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Bordeaux magazine n°366 - Juillet - Août 2009

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N°366 JUILLET - AOÛT <strong>2009</strong>www.bordeaux.frUN ÉTÉBORDELAISLA SOLIDARITÉ, C’EST SIMPLE COMME UN COUP DE FIL


EN IMAGESBORDEAUX3VU ÀVinexpo vient de s’ouvrir : les professionnels venusdes quatre coins du monde se retrouvent au Parc desexpositions pour travailler et anticiper l’évolution dece secteur économique si important pour <strong>Bordeaux</strong>.La fête bat son plein ce 21 juin et, comme cette jeune femme, onen oublie le monde autour pour se laisser envahir par la musique.<strong>Bordeaux</strong> et son maire accueillent les nouveauxhabitants : ils sont 2 553 de plus depuis le moisde mars, bienvenue à eux !


4SOMMAIRE366JUILET - AOÛT <strong>2009</strong>6 > rencontreMichel CorajoudLe visage des quaisCelui qui fut le maître d’œuvrede l’ouverture de la ville versson fleuve évoque ces annéesd’intenses bonheurs.20 > seniorsLa solidarité, c’est simplecomme un coup de fil...C’est une première :des bénévoles de tous âgessont mobilisés pour maintenir,durant les grandes vacances, unlien avec les habitants les plusvulnérables.22 > entreprendreLe marché desCapucins : dix ans déjàRénové et modernisé, le plusgrand marché de <strong>Bordeaux</strong> vitune nouvelle jeunesse, attirantde nouveaux commerçants,une clientèle de plus en plusdiversifiée et… des touristes.12 > événementL’été à <strong>Bordeaux</strong>L’été, on se baigne à <strong>Bordeaux</strong> : plage,piscines, sports nautiques offrent autantd’occasions de nager, de se bouger et des’amuser au bord de l’eau.Pour acompagner au mieux cette saisonestivale, la Ville se mobilise.Dans les quartiers, sur les quais, au muséeou au théâtre, de nombreuses activités ouanimations vous attendent.24 > sécuritéBrigade équestre :la force tranquilleIls sont huit aujourd’hui àparcourir la ville à cheval età veiller à la tranquillité publique :la police montée bordelaiseremplit sa mission de maintien del’ordre. Elle établit également unlien spécial avec les habitants.25 > rayonnementFranchir les frontièrespour s’affranchirdes préjugésCet été, quinze jeunes de la villeisraélienne d’Ashdod sont reçuspar des jeunes Bordelais del’association des centresd’animation.26 > idées de saisonLe marathon glacéUn parcours glacé et sucré !8 > 9 > 10 Brèves de ville11 En direct du conseil municipal29 Quartiers de <strong>Bordeaux</strong>30 > 31 Expressions des élus28 > l’œil bordelaisLa grosse clocheC’est au XV e siècle qu’a étéaccrochée pour la première foisune cloche sur la porte Saint-Éloi.Magazine d’information de la mairie de <strong>Bordeaux</strong> 33077 <strong>Bordeaux</strong> Cedex Tél. : 05 56 10 20 30 – Tirage : 163000 exemplaires imprimés sur papier recyclé –Directeur de la publication : Ludovic Martinez – Rédacteur en chef : Charles-Marie Boret – Coordination et secrétariat de rédaction : Sylvie Blanc – Rédacteurs :Benjamin Bardel, Sylvie Blanc, Cécilia Crivelli, Valérie Déchaut-Geneste, Maryvonne Fruauff, Karine, Emmanuel de Lestrade, Nathalie Vallez, Marion Sauvagnac– Réalisation agence@spherepublique.fr – Crédits photo : Thomas Sanson – Édition-publicité : Sphère Publique. Tél. : 05 56 44 34 20 –Distribution : Adrexo – Dépôt légal : 3 e trimestre <strong>2009</strong>.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> est imprimé sur papier recyclé et recyclable pour peu que vous le mettiez dans le container ou la poubelle adaptés.DISPONIBLE ÉGALEMENT EN BRAILLE ET EN CASSETTE AUDIO : 05 56 10 22 10<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


ÉDITO5“La crise,et après ?”entendre les analystes et prévisionnistes économiques, les feuxÀ passent peu à peu du rouge à l’orange. Puissent-ils dire vrai :nous sortirons de la crise à la fin de cette année, courant 2010, personnene peut aujourd’hui le dire précisément.Même si les effets, à <strong>Bordeaux</strong>, sont moindres qu’ailleurs, nous savonsque le chômage va augmenter. Je pense d’abord à nos concitoyens quiy sont confrontés et j’ai mobilisé nos services (Mission locale, Maisonde l’emploi, PLIE…) pour les aider et assister les plus fragiles.Cette crise doit nous faire prendre conscience que recommencer aprèscomme avant, c’est aller dans le mur. Elle nous contraint à inventertrès vite, non seulement de nouvelles règles financières mais aussi,plus proche de nous, un nouveau modèle de développement. Ne nousméprenons pas : il va nous falloir vivre autrement, nous déplacer enprivilégiant les transports en commun et les modes doux (vélo, marche…); aménager nos territoires pour mettre un terme à l’étalementurbain ; construire des bâtiments qui produisent autant d’énergiequ’ils en utilisent ; économiser les ressources non renouvelables ;réapprendre la sobriété.La croissance verte est désormais une nécessité pour l’avenir de laplanète, bien sûr, mais aussi pour notre économie nationale etlocale.L’investissement crée de l’emploiPrenons l’exemple à <strong>Bordeaux</strong> de nos projets d’écoquartiers. Ils vontrespecter les normes écologiques en matière de construction, limiterles temps de déplacement mais ils vont aussi produire de l’activitééconomique pour les entreprises. Construire, c’est investir et, nousle savons bien, ce sont les investissements qui créent de l’emploi.Les collectivités publiques ont, en la matière, un grand rôle à jouer.Elles sont donneuses d’ordre pour nombre de réalisations. Chaquefois que nous décidons de construire un équipement public – uneécole, une crèche, une salle de spectacle, un stade – nous rendonscertes un service à l’usager mais ce sont aussi autant d’entreprises etde corps de métier qui vont avoir de l’activité pendant plusieurs mois.C’est encore plus vrai s’agissant de grandes infrastructures et je suisheureux de constater que mes efforts portent leurs fruits pour faireavancer les grands dossiers, tels que la mise à 2X3 voies de la rocadeou la ligne à grande vitesse (LGV).Et puisque l’été est une période de repos, devacances, de ressourcement, je vous souhaite depasser, à <strong>Bordeaux</strong> – où les activités sont nombreuses– ou ailleurs, un été serein et actif.Alain JuppéMaire de <strong>Bordeaux</strong><strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


6RENCONTREMichel CorajoudLe visage des quaisAprès dix ans passés à arpenter la rive gauche dela Garonne, Michel Corajoud met un point final àl’aménagement des quais. Celui qui fut le maîtred’œuvre de l’ouverture de la ville vers son fleuveévoque ces années d’intenses bonheurs.Entre fierté et baby-blues, rencontre.Le miroir d’eau, c’est lui, les pistescyclables sur les quais, c’estlui, la rambarde qui longe laGaronne, c’est encore lui, lespelouses, les arbres, les fleurs entreles pavés, c’est toujours lui. Lui, c’estMichel Corajoud et son équipe, à laquelleil rend toujours hommage quand il parleidées et concrétisation. Alors que vientd’être inauguré le Parc des sports Saint-Michel qui met un point final à dix annéesde travaux, Michel Corajoud évoque, avecune pointe de nostalgie dans la voix, cesannées de challenge mais aussi de communionavec les Bordelais. Architectepaysagisteinstallé à Paris, il avoue ne pas“connaître <strong>Bordeaux</strong> dans ses moindresrecoins. Mais, plusieurs fois par semaine,pendant dix ans, il a arpenté sans relâcheles quais. Seule façon selon lui de s’imprégnerdu décor, d’imaginer la manièredont les habitants vont pouvoir investir leslieux. C’est de cette façon qu’il a pu proposerun aménagement, qui se fond dansle contexte historique et naturel, sans quen’apparaisse de manière évidente la marquede l’architecte ou du paysagiste.« Finalement, il faut être vieux pour avoirfait ça, confesse Michel Corajoud. Je n’aiplus les problèmes d’ego du débutant.Aujourd’hui, quand je dessine un projet, jepasse plus de temps à enlever des choses, à éviterle bavardage pour me concentrer sur l’essentiel.Le résultat ne doit pas montrer que j’existe ».Pour autant, son nom est entré dansl’histoire contemporaine de la ville.Avec le miroir d’eau, <strong>Bordeaux</strong> a désormais« sa tour Eiffel » pour reprendre lacomparaison de son maire et ça, c’estestampillé Corajoud. Une marque defabrique qui remporte un succèsinternational : pas un touriste quine reparte sans sa photo pieds nusJ’AI TOUJOURSENSEIGNÉ À MESÉLÈVES QU’IL FAUTAVOIR LA CURIOSITÉPOUR TOUT CE QUIENTOURE LE LIEUSUR LEQUEL ILSDOIVENT ŒUVRER.”<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


RENCONTRE7à <strong>Bordeaux</strong>…Si vous étiezUNE RUE…Les quais bienévidemment.UN MONUMENT…Le Grand Théâtre,le seul que j’ai eu letemps de visiter.UN PLAT…À chaque fois que jeviens à <strong>Bordeaux</strong>, jeprends peu le temps dedécouvrir la gastronomie.Toutefois, je déjeunetoujours sur les quais etc’est poisson au menu.UNE PERSONNALITÉCONTEMPORAINE…Alain Juppé pour laconfi ance qu’il m’atémoignée.Michel Serres pournotre vieille amitié.UNE SAISON…Deux en fait,le printemps pourla douceur et l’étépour la chaleur.UNE BOISSON…Alors pour ça, j’ai prisun peu le temps et jecommence à connaîtreles <strong>Bordeaux</strong>, surtoutles Graves.Je suis plutôt vin blanc,mais fi nalement un bonvin rouge réussit à meconvaincre.UNE ESCAPADE…Pas très original peutêtre,mais c’est le longdes quais comme lesBordelais, le dimanche.UN SOUVENIR…Il est forcément lié àl’aménagement desquais. Au tout débutdes travaux, quelquesdames, propriétairesd’appartements situésquai des Chartrons,s’inquiétaient de la futureprésence d’arbres le longdes façades. Elles quiétaient habituées à voirla Garonne, avaient peurde perdre leur paysage.Quand les arbres ont étéplantés, leur attitude acomplètement changé.Elles se sont mises àappeler régulièrementà l’agence pour toutconnaître sur les espèceset m’ont presque fait lereproche de ne pas enavoir planté assez !UN REGRET…Peut-être que quelquesmétiers d’œuvre m’aientéchappé concernantla dernière partie del’aménagement desquais.UNE DEVISE…Pas une devise, maisune éthique plutôt.Pas de certitudes,mais plutôt une lignede conduite qui me placedéfi nitivement du côtédes choses du réelet non pas dans leconcept.dans les deux centimètres d’eau ; mêmeles nouveaux mariés prennent désormaisla pose au cœur de ce lieu parfois perdudans un doux brouillard. Forcément, cesuccès lui fait chaud au cœur, et il l’exprime: « Mais plus que l’intérêt que lesBordelais portent à cette réalisation, c’estl’ampleur que cela a pris qui me surprend. Jesuis encore étonné de voir à quel point on aréussi à capter leur attention, à leur fairequitter, le temps d’une balade, la rue Sainte-Catherine pour venir sur les quais. Ce transfertavec autant de plaisir, de fidélité, c’est là queréside ma plus grande satisfaction au boutde dix ans. »Peut-être est-ce son parcours et une approchesingulière du métier de paysagiste quiont fait que Michel Corajoud a su trouverles astuces et les idées pour se fondre dansla beauté de cette architecture très XVIII esiècle, tout en étant dans l’air du temps.Diplômé des Arts Déco, formé dans desagences d’architectes, il poursuit sonapprentissage du métier en enseignant àl’École du Paysage de Versailles. « J’ai toujoursenseigné à mes élèves qu’il faut avoir lacuriosité pour tout ce qui entoure le lieu sur lequelvous devez œuvrer. À <strong>Bordeaux</strong>, j’ai certainementfait l’erreur de ne pas m’intéresser à la rive droite.Après tout, c’est elle que l’on regarde quand onse promène rive gauche ! J’aurai certainementdû aussi prendre davantage en compte l’activitésur la Garonne. Je trouve le fleuve un peu mort,c’est dommage. »Éternel insatisfait Michel Corajoud ouperfectionniste toujours en questionnement? Toujours est-il qu’aujourd’hui,il se sent triste, comme abandonné. Ilconfie avoir le <strong>Bordeaux</strong>-blues : « Je voisd’autres gens qui prennent des initiatives pour<strong>Bordeaux</strong>, c’est dans l’ordre des choses. Maisbien évidemment, ne plus être dans le coupm’attriste, j’ai laissé beaucoup de moi dans ceprojet », regrette-t-il.Alors, il reprend ses activités parisienneset poursuit ses interrogations sur lafeuille blanche. Paraîtra ainsi très prochainementHorizon Paysage chez ActesSud, un recueil de ses principaux articles…Une façon de prolonger un peu la magiebordelaise. ∏<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


BRÈVES DE VILLE9Émulationnautiquede <strong>Bordeaux</strong>Le « huit seniors » de l’Émulationnautique de <strong>Bordeaux</strong>a décroché la médaille debronze lors des dernierschampionnat de Franced’aviron.Vélo-taxisen ville<strong>Bordeaux</strong> possède un nouveauservice de transportécologique en centre-villerapide et économique : surappel, Cycloville embarqueles personnes qui le souhaitentpour faire des courses,se rendre chez des amis ousimplement se balader.Équipés d’une coque enplastique, ces tricycles àdeux places disposentd’une assistance électriquepour soulager les musclesdes conducteurs.Renseignez-voussur cycloville.comFeu vert pour le« tourne à droite »Pour la première fois en France, la Ville de<strong>Bordeaux</strong> expérimente officiellementdepuis quelques semaines le « tourne àdroite » au feu rouge sur sept carrefours de laville. Dans le cadre du code de la rue lancé enseptembre 2007, laVille s’est engagée àfaciliter la pratique duvélo en ville et à sensibiliserles usagers àun meilleur partage dela rue.Pour bien comprendre lefonctionnement de cettenouvelle signalisation etconnaître les carrefoursconcernés, rendez-voussur bordeaux.frL’été bordelaissera rock !Après le titre de champion de foot, celuide la ville la plus rock de France?Le 31 juillet, elle affrontera Clermont-Ferrand pour le titre de ville la plus rockde France lors d’une grande joute musicale.Vous pouvez soutenir les troisartistes bordelais sélectionnés, AdamKesher, Magnetix et Kid Bombardos,qui se produiront sur la scène du festivalFnac Indétendances, en envoyantun mail à communication@rockschoolbarbey.com.Pour l’heure, découvrezl’album de Loko, chanteur bordelaisrévélé grâce à sa reprise d’Hallelujah etBordelune, qui sera en tournée tout aulong de l’été sur les scènes de la région,avec son troisième album Ma fleur dumal masterisé à <strong>Bordeaux</strong>.BRÈVESIls partentavec nousTous les étés, 64 000 animauxsont abandonnés. Pouréviter ces abandons et bienorganiser les vacances de nosanimaux de compagnie, lesite ilspartentavecnous.orgvous donne quelques cléstrès utiles.Lutter contrele cancerAgir Cancer Gironde proposede récupérer les bouchonsen liège dans despoints de collecte et dereverser l’intégralité de leurvente à l’Institut Bergoniéde <strong>Bordeaux</strong>.Infos surwww.agircancergironde.comVillesconnectéeset durables<strong>Bordeaux</strong> accueillera les 8et 9 juillet prochains le ClusterGreen and Connected Cities,animé par Acidd et GrenobleÉcole de Management, pourcréer, expérimenter et fairevivre des initiatives innovanteset opérationnelles pour laville durable et connectée.Les membres se retrouverontpour un atelier de travailautour des éco centres, nouveauxdispositifs et lieuxurbains de mutualisation et deformation pour les e-activitésdédiées au développementdurable.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


10BRÈVES DE VILLEBRÈVESGrand Prixcycliste de<strong>Bordeaux</strong>Le vendredi 28 août <strong>2009</strong> à20 h, sera lancé au cœur dela ville la 3 e édition du GrandPrix cycliste professionnelinternational de <strong>Bordeaux</strong>pour 60 tours, soit 100 km.Pour partager la magie desgrandes courses à vélo, descoureurs et le directeur duTour de France seront présentset dès 17 h, le publicpourra profiter des animationsplace Gambetta.Les pompiers mènent le balLe 13 juillet, aura lieu la 7 e édition du Bal des pompiers de la Benaugesur le parvis du centre de secours. La caserne de la Benauge est une desseules en France à proposer un bal-concert. C’est un événement gratuit,en plein air, au bord de la Garonne et ouvert à tous. Il y en a pour tous lesgoûts : l’affiche annonce de belles rencontres musicales mêlant rock, électroen passant par le zouk, le reggae et leska. Gamy, Les Caméléons, Zapata’sBlood, DJ Flow… Ils seront tousprésents ! Sans oublier les stands tenuspar les pompiers qui proposerontboissons, frites et sandwichs ! Cettesoirée festive est accompagnée d’unetombola où de nombreux lots sont àgagner ainsi que d’une vente deT-shirts. Venez nombreux !L’État soutientle tramwaySuite à l’appel à projet lancépar le Meeddat, <strong>Bordeaux</strong>bénéficiera d’une subventionde 42,6 millions d’euros pourfinancer la troisième phasedu tramway, qui comprendl’extension des lignes A, B, Cet la création de la ligne D.Cet été,je me protègeDepuis 2003, la Ligue contre le Cancer,le CHU de <strong>Bordeaux</strong> et de nombreuxpartenaires mettent en place unecampagne de prévention des risques solaires en Aquitaine :« Le soleil n’aura ni ma peau, ni mes yeux ! Je me protège… »,Ce projet a pour but de sensibiliser les personnes les plusexposées au soleil : les enfants, les jeunes et les personnestravaillant en extérieur.Retrouvez tous les conseils et un point précis sur les bons réflexes surbordeaux.fr.RentréesolidaireDès le 15 juillet, HandicapInternational propose le KitPlio, un lot de dix protègelivresdisponible dans tousles magasins et papeteries.Pour chaque vente, 1 eurosera versé pour le financementdes actions de l’associationsur le terrain.TÉLEXz L’association FRANCE ALZHEIMER GIRONDE assure une permanence d’accueil, d’écoute, de soutien et d’information, chaque premiermardi du mois, à l’Athénée municipal, de 14 h 30 à 16 h 30. z L’Orchestre de la musique municipale laisse la place à L’ORCHESTRED’HARMONIE DE BORDEAUX qui, depuis 1907, offre au public bordelais des rencontres musicales conviviales et festives. Toutesles dates sont sur bordeaux.fr z LE GIAA (le Groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes) fête ses soixante ans au servicedes déficients visuels. La délégation aquitaine propose notamment l’apprentissage adapté de l’informatique ou encore l’accèsà une bibliothèque sonore. Toutes les infos sur www.giaa.org ou au 05 56 31 48 48. z Bravo à la société CRISTALINE qui a offertgratuitement un camion de bouteilles d’eau aux Bordelais de Caudéran, soumis à l’interdiction préventive de consommer del’eau courante. z BATEAU-EXPO : dans le cadre du Festival européen des arts et sciences à voile, le voilier centenaire Hulda feraétape à <strong>Bordeaux</strong>, entre Stockholm et Istanbul, du 9 au 28 juillet. Il exposera à bord les œuvres du peintre Ilhan Koman, dont laparticularité est de démontrer des phénomènes scientifiques, et animera des ateliers pour enfants.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


EN DIRECT DU CONSEIL MUNICIPAL11Préventionpour lesvacancesLe Conseil local de sécuritéet de prévention de la délinquance(CLSPD) mis en placepar la mairie, en partenariatavec le Conseil dépar tementalde prévention, met enplace, par le biais du dispositif« Ville Vie Vacances »,des actions de préventionpendant les vacances scolaireset les temps périscolaires.Le budget municipalaffecté à ce dispositif est de78 535 euros. Tout au longde l’année, le CLSPD met enœuvre différentes actionsconcrètes autour de la préventiondes addictions, l’aideaux victimes, la préventionde la violence, l’accès audroit et à la citoyenneté, laprostitution et les jeunes enerrance.Bicrossaux AubiersPour répondre à la demandedes habitants du quartier,la Ville a décidé de réaliserune extension de la piste debicross des Aubiers, quipermettra de compléter lastructure pour les sportifsconfirmés et de faciliterl’accueil des débutants. Lecoût de l’opération s’élèveà 71 488 euros hors-taxes.Compte tenu de l’intérêt duprojet, le soutien financierde la fondation d’entreprisela Française des Jeux, leconseil régional d’Aquitaineet le conseil général de laGironde a été sollicité.Cohésion socialePour prolonger la dynamique d’accompagnementet d’innovation dans les quartiers autravers du Contrat Urbain de Cohésion Sociale,la Ville a signé une convention d’objectifs avec l’État,au travers de l’Agence nationale pour la cohésionsociale (ACSE), assortie d’une enveloppe de489 195 euros qui permettra de soutenir denombreuses initiatives. Parallèlement, la Caf, deson côté, soutiendra plusieurs projets à hauteurde 88463 euros, soit au titre du Fonds d’accom pagnement du contrat enfance jeunesse en zoneurbaine sensible (FACEJ ZUS), soit au titre du Contratd’action familiale et sociale territorial (CAFST).Cesfinancements viendront compléter la participationde la Ville d’un montant de 422 084 euros.« Bastide Niel » : bilan validéDans le cadre de la création de la Zac « Bastide Niel », le conseilmunicipal a approuvé le bilan de la concertation, menée depuisdeux ans, sur l’aménagement d’un écoquartier de 30 hectares,entre le quai des Queyries et l’avenue Thiers. Cette concertation(trois visites de terrain, deux soirées de groupes detravail, deux rencontres de synthèse, cinq publications, deuxsites internet, deux réunions pour la rue Hortense) a associéhabitants, associations locales et institutions.Soutien aux associationsLe centre Jean Vigo Événe ments, les Clowns Stéthos copes,Vélo Cité, Danse avec Nous, Soho Music et Alifs (Associationdu lien inter culturel familial et social) ont reçu une subventionglobale de 22 000 euros.EN DIRECTBibliothèquerénovéeLe conseil municipal a validéle projet de réhabilitationde la bibliothèque pluridisciplinaire,située 125 coursAlsace Lorraine, qui estestimé à 43 000 euros. Leslocaux, aujourd’hui vétusteset inadaptés, seront réaménagésselon des critères dedéveloppement durable.L’Université de <strong>Bordeaux</strong>remboursera la sommeversée par le biais d’un fondde concours d’un montantéquivalent.Lecture pourmalvoyantsUn service de lecture auprèsdes usagers malvoyants seraassuré pendant la fermeturede la bibliothèque Mériadeck.Sept agents mu nicipauxproposent des permanencesà l’antenne de l’Unionnationale des aveugles etdes déficients visuels, 12 ruede Cursol, à raison d’unedemi-journée par semainejusqu’au 30 septembre.Pour suivrele FilLa mise du Fonds d’interventionlocal (Fil) se poursuit :treize associations de<strong>Bordeaux</strong> Nord, du centrevilleet de Saint-Michel-Nansouty-Saint-Genès ontbénéficié de 28 575 euros desubventions pour des projetsliés à des petites manifestationsculturelles, àl’achat de matériel logistiqueou vidéo.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


L’été, on se baigne à <strong>Bordeaux</strong> : plage, piscines, sports nautiques offrent autantd’occasions de nager, de se bouger et de s’amuser au bord de l’eau. Pouraccompagner au mieux cette saison estivale, la Ville se mobilise. Les effectifssont renforcés, les horaires d’ouverture allongés et de nouveaux équipementscomplètent la carte des activités. 7 jours sur 7, y compris le 14 juillet et le15 août, il y aura toujours au moins un plan d’eau ouvert dans la ville.Sur les berges du Lac,les grandes manœuvresont commencé en juinpour préparer le site.Nettoyage des algues sur la zone debaignade, ajout de sable si nécessaire,installation de sanitaires, de doucheset des pontons, analyses de l’eau(renou velées ensuite régulièrementchaque semaine) : les services municipauxsavent ce qu’ils ont à faire car cetteplage, bien connue des Bordelais, a étécréée il y a une vingtaine d’années. « LaVille investit régulièrement pour la rendretoujours plus sûre et attrayante, expliqueMarianne Deloubes, la responsabledu service des piscines. Depuis deux ans,des pontons en bois délimitent la zone debaignade (54 X 35 m) et facilite la circulationdes baigneurs. Et l’été dernier, des jeuxpour enfants et des tables de pique-nique ontété installés. »Ces améliorations sont très appréciéesdes Bordelais de tous quartiers, qui n’hésitentplus à venir en famille passer unebonne partie de la journée au bord duplan d’eau creusé à la fin des annéessoixante. Vincent Ravaux, le chef de postepour la seconde année consécutive, évoquel’ambiance bon enfant qui règne toutl’été. « En moyenne, 200 baigneurs fréquententgratuitement le site chaque jour avec despointes les jours de très beau temps. Nous sommesjusqu’à quatre surveillants de baignadeentre 11 h et 19 h pour veiller à ce que tout sepasse bien. » L’ambiance est très bonneavec un important brassage de population.Le matin, les nageurs arrivent lespremiers, suivis des familles à l’heure dudéjeuner. Puis, les jeunes prennent la relèvedans l’après-midi.Au total, ce sont plus de 12 500 personnesqui, fin août, auront bénéficié de cetteplage urbaine et des animations proposéestous les après-midi entre 14 h et 18 h,en partenariat avec les clubs nautiquesdu Lac (voile, canoë-kayak, sauvetageaquatique…).<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


13à <strong>Bordeaux</strong>Cet engouement n’enlève rien aux quatrepiscines bordelaises. Cinq même,puisque à Judaïque, Grand Parc, Galinet Tissot s’ajoute, pour l’été, la piscinedécouverte de Stéhélin (Caudéran).« C’est une piscine très agréable qui reste tropméconnue, observe Marianne Deloubes.Cet été, les usagers y bénéficieront d’un solariumet de transats. Par contre, c’est la seulepiscine où l’eau n’est pas chauffée. » Un plusles jours de grande chaleur !Au classement des piscines les plusappréciées des Bordelais, c’est bien évidemmentJudaïque qui détient la palmede la plus forte fréquentation avec prèsd’une entrée sur deux en période estivale(17 000 environ sur les 37 000 comptabiliséesdans les cinq piscines), probablementen raison de son emplace menttrès central et de la diversité de son offrede loisirs dans un monument historique,classé pour sa très belle architecture dudébut du XX e siècle : un bassin de 50 mdécouvrable, un bassin de 25 m couvert,une pataugeoire, un toboggan, un spa…Les trois autres n’ont rien à lui envier :Le Grand Parc et Tissot ont été entièrementréhabilitées ces dernières annéeset Galin offre une vue imprenable surles coteaux de la rive droite.Cinq piscines, c’est plus qu’assez poursatisfaire la très forte demande desBordelais. « Nous procédons cet été à 75 recrutementssaisonniers pour élargir au maximumles plages horaires d’ouverture en jouant surla complémentarité des bassins, annonceMarianne Deloubes. Ainsi, leur jour defermeture hebdomadaire diffère et ellesalternent pour garantir une ouverturematinale. » 10 h, c’est la meilleure heurepour nager tranquille avant que la grandecohorte des baigneurs n’arrive pours’offrir bains de soleils – chaque piscineest désormais équipée d’un solarium –et plongeons rafraîchissants.Pour obtenir toutes les informationssur les horaires et les tarifs :Tél. : 05 56 10 27 62ou bordeaux.fr<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


14à <strong>Bordeaux</strong>Question à…ARIELLE PIAZZA, MAIRE-ADJOINTE EN CHARGEDE LA JEUNESSE, DES SPORTSET DE LA VIE ÉTUDIANTEVous promettez un étéactif à <strong>Bordeaux</strong> :que va-t-il se passer ?Cette année, la Ville semobilise encore davantagepour accompagner lesBordelais dans leursactivités sportives ou leursloisirs : les effectifs sontrenforcés, les horairesd’ouverture allongés et denouveaux équipementscomplètent la carte desactivités. Cette organisationest un premier pas versl’objectif que nous noussommes fixé : ouvrir lespratiques sportives à toutesles couches de la société.Pour cela, la Ville peu àpeu devient de plus enplus présente et opératrice,pendant les mois d’été,avec le Parc des sportsSaint-Michel, la plainedes sports à <strong>Bordeaux</strong> Lac,le Quai des sports ouencore l’opération Bus-Plage. En clair, nous nousdonnons les moyensde passer de bonnesvacances, ensemble.Les 60 hectares de la partie nord du Lac de <strong>Bordeaux</strong> offrent, outre la baignade,de nombreuses autres possibilités de loisirs aquatiques pendant tout l’été. LeCentre de voile et l’Émulation nautique sont sur le pont pour de nombreuses formulesde stages juniors et seniors, chaque semaine, en voile (dériveurs, catamarans,planches à voile), aviron et canoë-Kayak. Le matériel est également disponibleen utilisation libre pour ceux qui peuvent se lancer seuls dans le grandbain.Renseignements : Cercle de voile de <strong>Bordeaux</strong> (05 57 10 60 35), Émulation nautique de <strong>Bordeaux</strong>(05 56 50 70 60 – 06 28 80 51 32). Stages du lundi au vendredi pour enfants (8 ans pour la voileet le canoë, 12 ans pour l’aviron) de 9 h à 17 h avec demi-pension, et pour adultesde 18 h à 20 h.Lacanau, Lège-Cap ferret, le Porge ou Hostens ? Le bus-plage reprend la route du30 juin au 27 août et propose aux jeunes Bordelais de 12 à 20 ans et aux famillesqui accompagnent un enfant de passer la journée à la plage pour deux euros seulement.Pour en profiter, c’est très simple : il suffit de se procurer une carte Bus-Plage nominative dans les points relais près de chez vous.Renseignement au service jeunesse et vie associative de la mairie :05 56 10 34 00 et 05 56 10 27 78 ou sur bordeaux.frL’été, quand les golfs touristiques augmentent leurs tarifs, le golf municipal de<strong>Bordeaux</strong> Lac baisse les siens pour favoriser la découverte par tous d’une disciplineà l’image toujours très élitiste. Initiations gratuites de deux heures et stages tousniveaux de trois ou quatre jours (deux heures quotidiennes, matériel fourni)connaissent généralement un beau succès. Sur plus de six kilomètre chacun, jolimentarborés et bien aérés, les deux parcours de la Jalle et des Étangs offrent demagnifiques promenades dans un écrin vert savamment entretenu.Avenue de Pernon, tél.: 05 56 50 92 72. Horaires d’été : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, le samedi etle dimanche de 7 h 30 à 20 h, y compris les jours fériés. Enfants à partir de 8 ans.2 parcours de 18 trous, 1 practice de 28 box, 2 putting green et un parcours école de 6 trous.Tarif parcours : 23 € la semaine et 29 € le week-end pour un 9 trous ;33 € en semaine et 43 € le week-end pour un 18 trous.23 € pour tous les parcours, tous les jours après 16 h.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


15à <strong>Bordeaux</strong>Des équipements et des animationssportives ouverts à tous, en accès libre :c’est le principe du Quai des Sports, uneinitiative lancée en 2008 et qui a remportéun franc succès. Fort de cette expérience,il revient cet été sur le Parc dessports Saint-Michel avec encore plusd’initiations et de découvertes.Plusieurs dizaines de milliers de Bordelais,plus de cinq cents par jour, sont venusl’année dernière près du H14 s’initier etpratiquer une multitude de disciplines.L’opération est donc reconduite cetteannée et prend même une nouvelleampleur. Non seulement, elle durera deuxfois plus longtemps (du 17 juillet au 15août), mais elle bénéficiera surtout desinstallations inaugurées il y a quelquessemaines dans le tout nouveau Parc dessports Saint-Michel (voir <strong>Bordeaux</strong> Magazined’avril <strong>2009</strong>). Le site connaît déjà un énormesuccès que le Quai des Sports devraitencore conforter : fronton, terrain de basketet de football, aire sablée, piste de roller…Tous les équipements seront utiliséspar des animateurs sportifs de la Ville etdes éducateurs d’une trentaine de clubsbordelais. Un village des sports et desstructures gonflables complèteront le dispositif.Gratuitement et sans inscriptionpréalable, toutes les générations pourrontdécouvrir une multitude de sports. Parcontre, les groupes et centres de loisirsdisposeront de créneaux horaires surréservation. Une perspective dont seréjouit Philippe Vermeulen, directeur dela maison de quartier Chantecler : « En2008, nous avons tenu le stand ‘‘foot’’ : pendantquinze jours, un animateur titulaire dubrevet sportif a initié ou organisé des matchsouverts à tous. Cette année, nous allons amenerles enfants de nos centres de loisirs, soit plusde 150, par petits groupes au Parc des sports.Nous avons réservé des espaces et créé des tempsd’animations autour des équipements de hockeyet de football surtout », explique-t-il. Football,sports de plage (beach volley, beach rugby,beach soccer…), badminton, tennis de table,cyclisme, arts martiaux, athlétisme, pelotebasque… Le Quai des sports constitue uneoccasion unique de s’adonner à tant dedisciplines un même jour sur un mêmesite. Pour les plus motivés, des tournois etdes petites compétitions seront mêmeorganisés chaque semaine et des animationsde danse interviendront en nocturnetous les samedis soirs, de 19 h à 23 h.Le Quai des Sports, Parc des sports Saint-Michel(entre le pont de Pierre et le conservatoire derégion), du 17 juillet au 15 août, tous les joursde 10 h à 20 h (nocturne le samedi jusqu’à 23 h).Accès libre et gratuit, prêt de matériel.Programmation hebdomadaire disponiblesur le site www.bordeaux.fr<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


16Théâtre….Concert…MUSIQUES DE NUIT05 56 94 43 43www.musiques-de-nuit.comFestivaldes Hautsde GaronneDu 1 er au 10 juilletÉGLISE SAINT-LOUISISDES CHARTRONS51, rue Notre DameJean-BaptisteMonnotLe 5 juillet (16 h)POQUELIN THÉÂTRE52, rue de Nuits06 87 54 96 05 / 05 56 51 15 16Les motsdu mardiLe 7 juillet et le 4 août (20 h 30)L’ŒIL – LA LUCARNE49, rue Carpenteyre05 56 92 25 06Bi-portraitJean-YvesLes 8, 9 et 10 juillet (20 h 30)LA RENAISSANCEDE L’ORGUEFestivald’orgued’étéLes mercredis à l’Abbatiale Sainte-CroixLes jeudis à la basilique Saint-SeurinJusqu’au 27 août (18 h 30)PLACES DE BORDEAUXFestival nationalde Fanfares festivesL’association Union Libre <strong>2009</strong> vous invite à découvrirgratuitement une quinzaine de fanfares, dans l’espritBeaux Arts, venues de toute la France : Les Pistonsde l’école Centrale Lyon, la Voiture 4 de Paris ouencore les Bordelais Los Teoporos, La Grasse Bandeet Contreband animeront les places du centre-villependant tout le week-end. Venez partager un grandpique-nique le dimanche à partir de 12h30 au parcdes Berges. Les 29 et 30 août.Les 29 et 30 août.COMÉDIE GALLIEN20, rue Rolland05 56 44 04 00www.comediegallien.frLa Filleaux pèresDu 7 au 26 juillet (20 h 30)Arrête depleurerPénélope 2Du 18 au 29 août (20 h 30)CAFÉ THÉÂTRE DES BEAUX ARTS2, rue des Beaux-Arts05 56 94 31 31Du mercredi au vendredi (20 h 30)Samedi (20 h et 22 h)Le Con magnifiqueDu 14 au 24 juilletWeek end enascenseurDu 28 juillet au 7 aoûtBonbon chante FréhelDu 11 au 29 août


17Expos…MUSÉE DES BEAUX-ARTS20, cours d’Albret. 05 56 10 20 56 - musbx@mairie-bordeaux.frMatisse/Marquet CorrespondancesLes éditions La bibliothèque des arts publient la correspondance qu’ontéchangée Henri Matisse et Albert Marquet entre 1899 et 1947. Cettepublication offre l’occasion au musée de réunir, à partir de ses collectionset de prêts, des œuvres des deux artistes comme un accompagnement àcette correspondance. Par les liens d’amitié unissant Matisse et Marquet,la collection personnelle du Bordelais déposée au musée de <strong>Bordeaux</strong>,comporte pas moins de neuf œuvres de Matisse qui, lui-même, possédaitdes œuvres de son ami Marquet. L’exposition réunit, au final, une soixantained’œuvres des deux artistes ainsi que leurs échanges épistolaires.Musée des Beaux-Arts - galerie des Beaux-ArtsPlace du Colonel RaynalVisites commentées mercredi et samedi à 16 h, du 16 juillet au 2 novembre.Le goût d’un amateur bordelaisJusqu’au 11 octobre (XIX e -XX e )CAPC MUSÉE D’ART CONTEMPORAINEntrepôt Lainé - 7, rue Ferrère05 56 00 81 50Heimo ZobernigJusqu’au 16 août45°50’54N/0°34’19WCaroline MolussonJusqu’au 16 aoûtTrahison (collection)Jusqu’au 7 septembreMUSÉE D’AQUITAINE20, cours Pasteur - 05 56 01 51 00musaq@mairie-bordeaux.frL’âme du vin chantedans les bouteillesJusqu’au 20 octobreà <strong>Bordeaux</strong>MUSÉE NATIONAL DES DOUANES1, place de la Bourse - 05 56 48 82 82Un été, une œuvreDu 7 juillet au 27 septembre25 années d’acquisitionsJusqu’au 27 septembreGRAND THÉÂTREPlace de la Comédie05 56 00 85 95L’opéra dévoilé,Ingénierie de l’éphémèreJusqu’au 29 aoûtARC-EN-REVECentre d’ArchitectureEntrepôt, 7, rue Ferrère05 56 52 78 36www.arcenreve.comChristophe Hutin,architecteJusqu’au 18 octobreAlexandre Chemetoff& associés architectes,paysagistes, ParisJusqu’au 18 octobreMUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE05 56 48 29 86 – Jardin publicmuseum@mairie-bordeaux.frFrançois Chapelain-MidyAu Jardin botaniqueJusqu’au 19 juilletMUSÉE DU VIN ET DU NÉGOCECellier des Chartrons41 rue Borie - 05 56 90 19 13De 10 h à 18 h - le jeudi jusqu’à 22 hFRAC COLLECTION AQUITAINEHangar G2 - quai Armand Lalande05 56 24 71 36 - www.frac-aquitaine.netHeidi au pays deMartin KippenbergerJusqu’au 4 septembre<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


18Encore des expos…ESPACE SAINT-RÉMIMitauHALLE DES CHARTRONSRue Sicard - 05 56 44 01 58Sylvie SegondRens. : 06 26 04 87 25Du 8 au 16 juillet« Terre d’union »Peintures et sculptures.Collectif SlovAquitaineRens. : 06 74 62 42 42Du 18 au 30 juilletBalmaSculptures de bois,inox et pierre.Rens. : 05 56 81 96 00Du 1 er au 30 aoûtMitau est un artiste bordelais passionné. Depuis prèsde quarante ans, il est resté fidèle aux matériauxbruts qu’il travaille avec ses mains : de la toile, du boisou du papier qu’il recouvre de pigments purs, de ferou de schiste. Les toiles d’aspect métallique sont alorstranspercées par la lumière, laissant apparaître desobjets chargés d’histoire.Du 3 au 30 juilletVernissage le 9 juillet (19 h 30) :concert de musiciens de l’ONBAet vente aux enchères.ESPACE SAINT-RÉMIPeintres etsculpturesHistoire de <strong>Bordeaux</strong> Girondeet ses sites classés.Carnet de voyages et contemporains.Rens. : 05 56 40 41 65Du 4 au 14 août et du 17 au 29 aoûtSALLE CAPITULAIRE MABLY05 56 44 01 58Hommage àJean Hugon,peintre du soleilDu 9 juillet au 23 août<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>GRILLES DU JARDIN PUBLICBiennale internationalede photographies dela vigne & du vinLes photographies de la vigne et du vin s’exposent engrand format ! Les trente clichés sélectionnés parun jury seront exposés sur les grilles du jardin publicjusqu’à fin août.ENTRE RIVE GAUCHE ET RIVE DROITESculptures en villeExposition urbaine de douze artistes bordelais.Jusqu’au 20 aoûtCAP SCIENCESHangar 20 - 05 56 01 07 07La Nuit des étoilesLe 24 juilletLittoral au cœurJusqu’au 4 octobreFestival CinésitesLes 5 et 11 septembrewww.cinesites.tm.frJARDIN BOTANIQUEEsplanade Linné05 56 52 18 77 (entrée libre)Sorties et conférencesOïkos – 05 56 52 18 77Exposition « OGM »Les organismes génétiquement modifiés(OGM) font régulièrement la une des médiaset engendrent des débats passionnés. Dansle cadre de cette exposition, il ne s’agit pasd’alimenter les controverses mais de présenterscientifiquement et pédagogiquement cequ’est un OGM. Entrée libre et gratuite pour lesparticuliers. Contacter le service éducatif pourles scolaires et les groupes : 05 57 14 23 64.Du 21 juillet au 22 novembre (de 11 h à 18 h)ASSOCIATION ARS ET FIDES05 57 22 10 64arsetfides@hotmail.comVisites guidéesgratuites des églisesCathédrale Saint-André / église Notre-Dame / basiliqueSaint-Seurin / église Saint-Bruno / église Saint-Paul-LesDominicains / église Saint-Pierre / basilique Saint-Michel /église Saint-Louis-des-Chartrons / abbatiale Sainte-Croix


Balades…OFFICE DU TOURISME12, cours du XXX <strong>Juillet</strong>www.bordeaux-tourisme.comInformation et réservationau 05 56 00 66 00<strong>Bordeaux</strong>AutremententÀ vélo, au fil de l’eau,en car cabriolet.« Aliénor, d’Aquitaineà <strong>Bordeaux</strong> »<strong>Bordeaux</strong>insolite- L’ancien asile Château-Picon.- L’art du vin dans la ville.- Des années cinquante àl’architecture contemporaine.- Belphégor au Musée d’Aquitaine.- Le cimetière de la Chartreuse.- Suivez le Bourreau de <strong>Bordeaux</strong>.Le tourismede découverteéconomiqueNouveauté :Visite de la centrale du Blayais.BORDEAUX MONUMENTAL28, rue des Argentiers - 05 56 48 04 24ANIMATIONS / VISITESRallyes pédestresConférence le 6 septembre (15 h)« <strong>Bordeaux</strong>, ville de pierre »Tous les jours - 05 56 48 04 24Laissez-vousasseconter la ville- Lundi : flânerie autourdu Jardin public.- Vendredi : Demeures et façadesmystérieuses du vieux <strong>Bordeaux</strong>.- Samedi : L’âge d’or des Mascarons.RDV : office de tourisme (14 h 30).La chasse au trésor sur la piste des lieux historiquesSuivez Burdigalo, notre corsaire bordelais et découvrez en vousamusant l’histoire et les monuments des vieux quartiers de <strong>Bordeaux</strong>.Une chasse au trésor à faire seul ou en famille. Tous les jours.Récompense à chaque participantRDV à <strong>Bordeaux</strong> Monumental.Sur les pistes de RobinUn petit rallye touristique pour les enfants de 7 à 12 ans et leur familleà la découverte de <strong>Bordeaux</strong>. Questions, dessins, énigmes, ce petitrallye à la découverte du quartier Saint-Pierre les réjouira !Un 2 e rallye est proposé dans le quartier de la cathédrale Saint-André.Gratuit. Durée : 1 h. Tous les jours sur demande.Rallye insolite et secret n° 4 :« les Chartrons »à <strong>Bordeaux</strong>échappées…BURDICUP<strong>Bordeaux</strong> et son agglomérationL’association BurdiCup organise, pour la première foisen France, un tournoi mondial de football de jeunes sur<strong>Bordeaux</strong> et son agglomération. Plus de 150 équipesinternationales sont attendues sur les terrainssynthétiques et en herbe : burdicup.frDu 3 au 18 juillet3 eGRAND PRIX CYCLISTE PROFESSIONNELINTERNATIONAL DE BORDEAUXPlace GambettaCourse en nocturne avec les champions du Tour de France.Le 28 août (19 h)12 eRENCONTRE DES BATEAUX EN BOISET AUTRES INSTRUMENTS À VENTPour la première fois, les bateaux feront uneescale à <strong>Bordeaux</strong>. Rendez-vous aux Bassins àFlots n° 2 où l’association Hissez Haut proposerades démonstrations, des animations autour de laconstruction en bois, de 14 h à 18 h.Du 29 juillet au 2 aoûtFESTIVAL DANSONS SUR LES QUAISQuai Louis XVIII, face aux allées de Munichwww.danseavecnousbordeaux.comPour sa 6 e édition, le festival Dansons Sur Les Quaisreconduit le concept d’un « village de la danse àdeux », dans une ambiance festive et conviviale, enbord de Garonne, face aux allées de Munich. Pendantun mois, l’association Danse Avec Nous <strong>Bordeaux</strong>souhaite promouvoir la danse en couple auprès d’unlarge public de danseurs novices et confirmés, touten créant un véritable lien social et culturel entre lesestivants et la communauté bordelaise.Du 16 juillet au 16 août19LES ANIMATIONS ATIONS DU PATRIMOINEPOUR LES 7-12 ANS« À toute Vapeur ! »« L’énigme de la maison Burck »Réservation au 05 56 00 66 24<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


20SENIORSLa solidarité,c’est simple commeun coup de fil...C’est une première : des bénévoles de tous âges sontmobilisés pour maintenir, durant les grandes vacances,un lien avec les habitants les plus vulnérables.Depuis 2003, la mairiede <strong>Bordeaux</strong> met enplace, tous les étés,un dispositif spécifiquepour prévenir les dangers liés à lacanicule. Il consiste à établir uncontact avec des personnes âgéesqui en ont fait la demande en casd’alerte caniculaire. Mais parceque les risques auxquels sontconfrontés ces seniors n’interviennentpas uniquement en casde canicule et, surtout, parce querien ne remplace les liens qui setissent entre différentes générationset entre les voisins, la Ville,avec les associations FranceBénévolat et Comment va ? a lancél’opération « Voisins relais ».Bénévoles, volontaires et solidaires,des Bordelais sont mobiliséspour maintenir, durant la périodedes vacances, un contact avec lespersonnes vulnérables. Leur missionest simple mais primordiale.Tous doivent, durant quinze joursconsécutifs, appeler par téléphoneune ou deux fois dans la semaineleurs aînés. Ils s’assurent de savoirsi ces personnes âgées sont en bonnesanté, se nourrissent bien et surtout,boivent de l’eau régulièrement.En cas de canicule, le coupde fil devient quotidien.Depuis le mois de février, ces bénévoless’inscrivent par le biais del’association France Bénévolat.En cas de problème constaté parl’appelant, c’est alors l’associationComment Va ? à <strong>Bordeaux</strong>, qui seracontactée. Si l’état de santé de lapersonne concernée s’aggrave,alors le PC canicule de la mairie estalerté.Une partiede la troupedes « VoisinsRelais »<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


SENIORS21Mylène Cavasso, 19 ans, est actuellementen bac pro. Elle a tout desuite accepté de devenir « voisinerelais ». Depuis le 1 er juillet, elleappelle deux numéros. « Ce sont mespetites dames ! Je les appelle pour savoirsi tout va bien mais attention, il nes’agit pas de bavarder sans fin. Lescoups de fil doivent durer quinze minutespas plus, on doit s’assurer que toutva bien mais on ne doit pas raconter nosvies, ni s’immiscer dans la leur », précise-t-elle.« Ces coups de fil leurremontent le moral et c’est ça marécompense ! » C’est la première foisque Mylène fait du bénévolat. « J’aimotivé tous mes copains à être, eux aussi,“ voisins relais ” mais beaucoup me disentqu’ils n’ont pas le temps… »Marcel Basile, jeune retraité, veutlui aussi se rendre utile cet été. « Jepense qu’il y a trop de gens isolésdurant l’été… Je me suis inscrit parceque je me dis qu’un jour, je peux avoirbesoin d’un tel service. »« Les bénévoles sontencore les bienvenus ! »Depuis le début de l’opération, ilssont une vingtaine de bénévoles àpasser les appels. « C’est peu, s’inquièteJean-Pierre Castel, le présidentde Comment va ? Je crains lapériode du 15 juillet au 15 août, lesbénévoles sont encore moins nombreux,tout le monde est donc le bienvenu. Quoiqu’il en soit, il ne faut jamais minimisertout acte de bénévolat, aussimodeste soit-il. Une personne qui passedeux appels par semaine et pense à uneautre durant quinze jours, c’est déjàformidable ! ».Fernande Gobé, elle, vient de fêterson 82 e été. C’est grâce à son médecinque cette Bordelaise s’informe.« C’est lui qui me met au courant de toutesles actions de la Ville… Je suis inscrite aupôle seniors, c’est très important de resteren contact avec les autres pour le moral ! »,se réjouit-elle malgré ses problèmesde mobilité car le moral est aussi unfacteur de bonne santé.Outre l’aspect sanitaire, la force decette opération est aussi l’échange.Pour certains, l’appel des « voisinsrelais » est le seul de la journée,voire de la semaine... ∏Pour devenir vous aussi « voisin relais » cet été !MylèneCavasso,19 ans,toutenouvelle« voisinerelais ».“CES COUPS DE FIL LEURREMONTENT LE MORAL ETC’EST ÇA MA RÉCOMPENSE !MarcelBasile,jeuneretraité.“JE ME DIS QU’UN JOURJE PEUX AVOIR BESOIND’UN TEL SERVICE.”z Le Clic (Centre local d’information et de coordination seniors) : 0800 625 885z Association Comment Va ? : 09 50 22 72 96z France Bénévolat : 05 56 92 37 69”Pour recevoir un appel régulier tout l’été...z Inscrivez-vous ou inscrivez vos parents ou grands-parentssi vous êtes absents au 0800 625 885Nota bene : Le plan canicule est déclenché sur ordre du préfet si la température atteint35 degrés le jour et 21 degrés la nuit pendant au moins trois jours consécutifs.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


22ENTREPRENDRELe marché des Capucins :dix ans déjàRénové et modernisé, le plus grand marché de <strong>Bordeaux</strong> vit une nouvellejeunesse, attirant de nouveaux commerçants, une clientèle de plusen plus diversifiée et… des touristes.“Le marché des Capucins fête,cette année, ses 360 ans maisaussi les dix ans de sa réouverture,prenant au passage un sacrécoup de jeune. Présente sous la halledepuis 1999, Michèle Morand, propriétairede la Ronde des Fromages et présidentede l’Association des commerçantss’en réjouit : « Sur les six derniers mois, beaucoupde jeunes sont arrivés », raconte-t-elle,heureuse de recenser les nouveaux occupantsd’étals jadis vides : « Il y a le poissonnierAbdel et Les Délices de la mer, Take MeAway, un traiteur, le petit restaurant Nomad,spécialiste de la pastilla, du couscous et dutajine un peu plus loin, le vendeur de fruitsexotiques, sans oublier Karine, la jeune fromagèreou la pâtisserie Belharra. »ON VOIT DES CLIENTSVENIR DE PLUS LOINET MÊME DE TALENCE,DU BOUSCAT OU DEMÉRIGNAC.”Avec quatre-vingt-cinq commerçants occupant2300 m 2 , la halle a presque fait le plein.Lionel Level, le représentant de la sociétéGéraud qui gère le marché en délégation deservice public, a vite fait le tour des quelquesemplacements encore libres : « Aujourd’hui,il ne nous reste que 90 m 2 à louer », dit-il.Aux occupants permanents, il faut ajouter,en fin de semaine, une trentaine de maraî-chers des environs, notamment d’Eysineset de Bruges, qui viennent vendre leursproduits dans l’allée centrale. La qualitéest bonne et les prix très attractifs – unetradition héritée de l’activité de vente engros. Les citadins apprécient. « On a ainsiune bonne idée de la production maraîchèredu moment et pour moi, c’est important deconsommer des produits de saison », expliqueChloé, toute jeune mère de jumeaux, unehabituée. « Et surtout, les prix sont plus intéressantsque dans la grande distribution. LesCapus ont une véritable réputation. On voitdes clients venir de plus loin et même deTalence, du Bouscat ou de Mérignac », assureMichèle Morand. Karine qui tient le caféChez Jean-Mi depuis sept ans, a bienremarqué l’évolution : « De quatre, nousL’HISTOIRELes Capucins, une congrégationde religieux ayantchoisi de vivre parmi lespauvres, doivent leur nom àla robe brune terminée parune capuce, sorte de capuchonpointu. Ils donnent leurnom au marché de bestiauxqui attire progressivementdes artisans et des commerçants.Dans la deuxième moitiédu XIX e siècle se développeaux Capucins un marché degros sur lequel les producteursviennent vendre leurmarchandise en plein air àsommes passés à huit employés pour répondreà l’augmentation de la fréquentation. LesCapus restent un marché populaire mais il ya aussi des gens plus aisés qui aiment venir enfamille ou avec des amis. Avec l’ouverture duParc Saint-Michel, ils font désormais partiede l’itinéraire touristique. On voit fréquemmentdes étrangers, plan de <strong>Bordeaux</strong> en main.Quand un paquebot est amarré sur les quais,on le sait très vite ».Une population nouvelle fréquente aussile marché : les étudiants qui viennentdéjeuner au restaurant universitaire, leCap’U, installé sous la deuxième halledepuis 2006. Ils traversent régulièrementle marché pour rejoindre l’université etfont des achats en passant. Si certainsanciens commerçants avouent encorel’abri de grands parasols. Àla fin du siècle, la Villeconstruit de grandes halles.Après la DeuxièmeGuerre mondiale, les capucinsse voient concur rencerpar le « marché d’intérêtnational » (MIN), créé pourrationaliser les circuits de distributionen installant lesgros sistes en périphérie. AuxCapucins, le marché de groscontinue de se dérouler lanuit. Au petit matin, lesmarchandises qui restentsont revendues au détail.Mais le marché périclite etn’est surtout plus aux normessanitaires. De 1996 à 1999, lahalle dont la gestion estconfié à un délégataire esttotalement réhabilitée avecla création d’ilots. Chacun deces espaces est doté d’arrivéed’électricité, d’eau couranteet réfrigérée.(voir le livrede ChristopheDabitch Lemarché desCapucins.Éditions CMD.)<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


23regretter l’ancien marché de gros, beaucoupsont satisfaits, à l’image de ErickPerrichon, de La table de Don Quichotte,spécialiste des produits espagnols : « Je voisune augmentation régulière du chiffre d’affairesavec une zone de chalandise qui s’agrandit etun panier moyen qui augmente. »Quant à l’ouverture d’une supérette à côtédu restaurant universitaire, contestée parles commerçants au départ, elle est vuedésormais comme une offre complémentaire.Elle donne même des idées àcertains. Pourquoi pas une ouverture dumarché des Capucins en nocturne en finde semaine ? L’idée est dans l’air. « Lasupérette réalise 60 % de son chiffre d’affairesaprès 17 h avec les gens venant faire leurscourses après le travail. Certains commerçantsdu marché aimeraient aussi pouvoir ouvrir.On y travaille », explique Lionel Level. ∏En pratiquez Heures d’ouverturesMardi au vendredi, de 6 h à 13 h.Samedi et dimanche : de 6 h à 14 h.z site webwww.marchedescapucins.frz Le parking du marché situé à l’étageest ouvert 24h/24. Une demi-heure destationnement est offerte.LA RÉPUTATION DES CAPUSOuverte il y a tout juste trois mois, la pâtisserie Belharra est la petite dernièredu marché des Capucins. Monsieur et madame Lyazidi ont déjà un commerceà Talence. « Nous nous sommes installés à cause de la réputation du marchédes Capucins. Nous voulions toucher une nouvelle clientèle en plus de celleque nous avons à Talence. Ici, les gens sont plus proches », explique MadameLyazidi dont le mari, artisan réputé, a été le chef pâtissier du Grand Hôtelde Saint-Jean-de-Luz. Le couple ne regrette pas sa décision. « L’ambianceentre commerçants est bonne. Les gens sont contents de voir des nouveaux.Ils ont d’abord goûté, c’est vrai, et ensuite ils ont parlé. À l’arrivée, ils sontassez protecteurs. »LES MARCHANDES DU PARVISLes marchandes de quatre saisons sont aujourd’hui sur le parvis desCapucins. Mais le cérémonial est identique à celui de la rue ÉlieGintrac : cette vingtaine de vendeuses de fruits et légumes tire au sortl’emplacement qu’elles occuperont pour une semaine. Historiquement,ce sont des veuves de guerre qui avaient obtenu le droit de vendre, audétail, les produits de saison du marché de gros. Aujourd’hui, elles setransmettent pourtant toujours demère en fille la médaille numérotéequi leur donne le droit de travailler.Casquette des Girondins de<strong>Bordeaux</strong> vissée sur la tête, NicoleCarreno-Lucas est l’une des figuresdu marché depuis plus de cinquanteans : « J’ai connu quatre maires de<strong>Bordeaux</strong>. Nous étions 480 quandj’ai commencé et aujourd’hui, noussommes vingt. Mais je passe le relaisà mes enfants, Dominique etFrédéric. »<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


24SÉCURITÉBrigade équestre :la force tranquilleIls sont huit aujourd’hui à parcourir la ville à cheval et à veillerà la tranquillité publique : la police montée bordelaise remplitsa mission de maintien de l’ordre. Elle établit égalementun lien spécial avec les habitants.Elle s’appelle Sylvia, aquatre ans et mesure1,65 mètre. Depuis sixmois, elle arpente sansrelâche les rues et les chemins de<strong>Bordeaux</strong>. Il faut dire que Sylvia estune très jolie « trotteur français »,achetée pour 2 000 euros il y amoins de six mois pour compléterl’écurie de la brigade équestre de lapolice municipale de <strong>Bordeaux</strong>.Une femme, sept hommes et leurshuit chevaux forment cette unité.Tous ont une passion commune :le cheval. Avant de passer les examensde policiers municipaux, laplupart ont eu une première carrièreprofessionnelle où l’équitation ajoué un grand rôle ; certains ont faitpartie du prestigieux régiment àcheval de la Garde républicaine,d’autres ont été apprentis jockeys.<strong>Bordeaux</strong> a été pionnière avec sabrigade équestre créée en 1987. Deplus en plus nombreuses sont lesvilles – trente et une aujourd’hui enFrance – à (re)découvrir les vertusdu cheval pour veiller à la tranquillitépublique : le cheval va là où desvoitures ne s’aventurent pas (cheminsdans des espaces boisés,parcs, etc.) ; il patrouille en toutesécurité dans des espaces publicsfréquentés par les piétons (ce quin’est pas le cas des motos) ; il « plaîtaux petits et aux grands », souligneClaude Frénaud, chef de la brigadede <strong>Bordeaux</strong> ; il n’est pas cher àentretenir (le coût total d’entretiendes huit chevaux et de tout leurmatériel à <strong>Bordeaux</strong> est de30 000 euros par an) ; il ne polluepas et produit même d’excellentsengrais naturels.Outre toutes ces qualités, le chevalest également efficace dans ses missionsau service de la tranquillitépublique. « Un policier à cheval, parla présence de l’animal et sa position enhauteur, désamorce beaucoup deconflits, explique Nicolas Andreotti,directeur de la police municipale de<strong>Bordeaux</strong>. Il a un effet non seulementpréventif mais aussi dissuasif. »À l’heure où la Ville travaille avec leFC Girondins de <strong>Bordeaux</strong> sur unprojet de grand stade, NicolasAndreotti cite l’exemple de la régulationdes flux de spectateurs autourdu Stade de France où deux policiersà cheval effectuent un travail équivalentà celui de vingt hommes à pied.À <strong>Bordeaux</strong>, les interventions despoliciers à cheval concernent desinfractions de toutes natures : pêcheinterdite, chien non tenu en laisseou non muselé, ébats sexuels dansdes lieux publics, bivouac ou feuprohibé, circulation de deux-rouesmotorisées là où ils n’ont rien àfaire. La brigade équestre patrouilleprincipalement dans le secteur duLac et effectue des passages, aumoins une fois par semaine, sur lesquais et au Parc bordelais. Dans lesannées à venir, nul doute que sesmissions devraient s’accroître etson périmètre s’élargir. ∏ChiffresclésLes effectifs :Policiersmunicipaux :99Agents desurveillance de lavoie publique etadministratifs :56Les véhicules :Voitures : 5Motos : 11Scooters : 30VTT : 31Chevaux : 8<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


RAYONNEMENT25Franchir les frontièrespour s’affranchir des préjugésLes jumelages entre villes s’ancrent dans la réalité deséchanges. Cet été, quinze jeunes de la ville israélienned’Ashdod sont reçus par des jeunes Bordelais del’association des centres d’animation.Jumelles depuis 25 ans,Ashdod, la 5 e ville israélienne,et <strong>Bordeaux</strong> franchissentun pas de plus dans leurséchanges : rien de tel en effet pourpromouvoir l’idée de partage et derencontres que d’impliquer les jeunesdes deux villes. C’est ce qui sepasse cet été : quinze Bordelais descentres d’animation de quartiersreçoivent leurs jumeaux d’Ashdodqui, comme eux, ont entre treize etseize ans. Ces derniers préparentdepuis plusieurs mois leur voyage ausein des Matmassin, l’équivalent descentres culturels de quartiers dansleur pays. Un site internet a mêmeété créé (www.ashbordialogue.org).Les jeunes des centres d’animationSaint-Pierre et Monséjour à <strong>Bordeaux</strong>ont publié leurs photos, leurs dessins; tous se sont décrits, ont parléde leurs goûts, raconté leur quotidienà leurs futurs correspondants.« Tout est entièrement fait par eux surce site, précise Eve Lajugie quiencadre le groupe français, ce sonteux qui prennent les photos, écriventles textes. Ils ne se connaissaient paspour certains et rien n’est jamais simpleentre des ados, il a fallu d’abord créerune dynamique de groupe. »ORAN ET BORDEAUX : DES JUMELLES QUI REGARDENT AU LOIN…L’avenir des jeunes sera aussi la préoccupation première du projet qui est en train de se développerentre Oran et la capitale de l’Aquitaine, jumelées depuis 2003. En octobre prochain, desprofessionnels des centres d’animation bordelais vont rejoindre, en Algérie, leurs homologuesafin de bâtir ensemble un programme de formation basé sur l’échange et la citoyenneté, uneformation destinée aux jeunes issus de quartiers défavorisés d’Oran. Un livre pédagogique doitêtre rédigé afin de promouvoir l’éducation, la culture mais aussi motiver les initiatives dans lesécoles et la rue. Des « pairs éducateurs » investiront notamment le quartier populaire deSidi El Houari où de nombreux jeunes y sont déscolarisés et marginalisés, entraînés dansla délinquance ou encore l’extrémisme politique. Grâce à cette grande campagne soutenuedonc par la Ville de <strong>Bordeaux</strong>, 500 jeunes pourront bénéficier de ce programme à Oran !Pour Camille et Pauline, 13 ans, lerendez-vous est attendu avec grandeimpatience ! « Ma maman est déjàallée en Israël et elle avait adoré cevoyage, raconte Camille. Moi, j’aiplein de questions à leur poser ! Je medemande tellement comment se passeleur vie quotidienne… »Pauline, elle, espère que les deuxgroupes réussiront à bien communiquer: « J’ai hâte et, en même temps,j’ai le trac… Ça fait bizarre de savoirqu’ils sont dans un pays où il y a eu tantde conflits, tant de guerres contrairementà nous… J’ai envie de leur demander siau quotidien, ils ont peur… »Un programme chargéLes Bordelais préparent aussi leséjour en apprenant quelques motshébreux de la vie de tous les jours.Théâtre, balade dans les vieuxquartiers de <strong>Bordeaux</strong>, visite de laville en bus impérial, ateliersd’écriture, visite de la mairie,découverte de la dune du Pyla, surf,promenade en bateau sur le littoral,soirée péniche… Le programmepour les trente jeunes français etisraéliens s’annonce chargé ! Tousseront hébergés à l’au berge dejeunesse à <strong>Bordeaux</strong> et durant cettesemaine pas comme les autres, unlivre verra le jour pour racontercette expérience, inventer deshistoires, dessiner, photographier,le tout avec l’aide d’un auteur.L’œuvre sera ensuite éditée pourle grand public et traduite en troislangues : le français, l’anglais etl’hébreu ! ∏<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


26IDÉES DE SAISONSAISONPour les coups de chaud, coups de pompe,coups de soleil, un seul remède : les glaces !Nous avons fait le tour des glaciers bordelaiset sélectionné quelques pauses pour unparcours glacé et sucré !Une halte pendantson shopping…Plusieurs parfums de ces glaces artisanalesqui se dégustent à la boule, se déclinentici à l’italienne. En fait, par un simpleeffet technique, elles sont refroidies etrendues plus mousseuses, d’où leuraspect chantilly (12 parfums au choix).Les boîtes 6 ou 12 parfums sont parfaitespour une ice-cream party entre amis ! ∏Le yaourt bulgare oula tarte citron meringuée.Les enfants, quant à eux,plébiscitent les parfumscitron bleu (?!) etchewing-gum !2€ la boule, 3€ l’italienneVilla Rad’O4, rue Castillon05 56 51 66 27<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


IDÉES DE SAISON27SAISONSur ses rollers…Une pause chez Laurent, c’est d’abordle plaisir de se poser face à la Garonneet de déguster une glace parmi latrentaine de parfums au choix (mangueet caramel au beurre salé sont lesplus prisés). Les coupes sont aussitrès appréciées pour leur originalité :spaghettis glacés, gourmande auxquatre fruits servie sur une palette,ou encore présentation dans unmelon ou une noix de coco ! ∏Les nouveaux parfumscomposés etrafraîchissants :litchi, framboise à la roseou amande, fruitsexotiques, gingembre.3€ la bouleLaurent Glacier,Hangar 15, quai desChartrons05 57 87 10 59Un petit dessert…On aime Chris’Teas pour sa variétéde thés délicats, aux packagings acidulés…Mais cette institution du thépropose également une vingtaine deparfums de glace. Artisanales et« bio », ces glaces sont préparéesavec des produits naturels issus del’agriculture biologique, sansconservateurs ni arômes ajoutés,par la société AquiBio basée dans leSud-Ouest. ∏Ananas, pamplemousse,mandarine, framboise…Et bien sûr, on a un petitfaible pour le thé EarlGrey, très à propos chezChris’Teas !2,50€ la bouleChris’Teas10, galerie des GrandsHommes05 56 52 19 79Juste après la siesteC’est au moment où le soleil commenceà se cacher derrière l’égliseSaint-Pierre qu’il faut s’arrêter devantcette vitrine colorée et écouter lesconseils de Laurent (Lorenzo pour lesintimes, c’est-à-dire tout le quartier) :il propose des mariages de parfumsauxquels vous n’auriez pas pensé etil s’y connaît. Logique, c’est lui quifabrique ses propres glaces, qui lesvend et parfois les livre comme à cettevieille dame marchant en déambulateurqui l’attend devant son kiné. ∏L’Amarena, un mélangede fleur de lait ( fiore di latte)et de griottes écrasées surlequel on rajoute un peu dechantilly ou une Straciatella/chocolate.Et surtout, n’hésitez pasà goûter.2€ la bouleGelati Amoroso2, place Saint-Pierre05 56 52 89 85Après le théâtreou le cinéNouveau dans le centre, cette terrasseidéalement située sur le cours duChapeau Rouge propose des glacesproduites par un artisan de Villeneuvesur-Lot.On y retrouve les grands parfumsclassiques mais aussi un macaronpistache ou un petit basque cerisenoire et la glace de la semaine, toujourstrès inventive. ∏La glace au caramel beurresalé qui vous transporte àBelle-île en Mer en deuxbouchées.2€ la glaceChez Arthur14, cours du Chapeau Rouge05 56 48 00 38Avant de rejoindre desamis à la Victoire…Une centaine de parfums, des plusclassiques aux plus incongrus (tournesolaux épices, pins des Landes, laitde brebis, pop corn… Le choix est difficile! On peut trouver une dizaine dedéclinaisons autour des fruits rougeset exotiques ou du chocolat. Cette maisonfamiliale et régionale (établied’abord au Moulleau en 1935 !) fait letour, chaque année, de ses six boutiquesafin de renouveler continuellementles parfums. La fabrication artisanalese fait au laboratoire de LaTeste ! ∏La glace au cannelé,dont la recette a étéretravaillée… Mais aussi,la diamant mêlant vanille,caramel au beurre salé etamandes caramélisées.2€ la boule,Ô Sorbet d’Amour4, place du Général Sarrail05 56 94 78 39Avant, pendantou après le marchéC’est au bord de la place Saint-Michelque vient de s’installer Rabah dansune toute petite boutique. Bien luien a pris : c’est le seul glacier duquartier et les enfants ne s’y sont pastrompés, qui défilent dès la sortie del’école devant sa vitrine. Le choix estvaste : des glaces italiennes au carambaren passant par des sorbets plusclassiques. ∏La glace au thé à lamenthe à mélangeréventuellement avec de lapastèque ou du melon.2€ la bouleMarhaba27, rue des Faures05 57 59 10 63<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


28L’ŒILBORDELAISLa grosseclocheau XVC’est e siècle qu’a étéaccrochée pour la premièrefois une cloche sur la porteSaint-Éloi, alors beffroi etl’une des six entrées de la ville, empruntéenotamment par les pèlerins de Saint-Jacques en route pour Compostelle. Poséesur la tour de guet de la ville, cette clochesert à prévenir les Bordelais de l’ouverturedes vendanges mais également des dangers,nombreux à cette période. Le bâtimentest alors surélevé et des quatre toursd’origine, il n’en est gardé que deux, hautesde 41 mètres. Un siècle plus tard, la courdes Jurats décide de l’aménagement decellules dans les tours, lieux baptisés Hôteldu Lion d’or faisant référence à la girouetteen forme de lion en cuivre doré qui trônetoujours sur le clocheton central de l’édifice.La grosse cloche, elle, connut maintsdéboires : pour punir les révoltes ou jacqueriesdes Bordelais, elle a été descenduepuis remontée plusieurs fois, comme sousle règne de Henri II qui, par la même occasion,supprima pour quinze ans les privilègesdes habitants de la cité. Faite et refondueà neuf en 1572, puis en 1675 après avoircassé, elle se fêle quand elle est actionnéepour prévenir d’un incendie en 1774.L’actuel bourdon de 7800 kilos a été couléen 1775 par le fondeur Turmel et l’extraordinairehorloge astronomique, qui surmonteun cadran d’équation solaire, a étéconçue par le mathématicien et astronome,Paul Larroque, en 1759.La grosse cloche ne s’entend plus qu’unefois l’an, le 11 novembre, et c’est le carillondu clocheton qui rythme le temps du côtéde la rue Saint-James. ∏Si l’intérieur de l’édifice ne se visite pas, l’officede tourisme organise des visites commentéesdu site. Renseignements au 05 56 00 66 00et sur www. bordeaux-tourisme.com<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


QUARTIERS29CENTRE41, cours d’Albret05 56 51 71 71Pour connaître les permanences de votre maireadjointede quartier Laurence Dessertine,et de vos conseillers municipaux délégués,Ana-Marie Torres et Nicolas Brugere,contactez votre mairie de quartier.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les joursde 15 h à 18 h : Christophe Hebrat au05 56 51 63 78, Thierry Balan au 05 56 51 63 79et Patrick Fallot au 05 56 51 71 74.CAUDÉRAN130, avenue Louis Barthou05 56 08 16 86.Pour connaître les permanences de votre maireadjointde quartier, Pierre Lothaire, contactezvotre mairie de quartier. Pour les permanencesde vos conseillers municipaux délégués, Jean-Pierre Guyomarc’h et Alain Dupouy, contactez leservice de la vie des quartiers au 05 56 10 24 97.Vos agents de proximité tiennent une permanencetéléphonique tous les jours de 15 h à 16 h 30 :Franck Darrieux au 05 56 10 28 49 etJean-Marc Guiraud au 05 56 10 28 48.N’oubliez pas : vous pouvezemprunter un vélo à l’annexe de la Maisondu Vélo située à la mairie de Caudéran, leslundis, mercredis et vendredis de 9 h 30 à12 h 30.VICTOR-HUGO –SAINT-AUGUSTINPlace de l’Église Saint-Augustin05 56 90 06 97Pour connaître les permanences de votremaire-adjoint de quartier, Jean-Louis Davidet de Ludovic Bousquet, conseiller municipaldélégué, contactez votre mairie de quartier.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les jours de 15 hà 16 h 30 : Raymond Lonné au 05 56 90 51 74,Denis Gauthier au 05 56 90 51 73 etM. Cuerda au 05 56 90 51 75.GRAND PARCPAUL DOUMERPlace de l’Europe05 56 50 08 08Votre maire-adjointe de quartier, Anne-MarieCazalet, reçoit sur rendez-vous entre le 15 et le30 juillet à la mairie de quartier du Grand Parc,place de l’Europe, tél : 05 56 50 08 08.Pour connaître les permanences de votreconseillère municipale déléguée, MarietteLaborde, contactez le service de la vie desquartiers au 05 56 10 24 97.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les jours de 15 hà 16 h 30 : Christian Doat au 05 56 10 28 10 etRégis Jacquet au 05 56 10 28 13.Un prêt gratuit de vélo a été misen place dans votre mairie de quartier. Ilsuffit de se rendre sur place ou d’appeler au05 56 50 36 92 pour réserver un vélo qui seralivré le mardi suivant, de 16 h à 17 h 30.BORDEAUX MARITIME196, rue Achard05 56 50 82 19Pour connaître les permanences de votre maireadjointede quartier, Nathalie Delattre, appelezla mairie de quartier de Bacalan, 196 rueAchard, au 05 56 07 95 11 ou 05 56 50 82 19.Vos agents de proximité sont présents àla mairie de quartier tous les jours de 15 hà 16 h 30 et y tiennent une permanencetéléphonique : Bernard Auzeneau au05 56 07 92 07 et Didier Eritau 05 56 07 92 06.SAINT-MICHEL – NANSOUTYSAINT-GENES44, cours Pasteur - 05 56 91 97 96Votre maire-adjoint de quartier, Fabien Robert,reprendra ses permanences au mois de septembre.Pour connaître les permanences de vosconseillères municipales déléguées, Ana-MarieTorres et Wanda Laurent, et de votre adjointeau maire Anne Brezillon, contactez le servicede la vie des quartiers au 05 56 10 24 97.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les jours de 15 hà 16 h 30 : Christophe Richardau 05 56 10 28 37 et Stéphane Ramosau 05 56 10 28 12.Pour tout renseignement, vous pouvezcontacter votre mairie de quartier, 44 coursPasteur, au 05 56 91 97 96.BORDEAUX SUD33, rue Monadey05 57 95 60 42Votre maire-adjoint de quartier,Alain Moga, reprendra ses permanencesau mois de septembre.Pour connaître les permanences de vosconseillers municipaux délégués, Jean-Francois Berthou, et Marie-Françoise Lire,contactez le service de la vie des quartiersau 05 56 10 24 97.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les joursde 15 h à 18 h, Serge Lucia au 05 56 10 28 07et Sébastien Sommacal au 05 56 10 28 42.Votre nouvelle mairie de quartier est situéeau 33 rue Monadey, tél. : 05 57 95 60 42.LA BASTIDE42 bis rue de Nuits05 56 40 73 22Pour connaître les permanences de votre maireadjointede quartier, Muriel Parcelier, contactezvotre mairie de quartier. Contactez le servicede la vie des quartiers au 05 56 10 24 97 pourconnaître les permanences de votre conseillèremunicipale déléguée, Paola Plantier.Vos agents de proximité tiennent unepermanence téléphonique tous les joursde 15 h à 16 h 30 : Christian Flambeauau 05 56 10 28 09 et Didier Dorignacau 05 56 10 28 76.Un prêt gratuit de vélo a été misen place dans votre mairie de quartier, dulundi au vendredi de 9 h à 12 h 30, et de 13 hà 16 h 30. Il doit être récupéré le jeudi suivantl’inscription, avec votre dossier complet,de 16 h 30 à 17 h 30.<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


30EXPRESSIONS DES ÉLUSEXPRESSIONSGROUPE VERT« Rien n’arrête une idée dont le temps est venu ! »Victor HugoLes résultats des élections européennes marquent une avancéeformidable de l’écologie politique en France et en Europe.À <strong>Bordeaux</strong> comme ailleurs, Europe Écologie a créé la surprise ense classant première dans quatre des huit cantons que compte notreville, et deuxième dans les autres.De nombreux électeurs Bordelais se sont ainsi exprimés en faveurde la seule liste qui a proposé un programme européen et écologiste,réaliste et radicalement réformiste, qui ne tombe pas dansl’antisarkosysme sans perspective.À l’heure où tout le monde se réclame du développement durable,ces électeurs ont préféré le vert à la prose en choisissant la liste quioptait pour une véritable mutation culturelle.Ils ont bien compris qu’il ne suffisait pas de distribuer quelquesrécupérateurs d’eau de pluie ou d’aménager quelques écoquartiers,mais qu’il fallait faire face à l’urgence écologique et sociale.Le dérèglement climatique et l’épuisement des ressources de la terrenous imposent de modifier fondamentalement nos modes deconsommation et notre développement. Il nous impose aussi derenforcer la lutte contre les inégalités.Ces électeurs ont également marqué leur soutien au rassemblementdes différentes composantes de l’écologie – les Verts, bien sûr, maisaussi les associatifs rassemblés autour du pacte de Nicolas Hulotet à l’origine du Grenelle de l’environnement – bien conscients quetoutes les énergies étaient nécessaires pour continuer à creuser lesillon nous menant à la mutation souhaitée.Malgré une forte et regrettable abstention, nul doute qu’une étapeest franchie. Ce vote ne saurait être qualifié de vote d’humeur oud’effet de mode. Il révèle bien une prise de conscience des électeurs.L’écologie politique s’est ancrée fortement dans le paysage politiqueeuropéen, français… et bordelais.Nous devons maintenant, chacun dans nos responsabilités, répondreà l’attente exprimée.À <strong>Bordeaux</strong>, nous continuerons d’être exigeants pour, qu’au-delàdes effets d’annonce et des demi-mesures, toute l’action municipalesoit réorientée au profit de la transformation écologique de la villeet de son agglomération.ContactPierre Hurmic, Marie-Claude Noël, Patrick PapadatoLesverts-bordeaux@orange.frGROUPE SOCIALISTEPolitique sportive, stade zéroLa politique sportive d’une ville est un enjeu important. Cela faitlongtemps que nous dénonçons la pauvreté des équipements et ladifficulté d’accès au sport pour les Bordelais. La comparaison avecd’autres villes est cruelle. L’Équipe Magazine a publié une enquête,en octobre 2007 : <strong>Bordeaux</strong> était classée 29 e sur 37 avec, commecommentaires que « l’offre pour les simples licenciés et les équipements de baseest pauvre. Les quatre piscines, dont l’une ouverte uniquement l’été, ne suffisentpas à répondre à la demande. Idem pour les pistes d’athlétisme sur les petitsterrains de proximité. Le sport n’apparaît pas comme une priorité. Le nombred’équipements en libre accès est indigent. Les dispositifs d’encouragement au sportsont modestes, pour conclure qu’ en termes de déplacement et de conservationde son patrimoine, la Ville a fait beaucoup. Mais en sport ? »Les moyens mis en œuvre par la Ville ne représentent que 6,57 %du budget général en incluant les investissements. Les autres villessont au même taux en ne prenant en compte que le fonctionnement.On est donc loin du compte. La richesse et la diversité du mouvementsportif ? Les 36 000 licenciés ne représentent que 15 % de lapopulation bordelaise alors que les autres villes sont à 20 %, voire30 %. Les événements de 1 er plan ? Le Tour de France ne passe plusdepuis longtemps à <strong>Bordeaux</strong>, le marathon n’existe plus et laBordelaise ne bénéficie plus de subventions municipales. En dehorsdu grand stade, point de salut. Une véritable volonté politique resteà assurer à <strong>Bordeaux</strong> autour des quatre objectifs suivants :– un effort nécessaire d’investissement. En effet, le manque générald’infrastructures sportives est évident : stades, gymnases,piscines, patinoire fermée de mai à octobre, etc, ce qui ne facilitepas la pratique du sport de haut niveau et encore moins le sportassociatif et scolaire.– la nécessité de pousser les associations. En effet, les pousser c’estles reconnaître. Elles doivent être visibles et recevoir des subventionsqui ne soient pas le fait du prince mais le résultat d’une négociationen fonction d’objectifs à atteindre avec convention triennale. Je suisstupéfait qu’on leur demande autant de bénévolat alors que, parailleurs, on donne des sommes importantes au football professionnelsans aucune contrepartie. C’est dommage de toujours demanderplus à ceux qui ont le moins et rien à ceux qui ont le plus.– l’urgence de développer la pratique du sport de loisir : sept citystades dont un promis à une fermeture prochaine, le stade Brunqui n’est plus en accès libre, l’ouverture limitée des piscines… Nousavons donc accueilli avec satisfaction la création du Parc des Sportsau sud de <strong>Bordeaux</strong>, particulièrement pauvre en espaces pour lesjeunes. Aujourd’hui, il s’avère que cet espace est essentiellementmis à la disposition des associations et scolaires, servant ainsi depalliatif au manque d’infrastructures telles que stades et gymnases.Autres oubliés, les sports de boules, pourtant populaires,intergénérationnels et créateurs de lien social dont les associationsréclament un boulodrome couvert.– la mise en place impérative des structures qui permettent de formeret de garder les sportifs de haut niveau car, aujourd’hui, on estincapable de rendre compatibles formation et sport et d’assurerensuite une reconversion sur <strong>Bordeaux</strong>.ContactEmmanuelle Ajon, Béatrice Desaigues, Martine Diez, Jean-Michel Perez,Jacques Respaud, Mathieu Rouveyregroupesocialiste-bordeaux@wanadoo.fr<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>


EXPRESSIONS DES ÉLUS31EXPRESSIONSGROUPE COMMUNISTECopenhague ou les limites du libéralismeen matière de développement durable(Retour de la mission d’étude sur les innovations en matière de développementdurable conduite par M. Juppé)La réputation de Copenhague et du Danemark en matière dedéveloppement durable n’est plus à faire, à tel point que cette capitaleeuropéenne recevra en décembre le « COP 15 ».En arrivant à Copenhague, le nombre de vélos et d’éoliennes sembled’ailleurs accréditer totalement cette idée. Mais à y regarder de plusprès, on s’aperçoit que le gouvernement libéral-conservateur duDanemark, en place depuis huit ans, a remis en cause le prix garantid’achat de l’énergie éolienne et donné le choix aux entrepreneursde recourir à l’énergie la plus « compétitive », c’est-à-dire, dans laplupart des cas, le charbon qui couvre encore aujourd’hui 60 % desbesoins en chauffage de la ville contre 1 % pour la géothermie (leDanemark n’a aucune centrale nucléaire sur son sol mais importevolontiers cette énergie de la Suède voisine) ; que le quartier neutreen CO2, projeté par Carlsberg (célèbre marque de bière) sur le terrainde sa première usine au cœur de la ville, est en attente d’idées et definancement depuis déjà un certain temps et contiendra des grattecielsjusque-là absents du paysage (et dont on peut parier qu’ilsauront bien du mal à être neutre en CO2) ainsi que seulement 10 %de logement social ; que la mairie de Copenhague sert 45 % de sesrepas avec des aliments issus de l’agriculture biologique (autrefoisfortement subventionnée par l’état) mais que pour le secteur privé,cela ne représente que 7 % et enfin, que l’ensemble du Danemarka marqué le pas sur le plan environnemental et restera 37 % en deçàde ses engagements au protocole de Kyoto.Or, on ne peut nier une farouche volonté politique de la part de lamairie, de la population et même de la ministre du Développementdurable en faveur d’une progression dans ce domaine. Mais dansun pays pourtant fortement « partageur » (60 % est le taux moyend’imposition sur le revenu), la politique ultralibérale menée par legouvernement actuel, en accord avec de nombreuses directiveseuropéennes, a fait marquer le pas au Danemark jusque-là bienplacé dans la course au développement durable. Cela montre qu’unepolitique écologique ne peut pas se développer sans une forte volontépublique traduite par des incitations et des subventions aux projetsdurables, car ceux-ci ne sont pas rentables a priori et il leur faut unsoutien sans faille des élus, de la population et de la puissancepublique.Espérons qu’en ce qui concerne notre Ville de <strong>Bordeaux</strong>, les projetsactuels et futurs seront ainsi fortement soutenus même sil’environnement européen et national, aujourd’hui entièrementlivré au marché, n’y semble guère favorable.GROUPE MAJORITÉ MUNICIPALE<strong>Bordeaux</strong> : capitale de l’Aquitaine<strong>Bordeaux</strong> est à la fois la ville centre de la Cub, la capitale de la Girondeet la métropole phare de l’Aquitaine. Notre ville, de par sonrayonnement, de par son exemplarité fait rejaillir sur toute notrerégion, sur tout le département, sur toutes les communes de lacommunauté urbaine sa vitalité, sa modernité et son attractivité.Si les collectivités territoriales ont toutes implanté leurs administrationsà <strong>Bordeaux</strong>, marquant le rôle essentiel de la ville centre, lespartenariats ne sont pas à la hauteur des besoins réels de la ville.Il ne s’agit pas de créer une polémique partisane, notre intentionn’est pas de dénoncer une dérive politicienne mais simplement dereplacer <strong>Bordeaux</strong> au cœur des projets de toutes les collectivitéslocales, de rendre à la ville centre sa place naturelle dans les actionsde la région, du département ou de la Cub.Lors de la candidature de <strong>Bordeaux</strong> 2013, nous avons su nousécouter, nous comprendre et travailler ensemble dans un intérêtcommun. Grâce à la volonté et à la détermination d’Alain Juppé, leprojet a pris une nouvelle dimension, permettant de mettre en valeurles richesses culturelles de la Gironde et de l’Aquitaine.Certes, le succès ne fut pas au rendez-vous mais cette aventure nousa prouvé qu’un travail en commun était nécessaire à la réussite detous.Cet esprit d’ouverture, cette volonté de travailler ensemble doiventpénétrer tous les chantiers de la grande métropole de demain,indispensable au rayonnement de la région bordelaise.À l’heure de l’Europe, alors que le bassin méditerranéen se développe,<strong>Bordeaux</strong> doit pouvoir compter sur l’appui du conseil régional, duconseil général et de la communauté urbaine afin de continuer samétamorphose pour devenir la « porte du sud de l’Europe ». Oublierla ville centre, délaisser la capitale, c’est prendre le risque de reléguernotre région aux oubliettes de l’Europe.Nous ne pouvons que regretter les oppositions persistantes entreville et ruralité, entre Aquitaine et <strong>Bordeaux</strong>. Nous ne pouvons quedénoncer le manque de volonté à soutenir la capitale régionale.Pourtant, la capitale d’une région est le cœur qui irrigue cette région,la vitrine des compétences économiques, du dynamisme touristique,du savoir-faire des universités et centres de recherche de la Girondeet de l’Aquitaine.Il est temps que communauté urbaine, département et régionacceptent de travailler avec <strong>Bordeaux</strong> dans un intérêt commun. Ilest temps que les collectivités locales qui nous entourentreconnaissent la valeur ajoutée de <strong>Bordeaux</strong> pour leur propredéveloppement. Il est temps de rendre à <strong>Bordeaux</strong> la place qui luirevient dans les chantiers du futur.ContactVincent Maurin : v.maurin@mairie-bordeaux.fr etNatalie Victor-Retali : n.victor-retali@mairie-bordeaux.frContactgroupemajoritaire-bordeaux@wanadoo.fr<strong>Bordeaux</strong> <strong>magazine</strong> / 366 / juillet et août <strong>2009</strong>

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