L a Grande Duchesse de Gérolstein - Cité de la Musique

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L a Grande Duchesse de Gérolstein - Cité de la Musique

LUNDI 11 JANVIER – 20HJacques OffenbachLa Grande-Duchesse de Gérolstein - ExtraitsOpéra bouffe sur un livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy - Version de concertKammerorchesterbaselTheaterchor BaselHervé Niquet, directionAnne Sofie von Otter, la Grande-Duchesse (mezzo-soprano)Agata Wilewska, Wanda (soprano)Norman Reinhardt, Fritz (ténor)Rolf Romei, Prince Paul (ténor)Karl-Heinz Brandt, Baron Puck (ténor)Christoph Homberger, Général Boum (ténor)Coproduction Céleste Productions - Les Grandes Voix, Salle Pleyel.Fin du concert vers 21h45.La Grande Duchesse de Gérolstein | Lundi 11 janvier


lundi 11 janvierSynopsisActe IDans un campement de soldats, vers 1720. Le général Boum s’est allié au baron Puck,précepteur de la Grande-Duchesse de Gérolstein, pour empêcher leur jeune souveraine(elle a vingt ans tout juste) de prendre un favori. Venue passer les troupes en revue,la Grande-Duchesse tombe amoureuse de Fritz, un simple fusilier qu’elle nomme généralen chef et à qui elle confie le sabre de son père, pieuse relique…Acte IIAu palais de Gérolstein, Fritz fait un retour triomphal après avoir battu l’ennemi en quatrejours seulement et… en le grisant. Mais il ne comprend pas les avances pourtant appuyéesde sa souveraine et celle-ci, piquée, se joint à Boum, Puck et au prince Paul (son fiancé officiel)pour conspirer contre lui.Acte IIIAu premier tableau, dans une chambre du palais, la Grande-Duchesse n’est pas insensibleau charme du baron Grog, le chaperon du prince Paul. Cependant, elle renonce à faireassassiner Fritz et se contente de perturber la nuit de noce de ce dernier, qui vient d’épouserla cantinière Wanda. Le général en chef reçoit pour mission… d’aller se faire rosser par unmari trompé !Au deuxième tableau, dans le camp militaire du premier acte, Fritz se voit rétrogradé aurang de simple soldat. La Grande-Duchesse, qui a épousé le prince Paul par dépit, veut fairedu baron Grog son général en chef mais, découvrant que celui-ci est marié, c’est finalementà Boum qu’elle remet le panache tant convoité. « Quand on n’a pas ce que l’on aime, il fautaimer ce que l’on a », conclut, philosophe, Dorothée de Gérolstein, tandis que le chœurcommente : « C’est imprévu mais c’est moral ! »3


L’apogée de l’opéra bouffe offenbachienLa Grande-Duchesse de Gérolstein se situe dans la période la plus glorieuse de la carrièrede Jacques Offenbach. Après avoir fondé en 1855 le Théâtre des Bouffes-Parisiens etporté le genre de l’opérette aux dimensions d’un véritable opéra avec Orphée aux Enfers(1858), celui que Rossini surnommait le « petit Mozart des Champs-Élysées » connaît unextraordinaire succès en convertissant à la musique lyrique, à partir de 1864, le Théâtredes Variétés, jusque-là spécialisé dans le vaudeville.La Belle Hélène, créée à la fin de 1864, réunit tous les ingrédients du succès : un livret deMeilhac et Halévy (qui écrivent pour la première fois ensemble pour Offenbach),une troupe au savoir-faire comique indéniable et un couple vedette composé deJosé Dupuis (1833-1900) et d’Hortense Schneider (1822-1920), deux artistes capables desusciter l’enthousiasme du public.En février 1866, Barbe-Bleue renouvelle le triomphe de La Belle Hélène. Dans cetouvrage – injustement oublié de nos jours –, Offenbach, Meilhac et Halévy se livrent à uneéblouissante satire du pouvoir et Hortense Schneider, dans le rôle de la bergère Boulotteintroduite malgré elle dans le grand monde, confirme son statut de diva.Pour sa troisième pièce aux Variétés, Offenbach songe d’abord à un livret oriental (Le CalifeHarun al-Rachid) avant de se décider pour un sujet mettant en scène les petites coursallemandes du XVIII e siècle et dont l’héroïne est plus ou moins calquée sur Catherine II deRussie. L’œuvre doit être créée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1867. Avec sonopportunisme habituel, le musicien a tout prévu : pour les touristes « ordinaires » quiferont le voyage dans la « moderne Babylone », il fait jouer à partir de l’automne 1866 auThéâtre du Palais-Royal La Vie parisienne et pour les têtes couronnées qui rendront visite àNapoléon III, il imagine cette Grande-Duchesse de Gérolstein qui renvoie aux souverains uneimage certes peu flatteuse mais dont l’impitoyable lucidité est masquée par la verve de lapartition, l’esprit du livret et surtout par le charisme et la sensualité d’Hortense Schneider.Quelque peu modifié par les censeurs impériaux, l’opéra-bouffe tant attendu est créé avec ungrand luxe de mise en scène le 12 avril 1867, douze jours après l’ouverture de l’Expositionuniverselle. « C’est la parodie de la dernière raison des peuples et des rois, la parodie ducanon, du plumet, de l’habit brodé, de la majesté de la guerre et de la majesté du boudoir »,écrit le critique du Temps. L’accueil est quelque peu mitigé le premier soir car la réussite dupremier acte ne compense pas tout à fait les faiblesses des deux actes suivants. Offenbach,en opérant aussitôt coupures et modifications, parvient à trouver un point d’équilibrequi permet à l’ouvrage d’entamer une carrière très fructueuse. Napoléon III vient voir lespectacle dès le 24 avril, et sera suivi par Thiers, Bismarck et par tous les souverains envisite à Paris (du tsar Alexandre III au vice-roi d’Égypte). En septembre 1867, Halévy notedans son journal à propos d’Hortense Schneider : « Ah, si elle voulait écrire ses mémoiressous ce titre : M lle Schneider pendant l’Exposition de 1867… Je ne répondrais pas de laconvenance du livre, mais je répondrais de son originalité. »4


lundi 11 janvierDès mai 1867, la version allemande de l’ouvrage est créée à Vienne et, très vite, l’œuvre estapplaudie dans le monde entier, dans toutes les langues. The Grand Duchess of Gerolsteinest même joué en juin 1869 chez les mormons, à Salt Lake City ! Ce succès s’est maintenujusqu’à nos jours, contrairement à bien d’autres pièces d’Offenbach. Cela s’explique tantpar la qualité d’une partition parsemée de morceaux vite devenus célèbres (« Ah ! quej’aime les militaires », « Voici le sabre », « Dites-lui »), où alternent grâce et bouffonnerie,que par la satire du pouvoir et de l’armée magistralement brossée par Meilhac et Halévy.Qui plus est, contrairement à La Belle Hélène par exemple, la noirceur de ce tableau n’estpas atténuée par la célébration de l’amour : celui qui lie Fritz et Wanda est sans relief etla Grande-Duchesse est bien incapable d’aimer. Ce dernier personnage, du reste, est l’undes plus complexes parmi ceux imaginés par Offenbach et il peut être interprété de biendes façons. Raillerie féroce de la « guerre en dentelles » lorgnant du côté de Voltaire, LaGrande-Duchesse de Gérolstein apparaît paradoxalement (et sans qu’il soit besoin d’unequelconque « modernisation ») d’une extraordinaire actualité.Jean-Claude Yon5


Anne Sofie von OtterNée en Suède, Anne Sofie von Otter a étudiéavec Vera Rózsa à la Guildhall School deLondres. En 1982, elle rejoint l’Opéra de Bâleoù elle se fait remarquer en tant qu’interprètede Mozart et de Strauss et se lance ensuitedans une carrière internationale qui duremaintenant depuis plus de 20 ans. Elle estparticulièrement célèbre pour soninterprétation d’Oktavian dans Le Chevalierà la rose, un rôle qu’elle a non seulementenregistré avec Bernard Haitink pour EMImais également chanté à Stockholm, Munich,Chicago, Covent Garden, Paris, Vienne,New York et au Japon. Elle a remporté denombreux succès personnels dans les plusimportants opéras d’Europe. Elle a chantédans l’Orfeo de Gluck à Genève puis dansune nouvelle production d’Alceste mise enscène par Bob Wilson et dirigée parSir John Eliot Gardiner au Théâtre duChâtelet, enregistrée en CD et DVD. Elle aété Sesto dans La Clémence de Titus et dansGiulio Cesare ainsi que Clairon dans Capricciode Strauss. Elle a interprété le Compositeurdans Ariane à Naxos, Néron dansLe Couronnement de Poppée de Monteverdiau Festival d’Aix-en-Provence et Ottaviadans la même œuvre au Théâtre desChamps-Élysées, théâtre qui a égalementété le lieu de ses débuts dans Xerxes deHaendel et dans Thésée de Lully. Son retourau Festival de Drottningholm en Suède aété marqué par un autre rôle haendélien,celui de Ruggiero dans Alcina. Le Festivalde Glyndebourne a quant à lui vu ses débutssur scène dans le rôle de Carmen. À l’OpéraRoyal de Stockholm, Anne Sofie von Otter aajouté à son répertoire le rôle de Concepcióndans L’Heure espagnole de Ravel. Récemment,elle a rencontré un vif succès dans le rôled’Orphée dans une nouvelle production deMats Ek. La mezzo-soprano a effectué sonretour à l’Opéra de Genève dans l’ambitieuxrôle de Didon des Troyens de Berlioz dans Theater de Hanovre auprès de Christianeune nouvelle mise en scène de Yannis Kokkos. Iven. En 2005, elle obtient son diplôme etEn 2008-2009, elle a fait ses débuts au fait ses débuts à l’opéra dans le rôle de laTheater an der Wien dans The Rake’s Progress Reine de la nuit (La Flûte enchantée) de Mozart,sous la direction de Nikolaus Harnoncourt. qu’elle a notamment chanté au Théâtre deElle a également été Waltraute dans Nordhausen, à Osnabrück et à Lüneburg.Le Crépuscule des dieux de Wagner à l’Opéra Elle chante également des oratorios,de Stockholm puis au Festival d’Aix-en-Provence se produit dans des concerts de gala etsous la direction de Sir Simon Rattle. donne des récitals de chant, à la KammeroperEn concert, elle est retournée à Los Angeles du Château de Rheinsberg, au Festival Haendeldans une nouvelle production d’Œdipus rex de Göttingen, au Festival de Musique dumise en scène par Peter Sellars et dirigée Schleswig-Holstein et au Wratislavia Cantans.par Esa-Pekka Salonen. Elle est partie en Depuis la saison 2006-2007, la soprano esttournée avec le Concerto Copenhagen membre de l’Ensemble du Théâtre de Bâle.dirigé par Lars Ulrik Mortensen pour chanter Elle a ainsi interprété Ninette dans L’AmourBach ainsi qu’avec Les Arts Florissants des trois oranges de Prokofiev, Blonde dansdirigés par William Christie pour chanter de L’Enlèvement au sérail de Mozart, Mi dansla musique baroque française. On a pu Le Pays du sourire de Lehár, Karin dansentendre l’été dernier au Festival d’Aix-en- Les Larmes amères de Petra von Kant deProvence où elle a repris le rôle de Waltraute Gerald Barry. En 2008-2009, Agata Wilewskadans Le Crépuscule des dieux. Cette saison, a non seulement été Musette danselle chante La Grande-Duchesse de Gérolstein La Bohème de Puccini mais aussi Euridiceà Bâle, Vienne et à Paris avant de partir en dans la reprise d’Orfeo de Monteverdi ettournée à travers l’Europe avec le Concerto Sœur Constance dans les Dialogues desCopenhagen afin de chanter le programme carmélites de Poulenc. Elle chantera à Bâlede son dernier disque consacré àdans La Calisto de Cavalli en mai 2010.Jean-Sébastien Bach. Anne Sofie von Ottercollabore avec Deutsche Grammophon Norman Reinhardtdepuis 1985 et peut aujourd’hui s’enorgueillir Le ténor américain Norman Reinhardt estd’une importante discographie personnelle. diplômé du prestigieux Houston GrandAvec Bengt Forsberg, elle a enregistré de Opera Studio. Il remporte notamment lesnombreux disques de lieder et de musique Metropolitan Opera National Councilde chambre qui ont été récompensés. Plus Auditions en 2001 et 2003 et il est finalisterécemment est paru son disque hautement de la Eleanor McCollum Competition àacclamé et récompensé Terezín/Theresienstadt Houston en 2004. Lors des saisonsenregistré avec Bengt Forsberg et Daniel précédentes, il a chanté Brighella dansHope, recueil de musique de films et Ariane à Naxos au Teatro Real de Madrid,d’œuvres musicales composées par des Tamino dans La Flûte enchantée à l’Opéramusiciens emprisonnés dans le camp de du Colorado, Alfredo dans La Traviata àconcentration de Theresienstadt.l’Opéra National de Lille, Ferrando dansCosì fan tutte à l’Opéra d’Israël, un rôle qu’ilAgata Wilewskaa également chanté au Festival de Santa FeAgata Wilewska est née à Gdansk en Pologne. à l’été 2007, où il s’est aussi produit dansElle étudie à la Hochschule für Musik und Platée. D’autres interprétations incluent6


lundi 11 janvierErnesto dans Don Pasquale à l’Opéra duColorado, Jaquino dans Leonore au TeatroReal de Madrid, Belmonte dansL’Enlèvement au sérail à l’Opéra Lyrique deBoston et Fenton dans Falstaff à l’Opéra deSanta Fe. La saison dernière, NormanReinhardt est retourné au Grand Opéra deHouston en tant que Bénédict dans Béatriceet Bénédict et Lysander dans A MidsummerNight’s Dream. Il a également chanté le rôlede Ferrando à l’Opéra du Colorado. Pourcette saison, il a signé un contrat avec l’Opérade Leipzig, où il chante notamment Evandredans Alceste et Froh dans L’Or du Rhin.Rolf RomeiRolf Romei a étudié le chant à Winterthur etKarlsruhe ainsi que, depuis 1997, avecNicolai Gedda. Il a remporté de nombreuxprix et concours et possède un largerépertoire de concert. De 1996 à 1999,il a travaillé pour le Théâtre de Saint-Gall,où il s’est produit dans Une nuit à Venise,Le Barbier de Séville et dans la première deStichtag de Daniel Fueter. De 2002 à 2004,le ténor a fait partie de l’Ensemble duThéâtre d’Augsbourg, où il a chanté lesrôles de Don Ottavio, Fenton de Falstaff,Don Ramiro de La Cenerentola, Narrabothde Salome et Walther von der Vogelweidede Tannhäuser. Il a par ailleurs été l’invitédu Théâtre de Berne pour Martha et a faitses débuts à l’Opéra de Stuttgart et auFestival d’Édimbourg dans Alcina.Il a également chanté au Théâtre deDarmstadt dans Zar und Zimmermann(Albert Lortzing) et Enrico (ManfredTrojahn) ainsi qu’à la Deutsche Oper amRhein de Düsseldorf dans Le Retour d’Ulyssedans sa patrie de Monteverdi. Au Théâtred’Oldenbourg, il a interprété le rôle-titre deTitus, Belmonte dans L’Enlèvement au sérail,Nemorino dans L’Élixir d’amour et Andresdans Wozzeck. À Bâle, il a récemmentchanté le Chevalier dans les Dialogues descarmélites de Poulenc et Dionysos dansDrei Frauen de Wolfgang Rihm.Karl-Heinz BrandtLe ténor allemand Karl-Heinz Brandt étudiele chant à la Musikhochschule de Detmoldet achève ses études en assistant auxmasterclasses de René Jacobs,Max van Egmond et Erika Köth. Karl-HeinzBrandt est engagé par le Stadttheaterd’Aix-la-Chapelle et le Musiktheater deGelsenkirchen dans la Ruhr. Outre les rôlesde Monostatos, Pedrillo et le rôle-titred’Albert Herring de Britten, il chante Daviddans Les Maîtres chanteurs de Nurembergde Wagner. De 1993 à 1998, il est invité pardivers opéras et festivals. De plus, c’est unchanteur de concert et d’oratorios trèsrecherché en Allemagne et à l’étranger,particulièrement en tant qu’Évangélistedans les Passions et les cantates de Bach.Depuis 1998-1999, il est membre de l’Ensembledu Théâtre de Bâle, où il chante dans denombreuses productions, dont des mises enscènes de Herbert Wernicke, sur desmusiques de Bach, Heinrich Schütz etHaendel. Son « fou de Dieu » dans BorisGodounov et son Dr. Siedler dans Im weissenRössl sont encore dans les mémoires.Au cours de la saison 2003-2004, il chantedans cinq différentes productions de Mozartà la Staatsoper de Hanovre. Outre sesnombreux rôles d’opéras, Karl-Heinz Brandtchante également des lieder. On a pu l’entendredans la Dichterliebe de Schumann dans uneversion spéciale avec l’acteur KlausBrömmelmeier. Il participe également à desproductions de L’Amour des trois oranges, DonCarlos, Zaïde-Adama (Mozart/Chaya Czernowin),Sekretärinnen (Franz Wittenbrink),L’Enlèvement au sérail, L’Orfeo, Carminaburana, ¡Pasión! (Calixto Bieito), Le Vaisseaufantôme, Lulu ainsi que de Madama Butterfly.Christoph HombergerNé à Zurich, Christoph Homberger aentamé une brillante carrière de chanteurd’oratorio et de concert, après des cours dechant lyrique avec Ruth Rohner et GöstaWinbergh. En tant que soliste, il a donné denombreux concerts dans les plus grandessalles du monde, comme le Wigmore Hall deLondres, la Tonhalle de Zurich, leConcertgebouw d’Amsterdam, le CarnegieHall de New York, le Musikverein de Vienne etla Salle Pleyel. Depuis qu’il a été découverten 1989 par Herbert Wernicke, ChristophHomberger est attiré par le mariage descomposantes scéniques et musicales. Iltravaille régulièrement avec de célèbresmetteurs en scène, auteurs de théâtre etmusiciens du monde entier. Ces productionsen étroite collaboration avec ChristophMarthaler, Herbert Wernicke, HansNeuenfels, Claus Peymann, Mauricio Kagel,Frank Castorf ainsi que Johan Simons l’ontmarqué de façon durable. Il se consacre deplus en plus à des projets expérimentauxsortant de l’ordinaire et crée des rôles quiallient la musique et le théâtre, le chant etle spectacle d’une manière tout à faitinédite. Par ses engagements au sein dediverses productions, il a été invité dans denombreux théâtres et opéras tels que laVolksbühne à Berlin, le Schauspielhaus àZurich, l’Opéra Bastille à Paris,la Staatsoper de Hanovre, La Fenice àVenise ainsi que dans les plus grandsfestivals, comme par exemple lesSalzburger Festspielen, les WienerFestwochen, le Berliner Theatertreffen etles Bregenzer Festspielen.7


Hervé NiquetAprès une formation complète declaveciniste, organiste, pianiste, chanteur,compositeur, chef de chœur et chefd’orchestre, Hervé Niquet fait ses premierspas en tant que chef de chant à l’OpéraNational de Paris en 1980. En 1987, il fondeLe Concert Spirituel avec lequel il exploredepuis lors les répertoires rares de l’époquebaroque, privilégiant le patrimoine français etses œuvres sacrées emblématiques(messes et motets de Charpentier, Lully,Gilles, Campra, Rameau, Colasse, Desmarest,Boismortier…), tout en s’attachant àressusciter les chefs-d’œuvre du théâtrelyrique français (Pigmalion de Rameau,Don Quichotte chez la Duchesse et Daphniset Chloé de Boismortier, Le Triomphe d’Irisde Clérambault, Médée de Charpentier,Callirhoé de Destouches, Sémélé de Marais,Proserpine de Lully, Andromaque de Grétry…).Mais passion ne rime pas avec exclusion :Haendel, Lorenzani, Purcell, Bach, Haydn,Gossec, Rigel, Philidor ou Mozart figurenteux aussi fréquemment aux programmesdu Concert Spirituel. En 2004, Hervé Niquetreçoit l’Edison Award pour son travailmusicologique et organologique avecLe Concert Spirituel sur la Water Music etles Fireworks de Haendel. Il dirige ceprogramme dans les plus grandes salles enFrance (Théâtre des Champs-Élysées,Festival de Radio France et Montpellier…)et à l’étranger : Parc du Retiro à Madrid,Victoria Hall de Genève, Festival de Musiquedu Rheingau, Kurhaus de Wiesbaden, Palaisdes Beaux-Arts de Bruxelles, Festival deFlandre, Concertgebouw d’Amsterdam,De Doelen de Rotterdam, Vredenburgd’Utrecht, Aichi Prefectural Art Theater andConcert Hall de Nagoya, Symphony Halld’Osaka, Opera City Concert Hall de Tokyo,et prochainement au Château de Versailleset en tournée en Espagne. Il est invité parde nombreux orchestres internationaux – tels Opéra-Comique, Capitole de Toulouse…). Il aque le Kanazawa Orchestra, le Sinfonia récemment dirigé le Requiem de Mozart etVarsovia ou encore le RIAS Kammerchor et le Te Deum de Philidor à la Salle Pleyel, àl’Akademie für Alte Musik qu’il dirige à la l’Opéra de Montpellier et à l’Arsenal dePhilharmonie de Berlin dans Le Messie de Metz avec la soprano Sandrine Piau etHaendel pour le concert du Nouvel An 2007 – Le Concert Spirituel. Citons également,et nationaux, comme l’Orchestre National entre autres faits marquants, la reprise endes Pays de la Loire, l’Orchestre de version de concert du King Arthur, avecPoitou-Charentes, l’Orchestre de Nice, Susan Gritton, James Gilchrist et Andrewl’Orchestre Philharmonique de Radio France Foster-Williams au Théâtre des Champs-Élysées,ou encore l’Orchestre National de Montpellier au Barbican de Londres et à la Philharmoniequ’il dirige très régulièrement dans des de Luxembourg. Fin 2009, il dirige leprogrammes symphoniques et lyriques. Kammerorchesterbasel et la soprano AnneEn 2006, il crée un grand chœur symphonique Sofie von Otter dans La Grande Duchesserégional en Languedoc-Roussillon, avec de Gerolstein d’Offenbach à l’Opéra de Bâle.lequel il aborde des œuvres du répertoireromantique telles que Manfred de Schumann Kammerorchesterbaselou le Requiem allemand de Brahms. L’histoire du Kammerorchesterbasel (KOB)Si Hervé Niquet est régulièrement appelé à commence en 1984, lorsque de jeunesdiriger Berlioz, Haydn, Schumann, Mendelssohn, musiciens sortis de plusieurs conservatoiresOffenbach, Mozart, Beethoven, etc., il s’attache, suisses se sont retrouvés pour fonder undans une démarche similaire à celle qu’il ensemble autonome. Il s’agissait dès lemet en œuvre avec Le Concert Spirituel et le début de présenter des programmes d’unrépertoire baroque, à défendre le patrimoine choix exceptionnel réunissant musiquefrançais en faisant (re)découvrir les auteurs ancienne et musique contemporaine etfrançais oubliés du XIX e siècle et du début exécuté à un niveau professionnel de ladu XX e siècle tels que Lesueur, Verney, plus haute qualité. Ces efforts ont permisDelibes, Dubois, Paladilhe, Auber, Hérold, de renouer avec la tradition des deuxAbsil, Dalayrac, Boieldieu, Isouard… pour orchestres de chambre créés par Paul Sachern’en citer que quelques-uns. Passionné par (le Collegium Musicum Zürich et le Baslerles œuvres lyriques, il dirige l’Orchestre Kammerorchester). Ces derniers temps,National de Montpellier dans La Flûte le Kammerorchesterbasel a remporté deenchantée de Mozart et Orphée aux enfers vifs succès. Ses concerts avec les grandsd’Offenbach, et, plus récemment,chefs d’orchestre Christopher Hogwood,l’Orchestre National des Pays de la Loire Philippe Herreweghe, Ton Koopman,dans La Belle Hélène d’Offenbach à l’Opéra Giovanni Antonini, Paul McCreesh, Heinzde Nantes-Angers avec Stéphanie d’Oustrac Holliger, Umberto Benedetti Michelangeli,dans le rôle-titre. Il dirige également David Stern, et des solistes de renomméeL’Orfeo de Monteverdi à l’Opéra de Zagreb, internationale tels qu’Andreas Scholl,et, à la tête de l’Académie Baroque d’Ambronay, Emma Kirkby, Christian Tetzlaff, Renaudil monte en 2007 Le Carnaval et la Folie de Capuçon, Pieter Wispelwey, Steven Isserlis,Destouches, qui tourne à travers l’Europe Thomas Zehetmair, Giuliano Carmignola,(Festival d’Opéra de Sibiu, Opéra de Bucarest, Christophe Coin, Robert Levin, AndreasOpéra de Varsovie, Auditorium de Valladolid, Staier, Alexander Lonquich, Wolfgang8


lundi 11 janvierMeyer, Ruth Ziesak et Reinhold Friedrichont rencontré les faveurs d’un publicenthousiaste comme de la presse.En dehors de son cycle de concertsd’abonnement à Bâle et dans sa région,l’Orchestre a été invité à se présenter entreautres à la Tonhalle de Zurich, au KKL deLucerne, aux Settimane Musicali d’Ascona etau Festival Menuhin de Gstaad. Depuis leprintemps 2002, le violoniste Gidon Kremerinvite le KOB à participer à son nouveaufestival Les Muséiques à Bâle. La renomméedu KOB n’a cessé de croître en Suisse et elles’est étendue à de nombreux festivalsinternationaux. Au cours des saisons passées,le KOB a donné des concerts – entre autres –au Festival de Musique du Rheingau, auxBrühler Schlosskonzerte, à la Tonhalle deMunich, à l’Alte Oper de Francfort, auMozartfest de Wurtzbourg et au FestivalInternational du Lac de Constance. Le KOBexécute les œuvres de style baroque surdes instruments authentiques.Le Kammerorchesterbasel barock joue sousla direction de spécialistes du baroque degrand prestige tels que Paul Goodwin,Ton Koopman et Giuliano Carmignola.En 2004, les productions du KOB Baroqueculminent avec la première auditionconcertante de l’opéra Lotario de Haendelsous la direction de Paul Goodwin dans lecadre des Haendelfestspiele à Halle.Ce concert a rencontré un accueil enthousiasteauprès du public comme de la presse.Le KOB attache une valeur particulière àl’interprétation de la musique contemporaineet commande des œuvres, notamment auxcompositeurs suisses Dieter Ammann,Mischa Käser, Felix Profos, Andrea Scartazziniet Andréas Stauder. En 1999 l’Orchestres’est présenté pour la première fois sous ladirection de Christopher Hogwood.Cette coopération a révélé un enthousiasmeréciproque qui a valu à Christopher Hogwoodle poste de principal chef invité. Le célèbrelabel Arte Nova (Munich) a produit en 2001le premier CD de la série « KlassizistischeModerne » du Kammerorchesterbasel sousla direction de Christopher Hogwood.Le disque a été accueilli avec un grandenthousiasme, autant chez la presse quechez le public. Un second enregistrementavec Emma Kirkby et Christopher Hogwoodprésente des œuvres néoclassiques anglaises.Un troisième disque donne à entendre dela musique néoclassique sur fond italien(Casella, Malipiero, Stravinski) et un autre,paru en 2004, est composé d’œuvres deRichard Strauss et de Georges Bizet.Chaque année, un nouveau disque paraîtdans cette série. Enfin, ces dernières années,le KOB a poursuivi son travail avec les chefsd’orchestre Christopher Hogwood, GiovanniAntonini, David Stern et Paul McCreesh.Le KOB a fait ses débuts dans quelques-unsdes plus grandes salles et des plus prestigieuxfestivals européens : le Concertgebouwd’Amsterdam, le Festival de La Chaise-Dieu,Madrid, Bilbao, l’Accademia Nazionale diSanta Cecilia à Rome, la Philharmonie deCologne, le Konzerthaus d’Essen etBirmingham.Violons IAndrés GabettaFanny TschanzTamás VásárhelyiVincent DurandFabienne ThönenVerena GiovanazziVera LandtwingViolons IIMarianne AeschbacherIsabelle LadewigEva MiribungMatthias MüllerElisabeth KohlerNina CandikAltosBodo FriedrichMariana DoughtySalome JannerAnne-Francoise GuezingarVioloncellesHristo KouzmanovGeorg DettweilerChristine HuFernando GomesContrebassesStefan PreyerSven KestelFlûtesRegula BernathMatthias EbnerHautboisEdmund WorsfoldClarinettesEtele DosaGuido Stier9


BassonPovilas BingelisCorsOlivier DarbellayMark GebhartTrompettesSimon LillyAndrew HammersleyTromboneBeat FelderTimbalesKlaus MotzetPercussionsMarkus SchmiedGert BauerTheaterchor BaselLa réputation du chœur du Théâtre de Bâlea passé depuis longtemps la frontièrebâloise et gagné la considération desspécialistes et des critiques germanophones.Dirigé depuis plusieurs années par HenrykPolus, cet ensemble de 38 chanteurs etchanteuses professionnels, originaires deonze nations différentes, dépasse l’imagequ’offre habituellement un chœur d’opéra.Homogénéité et précision, puissanced’attaque et beauté du son, force d’expressionet plaisir de jeu, maîtrise du style et flexibilitéle caractérisent. Le répertoire est varié,s’étendant, au-dede l’opéra classique etromantique, au baroque, à l’opérette et à lamusique contemporaine. Le chœur duThéâtre de Bâle a également pu briller àmaintes reprises dans un genre généralementpeu représenté dans les théâtres, celui dela musique sacrée, ce qui lui a valu d’obtenirle « Bayerischer Theaterpreis » pour laproduction Actus Tragicus (mise en scèned’Herbert Wernicke) en 2001. Lors de la Bassessaison 2007-2008, le chœur a été plusieurs Martin Baumeisterfois sélectionné dans l’Opernwelt, revue Hendrik Köhlermusicale très réputée, pour le titre de Vladimir Vassilev« Chœur de l’année » ; on récompensaitainsi sa participation à la comédie musicaleOn the Town et à la production de Don Carlos(mise en scène de Calixto Bieito). Le Théâtrede Bâle a finalement obtenu en 2009 le titrede « Meilleure maison d’opéra » qui récompenseles meilleures scènes germaniques. Le chœurdu Théâtre de Bâle se produit régulièrementen concert. À l’automne 2008, il a participéen première mondiale à la cérémonied’ouverture du tournoi de tennis DavidoffSwiss Indoors, avant d’être invité unenouvelle fois pour d’autres manifestations àl’automne 2009. En août 2009, il a donnéI Pagliacci en version concertante dans lecadre du Menuhin Festival Gstaad. En plusdes activités d’ensemble, de nombreuxmembres du chœur se produisent commesolistes au Théâtre de Bâle, sur d’autresscènes et dans des salles de concerts.SopranosEva BuffoniEwa BurskaKarin HellmichMonika NollAltosSvetlana KorneevaNaoko Horii-KaethnerSachiko WatanabeTénorsIngo AndersPiotr HoederConstantin Rupp10


Salle Pleyel | L’Art de la voixDU samedi 23 janvier AU lunDI 7 juinSAMEDI 23 JANVIER, 20HDIMANCHE 30 MAI, 16HVENDREDI 4 JUIN, 20HHenry PurcellKing ArthurLes Talens lyriquesChristophe Rousset, clavecin, directionCéline Scheen, Judith Van Wanroij, sopranosPascal Bertin, Emiliano Gonzalez-Toro,hautes-contreDavid Lefort, Magnus Staveland, taillesChristophe Gay, Douglas Williams, bassesOlivier Simonet, récitantClaudio MonteverdiLe Couronnement de PoppéeLes Arts Florissants, chœur et orchestreWilliam Christie, directionDanielle de Niese, PoppeaAnna Bonitatibus, OttaviaPhilippe Jaroussky, NeroneMax Emanuel Cencic, OttoneRobert Burt, ArnaltaLudwig van BeethovenConcerto pour piano n° 2Béla BartókLe Château de Barbe-BleueOrchestre Philharmonique de Radio FrancePhilippe Jordan, directionFrançois-Frédéric Guy, pianoPetra Lang, JudithPeter Fried, Barbe-BleueMARDI 9 FÉVRIER, 20HVENDREDI 12 FÉVRIER, 20HDIMANCHE 14 FÉVRIER, 13HMARDI 1 er JUIN, 20HPiotr Ilitch TchaïkovskiEugène OnéguineLUNDI 7 JUIN, 20HRobert SchumannGenovevaGeorg Friedrich HaendelGiulio CesareLes Arts FlorissantsWilliam Christie, directionCecilia Bartoli, CleopatraAndreas Scholl, Giulio CesareNathalie Stutzmann, CorneliaPhilippe Jaroussky* (9 et 12 février), SestoChristophe Dumaux, TolomeoRachid Ben Abdeslam, NirenoUmberto Chiummo, AchilaAndreas Wolf, Curio* Sauf le 14 févrierOrchestre National du Capitole de ToulouseChœur du Capitole de ToulouseTugan Sokhiev, directionGarry Magee, OnéguineDaniil Shtoda, LenskyAnna Kiknadze, OlgaMikhaïl Kolelishvili, GrémineEduard Tsanga, Zaretski, Le CapitaineCoproduction Orchestre National du Capitole deToulouse, Salle Pleyel.Orchestre National de LyonChœur de l’Orchestre de ParisJun Märkl, directionAnne Schwanewilms, GenovevaMatthias Goerne, SiegfriedMatthias Klink, GoloBirgit Remmert, MargaretheDidier Bouture, Geoffroy Jourdain, chefs dechœurCoproduction Orchestre National de Lyon, Salle Pleyel.Salle PleyelPrésident : Laurent BayleNotes de programmeÉditeur : Hugues de Saint SimonRédacteur en chef : Pascal HuynhRédactrice : Gaëlle PlasseraudCorrectrice : Angèle LeroyMaquettiste : Bénédicte SørensenStagiaires : Laure Lalo et Nicolas DeshoulièresImprimeur FOT | Imprimeur BAF | Licences : 1027391, 1027392, 1027393Les partenaires média de la Salle Pleyel

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