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www. .frLe magazine de la Ville de Nancynovembre-décembre 2012ACTUALITÉ : quand Nancy se transformeQuartiers : l’inventaire de l’âme urbaineNANCY VILLE AMIEDES ENFANTSUn dossier de 8 pagesà découvrirdans ce numéro


éditoNancy organisera en 2013 ungrand événement festif et culturelsur le thème de la Renaissance.Un Technopôle Renaissance vientégalement d’être lancé sur les Rivesde Meurthe (voir p. 15).La Renaissance, pourquoi ?Parce que Nancy, comme à l’époque dela Renaissance, aime l’effervescence de lacréation, l’ouverture sur les autres cultures,le mouvement des corps et des idées. Voyezle succès, ces dernières semaines, du Livresur la Place, de Nancy Jazz Pulsations, duChampionnat du monde de duathlon ou dela course féminine d’Octobre Rose... Autantd’ambiances et de couleurs, autant de vaguesde vitalité qui parcourent la ville et rassemblentNancéiens et visiteurs au sein de momentsintenses.Parce qu’il y a de l’énergie et du talentdans tout cela : l’état d’esprit que nousadoptons naturellement lorsqu’il s’agit demettre en avant des initiatives culturelles ousportives, nous pouvons (et nous devons)l’appliquer aussi au développement de nosatouts économiques. En cette période de crise,de chocs à encaisser pour notre région, c’estun défi à notre mesure. C’est pour cela qu’avecle président de la Chambre de commerce etd’industrie et celui de l’Université de Lorraine,j’ai lancé le Technopôle Renaissance sur lesRives de Meurthe. Un lieu de partage dessavoirs, d’ingénierie urbaine et technologique,pour être présents et actifs sur les activitésporteuses d’avenir en Lorraine.Parce qu’en 20 ans, Nancy n’a jamais autantbougé. Lorsqu’elle était passée en dessous dela barre des 100 000 habitants, qui aurait pariéun seul centime sur le fait que nous serionsà même, aujourd’hui, de proposer des îlotsentiers de logements neufs ou réhabilités entreMeurthe et Canal, sur le Plateau de Haye, dansCharles III ? De redynamiser le quartier de lagare tout en travaillant sur un projet culturelet touristique d’envergure pour le MuséeLorrain ? Dans cette lutte contre le déclin, onne dira jamais assez quel rôle crucial ont jouéles nouvelles solidarités d’agglomération. Avecla montée en puissance d’un vrai Grand Nancy,la renaissance est bien là.Parce que nous avons, inscrit dans les pierreset les gènes de la ville, un patrimoine àvaloriser. C’est une source d’inspiration maiselle ne doit pas nous conduire à apporter dessolutions d’hier aux problèmes d’aujourd’hui.Faire fructifier l’héritage, c’est au contraireopter pour l’union, l’échange et le renforcementdu lien social, l’innovation. Pour mieux vivreaujourd’hui et demain à Nancy, en Lorraine.André Rossinotwww.nancy.fr 03


actualitétransformeBandes et contresens cyclables :le travail se poursuitRiche de signification, le contresenscyclable qui, depuis cet été, remontela rue des Dominicains vers la placeStanislas... Dans le prolongement desrues Saint-Nicolas et du Pont-Moujaet en pleine zone 30 de cœur de ville,il est une invitation pour les automobilistesà partager l’espace, même réduit,avec un autre moyen de déplacement.Mais il est là aussi pour inciter lescyclistes à ne plus rouler sur le trottoiren slalomant au milieu des piétons :leur place est sur la chaussée. Par delàcet exemple emblématique, presque« culturel » et revendiqué comme telpar Jean-Louis Thiébert, l’élu en chargedu dossier, toute une série d’aménagementscyclables supplémentaires ont étéréalisés cet été, avec la volonté d’établirpeu à peu les nécessaires continuitésd’itinéraires et de supprimer les « pointsnoirs » signalés par les usagers de labicyclette. Rues du Manège, Isabey,de Metz, du Maréchal Juin... autant desites traités. Et ce n’est pas fini, puisque« les études continuent actuellementpour essayer d’intervenir sur d’autresvoies avant la fin de l’année, avenuedu XX e Corps ou quai René II par exemple,avant de poursuivre ce travail en 2013 ».Rue Saint Nicolas, rue du Pont-Mouja, rue des Dominicains... un contresens cyclable continu très représentatif des nouvelles dispositions du Code de la Route,souligne Jean-Louis Thiébert, l’élu délégué.Ligne 2 : « le » chantier des mois à venir« N’allez surtout pas imaginer qu’un chantier comme celuicise déroule de façon mécanique, du point de départ de laligne à celui d’arrivée ! », explique l’un des ingénieurs duGrand Nancy en charge de l’aménagement de la ligne 2 detransports en commun (elle reliera Laneuveville-devant-Nancyà Laxou – Champ le Boeuf). « Il faut tenir compte des travauxpréliminaires sur les réseaux d’eau, de gaz, d’électricité, desdisponibilités des entreprises... » et de bien d’autres paramètresencore. Non, ce à quoi il faut s’attendre dans les mois àvenir, c’est à une multitude d’interventions tout au longdes 7 kilomètres de « site propre » qui concernent la traverséede Nancy, entre l’église Notre Dame de Bonsecours et Maxéville,sur le Plateau de Haye.Hormis sur quelques points connus, comme la place Charles IIIou la place des Vosges, où des requalifications urbaines sonten jeu, l’aménagement de la ligne 2, une opération coordonnéepar Laurent Garcia, vice-président en charge du dossier au GrandNancy, sera toutefois beaucoup plus « discret » que celui de laligne 1. Il ne s’agit pas de tout reprendre « de façade à façade »,mais de rendre fluide et confortable la circulation des Stanway,des bus à haut niveau de service qui passeront toutes les5 minutes en périodes de pointe et toutes les 10 minutesen heures creuses. La création des stations (il y en aura 39au total) vient d’ailleurs de commencer dans Nancy, après unepremière phase surtout consacrée aux travaux sur les réseauxd’électricité, de gaz et d’eau.• Afin de mieux associer les riverains à l’ensemble desquestions relatives aux transports et déplacements, des«forums locaux de la mobilité» seront animés en novembre etdécembre par la première adjointe au maire, Claudine Guidat.Plus d’informations sur le site de la Ville www.nancy.frwww.nancy.fr07


Un guide sur-mesurepour les personnes handicapéesactualitéLe mémo pratique vient d’être enrichi. Il reflète le dialogue riche entre la Ville,son Centre communal d’action sociale et les associations qui s’occupentdes personnes handicapées.Ça n’a l’air de rien, il n’est pas bien épais,mais quand on l’a, ça change tout. La toutedernière édition du « Mémo pratiqueNancy pour tous » vient de sortir.Plus beau, plus complet, il est l’outilindispensable de toutes les personnesvivant avec un handicap - moteur,sensoriel, mental, psychique - et de leursproches. En un peu plus de 70 pages, ilrecense absolument toutes les structures,associations et services dédiés sur Nancy.A quoi sert la mission handicap du CCASde la Ville ? Peut-on obtenir desfinancements pour des travauxd’aménagement de son logement ?Où trouver du soutien si je déclare unemaladie psychique ? La médiathèquepropose-t-elle des livres en braille ?Quels sites proposent des bornes deradioguidage ? Rares seront les questionssans réponse. L’accessibilité desprincipaux lieux publics est même décritepar le menu : par avance, l’on sait sil’établissement est de plain-pied, s’ildispose d’un ascenseur ou d’un planincliné, par quelle rue on y accède, et àquel étage se situent les toilettes adaptées.Le guide, imprimé en 4000 exemplaireset complémentaire du site www.accessible.nancy.fr (qui recense en outre lescommerces), est disponible à la missionhandicap, dans divers lieux publics, etpeut être téléchargé en version accessible.Partenariatavec les associationsLe travail de fourmi qui a présidé à sonélaboration reflète l’incroyable vitalitédes acteurs locaux autour du handicap.Il n’y a pas moins de 42 associationsdédiées ! « Les faire connaître est pourla Ville une évidence, tant le partenariatavec elles est fécond », note ValérieDebord, l’adjointe au maire en chargedu handicap. Groupes test évaluantl’accessibilité des nouveaux équipementsou des manifestations, opération Regardsd’enfants sensibilisant les écoliersaux handicaps, Journéeinternationale des personnes handicapéesle 3 décembre... les associations sontsollicitées pour apporter leur expertise.« On ne fait rien tout seuls ! », plaideValérie Debord. Au-dedes actionsponctuelles, « chaque service de la Villeréfléchit à la dimension de l’intégration,et nous sommes leur relais », ajouteMaryse Cara, responsable de la missionhandicap.Pour Dominique Boucherat, membredu Groupement des intellectuels aveuglesou amblyopes, ce partenariat n’est pasque de façade. « Nos contacts sontréguliers. La Ville nous aide logistiquement,par le prêt de salles, par exemple, et nousfait connaître auprès du grand public ».Avec ses 120 membres et ses nombreusesactivités, de l’enregistrement de livressur cassettes ou CD audio à la revuedes spectacles en braille, le service renduaux citoyens est de taille. Et pour lamunicipalité, c’est précieux.Dominique Boucherat, membred’une association de malvoyants,Lydie Mariani et Valérie Debord,élues de la Ville, présentent le nouveau guide.www.nancy.fr 09


quartiersnovembre-décembre 2012Nancy vue…des hauteurs de BoudonvilleUne fenêtre, un paysage, une vision personnelle de Nancy et d’un quartier.Quand Christine évoque ce qu’elleaperçoit de la fenêtre de son salon,c’est avec poésie, émotion... et gravité,parfois. Illustrant à quel point vue et vies’emmêlent. Elle revient sur la décisive« première fois » que fut la découvertede cette maison sur les hauteurs deBoudonville. « Mon mari Emmanuel etmoi, en quête désespérée d’une maisonqui nous plaise, multipliions les visites...J’ai tout de suite su que celle-ci était labonne ». Car si la bâtisse est pleine decharme, la simple vision du panoramaaurait, à en croire sa propriétaire, suffi àconvaincre tout acquéreur potentiel.« La sensation étrange de surplomberla ville, d’être en dehors du mondetout en pouvant s’y rendre à pied...C’est totalement apaisant ».Dix-huit mois ont passé. Le couple,ses trois enfants... et quatre poulesont investi les lieux. Quant à Christine,elle garde sur le panorama un œilcurieux et neuf. Elle a désormais sa vuepréférée, « celle, rosée et brumeuse,du petit matin, quand la ville ne bougepas encore ». Et décrit avec passion saperception, changeante, de ce que l’ondiscerne nettement -en dépit du « flourassurant » produit par le verre gondolédes vitres d’origine : Saint-Nicolas-de-Port et les Vosges... La Place Stanislaset ses lumières nocturnes... St-Epvreet la Cathédrale, dont le couple associedorénavant les contours à « deux êtreschers disparus l’an dernier ». Un pointdu récit qui rappelle qu’une vue estaussi quelque chose qui se construitsur les souvenirs, heureux ou douloureux,de ceux qui la contemplent.10www.nancy.fr


quartiersSecteursauvegardé :l’inventaire de l’âme urbaineNicolas Delesalle et Yann Vaxelaire, des services de la Ville, ont déjàcommencé le travail de terrain avec Martine Tronquart, du Servicerégional de l’Inventaire.Plutôt que maison avec piscine,cherche maison... avec âme.Le secteur sauvegardé de Nancyest peuplé de ces bâtisses« habitées » (dans tous les sensdu terme), à préserver coûte quecoûte. Et donc, d’abord, à inventorierprécisément.Il couvre 150 hectares. Défini en 1976(et approuvé 20 ans plus tard), le secteursauvegardé regroupe près de 4000maisons, immeubles, et monumentssitués en centre ville, Vieille Ville, VilleNeuve et secteur 18 ème . 4000 bâtimentsqui, dans le cadre d’une révisiondemandée par l’Etat et les collectivitéslocales, vont faire l’objet d’un inventaireexhaustif, aboutissant, à terme, à desmodifications de la réglementation enmatière de préservation du patrimoineet de rénovation ou construction.Menée conjointement par le GrandNancy, la Ville (avec Denis Grandjean,l’adjoint délégué) et la Région Lorraine,l’opération de recensement a débutéil y a 6 mois avec l’établissement d’un« fichier immeubles ». A la manœuvre,Yann Vaxelaire et Nicolas Delesalle,respectivement architecte et urbanisteà la mairie, et Martine Tronquart,conservateur du patrimoine au Servicerégional de l’Inventaire général. « Ilotpar îlot », le trio d’experts répertoriechaque bâtiment et en dresse le portraitle plus précis possible. Un travailnécessitant patience et passion, dontils apprécient la minutie. « A chaquevisite, nous établissons une noticedescriptive et historique comprenantdes informations sur l’architecture,les matériaux utilisés, la localisation,et, grâce aux archives privées ou dela Ville, la période de construction dubâtiment. Ces éléments déterminent sonclassement en fonction de l’intérêt qu’ilprésente ».Avec l’aide des occupantsPour autant, pas question pour eux dedécider du sort de tel ou tel immeubleclassé. Yann Vaxelaire insiste sur lecaractère scientifique de leur démarche.« Nous réalisons un état des lieuxobjectif. Notre rôle n’est donc enaucun cas de déterminer les niveauxde protection à mettre en œuvre !Ce sera le rôle du chargé de missionet de son équipe, bientôt choisis parla Communauté urbaine. Il interviendrapour indiquer ses prescriptionsen terme de réglementation ».La tâche, déjà ample, s’annoncecomplexe, tant la notion de« patrimoine » est changeante. « Lessensibilités et les modes de vie évoluent.Notre volonté n’est donc pas de figerla ville mais de la faire évoluer dansle bon sens », explique Bernard Dugas,directeur de l’urbanisme, pour qui lefichier immeubles est le moyen de« faire le pont entre le patrimoineconstitué et celui en devenir ».La participation des occupants desmaisons concernées par l’inventairesera d’ailleurs essentielle car c’estavec leur aide que l’on pourradécouvrir ce patrimoine, éclairerl’histoire de leur bien et dès lorsagir en toute connaissance de cause.www.nancy.fr 11


quartiersnovembre-décembre 2012Centre Ville - Charles III55 millions d’euros d’investissementssur l’Ile de CorseC’est un gros chantier,pesant près de 55 millionsd’euros d’investissements,qui démarre actuellementsur l’Ile de Corse, àl’emplacement de l’anciensite industriel GDF.Le PDG du groupe Bouygues (à g.),Martin Bouygues, était venu à Nancypour la première pierre d’une opérationqui va amener plus de 230 logementsà proximité immédiate du centre-ville.Une opération loin d’être négligeableen période de crise, souligne AndréRossinot qui, le 6 septembre, en posaitla première pierre avec Martin Bouygues.Constructeur du programme, l’entreprisePertuy (filiale du groupe Bouygues)y ramènera d’ailleurs son propre siègesocial, aux côtés de 239 logements(dont 53 en locatif aidé) et de 5400 m 2de bureaux. Egalement prévus : unerésidence de tourisme de 110 chambres,des cellules commerciales en rez-dechausséeet, bien sûr, les 380 placesde stationnement rendues nécessairespar ce nouvel ensemble.Même s’il s’agit « d’un projet privésur un site privé », la Ville suit de prèsl’opération. Au bout de l’axe Saint-Jean/Saint-Georges, l’Ile de Corse est eneffet au point de rencontre de la villehistorique et du quartier des Rivesde Meurthe. « De ce rôle d’articulationdécoule la nécessité d’un projet fort,expressif, traduisant la créativitécontemporaine », analyse DenisGrandjean, l’adjoint au maire en chargede l’urbanisme. Revendiquant, avecson enveloppe d’inox, une réelle libertéde ton – « pertinente et impertinente »,dit son architecte Anne Démians -l’immeuble qui abritera le siège dePertuy Construction, à l’angle del’avenue du XX e Corps et du boulevarddu 21 e RA, aura donc une fonctionde « signal », un peu à la manièrede l’école d’architecture, de l’autrecôté du canal.On ne peut mieux placée pour êtreaccessible à pied, à vélo ou entram, l’opération fait en outre l’objetd’une approche environnementaleparticulièrement affirmée. Tousles aspects sont concernés : gestionde l’énergie et de l’eau, optimisationde l’entretien et de la maintenance,matériaux... Un souci du détail que l’onobserve également dans le traitementdes abords avec des plantations et delarges espaces publics alentour, unevenelle intérieure entre l’esplanadedu Capitaine Dreyfus et la porte SainteCatherine, des jardins en cœur d’îlot...Le lieu devrait être agréable pour ceuxqui y vivent ou y travaillent commepour les passants, confortant ainsila vie et les activités de proximitédans un secteur qui en a besoin.12www.nancy.fr


quartiersL’agence d’urbanisme (Aduan) a présenté les premièresconclusions d’un « portrait » très détaillé du quartier.étude sociologique a été présentée finseptembre lors d’une réunion du Conseilde développement. « Nous sommes icidans une démarche de l’humain. Unedémarche au cœur de Nancy et du GrandNancy qui s’appuie sur les ateliers de viede quartier présents ce soir et tous lespartenaires institutionnels », a soulignéen préambule André Rossinot.La Ville Neuve scrutée à la loupeComment percevez-vous votre quartier ?Quelles images lui associez-vous ?Dessinez-moi sur une carte ses limitesgéographiques... Des dizaines et desdizaines d’habitants de la Ville Neuvede Charles III se sont récemment pliésau jeu des questions-réponses lorsd’entretiens individuels et de groupesde discussions animés par le sociologueBenjamin Bourlier. Objectif de ce travailpiloté par l’Agence d’urbanisme (Aduan) :réaliser un portrait sociologique de cesecteur en pleine transformation urbaine.Un quartier animé, proche de toutesles commodités, où la jeunesse tientune forte place... Tantôt prévisibles,parfois surprenants, les témoignages ainsicompilés ont permis de porter sur luiun nouveau regard vu par les principauxintéressés, à savoir ceux qui y vivent.C’est devant une salle bien remplie eten présence de nombreux élus ainsique des différents acteurs (servicesde l’Etat, associations...) que cetteQuatre thématiques clésCréé en décembre dernier, le Conseilde développement de la Ville Neuve deCharles III est une instance qui vise àorganiser le maillage de tous les acteurslocaux et des habitants pour co-produiredes projets partagés. De ce travail sontressorties quatre thématiques prioritairesde développement du quartier, à savoir :la jeunesse, la culture, le cadre de vie etle commerce. Claudine Guidat, premièreadjointe déléguée à la participation, adonné rendez-vous à l’assemblée pourpoursuivre ce travail de réflexion avecdeux autres volets (urbain et économiqued’une part, social d’autre part) du portraitde territoire. La Ville Neuve disposeraalors de nouvelles clés pour sondéveloppement.Mi-septembre, un week-endd’animations soutenu par la Ville,avec spectacles de rue et standsde dégustation de spécialités,a permis de donner le tonde la future ambiancede la place de la Villede Charles III, une fois rénovée.vidéoen lignewww.nancy.fr 13


quartiersnovembre-décembre 2012Haussonville-Blandan-DonopDes techniciens du Grand Nancy guidentles riverains sur le site pour les tenirau courant de ses évolutions.Artemen toute proximitéUne fois par semestre, la Ville de Nancyinvite les habitants des quartiers Blandan,Haussonville et Donop à une visitedu futur campus Artem. Un rendezvousconvivial, pour ne rien manquerdes avancées du plus grand chantieruniversitaire de France hors régionparisienne. La dernière visite avait lieule 21 septembre, peu après l’ouverturede la nouvelle École des Mines, clap defin de la première tranche des travaux.« Depuis les premiers pas du projet, nousavons voulu associer les habitants, lesinformer en amont, leur permettre des’approprier cette évolution historiquede leur quartier. Une telle mutation estexceptionnelle à l’échelle du territoirede Nancy. Ces visites font partie d’unprocessus constant de dialogue et deconcertation », explique Patrick Baudot,l’adjoint en charge du territoire Nancy-Sud. Et de rappeler que « cet échange estproductif », citant l’exemple du marchéd’Haussonville, « dont les aménagementsont été repensés à la demande desriverains ».En une heure et demie, la centaine depersonnes présente a pu découvrir leslocaux de l’École des Mines et constaterles avancées de la grande galerie quistructure le site. Parmi les riverains,Michel, domicilié place de Padoue, enface de la grande entrée du campus :« j’ai fait plusieurs visites. On est bieninformé, c’est important pour nous.C’est notre lieu de vie. Mon père étaitmilitaire dans les anciennes casernesBlandan, il y a 50 ans. Depuis cet âged’or, le quartier déclinait. Avec Artem,je pense que ça va revivre ». Prochainrendez-vous : l’inauguration de l’Écoledes Mines, le 30 novembre.Pour en savoir plus :N° vert : 0 800 54 54 00www.artem-nancy.frwww.vos-quartiers.nancy.frà noter d’ores et déjà dans les agendas : le quotidien Libération organise les 30 novembre et 1 er décembre,pour partie sur le site Artem, un « forum » sur le thème de la connaissance et des savoirs.Ouverte à tous ceux qu’intéresse le débat d’idées, cette initiative est soutenue par le Grand Nancy.Accès gratuit mais inscription préalable nécessaire sur www.forum-des-savoirs.grand-nancy.org14www.nancy.fr


Rives de MeurthequartiersBeaucoup, beaucoup de monde dans la grande hallerénovée pour un projet économique qui mobilise.Objectif, la renaissance économiqueUn monument industriel nettoyé,restauré, embelli, pour marquer unterritoire de renouveau. De renaissance.La plupart des 400 personnes présentesle 4 octobre dans la grande halle desanciens abattoirs, boulevard d’Austrasie,n’avaient pas d’autres mots à la bouchepour qualifier ce qui constitue en faitle « témoin » d’une reconquête.Reconquête d’un quartier sur lui-même,d’abord : les Rives de Meurthe sontl’un des chantiers majeurs impulséspar André Rossinot. Mais aussi,aujourd’hui, reconquête économiqueet de l’esprit d’entreprise au bénéficede la Communauté urbaine, de son bassinde vie et, au-delà, de toute la Lorraine.D’où ce nom de Technopôle Renaissancequi s’enracine désormais sur le site, entresalle de l’Autre Canal et nouveau siègede Solorem inauguré ce jour là.La société d’économie mixted’aménagement, en venant côtoyer deséquipements culturels, des sociétés oude grandes écoles d’ingénieurs, vientparticiper ici au tissage de liens inédits,à une émulation créative qui, commece fut le cas à la Renaissance, vise àl’innovation, à l’audace, à l’émergenced’activités nouvelles et porteusesd’emplois. Ce n’est d’ailleurs pas unhasard si, aux côtés d’André Rossinot,le Technopôle Renaissance a été portésur les fonds baptismaux par un hommed’entreprise, François Pélissier, leprésident de la Chambre de commerceet d’industrie de Meurthe-et-Moselle etun homme de savoir, Pierre Mutzenhardt,président de l’Université de Lorraine.plusd’informationsCours Léopold : des bordures soigneusement reprises.Léopold - Ville VieilleEau, verdure et candélabresTroisième et dernière tranche de travauxmenée par le Grand Nancy… On s’ensouvient : la revégétalisation des abordsdu parking, qui s’accompagne d’unesécurisation de l’espace public, avaitmobilisé riverains, atelier de vie de quartier,Communauté urbaine et Ville dans le cadred’une minutieuse concertation. Depuis2010, ce sont les fruits de celle-ci que l’onpeut observer, d’abord de part et d’autre del’Esplanade du Souvenir Français, puis en2011 côté « Sigis » et enfin maintenant côtéVille Vieille. Les plantations réalisées par laVille ont déjà fortement amélioré l’aspect dusite. Tout aussi important, des candélabresspécialement conçus pour les allées, avecde longues potences pour se dégagerdes arbres, fournissent un éclairage plusrassurant. Les piétons ont égalementgagné à l’opération puisque cinq plateauxsurélevés avec passages viennent renforcerla zone 30 mise en place dans le secteur.L’ensemble du programme se chiffre à 1,4million d’euros, dont 300 000 € verséspar le concessionnaire du parking, Vinci.Un dernier point, qui sera sans nul douteapprécié par les riverains : le remplacementde la canalisation d’eau « historique », quilonge la Ville Vieille et par deux fois s’étaitrompue, sera achevé cet automne par laCommunauté.www.nancy.fr


tribunes libres novembre-décembre 2012Revirements et reniementsLe conseil municipal a récemment pris connaissancedu dernier rapport d’activités de la communautéurbaine du Grand Nancy. Ce documentformel, se transforme bien souvent en uncatalogue célébrant l’action menée par l’actuellemajorité. Son étude donne toutefois l’occasion àl’ensemble des élus municipaux d’aborder dessujets majeurs de la vie quotidienne des nancéien-ne-s.Deux retiennent toute notre attentionen cette fin d’année 2012.A commencer par la question de la tarificationdes services aux usagers. Le triste épisode del’augmentation des prix d’accès aux piscinesen est l’exemple le plus cinglant. Votée par laseule majorité, cette refonte de la grille tarifaireprévoyait des augmentations pouvant parfoisdoubler le coût d’accès pour certains usagersassidus.Dès le mois de mars et l’adoption de ce projet,nous nous étions élevés contre cette décision.Nous la trouvions socialement injuste, notammentdans le contexte de crise que traversentactuellement bon nombre de nancéien-ne-s. Laforte mobilisation des usagers a heureusementconduit le maire / président de la communautéurbaine, à revenir sur sa première décision. Cenouveau revirement doit nous faire réfléchir surles options actuellement en cours au niveaucommunautaire.De notre point de vue, il ne peut être questionpour une collectivité publique d’adopter les logiquespropres au monde de l’entreprise et dechercher ainsi à maximiser les recettes payéespar les nancéien-ne-s, à la fois usagers et contribuables.Il nous apparaît que le rôle de la collectivitéest d’offrir des tarifs justes et équilibrés,pour les services publics qu’elle rend à sesadministrés. Le Grand Nancy, mais aussi la villede Nancy qui a adopté la même stratégie depuisquelques années, doivent revoir leur copie surce point.Nous restons convaincus que d’autres choixsont possibles, en réfléchissant par exemple àune meilleure progressivité des tarifs. De mêmecertains secteurs doivent être préservés detoute augmentation démesurée. Ce doit être lecas pour les loisirs « grand public » comme lespiscines, tout comme pour l’accès au transports,qui viennent pourtant de connaitre une augmentationdes tarifs de 3,8%.Et puisque nous évoquons les transports, c’estlà un autre enjeu majeur pour notre ville. Laquestion des déplacements se pose en effetavec acuité à Nancy : circulation automobilesaturée à certains moments de la journée, augmentationdu prix des carburants, place accordéeaux modes alternatifs,…Et alors que se lancent les travaux de la secondeligne de transport en commun en site propre,nous nous interrogeons sur la stratégie en œuvresur le territoire nancéien, à commencer par cetteligne 2. Le rapport d’activités de la communautéurbaine en dessine rapidement le budget et lecalendrier. Fini le trolley-bus électrique évoquéau moment de l’enquête publique début 2010,ce sont finalement de simples bus améliorés quiassureront cette liaison nord-sud.Crise oblige le budget a lui aussi été revu fortementà la baisse, s’élevant désormais à 70M€.Ce qui n’a pas empêché l’actuelle majorité deconsacrer près de 9% de ce montant, au réaménagementde la seule place Charles III. C’est àse demander si au final cette enveloppe n’a paspour seul objectif de financer par un autre biaisdes travaux nécessaires sur le territoire communal,au détriment de l’efficacité de ce nouveaumode de transports. Car les parkings relais untemps prévu au nord et au sud de l’agglomération,comme celui sur le boulevard de Scarpone,ne sont plus à l’ordre du jour. Ces aménagementssont pourtant indispensables pour garantirle succès de la ligne 2, en déchargeant lecentre ville d’une partie de la circulation automobile.C’est par une offre de transports en communefficace, structurée et répondant aux besoinsdes nancéien-ne-s que nous pourrons apporterune réponse à cette question des mobilités. Lerapport d’activités du Grand Nancy salue à cetitre la nouvelle délégation de service publicsignée pour gérer le réseau Stan, coûtant chaqueannée 3M€ de moins que le précédent contrat.Mais il oublie de signaler que cette diminutionva se traduire un service moindre aux usagers.Dès la rentrée 2013, le réseau sera ainsi refondu,des lignes modifiées voire supprimées, etsurtout, les fréquences seront en baisse sur leslignes jugées « non stratégiques ». Nous attendonstoujours que le maire saisisse le conseilmunicipal pour aborder cette question ô combiensensible.Ligne 2, piscines, mais aussi grands équipementsou politique de développement économique,l’étude de ce rapport d’activités aurapermis de rappeler à quel point ville et communautéurbaine sont interdépendantes, à quelpoint il est désormais impossible d’envisagerune collectivité sans l’autre.Malheureusement, il est également l’illustrationd’une méthode et d’une stratégie à courte vuequi font la preuve de leur inefficacité. Les revirementset les reniements, comme ceux évoquéssur les tarifs des piscines ou sur la politiquede transports, ne constituent pas une politiqued’avenir pour Nancy et les nancéien-ne-s.Groupe des Élus de Gauche11 élu-e-s à votre écoute :Bertrand Masson (Président) –Marianne Birck-Gallego – Eric Chenut –Nicole Creusot – Patrick Hatzig – Maud Hugot –Chaynesse Khirouni – Mathieu Klein -Dominique Olivier – Areski Sadi – Renée ZabéEcrivez-nous :Hôtel de Ville - Place StanislasCO n°1 - 54 035 Nancy CedexVisitez notre site internet :www.nancyagauche.comPour vous abonner à la newsletter mensuelle dugroupe, inscrivez-vous en envoyant un mail àcontact@nancyagauche.frPermanence téléphonique, du lundiau vendredi : 03 83 85 31 51DU VIDE DES PLACESOn se souvient de la polémique qui avait suivi l’annonce,ex abrupto, de l’érection, sur la place Charles III, d’unestatue équestre de ce prince. Entrèrent alors dansl’arène, à la vitesse d’une pétition Internet, toutes sortesde considérations les plus hétéroclites, dont plusieursanachroniques.Que des artistes et des designers nancéiens aient saisicette occasion pour rappeler qu’ils n’ont jamais fait l’objetd’une commande publique, il n’est rien de plus justifié.Mais il y a cent endroits de l’agglomération auxquelspenser pour un tel ornement contemporain, dans unenvironnement en accord avec lui. Avez-vous vu quelquesculpture sur la place, neuve, de la République, sinon unamas de cœurs ? Et quelles œuvres agrémentent les centcinquante hectares de Stanislas-Meurthe, qui pourtant enauraient bien besoin pour revêtir un sens ?Pour ce qui concerne notre place, de plein centre historique,on oublia de dire que le coût annoncé de 940.000 euros,16qui firent s’évanouir les bourses des contribuables, étaittout à fait sujet à caution. On n’avait pas sollicité en effetd’estimation dans un matériau de substitution (or Parisest plein d’œuvres en résine). Qui plus est, on apprenaitque Vinci était prêt à assumer la somme déclarée ! Enfin,on passa sous silence que l’idée initiale n’était pas celled’une statue, mais d’une statue au centre d’une fontaine,ce qui est, on en conviendra, complètement différent.Toujours est-il qu’exit le projet. On mit de côté l’étudede l’architecte en chef des Monuments Historiques et onproduisit une nouvelle version de l’aménagement. Cettedernière est-elle apte à répondre aux questions posées ?Nous ne le pensons pas vraiment, pour plusieurs raisons.Fondé essentiellement sur l’éclairage (soit dit en passant,d’un montant de plus d’1 million d’euros, il n’a pasfait l’objet d’une mise en concurrence), c’est un projetnocturne, qui donc ne peut être une thérapie pour lavision de jour. La place est un carré, éventré. Rien poursoigner cette béance, que les murets d’eau vont encoresouligner. L’espace continuera de flotter entre des paroismal constituées, alors qu’il fallait un centre attractif, pourretenir l’oeil.Gageons qu’il ne se passera pas longtemps avant qu’onne trouve la place vide, vide qu’on essaiera de combler enpermanence par des animations, elles-mêmes coûteuses,et que peut-être on ne se dise, à la faveur de l’annéeRenaissance, que la statue de Charles III et sa fontainen’étaient pas une si mauvaise idée.Etrange ville qui vécut comme une profonde blessure deson identité le vol par les Français, en 1670, du magnifiquecheval et son entrée triomphale à Paris comme butin deguerre et comme œuvre d’art, et qui aujourd’hui évince cesujet. La fierté lorraine a encore quelque chemin devantelle.Françoise HervéVictoire pour Nancy


ons plansJeunes et étudiants : jouez votre carte !Si le nombre de partenaires, d’offres, et d’amis Facebook de la Carte Jeunesaugmente chaque année, son tarif est resté le même... 5€, c’est ce que doitdébourser l’étudiant et/ou le jeune de 10 à 25 ans pour bénéficier de réductionsau sein des principales institutions de loisirs ou culturelles de Nancy.Cartes 29/05/09 10:43 Page 1« La Carte Jeunes... tu l’as ou tu l’as pas ? ».« Pas la peine d’être un super-héros... pouravoir les bons plans Carte Jeunes ! ». La campagnede communication 2012 frappe fort. Son égérie ?Un jeune super-héros (du cru ?) costumé et capé.Au discours sur l’importance de s’adonneraux pratiques culturelles dès le plus jeune âge,Célestine Oster, directrice du développement desprojets au service culturel de la Ville, préfère opterpour le concret. « La Carte Jeunes, c’est la place decinéma à 6 €, une place offerte pour une achetéeà NJP, 3 € de réduction sur les concerts labellisésde l’Autre Canal... L’investissement est très viterentabilisé ! ».Parents hésitants, sachez que vosenfants bénéficieront notammentd’une remise de 20 € au sein detoutes les MJC de l’agglomération…et de réductions sur les cours, lesconcerts et films programmés parle Gœthe Institut, nouveau partenairedu dispositif.La carte est désormaisvendue à la MGEL ainsi quedans les bureaux de la FEDEN(Fédération des étudiantsde Nancy). Elle a par ailleurs été distribuéeà tous les CM2 de la Ville et le seraprochainement à tous les élèves de seconde,autre « palier important dans la vie scolaired’un enfant », souligne Célestine Oster.Avec 2000 amis, la page Facebook veutmaintenant gagner en dynamisme enpostant en temps réel des informations surles spectacles labellisés, et en organisantdes jeux-concours, avec, à la clé, des placesà gagner.www.facebook.com/cartejeunes.nancyculture


VILLE AMIEDES ENFANTSSupplément au magazinede la Ville de NancyUn labeldécerné parl’UNICEFTémoignages d’éluset de bénévolesDes Etats Généraux pour mieuxagir ensembleA partir de la mi-novembre, la Villelance les Etats Généraux de l’Enfant.Des groupes de travail, des rencontresavec et entre les acteurs de terrain, desmoments publics d’échange pour mieuxdéfinir ce que signifie aujourd’hui, dansla société complexe où nous vivons, lefait « de grandir à Nancy, de devenir unjeune citoyen avec tous les cheminementsque cela suppose. La parentalité feraaussi partie des sujets abordés »,explique Valérie Debord, l’adjointedéléguée à la solidarité, qui animela démarche. « L’enfant dans la ville,c’est le premier des espoirs partagés,Valérie Debord, adjointe à la solidaritéreprend en effet AndréRossinot. Il est donc àla base de beaucoupde nos politiques publiques et au centrede beaucoup de partenariats ». Officemunicipal des sports, Union locale des MJCou encore Communauté urbaine serontainsi partie prenante de ces rendezvous.Des rencontres qui s’appuierontsur les témoignages de spécialistes maiségalement sur l’expérience quotidiennede l’accompagnement des jeunesNancéiens qu’ont acquis élus et servicesmunicipaux : les pages qui suivent ensont un reflet, forcément non exhaustif.10 idéesqui rendent la vieplus facile auxenfants (et àleurs parents)Du bébé aubachelier :l’avis d’unepsychologue


dossier novembre-décembre 2012La Ville de Nancy est labellisée depuis 10 ans « Ville Amie des Enfants » par l’Unicef.Preuve de son engagement constant en faveur des jeunes de 0 à 18 ans... ou plus.Nancy ville amie des enfantsMener des actions concrètes et utilesen direction des enfants, défendre etpromouvoir leurs droits et leurs devoirs :les objectifs que s’est fixés la Ville deNancy sont consacrés depuis dix anspar l’obtention du label « Ville Amiedes Enfants » décerné par l’Unicef etl’Association des maires de France.Pionnière, Nancy était alors la 6 e villefrançaise à le décrocher. Aujourd’hui,227 villes ont rejoint le réseau.Les collectivités se réunissentplusieurs fois par an pour partager lesexpériences qui sortent de l’ordinaireet comprendre comment fonctionnentcertains dispositifs innovants. « C’estextrêmement enrichissant d’avoir cetteplongée dans la France qui accueille lesenfants, d’échanger avec des technicienset d’autres élus », souligne ElisabethLaithier, l’adjointe en charge de lapolitique familiale et la petite enfance.« Quand nous avons lancé l’apprentissagedes gestes des premiers secours pourtous les enfants âgés de 10 ans, nousavons reçu énormément de demandesde la part des autres villes pour savoircomment nous avions fait », témoigneSophie Mayeux, l’adjointe déléguée àl’enseignement qui, comme ElisabethLaithier, s’implique beaucoup dans ladémarche.Des outils pour progresserDu côté de la petite enfance, le dispositif« Arc en Ciel », inventé au Haut-du-Lièvre « pour lutter contre la précaritédu travail féminin » (lire page 4), aégalement suscité beaucoup d’intérêtdans les villes labellisées. Mais leséchanges fonctionnent dans les deuxsens : Nancy se nourrit elle aussi desexpériences menées ailleurs, avec parexemple la création du Conseil d’enfantsen 2011, une idée née de ce partaged’expériences. « Pour nous aider àavancer, l’Unicef mène des enquêtes,certaines à l’échelle internationale. Lesenfants sont directement interrogés afinde mieux connaître quelles sont leursattentes », explique Sophie Mayeux.La création d’un tableau de bord dansDans les conseils d’écoles, nous rencontrons régulièrementles parents d’élèves pour aborder toutes les questionsqu’ils souhaitent. Il existe aussi une « commission desusagers de la restauration scolaire » pour travailler sur lacomposition des menus, l’origine des produits, les tarifs...Des représentants de parents prennent également part à lacommission sociale où nous étudions en tout anonymat les cas de famillesrencontrant de grosses difficultés financières. Et chaque année, je reçois lesparents d’élèves nouvellement élus pour leur expliquer le rôle de la municipalitédans le fonctionnement des écoles.Sophie Mayeux, adjointe à l’enseignementNous avons instituéil y a un an etdemi des conseilsde crèche. Ils se réunissent deuxfois par an. Ensemble, parents élus,représentants du personnel, directriced’établissements et moi-mêmeabordons des thématiques choisiespar les parents, qu’il s’agisse dustationnement ou du projet pédagogique.Elisabeth Laithier,adjointe à la politique familialelequel les services municipaux consignentdans le moindre détail et chaque annéetoutes les actions mises en place permetégalement d’évaluer finement lesdispositifs et de progresser au fil des ans.Un travail de longue haleine qui ne visequ’un seul et même objectif : favoriserle bien-être et l’épanouissement desenfants, de 0 à 18 ans. Et que la Villepoursuit avec de nombreux partenaires,Communauté urbaine, associationssportives et culturelles ou MJC...02 www.nancy.fr


dossierLes éveilleurs des consciencesde l’UNICEFInlassablement, Gilberte Muller,avec les autres bénévoles nancéiensde l’Unicef, défend et illustre lacause des droits de l’enfant.On les appelle « les plaideurs ».Bénévoles de l’UNICEF, ils défendentla cause des enfants dans lemonde. Depuis 10 ans, Nancyfait régulièrement appel à eux,notamment en milieu scolaire.Témoignages.« Si cette petite fille sait lire et écrire, elleaura une vie meilleure que ses parents ».Les enfants écoutent et observent lesphotos sur les panneaux. Ils mesurentles différences. Le travail, l’éducation,l’alimentation, les discriminations.L’exposition avance, sans violence, maissans rien édulcorer de la réalité desconditions de vie dans d’autres endroitsdu monde.Régulièrement, les bénévoles de l’UNICEFà Nancy, une cinquantaine, épinglentleurs badges et partent à la rencontre,panneaux sous le bras, des enfants dela ville. Une convention avec l’ÉducationNationale leur permet d’aller dansles écoles sur simple demande desenseignants. La fréquence est variable,l’échange avec les petits toujoursproductif.Parmi les bénévoles rencontrés, Pierre,22 ans, récemment formé à ces plaidoiriesd’un autre genre, sans juge ni témoins,sans box pour les accusés. « J’ai fait monstage BAFA à la Fédération des ŒuvresLaïques. J’ai vu la vie des enfants en foyer,les difficultés affectives et familiales, lasouffrance morale et physique. J’ai voulum’engager ».Autour de Gilberte Muller, qui coordonnel’intervention, une demi-douzaine depersonnes réunies par leur disponibilitéet leur envie d’être utiles aux progrèsdes droits des enfants qui ont fait l’objetd’une convention internationale de lapart de l’UNICEF . « Régulièrement, nousrencontrons, dans l’assistance, desjeunes qui ont vécu ces situations etqui réagissent en direct au message del’Unicef ». Propos corroborés quelquesinstants plus tard par Louis Mariotte,militant lui aussi, ancien instituteurcoopérant pendant 18 ans en Afrique :« il reste beaucoup de travail pour éveillerles consciences, partout, sans relâche ».Dans d’autres écoles, le plaidoyer a déjàrepris.Vous souhaitez devenir plaideurs ?UNICEF Nancy : 14 rue Notre Dame.Tél : 03 83 37 23 78 unicef.nancy@unicef.frCombien la Ville dépense-t-elle par an ... ?Pourun enfanten crèche4000 eenvironPour unécolierdomainescolaireuniquement1811 eCombien le Grand Nancy dépense-t-il par an... ?Pour unétudiantou enseignantchercheur1150 eNB : ces chiffres cumulent les dépensesd’investissement et de fonctionnement.www.nancy.fr 03


dossier novembre-décembre 201210 idées sympasmises en œuvre à Nancypour les enfants (et leurs parents)1Garderles petitsen horaires décalésEstelle Mangin a toute confiance enEloïse Roche, 23 ans, pour s’occuper deson fils Hugo dès 5h du matin ou parfoisjusqu’à minuit. L’étudiante habite dansle même quartier qu’elle, Mon Désert,ce qui est sécurisant pour tout le monde.Et depuis bientôt deux ans qu’elles font« équipe », les deux femmes ont apprisà s’apprécier.Séparée du père d’Hugo, Estelletravaille dans l’hôtellerie, d’où seshoraires atypiques. Mais pas questionpour autant de laisser le petit garçonde 7 ans livré à lui-même : « jamaisje ne le laisserais aller seul à l’école.Il y a une grande rue à traverser. Et puisje ne suis pas toujours disponible pourles contacts avec les enseignants, lesdémarches à faire. Eloïse, à la longue,sait très bien me remplacer ». Pourl’étudiante, ce job est également uneopportunité. Financière, bien sûr. Maisaussi comme initiation grandeur natureà son futur métier d’éducatrice de jeunesenfants : « il est compatible avec mescours. Je suis même très fière de moi,car je peux me lever à 4h et demi sansdormir dans la journée ! »04 www.nancy.frC’est le dispositif Arc en Ciel, géré parle Centre communal d’action socialede la Ville, qui a mis en contact Estelleet Eloïse. Créé en 2004, d’abord sur leHaut-du-Lièvre, pour aider les membresde foyers monoparentaux à trouver ougarder un emploi, « il rend service à 25ou 30 familles par an en moyenne, etcela à des tarifs calculés en fonction desrevenus mais très intéressants, puisquesubventionnés par la CAF » (l’heurede garde est facturée 35 cts aux moinsfavorisés). Lydie Ederhy, qui coordonneArc en Ciel, précise que ce sont toujoursdes étudiants de l’IRTS qui assurent lesgardes : « l’apprentissage du soutien àla parentalité fait partie de leur cursus.Comprendre les ressorts multiples de lavie scolaire, de la vie familiale, connaîtreles procédures administratives, tout cela,ils le mettent en pratique avec nous ».Avec l’avantage supplémentaire depermettre à Hugo d’aller tranquillementen classe ou au club de judo sans quesa maman ait à s’inquiéter.Marie-Catherine Tallot, adjointe aux sportsQu’est-ce qui vous fait courir ?Je crois aux valeursdu sport et à l’importancede l’activité physique.C’est là que je trouvemes idées pour le sport àNancy.2Apaiserles tensionsfamiliales« Venir à l’Escapade, c’est une respirationdans ma semaine ». Avec l’arrivée d’unpuis deux puis trois enfants, Marie-Véronique a très vite ressenti le besoin deretrouver d’autres mamans. « J’ai connuce lieu d’accueil parents-enfants par uneaffiche dans la salle d’attente chez monpédiatre. Au départ avec mes deux petitsnon scolarisés, j’avais besoin de sortirde chez moi. J’avais aussi besoin d’unendroit pour aborder les questions queje me posais : les enfants qui se réveillentla nuit, l’apprentissage de la propreté,la socialisation... ». Pendant que lesbambins profitent de la salle de jeu,les parents peuvent discuter ensembleavec le soutien d’une équipe despécialistes de la petite enfance.Ici, on ne donne pas de conseilsmais en favorisant l’échange, chaquepapa, chaque maman peut réfléchirsereinement et trouver des solutionsaux problèmes liés à la parentalité.« Je me suis toujours sentie en confianceet les moments de partage m’ontbeaucoup apaisée, d’autant que toutce qui est dit reste confidentiel »,ajoute Marie-Véronique.Nouveaucette année, le lieuest désormais ouvert aux parents


dossier4Fournir lesclefs d’accèsà l’art età la cultureet à leurs enfants jusqu’à 6 ans au lieude 4 jusqu’à maintenant.A Nancy deux autres structuresidentiques existent : Les Abeilles,dans le quartier Mon Désert et la BaleineBleue sur le Plateau de Haye.• Retrouvez toutes lesinformations pratiquessur les lieux d’accueilParents Enfants dansle guide de la petiteenfance 2012-2013disponible au CCAS deNancy, 5 rue LéopoldLallement ou sur lesite www.nancy.frConstruire une machine inspirée desplans de Leonard de Vinci... Tel est,jeunes nancéiens, le défi qu’il vous faudrarelever cette année avec vos camarades.Nancy organise en effet, dans lecadre de Renaissance 2013, un concoursdurant lequel les écoles, collèges, MJCet centres de Loisirs vont découvrir letravail du génial inventeur et se remuerles méninges, comme lui, pour construiredes engins qui seront présentés àl’exposition « Une idée, 1000 machines »,à partir du 4 mai prochain, dans la programmationofficielle de la manifestation.Un grand moment de découverte desarts et techniques, élaboré en partenariatavec l’Éducation nationale, pour queles enfants participent eux aussi à cettecélébration magique. Laurent Hénart,adjoint à la culture, y voit « une occasionunique, pour les enfants, de prendre lamesure de la curiosité et de l’inventivitédes ingénieurs de la Renaissance ».3 Développer le goût du sportdès le plus jeune âgeNancy s’engage à fond sur le terraindes sports et de la jeunesse. Pas pourle chrono, ni pour la médaille. « Lesbénéfices pour l’épanouissement del’enfant sont incomparables », estimeen effet Marie-Catherine Tallot, l’adjointedéléguée aux sports. « Pour un enfant,l’enjeu n’est pas réellement dans laperformance qui fait courir les adultes.En revanche, l’activité sportive l’aide àse construire dans un nouveau rapportavec les autres, alimenté par des valeursde partage et de respect ». Et plus il pratiquetôt, plus il pratiquera longtemps.Pourquoi diable s’en passer ?Chaque semaine, les 4000 élèves desécoles primaires publiques de Nancy bénéficientdonc d’une heure supplémentairede sport gratuite avec un éducateurmissionné par la mairie. Chaque mercrediet vacances scolaires, les famillespeuvent aussi inscrire leurs enfants aux« écoles municipales de sport » ou àl’un des stages proposés dans plus de40 disciplines. Et chaque jour, nos chèrestêtes blondes peuvent rejoindre l’un desclubs nancéiens, soutenus par la Ville viades subventions, des mises à dispositiond’équipements ou un appui à l’organisationde compétitions.• Ecoles municipales de sport, stagesvacances... Des tracts sont à votredisposition à l’Hôtel de Ville,en mairie de quartier ou sur le sitewww1.nancy.fr rubrique loisirs.vidéoen ligneDes évènements comme ceux-ci, Nancyen propose toute l’année, dans sesmusées, salles de spectacles et établissementsculturels. Une ambition culturellequi pourrait se résumer ainsi : mettre lesarts et la culture à la portée de tous, etd’abord des plus petits. 60 000 enfantsen ont profité l’an passé. Combien cetteannée ? A vous de participer !Renseignements : http://www1.nancy.fr/culturelle/Laurent Hénart, adjoint à la cultureQuelle a été votre première émotionculturelle ?Allumer lachaine hi-fi,souffler sur les vinyles,écouter Pierre et leLoup, les Pink Floyd,les Quatre Saisons.Un pur cérémonial !www.nancy.fr05


dossier novembre-décembre 20125 Servir les repas au calmeAlors que la fréquentation des restaurantsscolaires augmente d’année en année,faire des repas des moments de détentepeut sembler une gageure. La délégationà l’enseignement a opté pour des choixjudicieux : un service à table plutôtqu’un self (les enfants ne font pas laqueue pour se servir, ce qui signifiemoins d’attente et moins d’énervement),des petites tables de 4 ou 6 enfantsseulement (et non des grandes tabléesforcément plus bruyantes), chaque écoleou chaque groupe scolaire possède sonpropre restaurant (les enfants n’ont pasbesoin de se déplacer très loin pour aller6ResterObserver les oiseaux ou les insectesdans leur milieu naturel, être capable dereconnaître l’essence d’un arbre, savoird’où vient l’eau de notre robinet et oùelle part... Voilà aussi ce qu’apprennentles enfants scolarisés en maternelles etprimaires à Nancy grâce à des animationstournées vers le développementdurable. L’an dernier, plus de 2000 élèvesen ont profité. En concertation avecl’Education Nationale, la délégation àl’enseignement propose aux équipespédagogiques toute une série d’outilspour enrichir leurs réflexions et leursactions sur les thèmes de la biodiversité,l’eau, les déchets, l’air ou les énergies.06 www.nancy.frnature même en villeAvec le soutien de la ville, les CE1-CE2 de l’école La Fontaine, auHaut-du-Lièvre, sont allés près de Vittel choisir le bois dont sera faitleur futur préau en compagnie de l’architecte en charge du projet,Guillaume Eckly, et de leurs enseignants.manger)... Et chaque année, des travauxsont réalisés pour améliorer l’isolationacoustique : l’été passé, ce fut au tourdu restaurant scolaire de l’école duPlacieux d’en bénéficier.Du côté des tout petits, les mêmesefforts sont fournis dans les crèchespour assurer des conditions d’accueilpropices au calme. Dès que des travauxsont programmés, le personnel estsystématiquement consulté par lesservices du patrimoine de la Ville. « Nousallons les rencontrer sur le terrain, leurdemandons quels sont leurs problèmespour leur proposer des solutionsObjectif : transmettre auxpetits citadins le respectde l’environnement et leurapprendre comment viventla faune et la flore qui lesentourent. Le CPIE (Centrepermanent d’initiativespour l’environnement)de Nancy-Champenouxest l’une des structurespartenaires de cette action.« Nous proposons auxenfants des activités àproximité de leur école,dans les parcs urbains,sur les bords de Meurtheou sur le site de l’arboretumà Champenoux », explique CyrilGalley. « Nous privilégions une approchescientifique : nous ne leur faisons pasun cours sur les oiseaux ou les arbres,nous sommes sur le terrain et c’est auxenfants d’apprendre à identifier tel outel arbre grâce aux supports que nousmettons à leur disposition », poursuitle directeur du CPIE. A l’aide de jumelles,de microscopes portables et de petitspinceaux pour attraper les insectes,les enfants découvrent ainsi les écosystèmesprésents autour d’eux,même en ville !adaptées », explique Thierry Dron,un de ses techniciens. Ainsi, les travauxde la crèche Clodion réalisés cet été ontpermis de revoir entièrement l’espacedu premier étage. Le personnel n’a parexemple plus besoin de traverser ledortoir pour accéder au local technique.La crèche Osiris a elle aussi fait l’objetd’améliorations, nouvelles couleurs auxmurs, changement de mobiliers, posede luminaires adaptés avec variateurs,possibilité de cloisonner ou décloisonnerles espaces en fonction des activités...Tout a été repensé pour le bien-êtredes occupants.7Maintenirdes prix douxquand toutaugmenteAccueil périscolaire gratuit le matin ettarifs gelés depuis 2008 pour le reste,gratuité d’abonnement pour les moinsde 16 ans à la médiathèque, entrées depiscine à 1€ pour les jeunes pendant lesgrandes vacances... on ne compte plusles coups de pouce financiers que la Villeet certains de ses partenaires comme leGrand Nancy donnent pour les apprentissageset les loisirs aquatiques. Toutresponsable des rentrées d’argent qu’ilsoit en sa qualité d’adjoint aux finances,Michel Dufraisse assume totalement cetétat de choses : « malgré la rigueur etles restrictions liées à la crise, l’enfance,la jeunesse, l’école sont des domainessanctuarisés, que nous continuons àprivilégier ». Pour autant, pas questionde dépenser les yeux fermés : « nous,financiers, fixons les objectifs budgétairesà tenir puis, avec les délégationsconcernées, nous examinons les besoinsréels à satisfaire et nous modulons lestarifs d’un commun accord ». Un pilotagefinancier très fin qui, à l’arrivée, permetaux familles, quelles que soient leursressources, de ne pas priver d’activitésleurs enfants. Une question de solidarité,en fait.


8 Accroître la sécuritésur le chemin de l’écoleAssurer la sécurité des enfants estcrucial. C’est pourquoi les abordsdes établissements bénéficientd’aménagements spécifiques (posede ralentisseurs, signalisation dédiée...).Pour certaines écoles situées sur desaxes urbains à fort trafic, des agentsmunicipaux sont présents pour aiderles enfants à traverser dans les passagescloutés, en toute sécurité, à l’heure desentrées et sorties. Mais la Ville a été plusloin : parce que les bons réflexes doivents’acquérir dès le plus jeune âge, tous lesélèves de CM2 sans exception passenttous les ans leur « permis piéton ».Nancy a été la première commune deplus de 100.000 habitants à adopter unetelle démarche mise en œuvre par ladélégation à l’enseignement de SophieMayeux et celle à la sécurité de Jean-Louis Thiébert. Ce sont des agents dela police municipale qui font le tourdes classes de CE2 des 37 écolespubliques et privées pour délivrer cetteformation destinée à faire des enfantsdes piétons prudents et responsables.Ce programme de prévention se poursuiten CM1 avec le « permis vélo ».9 Recruter des animateursqui assurentOn ne s’en rend pas toujours compte,mais matin, midi ou soir, vos enfantspeuvent être accueillis jusqu’à 5 heurespar jour à l’école hors temps scolaire !Au total, 240 animateurs sont donc mobiliséspar la Ville pour s’occuper d’euxen leur proposant diverses activités :jeux, sports, musique, théâtre ou mêmeinitiation à la culture chinoise... Danschaque école, un coordonnateur titulairedu BAFD (brevet d’aptitude à la fonctionde directeur) encadre les activités etdétermine le projet pédagogique. Lesanimateurs signent tous un règlement desécurité qui formalise leurs interventionsauprès des enfants. « La quasi totalitédes animateurs possède le Bafa (*) oule CAP Petite Enfance », précise SylvieAubel, directrice du service municipalde l’enseignement. « Leur recrutementfait l’objet d’une grande attention. Nousprivilégions les personnes ayant desdiplômes et de l’expérience. La motivationest une chose essentielle ».Motivée, Clotilde Denis l’est assurément.Cela fait trois ans que cette jeune femmede 23 ans est animatrice. Une activitéqui constitue pour elle un bon moyend’acquérir de l’expérience. « J’aimeraisbien travailler avec les enfants »,explique la jeune femme qui intervientà l’école de Buthegnémont. Grâce à lamairie, elle a pu confirmer sa vocationprofessionnelle et même suivre des formations,comme un stage pour gérer lesenfants difficiles. « Cela m’a beaucoupaidée », confie-t-elle. Et cela rassure lesparents.(*) Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur• Le Guide del’Ecole et desLoisirs, unemine d’informationspourdécouvrir larichesse desinitiativesproposéesaux écoliersnancéiensdans le cadrescolaire ouextra scolaire.Téléchargeablesurwww.nancy.fr10dossierChantal Carraro,conseillère déléguée à la jeunesseComment restez-vous branchéesur les attentes des ados ?J’intègrele fait queles adosne sont pas desadultes en miniature !Et j’utilise les réseauxsociaux, avec lesquelsils grandissent chaque jour.Et Penseraussiaux ados !Votre enfant... n’est plus un enfant ?Il parle de smartphones et fait ses premierspas vers l’indépendance ? Ne vousinquiétez pas. La Ville aussi l’accompagnedans sa nouvelle vie ! Être ado à Nancy,c’est d’abord bénéficier d’un large paneld’activités sportives et culturelles, avecla Carte Jeune Culture (voir aussi p.xxx),l’action des MJC ou encore l’accès auxsports émergents, les échasses urbainespar exemple. Mais c’est surtout pouvoir« prendre la parole dans sa ville », slogandu Conseil des Jeunes. Le « CJ » permetaux 15-18 ans, à raison de trois représentantspar lycée, de s’engager pourun mandat de deux ans, sur la basedu volontariat. Accompagnés par ChantalCarraro, conseillère déléguée à lajeunesse, ils siègent à l’Hôtel de Villeet « prennent conscience du sens desresponsabilités et de l’action citoyenne ».Ces deux dernières années, le Conseil avoté la création de « 48h contre le cancer», opération de sensibilisation festiveautour de la maladie, et la participationà un groupe mémoire dédié au site del’ancienne prison Charles III, où transitaientJuifs et résistants durant la dernièreguerre. Concret, civique et utile !www.nancy.fr 0707


dossier novembre-décembre 2012Du bébé au bachelierLe regard aviséde Martine WourmspsychologueUn peu sur la réserve de prime abord, Martine Wourmsdevient intarissable lorsqu’elle évoque l’univers de l’enfanceet de l’adolescence. Un monde qu’elle connaît bien.Son métier de psychologue, spécialiséeen psychopathologie, l’a amenéetour à tour à travailler auprès desadolescents, puis des enfants et despublics en situation de handicap. Cettemarathonienne, mère de trois ados,apporte aujourd’hui son expertiseet ses conseils au personnel des crèchesde Nancy.Quels sujets abordez-vousavec les agents des crèches de la Ville ?Je suis très impressionnée par leursouci de bien faire. Ils sont très àl’écoute des parents et n’ont qu’unfil conducteur : le bien-être des enfants.En début d’année par exemple, il fautgérer l’arrivée des petits nouveaux.C’est une période délicate où il y aun gros travail d’adaptation à faire.On réfléchit ensemble à la manièred’instaurer un véritable climat deconfiance avec les parents et lesbambins. Comment porter un enfantde façon rassurante, quelles paroleschoisir pour l’apaiser…Comment les parents conçoivent-ilsleur rôle ?Je rencontre souvent des parents qui sontun peu perdus par rapport à l’éducationde leurs enfants. C’est la conséquenced’une évolution de la place de l’enfantdans notre société qui s’est faite trèsrapidement. On a quitté un modèleoù l’éducation était plutôt basée surla discipline et l’obéissance pour unnouveau modèle dont les contours nesont pas encore très clairs, d’où uneconfusion chez les parents. Quand nousavons organisé une rencontre avec lesparents de la crèche Saint Nicolas, ilsavaient choisi comme thème de réflexion« l’autorité ».08 www.nancy.frLa question des rythmes scolairesest actuellement au cœur des débats :qu’en pensez-vous ?Aujourd’hui, les enfants sont contraintsde vivre sur le rythme des adultes. Lesjournées sont longues, la collectivitéest un univers très riche mais fatiguant.L’enfant a besoin de temps pour souffler,pour digérer, pour rêver. Il a besoinspontanément de jeux symboliquestels que « Tu es le papa et je suis lamaman ». C’est indispensable pourdévelopper son imaginaire mais aussipour une socialisation réussie. Il faudraitpeut-être inventer de nouvelles formulespériscolaires qui donnent à l’enfantdu temps libre non contraint. L’enfanta droit aussi de ne rien faire.Comment les parents peuvent agirsur les rythmes de l’enfant ?Je dis souvent aux parents que, dansla mesure du possible, l’idéal est detout faire pour organiser leur vie defaçon à ce que les semaines ne soientpas trop longues pour les enfants. Çademande parfois des choix personnelsforts, par exemple une baisse de salaire,mais ça n’a pas de prix pour l’enfant.On peut penser parfois queles institutions s’ingèrent dans la viedes enfants en faisant peser sur euxdes responsabilités très lourdes :tu dois manger comme ci, tu doisrespecter la planète sinon elledisparaîtra, tu dois te préoccuperdes enfants à l’autre bout de la terre.Qu’en pensez-vous ?Au contraire, cela fait partie del’apprentissage de la vie ! C’est unemanière de les frustrer pour lesdécentrer d’eux-mêmes et leur faireprendre conscience du monde qui lesentoure. L’année dernière, j’ai participéà une course humanitaire au Sénégal,la « Sénégazelle » : en rentrant, j’aiprésenté un film à des CM1 et CM2.J’ai constaté qu’ils étaient très sensiblesà la notion de pauvreté. Ils étaientétonnés quand je leur ai dit qu’onpouvait vivre avec moins de biensmatériels mais être heureux et qu’ilexistait d’autres formes de richessecomme la solidarité.Plus grands, les enfants devenusadolescents ont d’autres besoins.Quels sont-ils ?La plus grande attente des adolescents,c’est de rencontrer des adultesdisponibles qui les aident à grandirsans faire les choix à leur place. Ce n’estpas parce qu’ils ont des corps d’adultesqu’ils le sont dans leur tête. Beaucoupd’adolescents ont tout ce qu’il faut surle plan matériel mais sont très seuls.Les adolescents ont besoin qu’on leurconsacre du temps, qu’on les écoute,qu’on s’assied avec eux et qu’on discute.Comment les rendre acteurs dans la cité ?Les adolescents ne demandent queça ! Les villes doivent leur donner desoccasions de s’impliquer. Les jeunessont toujours satisfaits quand ils ontl’impression d’avoir pu être utiles.Dans mon club d’athlétisme, on proposeaux jeunes de 18-20 ans des formationspour devenir entraîneur pour lesenfants. On les responsabilise, onles accompagne bien sûr, on leur donnedes petites contreparties. Ils se sententainsi reconnus et ça les aide à grandir.Les adolescents sont souvent à lahauteur de la confiance qu’on leur fait.

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