au début de cemois d’une toute première visite « d’étape » sur undes 41 cantons de l’Oise : celui de Nivillers. Un choixnaturel pour Yves Rome, élu et habitant du canton.Et l’occasion de faire le point, avec les maires, chefsd’entreprise, responsables associatifs et simplescitoyens, sur l’ensemble des sujets touchant l’action duConseil général, et sur les éventuelles préoccupationsdes uns et des autres.Ces préoccupations, le président du Conseil généralles connaît déjà bien. Elles se traduisent notamment,dans un canton encore marqué par les difficultés del’industrie sucrière, par la sensibilité des habitants auxquestions d’emploi. D’où le choix de consacrer troisdes temps forts de la journée à cette thématique. Et dese pencher sur les projets les plus porteurs d’avenir.Plus pour l’emploiPremier de ces temps forts : une réunion pour fairele point sur la création d’une plate-forme logistiquede 33 000 m 2 de la société Lever Fabergé sur le terrainde l’ancienne sucrerie de Bresles. Une installationdont se réjouit le Département et qui devrait setraduire par la création de 80 à 100 emplois dansles tout prochains mois.Autres moments marquants : la visite de deux sitesd’entreprises dont le développement de l’activité estsoutenu – ou sur le point de l’être – par le Conseilgénéral. La première, Aqua Simplex, fournit des abriset des barrières de sécurité pour piscines, et prévoitd’augmenter ses effectifs de 60 % dans lescinq ans. La seconde, Bordage, s’apprête à transférerde Beauvais à Fouquerolles, dans des locaux adaptés,une partie de son activité de négoce agricole et decommerce de produits phytosanitaires. Avec, à la clé,sept recrutements.Autant de rencontres qui, accompagnées de rendezvousde travail et d’une réunion publique ouverteaux citoyens, auront contribué à entretenirune démarche d’écoute et de dialogue à laquellele président du Conseil général est très attaché.BENOÎT MOUGNEÀ l’écoute des cantons, mode d’emploiYves Rome multipliera, dans les moisqui viennent, en compagnie de chaqueconseiller général concerné,les journées de visite dans les cantons.Points communs de ces journées :une réunion de travail avec l’ensembledes maires, une rencontre desresponsables associatifs, et en fin dejournée, une réunion publique ouverteà tous les citoyens. Ces rendez-vousseront annoncés dans la presse locale,et des invitations distribuées dans toutesles boîtes aux lettres.60 - N°5 - Avril 20055


En brefLOGEMENT SOCIALIl est permis de construireL’aide départementale au logement se concrétise par la créationde nouveaux habitats sociaux de qualité. Premier chantier lancé,la construction de 27 logements à Noailles.De l’annonce à l’ouverture du chantier…Cinq mois après la création d’un fondsd’intervention en faveur du logement, lepremier chantier de construction bénéficiantdu coup de pouce départemental vient d’être lancé àNoailles. Le 4 mars, la première pierre d’un ensemblede 27 logements locatifs a été posée dans le nouveauquartier de Ninflé.Construits pour le compte de la SA HLM duBeauvaisis, ces logements seront livrés à leurs premiershabitants au cours du premier semestre 2006. Deslocataires aux profils variés : jeunes couples, familles,personnes âgées, mères seules avec enfants... Eneffet, la diversité des habitations proposées permetde répondre aux différents besoins avec deux T2,dix T3, douze T4 et trois cinq pièces. La priorité estdonnée à la maison individuelle, qui concerne 25 des27 logements, les quatre autres étant en collectif. « Lamixité des locataires, en termes de revenus, d’âge,d’origine ou de taille de ménage, est une prioritépour nous, explique Claire Olivier, directrice de la SAHLM du Beauvaisis. La ville doit rester mixte, c’est saQui bénéficie des HLM ?Les logements sociaux ne sont pas l’apanagedes plus pauvres. Comme le souligne ClaireOlivier, directrice de la SA HLM du Beauvaisis,« traditionnellement, dans l’Oise, les logementssociaux ont été construits dans les grandes villes.Aujourd’hui, il faut que les petites et moyennescommunes développent une offre d’habitatsocial ». Et de rappeler que « sur 700 communes,500 n’ont pas de logements sociaux ». Or il nes’agit pas seulement d’accueillir des personnesen grande difficulté, mais de répondre auxbesoins de la majorité des ménages : « Leslogements proposés en prêt locatif à usage social(Plus) s’adressent à des familles qui touchentau maximum 2 100 euros (14 000 francs), ce quireprésente 70 % des ménages. »DE G. À D. : JACQUES GÉRAULT, PRÉFET DE L’OISE, SYLVIE HOUSSIN, VICE-PRÉ-SIDENTE DU CONSEIL GÉNÉRAL, BÉATRICE MARRE, MAIRE DE NOAILLES, ET YVESROME, PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL.136 500 eurosC’est le montant de la subventiondébloquée par le Conseil général pourfinancer l’opération de Noailles, dansle cadre du fonds départementald’intervention en faveur du logementdoté de 4 millions d’euros pour lebudget 2005.raison d’être. » Ainsi, à Noailles, le nouveau hameauaccueillera un savant mélange de maisons en accessionà la propriété et de locations.Une mixité de plus en plus difficile à mettre en œuvreen pleine flambée des prix des terrains, qui faitgrimper la facture aussi pour le logement social. Dansce contexte, l’aide départementale est un vrai plusaux côtés des actions des communes et des bailleurssociaux. Dans le cas de Noailles, et malgré les effortsmunicipaux, les 27 logements n’auraient pas pu sortirde terre sans le fonds départemental et les garantiesd’emprunt accordées par le Conseil général.BRUNO LAFOSSEPhilippe Lobgeois860 - N°5 - Avril 2005


MUSÉE DÉPARTEMENTALRénovation en vueDepuis plus de dix ans, les bâtiments du Musée départemental del’Oise souffrent de graves problèmes. Salles fermées, collections renduesinaccessibles aux visiteurs : de lourds travaux s’imposent, et le Conseilgénéral a décidé de mettre les bouchées doublesen vue de sa rénovation. Sur la base d’un projetculturel et scientifique élaboré par les équipesdu musée en lien avec la Direction des muséesde France, une étude de programmation esten cours. Étude que l’architecte en chef desMonuments historiques vient d’être chargéd’accompagner. Avec un objectif : lancer, aussivite que possible, le concours d’architectes quiMDOOBJECTIF : REDONNER LEPLUS VITE POSSIBLE ACCÈS ÀDES BÂTIMENTS MAGNIFIQUES.permettra, enfin, de donner un nouveau souffleà un établissement dont la vocation est d’êtretourné vers le public le plus large possible. ■PHOTO AGRICOLEDeux Isariens primésSylvain AnsartGeoffroy de Laveaucoupet60 - N°5 - Avril 2005« Agriculture, jet’aime ! » : c’est lenom d’un concours dephoto qu’organisaitune agence de pressespécialisée, début mars,à l’occasion du salon del’Agriculture 2005. Lejury, présidé par SandrineBonnaire et composéde professionnels de laphoto, avait à faire sonchoix parmi 700 images.Et bonne surprise : deuxdes six prix sont allésà des Isariens : SylvainAnsart, de Nogent-sur-Oise (dans la catégorieélevage), et Geoffroyde Laveaucoupet,de Françières (dansla catégorie grandescultures). Bravo à tousles deux ! ■télex> LIVREPhiléas Lebesgue àl’honneurPhiléas Lebesgue : un personnage local, maisdont la renommée dépasse les frontières dudépartement, grâce à sa correspondance,durant la première moitié du XX e siècle, avecdes hommes politiques et des écrivains du mondeentier, alors qu’il était rédacteur au Mercure deFrance. François Beauvy lui a consacré une thèse,aujourd’hui éditée et disponible sur demande.« Philéas Lebesgue et ses correspondants enFrance et dans le monde » : 35 euros.CONTACT François Beauvy 03 44 48 32 50> CRÉATION D’ENTREPRISEUne aide bienvenueLong et difficile : tel est le chemin qui séparel’idée de création d’entreprise de sa réalisation.Une association, Chances dans l’Oise, accueilleles porteurs de projet, les informe et les oriente.Des permanences ont lieu à Beauvais, Nogentsur-Oiseet Compiègne.CONTACT 03 44 45 29 97> UTCNouveau présidentChristian Estève vient d’être nommé présidentdu conseil d’administration de l’UTC (Universitéde technologie de Compiègne). Diplômé de HEC,âgé de 55 ans, il est secrétaire général adjoint deRenault depuis octobre 2003. Sa connaissancede la coopération internationale va permettre àl’UTC de porter encore plus loin ses projets, enChine, au Brésil et au Moyen-Orient.> EXPOSITIONL’Oise en mouvementOrganisée par la Semoise, la société d’économiemixte sur laquelle s’appuie le Départementen matière économique, une exposition sepropose de mieux faire connaître certaines desentreprises phares de l’Oise. Qui ont en communde fabriquer des composants et des enginsmobiles. Quatre espaces à découvrir : produitsmobiles, composants, enseignement, rechercheet innovation, ainsi qu’un espace réservé auxœuvres de l’artiste futuriste Albert Robida.L’Oise en mouvement, Hôtel du Département,du lundi 25 avril au jeudi 19 mai.Ouvert au public du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h.Visite guidée sur réservation au 03 44 06 61 18.Avec un jeu-concours pour les collèges.CONTACT 03 44 06 27 869


Dossier > Prévention des inondationsMieux vautDans un département encoretraumatisé par de grandesinondations récentes, commentles rivières sont-elles gérées ?Reportage entre Beauvaiset Montataire, sur 50 km duThérain que 22 communesentretiennent ensemble.Et explication sur la nouvelleapproche du Conseil généralen matière de préventiondes risques.LE THÉRAIN, ICI À MOUY, PRENDSA SOURCE EN SEINE-MARITIME,TOUT PRÈS DE NOTRE LIMITEDÉPARTEMENTALE. AVANT DE SEJETER DANS L’OISE PRÈS DE CREIL,IL TRAVERSE PLUSIEURS DIZAINES DECOMMUNES RURALES ET URBAINES.André Lejarre / Le bar Floréal


anticipercours d’eau s’entretient parce que ça vit. »Jean Sylla connaît bien son sujet. Depuis“Toutprès de trente ans, le maire de Mouy présidele Syndicat intercommunal de la vallée duThérain (SIVT). Un syndicat qui regroupe aujourd’hui22 communes et gère près de 50 km de cours d’eau. « Unerivière ne s’arrête pas à la frontière d’une commune,explique Jean Sylla, d’où la nécessité de se concerter,de travailler ensemble. »Pour preuve, le SIVT surveille le Thérain, rivière depremière catégorie, et ses quelques bras secondaires, dela sortie de Beauvais jusqu’à la commune de Montataire.Sa mission principale : veiller au bon déroulement del’écoulement des eaux grâce à l’entretien et à l’aménagementde la rivière lorsque nécessaire. Les secteurs les plussensibles font l’objet d’une vigilance toute particulière.C’est le cas de la commune de Mello, qui se trouve êtredans la partie la plus étroite de la vallée, et surtout deMontataire, qui est la plus en aval de la rivière.Pour être plus efficaceIl y a trois ans, petite révolution au sein du syndicat, JeanSylla a bataillé dur pour embaucher un emploi jeune afin derepérer les problèmes avant qu’ils ne se déclarent. « Dans cedomaine, faire de la prévention, c’est primordial », estime lemaire de Mouy. Le travail effectué sur le terrain est particulièrementefficace. Le jeune homme, technicien garde-rivière,très motivé par ses fonctions, déborde d’énergie. Chaque jour,il sillonne à pied ou en voiture les berges du Thérain, qu’ilconnaît aujourd’hui parcœur. Hugues Liégeoissait ce qu’il a à faire.Repérer si un arbre est1800C’est le nombrede kilomètresde rivières quiparcourentle départementde l’Oise.tombé dans l’eau, évacuerles branchages quigênent, élaguer, nettoyerles berges mais aussi lesdéchets jetés par incivilitéou par ignorancedans la rivière, contrôlerle niveau de l’eau. Mais leprésident Sylla lui défendd’en faire trop. « La rivière est trop imprévisible ! Il peutfaire de petites choses mais pour le reste ce sont les servicesde l’État qui prennent le relais. Pas question par exemplequ’il retire lui-même un obstacle tombé dans l’eau. C’esttrop dangereux ! Le syndicat n’est que le maître d’ouvrage,pas le maître d’œuvre. »En ce moment, c’est la période la plus propice pour planterles arbres qui vont permettre de retenir les berges. Chaqueannée le technicien garde-rivière en plante environ 200,sachant que 50 seulement survivront au vandalisme.Les choses ont bien changéLes habitants de la vallée sont plutôt confiants. Ces dixdernières années beaucoup de travaux ont été réalisés grâceau SIVT. Curage des fossés, opérations de remblaiementdes zones sensibles, création de bassin de rétention et defossés de décharge pour contourner les endroits qui posentproblème, etc. « Les risques d’inondation, c’est une problématiqueimportante dans notre secteur très marécageux,parce que c’est la protection des personnes, explique Anne-Claire Delafontaine, conseillère générale du canton de ■ ■ ■Hervé Dez / Le bar FloréalHUGUES LIÉGEOIS, TECHNICIEN DE RIVIÈRE, EFFECTUE LUI-MÊME LES PETITES INTERVENTIONS.LES TRAVAUX PLUS LOURDS SONT CONFIÉS AUX SERVICES DE L’ÉQUIPEMENT.60 - N°5 - Avril 200511


Dossier > Prévention des inondations■ ■ ■ Mouy, mais il ne faut pas en faire une psychose. Destravaux ont été réalisés pour limiter les risques. »« Beaucoup de bêtises ont été faites par le passé, ajoute letechnicien garde-rivière ; le problème, c’est que tout a étéconstruit au ras de la rivière. C’est sûr que c’est très pittoresqueun cours d’eau qui traverse un centre-ville. Maisil faut être très vigilant. L’hydrologie, c’est très complexeet souvent imprévisible. » Un point de vue que partagele président du syndicat. « Aujourd’hui, on ne peut pluslaisser faire n’importe quoi, c’est une question de sécurité.Quand on est élu, on doit prendre ses responsabilités. »Mais Jean Sylla reconnaît que faire appliquer les décisionsprises n’est pas toujours facile. Le syndicat est d’ailleurs entrain d’élaborer, avec un bureau d’études privé et sous le suivide la Directiondépartementalede l’agriculture etde la forêt, unedéclaration d’intérêtgénéral pourpouvoir intervenirdans toutes lessituations.Il faut savoir que laplupart des coursd’eau gérés parle SIVT sont ditsnon domaniaux etappartiennent doncà des propriétairesprivés. Chaqueannée 150 000 euros sont nécessaires au bon fonctionnementdu Syndicat intercommunal de la vallée du Thérain.Quinze pour cent de cette somme provenant du Conseilgénéral, 20 % des communes elles-mêmes, 25 % de l’EntenteOise-Aisne, et 40 % de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.Le président Sylla aimerait bien que la région Picardies’investisse également dans ce combat quotidien contre lesinondations, comme c’est déjà le cas dans d’autres régions.« Après tout, cela fait partie intégrante de l’aménagementdu territoire », conclut-il.Hervé Dez / Le bar FloréalLA PROTECTION DES HABITATIONS LES PLUS EXPOSÉES AURISQUE D’INONDATIONS EST LA PREMIÈRE DES PRIORITÉS.NATHALIE JALLAGEASDR3 questions à...HUGUES LIÉGEOIS,25 ans, technicien garde-rivière,salarié du Syndicat intercommunalde la vallée du ThérainComment devient-on garde-rivière ?H.L. : Pour ma part, j’ai toujours été sensibleà l’environnement. J’ai un BTS gestion etprotection de la nature. J’ai des amis quitravaillent dans des bureaux et qui ont degrandes responsabilités ; moi, ce n’était pasmon truc ! J’avais besoin d’air ! Presquetous les jours, je croise des ragondins surles berges, des chevreuils, des martinspêcheurs,ou encore des hérons. La rivièreest un espace vivant très intéressant.C’est très prenant. Ça fait trois ans que jetravaille en tant qu’emploi jeune pour lesyndicat intercommunal. Et on s’attache àce métier !À quoi ressemble votre journée ?H.L. : C’est en gros un premier tiersconsacré à la surveillance de la rivière,notamment sur les secteurs les plussensibles, un deuxième tiers dédié àl’entretien courant – déblaiement, élagageou encore retrait d’obstacles à l’écoulementdes eaux – et un troisième tiers pourtout ce qui est administratif comme larédaction de rapports. Et puis de tempsen temps, il peut également y avoir des« J’aimerais bien que lesgens se sentent plus concernés»par leur environnement.Hervé Dez / Le bar Floréal1260 - N°5 - Avril 2005


Ils ont la paroleactions de sensibilisation destinées aux groupesscolaires. L’avantage, c’est que je travaille seul età mon rythme.Vous avez le sentiment d’être utile à lacollectivité ?H.L. : Oui bien sûr. Le travail que je réalisepour le syndicat est très important. Je suis chargéde l’entretien de la rivière, mais aussi et surtoutd’alerter les autorités locales en cas de problème.Je fais de la prévention. Je n’imagine pas changerde vie. J’espère passer des concours pourpouvoir un jour intégrer la fonction publique.CE BRAS DE DÉCHARGE DU THÉRAIN,AU CENTRE DE MOUY, A ÉTÉ AMÉNAGÉ EN 2002.Simplement, j’aimerais bien que les gens sesentent plus concernés par leur environnement.La chose qui me désole, c’est de voir la quantitéde déchets qu’on déverse dans la rivière !JOSIANE LEBRUN,68 ANS, HABITE MOUYDEPUIS 34 ANS« Je me souviens d’unefois, il y a au moins vingt ans,où l’infirmière étaitvenue en barque pourfaire des piqûres à mon mari.Une digue avait lâché. Chez lesvoisins, il y avait de l’eau partout.On avait mis des sacs de sable etdes parpaings devant la porte. »CLAUDE OGEZ,MAIRE DE HEILLES,PETITE COMMUNE SITUÉEQUELQUES KILOMÈTRESEN AMONT DE MOUY« Il y a une bonne dizained’années, le sol de la communeétait gorgé d’eau. Grâce ausyndicat de la valléedu Thérain, nousavons recréé les fossésle long de la ligneSNCF. Le terrain s’en esttrouvé assaini, et actuellementnos peupleraies risquent mêmede manquer d’eau ! »ANNE-CLAIRE DELAFONTAINE,CONSEILLÈRE GÉNÉRALEDU CANTON DE MOUY, HABITE LACOMMUNE DEPUIS PLUS DE 30 ANS« Les risques d’inondation,c’est une problématique trèsimportante dans notre secteurqui est très marécageux. Maisil ne faut pas en faireune psychose. Des travauxde curage des fossés, desaménagements de bergesont été faits, ça limitefortement le risque. »DRDRDRPROPOS RECUEILLIS PAR N.J.60 - N°5 - Avril 200513


Dossier > Prévention des inondationsAVENIRensembleAgirdans la duréeFace au risque des inondations,le Conseil général entend menerune réflexion sereine. Et pourson vice-président en charge del’environnement, les maîtres motssont désormais cohérence des projetset concertation avec les différentsacteurs.SUR LES BORDS DE L’OISE. LES CRUES DE CETTE RIVIÈRESONT ENCORE DANS TOUTES LES MÉMOIRES.Philippe LobgeoisL’objectif est simple : il n’est plus question de travaillerchacun dans son coin. « Il faut trouver les moyens derésoudre durablement cette problématique du risqueinondation, explique Joseph Sanguinette, vice-présidentchargé de l’environnement ; il faut donc perdre lesmauvaises habitudes et aller vers plus de réflexion encommun. Le Département est on ne peut plus décidéà œuvrer dans ce sens. » Pour l’élu de l’Oise, il n’estplus possible, si l’on veut être efficace, d’intervenir surun cours d’eau sans qu’une réflexion globale n’ait étémenée avec les divers acteurs de terrain et les différentspartenaires. « D’autant plus que nous ne sommes pasdans l’urgence. Nous travaillons pour demain », affirmeJoseph Sanguinette.« Les aires de stockage des eaux ont trop longtemps étéla seule réponse apportée au problème des inondations,c’est quelque chose que nous souhaitons maintenantéviter le plus possible », prévient le vice-président.« Le sujet est très sensible. Beaucoup de gens ont été trèsmarqués et sont encore à vif, avance celui qui est aussi lemaire de Coudun. Nous ne pouvons pas faire n’importequoi sans réfléchir. » La ligne de conduite est claire : tousles projets de construction devront dorénavant être enaccord avec les Plans de prévention des risques inondations(les PPRI). « À Montmacq, une des communes lesplus exposées, de nombreux bâtiments ont été construitstrop près de la rivière, une partie de la population esttraumatisée, il y a eu par le passé jusqu’à un mètre d’eaudans les maisons ! », rappelle Joseph Sanguinette.Vers plus de cohérenceParce qu’une rivière bien entretenue est une rivière quipose forcément moins de problème, le Département consacreracette année quelque 220 000 euros à la restaurationet à l’entretien des cours d’eau. Et c’est via la Cater (voir1460 - N°5 - Avril 2005


Georges LernouldLA RIVIÈRE AUTOMNE. VENUE DE VILLERS-CÔTTERET, DANS L’AISNE,ELLE SE JETTE DANS LA RIVIÈRE OISE À PROXIMITÉ DE VERBERIE.encadré) qu’un soutien non négligeable est apporté auxcommunes, regroupées en syndicats de rivière. Il s’agitpar là de fournir aux collectivités qui en font la demandeun programme pluriannuel de travaux pour garantir lelibre écoulement des eaux.« Parmi les objectifs que l’on se fixe, il y a égalementcelui d’être plus présent, plus actif et plus décideur ausein de l’Entente Oise-Aisne, qui regroupe six départements», martèle Joseph Sanguinette. C’est précisémentcette structure qui, par ses actions d’aménagement etde gestion des cours d’eau – comme la création d’airesde ralentissement des crues – , mène les travaux de luttecontre les inondations. La participation financière duConseil général de l’Oise à l’Entente s’élevant, pour2005, à 675 000 euros.Le Département cherche également à développer les Sage,les Schémas d’aménagement et de gestion des eaux. LeSage intègre tous les éléments d’un bassin versant. C’estun outil très important qui permet de fixer les objectifsgénéraux d’utilisation et de protection des eaux.« Dans ce combat global contre les inondations,« La lutte contreles inondations estun sujet sensibledans notre secteur. C’estpourquoi nous recherchonsune véritable cohérenceDRdans les décisions prises. »JOSEPH SANGUINETTE,VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL,CHARGÉ DE L’ENVIRONNEMENT> ZOOMÀ quoi sertla « Cater » ?La Cellule d’assistance technique à l’entretiendes rivières est à la disposition des 32 syndicatsde rivière du département. Née d’un partenariatentre le Conseil général et l’Agence de l’eau Seine-Normandie, elle a pour mission principale d’observeret de conseiller. Ses interventions sont gratuites.Elle effectue, pour les syndicats intercommunaux quien font la demande, un état des lieux de leur rivièreou cours d’eau. Ses diagnostics relèvent notammentles éventuels problèmes d’entretien, commel’absence d’élagage, la mauvaise gestion de lavégétation, la présence de branchages et de déchetsdans l’eau, ou encore l’envasement. La celluletransmet alors aux syndicats des propositions detravaux ou d’aménagements. Ses études permettentaux élus, s’ils le souhaitent, de monter un dossier definancement des travaux.l’Agence de l’eau Seine-Normandie est un partenaireessentiel, reconnaît Joseph Sanguinette, on ne fait pasune opération sur l’eau sans qu’elle ne soit au courantdu dossier. » Des réunions sont régulièrement organiséesau niveau de chaque bassin hydrographique, avec aumenu un état des lieux de la qualité des eaux.« Enfin, précise Joseph Sanguinette, il ne faut pas nonplus négliger le rôle de l’agriculture dans la lutte contreles inondations. Grâce à elle, il est notamment possibled’accélérer le mouvement des eaux. C’est un partenaireincontournable.»N. J.60 - N°5 - Avril 200515


L’ Oise en actionà domicile (Séad) pourpermettre aux personneshandicapées de resterchez elles, tout en bénéficiantd’un accompagnementadapté. Le Séada reçu le prix de l’Innovationdu handicap,décerné en 2004 par laMutuelle nationale deshospitaliers et des personnesde santé.FOYER LE SÉSAME DU MEUX, PRÈS DE COMPIÈGNE.PERSONNES HANDICAPÉESVers une meilleurequalité d’accueilLe Conseil général veut aller au-dede ses obligationslégales pour offrir la vie la plus normale possible auxpersonnes handicapées.Faire de 2005 l’annéedes innovationsen faveur despersonnes handicapées.Le défi est ambitieux.Le Conseil généralveut s’en donner lesmoyens. Mais, au-dede l’aspect purementfinancier, il entend surtoutinitier une démarchede qualité. « C’est lavolonté de considérerles personnes handicapéesnon pas commedes sous-citoyens, maiscomme des citoyensà part entière, avecles mêmes droits et lesmêmes devoirs », expliqueHenri Bonan, présidentde la commissiondes affaires sociales duConseil général. « PourHervé Dez / Le bar Floréalqu’ils aient une vie àpart entière », complète-t-il.Concrètement,plusieurs politiques ontdonc été amorcées. Enplus de la modernisationdes 37 établissementsd’accueil du département,le Conseil générals’est doté, depuis 2001,d’un Service d’évaluationet d’accompagnementPlusieursétablissementspilotesPar ailleurs, pour lespersonnes handicapéesmentales, une démarchequalité est actuellementexpérimentée dans sixétablissements d’accueil.Un « guide de qualité »est mis à leur disposition: il aborde toutesles dimensions de l’accueil(propreté, sécurité,repas, animations, servicesà la personne, projetsindividuels…), instauredes références de qualitéet propose des critèresd’évaluation aux professionnels.Cette démarchede fond, novatrice, combleun vide juridique enmatière d’encadrementdes personnes handicapées.De plus, elleoffre, aux différenteséquipes des structuresd’accueil, le moyen deconfronter leurs expériences.Enfin, elle vapermettre aux établissementsde s’engagersur des projets éducatifsprécis. Pour leur miseen œuvre, le Conseilgénéral débloque, de soncôté, 510 000 euros pour2005.1660 - N°5 - Avril 2005


L’ Oise en actionARCHIVES DÉPARTEMENTALESLes gardiensde la mémoireCollecter, trier, classer, préserver dutemps les documents qui retracentl’histoire de l’Oise et mettre cesrichesses à la disposition de tous,telles sont les missions des archivesdépartementales.Dans la sallede lecturedes archivesdépartementales,2000 personnes viennentchaque année fouiller lesméandres de l’histoire.Gérées par les conseilsgénéraux depuis 1986en application des loisdecentralisation,les archives sont néessous la Révolution pourrassembler les fonds desadministrations et lesmettre à la portée detous les citoyens. Entre lacollecte et la consultation,les documents passententre les mainsexpertes des archivisteset techniciens. Lesarchivistes jugent d’abordleur intérêt historiquepour sélectionnerles seules archivesutiles aux chercheurs.« Sur l’ensemble despièces administrativesd’aujourd’hui, 80 % sontà éliminer à terme », noteBruno Ricard, directeurdes archives et responsablede ce contrôle. Il s’agitensuite de les classerrigoureusement pour que lechemin des chercheurs nesoit pas semé d’embûches.Avant d’être rangés dansdes magasins, avec unetempérature et un tauxd’humidité constants pouréviter les ravages du temps,de nombreux feuilletsdoivent être traités pourassurer leur conservation.Les ateliers de restaurationet de reliure s’occupentdes pièces abîmées ; leslaboratoires de photo,de micro-filmage et denumérisation se chargentde reproduire celles quisont trop fragiles pour êtremanipulées par le public.Diffuser les richesseshistoriquesSi leurs missions légalessont restées les mêmesdepuis deux siècles, desefforts ont été entreprisAndré Lejarre / Le bar FloréalCHERCHEURS PROFESSIONNELS OU AMATEURS PASSIONNÉS, LES USAGERS DES ARCHIVESDÉPARTEMENTALES PEUVENT SE PLONGER DANS LES 22 KM LINÉAIRES DE MANUSCRITS,IMPRIMÉS, DOCUMENTS ICONOGRAPHIQUES DATANT DE L’AN MIL À NOS JOURS.pour enrichir les fondsd’archives. «La collectedes fonds privés estfacultative, mais on saitbien que les archivespubliques ne suffisentpas. Nous avons recueillipar exemple des fondsd’entreprises, comme celuide la brosserie de Saint-Félix, et nous aimerionsorganiser des actions pourcollecter des archivesde partis politiques etde syndicats», expliqueBruno Ricard, satisfaitde la campagne menéerécemment pour inciter lesdétenteurs de documentsde la résistance et de ladéportation à venir lesdéposer (voir « 60 » n°3).Au-dede la présenceobligatoire d’une sallede lecture et d’un servicepédagogique, les archivesde l’Oise élargissent leurmission de communicationpour diffuser pluslargement ces richesseshistoriques. Conférences,journées portes ouvertes,expositions et publicationspermettent de rendre lesarchives vivantes. Et pourfaciliter les recherchesgénéalogiques, premiercentre d’intérêt du publicqui fréquente les archives,l’ensemble des actes d’étatcivil seront numérisésdans les cinq ans à venir.Ils seront indexés dansune base de données etconsultables sur place,puis dès que possible surinternet.MARIE PAIRE1860 - N°5 - Avril 2005


Du nord au sudTravaux 2005 : exemples choisisAméliorer la vie quotidienne des habitants et des riverains, en ne laissantde côté aucune partie du territoire départemental : tels sont les maîtres motsdu programme 2005 d’investissements routiers. Illustration.FORMERIE13LE COUDRAY -SAINT-GERMERCOURCELLES-LES-GISORS7SONGEONS8GRANDVILLIERSCRÈVECŒUR-LE-GRANDMARSEILLE-EN-BEAUVAISISCHAUMONT-EN-VEXINBEAUVAIS126MÉRUNOAILLESCHAMBLY11BRETEUIL9MOUYNEUILLY-EN-THELLE14CLERMONTLIANCOURTNOGENT-SUR-OISE2ESTRÉES-SAINT-DENISSTATION D’ÉPURATION DE CRÉPY-EN-VALOIS. UNE ÉTUDE A MONTRÉ4LA NÉCESSITÉ DE SA MISE AUX NORMES. CONSÉQUENCECOMPIÈGNE : DES TRAVAUX ATTICHYD’UN MONTANT DE 5,5 MILLIONS D’EUROS.MAIGNELAY-MONTIGNY10CHANTILLYSAINT-JUST-EN-CHAUSSÉECREIL1PONT-SAINTE-MAXENCESENLISLASSIGNYRESSONS-SUR-MATZBÉTHISY-SAINT-PIERRE35GUISCARDNOYONRIBÉCOURT-DRESLINCOURTCRÉPY-EN-VALOISBETZAESNERMENONVILLENANTEUIL-LE-HAUDOUINTravaux neufsRenforcements et calibragesAménagements de sécuritéAgglomérationsAutoroutesRoutes départementalesRoutes nationalesRéseau ferroviaireLE PLESSIS-BELLEVILLE20Renforcements structurelsTraversées d’agglomérationsOpérations ponctuellesOuvrages d’artDR« En accordant des moyens supplémentaires auxroutes, nous améliorons la vie des automobilistesmais aussi, grâce aux déviations, celle des riverains.Nous favorisons également le développementéconomique de nos territoires. »PATRICE CARVALHO,VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL, CHARGÉ DES ROUTESET DES INFRASTRUCTURES60 - N°5 - Avril 2005


Télex1 Doublementde la RD 200Un investissementconsidérable, sur plusieursannées. Il verra une desvoies les plus fréquentéesde l’Oise, la RD 200, passerà 2 fois 2 voies entrel’échangeur de l’A 1 àChevrières et le pont SNCFde Houdancourt.2 Doublementde la RD 162Au niveau de la Zaet deSaint-Maximin, la RD162sera elle aussi mise à 2 fois2 voies.3 Élargissementde la RD 335Entre Crépy-en-Valois etChevrières, cette voie serarenforcée et partiellementélargie.4 Renforcementde la RD 37Cette route départementalesera renforcée et recalibréesur un tronçon situé entreSaint-Aubin-sous-Erqueryet Fouilleuse.5 Des étudespour la RN 32Cette nationale, quitraverse aujourd’huiChiry-Ourscamp, seraà terme déviée par le sudentre Ribecourtet Noyon.6 Une route plussûre à VallereuxDans ce lieu-dit, sur lacommune de Ressonsl’Abbaye,un virage de laRD 927 sera traité afin dele rendre moins dangereux.7 Renforcementde la RD 930Aux abords nord-est deSongeons, un tronçon decette départementale trèsfréquentée sera renforcé.8 Renforcementde la RD 153Sur une partie de cet axesitué entre Lierville etChaumont-en-Vexin, lachaussée fera l’objet detravaux de renforcementstructurels.9 Remise à neufà Saint-FélixEntre Beauvais et Mouy,la RD 12 traverse cevillage. La réfection dela chaussée y permettraune circulation plusconfortable.10 Un échangeurà RieuxCet aménagementremplacera 2 carrefours àl’intersection de la RD 200.11 Du neufà PaillartCe village proche de Breteuilbénéficiera de la pose debordures le long de la routedépartementale 63.12 Revêtementà BeauvaisLe RD139 sera remise àneuf entre le pont de Pariset la RN1.13 Consolidationsdes RD 102 et 104Deux communesbénéficaires : Saint-Germer- de-Fly et Puiseuxen-Bray.14 Remise enétat à JauxL’ouvrage qui sera rénovépermet aux habitantsde cette petite communede l’agglomérationcompiégnoise, lorsqu’ilscirculent sur la RD 13A,de passer sous la RN 131.60 - N°5 - Avril 2005VILLES ET VILLAGESFLEURISDe quoi rosir deplaisirComme chaque année,le président du Conseilgénéral a salué les effortsde tous ceux, maires commesimples particuliers, quise sont distingués en 2004au concours des villes etvillages fleuris.« Tout le bien que nous pensons de l’Oise, vous l’exprimez avecdes fleurs. » C’est avec ces mots que Yves Rome, présidentdu Conseil général, accueillait il y a quelques jours tous ceux,représentants de collectivités comme simples particuliers,qui s’étaient distingués lors du dernier concours des villes,villages, maisons et mairies fleuris. Un concours organisé auxniveaux local, régional et national, et qui incite des milliers defoyers et de collectivités à faire preuve de créativité et d’effortsd’embellissements.Parmi les très nombreux gagnants à un titre ou à un autre,soulignons l’attribution de diplômes nationaux à quatrelauréats pour un « fleurissement exceptionnel » : DominiqueDelnatte à Villers-sous-Saint-Leu, Christian Février à Beauvais,Évelyne Le Deleter à Monchy-Saint-Éloi, et M. et Mme Jean-Luc Marchand à Jonquières. Bravo à tous !CRISOLLESCG 60Nouveau chantierd’insertionL’association Carisiolas,aidée par le Conseil général,organise une nouvelleaction d’insertion pour lesbénéficiaires du RMI. Cetteaction, intitulée « chantierd’insertion Carisiolas àCrisolles », va permettre dedévelopper et animer le parcde loisirs médiéval Carisiolas.Les stagiaires interviendrontsur quatre pôles : tourisme,construction, animation etbotanique. L’action s’étalerajusqu’au 30 mars 2006, avecla mise en place d’un comitéde pilotage.CRÈVECŒUR-LE-GRANDTravaux au stadeUne somme de 57 150 eurosa été attribuée par le Conseilgénéral à la réfection etl’agrandissement du stadede Crèvecœur-le-Grand. Cestravaux se déroulent en deuxphases, avec la création d’uneplaine de jeux et d’un terrainstabilisé. Les footballeurspourront jouer sur le terrainstabilisé dès septembre, maisne pourront plus utiliser leterrain d’honneur, qui seraen travaux. Un systèmed’éclairage avec quatre mâtsa également été installé.21


L’ Oise en têteChristophe Lépine est présidentdu Conservatoire des sitesnaturels de Picardie. Créée il ya seize ans par des naturalistesqui souhaitaient agir pourpréserver un patrimoine naturelexceptionnel, notamment dansl’Oise, l’association a su se doter,au fil des années, du concoursdes habitants, des usagerset des acteurs locaux, mairesdes communes, agriculteurs,chasseurs ou randonneurs.Rencontre.CHRISTOPHE LÉPINEPréserverla nature etla biodiversité> CHRISTOPHE LÉPINEEN 5 DATES1973 : Naissance à Boulogne-sur-Mer1990 : Études de biologie à Amiens1993 : Débuts à France Bleu Picardie1999 : Journaliste à France 3 Oise2000 : Président du ConservatoireAndré Lejarre / Le bar Floréal


Pourquoi cetengagement danscette association ?Christophe Lépine :J’ai fait des études debiologie et j’ai hésitéentre le journalisme etl’écologie. Finalement, auplan professionnel, j’aicommencé par travaillerdans une radio associative,puis à Radio France. Mavoie était tracée : je seraijournaliste. Et puis, aubout d’un moment, j’aieu envie de m’investir. Entant que journaliste, on estamené à côtoyer beaucoupde monde et j’ai eu enviede mettre au service d’unecause la connaissance dela vie locale que j’avais parmon travail. J’ai choisi dem’investir bénévolementdans la protection del’environnement.Le patrimoinenaturel est-il d’unegrande richessedans la région ?C.L. : Le patrimoinenaturel est méconnu dansla région. On a tendanceà parler de Marquenterreou de la baie de Somme,mais il faut savoir qu’ily a de très nombreuxsites remarquables dansla région, notammentdans l’Oise. La valléede l’Oise du côté deNoyon concentre autantd’espèces d’oiseauxqu’en baie de Somme.Les marais de Sacy sontun site exceptionnel oùl’on trouve énormémentd’espèces de faune etde flore. Il existe aussides coteaux calcairesqu’on appelle les larris enpicard, souvent exposésau sud, où poussent parexemple de nombreusesespèces d’orchidéessauvages, comme sur lelarris d’Auteuil.Quel type d’actionsle Conservatoiremène-t-il ?C.L. : Les conservatoires,en France, ont un slogan :connaître, protéger, gérer,valoriser. Connaître parcequ’on a des scientifiquesqui permettent de bienconnaître l’état dupatrimoine naturel, lesespèces qu’il faut protéger,celles qui sont menacées.La protection parce quenous sommes avant toutun gestionnaire d’espacesnaturels. Pour les gérer,en général, on passe uneconvention ou un bailemphytéotiques ; on valouer un terrain, ou onpeut parfois l’acheter. Onva entretenir et restaurerle milieu naturel soit enutilisant des chantiersnature soit en organisantdes travaux avecdes entreprises privées, desentreprises de réinsertion,et en proposant à deséleveurs de remettre desanimaux sur nos terrains,en choisissant bien lelieu et le moment. Enfin,la valorisation permetl’ouverture au public deces sites, l’organisationde sorties pédagogiques,l’édition de plaquettesd’information…Combien debénévoles comptele Conservatoire ?C.L. : Nous sommes550 adhérents, répartisassez équitablementsur l’Aisne, l’Oise et laSomme. Avec 35 salariés,c’est l’une des plusimportantes associationshors clubs sportifs. Noussommes soutenus par lescollectivités, le Conseilgénéral de l’Oise avec« En 100 ans,95 % des coteaux calcaires– les larris, comme on dit enpicard – ont disparu.Il n’en reste plus que 5 %et nous en protégeonsenviron 3 % »qui une convention a étésignée dès 1997, le Conseilrégional de Picardie, lesConseils généraux dela Somme et de l’Aisne,les agences de l’eau, Gazde France, la Caissed’épargne de Picardie,l’État, et puis l’Unioneuropéenne puisqu’ontravaille aussi avec desfonds européens. Notrebudget annuel est de2,2 millions d’euros.Quelles activitésexer cent lessalariés ?C.L. : Nous avonsdes chargés d’étudesscientifiques, gestionnairesde sites, techniciens quiréalisent des travaux ouencadrent des chantiersavec des associationsd’insertion, le lycée agricolede Airion, ou le centrehospitalier de Clermont.Nous avons des spécialistesde la négociation, qui serendent sur le terrain pourexpliquer notre démarcheet convaincre qu’on peutapporter beaucoup. Nousvenons de créer un poste dechargé de mission pour lavie associative, grâce auxemplois solidaires que laRégion a mis en place. Etcette année, nous allonsouvrir une antenne duConservatoire dans l’Oise,avec la communauté d’agglo -mération de Beauvais.Pouvez-vousme citer troisreprésentantsremarquables duvotre patrimoinenaturel ?C.L. : La mantereligieuse, le râle des genêts,un oiseau qui vit dansla vallée de l’Oise, et leDamier de la Succise, unpapillon très rare qui vitdans la vallée du Thérain,dans le Beauvaisis.PROPOS RECUEILLISPAR CLAUDE BARDAVIDCONTACTConservatoire des sitesnaturels de Picardie1, pl. Ginkgo - 80000 DuryTél. : 03 22 89 63 96conservatoirepicardie.org60 - N°5 - Avril 200523


MARIE-AGNÈS TOURNEURDouble identitéLorsqu’en 2002 Marie-Agnès s’est lancée dans l’aventure d’une ferme pédagogique,elle ne partait pas de rien. Il y avait l’histoire familiale de la ferme et ses 53 hectaresainsi que le savoir-faire et les précieux encouragements de Jean-Luc, son agriculteurde mari. Mais rien ne serait arrivé sans le dynamisme de cette mère de famillede 47 ans. Responsable d’un centre social pendant de longues années, Marie-Agnès a mis ses activités professionnelles entre parenthèses à la naissance de sesjumeaux, derniers d’une fratrie de six enfants. Puis, les petits grandissant, est venule temps des projets de retour à l’emploi.« Avec d’autres femmes d’agriculteurs,on se demandait comment trouver notre place à la ferme familiale. Animatricesocioculturelle de formation, j’ai vite trouvé ma voie. » Ou plutôt ses voies.Aujourd’hui, Marie-Agnès partage son emploi du temps d’animatrice entre sa fermepédagogique et son mi-temps au relais assistantes maternelles de la communauté de communes de la Picardie verte.Avec sa double identité – traditionnelle et pédagogique –, la ferme des Tourneur s’est refait une jeunesse. Et mêmeune seconde vie. Les vaches laitières et leurs petits veaux ont vu débarquer au bercail un âne, mais aussi poules,oies, pigeons, cochons, lapins... Sans compter les familles et tous ces gamins, de l’âge de la crèche à celui ducollège, qui viennent leur rendre visite en groupe, d’avril à septembre. Ludique, l’espace créé par Marie-Agnèsa aussi sa touche florale. Car « donner du beau » fait partie des cadeaux de la maison.André Lejarre / Le bar FloréalFerme de Jean-Luc et Marie-Agnès Tourneur à Monceaux-l’Abbaye : 03 44 46 19 08ÉRIC BROUWERDonner de l’air au véloPour lui c’est sûr : le vélo a de beaux jours devant lui. « C’est dans l’air du temps et unprocessus inéluctable », dit-il. Pestant après une politique qui a déroulé le tapis rougeà l’automobile ces trente dernières années, Éric Brouwer se démène pour réhabiliter lapetite reine. En juillet 2004, il a créé l’Association des usagers du vélo, des vélorouteset des voies vertes du Valois. En bref, l’AU5V. Tout est parti d’un constat partagé avecplusieurs familles : « Nous nous étions transformés en parents-taxis pour éviter à nosenfants les trajets en vélo ! » Le seuil de tolérance atteint, le père de famille décidede hausser le ton. Mais pas seulement. L’association, qui regroupe aujourd’hui unecentaine d’adhérents, avance aussi des propositions judicieuses : l’aménagementd’un itinéraire de pistes cyclables sur les routes et chemins de la commune. Et plusen amont, la création d’une voie verte reliant villes et villages en utilisant une voieferrée désaffectée, le chemin de hallage du port de l’Oise, les routes forestières...Une voie verte qui pourrait s’intégrer au schéma d’accueil du public du parc naturelrégional Oise-Pays de France. Éric Brouwer est optimiste. Ce pilote de ligne de 49 ansest déterminé à donner de l’air au vélo. Pour lui, « au-dedes enjeux écologiques, ils’agit d’une question de santé publique et de cohésion sociale ». Sportif dans l’âme,Éric pratique le parapente et le hand-ball. Et cet été, avec toute sa petite famille, il iradécouvrir les Pays-Bas. À bicyclette, bien sûr.AU5V à Senlis – Tél. : 03 44 60 11 63 – E-mail : au5v@wanadoo.fr60 - N°5 - Avril 200525André Lejarre / Le bar Floréal


Itinéraires loisirsPRINTEMPSUne journée en PicarEntre forêt et bocages,le circuit découverte deGerberoy serpente en Picardieverte, à l’orée du pays de Bray. À nepas manquer, le détour par le villagede Gerberoy, aux rues pavéeset aux façades envahies derosiers.Aux confins de la Picardie et de laNormandie, le pays de Bray estassurément un petit paradis pour lesrandonneurs. Qu’on en juge, avecses bocages et ses paysages tout en rondeurs,cette partie de l’Oise se veut une invitation àla découverte d’un environnement préservé,que l’on peut parcourir en famille dès leretour des beaux jours. À cet égard, le sentierdécouverte de Gerberoy apparaît commeparticulièrement adapté. D’une longueur de9 km, cet itinéraire en boucle au départ de Songeons estinscrit au Plan départemental des itinéraires de promenadeet randonnée (PDIPR). Ce plan permet la mise sur pied etle balisage de sentiers de caractère, reflétant notammentl’identité du département. Avantage : à aucun moment lesentier ne franchit de propriétés privées, ce qui garantitsa pérennité. En traversant une forêt domaniale, celle deCaumont, en serpentant à travers les bocages, en passantà proximité du bourg de Gerberoy, l’un des plus beauxvillages de France, ce sentier découverte dévoile la variétédes paysages et des activités agricoles de cette contrée del’Oise, sans oublier les artisans, puisque de nombreuxpotiers, peintres et sculpteurs ont élu domicile à proximité.Ce chemin est facile à repérer grâce à son balisage jaune, lamarque des « itinéraires de promenades et randonnées ».Seul le tronçon qui permet de contourner le village deGerberoy est balisé en rouge et blanc, symbole des sentiersde grande randonnée ou GR. Enfin, si le parcours estagrémenté de quelques pentes, rien de bien méchant, cescôtes savent se faire oublier bien vite, en dévoilant despaysages magnifiques ; pour lesquels vos efforts serontlargement récompensés.APRÈS AVOIR PRISCONNAISSANCE DU CIRCUIT,PRENDRE LA DIRECTIONDE BEAUVAIS PUISOBLIQUER À DROITE VERSLE CHÂTEAU AVANT DEFRANCHIR LE PONT.CDT 60ARRIVÉ AU SOMMET D’UNE CÔTE,PRENDRE À GAUCHE. PARVENUAU CALVAIRE, TOURNER À DROITEPUIS À NOUVEAU À DROITEÀ PROXIMITÉ DU CIMETIÈRE.26MICHEL CLERGET60 - N°5 - Avril 2005


die verteLE VILLAGE DE GERBEROYPRÉSENTE DE MULTIPLES ATTRAITS.NE PAS HÉSITER À S’Y ARRÊTERPOUR Y ADMIRER SES MULTIPLESMAISONS À PANS DE BOIS.> ZOOM SUR…GerberoyAncienne ville fortifiée, Gerberoy peut s’enorgueillird’appartenir au club très fermé des « 100 plusbeaux villages de France. » Au gré des rues pavées,vous pourrez découvrir des maisons à pans debois. Outre sa collégiale du XI e siècle, n’hésitez pasnon plus à faire un détour par l’hôtel de ville.Datant du XVIII e siècle, ce bâtiment de briquesrenferme les archives de la commune. Inscrivezaussi dans vos agendas que Gerberoy accueillechaque année, le troisième dimanche de juin, lafête des roses. Une occasion de visiter le jardinitalien dessiné par le peintre impressionniste HenriLe Sidaner (1862-1939).David Grouard> EN PRATIQUE• RandonnéeDurée : 3 heuresDistance : 9 kmCarte IGN : OT 22100• Comment y aller ?Songeons, à 27 km de Beauvais, par la D 901 puis la D 133• HébergementsMaison familiale de Songeons, gîte d’étape :03 44 82 30 03ARRIVÉ SUR UNE ROUTEGOUDRONNÉE, PRENDRE ÀGAUCHE, PUIS EMPRUNTERLE SENTIER À DROITE QUIS’ENFONCE DANS LA FORÊT.Possibilité de trouver d’autres adresses de chambresd’hôte sur le site internet du CDT : www.oisetourisme.comCDT 60CDT 60CDT 60Comité départemental du tourisme de l’OiseAVANT LA LONGUE DESCENTE POURREVENIR SUR SONGEONS, OBLIQUER ÀGAUCHE AU LIEU DE POURSUIVRE SUR LESENTIER PRINCIPAL. À SONGEONS, NE PASMANQUER L’ÉGLISE, LE LAVOIR AINSI QUELA HALLE.


“> SportsCOMPIÈGNEUn petit clubqui grimpeHervé Dez / Le bar FloréalAvec une dizaine d’initiateurs bénévoles et des voies ouvertes tous les soirs,l’Association des grimpeurs compiégnois remplit ses murs. Portrait d’unpetit club en pleine ascension.Il suffit d’une séance d’initiation pour connaîtrel’essentiel avant de commencer à arpenter les 450 m 2de surfaces grimpables installées à Compiègne.« On leur apprend les règles de sécurité et les basestechniques qui leur permettent d’être autonomes »,explique Christian Pernin, président de l’Associationdes grimpeurs compiégnois. Chacun ensuite évolue àson rythme le long des vingt parcours organisés dansl’espace du Puy-du-Roi. En dix ans d’existence, la fouledes grimpeurs n’a cessé de s’élargir, et l’associationdénombre aujourd’hui 260 adhérents. La salle miseà disposition par la Ville il y a trois ans a largementcontribué à l’évolution des grimpeurs compiégnois, dontle dynamisme repose sur la volonté des bénévoles.À partir de cinq ans et demiQuinze personnes, dont dix initiateurs, font tournerle club grâce aux subventions qui leur sont accordées,2860 - N°5 - Avril 2005entre autres les 2 500 euros du Département. Elles leurpermettent de former un ou deux initiateurs chaqueannée, de renouveler le matériel et d’animer l’écoled’escalade pour les jeunes. Les activités organiséesséduisent les moins de 18 ans, qui représentent lamoitié des licenciés du club. Dès l’âge de cinq ans etdemi, les enfants peuvent venir découvrir les vertigesde l’ascension, le mercredi. Pour les adolescents à partirde quatorze ans, deux séances sont ouvertes : une pourl’entraînement technique le lundi et l’autre pour laisserlibre cours à leurs envies de grimpe le vendredi. Desfinancements exceptionnels permettent par ailleurs àl’association d’emmener les jeunes pratiquer en pleinenature. L’an dernier, ils ont pu découvrir les calanquesde Cassis et les gorges de la Jonte. Des projets que lesgrimpeurs compiégnois essaient de pérenniser pournourrir la passion de l’escalade.MARIE PAIRE


Parole de grimpeur“CHRISTIAN PERNINPRÉSIDE DEPUIS PEU AUX DESTINÉES DU CLUBDES GRIMPEURS COMPIÉGNOISComment est née votrepassion de l’escalade ?J’ai découvert ce sportcomplètement par hasard,au cours de vacances dansles Alpes. J’avais inscrit deuxde mes enfants à une séanced’initiation à l’escalade mais ilmanquait une personne dansle groupe pour que le guideparte ; donc je me suis inscritaussi. Cela m’a tout de suiteplu, et quand je suis rentré àCompiègne, j’ai cherché unclub. Je suis devenu initiateurdeux ans plus tard.Quelles sont les aptitudesrequises pour exercerce sport ?Ce qui est intéressant dans cesport, c’est qu’il faut à la foisde la technique, de la forcephysique, et un bon mentalpour surmonter ses peurs.L’ensemble est nécessairepour bien faire de l’escalade,il faut un équilibre entre lestrois : quelqu’un de très forten technique mais qui a dumal à gérer son angoisse serabeaucoup moins bon qu’unpratiquant moyen à tous lesniveaux.Quels sont les projets quivous tiennent à cœur ?Nous aimerions pouvoiraccueillir des handicapés.Hervé Dez / Le bar FloréalL’escalade leur apportebeaucoup ; avec lesmouvements, ils travaillent lasouplesse et les étirements.À Lyon, un centre d’escaladea développé des murs utiliséspar les kinésithérapeutespour redonner de la mobilitéà des handicapés ; noussouhaiterions avoir unfonctionnement comparable.L’an dernier nous avons montéun dossier pour accueillirle handisport mais il a étérefusé pour des problèmesde sécurité liés à la salle, quin’est pas prévue initialementpour des activités sportives.Cette année, je vais chercherun espace pour ça et monterde nouveau un projet.CONTACT :ESPACE DU PUY-DU-ROI,À COMPIÈGNE, 06 30 90 23 25en bref> VÉLOL’Oise se met en selleLe retour du printemps voit fleurir les événementscyclistes. Parmi la centaine de manifestations auprogramme, quelques rendez-vous marquants.Pour commencer, le Grand Prix de Nogent-sur-Oise,seule épreuve internationale du département, qui alieu le 10 avril. À noter également, trois courses parétapes. Du 13 au 15 mai, le 59 e Tour de Picardie,traditionnel événement précédant le Tour de France ;suivi, les 14, 15 et 16 mai, des Routes de l‘Oise,organisées par l’association du même nom etl’Ufolep ; et de la Ronde de l’Oise du 16 au 19 juin,organisée par l’Union cycliste de Liancourt. Ledépartement accueille également cette annéela coupe de France de VTT, qui se tiendra à Breslesles 21 et 22 mai.> BILLARDChampionnat de France à BeauvaisPour la deuxième fois, Beauvais accueille les championnatsde France, catégorie masters, de billardcarambole, ou billard français pour les néophytes.Organisée par la section billard de l’associationsportive Beauvais-Marisel, cette manifestationaura lieu du 21 au 24 avril à l’espace Pré-Martinet,et l’entrée est gratuite. Parmi les participants, unseul habitant du département, et non des moindres,puisque Éric Castaner est l’actuel champion deFrance de la discipline. Au total, seize joueurss’affronteront autour de quatre tables.> DEUX-ROUESFête de la Moto à NoyonDimanche 24 avril, quinze à vingt mille spectateurssont attendus dans le jardin Roosevelt de Noyon,pour la septième édition de la fête de la Moto. Aumenu, des spectacles de cascades pour faire découvrirles sports mécaniques au public, et même uneouverture vers le VTT trial avec des démonstrationsdu champion du monde, Marc Caisso. Les enfantspourront s’en donner à cœur joie sur le circuit« piwi » en chevauchant des motos et quads à leurtaille. Pour clore la manifestation, tous les motardssont invités à faire une balade de 30 km avec paradefinale sur les boulevards de Noyon.2960 - N°5 - Avril 2005


Culture / bons plansFESTIVAL DE CONTESQuand dira-t-on…DRLa compagnie Conte làd’ssusest née en mai 1998et fête cette année laseptième édition dufestival de contes « LesQuand dira-t-on ».Nouveauté : le festivalva s’agrandir, avec uneprogrammation dissociéeréservée aux enfants de0 à 5 ans. Les manifestationsen extérieur serontaussi développées. Unemanière de créer uneautre relation entre le conteur et son public...Depuis quatre ans, le festival possède également desanimations permanentes, afin que les visiteurs puissentflâner. Elles seront ouvertes du début à la fin duweek-end et en libre accès au sein du village du festival.Une manière de permettre aux associations localesde faire connaître leurs activités. Des bouquinistes,des artisans du monde et des espaces ludiques serontprésents. Cette année, la manifestation est très riche :chaque spectacle est en effet donné deux fois durant lefestival. Une séance de contes est aussi prévue toutesles demi-heures, ainsi qu’une manifestation de rue etdes conteurs se relayant sur des lieux insolites pour y« conter de façon constante ». De plus, des spectaclespour les sourds et d’autres en picard vont satisfairetous les publics, tandis que la nuit du conte est suppriméeet sera remplacée par un « concert conte ». Autresurprise : le cabaret conte devient repas conté, et ledimanche, le très jeune public sera à l’honneur.« Les quand dira-t-on » à Salency du 15 au 17 avril,spectacles gratuits et tous publics.CONTACT> Tél. : 03 44 43 45 52RÉSIDENCE D’ARTISTESL’art a gagnédu terrainEn lieu et place des anciens appartementsofficiels du président du Conseilgénéral, la toute nouvelle résidenced’artistes départementale sera bientôtprête à accueillir ses premiers occupants.Les bénéficiaires seront troispar semestre : deux plasticiens et unécrivain. En échange de leur logementet de moyens pour travailler, ils devrontnotamment mener des actions enmilieu scolaire. Et leurs œuvres contribuerontà constituer une collectiondépartementale d’art contemporain.Les candidats, qui peuvent présenterleur dossier jusqu’au 30 avril,seront sélectionnés par un juryde onze membres.CONTACT> Conseil généralTél. : 03 44 06 60 60 – www.cg60.frTHÉÂTRE ET DANSE AU MUSÉESur les pas deCamus et BarraultC’est une première ! Rompant avecleur destination habituelle, les comblesdu Musée départemental accueillentDe Nada, la nouvelle création de lacompagnie Marie Devillers. Fondée en1993, cette compagnie veut permettreà des jeunes filles – en l’occurrencequatorze collégiennes et lycéennesde l’Oise – d’« éprouver la dimensionartistique de leur corps ». Cette nouvelle chorégraphie est un spectaclemultiforme, fondé sur le chant, la danse, les déambulations. Unspectacle qui s’inspire de L’État de siège, la pièce créée en 1948 parJean-Louis Barrault sur le texte d’Albert Camus. Un texte en forme deréflexion autour de la dictature, du refus de légitimer la violence, etassis sur la conviction qu’il est « essentiel de préserver la justice, laliberté et la dignité ».« De Nada », par la compagnie Marie Devillers, du 23 au 26 avril,au Musée départemental de l’Oise, à Beauvais. Entrée : 10 euros.Marie DevillersCONTACT> Tél. : 03 44 79 12 41 – cie.mariedevillers@wanadoo.fr3060 - N°5 - Avril 2005


en bref> LIVREChambly durantla Seconde GuerremondialePatrick Duros sort sontroisième livre, consacréà l’histoire de Chambly etau département de l’Oise.Il y retrace en 110 pages lapériode des débuts de laguerre à la Libération, et décritla vie à Chambly pendantl’Occupation. Des témoignagesde cheminots et de résistantscomplètent cet ouvrage, oùla peur des bombardementsmais aussi le quotidien dansl’Oise à cette époque sontlargement racontés. La villede Chambly a été libérée le31 août 1944.Ouvrage disponible à l’espaceculturel du centre Leclerc deChambly, au syndicat d’initiative,et dans les rayons de la librairiePaysan, place de l’Hôtel-de-Ville.Prix : 20 euros.> DANSE« Remettre enmarche les pierresarrêtées »Voici la dernière création de lacompagnie La pluie qui tombe.Implantée depuis six ansdans le Nord de la France, elledéveloppe un travail autourd’une thématique « danse /objet / matière ». Dans cettedernière création, l’observationde pierres récoltées amène àd’étonnantes divagations. Undialogue se noue entre deuxfemmes sur les pierres, leurusage, mais aussi le temps quipasse… L’usure humaine enparallèle à l’usure de la roche.Théâtre des Poissons à Frocourt,samedi 30 avril à 20h46.Coproduction Danse à Lille etCie La pluie qui tombe.CONTACT>Tél. :03 44 02 35 77theatredespoissons.free.frMUSIQUE ET THÉÂTREUn sacré « Grand Concert »Attention, la Compagnie de la Cyrènerevient, avec un spectacle décoiffant.Michel Fontaine, Marc Buvry etChristophe Truquin sont aux manettesde ce « Grand Concert » en dix-septmorceaux, où se mêlent musique etthéâtre. Où l’accordéon s’accorde auxhistoires d’enfance et aux histoiresd’amour. Où le burlesque et la comédiesont rois, accompagnés au saxo età la guitare. Car, si les trois musiciensdonnent bien un concert, rien ne s’ypasse comme prévu. Tout se déglinguetrès vite, au gré des histoires etdes personnages, des identités et desairs de musique. Pour le plus grandplaisir du public.À 20h30, le 28 avril à Abbeville-Saint-Lucien, le 29 avril à Froissy,le 30 avril à La Chapelle-aux-Pots.CONTACT> Tél. : 03 44 81 71 34cie.cyrene@wanadoo.frPATRIMOINERetour du priant de Charles de FresnoyJean-Louis BouchéEn juin 2004, la commission des Trésors nationaux a refusé à lafirme Sotheby’s l’autorisation de libre circulation d’un superbemonument originaire de l’Oise : le priant funéraire de Charles deFresnoy, datant du XVII e siècle. Restait encore à faire revenir lepriant, d’un grand intérêt patrimonial, sur ses terres isariennesd’origine. Un retour effectif avec l’entrée de la statue au Muséedépartemental, le 1 er mars, quelques mois après la décision duConseil général d’en financer l’acquisition. L’ensemble funéraire, enmarbre blanc, est en très bon état. Charles de Fresnoy, seigneur del’Oise, y est représenté comme le veut l’époque, priant à genouxet mains jointes devant un prie-dieu, avec tous les attributs de saposition, notamment son heaume (casque). Ce monument estinstallé au milieu d’autres chefs-d’œuvre, dans la salle gothiquedite aux Sirènes, au rez-de-chaussée du châtelet d’entrée. Un socleprototype est en cours d’exécution à l’atelier du musée.Musée départemental : 1, rue du Musée à Beauvais.CONTACT> Tél. : 03 44 11 11 3060 - N°5 - Avril 200531


AgendaDRParcs d’attractions :c’est reparti !Avec les beaux jours, les trois principaux parcs d’attractionsde l’Oise sortent de l’hibernation, et vous ouvrent grand leursportes. L’occasion de savourer en famille les plaisirs de la granderoue et le goût de la barbe à papa. Et aussi de découvrir quelquesnouveautés de cette saison : par exemple au parc Astérix, avecdes matinées gauloises, la grande illusion et de nouveaux effetsspéciaux au théâtre Panoramix ; ou bien au parc Saint-Paul,avec des chaises aériennes et le safari trip.Parc Saint-Paul (près de Beauvais),depuis le 26 mars et jusqu’au 2 octobre.> CONTACT 03 44 82 20 16 sur le web : parcsaintpaul.comLa Mer de sable (Ermenonville), du 9 avril au 25 septembre.> CONTACT 03 44 54 18 18 sur le web : merdesable.frParc Astérix (près de Senlis), du 9 avril au 30 octobre.> CONTACT 0 826 30 10 40 sur le web : parcasterix.frDR> CINÉMAJeunes & Cinéma2 es rencontresdépartementalesOiseL’Atelier 142 vous donnerendez-vous pour découvrirdes premiers films, descourts-métrages, le cinémaexpérimental, dans tout ledépartement. L’occasion derencontrer jeunes auteurs etréalisateurs, de participer à desdébats. Cette manifestationpropose aussi ciné-concerts,animations musicales et contes.Jusqu’au 10 mai dans lescinémas participants : AgnèsVarda à Beauvais, Le Dominoà Méru, Jeanne Moreau àSaint-Just-en-Chaussée, PaulLebrun à Clermont, Le Palaceà Pont-Saint-Maxence, Élyséeà Chantilly.> CONTACT :03 44 10 30 80> CASTINGAppel àcandidatsDans le cadre du tournage ducourt-métrage « Échos » deChristophe Leclaire, l’Atelier 142recherche :- un garçon de 10/11 ans brun,une adolescente de 15/16 ansbrune, une petite fille de 8/9 ansblonde ;- deux femmes et un hommede 30 ans environ, une femmede 65 ans, un homme typeméditerranéen de 45 ans,femmes, hommes tousâges, et enfants en bas âge(10 personnes environ pourde la figuration).Le tournage aura lieu enseptembre 2005 à Senliset dans les environs,durant 8 jours (indemnitésdéplacement et repas).Adresser photos, coordonnéeset date de naissance à :Atelier 142,Projet Échos, BP 738,60007 Beauvais Cedex> MUSIQUEFestival de variétéà ClermontL’Avenir Ensemble est uneassociation de Breslesdestinée à promouvoir ledépartement de l’Oise et larégion à travers diversesmanifestations. Cette année,elle organise un concoursde jeunes talents (chansonfrançaise et mannequinnat) ;la finale se tiendra devant unjury professionnel en présencede Philippe Pujol, imitateur,humoriste et parrain de cetévénement.Le 23 avril à 20h.Salle André-Pommeryà Clermont.> CONTACT :03 44 50 56 32Kamel Okbià BeauvaisÀ l’occasion de la sortie de son2 e album, « Citadelle Express »,cette jeune vedette estampilléechanson française dévoilera sestitres sur la scène de l’Oise.Le 29 avril, salle Agnès Vardaà Beauvais.> CONTACT :03 44 10 30 89DRVaguementla jungle àMontataireSi vous avez envie de fairela fête, si vous aimez lesambiances mélangées entretzigane, rock et chansonfrançaise, les voies graves etmême rocailleuses, alors vousadorerez Vaguement la jungle.Quatre musiciens déchaînés quise sont donné comme objectifde nous faire aimer la vie… letemps d’un concert. Ambianceassurée.Le 30 avril à 20h30au Palace à Montataire.> CONTACT03 44 24 69 97L’Oise enguinguetteCette édition 2005 vouspermettra de découvrir ZicZazou sous toutes ses formes.Le 29 avril, Le Kiosque (oula fanfare oubliée), suivi dela Méga Zic : 200 musiciensamateurs participeront au finalsur le parvis de la cathédrale.Le 30, La Brocante sonore,à découvrir sous chapiteauà Pont-l’Évêque. Le 1 er mai,3260 - N°5 - Avril 2005


etour à la rue avec « En 1000morceaux » adapté au pleinair. Et Zic Zazou partageral’affiche avec d’autres groupestalentueux mais non moinsamis : la fanfare Jo Bithume,Tref, les Têtes à claque, lesBrankignols, Trio d’vie…Du 29 avril au 1 er mai à Noyon.> CONTACT03 44 44 21 88> THÉÂTRE / SPECTACLESLe Joueur d’échecsLe Palace présente une pièce dethéâtre de Stefan Zweig, miseen scène par Yves Kerboul etinterprétée par André Salzet. Unstyle dépouillé pour une scènehabitée entière par le comédien,qui nous raconte l’histoire d’unhomme « interné de luxe » parla Gestapo et jouant aux échecs,seul, pour résister à la tyranniede la solitude.Le 26 avril à 20h30à Montataire.> CONTACT03 44 24 69 97Les NouveauxMagnifiquesDe et par Michel Boujenah.Les anti-héros des années 60venus de l’autre côté de laMéditerranée réapparaissentdans ce nouveau spectacle : etvoici encore Maxo, Julot, Guigui,qui nous ont tant attendris, faitpleurer de rire, renvoyé notrereflet dans le miroir.Le 30 avril à 20h45 à la Manekine,Pont-Sainte-Maxence.> CONTACT03 44 72 03 38> EXPOS / ÉVÉNEMENTSPortraitsde femmes(suite et fin)Avis aux retardataires ! Aprèsavoir rencontré un grandsuccès dans le hall de l’Hôteldu Département, l’exposition« Portraits de femmes »– 60 portraits de salariées desservices du Conseil général– s’achève aux Archivesdépartementales.Jusqu’au 20 avril.71, rue de Tilloy à Beauvais.> CONTACT03 44 12 14 80CommerceéquitableDans le cadre de l’annéedu Brésil et de la Quinzainedu commerce équitable, lamédiathèque du Chevaletde Noyon vous invite à deuxrendez-vous à ne pas manquer.Exposition« Le commerce équitable.Pour un autre échange »,conçue par l’association Valmy.Du 3 au 14 mai. Médiathèquedu Chevalet à Noyon.SudSpectacle de théâtre musicalpour tous publics, réalisé par lacompagnie Les Voyageurs del’inattendu. Cette conversationonirique d’une comédienne etd’un guitariste avec les écrivainsd’Amérique du Sud nousentraîne entre tango et bossanova, à la rencontre de Borges,Neruda, Ronald de Carvalho…Les spectateurs seront ensuiteinvités à prolonger la soirée endégustant des produits issus ducommerce équitable.Le 6 mai à 20h30, auditoriumde la médiathèque du Chevaletà Noyon.La Nuitdes muséesLe Muséedépartemental de l’Oise vouspropose de découvrir sescollections sous la forme d’unparcours théâtral à la lanterne.De l’humour, du mystère, unevisite comme vous n’en avezjamais eue ! Animation menéepar la compagnie amiénoiseLÉzard DÉcadent.Le 14 mai de 21h30 à 1h30à Beauvais.> CONTACT03 44 11 43 83Sur le web :nuitdesmusees.culture.fr> SPORTRoller MarathonLa 5 e édition du Roller Marathonpropose des épreuves pourdébutants, amateurs etconfirmés. Randonnées de12 ou 15 km à travers lacampagne et les bois offrant desdifficultés variées ou marathonsur 42,195 km au travers descommunes de l’Oise : chacuntrouvera un parcours à saconvenance.Le 1 er mai de 9h à 18h,départs d’Ivry-le Temple> CONTACT03 44 52 19 80Sur le web : rollermeru.com60 - N°5 - Avril 2005DRCoup de cœurVolley,des placesoffertes pourFrance - SlovaquieLe Conseil général vous offre100 places pour assister aumatch de gala de volley-ballentre l’équipe de France etde l’équipe de Slovaquie,programmé dans le cadre de lapremière phase de préparationdu championnat du monde aumois de juin, et de la couped’Europe au mois de septembre.Le 7 mai à 20hà l’Élispace de Beauvais.> CONTACT03 44 06 60 60Places à retirer à partir du2 mai 9h à l’accueil du Conseilgénéral : 1, rue Cambry àBeauvais.> PLEIN AIRRencontresau jardinAu cœur du pays de Bray,un beau parc arboré de4 hectares ouvre ses portes àtous les amateurs du jardin :conseils d’horticulteurs, ventede fleurs, plantes, mobilierd’extérieur, artisanat et produitsdu terroir, bourse aux plantes…30 avril et 1 er mai de 10h à19h. Domaine du Colombier àSaint-Léger-en-Bray.> CONTACT03 44 47 67 17En familleDR33


À noter dès aujourd’hui> SPORTTour de Picardie,59 e éditionÉvénement sportif incontournable,à noter dès aujourd’huidans vos tablettes : le Tour dePicardie. Course cycliste parétapes de classe 1, il traversera les trois départements de larégion picarde et emmènera les 18 équipes de 8 coureurs sur4 étapes : Montdidier – Fère-en-Tardenois ; Château-Thierry– Clermont ; Feuquières – Fressenville ; Fressenville – Mers.Du 13 au 15 mai.Rallye Raid sportif84 équipes vont s’affronter sur plus de 20 épreuves dans18 disciplines : natation, run & bike, rallye cross, VTT, tir à l’arc,volley-ball… Les amateurs de disciplines de plein air comme desports collectifs pourront vivre des moments intenses etsurprenants !Du 17 au 19 juinà Saint-Just-en-Chaussée et Wavignies.> CONTACT03 44 78 05 55> FÊTES ET ÉVÉNEMENTSFête de l’âne et des traditionsPour la 2 e année, cette fête nous ferarevivre l’ambiance de « nos campagnesd’antan » avec au programme : la reconstitutionde scènes champêtres, l’organisationde concours de beauté, d’attelageset de bâts, la présentation des anciens métiers de la vie rurale…en présence de 200 ânes de toutes races. Et un marché deproduits artisanaux et des terroirs pour les gourmands.Le 5 juin à Aux Marais (aux abords de Beauvais).> CONTACT03 44 48 21 64Omelette géante à HerchiesLe comité des fêtes d’Herchies organisera sa 13 e omelettegéante composée de 6 000 œufs, 60 kg de lardons, 40 kg dechampignons, et cuite dans une poêle de 2 m de diamètre.Repas sous chapiteau avec une animation de Music Show etd’un accordéoniste.Le 11 juin à partir de 19h à Herchies.> CONTACT03 44 81 06 75> Infos pratiquesUn Conseil général proche et efficaceLes numéros utiles du départementHôtel du Département1, rue Cambry - BP 941 - 60024 Beauvais CedexTél. : 03 44 06 60 60Fax cabinet : 03 44 06 60 00Fax administration : 03 44 06 60 01www.cg60.frMusée départemental1, rue du Musée - BP 618 - 60006 BeauvaisTél. : 03 44 11 11 30Archives départementales71, rue de Tilloy - 60000 BeauvaisTél. : 03 44 12 14 80 - Fax : 03 44 12 14 81Bibliothèque départementale de l’Oise22, rue Vinot-Préfontaine - 60000 BeauvaisTél. : 03 44 84 74 20 - Fax : 03 44 02 33 72Laboratoire départemental1, rue Albert-et-Arthur-Desjardins60000 BeauvaisTél. : 03 44 06 62 78 - Fax : 03 44 06 60 36« 60 » est une publicationdu Conseil général de l'Oise• 1, rue Cambry – 60024Beauvais Cedex • Directeurde la publication : Yves Rome• Directeur de la rédaction :Xavier Mahé • Conception :EuroRSCG C&O • Rédactionet réalisation : Anatome •Impression : Houdeville - BP410 - 60004 Beauvais Cedex •Tirage : 320 000 exemplaires• Diffusion : La Poste •ISSN : 1770-9768 • Photosp.1 : André Lejarre / Lebar Floréal (fond) et AFSAmsterdam (Anne Frank)- Photo édito p.3 : BernardNiemann3460 - N°5 - Avril 2005


Tribunes libresEspaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiquesde l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratiede proximité adoptée en 2002.GROUPE UPMDTrès chèresmaisons dela propagandela seule véritable innovation de lamajorité socialiste et communiste depuisprès d’un an sont les Maisons du Conseilgénéral. À quoi vont-elles servir et combienvont-elles coûter ?Elles vont servir, d’après leurs inventeurs, àrapprocher le Conseil général des citoyens.Ça veut donc dire que les conseillersgénéraux ne servaient à rien, de gauchecomme de droite, que les services routierset de transports présents dans tout ledépartement ne servaient à rien, que lesservices sociaux, plusieurs centaines d’agentsdans tout le département, ne servaient nonplus à rien ! Qui va occuper ces Maisonsdu Conseil général pour faire ce travail quetous les autres ne faisaient sans doute pas ?Trois agents, sans votre conseiller généralpuisque les socialistes et les communistes sesont opposés à la proposition de l’oppositionde lui accorder un bureau pour recevoir sesconcitoyens.Elles vont coûter, par ailleurs, une petitefortune ! Il va falloir les louer, les construire,les aménager et les faire fonctionner. Lespremiers budgets connus sont faramineux !Qu’on en juge : le rapport 308 du budgetdépartemental pour 2005 prévoit six maisonsde l’Oise qui vont coûter en investissement578 000 euros et en fonctionnement420 000 euros, sans le personnel, soit à raisonde trois agents, par Maison 90 000 eurospar an. Comme nous avons 41 cantons, ladépense totale est à multiplier par 7, soit eninvestissement environ 4 millions d’euros eten fonctionnement plus de 6 millions d’euroschaque année ! Voilà où passent vos impôts !Tout cela, en réalité, pour faire lapropagande de la majorité socialiste etcommuniste en y installant des militantsdévoués. Dans les cantons de gauche, ilsauront pour mission d’aider les leurs et dansles cantons de droite d’essayer d’abattrel’adversaire.Voici, cher contribuable, comment la gaucheva utiliser vos impôts.LE GROUPE UPMD> TÉL. : 03 44 06 60 16GROUPE COMMUNISTEPour une Europede la coopérationentre les territoires,NON à la constitutionGiscarddes élus locaux progressistes de toutel’Europe ont décidé de lancer un appelà refuser le projet de traité constitutionnel.Cet appel au NON n’est nullement fondé sur unquelconque repli nationaliste, mais sur le refusde la « concurrence libre et non faussée » entreterritoires, source d’inégalités de développementet de régressions sociales pour les populations.À l’inverse, il est nécessaire de faire reculer lelibéralisme en Europe et dans le monde pourpermettre le développement économique etl’emploi, la culture, la recherche, la réductiondu chômage, de la précarité et de l’exclusion,l’augmentation des salaires, traitements etretraites, l’amélioration du cadre de vie, l’égalitéentre les hommes et les femmes, le droit de votepour tous ses résidents.Sur la quasi-totalité de ces terrains, le Conseilgénéral intervient et nous entendons bien qu’ildéveloppe toutes ses actions dans une visée deservice public : qu’en serait-il demain – si le ouil’emportait – alors que le projet de traité préciseen son article III-166-2 que le service public est« soumis aux lois de la concurrence » et quetoute aide décidée en sa faveur est considéréecomme « incompatible avec le marchéintérieur » (III-167-1).Le projet va encore plus loin : « les Étatsmembres s’efforcent de procéder à lalibéralisation des services au-dede la mesurequi est obligatoire (…) » (III-148). Alors mêmeque cette logique entraîne la fermeture desbureaux de poste et des services publics deproximité.L’Europe de demain doit être un espace deprogrès social de démocratie, de développementdurable, de coopération et de paix entre lespeuples. Notre expérience d’élus et l’expériencede tout un chacun amènent à constater que cen’est ni l’Europe d’aujourd’hui ni celleque contient le projet de constitution libérale,soumis au référendum du 29 mai.C’est pourquoi nous appelons les Isariens etIsariennes à voter NON.GROUPE OISE À GAUCHEVœux du groupeOise à Gaucheattachés au progrès social et audéveloppement solidaire de nosterritoires, nous demandons le retrait de ladirective européenne sur les services.La Commission de Bruxelles s’apprête àfaire examiner par le Parlement européenune directive sur les services. Sous prétextede faciliter « l’exercice de la libertéd’établissement des prestataires de serviceset la libre circulation des services » dansl’Union européenne, ce texte constitue undouble et grave danger.La directive dite Bolkestein, qui a reçul’accord du gouvernement Chirac-Raffarin,aligne la concurrence sur le moins-disantfiscal et social. En introduisant le « principedu pays d’origine » dans la législationcommunautaire, elle interdit à termel’harmonisation des droits nationaux.Par exemple, si un prestataire de serviceslituanien décide de s’implanter sur notreterritoire, les règles sociales et les normesde protection des consommateurs quis’appliqueront à lui seront désormais cellesde la Lituanie et non celles de la France. Encas de litige, ce sera aux tribunaux lituaniensde trancher ! Cette concurrence sauvage n’estpas seulement une prime à l’État le moinsprotecteur ; c’est un encouragement massifaux délocalisations.La directive préfigure la marchandisationdes services publics. Son champ d’applicationne se limite pas aux services marchands,mais à l’ensemble des services. Alors quel’Union européenne a vocation à protégerl’intérêt général, cela revient à soumettre àla libéralisation sauvage les services publicset sociaux tels que l’aide sociale et médicosociale,le logement, la culture.Attachés à une Europe sociale, nousdemandons à la commission Barrosole retrait de cette directive qui programme lacasse des conventions collectives pourles salariés, des droits des consommateurs etdes services publics pour tous.Nous demandons l’adoption d’une directivecadre sur les services d’intérêt général lespréservant des lois du marché et du profit.> TÉL. : 03 44 06 64 99WWW.OISEAGAUCHE.ORGLES CONSEILLERS GÉNÉRAUX35COMMUNISTES DE L’OISE60 - N°5 - Avril 2005

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