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Accéder à la ressource - Centre Pompidou

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LE NOUVEAU FESTIVAL DU CENTRE POMPIDOUEXPOSITIONS,SPECTACLES,CINÉMA,CONFÉRENCESET PERFORMANCES20 FÉVRIER -11 MARS 2013


SOMMAIRE« KHHHHHHH »Langues imaginaires et inventées,une proposition de Bernard Blistène,Mica Gherghescu, Jean-CharlesHameau et Mé<strong>la</strong>nie Lerat(GALERIE SUD, PETITE SALLE)P 4-7« WUHS DIS NOW? »Langues imaginaires et inventéesau cinéma, une propositionde Judith Revault d’Allonnes(GALERIE SUD, CINÉMA 1)P 8-11« KOBAÏEN »Musique et <strong>la</strong>ngues imaginaires,une proposition de Céline Chouffot,Sara Dufour et Delphine Le Gatt(GALERIE SUD)P 12-13« TELL ME… », GUY DE COINTETUne proposition de Sophie Dup<strong>la</strong>ixet Didier Schulmann(GALERIE SUD, GRANDE SALLE)P 14-15« LE JUSTE NÉCESSAIRE »DE RICHARD HOLLISUne proposition d’Emily King avec<strong>la</strong> col<strong>la</strong>boration de Romain Lacroix(GALERIE SUD, PETITE SALLE)P 16-17LA CLAIRIÈREUne proposition de Fanny de Chailléet de Nadia Lauro(ESPACE 315)P 22-25BOOK MACHINE (PARIS)Une proposition de Christophe Boutin,Mé<strong>la</strong>nie Scarciglia et Patrick Javault(FORUM -1, PETITE SALLE, CINÉMA 2)P 26-29SPECTACLE VIVANTDanse, musique, théâtreet performance(GRANDE SALLE)P 30-31JEUNE PUBLIC / MÉDIATIONP 32-33AGENDAP 34-37ABSTRACTP 38LE NOUVEAU FESTIVALDU CENTRE POMPIDOUQUATRIÈME ÉDITIONLe Nouveau festival a désormais quatre ans et démontre, cette foisencore, sa capacité à se renouveler et à faire bouger les lignesde <strong>la</strong> création artistique.Quelque cent invités vont se retrouver au fil de trois semaines que noussouhaitons intenses et riches de découvertes. Pluridisciplinaireet fort d’avoir su se construire des fondamentaux du <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, le Nouveau festival est désormais un rendez-vous essentielet généreux, inventif et prospectif. Il s’attache à nous proposerdes formes inédites. Il est à l’écoute de celles et ceux qui s’attachentà renouveler les modes d’expression et à é<strong>la</strong>rgir <strong>la</strong> perceptiondes arts visuels du temps présent.Je l’ai souhaité ainsi afin de réaffirmer les valeurs essentiellesdu <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, un lieu que son créateur rêvait d’attacheraux différents aspects de <strong>la</strong> création, sensible à l’histoireet constamment prospectif.A<strong>la</strong>in SebanPrésident du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>CRYSTAL MAZE IV – 1 + 2 + 3 = 3NOTRE DISTRACTION FAVORITEUne proposition de l’Agence du doute(GALERIE SUD, PETITE SALLE)P 18-21En couverture :Portrait : photo © Théophile BoutinTypographie : « Béton brut » dessinéepar Mika Tajima pour « BOOKMACHINE (Paris) » / Le Nouveaufestival du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, 20132 3


GALERIE SUD, PETITE SALLE« KHHHHHHH » Langues imaginaires et inventéesUne proposition de BERNARD BLISTÈNE, MICA GHERGHESCU,JEAN-CHARLES HAMEAU, MÉLANIE LERATExposition, conférences, performances, rencontresLe Nouveau festival joue les Babel et se demande pourquoiDieu par<strong>la</strong>it danois… En six séquences autour de sixartistes d’aujourd’hui, passé et présent s’entremêlent pouresquisser un <strong>la</strong>boratoire des <strong>la</strong>ngues imaginaires. Parolesmartiennes, zaoum, swing et autres Hépérile éc<strong>la</strong>té, Cantodedu Lobélisque, Sannectamok : on distinguera celles que vouspourrez apprendre de celles que vous ne parlerez jamais.Chacun pourra s’essayer à l’espéranto comme au vo<strong>la</strong>pük,aux isotypes comme au leet speak ! L’étrange médiumHélène Smith, l’abbesse Sainte Hildegarde, le psychologueThéodore Flournoy, le linguiste Ferdinand de Saussure,l’inventeur du klingon Marc Okrand, le romancier FrédéricWerst, <strong>la</strong> linguiste Marina Yaguello et le philosophe TristanGarcia : même combat !AVEC LES ŒUVRES, FILMS ET DOCUMENTS DE :Paolo Albani, Altagor, Roberto Altmann, Noël Arnaud, Antonin Artaud, Hugo Ball, Berdagueret Péjus, Xu Bing, Hildegarde de Bingen, Rudolf Blumner, Didier Bouchon, Jean Louis Brau,George Brecht, Jean-Pierre Brisset, Camille Bryen, Berlinghiero Buonarroti, FrancescoCangiullo, Ugo Carrega, Noam Chomsky, Henri Chopin, Guy de Cointet, Louis Couturat, MarcDécimo, Mirtha Dermisache, Rolf-Gunter Dienst, Jean Dubuffet, François Dufrêne, Jean Dupuy,Umberto Eco, Max Ernst, Robert Filliou, Théodore Flournoy, André Franquin, Rainer Ganahl,Alexandre Gérard, A<strong>la</strong>in Gheerbrandt, Raymond Hains, Simon Hantaï, Raoul Hausmann, VictorHenry, Hergé, Jean-Olivier Hucleux, Richard Huelsenbeck, Iliazd, Isidore Isou, Roman Jakobson,Alfred Jarry, Asger Jorn, A<strong>la</strong>in Jouffroy, James Joyce, Auguste Kerckhoffs, 41° Kompaniâ, JanKopp, Alekseï Kruchenykh, Michel Laclos, Marc de Papillon dit Capitaine de Lasphrise, LéopoldLéau, Maurice Lemaître, Eric Losfeld, George Maciunas, André Martel, Johann Martin Schleyer,Hansjörg Mayer, Filippo Marinetti, Otto Nebel, Otto Neurath, Aldo Novarese, Eliot Noyes, Anna& Martino Oberto, Marc Okrand, Arika Okrent, Clemente Padin, Henri Parisot, Giuseppe Peano,Peyo, Raymond Queneau, Luigi Russolo, Kurt Schwitters, William Shakespeare, S<strong>la</strong>vs and Tatars,Hélène Smith, Jacques Spacagna, Georges Stechak, Jean-François Sudre, Miroljub Todorovic,J.R.R. Tolkien, Geoffroy Tory, Tristan Tzara, Philippe Ulrich, Jacques Villeglé, Wolf Vostell,Frederic Werst, La Monte Young, Lejzer Zamenhof.S<strong>la</strong>vs and Tatars,Mother Tongues& Father Throats,2012 © MoravianGallery; BrnoTROIS QUESTIONS À BERNARD BLISTÈNEQue révèle l’exploration des <strong>la</strong>nguesimaginaires dans <strong>la</strong> création contemporaine ?L’exploration des <strong>la</strong>ngues imaginairesrévèle tout d’abord combien leur nombreest proprement infini. On ne saurait ni lescartographier ni les inventorier car, au-delàde celles que nous connaissons, chacunest en droit de construire <strong>la</strong> sienne ! Mais ilexiste sans doute une étrange collusionentre l’invention d’une <strong>la</strong>ngue et le désird’émancipation que manifeste <strong>la</strong> créationmoderne et contemporaine, que ce soitsous <strong>la</strong> forme <strong>la</strong> plus « bricolée » ou <strong>la</strong> plustechnologiquement aboutie.Quels peuvent être les objectifs qui motiventl’invention d’une <strong>la</strong>ngue ?Disons qu’il faut sans doute distinguerl’objectif voulu de <strong>la</strong> réalité accidentelle !La <strong>la</strong>ngue des Martiens ou les glosso<strong>la</strong>liesdu Moyen Âge témoignent d’un grand pouvoirdélirant quand celles des elfes ou des hérosde Star Trek témoignent avant tout d’unebelle imagination. N’oublions pas pour autantque les rêves d’universalisme de l’espérantoou du vo<strong>la</strong>pük traduisaient des velléitéspacificatrices, voire des ambitions sociales etpolitiques ! Mais ne peut-on pas dire que touteinvention d’une <strong>la</strong>ngue traduit d’abord le désird’être autre et <strong>la</strong> volonté éperdue de se faireentendre ?© <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>Quels sont les liens qui unissent passéet présent dans le champ de l’inventiondes <strong>la</strong>ngues ?On ne sait si l’on peut parler de « lien » quandtout ce<strong>la</strong> semble a priori fort « décousu » !Pour autant, force est de constater que, du plusloin qu’on se souvienne ou que l’histoire puisseen rendre compte, on invente des <strong>la</strong>nguespour briser le sens commun et s’émanciperdu monde tel qu’il est. Alors, on peut biententer de les c<strong>la</strong>sser en plusieurs sections,comme nous le faisons ici, les <strong>la</strong>nguesimaginaires ont toujours le pouvoir de suggérerdes lignes de fuite…« Khhhhhhh » • GALERIE SUD, PETITE SALLE4 5


GALERIE SUD, PETITE SALLE→ « KHHHHHHH »Conférence / performanceGÉRARD ASSAYAG (IRCAM)ET GEORGES BLOCH (IRCAM, CNSMDP)DUSPELARJUSCHACK ?/ SPRÜLLERJUCHSKCHECHKERCH ?JEUDI 21 FÉVRIER, 14H, GALERIE SUDLes phénomènes de parole tels que l'écho<strong>la</strong>lieou <strong>la</strong> glosso<strong>la</strong>lie sont investis d'un mystèreévoquant <strong>la</strong> pathologie, <strong>la</strong> mystique ou<strong>la</strong> créativité <strong>la</strong>ngagière. Or les algorithmesinformatiques ont une propension pourle moins troub<strong>la</strong>nte à les produire. Ils serontconvoqués pour une performance enGeenKrimpien autour du fameux dialoguedu Chevalier et de <strong>la</strong> Mort d'Ingmar Bergman.80’ environRencontreJAN KOPP,AUTOUR DE « SANNECTAMOK »VENDREDI 22 FÉVRIER, 14H, GALERIE SUDJan Kopp rencontre et dialogue avec desétudiants du master arts et médias del'Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne(Françoise Parfait). À partir de <strong>la</strong> pièceSannectamok qu'il expose dans le cadre duNouveau festival, Jan Kopp reviendra surcette expérience performative d'invention d'un<strong>la</strong>ngage. Il présentera ses autres territoiresde recherche sur <strong>la</strong> ville, les espaces urbainset leur pratique, aux étudiants.© Jan Kopp, captation vidéo de SannectamokUne proposition de JEAN-PIERRE CRIQUIConférenceMICA GHERGHESCUMYTHOPOÉTIQUESMERCREDI 20 FÉVRIER, 19H, PETITE SALLEProductions excentriques, les <strong>la</strong>ngagesinventés par les artistes sont un cas particulierdans <strong>la</strong> longue médiation des genres entretextes, sons et images. L’imaginationlinguistique se cristallise dans des formesde littérature expérimentale, complexe etpolyphonique, oscil<strong>la</strong>nt entre <strong>la</strong> « désécriture »de Camille Bryen et le Discours aux pingouinsd’Asger Jorn.Mica Gherghescu est historienne de l’art.ConférenceFRÉDÉRIC NEFLANGUE UNIVERSELLE LEIBNIZIENNE : DES LANGAGESIMAGINAIRES AUX LANGUES FORMELLESMERCREDI 27 FÉVRIER, 19H, PETITE SALLELe socle de <strong>la</strong> réflexion sur le <strong>la</strong>ngage alongtemps été biblique et théologique. Il s’agitd’un récit, celui d’Adam avant <strong>la</strong> Chute,jouissant d’une <strong>la</strong>ngue parfaite et celui deshommes dispersés par <strong>la</strong> Chute, bénéficiantd’une <strong>la</strong>ngue unique à <strong>la</strong> surface de <strong>la</strong> Terre eten perdant l’usage par <strong>la</strong> démesure témérairede l’érection de <strong>la</strong> tour de Babel. La penséedu <strong>la</strong>ngage sera tendue entre ces deux pôles :l’idée d’une <strong>la</strong>ngue parfaite et <strong>la</strong> catastrophede <strong>la</strong> dispersion des <strong>la</strong>ngues.Frédéric Nef, philosophe, est directeurd’études à l’Ehess.ConférenceMARINA YAGUELLOL’INVENTION DES LANGUESJEUDI 28 FÉVRIER, 19H, PETITE SALLELes hommes ne se contentent pas de parlerles <strong>la</strong>ngues, ils les rêvent. Ces rêves prennentdes formes diverses : quête chimériqued’une <strong>la</strong>ngue primitive mythique, <strong>la</strong> « linguaadamica » ; création utopique d’une <strong>la</strong>ngueparfaite, expression pure de <strong>la</strong> pensée,<strong>la</strong>ngues universelles que parlent les sociétésidéales de l’avenir ; fictions proposant des<strong>la</strong>ngues imaginaires. C’est de tous ces rêves,dont certains ont tourné au cauchemar, queMarina Yaguello fait l’histoire : ils contredisentl’histoire mais s’intègrent à elle, s’opposentà <strong>la</strong> science mais <strong>la</strong> rejoignent aujourd’hui àtravers <strong>la</strong> théorie des universaux de <strong>la</strong>ngage.Marina Yaguello est professeur éméritede linguistique à l'Université Paris VII.ConférenceTRISTAN GARCIALES LANGUES ANIMALES DANS LA FICTIONVENDREDI 1 ER MARS, 19H, PETITE SALLEDans les textes, il n’est pas rare que lesanimaux parlent. Mythes, fables et contes pourenfants sont peuplés de bêtes aussi loquacesque les hommes. Mais quelques créationslittéraires sont encore plus étranges :les chevaux « Houyhnhnm » de Swift, Peter,le chimpanzé de Kafka, Bouboulov, le « citoyencanin » de Boulgakov, Big et Fa, les dauphinsde Robert Merle… En confrontant cesanimaux par<strong>la</strong>nts de fiction aux expérienceséthologiques réelles d’apprentissage de motsà des espèces non humaines, le rapport entre<strong>la</strong> parole et notre humanité est repensé.Tristan Garcia est philosophe et écrivain.ConférenceMAURICE OLENDERDE L’HÉBREU AU SANSCRIT : UN IMAGINAIRE LINGUISTIQUE POURL’OCCIDENT CHRÉTIENMERCREDI 6 MARS, 19H, PETITE SALLELa linguistique des pères de l’Église pose unproblème théologique : en quelle <strong>la</strong>ngue Dieua-t-il dit « Que <strong>la</strong> lumière soit » ? À <strong>la</strong> fin du18 e siècle, l’Occident chrétien se <strong>la</strong>ïcise,s’invente de nouvelles origines romantiques.Le sanscrit découvert par les savants estpromu « <strong>la</strong>ngue du paradis ». À l’hébreu,<strong>la</strong>ngue divine, succède un sanscrit primordialimaginé par <strong>la</strong> science académique au19 e siècle. Entre érudition et politique, desreprésentations philologiques de l’hébreu etdu sanscrit ont pu se transformer au 20 e siècleen fictions meurtrières : le sémite et l’aryen.Maurice Olender, historien (Ehess) est éditeur.ConférenceFRÉDÉRIC WERST ET TIPHAINE SAMOYAULTLA LANGUE DES WARDSVENDREDI 8 MARS, 19H, PETITE SALLEWard est un projet d’écriture qui vise àreconstituer <strong>la</strong> littérature d’un peupleimaginaire : les Wards. Pour que ce projetprenne tout son sens, il fal<strong>la</strong>it que cettelittérature soit d’abord écrite dans <strong>la</strong> <strong>la</strong>nguedes Wards : le wardwesân. Son statut estnécessairement paradoxal. C’est bien une<strong>la</strong>ngue « imaginaire », puisque personnene <strong>la</strong> parle. Et pourtant, cette <strong>la</strong>ngue« existe » dans ses textes, avec sa manièrepropre d’appréhender et de construire<strong>la</strong> réalité. Au-delà du paradoxe, il y a doncun questionnement. Comment les donnéesde <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue interviennent-elles dans lediscours et dans <strong>la</strong> littérature ? Peut-on penserautrement en écrivant dans une autre <strong>la</strong>ngue ?Une <strong>la</strong>ngue imaginaire est-elle une <strong>la</strong>ngue del’imaginaire ? Comment l’imaginaire peut-ilparler de <strong>la</strong> réalité ? Et pourquoi toutes cesquestions, dans le monde réel d’aujourd’hui ?Frédéric Werst est auteur de Ward,1 er et 2 e siècle (Seuil, 2011).Tiphaine Samoyault est auteure.HOMMAGE À PIERRE GUYOTAT,BROUILLEUR DE LANGUEConférenceJULIETTE DRIGNYVENDREDI 25 FÉVRIER, 14H, GALERIE SUDDès 1973, Pierre Guyotat impose<strong>la</strong> monumentalité d’une <strong>la</strong>ngue nouvelle quiparaît néanmoins étrangement familière.S’agit-il d’une <strong>la</strong>ngue inventée comme en ontbâtie tant d’autres ? Cette <strong>la</strong>ngue échappeen réalité aux grandes catégories d’analyse.Ce n’est ni <strong>la</strong> glosso<strong>la</strong>lie, qui associe pourtantcomme elle son et effets de sens ; ni un<strong>la</strong>ngage artificiel, bien qu’elle en partagele travail sur les racines et les tréfondsde <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue. Cas hautement singulier donc,dans une époque où se multiplient les théorieslinguistiques, que ce sabir devenu <strong>la</strong>ngue,qui brouille et vient enrichir le français en yintégrant une multitude d’éléments exogèneset lui prodigue ainsi une c<strong>la</strong>rté musicale miseen lumière par le travail vocal de son créateur.« Khhhhhhh » • GALERIE SUD, PETITE SALLE6 7


GALERIE SUD, CINÉMA 1« WUHS DIS NOW? »Langues imaginaires et inventées au cinémaUne proposition de JUDITH REVAULT D’ALLONNESLes <strong>la</strong>ngues inventées ont trouvé avec le cinéma un médium privilégié.Parce qu’il permet de les documenter, parce que sa capacité à mobiliserl’imaginaire en fait le lieu de toutes les fictions et sciences-fictions,parce que sa p<strong>la</strong>sticité a suscité nombre de recherches linguistiques etartistiques, le cinéma a ouvert aux <strong>la</strong>ngues inventées un terrain de jeuxinfinis. Vingt séances, présentées par les cinéastes et par des spécialistes,proposent de s’y aventurer.AVEC LES ŒUVRES, DOCUMENTS ET ANALYSES DE :Sandra Alvarez de Toledo, Nurith Aviv, Jean-Pierre Bouyxou, Erik Bullot, Emmanuel Burdeau,Leos Carax, Don Chaffey, Jean-Pierre Daniel, Fernand Deligny, Térésa Faucon, Didier F<strong>la</strong>mand,Jean-Pierre Gorin, Werner Herzog, Isidore Isou, Hervé Joubert-Laurencin, Maurice Lemaître,C<strong>la</strong>udia Llosa, Josée Manenti, Christian Merlhiot, Gérard Mordil<strong>la</strong>t, Stan Neumann,Leonard Nimoy, Marc Okrand, Matthieu Orléan, Pier Paolo Pasolini, Nico<strong>la</strong>s Philibert,Jérôme Prieur, Éric Rohmer, Peter Rose, Sylvain Roumette, Raoul Ruiz, Ro<strong>la</strong>nd Sabatier,Valeria Sarmiento, Barbet Schroeder, Leslie Stevens.Barbet Schroeder,Koko, le gorille qui parle, 1978© Les films du LosangeTROIS QUESTIONS À JUDITH REVAULT D’ALLONNESPourquoi les cinéastes cherchent-ils à filmerles <strong>la</strong>ngues inventées ?S’il y a autant de raisons que de cinéastes,chacun partant d'une occasion ou d'un motifparticulier, on retrouve tout de même undésir, ou du moins un effet commun aux filmsmettant en scène des <strong>la</strong>ngues inventées :l'aventure de l'homme et du sens, l'ouvertureà des expériences et à des mondes inédits,suscitées par l'aventure de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue. Qu'ilsdocumentent ou qu'ils créent ces <strong>la</strong>nguesde toutes pièces, avec elles, les cinéastesexplorent les marges, ils touchent aux limitesdu <strong>la</strong>ngage et de tout ce qu'il implique :pensée, sens, entendement, communication,échange, expérience esthétique...Le cinéma en tant qu’outil de fiction crée des<strong>la</strong>ngues inédites. Comment cette rencontres’opère-t-elle ?Là encore, il y a autant de réponses quede films. Certains veulent reconstituer des<strong>la</strong>ngues primitives et anciennes, commeles films sur l'homme préhistorique oupseudo-médiéval, de One Million Years B.C.à La Guerre du feu ou Game of Thrones. D'autress'intéressent aux <strong>la</strong>ngages codés développéspar un individu ou une communautéd’individus, par exemple les films de guerre,d'espionnage ou les thrillers comme Zodiac.Le cinéma de science-fiction, qui se nourritd'imaginaire extra-terrestre et crée des universparallèles, est une grande machine à inventerdes <strong>la</strong>ngues, le klingon de Star Trek en restel'exemple le plus célèbre. Il y a, à Hollywood,des départements de studios qui embauchentdes équipes de linguistes pour développer ces<strong>la</strong>ngages. Le cinéma burlesque et comique asouvent recours aux <strong>la</strong>ngues imaginaires pourleur effet insolite ou parodique, voyez Harpodes Marx Brothers, Chaplin dans Les Tempsmodernes et Le Dictateur.© Valérie DrayLes <strong>la</strong>ngues inventées sont-ellescirconscrites au film de fiction ?Non, loin de là. Le cinéma, parce qu'il permetd'enregistrer le réel dans <strong>la</strong> durée, imageset sons, a été très utilisé pour documenterles <strong>la</strong>ngues inventées, je pense à Poto etCabengo, à L'Alphabet de Bruly Bouabré, au Paysdes sourds, à Koko, le gorille qui parle... Et puisil y a toutes les expériences linguistiqueset artistiques, celle de Dada et des lettristespour ne citer qu'eux, qui veulent créer, àpartir des caractéristiques propres au cinéma,d'autres formes d'expression, qui utilisenttoutes les potentialités ouvertes par le médiumpour inventer d'autres <strong>la</strong>ngages. Sans fin,vous disais-je...8 9« Wuhs dis now? » • GALERIE SUD, CINÉMA 1


GALERIE SUD, CINÉMA 1→ « WUHS DIS NOW? »PROJECTIONSTOUS LES JOURS,16H, GALERIE SUDOUVERTUREMERCREDI 20 FÉVRIERÉrik BullotGLOSSOLALIE2005, 26’Peter RoseSECONDARY CURRENTS1983, 16'Précédés d’une intervention d’Érik BullotMERDOGONJEUDI 21 FÉVRIERLeos CaraxMERDE, segment deTOKYO!2008, 36’Présenté par Denis Lavant (sous réserve)LOST IN TRANSLATIONVENDREDI 22 FÉVRIERSylvain RoumetteL’INTERVIEW1986, 10’Présenté par le cinéasteDidier F<strong>la</strong>mandLA VIS1993, 16’Présenté par le cinéasteDÉLIRESDE LA LANGUESAMEDI 23 FÉVRIERFernand Deligny, Josée Manentiet Jean-Pierre DanielLE MOINDRE GESTE1971, 105’Présenté par Sandra Alvarez de ToledoDIMANCHE 24 FÉVRIERGérard Mordil<strong>la</strong>t et Jérôme Prieur,LA VÉRITABLE HISTOIRE D’ARTAUDLE MÔMO1993, 170’Présenté par les cinéastesLANGUESCOMMUNAUTAIRESLUNDI 25 FÉVRIERNurith AvivL’ALPHABET DE BRULY BOUABRÉ2004, 17’suivi d’une discussion avec <strong>la</strong> cinéasteC<strong>la</strong>udia LlosaLOXORO2012, 17’SÉANCE POURENFANTS(ET PARENTS)MERCREDI 27 FÉVRIEREn col<strong>la</strong>boration avec <strong>la</strong> Directiondes publicsPINGULA LINEAMES MAINS ONT LA PAROLELES SHADOKSLES SCHTROUMPFSLANGUE ÉPURÉEJEUDI 28 FÉVRIERStan NeumannLA LANGUE NE MENT PAS2005, 72’Présenté par le cinéasteETHNO-LANGUESVENDREDI 1 ER MARSRaoul RuizLE TOIT DE LA BALEINE1981, 90’Présenté par Valeria Sarmientonumérisé avec <strong>la</strong> participationde <strong>la</strong> Cinémathèque françaiseLANGUE PRIMITIVESAMEDI 2 MARSDon ChaffeyONE MILLION YEARS B.C.1966, 91’Présenté par Térésa FauconLANGUERECONSTITUÉEDIMANCHE 3 MARSÉric RohmerPERCEVAL LE GALLOIS1978, 140’Présenté par Bernard BlistèneLANGUEMÉDIUMNIQUELUNDI 4 MARSChristian Merlhiot et Matthieu OrléanDES INDES À LA PLANÈTE MARS2008, 80’Présenté par les cinéastesLANGUE-FICTIONMERCREDI 6 MARSLeslie StevensINCUBUS1965, 78’Présenté par Jean-Pierre BouyxouLE GESTEJEUDI 7 MARSNico<strong>la</strong>s PhilibertLE PAYS DES SOURDS1993, 99’Présenté par le cinéasteVENDREDI 8 MARSWerner HerzogLE PAYS DU SILENCE ET DE L’OBSCURITÉ1971, 85’Présenté par Emmanuel BurdeauDE L’HOMMEÀ L’ANIMAL(ET VICE VERSA)SAMEDI 9 MARSBarbet SchroederKOKO, LE GORILLE QUI PARLE1978, 85’Présenté par le cinéaste (sous réserve)DIMANCHE 10 MARSPier Paolo PasoliniDES OISEAUX PETITS ET GROS1966, 100’Présenté par Hervé Joubert-LaurencinEXPÉRIENCESLETTRISTES : FILMSHYPERGRAPHIQUESLUNDI 11 MARSIsidore IsouAMOS OU INTRODUCTIONÀ LA MÉTAGRAPHOLOGIE1953-1984, 33’Maurice LemaîtreAU-DELÀ DU DÉCLIC1965, 10’Ro<strong>la</strong>nd SabatierÉVOLUONS (ENCORE UN PEU) DANSLE CINÉMA ET LA CRÉATION1972, 25’Présentés par Ro<strong>la</strong>nd SabatierDEUX SÉANCESEXCEPTIONNELLES20H, CINÉMA 1LANGUE-FICTIONMERCREDI 6 MARSVisioconférence de Marc Okrand,créateur de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue klingon développéepour Star Trek, en conversation avecJean-Charles HameauSuivie deSTAR TREK III :À LA RECHERCHE DE SPOCKde Leonard Nimoy, 1985, 105’CHARABIACLÔTURELUNDI 11 MARSJean-Pierre GorinPOTO ET CABENGO1980, 73’Précédé d’une interventiondu cinéaste« Wuhs dis now? » • GALERIE SUD, CINÉMA 1Poto et Cabengo© Jean-Pierre Gorin10 11


GALERIE SUD« KOBAÏEN » Musique et <strong>la</strong>ngues imaginairesUne proposition de CÉLINE CHOUFFOT, SARA DUFOUR,DELPHINE LE GATTExpérimentations sonores ou invitations à pénétrer des universinconnus, <strong>la</strong> musique s’exprime aussi en <strong>la</strong>ngues inventées.Vonlenska, kobaïen ou klokobetz viennent pallier les insuffisancesdes <strong>la</strong>ngues traditionnelles et donner vie à des sonorités plus enaccord avec un projet musical et poétique. Envolées lyriques ouglosso<strong>la</strong>liques n’ayant pour signification que <strong>la</strong> forme, ou <strong>la</strong>nguesconstruites, traduisibles et donc transmissibles, ces idiomes sontautant d’invitations à un voyage intérieur, au plus près des émotions.Le Nouveau festival fait résonner quotidiennement une sélection decaptations de spectacles et de concerts ou de documentaires musicauxqui traversent les courants les plus emblématiques de ces étrangesodyssées, de Magma à Georges Aperghis, en passant par Dead CanDance et Nosfell.Georges Aperghis, Machinations, 2000,extrait de partition de Sylvie Levesque→ PROJECTIONS TOUS LES JOURS, 11H30, ENTRÉE LIBREGEORGES APERGHISCATHERINE MAXIMOFFTEMPÊTE SOUS UN CRÂNE, 2006suivi deANNA-CÉLIA KENDALLMACHINATIONS, 2011MERCREDIS 20, 27 FÉVRIER ET 6 MARSUn portrait musical du compositeur, suivi d’unede ses œuvres emblématiques : Machinations,spectacle pour quatre femmes et ordinateurqui interroge le statut du <strong>la</strong>ngage, du chanteret du dire.Rencontre avec G. Aperghis et A.-C. Kendallà l’issue de <strong>la</strong> séance du 6 mars.DEAD CAN DANCEMARK MAGIDSONTOWARD THE WITHIN, 1994JEUDIS 21, 28 FÉVRIER ET 7 MARSCe film musical nous fait (re)découvrir,à travers leur concert au Mayfair Theatrede Santa Monica (Californie), le groupebritannico-australien connu pour ses envoléesincantatoires, magiques, inspirées demusiques liturgiques et médiévales mais ausside musiques traditionnelles nord-africaines,sud-américaines ou asiatiques.SIGUR RÓSDEAN DEBLOISHEIMA, 2007VENDREDIS 22 FÉVRIER, 1 ER ET 8 MARSCe documentaire musical retrace <strong>la</strong> sériede concerts donnés par le groupe is<strong>la</strong>ndaisSigur Rós durant l'été 2006. Avec sonesthétique si délicate, le groupe nous emmènedans un monde à part : celui du vonlenska.Ce <strong>la</strong>ngage mélodique de leur invention est faitde sonorités collées les unes aux autres,il est intraduisible et pourtant compréhensiblepar tous.MAGMASAM MAC LARATHEUSZ HAMTAAHK, 2001SAMEDIS 23 FÉVRIER, 2 ET 9 MARSEn 1970, arrivait sur <strong>la</strong> scène rock alternativefrançaise le groupe Magma et avec luil’univers de <strong>la</strong> p<strong>la</strong>nète Kobaïa. La trilogie,pièce maîtresse du répertoire du groupe, a étéenregistrée en public au Trianon en mai 2000,à l’occasion du 30 e anniversaire de <strong>la</strong> créationde Magma.NOSFELL[OKLAMINDALOFAN], 2006DIMANCHES 24 FÉVRIER, 3 ET 10 MARSPerformer, chanteur, compositeur, multiinstrumentiste,Nosfell est aussi l’inventeurd’une <strong>la</strong>ngue : le klokobetz, avec son systèmegrammatical, son alphabet et d’un monde,le Klokochazia pour <strong>la</strong> poésie et le rêve.Ce concert est l’occasion de se plonger dansson univers unique et inc<strong>la</strong>ssable.DIETER SCHNEBELMAULWERKERLUNDIS 25 FÉVRIER, 4 ET 11 MARSEn 1977, le compositeur Dieter Schnebel fondel’ensemble Maulwerker : « les spécialistes,à l’intersection de <strong>la</strong> musique et du théâtre,de <strong>la</strong> musique et du <strong>la</strong>ngage, qui opèrent làoù <strong>la</strong> musique et l’espace, le son et le silences’interpénètrent ». Projection d’une sélectiond’extraits d’opus vocaux interprétés entre 1988et 2005, et de Maulwerke, un film de SusanneElgeti (Wergo).« Kobaïen » • GALERIE SUDNosfell en concert,Rock en Seine, 2004© Miller12 13


GALERIE SUD, GRANDE SALLE« TELL ME… », GUY DE COINTETUne proposition de SOPHIE DUPLAIX, DIDIER SCHULMANNExposition, lectures, performances, conférenceL'œuvre de Guy de Cointet (1934-1983) croise arts p<strong>la</strong>stiques,graphiques, poésie, théâtre et performance. Ses recherches autourd’une transgression du <strong>la</strong>ngage se déploient dans une tensionsingulière entre banal et absurde, mots et matière. Elles sont misesà l’honneur à travers l’instal<strong>la</strong>tion des objets scéniques de Tell Me,rejouée à cette occasion, ses archives (dessins, carnets, tapuscrits…)conservées à <strong>la</strong> Bibliothèque Kandinsky et l’interprétation de piècesbrèves, au cœur de cette présentation.AVEC LA COLLABORATION DE :Cécile Vignial, Stéphanie Rivoire, Véronique Borgeaud, Yasmine Dabiens et l’équipede <strong>la</strong> Bibliothèque Kandinsky, <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>.LectureESPAHOR LEDET KO ULUNER !LA LANGUE DE GUY DE COINTETÀ L’ÉPREUVE DE LA LECTURETOUS LES JOURS, SAUF LES MERCREDIS ET DIMANCHES,15H30, GALERIE SUDArtistes et invités du Nouveau festival lisentle livre crypté de Guy de Cointet (1973). AvecMarie de Brugerolle, François Curlet, Hugueset Ibéa de Cointet, Mathieu Demy, Mary AnnDuganne Glicksman, François Piron, VioletaSanchez, Robert Wilhite, Jane Zingale…PerformanceLA TRÈS BRILLANTE ARTISTE HUZO LUMNST PRÉSENTE SONNOUVEAU TRAVAIL : CIZEGHOH TUR NDJMBGUY DE COINTET, 1973TOUS LES MERCREDIS ET DIMANCHES, 15H30, GALERIE SUDInterprète : Sarah Vermande, mise en scène :Yves LefebvrePerformanceTELL ME, GUY DE COINTET, 1979SAMEDI 23 FÉVRIER, 20H30, DIMANCHE 24 FÉVRIER, 17H,GRANDE SALLEInterprètes : Helen Ber<strong>la</strong>nt, Denise Domergueet Jane ZingaleConférenceLE JOURNAL DE GUY DE COINTET : ACRCITDIMANCHE 10 MARS, 14H, GALERIE SUDChristophe Lemaitre et Vanessa Desc<strong>la</strong>uxGuy de Cointet, La très bril<strong>la</strong>nte artisteHUZO LUMNST présente son nouveautravail : CIZEGHOH TUR NDJMB, 1973© photo : Air de Paris, courtesysuccession Guy de Cointet / Airde Paris, ParisTROIS QUESTIONS À SOPHIE DUPLAIXQui est Guy de Cointet et comment est néel’idée d’en faire l’un des référents de cettequatrième édition du Nouveau festival ?Guy de Cointet (1934-1983) est un artistequi résiste aux catégories. Il émigre auxÉtats-Unis au milieu des années 1960, puisdevient un acteur singulier de <strong>la</strong> scènede Los Angeles où il vivra jusqu’à sa mortprématurée. Redécouvert dans les années1990, il avait <strong>la</strong> reconnaissance d’artistestels Paul McCarthy ou Mike Kelley, en raisonde son approche inédite de <strong>la</strong> performance.Sa pratique se situe aux confins des artsgraphiques, p<strong>la</strong>stiques, de <strong>la</strong> poésie et des artsde <strong>la</strong> scène. Ses recherches sur le <strong>la</strong>ngageinnervent toute sa production et articulentses réalisations formelles et littéraires,faisant de Guy de Cointet un jalon essentielde l’histoire des <strong>la</strong>ngues inventées.Quels rapports unissent son œuvre à <strong>la</strong> notionde <strong>la</strong>ngue, graphique ou sonore ?Guy de Cointet établit des équivalentscodés entre lettre et signe, mot et objet.Cette pratique de « cryptographe », donton peut trouver l’origine aussi bien dans<strong>la</strong> stratégie militaire que dans <strong>la</strong> lecturede Raymond Roussel, nourrit une œuvregraphique complexe. Elle se développe dansdes recherches théâtrales où les dialogues,empruntant à différents registres (texteslittéraires ou scientifiques, répliques defeuilletons télévisés ou formules de pureinvention), tissent un récit absurde. Le décorest constitué d’objets scéniques coloréset de formes abstraites dont l’aspect contredit<strong>la</strong> fonction, énoncée au fil des représentationspar de très élégantes actrices féminines.Dans ces performances atypiques,les mécanismes du <strong>la</strong>ngage sont mis enpéril, du processus de nomination des chosesjusqu’aux modalités de <strong>la</strong> communication.© <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, Hervé VéronèseComment souhaitez-vous mettre ici enévidence l’aspect protéiforme de son travail ?Le Musée national d’art moderne a acquisles objets scéniques de Tell Me (1979/1980),une instal<strong>la</strong>tion majeure de Guy de Cointet,assortis du droit de rejouer <strong>la</strong> pièce. Les deuxaspects de cette œuvre sont présentés :les objets dans l’exposition et <strong>la</strong> piècede théâtre dans <strong>la</strong> Grande salle du <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>. En outre, <strong>la</strong> Succession Guy deCointet a consenti une donation exceptionnelled’archives à <strong>la</strong> Bibliothèque Kandinsky.Un choix conséquent de documents issusde ce fonds est présenté pour <strong>la</strong> première foisà l’occasion du Nouveau festival. Deux petitespièces jouées in situ complètent cet hommage.14 15« Tell Me… », Guy de Cointet • GALERIE SUD, GRANDE SALLE


GALERIE SUD, PETITE SALLE« LE JUSTE NÉCESSAIRE »DE RICHARD HOLLISUne proposition d’EMILY KINGavec <strong>la</strong> col<strong>la</strong>boration de ROMAIN LACROIXExposition, conférenceRichard Hollis, né à Londres en 1934, s’est imposé comme une figuremajeure du graphisme anglo-saxon. Il col<strong>la</strong>bore encore aujourd’hui avecde très nombreux artistes (Steve McQueen, Bridget Riley), des historiensde l’art (John Berger) et des institutions (Whitechapel Art Gallery), ainsiqu’avec <strong>la</strong> presse engagée (Pluto Press, New Society, New Middle East).Quelque 200 pièces tirées de ses archives personnelles, comprenantnotes, documents de travail et objets imprimés, permettent d’exposeret de découvrir une méthode originale fidèle à un objectif : un minimumde moyens pour une efficacité maximale.ConférenceEMILY KINGRICHARD HOLLIS, L’ART DE MONTRERJEUDI 7 MARS, 19H, PETITE SALLELes talents du graphiste ang<strong>la</strong>is Richard Hollis s’exercent dans le champ descol<strong>la</strong>borations avec des institutions culturelles ou des artistes et dans l’éditionpolitique radicale. Très variés dans l’approche et <strong>la</strong> forme, ses travaux ontpour dénominateur commun une méthode unique qu’Emily King explique icià l’occasion de l’exposition qu’elle a conçue.Emily King est historienne du design, écrivain et commissaire d'exposition.Image tirée d’uneexposition deRichard Hollis à<strong>la</strong> galerie LibbySellers, Londres,2012 © Photo :Ed Reeve, courtesyGalerie LibbySellersTROIS QUESTIONS À EMILY KINGPourquoi Richard Hollis est-il aujourd’huiconsidéré comme l’une des figures les plusinfluentes du graphisme britannique ?Le travail de Richard Hollis est devenu uneréférence pour les jeunes graphistes ang<strong>la</strong>is,avant de toucher plus <strong>la</strong>rgement le mondedu graphisme. Pour Hollis, <strong>la</strong> questionde <strong>la</strong> signification est essentielle. À uneépoque où les effets rendus par les logicielsapparaissent datés et où les logos « tape-àl’œil» deviennent superficiels et inefficaces,sa démarche, discrète mais persistante, nousarrête. Pour <strong>la</strong> publication Ways of Seeing,Richard Hollis imbrique fortement mots etimages, anticipant ainsi le format du blog.Contrairement à <strong>la</strong> plupart des blogs, le toutest bril<strong>la</strong>mment exécuté. À une époque oùchacun peut accéder aux outils du graphisme,les professionnels doivent se distinguer parl’intelligence et <strong>la</strong> parfaite maîtrise de leurscréations. Richard Hollis a su conjuguerces deux qualités.Quelles sont les caractéristiques majeuresde sa pratique ?Le travail de Richard Hollis se distingue parson économie de moyens. Pour chaque projet,il choisit <strong>la</strong> démarche <strong>la</strong> plus respectueusedes matériaux. De <strong>la</strong> gestion des stocksde papier, aux méthodes d’impression etde distribution, Richard Hollis est conscientde l’impact de chaque étape de création etde production et attentif au passage d’uneétape à l’autre. Ainsi, lorsqu’il réalise les outilsde communication de <strong>la</strong> Whitechapel Galleryde Londres, il crée des posters dépliantsen deux couleurs avec les informationsthéoriques et pratiques. Dans l’exposition,ces brochures forment un bril<strong>la</strong>nt ensembled’images graphiques et représententdes solutions peu coûteuses.© Julia SimpsonComment peut-on exposer le graphisme ?Réaliser une exposition sur le graphisme,c’est sortir les travaux de leur contexteoriginal. Les brochures de <strong>la</strong> WhitechapelGallery ont été conçues pour avoir un impactimmédiat à l’instant même où, sorties de leursenveloppes, elles venaient peut-être prendrep<strong>la</strong>ce sur un mur de cuisine. Présentéesdans un espace d’exposition, trente ansplus tard, elles perdent inévitablement deleur signification première. En tant quecommissaire, je ne peux empêcher ce<strong>la</strong>,mais je dois créer un nouveau contexte deperception. Dans le cas de cette manifestation,il s’agit d’un ensemble important de travauxs’étendant sur cinquante ans de carrière,reflétant <strong>la</strong> vision particulière de Richard Holliset rendant hommage à son intelligence.16 17« Le juste nécessaire » de Richard Hollis • GALERIE SUD, PETITE SALLE


GALERIE SUD, PETITE SALLECRYSTAL MAZE IV – 1 + 2 + 3 = 3NOTRE DISTRACTION FAVORITEUne proposition de L’AGENCE DU DOUTEExposition, projections, lectures, conférenceEn écho au travail de Pierre Faucheux (1924-1999), graphiste et directeurartistique dont <strong>la</strong> production fleuve s'étend des années 1950 aux années1990, le Crystal Maze IV est un <strong>la</strong>byrinthe où se rencontrent des objets,des images et des voix. Il a été conçu par les trois fondateurs de L’Agencedu doute.Sur le principe du montage, ce dispositif réunit des créateurs dontles œuvres sont <strong>la</strong> trace d'un désir visuel trouvant satisfaction dans l'usageet le dépaysement des images.© Pierre Faucheux,Portrait de Frank Popper,écarte<strong>la</strong>ge, 1967TROIS QUESTIONS À L’AGENCE DU DOUTEQui est Pierre Faucheux et comment estnée l’envie de renouveler le regard sur sonœuvre ?Faucheux (1924-1999), figure majeure del'édition française d'après-guerre, a suréformer les usages et les principes defabrication du livre, en établissant une re<strong>la</strong>tionde confiance exemp<strong>la</strong>ire entre éditeurs etgraphistes. Maquettiste indépendant, il é<strong>la</strong>rgitle vocabu<strong>la</strong>ire dont dispose le graphisteet signe pour les Clubs des livres (dansles années 1950) des maquettes influencéespar les avant-gardes et les jeux techniques.Son atelier conçoit <strong>la</strong> plupart des couverturesdu Livre de Poche entre 1960 et 1980 ettravaille pour nombre d'acteurs de l'éditionet de <strong>la</strong> presse française. Pris entre sondésir d'architecture — col<strong>la</strong>borationsavec Le Corbusier, Charlotte Perriand,scénographies d'expositions — et son p<strong>la</strong>isirde « magicien du livre », Faucheux travailleavec Breton, les éditions Jean-JacquesPauvert, ou encore Le Seuil (collection« Points »).Au sein de cet ensemble éditorialéclectique, nous avons voulu mettre enavant une partie moins connue de sontravail, les « écarte<strong>la</strong>ges », qui sont unerecherche autour du col<strong>la</strong>ge et du montage.Cette production d'images, en marge deses commandes, cristallise son approchede <strong>la</strong> création, entre tracés régu<strong>la</strong>teurset lignes de désir.Quelles correspondances avec le graphismeet l’art contemporain cherchez-vous à mettreen évidence ?Tripotages d'images, les « écarte<strong>la</strong>ges »empruntent au cinétisme et à <strong>la</strong> manipu<strong>la</strong>tionsurréaliste de <strong>la</strong> photographie. C'estune pratique p<strong>la</strong>stique que Pierre Faucheuxréinvestit parfois dans son travail de graphiste,notamment pour certaines couverturesdu Livre de Poche, ou pour celle du catalogue© Agence du doute (officeabc & Jérôme Dupeyrat),Notre distraction favorite, 2012de <strong>la</strong> 11 e exposition surréaliste (« L'Écartabsolu », 1965) dont il conçoit <strong>la</strong> scénographieet les supports éditoriaux.Il apparaît que certains usages de l'image(manipu<strong>la</strong>tions, appropriations, dépaysements)constituent un <strong>la</strong>ngage commun à l'art etau graphisme, du début du 20 e siècle jusqu'àaujourd'hui. Sans créer de hiérarchiesou de généalogies, nous avons préféréconsidérer les deux champs de création surun territoire partagé.En quoi le Crystal Maze est-il une formesingulière ?Plutôt que singulière, elle est hybride. Selonles occurrences, le Crystal Maze emprunte sesformes à <strong>la</strong> conférence, à <strong>la</strong> performance, aufilm, à l'exposition, et tente de les conjuguer.C'est un dispositif de monstration et dediscussion dédié aux livres, à l’édition et à toutce qui s’y rapporte par des prismes divers quesont <strong>la</strong> lecture, le graphisme et le cinéma.Le Crystal Maze est un <strong>la</strong>byrinthe où serencontrent objets, images et voix, par affinitéou par écart.18 19Crystal Maze IV – 1 + 2 + 3 = 3 • GALERIE SUD, PETITE SALLE


GALERIE SUD, PETITE SALLE→ CRYSTAL MAZE IV – 1 + 2 + 3 = 3FilmCRYSTAL MAZE IV BSAMEDI 23 FÉVRIER, 14H, GALERIE SUDLe Crystal Maze est un dispositif de monstrationet de parole abordant le texte et l'image par desprismes divers tels que l'édition, le graphismeet le cinéma. À l'occasion de <strong>la</strong> quatrième éditiondu Nouveau festival, un Crystal Maze filmiqueréunit cinq voix autour du travail du graphistePierre Faucheux (1924-1999).Film réalisé par L'Agence du doute, Vincent La<strong>la</strong>nneet Chloé Munich, avec Thierry Chancogne, Brice Domingues,Jérôme Dupeyrat, Jérôme Faucheux et Catherine Guiral.LectureMARCELLINE DELBECQ…POUDRE AUX YEUX, ALIBIDIMANCHE 24 FÉVRIER, 14H, GALERIE SUDEmprunté à une phrase de Julien Gracq dansEn lisant, en écrivant (1980), le titre est unemétaphore de son contenu : une histoire subjectivede <strong>la</strong> photographie, ou de l’arrêt sur image, àtravers <strong>la</strong> description de photographies et dephotogrammes dont le carrousel fait obstinémentdéfiler l’absence.Lecture à voix haute et projection de diapositives monochromesavec et sans intertitres, 15‘, coproduction La Montagned'Aubervilliers (GBOD!/Les Laboratoires d'Aubervilliers).ConférenceSEULE OU ACCOMPAGNÉESAMEDI 2 MARS, 14H, GALERIE SUDC'est de l'image dont il est ici question : seuleou prise dans une série, f<strong>la</strong>nquée ou non d’unelégende, bordée ou non par un texte — elle seprésente le plus souvent à nous éditée (termeentendu ici dans un sens étendu — celui duterme ang<strong>la</strong>is edit, qui peut désigner une séried'opérations de sélection et de montage).L’ouvrage Seule ou accompagnée, recueil de textes etdocuments originaux, rares ou devenus indisponibles, est lefruit d'un projet mené depuis 2011 par Jill Gasparina et Jean-Marie Courant, avec Léna Araguas et Céline Chip (étudiantesdu Master design graphique de l'Ensba Lyon).Trois filmsZBIGNIEW RYBCZYNSKI, LAURIE SIMMONSET PETER TSCHERKASSKYDIMANCHE 3 MARS, 14H, GALERIE SUDZbigniew Rybczynski, The Fourth Dimension, 1988,35 mm, couleur, 27'03Dans ce film hypnotique explorant le mythe desorigines, l'image vidéo est pliée et dépliée poursaisir <strong>la</strong> géographie d'un espace et d'un tempsdans lesquels évoluent des personnages et desobjets, matière « géologique » qui s'empileen 480 lignes malléables à souhait.Peter Tscherkassky, Outer Space, 1999,35 mm – Sixpackfilm, 10'Pour Stefan Grisseman, Outer Space convoque uneinfernale machinerie qui « poursuit <strong>la</strong> destructionde <strong>la</strong> dimension narrative et illusionniste ducinéma avec une inimaginable beauté ». Sculptant<strong>la</strong> matière sonore et visuelle de pellicules trouvéesdans une veine expérimentale empruntée auxavant-gardes, Outer Space invente une grammairevisuelle troub<strong>la</strong>nte et critique, déformante etterriblement interrogatrice.Laurie Simmons, The Music of Regret, 2006,35 mm, 40'Court opéra filmé en trois actes, ce premierfilm de l’artiste américaine L. Simmons, néeen 1949, est inspiré par l’univers visuel destrois plus importantes périodes de son œuvrephotographique. Marionnettes, poupées vintageet mannequins ventriloques sont mis en scènedans un monde à l’échelle des jouets. L. Simmonsbrosse un tableau faussement naïf de <strong>la</strong>méchanceté et de l’indifférence humaines et fait <strong>la</strong>satire de l’american way of life.FilmCRYSTAL MAZE IV CSAMEDI 9 MARS, 14H, GALERIE SUDEntre livres, images, disques vinyles et séquencesde films, il sera question d'écart et de désir.Alexandru Balgiu, Thierry Chancogne, Brice Domingues,Jérôme Dupeyrat et Catherine Guiral.Une proposition de JEAN-PIERRE CRIQUIConférences, projections, discussionsALBAN CERISIERPIERRE FAUCHEUX ET L’ÉDITION FRANÇAISEJEUDI 21 FÉVRIER, 19H, PETITE SALLEPierre Faucheux devient en 1946 le premierdirecteur artistique du Club Français du livre puisrejoint, en 1954, l’équipe naissante du Club deslibraires de France. En 1963, il reprend <strong>la</strong> directiongraphique du Livre de Poche dont il marquel’histoire par <strong>la</strong> création de couvertures devenuescélèbres. Faucheux a influencé durablement lemonde des livres et du graphisme.Alban Cerisier est chargé de <strong>la</strong> conservation et de<strong>la</strong> mise en valeur des fonds des éditions Gallimard.SONIA DE PUINEUFLE SURRÉALISME ET LE DESIGN GRAPHIQUE EN EUROPE CENTRALEVENDREDI 22 FÉVRIER, 19H, PETITE SALLELa conférence étudie les rapports entresurréalisme et design graphique, en prenantpour exemples quelques réalisations des artistesd’Europe centrale, une aire culturelle qui, dansles années 1920, se montrait particulièrementsensible au message du constructivismeinternational diffusé par le Bauhaus. Commentse dérou<strong>la</strong>it alors <strong>la</strong> rencontre avec le surréalismevenu de France ?Sonia de Puineuf est docteur en histoire de l’art,spécialiste du graphisme.© Laurie Simmons, The Music of Regret, 2006Crystal Maze IV – 1 + 2 + 3 = 3 • GALERIE SUD, PETITE SALLEPeter Tscherkassky,Outer Space, 1999© Peter Tscherkassky20 21


ESPACE 315LA CLAIRIÈREUne proposition de FANNY DE CHAILLÉ et de NADIA LAUROSur une invitation de SERGE LAURENTet de l'équipe des SPECTACLES VIVANTSConçue par Fanny de Chaillé, metteur en scène et performeuse,et Nadia Lauro, scénographe et p<strong>la</strong>sticienne, LA CLAIRIÈRE veutsortir <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue de <strong>la</strong> page, <strong>la</strong> faire entendre à travers <strong>la</strong> voix dupoète, de l’écrivain, du musicien, du metteur en scène, du p<strong>la</strong>sticien,du chorégraphe ou du théoricien. Il s’agit d’occuper l’espace, d’habiterle temps avec des mots.LA CLAIRIÈRE est un environnement visuel immersif, protecteuret ouvert, conçu pour l'Espace 315 du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>.Archétype du lieu idéal de <strong>la</strong> parole, elle se modèle au gré des récits,des gestes et des sons qui l'habitent.LA CLAIRIÈRE EST HABITÉE PAR LES VOIX DE :Pierre Alféri, Altagor, Guil<strong>la</strong>ume Bailliart, Hugo Ball,Vincent Barras, Beau Catcheur, Stéphane Bérard,Eberhard Blum, William Burroughs, Olivier Cadiot,Henri Chopin, Manuel Coursin, Eve Couturier, AntoineDefoort, Sophie Delpeux, François Dufrêne, FrédéricFerrer, Allen Ginsberg, John Giorno, Brion Gysin,Bernard Heidsieck, Thomas Hirschhorn, Latifa Laâbissi,Sophie Laly, Daniel Linehan, Ghérasim Luca, Jean-Jacques Palix, Charles Pennequin, Antoine Poncet,Ludovic Rivière, Kurt Schwitters.Production : association disp<strong>la</strong>y / coproduction <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>.L’association disp<strong>la</strong>y est soutenue par le ministère de <strong>la</strong> Cultureet de <strong>la</strong> Communication, DRAC Île-de-France au titre de l'aideà <strong>la</strong> compagnie.Contact production : Isabelle Ellul / associationdisp<strong>la</strong>y@orange.frTROIS QUESTIONS À FANNY DE CHAILLÉ ET À NADIA LAURONadia Lauro et Fanny de Chaillé © Sophie LalyComment est née l’idée d’aménagerune « c<strong>la</strong>irière » dans l’Espace 315 ?Il s'agissait de lier <strong>la</strong> question de l'espaceà celle du <strong>la</strong>ngage, un environnementvisuel immersif qui proposerait un scénariod'habitation et d'écoute aux visiteurs.Dans l'imaginaire collectif occidental,les c<strong>la</strong>irières sont un lieu de transmissionidéal d'une parole secrète, rituelle, collective,dansée…Pour les anciens, <strong>la</strong> c<strong>la</strong>irière était un œil dans<strong>la</strong> forêt, un œil qui lisait le ciel et les auspices.En bouchant <strong>la</strong> vue, les forêts faisaientobstacle à <strong>la</strong> connaissance et à <strong>la</strong> sciencehumaine. La c<strong>la</strong>irière serait ainsi l'espaceoriginel de <strong>la</strong> structuration de <strong>la</strong> pensée.C'est donc cet archétype de lieu qui est àl'origine du dispositif créé dans l’Espace 315.C'est une c<strong>la</strong>irière minimale, en papier,un environnement visuel pour entendre.Quelle est l’expérience offertepar ce dispositif au spectateur?LA CLAIRIÈRE est un environnement visuelmais c'est une expérience d'écoute qui estofferte au spectateur. C'est un lieu où l'on vienttendre l'oreille collectivement dans un tempsdonné, écouter un texte porté par des voixen live ou enregistrées. Entendre <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngueà travers <strong>la</strong> lecture de textes théoriquessur le <strong>la</strong>ngage et par <strong>la</strong> diffusion de piècessonores et <strong>la</strong> présentation de performances qui<strong>la</strong> mettent en jeu.Quel aspect du <strong>la</strong>ngage LA CLAIRIÈREse propose-t-elle d’explorer en particulier ?LA CLAIRIÈRE est habitée par des voix denatures diverses. C'est un endroit réservé àl'écoute. L'oralité est privilégiée dans ce lieu.La <strong>la</strong>ngue est appréhendée du point de vuesonore, elle est à entendre. Ce n'est pasl'espace du signe, du texte, de <strong>la</strong> partition quiest mis en avant ici mais celui du son, de <strong>la</strong>matérialité, de <strong>la</strong> « physicalité » de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue.L’usine de films amateurs • Michel LA CLAIRIÈRE Gondry • • GALERIE ESPACE SUD 31522Fanny de Chaillé,Tatata © Marc Domage23


ESPACE 315→ LA CLAIRIÈRELES HABITATIONSDiffusion de textes sonores, écrits et pensésdès l'origine pour leur écoute.TOUS LES JOURS, À PARTIR DE 11HLA LECTUREUn acteur lit des textes théoriques sur le <strong>la</strong>ngage.TOUS LES JOURS SAUF LE LUNDI, 13HLES PERFORMANCESUn invité donne à voir et entendre une propositionautour du <strong>la</strong>ngage.Entrée libre dans <strong>la</strong> limite des p<strong>la</strong>ces disponibleset sur réservation à :spectacles.vivants@centrepompidou.frMerci de préciser en objet le titre et <strong>la</strong> datede <strong>la</strong> performance.TOUS LES JOURS SAUF LES LUNDIS 25 FÉVRIER ET 4 MARS, 19HSTÉPHANE BÉRARDFORTE IMPROVISATIONJEUDI 21 FÉVRIERArtiste, poète, réalisateur et performeur, StéphaneBérard pense pouvoir improviser à l'horaireannoncé.EVE COUTURIER ET JEAN-JACQUES PALIXINDICATIFVENDREDI 22 FÉVRIERDans cette lecture radiophonique live, second voletd'une trilogie sur l'interrogatoire, Eve Couturiers'interroge sur l’enfermement, l'ordre, le vide,le déni. Le son est signé, mixé et diffusé parle musicien Jean-Jacques Palix.GUILLAUME BAILLIARTTARTUFFE (D'APRÈS TARTUFFE D'APRÈS TARTUFFE DE MOLIÈRE)SAMEDI 23 FÉVRIERÀ partir du souvenir de <strong>la</strong> mise en scène duTartuffe du Théâtre permanent de GwénaëlMorin, qui explorait physiquement le texte, avecurgence et énergie, Guil<strong>la</strong>ume Bailliart, acteur etfabricateur de théâtre, reprend seul cette pièce.VINCENT BARRASSPEECHDIMANCHE 24 FÉVRIERVincent Barras, personnage hors norme,est passionné de poésie sonore et professeurde médecine. Speech se situe à mi-cheminentre performance et improvisation.BEAU CATCHEURCONCERTMERCREDI 27 FÉVRIERCe drôle de duo qu'est Beau Catcheur a des idéespeu académiques ; il détourne, travestit, embellitdes morceaux de variété. Avec Sarah Murciaet Fred Poulet.FRÉDÉRIC FERRERLES DÉTERRITORIALISATIONS DU VECTEUR (CARTOGRAPHIE 3 )JEUDI 28 FÉVRIERFrédéric Ferrer, auteur, metteur en scène,géographe et acteur, analyse dans chacune de sescartographies un territoire de bouleversementdu globe. Entre conférence et performance,il présente ici sa troisième cartographie à partird’un moustique.ANTOINE PONCETANTHOLOGIE DU CHARABIA, FAUNES ET SATYRESVENDREDI 1 ER MARSAntoine Poncet recense dans des textes qu'ilne comprend pas bien de nouvelles définitionsdu charabia : une <strong>la</strong>ngue qui n'en est pas toutà fait une. Cette présentation donne à entendreces <strong>la</strong>ngues débridées (animales, chimériques,métaphoriques, satiriques…).DANIEL LINEHANNOT ABOUT EVERYTHINGSAMEDI 2 MARSUn danseur tourne sur lui-même. La rotation setransforme en un mouvement giratoire frénétique.Sans jamais s’arrêter, il parle, lit, partage sespensées et questionnements.Suivi de :THOMAS HIRSCHHORNLETTRE À FANNY« Penser ne produit pas de <strong>la</strong> "beauté" maisl’activité de <strong>la</strong> pensée est belle. Je veux montrerce<strong>la</strong>. » Thomas HirschhornCHARLES PENNEQUINTOUT PÉTARADEDIMANCHE 3 MARS« C’est le nous contemporain à chacun sa sauce,son parler, sa vie. Moi <strong>la</strong> mienne est de traversertout ça […] et de parler et de m'agiter et debidouiller et de gesticuler dans l'espace humaincontemporain. L’univers des hommes où toutpétarade. » Charles PennequinLATIFA LAÂBISSIAUTOARCHIVEMERCREDI 6 MARSAutoarchive est une conférence performée surles enjeux, les filiations, les sources du travailde <strong>la</strong> chorégraphe Latifa Laâbissi. Souhaitantrendre visible l’expérience de l’imaginaire dansun processus chorégraphique, elle opère unevéritable stratégie de démontage, qui s’amuse àdéhiérarchiser <strong>la</strong> rhétorique du discours sur lecorps.SOPHIE LALYAPRÈSJEUDI 7 MARSUne histoire lue par Gurvan Cloâtre qui se racontesous <strong>la</strong> forme d’un scénario. Donner à entendreun film qui n’existe pas encore, c’est donnerà entendre les images, les personnages, lespaysages qui vont faire « film ».FANNY DE CHAILLÉLE VOYAGE D’HIVERVENDREDI 8 MARSJeu sur le para-texte et le méta-texte, Le Voyaged'hiver de Georges Perec est lu à voix hautedans une version « synonymique » pendantque le texte original défile à l’écran. Doucement,tout se dérègle, <strong>la</strong> logique sémantique basculeavec les spectateurs.Suivie d’une rencontre entre Fanny de Chailléet Nadia Lauro.PIERRE ALFÉRICIRCONFÉRENCES DU POULPESAMEDI 9 MARSQuel meilleur sujet pour ces circonférences,mi-cirque, mi-conférence, que le poulpe, sachair exquise, son regard fou et ses caresses ?Insaisissable, polymorphe, intelligent, vaginalet phallique.ANTOINE DEFOORTINDIGENCE = ÉLÉGANCEDIMANCHE 10 MARSUne compi<strong>la</strong>tion transdisciplinaire et antithématiquede performances, de vidéos, de textes,sous forme de pseudo-conférence. Les élémentsont fini par se sédimenter, ce qui a donné lieu àl’apparition d’une quasi-architecture de presquevrai-spectacle.SOPHIE DELPEUXDES MOTS COMME DES BAUMESLUNDI 11 MARSIdentifier un mot ou une phrase qui soignent et envoir les effets. Traquer des images du phénomène,interroger les invités de Fanny de Chaillé et NadiaLauro sur leurs expériences d’un <strong>la</strong>ngage quicomble les fissures et d’un art qui met du baumesur les corps. Faire un montage de tous ceséléments et voir si les spectateurs cicatrisent.LA CLAIRIÈRE • ESPACE 315Antoine Defoort, Indigence = élégance © amicaledeproduction24 25


FORUM -1, PETITE SALLE, CINÉMA 2BOOK MACHINE (PARIS)Une proposition de CHRISTOPHE BOUTIN,MÉLANIE SCARCIGLIA, PATRICK JAVAULTChristophe Boutin et Mé<strong>la</strong>nie Scarciglia, cofondateurs des maisons d’éditiononestar press et Three Star Books, participent avec <strong>la</strong> complicité dePatrick Javault à <strong>la</strong> quatrième édition du Nouveau festival avec un projetintitulé BOOK MACHINE (Paris).Le dispositif de cette manifestation a été réalisé par l’artiste américaineMika Tajima (Los Angeles, 1975). Il est divisé en deux espaces :BOOK MACHINE PRESS où le public conçoit sur p<strong>la</strong>ce le livre de son choixavec l’aide d’étudiants en graphisme de trois écoles associées au projet,l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (EnsAD), l’ÉcoleEstienne (ESAIG) et l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL).BOOK MACHINE CONFÉRENCES où sont accueillis quotidiennement descréateurs de tous horizons, artistes, graphistes, éditeurs et critiques.Et aussi : une bibliothèque imaginaire, des artistes typographes, des livresfilmés, des livres d’artiste et des posters de Maurizio Catte<strong>la</strong>n, Jean-LucMoulène, Taryn Simon, Tauba Auerbach et Jonathan Monk.Dans <strong>la</strong> POST SCRIPT TOWER les meubles bibliothèques de Nathan Carter,Sébastien de Ganay, Gabriel Kuri, Tobias Rehberger, Haim Steinbach,Annika Ström et Lawrence Weiner.Programme complet disponible sur p<strong>la</strong>ce.AVEC LA PRÉSENCE DE :Miguel Abreu, Sophie Agnel, John Armleder, Hubertus Biermann, Elvire Bonduelle, ChristopheBoutin, Odilon Boutin, Philippe Buschinger, No<strong>la</strong>n Calisch, Fulvia Carnevale, Castillo / Corales(Benjamin Thorel), CCS (Olivier Kaeser & Jean-Paul Felley), Stefano Chiodi, Mathieu Cope<strong>la</strong>nd,Ann Cotten, Audrey Cottin, Bice Curiger, Franz Josef Czernin, Richard Dailey, Jason Dodge, EdizioniPeriferia (Gianni & Flurina Paravicini), Oswald Egger, Brigitta Falkner, Jean-Paul Felley, HarrellFletcher, Patrick Frey, Monica Haller, Patrick Javault, Olivier Kaeser, Jean-René Lassalle, CorneliaLauf, Benedikt Ledebur, Marjo<strong>la</strong>ine Lévy, Jonathan Monk, Jean-Luc Moulène, Matt Mullican, OK-RM(Oliver Knight et Rory McGrath), Victor Palle, Anna Parkina, Frédéric Paul, Katherine Pickard, JimmyRaskin, Michael Riedel, Julian Rios, Natasha Rudolf, Clément Savoye, Mé<strong>la</strong>nie Scarciglia, LotteLara Schröder, Molly Sherman, S<strong>la</strong>vs & Tatars (Payam Sharifi & Kasia Korsak), Annika Ström, MikaTajima, The Teeers (Odilon Boutin, Victor Palle, Clément Savoye), Benjamin Thorel, Marc Touitou,Lawrence Weiner, John C. Welchman, Honza Zamojski, Giovanna Zapperi.Avec le soutien de :TROIS QUESTIONS À CHRISTOPHE BOUTIN, MÉLANIE SCARCIGLIAET PATRICK JAVAULTLe livre d’artiste est au cœur de votreproposition. Pourquoi cet intérêt ?Le développement d’Internet et l’essor del’impression à <strong>la</strong> demande nous avaient indiquéqu’une nouvelle carte était à jouer dans ledomaine de l’édition d’art. Que les cataloguesd’exposition ne soient plus les meilleurssupports pour <strong>la</strong> diffusion de l’information etque les artistes souhaitent travailler avec lemédium « livre » sont deux facteurs qui nousont amenés à développer onestar press etensuite Three Star Books. Nous travaillons parailleurs avec des artistes de toutes générationset de toutes origines. Les propositions sontaussi diverses que les artistes et notreexcitation intacte comme au premier livre.Patrick Javault nous a rejoints afin de prépareravec nous le programme de conférences et deperformances.En quoi votre proposition permet-elled’expérimenter <strong>la</strong> fabrication du livred’artiste ?Post Script, l'instal<strong>la</strong>tion commandée à MikaTajima, s'articule autour de plusieurs pôles :artistes et auteurs viendront nous présenterleurs ouvrages et nous faire partagerleurs expériences lors de conférences oude performances. Un petit cinéma nousoffrira quelques films autour de livres. Unebibliothèque imaginaire regroupera descouvertures de livres d'artistes sélectionnéspar des acteurs du monde de l'artChristophe Boutin,Mé<strong>la</strong>nie Scarcigliaet Patrick Javault,D.R.contemporain et, surtout, BOOK MACHINEPRESS, une maison d’édition éphémère, serainstallée au sein de notre dispositif ! À raisonde deux séances par jour, dix graphistesde trois écoles d’art internationales mettronten page les livres que le public (inscrit surle site du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>) leur commandera.Un ouvrage de 100 pages au format d'un livrede poche avec une couverture en couleur seraimprimé et livré les jours suivants(au Forum -1 sur le site de BOOK MACHINE).La pression est grande ! Le temps imparti pour<strong>la</strong> réalisation des fichiers d'impression est de3h30 maximum (les inscrits auront néanmoins<strong>la</strong> possibilité de préparer leurs fichiersen amont).Comment interrogez-vous <strong>la</strong> p<strong>la</strong>ce du livred’art au sein de <strong>la</strong> création contemporaineavec BOOK MACHINE (Paris) ?BOOK MACHINE est une invitation à réaliserdes livres avec art. Autour de cette productionquotidienne de livres nous avons voulu faireentendre les artistes-auteurs, mais aussiexplorer des univers parallèles. La soiréeconçue par Benedikt Ledebur autour dequelques poètes de <strong>la</strong>ngue allemande ou bien<strong>la</strong> lecture de Soir bordé d'or, farce-féérie d'ArnoSchmidt qui dramatise de façon nouvelle <strong>la</strong>page du livre, sont deux façons, entre autres,de dép<strong>la</strong>cer (dépasser?) <strong>la</strong> question du livred'artiste.26 27BOOK MACHINE (PARIS) • FORUM -1, PETITE SALLE, CINÉMA 2


FORUM -1, PETITE SALLE, CINÉMA 2→ BOOK MACHINE (PARIS)FILMS PROJETÉSEN CONTINUIon Babeanu, Feelings about « Object », 2013Erica Baum, Une semaine de bonté par MaxErnst, 2013Yann Beauvais, Artificial Poetic, 2013Elisabetta Benassi, Torino Roma, 2013Jean Breschand, 0390.MOV/O.S., 2013Clément Cogitore avec Fanette Mellier,Cosmorama, 2013Isabell Heimerdinger, Hana Ikebana, 2013Jean-Baptiste Maître, Shaped Cinema, 2010Jonathan Monk, Crackers, 2013Jean-C<strong>la</strong>ude Rousseau, Le Cahierdes promesses, 2011Contretemps, 2004Rafaël Rozendaal, Domain Book Video, 2012Deborah Stratman, Musical Insects, 2013PROGRAMMATIONQUOTIDIENNEMERCREDI 20 FÉVRIERConversationONE DAY ONE STAR ONE PRESSBernard Blistène en conversation avecChristophe Boutinet Mé<strong>la</strong>nie Scarciglia14h30, Forum -1Concert inaugural du Nouveau festivalCONCERT BOOK MACHINEMika Tajima & The Teeers21h30, Forum -1JEUDI 21 FÉVRIERConversationJONATHAN MONK, AFFICHE DE LECTUREConversation entre Jonathan Monk, OK-RMavec Frédéric Paul et Cornelia Lauf18h, Forum -1VENDREDI 22 FÉVRIERRencontreAUDREY COTTINprésente son projet pour <strong>la</strong> librairieF<strong>la</strong>mmarion du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> enhommage à Michael Asher14h30, Forum -1RésidenceELVIRE BONDUELLE EN RÉSIDENCE À LABIBLIOTHÈQUE KANDINSKY ET À BOOKMACHINE (PARIS)18h, Forum -1SAMEDI 23 FÉVRIERConférenceFÉNAUTRIGUESJean-Luc Moulène et Marc Touitouen conversation avec Jean-Pierre Criqui14h30, Petite salleConférenceCENT EXPOSITIONS ET PLUSMathieu Cope<strong>la</strong>nd à propos de l’ouvrage deMiche<strong>la</strong>ngelo Pistoletto Centro Mostre nelMese di Ottobre 197618h, Forum -1DIMANCHE 24 FÉVRIERUn dimanche, une œuvreSHADOW PLAY, (PARIS),Hans Peter FeldmannPrésenté par Bernard Blistène11h30, Petite salleConférenceLE PARADIS DE TOBIAS REHBERGER:BIBLIOTHÈQUES, LAMPES,CHAISES ET AUTRES MEUBLESMarjo<strong>la</strong>ine Levy14h30, Petite salleLUNDI 25 FÉVRIERConférenceLE GOTHIQUE URBAIN : UN VOYAGEÉPIGRAPHIQUE DU CÔTÉDU BIEN ET DU MALPhilippe Buschinger14h30, Forum -1MERCREDI 27 FÉVRIERConférence8ART & PUBLICATIONMichael Riedel14h30, Forum -1PerformanceTHE DREAM OF THE VOLUNTEERAnna Parkina en col<strong>la</strong>borationavec Sophie Agnel (cordophone)18h, Forum -1JEUDI 28 FÉVRIERRencontreL’OFFRE ET LA DEMANDECastillo/Corrales (Benjamin Thorel)en présence de Benjamin Thorel14h30, Forum -1Rencontres et lecturesSOIR BORDÉ D'ORAutour d'Arno Schmidt par Julian Rios,Hubertus Biermann et Natascha Rudolf18h, Cinéma 2VENDREDI 1 ER MARSRencontreSEQUENCE PRESSPar Miguel Abreu et Katherine PickardDOPPIOZEROPar Stefano Chiodi14h30, Forum -1PerformanceTHE LISBON LECTUREJimmy Raskin avec l’aidede Jean-Philippe Antoine au micro18h, Forum -1Avec le soutien de :SAMEDI 2 MARSConférenceRILEY AND HIS STORYMonica Haller en conversationavec Stefano Chiodi14h30, Petite salleConversationLE LIVRE COMME OBJET POÉTIQUEBenedikt Ledebur, Franz Josef Czernin,Ann Cotten, Brigitta Falkner, Oswald Egger,Jean-René Lassalle18h, Forum -1DIMANCHE 3 MARSConversation88 MAPSMatt Mullican en conversationavec Bernard Blistène14h30, Forum -1RencontreGLOIRE À LAWRENCE WEINER!Rencontre avec l'artiste18h, Forum -1LUNDI 4 MARSConférenceHOW IT'S MADE VOL. 13 – THE END,HONZA ZAMOJSKI14h30, Forum -1ConversationFIVEHUNDRED PLACESJason Dodge en conversationavec Richard Dailey18h, Forum -1MERCREDI 6 MARSRENCONTRE SWISS DAYOlivier Kaeser, Jean-Paul Felley,Gianni et Flurina Paravicini, Patrick Frey14h30, Forum -1ConversationÀ PROPOS DE TOUTJohn Armleder en conversationavec Bice Curiger et Patrick Javault18h, Forum -128 29JEUDI 7 MARSConférenceTHE SECRET SOCIETY (2013)Werkp<strong>la</strong>ats Typografie avec Lara Schröder14h30, forum -1ConférenceAL-ISNAD, OR CHAINS WE CAN BELIEVE INS<strong>la</strong>vs & Tatars18h, Forum -1VENDREDI 8 MARSConférenceCOMMENT FILMER UN LIVREPatrick Javault14h30, Forum -1PerformanceMUSIC BOOKAnnika Ström18h, Forum -1SAMEDI 9 MARSConversationRÉINVENTER LA CRITIQUE, DÉFAIREL'AUTORITÉGiovanna Zapperi et Fulvia Carnevaleà propos de Car<strong>la</strong> Lonzi14h30, Petite salleVisio-conférenceA CHILDREN’S BOOK OF FARMING INLE CATEAU-CAMBRÉSISHarrell Fletcher, No<strong>la</strong>n Calisch et MollyNo<strong>la</strong>n en conversation avec Patrick Javault18h, Forum -1DIMANCHE 10 MARSConférenceTOPGAP MEASURESÉcriture, livres dans l’œuvrede Mike Kelley par John C. Welchman14h30, Petite salleLUNDI 11 MARSRemise des prixTOUS MEILLEURS !Le Jury de BOOK MACHINE (Paris)décerne ses prix...14h30, Forum -1LIBRAIRIE FLAMMARIONCENTRE, FORUM« I throw away the clock »Pendant le Nouveau festival,<strong>la</strong> librairie F<strong>la</strong>mmarion inviteAudrey Cottin« I throw away the clock » disaitMichael Asher (1943-2012)à propos de <strong>la</strong> transmissionartistique. Pionnier américainde l’art conceptuel, enseignantau California Institute of theArts, Michael Asher a ouvertun vaste champ d’investigationen perturbant les rapports del’art à l’institution. Son expositionau <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> en 1991 prendpour matériau conducteur, signesde piste, les marque-pages trouvésdans un rayon de <strong>la</strong> BPI. La librairieF<strong>la</strong>mmarion <strong>Centre</strong> invite l’artisteAudrey Cottin à relire cetteexposition et à en formuler desextensions possibles dans l’espacede <strong>la</strong> librairie.Audrey Cottin soulevant Marque-page153 JUNG 1 de Michael Asher, 2013.BOOK MACHINE (PARIS) • FORUM -1, PETITE SALLE, CINÉMA 2


GRANDE SALLESPECTACLE VIVANTLes Spectacles vivants vous accueillent dans « LA CLAIRIÈRE », environnementd’écoute et de rencontres où nous sommes invités à nous immerger.L’Espace 315 a été confié au metteur en scène et performeuse Fanny de Chailléet à <strong>la</strong> scénographe et p<strong>la</strong>sticienne Nadia Lauro. En complicité, les deux artistesimaginent un lieu où <strong>la</strong> parole, le texte, le corps peuvent s’entendre, se voir,se dire librement.Chaque jour, spectacles et performances investissent le lieu.Avec notamment Pierre Alféri, Guil<strong>la</strong>ume Bailliart, Beau Catcheur,Latifa Laâbissi, Antoine Poncet…En résonance avec ce projet inédit, les Spectacles vivants présententen Grande salle, Gonzo conférence et Je suis un metteur en scène japonais,spectacles qui viennent illustrer davantage <strong>la</strong> richesse des universde Fanny de Chaillé et de Nadia Lauro. Enfin, toujours autour du <strong>la</strong>ngage,le Marcel Duchamp de Guil<strong>la</strong>ume Désanges et <strong>la</strong> recréation de Tell Me deGuy de Cointet, viennent compléter ce programme résolument inscrit dansle champ de l’art sous toutes ses formes.Serge LaurentFanny de Chaillé, Je suis unmetteur en scène japonais© photo : Marc DomageFANNY DE CHAILLÉGONZO CONFÉRENCE, 40’MERCREDI 20 FÉVRIER, 19H ET 21H, ENTRÉE LIBREUne conférence performative de Fanny de Chaillépour Christine Bombal.« Je veux faire une conférence,une conférence sur le rock,une conférence subjective sur le rock,une conférence subjective sur le rock pleined’amour,une conférence subjective sur le rock pleined’amour et de sentiments,et vous dire pourquoi j’ai décidé un jour de fairedu théâtre et pas du rock,vous dire pourquoi j’ai décidé un jour de fairedu théâtre, pourquoi je crois en <strong>la</strong> distance, celledu théâtre, celle du jeu. »Fanny de ChailléEntrée libre dans <strong>la</strong> limite des p<strong>la</strong>ces disponibleset sur réservation à : spectacles.vivants@centrepompidou.frProduction association disp<strong>la</strong>yCoproduction CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon(Hors séries). Avec le soutien de <strong>la</strong> Ménagerie de verre dansle cadre de Studio<strong>la</strong>b.GUY DE COINTETTELL MESAMEDI 23 FÉVRIER, 20H30 ET DIMANCHE 24 FÉVRIER,17H / 14€, 10 €Artiste français émigré aux États-Unis en 1965,Guy de Cointet est un créateur essentiel dansl’histoire de l’art conceptuel, notamment dansses filiations avec le surréalisme et <strong>la</strong> poésievisuelle. Son œuvre n’a cessé d’explorer lesproblématiques du processus de signification.Il est l’inventeur d’étranges « performances » quiconcernent principalement le <strong>la</strong>ngage et révèlentles comportements, postures et attitudes de<strong>la</strong> culture de masse. En 2008, le <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>fait l’acquisition du décor et des accessoiresde Tell Me, spectacle inattendu sur l'abstractionet <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue, et <strong>la</strong> façon dont elles sont perçuespar l'esprit et les sens. Cette pièce, créée à LosAngeles en 1979, est ici réactivée avec les troisactrices américaines des débuts, Jane Zingale,Denise Domergue et Helen Ber<strong>la</strong>nt.En ang<strong>la</strong>is surtitré en françaisProduction <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> avec <strong>la</strong> courtoisie Succession Guyde Cointet / Air de Paris, Paris.GUILLAUME DÉSANGESET FRÉDÉRIC CHERBOEUFMARCEL DUCHAMPSAMEDI 2 MARS, 20H30 ET DIMANCHE 3 MARS,17H / 14€, 10 €Marcel Duchamp est peut-être <strong>la</strong> figure majeurede l’art du 20 e siècle, précurseur multicartede toute <strong>la</strong> modernité et de <strong>la</strong> postmodernitéartistique. Dès lors, une question se pose :comment un homme peut-il à lui seul endosser<strong>la</strong> responsabilité de tant d’enjeux ? Commentcontinue-t-il de susciter une telle fascination(positive et négative) tout en restant aussimystérieux et mal connu du grand public ?À partir de recherches subjectives de faits,d’anecdotes et de concepts, ce projet à <strong>la</strong> foisthéâtral, chorégraphique et d’exposition vivantetente de transférer <strong>la</strong> magie de <strong>la</strong> sphèreduchampienne sur scène, dans un régime de <strong>la</strong>célébration, de <strong>la</strong> complexité et de l’amour.Production déléguée Work Method, coproduction le phénix,scène nationale de Valenciennes, Les Spectacles vivants– <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, avec le soutien du Pa<strong>la</strong>is de Tokyo,de l’association Marcel Duchamp, et du DICRéAM.FANNY DE CHAILLÉJE SUIS UN METTEUR EN SCÈNE JAPONAISVENDREDI 8 ET SAMEDI 9 MARS, 20H30 / 14€, 10 €S’inspirant des codes traditionnels du théâtrede marionnettes japonais, le Bunraku, et lesdétournant savamment, Fanny de Chaillé meten scène les artifices à <strong>la</strong> base du spectaclethéâtral. Dans le Bunraku, <strong>la</strong> forme théâtraleest comme dépliée : on y voit les manipu<strong>la</strong>teursmanipuler et pourtant on est sous l’emprise desillusions de <strong>la</strong> scène. Fanny de Chaillé reprendces traditions théâtrales en y introduisant delégères mais néanmoins décisives modifications :<strong>la</strong> marionnette devient un danseur en chair eten os, le musicien ne joue pas du shamizen maisdu yukulélé, le récitant reprend Minettide Thomas Bernhard.Texte Minetti de Thomas Bernhard, traduction C<strong>la</strong>ude Porcell(l'Arche Éditeur), dispositif scénographique : Nadia Lauro.Production : association disp<strong>la</strong>y, coproduction Théâtre de <strong>la</strong> citéinternationale, CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon(résidences), CNDC Angers. Avec le soutien du ministèrede <strong>la</strong> Culture de <strong>la</strong> Communication de l’Adami, et d’Arcadi.30 31Spectacle vivant • GRANDE SALLE


JEUNE PUBLICLA GALERIE DES ENFANTSEXPOSITION-ATELIERDe <strong>la</strong> lettre à l’imageJUSQU’AU 18 MARSUne étrange collection s’est emparée de <strong>la</strong> Galeriedes enfants, transformée par les graphistesMalte Martin et Costanza Matteucci en entrepôtextraordinaire. Ici, les caisses renfermentun alphabet affranchi des règles, qui se <strong>la</strong>issedétourner, transformer et même chahuter pouroffrir des visions surprenantes et poétiques :lettres animées, lettres précieuses, lettrescodées. Les dispositifs interactifs composentun foisonnement de propositions, mê<strong>la</strong>nt illusionsd’optique, lettres géantes ou éphémères, cabinetde curiosité… La lettre devient un outil de créationà part entière. Grâce à un parcours é<strong>la</strong>boré autourde cette thématique, <strong>la</strong> Galerie des enfants estle point de départ d’une exploration du mondede <strong>la</strong> lettre qui vous conduira jusqu’aux œuvresde <strong>la</strong> collection du Musée.En avril, découvrez l’artiste Navid Nuur dans<strong>la</strong> nouvelle exposition-atelier.GALERIE DES ENFANTS, NIVEAU 1BILLET MUSÉE & EXPOSITIONS / GRATUIT POURLES MOINS DE 26 ANS ET LES ADHÉRENTSÉVÉNEMENT GRATUIT AUTOURDE L’EXPOSITION-ATELIERLes lettres font leur cinéma…Séance de cinéma en famille à partir de 3 ans.Autour de l’exposition-atelier « De <strong>la</strong> lettreà l’image », une programmation de films etde vidéos de <strong>la</strong> collection du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>ainsi que de films d’animation d’auteurset d’étudiants de l’École nationale supérieuredes arts décoratifs de Paris.Séance gratuite et sans réservation destinéeà des enfants de 3 à 12 ans et à leur famille.SAMEDI 23 FÉVRIER, 15H-16H30, CINÉMA 1L’ATELIER DES ENFANTSATELIER SPÉCIAL VACANCES D’HIVERMécacol<strong>la</strong>ges6-12 ANS, SEUL OU EN FAMILLEGrâce au découpage/col<strong>la</strong>ge, décodez le mondede l’artiste Erró et appropriez-vous son <strong>la</strong>ngage.La matériauthèque de cet atelier est constituéedes mécacol<strong>la</strong>ges, portraits hybrides etsurréalistes composés par l’artiste à partir d’unvocabu<strong>la</strong>ire d’images puisées dans des revuesscientifiques et mécaniques. À partir de cette basede données, à vous de réinventer l’expressionp<strong>la</strong>stique de l’artiste pour créer un étrangeautoportrait…TOUS LES JOURS, DU SAMEDI 2 AU DIMANCHE 17 MARS,SAUF LE DIMANCHE 3 MARSEN INDIVIDUEL EN SEMAINE, EN FAMILLE LE WEEK-END, 10€, 8€IMPROMPTU24 images secondeÀ PARTIR DE 3 ANS EN FAMILLEPartagez une expérience en famille au cœurde l’image. Le premier dimanche de chaquemois, le Musée est gratuit pour tous. C’estl’occasion de découvrir <strong>la</strong> création contemporainesous toutes ses formes autour d’un événementparticipatif gratuit à l’Atelier des enfants.DIMANCHE 3 MARS, 14H-18HLE STUDIO 13/16Parlez-vous klingon ?Le temps d’un voyage temporel, venez découvrir etparler le klingon : « tlhlngan Hol Dajatlh’ a’ ? »*.Trop difficile ? Alors inventez votre propre<strong>la</strong>ngage ! En lien avec le Nouveau festival,le Studio 13/16 change d’espace-temps et sepropulse dans les étoiles. Qu’il soit martien ouautre, un monde inspiré de <strong>la</strong> série culte StarTrek vous ouvre ses portes sidérales. Des artistesvous font partager leur vision extra-terrestre :intelligence artificielle, humanoïde, téléportation,messagerie idiomatique par-delà <strong>la</strong> Terre…Tout devient possible !* Le klingon est une <strong>la</strong>ngue créée pour <strong>la</strong> série Star Trekpar le linguiste Marc OkrandStudio 13/16 / entrée libreDU SAMEDI 2 AU DIMANCHE 17 MARS, 14H-18H© Pierre VanniMÉDIATIONUne équipe de médiateurs spécialisés vousaccueille tous les après-midis de 14h à 19h.Ils se tiennent à votre disposition dans un souciconstant d'échanges et de dialogue, pour vousprésenter les artistes et les événements duNouveau festival. Ne manquez pas leur chroniquequotidienne sur <strong>la</strong> page Facebook du <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, consacrée à cette quatrième édition duNouveau festival.Les jeudis du Nouveau festivalTrois soirées exceptionnelles sont organiséeset animées par les jeunes volontaires du <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, le groupe Art Session, pour découvriret explorer le Nouveau festival autrement.Ces soirées sont conçues autour de trois figurescentrales du Nouveau festival : Guy de Cointet,Xu Bing et Richard Hollis.Lors de ces soirées, vous êtes invité à participerà une action artistique et à un tirage au sortvous permettant de gagner des p<strong>la</strong>ces pour desprogrammes spécifiques du Nouveau festival.ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES19H-21HJEUDI 21 FÉVRIEREn découvrant l’univers de Guy de Cointet,devenez le performeur le plus bref. Le temps d’uncliché, mettez-vous en scène, détournez l’usagedes objets et produisez du sens.Avec <strong>la</strong> participation du webzine Boum ! Bang !À gagner : deux p<strong>la</strong>ces pour le spectacle Tell Mede Guy de Cointet, présenté en Grande sallele samedi 23 février, 20h30 et le dimanche 24 février, 17h.JEUDI 28 FÉVRIERComment utiliser les <strong>la</strong>ngages de manièreartistique, comment communiquer de manièreuniverselle ? Les œuvres de Xu Bing vouspermettront d’en faire l’expérience. Communiquezpar pictogrammes, fabriquez votre badgepersonnalisé et affichez votre humeur.Avec <strong>la</strong> participation de SMV.À gagner : deux p<strong>la</strong>ces pour le spectacle Je suis un metteuren scène japonais de Fanny de Chaillé, les vendredi 8 et samedi9 mars, 20h30.JEUDI 7 MARSPour clore ce cycle, explorez le génie du graphisteRichard Hollis et participez à <strong>la</strong> création d’unouvrage collectif : le livre du Nouveau festival vupar les festivaliers.Avec <strong>la</strong> participation du collectif From Paris.À gagner : une p<strong>la</strong>ce réservée dans BOOK MACHINE PRESSpour réaliser votre livre.32 33Jeune public / Médiation • GALERIE DES ENFANTS, ATELIER DES ENFANTS, STUDIO 13/16


PROGRAMME DES ÉVÉNEMENTSMER.20/02 JEU.21/0211h-21hOuverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1VEN.22/02 SAM.23/02 DIM.24/02 LUN.25/02 MER.27/02 JEU.28/02Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1VEN.01/03Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Agenda11h3013h14h14h3015h30ProjectionGeorges AperghisTempête sous crâne, Machinations« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConversationOne day one star one pressBernard Blistène, Christophe Boutin,Mé<strong>la</strong>nie ScarcigliaBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionDead Can DanceToward the within« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315Conférence / performanceGérard Assayag et Georges BlochDUSPELARJUSCHACK ? /SPRÜLLERJUCHSKCHECHKERCH ?« Khhhhhhh »GALERIE SUDLectureJane ZingaleEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionSigur RósHeima« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315RencontreJan Kopp rencontre des étudiants enmaster à Paris I, autour de Sannectamok« Khhhhhhh »GALERIE SUDRencontreAudrey CottinProjet pour <strong>la</strong> librairie F<strong>la</strong>mmarionBOOK MACHINELIBRAIRIE FLAMMARION CENTREFORUM -1LectureRobert WilhiteEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDRobert WilhiteProjectionMagmaTheusz Hamtaahk« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionPierre FaucheuxCrystal Maze IV.BEn présence de Jérôme Faucheux,Thierry Chancogne et l'Agence du douteCRYSTAL MAZE IVGALERIE SUDConférenceJean-Luc Moulène, Marc Touitouet Jean-Pierre Criqui à propos deFénautriguesBOOK MACHINEPETITE SALLELectureVioleta SanchezEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDUn dimanche,une œuvreShadow p<strong>la</strong>y (Paris)Hans Peter FeldmannBOOK MACHINEPETITE SALLELa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315La lectureMarcelline Delbecq… poudre aux yeux, alibi.Crystal Maze IVGALERIE SUDProjectionNosfell[ok<strong>la</strong>mindalofan]« Kobaïen »GALERIE SUDConférenceMarjo<strong>la</strong>ine LévyLe Paradis de Tobias Rehberger :Bibliothèques, <strong>la</strong>mpes, chaises et autresmeublesBOOK MACHINEPETITE SALLEPerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionDieter SchnebelGlosso<strong>la</strong>lies« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférenceJuliette DrignyHommage à Pierre Guyotat, brouilleurde <strong>la</strong>ngueGALERIE SUDConférencePhilippe BuschingerLe gothique urbain : un voyage épigraphiquedu côté du bien et du malBOOK MACHINEFORUM -1LectureEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionGeorges AperghisTempête sous un crâne, Machinations« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférenceMichael Riedel8Art & PublicationBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionDead Can DanceToward the within« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315RencontreCastillo/Corrales, Benjamin ThorelL'offre et <strong>la</strong> demandeBOOK MACHINEFORUM -1LectureMatthieu DemyEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionSigur RósHeima« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférenceSequence PressMiguel Abreu, Katherine PickardDoppiozeroStefano ChiodiBOOK MACHINEFORUM -1LectureFrançois CurletEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUD16h17h18h19h19h3020h3021hProjectionOuvertureErik Bullot, Glosso<strong>la</strong>liePeter Rose, Secondary CurrentsPrécédés d’une intervention d’Erik Bullot« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConférenceMica GherghescuMythopoétiques« Khhhhhhh »PETITE SALLEConférence performativeFanny de ChailléGonzo conférenceSpectacle vivantGRANDE SALLEConférenceperformativeFanny de ChailléGonzo conférenceSpectacle vivantGRANDE SALLEProjectionMerdogonLéo CaraxMerde, segment de Tokyo!Présenté par Denis Lavant« Wuhs dis now? »GALERIE SUDRencontreConversation entre Jonathan Monk, OK-RM avec Frédéric Paul et Cornelia LaufJonathan Monk, Affiche de LectureBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceAlban CerisierPierre Faucheux etl'édition françaiseCRYSTAL MAZE IVPETITE SALLELes Jeudis du Nouveau festivalGuy de CointetPerformanceStéphane BérardForte improvisationLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionLost in trans<strong>la</strong>tionSylvain Roumette, L’InterviewPrésenté par le cinéasteDidier F<strong>la</strong>mand, La VisPrésenté par le cinéaste« Wuhs dis now? »GALERIE SUDRésidenceElvire BonduelleBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceSonia de PuineufLe Surréalisme etle design graphiqueen Europe centraleCRYSTAL MAZE IVPETITE SALLEUne lectureradiophonique liveJean-JacquesPalix / EveCouturier IndicatifLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionDélires de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngueFernand Deligny, Josée Manenti,Jean-Pierre DanielLe Moindre GestePrésenté par Sandra Alvarez de Toledo« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConférenceMathieu Cope<strong>la</strong>nd à propos de CentroMostre nel Mese di Ottobre 1976,Miche<strong>la</strong>ngelo PistolettoCent expositions et plusBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceGuil<strong>la</strong>ume BailliartTartuffe (d'après Tartuffe, d'après Tartuffede Molière)LA CLAIRIÈREESPACE 315Spectacle vivantGuy de CointetTell MeGRANDE SALLEProjectionDélires de <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngueGérard Mordil<strong>la</strong>t, Jérôme PrieurLa Véritable Histoire d’Artaud le MômoPrésenté par les cinéastes« Wuhs dis now? »GALERIE SUDSpectacle vivantGuy de CointetTell MeGALERIE SUDPerformanceVincent BarrasSpeechLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionLangues communautairesNurith Aviv, L’Alphabet de Bruly BouabréC<strong>la</strong>udia Llosa, LoxoroSuivi d’une discussion avec <strong>la</strong> cinéaste« Wuhs dis now? »GALERIE SUDProjectionSéance pour enfants (et parents)Pingu / La Linea / Mes mains ont <strong>la</strong> parole/ Les Shadoks / Les Schtroumpfs« Wuhs dis now? »GALERIE SUDPerformanceAnna Parkina, Sophie AgnelThe Dream of the VolunteerBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceFrédéric NefLangue universelleleibnizienne :des <strong>la</strong>ngagesimaginaires aux<strong>la</strong>ngues formelles« Khhhhhhh »PETITE SALLEConcertBeau CatcheurLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionLangue épuréeStan Neumann, La <strong>la</strong>ngue ne ment pasPrésenté par le cinéaste« Wuhs dis now? »GALERIE SUDRencontre et lectureSoir bordé d'orArno Schmidt par Julian Rios, HubertusBiermann, Natascha RudolfBOOK MACHINECINÉMA 2ConférenceMarina YaguelloL'invention des<strong>la</strong>ngues« Khhhhhhh »PETITE SALLEPerformanceFrédéric FerrerLes déterritorialisationsdu vecteur(cartographie 3)LA CLAIRIÈREESPACE 315Les Jeudis du Nouveau festivalXu BingProjectionEthno-<strong>la</strong>nguesLe Toit de <strong>la</strong> baleine, Raoul RuizPrésenté par Valéria Sarmiento« Wuhs dis now?GALERIE SUDRencontre et lectureJimmy RaskinThe Lisbon LectureBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceTristan GarciaLes <strong>la</strong>nguesanimales dans <strong>la</strong>fiction« Khhhhhhh »PETITE SALLEPerformanceAntoine PoncetAnthologie ducharabia, faunes etsatyresLA CLAIRIÈREESPACE 31534 35


PROGRAMME DES ÉVÉNEMENTSSAM.02/03 DIM.03/0311h-21hOuverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1LUN.04/03 MER.06/03 JEU.07/03 VEN.08/03 SAM.09/03 DIM.10/03 LUN.11/03Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Ouverture des espacesESPACE 315 / GALERIE SUD / FORUM -1Agenda11h3013h14h14h3015h3016h17h18h19h19h3020h20h30ProjectionMagmaTheusz Hamtaahk« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférencePrésentation de <strong>la</strong> publication Seuleou accompagnée par Jill Gasparina,Jean-Marie Courant avec Léna Araguaset Céline ChipCRYSTAL MAZE IVGALERIE SUDConférenceMonica HallerRiley and His StoryConversation avec Stefano ChiodiBOOK MACHINEPETITE SALLELectureHugues et Ibéa de CointetEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionLangue primitiveDon Chaffey, One Million Years B.C.Présenté par Térésa Faucon« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConversationLe livre comme objet poétiqueBenedikt Ledebur, Franz Josef Czernin,Ann Cotten, Brigitta Falkner,Oswald Egger, Jean-René LassalleBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceDaniel LinehanNot About EverythingSuivi de :Thomas HirschhornLettre à FannyLA CLAIRIÈREESPACE 315Spectacle vivantGuil<strong>la</strong>ume Désanges, Frédéric CherboeufMarcel DuchampGRANDE SALLEProjectionNosfell[ok<strong>la</strong>mindalofan]« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionZbigniew Rybczynski, The FourthDimensionPeter Tscherkassky, Outer SpaceLaurie Simmons, The Music of RegretCrystal Maze IVGALERIE SUDConférenceMatt Mullican88 MAPSConversation avec Bernard BlistèneBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionLangue reconstituéeÉric RohmerPerceval le GalloisPrésenté par Bernard Blistène« Wuhs dis now? »GALERIE SUDSpectacle vivantGuil<strong>la</strong>ume Désanges, Frédéric CherboeufMarcel DuchampGRANDE SALLERencontreGloire à Lawrence Weiner!rencontre avec l'artisteBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceCharles PennequinTout pétaradeLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionDieter SchnebelGlosso<strong>la</strong>lies« Kobaïen »GALERIE SUDConférenceHonza ZamojskiHow it's made vol. 13 – The EndBOOK MACHINEFORUM -1LectureEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionLangue médiumniqueDes Indes à <strong>la</strong> p<strong>la</strong>nète MarsChristian Merlhiot, Matthieu OrléanPrésenté par les cinéastes« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConversationFivehundred P<strong>la</strong>cesJason Dodge en conversationavec Richard DaileyBOOK MACHINEFORUM -1ProjectionGeorges AperghisTempête sous crâne, Machinations« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315RencontreSwiss DayOlivier Kaeser, Jean-Paul Felley, Gianni,Flurina Paravicini, Patrick FreyBOOK MACHINEFORUM -1PerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionLangue-fictionLeslie StevensIncubusPrésenté par Jean-Pierre Bouyxou« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConversationÀ propos de toutJohn Armleder en conversationavec Bice Curiger, Patrick JavaultBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceMaurice OlenderDe l'hébreu ausanscrit : un imaginairelinguistique pourl'Occident chrétien« Khhhhhhh »PETITE SALLEVisioconférenceLangue fictionMarc Okrand avecJean-CharlesHameauCINÉMA 1PerformanceLatifa Laâbissi,AutoarchiveLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionLangue-fictionLeonard NimoyStar Trek III: À <strong>la</strong>recherche de Spock« Wuhs dis now? »CINÉMA 1ConférenceWerkp<strong>la</strong>ats TypografieThe Secret SocietyBOOK MACHINEFORUM -1LectureMary Ann Duganne GlicksmanEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionLe gesteNico<strong>la</strong>s PhilibertLe Pays des sourdsPrésenté par le cinéaste« Wuhs dis now? »GALERIE SUDConférenceAl-Isnad, or Chains We Can Believe In -S<strong>la</strong>vs & TatarsBOOK MACHINEFORUM -1ConférencePatrick JavaultComment filmer un livreBOOK MACHINEFORUM -1LectureMarie de BrugerolleEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDConversationGiovanna Zapperi et Fulvia Carnevaleà propos de Car<strong>la</strong> Lonzi : Réinventer<strong>la</strong> critique, défaire l'autoritéBOOK MACHINEPETITE SALLELectureFrançois PironEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDConférenceTopgap Measures : Écriture, livres dansl'œuvre de Mike Kelleypar John C. WelchmanBOOK MACHINEPETITE SALLERemise des prixTous Meilleurs !Le Jury de Book Machine décerneses prix...BOOK MACHINEPETITE SALLELectureBernard BlistèneEspahor ledet ko uluner !« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUD36 37ProjectionDead Can DanceToward the within« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférenceEmily KingRichard Hollis, L'artde montrer« Le Justenécessaire » deRichard HollisPETITE SALLELes Jeudis du Nouveau festivalRichard HollisPerformanceSophie Laly, AprèsLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionSigur RósHeima« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionLe gesteWerner HerzogLe Pays du silence et de l’obscuritéPrésenté par Emmanuel Burdeau« Wuhs dis now? »GALERIE SUDPerformanceAnnika StrömMusic BookBOOK MACHINEFORUM -1ConférenceFrédéric Werst,TiphaineSamoyaultLa <strong>la</strong>ngue desWards« Khhhhhhh »PETITE SALLEPerformanceFanny de Chaillé,Le Voyage d'hiverSuivi d'unerencontre avecFanny de Chailléet Nadia LauroLA CLAIRIÈREESPACE 315Spectacle vivantFanny de ChailléJe suis un metteur en scène japonaisGRANDE SALLEProjectionMagmaTheusz Hamtaahk« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionCrystal Maze IV.CAlexandru Balgiu, Thierry Chancogne,Brice Domingues, Jérôme Dupeyrat,Catherine GuiralCrystal Maze IVGALERIE SUDProjectionDe l’homme à l’animal (et vice versa)Barbet SchroederKoko, le gorille qui parlePrésenté par le cinéaste« Wuhs dis now? »GALERIE SUDVisio-conférenceHarrell FletcherA Children’s Book of Farmingin Le Cateau-CambresisBOOK MACHINEFORUM -1PerformancePierre AlfériCirconférences du poulpeLA CLAIRIÈREESPACE 315Spectacle vivantFanny de ChailléJe suis un metteur en scène japonaisGRANDE SALLEProjectionNosfell[ok<strong>la</strong>mindalofan]« Kobaïen »GALERIE SUDLa lectureGuil<strong>la</strong>ume BailliartLA CLAIRIÈREESPACE 315ConférenceChristophe Lemaitre et VanessaDesc<strong>la</strong>ux autour du journal de Guy deCointet : ACRCIT« TELL ME… », GUY DE COINTETPETITE SALLEPerformanceLa très bril<strong>la</strong>nte artiste HUZO LUMNSTprésente son nouveau travail : CIZEGHOHTUR NDJMB, par Sarah Vermande« Tell Me… », Guy de CointetGALERIE SUDProjectionDe l’homme à l’animal (et vice versa)Pier Paolo PasoliniDes oiseaux petits et grosPrésenté par Hervé Joubert-Laurencin« Wuhs dis now? »GALERIE SUDPerformanceAntoine DefoortIndigence = éléganceLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionDieter SchnebelGlosso<strong>la</strong>lies« Kobaïen »GALERIE SUDProjectionExpériences lettristes, films hypergraphiquesIsidore Isou, Amos ou introductionà <strong>la</strong> métagraphologieMaurice Lemaître, Au-delà du déclicRo<strong>la</strong>nd Sabatier, Évoluons (encore un peu)dans le cinéma et <strong>la</strong> créationPrésentés par Ro<strong>la</strong>nd Sabatier« Wuhs dis now? »GALERIE SUDPerformanceSophie DelpeuxDes mots comme des baumesLA CLAIRIÈREESPACE 315ProjectionCharabiaJean-Pierre GorinPoto et CabengoPrécédé d'une présentation du cinéaste« Wuhs dis now? »CINÉMA 1


UN NOUVEAU FESTIVAL AT THE CENTRE POMPIDOU, FOURTH EDITION20 FEBRUARY – 11 MARCH 201311AM – 9PMGALERIE SUD, ESPACE 315, FORUM -1, GRANDE SALLE, PETITE SALLE, CINÉMA 1, CINÉMA 2This fourth edition of “Un Nouveau festival” at the <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> explores “Imaginary andInvented Languages”. As each of the previous editions, it is also an invitation to explore the diversityof contemporary visual culture and to familiarise oneself with the ever-expanding territoriesof artistic creation today.Across a period of three weeks, chief guests will present eight interdisciplinary projects involvingtheir own invitees in different spaces at the <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>: Forum, Galerie sud, Espace 315,Grande salle, Petite salle, Cinéma 1 and Cinéma 2. Docents will be present from 2pm to 7pmto welcome and guide you through the manifestation. “Un Nouveau festival” is free, except forperformances in the Grande salle (tickets €14; €10 concessions and holders of the annual Pass).HIGHLIGHTS OF "UN NOUVEAU FESTIVAL""KHHHHHHH": FICTIONAL AND CONSTRUCTEDLANGUAGESBernard Blistène, Mica Gherghescu, Mé<strong>la</strong>nie Leratand Jean-Charles HameauGalerie sud, Petite salleThe three-thousand odd constructed <strong>la</strong>nguagesgenerally identified by linguists are impressive,to say the least. In six thematic sequences, pastand present intertwine, proposing the outline of a<strong>la</strong>boratory of fictional and constructed <strong>la</strong>nguagesscattered throughout contemporary creation. WithJan Kopp, S<strong>la</strong>vs and Tatars, Philippe Ulrich and ahost of others.BOOK MACHINE (PARIS)Christophe Boutin, Mé<strong>la</strong>nie Scarcigliaand Patrick JavaultForum -1American artist Mika Tajima (Los Angeles, 1975)has produced a set-up with BOOK MACHINE PRESSand BOOK MACHINE CONFERENCES at its veryheart. The former enables the public to design thebook of their choice on site with the help of graphicdesign students. And each day, the <strong>la</strong>tter welcomescreators from all walks of life – including artists,graphic artists, publishers and critics – toconferences and discussions on current issuesregarding books."KOBAÏEN": MUSIC AND FICTIONAL LANGUAGESDelphine Le Gatt, Sara Dufour and Céline ChouffotGalerie sudApart from experiments in sound and an invitationto enter unknown worlds, music also finds itsexpression in constructed <strong>la</strong>nguages. Every day inthe Galerie sud, the Nouveau festival features amusical selection that redefines the boundaries of<strong>la</strong>nguage, with George Aperghis, Dead Can Dance,Magma, Maulwerker and Nosfell.38"WUHS DIS NOW?": FICTIONAL ANDCONSTRUCTED LANGUAGES IN THE CINEMAJudith Revault d’AllonnesGalerie sud, Cinéma 1The cinema has opened up endless possibilities forconstructed <strong>la</strong>nguages. From Pier Paolo Pasolini's<strong>la</strong>nguage of birds to the Klingon <strong>la</strong>nguagedeveloped for Star Trek, twenty showings, presentedby film directors and specialists, offer a chance toexplore them."TELL ME…": GUY DE COINTETSophie Dup<strong>la</strong>ix and Didier SchulmannGalerie sud, Grande salleThe work of Guy de Cointet (1934-1983), a Frenchartist who settled in the United States, is a mixtureof the visual and graphic arts, poetry, theatre andperformance. His explorations of the transgressionof <strong>la</strong>nguage are highlighted through the instal<strong>la</strong>tionof stage objects from his major opus Tell Me(restaged for the occasion), his archives (includingdrawings, sketch books and typescripts) and theperformance of short p<strong>la</strong>ys, in the very heart of thispresentation.RICHARD HOLLIS: THE ESSENTIALEmily King, with the col<strong>la</strong>boration of Romain LacroixGalerie sud, Petite salleRichard Hollis, born in London in 1934, hasestablished himself as a major figure in Britishgraphic art. Some 200 pieces taken from hispersonal archives, including notes, workingdocuments and printed objects, make it possibleto spotlight and explore a highly original methodfaithful to one goal: minimum means for maximumeffect.CRYSTAL MAZE IV – 1 + 2 + 3 = 3OUR FAVOURITE ENTERTAINMENTL’Agence du DouteGalerie sud, Petite salleBased on the work of French graphic artist andartistic director Pierre Faucheux (1924-1999),"Crystal Maze IV" is a <strong>la</strong>byrinth designed by thethree members of L’Agence du Doute minglingobjects, images and voices. This set-up involvingexhibition and discussion brings to light the visualculture and procedures ("quartering", tearing,col<strong>la</strong>ge, etc.) shared by a group of creators.LA CLAIRIÈREFanny de Chaillé/Nadia LauroEspace 315LA CLAIRIÈRE is an immersive environmentconceived by stage director/performer Fannyde Chaillé and stage designer/visual artist NadiaLauro. Each day, sound broadcasts, readingsand get-togethers invite audiences to come andimmerse themselves in it.LIVE SHOWSerge Laurent and the Spectacles vivants teamGrande salleEchoing LA CLAIRIÈRE, Spectacles vivants presentGonzo conférence and Je suis un metteur en scènejaponais: performances that illustrate the richand varied worlds of Fanny de Chaillé and NadiaLauro. Again based on <strong>la</strong>nguage, Marcel Duchampby Guil<strong>la</strong>ume Désanges and the recreation of Guyde Cointet's Tell Me round off this programmereflecting art in all its forms.MERCI !Nos remerciements les plus chaleureuxs’adressent aux artistes et invitésdu Nouveau festival du <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, aux responsables desinstitutions publiques ou privées etaux collectionneurs qui, par leurs prêtsconsentis ou leur amicale col<strong>la</strong>boration,ont permis <strong>la</strong> réalisation du projet, ainsiqu’à tous les partenaires, notamment :Pour « Khhhhhhh » :Berdaguer & Péjus, Xu Bing et JesseCoffino, Didier Bouchon, Didier Coudray,Alexis Constantin, Isabelle Daire,Ginette Dufrêne, Jean Dupuy, RainerGanahl, Alexandre Gérard, Arika Okrent,Jan Kopp, Jean-Jacques Lebel, FrankMadlener, Philippe Marcerou, Philippe-A<strong>la</strong>in Michaud, Bruno Racine, Jesse R.Coffino, S<strong>la</strong>vs & Tatars, Yann Sordet,Philippe Ulrich, Jacques Villeglé, ValérieVilleglé, Valentina ValentiniBibliothèque Kandinsky, <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, Musée national d’artmoderne (fonds Destribats, fonds Iliazd),Bibliothèque Mazarine, BibliothèqueNationale de France, Bibliothèque de<strong>la</strong> Sorbonne, <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, Muséenational d’art moderne-<strong>Centre</strong> decréation industrielle, Depart Foundation,Rome, Musée des arts et métiers, Paris ,Musée départemental de Rochechouart,Wiesbaden Rüsselsheim Geisenheim,Landesbibliothek (Martin Mayer), GalerieJean Fournier, Paris, Galerie Kraupa-Tuskany, Berlin, Galerie Raster, Varsovie,Galerie Sémiose, Paris, Galerie Sultana,Paris, Galerie The Third Line, Dubai,Galerie A<strong>la</strong>in Oudin, Paris.Pour « Wuhs dis Now ? » :Nicole Brenez, Véronique Godard, Nico<strong>la</strong>sLe Thierry d’Ennequin, Cyril Neyrat,François Niney, Javier Packer-Comyn,Olivier Prigent, Fabrice Revault, CeliaRico C<strong>la</strong>vellino, Nele de Wilde, AlfamaFilms, Doc and film international,Groupe AB (Laetitia Duhamel), Hautet Court, IMPS, Belgique (FrançoisMaréchal), Iskra, IUP, Angleterre (DavidBristow), Les Films d'Ici (Céline Païni),Les Films du Losange (Olivier Masclet,Mathieu Berthon)Light Cone, Paramount Pictures, États-Unis (Larry McCallister) , Per<strong>la</strong> Films(Serge Blumental) , Pointlignep<strong>la</strong>n,SND, Studio Canal (Dominique Hascoet-Brunet) , Swank, Werner Herzog Film,Allemagne, La Cinémathèque française(Emilie Cauquy, Joël Daire, HervéPichard) , L'Eye Film Instituut, Pays-Bas(Marleen Labjit et Ronny Temme),L’Institut national de l’audiovisuelPour « Kobaïen »:John Best, Gwenaelle Kerboul, EmilieMorin, Nathalie Muller, Isabel Palos, RayPrivett, Christian Vander, Stel<strong>la</strong> Vander-Linon, Vilem Wagner, Steffi WeismannPour « Tell Me…», Guy de Cointet :Florence Bonnefous (Air de Paris),Marie de Brugerolle, Hugues de Cointet,Michelle Elligott, museum archivist,MoMA, New York, Noëlle Tissier,directrice du <strong>Centre</strong> régional d'artcontemporain Languedoc Roussillon,Sète, Succession Guy de Cointet,Bibliothèque Kandinsky, <strong>Centre</strong><strong>Pompidou</strong>, Musée national d’art modernePour « Le juste nécessaire »de Richard HollisRichard Hollis remercie tous ceuxqui ont participé à <strong>la</strong> réalisation del’exposition :Stuart Bailey, Clive Challis, AnaEstraugo, Roger Hart, Emily Haworth-Booth, Kate Hepburn, James King,Lisa Lanfranchi, Marit Muenzberg,C<strong>la</strong>ra Scremini, Jasmin Sieke, MayaStocks, Celia Stothard, Rosanna Tuvhag,Christopher Wilson, Sandra ZellnerEmily King remercie Libby Sellers ainsique tous les amis de Richard Hollis quiont participé à l’exposition.Pour Crystal Maze IV – 1 + 2 + 3 = 3L’Agence du doute remercie :Alexandru Balgiu , Davide Balu<strong>la</strong>,Naïs Calmettes, Thierry Chancogne,Jean-Marie Courant, Jean-PierreCriqui, Thomas Cristiani, DavidCrowley, Arnaud Daffos, Prof. AndrewDavidhazy, Marcelline Delbecq, MurielleDos Santos, Rémi Dupeyrat, JérômeFaucheux, Urs Fischer, Martino Gamper,Jill Gasparina, Yuki Hatori, RomainLacroix, Vincent La<strong>la</strong>nneLes étudiants de design graphique auxbeaux-arts de Lyon, Dorothée L’Hérisson,Alexandra Midal, Chloé Munich , JasminOezcebi , Terutarô Osanaï, Catherinede Smet, Isabelle Piechaczyk, CamilleP<strong>la</strong>tevoet, Éric Pelloni, Terry Posters,Rick Poynor, Antoine Roux, ZbigniewRybczynski, Andrew Sharpley, LaurieSimmons, Sarah Teasley , PeterTscherkasskyArtisan Social Designer, FRAC Bretagne,FRAC des Pays de <strong>la</strong> Loire, GalerieMartine Aboucaya, Paris, Galerie Ciné-Sud, Pau<strong>la</strong> Cooper Gallery, New York,The Approach Gallery, Londres, GalleryStephen Friedman, Londres, GalerieLelong, Paris, La Maison de <strong>la</strong> publicité(Anne Saint Dreux), Nagi Noda's estate,Pyramide Film inc. Tokyo Sixpack Film,Salon 94, N'Y' (Luis Alonzo), Zbigvision(Eva Herbert)Pour LA CLAIRIÈRE :Isabelle Ellul, Bernard Heidsieck,Jean-Jacques Lebel et PolyphonixPierre Alféri, Guil<strong>la</strong>ume Bailliart,Vincent Barras, Stéphane Bérard, EveCouturier, Manuel Coursin, AntoineDefoort, Sophie Delpeux, Frédéric Ferrer,Thomas Hirshhorn, Latifa Laâbissi,Sophie Laly, Daniel Linehan, SarahMurcia, Jean-Jacques Palix, CharlesPennequin, Antoine Poncet, Fred Poulet,Ludovic RivièrePour BOOK MACHINE (Paris) :Olivia Olsten, Roya Haroun, AriannaTilche, Maddalena Quarta, Darlene Lin,onestar press, Mika TajimaPour les soirées des Jeudis duNouveau festival les collectifs FromParis, SMV, le webzine BoumBangBernard Blistène remercie toutparticulièrement Alfred Pacquementet Brigitte Léal, Jonas Storsve,Florence Parot, Clément Chéroux,Daniel Legué, Olga Makhroff, DidierSchulmann et l’ensemble des équipesdu Musée national d’art moderne/<strong>Centre</strong> de création industrielle ainsi quel’ensemble des équipes du départementdu développement culturel pour leurparticipation continue à <strong>la</strong> réalisationdu projet.Il remercie également Alexis Argyroglo,Marjo<strong>la</strong>ine Beuzard, Julie Boidin,Jean-Robert Bouteau, Caroline Camus,Emilie Choffel, Sennen Codjo, ClémentCottet, C<strong>la</strong>ire Couffy, Murielle DosSantos, Liliana Dragasev, Olga Eda,Melissa Etave, Camille Excoffon,Viviane Faret, Michelle F<strong>la</strong>mand, LauraHoussaye, Isabelle Hyvernat, NaïmaKadri, Dorothée L’Hérisson, Guil<strong>la</strong>umeHouzé, Frédérique Mirotchnikoff, FaïzaNoirot, Jasmin Oezcebi, FrançoiseParfait, Marie-Colleen Payen, TomićPetar, Corinne Picarello, Roger Rotmann,Marine Sentenac, Aure de Thieulloy,Bakta Thirode, Carine Thuillier.Merci à <strong>la</strong> Direction des publics du<strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> et, en particulier, àMarie-C<strong>la</strong>ude Beck, Catherine Boireau,Patrice Chazottes, Julie Gravier,Christine Herpe-Mora, Laura Libouton,Florence Morat, Benjamin Simon, ZoéDupey, et aux médiateurs du Nouveaufestival.Ainsi qu’aux régisseurs :Jean-Marc Lanoë, Hervé LedorlotNotre plus vive gratitude s’adresseà Jean-Charles Hameau,Julie Champion, Laura Farge sans quice projet n’aurait pu voir le jour.PARTENARIATSEnfin, nous remercions les mécènesqui soutiennent <strong>la</strong> quatrième éditiondu Nouveau festival du <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong> :En partenariat média avec :© <strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>, Direction des publics,Service de l’information des publicset de <strong>la</strong> médiation, 2013Graphisme : c-albumImprimeur : Caractère, Auril<strong>la</strong>c, 2013


LE NOUVEAU FESTIVAL DU CENTRE POMPIDOUQUATRIÈME ÉDITIONDU 20 FÉVRIER AU 11 MARS 2013Galerie sud, Espace 315, Forum -1,Cinémas 1 et 2, Petite et Grande sallesDe 11h à 21hAccès libre dans <strong>la</strong> limite des p<strong>la</strong>ces disponiblesSauf spectacles en Grande salle<strong>Centre</strong> <strong>Pompidou</strong>P<strong>la</strong>ce Georges <strong>Pompidou</strong>75191 Paris cedex 04Téléphone01 44 78 12 33Métro :Hôtel de Ville, Rambuteau, ChâteletRER :Châtelet-les-HallesRETROUVEZ LE FESTIVAL SUR INTERNETwww.centrepompidou.frwww.facebook.com/centrepompidou.frwww.foursquare.com/centrepompidouwww.dailymotion.com/centrepompidouwww.twitter.com/centrepompidou #NfestivalLES MÉDIATEURS SONT LÀ POUR VOUS INFORMER !Retrouvez-les au bureau du Nouveau festival, dans le Forum,dans le Forum -1, dans l'Espace 315 et dans <strong>la</strong> Galerie sud.Conception graphique : c-album

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