2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies ...

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Activité de l’OMSdans la Région duPacifique occidental2008–2009 62. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle etmaladies parasitairesPaludisme. Globalement, la charge de morbidité liéeau paludisme a continué de diminuer dans les 10 paysd’endémie de la Région du Pacifique occidental, àmesure de l’intensification des programmes nationaux delutte contre la maladie. Les taux de mortalité imputable aupaludisme accusent aussi un fort recul dans plusieurs pays dela Région, et le soutien reçu du Fonds mondial de lutte contrele sida, la tuberculose et le paludisme n’est pas étranger àces résultats. En conséquence, plusieurs pays ont décidéd’orienter leurs programmes nationaux non plus sur la luttecontre le paludisme mais sur l’éradication de la maladie, quece soit à l’échelle nationale, comme dans le cas de la Malaisieet de la République de Corée, ou provinciale, comme auxÎles Salomon et à Vanuatu.La résistance aux antipaludéens est un problème majeurdans le Pacifique occidental, et en particulier dans la sousrégiondu bassin du Mékong, du fait notamment de laprésence, le long de la frontière entre le Cambodge et laThaïlande, du parasite P. falciparum, responsable du paludismeet pour lequel on a observé une résistance à l’artémisinine.Ce phénomène de pharmacorésistance a des incidencesinternationales. L’OMS déploie des efforts considérables,dans le cadre d’une initiative de grande ampleurfinancée par la Fondation Bill et Melinda Gates, pourcontenir la propagation du parasite, qui représenteune menace potentielle pour toute la planète.d’exemple, deux laboratoires de la région – le ResearchInstitute for Tropical Medicine in the Philippines (institutphilippin de recherche en médecine tropicale) et l’InstitutPasteur du Cambodge – testent actuellement un grandnombre de tests diagnostiques rapides en provenanced’Afrique et d’Afrique avant qu’ils ne soient distribués etutilisés sur le terrain.Dengue. La dengue est l’infection à arbovirus quiprogresse le plus vite dans la Région du Pacifique occidental.Son épidémiologie évolue rapidement, la fréquencedes flambées augmente et la maladie s’étend désormais àdes zones géographiques jusqu’alors indemnes. En 2008,plus de 213 000 cas de dengue et 671 décès dus à ladengue ont été signalés dans 27 des 37 États et Territoiresde la Région. La Malaisie, les Philippines et le Viet Namcomptent parmi les pays les plus durement touchéspar la dengue en 2008. Treize États et Territoiresinsulaires du Pacifique ont également fait état deflambées de dengue au cours de l’année écoulée, etnombre d’entre eux ont enregistré des taux d’incidencetrès élevés. Des décès imputables à la dengue ont étésignalés dans 10 pays, principalement au Cambodge, enL’OMS aide les pays à promouvoir l’utilisationrationnelle des médicaments. Récemment, tous lespays insulaires océaniens d’endémie palustre ontabandonné les traitements classiques au profit dela thérapie combinée à base d’artémisinine pourle traitement de première intention des accèspalustres simples. Nombre de pays mettent en placedes tests diagnostiques rapides de sorte que lesdémarches thérapeutiques puissent s’accompagnerd’une identification précise du parasite en cause.Le Bureau régional appuie avec vigueur toutesces activités, dont certaines présentent un intérêtparticulier pour d’autres régions de l’OMS. À titre


2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires7Activité de l’OMSdans la Région duPacifique occidental2008–2009République démocratique populaire lao, en Malaisie, auxPhilippines et au Viet Nam. Les sérotypes 1 et 4 ont étéles plus fréquemment rencontrés dans 13 des pays ayantfourni des données en 2008.L’OMS a joué un rôle de premier plan dans la formulationet la mise en oeuvre du Plan stratégique de lutte contrela dengue dans la Région Asie-Pacifique (2008–2015).Cette stratégie a été élaborée à partir des conclusionsde la réunion des directeurs de programmes de luttecontre la dengue de la région Asie-Pacifique, tenue enmai 2008 à Singapour, et a été approuvée par le Comitérégional du Pacifique occidental en septembre 2008. Lesdirecteurs des programmes de lutte contre la dengue ontégalement contribué à l’élaboration de plans nationauxaxés principalement sur la préparation aux flambées dedengue. Dans le droit fil de ces activités, l’OMS a coorganiséavec l’Agence nationale de protection de l’environnementde Singapour un atelier de formation à la surveillanceen laboratoire et in situ à l’intention des techniciens delaboratoire et du personnel des programmes nationaux delutte contre la dengue menés dans les Régions du Pacifiqueoccidental et de l’Asie du Sud-Est de l’OMS. L’OMS aideraégalement les Etats Membres à évaluer leurs systèmes desurveillance nationaux, à combler les lacunes identifiées,et à renforcer les capacités de prise en charge des cas.L’Organisation a invité les pays membres à lui fournir desdonnées officielles sur la dengue, qui sont publiées surla page du site web du Bureau régional consacrée à ladengue.Helminthes.Un tiers de la population mondiale estsusceptible d’être touchée par l’helminthiase d’originetellurique. Les vers intestinaux se nourrissent desnutriments qu’ingèrent les enfants et sont par conséquentun facteur majeur de malnutrition chez les plus jeunes.L’ankylostomiase compte parmi les principales causesd’anémie chez les femmes en âge de procréer. En règlegénérale, ces infections ne sont pas signalées, et leurprévalence est donc sous-estimée. Toutefois, la situations’est légèrement améliorée dans la Région du Pacifiqueoccidental. Grâce à leurs programmes de vermifugeage, leCambodge et la République démocratique populaire lao ontatteint l’objectif mondial fixé par l’OMS à l’horizon 2010,à savoir un taux de couverture d’au moins 75 % de lapopulation d’âge scolaire exposée.Des progrès ont été enregistrés dans la lutte contrela schistosomiase, maladie endémique dans quatre paysde la Région. La stratégie reposant sur l’administrationmassive de médicaments aux populations les plus exposéesdu Cambodge et de la République démocratique populaireRépublique démocratique populaire lao s’est poursuivietout au long de l’année 2008, mais on ne dispose pasencore de données sur les taux de couverture. Aucun casclinique n’a été signalé récemment dans ces deux pays.En Chine, l’enquête par sondage la plus récente révèleque la prévalence de la schistosomiase dans les zonesd’endémie est passée de 4,9 % en 1995 à 5,1 % en 2004.Au total, 3 millions de personnes ont été traités dans1334 villages.Filariose lymphatique. Les États et Territoires de laRégion du Pacifique occidental continuent de progresserdans la réalisation de l’objectif mondial d’élimination dela filariose lymphatique à l’horizon 2020. L’éliminationde la maladie a été certifiée par l’OMS en Chine et enRépublique de Corée. C’est aux Philippines que la chargede morbidité liée à la filariose lymphatique est la plus forte.Le programme d’élimination repose sur l’administrationmassive de médicaments. Dans tous les pays d’endémie


Activité de l’OMSdans la Région duPacifique occidental2008–200982. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitairesdu Pacifique insulaire, à l’exception de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, cinq campagnes d’administrationmassive de médicaments ont été menées, conformémentaux recommandations de l’OMS. Les résultats des étudesd’impact ont été examinés en 2008 par un groupe detravail technique. La Papouasie-Nouvelle-Guinée va devoirse doter de sa propre stratégie, qui pourrait consister àadministrer du sel contenant de la diéthylcarbamazineplutôt que des doses massives de médicaments.L’OMS s’emploie actuellement à évaluer la situationépidémiologique liée à la trématodose et à la cestodose,maladies d’origine alimentaire, dans la Région.Recherche. L’OMS est étroitement associée aux activités derecherche menées dans le Pacifique occidental, notammentdans le cadre de son programme de microfinancement dela recherche sur les maladies tropicales, lancé en 2006,et qui cible le paludisme, la tuberculose et les maladiestropicales négligées. Les programmes de lutte contreles maladies de l’OMS sont tous assortis d’un voletrecherche qui relève du plan global de recherche sur lesmaladies transmissibles de l’Unité OMS de lutte contre lepaludisme, les autres maladies à transmission vectorielleet les maladies parasitaires. Le programme de recherchesur le paludisme, qui porte notamment sur le contrôle del’efficacité des médicaments et les tests diagnostiquesrapides, est le plus vaste. Le programme de recherchesur les maladies transmissibles que mène l’OMS dansla Région a notamment pour objectif de renforcer larecherche opérationnelle axée sur la lutte contre lesmaladies tropicales ciblées afin de combler les carencesrelevées en matière de programmes, et d’améliorer lescapacités d’individus et d’institutions clés en matièrede recherche. Les activités prévues ou mises en oeuvredans le domaine de la recherche portent notamment surl’établissement de liens de collaboration entre certainesinstitutions et l’organisation d’ateliers sur la rédactiond’articles scientifiques et la préparation de demandes definancement.

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