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mémoire fte final - ENGEES

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Ecole Nationale du Génie de l’Eauet de l’Environnement de StrasbourgAgence de MontpellierService Hydraulique Urbaine et DéchetsSchéma Directeur d’Assainissement Eaux Uséesde la Communauté d’Agglomération de NîmesMétropole :Etat des Lieux et Elaboration des ScénariiMémoire présenté pour l’obtention duDiplôme d’Ingénieur de l’<strong>ENGEES</strong>Confidentiel jusqu’au 31 décembre 2009CHIOTTI Delphine Juin 2009Promotion Indre


REMERCIEMENTSJe tiens avant tout à remercier toute l’équipe du service Hydraulique Urbaine et Déchets d’EgisEau Montpellier de m’avoir si bien accueillie dans leur équipe pendant ces six mois qu’ontduré mon stage.Je voudrais remercier plus particulièrement plusieurs personnes de ce service.Tout d’abord, je voudrais remercier M. Serge LABORDE, le directeur de service, qui m’aoffert l’opportunité d’effectuer mon stage de fin d’études au sein de ce bureau d’études. Jeremercie également M. Sylvain MESLIER, mon maître de stage, de m’avoir fait confiance enme permettant de réaliser une étude intéressante, riche de contacts et d’enseignements. Mesremerciements s’adressent aussi à M. Hamid SETRA, M. Patrick MICHAUX et M. GuillaumeHOUDRE qui m’ont très bien intégrée dans les équipes de projet. De plus, leur aide et leursconseils m’ont été très précieux tout au long de mon stage ; ils m’ont permis de réaliser sixmois de stage très formateurs. Je n’oublie pas non plus, M. Ludovic DEFAYE qui m’a apportéune grande aide pour l’ensemble des reconnaissances de terrain.Encore un grand merci à tous.Delphine CHIOTTI1Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI2Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


RESUMESchéma Directeur d’Assainissement Eaux Usées de la Communautéd’Agglomération de Nîmes Métropole :Etat des Lieux et Elaboration des ScénariiLa Directive Cadre Européenne sur l’Eau du 23 octobre 2000 a été traduite dans la législationfrançaise par la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques en 2006. Elle fixe des objectifs dequalité des milieux récepteurs et implique une réglementation des dispositifs d’assainissement.La Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole, située au Sud-Est du département duGard, est composée de 23 communes. Afin de satisfaire aux exigences réglementaires, elle alancé son Schéma Directeur d’Assainissement Eaux Usées. Cette étude, menée par le bureaud’études Egis Eau, doit également permettre à Nîmes Métropole de disposer d’un plan degestion de ses dispositifs d’assainissement.En premier lieu, le contexte d’étude est présenté. Une étude démographique est menée afind’estimer les besoins du territoire aux échéances 2015 et 2030. De plus, un recueil de donnéesconcernant les eaux superficielles du territoire est analysé. Il paraît difficile que les massesd’eau concernées atteignent le bon état en 2015 sans la mise en place de mesurescompensatoires.Ensuite, un diagnostic des réseaux et des systèmes de traitement est explicité. Il met enévidence une forte sensibilité des réseaux aux eaux parasites de temps sec comme à celles detemps de pluie ; des travaux de réhabilitation des réseaux sont à réaliser. De plus, la majoritédes systèmes de traitement ne permettront pas de répondre aux besoins de 2030 ; unrenouvellement global des dispositifs est nécessaire.Enfin, sept scénarii sont envisagés à l’horizon 2030. Ils concernent les stations d’épuration et lapossibilité de leur regroupement. Un programme de travaux sur les réseaux est mis en place enparallèle. Une étude comparative est menée pour essayer de dégager un scénario qui répondeaux contraintes environnementales, financières et démographiques du territoire. Les résultats decette étude montrent qu’un scénario intermédiaire, conservant la moitié des stationsd’épuration, serait le plus adapté à toutes ces contraintes.Delphine CHIOTTI3Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


ABSTRACTSanitation Development Scheme of the Metropolitan AreaNîmes Métropole:Diagnosis and Mapping out ProjectsThe European Water Framework Guideline issued on the October 23rd 2000 was implementedin 2006 in the French legislation as the Law about Water and Aquatic Background. Itestablishes quality goals for bodies of water and implies regulations of sewer systems.The metropolitan area, located in the South/East of Gard district, is composed of 23 cities. Tomeet law requirements, Nîmes Métropole began its Sanitation Development Scheme. Thissurvey, made by the engineering office Egis Eau, has to develop a long-range planning a moreefficient waste water management.First at all, the context of the survey is introduced. Then a survey is conducted on thedemography of the metropolitan area in order to estimate its possible evolution in 2015 and2030. Moreover, a database about the bodies of waters is analysed. It seems almost impossiblefor the quality goals to be reached in 2015 without implementing compensatory measures.Then, a diagnosis of the sewer systems and of the waste water treatment plants is done. Itappears that the system is very vulnerable to rain water and underground water. And by 2030,the waste water treatment plants will not be adapted to the size of the population. So, severalold pipes and plants will have to be repaired.Finally, seven projects are considered for 2030. They concern waste water treatment plants andthe possibility of grouping them. In parallel, a planning is set for the work to be done on thesewer system. A comparative survey is conducted to choose a project which allows to answerto the environmental, economic and demographic constraints. The results of this survey showthat a balanced project, keeping half of the waste water treatment plants, would be the bestsolution.Delphine CHIOTTI4Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


SOMMAIRESOMMAIRE............................................................................................................................................................. 5LISTE DES SIGLES ET ABREVATIONS ........................................................................................................... 6GLOSSAIRE ............................................................................................................................................................ 6LISTE DES TABLEAUX........................................................................................................................................ 7LISTE DES FIGURES ............................................................................................................................................ 8INTRODUCTION.................................................................................................................................................... 91. CONTEXTE DE L’ETUDE.................................................................................................................. 101.1. PRESENTATION DU TERRITOIRE DE NIMES METROPOLE...................................................... 101.2. OBJECTIFS DU SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT.................................................... 121.3. DEMOGRAPHIE ................................................................................................................................. 131.3.1 Population actuelle et perspectives d’évolution........................................................................................... 131.3.2 Population permanente raccordée au réseau d’assainissement collectif....................................................... 141.3.3 Migrations pendulaires ................................................................................................................................ 141.3.4 Population équivalente industrielle.............................................................................................................. 151.3.5 Evaluation du flux de pollution total induit ................................................................................................. 151.4. LES EAUX SUPERFICIELLES........................................................................................................... 161.4.1. Réseau hydrographique concerné par les rejets de station d’épuration........................................................ 161.4.2. Aspects quantitatifs...................................................................................................................................... 171.4.3. Aspects qualitatifs........................................................................................................................................ 181.4.4. Actions permettant d’atteindre l’objectif de bon état sur le Vistre et ses affluents ...................................... 212. DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF..................................... 232.1. LES RESEAUX D’ASSAINISSEMENT ............................................................................................. 232.1.1 Caractéristiques des réseaux et des postes de refoulement .......................................................................... 232.1.2 Analyse du fonctionnement du réseau ......................................................................................................... 252.1.3 Reconnaissance des réseaux d’assainissement............................................................................................. 292.1.4 Les études ou investigations complémentaires à prévoir ............................................................................. 292.2. LES SYSTEMES DE TRAITEMENT ................................................................................................. 302.2.1 Présentation des systèmes de traitement ...................................................................................................... 302.2.2 Analyse du fonctionnement actuel............................................................................................................... 302.2.3 Adéquation future des systèmes de traitement............................................................................................. 322.3. BOUES ET SOUS-PRODUITS DE L’ASSAINISSEMENT............................................................... 332.3.1 Les boues des stations d’épuration .............................................................................................................. 332.3.2 Les refus de dégrillage................................................................................................................................. 342.3.3 Les matières de vidange............................................................................................................................... 342.3.4 Les graisses.................................................................................................................................................. 352.3.5 Les matières de curage................................................................................................................................. 362.4. SYNTHESE .......................................................................................................................................... 373. ELABORATION DES SCENARII...................................................................................................... 383.1. SCENARII ENVISAGES ..................................................................................................................... 383.1.1 Les grandes lignes des scénarii envisagés.................................................................................................... 383.1.2 Présentation des scénarii.............................................................................................................................. 393.1.3 Les réseaux de transfert à créer dans chaque scénario ................................................................................. 413.1.4 Ouvrages d’épuration dans les différents scénarii........................................................................................ 433.2. COUTS DE CHAQUE SCENARIO..................................................................................................... 453.2.1. Bases de coûts.............................................................................................................................................. 453.2.2. Coûts de chaque scénario............................................................................................................................. 473.3. IMPACTS ATTENDUS DES SCENARII SUR LE VISTRE.............................................................. 483.3.1 Méthodologie............................................................................................................................................... 483.3.2 Aspects quantitatifs...................................................................................................................................... 493.3.3 Aspects qualitatifs........................................................................................................................................ 533.4. COMPARAISON TECHNICO-ECONOMIQUE DES SCENARIOS................................................. 573.4.1 Critères de comparaison retenus .................................................................................................................. 573.4.2 Synthèse des résultats obtenus..................................................................................................................... 61CONCLUSION ...................................................................................................................................................... 62BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................................................. 63ANNEXES .............................................................................................................................................................. 66Delphine CHIOTTI5Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


LISTE DES SIGLES ET ABREVATIONSAC : Assainissement collectifANC : Assainissement non collectifDCE : Directive Cadre sur l’EauDISE : Délégation Inter-Service de l’EauDOG : Document d’Orientations GénéralesEH : Equivalent-HabitantEPCI : Etablissement Public de Coopération IntercommunaleINSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes EconomiquesMA : Matières azotéesMES : Matières En Suspension NM : Nîmes MétropoleMl : Mètre linéaireMOOX : Matières Organiques OxydablesMP : Matières PhosphoréesPADD : Projet d’Aménagement et de Développement DurablePR : Poste de RefoulementPS : Particules en SuspensionSCOT : Schéma de Cohérence TerritorialeSDA : Schéma Directeur d’AssainissementSDAGE : Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des EauxSAGE : Schéma d'Aménagement et de Gestion des EauxSEQ : Système d’Evaluation de QualitéSTEP : Station d’EpurationØ : DiamètreGLOSSAIREDBO5 : La Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours représente, de façon indirecte, laconcentration des effluents en matières organiques biodégradables.DCO : La Demande Chimique en Oxygène représente, de façon indirecte, la concentration deseffluents en tout type de matières organiques (biodégradables ou non).ECPM : Les Eaux Claires Parasites Météoriques correspondent aux intrusions d’eaux clairesdans les réseaux séparatifs d’eaux usées par temps de pluie du fait de mauvais raccordements(gouttières, avaloirs, tampons non étanches, siphons de cour).ECPP : Les Eaux Claires Parasites Permanentes correspondent aux intrusions d’eaux claires(issues des nappes souterraine) par des imperfections (cassures, fissures, effondrements…).E.H : Selon la Directive Européenne du 21 Mai 1991, un Equivalent – Habitant correspond à lacharge biodégradable en DBO5 de 60 g / j.NGL : Le NGL est l’Azote Global et NGL = NTK + nitrites + nitrates.NO3 : Nitrates.NTK : Le NTK est l’Azote Total Kjeldahl et NTK = azote organique + azote ammoniacal(NH4).Taux de raccordement : Nombre d’habitations raccordées sur le nombre d’habitationsraccordable au réseau d’assainissement eaux usées.Taux de collecte : Flux de pollution collecté sur le flux de pollution total généré sur lacommune.Delphine CHIOTTI6Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


LISTE DES TABLEAUXTableau 1 : Flux de pollution total induit par la population de Nîmes Métropole ................................................... 16Tableau 2 : Milieux récepteurs des stations d’épuration de l’agglomération........................................................... 16Tableau 3 : Caractéristiques quantitatives du Vistre ................................................................................................ 17Tableau 4 : Objectifs de qualité des cours d’eau définis par le SDAGE 2009......................................................... 20Tableau 5 : Préconisations DISE sur les zones sensibles aux nitrates..................................................................... 20Tableau 6 : Taux de raccordement par commune. ................................................................................................... 24Tableau 7 : Commentaires sur les taux de collecte de chaque commune................................................................. 26Tableau 8 : Taux d’ECPP et sensibilité aux ECPP .................................................................................................. 27Tableau 9 : Taux d’ECPM et sensibilité aux ECPM................................................................................................ 28Tableau 10 : Taux de remplissage hydraulique réel et théorique ............................................................................ 31Tableau 11 : Taux de remplissage organique réel et théorique ................................................................................ 32Tableau 12 : Ouvrages d’épuration pour chaque scénario ...................................................................................... 44Tableau 13 : Coûts d’investissement des réseaux de transfert ................................................................................. 45Tableau 14 : Coûts d’investissement des stations d’épuration................................................................................. 45Tableau 15 : Coûts de fonctionnement des stations d’épuration.............................................................................. 46Tableau 16 : Coûts de création de postes de refoulement ........................................................................................ 46Tableau 17 : Coûts d’aménagement de postes de refoulement existants.................................................................. 46Tableau 18 : Coûts de création de conduites de refoulement................................................................................... 46Tableau 19 : Coûts de démolition de stations d’épuration ....................................................................................... 47Tableau 20 : Coûts des scénarii................................................................................................................................ 47Tableau 21 : Rejets des stations d’épuration actuels................................................................................................ 49Tableau 22 : Pertes par infiltration et évaporation ................................................................................................... 50Tableau 23 : Répartition du QMNA5 non influencé................................................................................................ 51Tableau 24 : Cumul <strong>final</strong> du QMNA5 par tronçon .................................................................................................. 51Tableau 25 : Cumul <strong>final</strong> du module par tronçon .................................................................................................... 52Tableau 26 : Caractéristiques des tronçons étudiés.................................................................................................. 54Tableau 27 : Concentration en DBO5 de chaque tronçon à l’horizon 2030 en période d’étiage ............................. 56Tableau 28 : Concentration en DBO5 de chaque tronçon étudié à l’horizon 2030 en module ................................ 57Tableau 29 : Evaluation du critère : « coûts d’investissement » .............................................................................. 57Tableau 30 : Evaluation du critère : « coûts de fonctionnement » ........................................................................... 58Tableau 31 : Evaluation du critère : « gain environnemental global »..................................................................... 58Tableau 32 : Evaluation du critère : « cohérence avec les stations d’épuration à renouveler » ............................... 58Tableau 33 : Evaluation du critère : « gestion du temps de pluie ».......................................................................... 59Tableau 34 : Evaluation du critère : « gestion des déchets d’assainissement »........................................................ 59Tableau 35 : Evaluation du critère : « mesures compensatoires à envisager »......................................................... 59Tableau 36 : Evaluation du critère : « fiabilté globale du scénario » ....................................................................... 60Tableau 37 : Evaluation du critère : « incidence des réseaux de transport »............................................................ 60Tableau 38 : Evaluation du critère : « lutte contre les eaux parasites ».................................................................... 60Tableau 39 : Evaluation du critère : « faisabilité technique et souplesse de mise en œuvre » ................................. 61Tableau 40 : Evaluation du critère : « gesion administrative des projets » .............................................................. 61Tableau 41 : Résultats de l’anlyse multi-critère entre les différents scénarii envisagés........................................... 61Delphine CHIOTTI7Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


LISTE DES FIGURESFigure 1 : Plan de situation de Nîmes Métropole ................................................................................................ 11Figure 2 : Intercommunalité et territoires de projet du Sud-Gard ................................................................... 13Figure 3 : Les cours d’eau, les rejets des stations d’épuration et les stations de mesures de qualité et de débit................................................................................................................................................................... 19Figure 4 : Le Vistre restauré à Bouillargues........................................................................................................ 21Figure 5 : Scénario 1 soit 21 stations d’épuration ............................................................................................... 40Figure 6 : Les différents tronçons du Vistre ........................................................................................................ 48Figure 7 : Le Vistre (campagnes de terrain réalisées les 28 et 29 Mai 2009 et le 8 Juin 2009) ........................ 55Delphine CHIOTTI8Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


INTRODUCTIONLa Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole est composée de 23 communescouvrant le Sud-Est du département du Gard. Ayant acquis la compétence assainissement deces communes depuis 2005, Nîmes Métropole a décidé de se munir d’un Schéma Directeurd’Assainissement Communautaire des Eaux Usées. Les objectifs de ce schéma sont à la fois desatisfaire à la réglementation en vigueur et de disposer d’un plan de gestion à long terme desdispositifs d’assainissement.Trois phases doivent être mises en œuvre pour aboutir à la réalisation du schéma directeurd’assainissement. Tout d’abord, le diagnostic des réseaux et systèmes d’assainissement esteffectué. Puis, différents scénarii d’assainissement sont élaborés à l’échelle du territoire àl’horizon 2030. Enfin, Nîmes Métropole doit choisir un scénario qui fait l’objet d’une étudeapprofondie. Ce dernier constitue alors le Schéma Directeur d’Assainissement del’Agglomération.Lors de mon stage j’ai intégré l’équipe de projet du bureau d’études Egis Eau (présenté enAnnexe 1) chargée de réaliser ce schéma directeur. Je présenterai donc, par la suite, les étapesdu schéma auxquelles j’ai pu participer. Dans un premier temps, je présenterai le contexte del’étude et notamment les contextes démographiques et hydrographiques. Puis, j’expliqueraicomment l’étude diagnostique des réseaux et des systèmes d’assainissement a été menée.Enfin, je décrirai les différents scénarii envisagés et les moyens utilisés pour les comparer.Delphine CHIOTTI9Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1. CONTEXTE DE L’ETUDE1.1. PRESENTATION DU TERRITOIRE DE NIMES METROPOLENîmes Métropole est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre(EPCI), créée le 01 janvier 2002 par l’arrêté préfectoral du 26 décembre 2001 conformément àla loi du 12 juillet 1999 dite loi Chevènement [14]. Nîmes Métropole est plus précisément unecommunauté d’agglomération car elle compte entre 230000 habitants et elle comprend uneville de plus de 150 000 habitants (Nîmes). A l’origine, son périmètre s'étendait à 14communes. Deux extensions ont donné à Nîmes Métropole ses limites actuelles. Le territoireprésenté en Figure 1 compte désormais 23 communes couvrant le Sud-Est du département duGard.Nîmes Métropole a pour mission de contribuer au développement du territoire et àl'amélioration de la vie quotidienne de ses habitants. Les compétences de la Communautéd’Agglomération sont de trois types : les compétences obligatoires que la communauté exerce de plein droit, en lieu et placedes communes (le développement économique, l’aménagement de l’espacecommunautaire, l’équilibre social de l’habitat sur le territoire communautaire et lapolitique de la Ville dans la communauté) les compétences optionnelles que la communauté est libre de retenir parmi un ensemblede compétences (la création, l’entretien et la gestion de voiries, de parcs destationnement et d’équipements culturels et sportifs d’intérêt communautaire ainsi quel’eau potable et l’assainissement) les compétences facultatives non prévues par la loi mais que la commune peut déléguerà la communauté d’agglomération d'un commun accord (l’environnement et la mise enœuvre d’une politique culturelle d’intérêt communautaire)Dans ce cadre, la Communauté d’Agglomération a acquis la compétence « Assainissement »depuis le 1 er janvier 2005 selon l’arrêté préfectoral N° 2004-358 du 22 décembre 2004.Ce champ de compétences de Nîmes Métropole comprend : l’assainissement collectif (AC)Ce type d’assainissement englobe la collecte, le transport et le traitement des effluents avantleur rejet dans le milieu naturel. Dans le cas d’un système séparatif (eaux usées et eauxpluviales collectées séparément), la collecte et le traitement des eaux strictement pluvialesrestent de la compétence de chaque commune. En revanche, les eaux pluviales transitant par lesréseaux unitaires ou pseudo-séparatifs sont de la compétence de Nîmes Métropole. l’assainissement non collectif (ANC)L’assainissement non collectif ou assainissement autonome concerne les habitations nonraccordées à un réseau public de collecte des eaux usées. Il comporte trois étapes : la collectedes eaux usées, le prétraitement et le traitement suivi du rejet. le traitement, l’élimination et valorisation des boues et sous-produits issus du traitementcollectif et non collectif.Delphine CHIOTTI10Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDEPoulxCabrièresLedenonNîmesCaveiracSt GervasyMarguerittesBezouceSt Cômes et M.ClarensacCaveiracRodilhanManduelRedessanSt DionisyLangladeCaissarguesBouillarguesMilhaudBernisGaronsGénéracSt GillesSt GillesSource : Fond de plan IGNConception : Egis EAUFigure 1 : Plan de situation de Nîmes MétropoleDelphine CHIOTTI11Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1.2. OBJECTIFS DU SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENTLe Schéma Directeur d’Assainissement (SDA) est le moyen pour les collectivités d’êtreconforme à leurs obligations en matière d’assainissement. Il permet également d’assurer unegestion globale et cohérente des questions d’assainissement. C’est en ce sens que NîmesMétropole a décidé de réaliser un schéma directeur d’assainissement communautaire. Lesobjectifs de ce schéma sont : Comprendre et apprécier le fonctionnement des systèmes d’assainissement (réseaux,stations de traitement, sources de pollution non domestiques…) Définir et optimiser les travaux à engager sur les réseaux et les stations d’épuration Anticiper les besoins futurs et permettre le développement des communes duterritoire, Satisfaire aux exigences réglementairesLa réglementation française relative à l’assainissement a récemment évolué permettant sasimplification mais aussi la prise en compte de la réglementation européenne.Tout d’abord, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 [17] réforme enprofondeur la précédente loi sur l’eau du 3 janvier 1992. Son ambition est double. Elle doitpermettre d’atteindre les objectifs de la directive cadre européenne (DCE) [6] sur l’eau,d’améliorer les conditions d’accès à l’eau de tous et d’apporter plus de transparence aufonctionnement du service public de l’eau. Parmi le grand nombre de mesures législativesprésentées dans cette loi, nombreuses sont celles qui restent à compléter par des textesd’application, actuellement en préparation.Ensuite, le décret du 2 mai 2006 [13] a pour objectif la résorption du retard français parrapport aux échéances européennes en matière d’assainissement. Les principales dispositionsportent sur la simplification des procédures administratives et sur l’intégration des objectifs dela directive cadre sur l’eau.Enfin, l’arrêté du 22 juin 2007 [12] qui regroupe les arrêtés du 22 décembre 1994 (systèmesd’assainissement de plus de 2 000 EH et leur auto-surveillance) et du 21 juin 1996 (systèmesd’assainissement de moins de 2 000 EH) identifie :- les prescriptions techniques applicables à la collecte, au transport et au traitement deseaux usées (assainissement collectif et non collectif) ;- les performances minimales des systèmes d’assainissement ;- la surveillance des systèmes de collecte, des stations d’épuration et des eaux réceptrices. S’intégrer dans les démarches de préservation et reconquête des milieux naturelsLe schéma doit être en accord avec les prescriptions du Schéma Directeur d'Aménagement etde Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône-Méditerranée [4]. Ce document deplanification décentralisé, bénéficiant d'une légitimité politique et d'une portée juridique,définit, pour une période de six ans, les grandes orientations pour une gestion équilibrée de laressource en eau ainsi que les objectifs de qualité et de quantité des eaux à atteindre dans lebassin. Il doit également s’accorder avec les Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux(SAGE) du département qui déclinent au niveau local les objectifs du SDAGE. Accompagner les politiques de développement durable et agenda 21 (en coursd’élaboration) mises en œuvre par Nîmes Métropole.Delphine CHIOTTI12Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1.3. DEMOGRAPHIE1.3.1 Population actuelle et perspectives d’évolution Les données de population permanente du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)Le SCOT, créé par la loi du 13 décembre 2000 [15] relative à la solidarité et au renouvellementurbains, est un outil de conception et de mise en œuvre d’une planification intercommunale,confirmé par la loi du 2 juillet 2003 urbanisme et habitat [16]. Ce document d’organisation duterritoire fixe pour 10 ans les objectifs d’aménagement et de développement. Il vise à mettre encohérence les politiques d’environnement, d’habitat, de déplacements, d’équipements et desactivités économiques et commerciales. Le SCOT est composé de trois documents :- un rapport de présentation comprenant un diagnostic territorial, un état initial del’environnement et une évaluation environnementale.- un Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui détermine les grandschoix stratégiques.- un Document d’Orientations Générales (DOG), qui exprime des définitions de grandséquipements et une déclinaison spatiale par thème.Le Schéma de Cohérence Territoriale du Sud Gard couvre un territoire bien plus étendu quecelui de Nîmes Métropole et comprend 7 ECPI comme le montre la Figure 2. Il a été approuvépar arrêté préfectoral en 2007. Le PADD du SCOT du Sud Gard [27] présente une estimationde la population présente sur son territoire en 2005 soit 340 000 habitants ainsi qu’uneprojection de son évolution à l’horizon 2015 qui serait de 390 000 habitants. Ensuite, avec laparticipation de Nîmes Métropole et des communes de l’agglomération, des évaluations SCOTdes populations communales ont été émises. Enfin, une tendance à 2030 a été calculée parNîmes Métropole à partir de taux d’accroissement de la population définis en accord avecl’Agence de l’Urbanisme et les communes concernées. Ces chiffres, aux échéances 2015 et2030, sont utilisés pour l’étude de l’évolution démographique de Nîmes Métropole.Source : SCOT Sud Gard [26]Figure 2 : Intercommunalité et territoires de projet du Sud-GardDelphine CHIOTTI13Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE Les données de population permanente de l’Institut National de la Statistique et desEtudes Economiques (INSEE)L’INSEE propose les données de population issues du recensement de 1999 [24] maiségalement les données légales de population de l’année 2006 [25] pour chaque commune del’agglomération. J’ai donc pu évaluer la population 2007 à partir du taux d’accroissementannuel moyen calculé sur la période 1999-2006.Il est très important de connaître la population actuelle et d’évaluer la population future del’agglomération pour évaluer les impératifs qui se posent sur le système d’assainissement deNîmes Métropole.La population permanente communale de Nîmes Métropole en 2007, 2015 et 2030 estexplicitée en Annexe 2.1.1.3.2 Population permanente raccordée au réseau d’assainissement collectif Population en assainissement non collectifLe nombre d’installations d’assainissement non collectif a été transmis par les communes etconfirmé par les exploitants des stations d’épuration. Le recensement de la population de 1999de l’INSEE donne la population des résidences principales et le nombre de résidencesprincipales [23]. Cela permet de connaître le nombre moyen d’habitants par foyer parcommune. En considérant une installation non collective par foyer, je peux calculer lapopulation non raccordée au réseau d’assainissement collectif.La population non raccordée à l’assainissement collectif est donnée en Annexe 2.2. Flux de pollution induit par la population permanente raccordéeEn 2007, la population permanente raccordée se déduit de la population totale INSEE 2007 etde la population non raccordée calculée précédemment. Par la suite, il est considéré que tousles projets d'urbanisme sont en secteurs raccordés. Par conséquent, le nombre de nouvellesinstallations en ANC est négligeable et les données 2007 en ANC sont constantes pour 2015 et2030. Les populations permanentes raccordées en 2015 et 2030 sont donc issues despopulations totales SCOT 2015 et 2030 et de la population non raccordée en 2007.Le flux de pollution, exprimé en équivalent-habitants raccordés (EH), est égal à la populationpermanente raccordée et les résultats sont explicités dans en Annexe 2.3. aux horizons 2007,2015 et 2030. Les calculs sont arrondis à la 100aine.1.3.3 Migrations pendulaires Solde migratoire quotidien pour chaque communeJ’utilise les déplacements de populations, analysés par l’INSEE lors du recensement général dela population de 1999 pour quantifier le solde migratoire quotidien de chaque commune. Soit :A : analyse INSEE sur la population totale d’une commune donnée [24]B : analyse INSEE sur la part de population active parmi la population totale de la communedonnée [21].C : analyse INSEE sur la population travaillant dans la commune donnée [22].D : analyse INSEE sur la population travaillant et résidant dans la commune donnée [22].D’où : N, la population quittant la commune donnée pour travailler = B-DM, la population travaillant dans la commune donnée sans y résider = C-DDelphine CHIOTTI14Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDEJe peux alors déterminer M-N, le solde migratoire de la commune ainsi que (M-N) /A, le tauxd’apport de population lié à l’activité sur la commune. Les résultats de ce raisonnement pourchaque commune de Nîmes Métropole sont disponibles en Annexe 2.4. Flux de pollution induit par les migrations pendulairesLes hypothèses de calcul pour déterminer le flux de pollution induit sont basées sur les tauxd’apport de population calculés précédemment. Ainsi :- si le taux > 0 : flux de pollution = 10% de la totalité de la population communale- si 0 < taux < - 15% : flux de pollution = 5% de la totalité de la population communale- si taux < -15% : flux de pollution = 0Ces pourcentages sont considérés constants aux échéances 2015 et 2030 pour les populationstotales communales correspondantes. Le flux de pollution est exprimé en équivalent-habitantraccordé (EH) et les calculs sont arrondis à la 10aine ; ils sont disponibles en Annexe 2.5.1.3.4 Population équivalente industrielleL’activité industrielle et artisanale est concentrée sur Nîmes. A moindre échelle, les communesde Garons, Générac, Lédenon, Manduel, Marguerittes et Saint-Gilles sont égalementconcernées par ces activités. Si des pics de pollution ont pu être observés par le passé sur lesréseaux de Saint-Gilles et Nîmes, ce type de phénomène n’est plus observé depuis deux ou troisans. Ainsi, les flux reçus sur les stations ne mettent plus en évidence de fortes variations liées àdes rejets industriels en quantité importante.Cependant, des flux de pollution (en EH raccordé) liés aux activités industrielles en 2007 ontété évalués avec les exploitants des stations d’épuration et Nîmes Métropole en fonction deleurs observations et de leur connaissance du territoire. Pour les projections en 2015 et 2030, ila été tenu compte des projets d’urbanisation de chaque commune et de l’évolution de lapopulation permanente raccordée. Les estimations faites sont disponibles en Annexe 2.6.1.3.5 Evaluation du flux de pollution total induitIl est nécessaire de connaître les populations totales présentes sur le territoire communautaireaux échéances actuelles, 2015 et 2030 afin d’établir les flux de pollution qui sont véhiculés parle réseau et qui doivent être traités en stations d’épuration.Le flux de pollution total exprimé en équivalent-habitant raccordé et arrondi à la 100 aine estdonc basé sur : les données de population : estimation de la population en 2007 selon l’INSEE,évaluation SCOT 2015 et tendance de Nîmes Métropole pour 2030 ; la population permanente raccordée à l’assainissement collectif déduite de lapopulation en assainissement collectif l’afflux de population issue des migrations pendulaires. la population équivalente industrielleLes flux totaux de pollution qui seront utilisés dans toute la suite de l’étude sont recensés dansle Tableau 1.Delphine CHIOTTI15Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDEDelphine CHIOTTIStation d’épuration Cours d’eau Bassin versantLa CalmetteLa BraunePoulxLa Combe de la GouleGardonSaint Gilles Le Fossé la Garonne Canal du Rhône à SèteGarons Le Rieu (puis réseau de fossés) Petit RhôneLédenonLe BuffalonCabrièresle CanabouBezouce – St Gervasy Le Valat de la BastideMarguerittesLe CanabouRedessanFossé puis le buffalonManduelFossé puis le buffalonRodilhanLe BuffalonNîmesLe VistreVistreMilhaudLa Pondre puis le Grand CourantGénérac - Beauvoisin Le GoveClarensacLe RhônyCaveiracLe RhônyCaissarguesBouillaguesBernis - AubordLe Vistre16Flux de pollution (EH)Communes 2007 2015 2030Bernis 2 800 3 200 4200Bezouce 2 100 2 400 3900Bouillargues 5 200 5 600 6700Cabrières 1 100 1 300 2100Caissargues 4 100 4 300 6700Caveirac 3 600 3 800 5500Clarensac 3 500 3 700 5100Garons 5 100 5 100 13300Générac 4 800 5 200 6200La Calmette 2 000 2 200 3300Langlade 900 1 100 2100Lédenon 1 200 1 400 2400Manduel 5 400 6 700 8500Marguerittes 8 700 10 000 15600Milhaud 5 400 6 600 9600Nîmes 159 400 188 700 234800Poulx 4 200 4 400 6600Redessan 2 800 2 900 4100Rodilhan 2 800 3 000 3600Saint Côme et Maruejols 700 800 1200Saint Dionisy 800 1 000 1400Saint Gervasy 1 400 1 600 2800Saint Gilles 13 200 16 400 27900Tableau 1 : Flux de pollution total induit par la population de Nîmes Métropole1.4. LES EAUX SUPERFICIELLES1.4.1. Réseau hydrographique concerné par les rejets de station d’épurationLes trois principaux cours d’eau du territoire de l’agglomération (le Gardon, le Petit Rhône etle Vistre) ainsi que leurs affluents et le canal du Rhône à Sète sont concernés par des rejets destations d’épuration. Toutefois, une concentration particulièrement importante apparaît sur leVistre (93% de la capacité nominale totale des stations d’épuration se rejettent dans le Vistreou ses affluents). Le Tableau 2 présente les milieux récepteurs des différentes stationsd’épuration (STEP) de l’agglomération.Tableau 2 : Milieux récepteurs des stations d’épuration de l’agglomérationMémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1.4.2. Aspects quantitatifs Problématique inondationLe Sud du département du Gard est particulièrement sensible aux inondations comme l’ontmontré les évènements pluvieux du 3 octobre 1988, des 8 et 9 septembre 2002, du 22septembre 2003, des 4 et 5 décembre 2003 et des 6 et 8 septembre 2005 qui ont dépassé les 400mm/j. Ces phénomènes peuvent s’expliquer, entre autres, par :- le climat méditerranéen (pluviométrie ponctuelle mais très intense),- la morphologie des cours d’eau (cours d’eaux chenalisés coulant au-dessus de leurplaine alluviale et dont la capacité d’écoulement ne représente pas plus de 35% desdébits de crue)- la géologie (majoritairement des sols très imperméables),- la pression foncière (développement d’activités dans les zones à risque).Dans ce contexte, pratiquement toutes les communes de Nîmes Métropole disposent à ce jourd’un plan de prévention des risques d’inondation approuvé ou en cours de révision. SeulesGénérac, Garons et Bezouce n’en possèdent pas à ce jour. La cartographie des zonesinondables (enveloppe hydromorphogéologique établie par la DIREN Languedoc-Roussillon[9]) montre que la plupart des stations d’épuration sont actuellement en zone inondable. Débits de référence et problématique étiageIl n’existe que quelques points de mesure de débits sur et à proximité du territoire del’agglomération nîmoise. Il existe 5 stations de mesure sur le Vistre et une sur le Gardon maisles données de débits ne sont disponibles que sur deux d’entre elles sur le Vistre repérées sur laFigure 3 (banque HYDRO [3]) et données dans le Tableau 3.Cours d'eauLocalisation dupoint de mesureSuperficie du bassinversant associé (km2)Module(m3/s)QMNA5mesuré (m3/s)VistreBernis 291 2.1 0.43Le Cailar 499 3.79 0.86Tableau 3 : Caractéristiques quantitatives du VistreGlobalement, les débits du Vistre sont faibles. Ils sont très influencés par les rejets de stationsd’épuration, notamment en période d’étiage où le débit observé est constitué par une très forteproportion d’eau issue des traitements d’assainissement. Ceci est notamment flagrant entrel’amont et l’aval de Nîmes.Delphine CHIOTTI17Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1.4.3. Aspects qualitatifs Qualité actuelleLe système d’évaluation de la qualité des cours d’eau (SEQ-Eau II) [18] correspond à desgrilles d’évaluation de la qualité de l’eau. Ces grilles définissent :- les classes d’aptitude à la biologie- les classes d’aptitude à différents usages (production d’eau potable, loisirs et sportsaquatiques, irrigation, abreuvage, aquaculture)- les classes et indice de qualité de l’eau par altération (dégradation de l’eau estimée àpartir d’un regroupement de paramètres de même nature comme par exemplel’altération « matières azotées »)A chaque paramètre analysé correspond 5 classes d’aptitude (très bonne, bonne, passable,mauvaise et très mauvaise) et chaque classe est définie par un indice d’aptitude.Sur la partie du bassin versant du Vistre concerné par l’étude, 7 stations de suivi (5 sur leVistre, 1 sur la Buffalon et 1 sur le Rhôny) font l’objet d’une analyse. Les différentes stationset leurs classes de qualité en 2004 [1] sont données en Figure 3. Les résultats montrent une trèsmauvaise qualité des eaux au regard de l’usage potentialité biologique avec parmi les plusdéclassantes : les matières phosphorées et azotées et la charge bactérienne. Le rapportd’interprétation du suivi de la qualité des eaux superficielles de l’année 2007 pour le ConseilGénéral du Gard [8] conclut de la façon suivante :« Le suivi montre que les rejets des stations d'épuration sont vraisemblablement la causeprincipale des problèmes rencontrés concernant la qualité physico-chimique ethydrobiologique. Cela ne traduit pas nécessairement un dysfonctionnement dans le rendementépuratoire des stations car il est très important de noter qu'en période d'étiage, au cours delaquelle ont été effectués les prélèvements, le débit des effluents des stations est très élevé parrapport au débit naturel des cours d'eau. » Ces conclusions sont identiques pour les deuxdernières campagnes d’analyses (2004 et 2007). Il faut préciser par ailleurs que les autres typesde rejet, à savoir les rejets agricoles, le ruissellement ainsi que les rejets directs d’eaux usées,contribuent également de manière importante aux problèmes de qualité du Vistre et de sesaffluents.Les données de qualité disponibles sur le canal du Rhône à Sète [1] sont difficilementexploitables dans la mesure où le réseau de suivi possède des points très éloignés de l’aired’étude. A titre indicatif, les résultats sont donnés à la station d’Aigues-Mortes, située en avalde Saint-Gilles en Figure 3.Trois stations de suivi du Gardon sont établies sur le périmètre de Nîmes Métropole. La qualitédes eaux du Gardon est bonne à passable sur le linéaire concerné par le rejet des deux stationsd’épuration de Nîmes Métropole (résultats en Figure 3).Aucune station de suivi ne permet d’évaluer la qualité du Petit Rhône dans lequel se rejetteGarons.Delphine CHIOTTI18Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDESource : Carte IGNConception : Egis EAUFigure 3 : Les cours d’eau, les rejets des stations d’épuration et les stations de mesures de qualité et de débitDelphine CHIOTTI 19Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE Objectifs de qualitéUne des innovations majeures de la Directive Cadre Européenne sur l'Eau [6] consiste à fixerdes obligations de résultats pour tous les milieux aquatiques : atteindre le bon état global en2015, à l'échelle de la masse d'eau. L’objectif de bon état global est un double objectif ; ilcomprend un objectif de bon état écologique et un objectif de bon état chimique. Pour lesmasses d’eau artificielles ou fortement modifiées, il existe un objectif écologique spécifique : lebon potentiel écologique. Toutefois, la DCE admet aussi que certains milieux ne pourront pasatteindre le bon état en 2015. Des adaptations de délai sont possibles (report d'échéance à 2021ou 2027) et des objectifs moins stricts peuvent être retenus à condition d'être justifiés. A l’heureactuelle, les objectifs de qualité sont visés par le SDAGE RM&C [4] datant de 1996. Pourrépondre aux exigences de la DCE, le SDAGE 1996 est en cours de révision et le diagnosticprovisoire du SDAGE 2009 fixe déjà l’état et les objectifs de qualité des masses d’eau [5]. Lesdonnées disponibles sur la zone d’étude sont indiquées dans le Tableau 4.Code massed'eauNom masse d'eauRisque de nonatteintedu bonétat écologiqueObjectif d'étatécologiqueObjectifchimiqueObjectifglobal de bonétatJustificationFRDR 133 Le Vistre fortbon potentiel en20212015 2021 faisabilité techniqueFRDR 10376 Le Buffalon - 2027 2015 2027 faisabilité techniqueFRDR 10761 Le Canabou - 2027 2015 2027 faisabilité techniqueFRDR 11312 Le Rhôny - 2027 2015 2027 faisabilité techniqueFRDR 378Le Gardon de Bourdic àColliasfaible bon état en 2015 2015 2015FRDR2009 Le Petit Rhône -bon potentiel en20152021 2021 faisabilité techniqueFRDR3108a Canal du Rhône à Sète -bon potentiel en20272027 2027 faisabilité techniqueTableau 4 : Objectifs de qualité des cours d’eau définis par le SDAGE 2009Pour permettre l’atteinte de ces objectifs, certaines mesures sont mises en œuvre notammentdans les zones sensibles à l’azote. L’arrêté du 22 décembre 2005 [11] portant révision de ceszones dans le bassin Rhône-Méditerranée ajoute les masses d'eau du bassin versant du fleuveVistre. Dans son article 2, l’arrêté précise que « les paramètres de pollution nécessitants untraitement plus poussé sont l'azote et le phosphore ». Les rejets de stations d’épuration sonttouchés par cette mesure dès lors que les ouvrages de traitement ont une capacité nominale detraitement de plus de 10 000 EH. Toutefois, le Vistre, principal milieu récepteur des eauxtraitées, étant fortement dégradé, il a été convenu d’étendre ces préconisations à tous lesouvrages d’assainissement selon certains seuils. Les attentes de la Délégation Inter-Service del’Eau (DISE) sont précisées dans le Tableau 5.Ouvrages neufs de plus de2000 EHOuvrages existants de plus de10 000 EHTraitement de l’azote et du phosphoreZone tampon entre le rejet et le milieu récepteurOuvrages existants de moins de10000 EHRenaturation du cours d’eau si les niveaux de rejet ne peuvent être techniquement atteintsIncitation à l’amélioration des ouvragesde traitementTableau 5 : Préconisations DISE sur les zones sensibles aux nitratesDelphine CHIOTTI20Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE1.4.4. Actions permettant d’atteindre l’objectif de bon état sur le Vistre et ses affluents Sites pilotes pour la restauration du VistreLe Syndicat Mixte du Bassin Versant du Vistre (SMBVV) met en œuvre et facilite les actionsde gestion et d’aménagement du bassin versant pour atteindre trois 3 objectifs :- réduire les apports en crue (ralentir et retenir l’eau en amont),- réduire les apports polluants d’origine urbaine et agricole,- restaurer les cours d’eau pour qu’ils retrouvent un fonctionnement écologiquesatisfaisant (écoulement en périodes de crue et d’étiage, auto-épuration, vie piscicole etvégétation).Dans ce cadre, le Syndicat a initié une démarche, en collaboration avec l’Agence de l’EauRhône Méditerranée, de mise en place de deux sites pilotes pour la restauration du Vistre. Cessites sont suivis par le Cemagref qui évalue les impacts qualitatifs des aménagements effectués.Sur le site de La Bastide, suivi par le Cemagref de Lyon, le Syndicat a élargi le lit du Vistre etdiminué sa profondeur. Ses berges ont été végétalisées. Sur le site de Bouillargues, suivi par leCemagref de Bordeaux, le Syndicat a cherché à retrouver le profil en long naturel du coursd’eau et a contribué à la mise en place d’une couverture végétale sur les berges. Ces objectifssont atteints avec l’obtention d’un lit mineur sinueux et d’une végétation bien développéecomme le montre la Figure 4.Les observations réalisées sur les deux sites après les différentes crues intervenues depuis leurmise en service montrent que l‘objectif hydraulique est atteint (baisse des lignes d’eau) et queles aménagements résistent très bien à ces crues. Les premières conclusions du Cemagref surces deux sites pilotes sont les suivantes :- le fonctionnement physique du Vistre, au niveau des aménagements, est très bon etl’auto-épuration du cours d’eau est nettement améliorée.- le facteur limitant reste la qualité de l’eau transitant dans le Vistre.Le lit majeur du VistrePhotographies prises le 29 juin 2009 par Chiotti DelphineLe lit mineur du VistreFigure 4 : Le Vistre restauré à BouillarguesDelphine CHIOTTI21Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 1 : CONTEXTE DE L’ETUDE Aménagement des rejets des stations d’épurationEn lien avec les préconisations DISE évoquées précédemment, les arrêtés préfectorauxautorisant les nouvelles stations d’épuration, comme celles de Nîmes-Ouest et de Marguerittes,oblige l’aménagement de la restitution des effluents. Dans le cas de Nîmes-Ouest, le rejet deseffluents traités par la station d’épuration devra rester direct. En effet, le débit de restitution de500 l/s de la station est important pour le soutien d’étiage du Vistre. En contre partie, il estprévu de restaurer le Vistre sur 11 km en aval de Nîmes-Ouest. Dans le cas de Marguerittes, unaménagement du rejet est préconisé. D’après les résultats obtenus par le Cemagref sur les zonesde dissipation végétalisées [19], il semblerait intéressant d’installer :- un lagunage en sortie de station pour piéger les matières en suspension et les départs deboues éventuels- puis, une zone humide (un chenal composé de méandres créés par des implantations devégétation) pour ralentir l’écoulement et profiter des qualités auto épuratoires desvégétaux et du sol- et enfin, un ouvrage de régulation des débits avant la restitution dans le Vistre pouradapter le rejet aux besoins du cours d’eau.La question de la maîtrise d’ouvrage se pose de façon récurrente sur les aménagements dans cetinterface entre les ouvrages d’assainissement et le milieu récepteur. Une idée cohérente sedégage. Le lagunage et l’ouvrage de régulation seraient en maîtrise d’ouvrage NîmesMétropole (et entretenus par le délégataire dans le cadre d’un avenant à sa délégation deservice public). La zone humide serait en maîtrise d’ouvrage Syndicat, ce dernier en assurantaussi l’entretien.Delphine CHIOTTI22Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF2. DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENTCOLLECTIFL’analyse des systèmes d’assainissement menée dans le cadre de la phase 1 s’appuie sur larencontre des communes et des exploitants, l’analyse des données disponibles (diagnostics etschémas communaux antérieurs, comptes rendu techniques annuels, résultats de l’autosurveillanceet rapports du service d'assistance technique et d'étude aux stations d'épuration(SATESE)…) et une visite des principaux ouvrages d’assainissement (points noirs du réseau,PR, ouvrages de surverse, STEP). Cette démarche a pour objectif :- d’aboutir à un état des lieux global des systèmes d’assainissement du territoire,- de définir les investigations complémentaires éventuellement nécessaires pour disposerd’un niveau de connaissance homogène sur chacune des communes de NîmesMétropole.Certaines particularités des systèmes d’assainissement des communes de Nîmes Métropoledoivent être précisées :- Saint Cômes et Maruéjols, Clarensac, Saint Dionisy et Langlade possèdent une seulestation d’épuration située sur Clarensac. Leur regroupement se nomme la Vaunage.- Saint Gervasy et Bezouce sont assainies par la même station d’épuration située surSaint Gervasy.- Générac est assainie par la station d’épuration de Beauvoisin (hors Nîmes Métropole).- Bernis est assainie par la station d’épuration d’Aubord (hors Nîmes Métropole).Dans les deux derniers cas, les calculs de flux de pollution pour Aubord et Beauvoisin ont étéréalisés de la même manière que pour les autres communes.Les données d’auto-surveillance utilisées pour l’étude sont celles de l’année 2007 pour toutesstations d’épuration excepté celle de Nîmes. En effet, la station de Nîmes-Ouest (qui a regroupédeux stations : Nîmes Ouest et Nîmes Centre) a été mise en service en 2007. Pour disposerd’une année complète de données, ce sont donc celles de 2008 qui sont utilisées.2.1. LES RESEAUX D’ASSAINISSEMENT2.1.1 Caractéristiques des réseaux et des postes de refoulement Caractéristiques de réseaux et taux de raccordementD’après les rapports d’exploitation annuels des réseaux des différentes communes, le linéairetotal des réseaux gravitaires est d’environ 830 kilomètres. Les caractéristiques des réseaux decollecte sont présentées dans le tableau en Annexe 3.1.En dehors de la ville de Nîmes, les diamètres des réseaux de collecte sont souvent de 160 ou200 mm. Les collecteurs de transport sont généralement en 250 ou 300 mm, voir 400 mm pourdes collecteurs mis en place récemment.Les matériaux sont généralement de deux types :- en amiante ciment ou en béton pour les réseaux anciens, rencontrés essentiellementdans les vieux centres de villages ou de villes,- en PVC, pour toutes les extensions des réseaux réalisées depuis les années 70 maisaussi tous les renouvellements des réseaux effectués dans le cadre de travaux deréhabilitation.J’ai pu calculer le taux de raccordement de chaque commune grâce aux données de populationtotale et de population en assainissement non collectif définies dans la partie 1.3.2. Ces tauxsont présentés dans le Tableau 6.Delphine CHIOTTI23Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFCommunesPopulationtotale 2007Population enANCPopulation enACTaux deraccordementBernis 3 063 449 2 614 85%Bezouce 2 122 58 2 064 97%Bouillargues 5 539 384 5 155 93%Cabrières 1 323 245 1 078 82%Caissargues 4 078 155 3 922 96%Caveirac 3 867 250 3 617 94%Clarensac 3 586 86 3 500 98%Garons 4 362 169 4 193 96%Générac 3 752 201 3 552 95%La Calmette 2 052 28 2 024 99%Langlade 2 027 1174 854 42%Lédenon 1 417 409 1 008 71%Manduel 5 821 615 5 206 89%Marguerittes 9 030 647 8 383 93%Milhaud 5 736 369 5 367 94%Nîmes 149 181 14211 134 970 90%Poulx 4 350 109 4 241 97%Redessan 3 205 364 2 840 89%Rodilhan 2 777 94 2 683 97%Saint Côme etMaruejols759 41 718 95%Saint Dionisy 872 43 829 95%Saint Gervasy 1 637 235 1 403 86%Saint Gilles 13 645 1257 12 389 91%TOTAL NM 234 202 21 593 212 609 91%Tableau 6 : Taux de raccordement par commune.Le taux global de raccordement est de 91%. 30% des communes ont un taux de raccordementinférieur à 90%. On remarquera que le taux de raccordement pour la commune de Langlade estparticulièrement faible (de l’ordre de 42%). La commune est relativement étendue et l’habitatest dispersé. Par conséquent, pour des raisons techniques, la commune a choisi de développerl’assainissement non collectif. Caractéristiques des postes de refoulement (PR)Tous les postes de refoulement situés sur les systèmes de collecte des communes de NîmesMétropole ont fait l’objet de visites et j’ai pu participer à certaines d’entre elles. Le tableau enAnnexe 3.2. récapitule les informations relatives à chaque poste.Tout d’abord, un poste de refoulement peut être équipé d’un trop-plein. Cet ouvrage desurverse est placé dans les bâches ou sur les réseaux en amont des postes. Il permet d’évacuerles effluents en cas de panne du poste, ou de surcharge liée par exemple aux eaux parasites detemps de pluie. Par ailleurs, le poste peut être télésurveillé. La télésurveillance est un outil quipermet de transférer sur un système d’astreinte les alarmes de fonctionnement des postes. Ellepermet donc en théorie une intervention rapide de dépannage et une limitation desconséquences. Enfin, selon l’arrêté du 22 juin 2007 [12], les ouvrages de surverse situés sur untronçon collectant une charge brute de temps sec journalière supérieure à 600 kg de DBO5 sontDelphine CHIOTTI24Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFsoumis à autorisation. Les ouvrages de surverse situés sur un tronçon collectant une chargebrute de temps sec journalière comprise entre 120 et 600 kg de DBO5 doivent être déclarés.Par ailleurs, certains postes sont surdimensionnés ou la pente des réseaux est faible. De ce fait,le temps de séjour des effluents dans la bâche est trop long. Une problématique de sulfures sepose alors. C’est la cas pour les communes de St Gilles et surtout de Générac . Sur les réseauxdes autres communes, il faut signaler des problèmes sur Caveirac au PR Vermaciel, problèmesqui devraient être résolus avec la mise en service d’un traitement préventif courant 2009. Unsystème de traitement curatif est déjà en place sur le PR de St Côme et Maruejols,2.1.2 Analyse du fonctionnement du réseauTrois paramètres permettent d’analyser le fonctionnement d’un réseau en les recoupant avec lesobservations de terrain :- le taux de collecte qui indique si la majorité des effluents est bien collectée,- le taux d’eaux claires parasites permanentes (ECPP) qui informe de la sensibilité desréseaux aux intrusions d’eaux de nappe,- le taux d’eaux claires parasites météoriques ou de temps de pluie (ECPM) qui évalue lasensibilité des réseaux aux eaux pluviales. Taux de collecteJ’ai évalué le taux de collecte de chaque commune en calculant le rapport entre la pollutionréellement collectée par les réseaux et la pollution théorique produite. Ces taux sont évalués surle paramètre DBO5. Les flux théoriques attendus sont basés sur un ratio de 60 g de DBO5 paréquivalent-habitant et par jour. Le nombre d’équivalent-habitant est celui donné en partie 1.3.4.Les flux réels sont mesurés par le biais de l’auto-surveillance en entrée de station et sontcommuniqués par les exploitants. Ce taux est uniquement fait par temps sec. Les résultats sontprésentés dans le tableau en Annexe 3.3. L’efficacité de la collecte peut donc être estimée enfonction de ce taux qui devrait tendre vers 100%. Les taux de collecte observés sur lescommunes de Nîmes Métropole sont commentés dans le Tableau 7 :CommunesTaux decollecteCommentairesCommunes présentant un bon taux de collecte ( ≥ 90%)Générac-Beauvoisin 94%Bernis-Aubord 93%Bezouce-St Gervasy 93%St Gilles 93%Bon taux de collecteManduel 92%Caissargues 90%Communes présentant un taux de collecte moyen (de 70 à 90%)La Calmette 85%Forte décantation dans le collecteur de transport, colmatage puisauto-curage et déversement par temps de pluie.Nîmes 77%Marguerittes 77%Rodilhan 76%La Vaunage 73%Deux problèmes majeurs des réseaux de Nîmes peuvent expliquerle taux assez bas :• rejets directs dans les réseaux pluviaux dans le centreville,• fonctionnement des ouvrages de surverse par temps sec.Pas de rejet direct identifié mais une forte décantation dans leréseau.Déversement régulier par temps sec en amont de la station.Delphine CHIOTTI25Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFCommunesTaux decollecteMilhaud 73%Garons 70%CommentairesArrêts fréquents des postes de refoulement et notamment par tempsde pluie.Il n’a pas été identifié sur la commune de rejet direct ou dedéversement par temps sec. Le taux de collecte peut être lié :• à une surestimation du ratio de DBO5,• à une surestimation des activités prises en compte dans lecalcul de la population équivalente,• aux dépôts dans les antennes de réseau aux pentes parendroit très faibles.Lédenon 66%Poulx 66%Caveirac 60%Bouillargues 57%Communes où le taux est inférieur à 70%Pas de rejet direct identifié.Forte décantation dans le collecteur de transport, colmatage puisauto-curage et déversement par temps de pluie.Communes où le taux est supérieur à 100%Ce taux est probablement du à un rejet non domestiqueRedessan 141%CabrièresCommunes où le taux n’est pas exploitableLe taux apparent serait inférieur à 30%, ce qui nécessite desvérifications approfondies sur le mode de mesure de débit à laNon expl.station et sur d’éventuels rejets.Tableau 7 : Commentaires sur les taux de collecte de chaque commune Taux d’eaux claires parasites permanentes (ECPP)J’ai évalué le taux d’eaux claires parasites permanentes de chaque commune de la façonsuivante :% ECPP = (débit entrée station – débit théorique)/débit entrée station.Le débit en entrée de station est un débit moyen journalier par temps sec et en condition denappe haute. Ce débit est issu des données auto-surveillance de novembre 2007, hors temps depluie. Par ailleurs, il est estimé qu’un EH correspond à un rejet de 120l/j sauf pour Nîmes oùun EH rejette 150l/j. Le débit d’eaux usées strictes théoriques est donc évalué en appliquant cesratios aux flux de pollution totaux en 2007 en EH vu en 1.3.4. (cf. Tableau 8).Delphine CHIOTTI26Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFCommunesTOTAL enEHEaux uséesstrictesthéoriques (m3/j)Débit moyenautosurveillance 2007Taux d'ECPPBernis/Aubord 5194 623 NC NCBezouce/ Saint Gervasy 3460 415 520 20%Bouillargues 5155 619 1 020 39%Cabrières 1078 129 60 Non exploitableCaissargues 4112 493 840 41%Caveirac 3617 434 690 37%Garons 5063 608 705 14%Générac/Beauvoisin 6706 805 1 125 28%La Calmette 2024 243 515 53%Lédenon 1228 147 250 41%Manduel 5406 649 1 400 54%Marguerittes 8683 1042 1 330 22%Milhaud 5367 644 1 000 36%Nîmes 159400 23910 26 365 9%Poulx 4241 509 550 7%Redessan 2840 341 960 65%Rodilhan 2813 338 450 25%Saint Gilles 12999 1560 2 630 41%La Vaunage 5917 710 1 300 45%Légende :Réseau peu sensible ≤ 25%Réseau sensible 25 à 45 %Réseau très sensible ≥ 45%Tableau 8 : Taux d’ECPP et sensibilité auxECPPLe pourcentage d’eaux parasites permanentes, en condition de nappe haute varie entre 9 et65%. Cette sensibilité aux ECPP est due à trois éléments majeurs :- des réseaux assez anciens, en amiante ciment, qui présentent souvent des dégradations.- des conditions de nappe globalement défavorables : en plaine, le toit de la napped’accompagnement est par endroit quasi-affleurant (communes de Manduel,Caissargues, Redessan, Rhodilhan, …). Ce phénomène est moins marqué dans l’arrièrepays où les nappes sont plus profondes.- une texture des sols favorable à un ressuyage souvent très long qui peut s’étendre surune voire deux semaines : les sols sont globalement sablo-limoneux en surface et pluslimoneux en profondeur.Plus précisément, les réseaux les plus sensibles concernent les communes de Redessan,Manduel, La Calmette et La Vaunage (de 65 à 45% d’ECPP). Les réseaux qui paraissent lesmoins sensibles sont ceux de Marguerittes, Poulx, Bezouce / Saint Gervasy, Garons, Nîmes etRodilhan (de 7 à 25%). Ailleurs, le pourcentage d’ECPP est comparable à ce qui est souventrencontré lors de diagnostic de réseaux d’assainissement assez anciens.Les apports d’eaux parasites sont clairement visibles en entrée des stations d’épuration. Ils ontpour conséquence :- de perturber le fonctionnement des systèmes de traitement et diminuer leursrendements,- de provoquer des débordements anticipés des réseaux,- de réduire la capacité en charge hydraulique de chaque station d’épuration,- d’augmenter le coût d’exploitation.C’est pour cela qu’il est très important de les quantifier et de les localiser pour les éliminer.Delphine CHIOTTI27Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF Taux d’eaux claires parasites météoriques (ECPM)J’ai calculé le taux d’eaux claires parasites de temps de pluie de chaque commune de la façonsuivante :% ECPM = (débit entrée station en temps pluie + volume by passé - débitentrée station en temps sec)/débit entrée station en tps de pluie.Le débit en entrée de station par temps de pluie est celui donné par l’auto-surveillance à la suited’une pluie de 18 mm enregistrée le 17 septembre 2007. Les volumes by-passés lors de cettepluie sont également connus pour certaines communes. Le débit en entrée de station par tempssec est le débit moyen journalier mesuré sur les jours de temps sec précédents l’événementpluvieux. Le tableau des résultats est donné dans le Tableau 9.CommunesVolume en m 3 /j enentrée station, partemps secVolume en m3/j enentrée de station partemps de pluieVolume bypassé en m 3Tauxd’ECPMBernis/Aubord 300 480 NC 38%Bezouce / Saint Gervazy 437 556 44 27%Bouillargues 947 1 113 0 15%CabrièresDonnées non cohérentes et non exploitablesCaissargues 675 925 0 27%Caveirac 255 422 NC 40%Garons 573 788 0 27%Générac/Beauvoisin 1 057 1 358 0 22%La Calmette 336 421 NC 20%LédenonDonnées non cohérentes et non exploitablesManduel 1 081 1 342 NC 19%Marguerittes 1316 1 640 NC 20%Milhaud 630 NC NC NCNîmes 21 242 30 209 NC 30%Poulx 415 461 NC 10%Redessan 683 781 45 17%Rodilhan 265 572 0 54%Saint Gilles 1 975 2518 1 22%La Vaunage 935 1146 NC 18%Légende :Réseau peu sensible ≤ 25%Réseau sensible 25 à 40 %Réseau très sensible ≥ 40%Tableau 9 : Taux d’ECPM et sensibilité auxECPMLe pourcentage d’eaux parasites de temps de pluie varie entre 54 et 18%. Il faut faire attentioncar ces taux sont largement sous-estimés car ils ne tiennent pas compte des volumes surversésen amont des stations. Les eaux claires parasites de temps de pluie proviennentprincipalement :- de branchements d’eaux pluviales privés (toitures, cours, jardins,…) ou publics(avaloirs de chaussées, de parkings,…) sur le réseau d’eaux usées,- de défauts d’étanchéité de surface qui provoquent des entrées d’eau de ruissellement,- de défauts d’étanchéité de regards situés dans des fossés pluviaux et/ou dans la nappe,- de trop-pleins ou surverses fonctionnant à l’envers.Plus en détail, les réseaux les plus sensibles concernent les communes de Rodilhan, Caveirac.Les captages d’eaux parasites de temps de pluie sont problématiques dans la mesure où ilspeuvent entraîner de fortes variations des volumes collectés et de la charge hydraulique enentrée de station et de fortes dilutions de l’effluent à traiter. L’augmentation des volumescollectés peut provoquer des mises en charge des réseaux pouvant aller jusqu’à leurdébordement (au niveau des trop pleins, du by-pass de la station ou au niveau des regards) et laDelphine CHIOTTI28Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFsurverse directe d’effluents au milieu récepteur. Le phénomène de dilution pose un problèmede traitement de l’effluent et de diminution des rendements épuratoires, particulièrementsensible au niveau des stations d’épuration de type boues activées. Il est donc très importantd’œuvrer pour la diminution de ce taux pour optimiser le rendement des stations d’épuration etéviter les débordements des réseaux.2.1.3 Reconnaissance des réseaux d’assainissementJ’ai pu participer à une partie de la reconnaissance de réseau qui avait pour objectif de :- vérifier l’exactitude des plans fournis par Nîmes Métropole,- faire un diagnostic succinct des réseaux d’assainissement (collecte et transport),- visiter l’ensemble des postes de refoulement,- recenser tous les points de déversement (déversoirs d’orage, trop pleins réseaux etpostes de refoulement),- nuancer les taux proposés ci-dessus (notamment les taux d’ECPM si des déversementsse produisent en amont de la station).Une synthèse des résultats de cette reconnaissance est présentée dans le tableau en annexe etune qualité générale de la collecte est dégagée. Pour conclure, il faut bien remarquer que letaux d’ECPM est souvent minimisé compte tenu des déversements amont non comptabilisés.2.1.4 Les études ou investigations complémentaires à prévoirSur 23 communes que compte Nîmes Métropole, 20 études diagnostiques sont disponibles maiscertaines d’entre elles sont très anciennes. J’ai pu mener une analyse succincte de ces études eten arriver aux conclusions suivantes. Ces diagnostics sont globalement complets bien que laproportion du linéaire inspecté par la caméra soit faible au regard du linéaire du réseau dechaque commune étudiée et de l’importance des apports des eaux parasites permanentesrelevée. De plus, les tests à la fumée ont souvent été réalisés sur la totalité des réseaux étudiés.Cependant, le nombre de points d’intrusion d’eaux parasites de temps de pluie et les surfacesdrainées correspondantes sont faibles comparés aux volumes d’eaux parasites enregistrés partemps de pluie aux exutoires des bassins versants équipés en mesure de débit. Ceci peuts’expliquer par la présence de boîtes siphoïdes sur les anciens réseaux. Les programmes detravaux proposés ne permettent pas d’atteindre des objectifs importants de réduction des eauxparasites permanentes et météoriques.Par ailleurs, j’ai assisté à des réunions avec les techniciens de Nîmes Métropole poursynthétiser les travaux effectués par l’agglomération depuis 2005. La plupart des travaux derenouvellement des réseaux d’assainissement sont réalisés dans le cadre d’opérations deréhabilitation de voiries. Si cela n’a pas été fait dans le diagnostic des communes, lesrenouvellements sont précédés d’inspections caméra pour juger de la nécessité de ces travaux.En recoupant les informations de Nîmes Métropole et les programmes travaux des diagnosticsantérieurs, il ressort que pour certaines communes, des diagnostics complets ou desinvestigations ciblées doivent être effectués afin de sectoriser et prioriser les actions à engager.Ces études complémentaires auront pour objectif :- la mise à jour des plans des réseaux,- un diagnostic complet pour les communes n’en disposant pas ou dont le diagnostic estdevenu obsolète (Bernis, Marguerittes, Milhaud, Redessan, Rodilhan),- des investigations ciblées sur les réseaux d’assainissement des autres communes afin decompléter ou actualiser les diagnostics antérieurs exploitables.J’ai réalisé une analyse multicritère simple, disponible en Annexe 4, pour déterminer lespriorités des études ou investigations à mener.Delphine CHIOTTI29Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFEntrent en compte dans cette analyse :- le taux de collecte (bon, moyen ou insuffisant),- le taux d’ECPP (acceptable, moyen ou fort),- le taux d’ECPM (acceptable, moyen ou fort),- la pertinence des diagnostics existants, montant des travaux proposés (actualisés sur untaux de 2%/an) et urgence d’un diagnostic du réseau (à long terme, à moyen terme ouimmédiat).Ces quatre critères ont le même poids dans l’analyse et pour chaque critère, les points attribuéssont les suivants :- 0 point pour bon, acceptable et à long terme,- 1 point pour moyen et à moyen terme,- 2 points pour insuffisant, fort et immédiat.Par conséquent, si la commune comptabilise :- moins de 2 points, elle est classée en priorité 3,- 2 ou 3 points, elle est classée en priorité 2,- 4 points et plus, elle est classée en priorité 1.Il ressort les conclusions suivantes. Les réseaux des communes de Milhaud et de Redessandevront en priorité 1, faire l’objet d’un diagnostic complet. Les réseaux de Rodilhan,Marguerittes et Poulx devront en priorité 2, faire l’objet d’un diagnostic complet. Pour lesautres communes des investigations plus ciblées sont proposées.2.2. LES SYSTEMES DE TRAITEMENT2.2.1 Présentation des systèmes de traitementLes effluents des 23 communes que compte Nîmes Métropole sont traités dans 19 stationsd’épuration dont deux situées hors territoire de l’agglomération comme expliqué enintroduction de la partie 2. Toutes les stations ont moins de vingt ans et la plupart ont unecapacité inférieure à 10 000 EH (sauf Nîmes, Saint-Gilles et Marguerittes). La capacité desstations d’épuration est dans l’ensemble suffisante et permet de répondre aux besoins descommunes en situation actuelle. La présentation de ces systèmes de traitement est en Annexe 5.2.2.2 Analyse du fonctionnement actuel Taux de charge hydrauliqueJ’ai déterminé deux taux de charge hydraulique : le réel et le théorique afin d’évaluerl’efficacité de la station. Tout d’abord, en connaissant la capacité de la station en EH et enconsidérant toujours qu’un EH représente 120 l/j et 150 l/j pour la ville de Nîmes, j’obtiens lacapacité hydraulique de la station. De plus, je connais le volume journalier d’eaux usées strictesthéorique que devrait recevoir la station en 2007 (déterminé dans le calcul du taux d’ECPP en2.1.2.). Je peux donc en déduire un taux de remplissage hydraulique théorique. La moyenne desdonnées d’auto-surveillance de janvier et juillet 2007, hors temps de pluie me permet d’obtenirla moyenne journalière admise en 2007 à la station, en condition de nappe basse. Je déterminealors le taux de remplissage réel. Les résultats sont présentés dans le Tableau 10.Delphine CHIOTTI30Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFSystèmes detraitementCapacité enEHCapacitéhydraulique.en m3/jVolume d'EUstrictethéorique enm 3 /jMoyennejournalièreadmise en2007 (nappebasse) en m3/jTaux deremplissagehydrauliquethéoriqueTaux deremplissagehydrauliqueréelBernis/Aubord 7 000 1 400 623 350 45% 25%Bezouce / SaintGervazy4 600 920 415 440 45% 48%Bouillargues 7 000 1 400 619 900 44% 64%Cabrières 1 500 300 129 60 43% 20%Caissargues 5 000 1 000 493 790 49% 79%Caveirac 5 000 1 000 434 340 43% 34%Garons 4 500 1 250 608 600 49% 48%Générac/Beauvoisin 9 500 1900 805 900 42% 47%La Calmette 2 500 500 243 390 49% 78%Lédenon 1 500 300 147 NC 49% NCManduel 9 000 1 800 649 1 250 36% 69%Marguerittes 15 000 3 000 1 042 1 210 35% 40%Milhaud 7 000 1 200 644 650 54% 54%Nîmes 230 000 46000 19 132 22 400 42% 49%Poulx 5 000 1 000 509 490 51% 49%Redessan 5 000 1 000 341 850 34% 85%Rodilhan 5 500 1 100 338 370 31% 34%Saint Gilles 14 400 3 200 1 560 2 050 49% 64%La Vaunage 9 500 1 900 710 1 050 37% 55%Légende :taux réel très inférieur au taux théoriquetaux réel semblable au taux théoriquetaux réel très supérieur au taux théoriqueTableau 10 : Taux de remplissagehydraulique réel et théoriquePeu de communes présentent des taux de remplissage hydraulique réels et théoriques enadéquation. Un taux réel bien supérieur au taux théorique peut s’expliquer par un apportimportant d’eaux parasites. Nous retrouvons les communes déjà identifiées comme trèssensibles aux ECPP : Redessan, Manduel, La Calmette et La Vaunage. Apparaissent égalementSaint Gilles, Bouillargues et Caissargues qui sont des communes moyennement sensibles auxECPP. Nous retrouvons enfin certaines communes identifiées comme peu sensibles aux ECPPavec un taux réel légèrement supérieur ou inférieur au taux théorique : Bezouce-Saint Gervasy,Marguerittes, Nîmes, Poulx, Garons et Rodilhan. En revanche, un taux réel bien inférieur autaux théorique avec un taux d’ECPP non connu peut se justifier par l’existence d’un ouplusieurs points de déversement en amont de la station d’épuration. C’est notamment le cas deBernis et Cabrières. Taux de charge organiqueLe raisonnement est le même que pour le taux de remplissage hydraulique mais sur leparamètre de DBO5. Connaissant la capacité de la station en EH et sachant que, selon ladirective européenne du 21 mai 1991, un EH représente 60g de DBO5 par jour, je peux estimerla capacité organique de chaque station. Je peux également calculer la charge organiquethéorique reçue grâce aux flux de pollution en EH déterminés au 1.3.4 en 2007. J’obtiens alorsun taux de remplissage organique théorique. De plus, grâce aux données d’auto-surveillance2007, la charge organique journalière moyenne admise en 2007 est connue. Je peux ainsiévaluer le taux de charge organique réel en 2007. Le Tableau 11 présente les résultats.Delphine CHIOTTI31Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFSystèmes detraitementCapacité enEHCapacitéorganique enkg DBO5/jFlux depollution enEH en 2007Chargeorganiquethéorique enkg DBO5/jCharge organiquejournalièremoyenne admiseen 2007 en kgDBO5/jTaux deremplissageorganiquethéoriqueTaux deremplissageorganiqueréelBernis/Aubord 7 000 420 5194 312 290 74% 69%Bezouce / SaintGervazy4 600 276 3460 208 193 75% 70%Bouillargues 7 000 420 5155 309 175 74% 42%Cabrières 1 500 90 1078 65 17 72% 19%Caissargues 5 000 300 4112 247 223 82% 74%Caveirac 5 000 300 3617 217 131 72% 44%Garons 4 500 270 5063 304 214 113% 79%Générac/Beauvoisin 9 500 570 6706 402 378 71% 66%La Calmette 2 500 150 2024 121 103 81% 69%Lédenon 1 500 90 1228 74 49 82% 54%Manduel 9 000 540 5406 324 299 60% 55%Marguerittes 15 000 900 8683 521 400 58% 44%Milhaud 7 000 420 5367 322 234 77% 56%Nîmes 230 000 13800 159400 9564 7321 69% 53%Poulx 5 000 300 4241 254 168 85% 56%Redessan 5 000 300 2840 170 240 57% 80%Rodilhan 5 500 330 2813 169 129 51% 39%Saint Gilles 14 400 864 12999 780 729 90% 84%La Vaunage 9 500 570 5917 355 258 62% 45%Légende :taux réel supérieur au taux théorique Tableau 11 : Taux de remplissage organique réel ettaux réel anormalement faiblethéoriqueIl faut noter que le taux de remplissage théorique de Garons de 113% est faux; cela doitprovenir d’une surestimation du flux de pollution. Dans le seul cas de la commune deRedessan, le taux de charge réel dépasse le taux de charge théorique. Cela est cohérent avec untaux de collecte de 141% ; un rejet industriel supplémentaire important a sans doute été omisdans les évaluations de flux de pollution. En revanche, les taux de charge réel de Bouillargueset de Cabrières sont anormalement bas. Ceci est cohérent avec un taux de collecte de 57% àBouillargues et des données non exploitables à Cabrières. Cela est probablement dû auxdéversements qui se font au niveau des trop plein. Les taux de charge les plus importantsconcernent les communes de Saint Gilles, Garons et Caissargues (de 74 à 84 %).2.2.3 Adéquation future des systèmes de traitementJ’ai réalisé une analyse multicritère, disponible en Annexe 6, pour vérifier l’adéquation dessystèmes de traitement avec les perspectives de développement des communes. Elle est baséesur les critères suivants :- le taux de charge organique réel (faible, moyen ou fort)- le taux de charge hydraulique réel (faible, moyen ou fort)- l’âge de la station en 2015 et en 2030 (bon, moyen, mauvais)- la population équivalente raccordée en 2015 et en 2030 (station non saturée, en limitede saturation, à saturation)Les critères à 2030 sont donnés à titre indicatif. Les quatre autres critères ont le même poidsdans l’analyse pour déterminer la priorité de mise à niveau des systèmes de traitement.Delphine CHIOTTI32Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIFPour chaque critère, les points attribués sont les suivants :- 0 point pour faible, bon et non saturée- 1 point pour moyen et à limite de saturation,- 2 points pour fort, mauvais et à saturationPar conséquent, si la station d’épuration comptabilise :- moins de 2 points, elle est classée en priorité 3,- 2 points, elle est classée en priorité 2,- 3 points et plus, elle est classée en priorité 1.Les taux de charge sont examinés ici sans prendre en compte les problèmes d’eaux parasites.La plupart des communes de Nîmes Métropole affichent des prévisions de croissance assezimportantes, parfois supérieures à celle du SCOT à l’horizon 2015. Ce développementnécessitera obligatoirement un renforcement des réseaux de collecte et des systèmes detraitement. Il est donc pris en compte dans la date de saturation des stations les prévisions descommunes si elles jugent qu’elles vont dépasser les valeurs du SCOT 2015.A l’horizon 2015, la capacité des stations d’épuration est pour 50% du parc suffisante et permetde répondre aux besoins démographiques des communes à condition de réduire les apportsd’eaux parasites. Pour deux stations (Garons et Saint-Gilles), la capacité est insuffisante àl’horizon 2015, les projets d’extension sont en cours. Pour le reste des communes, soit 40% duparc, les stations seront en limite de saturation à l’horizon 2015. A l’horizon 2030, la capacitéde l’ensemble du parc sera insuffisante. Il faut préciser que les stations de Bernis et de Généracne sont pas priorisées car elles sont situées en dehors du territoire de Nîmes Métropole.Les scénarios les plus urgents à étudier sont donc : Cabrières, Caissargues, La Vaunage, LaCalmette, Manduel et Milhaud (hors saint Gilles et Garons car elles sont en cours deréalisation).2.3. BOUES ET SOUS-PRODUITS DE L’ASSAINISSEMENT2.3.1 Les boues des stations d’épuration Production actuelle de boues et perspectives d’évolutionLes données de production de boues d’épuration sont issues de plusieurs sources : les rapportsannuels du SATESE, les données brutes d’auto-surveillance et les comptes-rendus annuelsd’exploitation des délégataires. Sur l’année 2007, 3 764 tonnes de matières sèches (TMS) deboues ont été produites par les différentes stations d’épuration traitant les effluents du territoirecommunautaire. La production présentée est celle observée en sortie de traitement des eauxsans aucun conditionnement.L’évaluation de la production future en 2015 et 2030 est basée sur l’évolution de la populationraccordée en équivalent/habitant. Cependant, lorsque la filière de traitement des effluents meten œuvre des procédés biologiques, l'évaluation de la production de matières sèches resteempirique du fait du grand nombre de facteurs entrant en jeu. Dans le cas d’un traitement parboues activées (procédé utilisé dans chaque station de Nîmes Métropole), la production esthabituellement comprise entre 30 et 50 g de MS/EH/j. En comparant le tonnage réel produit en2007 et le tonnage théorique, il apparaît qu’un ratio de 50 g MS/EH/j. sur 365 jours estcohérent (3592 TMS théorique contre 3760 TMS observées, soit une différence de moins de5%). Ainsi, l’agglomération produirait 5134 TMS en 2015 et 6762 TMS en 2030. Plusprécisément, les productions 2007, 2015 et 2030 pour chaque station sont disponibles enAnnexe 7.Delphine CHIOTTI33Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF Destination des boues d’épurationLa totalité de la production de boues de Nîmes Métropole est valorisée via des filièresagronomiques : épandage précédé de compostage ou épandage direct (Cabrières, Redessan,Rodilhan (pour partie), Caissargues et Générac). L’arrêté du 8 janvier 1998 [10] fixe lesprescriptions techniques de l’épandage agricole. La qualité des boues et les précautionsd’usage sont définies ainsi que les modalités de surveillance. Les plans d’épandage sont soumisà autorisation et une solution alternative d’élimination des boues doit être prévue pour pallierun empêchement temporaire. Toutes ces obligations sont remplies par les stations de NîmesMétropole et la grande majorité des boues sont aptes à l’épandage. La solution alternative,l’incinération sur la station de Nîmes-Ouest, a été utilisée en 2007 pour l’élimination de lots deboues non-conformes (teneur élevée en cadmium).Pour conclure, la qualité des boues et l’absence d’éléments toxiques garantissent la filière devalorisation agricole, De plus, la surface agricole utilisée sur Nîmes Métropole obtenue lors durecensement général agricole de 2000 [2] s’élève à 23 605 ha, soit 40% du territoire. Ladisponibilité de terrain pour l’épandage du compost permet donc de projeter cette filièred’élimination sur le long terme.2.3.2 Les refus de dégrillageLes productions de refus de dégrillage sont exprimées ou en volume (m 3 ) ou en tonnage (T).Compte tenu de l’hétérogénéité des produits, il est difficile d’établir une densité moyenne desrefus de dégrillage afin de convertir un tonnage en volume. De la même façon, il n’existe pasde ratio de production de refus de dégrillage par habitant raccordé.Les refus de dégrillage sont généralement collectés en mélange avec les ordures ménagères etincinérés sur une installation située à Nîmes. Cette filière est réglementaire et pérenne. Lesrefus de dégrillage ne constituent pas des déchets dont les filières d’élimination sont difficiles àtrouver. Ainsi, la connaissance du tonnage ou volume total actuel de refus de dégrillage n’estpas impérative.2.3.3 Les matières de vidange Gisement actuelSur le territoire de Nîmes Métropole, seule la station de Nîmes-Ouest est destinée à recevoirdes matières de vidange brutes à l’heure actuelle. Cette station reçoit des concentrations dematières de vidange beaucoup plus élevées que les concentrations habituellement rencontrées(10g DBO5/l). Le volume de matières de vidange reçues serait de 5.500 m3/an (4.000 deNîmes et 1500 des autres communes), soit 21 m3/j pour 5 jours par semaine (260 jours/an)).Les valeurs de l’auto-surveillance font apparaitre un flux moyen de DBO5 de plus de 600 kg/j.La concentration des matières entrantes serait donc de l’ordre de 30 g/l. En prenant en compteune production de 60 g DBO5/EH/j, cette quantité de matières de vidange correspondrait à 10000 EH.L’exploitant explique cette concentration par la présence de graisses qui seraient mélangéesaux matières de vidange et estime que les matières de vidange strictes acceptées sur la stationde Nîmes représentent les 2/3 de ces 10 000 EH. La valeur de 10.000 EH est donc pondérée parla part des graisses. Il est estimé que des 10.000 EH, c’est environ 6.500 EH qui correspondentréellement à des matières de vidange de fosse.Delphine CHIOTTI34Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF Gisement en 2030 et destinationLa gestion de l’assainissement non collectif est assurée par un service public, créé dans le cadrede la Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole (le SPANC). Ce service effectue uncontrôle de la conformité et prescrira le cas échéant des filières de réhabilitation. NîmesMétropole a confié le contrôle de l’assainissement non collectif de l’ensemble des communes,par marché, à un prestataire de service qui a déjà réalisé le contrôle de 1 854 installations. Letaux de conformité à ce jour est estimé à 10%. D’ici 2030, la mise en conformité desinstallations d’assainissement non collectif par le biais du SPANC tendra à générer un volumede matières de vidange plus important qui se rapprochera du gisement théorique.Ce gisement est le suivant : en considérant une vidange tous les 4 ans (4 m3 par vidange) des9.334 installations (voir 1.3.2) en assainissement autonome sur l’ensemble du territoire deNîmes Métropole, le volume de matières de vidange théoriquement généré est d’environ 9330m3/an, soit 36 m3/j. Ce volume représente 3880 m3/jour supplémentaires par rapport à laquantité actuellement reçue par la station. Cela correspond à 15 m3/j à 10 g/l et 150 kgDBO5/j c’est à dire à 2500 EH supplémentaires. En 2030, le gisement serait donc de 9000 à10000 EH à prendre en compte.Les matières de vidange constituent donc une part importante des flux polluants. Le principeadopté est de n’accepter ces matières « brutes » que sur les stations de capacité supérieure à10.000 EH, et en ne dépassant pas 5% du flux de DBO5 reçue par le réseau.2.3.4 Les graisses Gisement actuelA Nîmes-Ouest, les graisses issues des dégraisseurs des stations subissent un pré-traitementbiologique (lipocycle) permettant de les rendre assimilables par le traitement principal de lastation. L’objectif est de quantifier la DCO à traiter en sortie du lypocycle. Les graisses fontl’objet d’une mesure auto-surveillance spécifique depuis juin 2008. En six mois, 5700 m3 degraisses ont été admises sur le traitement spécifique des graisses. Le rendement du lipocycle estd’environ 90% et la charge résiduelle représente 6 tonnes de DCO par mois, soit 200 kgDCO/jour (30 jours par mois). En prenant un ratio de DCO de 120g/j/EH, cela représente 1600EH.Il faut également prendre en compte la part de graisses issues des matières de vidange. Ellesreprésenteraient 1/3 des 5500 m3, soit 1800 m3 et 7 m3/jour (260 jours de l’année). Enconsidérant une concentration des graisses en DCO de 65g DCO/l (environ la valeur à la sortied’un dégraisseur), cela représente 455 kg/j. Avec un rendement du lipocycle de 90%, on obtient46 kg de DCO/j, soit 400 EH. A Nîmes-Ouest, le flux de graisses serait donc de 2000 EH.Les graisses acceptées sur la station de Nîmes représentent 2/3 de celles produites sur leterritoire de Nîmes métropole, le flux journalier à prendre en compte est alors de 3.000 EH en2009. Gisement en 2030 et destinationL’augmentation du rendement des stations d’épuration et la hausse attendue de la populationraccordée génèrera une hausse sensible des volumes de graisses collectés. S’y ajouteront, le caséchéant, les graisses qui seront produites par des établissements industriels de typeagroalimentaire qui pourraient s’implanter sur le territoire de Nîmes Métropole. On estimedonc le flux de graisses en 2030 entre 4000 et 5000 EH.Les graisses représentent donc un flux polluant à prendre en compte. Pour maîtriser ce flux, lesstations d’épuration de plus de 15.000 EH seront systématiquement équipées de dispositifsd’hydrolyse des graisses permettant l’abattement calculé sur le tonnage initial (réacteurbiologique rendant les graisses assimilables dans les bassins d’aération).Delphine CHIOTTI35Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF2.3.5 Les matières de curage Gisement actuelLes données concernant les matières de curage proviennent de l’auto-surveillance de la stationd’épuration de Nîmes-Ouest. En 2008, la station de Nîmes a reçu 3.250 m3 de produits decurage (incluant une partie de matières en provenance de réseaux pluviaux). De plus, elle aaccepté 600 tonnes de sables de stations d’épuration de densité 1,8 soit environ 330 m3.Ces 3.600 m3 de produits entrants ont subi un traitement de produit de curage et ont généré53.000 m3 d’effluents injectés dans la station (point auto-surveillance matières de curage). Levolume d’eaux de lavage (eau industrielle) utilisée pour ce traitement est donc de près de50.000 m3/an. La moyenne journalière de volumes introduits dans la station est de près de 300m3 (en prenant 160 jours de curage par an). La concentration moyenne est de 2,15 g/l deDBO5, soit un flux de 645 kg/jour, soit plus de 10.000 EH.Les matières de curage acceptées sur la station de Nîmes représentent les 4/5ièmes de cellesproduites sur le territoire de Nîmes Métropole. Le flux journalier à prendre en compte est doncproche de 12.500 EH en 2009. Gisement en 2030 et destinationLe gisement de matières de curage évoluera peu, et essentiellement en fonction des nouveauxréseaux qui seront créés. A l’heure actuelle, le réseau s’étend de 5 km par an en moyenne, soit120 km en 20 ans. Il faut y rajouter les passages de certaines communes en réseau séparatif etcertains projets d’extension de grande envergure. Cela représenterait de 20% à 35 %d’augmentation de linéaires de réseau par rapport aux 840 km existants. En répercutant cela surles matières de curage, on obtient de 15 000 à 17 000 EH à l’horizon 2030.Il existe deux possibilités d’élimination des matières de curage et des sables :- le traitement en station d’épuration sur des ouvrages spécifiques,- l’enfouissement après égouttage et obtention d’une siccité minimale de 30%.Le traitement en station d’épuration nécessite des ouvrages très spécifiques de traitement desproduits de curage. Ces ouvrages requièrent un suivi et des compétences particulières.Actuellement, seule la station d’épuration de Nîmes dispose de ce type d’ouvrage.Dans tous les scénarii, ces ouvrages spécifiques de la station de Nîmes seront maintenus etdéveloppés. Il n’est pas envisagé d’autres sites de réception et de traitement des matières decurage. Les matières de curage produites sur le territoire de l’agglomération qui ne seraient pasdépotées à Nîmes seraient enfouies.Delphine CHIOTTI36Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 2 : DIAGNOSTIC DES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT COLLECTIF2.4. SYNTHESECe diagnostic est basé sur :- la reconnaissance des systèmes de traitement (réseaux et stations),- l’analyse des données existantes et des études antérieures,- les différents entretiens réalisés avec les élus, les exploitants et le serviceassainissement de Nîmes Métropole,- l’analyse de l’auto-surveillance pour les systèmes de traitement.Les premiers constats effectués sont les suivants. Des réseaux d’assainissement quasiment tous sensibles aux eaux parasites permanenteset météoriquesLes contextes topographique, hydrogéologique et pédologique sont peu favorables pourdisposer de réseaux de collecte étanches et performants. Les réseaux, malgré lesrenouvellements réalisés, sont très anciens et notamment les collecteurs de transport qui sontrelativement profonds et exposés à des infiltrations d’eaux de nappes. La pluviométrie estrépartie sur une large partie de l’année, avec des épisodes pluvieux assez soutenus, ce quiprovoque par endroit des états de nappes hautes quasi-permanents. En l’absence de réseaupluvial dans certains quartiers et faces à des difficultés pour certains riverains d’évacuer leseaux pluviales, ces dernières sont collectées par des réseaux théoriquement séparatifs. Les testsà la fumée sont souvent peu concluants et ce en raison de la présence de nombreuses boîtessiphoïdes qui ne permettent pas de localiser les points d’intrusion. Des postes de refoulement souvent équipés de trop plein non télésurveillésEn l’absence de télésurveillance, des débordements peuvent se produire, par temps sec en casde panne. A noter que Nîmes Métropole a lancé une étude diagnostique de tous ses ouvragesqui devra aboutir un programme de travaux de mise en sécurité. La télésurveillance doit êtreconsolidée. Des systèmes de traitement qui répondent aux besoins des communes en situationactuelleDans l’ensemble, les différentes communes de Nîmes Métropole disposent de systèmes detraitement qui répondent en situation actuelle aux besoins des communes. Leur fonctionnementpar temps sec est globalement correct, malgré d’importants apports d’eaux parasites. Lesquelques dysfonctionnements relevés sont mineurs et sont, pour la plupart déjà pris enconsidération par le service assainissement de Nîmes Métropole. Des travaux de réhabilitationsont entrepris actuellement. D’autres sont programmés pour les prochaines années. Des sous- produits de l’assainissement à traiterEn plus de la population équivalente raccordée (population + activités), les stations d’épurationdevront donc pouvoir accueillir à l’horizon 2030 :- un gisement de 9000 à 10 000 EH de matières de vidanges,- un gisement de 15000 à 17000 EH de matières de curage et sable,- un gisement de 4000 à 5000 EH de graisses.Ce qui représente l’équivalent de 28 à 32.000 EH en charge entrante pour accueillir cesdéchets.Delphine CHIOTTI37Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII3. ELABORATION DES SCENARII3.1. SCENARII ENVISAGES3.1.1 Les grandes lignes des scénarii envisagés Objectifs des scenariiCette phase vise à élaborer des scénarii de collecte et de traitement des eaux usées sur tout leterritoire de Nîmes Métropole. Ces propositions répondront toutes aux exigences suivantes :- satisfaire à tous les besoins des communes à l’horizon 2030,- être cohérents, techniquement et financièrement réalistes,- assurer une fiabilité optimale de la collecte et du traitement,- respecter la qualité des milieux récepteurs et s’inscrire dans une démarche de recherchedu bon potentiel et du bon état écologique des cours d’eau concernés aux échéancesprévues- garantir des filières pérennes d’élimination des déchets d’assainissement. Scenarii et programme travaux sur le réseauLes scénarii envisagés concernent les regroupements éventuels de stations d’épuration, lesaménagements à apporter aux stations à remplacer ou à supprimer et les réseaux de transfertvers les nouvelles unités de traitement à mettre en place.En complément de ces scénarii, un programme de travaux sur les réseaux est à mettre en place.Ce programme est en cours de réalisation et sera sans doute à compléter avec les résultats desinvestigations complémentaires préconisées. Celui-ci reste valable dans tous les cas de figureproposés ensuite. Seule peut évoluer la programmation de ces travaux en fonction dudéveloppement du scénario retenu. L’enveloppe financière globale des travaux deréhabilitation, renouvellement, renforcement et développement des réseaux est la même pourtous les scénarios. Rappels des hypothèses retenuesIl faut préciser qu’au démarrage de cette deuxième phase, Nîmes Métropole a intégré quatrenouvelles communes au sein de son département assainissement : Saint-Chaptes, Sainte-Anastasie et Dions au nord du territoire, proche de La Calmette et Sernhac à l’est, près deLédenon. Ces quatre communes doivent donc être prises en compte dans l’élaboration desscénarii et possèdent chacune leur propre station d’épuration.L’élaboration des scénarii est basée sur les besoins de l’agglomération à l’horizon 2030.Chaque scénario propose l’état <strong>final</strong> en 2030 mais seul le scénario choisi par Nîmes Métropoleproposera un échéancier des travaux.Les hypothèses d’évolution de flux de pollution restent celles validées en 1.3.4. et intègrent lesflux calculés pour les nouvelles communes.Les hypothèses de travail sur les déchets d’assainissement retenues dans l’élaboration desscénarios reposent sur les seuils suivants (la capacité des stations d’épuration correspond auxbesoins liés à la population raccordée et aux activités diverses) :- pour une station de capacité inférieure à 10.000 EH : pas de dépotage de matières devidange, ni de matières de curage ni de graisses.- pour une station d’épuration de capacité comprise entre 10.000 EH et 100.000 EH :dépotage de matières de vidange et graisses mais aucun dépotage de matières decurage ; le total des charges supplémentaires apportées sera inférieur ou égal à 5% de lacharge entrante (flux apporté par les réseaux).Delphine CHIOTTI38Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII- pour une station d’épuration de capacité de plus de 100.000 EH : dépotage de matièresde vidange, de matières de curage et de graisses ; le total des charges supplémentairesapportées sera inférieur ou égal à 10% de la charge entrante (flux apporté par lesréseaux).3.1.2 Présentation des scénariiLe scénario de référence consiste à mettre en adéquation les besoins des communes et lesstations d’épuration existantes. Ce scénario prévoit le remplacement des ouvrages en lieu etplace des ouvrages existants. A l’inverse, une solution de regroupement maximum des effluentsest étudiée sur le site de la station d’épuration de Nîmes qui se verrait doter d’une nouvelle filede traitement. Entre les deux scénarios opposés, plusieurs stratégies de regroupement sontétudiées.Sept scénarios sont étudiés et présentés ci-dessous, avec un nombre total de stations variant de21 (situation actuelle) à 6. Les stations de de Générac/Beauvoisin et Bernis/Aubord dont lamaîtrise d’ouvrage est extérieure à l’Agglomération de Nîmes-Métropole ne sont pascomptabilisées dans ces 21 stations. Seul le scénario 7 prend en compte le raccordement deBernis sur Nîmes. Les stations de Saint Gilles et Garons dont les études sont avancées ne sontpas des variables étudiées dans les scénarios. D’autre part, la station de Poulx n’est pas prise encompte dans les stratégies de regroupement du fait de son éloignement. Scénario 1 : le scénario de référence avec 21 stations d’épurationCe scénario est basé sur le maintien de la stratégie de collecte et de traitement actuelle. Il estessentiellement destiné à servir de point de départ des analyses comparatives.Ce scénario est présenté en Figure 5 et rappelle l’implantation des différentes communes sur leterritoire. La description des scénarii qui suit présente uniquement les modifications par rapportau scénario de référence et ne rappelle pas les communes qui ne subissent pas de changement.Seule la station de Nîmes subit des extensions, tous les autres regroupements impliquent laconstruction d’une nouvelle station d’épuration. Scénario 2 : 17 stations d’épurationLe scénario 2 prévoit :- le raccordement sur Nîmes de Milhaud et Caissargues,- le raccordement de Caveirac sur la Vaunage,- le regroupement des effluents de Dions et la Calmette sur un site unique à Dions. Scénario 3 : 12 stations d’épurationLe scénario 3 prévoit :- le raccordement sur Nîmes de Milhaud et Caissargues, Bouillargues et Rodilhan,- le raccordement de Caveirac sur la Vaunage,- le regroupement des effluents de Dions, la Calmette et Sainte Anastasie sur un siteunique à Sainte Anastasie (nouvelle station hors zone inondable),- le raccordement de Cabrières sur Bezouce/St Gervazy,- le raccordement de Ledenon sur Sernhac (nouvelle station avec rejet dans le Gardon).Delphine CHIOTTI39Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIISource : Carte IGNConception : Egis EauFigure 5 : Scénario 1 soit 21 stations d’épurationDelphine CHIOTTI 40Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Scénario 4 : 11 stations d’épurationLe scénario 4 prévoit :- le raccordement sur Nîmes de Milhaud et Caissargues, Bouillargues et Rodilhan,- le raccordement de Caveirac sur la Vaunage,- le regroupement des effluents de Dions et la Calmette sur un site unique à Dions.- le raccordement de Ledenon sur Sernhac (nouvelle station avec rejet dans le Gardon),- le regroupement de Manduel et Redessan.- le regroupement de Marguerittes, St Gervazy, Bezouce et Cabrières sur Marguerittes. Scénario 5 : 9 stations d’épurationLe scénario 5 prévoit :- le raccordement sur Nîmes de Milhaud, Caissargues, Bouillargues, Rodilhan,- le raccordement sur la Vaunage de Caveirac,- le regroupement des effluents de Dions et la Calmette, Sainte Anastasie et St Chaptessur un site unique de traitement à Ste Anastasie (nouvelle station « nord »hors zoneinondable),- le raccordement de Ledenon sur Sernhac- le regroupement de Manduel et Redessan.- le regroupement de Marguerittes, St Gervazy, Bezouce et Cabrières sur Marguerittes. Scénario 6 : 8 stations d’épurationLe scénario 6 prévoit le raccordement de Marguerittes, St Gervazy, Bezouce et Cabrières surNîmes via Marguerittes et garde toutes les autres composantes du scénario 5 Scénario 7 : 6 stations d’épuration.Le scénario 7 prévoit le raccordement de Bernis, Manduel, Redessan, Lédenon et Sernhac surNîmes et conserve les principes du scénario 6.3.1.3 Les réseaux de transfert à créer dans chaque scénario Méthodologie de calculLes longueurs de réseau à poser ont été déterminées par la reconnaissance de terrain et parl’étude des cartes IGN.Les diamètres des collecteurs gravitaires ont été calculés grâce à la formule de Manning-Strickler pour un remplissage de 50 à 70% des conduits circulaires :Q = K*S*I^(0.5)*Rh^(2/3)Avec:- Q = Q pointe, le débit de pointe * coefficient de pointe = 200 l/j/EH * 2.5 = 500 l/j/EH- I, la pente = 5 mm/m en moyenne sur le territoire- K, la rugosité = 70 pour des conduites en fonteLes diamètres des collecteurs de refoulement ont été déterminés sur la base d’une vitessed’écoulement supérieure à 1.5 m/s pour l’élimination du bio-film déposé sur les conduits parles eaux usées.Les résultats ont été ensuite adaptés selon les besoins des communes (prévisions des communessupérieures au SCOT). De plus, le diamètre choisi pour les conduites gravitaires est toujourssupérieur au diamètre requis.Delphine CHIOTTI41Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Raccordement de Caveirac sur la Vaunage (scénarii 2 à 7)A partir de l’actuelle station de Caveirac, les effluents peuvent être dirigés gravitairement versle site de la Vaunage par une canalisation en Ø300 mm sur 1900 ml. Ils rejoindraient ensuite lecollecteur de transport amont de la station de la Vaunage qui devra être renouvelé en Ø400 mmsur 1300 ml. Sa réhabilitation est dans tous les cas nécessaire car ce collecteur est très sensibleaux eaux parasites. Raccordement progressif des stations au nord (La Calmette, Dions, Sainte Anastasie etSaint Chaptes)Dans les scénarii 2 et 4, le poste de relevage de la station de La Calmette est aménagé pourrefouler les effluents de la commune sur 2500 ml en Ø200 mm vers l’actuel site de Dions quiserait reconstruit.Dans le scénario 3, les effluents de La Calmette sont pareillement orientés sur le site de Dions.Un poste de refoulement est construit à Dions et les effluents des deux communes sont ramenésà Sainte Anastasie par un collecteur de Ø200 mm sur 1300 ml. Le poste de Sainte Anastasie estégalement aménagé pour recevoir les effluents de la commune qui sont transférés sur le site dela station par une conduite de Ø200 mm sur 650 ml.Dans les scénarii 5 à 7, les effluents de La Calmette et de Dions sont emmenés sur SainteAnastasie. De leur côté, les effluents de Saint Chaptes rejoignent le site de Sainte Anastasie parun refoulement de Ø200 mm sur 2500 ml puis par une conduite gravitaire de Ø200 mm de1500 ml. Enfin, ils se rajoutent à ceux de Sainte Anastasie et sont refoulés sur le site de lastation par le Ø200 mm sur 650 ml. Raccordement de Lédenon sur Sernhac (scénarii 3 à 6)Les effluents de Lédenon sont transférés sur le site de Shernac par une conduite de refoulementde Ø200 mm 1000 ml puis par un collecteur gravitaire de Ø200 mm sur 3250 ml. Raccordement de Redessan sur Manduel (scénarii 4 à 6)Les effluents de Redessan sont transférés sur le site de Manduel par une conduite derefoulement de Ø200 mm sur 1000 ml puis par un collecteur gravitaire de Ø200 mm sur 1000ml. Raccordements progressifs de la majorité des stations de Nîmes Métropole sur celle deNîmesDans les scénarios 2 à 7, le poste de refoulement de la station d’épuration actuelle de Milhaudest déplacé de 200 mètres au sud vers la route nationale et les effluents lui sont transférésgravitairement sur ces 200 ml en Ø300 mm. Puis, les effluents sont refoulés par une conduiteen Ø200 mm de 2000 ml à travers champs. Celle-ci rejoint le collecteur de transport dediamètre 800 mm qui dessert la station de Nîmes. Pour éviter tout problème de corrosion de lacanalisation en béton, le poste est équipé d’un traitement des sulfures. Dans le scénario 7, Leseffluents de Bernis sont renvoyés sur Nîmes via Milhaud qu’ils rejoignent par un refoulementde 1500 ml en Ø200 mm puis gravitairement sur 1800 ml en Ø300 mm.Dans le scénario 2, le poste de refoulement de Caissargues est aménagé pour refouler seseffluents en Ø300 mm sur 700 ml. Les effluents traversent ainsi le Vistre et joignent lecollecteur de transport en fonte de diamètre 1000 mm qui dessert la station de Nîmes.Dans les scénarios 3 à 7, le raccordement de Caissargues, Bouillargues et Rodilhan se fait parla rive gauche du Vistre. Il faut renforcer les postes des stations existantes et mettre en place unpompage en cascade (Rodilhan sur Bouillargues puis les deux sur Caissargues). La traversée duVistre se fait au niveau du Ø1000 mm de la station de Nîmes à partir du site de l’actuellestation de Caissargues. Dans le scénario 7, il faut rajouter les effluents de Redessan surManduel qui sont renvoyés sur Rodilhan.Delphine CHIOTTI42Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIDans le scénario 3, les effluents de Cabrières sont transférés gravitairement sur Bezouce/StGervazy par un Ø200 mm sur 2450 ml puis par un collecteur de Ø300 mm sur 1550 ml(effluents de Saint Gervasy captés). Puis, dans les scénarii 4 et 5, les effluents sont refoulés surMarguerittes par un Ø250 mm sur 700 ml puis par un conduit gravitaire de 1050 ml en Ø400mm. Dans les scénarii 6 et 7, Sernhac est renvoyé sur Ledenon puis les effluents des deuxcommunes sont transférés sur Marguerittes via Saint Gervasy. Le site de la step deMarguerittes est ensuite relié au poste de refoulement de l’ancienne station de Nîmes Centrepar un refoulement de 1000 ml en Ø300 mm qui passe en fonçage sous les voies SNCF, puispar un réseau gravitaire de 5000 ml en Ø400 mm.3.1.4 Ouvrages d’épuration dans les différents scénariiLe Tableau 12 indique les regroupements des différents scénarii et explicite les capacités dessystèmes de traitement à prévoir. Les capacités d’accueil de déchets sont prises en compte dansces calculs. Les MVG sont les matières de vidange et graisses pour les stations de 10 000 à 100000 EH et les MVCG sont les matières de vidange, de curage et graisses pour les stations deplus de 100 000 EH.Delphine CHIOTTI43Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIbesoins (EH) capacité Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 42015 2030 actuelle 21 step 17 step 12 step 11 stepSainte Anastasie 2 000 3 000 1 500 1 3 000 1 3 000 1 3 000Dions 800 1 200 700 2 1 2001 8 0002 5 000La Calmette 2 200 3 300 2 500 3 3 5002 5 000St Chaptes 2 000 3 000 2 000 4 3 000 3 3 000 2 3 000 3 3 000St Come et Maruejols 800 1 200Clarensac 3 700 5 10016 000 + 16 000 + 16 000 +9 500 5 10 000St Dionisy 1 000 1 4004 MVG (5%) 3 MVG (5%) 4 MVG (5%)Langlade 1 100 2 100total 17 000 total 17 000 total 17 000Caveirac 3 800 5 500 5 000 6 6 000Milhaud 6 600 9 600 7 000 7 10 000Nîmes 189 000 235 000 230 000 8235 000 +MVCG (10%) 5total 258 000Caissargues 4 300 6 700 5 000 9 7 000Bouillargues 5 600 6 700 7 000 10 7 000 6 7 000Rodilhan 3 000 3 600 5 500 11 5 000 7 5 000Marguerittes 10 000 15 600 15 000 12St Gervazy 1 600 2 800Bezouce 2 400 3 90016 000 + MV(5%)total 17 5008252 000 +MVCG(10%)total 277 00016 000 + MV(5%)total 17 5004 600 13 7 000 9 7 000Légende :Nombre de stationTableau 12 : Ouvrages d’épuration pour chaque scénarioCapacité des stations en EHDelphine CHIOTTI 44Mémoire de fin d’étudeJuin 2009516 000 + MV(5%)total 17 5006 10 000Cabrières 1 300 2 100 1 500 14 2 500 10 2 500Ledenon 1 400 2 400 1 500 15 2 500 11 2 5007Sernhac 2 000 3 000 1 500 16 3 000 12 3 000Redessan 2 900 4 100 5 000 17 5 000 13 5 000 8 5 000Manduel 6 700 8 500 9 000 18 9 000 14 9 000 9 9 000Bernis 3200 4000 7000Maîtrise d'ouvrage du syndicat Bernis-AubordPoulx 4400 6600 5 000 19 7 000 15 7 000 10 7 000 9 7 000 7 7 000 6 7 000 4 7 000St Gilles 16400 27900 14400 20 36 000 16 36 000 11 36 000 10 36 000 8 36 000 7 36 000 5 36 000Garons 5100 13300 4500 21 14 500 17 14 500 12 14 500 11 14 500 9 14 500 8 14 500 6 14 500Générac 5200 6200 9500Maîtrise d'ouvrage du syndicat Générac - Beauvoisincapacité déchets d'assainissement (MV, MC, graisses)24 500 27 500 28 500 29 000 29 500 0 31 500 31 500294 300 395 200 354 2004264 000 +MVCG(10%)total 290 000568264 000 +MVCG(10%)total 290 00026 000 +MVG (5%)total 27 0005 500 7 5 500 514 000 +MVG (5%)total 15 00012346Scénario 5 Scénario 6 Scénario 79 step8 step 6 step11000 + MV(5%)total 11 50016 000 +MVG (5%)total 17 000264 000 +MVCG(10%)total 290 00026 000 +MVG (5%)total 27 0005 50014 000 +MVG (5%)total 15 0001234 5 500511000 + MV(5%)total 11 50016 000 +MVG (5%)total 17 000290 000 +MVCG (10%)total 319 00014 000 +MVG (5%)total 15 00012311000 + MV(5%)total 11 50016 000 +MVG (5%)total 17 000310 000 +MVCG (10%)total 340 000


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII3.2. COUTS DE CHAQUE SCENARIOLe coût global de chaque scénario est déterminé à partir des types de travaux à mettre en œuvre(coûts d’investissement) ainsi que des coûts de fonctionnement des stations d’épuration3.2.1. Bases de coûtsLes bases de coûts hors taxes ont été fixées grâce aux connaissances du service Maîtrised’œuvre Hydraulique Urbaine qui maîtrise les prix actuellement pratiqués dans la région. Les réseaux de transfertLe coût estimé des réseaux de transfert comprend la fourniture et la pose de canalisations enfonte à des profondeurs maximales de 3,5 mètres, y compris fouille, remblais et pour deslinéaires supérieurs à 300 mètres. La prise en compte de l’environnement de pose de laconduite est faite au travers de la définition de trois catégories : voirie ou piste secteur nonconstruit, voirie secteur urbain aéré, voirie centre urbain dense. Les coûts de travaux spéciaux(fonçage, forage dirigé,...) sont estimés à 5 fois le coût des travaux « conventionnels ». LeTableau 13 fixe ces coûts.Diamètre (mm)Coût au mètre linéaire (€ HT)Secteur non construit Secteur urbain aéré Centre urbain denseØ 300 250 350 450Ø 400 350 450 600Ø 500 500 650 800Ø 600 650 850 1000Ø 800 900 1.150 1300Tableau 13 : Coûts d’investissement des réseaux de transfert Les stations d’épuration (coûts d’investissement)Les stations à créer sont chiffrées au stade des scénarios sur la base d’une filière boues activéesaération prolongée traitant l’azote et le phosphore. Les coûts des mesures compensatoires àmettre en œuvre dans les zones inondables (plate-forme et volume de compensation en zoned’expansion) et les ouvrages de protection et de restitution au milieu récepteur sont intégrésdans ces prix dans la limite d’ouvrages techniquement simples (légère surélévation, création devolumes compensatoires, bassins de sécurité à fonction décanteur et temps de séjour court,aménagements simples de zones humides,...). Ces coûts (cf. Tableau 14) ne prennent pas encompte les acquisitions foncières et les mesures compensatoires plus importantes.Capacité (EH)Coût par EH (€ HT)2000 à 5000 3805000 à 10000 32010000 à 20000 28020000 à 50000 25050000 et plus 220Tableau 14 : Coûts d’investissement des stations d’épuration Les stations d’épuration (coûts de fonctionnement)Les coûts de fonctionnement (cf. Tableau 15) comprennent le fonctionnement courant, lerenouvellement à hauteur de 4% de l’investissement total et l’élimination des déchetsd’assainissement (refus, sables, graisses, boues).Delphine CHIOTTI45Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIICapacité (EH)Coût par EH (€ HT)2000 à 5000 305000 à 10000 2710000 à 20000 2420000 à 50000 2250000 et plus 20Tableau 15 : Coûts de fonctionnement des stations d’épuration Les postes de refoulementPour un volume de 0,2 m3/jour par EH, le débit de pompage requis est estimé à trois fois ledébit moyen, soit 0,025 m3/H/EH. Le coût estimé des postes de refoulement comprend leséquipements :- de génie civil (double bâche, local,…), pour des profondeurs inférieures à 5 mètres,- électromécaniques et électriques,- métrologie et de télésurveillance,- de sécurité (clôture,…),- de traitement de sulfuresConcernant les aménagements de postes existants, les travaux concerneront généralement lerenforcement des débits de pompage, les aménagements extérieurs et le traitement des sulfures.Pour déterminer les coûts des ouvrages, il sera utilisé un prix unitaire par équivalent-habitantdépendant de la capacité de l’ouvrage. Ces prix sont présentés dans les Tableaux 16 et 17 :Capacité de pompageCoût unitaireEn EHEn m3/h(€ HT/EH)1500 à 3000 40 à 75 253000 à 10000 75 à 250 2210000 à 25000 250 à 625 1925000 à 50000 625 à 1250 1750000 à 75000 1300 à 1875 15Tableau 16 : Coûts de création de postes de refoulementCapacité de pompageCoût unitaireEn EHEn m3/h(€ HT/EH)1500 à 3000 40 à 75 133000 à 10000 75 à 250 1110000 à 25000 250 à 625 925000 à 50000 625 à 1250 850000 à 75000 1300 à 1875 7Tableau 17 : Coûts d’aménagement de postes de refoulement existants Les réseaux de refoulementLe coût estimé des réseaux de refoulement comprend la fourniture et la pose de canalisationsen fonte à des profondeurs maximales de 2 mètres, y compris fouille, remblais (cf. Tableau 18).Diamètre (mm)Coût au mètre linéaire (€ HT)Secteur non construit Secteur urbain aéré Centre urbain denseØ 150 100 200 250Ø 200 150 250 300Ø 250 200 300 400Ø 300 250 350 450Tableau 18 : Coûts de création de conduites de refoulementDelphine CHIOTTI46Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII La démolitionLes coûts de démolition comprennent également l’évacuation des matériaux en décharge et laremise en état du site (cf. Tableau 19).Capacité (EH)Coût par EH (€ HT)2000 à 5000 155000 à 10000 1210000 à 20000 1020000 à 50000 850000 et plus 6Tableau 19 : Coûts de démolition de stations d’épuration Les travaux sur le réseau de collecteLe programme travaux n’étant pas terminé, il est décidé de partir sur :- des extensions de 5 km par an sur l’ensemble du réseau (base également prise pour lecalcul des matières de curage) avec un coût de 500 € HT par mètre linéaire de réseauposé,- un renouvellement du réseau existant de 1.5 à 2% des 840 km existants chaque année,cela correspond environ à 15 km par an et représente une dépense de 700 € HT parmètre linéaire de réseau réhabilité,- un programme d’équipement du réseau en télésurveillance et en auto-surveillance de2000 k€ HT sur vingt ans basé sur l’étude menée actuellement par Nîmes Métropolepour se mettre aux normes,- un coût de fonctionnement des réseaux de 2,5 €/ml/an Maîtrise d’œuvre et celluleIl est considéré que la maîtrise d’œuvre des différents travaux s’élève à 15% du coût total destravaux. Le coût de fonctionnement de la cellule est de 300 k€ HT. SubventionsIl est considéré que Nîmes Métropole sera aidée par les services de l’Etat dans ses travaux àhauteur de :- 30% pour les travaux sur les stations d’épuration, sur les réseaux de transfert et surl’instrumentation,- 15% pour le renouvellement des réseaux,- 0% pour les extensions de réseau et les divers frais de fonctionnements.3.2.2. Coûts de chaque scénarioLe Tableau 20 présente les coûts totaux des travaux annuels et sur vingt ans. Les détails descoûts de chaque scénario sont disponibles en Annexe 9.ScénarioInvestissement réel sur 20 ans (k€ HT)Investissement réel annuel (k€ HT)Fonctionnement sur 20 ans (k€ HT)Fonctionnement annuel (k€ HT)Investissement + Fonctionnement annuel (k€ HT)Investissement + Fonctionnement 20 ans (k€ HT)Tableau 20 : Coûts des scénarii1 2 3 4 5 6 7260 086 261 043 261 582 260 734 261 697 263 337 265 81513 004 13 052 13 079 13 037 13 085 13 167 13 291300 660 283 080 287 810 285 580 283 700 281 350 278 28015 033 14 154 14 391 14 279 14 185 14 068 13 91428 037 27 206 27 470 27 316 27 270 27 234 27 205560 746 544 123 549 392 546 314 545 397 544 687 544 095Delphine CHIOTTI47Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII3.3. IMPACTS ATTENDUS DES SCENARII SUR LE VISTREIl faut rappeler qu’actuellement 93% des rejets des stations d’épuration de Nîmes Métropoleconcernent le Vistre et ses affluents. De plus, la qualité de ce cours d’eau est médiocre etl’atteinte de son bon état n’est pas acquise. L’objectif de l’étude qui suit est donc d’identifierles conséquences que pourraient engendrer les différents scénarios proposés sur ce milieu.Cette analyse doit également permettre d’estimer et de comparer les qualités du Vistre et de sesaffluents à l’horizon 2030 en fonction des regroupements de stations d’épuration envisagés.Cette étude est menée à la demande des différents acteurs impliqués dans la conservation dumilieu (le Syndicat Mixte du Bassin Versant du Vistre, l’Agence de l’Eau, la Police de l’Eau etle Conseil Général du Gard). Les principes de calcul présentés ci-dessous doivent encore êtrevalidés par ce comité. Les calculs précis pour chaque scénario n’ont donc pas tous été réalisés àce jour.3.3.1 MéthodologieLe Vistre et ses affluents concernés par les différents scénarii ont été divisés en tronçonshomogènes. Entre l’amont et l’aval de chacun de ces tronçons, il n’y a pas de rejet de stationd’épuration ni de confluence significative.Les tronçons retenus, au nombre de 13, sont les suivants :Légende :1Rejet de station d'épurationConfluenceStation Hydro de BernisN° du tronçonCABRIERESLe Canabou1MARGUERITTES23Le VistreLe Valat dela Bastide9BEZOUCE/ST GERVASYLa PondreMILHAUDCAISSARGUESBOUILLARGUES11108RODILHAN74LEDENONLe BuffalonNIMES12Le GrandCourant13MANDUEL5BERNISLe CampagnolFossé6REDESSANFigure 6 : Les différents tronçons du VistreDelphine CHIOTTI48Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII3.3.2 Aspects quantitatifsL’approche quantitative vise à connaître pour chaque scénario les débits attendus sur le Vistreet ses affluents en période d’étiage sévère et sur le module interannuel. Analyse des débits actuels sur le QMNA5Le débit du Vistre, à l’aval de la zone d’étude est mesuré par la station hydro de Bernis. Cettestation est située à l’aval immédiat de la confluence avec le Campagnol et à l’amont de laconfluence avec le Grand Courant qui reçoit lui-même la Pondre. Elle est également située àl’amont du rejet de la station d’épuration de Bernis-Aubord. Le QMNA5 (débit moyen mensuelsec de récurrence 5 ans) est le paramètre retenu pour cette analyse et considéré commereprésentatif de conditions d’étiage sévère. Comme déterminé en 1.4.2., le QMNA5 de lastation hydro de Bernis est de 430 l/s.Dans un premier temps, il faut déterminer le débit de chaque tronçon dû uniquement aux rejetsde stations d’épuration en prenant en compte des pertes par évaporation et infiltration. Pourl’évaluer, je procède comme il suit.Tout d’abord, je détermine le volume journalier annuel de temps sec de chaque stationd’épuration par les données d’auto-surveillance et je déduis le débit moyen comme décrit dansle Tableau 21 :Stations d'épuration Apport STEP (m3/j) Q moyen (l/s)Cabrières 60 0,7Marguerites 1 284 14,9Bezouce - St Gervasy 684 7,9Lédenon 157 1,8Redessan 936 10,8Manduel 1 673 19,4Rodilhan 498 5,8Bouillargues 1 198 13,9Caissargues 776 9,0Nîmes OUEST 25 900 299,8Total 33166 384Tableau 21 : Rejets des stations d’épuration actuelsPuis, j’identifie la longueur des tronçons et leur largeur (grâce à la reconnaissance de terrainexplicitée en 3.3.3) afin de calculer les débits de pertes par évaporation et infiltration surchaque tronçon. La vitesse de ces pertes est estimée à 10 mm/jour sur le territoire de NîmesMétropole.Les résultats sont donnés ci-après dans le Tableau 22.Delphine CHIOTTI49Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIMasses d'eau Tronçon début du tonçon fin du tronçonlongueur(m)largeurestimée(m)S (m²)Q évap/infilt.(l/s)CanabouT1 rejet step Cabrières amont rejet step Marguerittes 5 200 1,20 6 240 0,72T2 amont rejet step Marguerittes confluence Canabou /Vistre 1 200 1,20 1 440 0,2Valat de la Bastide T3 rejet step Bezouce-St Gervazy confluence Vistre/Canabou 3 700 1,50 5 550 0,6T4 rejet step Ledenon confluence Buffalon/Fossé 9 100 1,70 15 470 1,8T5 amont rejet step Manduel confluence Buffalon/Fossé 1 100 2,20 2 420 0,3BuffalonT6 rejet step Redessan amont rejet step Manduel 1 600 1,20 1 920 0,2T7 confluence Buffalon/Fossé amont rejet step Rodihan 4 100 2,00 8 200 0,9T8 amont rejet step Rodihan confluence Buffalon/Vistre 700 2,50 1 750 0,2T9 confluence Canabou /Vistre confluence Buffalon/Vistre 4 200 2,50 10 500 1,2T10 confluence Buffalon/Vistre amont rejet step Bouillargues 1 700 2,00 3 400 0,4VistreT11 amont rejet step Bouillargues amont rejet Caissargues 3 200 6,00 19 200 2,2T12 amont rejet Caissargues amont rejet step Nîmes 2 900 7,00 20 300 2,3T13 amont rejet step Nîmes amont confluence Vistre/Campagnol 4 500 7,50 33 750 3,9Total43 200 / 130 140 15,1Tableau 22 : Pertes par infiltration et évaporationEnfin, je cumule les rejets de stations d’épuration et les pertes sur la totalité de la zoneconcernée. Cela représente 368 l/s.En effectuant la différence entre le débit total dû aux stations d’épuration arrivant à la stationhydro de Bernis et le débit mesuré, j’obtiens le débit d’étiage sans les rejets des stationsd’épuration. Ce débit est appelé le QMNA5 « non-influencé » et vaut environ 60 l/s.Ensuite, il faut partager le QMNA5 non-influencé entre les différents tronçons étudiés. Cetterépartition est réalisée en fonction du mode d’alimentation du cours d’eau. D’après l’étuded’impact des projets de renaturation des berges du Vistre sur les captages d’eau potable menéepour le département du Gard [7], le Vistre est essentiellement alimenté par la nappe d’eausouterraine de la Vistrenque en période d’étiage. Cette étude précise également quel’alimentation par cette nappe est surtout observée sur la partie aval du Vistre, à partir deCaissargues. J’ai donc réparti le QMNA5 non-influencé sur les 13 tronçons en fonction de leurlongueur et de leur situation sur le bassin versant (amont, intermédiaire, aval). J’ai ainsiattribué :- 65% du QMNA5 non-influencé sur la partie inférieure (tronçons 12 et 13),- 25% du QMNA5 non-influencé sur la partie intermédiaire (tronçons 11, 10, 9, 8),- 10% du QMNA5 non-influencé sur la partie supérieure (tronçons 1, 2, 3, 4, 5).Il ne s’agit bien entendu que d’une estimation. La vérification de ces valeurs nécessiterait descampagnes de mesures en nombre suffisant pour valider les valeurs observées. Au préalable,une partie de ce QMNA5 non-influencé est affecté au Campagnol et 57 l/s sont répartis surchaque tronçon. L’attribution est donnée dans le Tableau 23.Delphine CHIOTTI50Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIMasses d'eauTronçonapport QMNA5 noninfluencé (l/s)apport en l/s/kmlinéaire(km)QMNA5 non influencéCanabouT1T2 1,2 0,4Valat de la Bastide T3 3,7 1,36 0,36T4 9,1 3,3T5 1,1 0,4Buffalon T6 1,6 0,6T7 4,1 4,1T8 0,7 0,7T9 14 1,014,2 4,2T10 1,7 1,7Vistre T11 3,2 3,2T12 2,9 14,537 5,00T13 4,5 22,5Total57 38,0 57,00Tableau 23 : Répartition du QMNA5 non influencéLes apports de QMNA5 non-influencé ainsi que les pertes par évaporation/infiltration et lesapports des stations sont ensuite considérés et cumulés tronçon par tronçon. Il faut noter laparticularité du tronçon situé entre le rejet de Cabrières et l’amont Marguerittes. Sur ce tronçon(T1), le débit aval est nul en raison de l’infiltration directe dans un aven de la totalité du débitde la station d’épuration. Le Tableau 24 ci-après présente la méthode de calcul.Masses d'eau Tronçon début du tonçon fin du tronçonCumul<strong>final</strong> partronçon(l/s)CanabouT1 rejet step Cabrières amont rejet step Marguerittes 0,0T2 amont rejet step Marguerittes confluence Canabou /Vistre 15,3Valat de la Bastide T3 rejet step Bezouce-St Gervazy confluence Vistre/Canabou 8,6T4 rejet step Ledenon confluence Buffalon/Fossé 3,3T5 amont rejet step Manduel confluence Buffalon/Fossé 30,7BuffalonT6 rejet step Redessan amont rejet step Manduel 10,9T7 confluence Buffalon/Fossé amont rejet step Rodihan 37,1T8 amont rejet step Rodihan confluence Buffalon/Vistre 43,4T9 confluence Canabou /Vistre confluence Buffalon/Vistre 26,9T10 confluence Buffalon/Vistre amont rejet step Bouillargues 71,6VistreT11 amont rejet step Bouillargues amont rejet Caissargues 86,5T12 amont rejet Caissargues amont rejet step Nîmes 107,6T13 amont rejet step Nîmes amont confluence Vistre/Campagnol 426,0Tableau 24 : Cumul <strong>final</strong> du QMNA5 par tronçonDelphine CHIOTTI51Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Analyse des débits actuels sur le moduleL’analyse est faite sur le même principe que celle menée sur le débit d’étiage. Le module sur lastation hydro de Bernis est de 2120 l/s. La fraction non-influencée de ce module peut donc êtreestimée en déduisant à cette valeur le cumul des rejets liés aux stations d’épuration calculéprécédemment (nous n’estimons pas ici de pertes évaporation et infiltration car leur partdevient négligeable). Durant l’année, l’alimentation des différents tronçons de l’étude se faitpar ruissellement des eaux de pluie, par ressuyage des terrains et par restitution par la nappe.En l’absence de données disponibles, la répartition adoptée pour le module non-influencé estréalisée comme suit :- 50% des apports sur la partie inférieure (tronçons 12 et 13),- 35% des apports sur la partie intermédiaire (tronçons 11, 10, 9, 8),- 15% des apports sur la partie supérieure (tronçons 1, 2, 3, 4, 5).Comme pour le QMNA5, une partie de ce QMNA5 non-influencé est affecté préalablement auCampagnol. Le Tableau 25 de résultats est présenté ci-après :Masses d'eau Tronçon début du tonçon fin du tronçonCumul<strong>final</strong> partronçon(l/s)CanabouT1 rejet step Cabrières amont rejet step Marguerittes 0,0T2 amont rejet step Marguerittes confluence Canabou /Vistre 33,2Valat de la Bastide T3 rejet step Bezouce-St Gervazy confluence Vistre/Canabou 64,4T4 rejet step Ledenon confluence Buffalon/Fossé 140,8T5 amont rejet step Manduel confluence Buffalon/Fossé 71,4BuffalonT6 rejet step Redessan amont rejet step Manduel 27,6T7 confluence Buffalon/Fossé amont rejet step Rodihan 387,7T8 amont rejet step Rodihan confluence Buffalon/Vistre 423,4T9 confluence Canabou /Vistre confluence Buffalon/Vistre 277,4T10 confluence Buffalon/Vistre amont rejet step Bouillargues 773,6VistreT11 amont rejet step Bouillargues amont rejet Caissargues 924,4T12 amont rejet Caissargues amont rejet step Nîmes 1266,5T13 amont rejet step Nîmes amont confluence Vistre/Campagnol 2083,2Tableau 25 : Cumul <strong>final</strong> du module par tronçon Analyse des débits futursPour analyser les débits futurs, les tronçons définis restent inchangés, il n’y aura pas denouvelle station d’épuration sur un site où il n’y en a pas actuellement. Ceci sous-entend queles stations à créer ou à renouveler seront construites à proximité des stations existantes.Les rejets de stations d’épuration sont injectés en tenant compte :- de leur capacité à l’horizon 2030,- d’un rejet de 200 litres par habitant et par jour.Les valeurs de QMNA5 et de module non-influencé restent les mêmes. Les différents scénariosdonnent des débits à l’aval de Nîmes qui sont bien entendu très proches, la capacité totale desstations d’épuration étant la même. C’est la répartition des apports sur les tronçons qui lesdifférencie. Les calculs ne sont pas terminés à ce jour et une validation de la méthode par lesorganismes d’état est attendue. Cependant, nous pouvons dors et déjà tirer les conclusionssuivantes :- le débit d’étiage dépend très fortement des rejets des stations d’épuration (ilsreprésentent prés de huit fois le QMNA5 non influencé),- la suppression de rejets lors des regroupements de stations engendrera l’assèchementdes tronçons amont en période d’étiage.Delphine CHIOTTI52Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII3.3.3 Aspects qualitatifsA la demande de la police de l’eau, une analyse qualitative est également menée. En l’absencede données précises et de possibilité de réaliser des investigations dans le cadre de notreprésente mission, l’aspect qualitatif de l’analyse comparative des scénarios est réalisé d’unefaçon sommaire. Choix du paramètre et du modèle étudiéTout d’abord, il faut définir le paramètre à prendre en compte pour cette étude qualitative. Ilaurait été intéressant d’étudier les rejets d’azote et de phosphore. Cependant, aucun modèlesimple ne permet de les caractériser. En effet, le phosphore étant stocké dans les sédiments puislibéré selon des modèles complexes, il est difficile de le caractériser. L’azote, quand à lui,existe sous de trop nombreuses formes. De plus, la forme à étudier dépend de ce quel’oncherche à caractériser (l’azote Kjeldahl sert à identifier le processus d’eutrophisation,l’azote ammoniacal permet d’évaluer la qualité de la vie piscicole...). Nous avons donc choisid’étudier l’évolution des concentrations en DBO5 en fonction du temps à l’aide du modèle deStreeter et Phelps explicité dans un rapport édité pour le 2 ème colloque international sur l’Eau etl’Environnement à Sidi Fredj [20]. Il permet de calculer la décroissance des concentrationsgrâce au temps de séjour et à un coefficient qui dépend des caractéristiques du cours d’eau.Ce modèle repose sur deux hypothèses fondamentales :- la dégradation de la matière organique s’appuie sur une cinétique de premier ordre, (laquantité de matière dégradée ne dépend que de la concentration initiale)- la demande en oxygène dissous et la dégradation de la matière ne dépendent pas dustade de dégradation de la matière organique.L’équation utilisée est :L(x) = Lo e –k*t- L : demande biologique en oxygène restante- Lo : demande biologique en oxygène initiale- k : constante caractéristique du milieu variant de 0.07 à 0.2 /j- t : temps de séjour déterminé à partir des vitesses observéesLe coefficient qui caractérise l’auto-épuration est classé selon trois catégories : assez favorable(0.2/j), moyennement favorable (0.1/j) et défavorable (0.07/j).Pour mettre en œuvre ce modèle, j’ai mené une reconnaissance de trois jours sur chaquetronçon du Vistre. J’ai pu y mesurer la largeur du cours d’eau sur le tronçon, la hauteur d’eau,la hauteur à pleine section et la vitesse. J’ai également pu apprécier le pouvoir auto-épuratoiredu tronçon en examinant la faune, la flore, le fond... Ces informations sont explicitées dans leTableau 26 et sur la Figure 7.Delphine CHIOTTI53Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIITronçon N°Masses d'eauLargeurmesurée(m)Hauteur pleinesectionmesurée(m)Hauteurd'eaumesurée(cm)Vitessemesurée(m/s)1 1,2 1,5 0 0Débitestimé(l/s)Le Canabou2 1,2 1,5 20 0,1 24Fond Faune et Flore Ensoleillement Méandres Commentairessableux etvégétalisécaillouteux etterreuxHerbes folles, peu deroseaux et d'arbre.Herbes, roseaux,ardrisseaux, lentilles d'eau,poissons.GlobalementensoleilléEnsoleillementmoyenPas deméandresQuelquesméandresA sec la plupart dutempsUniquement alimentépar le rejet de STEP,eau stagnanteAppréciation dupotentielautoépurateurDéfavorableDéfavorable3Le Valat de laBastide1,5 2 20 0,15 45caillouteux etterreuxHerbes, buissons, peu deroseaux, lentile d'eaux ,larves, serpent d'eau.GlobalementensoleilléQuelquesméandresDéfavorable4 Le Buffalon 1,7 2,8 40proche de0terreux etalguesRoseaux,algues, plantesaquatiques, lentillesd'eau,eau stagnanteGlobalementensoleilléQuelquesméandresEau très stagnanteDéfavorable5 Fossé 1,2 2,5 20 0,12 29caillouteux etterreuxHerbes, arbres, plantesaquatiques, peu de roseauxEnsoleillementmoyenQuelquesméandresFossé canalisé àManduelDéfavorable6 Fossé 2,2 2,5 20 0,15 66caillouteux etterreuxcaillouteux et7 2 2 25 0,15 75terreuxLe Buffalon8 2,5 2 30 0,2 150 terreuxHerbes, arbres, plantesaquatiquesAlgues, vase, herbes, peude vie visibleHerbes, arbres, buissons,roseaux, ragondinEnsoleillementfaible, beaucoupd'arbresGlobalementensoleilléGlobalementensoleilléQuelquesméandresPas deméandresQuelquesméandresRejet de la STEPjonché de déchetsRejet très turbide à laSTEPDéfavorableDéfavorableDéfavorable9 2,5 2 20 0,2 100 terreux10 partienonrenaturée10 (partierenaturée)2 2,5 40 0,25 200 terreux2 0,6 55 0,25 27511 6 3 60 0,33 1200Le Vistrecaillouteux etterreuxcaillouteux etterreuxHerbes, arbres, buissons,poissonsNombreux roseaux, arbres,buissons, roseaux, poissonsRiche végétationNombreuses plantesaquatiques, quelquesroseaux, herbesEnsoleillementmoyenEnsoleillementmoyenAlternanceombre/soleilEnsoleillementmoyenQuelquesméandresQuelquesméandresBienméandréQuelquesméandresCours d'eau quicommence à prendrevieSite renaturé!DéfavorableMoyennementfavorableFavorableMoyennementfavorable12 7 3 100 0,4 2800caillouteux etterreuxNombreuses plantesaquatiques, quelquesroseaux, buissons, arbresEnsoleillementmoyenQuelquesméandresMoyennementfavorable13 7,5 3,5 120 0,4 3600caillouteux etterreuxNombreuses plantesaquatiques, quelquesroseaux, buissons, arbresEnsoleillementmoyenQuelquesméandresMoyennementfavorableTableau 26 : Caractéristiques des tronçons étudiésDelphine CHIOTTI54Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIConception : Chiotti DelphineFigure 7 : Le Vistre (campagnes de terrain réalisées les 28 et 29 Mai 2009 et le 8 Juin 2009)Delphine CHIOTTI Mémoire de fin d’étude55Juin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Application de la méthodePour l’aspect qualitatif, nous étudions la période d’étiage où le QMNA5 est pris en comptecomme seul apport de dilution des rejets et la situation en module.La situation actuelle ne peut pas être explicitée car nous n’avons aucune donnée sur lesconcentrations en DBO5 des débits non-influencés du fait de l’existence de rejets directs dansles cours d’eau. Il semble plus approprié d’appliquer cette méthode à l’horizon 2030 pour lescénario 1 (même configuration qu’actuellement). Les travaux de suppression des rejets directsétant prioritaires ; ils seront réalisés en 2030. Par conséquent, l’hypothèse retenue concernantles débits non-influencés est une concentration égale à la limite supérieure de la classe dequalité SEQ Eau II verte [1] soit 3 mg/l de DBO5.Par ailleurs, les rejets des stations sont calculés grâce à la capacité des stations futures pour unrejet de 200l/j/EH. Les débits non-influencés et les pertes en période d’étiage restent inchangés.Je peux donc évaluer un débit cumulé dans chaque tronçon en période d’étiage et en module.Le rejet des stations d’épuration est considéré comme étant celui des arrêtés de rejet donné en2.2.1, soit 15 mg/l de DBO5 pour la celle Nîmes et 25 mg/l pour les autresDe plus, je connais la vitesse et le débit de chaque tronçon déterminé grâce à la reconnaissancedes cours d’eau. Il est estimé que le cours d’eau garde les mêmes caractéristiques d’ici à 2030.Avec le débit dans chaque tronçon en 2030, je peux alors estimer la vitesse dans les deuxsituations. Enfin, grâce à la longueur des tronçons, je peux évaluer les temps de séjour danschaque tronçon. Le modèle de Streeter et Phelps peut alors être mis en œuvre.Les premiers résultats de cette étude en situation d’étiage et en module sont disponibles dansles Tableaux 27 et 28.Données Apport 1 Apport 2 Q non-influencéGlobal tronçonCanabouValat de laBastideBuffalonVistreTemps deséjour(s)K(/s)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q amont(l/s)DBO5amont(mg/l)Qévap/infilt.(l/s)Q aval(l/s)DBO5aval(mg/l)T1 / 8E-07 0,0 0,0 5,8 25 0,0 3,0 5,8 25,0 0,7 5,1 25,0T2 7030 8E-07 5,1 25,0 37,0 25 0,4 3,0 42,5 24,8 0,2 42,3 24,7T3 66365 8E-07 0,0 0,0 16,2 25 1,3 3,0 17,5 23,4 0,6 16,9 22,2T4 732771 8E-07 0,0 0,0 6,9 25 3,3 3,0 10,2 17,9 1,8 8,5 10,0T5 11642 8E-07 12 23,2 20,8 25 0,4 3,0 33,2 24,1 0,2 33,0 23,9T6 39318 8E-07 0,0 0,0 11,6 25 0,6 3,0 12,2 23,9 0,2 12,0 23,2T7 46392 8E-07 33,0 23,9 8,5 10,0 4,1 3,0 45,6 19,4 0,9 44,6 18,7T8 9789 8E-07 44,6 18,7 11,6 25 0,7 3,0 56,9 19,8 0,2 56,7 19,6T9 33756 8E-07 42,3 24,7 16,9 22 4,2 3,0 63,4 22,5 1,2 62,2 21,9T10 11312 1,2E-06 56,7 19,6 62,2 22 1,7 3,0 120,6 20,6 0,4 120,2 20,3T11 84086 1,2E-06 120,2 20,3 16,2 25 3,2 3,0 139,7 20,5 2,2 137,4 18,5T12 122026 1,2E-06 137,4 18,5 16,2 25 14,5 3,0 168,1 17,8 2,3 165,8 15,4T13 54580 1,2E-06 165,8 15,4 597,2 15 22,5 3,0 785,5 14,7 3,9 781,6 13,8Tableau 27 : Concentration en DBO5 de chaque tronçon à l’horizon 2030 en période d’étiageDelphine CHIOTTI56Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARIIDonnées Apport 1 Apport 2 Q non influencé Global tronçonCanabouValat de laBastideBuffalonVistreTemps deséjour(s)K(/s)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q(l/s)DBO5(mg/l)Q amont(l/s)DBO5amont(mg/l)Qévap/infilt.(l/s)T1 / 8E-07 0,0 0,0 5,8 25 0,0 3,0 5,8 25,0 0,0 5,8 25,0T2 4867 8E-07 5,8 25,0 37,0 25 18,3 3,0 61,1 18,4 0,0 61,1 18,3T3 15392 8E-07 0,0 0,0 16,2 25 56,5 3,0 72,7 7,9 0,0 72,7 7,8T4 42460 8E-07 0,0 0,0 6,9 25 139,0 3,0 145,9 4,0 0,0 145,9 3,9T5 5215 8E-07 28 11,8 20,8 25 24,4 3,0 73,6 12,6 0,0 73,6 12,6T6 16595 8E-07 0,0 0,0 11,6 25 16,8 3,0 28,4 12,0 0,0 28,4 11,8T7 5240 8E-07 73,6 12,6 145,9 3,9 175,5 3,0 395,0 5,1 0,0 395,0 5,1T8 1271 8E-07 395,0 5,1 11,6 25 30,0 3,0 436,6 5,5 0,0 436,6 5,5T9 6696 8E-07 61,1 18,3 72,7 8 179,8 3,0 313,6 7,1 0,0 313,6 7,1T10 1653 1,2E-06 436,6 5,5 313,6 7 72,8 3,0 823,0 5,9 0,0 823,0 5,9T11 11838 1,2E-06 823,0 5,9 16,2 25 137,0 3,0 976,2 5,8 0,0 976,2 5,7T12 15263 1,2E-06 976,2 5,7 16,2 25 333,1 3,0 1325,5 5,2 0,0 1325,5 5,2T13 17487 1,2E-06 1325,5 5,2 597,2 15 516,9 3,0 2439,6 7,1 0,0 2439,6 7,0Q aval(l/s)DBO5aval(mg/l)Tableau 28 : Concentration en DBO5 de chaque tronçon étudié à l’horizon 2030 en moduleLes premières conclusions sont les suivantes :- En période d’étiage, en supprimant les rejets directs et en respectant les normes de rejetdes stations d’épuration, aucun tronçon ne peut atteindre la classe de bonne qualité de6mg/l de DBO5 en 2030. Il faut donc envisager des mesures compensatoires comme larenaturation du Vistre.- En module, peu de tronçons atteignent la classe de bonne qualité.Avant d’aller plus avant dans ces calculs (calculs pour les différents scénarios), la méthode doitégalement être validée par Nîmes Métropole et les organismes d’état.3.4. COMPARAISON TECHNICO-ECONOMIQUE DES SCENARIOS3.4.1 Critères de comparaison retenusSuivant l’importance relative de chaque critère, ces derniers ont été répartis en trois classes(principaux, secondaires et complémentaires). Chaque classe est caractérisée par un coefficientde pondération affecté aux critères qui y sont rattachés. Chaque critère est évalué pour chaquescénario par une note allant de 1 (mauvais) à 5 (très bien). Le détail de l’évaluation de chaquescénario est donné ci-après : Critères principaux (pondération 3)- C1 : Coûts d’investissementLes coûts d’investissement sont comparés après déduction des subventions perçues par NîmesMétropole. Cette comparaison est disponible dans le Tableau 29.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Montant (k € HT) 260 086 261 043 261 582 260 734 261 697 263 337 265 815Note (1 à 5) 3 3 3 3 3 2 2Pondération 3 3 3 3 3 3 3Nb de points 9 9 9 9 9 6 6Tableau 29 : Evaluation du critère : « coûts d’investissement »Delphine CHIOTTI57Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII- C2 : Coût de fonctionnementLe coût de fonctionnement a une influence directe, importante et pérenne sur le prix de l’eau. Ilest à ce titre un critère principal évalué dans le Tableau 30 :Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Montant (k € HT) 15 033 14 154 14 391 14 279 14 185 14 068 13 914Note (1 à 5) 2 3 3 3 3 3 4Pondération 3 3 3 3 3 3 3Nb de points 6 9 9 9 9 9 12Tableau 30 : Evaluation du critère : « coûts de fonctionnement »- C3 : Gain environnemental globalCe critère est assez difficile à évaluer. Il représente la capacité du scénario considéré à remédieraux dysfonctionnements occasionnés par les rejets des stations d’épuration. L’étude demandéepar les services de l’Etat n’étant pas terminée, l’analyse est réalisée en prenant en compte lasuppression des rejets (aspect quantitatif) et l’amélioration du niveau de traitement (aspectqualitatif). Ainsi, les scénarii 1 et 2 présentent de nombreux sites potentiels dedysfonctionnement et une certaine difficulté à contrôler de nombreux rejets. Le scénario 3représente un assez bon équilibre entre les regroupements et le maintien des débits dans leVistre, les scénarii 4 et 5 sont, eux, de bon compromis. Enfin, les scénarii 6 et 7 sont les plusfavorables aux regroupements et à la maîtrise des rejets mais la concentration des sites prive leVistre de nombreux débits. Cependant, sur la base d’un fonctionnement « normal » des stationsd’épuration, nous pouvons déjà conclure que c’est l’implantation de mesures compensatoiresau rejet qui apportera un réel gain environnemental. A noter qu’au vu des études et desinvestigations réalisées, les réseaux sont à l’origine d’une bonne partie de cesdysfonctionnements, masquant ainsi le réel impact des rejets de stations. Les notations de cecritère sont données dans le Tableau 31.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 2 2 4 5 5 4 4Pondération 3 3 3 3 3 3 3Nb de points 6 6 12 15 15 12 12Tableau 31 : Evaluation du critère : « gain environnemental global »- C4 - Cohérence avec les stations d’épuration à renouvelerLe rapport de phase 1 a établi une priorisation des actions à mener pour les stationsd’épuration. Ce critère prend en compte la cohérence de chaque scénario avec ces priorités.Plus le nombre de regroupements est important moins cette priorisation n’est respectée. Lescénario 3 préconisant le regroupement de Dions et La Calmette sur Sainte-Anastasie, il estmoins cohérent avec les priorisations définies que les scénarii 2 et 4 qui ne le suggèrent pas.Les points attribués à chaque scénario sont disponibles dans le Tableau 32.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 5 4 3 4 3 2 2Pondération 3 3 3 3 3 3 3Nb de points 15 12 9 15 9 6 6Tableau 32 : Evaluation du critère : « cohérence avec les stations d’épuration à renouveler »Delphine CHIOTTI58Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Critères secondaires (pondération 2)- C5 - Gestion du temps de pluieLa gestion du temps de pluie ne devrait concerner que les réseaux unitaires. Cependant, lesforts taux d’ECPM nécessitent sa prise en compte. Peu de regroupements laissent le risqueinchangé alors que de nombreux regroupements provoquent le risque d’un fort rejet de tempspluie localisé. Les notes de chaque scénario pour ce critère sont données dans le Tableau 33.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 3 3 3 4 4 2 2Pondération 2 2 2 2 2 2 2Nb de points 6 6 6 6 8 4 4Tableau 33 : Evaluation du critère : « gestion du temps de pluie »- C6 : Gestion des déchets d’assainissementAu plus les stations sont de capacités importantes, au plus des déchets d’assainissement(matières de vidange, graisses, matières de curage) peuvent y être injectés et au moins l’impactrelatif de ces injections est important. Les scénarios de regroupement permettent donc dedégager des marges de capacité destinées à recevoir ces déchets. A capacité égale, lamultiplication des stations « moyennes » permet de disposer de plusieurs sites d’accueil et doncde sécuriser les filières mais une répartition géographique équitable doit être conservée.L’évaluation est disponible dans le Tableau 34.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Capacité d'accueildes déchets (EH)24.500 27500 28500 29000 29500 31500 31500Note (1 à 5) 2 2 3 5 5 4 4Pondération 2 2 2 2 2 2 2Nb de points 4 4 6 10 10 8 8Tableau 34 : Evaluation du critère : « gestion des déchets d’assainissement »- C7 : Mesures compensatoires à envisagerCompte tenu des faibles apports « naturels » du Vistre, il est nécessaire de prévoir à termel’équipement de tous les rejets avec des volumes tampons, des espaces de restitution et desmesures de renaturation du cours d’eau. Le maintien de 21 stations sur le Vistre impliquel’étude de mesures compensatoires pour chacune d’entre elles. L’adoption d’un nombre pluslimité de stations permettrait de limiter également le volume des travaux compensatoires àréaliser. Le critère est noté dans le Tableau 35.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 2 2 3 3 3 4 4Pondération 2 2 2 2 2 2 2Nb de points 4 4 6 6 6 8 8Tableau 35 : Evaluation du critère : « mesures compensatoires à envisager »Delphine CHIOTTI59Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII Critères complémentaires (pondération 1)- C8 : Fiabilité globale du scénarioLe regroupement sur quelques sites de traitement permet de disposer d’ouvrage supportantmieux les surcharges ponctuelles (hydrauliques et organiques) et de personnel compétentprésent en permanence. Cela a également l’avantage de mettre en œuvre des stratégiesd’intervention rapide et de disposer de données auto-surveillance plus resserrées dans le temps(bilans plus rapprochés). A l’inverse, on peut estimer qu’un dysfonctionnement sur une stationau-delà d’une certaine taille est plus préjudiciable pour le milieu récepteur. La notation selon cecritère est disponible dans le Tableau 36.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 2 3 3 5 4 4 4Pondération 1 1 1 1 1 1 1Nb de points 2 3 3 5 4 4 4Tableau 36 : Evaluation du critère : « fiabilté globale du scénario »- C9 : Incidence des réseaux de transport (risques liés aux postes de refoulement etrisques de formation de sulfures)La multiplication des postes et des conduites de refoulement pourrait être à l’origine dedysfonctionnements (débordement des postes) et de formation de sulfures en raison des tempsde séjour importants. Ce critère prend ces risques en compte. Le développement de latélésurveillance, le secours électrique des postes et le traitement préventif des sulfures limitenttoutefois ces risques. C’est la raison du classement de ce critère en critère complémentaire. Cecritère est évalué dans le Tableau 37.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 4 4 3 3 3 2 2Pondération 1 1 1 1 1 1 1Nb de points 4 4 3 3 3 2 2Tableau 37 : Evaluation du critère : « incidence des réseaux de transport »- C10 : Lutte contre les eaux parasitesLa lutte contre les eaux parasites (permanentes sur l’ensemble des réseaux et météoriques surles réseaux séparatifs) est une priorité, et ce quelque soit le scénario retenu. Le programmed’élimination de ces eaux parasites sera donc mis en œuvre dans tous les cas. Le critère prenden compte les actions de lutte contre les eaux parasites qui seront intégrées dans les réseaux detransfert. La notation en fonction de l’importance de réseaux de transfert à créer est explicitéedans le Tableau 38.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 1 3 4 4 4 4 4Pondération 1 1 1 1 1 1 1Nb de points 1 3 4 4 4 4 4Tableau 38 : Evaluation du critère : « lutte contre les eaux parasites »Delphine CHIOTTI60Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Partie 3 : ELABORATION DES SCENARII- C11 : Faisabilité technique et souplesse de mise en œuvreAu stade de l’élaboration de scénarii, nous nous sommes assurés de la pré-faisabilité desdifférents scénarii. Ce critère prend en compte les réserves qui pourraient être formulées surcertains cheminements (problèmes techniques et fonciers) de réseaux de transfert ou surl’implantation de stations. Plus le regroupement est large, plus ce type de risque est élevé. Lasouplesse de la mise en œuvre est un critère qui apprécie la possibilité de mener des actionsponctuelles du scénario (découpage en tranches) pour permettre de réaliser d’autres actions.L’évaluation de ce critère est donnée dans le Tableau 39.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 5 5 4 4 3 2 1Pondération 1 1 1 1 1 1 1Nb de points 5 5 4 4 3 2 1Tableau 39 : Evaluation du critère : « faisabilité technique et souplesse de mise en œuvre »- C12 : Gestion administrative des projetsCompte-tenu des difficultés rencontrées dans le montage des dossiers des stations d’épuration(zone inondable, milieu récepteur,...), il apparait clairement que la limitation de ces dossiers estun facteur de faisabilité de ces derniers. Il est également évident que le temps passé à monterces dossiers fera défaut pour le suivi des dossiers en cours. Ce critère est noté dans le Tableau40.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Note (1 à 5) 1 2 3 3 4 4 5Pondération 1 1 1 1 1 1 1Nb de points 1 2 3 3 4 4 5Tableau 40 : Evaluation du critère : « gesion administrative des projets »3.4.2 Synthèse des résultats obtenusLe Tableau 41 donne les résultats de cette analyse.Scénarios 1 2 3 4 5 6 7Nb de stations 21 17 12 11 9 8 6Total de point 63 67 74 88 84 69 72Classement 7 6 3 1 2 5 4Tableau 41 : Résultats de l’anlyse multi-critère entre les différents scénarii envisagésLes scénarii 4 et 5 apparaissent comme les meilleures solutions. Il est toutefois intéressant deremarquer que les scénarii 1 et 2 qui suggèrent de laisser le parc de stations d’épuration dansson fonctionnement actuel ou presque obtiennent les plus mauvaises notes. Un regroupementraisonnable et raisonné paraît donc être la meilleure stratégie.Delphine CHIOTTI61Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


CONCLUSIONDans le cadre de mon stage, j’ai donc pu participer aux deux premières phases de l’élaborationdu Schéma Directeur Eaux Usées de la Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole.Tout d’abord, j’ai pu contribuer à deux études préalables qui déterminent les orientations àdonner au schéma : l’étude de la démographie d’ici à 2030 et les enjeux relatifs aux milieuxrécepteurs. Il est apparu que les besoins en 2030 seraient nettement supérieurs aux besoinsactuels et que les milieux récepteurs (particulièrement le Vistre et ses affluents) seraient unenjeu majeur dans le choix des scénarii.Ensuite, j’ai pris part au diagnostic des dispositifs d’assainissement. Celui-ci a été mené grâceaux données d’auto-surveillance, à plusieurs campagnes de terrain et aux rencontres avec lesélus et les exploitants. Les conclusions sont de deux types :- Le réseau et donc les stations d’épuration sont très sensibles aux eaux parasites detemps sec comme de temps de pluie. Des réseaux anciens en amiante ciment en sontresponsables.- La plupart des dispositifs de traitement ne seront pas en adéquation avec les besoins del’agglomération en 2030.Enfin, j’ai démarré la phase la plus importante du schéma : l’élaboration des scénarii. Unprogramme de travaux de réseau est élaboré en parallèle. Les scénarii concernent uniquementle regroupement potentiel de plusieurs stations d’épuration sur un même site de traitement.D’après les attentes de Nîmes Métropole, les contraintes topographiques et la saturation à courtterme de certains ouvrages, sept scénarii ont été envisagés. Ils proposent de maintenir unnombre de stations d’épuration allant de vingt et un (situation actuelle) à six. J’ai aussiparticipé à la mise en place d’une méthodologie permettant de prévoir les impacts de cesscénarii sur le Vistre et ses affluents. Cette étude doit encore être validée par les services del’Etat. Mais, j’ai dores et déjà pu mener une analyse multicritère permettant de comparer cesscénarii (qui sera complétée en fonction de l’étude sur le milieu).A ce stade de l’étude, lescénario 4 (composé de 11 stations d’épuration) apparaît comme le meilleur compromis.Delphine CHIOTTI62Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


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[11] FRANCE. Arrêté du 22 décembre 2005 portant révision des zones sensibles dans le bassinRhône-Méditerranée publiée au Journal officiel n°45 [en ligne]. Paris, Direction des Journauxofficiels, 22 février 2006 [mis à jour le 22/12/2005 et visité le 06/03/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000636014&fastPos=12&fastReqId=642517166&categorieLien=id&oldAction=rechTexte[12] FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT ET DEL’AMENAGEMENT DURABLES. Arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et autraitement des eaux usées des agglomérations d'assainissement ainsi qu'à la surveillance de leurfonctionnement et de leur efficacité, et aux dispositifs d'assainissement non collectif recevant unecharge brute de pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5 publié au Journal officieln°162 [en ligne]. Paris, Direction des Journaux officiels, 14 juillet 2007 [mis à jour le 14/07/2007 etvisité le 19/05/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000276647&fastPos=3&fastReqId=918634223&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte[13] FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE. Décretn° 2006-503 du 2 mai 2006 relatif à la collecte et au traitement des eaux usées mentionnées auxarticles L. 2224-8 et L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales publié au Journalofficiel n°104 [en ligne]. Paris, Direction des Journaux officiels, 4 mai 2006 [mis à jour le 04/05/2006et visité le 19/05/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000271799&fastPos=1&fastReqId=1256690233&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte[14] FRANCE. Loi n° 99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplificationde la coopération intercommunale publiée au Journal officiel n°160 [en ligne]. Paris, Direction desJournaux officiels, 13 juillet 1999 [mis à jour le 21/07/2007 et visité le 08/01/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000396397&fastPos=4&fastReqId=485254732&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte[15] FRANCE. Loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et aurenouvellement urbains (1) publiée au Journal officiel n°289 [en ligne]. Paris, Direction desJournaux officiels, 14 décembre 2000 [mis à jour le 14/05/2009 et visité le 08/01/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=554EF1CB62443E1D2E4125352787B769.tpdjo06v_1?cidTexte=JORFTEXT000000207538&dateTexte=20090519[16] FRANCE. Loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 urbanisme et habitat publiée au Journalofficiel n°152 [en ligne]. Paris, Direction des Journaux officiels, 3 juillet 2003 [mis à jour le16/07/2006 et visité le 08/01/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A127ABAF742F7B93A83E12BA54C37710.tpdjo06v_1?cidTexte=JORFTEXT000000603905&dateTexte=20090519[17] FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE. Loi surl’eau n°2006-1772 du 30 décembre 2006 modifiant la précédente loi sur l’eau n°92-3 du 3 janvier1992 portant sur l’eau et les milieux aquatiques publiée au Journal officiel n° 303 [en ligne]. Paris,Direction des Journaux officiels, 31 décembre 2006 [mis à jour le 28/12/2008 et visité le 30/04/2009].http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000649171&fastPos=1&fastReqId=1571594257&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte[18] FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE ETAGENCES DE L’EAU. Système d’évaluation de la qualité de l’eau des cours d’eau (SEQ-Eau II)[fichier téléchargeable]. Paris, MEDD & Agences de l’Eau, 21 mars 2003 [visité le 04/05/2009].http://sierm.eaurmc.fr/eaux-superficielles/fichiers-telechargeables/grilles-seq-eau-v2.pdfDelphine CHIOTTI64Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


[19] GALMICHE Lucie. Les zones de dissipation végétalisées : pour une meilleure protectiondes milieux hydrauliques fragiles. Rapport de stage effectué au Cemagref de Lyon, Masterprofessionnel 2 ème année : Qualité et Traitement des Eaux et des Bassins Versants, Université deFranche Comté, 2008. 50 p.[20] HAMCHAOUI Samir, GRABA Myriam. Etude expérimentale et modélisation de l’oxygènedissous dans un tronçon d’un cours d’eau naturel. Extrait du rapport édité pour le 2 ème colloqueinternational sur l’Eau et l’Environnement à Sidi Fredj, Bejaia, Laboratoire de recherche hydrauliqueappliquée et environnement, janvier 2007, 10p.[21] INSEE. EMP1E - Emploi au lieu de travail selon le sexe, l’âge et le statut des individus [enligne]. Résultats à rechercher par commune. Paris, Institut national de la statistique et des étudeséconomiques, 1999 [mis à jour le 06/02/2009 et visité le 23/02/2009].http://www.recensement.insee.fr/RP99[22] INSEE. NAV1 – Navettes domicile travail des actifs avec emploi - Caractéristiquesdémographiques et moyens de transport [en ligne]. Résultats à rechercher par commune. Paris,Institut national de la statistique et des études économiques, 1999 [mis à jour le 06/02/2009 et visité le23/02/2009].http://www.recensement.insee.fr/RP99[23] INSEE. P_LOGA - Logements : les occupants [en ligne]. Résultats à rechercher parcommune. Paris, Institut national de la statistique et des études économiques, 1999 [mis à jour le06/02/2009 et visité le 23/02/2009].http://www.recensement.insee.fr/RP99[24] INSEE. Populations légales 1999 [en ligne]. Résultats à rechercher par commune. Paris,Institut national de la statistique et des études économiques, 1999 [mis à jour le 06/02/2009 et visité le23/02/2009].http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales99/default.asp[25] INSEE. Populations légales 2006 [en ligne]. Résultats à rechercher par commune. Paris,Institut national de la statistique et des études économiques, 2006 [mis à jour le 06/02/2009 et visité le23/02/2009].http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/default.asp[26] SYNDICAT MIXTE DU SCOT SUD-GARD. SCHEMA DE COHERENCE TERRITORALEDU SUD-GARD. Rapport de présentation : diagnostic territorial (p. 34) [fichier téléchargeable].Nîmes, Syndicat Mixte du SCOT Sud-Gard, 6 septembre 2007, 76 p. [visité le 24/02/2009].http://www.scot-sud-gard.fr/doc/public/document_39.pdf[27] SYNDICAT MIXTE DU SCOT SUD-GARD. SCHEMA DE COHERENCE TERRITORALEDU SUD-GARD. Rapport de présentation : projet d’aménagement et de développement durable(p. 313) [fichier téléchargeable]. Nîmes, Syndicat Mixte du SCOT Sud-Gard, 6 septembre 2007, 7 juin2006, 34 p. [visité le 24/02/2009].http://www.scot-sud-gard.fr/doc/public/document_44.pdfDelphine CHIOTTI65Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


ANNEXESAnnexe 1 : Présentation d’Egis Eau ....................................................................................... 68Annexe 2 : Etude Démographique ........................................................................................... 70Annexe 3 : Diagnostic des réseaux ........................................................................................... 74Annexe 4 : Analyse Multicritère Réseaux ......................................................................... 78Annexe 5 : Présentation des stations d’épuration de Nîmes Métropole.. 79Annexe 6 : Analyse Multicritère Stations d’épuration .......................................... 80Annexe 8 : Quantité de Boues produites............................................................................. 81Annexe 9 : Détails des coûts pour chaque scénario................................................... 83Delphine CHIOTTI66Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI67Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


1.1) Chronologie de la formation d’Egis EauAnnexe 1 : Présentation d’Egis EauEn 1949, le ministre de la France d’Outre-mer créa le Bureau Central d’Etudes pour lesEquipements d’Outre-mer (BCEOM). Cette entreprise avait pour objectif majeur d’intervenirsur les grands projets d'infrastructures en Afrique francophone financés par la France etnotamment sur les projets liés au transport.Par la suite, le BCEOM s’est diversifié tant sur le plan géographique avec une extension de sesactivités à l’international et la création de BCEOM France que sur le plan de ses compétences.En effet, au transport (vocation première du BCEOM) s’ajoutent désormais les projetsd’aménagement urbain, le développement rural ainsi que les métiers de l’eau (assainissement,aménagement de cours d’eau…).En 1996, BCEOM entre dans le Groupe EGIS, filiale de la Caisse des Dépôts etConsignations qui est une institution financière publique, en charge de missions d’intérêtgénéral qui lui sont confiées par l’Etat et les collectivités territoriales.Ce n’est qu’en Juillet 2007, suite à la politique de restructuration du groupe Egis, que BCEOMFrance devient Egis Eau.1.2) Les prestations d’Egis EauLe bureau d’études Egis Eau concentre les métiers d’ingénierie, de conseil et de formation dansle secteur des infrastructures de l’eau, de l’environnement et de l’énergie. Ses activitéss’articulent autour de la réalisation d’onze lignes de produit : Planification et gestion de l’eau Aménagement des cours d’eau Gestion du risque inondation Aménagement littoral et portuaire Alimentation en eau potable Assainissement et épuration Environnement et développementdurable Energie renouvelable Déchets Génie civil et ouvrages hydrauliques Ouvrages d’artEgis Eau réalise un large panel de prestations dans ces différents secteurs d’activité ce qui luipermet une autonomie presque totale : Etude à caractère méthodologique, réalisation de guides, Expertises, diagnostics, audits techniques et financiers, schémas directeur, Etudes techniques, Maîtrise d’Ouvrages déléguée, Assistance à Maîtrise d’Ouvrage, Maîtrise d’ouvre études et travaux, Assistance et conseil à la DSP et aux PPP, Formation professionnelle à destination des techniciens et ingénieurs des collectivitésterritoriales et des services de l’Etat.Delphine CHIOTTI68Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


1.3) Le service Hydraulique Urbaine et Déchets (HUD)Cette cellule du centre technique de Montpellier regroupe quatorze personnes. Cinq de sespersonnes travaillent sur les déchets et neuf en hydraulique urbaine. J’ai été affectée au pôlehydraulique urbaine. Le directeur ingénierie est M. Serge LABORDE. Pour la réalisation duprojet auquel ce mémoire est consacré, j’ai intégré une équipe formée par un chef de projet, M.Sylvain MESLIER et de deux ingénieurs chargés d’étude, M. Hamid SETRA et M. PatrickMICHAUX. Ils sont secondés dans leur mission par un technicien en assainissement, M.Ludovic DEFAYE.Delphine CHIOTTI69Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Communes INSEE 1999 INSEE 2006TauxaccroissementannuelExtrapolation2007PrévisionsSCOT 2005SCOT 2015TendancesSCOT 2030Bernis 2 656 3 009 1.8% 3 063 3 000 3 400 3 400Bezouce 1 953 2 100 1.0% 2 122 2 200 2 500 2 500Bouillargues 5 202 5 496 0.8% 5 539 5 354 6 000 6 000Cabrières 1 117 1 295 2.1% 1 323 1 314 1 500 1 500Caissargues 3 319 3 974 2.6% 4 078 3 799 4 300 4 300Caveirac 3 101 3 762 2.8% 3 867 3 491 4 000 4 000Clarensac 2 645 3 452 3.9% 3 586 3 340 3 800 3 800Garons 3 692 4 272 2.1% 4 362 3 722 4 200 4 200Générac 3 232 3 683 1.9% 3 752 3 565 4 200 4 200La Calmette 1 632 1 994 2.9% 2 052 1 815 2 200 2 200Langlade 1 834 2 002 1.3% 2 027 2 006 2 300 2 300Lédenon 1 139 1 379 2.8% 1 417 1 340 1 500 1 500Manduel 5 748 5 812 0.2% 5 821 5 864 7 000 7 000Marguerittes 8 185 8 920 1.2% 9 030 8 632 10 100 10 100Milhaud 4 871 5 620 2.1% 5 736 6 000 7 000 7 000Nîmes 133 424 147 114 1.4% 149 181 144 600 173 500 173 500Poulx 3 151 4 178 4.1% 4 350 4 041 4 500 4 500Redessan 2 878 3 162 1.4% 3 205 2 900 3 300 3 300Rodilhan 2 497 2 740 1.3% 2 777 2 559 2 900 2 900Saint Côme etMaruejols570 732 3.6% 759 750 840 840Saint Dionisy 633 838 4.1% 872 858 1 000 1 000Saint Gervasy 1 481 1 617 1.3% 1 637 1 585 1 800 1 800Saint Gilles 11 626 13 375 2.0% 13 645 12 200 16 500 16 500CommunesNbinstallationsANCAnnexe 2 : Etude Démographique2.1) Population permanente communale de Nîmes Métropole en 2007, 2015 et 20302.2) Population non raccordée à l’assainissement collectifPopulation desrésidencesprincipalesRésidencesprincipalesFoyer moyenPopulation enANCBernis 175 2523 983 2.57 449Bezouce 20 1924 661 2.91 58Bouillargues 140 5202 1897 2.74 384Cabrières 95 1107 430 2.57 245Caissargues 61 3326 1306 2.55 155Caveirac 90 3092 1113 2.78 250Clarensac 30 2632 917 2.87 86Garons 60 3658 1296 2.82 169Générac 76 3219 1220 2.64 201La Calmette 10 1593 572 2.78 28Langlade 430 1834 672 2.73 1 174Lédenon 155 1097 416 2.64 409Manduel 220 5659 2023 2.80 615Marguerittes 230 8098 2878 2.81 647Milhaud 140 4720 1789 2.64 369Nîmes 6 622 129078 60146 2.15 14 211Poulx 35 3123 1004 3.11 109Redessan 130 2867 1023 2.80 364Rodilhan 35 2476 922 2.69 94Saint Côme et15Maruejols568 2102.70 41Saint Dionisy 15 631 218 2.89 43Saint Gervasy 80 1396 476 2.93 235Saint Gilles 470 11470 4289 2.67 1 257Delphine CHIOTTI70Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


2.3) Flux de pollution induit par la population active permanenteCommunes2007 2015 2030Bernis 2 520 3 000 4000Bezouce 1 920 2 400 3900Bouillargues 5 200 5 600 6700Cabrières 1 110 1 300 2100Caissargues 3 330 4 100 6400Caveirac 3 090 3 800 5500Clarensac 2 630 3 700 5100Garons 3 660 4 000 4800Générac 3 220 4 000 5000La Calmette 1 590 2 200 3300Langlade 1 830 1 100 2100Lédenon 1 100 1 100 2000Manduel 5 660 6 400 8200Marguerittes 8 100 9 500 14900Milhaud 4 720 6 600 9600Nîmes 129 080 159 300 198500Poulx 3 120 4 400 6600Redessan 2 870 2 900 4100Rodilhan 2 480 2 800 3400Saint Côme et Maruejols 570 800 1200Saint Dionisy 630 1 000 1400Saint Gervasy 1 400 1 600 2800Saint Gilles 11 470 15 200 259002.4) Taux de migrations pendulairesCommunesINSEE 1999(A)Populationactiverésidente (B)Populationtravaillant etrésidant dansla commune(D)Populationquittant lacommunepourtravailler (N)Populationtravaillantsur lacommune ( C)Populationtravaillantdans lacommunesans y résider(M)SoldemigratoireTauxd'apport depopulation liéà l'activitéBernis 2 656 952 226 726 591 365 - 361 -14%Bezouce 1 953 713 161 552 238 77 - 475 -24%Bouillargues 5 202 1 997 448 1 549 1 101 653 - 896 -17%Cabrières 1 117 501 136 365 106 - 30 - 395 -35%Caissargues 3 319 1 261 274 987 1 087 813 - 174 -5%Caveirac 3 101 1 339 232 1 107 416 184 - 923 -30%Clarensac 2 645 1 095 161 934 239 78 - 856 -32%Garons 3 692 1 352 375 977 1 932 1 557 580 16%Générac 3 232 1 294 386 908 292 292 - 616 -19%La Calmette 1 632 666 174 492 367 193 - 299 -18%Langlade 1 834 748 131 617 277 146 - 471 -26%Lédenon 1 139 455 135 320 268 133 - 187 -16%Manduel 5 748 2 158 559 1 599 1 026 467 - 1 132 -20%Marguerittes 8 185 3 055 666 2 389 1 351 685 - 1 704 -21%Milhaud 4 871 1 816 364 1 452 831 467 - 985 -20%Nîmes 133 424 43 541 36 122 7 419 64 615 28 493 21 074 16%Poulx 3 151 1 330 175 1 155 288 113 - 1 042 -33%Redessan 2 878 1 110 247 863 330 83 - 780 -27%Rodilhan 2 497 846 152 694 463 311 - 383 -15%Saint Côme etMaruejols570 250 51 199 83 32 - 167 -29%Saint Dionisy 633 271 25 246 38 13 - 233 -37%Saint Gervasy 1 481 557 93 464 125 32 - 432 -29%Saint Gilles 11 626 3 941 2 244 1 697 3 240 996 - 701 -6%Delphine CHIOTTI71Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


2.5) Flux de pollution induit par les migrations pendulairesFlux de pollution (EH)Communes 2007 2015 2030Bernis 150 170 220Bezouce 0 0 0Bouillargues 0 0 0Cabrières 0 0 0Caissargues 190 220 330Caveirac 0 0 0Clarensac 0 0 0Garons 370 420 500Générac 0 0 0La Calmette 0 0 0Langlade 0 0 0Lédenon 70 80 120Manduel 0 0 0Marguerittes 0 0 0Milhaud 0 0 0Nîmes 14 460 17 350 21 270Poulx 0 0 0Redessan 0 0 0Rodilhan 130 150 180Saint Côme et Maruejols 0 0 0Saint Dionisy 0 0 0Saint Gervasy 0 0 0Saint Gilles 610 830 1 3602.6) Flux de pollution induit par les industrielsFlux de pollution (EH)Communes 2007 2015 2030BernisBezouceBouillarguesCabrièresCaissarguesCaveiracClarensacGarons 500 700 7 000Générac 1 200 1 200 1 200La CalmetteLangladeLédenon 150 200 250Manduel 200 250 300Marguerittes 300 500 700MilhaudNîmes 10 000 12 000 15 000PoulxRedessanRodilhanSaint Côme et MaruejolsSaint DionisySaint GervasySaint Gilles 200 400 600Delphine CHIOTTI72Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI73Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


3.1) Présentation des réseauxNature du Linéaire total 2007 (en ml)Les matériauxLes Diamètres (en mm)Communesréseau Gravitaire Refoulement PVC AC Fonte Béton 150 200 250 300 400Bernis séparatif 31 404 750 16 915 0 354 14 135 9 26021 493Bezouce/ SaintGervasyunitaire 26 325 200 20 355 5 610 700 340 0 24 639 1 987 39 0Bouillargues unitaire 34 750 6 285 7 156 27 364 187 43 12 278 19 573 0 2 899 0Cabrières unitaireenviron 4500investigations supplémentaires à prévoir pour parfaire la connaissance du réseauCaissargues séparatif 22 586 70 NC NC NC NC NC NC NC NC NCCaveirac séparatif 25 439 1 004 9 365 705 25 15 344 1 580 12 890 685 234 0La Vaunage séparatif 31 066 2 400 19 870 10 753 0 443 15 403 13 973 1 159 52 0Garons unitaire 26 182 0 12 700 12 786 0 696 7 564 15 370 0 2 923 0Générac séparatif 20089 956 13 597 7 448 0 0 10 897 9 773 375 0 0La Calmetteséparatifenviron 21000Annexe 3 : Diagnostic des réseauxinvestigations supplémentaires à prévoir pour parfaire la connaissance du réseauLédenon séparatif 6 684 993 743 0 0 5 941 236 1 085 0 0 0Manduel séparatif 29 194 1 264 NC NC NC NC NC NC NC NC NCMarguerittes séparatif 49 579 1 468 5 045 2 335 0 42 199 826 8 410 386 2 324 0Milhaudséparatif(91%) +unitaire29 017 1 650 5 495 0 0 23 522 4 080 14 376562(9%)séparatif 380 691 dontNîmes(92%) + 304 148 enunitaire domaine5 420pas de données disponibles sur le détail des réseaux(8%) communalPoulx séparatif 30 259 2 014 4 188 0 0 26 071 38 4 795 0 0 0Redessan séparatif NC 90 10 974 5 918 591 0 5 918 9 810 591 1 142 0Rodilhan séparatif 16 021 600 8 140 7 471 0 410 6 840 7 069 78 996 0Saint Gillesséparatif(90%) +unitaire(10%)56 754 3 931 52 691 0 0 4 063 534 42 663 2 896 9 266 972Delphine CHIOTTI 74Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


3.2) Postes de refoulementCommunesPREtat du Trop-pleinEtat desCharge (kgGénie Oui/No Lieu du Télé surveillanceéquipementsDBO5/j)Civil n rejetZAC de la Capitelle bon bon non / oui < 120BernisCanferin bon bon non / non de 120 à 600N 113 en création bon bon non / oui NCBezouce/St Gervazy Lotissement bon bon non / oui < 120Mas de Peyre bon bon non / non < 120BouillarguesRoute de Nimes bon bon non / non < 120Un toit pour tous moyen bon non / non < 120CabrièresCaissarguesPlace du MarchéLes CambourinsbonbonbonbonouiouiFossé/nonoui< 120< 120Route de la STEPHangar communalmoyenbonbonbonouinonFossé/nonoui< 120de 120 à 600Les sabatières bon bon oui Pluvial non < 120CaveiracLes Coteaux moyen bon non / non < 120Chemin de Vermaciel Bon bon oui Fossé oui < 120Chemin de Milhaud mauvais bon oui Fossé non < 120Garons La Coutellerie bon bon non / oui < 120LédenonChemin de Lédenon bon bon oui Fossé oui < 120Route de Cabrières NC NC non / non < 120Les Molles mauvais bon oui Le Valat oui < 120Les Mails bon bon non / oui < 120ManduelLe Roitelet moyen bon non / oui < 120Fontveille moyen moyen oui Pluvial oui < 120L'ancienne station bon bon oui Le Valat oui de 120 à 600Terre Guirarde mauvais mauvais non / oui de 120 à 600MarguerittesMoulès moyen moyen oui Fossé oui de 120 à 600Camisson bon moyen non / oui < 120Lot Anthemis bon bon non / oui < 120La Pondre moyen bon oui La Pondre non de 120 à 600Les 3 ponts moyen moyen oui La Pondre non < 120Les Vanneaux moyen bon non / non < 120MilhaudZAC les Carraud bon bon non / non < 120Les Charmettes bon bon non / non < 120Stade moyen bon non / non < 120Le Pagnol bon bon non / non < 120A. de Musset bon bon non / non < 120Chemin tour de l'évêque moyen moyen oui Le Vistre oui de 120 à 600Nimes Centre bon bon oui Le Vistre oui de 120 à 600Citroên bon bon oui Pluvial oui de 120 à 600Les Passes bon bon oui Pluvial oui de 120 à 600Bahizen bon bon oui Fossé oui < 120Valdegour bon bon oui Pluvial oui < 120NîmesGaston Teissier bon bon oui Cadereau oui de 120 à 600La Bastide bon bon oui Fossé oui < 120Georges Dayan bon bon oui Pluvial non < 120Mas des abeilles bon bon oui Pluvial oui de 120 à 600Route d'Avignon bon bon non / oui NCZAC de Grézan bon bon oui Pluvial oui < 120Km Delta 2 bon bon oui Pluvial oui < 120Mas de Vignolles bon bon oui Pluvial oui de 120 à 600Impasse des Oliviers bon bon oui Fossé non < 120Les Merles bon moyen oui Fossé oui < 120PoulxVillage Route de Cabrière moyen bon oui Fossé non < 120Chemin des pins bon bon oui Fossé non < 120Bella Vista bon bon oui Pluvial non < 120Castagnottes moyen moyen oui Fossé oui < 120ZI Route d'Arles moyen moyen non / oui < 120Coins moyen moyen non / oui < 120Saint GillesQuai du Canal moyen moyen non / oui de 120 à 600L'Hermitage moyen moyen non / oui < 120Espeyran moyen moyen non / oui < 120Demoiselles moyen moyen non / oui < 120Lavandin moyen moyen non / oui < 120RodilhanPR Gymnase bon moyen non / oui < 120Mas de Peyre bon bon non / non < 120Générac (SIVOM desCostières)moyen moyen non oui de 120 à 600VaunageSaint Come & M. bon bon oui Ruisseau M. oui < 120Resclausades bon bon oui Fossé oui < 120Delphine CHIOTTI75Mémoire de fin d’étudeJuin 2009Réglementation(Régime)sansdéclaration/sanssanssanssanssanssanssansdéclarationsanssanssanssanssanssanssanssanssanssanssansdéclarationdéclarationdéclarationsanssansdéclarationsanssanssanssanssanssanssansdéclarationdéclarationdéclarationdéclarationsanssansdéclarationsanssansdéclaration/sanssansdéclarationsanssanssanssanssanssanssanssansdéclarationsanssanssanssanssanssansdéclarationsanssans


3.3) Taux de collecteCommunesTOTAL enEHFlux DBO52007 théorique(60g/hab/j)DBO5autosurveillance 2007Taux de collecteBernis/Aubord 5194 312 290 93%Bezouce/ Saint Gervasy 3460 208 193 93%Bouillargues 5155 309 175 57%Cabrières 1078 65 17 Non exploitableCaissargues 4112 247 223 90%Caveirac 3617 217 131 60%Garons 5063 304 214 70%Générac/Beauvoisin 6706 402 378 94%La Calmette 2024 121 103 85%Lédenon 1228 74 49 66%Manduel 5406 324 299 92%Marguerittes 8683 521 400 77%Milhaud 5367 322 234 73%Nîmes 159400 9566 7 321 77%Poulx 4241 254 168 66%Redessan 2840 170 240 141%Rodilhan 2813 169 129 76%Saint Gilles 12999 780 729 93%La Vaunage 5917 355 258 73%Delphine CHIOTTI76Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI77Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


L’analyse multicritère a étémenée selon les critères suivants:suivants :Puis une somme des points pour chaque critère a été effectuée et une priorisation a été définie comme suit :< 2 pt priorité 3de 2 à 3 pt priorité 2> 3 pt priorité 1Annexe 4 : Analyse Multicritère RéseauxPour le taux de collecte : Pour le taux d’ECPP : Pour le taux d’ECPM :Bon : 0 pt ≥ 90 %Acceptable : 0 pt ≤ 25%Acceptable : 0 pt ≤ 25Moyen : 1 pt 70 à 90 %Moyen : 1 pt 25 à 45 %Moyen : 1 pt 25 à 40%Insuffisant : 2 pt < 70 %Fort : 2 pt ≥ 45 %Fort : 2 pt ≥ 40 %Pour les diagnostics :Necessité d'un diagnostic à long terme : 0 ptNecessité d'un diagnostic à moyen terme : 1 ptNecessité d'un diagnostic à court terme : 2 ptLes résultats sont les suivants :CommuneIndicateurs de l'état de fonctionnement du réseau(2007)Taux decollecteTauxd'ECPPTauxd'ECPMDiagnostic communalavec programmeopérationnel de travauxsur les réseaux (date)Montant des travauxproposés par lediagnostic(en K€ HT actualisé)Définition des travaux et actions à engagerEtude diagnostiqueou investigations complémentaires à prévoirAnalyseMulticritère etnombre depoints totauxPriorité des études ou investigations complémentairesBernis-Aubord 93% NC 38% Pas de diagnostics antérieurs Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 1 3Bezouce-St Gervasy 93% 20% 27% 2004 180 Inspections caméras sur les réseaux en amiantes ciment 1 3Bouillargues 57% 39% 15% 2003 547Cabrières NC NC NC 2001 621Caissargues 90% 41% 27% 2000 85Inspections caméras sur les réseaux en amiantes ciment.Bilan de pollution à l'exutoire de la ZAC DELTAAutosurveillance en entrée de STEPInspection nocturnes et tests à la fumée dans le centrevillageEnquêtes de raccordements pour les logements raccordéspar le biais de boîtiers siphoïdes5 12 23 2Caveirac 60% 37% 40% 2002 85 Inspections caméras sur les réseaux en amiantes ciment 7 1La Vaunage 73% 45% 18% 2003 1884Campagne de mesures pour la sectorisationInspections caméras sur les réseaux en amiantes ciment.5 1Garons 70% 14% 27% 2008 642 Non nécessaire (réalisé en 2007) Non nécessaire 0Générac-Beauvoisin 94% 28% 22% 2007 NCInspections nocturnes et caméra menées par NîmesMétropole1 3La Calmette 85% 53% 20% 2002 84Inspections nocturnes et caméra réalisées récemment parNîmes Métropole - A compléter5 1Lédenon 66% NC NC 1997 50Réalisations d'investigations complémentaires sur leréseau (tests à la fumée sur la totalité du réseau, une nuitd'inspections nocturnes, ITV sur les réseaux anciens en3 2amiante ciment)Manduel 92% 54% 19% 2003 1033Réalisations d'investigations complémentaires sur leréseau (2 inspections nocturnes, ITV sur environ 10% du 4 1linéaire)Marguerittes 77% 22% 20% Diagnostics antérieurs de 1997 insuffisants Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 3 2Milhaud 73% 36% NC Diagnostics antérieurs de 1991 insuffisants Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 4 1Nîmes 77% 9% 30% Diagnostics partiels de 1999, 2001 et 2002 Etude du fonctionnement des ouvrages de surverse 3 2Poulx 66% 7% 10% Pas de diagnostics antérieurs Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 3 2RedessanApréciser(140 %)64% 17% Pas de diagnostics antérieurs Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 5 1Rodilhan 76% 25% 54% Diagnostics antérieurs de 1993 Réalisation d'un diagnostic complet du réseau 3 2St Gilles 93% 41% 22% 2005 700 Non nécessaire (déjà réalisé) Non nécessaire 0Delphine CHIOTTI 78Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Annexe 5 : Présentation des stations d’épuration de Nîmes MétropoleCommunes Localisation (adresse) Arrêté d'autorisationMise enserviceCapacitéEHType du Niveau de rejet (mg/l)traitement DBO5 DCO MeS NGL PLieu de rejetBernis/Aubord La Passinove - 30 620 BERNIS N°98/00048 du 07/01/1998 1999 7 000 Boues activées 25 125 35 20 / Le VistreBezouce/St Gervasy Route de Redessan ST GERVAZY 28/06/1996 1998 4 600 Boues activées 25 125 35 20 / Valat de la BastideBouillarguesRoute d'Arles - 30 230BOUILLARGUESN° 01 02036 du 09/08/2001 1999 7 000 Boues activées 25 125 35 20 / VistreCabrières Sariot sud - 30 210 CABRIERES N°93/01657 du 20/07/1993 1994 1 500 Boues activées 35 Le CanabouCaissarguesLieu dit Cambourins - 30 132CAISSARGUES8/10/1993, N° 9323408 1995 5 000 Boues activées 25 125 35 / / Le VistreCaveiracChemin de Calvisson - 30 820CAVEIRACN° 582 du 27/03/1992 1992 5 000 Boues activées 25 125 35 15 / Le RhonyGaronsMontval - 30 128 GARONSN°91-01896 du 21/10/1991et n°92-00537 du 23/03/19921991 4 500 Boues activées 30 90 30 20 / Le RieuGénérac 30 640 BEAUVOISIN / 9 500 Boues activées Ruisseau du GourLa Calmette 30 190 LA CALMETTE / 1993 2 500 Boues activées 30 90 / 20 / La BrauneLédenon Le Fesc - 30 210 LEDENON N°99/2876 du 13/10/1999 2002 1 500 Boues activées 25 125 35 20 / Le BuffalonManduelChemin de la Treille - 30 129MANDUELN°93 03045 du 17/12/1993 1995 9 000 Boues activées 25 90 30 20 / Antenne du BuffalonMarguerittesChemin Mas Brignon - 30 320MARGUERITTESAutorisation initiale du19/11/1993 modifié par leN°2007/11/14 du 11/01/20071994 15 000 Boues activées 25 125 35 15 / Le CanabouMilhaud Tistolet - 30 540 MILAHUD N° 93 01829 du 13/08/1993 1993 7 000 Boues activées 25 125 35 20 / La PondreNîmes Impasse des Jasons- 30 900 NIMES Mars 2004 2008 230 000 Boues activées 15 125 35 10 1 Le VistrePoulx Route d'Uzès - 30 320 POULX 20/10/1995 1997 5 000 Boues activées 25 125 35 15 /La Combe de laGouleRedessanChemin du Mas de l'Avocat - 30 Arrêté Préfectoral n°3183 du129 MANDUEL15/11/20001998 5 000 Boues activées 25 125 35 20 / Antenne du BuffalonRodilhan Mas de Peyre - 30 230 RODILHAN 01/09/1993 1994 5 500 Boues activées 25 90 30 20 / Le BuffalonSaint GillesChemin des Abattoirs - 30 800 N°94 01088 du 18/02/1994SAINT GILLESpuis 02/03/20061994 14 400 Boues activées 25 125 35 20 / La GaronneLa aunageMas de Freton - 30 870CLARENSACN°93 02072 du 06/10/2002 1993 9 500 Boues activées 25 125 35 20 / Le RhônyDelphine CHIOTTI 79Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


L’analyse multicritère a été menée selon lescritères suivants :Annexe 6 : Analyse Multicritère Stations d’épurationPuis une somme des points pour chaque critère a été effectuée et une priorisation a été définie comme suit :< 2 pt priorité 32 pt priorité 2> 2 pt priorité 1Les résultats sont les suivants :Pour les taux de charge hydraulique et organique réels : Pour l’âge de la station : Pour la saturation des STEP :Faible : 0 pt 30 à 50%Moyen : 1 pt 50 à 90%Fort : 2 pt > 90%bon : 0 ptmoyen : 1 ptmauvais 2 pt0 à 20 ans20 à 25 ans>25 anspas de saturation : 0 ptlimite de saturation : 1 ptsaturation : 2 ptCommuneAnnée demise enserviceCapacitéEHIndicateurs de l'état de fonctionnement(données 2007)Populationéquivalentetotaleraccordée 2007Taux dechargeorganique réelAdéquation future des systèmes de traitementTaux de chargehydrauliqueréelIndicateur de l'âge des systèmes detraitementAge de la stationà l'horizon 2015Age de la station àl'horizon 2030(indicatif)Indicateur de l'évolution de lapopulationPopulation équivalentetotale raccordée 2015Populationéquivalentetotaleraccordée2030(indicatif)AnalyseMulticritère etnombre depoints totauxPriorité de la mise à niveau (critèred'adéquation : population 2015 -capacitéBernis-Aubord 1999 7 000 5 190 69% 25% 16 ans 31 ans 6 240 8 260 1 Station en dehors du territoireBezouce-Saint Gervasy 2000 4 600 3 460 70% 48% 15 ans 30 ans 4 000 6 700 2 2Bouillargues 1999 7 000 5 160 42% 64% 16 ans 31 ans5600 (< projectionsde la commune)Cabrières 1994 1 500 1 080 19% : NE 20% NE 21 ans 36 ans 1 300 2 100 46 700 2 2 (sous réserve de réduction des ECP)1 ( Traitement tertiaire + filière boues+ autosurveillance )Caissargues 1995 5 000 4 110 74% 79% 20 ans 35 ans 4 300 6 700 4 1Caveirac 1992 5 000 3 620 44% 34% 23 ans 38 ans 3 800 5 500 1 3La Vaunage 1993 9 500 5 920 45% 55% 22 ans 37 ans6600 (très


8) Production de bouesSystèmes detraitementAnnexe 8 : Quantité de Boues produitesProductionréelle 2007Productionestimée 2015Productionestimée 2030TMS TMS TMSBernis 48 58 77Bezouce / SaintGervazy 59,78 73,0 122,0Bouillargues 113,94 102,0 122,0Cabrières 3,47 24,0 38,0Caissargues 74,59 78,0 122,0Caveirac 44,58 69,0 100,0La Vaunage 207,77 299,0 509,0Garons 114,27 120,0 179,0Générac 73,94 93,0 115,0La Calmette 133,15 23 95,0 24 113,0Lédenon 28,17 40,0 60,0Manduel 11,77 26,0 44,0Marguerittes 81,41 122,0 155,0Milhaud 117,37 183,0 285,0Nîmes 83,02 120,0 175,0Poulx 2 305,62 3 444,0 4 285,0Redessan 47,68 80,0 120,0Rodilhan 79,99 53,0 75,0Saint Gilles 78,84 55,0 66,0TOTAL agglomération 3 764,36 5 134,00 6 762,00Delphine CHIOTTI81Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI82Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Stations d'épurationAnnexe 9 : Détails des coûts pour chaque scénarioscénarios 1 2 3 4 5 6 7nombre de stations 21 17 12 11 9 8 6coût travaux (k€ HT) 62 517 60 970 56 385 54 490 53 840 53 065 50 700divers et maitrise d'œuvre (15%) 9 378 9 146 8 458 8 174 8 076 7 960 7 605coût total (k€ HT) 71 895 70 116 64 843 62 664 61 916 61 025 58 305subvention (30%) 21 568 21 035 19 453 18 799 18 575 18 307 17 492coût collectivité (k€ HT) 50 326 49 081 45 390 43 864 43 341 42 717 40 814coût annuel (k€ HT) 2 516 2 454 2 269 2 193 2 167 2 136 2 041démolition coût total (k€ HT) 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000coût travaux (k€ HT) 0 2 736 7 990 8 832 10 679 13 491 18 934divers et maitrise d'œuvre (15%) 0 410 1 199 1 325 1 602 2 024 2 840coût total (k€ HT) 0 3 146 9 189 10 157 12 280 15 514 21 774Réseaux detransfertExtensions deréseauxRenouvellementréseauxTélésurveillance,autosurveilance,...subvention (30%) 0 944 2 757 3 047 3 684 4 654 6 532coût collectivité (k€ HT) 0 2 202 6 432 7 110 8 596 10 860 15 241coût annuel (k€ HT) 0 110 322 355 430 543 762coût travaux (k€ HT) 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500divers et maitrise d'œuvre (15%) 375 375 375 375 375 375 375coût total (k€ HT) 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875subvention (0%) 0 0 0 0 0 0 0coût collectivité (k€ HT) 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875 2 875coût annuel (k€ HT) 144 144 144 144 144 144 144coût travaux (k€ HT) 210 000 210 000 210 000 210 000 210 000 210 000 210 000divers et maitrise d'œuvre (15%) 31 500 31 500 31 500 31 500 31 500 31 500 31 500coût total (k€ HT) 241 500 241 500 241 500 241 500 241 500 241 500 241 500subvention (taux moyen 15%) 36 225 36 225 36 225 36 225 36 225 36 225 36 225coût collectivité (k€ HT) 205 275 205 275 205 275 205 275 205 275 205 275 205 275coût annuel (k€ HT) 10 264 10 264 10 264 10 264 10 264 10 264 10 264coût travaux (k€ HT) 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000divers et maitrise d'œuvre (15%) 300 300 300 300 300 300 300coût total (k€ HT) 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300 2 300subvention (30%) 690 690 690 690 690 690 690coût collectivité (k€ HT) 1 610 1 610 1 610 1 610 1 610 1 610 1 610coût annuel (k€ HT) 81 81 81 81 81 81 81coût total des travaux sur 20 ans (k€ HT)subventions attendues sur 20 ans (k€ HT)coût réel des travaux sur 20 ans (k€ HT)coût investissement annuel (k€ HT)fonctionnement annuel steps (k€ HT)fonctionnement annuel réseaux (k€ HT)fonctionnement annuel cellule (k€ HT)total fonctionnement annuel (k€ HT)Investissement + Fonctionnement annuel (k€ HT)Investissement + Fonctionnement 20 ans (k€ HT)318 570 319 936 320 706 319 495 320 871 323 214 326 75458 483 58 893 59 124 58 761 59 174 59 877 60 939260 086 261 043 261 582 260 734 261 697 263 337 265 81513 004 13 052 13 079 13 037 13 085 13 167 13 29111 733 10 854 11 091 10 979 10 885 10 768 10 6143 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000300 300 300 300 300 300 30015 033 14 154 14 391 14 279 14 185 14 068 13 91428 037 27 206 27 470 27 316 27 270 27 234 27 205560 746 544 123 549 392 546 314 545 397 544 687 544 095Delphine CHIOTTI83Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


Delphine CHIOTTI84Mémoire de fin d’étudeJuin 2009


MEMOIRE DE FIN D'ETUDESDiplôme d’ingénieur de l’<strong>ENGEES</strong>Spécialité Génie UrbainRédigé par CHIOTTI Delphine Juin 2009SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT EAUX USEES DE LACOMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DE NIMES METROPOLE :état des lieux et élaboration des scénarii65 pages de texte et 19 pages d’annexes27 références bibliographiquesStructure d'accueil : Egis EAU, Montpellier, HéraultMaître de stage : Mr. Sylvain MESLIERRésumé :La Communauté d’Agglomération de Nîmes Métropole a lancé son SchémaDirecteur d’Assainissement Eaux Usées. Ce mémoire présente les deux premièresphases de l’élaboration du schéma. Tout d’abord, il présente le contexte de l’étudeau travers de la démographie du territoire. De plus, il analyse les enjeux liés à laqualité des milieux récepteurs concernés par les rejets d’assainissement. Puis, undiagnostic des réseaux et des systèmes de traitement est réalisé. Enfin, diversscénarii sont envisagés pour gérer les besoins futurs de l’agglomération. Ils sontbasés sur la possibilité de regroupements de plusieurs stations d’épurationexistantes sur le même site.Mots-clés : schéma directeur, assainissement, eaux usées

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