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Bureau de dépôt Bruxelles XNuméro 74Novembre 2011INFO


281010% DE DEUX-ROUES EN PLUS,40% DE FILES EN MOINS !18PROJET DE PLAN DESTATIONNEMENT ÀBRUXELLES22LORSQUE LE SECTEUR AUTO-MOBILE S’IMPLIQUE DANSLA FORMATION24PETITES VOITURES,VOITURES SÛRES ?LE 90 E SALON EN5 NOUVEAUTÉS3 E EUROPEAN AUTOMOTIVEFORUM SOUS LE SIGNEDE LA MOBILITE URBAINERevue éditée par FEBIAC, la Fédération belge de l’Automobileet du cycle, bd de la Woluwe 46 bus 6, BE-1200 BruxellesTél. 0032 2 778 64 00Fax 0032 2 762 81 71www.febiac.beE-mail: info@febiac.beReproduction interdite sans autorisation préalable de l’éditeur.Version néerlandaise sur demande.Coordination: Joost KaesemansPhotos: ADH Communications s.a., FEBIAC, constructeursConception et lay-out: ADH Communications s.a., DuffelEditeur responsable: Thierry van Kan


INFO NOVEMBRE 201110% de deux-roues en plus,40% de files en moins !2MOBILITEEn effet ! Si 10% des automobilistes remplaçaientleur voiture par un deux-roues motorisé auxheures de pointe, dans les endroits sensibles duréseau routier, les embouteillages reculeraient de40%. Telle est la conclusion d’une étude réaliséeil y a peu par Transport & Mobility Leuven pourle compte de FEBIAC. Mieux encore : les filespourraient entièrement disparaître si 25% desnavetteurs se mettaient à la moto ou au scooter.La promotion du deux-roues motorisé est incontestablementle scénario le plus faisable, réalisteet économique lorsqu’il s’agit de s’attaquerrapidement et efficacement aux problèmes decirculation et à leurs effets négatifs. La réductiondes encombrements et l’amélioration de la qualitéde l’air constituent des défis importants pour notremobilité et notre société. Sur ces deux plans, lamoto apporte une solution réaliste et efficace.Aussi importe-t-il que le monde politique consacredavantage d’attention au rôle des deux-rouesmotorisés dans le trafic.Étude de cas : effet sur l’écoulement dutraficLa moto occupant moins d’espace physique, la circulationse fluidifie sensiblement lorsque des navetteursdélaissent leur voiture pour se rendre au travailau guidon d’un deux-roues. L’étude de Transport &Mobility Leuven quantifie l’incidence concrète d’unetelle transition sur l’écoulement du trafic. A cette fin,elle simule avec précision le trafic autoroutier sur untronçon de la E40 Louvain-Bruxelles, à une heure depointe matinale représentative. Une fois en place,le scénario de référence est confronté à celui d’unetransition modale de la voiture au deux-roues.Le scénario de référence reflète l’état actuel dela circulation. L’étude utilise le Link TransmissionModel (LTM), développé à la KULeuven(Yperman - 2007) pour simuler avec réalismeles flux de véhicules sur les réseaux routiers.Dynamique, le modèle prend en compte l’évolutiondu trafic dans le temps.


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10% DE DEUX-ROUES EN PLUS, 40% DE FILES EN MOINS !4MOBILITELe processus de formation et de résorption desfiles est modélisé en détail. Ce modèle de pointese prête très bien à la simulation des embouteillageset de la propagation des files dans lesgrands réseaux.Fig.1: La région étudiée, entre Louvain et BruxellesActuellement, sur le tronçon d’autoroute considéré,la file apparaît vers 6h40 à hauteur deSterrebeek. Elle s’allonge rapidement, et avec ellela durée du parcours Louvain-Bruxelles. À 7h50,la file commence à hauteur de Louvain. À cestade, le parcours Louvain-Bruxelles dure presqueun quart d’heure de plus qu’en dehors de l’heurede pointe. La file commence lentement à se résorberà partir de 8h, pour disparaître à 9h10. Dansle scénario de référence retenu pour les besoinsde l’étude, on dénombre au total 1925 heuresperdues collectivement par tous les véhicules.Si nous remplaçons 10% des voitures par desmotos ou scooters sur le même trajet, durant lamême heure de pointe, l’effet sur les encombrementsest très net. La file se forme toujours àSterrebeek à 6h40, mais elle se développe moinsvite et moins loin : à son point culminant, ellecommence entre Sterrebeek et Bertem. La perte detemps n’excède plus 6 minutes et la file se résorbebeaucoup plus rapidement. Elle cesse d’existerdès 8h30. Dans ce scénario, on totalise 706heures perdues, soit une amélioration de 63% !Si nous parvenons – objectif ambitieux – à remplacernon 10%, mais 25% des voitures par desmotos, nous assisterons à la disparition des files,des pertes de temps et du gaspillage financier.• Temps de parcours Louvain-Bruxellesà l’heure de pointe matinale Fig. 2: Temps de parcours sur l’E40 entre Louvain etWoluwé, à l’heure de pointe matinale, dans le scénariode référence et dans le scénario de transition modale.“Si 25% des navetteursse mettaient à la moto ouau scooter, les files pourraiententièrement disparaître.”Prise en compte de l’effet d’aspirationLa détermination de l’incidence de la transitionmodale (de la voiture à la moto) tient compte d’uneffet d’aspiration vers le réseau routier principal.De quoi s’agit-il ? Le trafic s’améliorant sur l’autorouteavec le remplacement d’une partie des voiturespar des motos, davantage de conducteursvont emprunter la voie rapide. Celle-ci attireraen moyenne 2% de trafic supplémentaire, révèlel’étude. En d’autres termes, ceux qui préféraient le


INFO NOVEMBRE 2011réseau secondaire (y compris les conducteurs quiencombrent les petites routes lorsque le blocagedes autoroutes les incite à s’y replier !) serontdavantage tentés d’emprunter l’autoroute. Maismême avec cet effet d’aspiration, l’étude du casLouvain-Bruxelles fait apparaître une réduction de40% des heures perdues par rapport au scénariode référence.“Le trafic s’améliorant surl’autoroute avec le remplacementd’une partie des voitures par desmotos, davantage de conducteursvont emprunter la voie rapide.”Sur l’ensemble du réseau principal, uneéconomie de €350.000 par jour !Nous pouvons extrapoler les résultats de l’étude àl’ensemble du réseau routier principal. L’enquête‘Analyse van de congestie in België’ (MaerivoetS. & I. Yperman (2008)) constate que sur leréseau routier principal belge, les véhicules totalisentenviron 37.000 heures perdues chaquejour. La réduction due à la transition modale(40%) représenterait une économie quotidienned’environ 15.000 heures. À 23,76 € par heureet par véhicule, nous obtenons un bénéfice voisinde 350.000 € par jour en guise de résultat de latransition modale de la voiture à la moto. Pourcalculer le coût du temps, le coût de la duréedu parcours a été quantifié. Dans le trafic desnavetteurs, on retient une somme de 21,6 €/h parvoyageur (source : De Ceuster (2010)). Autrementdit, le navetteur qui gagne une heure en périodede pointe récupère 21,6 €. Si nous associons cechiffre à l’occupation moyenne des véhicules (1,1personne par voiture), nous obtenons une valeurde 23,76 € par heure et par véhicule navetteur.Effets positifs sur l’environnementParallèlement au gain considérable en termes deréduction de la durée et du coût des embouteillages,l’environnement profite aussi de la transition modaleentre la voiture et le deux-roues motorisé. Une motorécente émet en effet moins de substances nocivesqu’une voiture particulière moyenne. Ses émissions deCO 2sont également moins importantes. Le coût externetotal des émissions (la charge environnementaleconvertie en coût pour la société) de la moto se situe21% plus bas que celui d’une voiture moyenne. Quelleque soit la vitesse, le coût externe des émissions d’unemoto (type 4 temps, ≤ 250 cc, catégorie d’émissionsEuro 3) est plus bas que celui de la voiture. De part etd’autre, le coût des émissions atteint son minimum pourune vitesse moyenne de 60 à 70 km/h.• Coût externe des émissions Fig. 3: Coûts externes des émissions des motos et desvoitures sur autoroute, en fonction de la vitesse moyenne.Dans le scénario ci-dessus, le coût total des émissionsbaisse de 6% lorsque 10% des voiturescèdent la place aux deux-roues. Sur ce total, 1% estimputable au changement de véhicule lui-même, et5% à une meilleure fluidité du trafic. À l’avenir, cebénéfice environnemental (encore limité) s’accroîtralorsque les motos seront soumises à de nouvellesnormes d’émissions plus sévères, respectivement en2014 (Euro 3), 2017 (Euro 4) et 2020 (Euro 5).5MOBILITE


10% DE DEUX-ROUES EN PLUS, 40% DE FILES EN MOINS !N’oublions pas la sécuritéConclusion6MOBILITECela dit, il est impossible de fermer les yeux surles éventuelles conséquences négatives de la transitionmodale. La sécurité fait partie des préoccupations.À cet égard, FEBIAC plaide notammentpour la formation à la conduite et pour un bonencadrement de l’évolution des deux-roues danset entre les files. Ce dernier aspect est aujourd’huiréglé par la loi. Une réforme du permis est aussien préparation.Par ailleurs, il est un fait qu’une plus large présencedes deux-roues dans la circulation contribueà sensibiliser les automobilistes. Le conducteur quivoit des motards plus souvent et en plus grandnombre s’adaptera plus facilement, au profit de latolérance et du respect mutuel pour tous.Installations destinées aux motocyclistesDans les villes, il faut prévoir des places de parkingen suffisance pour les deux-roues motorisés.Motos et scooters font partie intégrante du parcautomobile, dans une mesure qui va certainementcroître encore. Comme dans le cas des vélos,ces endroits réservés décourageront le parkingsauvage et réduiront le risque de vol. Les placesde parking pour motos sont équipées de systèmesancrés dans le sol qui empêchent les voitures des’y garer. Ces places sont sûres et toujours à ladisposition des motocyclistes. Une mesure réalisteconsisterait à aménager une place moto pour 20places auto. On trouvera d’autres recommandationsdans la ‘Brochure à l’attention des gestionnairesde voiries’ de l’IBSR.Si 10% des automobilistes effectuant des navettessur les routes principales abandonnaient leur voiturepour une moto ou un scooter, le temps perdu quotidiennementdans les embouteillages diminuerait de15.000 heures, et les files coûteraient 350.000 eurosde moins chaque jour. Les encombrements seraientmoins importants et se résorberaient plus vite. Deplus, un effet d’aspiration attirerait des automobilistesvers les autoroutes fluidifiées, désengorgeant le traficsur les routes secondaires et limitant sur celles-ci lenombre de conducteurs qui cherchent à échapperaux bouchons autoroutiers. La conclusion de l’étudeTransport & Mobility Leuven est sans équivoque : ledeux-roues motorisé offre une alternative efficace,réaliste et propre et sont un instrument indispensablede la lutte contre les embouteillages sur nos routes.“Dans les villes, il faut prévoirdes places de parkingen suffisance pourles deux-roues motorisés.”Les résultats complets de l’étude ‘Navettes à moto :analyse d’incidence’ de Transport & Mobility Leuven(21 septembre 2011) sont disponibles auprès deFEBIAC sur simple demande.Stijn VancuyckConseiller Deux-roues motorisés


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INFONOVEMBRE 2011Projet de plan de stationnement àBruxelles : oui à l’harmonisation,non aux nouvelles entraves8MOBILITELe gouvernement bruxellois va bientôt prendre unedécision concernant un plan régional en matièrede politique de stationnement. Non content desupprimer 45.000 places, le plan menace aussid’augmenter le coût du parking.Sur une proposition de la ministre de la Mobilité,Madame Grouwels, le gouvernement bruxelloissouhaite rationnaliser la politique du stationnementdans la capitale. On ne peut qu’applaudir cettevolonté. Cependant, sous prétexte d’harmonisation,le plan prévoit une réduction de 16% du nombre deplaces de parking en même temps qu’une augmentationde leur coût.FEBIAC doit une fois de plus constater que l’on metde nouveaux bâtons dans les roues de la mobilitéautomobile sans songer à des alternatives. Laréduction du nombre de places apparaît comme unobjectif, alors que la politique du stationnement doitfaciliter et appuyer la vie, le travail, la détente et leshopping, à Bruxelles comme dans les autres villes.FEBIAC estime aussi que la politique du stationnementdoit être considérée comme un instrument pouraméliorer la coordination mutuelle des transportsprivés et publics. Aujourd’hui, pourtant, la politiquedu stationnement reste trop souvent le chaînon manquantdans la réalisation de cette comodalité.• La proposition ne tient pas compte des besoinsactuels et futurs de la RBC, oubliant notammentque la population bruxelloise comptera1.250.000 habitants en 2020 ;• Elle donne aux entreprises trop peu d’espacepour adapter leur propre offre de parking àleurs besoins ;• Elle complique encore la vie des navetteurs automobilessans leur offrir d’alternatives concrètes ;• Elle augmente le coût du shopping en RBC etrisque de décourager (plus encore) la clientèle ;• Elle ne fait aucun progrès dans la coordinationmutuelle des transports privés et publics ;• Elle n’offre pas de vision d’avenir pour l’avènementet l’intégration des nouvelles formes de mobilité individuelle: demain, les petits véhicules motorisés à 4,3 et 2 roues, aux émissions réduites, contribuerontdurablement à combler les besoins individuels demobilité des habitants de la ville et de ses visiteurs.“La politique du stationnement doit êtreconsidérée comme un instrument pouraméliorer la coordination mutuelledes transports privés et publics.”Les lacunes du plan bruxelloisLa réorientation demandée par FEBIACAux yeux de FEBIAC, la proposition de plan destationnement menace l’attrait et la compétitivitéde Bruxelles pour les raisons suivantes :FEBIAC invite le gouvernement de la RBC à réorienterprofondément le plan de stationnement avantde prendre une décision de principe.


Concrètement, FEBIAC demande :• Conformément au plan IRIS II : l’inventaire et l’étudedes données actuelles relatives à l’offre et à lademande de parking, ainsi qu’une étude détailléede l’incidence socio-économique d’une offre deparking plus et/ou moins chère en RBC ;• Une politique de stationnement à la mesuredes prévisions de croissance démographiqueet économique de la RBC. Le scénario ne faitaucune place à une limitation de l’offre de parking,au contraire. Toute réduction du nombrede places dans le domaine public doit êtresubordonnée à une garantie de compensationdes places disparues par des places situéeshors de la voie publique ;• Une forte hausse du nombre de places gratuitesen périphérie aux abords des arrêts destransports en commun pour 2015. Jusqu’àcette date, le parking dans les rues environnantesdoit rester gratuit ;• Une révision du Règlement régional d’urbanismede 2006 : il faut rendre aux entreprisesla faculté d’adapter leur capacité de parkingprivé à leurs besoins et à leur politique, surtoutlorsqu’on réduit l’offre sur la voie publique ;• Pas de charges supplémentaires sur l’emploi.En entravant et en faisant payer les possibilitésde parking dont disposent les travailleurs (parexemple via l’obligation d’acheter plusieurscartes d’exonération à des tarifs supérieurs),on taxe l’emploi ;• Une différenciation des tarifs suivant l’heure,le lieu et le public cible : des tarifs intéressantspour les navetteurs en périphérie, le stationnementde courte durée dans les quartiers de petitscommerces et le stationnement de longue duréedans les quartiers de shopping ; on limiteraet on orientera de cette façon les utilisationsgênantes et superflues de la voiture ;• L’optimisation de l’espace de stationnementactuel par l’exploitation des parkings d’entrepriseen dehors des heures ouvrables, l’utilisationdes garages, le stationnement devant legarage privé, etc. ;• La promotion et l’intégration des deux-rouesmotorisés à émissions réduites dans le plan destationnement ;• Davantage de priorité à la politique de surveillance,en particulier une solution pour pénaliserles automobilistes mal garés (actuellement,on cible surtout les automobilistes bien garésqui ont dépassé le temps imparti), le respect deszones de chargement et déchargement, enfinune politique de répression équivalente pour lesvoitures portant une plaque étrangère ;• L’affectation des recettes supplémentaires aufinancement de l’optimisation du réseau routieret de l’offre de parking. Cela dégagerait desmoyens pour le développement de concepts decirculation et de stationnement tournés vers l’avenir,par exemple les voitures électriques, les véhiculesurbains hypercompacts et les deux-roues.• La recherche d’une place de parking représenterait10 à 15% du trafic total. Il est possible delimiter ce phénomène non seulement en offrantassez de places de stationnement, mais aussi parun bon affichage du nombre et de la localisationdes places libres.Sans ces adaptations, et sans garanties préalablesquant à l’offre d’alternatives pour les habitants et lesvisiteurs de la Région de Bruxelles-Capitale, ce planne fera que freiner encore la mobilité bruxelloise.Philip NaertConseiller Governmental Affairs9MOBILITEINFONOVEMBRE 2011


INFONOVEMBRE 2011Lorsque le secteur automobiles’implique dans la formation10FORMATIONFormer des étudiants aux métiers de l’automobileet ensuite contribuer à les intégrer au seind’entreprises du secteur. Voilà bien un thèmequi tient à cœur de FEBIAC, notamment parl’entremise de ses activités au sein du projetUnavenirquiroule.be.Qu’on se le dise, l’intronisation récente de Thierryvan Kan à la présidence de FEBIAC ne ralentira enrien le programme d’aide à la formation soutenu parUnavenirquiroule.be. Que du contraire même, puisquenotre nouveau Président a fait de la formation, durecrutement et de l’intégration de jeunes éléments l’unede ses priorités. Plus que jamais, Unavenirquiroule.be entend apporter un soutien renforcé aux établissementsscolaires, aux enseignants ainsi qu’aux étudiantsqui font montre d’enthousiasme et de motivationenvers les initiatives qu’ils entreprennent.Parmi les différents projets qui nous sont régulièrementexposés, l’initiative pédagogique “DiagnoseCar TB 21” mérite assurément que l’on s’y attardequelques instants. Derrière cet intitulé un brinbarbare se cache un projet qui a vu le jourdébut 2009 sous l’impulsion conjointe de DirkGoyvaerts, professeur en technique automobileaux écoles techniques de Malines (TSM), etdes Centres Techniques Régionaux (RTC) de laProvince d’Anvers. Partant du constat que lematériel sur lequel travaillent les élèves n’est pas– ou plus – en phase avec celui que l’on retrouvedans les garages des marques automobiles, ladécision est prise de développer une ambitieuseplateforme visant à collecter des véhicules up-todateainsi que leurs appareils de diagnostique etce, afin de les envoyer dans les différentes écolesde la province en tant que matériel didactiqueitinérant.Le secteur joue le jeuCitroën, Ford, Volvo et Volkswagen sont les premièresmarques automobiles à apporter leur support à cetteinitiative. Ils sont rejoints en 2010 par Opel et en 2011par Renault. Sept autos sont réunies pour le lancementofficiel du projet “Diagnose Car TB 21”, tandis que


11FORMATION


LORSQUE LE SECTEUR AUTOMOBILE S’IMPLIQUE DANS LA FORMATION12FORMATIONonze écoles de l’enseignement technique secondairede la province d’Anvers manifestent leur intentionde prendre part à l’initiative. La première étape del’action consiste tout d’abord à former les professeursqui seront amenés à travailler sur ce projet. Vingtdeuxenseignants (deux par école inscrite) reçoiventalors une formation professionnelle dispensée parchacun des importateurs impliqués, selon le principe“Train the Trainer”. Les premières rotationsde véhicules à destination des étudiants débutentréellement avec l’introduction de l’année scolaire2009-2010. Chaque véhicule est livré pour unedurée de quatre semaines consécutive de cours(période qui sera étendue à dix semaines par lasuite) avec son outil de diagnostique ainsi qu’unmatériel pédagogique reprenant leçons et exercicesà l’adresse des étudiants.“Plus que jamais,Unavenirquiroule.be entend apporter unsoutien renforcé aux établissementsscolaires, aux enseignants ainsiqu’aux étudiants qui font montred’enthousiasme et de motivation enversles initiatives qu’ils entreprennent.”Un soin particulierEntre septembre 2009 et décembre 2010, le projet”Diagnose” va permettre à 564 étudiants derecevoir une formation adaptée sur un matériel àla pointe de la technologie et ce, durant un totalde 234 jours de formation. Afin de garantir laqualité des cours dispensés, chaque période deformation est suivie par un test anonyme réalisépar les élèves et analysé par RTC Anvers. Enoutre, il convient de mentionner l’état impeccabledu matériel reçu puis rendu par les différentes écolescar, contrairement à certaines idées reçues, le soinet le respect du matériel didactique sont des valeursqui prédominent auprès d’étudiants trop heureuxde recevoir l’opportunité de “se faire la main” surdes outils qu’ils seront amenés à réutiliser dans leurcarrière future. Il s’agit dès lors d’une situation“win-win-win”, puisque tant les établissements scolaires,que les étudiants, que les futurs employeurs– à savoir les acteurs du secteur – retirent (ou retireront)profit des principes ainsi acquis. En outre,chaque marque représentée a le loisir de visiterà tout moment l’école dans laquelle se trouve “son“véhicule afin de prendre sur le terrain le pouls dela formation.“Si le projet “Diagnose Car TB 21” est actuellementconfiné dans la seule province d’Anvers, lavolonté est réelle de l’étendre à terme à d’autresrégions du pays, expliquent les interlocuteursde RTC Anvers. Une base existe et nous serionsheureux de la partager avec d’autres centres deformation en vue de permettre une expansion duprojet. Pour cela, il sera néanmoins nécessairede dégager davantage de matériel mais aussi detrouver autant de personnel volontaire et motivéque celui qui a porté ce projet à bout de brasdepuis ses grands débuts.” Pour autant, ne pensez-pasque la croissance de “Diagnose Car TB 21”en province d’Anvers est terminée ! Avec le début del’année scolaire 2011-2012, le projet s’est ouvertaux élèves de 7e année des écoles de l’enseignementprofessionnel. Une ouverture rendue possible parl’extension du parc de véhicules disponibles, quis’élève désormais à treize voitures. Un chiffre quigrandira à nouveau dans très peu de temps...Christophe DubonConseiller PR & Image


13Une Citroën C-Zero pour le projet “Diagnose Car”“Notre projet est désormais bien implanté. Grâce à différents importateurs, nous avons pu réunir unsérieux panel de véhicules de différents types et de différentes motorisations qui voyagent à longueurd’année au sein des établissements scolaires qui participent à notre projet. Aujourd’hui, nous rêvons devoir un véhicule électrique rejoindre notre flotte”. Le discours tenu par les instigateurs de “Diagnose CarTB 21” est clair et a su séduire les représentants de FEBIAC au sein de la plateforme Unavenirquiroule.be. Comment, en effet, résister à un tel enthousiasme et rester de marbre face une telle réalisation ?Des contacts ont aussi tôt été entamés avec les importateurs automobiles qui disposent de véhiculesélectriques. Ces négociations ont très rapidement trouvé un écho favorable auprès de Citroën BeLux,déjà actif dans le projet “Diagnose Car TB 21” via deux modèles C4 et un modèle C5. Dès lors, CitroënBeLux s’est engagé, en collaboration avec FEBIAC et Unavenirquiroule.be, à mettre à disposition de“Diagnose Car TB 21” une C-Zero, nouveau modèle 100% électrique de la marque aux chevrons. Unenouvelle qui ne peut que nous réjouir et qui contribuera, soyons-en certains, à former efficacement lestechniciens de demain.FORMATIONINFO NOVEMBRE 2011


INFO NOVEMBRE 2011Advanced Automotive Management :une formation en prise directesur le secteur automobile14FORMATIONChaque rentrée académique coïncide avec ledébut d’un nouveau cycle de formation AdvancedAutomotive Management (AAM). Ce programmeproposé par FEBIAC a fait ses preuves et en està présent à sa onzième édition ! Il s’adresse auxmanagers d’entreprises liées au secteur automobile– importateurs, garages, sociétés de leasinget équipementiers, par exemple.La formation Advanced Automotive Managementpropose aux participants d’élargir leur champ devision, de dépasser les contingences du quotidien etde poser un regard global sur leur secteur d’activité :quels sont les changements en cours dans le secteur,quelles connaissances et compétences dois-je acquérirpour que ma concession puisse suivre cette évolutioneffrénée et pour garder une vue d’ensembleclaire ? La formation AAM offre bien entendu auxprofessionnels le know-how et les compétencesnécessaires pour faire face à toutes ces mutations.Le programme AAM bénéficie du soutien académiquede l’école ICHEC Entreprises et est dispensé pardes formateurs pour lesquels le secteur automobilen’a aucun secret. Il offre de surcroît une plus-valueprécieuse en ce sens qu’il permet aux participantsd’échanger leurs connaissances, leurs expérienceset leurs points de vue. FEBIAC s’attache par ailleursà assurer une formation continue de qualité, par lebiais de la FEBIAC ACADEMY.Chaque année, cinq conférences ou présentationsspécialisées sont donc programmées pour les participantsà la formation AAM, les diplômés et lesmembres de la Fédération.La proclamation de la dixième édition de la formationAdvanced Automotive Management a eu lieu en juin2011. Conformément à la tradition, le premier lauréatde la promotion s’est vu décerner le titre honorifiquede ‘Automotive Manager of the year’. “Lauréat” ai-jeécrit ? Toutes mes excuses, cette année, nous devonsparler “des lauréats” puisque Hilde van Kerckhovenet Philippe Piron ont obtenu des résultats aussi excellentsqu’identiques et décrochent donc tous deux letitre honorifique convoité. Félicitations !Voyons ce qu’ils ont à dire sur les développementsobservés au sein du secteur automobile et sur laformation AAM.“Le programme AAM bénéficiedu soutien académique de l’écoleICHEC Entreprise et est dispensépar des formateurs pourlesquels le secteur automobilen’a aucun secret.”


Advanced AutomotiveManagement Programme15FORMATIONINFO NOVEMBRE 2011


ADVANCED AUTOMOTIVE MANAGEMENTHilde Van Kerckhoven,Retail Strategy ManagerMercedes-Benz Belgium Luxembourg SAPhilippe PironAccount Manager Toyota Belgium16FORMATIONLa formation Advanced Automotive Managementest extrêmement variée et interactive. Son principalintérêt, c’est qu’elle permet aux participants deperfectionner leurs compétences et de faire ainsiévoluer leur carrière avec succès. Le ”bagage”acquis est des plus précieux, certainement dansce secteur en mutation rapide où le client doit êtreau centre de l’attention.Le secteur change et ses changements ne sont passeulement observables dans la gamme de produits,qui répondent désormais aux exigences environnementaleset à la nécessité de trouver d’autressources d’énergie. Les services et les modèles d’entrepriseévoluent eux aussi. Le client veut plus qu’unsimple véhicule, il exige une solution de mobilité.Car2go et les formules de leasing flexibles répondentà ce besoin. Par ailleurs, le client rechercheles informations de façon beaucoup plus active etcommence aussi à se référer aux médias sociauxet aux courtiers en ligne. Enfin, il est de plus en plusattentif au coût global du véhicule/parc automobile.Le secteur doit aussi relever d’autres défis : lamise en place d’un service après-vente efficace etprofessionnel pour faire face à la concurrence desfast fitters et réparateurs universels, la crise économique,l’éventuelle modification de la réglementationfiscale concernant les voitures de société.Je pense pour ma part que les concessionnairesdevront plus que jamais veiller à une bonne gestionfinancière et des stocks, suivre de près les principauxKPI et, surtout, accorder une plus grande attentionà l’humain (je parle aussi bien du client que descollaborateurs) pour s’assurer un avenir radieux.Bref, le secteur automobile reste un univers passionnantoù la qualité de la formation des collaborateurs,à tous les niveaux, peut vraiment fairela différence.Il est indéniable que le secteur automobile esten pleine mutation. Là où il y a à peine dix anson jugeait une voiture surtout en fonction desa cylindrée et de sa puissance, on se focaliseaujourd’hui davantage sur sa consommationet ses émissions de CO 2. Est-ce que la passionautomobile a disparu pour autant ? Je ne lepense pas. Elle change tout simplement devisage. Nous vivons en effet des temps intéressantsgrâce à l’émergence d’une multitude detechnologies visant à réduire l’impact environnemental.Toute marque qui se respecte ne peutaujourd’hui se permettre de ne pas participer àla course à l’innovation. Tant mieux pour l’environnementet le consommateur.Prenons par exemple Toyota qui, il y a une douzained’années, a commercialisé la premièrevoiture hybride alliant un moteur essence et électrique.A l’époque, ce projet était jugé par lamajorité comme fou et non rentable. 3,3 millionsd’unités vendues de par le monde plus tard, voiciqu’aujourd’hui tous les grands constructeurs ontun modèle de type hybride dans leur gamme ousont sur le point d’en sortir un.Il est vraisemblable que nous évoluerons àl’avenir vers un choix de technologies pluslarge. Il y aura l’électrique, l’hybride, l’hybriderechargeable, le LPG, le biocarburant, l’hydrogèneet aussi toujours l’essence et le diesel. Leconsommateur choisira l’énergie et le type depropulsion qui s’accorde le mieux à son profild’utilisation.Pour bien fonctionner dans ce secteur en mutation,je suis heureux d’avoir pu suivre la formation dela Febiac Academy, car j’ai pu y acquérir debonnes connaissances sur les mécanismes dumonde automobile. De plus, les échanges avecdes collègues venant de différents horizons m’ontpermis d’avoir une vue plus large.


17Je suis certain que ceci m’aidera à progresserdans mon métier et à faire face aux grandschangements que connaîtra l’automobile dansles prochaines années.“Il est vraisemblable que nousévoluerons à l’avenir vers un choixde technologies plus large. Il y aural’électrique, l’hybride, l’hybride plug-in,le LPG, le biocarburant, l’hydrogène etaussi toujours l’essence et le diesel.”La formation d’Automotive Manager vous intéresseégalement ? L’édition 2011-2012 d’AAM a commencémais vous pouvez bien entendu vous inscrireau cycle 2012. Si vous recherchez d’autres formations,n’hésitez pas non plus à nous contacter carnous proposons aussi des formations sur mesure,adaptées à vos attentes personnelles et aux besoinsde votre entreprise.Nous sommes à votre disposition pour tout complémentd’informations concernant le cycle AdvancedAutomotive Management et les différents modules deformation automobile de la FEBIAC ACADEMY !Pascale Corstiaens,Conseillère FormationFORMATIONINFO NOVEMBRE 2011


INFO NOVEMBRE 2011Petites voitures, voitures sûres ?18SECURITEJamais les petites voitures n’ont été aussi abordables :des constructeurs proposent aujourd’hui des modèlesà 6.000 euros, voire moins, souvent avec le soutiendes primes écologiques et de recyclage. Un client àla recherche d’un moyen de transport pragmatiqueet économique rentrera tôt ou tard en contact ce typede voiture. De même, pour celui qui souhaite limiterson investissement dans l’achat d’un véhicule, cesegment offre une alternative intéressante à la voitured’occasion. Mais le choix d’un modèle simple, petitet bon marché ne risque-t-il pas de compromettre lasécurité de l’acheteur ? Les statistiques ne font apparaîtreaucun lien direct entre le poids du véhicule etla sécurité des occupants.ensuite de calculer un score final allant d’une àcinq étoiles. Il est clair que ces essais comparententre eux les véhicules d’une catégorie déterminée.Si, par exemple, une petite voiture et ungros monovolume obtiennent 5 étoiles, la règlegénérale subsiste : les passagers de la voiture laplus grande courent moins de risques.La petite voiture est-elle pour autant moins sûre ?Non ! La construction d’un petit modèle sûr est uneopération très complexe, ne serait-ce qu’en raison dupeu d’espace disponible pour les systèmes de sécurité.Mais les nouveaux matériaux et les nouvelles techniquesouvrent des perspectives. Voyons lesquelles.Voitures étoiléesDes organismes tels qu’EuroNCAP publient régulièrementles résultats de leurs essais de collision.Dans ces crash tests, la voiture, occupée pardes mannequins, est projetée contre un obstaclestatique. Différents critères de sécurité permettent“Les constructeurs proposentaujourd’hui des modèles à 6.000 euros,voire moins, souvent avec le soutien desprimes écologique et de recyclage.”


19Le choix de la sécuritéRécapitulons : vous cherchez une voiture peu coûteuseet peu gourmande mais qui ne compromettepas pour autant votre sécurité. Ce que le publicignore généralement, c’est que presque toutes lesvoitures sont livrables avec un système de stabilisationélectronique, souvent appelé ESP. Dans ledomaine de la sécurité, les systèmes du type ESPsont sans aucun doute la plus grande inventiondepuis la ceinture et l’airbag : le risque d’accidentmortel est réduit de moitié ! De nos jours,les systèmes de stabilisation électronique sont trèsrépandus dans toutes les catégories de voituresmais dans les segments les moins chers, ils figurentencore souvent au catalogue des options.Selon le modèle, le surcoût peut représenter de200 à 700 euros. Mais le système a largementfait ses preuves pour tous les usagers de la route.D’ailleurs, à partir de 2014, la Commission européenneva imposer la stabilisation électroniquesur toutes les voitures immatriculées en Europe !Lorsque l’accident devient impossible à éviter, cesont les airbags qui entrent en scène. Dans la listedes options, y compris celle des petites voitures,on trouve – en plus des airbags frontaux – descoussins latéraux ainsi que des protections pour latête soigneusement dissimulées dans le toit. Enfin,le budget doit prévoir une marge suffisante pourde bons pneus (avec un jeu de pneus “hiver”), lecontrôle mensuel de la profondeur des sculptureset la vérification régulière de la pression de gonflage.Et pourquoi ne pas envisager une formationà la conduite e-positive et sûre ?“A partir de 2014, la Commissioneuropéenne va imposer la stabilisationélectronique sur toutes les voituresimmatriculées en Europe !”SECURITEINFO NOVEMBRE 2011


PETITES VOITURES, VOITURES SÛRES ?Un acier résistant aux chocs20SECURITENous avons déjà évoqué la rigidité de la structuredu véhicule et les zones de froissement. À cetégard, l’acier utilisé joue un rôle important. Lesecteur automobile est un des principaux moteursdu développement des aciers avancés (voir legraphique). Ces aciers sont parfois appelés ‘intelligents’parce qu’ils sont le fruit d’une recherched’équilibre entre deux propriétés contradictoires.Nous avons besoin d’une structure solide et rigidequi, en cas d’incident, doit pouvoir absorber unegrande quantité d’énergie au niveau des zonesde froissement de la carrosserie (voir l’encadré).Il faut pour cela un acier qui se façonne aisémentet présente par la suite une élasticité et unesolidité suffisantes pour absorber l’impact d’unecollision.“Le secteur automobile est un desprincipaux moteurs du développementdes aciers avancés.Ces aciers sont parfois appelés‘intelligents’.”Autrement dit, l’acier doit se ‘froisser’ : un processusde déformation microscopique permet à lagrille cristalline d’absorber une énergie importanteavant de finir par se déchirer ou se rompre. L’acierTWIP (graphique) en est un bon exemple :beaucoup plus solide que d’autres, il se plie enune fraction de seconde dès que sa résistancemaximale est dépassée. Les essais le prouvent :plus le choc est violent, moins le déplacement descouches atomiques se propage.S’il n’existe pas de solution magique pour les petitesvoitures offrant peu de place aux zones de froissement,l’acier TWIP s’en approche de très près !Réglementation et avenirLa réglementation européenne a formulé desobjectifs ambitieux : depuis l’an 2000, le butest de diminuer par deux le nombre de victimes.Dans le programme ‘European Road Safety 2011-2010’, adopté fin septembre par le Parlementeuropéen, la Commission réserve une large placeà l’amélioration technique des véhicules. Uneoption logique : la Commission est compétentedans ce domaine et seul un tel programme pourraréaliser ses objectifs. Face à cela, on ne soulignerajamais assez l’importance d’une infrastructuresûre. Sur ce plan, la Belgique accuse du retard.Elle tente cependant – tardivement et lentement, ilest vrai – de le résorber. Espérons que nous réintégreronsbientôt le peloton des pays voisins. Enfin,il va de soi que la concrétisation des objectifseuropéens dépend aussi des choix posés par leconsommateur en faveur de la sécurité et de soncomportement dans la circulationSteven SoensConseiller Automotive Suppliers et Comité TechniqueΔ


INFO NOVEMBRE 2011Impulsion ou forceLe produit de la force moyenne et du temps (durant lequel la force est exercée) s’appelle l’impulsion. Ladeuxième loi de Newton nous apprend que toute force (F) appliquée à une masse (m) confère à celle-ciune accélération (a) :Ou, exprimé sous une autre forme :∆vF average= ma average= m ∆tImpulse = F average∆t = m∆vLors d’une collision entre deux véhicules, il convient de minimiser les forces – ou, à masse égale, les accélérations.La deuxième loi de Newton (ci-dessus) montre aussi que la force moyenne diminue à mesure que letemps durant lequel elle est appliquée augmente.Nous le savions d’instinct depuis l’enfance : à la réception d’un saut, nous plions les genoux pour atténuer lechoc. Le boxeur applique le même principe en reculant pour encaisser les attaques de son adversaire.En ce qui concerne les véhicules, cela signifie qu’il faut intégrer des zones de froissement dans l’intérêt desoccupants (intérieur) et des utilisateurs vulnérables (extérieur).Prolongement maximal (%)7060504030201000IFBH• Les nouveaux aciers intelligentsPossibilités d’avenirpour les nouveaux AHSSHSLATRIPDPTWIPMART300 600 900 1200Résistance à la déformation (MPa)1600La courbe en banane représente la capacité de déformation par rapport à larésistance de tous les aciers AHSS (Advanced High Strength Steel) : le TWIPse situe clairement à l’extérieur. Corus Research, Development & Technology21SECURITE• Le recours croissant aux aciers intelligents et les nouvelles exigences de sécurité passive541244948LWB linkedwith VHSS4LWBwith UHSS1431202HSSintroductionLWB linkedwith HSSMSHSSVHSSUHSS10-14 TWB1419931994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005WeightSafetyCost Reduction


INFO NOVEMBRE 2011Le 90e Salon en cinq nouveautés22SALONC’est le mardi 10 janvier que le 90e Salon auto/moto accueillera représentants de la presse. Lajournée destinée aux professionnels du secteur ainsique l’inauguration officielle sont programmées lelendemain. A partir du jeudi 12 janvier, BrusselsExpo ouvrira ses portes au grand public qui, à n’enpas douter, se rendra une nouvelle fois en masse auSalon afin d’y découvrir les toutes dernières innovationsdes secteurs de l’automobile et des deux-rouesmotorisés. Afin de donner encore plus de cachet auSalon et, surtout, d’y accueillir toujours mieux sesvisiteurs, FEBIAC introduira 5 grandes nouveautésau cours de cette prochaine édition.Une nouvelle subdivision des palaisLa subdivision des palais, ou plus exactement larépartition des différents constructeurs et groupes deproduits, a été revue de fond en comble. On noteraavant tout la relocalisation des marques automobilesde prestige. Celles-ci étaient habituellement exposéesdans le patio et ses alentours. Depuis plusieurs annéestoutefois, cet espace était devenu trop exigu poursatisfaire une demande grandissante. Par conséquent,la majorité des marques de luxe éliront désormaisdomicile dans le Palais 12 qui offrira davantaged’espace et de confort, tant pour les visiteurs que pourles exposants. Ce Palais verra également la créationd’un cadre exclusif avec, entre autre, l’installation d’unsuperbe lounge d’accueil et de restauration. Autantde changements qui remémoreront à coup sûr l’inoubliableévénement Dream Car organisé en marge duSalon 2011. L’organisation a par ailleurs joué la cartede la segmentation : les stands des médias serontrassemblés, tout comme les exposants d’équipementset d’accessoires. Cette concentration a pour objectifd’offrir aux exposants une visibilité accrue et de permettreaux visiteurs de s’y retrouver plus facilement touten passant un moment encore plus agréable.Pleins feux sur les motosLa soirée spéciale motards effectuera son grandretour. Pendant plusieurs années, la “MotorbikeParade” était organisée durant la journée d’ouverture.Hélas, cette initiative a rapidement été suppriméedu programme, nous empêchant d’offrir aux motardsla garantie d’une visite agréable. Après ces quelquesannées d’absence, la “parade” reviendra sousune nouvelle forme. Durant la soirée du samedi14 janvier, les motards seront conviés dans unendroit central de la capitale, d’où ils élanceronten convoi en direction de Brussels Expo où ilspourront explorer en exclusivité et toute quiétudeles palais”motos” 1 et 3 jusque 22 heures.Il convient en outre de noter que cette année encore,un parking couvert réservé aux motos sera mis àdisposition pendant toute la durée du Salon.“Nous offrons aux exposantsune visibilité accrue et permettonsaux visiteurs de s’y retrouver plusfacilement tout en passant unmoment encore plus agreable.”Une visite “à la carte”Vous avez peut-être déjà connu ce genre de situation: vous souhaitez obtenir des renseignements


sur un certain produit mais l’informateur du stand estdéjà en pleine discussion avec d’autres visiteurs. Ouvous désirez tout savoir au sujet des nouveautés maisvous craignez de vous retrouver ensuite chargé desacs débordants de dépliants et autres documents ?Ou peut-être trouvez-vous tout simplement honteuxde gaspiller autant de papiers et vous préféreriezrecevoir ces informations par e-mail ? Personne nevous donnera tort. Au contraire ! C’est pourquoiFEBIAC introduira cette année une nouveauté desplus pratiques : vous aurez la possibilité, grâce àun carte à puce (RFID) qui sera gratuitement remiseà chaque visiteur, de sélectionner les informationsque vous désirez recevoir au format numérique,les modules interactifs que vous voulez activerou encore les concours auxquels vous souhaitezparticiper. Et ce ne sont là que quelques exemples.Pour utiliser ce système, il vous suffira de passerla carte à puce (RFID) devant les lecteurs électroniquesdont seront équipés de nombreux stands. Lesinformations liées à ces lecteurs vous seront ensuiteenvoyées par e-mail. Grâce à ce projet, votre visitedu Salon s’effectuera plus que jamais “à la carte”.Tenez également à l’œil les réseaux Facebook etTwitter, car le Salon sera également particulièrementactif sur ces plateformes de communication.Exposition “Cleaner Mobility”Le secteur automobile est sujet à différents changements: l’écologie et la durabilité sont les mots-clésde cette (r)évolution. FEBIAC souhaite souligner lesefforts que déploient les constructeurs et mettre l’accentsur la multitude de nouveaux concepts proposésaux consommateurs.C’est la raison pour laquelle une exposition qui mettraà l’honneur les produits et concepts spécifiquementaxés sur la mobilité durable sera organisée dans lepalais 7. Vous ne serez pas surpris d’apprendre quecette exposition “Cleaner Mobility” fera la part belleaux voitures et aux scooters électriques. Mais celane signifie pas pour autant qu’elle fera l’impassesur d’autres produits et progrès environnementauxparfois surprenants. Enfin, la question de la mobilitéurbaine, qu’elle soit collective ou individuelle, seraelle aussi abordée. “Cleaner Mobility” sera doncbien plus qu’une exposition distrayante organiséeen marge du Salon : elle posera un regard surl’avenir du transport.Les voitures mythiques à l’honneurAfin de célébrer les 110 ans de l’automobile en Belgiqueainsi que le 90e anniversaire du Salon, FEBIAC a misen place une exposition qui réunira quelques-uns desvéhicules mythiques qui ont marqué l’histoire de l’automobile.Au sein d’un espace de 1000 m 2 situé dans lepalais 6, près de 22 véhicules d’exception se côtoierontpour le plus grand plaisir des visiteurs. Deux voiturespar décennie, symbolisant le luxe, le prestige etla sportivité offriront une incroyable vue d’ensemblesur l’évolution du secteur automobile. Ces montures,qui ont marqué les esprits des différentes générations,rappelleront à l’envi que l’automobile a toujours faitrêver petits et grands et que cet état d’esprit n’est,soyons-en sûrs, pas prêt de changer !Pour obtenir de plus amples informations sur le90 e Salon de l’Auto et de la Moto de Bruxelles,rendez-vous sur www.autosalon.be.23SALONINFO NOVEMBRE 2011


INFO NOVEMBRE 20113e European Automotive Forumsous le signe dela mobilité urbaine24SALONDurant le prochain Salon de l’Auto, FEBIAC organisera,avec le soutien de l’ACEA et de la FEB, la 3eédition de son “European Automotive Forum – EAF –”,un lieu de rencontre où les décideurs politiques européens,dirigeants d’entreprise et experts du mondeautomobile débâteront d’un thème lié à l’actualité.EAF2012 sera placé sous le signe de la mobilitéurbaine :“Individual Mobility in EuropeanCities by 2030“. La mobilité urbaine reçoit actuellementbeaucoup d’attention au niveau politique,comme en a témoigné la publication récente par laCommission Européenne du Livre Blanc sur la politiqueeuropéenne des transports 2011-2020. Actuellement,le Parlement Européen travaille à l’élaboration d’uneréaction à ce livre blanc. L’occasion est donc idéalepour l’EAF2012 d’attirer autour d’une même table lesdécideurs politiques européens et locaux, les membresdu secteur automobile et les experts en mobilitéafin de comprendre comment ils envisagent lesbesoins en mobilité individuelle de manière durableet satisfaisante dans les villes de demain.Après la pause de midi suivra un débat politiquede clôture avec les représentants de, entre autres,la Commission Européenne, le parlement Européen,les pouvoirs publics locaux et le secteur automobile.Plus d’informations sur le programme et les inscriptionssur : www.eaf2012.euDurant l’EAF2012, la mobilité urbaine sera examinéedepuis 4 coins d’inspiration lors de sessionsmatinales : infrastructures urbaines, nouveauxvéhicules et concepts de mobilité, énergieet qualité de l’air et enfin ICT.


FEBIAC asblla Fédération belge de l’Automobile et du Cyclebd de la Woluwe 46 bte 6 • BE-1200 Bruxelles • tél. +32 (0) 2 778 64 00 • fax +32 (0) 2 762 81 71e-mail: info@febiac.be • www.febiac.beEditeur responsable: Thierry van Kan

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