Rapport annuel pour l'exercice du 1er juillet 2011 ... - Ernst & Young

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Rapport annuel pour l'exercice du 1er juillet 2011 ... - Ernst & Young

Rapport annuel pour l’exercicedu 1 er juillet 2011 au 30 juin 2012


Ernst & YoungErnst & YoungGlobal 2011EMEIAJaponAmériquesAsie-PacifiqueErnst & Young est l’un des leaders mondiaux dans les domaines de l’audit, de la fiscalité,des transactions et du conseil. Au sein de l’organisation mondiale d’Ernst & Young,Ernst & Young Suisse fait partie de la zone EMEIA (Europe, Middle East, India and Africa).


Rapport annuel pour l’exercicedu 1 er juillet 2011 au 30 juin 2012


Table des matières8Bienvenue chez Ernst & YoungSuisse !2224MarchéLe dialogue avec le client est10« Nous nous donnons les atoutsessentielpour agir de manière durable. »Interview avec Thomas Stenz,président du conseil d’administration28« Nous voulons mettre en lumièreles réussites. »Interview avec Heinrich Christen,partner30La « Junior Academy » – untremplin pour les jeunesentrepreneurs12Entreprise32Faits & chiffres14Notre avantage concurrentiel :une mutualisation des connaissancesau niveau mondial18« Notre modèle d’affaires estdurable par nature. »Interview avec Bruno Chiomento, CEO34Lieu de travail20Faits & chiffres36L’être humain, au coeur de notreactivité40« Nous nous considérons commeun lieu de formation. »Interview avec Barbara Aeschlimann,responsable des ressources humaines42Apprendre en équipe - avoir labonne recette44Faits & chiffresRapport annuel 2012


4648EnvironnementGestion responsable des ressources66Volontariat en entreprise• Les citadins à l’alpage• Travail en équipe :52« Nous encourageons l’utilisationdu bus et du train. »Interview avec Brigitte Kübler,directrice-adjointe, organisatricedes voyagesdu salé au sucré• Prestations de services :s’emballer pour l’emballage• La pelle et la pioche sur lespentes de l’Aar• Les enseignants ont la cote53Gestion pointue des voyages54Faits & chiffres73A propos de ce rapport74Déclaration GRI Vérificationdu Niveau d’Application75Publications56Communauté76Rapport d’assurance indépendant58Une stratégie - de multiples78Partners Ernst & Young Suissefacettes : notre engagementsocial80Impressum62« Les étudiants doivent savoirce qui est important auquotidien. »Interview avec Andreas Blumer,partner et professeur honoraire64Faits & chiffresRapport annuel 2012


8-BienvenueRapport annuel 2012


9-BienvenueBienvenue chez Ernst & Young Suisse !Ce rapport annuel 2012 met l’accent sur le développementdurable; il vise à donner au lecteur un aperçu de notreorganisation et de sa culture d’entreprise. Le titre « Transmettreles connaissances – Agir de manière durable »définit les grandes lignes de notre modèle d’affaires : nousgénérons des connaissances que nous transmettonsaussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre société. Voilànotre capital et notre compétence clé. Le savoir sera doncun fil conducteur tout au long de cette publication.La transmission de connaissances est aussi le point dedépart de notre vision du développement durable. Notreexpérience de l’audit financier et comptable ainsi que notresavoir-faire en matière de conseil d’entreprise et fiscalcontribuent de manière considérable au succès à long termeet à la protection de l’économie de marché. Nous nousefforçons toujours de léguer aux prochaines générations uneorganisation encore meilleure qu’elle peut l’être aujourd’hui.Il s’agit-là d’un modèle commercial conséquent et durable.L’essentiel en 5 minutesPour une version abrégée de cerapport, scannez ce code QR avecvotre smartphone ou votre tablette,ou rendez-vous sur le site Internet :www.ey.com/CH/fr/About-us/Corporate-ResponsibilityAu vu de la concurrence internationale, seules les entreprisesalliant créativité et curiosité sont capables d’élaborerles meilleures solutions de demain. Dans cette recherchede stratégies intelligentes, pourquoi ne pas faire confianceà la nature. Ce qui nous semble nouveau en affaires, nel’est plus pour elle depuis longtemps. Il n’y a qu’à voir tousces systèmes, ces formes et fonctions surprenantes dontelle regorge. Qu’elle nous inspire – il y a tant à apprendre !Au début de chaque chapitre, vous en découvrirez uneillustration.La communication transparente des chiffres clés estle b.a.-ba de la gestion d’entreprise durable. Le présentrapport satisfait pour la première fois au niveau detransparence B+ des directives de la « Global ReportingInitiative » (GRI).Rapport annuel 2012


10-Nos valeursThomas Stenz,président duconseil d’administrationErnst & Young Suisse-« Nous nous donnons les atoutspour agir de manière durable. »Ernst & Young contrôle, évalue et conseille – et forme les dirigeants de l’économie.Thomas Stenz, président du conseil d’administration d’Ernst & Young Suisse, établitun calcul de la création de valeur et explique pourquoi son entreprise publieun rapport annuel selon les directives de la « Global Reporting Initiative » (GRI) :il s’agit d’une représentation plus complète des prestations d’Ernst & Young.Ernst & Young Suisse publie pour la première fois unrapport annuel selon les directives de la GRI. Pourquoice rapport et qu’en attendez-vous ?Nous voulons présenter une image plus compète de nosprestations – à nos clients et au grand public. Ce rapportsert aussi à informer nos collaborateurs, actuels et futurs.Nous avons délibérément choisi la forme d’un rapport surle développement durable pour consolider notre positionnement: nous misons sur la qualité et la formation pourrenforcer l’économie à long terme.Vous vous êtes adressé aux collaborateurs.Que représente ce rapport au sein de l’entreprise ?En interne, nous voulons présenter nos prestations demanière plus transparente. Naturellement, chacun denos collaborateurs sait quels services nous proposons.Désormais ils reçoivent des informations plus complèteset peuvent facilement les classer et les comparer chaqueannée. Le rapport selon les directives de la GRI est un formattrès judicieux pour présenter l’ensemble de nos prestations.Il nous permet, par exemple, de mentionner en quoi noussommes un remarquable lieu de formation. Mais qu’est-ceque cela signifie vraiment en termes de faits et de chiffres ?Je pense que les images que se font les collaborateurs etle grand public sont encore souvent imprécises.Quel sera l’impact de l’engagement en faveur dudéveloppement durable chez Ernst & Young ?Si nous voulons accroître notre durabilité, nous avons d’abordbesoin d’une direction qui fixe les objectifs correspondantset les mette en œuvre. En publiant régulièrement des indicateurs,nous mettons toutefois aussi la pression sur nosdirigeants pour qu’ils engagent plus d’actions. Nous voulonstoujours nous améliorer. Mais cela ne suffit pas. Nousvoulons également sensibiliser nos collaborateurs à agir demanière durable. Un exemple est l’impact environnementaldes nombreux déplacements en avion. Or, on peut tout aussibien organiser davantage de vidéoconférences.Rapport annuel 2012


11-Nos valeursLe terme de développement durable a de nombreusesfacettes. Ernst & Young n’est pas une entreprise industrielle,mais une société d’audit et de conseil reposant sur lesconnaissances. Pour vous, qu’est-ce que le développementdurable et la vision à long terme ?Nous apportons en premier lieu une contribution au développementdurable en formant les futurs dirigeants dansnos compétences clés pour la Suisse. Ensuite viennent, sivous me permettez l’expression, les dommages collatérauxà l’environnement qui résultent de notre travail et que noussouhaitons naturellement éviter autant que possible. Maisc’est le transfert de connaissances qui est au cœur de notredéveloppement durable. Cela ne se limite pas à la transmissiond’un savoir-faire à nos clients, nous sommes payéspour ça. Par ailleurs, nous offrons chaque année la possibilitéà un grand nombre de jeunes d’acquérir l’expériencepratique nécessaire après la théorie des études. Pourtant,ils n’en profitent pas assez souvent. Nous leur permettonsd’appliquer leurs connaissances dans les différentes sociétéset branches, et dans des problématiques très différentes.Ils ne restent pas tous chez nous, loin de là, et cela fait partiede notre modèle d’affaires. Nous formons les dirigeantspour l’économie. Nous sommes par conséquent une organisationqui crée et transmet des connaissances, et quiapporte de ce fait une contribution importante à l’économienationale.Le compte de résultat classique estpeu pertinent pour notre entreprise.Vous montrez pour la première fois un calcul de la valeurajoutée, à quoi ressemble-t-il ?Le compte de résultat et le bilan classiques sont peu pertinentspour notre entreprise. Selon moi, le calcul de lavaleur ajoutée (voir page 20) est beaucoup plus intéressant.Il montre quel est le volume net de création devaleur de l’entreprise et sa répartition : c’est-à-dire l’étatdes impôts et des autres contributions, nos collaborateurset les investisseurs. Ce calcul montre quelles prestationsnous fournissons et quelles prestations préalables nous achetonsà d’autres fournisseurs. La différence représente lacréation de valeur que nous apportons à l’économie.Dans quelle mesure le thème du développement durableinfluence-t-il votre stratégie d’entreprise ?Notre objectif principal est d’optimiser cette création devaleur et ce transfert de connaissances. Nous devonségalement nous efforcer de minimiser la consommationdes ressources nécessaires à cet effet. Nous avons doncdéfini des chiffres clés qui concernent l’approvisionnement,l’élimination des déchets, les économies d’énergieou les émissions de CO 2 , et nous les publions dans notrerapport annuel.Nous misons sur la qualitéet la formation pour renforcerl’économie à long terme.Existe-t-il un principe de management propre à cesindicateurs ?Les principes de management qui visent des méthodes detravail efficaces tout en préservant les ressources sontgérés au niveau mondial chez Ernst & Young. Mais à monavis, les concepts mondiaux n’ont une chance que s’ilssont ancrés au niveau local et véritablement mis en œuvre.Nous nous y efforçons chez Ernst & Young Suisse et nousmettons nous-mêmes aussi à contribution.A propos des perspectives globales : selon vous, quellesseront mondialement les tendances qui influenceront demanière significative vos activités ?La transparence est une très grande tendance. En tantqu’expert-comptable ou conseiller, nous sommes déjàporteurs de transparence, et cela dans le monde entier.Mais cela n’a de sens que si la compréhension du termetransparence est la même pour tous. Nous voulons doncêtre présents lorsque ces règles seront définies. Dansnotre fonction d’expert-comptable et de conseiller, nousnous assurons que ces règles sont ensuite aussi respectées.A quels défis êtes-vous confronté dans un contexte decrise financière ?Lorsqu’il s’agit de la crise des finances publiques, le thèmede la transparence refait rapidement surface. Il n’existepas pour les états et les communes, contrairement aux entreprisescotées en bourse, de règles uniformes au niveaumondial pour la présentation de leurs comptes même si,de toute évidence, ils sont aujourd’hui au moins aussiimportants et aussi intégrés au réseau mondial. La transparenceet l’uniformité dans ce domaine sont toujourslacunaires et il nous reste encore beaucoup à faire.Rapport annuel 2012


12-EntrepriseLa croissance est un mot clé de l’économie– pour les nations comme pour lesentreprises. Ernst & Young est une organisationinternationale dont les sociétésmembres sont juridiquement autonomes.Nous misons sur une croissance organique.Qu’entend-on par là ?Nous grandissons pas à pas tout en gardantune vue d’ensemble : seul ce quicontribue au progrès à long terme et quiouvre des voies aux générations futuresd’Ernst & Young correspond à notrecompréhension de la croissance durable.La nature est notre source d’inspiration :les coraux adaptent leur croissance et leurdéveloppement aux conditions environnantes.C’est le secret de la survie de cesystème écologique complexe.Rapport annuel 2012


Eriger debas en hautLes récifs coralliens font partie des éco systèmesles plus productifs du monde. Couvrant à peine0,1 % des fonds marins, ils abritent pourtantplus de 25 % des espèces animales aquatiques.La collaboration, le recyclage des nutrimentset l’amélioration des ressources à long termesont les clés de ce succès. Les polypes de corailsemblables à des anémones, enfermés dansun exosquelette de carbonate de calcium, formentle récif avec les algues zooxanthelles.L’algue couvre jusqu’à 90 % des nutriments,tandis que le corail sert d’abri et fournit du CO 2pour permettre la photosynthèse. Les quantitésindividuelles de matériau de construction produitessont infimes, mais, au fil du temps, ellesforment ensemble d’immenses constructions.


14-EntrepriseNotre avantage concurrentiel :une mutualisation desconnaissances au niveaumondialErnst & Young est l’un des leaders mondiauxdans les domaines de l’audit, de lafiscalité, des transactions et du conseil.Les connaissances de nos collaborateurssont notre plus grand capital et constituentla base solide d’une économiedurable. Ernst & Young Suisse fait partiede l’organisation mondiale et garantità ses clients l’accès à un fonds global deconnaissances et d’innovations. Dansce chapitre, nous présentons nos valeurset notre culture, mais aussi notre structureet nos prestations.Ernst & Young Suisse s’attache aux objectifs de développementdurable. Une gestion durable est synonyme dechangement. Si l’on aspire à ce que la population mondialetoujours plus importante vive dans la dignité et la sécuritéen dépit de ressources qui s’amenuisent, il nous faut alorsdévelopper de nouvelles solutions : nouveaux produits,nouveaux procédés de fabrication et nouvelles formesd’organisation pour les entreprises prospères. C’est unevéritable chance pour tous les acteurs du marché qui, parleurs idées, leur savoir-faire et leurs produits innovantsont une longueur d’avance sur leur temps.La durabilité confère du dynamismeDans un contexte économique aussi vital, les connaissancesmutualisées des professionnels d’Ernst & Young, auniveau mondial, représentent un avantage concurrentieldécisif. Nos collaborateurs sont toujours à la pointe.En tant que prestataires de qualité, ils peuvent aiderles entreprises innovantes leaders, fixer des objectifsambitieux, les atteindre avec efficacité, divulguer leurmise en œuvre et les surveiller de manière fiable.De plus en plus de clients nous interpellent explicitementsur des questions de développement durable, signede l’importance croissante de cette thématique dansl’audit et le conseil. Les clients attendent d’Ernst & Youngqu’elle pratique également une gestion du développementdurable professionnelle et avant-gardiste – un défi quel’entreprise est prête à relever.Avantage pour l’économieLes activités d’Ernst & Young conduisent, dans ce con texte,à des améliorations importantes chez nos clients : laqualité des informations mises à la disposition des marchésfinanciers augmente. C’est un facteur importantpour la stabilité de l’économie et son équité à l’égard detoutes les parties prenantes. Les entreprises ayant unebonne gestion stratégique survivront plus longtemps surle marché.Nous proposons en outre à nos clients des services surla protection du climat et autres thèmes clés du développementdurable par l’intermédiaire des « Climate Changeand Sustainability Services » (CCaSS). Pour donner lebon exemple, nous accordons nous-mêmes une grandeimportance à une gestion d’entreprise durable.Le thème du développement durable a donc une doubleimportance pour Ernst & Young : il concerne nos clients etfait aussi naturellement référence aux exigences que nousimposons à notre propre entreprise. Comment nous satisfaisonsà ces exigences et ce que nous avons accomplidurant l’exercice sous revue sont présentés dans les différentschapitres de ce rapport.La gestion d’entreprise durable est un défi que nousavons bien l’intention de relever dans le futur, notammentpour les thèmes suivants : la diversité, en augmentant laproportion de femmes aux postes de direction, la protectionde l’environnement (p. ex. en réduisant le nombre d’imprimantesindividuelles) et la réussite économique, optimisantles coûts dans la chaîne d’approvisionnement.Grâce à nos prestations dans l’audit et le conseil, nousveillons à la conduite et au contrôle appropriés de l’entreprise,à une communication financière fiable et à une gestiondes risques efficiente. L’acquisition et la mise à jourdes connaissances sont au cœur de notre modèle d’affaires.Rapport annuel 2012


15-Entreprise-Code de conduite-Mes décisions sont-elles prises en touteconscience ? Ce n’est qu’un desnombreux critères du comportementéthique chez Ernst & Young.Dans cette optique, nous encourageons la formation et leperfectionnement continus et favorisons un échange trèsétroit au sein de l’organisation. La qualité des servicesrepose, en effet, essentiellement sur les compétences etles connaissances des collaborateurs. Ce n’est pas moinsde 167 000 collaborateurs d’Ernst & Young au monde qui,chaque jour, alimentent de leurs connaissances, expérienceset idées, un réservoir de savoir – un plus extraordinairepour tous nos clients. Notre savoir-faire profite à l’économieet à la société. C’est la principale prestation que fournitErnst & Young avec pour objectif un développement durabletant au niveau local, régional que mondial.Structure de l’entrepriseAu sein de l’organisation mondiale d’Ernst & Young,Ernst & Young Global Limited (EYG), société du Royaume-Uni à responsabilité limitée par garanties, fait office desociété directrice. Les prestations aux clients sont fourniesexclusivement par des sociétés membres d’EYG, présentesdans quatre régions mondiales et 140 pays et qui sonttoutes des entités juridiques distinctes. Contrairementà de nombreuses autres sociétés d’audit et de conseil, quiregroupent des sociétés locales dans des ensemblesplus souples, Ernst & Young se présente comme uneorganisation globale avec des structures et des processusuniformes au niveau mondial. Elle dispose ainsiprécisément des atouts que ses clients opérant à l’internationalattendent.En Europe, au Moyen-Orient, en Inde et en Afrique, lessociétés locales d’Ernst & Young de plus de 90 pays sesont réunies pour former une région unique, la zone EMEIA(Europe, Middle East, India and Africa). Comme dansles trois autres régions d’Ernst & Young – Amériques, Asie-Pacifique et Japon – notre but est de fournir aux clients, pardelàles frontières, les meilleures ressources, les meilleureséquipes et les meilleures prestations.Grand atout : les équipes en réseauLe transfert permanent des connaissances, à l’internecomme à l’externe, et la collaboration étroite des employésd’Ernst & Young sont renforcés par l’organisation enréseaux de l’entreprise, réseaux régionaux, par secteur oupar langue. Qu’Ernst & Young puisse ainsi agir rapidementet simplement, comme le requièrent ses clients et ladynamique des marchés, est un atout supplémentaire decette forme d’organisation particulière. Au niveau de lazone EMEIA, l’unité organisationnelle « Financial ServicesOrganization » (FSO) garantit entre autres le transfertde connaissances spécialisées. Lui sont affectés tous lescollaborateurs spécialisés dans le domaine des banques,de l’Asset Management et des assurances, quel que soitleur pays.Si l’on considère la compétence linguistique, la collaborationest également importante : des conseillers denombreux pays de l’organisation mondiale d’Ernst & Youngse rencontrent ainsi dans différents réseaux. Leur objectifest de permettre aux clients d’accéder facilement à desconnaissances innovantes et de les soutenir à l’étrangeravec des connaissances détaillées sur le pays. Le réseau secompose de professionnels de diverses langues maternellesqui séjournent à l’étranger pour une durée déterminée, ainsique d’autres des différents bureaux nationaux.Valeurs et principesL’innovation, la compétence et l’efficience sont essentiellesau succès de notre entreprise. Une gestion d’entrepriseaxée sur les valeurs avec des normes éthiques strictes esten outre absolument indispensable. Elle sert à mesurerchaque jour la qualité durable de nos prestations. Plus quetoute autre branche, l’audit, le conseil juridique et fiscal,les transactions et le conseil se nourrissent en effet d’unbien précieux : la confiance. Pour mériter cette confiance,Ernst & Young accorde une grande importance au respectsystématique d’un code de conduite strict. Ces exigencesen termes de comportement reposent sur les valeurs auxquellesErnst & Young s’attache sans limitation. Réfléchir demanière durable et agir sur la base de valeurs et de principesconstants est pour nous à la fois un engagement etun facteur de réussite. Le code de conduite d’Ernst & Youngapplique les valeurs établies par l’entreprise dans la pratiquequotidienne du monde des affaires. Il fixe un cadreéthique qui sert à orienter tous les collaborateurs dansleur prise de décision. Les cinq thèmes dans les directivesde comportement reflètent le vaste champ d’actiond’Ernst & Young :• Collaboration interne• Collaboration avec les clients et les tiers• Intégrité professionnelle• Objectivité et indépendance• Respect de la propriété intellectuelleRapport annuel 2012


16-Entreprise-EthicsPoint-Une hotline et un site Internethebergés à l’extérieur permettent à chacunde signaler des comportements inadaptés.En tout temps.Le code de conduite est publié sur le site Internet de l’entreprisewww.ey.com/ch sous « Global Code of Conduct ».La hotline EY/Ethics offre la possibilité à tous les collaborateursde signaler à tout moment, de manière anonyme ounon, des comportements contraires au code de conduited’Ernst & Young. Il est également possible de faire part deses suspicions via un site Internet. L’information est alorstransmise à EthicsPoint, un tiers indépendant hébergeantla hotline. Chaque indication est transmise au « GeneralCounsel » par EthicsPoint. Deux dénonciations ont eu lieudurant l’exercice sous revue.Contrôler les risques« Quality In Everything We Do » – telle est la promesse quefait Ernst & Young à ses clients. Si vous avez besoin d’unsoutien dans vos activités entrepreneuriales, dans n’importequelle partie du monde, Ernst & Young vous fournit desprestations de conseil sur mesure ainsi que des audits, desexpertises et des rapports indépendants sur lesquels, vouset vos parties prenantes, pouvez vous appuyer. Objectivitéet indépendance sont les règles d’or des auditeurs et desconseillers pour se forger une opinion. C’est la seule manièrede gagner la confiance de l’opinion publique envers lacommunication financière et la communication d’entreprise.C’est aussi très important pour le succès des clients. C’estpour cette raison qu’Ernst & Young développe de manièreconséquente sa propre gestion de la qualité et des risques –bien au-delà des exigences du législateur. Notre équipe deprofessionnels affectés à la gestion de la qualité et desrisques aident leurs autres collègues à accorder les prestationsd’audit et de conseil souvent très complexes qu’ilsfournissent avec les prescriptions réglementaires. L’indépendanceest ici un facteur fondamental. Les gestionnairesde la qualité et des risques s’efforcent d’éviter toutesource de conflits et surveillent le respect de toutes lesprescriptions légales et directives internes. La promessede qualité n’est pas une promesse en l’air. Elle doit êtretenue chaque jour, par chacun des collaborateurs. Ausommet de la hiérarchie, le responsable « Quality & RiskManagement/Compliance » est également membre de ladirection générale d’Ernst & Young SA.Des organes de direction souplesLa gouvernance d’Ernst & Young Suisse comprend lessociétés appartenant à la holding ATAG Ernst & YoungHolding SA (holding). La société opérationnelle enregistréeen tant qu’entreprise de révision soumise à la surveillancede l’Etat est Ernst & Young SA, qui est détenueintégralement par la holding. La holding contrôle parailleurs d’autres entreprises, en particulier notre filialeau Liechtenstein.Le conseil d’administration de la holding se composede trois membres : le président, qui n’est pas membre dela direction générale d’Ernst & Young SA, le « CountryManaging Partner » (CEO) et un représentant de la zoneEMEIA qui, outre son rôle de direction dans cette zone,est aussi responsable du secteur de marché « FinancialServices » chez Ernst & Young SA. Chez Ernst & Young SA,la direction générale et le conseil d’administration opèrenten union personnelle. Les membres de la direction généraled’Ernst & Young SA sont élus par le conseil d’administrationde la holding sur proposition du CEO.Eviter les conflits d’intérêtLe capital de la holding est détenu à 100 % par les partnersd’Ernst & Young Suisse par l’intermédiaire du pool departners ATAG Ernst & Young. Les partners sont les seulspropriétaires de la société, ils peuvent adresser leursrequêtes sur les affaires courantes et les structures généralesde direction. De plus, aux niveaux national (comitédes partners) et international (« EMEIA Advisory Council »et « Global Advisory Council »), des organes de gouvernancesupplémentaires avec des partners sans responsabilitéde direction ont été mis en place. Les partnerspeuvent faire part de leurs recommandations via cesorganes également.Eviter les conflits d’intérêt est notre plus haute priorité.Aucun partner, ni membre de sa famille, ne peut détenirdes participations financières dans des sociétés auditéespar Ernst & Young. Par ailleurs, il est interdit à tous lespartners d’accepter des mandats d’administrateur dansd’autres entreprises, à l’exception des sociétés appartenantà la famille du partner ou d’organisations caritatives.Chaque partner doit confirmer tous les trois mois qu’ilrespecte ces principes. Ces informations sont soumises àun contrôle indépendant de manière aléatoire une foispar an. Les relations d’affaires avec d’autres sociétés, parexemple avec des fournisseurs, sont également vérifiéescontinuellement en termes d’indépendance : avant mêmeque la relation d’affaires ne soit établie, il est possible deRapport annuel 2012


17-Entreprise-Informés et connectés-Négliger nos contacts est inconcevabledans notre travail : l’échange est permanentavec nos clients et les parties prenantes.détecter les éventuels conflits d’intérêt via un systèmeà gestion centralisée.Gestion du développement durableLe développement durable fait partie intégrante de notregestion d’entreprise. Durant l’exercice sous revue, nousavons introduit un processus structuré de gestion du développementdurable et nous poursuivrons sa mise en œuvredurant le prochain exercice. Depuis cet exercice, nousprésentons nos prestations de développement durable selonles critères des directives de la GRI. Dans le cadre de la revuede ce rapport, le conseil d’administration étudie les prestationsde l’entreprise sous tous les aspects du développementdurable. Cela complète les mécanismes de contrôletraditionnels qui mettent l’accent sur les aspects financiers,marche des affaires, y compris le budget et des comparaisonsavec l’année précédente, dont tous les membres desorganes de direction et d’encadrement reçoivent mensuellementdes informations détaillées.Outre le reporting sur le développement durable récemmentintroduit, nous avons préparé au cours de l’exerciceun portefeuille d’activités sur le développement durable.De plus, les initiatives déjà existantes dans les domainesMarché, Lieu de travail, Environnement et Communautéseront mieux coordonnées et intégrées. Les principauxobjectifs de l’expansion de la gestion du développementdurable ont été fixés : il faut créer une solide gestiondes informations internes et externes, dotée d’une interfacecentrale accessible par les collaborateurs et les clientsqui souhaitent s’informer sur des critères du développementdurable.informations actuelles sur des questions liées au développementdurable, par exemple sous la forme d’études surdes tendances en matière de durabilité (voir page 75).Outre les clients, Ernst & Young Suisse a établi un contactétroit avec les parties prenantes sur lesquelles les activitésde l’entreprise ont une influence significative et qui conditionnentle succès de notre entreprise. Le type et le contenude cet échange sont décrits de manière détaillée dans lesdifférents chapitres de ce rapport, par exemple les sondages,les entretiens sur la performance et les manifestationsAlumni pour les anciens collaborateurs (voir page 43),mais aussi les différents organes de gouvernance pour lespartners en tant que propriétaires (voir page 16) et lesengagements d’utilité publique de l’entreprise et des collaborateursconcernant les intérêts de l’opinion publiqueet des ONG (voir page 64). Ernst & Young est égalementl’interlocuteur de la presse pour des événements actuelset membre de groupes spécialisés comme la Chambre fiduciairesuisse.Au niveau mondial également, Ernst & Young accordeune grande importance au dialogue attentif avec lesparties prenantes, surtout dans le cadre de l’« Audit FirmGovernance Code ». La communication avec les investisseurset les groupes d’investisseurs mondiaux revêt ici uneimportance capitale. De plus, l’organisation mondialed’Ernst & Young est membre du Pacte mondial des NationsUnies. Sous www.unglobalcompact.org, vous trouverezdes informations complémentaires sur cette initiative pourune conception de l’économie mondiale respectueuse del’environnement et des aspects sociaux.Dialogue avec les parties prenantesLorsque les connaissances sont au cœur des priorités, laculture du dialogue doit également être adaptée. Cela nes’applique pas qu’en interne; un dialogue ouvert et transparentavec les clients, une évidence pour nous. Il est importantd’échanger avec le management et les comités d’auditdes entreprises cotées en bourse. Dans ce cadre, nousdiscutons des évolutions actuelles de l’audit et de l’établissementde rapports financiers, ainsi que celles fiscales etjuridiques, tant avec les comités d’audit de nos clients quelors de rencontres avec des groupes de présidents decomité d’audit. En outre, nous proposons à nos clients desRapport annuel 2012


18-EntrepriseBruno Chiomento,CEOErnst & Young Suisse-« Notre modèle d’affairesest durable par nature. »Agir de manière durable figure aujourd’hui à l’ordre du jour de toute entreprise.Pourquoi en est-il ainsi ? Bruno Chiomento, CEO d’Ernst & Young Suisse, y voit unremarquable avantage concurrentiel pour les entreprises. Au sein de son organisation,c’est surtout la qualité des collaborateurs qui fait la différence.L’environnement de votre branche évolue rapidement auniveau mondial. Quels seront à votre avis les plus grandsdéfis pour Ernst & Young Suisse dans les prochainesannées ?Le principal défi réside certainement dans la réglementationtoujours plus dense et dans les nouvelles prescriptionsréglementaires qui s’annoncent. En raison de l’évolutiondémographique, nous devrons aussi nous préoccuper trèsprochainement du recrutement de collaborateurs qualifiés.Le réservoir des candidatures se réduit. Nous visonségalement une plus grande diversité au sein de l’organisation;ceci n’est pas toujours facile à réaliser compte tenudu repli sur les marchés du travail.Le thème du développement durable joue-t-il un rôle enla matière ?En tant que prestataire de services et « People Business »,la fidélisation de nos collaborateurs est très importante.Nous sommes en concurrence pour recruter des personnesessentiellement jeunes et bien formées. De nombreux critèresmotivent le choix d’un employeur. L’image et l’engagementd’une entreprise en font naturellement aussi partie.Je réponds donc à la question par l’affirmative.Qu’entendez-vous exactement par développementdurable chez Ernst & Young ?Nous considérons que l’organisation est durable du fait quenous formons le plus grand nombre de jeunes diplôméspossible avec l’option de faire carrière chez nous. Dans cesens, nous sommes un lieu de formation et pratiquons letransfert de connaissances. L’objectif des partners, c.-à-d.des propriétaires d’Ernst & Young, est de transmettre auxgénérations futures une société saine qui leur permette,comme leurs prédécesseurs l’ont fait avant eux, de tirerparti de leurs opportunités de développement. C’est pourmoi un modèle d’affaires très durable qui est basé sur unegestion d’entreprise efficace. Le développement durableest donc pour nous une motivation quasi intrinsèque.Rapport annuel 2012


19-EntrepriseSur quelles valeurs et quels principes reposecette évidence ?Les valeurs d’Ernst & Young sont définies au niveau mondialdans un code de conduite, auquel on peut ajouterune haute estime pour les collaborateurs et un transfertmutuel et ouvert de connaissances, avec des feed-backréguliers. Nous exerçons cette culture du dialogue et passeulement en interne : un échange permanent avec nosclients est extrêmement important pour nous. Elles sontnombreuses les entreprises qui ont de magnifiques déclarationsde valeurs, mais ce qui est crucial, c’est d’agirde manière conséquente et d’incarner ces valeurs, mêmelorsque tout ne se passe pas comme l’on aimerait.Cette orientation sur le développement durable est-elleun avantage concurrentiel pour Ernst & Young ?Ce serait souhaitable, mais je pense qu’agir de manièredurable est tout simplement une condition sine qua non –sans cela, rien n’est possible, c’est la même chose pournos concurrents. Ce ne sont ni la stratégie ni les prix quidifférencient, en fin de compte, les grands prestatairesde notre branche, mais plutôt la qualité de leur travailchez le client; et cette qualité se doit d’être prouvée auquotidien.Nous avons jusqu’ici parlé du développement durablechez Ernst & Young. Qu’en est-il de vos clients, ce sujetvous permet-il de conclure de nouvelles affaires ?Oui, certainement, nous proposons des prestations spécifiques,notamment dans le domaine « Cleantech » ou avecles services « Climate Change and Sustainability » (CCaSS).En matière de développement durable, les entrepreneursdoivent tenir compte de trois facteurs essentiels : la rentabilité,les défis écologiques et les défis sociaux. Je ne citeici que les efforts tendant à réduire ou compenser les émissionsde CO 2 . Aujourd’hui, les entreprises sont concernées.Celle qui ne s’y conforme pas voit sa réputation entachéeet ne tiendra pas la distance. En ce sens, le développementdurable est un remarquable facteur de compétitivité. Lesmultinationales en Suisse sont bien positionnées. Ellesexpor tent leur gestion d’entreprise durable et font simultanémentpression sur la concurrence à l’étranger. Il est denotoriété, encore aujourd’hui, que bien des efforts en faveurde la protection de l’environnement au niveau mondial seheurtent aux nombreux intérêts nationaux. Mais il est clairque cette thématique deviendra de plus en plus importante.Votre rapport annuel selon les directives de la GRI représenteen quelque sorte un instantané de la situation dansun processus de développement à long terme entreprispar Ernst & Young. Quelles en ont été jusqu’ici les principalesétapes ?Dans notre rapport, nous expliquons notre modèle de gestiondurable et dévoilons au public nos efforts concrets.Cet engagement est un souhait très sérieux du partenariat,il est contrôlé par la direction et c’est un processus à partentière : nous mesurons notre gestion durable selon descritères précis, comme la consommation d’énergie ou dematériaux, afin de nous améliorer constamment. Nous avonsfait un grand pas dans cette direction en 2011 en emménageantdans notre nouveau bâtiment « platform » à Zurichoù travaillent actuellement la moitié des collaborateursd’Ernst & Young Suisse. Le bâtiment a également été construitdans un souci de durabilité, il a été porté une attentionparticulière à la protection de l’environnement et à unetrès bonne desserte des transports publics.La société qui a les meilleurscollaborateurs a aussi les clientsles plus satisfaits.Quels objectifs vous êtes-vous fixés en tant que CEOpour les trois prochaines années ?Nous voulons évidemment accroître notre part de marché.En Suisse, si l’on ne tient compte que du chiffre d’affaires,nous sommes numéro 2. Puisque nous nous sommes séparésde certains domaines d’activités en Suisse ces dernièresannées, le chiffre d’affaires ne doit toutefois pas êtreconsidéré sous le même angle. En ce qui concerne la relationclient, nous souhaitons par exemple rester fortementancrés dans les entreprises cotées au « Swiss Market Index »(SMI). Nous sommes actuellement représentés danschacune d’elles : dans 35 % nous effectuons des mandatsd’audit et dans les 65 % restants nous offrons d’autresservices. Mais avant tout nous voulons accompagner égalementétroitement l’entrepreneuriat et les entrepreneursdans leur développement. La thématique de la relationclient est à nouveau liée à la fidélisation des collaborateurs :la société qui a les meilleurs collaborateurs a aussi les clientsles plus satisfaits et donc la meilleure image. Ce qui nousrend attrayants aux yeux des candidats…La boucle est boucléeC’est exact : connaissances, formation, entrepreneuriat,ainsi qu’engagement en faveur de l’environnement et dela société sont les quatre piliers sur lesquels reposent lesuccès et la durabilité d’Ernst & Young. Ils agissent l’un surl’autre.Rapport annuel 2012


20-EntrepriseFaits & chiffresPrésentation de la création de valeur en CHF 1 000Calcul de la création de valeurCréation brute de valeur(produit des activités y c. TVA)Frais liés aux activités de servicesFrais de bureauFrais facturablesAutres frais liés aux activités de servicesAmortissementsCréation nette de valeurRépartition de la création de valeur• Collaborateurs• Impôts et cotisations socialesy c. AVS• Capitaux propres et étrangers2011/12569 330—20 153—86 433—51 447—3 821407 476347 56352 5857 3282010/11541 459—24 340—79 815—51 057—4 041382 206329 83245 5136 861Le calcul de la création de valeurs’effectue sur la base des honorairesfacturés de l’entreprise, y compris lesfrais facturables et la taxe sur la valeurajoutée (création brute de valeur),desquels il convient de déduire les fraisliés aux activités de services de l’entreprise.Le résultat est la création nettede valeur qui est distribuée aux collaborateurs,à l’Etat et aux investisseurs.A cause de l’augmentation des fraisfacturables, la croissance de la créationbrute de valeur est légèrementplus élevée (5 %) que celle du chiffred’affaires total (4 %). Le regroupementsur un seul site à Zurich a eu pour effetde réduire les frais de bureaux, alorsque l’ensemble des contributions à l’Etatont encore augmenté. Les collaborateurssont de loin les plus grands bénéficiairesde la création nette de valeur.Ce montant reflète également l’augmentationdes effectifs du personneld’environ 5 %.Utilisation407 476382 206Structure d’actionnariat et forme juridiqueErnst & Young est organisée sous forme de holding selon le droit suisse.Le capital de la holding est détenu à 100 % par les partners d’Ernst & YoungSuisse par l’intermédiaire du pool de partners ATAG Ernst & Young.100 %Prestations• Audit (Assurance)• Conseil fiscal et juridique(Tax & Law)• Conseil en transactions(Transactions)• Conseil d’entreprises(Advisory)Rapport annuel 2012


21-EntrepriseChiffre d’affaires total (2011/12)en mio CHF533Chiffre d’affaires total de l’exercice précédent :510 mio CHFChiffre d’affaires par secteur d’activité en CHF 1 000Audit and Assurance ServicesAdvisory Services (y c. TAS*)Tax and Legal ServicesTotal* TAS : Transaction Advisory Services2011/12269 428109 902153 522532 8522010/11267 73687 538155 027510 301Création nette de valeur (2011/12)en mio CHF40711 sites en Suisseet au Liechtenstein1 Bâle3 Zurich2 Aarau6 Zoug8 Lucerne9 Berne4St-Gall5 VaduzCréation nette de valeur de l’exerciceprécédent : 382 mio CHF11 Genève10 Lausanne7LuganoNombre total de collaborateursLes collaborateurs en Suisse font partie du pool global de connaissancesd’Ernst & Young – un énorme avantage pour tous les clients.env. 167 0002 102Collaboratrices : 855Collaborateurs : 1 247Collaborateurs en SuisseCollaborateurs dans le mondeRapport annuel 2012


22-MarchéLes principaux facteurs de notre succèssont la qualité et la durabilité. Nousdéveloppons des solutions complexes quiproduisent leurs effets positifs sur lelong terme.La maximisation des bénéfices à courtterme n’est donc pas le critère décisif denotre réussite. Un « plus » ne conforterapas l’avenir, seul un « mieux » le pourra.La nature fournit à cet égard un parallèleintéressant : les bois imposants des cerfsreprésentent l’équilibre parfait entre massesuffisante et mobilité nécessaire.Rapport annuel 2012


Optimiser plutôtque maximiserAu printemps, le cerf refait ses bois. Sastature et sa ramure la plus imposante(1,2 mètre d’envergure pour plus de 18 kg)lui donnent l’avantage lors d’affrontementsavec ses rivaux. Les bois poussent de 2,5 cmpar jour, plus vite que tout autre tissu, maisà quel prix. Le cerf puise plus de 50 kg decalcium chaque saison dans ses propres os,seuls les plus robustes y survivent. Il s’ensuitun processus d’optimisation par lequel lecerf recycle les nutriments plutôt que de lesépuiser. Après l’accouplement, le corps seréapproprie le calcium et les bois tombent.


24-MarchéLe dialogue avec le client estessentielNous misons sur la qualité ! Cette professionde foi a deux aspects : d’une part,nous entendons continuer à améliorerla qualité de notre riche palette de prestationsdans pratiquement toutes lesbranches et, d’autre part, nous visons àaccroître encore davantage la qualitéentrepreneuriale côté client. L’engagementen faveur de nos clients reposedonc sur l’idée de développer des potentielsdes deux côtés. Ce chapitre jetteun regard sur l’univers dans lequel nousévoluons au quotidien, en mettant l’accentsur le dialogue avec la clientèle et nosexigences de qualité envers nous-mêmes.Nos clients incarnent toute la sphère économique suisse :toutes les branches, tous les domaines d’activité, et mêmele secteur public sont représentés. Nos connaissancescouvrent chacun de ces secteurs. Indépendamment du faitque nous travaillons pour de nombreuses grandes multinationales,nous comptons également beaucoup de PME etstart-ups dynamiques parmi nos clients. Afin de pouvoirles aider à trouver leur propre chemin de la réussite, nousavons développé des programmes spécifiques à chacunde ces trois segments. De plus, nous sommes fiers de notreunité « Financial Services Organization » (FSO), particulièrementbien établie en Suisse, qui se consacre aux banques,assurances, caisses de pension, hedge funds et entreprisesde Private Equity.Transfert de connaissances de manière cibléeLe savoir est notre principale ressource et notre plus grandcapital. C’est pourquoi nous veillons à un transfert cibléde connaissances. Nos clients sont conscients de cet atoutet profitent de la qualité de notre savoir-faire actualisé enpermanence. Un service client sur mesure en fait naturellementpartie. Nous offrons ainsi à nos clients la certitudeque leurs requêtes sont en de bonnes mains – et qu’ils bénéficientaussi d’une collaboration harmonieuse. Nous leurdonnons ainsi la possibilité de travailler avec leurs partenairescommerciaux et d’autres parties prenantes à unniveau de qualité élevé. L’avantage qui en résulte est manifeste: nous créons une plus-value concrète pour la sociétéqui va bien au-delà de l’entreprise individuelle. Outre nosactivités commerciales, nous avons à cœur de promouvoirl’entrepreneuriat. La compétence économique et l’espritd’entreprise sont les pistons qui entraînent le moteur del’innovation économique. Pour conserver ce puissant moteuren mouvement, nous soutenons le domaine « Entrepreneurship» à plusieurs niveaux (voir page 60).Qualité de service mesurableLa relation que nous entretenons avec nos clients est le fondementde notre succès. En conséquence, nous accordonsune grande importance à un dialogue continu et ouvertavec nos clients et leur demandons, lors d’entretiens personnelset par des sondages, s’ils sont satisfaits de nosprestations. Dans le cadre de notre programme « Assessmentof Service Quality » (ASQ), nous avons mené, cetteannée, 242 interviews avec des clients suisses et envoyé650 questionnaires. Durant les entretiens, nous demandonsà nos clients, entre autres choses, comment ils évalueraientles prestations fournies par Ernst & Young par rapport àleurs attentes. Nous cherchons à savoir comment évoluela qualité de notre relation avec le client et la propensionde ce dernier à vouloir recommander Ernst & Young.Nos interviewers, sans lien avec les clients ou les projetsen cours, sont souvent des partners seniors. Le clientainsi a toute liberté de donner un feed-back impartial,qu’il soit positif ou négatif. Les sondages écrits nous permettentd’obtenir une évaluation de nos compétencestechniques et de notre capacité à nous focaliser sur les solutions.L’esprit d’équipe des collaborateurs Ernst & Youngest également mis au banc d’essai.Le taux de réponse au dernier sondage s’est élevé à43 %, contre 58 % l’année précédente. L’échelle de satisfactionmoyenne, déterminée à partir des entretiens et desquestionnaires, s’est située à 4,2, comme l’année précédente,la valeur 5 correspondant à « très satisfait » et 1 àRapport annuel 2012


25-Marché-242 interviews cette année-Bien servir nos clients nous importe. A cette finnous leur demandons quel est leur niveau desatisfaction lors d’entetiens pesonnels ou aumoyen de questionnaires écrits.« pas du tout satisfait ». Avec 91 %, la grande majorité desclients ayant attribué une note sont très satisfaits. Quant àla question de savoir s’ils recommanderaient Ernst & Youngà un ami ou un collègue, la valeur moyenne s’est établieà 8,5, sachant que 10 correspond à « toujours » et 0 à« jamais ». L’objectif de ces sondages, qui font partie intégrantede notre auto-évaluation, est l’amélioration continuede la qualité des services fournis. Si un client émetdes commentaires négatifs ou donne une mauvaise note,l’équipe responsable aborde directement le problème avecle client pour trouver des solutions. Le programme ASQest apprécié autant par nos clients que par nos collaborateurset nous permet aussi de nous démarquer sur le marché.De plus, il nous sert d’outil pour améliorer nos relationsavec la clientèle; par ailleurs, les feed-back nous permettentsouvent d’avoir de nouvelles idées de projets et d’affuteren permanence notre notion de la qualité avec l’aide denos clients.De nombreuses prestations – un seulinterlocuteurNos connaissances étendues dans les domaines de l’audit,fiscalité et juridique, transactions et conseils nous permettentde développer des solutions individuelles adaptéesaux besoins exclusifs de chaque client. Notre approche« Account Management » (gestion des grands comptes)permet de regrouper toutes les prestations auprès d’unmême partner d’Ernst & Young et ce, indépendamment del’endroit où se trouvent les filiales de nos clients et leséquipes d’audit et de conseil impliquées. Ce partner coordonnetoutes les activités à l’échelle internationale etveille à harmoniser les différentes prestations. Il est leprincipal interlocuteur du client, personnifiant en quelquesorte l’image d’Ernst & Young, et est responsable dudéroulement sans faille des projets.Audit : la transparence est le maître motLa confiance est une condition sine qua non du succès. Nosclients d’audit sont bien placés pour le savoir : les attentesdes parties prenantes à leur égard vont croissant et lesexigences réglementaires deviennent de plus en plus complexes.Nous leur offrons la transparence, partout où elleest requise. Mais ce n’est pas tout : nous fournissons à nosclients des données fiables ainsi que des renseignementsconstructifs en temps utile, nous mettons des informationssolides et claires à la disposition du comité d’audit et informonstous les investisseurs et autres parties prenantes desprincipaux faits. Nos prestations dans ce champ d’activitéenglobent les services suivants : « Financial AccountingAdvisory Services », « Financial Statement Audits »,« Accounting Compliance and Reporting », « Fraud Investigationand Dispute Services », ainsi que le domaine« Climate Change and Sustainability Services » (CCaSS).Fiscalité & Juridique : une question d’aiguillageLes conditions cadres économiques et fiscales ont considérablementchangé; la vitesse et la complexité de cetteévolution ne cessent d’augmenter. Nous aidons nos clientsdu domaine Fiscalité & Juridique à garder une vue d’ensembledans cet environnement exigeant, rendu plus difficileencore par l’accroissement de la densité réglementaire.Le durcissement de la concurrence sur le marché du travailet des capitaux entraîne une accélération économiquequi n’est pas sans conséquences pour les autorités. Lesgouvernements tentent de suivre l’évolution en vued’assurer leurs recettes, les autorités fiscales adaptent leursmesures et directives en conséquence. Les entreprisesdoivent évaluer les priorités opposées tout en veillant à remplirles prescriptions et à générer une plus-value. Nousassumons en quelque sorte une fonction d’aiguilleur : nousaidons nos clients à s’orienter dans l’univers fiscal mondialet à optimiser la chaîne de livraison sur le plan fiscal. Nousleur permettons de saisir les opportunités présentées parune fonction globale de conformité et de reporting. Et enfin,nous soulignons les risques liés à la mobilité internationaledes collaborateurs et répondons aux questions relevant dudroit du travail et de la fiscalité qui en découlent.Transactions : gestion du capital éprouvéeNous aidons nos clients à prendre des décisions fondéesen matière de gestion stratégique leur permettant de releverles défis d’un monde en rapide évolution. Pour garderleur capacité d’agir et leur flexibilité, ainsi que pour avancersur la voie du succès, les entreprises ont besoin decapitaux. Nous avons adapté nos prestations de conseilprécisément à ce besoin et relié étroitement nos offresdans les domaines de la préservation du capital et de sonoptimisation, de la levée de fonds et des placements. Nousmettons toutes nos connaissances et expériences au servicede la gestion du capital de nos clients. Les stratégiesRapport annuel 2012


26-Marché-Une riche palette-Audit, Fiscalité & Juridique, Transactions,Conseil, dans 14 secteurs - un seul prestatairede services.et concepts ont beau varier, une chose est sûre : celui quin’agit pas, donne l’avantage à la concurrence. C’est ce quenous souhaitons éviter à nos clients.Conseil : garder une vue d’ensembleL’approche du conseil d’Ernst & Young consiste à renforcertoutes les initiatives et activités chez le client de manièreà améliorer efficacement la performance de son entreprisesur le long terme. Nous aidons nos clients à réaliser leursstratégies. Notre expérience du secteur, conjuguée à notreenvergure internationale, nous permet de les aider àmaîtriser les risques, à déployer leur potentiel et, partant, àréussir sur le long terme. Nos services de conseil englobentnotamment les domaines du risque, de la conformité etde la révision interne, ainsi que la gestion de la performanced’entreprise, la création de valeur, l’orientation client etl’informatique.Développement durable – le risque transforméen chanceQuelle importance revêt aujourd’hui le thème de la durabilitépour nos clients ? Force est de constater que le nombrede requêtes relatives aux différents aspects du développementdurable au sens large ainsi qu’à la protection du climatau sens strict augmente nettement. Il en résulte de nouvellesopportunités pour Ernst & Young. Grâce à nos domaines« Climate Change and Sustainability Services » (CCaSS)et « Cleantech », nous soutenons nos clients notammentdans le cadre du développement d’une stratégie d’entreprisedurable et de la gestion opérationnelle du développementdurable, par exemple lors de l’achat, par la surveillance oupar la quantification respectivement la qualification, et lacommunication des prestations de développement durable.Nous intégrons de plus en plus des questions de développementdurable dans nos offres de services traditionnelleset nous différencions ainsi sur le marché.Depuis plusieurs années, Ernst & Young examine les conditionscadres réglementaires du changement climatiqueà l’échelle internationale ainsi que les éventuelles mesuresque les entreprises peuvent prendre dans ce contexte. Nouspublions en outre chaque année les résultats d’une étudesur les principaux risques et opportunités, tous secteursconfondus. Les questions relevant du développementdur able et de la protection du climat en sont une part intégrante.Dans la dernière édition de cette étude, le thèmede l’acceptation et de la Responsabilité sociale d’entreprise(RSE) figurait en neuvième position des dix plus grandsrisques. Nous montrons par ailleurs dans quelle mesure cethème fait tache d’huile et influe sur d’autres risques.Ainsi, par exemple, la pression croissante dans le domainede la RSE (« Raising CSR Pressure ») est un moteur importantde la réglementation et de la conformité. D’après lesrésultats de l’étude, la conformité constitue actuellementle plus grand risque pour les entreprises. Chose intéressante: la protection du climat et le développement durablene sont pas seulement considérés comme des risques maisaussi comme des opportunités. Dans ce contexte, les investissementsdans les technologies propres occupent la sixièmeplace des plus grandes opportunités.Le développement durable et la protection du climat nerevêtent pas la même importance pour toutes les branches.C’est pourquoi nos professionnels des différents secteursindiquent à nos clients les défis spécifiques auxquels ils sontconfrontés.L’éthique au quotidienDans notre code de conduite (voir page 15), nous nousengageons notamment à offrir à nos clients des servicesde qualité et adaptés à leurs besoins. De plus, dansun souci d’ouverture et de franchise, les collaborateursd’Ernst & Young n’hésitent pas à communiquer nonseulement des informations agréables, mais aussi, le caséchéant, des informations désagréables. Le code deconduite définit clairement les attentes que nous avonssur le plan éthique vis-à-vis de nos collaborateurs dans leursrapports avec les clients et les partenaires commerciaux.Il est fondamental pour nous de conserver notre indépendanceet d’éviter les conflits d’intérêts (voir le chapitreEntreprise, page 16). Etant donné que nous sommes unesociété surveillée par l’Etat, notre indépendance commeauditeur est soumise à certaines limites, dont le respect estcontrôlé par l’Autorité fédérale de surveillance en matièrede révision (ASR) et l’Autorité fédérale de surveillancedes marchés financiers (FINMA). Des restrictions existentégalement au niveau des placements, des relations financièresainsi que pour toutes les relations d’affaires qui nefont pas partie du métier de base de la société. Des restrictionspersonnelles s’appliquent par ailleurs à tous lescollaborateurs pour ce qui est des investissements et desrelations financières.Rapport annuel 2012


27-Marché-Des règles claires-Nous protégeons les données de nos clientsselon des directives strictes valablesglobalement.Tous les ans, un module de formation sur le thème del’indépendance est organisé à l’intention des professionnelsde l’audit. Pour tous les autres collaborateurs, desformations basées sur le web sont disponibles. Tous lespartners doivent confirmer chaque trimestre qu’ils nedétiennent pas de titres non autorisés en dépôt; les cadresdoivent en apporter la confirmation une fois par an. Toutachat doit être saisi dans le « Global Monitoring System »(GMS) dans les 10 jours. Des contrôles aléatoires dessaisies ont lieu chaque année. Toute atteinte au principed’indépendance, qu’il s’agisse d’une omission ou d’unretard de communication des investissements ou de prestationssupplémentaires non autorisées, est soumiseà une surveillance rigoureuse. Dans l’exercice sous revue,aucun cas sérieux n’a rendu nécessaire une communicationà l’Autorité fédérale de surveillance en matièrede révision.Le type de prestations que nous pouvons proposerest clairement défini, notamment afin de garantir notreindépendance. Les restrictions existantes en la matière sontdues aux dispositions légales ou aux exigences des autoritésde surveillance et de la Chambre fiduciaire ou auxdirectives en vigueur chez Ernst & Young. Nous disposonsd’un processus d’acceptation systématique, qui est revuannuellement et nous permet de veiller au respect de cesrestrictions.Le « Service Offering Reference Tool » (SORT) regroupetoutes les prestations autorisées pour chaque type de client.Le processus d’acceptation ou de refus de clients et deprestations est géré et documenté de manière systématiqueet transparente dans notre « Global Tool for Acceptanceand Continuance of Clients and Engagements » (GTAC).Contrairement à l’importance du thème de l’indépendance,le risque de corruption au sens classique ne constituepas un risque essentiel pour Ernst & Young. Et pourtant,ce thème fait partie intégrante du code de conduite,qui interdit notamment l’acceptation de paiements oud’objets de valeur susceptibles d’influencer nos résultatsou recommandations. Personne n’est autorisé à accorderdes avantages personnels afin d’obtenir un mandat.Les collaborateurs de toutes nos unités d’affaires confirmentpar écrit qu’ils ont pris connaissance des dispositionsdu code de conduite et qu’ils s’engagent à les respecter.Durant la période sous revue, il n’y a eu aucun soupçonde corruption.Nous sommes pleinement conscients que notre avantageconcurrentiel repose sur l’excellence de nos recommandationsd’audit et la qualité de nos prestations. Conformémentà notre code de conduite, nous faisons preuve d’unfort engagement en vue de maintenir la concurrence dansle secteur tout en accordant une grande importance à uncomportement honnête. Dans l’exercice considéré, nousn’avons pas eu connaissance de cas d’accusation de comportementanticoncurrentiel.Confidentialité et protection des donnéesErnst & Young a assigné un cadre de l’entreprise à la protectiondes données. Car la confiance qui nous est témoignéepar nos clients est un bien précieux que nous nousdevons de respecter. C’est pourquoi nous protégeons lesdonnées relatives à nos clients en agissant avec toute ladiscrétion requise. Notre code de conduite exige de tousles collaborateurs qu’ils respectent et protègent les informationspersonnelles et confidentielles qu’ils obtiennent dela part d’Ernst & Young, de clients ou de tiers ou qui fontréférence à ceux-ci. Durant l’exercice sous revue, nousn’avons pas eu connaissance de cas justifié de violation desprincipes de confidentialité ou de protection des données.Les principes de protection des données et de sécuritédes informations sont régis au niveau global dans unedirective à l’intention de nos collaborateurs. La brochure« Protecting your data » contient des informations quenous communiquons à nos clients sur la manière dont cesprincipes sont mis en œuvre. Cette publication décritnotre politique globale en matière de protection desdonnées et de sécurité des informations, et renvoie ànos directives sur l’échange confidentiel de données àl’échelle internationale au sein de l’organisation mondialed’Ernst & Young. Elle explique par ailleurs comment nousréagissons aux défaillances du système et comment nousassurons la sécurité des informations sur le plan technique.Enfin, on y trouve également nos principes applicablesaux contrôles et aux audits relatifs à la protection des donnéeset à la sécurité des informations. La publication peutêtre commandée sous infosecurity.assurance@ey.com.Rapport annuel 2012


28-MarchéHeinrich Christen,partner, responsable« Entrepreneur Of The Year ® »Ernst & Young Suisse-« Nous voulons mettre en lumièreles réussites. »Les entrepreneurs à succès font appel à de nombreuses compétences – par dessustout la volonté de réussir par la croissance. Heinrich Christen, partner et responsabledu siège de St-Gall d’Ernst & Young, conseille les start-ups et les PME depuislongtemps. L’entrepreneuriat est son cheval de bataille. Heinrich Christen en estconvaincu : les bons entrepreneurs sont des personnalités stimulantes.Les experts-comptables et les conseillers côtoient chaquejour des managers et des chefs d’entreprise de toutes lesbranches. Quel est le degré d’esprit d’entreprise dont uncollaborateur ou un partner d’Ernst & Young devrait fairepreuve personnellement ?Un très grand ! L’esprit d’entreprise fait évidemment partiede notre activité. Et plus encore : en tant que partnersd’Ernst & Young, nous sommes nous-mêmes entrepreneurset propriétaires de notre entreprise.Depuis 1998, Ernst & Young décerne chaque année le prixde l’« Entrepreneur Of The Year ® » (EOY, voir encadrépage 30). Vous êtes responsable de ce programme. Larécompense est décernée dans les catégories Industrie,Services et « Emerging Entrepreneur ». Un prix spécialrécompense une entreprise familiale. En quoi ce programmeest-il différent d’autres concours similaires ?Nous voulons mettre en avant de vraies « success stories ».C’est sans doute ce que veulent les autres également, maisce prix EOY est la seule distinction à dimension internationale.Le concours est organisé dans plus de 50 pays et estcouronné au final par le prix du « World Entrepreneur OfThe Year ® », qui est reconnu au niveau mondial. Le processusde sélection appliqué aux quelque 60 candidats qui seprésentent chaque année est transparent et strict, le jurytravaille en toute indépendance.Quels sont vos critères de sélection ?Nous recherchons des personnalités ayant des qualités dechef d’entreprise qui proposent des produits ou des servicesinnovants. Il est important pour nous que la croissance serépercute sur le chiffre d’affaires et naturellement aussi surles emplois, et que le succès s’étende au-delà des frontières.Les gagnants s’envolent pour Palm Springs où sedéroule le « Strategic Growth Forum », le plus grandcongrès des entrepreneurs au monde. Je le répète, le prixest un label de qualité et une porte ouverte sur un réseaumondial.Rapport annuel 2012


29-MarchéErnst & Young s’intéresse volontairement aux petites etmoyennes entreprises (PME) et aux start-ups. Quellessont les attentes spécifiques des créateurs et chefs d’entreprise,et qu’avez-vous à leur proposer ?Nous devons présenter des interlocuteurs compétents auxstart-ups. Des problèmes variés sont abordés : décisionsstratégiques, questions sur le financement et la fiscalité,problèmes de personnel et de recrutement. Les conseillersdoivent les rendre attentifs aux difficultés et cela demandedes dispositions particulières. Il y a chez nous des partners,des directeurs et également des senior managers qui ontces qualités, et cela fonctionne bien. De plus, nous utilisonsnotre réseau pour se faire rencontrer des start-ups et desentreprises pour lesquelles une collaboration pourrait êtreune bonne idée. Cela a une valeur extraordinaire.Et pour les PME ?Nous comptons de nombreuses PME parmi nos clients, c’estun groupe très important. Nous ne sommes pas là que pourles grandes sociétés. Les questions concernant le financementet le développement stratégique sont souvent à l’ordredu jour. Pour toutes les entreprises qui ne sont plus des startups,mais pas encore bien établies, nous avons créé, il y aquelques années, une catégorie « Emerging Entrepreneur »dans le concours EOY. Les entreprises candidates doiventexister depuis deux à six ans et avoir franchi avec succèsles premiers obstacles.Nous devons présenter desinterlocuteurs compétentsaux start-ups.A votre avis, quels sont actuellement les principauxdéfis pour un entrepreneur ?Le premier obstacle est l’étape entre la solution et la rentréed’argent. Nombreux sont ceux qui se lancent avec unesolution technique pour laquelle il n’existe en fait aucunmarché, du moins pas aux prix qu’ils envisagent. Cela mèneà des histoires tragiques. Les plus malins étudient trèsattentivement le marché dès le départ. Nous mettons enprésence des entrepreneurs inexpérimentés avec despatrons confirmés qui ont une bonne connaissance du marché.C’est une expérience inestimable pour les plus jeunes.Ce n’est pas le fait du hasard si Ernst & Young encouragel’entrepreneuriat. Ces activités forment l’un des quatrepiliers de son engagement avec le respect de l’environnement(« Environment »), la formation et la formationcontinue (« Education ») et la volonté d’assumer desresponsabilités dans la société (« Community »).Quelle est selon vous la relation entre entrepreneuriatet développement durable ?Les véritables entrepreneurs sont des personnes quiincarnent leurs valeurs et en créent de nouvelles de manièredurable : des emplois avec des produits innovants, desproduits qui rendent nos vies un peu meilleures. Lorsquenous trouvons qu’une idée est vraiment bonne, nousinvestissons beaucoup de temps, donc aussi des heuresgratuites.Les véritables entrepreneurs sontdes personnes qui incarnent leursvaleurs et en créent de nouvellesde manière durable.La promotion de l’entrepreneuriat est égalementdans votre intérêt. Que pouvez-vous apprendre decet engagement ?En tant que grande organisation, nous apprenons parexemple que l’on peut se positionner rapidement avec uneéquipe restreinte et que la prise de risques est récompensée.J’apprends pour ma part beaucoup des entrepreneurs.Car ce sont généralement des personnalités stimulanteset combatives qui réussissent, dotées parfois d’un fort ego,et avec lesquelles on aime collaborer dans le cadre deprojets. J’ajoute que les conseillers reçoivent un feed-backplus direct des entrepreneurs que des grands groupes.La Suisse est un pays très accueillant pour les entrepreneurs.Malheureusement, l’envie de se mettre à soncompte est peu répandue. Qu’est-ce qui fonctionne bienet que manque-t-il ?Chez nous en Suisse, l’environnement entrepreneurial esttrès favorable, il n’y a qu’à voir la législation sociale et surle travail ou la charge fiscale des pays européens. LaSuisse est également un site apprécié pour le financement,notamment en raison du grand nombre d’investisseursprivés. On prête de l’argent à ceux qui ont une bonne idée.Ce qui nous manque, ce n’est pas le capital, ce sont lesprojets. C’est ce qui entraîne les déficits : la volonté absoluede réussir, d’atteindre une forte croissance, fait souventdéfaut. Gérer une entreprise qui se développe très rapidementest naturellement un énorme stress. Il faut avoir dumordant.Rapport annuel 2012


30-MarchéLa « Junior Academy » – un tremplinpour les jeunes entrepreneursSavoir ce dont on est capable et prendre la bonnedirection – la voie de la succession n’est pastoujours simple pour les fils et filles des famillesd’entrepreneurs. Ernst & Young a donc conçule programme « Junior Academy » pour aider lafuture génération de jeunes entrepreneurs.L’idée semble bonne : des croissants frais, de délicieusestartes et des pains de tradition livrés gratuitement à domicilesur demande – il n’y a plus qu’à déguster. On se croiraitdans un pays de rêve, mais ce qu’a gardé en mémoireSindy Pouly, ce sont des tests sur les produits pratiquésavec sérieux et un labeur acharné. Souvenirs d’enfanced’une fille d’entrepreneur.Sindy Pouly a 22 ans et étudie la gestion hôtelière àLausanne. Son père, Aimé Pouly, s’est bâti avec le tempsun petit empire avec sa boulangerie Pouly Tradition : undense réseau de filiales en Suisse romande, 700 collaborateurset un prix au concours « Entrepreneur of the Year ® »(EOY) d’Ernst & Young – les faits parlent d’eux-mêmes. Lagrande boulangerie Pouly Tradition est une entreprisefamiliale florissante. C’est vers l’âge de 14 ou 15 ans queSindy, comme la plupart des enfants dont la famille dirigeune entreprise, a eu des sentiments mitigés quant à sonavenir professionnel et s’est posé beaucoup de questions :« Ai-je vraiment les qualités requises pour rejoindre plustard l’entreprise familiale ? Est-ce vraiment ce que j’ai enviede faire ? Arriverai-je à suivre les traces de mon père ?J’ai peut-être des aptitudes pour un métier complètementdifférent, pour mener une autre vie ? »C’est précisément à cette période charnière dans la viedes jeunes adultes issus d’une famille d’entrepreneursqu’Ernst & Young intervient : sous le label « JuniorAcademy », la société d’audit et de conseil a développé unprogramme spécialement destiné aux 16 – 30 ans. Le principalobjectif est d’aider les jeunes à affirmer leur personnalité,à identifier leurs forces, à déployer leurs compétenceset à emprunter la voie qu’ils ont choisie. Ils peuvent trèsbien ne pas opter pour l’entrepreneuriat. Le jeune qui participeau programme « Junior Academy » a toutefois lachance de découvrir à quel point le monde des affaires peutêtre varié et passionnant. Il apprend en outre beaucoupsur lui-même et, dans le groupe, il trouve la motivation pour« s’accrocher » à ses propres projets d’avenir. C’est cequi est arrivé à Sindy Pouly. En 2011, elle a participé auprogramme « Junior Academy » où elle a rencontré denombreux adolescents comme elle. Au final, le cours lui apermis de faire un grand pas en avant : « A l’époque, j’étaisindécise quant à mon souhait d’intégrer l’entreprise.Aujourd’hui, je suis toujours inexpérimentée, mais je saisque je peux y arriver. »La « Junior Academy » est structurée de manière échelonnéepar tranche d’âge : le « First Program » sur le thème« Push your limits » est conçu pour les 16 – 20 ans avecdes exposés et de nombreuses activités pour la prise deconscience de soi. L’« Advanced Program » est destiné aux21 – 25 ans avec comme slogan « Seize the opportunity ».A la fin de ce cours, les parents sont invités pour un échangeentre générations. Les 26 – 30 ans peuvent intégrerl’« Excellence Program » avec comme fil conducteurEntrepreneur Of The Year ®Notre exclusivité : le programme « Entrepreneur OfThe Year ® » (EOY) conduit par Ernst & Young s’étendvéritablement dans le monde entier et jouit d’unereconnaissance internationale. De plus, dans le cadrede ce concours, un titre de « World Entrepreneur OfThe Year » est décerné. L’essentiel en bref :• Objectif : promotion de l’entrepreneuriat• Une remise de prix annuelle depuis 1998• Plus de 50 pays participants• Trois catégories : Industrie, Services, « EmergingEntrepreneur », ainsi qu’un prix spécial « FamilyBusiness » décerné à une entreprise familiale particulièrementprospère sur nombre d’années• Plus de 60 candidats chaque année• Sélection et évaluation finale par un jury externeindépendant• Critères d’évaluation : personnalité entrepreneurialeen tout, forte croissance en termes de chiffre d’affaireset de places de travail, succès international,innovation processus et produits• Avantages pour les lauréats : solide réputation,forte publicité nationale• Accès à un réseau global; opportunités d’affaires :nouvelles commandes; accès facilité aux capitauxRapport annuel 2012


31-Marché« Make a difference » et travailler à préciser leur proprevision. Plus de 220 jeunes de 27 pays ont déjà participéaux formations d’une semaine de la « Junior Academy ».Le père de Sindy est décédé subitement en 2011. Celaa tout changé. La même année, Sindy Pouly a intégrél’« Advanced Program » qui a eu lieu à l’IMD Business Schoolde Lausanne. La semaine a été intense pour les dirigeantsde demain. Ce qui a fait le plus de bien à Sindy, ce sont leséchanges qu’elle a pu avoir avec des personnes de sonâge issues d’entreprises empreintes d’une longue traditionet établies dans différents pays. « Il était très importantpour moi de rencontrer des gens ayant déjà une plus longueexpérience dans l’entreprise familiale. » Outre les nombreusesdiscussions, des conférences, des études de cas etdes présentations de projet étaient au programme. L’accenta été mis sur la gestion d’entreprise, tant théorique quepratique. Sindy Pouly a ainsi découvert plusieurs nouveauxstyles de conduite d’entreprise. « Je ne connaissais quecelui de mon père. »considérés comme des « Agents of Change »; compétencede direction visionnaire et créativité sont exigées. Lesfuturs entrepreneurs doivent apprendre à créer de la valeurajoutée par l’innovation et à toujours garder une vued’ensemble tout en développant des stratégies « out of thebox » – totalement dans l’esprit de la devise du programme« Make a Difference ». Mener son combat en solitaire,sans réseau ni relations, est voué à l’échec. La « JuniorAcademy » accorde donc beaucoup d’importance à cette perspectiveet pas uniquement aux formations. Tous les anciensparticipants ont un accès exclusif au « Next GenerationClub of Entrepreneurs » (NextGen) d’Ernst & Young. Leclub est une plate-forme d’échange d’idées et de réflexionsentre les membres de la « Junior Academy », en ligne maiségalement lors de manifestations avec des intervenantsrenommés. Sindy Pouly n’a pas eu un long chemin à faireen 2012 puisque le NextGen s’est réuni quasiment au coinde la rue, à Lausanne.Les managers de l’« Advanced Program » accordent unegrande importance au travail d’équipe accompli dans desgroupes dont les membres sont de nationalités différentes.Les émotions, la compétition et les conflits font naturellementaussi partie du jeu – comme dans la « vraie » vieprofessionnelle. Mais les activités de loisirs comme lecanyoning ne manquent pas. Cela soude le groupe.Sindy Pouly a dû s’intéresser à la gestion du personnel plustôt qu’elle ne l’aurait souhaité suite au décès de son père.Diriger des personnes qui ont 20 ans de plus que soi, ce n’estpas une mince affaire, elle le sait et sourit. « Heureusement,je n’ai pas dû me jeter à l’eau tout de suite et assumer toutela responsabilité. J’ai encore du temps pour mes études.Cette formation académique est très importante pour moi »,déclare-t-elle. L’hôtellerie et le secteur agroalimentaire serecoupent en de nombreux points. Elle explique : « Pourmon père, la formation a été bien différente. Moi je faispartie d’une nouvelle génération, les études m’aidenténormément. » La boulangerie n’est pas oubliée pour autant :depuis 2011, l’étudiante siège au conseil d’administrationde l’entreprise.Dans cette phase de développement, la « Junior Academy »propose un niveau de coaching supérieur : l’« ExcellenceProgram ». Sindy Pouly y a participé en été 2012 à NewYork – même si, à 22 ans, elle était un peu en dessous dela limite d’âge. A ce niveau exigeant, les participants sont« Junior Academy » 2012 :Sindy Pouly pendantl’« Excellence Program »à New York.-Rapport annuel 2012


32-MarchéFaits & chiffresLe monde des entrepreneursSatisfaction clients sur la Descriptor base de notre line 1 (See guidence)chez Ernst Descriptor & Youngline 1 (See guidence) « Assessment of Service Descriptor Quality » (ASQ) line 2 (See guidence)91%Le programme Descriptor « Entrepreneur line 2 (See Of guidence) The 2011/12Year ® » (EOY) d’Ernst & Young existedans plus de 50 pays.4.2Descriptor line 1 (See guidence)Descriptor line 2 (See guidence)Descriptor line 1 (See guidence)Descriptor line 2 (See guidence)1 5TrèsTrèsinsatisfaitsatisfait91 % des clients qui ontattribué une évaluationétaient très satisfaits.Nombre de lauréats EOY depuis 199850Taux de recommandation sur la base de notre« Assessment of Service Quality » (ASQ)2011/128.50 % 100 %JamaisToujours« Je recommanderaisvolontiers Ernst & Young àun ami ou à un collègue. »Rapport annuel 2012


33-MarchéRépartition du chiffre d’affaires par marché41% 31%20 %Prestatairesfinanciers8 %Commerce etservicesPositionnementd’Ernst & Young auprès des sociétésde l’indice boursier suisseen juin 2012SMI (20 sociétés)Avec 7 clients d’audit représentantune part de marché de 35 %,Ernst & Young occupe la place n° 1.SLI (30 sociétés)Avec 10 clients d’audit représentantune part de marché de 30 %,Ernst & Young occupe la place n° 2.IndustrieStructure de la clientèleStart-ups, PME et grandes entreprisesChimie etpharmaSMIM (30 sociétés)Avec 5 clients d’audit représentantune part de marché de 17 %,Ernst & Young occupe la place n° 3.Secteurs• ⇒Prestataires financiers :(secteurs : banques et marchés de capitaux, Asset Management,assurances)• ⇒Commerce et services :(secteurs : services professionnels, commerce de détail & de gros,biens de consommation, énergie & approvisionnement,gouvernements & secteur public, médias & divertissement, transport,santé, personnes privées, télécommunications)• Industrie :(secteurs : produits industriels diversifiés, immobilier & construction,technologies, pétrole & gaz, exploitation minière & métallurgie, industrieautomobile & fournisseurs, compagnies aériennes, armement)• Chimie et pharma :(secteurs : industrie pharmaceutique, industrie chimique)Rapport annuel 2012


34-Lieu de travailApprendre, savoir, transmettre : nous misonssur ce processus continu, tel le mouvementperpétuel. La valeur ajoutée est ainsi crééeet le progrès assuré.Ce processus repose sur l’échange entrepersonnes. Nous nourrissons cette cultured’apprentissage : donner et recevoir, commenous l’enseigne la nature.Tout le monde en profite : nos collaborateursgénèrent et transmettent de nouvellesconnaissances dans l’organisation mêmeet devraient-ils changer d’employeur,qu’ils emporteraient leur savoir dans leursbagages. C’est délibérément que nousencourageons la remise de ces connaissancesdans l’économie.Rapport annuel 2012


Optimiserles cyclesPar une nuit de printemps, des fleurs couleurivoire, odorantes et riches en nectar s’ouvrentsur le cactus saguaro dans le désert de Sonora.Elles sont parfaitement adaptées au museauallongé de leur principal pollinisateur, la petitechauve-souris à long nez (leptonycterid yerbabuenae).Pleine de pollen, celle-ci fécondeles fleurs le long de sa route migratoire versle sud. Fin juin, elle retourne se nourrir defruits, passe la nuit dans les arbustes et disperseainsi les graines de cactus : des avantagesréciproques d’un processus cyclique.


36-Lieu de travailL’être humain, au cœur denotre activitéL’important, c’est une tête bien pleine.Cette simple constatation a d’énormesrépercutions sur le choix du personnel, laformation et le perfectionnement de tousles collaborateurs, et la promotion de leurdéveloppement. Ernst & Young Suisse sepositionne à la fois comme employeur etcomme un lieu de formation où connaissanceset innovation sont des facteurs clésde succès. Nous proposons un systèmede feed-back largement éprouvé et transparent,et nous nous efforçons de répondreaux besoins individuels des collègues,en particulier dans l’organisation du tempsde travail. Nous aidons, mais exigeonsen retour : un engagement indéfectible estpour nous évident.C’est grâce à son capital humain que notre société est unique.Il est le cœur de l’entreprise et son bien le plus précieux.Ernst & Young veille au développement professionnel etpersonnel de chacun de ses collaborateurs. A ce titre, nouspensons mener une politique du personnel durable à denombreux égards : nous investissons beaucoup de tempset de savoir-faire dès le recrutement des « bons » collaborateurs,c’est-à-dire des futurs collègues qui s’intégreront dansnotre groupe. Il est attendu des deux parties qu’elles présententleurs objectifs clairement et ouvertement. Il enrésultera une bonne décision durable pour chacune d’ellesdans une perspective d’accord gagnant-gagnant. Nous nenous voyons pas tant dans un rôle d’employeur, avec tousles droits et devoirs que cela implique, que dans celui deformateur : ce n’est pas un hasard si nombre de collèguesutilisent Ernst & Young et ses possibilités de formationcomme un tremplin pour leur carrière professionnelle future.Tirer parti des connaissances et des potentiels« Société du savoir » – ce qualificatif est empreint d’uneuniformité qui ne correspond sûrement pas à la réalité.Bien au contraire, ce sont la diversité des tâches et letravail en équipe qui occupent une place centrale chezErnst & Young. C’est en groupe que naissent les solutionsles plus ingénieuses et les plus complètes. Le travaild’équipe permet entre autres d’acquérir de nouvellesconnaissances, de les développer et surtout de les transmettre.Le savoir est notre principale ressource etl’es sentiel de notre capital.Parallèlement, nous soutenons nos collaborateurs etles encourageons à exploiter leurs potentiels personnelset à aider les autres à se développer. Nous instituons lepartage des connaissances pour améliorer sans cesse nosprestations au client. Indépendamment de la fonction etdu niveau hiérarchique, nous accordons une grande importanceau fait que tous nos collaborateurs apportent unevaleur ajoutée à nos clients.Chaque membre du personnel est invité, dès le premierjour, à exprimer son opinion tout en respectant celle desautres. Le sondage annuel des collaborateurs leur permetde s’exprimer sur les thèmes suivants : qualité, conduitede l’entreprise, fidélisation des collaborateurs, évolutionde carrière, développement personnel et mise en œuvrede nos valeurs. Les résultats de ce sondage sont exploitésavec le plus grand soin et nous permettent de déterminernos points forts et nos potentiels d’amélioration. A l’aidede groupes témoins, nous définissons des champs d’actionconcrets, proposons des mesures d’amélioration adaptéeset les mettons aussi en œuvre. Un exemple : les feed-backrecueillis dans le cadre du sondage nous ont montré qu’àun certain niveau hiérarchique, une insatisfaction relativeau montant du salaire avait été exprimée. Il en a résultéune adaptation des salaires au niveau des managers.Dans tous les cas, les résultats du sondage se retrouverontsous une forme ou sous une autre lors de la fixationdes objectifs des cadres d’Ernst & Young. Il existe également,en plus du sondage, d’autres plates-formes de communicationinterne que les collaborateurs peuvent consulter :l’Intranet, les Daily News et la CEO-Info sont des canauxtrès utilisés pour communiquer de manière transparentesur la politique d’entreprise.Ernst & Young a des exigences élevées. Nous attendonsde nos équipes un engagement supérieur à la moyenne.Rapport annuel 2012


37-Lieu de travail-Travail à domicile-Les bureaux deviennent toujours plus mobiles.Nous avons l’infrastructure adéquate pour desplaces de travail flexibles.Nous sommes conscients qu’une charge de travail importantene peut être assumée qu’avec une compensation entemps, matérielle et intellectuelle. Nous veillons toutparticulièrement à ce que nos collaborateurs trouvent lebon équilibre entre leurs propres besoins et ceux del’employeur et des clients. Les exigences imposées à laqualité de vie personnelle ont fortement évolué ces dernièresannées.Beaucoup de responsabilités, davantagede flexibilitéNous avons conscience des souhaits et besoins de nosjeunes professionnels en particulier, et les prenons très ausérieux. Nous voulons donner à nos collaborateurs lemaximum de responsabilité personnelle et de flexibilitépour qu’ils puissent organiser leur vie au travail desorte qu’elle s’adapte au mieux à l’évolution de leur situationpersonnelle. C’est notre philosophie et une partieintégrante de notre culture de confiance : une flexibilitéaccrue dans la prise de décision et le choix de l’heure etdu lieu où j’effectue mes tâches dans les délais. La répartitionindividuelle du temps de travail constitue donc unélément clé de notre modèle de travail flexible. Il est ainsipossible d’envisager un perfectionnement, un congétemporaire ou de passer plus de temps avec sa famille. Noscollaborateurs profitent volontiers aussi de la possibilitédu travail à domicile. Notre infrastructure informatique, lessmartphones et tablettes, les places de travail mobilesdans le monde entier et les vidéoconférences rendent toutcela possible.Satisfaction au travail – une questionde confianceGrâce à notre culture d’entreprise qui crée des espaces deliberté sur une base de confiance, nous renforçons notrepositionnement en tant qu’employeur et lieu de formation.Ernst & Young se classe parmi les 10 meilleurs employeursd’après la dernière enquête Universum. Nous atteignonsmême la première place dans notre branche.L’un de nos principaux objectifs est de continuer d’êtreun « Employer of Choice » et de consolider cette position.Nous voulons donner à tous les collaborateurs des idéespour qu’ils atteignent leurs objectifs professionnels et personnels,et offrir les meilleures conditions pour une vieéquilibrée.La maladie n’est pas un sujet tabou. Ernst & Young gèreles cas de maladie éventuels. Les responsables du personnelet les responsables des lignes de service font toutleur possible pour éviter d’emblée les absences de longuedurée et, si elles sont inévitables, s’occupent de l’accompagnementet facilitent une réintégration éventuelle.Soutenir la mobilité, promouvoir la diversitéLa palette de nos activités est très large. Les projets sont trèsdifférents et les gens qui y travaillent de manière constructivele sont tout autant, de même que leurs profils. Elles sontrares, de nos jours, les personnes qui effectuent toute leurcarrière au sein de la même et unique entreprise. La diversitéest de mise dans les entreprises – ce que nous saluonset encourageons. Par ailleurs, Ernst & Young Suisse offre àses collaborateurs de nombreuses possibilités pour assumerde nouvelles tâches sans devoir quitter l’entreprise. Le travails’organise souvent dans des équipes de projet multinationales;les collaborateurs peuvent apporter et étendre leursconnaissances et leurs compétences lors de séminaires avecdes collègues du monde entier. Cela commence déjà endébut de carrière : tous nos nouveaux collaborateurs desdomaines de l’audit et du conseil ont par exemple la possibilitéde participer à un séminaire d’introduction de plusieursjours à l’étranger. A cela s’ajoutent d’autres étapes dedéveloppement comme les missions de courte ou longuedurée directement chez les clients ou en dehors de la lignede service habituelle. Organisées sur place en Suisse ou àl’étranger, elles font découvrir des domaines d’activité dansdes environnements très différents. Ces expériences sontenrichissantes et participent à l’évolution de carrière; ellesconstituent une partie formelle du processus de développementchez Ernst & Young. Les collaborateurs en mission àl’étranger sont étroitement suivis, également pour faciliterleur réintégration à leur retour.La diversité dans les équipes nous donne un net avantagedans notre capacité d’innovation et une vaste compétencedans la résolution des problèmes. Par conséquent, nousn’envoyons pas seulement les collaborateurs sur d’autressites dans le monde, mais accueillons aussi volontiersdes collaborateurs étrangers dans notre organisation.Nous savons que la diversité dans les équipes représenteégalement un défi particulier : les possibilités de carrière,l’évolution du salaire et les différences de mentalité liées àla culture appellent de nouvelles questions (voir page 43).Rapport annuel 2012


38-Lieu de travail-56 nationalités-Ernst & Young est un employeur ouvertà la diversité. Pas moins de 56 nationssont représentées en Suisse.-22 pourcent-Telle est la proportion des femmes cadres.Au total, les femmes représentent 40,7 %des collaborateurs.Système de feed-back solidement ancréNous attendons de nos collaborateurs un engagementsupérieur à la moyenne. Le travail de qualité est importantpour nous. C’est pourquoi nous récompensons la performancepersonnelle et pas seulement l’ancienneté et la positiondans l’entreprise. A cet effet, nous avons conçu un systèmede feed-back solidement ancré qui a fait ses preuves.Rémunération en fonction de la performanceErnst & Young a fixé pour chaque domaine des échellesde salaire strictes indépendantes du sexe. Le salaire des200 jeunes diplômés qui nous rejoignent chaque année estharmonisé et non négociable. L’équité salariale est unthème important qui nous tient à cœur et que nous étudionschaque année.Tous les collaborateurs cadres ainsi que des groupes decollaborateurs définis reçoivent un salaire variable encomplément de leur salaire fixe. Ici aussi, une vérificationest effectuée chaque année dans le cadre du processusde fixation des objectifs. Nous utilisons à cet effet un processusde « Management by Objectives » pour intégrerchaque collaborateur selon sa performance et promouvoirson développement. Nous pouvons ainsi évaluer les prestations,fixer des conventions d’objectifs individuelles etdes objectifs de développement personnels.Qualité élevée des conventions d’objectifsCes entretiens de feed-back sont obligatoires pour tous lescollaborateurs d’Ernst & Young, à tous les niveaux hiérarchiqueset à toutes les fonctions. Pour les personnes quitravaillent avec la clientèle et pour tous les cadres, l’évaluationest un facteur dans le calcul du salaire variable. Laqualité de la convention d’objectifs est par conséquentextrêmement importante. Nous investissons beaucoup detemps dans la formation de nos supérieurs à la fixationdes objectifs, l’évaluation et la conduite de l’entretien. Cesévaluations ne sont pas fonction d’une seule opinion.Ernst & Young organise à cet effet des tables rondes réunissanttous ceux qui ont été impliqués, en tant que supérieur,avec le collaborateur concerné. Nous pouvons ainsigarantir que toutes les informations importantes sontprises en compte de manière adéquate. On discute ici dequestions liées à la qualité du travail et on aborde aussiles valeurs, la compétence à diriger, la communication, ladirection de projet et des indicateurs quantitatifs. Citonspar exemple le nombre d’heures imputées ou la tailledes mandats.Soutien par des coachs et mentorsChez Ernst & Young, tout le monde peut bénéficier à toutmoment d’un soutien professionnel. Le coaching est unepartie importante de notre culture d’entreprise. Il aide noscollaborateurs à se développer en permanence. Notreoffre comprend non seulement le coaching « On-the-Job »informel quotidien, mais aussi le feed-back de projet et lesévaluations de performance régulières selon des exigencesde forme précises. En outre, nous proposons à nos collaborateursun programme de mentoring dont l’objectif estd’accompagner le développement personnel, mais aussiprofessionnel.Ce processus formel de promotion des potentiels de noscollaborateurs s’accompagne également de diverses activitésinformelles de management et de développement encours d’année. Elles servent à acquérir des compétencesde direction importantes : les responsables de projet doiventainsi communiquer clairement leurs attentes, donner desfeed-back sur le travail en temps utile, et saisir les opportunitésad hoc pour soutenir les membres de leur équipe avecle coaching adapté.Ernst & Young fournit en outre une multitude de prestationsà tous les collaborateurs : l’assurance vieillesse etinvalidité, mais aussi la caisse de pension, le congé maternitéet le congé parental, et pour certains cadres égalementune participation dans l’entreprise. Ces participationsdans l’entreprise sont considérées comme une partie dusalaire variable des partners et sont déterminées en fonctiondu résultat de la société.Transmettre les connaissances – priorité numéro 1La qualification des collaborateurs est essentielle pour unesociété de conseil comme Ernst & Young. Leur savoir-faireet leur capacité d’innovation représentent notre capital. End’autres termes, les connaissances sont le facteur de réussitedécisif de notre activité. Nous attachons la plus hautepriorité à la formation et perfectionnement professionnels,de même qu’au développement personnel. Par qualification,nous entendons non seulement les connaissances techniques,étayées par des diplômes (universitaires) et autrescertifications, mais aussi toutes les activités et formationscontinues qui forgent une personnalité. Formation et perfec-Rapport annuel 2012


39-Lieu de travail-plus de 10 000 cours par an-La formation continue estprimordiale pour Ernst & Young.Le catalogue des formations esttrès large.tionnement sont deux pôles essentiels chez Ernst & Youngau développement de carrière. Pour preuve, ce thème estlargement intégré aux entretiens de fixation des objectifs.Nous devons relever également que des directives exigentl’obtention de certains diplômes pour exercer certainescompétences. Par exemple, ne peuvent signer unrapport d’audit que les personnes qui ont réussi l’examend’expert-comptable.Nous avons tout un catalogue de formations ou de coursde perfectionnement ciblés, tant en interne qu’à l’externe,que nous mettons gracieusement à disposition de noscollaborateurs tout en les encourageant à opter pour lecours le plus pertinent pour eux. Pour ce qui a trait à notremétier de base et pour remplir les exigences légales, nousprônons surtout les formations formelles comme, parexemple, les cursus de formation qui mènent à l’examend’expert-comptable, les formations continues pour devenirexpert fiscal, les diplômes de bachelor et de master,ainsi que les certifications CFA et CISA. Le programme« Ernst & Young and You » (EYU) désigne un système deformation et de perfectionnement mondial dont l’objectifest d’associer le développement personnel à l’acquisitiondes compétences nécessaires sur le plan professionnel.A l’heure actuelle plus de 10 000 cours sont proposés, etcertains d’entre eux peuvent être suivis sur le web. Cesoffres de formation sont axées sur les compétences techniquesspécifiques, mais aussi sur l’entreprise en général.La « Global Continuous Education Policy » définit pourErnst & Young dans son ensemble les procédures de formationcontinue. Elle stipule par exemple que dans un délaide trois ans, tous les collaborateurs travaillant au contactde la clientèle doivent obtenir au moins 120 crédits de formationcontinue et 20 au minimum en une seule annéefiscale. Pour la bonne compréhension, 8 heures de formationdonnent généralement droit à un crédit de 6,5.La qualification des nouveaux employés doit naturellementcorrespondre aux exigences du profil de poste : pourles fonctions ayant trait à l’audit et au conseil, il s’agit généralementde bachelors et de masters. Pour ce qui concerneles services internes, le recrutement cible plutôt les collaborateursayant déjà la qualification professionnelle requise.Tremplin pour la carrièreL’ensemble des collaborateurs se divisent grosso modo entrois tranches d’âge qui seraient d’une part les jeunesprofessionnels puis les collaborateurs expérimentés, etenfin ceux qui s’approchent de la retraite.Pour beaucoup de nos jeunes collaborateurs, Ernst & Youngreprésente la plate-forme idéale pour la poursuite de leurformation et considèrent donc notre entreprise comme untremplin important pour leur carrière. Nous partageonscette vision, confortons les jeunes collègues dans leurs ambitionset communiquons au grand public en ce sens. Entant que prestataire et formateur, nous générons du savoirque nous développons et transmettons. Dans nos effortsde dialogue en interne, nous ne perdons pas de vue le défiparticulier de conserver durablement le savoir-faire ainsiconstitué.Les collaborateurs proches de la retraite peuvent profiterde diverses offres de conseil, par exemple sur des questionsfinancières. Nous recommandons également les coursde préparation à la retraite de Pro Senectute, une organisationprofessionnelle au service des personnes âgées enSuisse. Bien entendu, nous gardons le contact avec tousceux qui ont quitté la vie professionnelle – sur le modèle dela plate-forme d’échange Alumni.Bienvenue aux apprentis et stagiairesLe taux de rotation annuel est relativement élevé cheznous (20 %). Ce phénomène traduit bien le fait que noussommes non seulement un employeur, mais aussi, etdélibérément, un lieu de formation. La rotation est foncièrementplus élevée chez les jeunes collaborateurs quechez les autres (voir interview page 41). L’ensemble denotre personnel peut être représenté sous la forme d’unepyramide avec des possibilités de progression jusqu’auniveau de partner. Cette structure pyramidale entraîneune rotation naturelle. Ernst & Young s’est donc fixé desobjectifs clairs : conserver les collaborateurs dont lesprestations, potentiels et talents peuvent également êtremis à profit pour des fonctions supérieures au sein del’entreprise.A la publication de ce rapport, nous employions 13 apprentisqui bénéficient d’un suivi intensif. S’y ajoutent aussichaque année 50 stagiaires de niveau bachelor. Nous entendonspoursuivre le même engagement à l’avenir. La quasitotalitédes apprentis et stagiaires restent chez nous aprèsla fin de leur programme ou reviennent plus tard dans leurcarrière, signe manifeste du bien-fondé de nos efforts quenous allons poursuivre avec énergie.Rapport annuel 2012


40-Lieu de travailBarbara Aeschlimann,responsable desressources humainesErnst & Young Suisse-« Nous nous considérons commeun lieu de formation. »La soif d’apprendre : Ernst & Young Suisse se conçoit comme un lieu de formationmondial où de nouvelles connaissances naissent et sont transmises chaque jour.Barbara Aeschlimann, responsable des ressources humaines, explique pourquoi cetteculture du travail est un bon investissement dans le développement durable.Chez Ernst & Young, l’acquisition et le transfert de connaissancesoccupent une place centrale. Comment cela s’intègre-t-ildans la thématique du développement durable ?Nous faisons appel à des compétences très variées. De cefait, on pourrait se représenter les connaissances et lesavoir-faire comme un fil rouge qui traverserait Ernst & Young.En quelques mots, générer de nouvelles connaissances etles transmettre – telle est notre contribution à la durabilitédans les affaires. Cela s’effectue à deux niveaux : au niveaude l’individu et au niveau institutionnel.Et qu’est-ce que cela signifie concrètement ?Au niveau de l’individu, ce sont les différents collaborateursqui étendent en permanence leurs connaissances et souhaitentaussi se développer au plan personnel et, au niveauinstitutionnel, c’est la somme de ces connaissances quifont de nous une organisation apprenante et compétentequi contribue au développement économique durable.Quelles qualités les candidats doivent-ils posséder pourréussir chez Ernst & Young et s’y sentir bien ?Nous recherchons des gens qui ont le plaisir d’apprendreet souhaitent se perfectionner. Cela fait un peu penserà l’école, mais les formations continues classiques sontnaturellement très nombreuses chez Ernst & Young.Nous attendons de nos collaborateurs qu’ils soient trèsmotivés, qu’ils découvrent de nouvelles choses dans lecadre de projets et en sortent grandis. Chez nous, il estcertain que seules les personnes avides de savoir etflexibles peuvent réussir et trouver une satisfaction.Et pour nous, la flexibilité signifie avoir un esprit vif etêtre mobile géographiquement.La flexibilité chez Ernst & Young n’implique-t-elle pasaussi un fort engagement ?Si, bien sûr. La personne qui nous rejoint sait qu’elle devrafaire preuve d’une grande flexibilité et aussi qu’elle travailleraRapport annuel 2012


41-Lieu de travailbeaucoup. Nous veillons toutefois à limiter les heures supplémentaires,tout le reste ne serait sûrement pas durable.Qu’offrez-vous aux jeunes professionnels en contrepartie ?Nous offrons un environnement très moderne avec d’excellentesconditions de travail tant sur le plan méthodologiqueque technique. En outre, nous leur donnons l’opportunitéde suivre de véritables formations, en premier lieucelles d’expert-comptable et d’expert fiscal diplômé. Beaucoupd’autres formations et cours de perfectionnementciblés sont proposés. En tant qu’entreprise, nous n’attendonspas que de la flexibilité de la part de nos collaborateurs.Nous les soutenons aussi dans le cadre d’un programmede flexibilité qui leur permet de choisir librementleurs horaires et leur lieu de travail.La mobilité à l’excèsn’est pas sans conséquencespour les ressources.Qu’en est-il des incitations au niveau international ?Les collaborateurs doivent évidemment avoir un étatd’esprit international, étant donné qu’il faut accepter desstructures supérieures. Notre organisation est certainementla plus mondiale parmi nos concurrents. En Suisse,l’organisation locale et la structure supérieure d’EMEIAet de l’unité mondiale travaillent main dans la main. La mobilitéinternationale est toutefois problématique si l’onréfléchit en termes de préservation des ressources. C’estpour cette raison que nous avons récemment proposél’idée d’un séjour à l’étranger compact pour éviter les tropnombreux trajets en avion et offrir tout de même unechance d’élargir son horizon.Qu’en est-il des possibilités de développement chezErnst & Young Suisse ? Vous recherchez surtoutdes personnes jeunes. Que deviennent les jeunesdiplômés recrutés après – disons – trois ans ?Pour ceux qui viennent directement de l’université, il estd’abord important de prendre pied dans la vie professionnelle.Surtout chez les diplômés de bachelor, mais ausside master, l’expérience pratique intensive fait souvent défaut.Un peu plus tard, l’accent est mis sur le perfectionnement,surtout dans les deux grands domaines d’activité que sontl’audit et le conseil fiscal. Tous les domaines cependantrequièrent le développement de connaissances sur uneindustrie en particulier ou sur un segment de marché.Tels sont les objectifs en début de carrière durant les troisà quatre premières années.Et ensuite ?Nous nous considérons comme un lieu de formation danslequel nous souhaitons accompagner tous les collaborateursdans leur carrière. Nous avons élaboré, à cet effet, des« learning maps » pour toutes les compétences et tous lesniveaux. Naturellement, tout le monde ne peut pas arriverau sommet, et d’ailleurs, tout le monde ne le souhaite pas.La représentation graphique du collaborateur au partner estune pyramide classique. En d’autres termes : les plus de40 ans nous quittent généralement s’ils n’ont pas atteint unniveau hiérarchique supérieur d’ici là. Il est déterminantque nous discutions sincèrement et régulièrement des perspectivesde chaque individu. Certes, beaucoup veulent seformer, mais ils cherchent ensuite sciemment un nouveaudéfi dans une autre entreprise. Avoir un jour signé uncontrat avec Ernst & Young facilite la recherche d’unnouvel emploi.Comment voyez-vous ces opportunités de carrièreexternes ?Les collègues qui nous quittent partent avec un bonbagage d’une marque de qualité : ils ont travaillé pour uneentreprise mondiale et sont au meilleur niveau sur leplan professionnel. Nous ne voyons pas les départs commequelque chose de négatif, mais plutôt comme une extensionde notre réseau. En effet, ceux qui ont travaillé chezErnst & Young savent ce dont nous sommes capables etpeuvent en parler à leur nouvel employeur.Seules les personnes avidesde savoir et flexibles ont dusuccès chez nous.C’est donc aussi d’une certaine manière un avantage pournous. Les col laborateurs qui rejoignent la concurrence sonttrès très peu nombreux. Il n’en reste pas moins que d’aprèsla toute dernière enquête Universum, nous faisons partiedes 10 meilleurs employeurs de Suisse et sommes mêmenuméro 1 dans notre branche.Rapport annuel 2012


42-Lieu de travailApprendre en équipe –avoir la bonne recetteQu’ils soient jeunes professionnels ou seniormanagers, chez Ernst & Young, tous les collaborateursprofitent d’une culture de l’apprentissagesolidement ancrée avec des feed-back réguliers.C’est ce qu’apprécient aussi ceux qui, tôtou tard, se tournent vers une autre entreprise. Ilsapportent beaucoup à leur nouvel employeur. Etc’est exactement ce que souhaite Ernst & Young.A17 ans, il a réussi à rejoindre les juniors Elite enhockey sur glace. Aujourd’hui Christian Possa faitdu sport, mais uniquement pour se détendre. Caril a un objectif ambitieux : « Je veux avoir terminé la formationd’expert-comptable chez Ernst & Young dans les quatreans », explique ce jeune homme de 27 ans. Né en Valais,Christian a rejoint Ernst & Young en 2011 comme assistantdans le bureau de Zoug. Depuis lors, il n’a cessé de progresser.« J’ai tellement appris en une seule année et acquisune expérience professionnelle précieuse », résume-t-il.Les connaissances que Christian a acquises sont naturellementbien différentes de celles assimilées durant sesétudes d’économie d’entreprise à l’Université de Fribourg.L’échange de connaissances, le feed-back mutuel et la consolidationdu savoir-faire sont essentiels au travail quotidiendes professionnels de l’audit, de la fiscalité, des transactionset du conseil d’Ernst & Young. « C’est pour cette raisonque, tout au long de nos « Learning Maps », nous entretenonsune culture de l’apprentissage particulière qui ne selimite pas aux seules formations continues dans les différentssecteurs », explique Barbara Aeschlimann, responsabledes ressources humaines chez Ernst & Young Suisse.Et d’ajouter : « Nous accordons par ailleurs une grandeimportance au dialogue dans les équipes ainsi qu’aux feedbackintégrés dans les processus d’évaluation documentés.Cela est bien rodé ».Pour Christian Possa, il ne fait aucun doute que le systèmede feed-back standardisé est « extrêmement utile et largementétayé ». Il entre dans le cadre de la planificationannuelle de chaque collaborateur avec la définition desobjectifs personnels et généraux. En tant qu’assistant,il peut compter sur le soutien de son propre « counselor ».Pour Christian, la manière dont est découpée l’année, del’automne à l’été, est claire : « Après un « kick-off », je suisévalué tout au long de l’année sur un minimum de cinq mandatsauxquels je participe. Différentes personnes se prononcentsur la base d’un questionnaire structuré. » L’évaluationde la mi-année a ensuite lieu au mois de janvier et enfin,fin juin, c’est l’entretien de la fin de l’année, avec l’attributiond’une note individuelle. Cette note est le résultat d’uneconcertation entre plusieurs collègues d’Ernst & Younglors d’une table ronde. « Je dois également procéder à uneauto-évaluation selon le principe : Qu’est-ce que j’ai bienfait, qu’est-ce qui s’est mal passé ? ». Cette auto-évaluationfait partie du processus d’amélioration continue des connaissanceset participe à l’amélioration de la qualité du travail etau développement des compétences de direction.« Je recherche de ma propre initiative le dialogue informelet donne moi-même des feed-back. Bien entendu, c’est unequestion de confiance et ce n’est pas toujours simple, d’uncôté comme de l’autre », concède le futur expert-comptable.Pour sa collègue Barbara Ofner du bureau Ernst & Youngde Genève, le dialogue informel avec les clients et les collèguesest un moyen important d’en savoir plus sur lesbesoins des clients dans un environnement en perpétuelleévolution et de transmettre un savoir-faire. « Nous appliquonsune « Open Door Policy », il est toujours possiblede discuter avec un partner », déclare l’avocate et seniormanager chez Ernst & Young. Elle dirige une équipe desept collaborateurs dans le domaine « Legal & Compliance »en Suisse romande.Compte tenu des nouveautés permanentes en matière deprescriptions réglementaires, les exigences imposées auxservices juridiques d’Ernst & Young augmentent très rapidement.Comment apprend-on le plus rapidement dans cetenvironnement dynamique ? Barbara Ofner répond sanshésiter. « Il faut se jeter à l’eau. » Les thématiques et lesexigences des clients sont si variées que l’on apprend à lesgérer sur le terrain par la pratique. « On grandit avec lesresponsabilités et les succès » et elle ajoute : « Je veille à ceque les collaborateurs ne travaillent pas trop longtempssur les mêmes projets pour promouvoir le développement. »Dès que possible, elle convie de jeunes collègues aux rendezvouschez les clients. Son credo pour une acquisition deconnaissances réussie : « Savoir composer une équipe, avecdes collaborateurs jeunes et expérimentés, des hommeset des femmes, car ils abordent souvent les sujets d’unemanière totalement différente. » C’est ce savant mélangequi fait la différence.Contrairement aux spécialistes de l’économie d’entreprisecomme Christian Possa, qui suivent une formation d’expertcomptableou de conseiller fiscal chez Ernst & Young,lorsque Barbara Ofner a intégré l’entreprise elle était déjàavocate. « Nous les juristes, nous sommes donc un groupeRapport annuel 2012


43-Lieu de travailAlumniNous aimons garder le contact avec les personnesqui ont fait partie de notre « famille » à une périodedonnée. A cet effet, notre programme Alumni permet àtous nos anciens collaborateurs, par l’intermédiaired’un site dédié, de se rappeler le temps passé chezErnst & Young et entretenir leur réseau. Pour que lesrencontres deviennent plus concrètes, nous invitonsles quelque 2000 alumni actifs à se réunir une fois paran – une bonne occasion de se revoir, de discuter dupassé mais aussi de ses nouveaux défis. Ils ne travaillentplus chez nous, mais restent nos meilleurs ambassadeurs: dans l’économie, les associations, le mondepolitique et les universités.« Diversity & Inclusiveness » (D&I)Pas moins de 56 nations sont représentées chezErnst & Young Suisse. La diversité, plus qu’un mot, estpour nous un concept très important. Il fait référencenon seulement à l’identité culturelle et sexuelle descollaborateurs, à leur origine ethnique et sociale, maisaussi à leurs visions du monde et à leurs projets de vie.La « Gender Diversity » (égalité des sexes) est unequestion importante. Avec la notion d’« Inclusiveness »(non discrimination), nous montrons les exigencesélevées que nous imposons à notre culture d’entreprise :chaque individu doit se sentir reconnu et apprécié etpeut développer tout son potentiel. Nous avons doncdéveloppé une stratégie de « Diversity & Inclusiveness ».Il ne s’agit ici pas uniquement d’éveiller les consciencespar des formations et des ateliers, mais aussi deprésenter les chiffres clés mondiaux de la diversitéqui témoignent du succès de nos activités de D&I.humaines. La plupart viennent chez Ernst & Young essentiellementpour une formation. Une partie d’entre eux poursuivrontleur ascension avec motivation. D’autres partirontaprès quelques années seulement pour rejoindre une autreentreprise. Nous saluons cette démarche. « Cela nous permetde transmettre nos connaissances et certainementaussi de professionnaliser l’économie et d’étendre notreréseau », résume-t-elle.Ladina Caduff, 38 ans, fait partie de ceux qui ont choisi lechangement. Après cinq années chez Ernst & Young àZurich, elle a intégré Raiffeisen Suisse à St-Gall en tant queresponsable du secteur Développement durable. Scientifiqueà l’origine, cette mère d’une petite fille a été chercheurau « Center for Comparative and International Studies »de l’EPFZ pendant plus de dix ans avant d’arriver chezErnst & Young et d’y gravir rapidement les échelons jusqu’àdevenir manager. « J’ai travaillé dans le domaine du développementdurable et participé à la création des « ClimateChange and Sustainability Services » (CCaSS). » Cettespécialiste des relations internationales a apporté une nouvellevision dans les mandats, par exemple dans le cadred’un audit sur le développement durable d’un grand groupealimentaire. « Après avoir quitté Ernst & Young pour uneautre entreprise, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation »,se rappelle Ladina Caduff. Chez Ernst & Young, il y a toujoursdes personnes qui veulent échanger leurs connaissances.« On apprend énormément de ce transfert deconnaissances entre homologues avec souvent de nouvellesconstellations d’équipes. » Aujourd’hui, elle communiqueavec ses pairs dans l’économie et transmet son expertise.Les connaissances sont, de ce fait, selon elle la ressourcepar excellence.particulier au sein de l’organisation. » Dans tous les cas,l’arrivée et la carrière chez Ernst & Young peuvent êtretrès diverses. Au niveau du personnel, l’objectif est demaintenir l’équilibre entre les nouveaux arrivants et lescollaborateurs expérimentés plus âgés qui doivent transmettreleurs connaissances. D’un point de vue purementéconomique, le moment optimal des arrivées et des départspeut toutefois être calculé. Dans la pratique cependant,cet équilibre n’est pas si facile à évaluer. La fluctuation estélevée, mais aussi choisie.« Nous observons cela très attentivement et insistons fortementsur les opportunités de carrière lors du recrutement »,explique Barbara Aeschlimann, responsable des ressourcesRapport annuel 2012


44-Lieu de travailFaits & chiffresEvaluation de performanceCollaborateurs au bénéfice d’uneévaluation de performance régulière100 %Formationsd’expert-comptable/expert fiscal310Experts-comptables : 254Experts fiscaux : 56Proportion temps plein/temps partiel (par rapport à l’effectif total)14.285.8Temps plein en %Temps partiel en %55.5 %30.3 %10.4 %3.8 %Nombre de cours proposés10 160A l’interne : 9 869A l’externe : 291Cadres/non cadres(par rapport à l’effectif total)6535Cadres* en %Non cadres** en %Front/Services internes(effectif total : 2 102)4421 660FrontServices internesFemmes en %Hommes en %Nombre de participantsau total6 151Femmes : 2 606Hommes : 3 545Collaborateurs cadres* totaljusqu’à 35 ansde 35 à 50 ansde plus de 50 ansCollaborateurs non cadres** totaljusqu’à 35 ansde 35 à 50 ansde plus de 50 ans22 10031201048 10044647778 100 6980 9052 100563623* Collaborateurs cadres : Front : Manager, Senior Manager, Executive Director, PartnerServices internes : Assistant Director, Associate Director, Director** Collaborateurs non cadres : Front : Assistant/Consultant, Senior/Senior ConsultantServices internes : Associate, Senior Associate, Supervising AssociateRapport annuel 2012


45-Lieu de travailAccidents professionnels, non professionnels, joursd’immobilisation, absencesTop 10 des nationalitésJours d’immobilisation824504320551Suisse : 1 45590410Autriche : 188Accidents professionnels2071388Allemagne : 2166312867USA : 18713113Accidents non professionnels22993136France : 13026Royaume-Uni : 5226Canada : 165Pays-Bas : 149Taux d’accidents professionnelsau total0.97 %18 34Italie : 52Russie : 7Au total 56 nationalités différentes.61Collaboratrices : 0.89 %Collaborateurs : 1.02 %Nouvelles embauchesTaux de maladie (par heure)au total1.72 %Par personne :jusqu’à 35 ans en %de 35 à 50 ans en %plus de 50 ans en %au total72584151femmes26488111hommes46181181Collaboratrices : 2.50 %Collaborateurs : 1.23 %DépartsTaux de rotation du personnel (par personne)au total20.03 %Collaboratrices : 19.88 %Collaborateurs : 20.13 %Par personne :jusqu’à 35 ans en %de 35 à 50 ans en %plus de 50 ans en %au total42173216femmes17076204hommes25171227Rapport annuel 2012


46-EnvironnementLa nature est ingénieuse. Elle ne gaspille niénergie ni ressources, mais s’adapte demanière optimale aux différentes conditions.La griffe du diable, par exemple, a trouvéson mode de transport idéal.La mobilité est un thème important pournous. Nous avons bien conscience de notreconsommation quotidienne d’énergie etde ressources, en particulier lors des trajetsen avion.Nous voulons réduire cette consommationà un minimum en décidant, au cas par cas,de la forme de communication appropriée.Rapport annuel 2012


Adapter la formeà la fonctionLa griffe du diable s’étend sur le sol aride dudésert sud-africain. Après la pollinisation,les fleurs mauves en forme de trompetteproduisent des fruits plutôt laids recouvertsde crochets acérés. La forme s’adaptant à lafonction, les fruits s’accrochent dans le pelagedes animaux de passage et se laissent transporter.Les crochets s’usent, puis le fruit sedétache et s’ouvre pour répandre les petitesgraines. La griffe du diable a une autre stratégiede conservation, tant ingénieuse qu’efficace: ses tubercules souterrains charnusfonctionnent comme des batteries solairesqui accumulent l’énergie nécessaire en casde sécheresse.


48-EnvironnementGestion responsable desressourcesUne efficience élevée - pierre angulairedes entreprises bien gérées. Cela vautautant pour nos clients que pour nousmêmes.Ernst & Young attache unegrande importance à une gestion responsableet réfléchie des ressources, et ce,dans tous les domaines : qu’il s’agisse del’engagement de nos collaborateursdans les projets clients ou des ressourcesutilisées au quotidien dans nos bureauxen Suisse, telles que l’énergie, l’eau et lesmatériaux, le matériel informatique et lepapier. Chaque voyage d’affaires augmentepar ailleurs l’émission globale de CO 2 .Nous en sommes conscients et agissonsen conséquence.Nous nous questionnons sans cesse sur nos actes et nosdécisions : en quoi nos locaux, nos moyens d’exploitation ounos déplacements créent-ils vraiment une plus-value pourles clients ? Quelles charges inutiles peut-on éviter ? L’adaptationoptimale de l’entreprise aux principaux objectifs selonle principe « adapter la forme à la fonction » profite à tous –à l’environnement, aux clients et également à notre propreorganisation.« platform » ou l’esprit pionnierNous nous concentrons sur l’essentiel, c’est pourquoi nouspréférons louer nos surfaces de bureaux. Notre contributionà l’efficience écologique des surfaces utilisées réside doncessentiellement dans le choix de bâtiments modernes etrespectueux de l’environnement. Le déménagement en juin2011 de notre siège de Zurich dans le complexe « platform »,à côté du Prime Tower à Zürich-West en atteste : une étapeimportante vers une plus grande durabilité au sens écologique.Avec sa forme triangulaire et une surface de 6600 mètrescarrés, l’immeuble commercial de sept étages abrite unmillier de places de travail, soit pour la moitié de tous lesemployés d’Ernst & Young en Suisse. Nous avons ainsipu regrouper nos trois anciens sites de Zurich dans unimmeuble idéalement situé et desservi.Univers professionnels modernesLe bureau du futur conjugue avant tout flexibilité et ouverture.En ce sens, nous offrons déjà un cadre de travail trèsnovateur : avec sa structure transparente, les îlots réunissantles différentes équipes, les salles de conférence, lespostes de travail mobiles (desk sharing à quelques exceptionsprès) et les salles de réunion, l’architecture intérieureest parfaitement adaptée à l’échange de connaissanceset favorise l’esprit d’équipe. La direction est elle-même intégréeà cet environnement ouvert. Dans ce contexte, lanouvelle initiative « Workplace of the Future » (WotF) lancéepar Ernst & Young montre également la voie : aveccette initiative nous voulons pouvoir répondre aux exigencesde nos jeunes collaborateurs en matière de flexibilité dutravail, mode et horaires, notamment en leur proposant dutravail à domicile, et aussi soutenir ce besoin grâce à unaménagement optimal de l’espace et de la technologie. Quiplus est, nous pouvons ainsi économiser des frais et l’impactsur l’environnement en réduisant notamment les trajetspendulaires. WotF est un projet intégratif qui combine desthèmes liés au monde du travail, à la compétitivité et à laprotection de l’environnement.La situation du complexe « platform » en plein centrede Zürich-West est idéale : le quartier est en plein essoret sur le point de devenir un centre d’affaires vivant oùse mêlent entreprises renommées, start-ups, gastronomieet culture.Des plantes rares en plein airLe bâtiment a été conçu par le bureau d’architectes Gigon/Guyer, lequel réaménagera aussi, d’ici à 2015, la gare deHardbrücke attenante. Déjà lors de la construction du centreErnst & Young en Suisse, on a intégré des facteurs écologiques.Grâce à une bétonneuse sur place, on a pu éviteren partie les transports de matériel de construction parcamion, le gravier nécessaire au bétonnage ayant ététransporté en train. On a fait pousser des plantes sur letoit plat, essentiellement des plantes figurant sur laRapport annuel 2012


49-Environnement-82 pourcent-Telle est la part d’énergies renouvelablesconsommées par Ernst & Young Suisse.« liste bleue » du service « Grüne Stadt Zürich ». Leslistes bleues répertorient des plantes et des animaux dontl’extinction a pu être évitée. Le concept repose sur lesactivités de recherche, notamment celles de l’Institut degéobotanique de l’EPFZ.Utilisation économe de l’énergie« platform » est un bon exemple d’utilisation efficiente del’énergie telle que prônée par Ernst & Young. Un triplevitrage isolant avec isolation thermique et protection solaireexterne rendent l’enveloppe du bâtiment compatible avecla norme MINERGIE®. En hiver, la chaleur reste à l’intérieurde l’immeuble, alors qu’en été les températures sont agréables.Pour ce qui est des installations techniques, nous tironsparti des synergies avec la Prime Tower attenante, qui estsource d’énergie pour le chauffage et le refroidissementdu complexe « platform ». Une pompe à chaleur permet deproduire de la chaleur et du froid en exploitant les eauxsouterraines et la chaleur dégagée par le bâtiment. Nousrecourons au chauffage à distance en période de pics deconsommation seulement. Sur les autres sites également,nous veillons à un chauffage qui ménage l’environnementet le climat. A l’exception des petits bureaux à Vaduz et Zoug,qui sont chauffés au mazout, tous les sites suisses sontéquipés d’un système de chauffage à distance ou augaz naturel.Lumière du jour et courant vertLes collaborateurs jouent un rôle essentiel dans les économiesd’énergie à l’intérieur de l’immeuble « platform ».Chacun en effet peut ajuster la température dans lesbureaux grâce aux thermostats, ouvrir les fenêtres et adapterla configuration automatique des stores à ses propresbesoins en vue d’une utilisation optimale de la lumière.L’atrium, haut de 25 mètres, qui s’étend sur les septétages est le cœur de l’immeuble. Il permet à la lumière dujour de baigner l’intérieur du bâtiment. Pour un éclairageoptimal et une consommation minimale, les lampes sontéquipées de détecteurs de mouvement et de luminosité.En plus d’une utilisation économe de notre électricité,nous tenons à en connaître la provenance. Depuis début2012 et sur tous ses sites en Suisse, Ernst & Young recourtexclusivement à de l’électricité verte, issue de sourcesd’énergie écologiques et renouvelables, non nucléaire.Ce sont nos exigences de qualité en matière d’électricité.« platform » – c’est le nom du nouveau site d’Ernst & Young à Zurich.-Rapport annuel 2012


50-Environnement-166-C’est le nombre d’imprimantes déjà supprimées.Car nous évitons les impressions autant que fairese peut.La mobilité n’est pas un but en soiAutre grand avantage de « platform » : le siège zurichoisoffre aux clients, comme aux collaborateurs, un raccordementde premier plan aux transports publics. La positioncentrale de l’immeuble, juste à côté de la gare de Hardbrücke,est un atout non négligeable pourduire les émissionsdues aux déplacements.La mobilité est une caractéristique de notre entrepriseau rayonnement international et fait partie des exigencesissues de la mondialisation de l’économie. Nous sommesconscients de cette problématique (voir page 10). C’estpourquoi nous sensibilisons nos collaborateurs, tous sitesconfondus, à ce thème et prenons des mesures qui lesencouragent à utiliser les transports en commun (lirel’entretien en page 52).Données contrôlées, émissions maîtriséesPar ailleurs, nous renonçons à tout voyage d’affaire qui neserait pas bénéficiaire et privilégions d’autres possibilitésde communication aux rendez-vous à l’extérieur. A cet effet,nous mettons à la disposition de nos collaborateurs dessystèmes de vidéoconférence et les bureaux sont équipésde téléphones permettant de tenir facilement des conférences.Il y a encore à faire dans ce domaine. Il est doncimportant d’informer et de convaincre les collaborateurs.L’initiative WotF mentionnée plus haut fait bien entendupartie du thème de la mobilité.Malgré tous ces efforts couronnés de succès, il n’en restepas moins que les déplacements que nous ne pouvonséviter sont cause d’émissions de gaz à effet de serre parles compagnies aériennes et ferroviaires. Nous observonscette évolution très attentivement. Des émissions duesau transport sont également produites lors de l’envoi postal.C’est pourquoi nous participons depuis quelque tempsdéjà au programme « pro clima » de La Poste destiné à laclientèle commerciale. Depuis début 2012, La Poste prendelle-même en charge les frais supplémentaires pour lecourrier national, pour tous les autres envois postaux,Ernst & Young paie un petit surplus à titre de compensationd’émissions de CO 2 .Des émissions indirectes de gaz à effet de serre sontégalement produites par la mise à disposition de l’énergieque nous consommons et le chauffage à distance. Lesémissions directes de CO 2 générées par Ernst & Youngsont par exemple dues au chauffage au gaz naturel danscertains de nos bâtiments. Etant donné que nous sommesune entreprise basée sur le savoir et non pas un fabricantde produits physiques, nos émissions de gaz à effet de serredues à l’exploitation sont limitées. Cela se reflète dans lefait que nos émissions « Scope 1 » issues de l’utilisationd’énergie directe (chauffage au mazout et au gaz naturel)et « Scope 2 » issues de l’utilisation d’énergie indirecte(électricité et chauffage à distance) sont nettement inférieuresaux émissions dues aux déplacements.En résumé : nos émissions sont relativement faibles etles prestations de compensation via La Poste n’influenten rien sur la gestion d’entreprise; de plus, les éventuellesaugmentations du prix de l’énergie dues à la politique climatiquesont négligeables au vu de notre structure de coûts. Lechangement climatique et la protection du climat ne représententainsi pas de risque commercial pour Ernst & Young.Nous renonçons donc à une estimation formelle et quantitativedes conséquences financières du changement climatiquesur notre entreprise.A l’inverse, les questions liées au changement climatique,à la protection de l’environnement et à la durabilitéont suscité une demande correspondante de la part de nosclients. Nous y répondons notamment avec nos prestationsdans les domaines « Climate Change and SustainabilityServices (CCaSS) » et « Cleantech ». Vous trouverez plusde détails à ce sujet au chapitre Marché du présent rapport.Imprimantes centralesLes « produits » offerts par Ernst & Young sont au nombrede deux : l’information et le savoir-faire. Ces prestationsdeviennent manifestes et palpables grâce aux documents detravail et aux rapports qui documentent les résultats denotre travail et qui sont remis à nos clients. Dans la mesuredu possible, nous privilégions la forme électronique parrapport à l’impression sur papier. Afin de réduire l’impactdes impressions sur l’environnement, nous recourons deplus en plus à des imprimantes centrales au détriment desimprimantes de bureau individuelles. Nous avons déjàsupprimé 166 imprimantes durant l’exercice sous revue et80 unités supplémentaires, soit 35 % du parc actuel, devraientdisparaître en 2012 et 2013. Toutes les imprimantes centralesde notre nouveau système d’impression permettentd’imprimer recto verso et deux pages sur une feuille, économisantainsi non seulement du papier mais aussi le toner.D’ici à fin 2012, nous prévoyons de standardiser l’impressionRapport annuel 2012


51-Environnement-« GREENGUARD »-Tous nos meubles de bureau doivent satisfaireaux normes de protection de l’environnment.Ils répondent notamment à la certification« GREENGUARD » portant sur la qualité de l’airambiant.recto verso sur toutes les imprimantes. Cette configurationne pourra être modifiée que manuellement en cas debesoin. Dans un souci de protection de l’environnement,nous n’utilisons que du papier certifié FSC et doté de l’écolabeleuropéen. Enfin, les imprimantes centrales sontéquipées d’un mode d’économie d’énergie qui contribueégalement à économiser des ressources.Logistique sophistiquée« platform » satisfait aux exigences modernes en matièred’utilisation économe de l’eau, notamment grâce aux WCdotés d’une chasse d’eau à deux vitesses qui correspondaussi au label Energie du « Group for Energy EfficientAppliances » (GEEA). De même, nous veillons à minimiserles pertes d’énergie lors de l’utilisation d’eau chaude.Ainsi, au lieu d’un système de distribution centrale d’eauchaude, l’immeuble est équipé d’un chauffage à accumulationdécentralisé. Par ailleurs, la mise à disposition debouteilles d’eau a été limitée à l’espace client : l’eau enbouteille est uniquement servie lors d’entretiens avec desclients. Les collaborateurs, quant à eux, se ravitaillentaux points d’eau raccordés aux installations d’eau potable.Dans ce domaine aussi, le nouvel immeuble donne le tonpour tous les sites en Suisse. En bannissant les bouteillesd’eau partout, hors les espaces clients, l’impact écologiquemais aussi les coûts sont réduits.Par ailleurs, un processus de tri des déchets est en placedepuis un certain temps déjà sur tous les sites : le papier,le carton, le plastique et le verre sont séparés et reconduitsdans la chaîne de recyclage correspondante. Les collaborateurssont informés sur l’élimination des déchets vial’intranet et les tableaux d’affichage. Nous attachons un soinparticulier à l’élimination du papier. Pour des raisons deconfidentialité et de protection des données, le papier estd’abord déchiqueté par un prestataire externe spécialiséavant d’être reconduit dans le processus de recyclage. Lesappareils électroniques et autre matériel sont éliminésde manière écologique par le fournisseur correspondant.Contrôle des fournisseursErnst & Young incite ses collaborateurs à adopter un comportementrespectueux de l’environnement également enmatière d’approvisionnement. Lors d’appels d’offres relatifsà l’infrastructure informatique au niveau du Groupe, tousles fournisseurs doivent indiquer s’ils s’engagent pour l’environnementet dans quelle mesure ils contribueraient à laprotection de l’environnement chez Ernst & Young.L’aménagement du complexe « platform » a clairementété une étape supplémentaire en direction d’un approvisionnementdurable au niveau local. En effet, il abrite uniquementdes meubles de bureau aux caractéristiquesavérées par le fabricant en termes d’environnement et dedurabilité.Par exemple, les systèmes de meubles USM ont obtenula certification « GREENGUARD » portant sur la qualitéde l’air ambiant. Ils contribuent aussi à la durabilité du faitde leur longévité, qu’ils sont fabriqués pour partie d’acierrecyclé, et qu’ils sont eux-mêmes facilement réutilisables.D’autres meubles acquis par Ernst & Young sont égalementcertifiés « GREENGUARD » : les meubles des programmesVisaroll, Eames Aluminum Group et Softshell Chair deVitra. Visaroll, Softshell Chair ainsi que le concept ID Chairde Vitra remplissent par ailleurs les exigences en matièrede qualité et de durabilité des normes « ANSI/BIFMA » pourle mobilier de bureau. Il en va de même des produits encuir de la tannerie Gimmel qui atteste de leur fabricationrespectueuse de l’environnement et de leur durabilité.Les meubles durables en bois massif proviennent du fabricantde meubles Horgen Glarus, qui produit exclusivementà Glaris et pour qui le bois est la seule source d’énergie.Enfin, les meubles fabriqués par Corbat ont obtenu le labelPEFC pour l’exploitation durable des forêts.Depuis que nous avons investi le nouveau siège, le standardatteint avec « platform » revêt un caractère obligatoirepour tous les sites en Suisse. Chez Ernst & Young Suisse,l’approvisionnement est donc soumis au principe suivant :tout mobilier nouvellement acquis doit satisfaire à des critèresécologiques comparables à ceux de « platform ».Rapport annuel 2012


52-EnvironnementBrigitte Kübler,directrice-adjointe,organisatrice des voyagesErnst & Young Suisse-« Nous encourageons l’utilisationdu bus et du train. »Sur son bureau passent de nombreuses demandes de voyages. Brigitte Kübler,organisatrice des voyages, les examine attentivement. Car en matière de déplacementsprofessionnels, Ernst & Young Suisse fait tout pour préserver les ressources.Les professionnels d’Ernst & Young sont souvent en déplacement– en train, en avion et en voiture. Cette mobilitéa toutefois toujours un impact environnemental. Commentle gérez-vous ?Depuis deux ans déjà, le thème de la gestion des voyagesest abordé au niveau mondial. Chez Ernst & Young Suisse,nous mettons en œuvre de nombreuses petites mesuresconcrètes pour préserver les ressources et contribuer ainsià la réduction des émissions de CO 2 .Quelles sont-elles ?Pour les vols, tous les déplacements à des réunions internesdoivent être approuvés par le responsable de l’unité d’affairescorrespondante; les vols pour des rendez-vous avecdes clients font l’objet d’une analyse critique et d’uneconcertation avec le client. Pour les déplacements en train,Ernst & Young offre à chaque collaborateur un abonnementdemi-tarif qu’il peut également utiliser à titre privé.Compte tenu des distances à parcourir en Suisse, c’estvraiment le moyen de transport idéal; nous l’encourageonsvivement et utilisons aussi l’offre Mobility des CFF. Il estainsi possible de louer des voitures dans les gares pourrejoindre les sites éloignés. Nos nouveaux bureaux à Zurichdisposent d’une excellente connexion ferroviaire, égalementpour des raisons de durabilité.Quelle place a la voiture ?Notre règlement sur le remboursement des frais privilégieclairement les transports publics. Une indemnité kilométriquen’est possible que si le collaborateur ne peut raisonnablementpas se déplacer en train, par exemple parce qu’ildoit transporter de nombreux dossiers chez le client. Deplus, le nombre de places de stationnement pour les collaborateursa été fortement réduit, comme à Zurich et Genève.Les vols pour des rendez-vous avec desclients font l’objet d’une analyse critique.Jusqu’ici, nous n’avons parlé que des déplacements professionnels.Mais tous les collaborateurs se rendent aussichaque jour au travail. Quel est l’écobilan des pendulaires ?C’est variable selon la région en Suisse, mais les transportsen commun sont beaucoup utilisés. A Zurich en tout cas,de plus en plus de personnes abandonnent la voiture auprofit du train. A Genève aussi. Mais au Tessin, la voiturereste reine.Comment vous rendez-vous au travail ?J’utilise les transports en commun depuis 30 ans, tout autremoyen de transport serait beaucoup trop stressant pour moi.Rapport annuel 2012


53-EnvironnementGestion pointue des voyagesComment concilier mobilité élevée et préservationdes ressources ? Ernst & Young Suisse estconsciente du paradoxe de cette volonté et prôneune gestion des voyages active. L’objectif estd’éviter les émissions de CO 2 autant que possible.Reinier Labadie prend très souvent le train de Zurichà Lausanne, c’est pour ainsi dire un habitué decette ligne. Les quelque deux heures que dure letrajet entre la Limmat et le lac Léman sont mises à profitpar l’executive director d’Ernst & Young Suisse pour travailler.Comme pour tous les collaborateurs d’Ernst & Youngen Suisse, le train est pour Reinier Labadie un moyen detransport privilégié, et pas seulement au niveau national.Le CEO Bruno Chiomento par exemple effectue chaqueannée jusqu’à 30 % de ses déplacements professionnels entrain, y compris pour des destinations comme Milan,Francfort ou Paris. Ce n’est que lorsque la distance autourdu nouveau siège de Zurich ou du site de Genève s’étenddavantage et que le rendez-vous nécessite impérativementune présence personnelle que les auditeurs et les conseillersoptent pour l’avion.C’est assez souvent le cas, et on en a conscience. Le défiest d’être présent pour des clients opérant dans le mondeentier. Cette présence n’est toutefois pas possible sansdéplacement – avec les conséquences négatives que l’onconnaît sur l’environnement que sont les émissions degaz à effet de serre. Les divergences entre mobilité mondiale,exigée par les activités entrepreneuriales, et nécessitéde protéger le climat, sont ouvertement discutéesmais ne peuvent être résolues que jusqu’à un certain stade.Ernst & Young a donc mis en place une gestion des voyagesactive qui satisfasse aux exigences élevées en termes dedurabilité du travail et de l’activité économique. Notre principe: maximum de support au client (d’entente) et minimumde déplacements.Reinier Labadie nous donne un exemple concret : un clientimportant a son siège régional à Hong-Kong alors que lasuccursale se trouve à Jakarta. Il a de bonnes raisons d’effectuerle déplacement de Suisse en Asie. Reinier Labadies’est donc efforcé de combiner judicieusement différentsrendez-vous à Jakarta et Hong-Kong. « Il faut s’y prendreenviron deux mois à l’avance, pour aussi obtenir des billetsd’avion au meilleur prix. Tout est dans la communication etla gestion efficace des priorités », explique Reinier Labadie.Son itinéraire ? Zurich – Jakarta – Hong-Kong – Zurich.Un vol aller et un vol retour.C’est à Brigitte Kübler, directrice-adjointe et organisatricedes voyages chez Ernst & Young à Zurich (voir entretienpage 52) que de telles demandes de voyages sontadressées. Les destinations comme Londres, Francfort,Amsterdam et Berlin – et naturellement New York, restenttoutefois les destinations les plus souvent réservées. Auniveau européen, ce sont des réunions de projet et desformations internes qui sont organisées – il est donc plusfacile pour Ernst & Young d’agir directement sur les paramètresd’une gestion des voyages durable. On s’interroged’abord sur le caractère indispensable de ces réunionsinternes. Ensuite, lorsque c’est possible, nous recouronsaux applications informatiques, comme les vidéoconférences,qui offrent d’excellentes alternatives. Enfin et nondes moindres, la perte de temps liée au voyage en lui-même– même si l’on peut travailler dans le train ou l’avion – estun argument défavorable au voyage à ne pas sous-estimer.Peter Mantel, responsable de la logistique chez Ernst & YoungSuisse, se réfère aux principes qui ont été définis chezErnst & Young au niveau mondial. La limitation du traficpendulaire y est un thème important – le choix du nouveausite de Zurich s’est donc fait en tenant compte de l’accessibilitéen transports. Le problème est bien plus grave dansles mégapoles d’Asie ou d’Amérique du Sud. C’est dans cecontexte qu’est née l’initiative « Workplace of the Future »(WotF). Elle s’intéresse aux innovations liées aux formeset durées de travail. « Une étape importante pour nous guiderdans la conception du monde du travail de demain etdu mode de vie futur de nos collaborateurs », commentePeter Mantel.Au niveau régional, Ernst & Young Suisse participe depuis2012 au projet « pro clima » de la Poste Suisse. L’objectifest un envoi « neutre en CO 2 ». La Poste utilise les supplémentsprélevés pour la compensation des émissions deCO 2 . Ce n’est qu’un petit montant, mais cette action lanceun signal.Et Peter Mantel de résumer : « La mobilité est incontestablementtrès importante pour notre organisation. Noussoutenons toutefois toutes les activités qui contribuent àpréserver les ressources. Cet aspect ne doit pas êtrenégligé. » Le développement durable est donc une questiond’optimisation ? « Tout à fait, mais il requiert aussila sensibilisation de tous les collaborateurs. Nous voulonsnous améliorer chaque jour. »Rapport annuel 2012


54-EnvironnementFaits & chiffresAmpleur et conséquences de l’activité de voyagesLes voyages en avion sont la principale cause d’émissions de CO 2 .Distance parcourue en pkm(personnes-kilomètres)Emissions de CO 2 en t (tonnes)1 060Depuis le débutde l’année 2012,de notre consommationtotaled’électricité, lecourant vertreprésente :9 978 137 (longues distances)7 945 865 (courtes distances)1 040100 %7 423 000 (train)59Cartouches d’imprimantes usagéesToutes les cartouches sont retournéesau fournisseur pour être recyclées.228 000 (véhicules privés)32213 061 (véhicules de location)303 100Rapport annuel 2012


55-EnvironnementConsommation d’énergie (énergie en kJ)Ernst & Young consomme avant tout de l’énergie « indirecte », à savoir courant électrique et chauffage à distance.La part des énergies « directes » consommées, à savoir gaz naturel et mazout, est en comparaison minime.4050 % 100 %2 7449 35312 847Gaz naturel Chauffage à distance Courant électriqueMazoutEmissions de gaz à effet de serre (émissions de CO 2en t)Les émissions que produit Ernst & Young par sa consommation des énergies directes et indirectes mentionnées ci-dessus(émissions « Scope 1 » et « Scope 2 ») 1 sont largement surpassées par les émissions dues aux activités de voyages(contribution aux émissions « Scope 3 »).0 % 100 %1811652 221« Scope 2 » Contribution aux émissions « Scope 3 »« Scope 1 »1 Pour les émissions directes provenant de la consommation de mazout et de gaz naturel (« Scope 1 ») les facteurs d’émissions se basent sur les données de l’Office fédéralde l’environnement (OFEV). Pour le courant électrique et le chauffage à distance (« Scope 2 »), le mix énergétique consommé a été pris en compte. L’ensemble du courantélectrique utilisé provient de sources renouvelables. En ce qui concerne les chauffages à distance, les facteurs d’émissions se basent sur « ecoinvent », ainsi que sur l’étude« Primärenergiefaktoren von Energiesystemen » effectuée à la demande de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Ces facteurs comprennent des émissions additionnelles provenantde la chaîne d’approvisionnement ainsi que des pertes dues au transport.Envois de lettres, de paquets et de courriersLes émissions de CO 2 causées par les envois postaux sontcompensées. La Poste ne fournit pas de données relativesà la quantité des émissions compensées.Consommation de papieret provenance• Papier consomméà l’interneTonnes111.1TypeFSC12 785Nombre de paquetsenvoyés• Papier consommé pourdes travaux externesd’impression• Papier consommé sousforme de médias écritsachetés (littérature)11.320.6FSCpas connu1 843Nombre de courriersenvoyés396 767Nombre de lettres envoyées• Papier consommé pardes prestataires externesà des fins de marketing11.0pas connuRapport annuel 2012


56-CommunautéL’action entrepreneuriale ne se pratiquepas en solitaire : c’est pourquoi chezErnst & Young nous favorisons l’échangeà tous les niveaux, entretenons notreréseau de clientèle et nous considéronscomme partie d’un tout.Mais ce n’est qu’en étant prêt à aller dansla même direction et à assumer sesrespon sabilités qu’il en résultera quelquechose de bien plus grand que la sommedes différentes parties du tout.Dans une culture basée sur la collaboration,chaque individu a la chance de mieuxréussir en groupe qu’en solitaire. Les manchotsempereurs l’ont bien compris.Rapport annuel 2012


Le manchot empereur fait face à des températuresdescendant jusqu’à —47°C et à desRenforcer l’entraidevents soufflant jusqu’à 144 km/h. La densitéde ses plumes, la plus élevée de tous lesoiseaux (15 au cm 2 ), et sa graisse lui procurentle meilleur des manteaux d’hiver, maissa stratégie la plus efficace pour lutter contrele froid reste son comportement social. Descolonies de plusieurs centaines d’individustrouvent refuge sous des falaises de glaceen amas compacts. Chaque oiseau se colle leplus possible à son voisin, quittant progressivementle côté exposé au vent pour s’introduireau centre chaud. Aucun ne passe sontour. Là où un manchot seul mourrait, la coloniegarantit sa survie.


58-CommunautéUne stratégie – de multiplesfacettes : notre engagementsocialVouloir s’engager socialement en tantqu’entreprise, oui, mais par où commencer? Nous nous concentrons sur troisdomaines clés : la formation, l’entrepreneuriatet l’environnement, avec lavolonté de renforcer continuellementnotre engagement dans ces domaines.Nous savons bien qu’il ne suffit pasd’une conception minutieuse pour queles projets durables déploient leurseffets, il faut également des gens qui leurdonnent vie. Tous les collaborateursd’Ernst & Young Suisse ont la possibilitéde s’engager personnellement.De plus en plus d’entreprises s’interrogent sur la manièredont elles veulent et peuvent contribuer au développementpositif de la société. Par Responsabilité sociale desentreprises (RSE), on entend aujourd’hui un conceptholistique dans lequel les entreprises intègrent toutes lesprestations sociales, environnementales et économiquesqu’elles fournissent sur une base volontaire, c’est-à-direau-delà de leurs engagements légaux, au profit de l’intérêtgénéral. En Suisse également, la Responsabilité socialedes entreprises est en plein essor depuis plusieurs années.Les entreprises encouragent l’engagement social etl’incarnent également.Ernst & Young Suisse, n’est pas qu’une partie d’uneentreprise mondiale, elle est aussi un membre actif de lacommunauté mondiale. Nous sommes une entrepriseéconomique prospère et en tant que telle, nous sommesprêts à assumer des responsabilités dans l’intérêt général.Notre engagement social se doit de le refléter. La RSEfait partie intégrante de notre stratégie commerciale.Notre engagement nous apporte une reconnaissancesociale qui se manifeste lors de notre collaborationfructueuse avec les clients, partenaires, collaborateurset organisations. Nous en avons bien conscience, etpours uivons nos efforts en ce sens.Notre stratégie des trois ENotre engagement social se concentre sur trois domainesque nous appelons également nos trois E : « Education »(formation), « Environment » (environnement) et « Entrepreneurship» (entrepreneuriat). Par conséquent, lesprojets que nous sélectionnons le sont avant tout parcequ’ils peuvent être affectés à ces trois domaines et qu’ilssont conformes à notre stratégie. Nous sommes intéresséspar des projets nationaux qui permettent une collaborationde plusieurs années, avec pour objectif des coopérationsà moyen et long terme.Les collaborateurs d’Ernst & Young sont fortement impliquésdans ses activités de RSE. Ils peuvent, par exemple,faire don du cadeau de Noël que l’entreprise leur offre à uneœuvre de bienfaisance. Les partners donnent égalementleur bonus d’ancienneté. Nous faisons en sorte que toutesles activités en interne soient communiquées par l’intermédiairede notre site « Volunteering ». Les collaborateursd’Ernst & Young Suisse sont ainsi informés des activitéset des possibilités d’engagement. Le présent rapport surle développement durable est un instrument importantpour faire connaître notre engagement tant à l’internequ’à l’externe.Au début de l’été 2012, nous avons lancé un programmede volontariat. Pour nous, un nouveau champ d’action dansle domaine de la RSE. Le principe de ce programme est deréaliser des travaux pour la bonne cause, sur base volontaireet sans rémunération. Il est ouvert à tous les collaborateursau bénéfice d’un contrat de travail fixe – de l’apprentiau partner – qui peuvent, par année, consacrer unejournée de travail à un projet choisi par Ernst & Young.Pour les collaborateurs qui ne veulent pas participer àcette action, possibilité leur est donnée d’offrir cette journéeà un collègue avec l’option « Offre ta journée » oualors de la verser sur un compte de projet commun. Lesvolontaires d’Ernst & Young sont entrés en action cinqfois jusqu’ici : au service des espaces verts de la ville de Berne,dans une ferme d’alpage, dans le cadre du projet « YoungEnterprise Switzerland » (YES) pour promouvoir lesRapport annuel 2012


59-Communauté-Transmettre lesconnaissances-Les universités sont l’endroit rêvé : nos chargésde cours transmettent des connaissances etpartagent leurs expériences.connaissances scientifiques des écoliers et, à deux reprises,à la fondation « St. Jakob » de Zurich, qui offre aux handicapéstitulaires d’une rente d’invalidité des places de travailen atelier protégé et des journées structurées dans desdomaines d’activité très variés. Il s’agit surtout de personnesayant un handicap psychique ou mental. Ce sont doncplus de 150 collaborateurs d’Ernst & Young Suisse qui ontparticipé, à ce jour, au projet de volontariat en entreprise(voir pages 66 – 71).E comme « Education » (formation)Etant nous-mêmes une organisation dont l’activité est baséesur les connaissances, la formation est pour nous un thèmeprioritaire. Nous recherchons donc des solutions durablespour élaborer des processus et transmettre des connaissancesqui profitent aux gens leur vie durant – tant sur leplan professionnel que personnel. Nous collaborons trèsétroitement avec des écoles et des universités afin que laprochaine génération s’appuie sur des conditions optimalespour se lancer dans la vie active. Les partners d’Ernst & Younginterviennent par exemple en tant qu’enseignants ouprofesseurs honoraires dans les facultés de sciences économiques(voir aussi l’entretien page 62). Nous apportonsainsi une contribution décisive au développementsocial dans son ensemble, car la formation est la clé del’indépendance économique et de la conscience civique.Ernst & Young a créé dans ce sens de nombreuses possibilitésde formation à vocation professionnelle. Chaqueannée depuis 2009, l’Institut Suisse de Recherches Internationales(« Schweizerisches Institut für Auslandforschung» (SIAF)) et Ernst & Young décernent le « SIAFAward » qui récompense des thèses et des travaux delicence et de master exceptionnels à l’université et à l’EPFZ.Les travaux traitent de thèmes qui sont importants pourla compréhension des relations politiques, économiques,sociales et culturelles dans un environnement mondial.« Auditorium Maximum » de l’Université de St-Gall : lieu de cours et de rencontres.-Rapport annuel 2012


60-Communauté-Engagement-Nous ne sommes pas en marge de la société,mais en son coeur, et voulons contribuer à larendre un peu meilleure.Ils se distinguent en outre par leur base scientifiquesolide, une approche originale et autonome, ainsi quedes problématiques innovantes. Le « SIAF Award », dotéde CHF 10 000, est décerné par un jury scientifique(www.siaf.ch). L’« International Summer School on ResponsibleBusiness », qui vient d’être créée en Allemagne,contribue également à concrétiser nos idées directricessur le thème de l’engagement. Près de 40 jeunes dirigeantsissus de différents pays, dont la Suisse, participent à cestage d’été d’une semaine.E comme Environment (environnement)Au quotidien, notre entreprise s’efforce d’adopter uncomportement écologique et durable. Dans la mesuredu possible, nous analysons toujours nos processus à larecherche de solutions alternatives qui respectent davantagele climat et les ressources. Notre engagement enfaveur de la préservation des ressources fait l’objet d’unchapitre entier de ce rapport (voir pages 46 – 55).E comme Entrepreneurship (entrepreneuriat)Nous encourageons l’entrepreneuriat axé sur l’innovation.Avec leur esprit créatif, leur courage d’entreprendre et uneendurance infaillible, les entrepreneurs créent des emploiset de nouveaux produits. Ils apportent de la valeur ajoutée.Les entrepreneurs convaincus savent quelle est la responsabilité,tant professionnelle que morale, qu’ils portent pourtoute l’organisation. Au mieux, ils servent d’exemple demanière importante.En ce sens, nous qualifions l’entrepreneuriat d’« Entrepreneurship». Nous recherchons et identifions le potentielde ce type de personnalités et voulons le promouvoir demanière ciblée et le développer. Le prix de l’« EntrepreneurOf the Year » (EOY) dont la renommée n’est plus à faire estun symbole reconnu à visibilité mondiale de notre engagementdans ce domaine (voir page 30). De plus, nouscollaborons depuis de nombreuses années avec le SwissVenture Club (SVC) dans le cadre d’un partenariat stratégique.Le SVC est une organisation indépendante à butnon lucratif, conçue par des entrepreneurs pour des entrepreneurs,et qui s’est donné pour objectif de soutenir etde promouvoir les PME. Avec le Prix de l’Entreprise, décernédans sept régions économiques et trois régions linguistiques,le SVC décerne un titre prestigieux. Les vainqueursdu Prix de l’Entreprise sont automatiquement nominéspour le concours « Entrepreneur Of The Year ». La « SocialEntrepreneurship Foundation » (SEF) encourage lespersonnes et les organisations qui développent desconcepts entrepreneuriaux pour des questions sociales àl’aide d’idées innovantes. Dans le cadre du « SEF-SwissStart-up Awards », la fondation récompense des projetsqui abordent des défis sociaux et environnementaux avecun modèle d’affaires innovant. Ernst & Young Suissefinance dans ce cadre le prix spécial « Social Innovation »doté de CHF 10 000. En juillet 2012, l’organisation à butnon lucratif Eaternity a été récompensée pour son approchenovatrice en matière d’alimentation et de protection duclimat (voir l’illustration à droite). Eaternity est une associationfondée par les étudiants de l’Ecole polytechniquefédérale de Zurich (EPFZ). Ils poursuivent des recherchessur la relation entre le comportement alimentaire et lechangement climatique, et souhaitent ainsi influencer leschoix de consommation vers une alimentation durable.Le sponsoring par les connaissancesNotre stratégie de sponsoring est autonome et indépendantedes activités de RSE. Le sponsoring concerne surtoutdes projets pour lesquels notre contribution n’est pas quefinancière mais également sous la forme de connaissanceset de savoir-faire. Nous soutenons ainsi par exemple le« Capital Market Forum » qui a été organisé pour la premièrefois en 2012. Les collaborateurs d’Ernst & Young y ontapporté leurs connaissances spécialisées en tant qu’orateurslors de cette conférence de deux jours. Le forumaspire à un rayonnement international.Engagement local – centrale d’achatNotre engagement dans la société se traduit également pardes affiliations dans différentes organisations. Ernst & YoungSuisse est ainsi membre d’Avenir Suisse, un « think tank »(laboratoire d’idées) suisse, de la Chambre fiduciaire et dediverses Chambres de commerce du pays et est égalementreprésentée au comité d’economiesuisse. Nous ne versonsaucune subvention aux partis politiques, ce qui n’empêcheaucunement nos collaborateurs de s’engager politiquementà titre privé.Nos achats et les fournisseurs sont eux aussi soumis àdes règles spécifiques. Le principe le plus important est,qu’en tant qu’entreprise d’audit et de conseil, Ernst & Youngdoit toujours pouvoir garantir son indépendance. Cette règleRapport annuel 2012


61-Communautéfait partie des directives d’achat fixées par Ernst & Youngau niveau mondial et donc applicables aussi en Suisse. Lacentrale d’achat définit quelles tâches et compét ences doiventêtre réalisées, respectivement satisfaites, « sur place »,c’est-à-dire dans toute la Suisse. Sur la base des directivesd’achat, il a par exemple été décidé qu’Ernst & Young nes’approvisionnerait qu’en électricité verte dans tout le pays.Les sièges concluent les accords correspondants avec desprestataires locaux. Il y a également des contrats concluspour la Suisse entière et qui concernent notamment lenettoyage, les livraisons de matériel de bureau, lesmachines à café, les services de sécurité ou les distributeursd’eau.Le prix et la qualité des prestations offertes déterminentprincipalement le choix d’un fournisseur. Iln’existe pas de critères de sélection spécifiques pour lesprestataires locaux, mais la quasi-totalité des fournisseurssont établis en Suisse. Du fait des relations transparentesqu’Ernst & Young entretient avec ses fournisseurs,il n’est pas spécialement tenu compte, dans ce rapportannuel, de critères tels que les indicateurs relatifs à l’environnementet aux droits de l’homme, ni au travail desenfants ou d’autres types de travail forcé ou obligatoire.Cela ne nous empêche cependant pas d’avoir consciencede la problématique et d’inciter tous nos collaborateurs àveiller à l’aspect de la durabilité au sens large – par exempledans le domaine informatique ou pour le mobilier de bureau.Les efforts ont été récompensés : d’humeur joyeuse,Manuel Klarmann (au centre) présente à l’objectif leprix spécial « Social Innovation » 2012. Ernst & Youngfinance ce prix dans le cadre des « Start-up Awards »annuels de la Swiss Entrepreneurship Foundation (SEF).M. Klarmann et son équipe de la start-up Eaternityont convaincu le jury : ils veulent que l’on serve desrepas respectueux de l’environnement et ont conçu àcet effet une application Web qui permet par exempleaux restaurants de calculer facilement la teneur en CO 2d’un repas et de l’indiquer. L’impact du comportementalimentaire sur l’environnement est indéniable. Lapro duction mondiale de denrées alimentaires génèredavantage d’émissions de gaz à effet de serre que lestransports individuels. Aux côtés de Manuel Klarmann seréjouissent également Roger Müller (à gauche), partnerd’Ernst & Young Suisse et Judith Ellens, fondatriced’Eaternity.-Rapport annuel 2012


62-CommunautéAndreas Blumer,partner et professeurhonoraire à l’Université de St-GallErnst & Young Suisse-« Les étudiants doivent savoir cequi est important au quotidien. »C’est une situation gagnant-gagnant : les professionnels expérimentés transmettentleurs connaissances dans les amphithéâtres des universités. Tous profitent du transfertde connaissances : les étudiants, les responsables académiques et le chargé decours. Comme Andreas Blumer, partner d’Ernst & Young, qui s’investit depuis desannées à l’Université de St-Gall. Il y est devenu professeur honoraire début 2012.Vous-même avez été étudiant à l’Université de St-Gall(HSG), vous y enseignez depuis plusieurs années et êtesaussi professeur honoraire. Qu’est-ce qui vous plaît dansle rôle d’enseignant ?Le contexte économique très dynamique ne date pasd’hier : la pression réglementaire croît de manière continue;ces 15 dernières années ont vu apparaître de nombreuxthèmes comme Bâle II et III, les opérations transfrontalièresou les problèmes fiscaux aux Etats-Unis. Plus notreexpérience professionnelle est longue, plus les tâches demanagement que l’on assume sont importantes et plus ilest difficile d’améliorer ses connaissances académiquescomme on le souhaiterait. Mon activité d’enseignant a toujoursété importante pour moi, elle me permet de consolidermes connaissances et de me concentrer, sans pressiondes clients, sur des questions scientifiques spécifiques. Pourrésumer : ma fonction de professeur m’oblige à être à jour,tant professionnellement que personnellement. Car j’aimetravailler avec des jeunes gens engagés.Ce lien entre théorie et pratique est très important pourErnst & Young. Dans quelle mesure les étudiants, et lesuniversités elles-mêmes, profitent-ils de votre expériencepratique ?Il nous tient vraiment à cœur de transmettre le savoir-faireacquis chez Ernst & Young. Les étudiants doivent apprendrecomment les connaissances théoriques sont mises enœuvre dans la pratique. Les premiers feed-back sur l’intégrationrenforcée de la pratique dans le cursus sont trèspositifs, les étudiants en redemandent.Comment appliquez-vous cela concrètement ?Je travaille surtout avec des étudiants de master qui disposentdonc de bonnes connaissances de base et ont déjàfait un stage. Mes cours ne sont pas des cours magistraux,mais des ateliers où nous discutons beaucoup. Je faisfréquemment appel à des intervenants externes – collaborateursde banques et d’autres grandes entreprises, CFO,responsables de révision interne, Chief Risk Officers, etc.Rapport annuel 2012


63-CommunautéIls exposent leurs défis pratiques afin de pouvoir, ensembleavec les étudiants, discuter et développer des solutions.L’écho est très positif. Dans les cursus de gestion d’entrepriseà l’université, c’est surtout la recherche purementempirique qui prévaut. C’est en revanche difficile pour l’auditqui est plutôt organisé de manière normative.Il nous tient vraiment à cœur detransmettre le savoir-faire acquischez Ernst & Young.Dans ma matière, les étudiants se concentrent sur les textesde loi, les normes et la méthodologie. Sans exemple tiréde la pratique, le contenu manquerait en quelque sorte deconsistance. C’est ici que réside la valeur ajoutée que jepeux apporter à l’université : dire aux étudiants où résidentles vrais problèmes dans la quantité de connaissancesqu’ils ont acquises et ce qui est important dans la pratique.Par l’intermédiaire de mes cours, je réunis à l’HSG lesthèmes de l’audit et du conseil d’une part et de l’industriefinancière d’autre part, des thèmes qui sont traditionnellementancrés dans des instituts différents.Pouvez-vous citer un exemple d’intégration de la pratique ?Je pense par exemple aux « CoCo bonds » qui ont étéintroduits sur le marché comme un instrument pour renforcerles capitaux propres des banques. CoCo veut dire« contingent convertible ». L’étudiant a du mal à se représentercomment ces emprunts doivent être convertis enfonds propres en cas de crise.Nous thématisons égalementla responsabilité personnellede chaque individu.personnelle de chaque individu. Les étudiants le comprennent,mais pourront-ils l’appliquer plus tard, ça c’estune autre question. J’ai encore une autre observation intéressante.Un exemple sur la réglementation : par le passé,l’HSG prônait le libéralisme économique. Aujourd’hui, lesétudiants plaident pour davantage de réglementation. Sion les questionne précisément, les arguments sont plutôtd’ordre émotionnel. Je veille toujours à l’équilibre, je cherchedes arguments solides dans les discussions de fond.Lors de votre nomination en tant que professeur honorairedébut 2012, vous avez affirmé vouloir intégrer des thèmeset des tendances actuelles dans le fonctionnement del’université. Qu’est-ce qui fait selon vous l’actualité ?Cette année, ce sont surtout les thèmes macroéconomiquesqui sont intéressants dans les médias, en fond de crise del’euro. Moi je m’intéresse aux questions liées à l’économied’entreprise. Il existe toutefois un lien avec la crise financièreen matière de dotation en fonds propres des banques.C’est, pour moi et pour les étudiants, la question la pluspassionnante actuellement. Il existe différents instruments- et des réglementations bien entendu. La tendance quise dessine est claire : tout le monde doit augmenter sensiblementson capital, ce qui diminue aussi le nombre decrédits, il faut épargner.Pour moi, mettre en avant ladimension éthique de l’auditest une attitude exemplaire.Quels experts du monde professionnel vous ont-ilsenthousiasmé pendant vos études ?Lorsque j’étais doctorant, j’étais assistant auprès du professeurClaude Bourqui, lui aussi partner d’Ernst & Young.Il donnait la priorité à la dimension éthique, pas à l’entreprise.Il a été un grand modèle pour moi.Dans le sillage de la crise financière mondiale, la discussionrelative au bagage éthique des futurs diplômésen gestion d’entreprise est enflammée. Le modèle del’« entrepreneur respectable » a-t-il fait son temps ? Quevoulez-vous que les étudiants retiennent de vos cours ?Agir avec intégrité et de manière durable doit être le maîtremot de chaque acteur de la vie économique. Par exemplecelui qui veut à tout prix vendre des crédits immobiliers doit,sur la seule base du potentiel de risque, penser aux dommagesindirects. Mais nous étudions aussi la responsabilitéRapport annuel 2012


64-CommunautéFaits & chiffresNombre de jours de travail octroyés par Ernst & Youngpour des activités de volontariat2036Nombre de projetsExercice 20125 9• Ferme d’alpage Amden• Service des espaces vertsde la ville de Berne• Fondation « St. Jakob »Zurich, gastronomie• Fondation « St. Jakob »Zurich, services• « Young EnterpriseSwitzerland » (YES)Ainsi que 7 autres projets prévusau 2 e semestre de l’exercice 2013Aperçu des projets1 er semestre de l’exercice 2013• Homes pour personnesâgées à Berne• Caritas à Lucerne• « Gassenküche » à Bâle• Foyer pour enfantsLutisbach à Oberägeri• Partage• Services sociaux de la villede Zurich• Fondation « St. Jakob »Zurich, gastronomie• Fondation « St. Jakob »Zurich, services• « Young EnterpriseSwitzerland » (YES)Professeurs, chargés de courset maîtres de conférences dansles universités et hautes écolesau 1 er octobre 2012• Dr Andreas BlumerProfesseur honoraire Uni St-GallAccounting & Finance• Dr Thomas NösbergerChargé de cours Uni FribourgExpertise comptable• Stephan KuhnChargé de cours Uni St-GallDroit fiscal• Dr Philip RobinsonChargé de cours Uni ZurichDroit fiscal• Jérôme DespondsChargé de cours Uni LausanneAudit externe• Dr Georg LutzChargé de cours Uni St-GallDroit fiscal• Dr Hans-Joachim JägerChargé de cours Uni St-GallDroit fiscalMaître de conférences Uni St-GallExecutive MBA et M.B.L. aucentre de formation continue• Barbara HenzenChargée de cours suppléanteUni St-GallDroit fiscalChargée de cours SISTTax Master et VAT MasterRapport annuel 2012


66-CommunautéVolontariat en entrepriseL’engagement social est une promesseque nous honorons chaque année par depetites ou grandes initiatives. Nous avonsdonc lancé un programme de volontariat.Nos collaborateurs donnent de leur tempspour des projets et des travaux d’intérêtgénéral. Ils peuvent également dispenserdes cours d’économie à des écoliers.Une chose est sûre : si les bénévolesd’Ernst & Young donnent beaucoup,ils reçoivent en retour énormément despersonnes qu’ils aident.Rapport annuel 2012


67-Communauté« Sans l’aide des bénévoles d’Ernst & Young,il m’aurait fallu au moins deux jours de pluspour remettre l’alpage en état. »Peter Böni, paysan d’alpage dans la commune d’Amden,au-dessus du Lac de WalenstadtFerme d’alpage à AmdenLes citadins à l’alpage« Expérience de la montagne » et« Activités sportives », tels sont lesmots clés avec lesquels le site Internetde l’Office de tourisme d’Amden,dans le canton de Saint-Gall, vanteses attraits. Peter Böni (33 ans),paysan d’alpage, tient une fermedans ce village de 1600 âmes perchéau-dessus du Lac de Walenstadt – etce n’est pas l’exercice physique qui luimanque ! En particulier, ses 60 bœufsGalloway ne lui laissent pas de répit.Des animaux certes inhabituels pourla région, mais à l’époque, il voulaitquelque chose de « spécial ». « Ils sontparticulièrement robustes », précisele paysan. Après l’hiver rigoureux,les pâturages étaient couverts debranches et les clôtures de l’alpageétaient endommagées. « La neige atout détruit. » L’engagement des bénévolesde Zurich est arrivé à pointnommé. Du matin au soir, 80 collaborateursd’Ernst & Young ont fendudu bois, nettoyé l’alpage et reconstruitles clôtures. Ils ont même proposéleur aide à un voisin du paysan. PeterBöni se réjouit : « C’était tout simplementsuper ! »Rapport annuel 2012


68-CommunautéEngagement en faveur de la Fondation « St. Jakob » de ZurichTravail en équipe : du salé au sucréCela a l’air tout simple et pourtant :former des croissants, ça s’apprend.Grâce aux précieuses instructions desexperts, les bénévoles d’Ernst & Youngont réussi à satisfaire aux exigencesde qualité des boulangers de la Fondation« St. Jakob ».Car sa renommée, cette entreprisezurichoise la doit avant tout à sesproduits de boulangerie extralargeset façonnés à la main. Le pain, lapâtisserie et la confiserie sont livrésà ses quatre filiales mais aussi àdivers autres établissements gastronomiqueset prestataires à Zurich.La production fait partie du domaineGastronomie de la Fondation. Lesbénévoles du monde des affaires ontégalement fait leurs preuves lors dela préparation de sandwichs et autresviennoiseries. Et qu’y a-t-il de mieuxque se partager une bonne tresse aubeurre pour clore une journée de travailqui a débuté aux aurores !65 professionnels et 100 employésen atelier protégé, pour la plupart despersonnes handicapées psychiques oumentales, travaillent dans le domaineGastronomie sous la houlette de DieterKoller. Hôtelier-restaurateur de formation,Dieter Koller considère le programmede volontariat comme unebonne chose : « Il contribue à sensibiliserla collectivité aux besoins despersonnes souffrant d’un handicap. »« Le programme de volontariatattire l’attention sur notre travail,ce que nous saluons. »Dieter Koller, responsable du domaine Gastronomie de laFondation « St. Jakob »Rapport annuel 2012


69-Communauté« Nous devons employer les bénévoles demanière utile. Cela signifie certes un surplusde travail, mais cela en vaut la peine. »Martin Lähner, responsable du domaine Services de la Fondation« St. Jakob » et ergothérapeutePrestations de services :s’emballer pour l’emballageLe voile sur les sacs du St-Nicolas deZurich est enfin levé ! Tous les ans pourla St-Nicolas, la Fondation « St. Jakob »livre plus de 10 000 de ces sacs – l’unedes plus grandes manufactures desacs en jute à Zurich. Rien que dansles prestations de services, la fondationd’utilité publique emploie 160 collaborateurs,dont 140 souffrent d’unhandicap psychique ou mental. Lapalette des prestations est vaste,comme l’explique Martin Lähner(50 ans), responsable du domaine :il y a entre autres l’emballage, l’archivagenumérique, la menuiserie etle tissage; avec 70 %, le taux d’autofinancementest très élevé, le resteprovient de subventions cantonales.« Lorsque nous retroussons nosmanches, tout s’emballe » est le slogandu prestataire. Les quelque 40 collaborateursbénévoles d’Ernst & Youngl’ont vite vérifié : la journée entières’est passée sous le signe de l’emballage.« En période de stress, une telleaide est particulièrement bienvenue »,affirme Martin Lähner. Il a spécialementapprécié que les invités d’un« autre monde » aient engagé un réeldialogue avec les collaborateurs. Ilespère aussi en retirer un effet marketing: « Notre œuvre est le fruit denotre travail. »Rapport annuel 2012


70-Communauté« Les collaborateurs d’Ernst & Youngse sont engagés à fond, tout a marchécomme sur des roulettes. »Christoph Teuscher, responsable de l’entretien des parcs publicset des espaces verts de la ville de Berne, secteur estService des espaces verts de la ville de BerneLa pelle et la pioche sur les pentes de l’AarChristoph Teuscher doit admettre avecun sourire bienveillant qu’il a étéplutôt impressionné par les « bureaucrates» comme il les appelle. On nepouvait en effet pas savoir à l’avancecomment les douze collaborateursd’Ernst & Young allaient manier pelles,balais et râteaux sur les sentiers longeantles coteaux bernois de l’Aar.C’est un travail éprouvant sur le planphysique. Les jardins anglais fontpartie des espaces verts de la capitalesuisse qui compte 132 parcs publics,640 zones vertes, 95 aires de jeu,3 cimetières et près de 2000 petitsjardins entretenus et conçus par lesServices des espaces verts de la villede Berne, sous la direction deChristoph Schärer. Il y a toujours àfaire et pas assez de temps. Pasétonnant que l’aide proposée par lesbénévoles d’Ernst & Young a été plusqu’appréciée par Christoph Teuscheret ses 30 collaborateurs qui entretiennentle secteur est de la ville.Rapport annuel 2012


71-Communauté« Young Enterprise Switzerland » (YES)Les enseignants ont la cotePas facile de passer d’auditeur àpédagogue – et encore moins du jourau lendemain ! Les collaborateursd’Ernst & Young qui souhaitent s’investirdans le cadre du programmede formation « Young EnterpriseSwitzerland » (YES) doivent commencerpar retourner eux-mêmes surles bancs de l’école. Dans les coursd’introduction, les bénévoles apprennentcomment expliquer de manièreludique à des élèves de primaire ousecondaire les principes de l’économiede marché sociale ou l’utilisationcorrecte de l’argent. Un défi passionnantpour les bénévoles comme pourles élèves. « C’est incroyable de voirquelle influence les bénévoles ont surles élèves. Ils sont tout ouïe en présenced’un représentant d’entreprise »,confie Noémie Sasse. Agée de 25 ans,elle travaille depuis quelques annéesdéjà pour l’organisation d’utilité publiqueYES et elle a formé de nombreuxbénévoles. Actuellement YES est présentedans 165 classes en Suisse et lenombre ne cesse de croître. Des jeuxde rôle pour les 14 à 15 ans leur permettantde réussir leurs entretiensde candidature font également partiedu répertoire YES classique. « Notreobjectif est de donner aux élèves unaperçu de l’entrepreneuriat en complémentde l’enseignement scolaire »,explique Noémie Sasse.« Nos cours intègrent l’expérience desactifs, ils sont de véritables modèlespour les élèves. »Noémie Sasse, membre de la direction de YESRapport annuel 2012


73-A propos de ce rapportErnst & Young Suisse considère la gestiondurable comme faisant partie intégrantede la conduite de l’entreprise. Elle constitueune condition essentielle au succès à longterme sur le marché. Cela s’applique nonseulement aux prestations fournies à sesclients, mais aussi à sa propre organisation.Dans ce contexte, Ernst & Youngsouhaite communiquer de manière aussitransparente et comparable que possiblesur ses objectifs et performances. C’estpourquoi ce rapport axé sur le développementdurable a été établi pour la premièrefois sur la base des lignes directrices dela « Global Reporting Initiative » (GRI).La GRI est une organisation à but non lucratif regroupantplusieurs groupes d’intérêt. Elle met à disposition desentreprises et autres organisations une base systématiquepour leur rapport sur le développement durable. Elle offreainsi un cadre permettant de mieux comparer et comprendreles informations publiées relatives aux performances économiques,sociales et écologiques.Application des principes de reportingde la GRI : vérifiée et confirméeCe rapport annuel 2012 répond aux exigences des lignesdirectrices G3.1 de la GRI au niveau d’application B+ ens’appuyant sur l’index du contenu GRI publié sur Internet.La GRI l’a vérifié et confirmé le 11 octobre 2012 (voirpage 74). L’index du contenu indique de manière détailléeà quel endroit du rapport sont publiées des données relativesau profil de l’entreprise ainsi qu’à l’approche de gestionet aux performances dans les domaines suivants : Economie(EC), Environnement (EN), Emploi, relations socialeset travail (LA), Droits de l’homme (HR), Société (SO)et Responsabilité du fait des produits (PR).Concentration sur l’essentielDans le présent rapport, Ernst & Young Suisse s’est concentréesur les aspects déterminants pour une gestion d’entreprisedurable : tous les indicateurs GRI ont fait l’objet d’unexamen systématique afin de déterminer si leurs contenusétaient essentiels pour le reporting d’Ernst & Young sur ledéveloppement durable. A cet effet, tous les aspects deperformance GRI ont été attribués à un chapitre correspondant.Dans le cadre d’un atelier de travail, l’importance,c’est-à-dire la pertinence décisionnelle des contenus, a étéévaluée aussi bien en fonction de parties prenantes externesque d’un point de vue interne de l’entreprise. Cet atelierde travail a reposé sur les questions-tests du point « Déterminationdu caractère essentiel » des lignes directrices dela GRI concernant le reporting sur le développement durable.Les thèmes essentiels aussi bien à l’externe qu’en interneconstituent le cœur des chapitres du présent rapport, alorsque les thèmes qui se sont avérés intéressants de l’un ou del’autre point de vue seulement, occupent une place moindre.Les indicateurs GRI qui font partie des aspects considéréscomme essentiels sont traités dans la mesure où les donnéescorrespondantes étaient disponibles.EtendueLe présent rapport porte sur l’exercice 2011/2012d’Ernst & Young SA en Suisse. Le rapport contient égalementdes informations contextuelles sur les activitésde l’organisation mondiale d’Ernst & Young. La nature etl’étendue des données publiées sont conformes aux lignesdirectrices de la GRI, dans la mesure où les informationsnécessaires étaient disponibles. Ernst & Young Suisse ademandé une confirmation externe des informations GRIpubliées (voir pages 76 – 77).Rapport annuel 2012


74-Rapport annuel 2012


75-Publications« Targeting transparency »Les entreprises suissesintègrent de plus en plus lesprincipes du développementdurable dans leurs activitéscommerciales. Notre étudemontre où elles se situenten comparaison internationale.Disponible en allemandet en anglais.Six tendances clés enmatière de développementdurable en entrepriseLe développement durableest déjà une réalité pourde nombreuses entreprises.Ce rapport montre quellessont les nouvelles tendanceset comment ce thème importantprend de l’ampleur.Disponible en français eten anglais.« Can the market economyfunction without environmentaltransparency? »La libre économie de marchérepose sur la transparenceet l’information. Il est impératifd’intégrer les impactsenvironnementaux dans lesystème des prix. Disponibleen anglais uniquement.« How do companiesdo business in a carbonconstrainedworld? »Ce rapport traite des conséquencespour les entreprisesd’un monde sous contraintecarbone. Il lance aussi despistes de réflexion sur commentles sociétés peuvents’y préparer. Disponible enanglais uniquement.« Nachhaltigkeitsthemen beiImmobilieninvestitionen »Cette analyse montre quele développement durabledans le secteur de l’immobilierest bien plus qu’unesimple question de prestige.Il s’agit désormais d’un facteurpris en compte pour lefinancement. Disponible enallemand uniquement.« Cleantech-matters:Global competitiveness »Dans ce rapport, vous trouverezdes articles de fondsur les différentes facettesdu marché des technologiespropres ainsi que des prisesde position des leaders mondiauxd’Ernst & Young. Disponibleen anglais uniquement« Growing beyond: the cleantechgrowth journey fromproduct development toglobal market leadership »Quels sont les pièges à éviteret quelles sont les recettes dusuccès ? Des CEO de sociétéscleantech partagent leursexpériences pour franchir lepas sur le chemin de la croissance.Disponible en anglaisuniquement.« Cleantech matters:moment of truth for transportationelectrification »Résultats de la rencontred’entrepreneurs et de visionnairessous l’égide des Centresmondiaux d’Ernst & Youngpour les cleantech, les énergieset les services industriels,ainsi que de l’automobile.Disponible en anglaisuniquement.Rapport annuel 2012


76-Rapport d’assuranceindépendantRapport annuel 2012


Rapport annuel 201277-Rapport d’assuranceindépendant


78-Partners Ernst & Young SuisseA-Alton John, ZurichAmhof Roger, ZurichB-Bächler Rolf, ZurichBachmann Daniel, BerneBauer Thomas, BâleBergmann Arthur, GenèveBludzien Laurent, GenèveBlumer Andreas, ZurichBodenmann Andreas, ZurichBourne Jonathan, Zurich*Böttinger Bernhard, ZurichBrotzer Thomas, ZurichBrülisauer Peter, ZurichBrun Jürg, ZurichBucher Viktor, ZougBürgy Dominik, ZurichButner Troy J., Zurich*C-Caccia Stefano, LuganoCardinaux Pierre-Alain, LausanneCassidy John, Zurich*Castagna Cataldo, ZurichChiomento Bruno, ZurichChristen Edgar, ZougChristen Heinrich, ZurichCoats Peter, ZurichCornelius Kevin, GenèveD-Dalla Torre Michael, BâleDauwalder Peter, ZurichDelaloye Pierre, LausanneDesponds Jérôme, GenèveDolensky Christoph, BâleDunant Olivier, GenèveDuncan Scott, GenèveE-Edey Brian, ZurichErrico Robin, ZurichF-Faske Michael Wilhelm, ZurichFawer Patrick, BâleFehr Rico, ZurichFlochel Patrick, ZurichFuchs Stefan, ZurichG-Gantenbein Affrunti Susanne, GenèveGeier Rolf, ZurichGentsch Daniel, ZurichGerber Reto, BerneGirard Jean-Marc, GenèveGoldberg Adlai Todd, ZurichGröli Martin, ZurichGrundler Jvo, ZurichH-Haagmans Stephan, ZurichHamberger Bernhard, ZurichHausmann Rainer, ZurichHawkins Mark, GenèveHenzen Barbara, ZurichHildebrandt Michael W., LausanneHofer Reto, ZougHofstetter Willy, ZurichHuber Markus Frank, ZurichHull Howard R., GenèveHuwyler Thomas, ZurichJ-Jaeger Hans-Joachim, ZurichJones Nigel, Zurich*K-Khan Iqbal, ZurichKlopfenstein Philip, BâleKobelt Ferdinand, BerneKoch Bernadette, BerneKohler André Dylan, ZurichKrapf Roger, St-GallKuhn Stephan, ZurichL-Lee Andrew Calvin, Zurich*Loetscher Andreas Christian, ZurichLüthi Thomas, ZurichLutz Georg, ZurichM-MacCabe Bernard S., BâleMartin Daniel, ZurichMattes Martin, ZurichMehta Pramit, ZurichMichel Christoph, ZurichMiolo Alessandro, ZurichMitchell Craig, ZurichMosca Mario, GenèveMüller Jürg, BâleMüller Roger, ZurichMuller Stéphane, GenèveN-Nösberger Thomas, BerneO-Ohlund Eric, ZurichOppliger Bruno, ZurichOppliger Markus, ZurichP-Patusi Bruno, ZurichPrisco Paolo, BâleRapport annuel 2012


79-R-Reid Stuart Andrew, ZurichRiesen Michael, ZurichRobinson Philip, ZurichRösch-Rütsche Stefan, BâleRoth Patric, ZurichRöthlin Christian, ZurichRöthlisberger René, ZurichRuprecht Roland, BerneRyser Marc, ZurichS-Salvatore Adriana, ZurichSaner Hanspeter, BerneSauber Thomas, ZurichSchaller Patrik, ZurichSchaub André, BâleSchibler Christian, ZurichSchlaeger Marc, ZurichSchmid Stefan Marc, BerneSchneider Thomas, ZurichSchüpfer Urs, BâleSchwaller Patrick, BerneSchweizer Markus Thomas, ZurichSiegrist Louis, ZurichSills Mike, GenèveSimonin Karen, Genève (New York)Soguel Christian, ZurichStaehlin Walo, BerneStalder Marcel, ZurichStenz Thomas, ZurichStucker Jürg, ZurichStuder Martin, ZurichV-Vermeulen Phil, ZurichVreeswijk Johann C. P., LuganoW-Walker Rolf, BerneWellinger Christoph, BâleWolter Hans-Jürgen, ZurichWüst Daniel, ZurichZ-Zaugg Daniel, ZurichZimmermann Philippe, ZurichZürcher Jürg, Bâle* Partners internationaux en SuisseT-Tattersall Chris, ZurichThalmann Vincent, GenèveToggwyler Andreas, GenèveSituation au 30.9.2012Rapport annuel 2012


80-ImpressumEditeurErnst & Young SAResponsableBirgit Pestalozzi,Marketing and External CommunicationsConceptErnst & Young SAConseil GRISustainserv GmbH, Zurich et BostonConception et réalisationInfel SA, ZurichTextesInfel SA, Sustainserv GmbH, Ernst & Young SA, Bioinspire meMise en pageSabine ReissnerPhotographiesRené Dürr, Zeljko Gataric, Hannes Thalmann, Ernst & Young, Valérie ThomaCrédits imagespour les pages 1, 13, 23, 35, 47 et 57 :Biomimicry Resource HandbookNaturefactorBois en fond d’images : noisetier communImpressionVogt-Schild Druck, DerendingenCommande/changement d‘adresseErnst & Young SAData OperationsCase postale, 8010 Zurich, SuisseFax +41 58 286 30 03GSABusiness-Support@at.ey.comNous accordons une grande valeur à l’égalité des sexes.Afin de faciliter la lecture des textes, parfois seule la forme masculineou féminine est employée dans ce rapport annuel. Ceci n’induit aucunediscrimination de l’autre sexe.Cette publication est aussi disponible en allemand et en anglais.Seule la version en allemand fait foi.© Ernst & Young SA, 2012Toute reproduction, même partielle, n’est autorisée qu’avec mentionexpresse de la source. Ernst & Young demande alors qu’il lui soit transmisun exemplaire justificatif.


Ernst & YoungAssurance | Tax | Transactions | AdvisoryA propos d’Ernst & YoungErnst & Young est l’un des leaders mondiaux dans lesdomaines de l’audit, de la fiscalité, des transactionset du conseil. Nos 167 000 collaborateurs, répartisdans le monde entier, partagent les mêmes valeurs etun engagement inébranlable en faveur de la qualité.C’est en aidant nos collaborateurs, nos clients et lescommunautés auxquelles nous appartenons à donnerle meilleur d’eux-mêmes que nous faisons la différence.Ernst & Young désigne l’organisation mondiale dessociétés membres d’Ernst & Young Global Limited(EYG), chacune d’entre elles étant une entité juridiqueséparée. EYG, société britannique à responsabilitélimitée par garantie, ne fournit pas de prestations auxclients.En Suisse et au Liechtenstein, Ernst & Young SA estl’une des premières sociétés d’audit et de conseil. Avecses 2100 collaborateurs répartis sur 11 sites, ellepropose également des services dans les domaines de lafiscalité et du droit ainsi qu’en matière de transactionset de comptabilité. Pour de plus amples informations,rendez-vous sur notre site Internet www.ey.com/ch© 2012 Ernst & Young SATous droits réservés.SRE 1012-039ED noneneutralImpriméNo. 01-12-934974 – www.myclimate.org© myclimate – The Climate Protection Partnership

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