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La strada - Théâtre Vidy Lausanne

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Du 7 au 25 septembre 2005Sous Chapiteau dans la cour<strong>La</strong> <strong>strada</strong>Un voyage inspiré du filmde Federico Fellinipar la Compagnie ZampanosDirection artistique :Michel GibéJean-Paul WenzelMise en scène :Jean-Paul WenzelCréation musique :Florent MatonCréation son :Philippe TivillierRégie son :François ThuillardCréation lumières :Pierre GaillardotRégie lumière :Didier CastelleCréation costumes :Cissou WinlingRéalisation des costumes :Cissou WinlingCatherine SardiChristine ThepenierRégisseur plateau :Frédéric KunzeScénographie :Michel GibéComédiens :Nolwenn Ledu<strong>La</strong>urent ChouteauDavid GobetHélène HudovernikFrédéric KunzeBenoît CalaretAnnie GibéMichel GibéSuzy GibéMusiciens :Florent MatonPatrick FournierDidier CastelleFrédéric KunzeMercredi 07.09 20h00Jeudi 08.09 20h00Vendredi 09.09 20h00Samedi 10.09 20h00Dimanche 11.09 20h00Lundi 12.09 relâcheMardi 13.09 20h00Mercredi 14.09 20h00Jeudi 15.09 20h00Vendredi 16.09 20h00Samedi 17.09 relâcheDimanche 18.09 relâcheLundi 19.09 relâcheMardi 20.09 20h00Mercredi 21.09 20h00Jeudi 22.09 20h00Vendredi 23.09 20h00Samedi 24.09 20h00Dimanche 25.09 20h00Genre : CirqueÂge conseillé : Dès 12 ansUne écriture de Tullio Pinelli et Bernardino Zapponi.D’après l’adaptation française de Bernard Rosselli.Coproduction:Dorénavant Cie Jean-Paul WenzelL’Eté de VaourThéâtre des Salins-Scène nationale de MartiguesCircuits-scène conventionnée d’AuchCirque-Théâtre d’Elbeuf-centre régional des arts du cirquePronomade(s) en Haute-Garonne-scène conventionnéepour les arts publics.


6 au 25 septembre 2005 <strong>La</strong> <strong>strada</strong>Le projet«<strong>La</strong> Strada», spectacle mis en scène par Jean-Paul Wenzel,est présenté par 12 acteurs (circassiens, comédiens,musiciens) et une trentaine d’animaux de la ferme. Ilsévoluent sur une scène tournante proche du sol, sous unchapiteau rond de 28m de diamètre et une jauge de 500places.Fellini écrivait en 1957 : «Giulietta a reçu de nombreuseslettres d’estropiés, de paralysés, de personnes qui se sentaientcomplètement inutiles jusqu’au moment où ils ontvu le film. De telles lettres viennent du monde entier. C’estpour cela que je dis que le mérite en revient à l’histoire.»Aujourd’hui, la compagnie Zampanos reprend l’histoirede «<strong>La</strong> Strada» parce que c’est une œuvre universelle,intemporelle… Un chef-d’œuvre susceptible de touchersensiblement un large public. «<strong>La</strong> Strada» est une tragédiede petites gens qui révèle les problèmes liés à la violencehumaine, le sens que chacun d’entre nous peut donner àla vie.Les 12 acteurs pratiqueront des disciplines de cirque etjoueront d’instruments de musique tel qu’accordéon,violoncelle, cloches musicales, xylophone, triangle, verres,scie musicale, poires, concertina…


Du 13 au 25 septembre 2005Théâtre Kléber-MéleauMétastaseset métamorphosesde Roland Dubillard« Si Camille me voyait… » (1953)Mise en scène et scénographie :Maria MachadoCollaboration artistique :Gabriele <strong>La</strong>skeMusique conçue et interprétée par :Luca Bonvini(trompette à coulisses, trombone)Costumes :Elisabeth MartinCréation lumières :Bruno MonnezMardi 13.09 19h00Mercredi 14.09 19h00Jeudi 15.09 19h00Vendredi 16.09 20h30Samedi 17.09 20h30Dimanche 18.09 17h30Lundi 19.09 relâcheMardi 20.09 19h00Mercredi 21.09 19h00Jeudi 22.09 19h00Vendredi 23.09 20h30Samedi 24.09 20h30Dimanche 25.09 17h30« Madame fait ce qu’elle dit » (2004)Mise en scène et scénographie :Werner SchroeterCréation lumières :Bruno MonnezCostumes :Elisabeth MartinAssistant à la mise en scène :Conrad CecilAvec :Maria MachadoMaya MercerJulien MaurelAugustin RuhaburaConrad CecilProduction :<strong>La</strong> Compagnie de <strong>La</strong> Tangente


du 13 au 25 septembre 2005Métastases et métamorphosesRoland DubillardSi Camille me voyait…Un spectacle composé de la première et de la dernière pièces de l’auteur de «<strong>La</strong> Maisond’Os».Les hommes ne savent pas ce qu’ils sont. Ils le cherchent et ils ne connaissent pas lechemin. Peut-être dans la terre ou dans l’air coulent comme des rivières de la naissance à lamort. Les hommes dans la tête ont des songes dont ils ne savent pas le sens. Ils pensent àDieu. L’éternité se passera d’eux.«Le sang est un jus bien spécial. Car le cœur dont je parle, ce n’est pas ce cœur ordinaireque les docteurs surnomment, quelques fois, moteur du corps humain. Non, ce cœur qui,en moi, vient de se mettre à battre, est un cœur plus diffus.»«Si Camille me voyait… » est une opérette en alexandrins sans musique. Une fantaisie lunaireet lunatique, créée au théâtre Babylone en 1953 par Jean-Marie Serreau. On y reconnaîtral’auteur des «Diablogues».Madame fait ce qu’elle dit<strong>La</strong>urent Terzieff«Madame fait ce qu’elle dit» (2004) cousinerait davantage avec «<strong>La</strong> Maison d’os» : carMadame voyage à l’intérieur d’elle-même où «c’est partout chez elle». Surtout quand elle sebouche les oreilles et ferme les yeux : «la nuit y est plus forte».Est-ce Madame ou l’âme de Madame «qui voyage ainsi dans son for intérieur ?»«Son Altesse, en se réveillant, voudrait qu’on lui fasse des choses.Du plaisir ? Non. C’est plus grave. C’est à l’intérieur. Une sorte de crampe. Maisvoluptueuse. Une langueur. Ainsi, au début du printemps, quand cesse l’ankylose des brancheset des rameaux, un sang neuf rayonne sur l’étendue de tous les arbres…euh… C’estde même pour Madame. Quelque chose la démange.»Ce spectacle - hommage à Roland Dubillard qui fêtait en 2003 ses quatre-vingts ans- réjouira particulièrement les amoureux de «<strong>La</strong> Maison d’os» et du «Jardin aux betteraves»,joués à Kléber-Méleau, et fera découvrir aux autres deux œuvres peu connues.Un détournement alchimique du langageJ’avais 17 ans, c’était mon premier spectacle : Tous contre tous d’Adamov, avec dans lamême soirée «Si Camille me voyait…», de Roland Dubillard. C’était au théâtre Babyloneen 1953. Après avoir joué «Tous contre tous», je me glissais presque tous les soirs dansla salle et j’allais me faire voir avec Camille en prenant un bain d’humour et de poésie. Cetexte échappait à toutes les lois pondérales, et comme presque toujours avec les pièces deDubillard on flottait dans un délicieux état d’apesanteur. En voyageur exilé sur notre planète,Dubillard se maintient toujours dans une extrême tension entre le cauchemar et lasouffrance, de la solitude, de la bêtise, de l’absurde et de la barbarie, et l’émerveillementd’un premier regard jeté sur notre monde. Ce qui m’a toujours ébloui chez Dubillard, c’est cedétournement presque alchimique du langage – au sens rimbaldien du terme – qui nous faitentrevoir, juste entrevoir, mais avec tant d’évidence, cette «terre invisible» chère à Rilke.


Du 20 septembre au 9 octobre 2005<strong>La</strong> PasserelleRue nocturne<strong>La</strong> main du vent pose la musique de 1Jael sur les vagues de la villeViolon et voix :Coline PellatonAccordéon, pianoet composition :Thierry ChâtelainBasse fretless :Jean-Luc LehrMardi 20.09. 20h30Mercredi 21.09. 20h30Jeudi 22.09. 20h30Vendredi 23.09. 19h00Samedi 24.09. 20h30Dimanche 25.09. 18h00Lundi 26.09. relâcheMardi 27.09. 20h30Mercredi 28.09. 20h30Jeudi 29.09. 20h30Vendredi 30.09. 19h00Samedi 01.10. relâcheDimanche 02.10. 18h00Lundi 03.10. relâcheMardi 04.10. 20h30Mercredi 05.10. 20h30Jeudi 06.10. 20h30Vendredi 07.10. 19h00Samedi 08.10. 20h30Dimanche 09.10. 18h00Genre : ConcertDurée : environ 1h40Âge conseillé : tout publicProduction :Delphart Management


du 20 septembre au 9 octobre 2005Rue nocturneJaelEn compagnie de Paola <strong>La</strong>ndolt, Coline Pellaton et ThierryChâtelain ont ravi le public de <strong>Vidy</strong> avec «Il est tempsd’être ivre», spectacle inspiré des poèmes de RobertDesnos, en 2004.Les sons de Jael tracent plus loin que la route, respirentdans l’invisible et marquent l’espace de leurs empreintestrempées d’aurore. Les deux musiciens ont repris la routedes découvertes en s’installant à Paris. Au hasard deleurs rencontres, ils se sont enrichis de l’univers musicalde Jean-Luc Lehr, basse fretless. Une voix, un violon, unaccordéon, un piano, une basse, architecture envoûtantedes nouvelles créations de Jael, passage entre plusieursmondes. Il y a du printemps dans l’inspiration de Jael,des éclats de grâce dans ces mélodies, un appel secretet urgent qui murmure sous son rythme. Ainsi vont, surleur nouvel et 8ème album «Souffle d’Amazone», «Nuagede verre», «Urbain», «Portail secret»...chut!....Ecoutez Jaelraconte.


du 20 septembre au 9 octobre 2005Rue nocturneColine Pellatonchant et violonElle crée avec Thierry Châtelain le groupe Jael. Ils jouentensemble professionnellement depuis 1982 et enregistrent9 albums.Discographie: 1994: «Beyond the mirror» ; 1996:«On wings of dawn» ; 1997: «Live in Cologne» ; 1998:«Ombres sauvages» ; 1999: «Orient express» ; 2001:«Live in palatin» ; 2003: «Etoile du sud» ; 2005:«Rue nocturne».Télévisions, musiques de films, films, festivals, prix et desconcerts dans le monde entier.Théâtre, Cinéma : Coline suit l’Ecole de Théâtre JaquesLecoq, à Paris, le Cours Florent, l’Actorat du Cinéma etl’Approche du Clown avec Rosine Rochette à Paris. Ellejoue dans différentes pièces dont, en 2001, «Saint DonJuan» de Joseph Delteil, avec Philippe Morrand, mis enscène par Robert Bouvier, à Genève au Théâtre de Poche.Thierry Châtelainaccordéon,piano et compositionIl débute dans la musique à <strong>La</strong>usanne avec Freddy Balta,de 1967 à 1975.Il poursuit ses études de piano au conservatoire demusique de Neuchâtel et obtient un diplôme de capacitéprofessionnelle, mention «avec distinction» en 1981.De 1981 à 1983, il travaille avec Karl Engel à la Hochschulefür Musik und Theater à Hannover, avant d’obtenirun diplôme de concert dans la classe de Michael Studerau Conservatoire de Berne (Suisse), en 1987.Il part ensuite à Paris et se perfectionne avec MoniqueDeschaussées.Jean-Luc Lehrbasse fretlessAprès dix ans d’étude du piano classique, il découvre labasse au CIM en 1989.Il apprend l’arrangement et l’harmonie avec BernardMoury, puis l’improvisation avec Malo Valloi.De 1992 à 2001, il enseigne au CIM, aux Conservatoiresde Brunoy et de Ballancourt et à la Royal Academy ofMusic de Londres.Côté scène : grand amateur de Jazz, il offre son talent àdivers groupes, notemment Tribu, Octurn, Urban Mood, leMagik Malik Orchestra et aujourd’hui Jael.


Du 23 septembre au 7 octobre 2005Salle Charles ApothélozPlus ou moins l’infiniCie 111/Phil Soltanoff2Scénographie et écriture :sont le résultat d’unecollaboration de tous lesmembres de l’équipe.Conception :Aurélien BoryMise en scène :Phil SoltanoffExpert en bâton :Hanne TierneyCréation lumières et régiegénérale :Arno VeyratMusique :Olivier AlendaJulien CassierPhil SoltanoffIngénieur du son :Stéphane LeyPlateau :Tristan BaudoinSylvain <strong>La</strong>fourcadeFrédéric StollVidéo :Aurélien BoryPierre RigalArno VeyratDécor :Pierre Dequivreet l’équipe de l’atelier duThéâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne :Thomas BeimowskiHervé ArlettiStéphane BoulazThuy LorvanCostumes :Sylvie MarcucciPatine :Isadora de RatuldRégie :Tristan BaudoinStéphane LeyFrédéric StollArno VeyratAvec :Olivier AlendaAurélien BoryPierre CartonnetJulien CassierAurélius LorenziSodadeth SanVendredi 23.09. 20h30Samedi 24.09. 19h00Dimanche 25.09. 17h30Lundi 26.09. relâcheMardi 27.09. relâcheMercredi 28.09. 19h00Jeudi 29.09. 19h00Vendredi 30.09. 20h30Samedi 01.10. 19h00Dimanche 02.10. 17h30Lundi 03.10. relâcheMardi 04.10. relâcheMercredi 05.10. 19h00Jeudi 06.10. 19h00Vendredi 07.10. 20h30Genre : Théâtre visuelDurée : 1h15Âge conseillé : dès 11 ansProduction :Cie 111Coproductions :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne, Théâtre national de Toulouse Midi Pyrénées, Grand Théâtre deLuxembourg, Les Gémeaux - Scène nationale de Sceaux, <strong>La</strong> Coursive-Scène nationale <strong>La</strong>Rochelle, Centre culturel Agora–Scène conventionnée de Boulazac, Equinoxe–Scène nationalede Châteauroux, TNBA -Théâtre national de Bordeaux-Aquitaine, London InternationalMime Festival, Le Carré magique-Scène conventionnée de <strong>La</strong>nnion et avec l’aide du ThéâtreGaronne-Toulouse et de la Gare aux Artistes.Avec le soutien de :Ministère de la Culture-DMDTS, Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Général Haute-Garonne, Ville de Toulouse, ADAMI, Convention AFAA/Ville de Toulouse, DICREAM (en coursd’instruction) Etant Donné - The French-American Fund for the Performing Arts, a programof FACE.<strong>La</strong> CIE 111 est conventionnée par la DRAC Midi-Pyrénées et reçoit le soutien de la FondationBNP Paribas.


du 23 septembre au 7 octobre 2005Plus ou moins l’infiniNote de mise en scèneNous vivons dans un monde où tout va de plus en plus vite. L’ère du numérique, lesconnections en tout genre, et le concept de globalisation ont radicalement changé notrefaçon de voir les arts et nous-mêmes. Que nous le voulions ou non, il est impossible denous séparer de ces concepts. Face à notre aptitude technologique à copier ou modifierinstantanément n’importe quel travail, comment peut-on créer une œuvre originale ? Peutêtrela solution est-elle de considérer la possibilité de croiser les idées, de faire se confronterdifférentes sources d’inspiration.C’est ce qui m’a conduit vers ce second projet avec la CIE 111. C’est un hybride depuis ledébut. Tout d’abord, c’est une collaboration entre des artistes internationaux dont le langagecommun est plus gestuel et chorégraphique que verbal. Ensuite, ce travail se base sur l’idéeque les arts peuvent être mélangés de façons nouvelles et intéressantes. «Plan B» était uncroisement entre cirque, danse et théâtre qui a donné quelque chose de nouveau et frais– une combinaison de ces disciplines qui ne peut pas simplement être vue comme l’une oul’autre. J’aime cette position. Cela semble être le meilleur reflet de notre époque. Il est possible,grâce à l’informatique, de couper, coller, sampler et recomposer n’importe quelle image.Je pense que notre théâtre devrait s’inspirer de ces procédés, ne pas s’en isoler.Nous commençons maintenant une nouvelle aventure en partant des possibilités qu’offreune ligne ; la ligne en tant que concept abstrait, la ligne en tant que forme concrète et laligne en tant que métaphore. Durant ces dernières années, j’ai créé de nouvelles œuvres, enFrance avec la CIE 111 et en Amérique avec ma compagnie de théâtre, Mad Dog. Chaqueprojet a emmené le langage de l’abstraction encore plus loin, en gardant toujours un œil surla façon dont le quotidien et l’universel s’entrecroisent. Dans «Plan B», un plan abstrait peutsubtilement changer de perspective pour devenir un toit, un sol ou une porte. Dans«Plus ou moins l’infini», une ligne peut aller du concret à l’abstrait : la ligne en tant que trajectoirelinéaire, en tant que ligne du temps, en tant que direction, ou en tant que bâton. Notrerecherche est axée sur les possibilités qu’offre la jonglerie, au sens propre comme au sensfiguré.Nous commençons maintenant des semaines de répétitions concentrées. Pour moi, c’est lemoment de regarder et d’écouter, les yeux et les oreilles grandes ouvertes. Des fragmentsdoivent être créés, rejetés, assimilés et oubliés. Chaque membre de l’équipe doit y contribueret renoncer à des idées avec liberté et désinvolture. Enfin, une logique commence àémerger. Je cherche toujours ces moments troubles où les lectures commencent à fusionner,puis se séparent, puis convergent à nouveau. C’est ce qui donne à ce travail sa qualitédynamique et son intérêt dramatique. C’est ce qui le rend amusant, beau aussi.Phil Soltanoff


du 23 septembre ou 7 octobre 2005Plus au moins l’infiniPhil SoltanoffCIE 111Phil Soltanoff est le directeur artistique de Mad Dog, compagnie de théâtre expérimental, enrésidence permanente à Five Myles (Brooklyn - New York), un théâtre cofondé avec HanneTierney. Il a notamment mis en scène «To whom it may concern» (1996, présenté au BITEF-BelgradeInternational Theater Festival), «Five movements for people and sounds» (1998), «The hourwe knew nothing of each other» (d’après Peter Handke, 1999), «Strange attractors» (2000)et «Wrench» (2002). Les créations de Mad Dog ont été présentées au Kitchen (NY), au MassMoCA, au Williamstown Theatre Festival (M.A).Mad Dog a reçu des subventions de la part de The Trust for Mutual Understanding, Newman’sOwn, The American Theatre Wing, The Puffin Foundation et The Rockefeller MAPFund entre autres.Il a aussi participé à la mise en scène de «Hybrid #17» (The Kitchen), «Suite for suits» (TheOntological - Hysteric Theatre) et «Plan B» avec la CIE 111 (Théâtre Garonne - Toulouse ;GREC Festival - Barcelone, Théâtre de la Cité Internationale-Paris, Kampnagel - Hambourg,London International Mime Festival).Il a donné des cours à des artistes en résidence (Skidmore College), à des artistes invités auNational Theatre Conservatory (Denver Center Theatre), au American Conservatory Theatre,au Williamson Theatre Festival, à University of Texas, à Austin et en France au ThéâtreGaronne. Phil Soltanoff continue sa collaboration avec la CIE 111 avec la création de «Plusou moins l’infini».Aurélien Bory est le directeur artistique de la CIE 111. Après ses études de physique, et sondiplôme universitaire de cinéma et d’audiovisuel à Strasbourg, il suit la formation d’acoustiquearchitecturale au CNAM à Toulouse. Co-fondateur de la CIE 111 avec Olivier Alenda,il signe la conception et la scénographie de «IJK» (2000), de «Plan B» (2003) et de «Plusou moins l’infini» (2005), spectacles dans lesquels il joue également. Il s‘est précédemmentformé avec Mladen Materic du Tattoo Théâtre et a joué dans «L’odyssée», en tant qu’acteuret jongleur. Il a récemment mis en scène «Erection», solo de danse de Pierre Rigal. Dansle même temps, il écrit et met en scène «Taoub» un spectacle pour douze acrobates deTanger et met en scène «Fardeau», un numéro de portés acrobatique. Il a été professeur dejonglerie au Lido-centre des arts du cirque de Toulouse, et continue d’animer des stages deformation professionnelle.Olivier Alenda a suivi pendant huit ans les ateliers du Lido, où il crée en 1995 un solo priméaux festivals Circa (Auch) et <strong>La</strong> piste aux espoirs (Tournai). Il intègre l’Ecole Nationale deCirque de Montréal, puis retrouve Aurélien Bory à Toulouse.En 1998, ils rejoignent tous deux la compagnie de Mladen Materic Tattoo Théâtre pour lespectacle «L’odyssée». Ils fondent ensemble la CIE 111 en 1999, lancent le projet de latrilogie, et composent une équipe artistique (acteurs, metteur en scène, éclairagiste, sonorisateur)impliquée dans l’écriture de chaque spectacle. «IJK» est créé en septembre 2000.«Plan B», en janvier 2003. «Plus ou moins l’infini», troisième et dernier volet de la trilogie(création fin septembre 2005).Arno Veyrat est éclairagiste. Il s’attache à développer un univers visuel particulier. Il a collaboréà plus de soixante créations avec des artistes de tous horizons, notamment avec BrunoAbraham Kremer, ou l’illustre Famille Burrattini. Il signe la lumière de la CIE 111 depuis sacréation («IJK» et «Plan B»).Stéphane Ley s’est formé en son et en acoustique physique. Régisseur général sur «IJK», ilpoursuit sa collaboration avec la CIE 111 sur «Plan B». Il a également travaillé avec le guitaristeflamenco Antonio Ruiz, ainsi que pour les spectacles musicaux «<strong>La</strong>tcho Drom» et «<strong>La</strong>java des couleurs». Il est par ailleurs formateur aux techniques du son.


Du 27 septembre au 22 octobre 2005Salle de répétitionHanjoNô moderne3de Yukio MishimaMardi 27.09. 19h30Mercredi 28.09. 19h30Jeudi 29.09. 19h30Vendredi 30.09. 19h30Samedi 01.10. 19h30Dimanche 02.10. relâcheLundi 03.10. relâcheMardi 04.10. 19h30Mercredi 05.10. 19h30Jeudi 06.10. 19h30Vendredi 07.10. 19h30Samedi 08.10. 19h30Dimanche 09.10. 18h30Lundi 10.10. relâcheMardi 11.10. 19h30Mercredi 12.10. 19h30Jeudi 13.10. 19h30Vendredi 14.10. 19h30Samedi 15.10. 19h30Dimanche 16.10. 18h30Lundi 17.10. relâcheMardi 18.10. 19h30Mercredi 19.10. 19h30Jeudi 20.10. 19h30Vendredi 21.10. 19h30Samedi 22.10. 19h30Traduction :Marguerite YourcenarAvec la collaboration de :Jun Shiragi (Silla)Mise en scène :Julie BrochenAssistée de :Elise Truchard<strong>La</strong>urent ZisermanComposition etdirection musicale :François LoriquetAvec la complicité de:Françoise RondeleuxScénographie :Enrico BaradelJulie TerrazzoniLumières :Olivier OudiouCostumes :Sylvette DequestMaquillages :Catherine NicolasRégies lumière et plateau :Pascal JorisMarc PuttaertGenre : Le Hanjo ancien figure parmi les Nô du monde présentet réel (Nô de la 4ème catégorie).Durée : 1h45Âge conseillé : dès 16 ans«Hanjo» est extrait du livre «Cinq Nô modernes» de YukioMishima, Editions Gallimard1984Production :Théâtre de l’AquariumCoproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Festival d’Automne à ParisThéâtre national de ToulouseThéâtre National de StrasbourgAvec :Muriel AmatJitsukoEnrico BaradelHanjoJulie DenisseHanakoFrançois LoriquetYoshio


Du 27 septembre au 22 octobre 2005HanjoNote d’intention«Tragique histoire d’amour d’une jeune démente ; romanesqueépisode à la mode d’autrefois dans la gare de…une jeune et belle fille privée de raison passe ses journées,quelque temps qu’il fasse, sur un banc dans la salle d’attentede la gare de… Elle tient à la main un éventail ouvert.Elle dévisage chaque voyageur débarquant sur le quai, puisretourne chaque fois, déçue, à son banc. Aux questionsposées par un journaliste, elle a répondu que son éventailétait celui d’Hanjo, une geisha fameuse du temps passé. Unhomme dont elle fit naguère connaissance dans une certainelocalité échangea son éventail contre celui de cette jeunefille, en guise de promesse de se retrouver dans l’avenir. <strong>La</strong>fille porte un éventail d’homme, représentant un paysage deneige ; l’amant infidèle a son éventail à elle, orné d’un dessinde belles-de-nuit. Cet homme n’a jamais reparu et la jeunefemme délaissée est devenue folle. Elle s’appelle Hanako,et à en croire un employé de la gare, habite chez une dameartiste peintre, Jutsiko Honda, 35, rue X.».*Qu’est-ce que cet échange d’éventail ?Qu’est-ce qu’un échange et qui échange quoi ?<strong>La</strong> séparation est encore au cœur de ce travail, mais après«Le cadavre vivant» de Tolstoï créé l’année dernière, elledevient comme l’espace du récit, et du jeu.Julie Brochen* Extrait de «Hanjo» de Yukio Mishima


Du 27 septembre au 22 octobre 2005HanjoJulie BrochenJulie Brochen a pris la direction du Théâtre de l’Aquarium à Paris en janvier 2002.Comédienne de formation, elle débute dès 1988 avec «Le faiseur de théâtre» de ThomasBernhard mis en scène par Jean-Pierre Vincent, puis elle poursuivra avec «Faust» de FernandoPessoa mis en scène par Aurélien Recoing ; «Comment faire vivre le dit» de StuartSeide ; «Le procès» de Frantz Kafka mis en scène par Nicolas Liautard ; «Tchekhov acteIII» («Oncle Vania», «Les trois sœurs» et «<strong>La</strong> cerisaie») d’Anton Pavlovitch Tchekhov mis enscène par Alexandre Kaliaguine et Anastasia Vertinskaia ; «<strong>La</strong> dispute» de Marivaux misen scène par Dominique Pitoiset ; «Trézène mélodies», fragments chantés de «Phèdre» deRacine mis en scène par Cécile Garcia-Fogel ; «Hortense a dit : Je m’en fous» de GeorgesFeydeau mis en scène par Pierre Diot ; «<strong>La</strong> rue du château» mis en scène par MichelDidym, d’après les conférences des surréalistes sur la sexualité ; «Le régisseur de la chrétienté»de Sébastien Barry mis en scène par Stuart Seide ; «Les veilleurs» d’ArnaudPoujol ; «Chapitre un» avec Mathilde Monnier ; «Homme pour homme» de Bertolt Brechtmis en scène par <strong>La</strong>urent <strong>La</strong>ffargue ; «L’échange» de Paul Claudel mis en scène par Jean-Pierre Vincent.Elle signe sa première mise en scène, en 1994, «<strong>La</strong> cagnotte» d’Eugène <strong>La</strong>biche et AlfredDelacour présenté au Théâtre de la Tempête à Paris puis «Penthésilée» d’Heinrich vonKleist joué au Quartz à Brest et au Théâtre de la Bastille (programmation de l’Odéon). En1998, elle met en scène «Naissances nouveaux mondes», courtes pièces des auteurscontemporains Rodriguo Garcia et Roland Fichet (Théâtre de Nîmes), «Le décaméron desfemmes» de Julia Voznesenskaya au Petit Odéon. En 2000, aux côtés d’Hanna Shygulla,elle collabore à la mise en scène de «Brecht, ici et maintenant» (Cité de la musique à Paris).En 2001, elle monte son premier opéra «Die Lustigen Nibelungen» d’Oscar Straus au Théâtrede Caen.En 2002, elle participe à la mise en scène de «Père» de Strindberg au côté de FrançoisMarthouret (Théâtre du Gymnase à Marseille). <strong>La</strong> même année, elle signe la mise en scènede «<strong>La</strong> petite renarde rusée», opéra de Léos Janaceck créé au Festival d’Aix en Provence.Pour l’Auditorium du Louvre à Paris, elle a mis en scène «Des passions» sur des textes deCratès, Diogène, Aristote, Ovide, Clément Rosset, avec Emilie Valantin, Jean Sclavis, MarcMarder et Sabrina Delarue.En 2003, elle monte un diptyque avec «Le cadavre vivant» de Tolstoï et «Oncle Vania» deTchekhov au Théâtre de l’Aquarium. Les deux spectacles ont été joués dans le cadre duFestival d’Automne à Paris. En 2005, elle reprend le spectacle «Oncle Vania» dans lequelelle interprète le rôle d’Eléna.Au cinéma, elle a joué dans «Le leurre» (C.M.) de Paul Vecchiali, «Les yeux ouverts» (C.M.)de J. Abecassis, «<strong>La</strong> vie parisienne» (C.M.) d’Hélène Angèle, «Comme neige au soleil» et«Le secret de Lucie» de Louise Thermes, «<strong>La</strong> fidélité» d’Andrzej Zulawski et «Demon lover»d’Olivier Assayas.À la télévision, elle a joué dans «<strong>La</strong> tendresse de l’araignée» et «L’impure» de Paul Vecchiali,«Jeanne, Marie et les autres» de Jacques Renard et «<strong>La</strong> voix de son maître» de Luc Béraud.


Du 25 octobre au 18 novembre 2005Salle Charles Apothéloz<strong>La</strong> pitié dangereusede Stefan Zweig4Adaptationet mise en scène :Philippe FaureScénographieet costumes :Alain BatifoulierLumières :<strong>La</strong>urent PrunierMusique :Christian BoisselAvec :Estelle Clément BealemAlbert DelpyBenjamin EgnerBruno SermonneSylvie TestudMardi 25.10. 19h00Mercredi 26.10. 19h00Jeudi 27.10. 19h00Vendredi 28.10. 20h30Samedi 29.10. 19h00Dimanche 30.10. 17h30Lundi 31.10. relâcheMardi 01.11. 19h00Mercredi 02.11. 19h00Jeudi 03.11. 19h00Vendredi 04.11. 20h30Samedi 05.11. 19h00Dimanche 06.11. 17h30Lundi 07.11. relâcheMardi 08.11. 19h00Mercredi 09.11. 19h00Jeudi 10.11. 19h00Vendredi 11.11. 20h30Samedi 12.11. 19h00Dimanche 13.11. 17h30Lundi 14.11. relâcheMardi 15.11. 19h00Mercredi 16.11. 19h00Jeudi 17.11. 19h00Vendredi 18.11. 20h30Genre : MélodrameDurée : environ 1h45Âge conseillé : dès 15 ansTexte d’après «<strong>La</strong> pitié dangereuse», roman de Stefan ZweigÉditions Grasset (Les Cahiers Rouges).Parution de l’adaptation en septembre 2005 aux éditions:L’avant-scène théâtre.Coproduction :Théâtre de la Croix-Rousse/LyonThéâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Coréalisation :Maison de la culture MC2/GrenobleAvec la participation artistique de l’ENSATT


du 25 octobre au 18 novembre 2005<strong>La</strong> pitié dangereuseUne valse viennoiseA travers cette histoire d’amour déchirante comme unetragédie antique, où la fatalité aveugle ceux qu’elle veutperdre, Anton, Edith, M. de Kekesfalva et le docteur Condorsont les symboles d’une civilisation sur le point de mourir, letemps d’une valse viennoise. En 1913, dans une petite villede garnison autrichienne, Anton Hofmiller, jeune officier decavalerie, est invité dans le château du riche Kekesfalva. Aucours de la soirée, il invite la fille de son hôte à danser, ignorantqu’elle est paralysée. Désireux de réparer sa «gaffe»,Anton, pris de pitié pour l’infirme, multiplie bientôt ses visites.Edith de Kekesfalva cache de plus en plus mal l’amour quelui inspire le bel officier, qui lui ne s’aperçoit de rien, jusqu’aumoment où il sera trop tard. Car est dangereuse la pitié...Nuit, ombre et pénombre«<strong>La</strong> pitié dangereuse» est un roman nocturne. Toutes lesvisites d’Anton chez les Kekesfalva ont lieu en find’après-midi et se prolongent par le dîner du soir. Les scènesessentielles avec Condor et Kekesfalva elles aussi sontnocturnes. Seules quelques scènes sur la terrasse seront enplein jour. Pour Zweig, rien n’est possible, aucuneconfidence, aucun aveu, aucun trouble sous le soleil. <strong>La</strong> nuitet sa pénombre n’existent que pour «mieux voir»l’âme humaine. C’est quand le soir tombe que tout devientpossible.


du 25 octobre au 18 novembre 2005<strong>La</strong> pitié dangereusePhilippe FaureHomme de théâtreAuteur de théâtre, né en 1952 à Lyon.Mais aussi acteur, metteur en scène au sein de la Compagnie de la Goutte (fondée en 1974)et directeur du Théâtre de la Croix-Rousse (salle de 700 places) inaugurée en 1994.Philippe Faure, auteur dramatique, met en scène la plupart de ses textes, mais il est aussidirigé par François Bourgeat («Le poumon imaginaire» ; «Moi, Paul Marie Verlaine, pèreet mère»). Ses pièces parlent inévitablement de l’autre, de celui que l’on souhaite retenir«<strong>La</strong> caresse», «Le drap blanc de Marie», de cette difficile communication qui contribue àconstruire chacun d’entre nous, «Le petit silence d’Élisabeth», «<strong>La</strong> mouette». Biographiespoétiques, elles confrontent le public à l’autre : aux hommes de théâtre «Le poumon imaginaire»ou «Molière dans un souffle», aux poètes : «Moi, Paul Marie Verlaine, père et mère»,aux mystiques : «<strong>La</strong> nuit de Michel-Ange».Son théâtre est celui des mots et des silences, des gestes et regards échangés, l’essencemême d’un théâtre contemporain en train de s’écrire. Frappé de la manière dont le théâtrese prend au sérieux, il écrit, met en scène et joue «Moi tout seul», une autobiographiepoétique et burlesque qui marque un tournant dans son théâtre : «Je n’ai jamais oublié deme moquer de moi-même, de mes colères, de mes sincérités, de mes réussites ou de meséchecs. Se moquer de soi, c’est se débarrasser des vanités excusables des êtres humains.Après 30 ans de théâtre, on est peu de chose. Ce spectacle est une manière de relativiserpour définitivement perdre la tentation du sérieux».Dernièrement il a co-écrit «Petits croquis sur le vif» avec Emmanuel Robin, un spectacle ambulantprésenté uniquement dans des lieux non théâtraux. Une vingtaine de courts croquisqui mettent en scène des hommes et des femmes dans leurs rapports quotidiens, rapportsamoureux ou simples rapports de «cohabitation». Échanges furtifs, liberté de ton, allégressede la situation, ils évoquent la vie en société, les choses qu’on dit ou qu’on ne dit pas, lessecrets qu’on garde, les doutes qui assaillent, la peur d’une vie sans l’autre.En 2002, il monte «Le malade imaginaire» de Molière où il interprète Argan. Sa fascinationpour cette pièce et sa volonté, à travers ce personnage, de faire éprouver aux spectateurscombien le théâtre peut être à la fois la mort et le rire, d’une «insoutenable légèreté « etd’une insoupçonnable gravité, lui permettent d’exprimer sa démesure et sa passion de metteuren scène, de comédien et d’homme de troupe.2003 marque le retour de Philippe Faure à l’écriture, son attachement aux comédiensMichel Baumann et Muriel Gaudin (déjà distribués dans «Le malade imaginaire») et à sonfidèle duo : Alain Batifoulier/Frédéric de Rougemont. Coproduit par la comédie de Béthune,«L’homme des giboulées» sera repris à Paris en 2005/2006. En 2004/2005, le Théâtre dela Croix-Rousse fêtait 10 ans d’un théâtre de création, l’occasion de voir Philippe Fauresous toutes ses facettes et dans l’alternance des propositions. «Tout moi», l’ultime tentatived’introspection fauresque tient du music-hall (création septembre 2004 pour la réouverturede la Maison de la Culture de Grenoble); «Le jeu de l’amour et du hasard» de Marivaux dontil assure la mise en scène revivifie les classiques (création novembre 2004); et aussi «El donJuan» de Tirso de Molina où il est dirigé par Omar Porras (création au Théâtre de <strong>La</strong> Ville àParis en mars 2005) et sa commande à Bruno Boëglin de la pièce «Les bonnes» (créationThéâtre Nanterre-Amandiers, septembre 2004) marquent sa fidèle implication aux poètes dela scène.Avec «<strong>La</strong> pitié dangereuse» (création a la Croix-Rousse en septembre 2005), il revient aumétier d’adaptateur.


Du 26 octobre au 13 novembre 2005Chapiteaujeux d’enfantsPar la Compagnie Switch5Texte et mise en scène :Véronique ReymondMusique :Christophe FellayLumière :Franck ThévenonDécor :Adrien MorettiCostumes :Karine DuboisImage film :Matthias GrunskyMontage film :Thierry WestphalAvec :Nathalie BoulinStéphanie ChuatFrançois FloreyYves JennyChristèle TualMercredi 26.10. 20h00Jeudi 27.10. 20h00Vendredi 28.10. 20h00Samedi 29.10. 20h00Dimanche 30.10. relâcheLundi 31.10. relâcheMardi 01.11. 20h00Mercredi 02.11. 20h00Jeudi 03.11. 20h00Vendredi 04.11. 20h00Samedi 05.11. 20h00Dimanche 06.11. 17h00Lundi 07.11. relâcheMardi 08.11. 20h00Mercredi 09.11. 20h00Jeudi 10.11. 20h00Vendredi 11.11. 20h00Samedi 12.11. 20h00Dimanche 13.11. 17h00Durée : environ 1h20Âge conseillé : dès 16 ansProduction :Compagnie SwitchAvec le soutien de :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Etat de VaudVille de <strong>La</strong>usanneLoterie RomandeCPO-<strong>La</strong>usanneSociété Suisse des Auteurs


du 26 octobre au 13 novembre 2005jeux d’enfantsUne pièce pour s’amuser, pour jouer aux enfants, le temps d’un dîner entre amis. Au fil dela soirée, deux couples et une célibataire échangent des banalités, tandis que les conflitssous-jacents émergent peu à peu.Tout se passe en demi-teinte, entre boutades et sarcasmes, parmi ces trentenaires engluésdans leurs frustrations quotidiennes et désirs inavoués. Mais, l’alcool aidant, les langues sedélient et chacun finit par se révéler, comme une marguerite qu’on effeuille… Et que je tedise des méchancetés, et que tu n’es plus ma copine, et que je t’aime, j’ai envie de toi, tujoues avec moi ?…Projetées en parallèle sur écran, des scènes filmées d’enfants qui fêtent un anniversaireponctuent le spectacle. Gavés de sirop et de gâteaux trop sucrés, eux aussi se laissentaller, se courent après, se bagarrent et tombent amoureux, puis se séparent parce qu’il esttard et la fête est finie.Alors que sur scène les adultes font des enfantillages, les enfants jouent pour de vrai surécran et se prennent pour des grands…Véronique ReymondVéronique ReymondAprès un passage au Conservatoire de <strong>La</strong>usanne et à l’Ecole Dimitri au Tessin, elle complètesa formation de comédienne par divers stages en Suisse et à Paris, avec notamment MauriceBénichou, Anatolij Vassiliev et Claude Régy.Au théâtre, elle se produit dans des mises en scène de Joël Jouanneau («L’idiot», «Lesamantes») ; Denis Maillefer («Passage du poète», «Chant de Pâques», «<strong>La</strong> beauté sur laterre», «Hall de nuit») ; Pierre Bauer («<strong>La</strong> nuit des rois») ; Christian von Treskow («Le mendiantou le chien mort») ; Gianni Schneider («<strong>La</strong> Vénus des lavabos») ; François Marin («<strong>La</strong>septième vallée», «L’apothéose secrète») ; David Bauhofer («Après la pluie»)…Joue au cinéma sous la direction de Thierry Westphal, Sandrine Normand, Steven Artels,Francis Reusser, Jacques Akchoti (téléfilm), Anthony Vouardoux.Reçoit un prix SSA (2000) de soutien à l’écriture pour sa pièce de théâtre «…et la vie continue»,qu’elle met en scène en 2004 au CPO-<strong>La</strong>usanne.En 1997, elle fonde la Compagnie Switch avec Stéphanie Chuat et crée plusieurs spectaclesmusicaux : «Noces burlesques», «Swiss dreams», «Mémé», «Jardin public». Leur duo reçoitégalement un prix SSA (1999) d’aide au développement de scénarios pour le long-métrage«Un jour mon prince…». Parallèlement, elles réalisent et jouent dans trois courts-métrages :«Travailler c’est trop dur», «Trains de vie» et «Appel d’air». Elles obtiennent également unenomination au Berlin Today Award lors de la Berlinale 2004 avec leur court-métrage «BerlinBackstage». Ce film a été présenté, entre autres, au Festival de Locarno et au Swissam FilmFestival de New York. En 2005, elles réalisent un documentaire de 52 minutes sur le thème:«Gymnase du Soir, une école pas comme les autres». Ce film est produit par la TSR et CABProductions à <strong>La</strong>usanne.


Du 1er au 27 novembre 2005Théâtre Kléber-MéleauCésar et Cléopâtrede George Bernard ShawMardi 01.11 19h00Mercredi 02.11 19h00Jeudi 03.11 19h00Vendredi 04.11 20h30Samedi 05.11 20h30Dimanche 06.11 17h30Lundi 07.11 relâcheMardi 08.11 19h00Mercredi 09.11 19h00Jeudi 10.11 19h00Vendredi 11.11 20h30Samedi 12.11 20h30Dimanche 13.11 17h30Lundi 14.11 relâcheMardi 15.11 19h00Mercredi 16.11 19h00Jeudi 17.11 19h00Vendredi 18.11 20h30Samedi 19.11 20h30Dimanche 20.11 17h30Lundi 21.11 relâcheMardi 22.11 19h00Mercredi 23.11 19h00Jeudi 24.11 19h00Vendredi 25.11 20h30Samedi 26.11 20h30Dimanche 27.11 17h30Traduction :Augustin Hamonet Henriette HamonMise en scène :Philippe MenthaScénographieet costumes :Roland DevilleProduction :Théâtre Kléber-MéleauAvec :Mariama SyllaLise RamuPauline Le ComtePénélope PiersonIsabelle RenautRaoul TeuscherMichel FidanzaJean René ClairJean-Louis JohannidesBenjamin KnobilPhilippe MenthaDaniel MonnardGilles ThibaultEdmond VullioudYves Adam


du 1er au 27 novembre 2005César et CléopâtreDe 1901 – date à laquelle la pièce fut écrite – à nos jours,les confrontations des mondes occidentaux et orientauxévoluent et demeurent.<strong>La</strong> guerre a ses attraits. Chacun a ses intérêts, définit seslibertés, les conquiert à sa façon.Shaw nous propose une épopée qui semble tirée d’un livrede contes. On pourrait la dire, en parodiant Shakespeare,historico-politico-poétique…Un grand général a les pleins pouvoirs.Une reine les aurait aussi, à condition qu’elle épouse sonfrère : on ne divise pas un royaume – par principe. Lesdivisions se succèdent tout de même. L’étranger se charged’y remédier, s’efforçant – paternalisme et séduction aidant– de refaire l’éducation de la femme et de conquérir sonpays. Mais n’est pas Pygmalion qui veut… Et l’Histoire, on lesait, ne laisse que peu de chances à ce genre d’entreprise.Si le sujet est grave, Shaw le traite avec sa fantaisie, sonhumour, plus que jamais «politesse du désespoir».<strong>La</strong> fresque du grand Irlandais nous donne de quoi rire etpleurer sur nos instincts, nos pouvoirs et notre sens moral.Sans leur offrir d’autre remède que le respect des autres etde nous-mêmes.


Spectacle annulé ! Sera reporté...<strong>La</strong> PasserelleVeillons et armons-nousen penséeFarces d’hier etd’aujourd’hui6Auteurs :Büchner, Marx, Engels,Brecht et WeilChefs de troupe :Jean-Louis HourdinFrançois ChattotLumières :Gérard BonnaudRégie générale :Jean-Pierre DosSculptures :Anne LerayPeintures :Catherine RanklChansons :Michel MusseauAdministration :Mireille BrunetAvec :Jean-Louis HourdinFrançois ChattotGenre : Farces d’hier et d’aujourd’huiDurée : 1h30Âge conseillé : dès 16 ansTextes : «Le messager hessois» de G. Büchner,«Le manifeste du Parti Communniste» de Marx/Engels,«Le manifeste» de Brecht, textes de l’A.G.C.S., chansons,sketches.Coproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre National de ChaillotGRAT/Cie Jean-Louis Hourdin


Annulé ! Sera reporté...Veillons et armons-nous en pensée—Farce d’hier etNote d’intentionLe monde est foutu, la vie est intacte.Théâtre et monde : Büchner, Marx, Engels, Brecht. Nous nous sommes emparés de leurstextes avec appétit, gourmandise.Et nous y ajoutons des chansons, des sketches, et des bribes de ces accords «iniques» quivont tuer le monde les années qui viennent : l’A.G.C.S.Pour faire un poème d’aujourd’hui : joyeux et terrible, sous le regard de nos morts et pourque nos enfants puissent dire que nous avons travaillé sérieusement.Le monde change, radicalement ; comme jamais dans l’histoire.Nous le savions, mais nous n’y croyions pas. C’est là. Nous sommes entourés d’assassins.Nous ne pouvons plus continuer le geste théâtral comme nous l’avons fait jusqu’ici.Il nous faut inventer et inventer «c’est penser à côté» (Einstein).«Mais pourquoi avoir peur de l’inconnu puisque c’est nous qui allons le créer» (<strong>La</strong>urent).Aucun travailleur quelque soit son métier, ne peut plus ignorer la violence que certains imposentà tous, et de ce fait, il doit changer obligatoirement sa façon de travailler et vivre.«<strong>La</strong> salle appelle au secours autant que la scène» (K.M. Gruber).Il ne nous faut plus seulement une actrice ou un acteur jouant les personnages dans debelles pièces et de belles mises en scène.Il nous faut des femmes et des hommes dressés dans la catastrophe, dignes et porteurs depensées, porteurs de la sensualité de la pensée, dans «l’énergie du sens», en garde rapprochéedu poétique, du politique et du partage.Il faut absolument essayer de trouver des pratiques nouvelles, avec la rage et la joie au ventred’amorcer, peut-être, le chemin de nouvelles fraternités pour tuer le malheur, sans savoirsi nous réussirons.Pleurons puisque la catastrophe est en route, mais en travaillant, plutôt que de pleurer aprèssans avoir rien fait.Jean-Louis Hourdin/François Chattot


Annulé ! Sera reporté...Veillons et armons-nous en pensée—Farce d’hier etJean-Louis Hourdinet le grouped’action théâtrale(depuis1990«Casimir et Caroline»de Odon Von Horvath.1991«Coups de foudres»texte de M. Deutsch.«<strong>La</strong> maison du peuple»texte d’Eugène Durif.«Tamerlan»de C. Marlow.«Des babouins et deshommes»d’après l’oeuvre d’A. Cohen.1992Professeur au TNS enJanvier.«Farces»de Molière/Dario Fo/FrancaRame.«Sans titre»de Federico Garcia Lorca.1993/1994«Boby»Spectacle sur Bobby <strong>La</strong>pointe.1994/1995«El Halia»de Louis Arti.1995«A l’aventure»de Evelyne PieillerAvec le soutien de 18DRAC.1996«Les fils de l’amertume»de Slimane Benaïssa.Comédien dans :«L’ennemi du peuple»d’Ibsenm.s. Claude Stratz.«Brassens Chansons»Chansons de GeorgesBrassens.1999«Ça respire toujours»Montage de textes.«Cabaret satirique n°3tout ça c’est une destinéenormale»Franca Rame/Dario Fo etLiesl Karlstadt/Karl Valentin.2000«Gens de Cluny-Légendes»Montage de textes à partirde rencontres et d’entretiensavec la population Clunysoise.2000/2001«Le théâtre ambulantChopalovitch»de Lioubomir Simovitch.2002«Le livre de ma mère»d’Albert Cohen.2003«Même pas mort !»Textes d’Eugène Durif – CabaretSatiriqueet politique.«Woyzeck»de Georg Büchner.Production GRAT.2004«Le tribun»de Mauricio Kagel.«D’où viens-tumon petit ?»de Gérard Guillaumat.


Annulé ! Sera reporté...Veillons et armons-nous en pensée—Farce d’hier etFrançois Chattotdepuis 19941994-95«Faustus»de C. Marlowe(S. Seide).«Un héros très discret»film de J. Audiard.«Le retour au désert»de B-M. Koltès(J. Nichet).1996-97«Allegria opus 147»de et m.s. J. Jouanneau.«Julie est amoureuse»film de V. Detchy.«Hoderlin’s bar»poèmes et assemblages,exposition Ecran Total.«L’ombre de la vallée etLes noces du rétameur»de J.M. SyngeCréation collective.1997«L’histoire du soldat»de Stravinsky/Ramuz(S. Lermithe).Mise en scène de«Parlez pas tout bas»avec J-P. Bodin.1998«Là-haut»opérette de M. Yvain.«Fifi martengal»film de J. Rozier.1999«En attendant Godot»de Samuel Beckett(Luc Bondy).«Kennedy et moi»film de Sam Karmann.«Le battement d’aile dupapillon»film de L. Firode.Mise en scène de«Ça respire toujours»avec J-L. Hourdin, P. Henriet E. Brunet.2000Mise en scène de«Tête de pluie»de et avec Louis Arti.«Tes»de et m.s. Jérôme Robart.«Vidocq»film de Pitov.«Le petit poucet»film d’Olivier Dahan.«<strong>La</strong> dernière tangente»création collective.2001«Combat de nègre et dechiens»de B-M. Koltèset J. Nichet.Mise en scène de«Beauté misère»avec J-P. Bodin.«Augustine»film de J-C. Monod etJ-C. Valtat.2002«<strong>La</strong> génisse et le pythagoricien»d’après Ovide, J-F. Peyretet A. Prochiantz.«Adolphe»film de B. Jacquot.«Petits morceaux choisis»de V. Hugo,M. Schambacheret F. Chattot.«Le cheval blanc à Schiltigheim».«Loulou»dessin animé deG. Solotareff.«Monsieur “N”»film d’A. De Caunes.«Fanfan la Tulipe»film de G. Krawczyk.2003«Tracteurs»de H. Müller etI. Bonnaud.Mise en scène du«Parquet de bal»avec J-P. Bodin.«Double zéro»film de Gérard Pirès.2004Mise en scène de«Le tribun»de M. Kagelavec J-L. Hourdin et<strong>La</strong> Fanfare du Loup.«Brice de Nice»film de James Huth.Entrée à <strong>La</strong> Comédie Françaisecommepensionnaire.«Place des héros»de T. Bernhardm.s. A. Nauzyciel.«Banlieue 13»film de Pierre Morel.Mise en scène de«Les uns à côté desautres»Textes choisis dans l’œuvrede C. F. Ramuz.Création collective de«Temps morts»Avec le collectif de la dernièretangente.


Du 4 novembre au 27 novembre 2005Salle de répétitionLe libérade Robert Pinget7Mise en scène :Joël JouanneauCollaboration artistique :Sandrine <strong>La</strong>nnoPilou RieunaudLumière :Franck ThévenonDécor :Jacques GabelCostumes :Claire SternbergSon :Pablo BergelStagiaire décor :Grégoire FaucheuxAvec :Roland BertinLe DomestiqueMichel BompoilPhilippardPhilippe FaureLe DivisionnaireDaniel <strong>La</strong>louxCampagnolBryan PolachMonachonVendredi 04.11. 19h30Samedi 05.11. 19h30Dimanche 06.11. 18h30Lundi 07.11. relâcheMardi 08.11. 19h30Mercredi 09.11. 19h30Jeudi 10.11. 19h30Vendredi 11.11. 19h30Samedi 12.11. 19h30Dimanche 13.11. 18h30Lundi 14.11. relâcheMardi 15.11. 19h30Mercredi 16.11. 19h30Jeudi 17.11. 19h30Vendredi 18.11. 19h30Samedi 19.11. 19h30Dimanche 20.11. 18h30Lundi 21.11. relâcheMardi 22.11. 19h30Mercredi 23.11. 19h30Jeudi 24.11. 19h30Vendredi 25.11. 19h30Samedi 26.11. 19h30Dimanche 27.11. 18h30Durée : 1h20Âge conseillé : dès 16 ansParu aux Editions de Minuit en1968Coproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.L’EldoradoCoréalisation :Théâtre de la Bastille - ParisAvec la participation artistique du Jeune Théâtre National


du 4 au 27 novembre 2005Le libéra«Le libera»,en quête de PingetCe sont des voix. C’est un village qui parle. Un de ces bourgs de campagne blotti quelque part dans le centre de la France.Cela pourrait se passer sur la place du village, au bistrot du coin, dans une salle de classe… un de ces lieux publics où leslangues se délient, où la parole devient collective, ce qui ne veut pas dire unanime. Ainsi se présente «Le libera», roman deRobert Pinget publié en 1968 dont Joël Jouanneau donne aujourd’hui une adaptation pour la scène.L’affaire n’est pas banale, car pour Joël Jouanneau il s’agit presque d’un retour aux sources puisque c’est avec«L’hypothèse», un texte de Robert Pinget interprété par le comédien David Warrilow, qu’il fit ses premiers pas au théâtreen tant que metteur en scène. Créée au Festival d’Avignon en 1987, la pièce fut reprise au Théâtre de la Bastille et c’estlà encore que Joël Jouanneau monta «L’inquisitoire» avec le même David Warrilow en 1991. Une amitié solide naîtra entreles trois. «Nous étions une vraie fratrie», se souvient le metteur en scène. «Aujourd’hui j’entends encore la voix de David etRobert me manque énormément. Nous avions l’habitude de déjeuner ensemble. Entre nous c’était une amitié beckettienne,presque silencieuse. Son œuvre, sa pensée n’ont cessé de m’habiter. Il y a chez Pinget une langue qui va chercher sasource dans le rural et où je retrouve des expressions familiales qui me renvoient au village de mon enfance, à mes origines.Moi-même quand j’écris mes propres textes, comme «Le bourrichon» par exemple, j’entends cette langue de village.»Cette langue occupe Joël Jouanneau. Ça le travaille, se ressasse en lui. Un temps, il pense tourner une adaptation de«L’ennemi» pour la télévision, se proposant à travers le roman de donner à voir l’auteur en ses œuvres comme sujet d’enquête.Cette figure de l’auteur, volontairement et consciemment ambiguë chez Pinget. «Et puis il y a eu l’affaire Outreau quirenvoyait tellement au «Libera». Du coup, ce projet qui trottait dans ma tête s’est réveillé sous une autre forme.» Décentrageet recomposition du paysage. Il ne s’agit plus d’enquêter sur l’auteur, mais d’entrer en contact avec ce point fuyant, obsessionnel,auquel on n’accède qu’indirectement par voies dérobées, accusations, témoignages, allusions plus ou moins floues.«Les enfants noyés, étranglés, violés sont légion dans les livres de Pinget. Lui, il disait qu’il trouvait ça dans les journaux.Bien-sûr, on ne découvre jamais la vérité, car d’un livre à l’autre le dossier s’épaissit et en même temps la confusion. On diraitque Pinget s’arrange pour brouiller les pistes afin de pouvoir continuer à écrire. Il expliquait que le seul moyen de ne pastarir, c’était de se constituer un monde. À partir de là, ça ne peut pas s’assécher.»Un microcosme hanté par les faits divers. Les personnages transmigrant d’un livre à l’autre, tels des âmes tissées etretissées à l’infini par la magie des mots, la Lorpailleur, Monsieur, son domestique, Monsieur, les sœurs Moineau, MiquetteDucreux, Passavoine… Des noms à surveiller, récurrents, comme autant de points de fuite, de pistes douteuses où articulerle labyrinthe d’une série de romans qui ne s’achèvera sur aucune conclusion. De toute façon, le manuscrit dans lequel lavérité fut peut-être consignée finira au fond du puit. Les livres gravitant ainsi autour d’un autre livre, manquant celui-là. JoëlJouanneau s’est volontiers perdu dans ce dédale où l’écriture se met en scène. Il a accumulé les pièces du dossier jusqu’àen être submergé. Mais c’était indispensable. «J’ai voulu que cette adaptation soit un apocryphe jusqu’au bout. Cela meplairait beaucoup de donner à lire un autre Pinget. Même si bien sûr cela s’inscrit à partir du «Libera».» Il a fait notammentappel aux comédiens Roland Bertin, Philippe Faure, Daniel <strong>La</strong>loux, Michel Bompoil et Bryan Pollack pour donner chair à cesvoix peut-être mortes, la temporalité étant souvent brouillée chez Robert Pinget, comme l’indique cette précision extraite duroman «L’apocryphe». «Oh une scène toute simple, je crois l’avoir dit, l’enquêteur interroge les survivants qui se contredisent,pas moyen d’avoir une idée claire sur le défunt, il passe pour un ange ou pour une bête, très poncif tout ça.» Enquête, reconstitution,voilà l’entreprise. Où toute l’œuvre de Pinget est passée en revue ; écriture qui se réécrit elle-même, se creuse,s’épaissit, se délite, voix en écho, effets de miroir, le tout sous le regard impassible d’un buste de Marianne.Hugues Le TanneurAvec l’aimable autorisation du Théâtre de la Bastille.


du 4 au 27 novembre 2005Le libéraJoël JouanneauAuteur et metteur en scène, Joël Jouanneau a mis en scène, avec le collectif du Grand Luxede 1970 à 1984, Genet, Pinter, Fassbinder, Gombrowicz, Borges, Artaud.Il a été co-directeur de 1999 à 2003 du Théâtre de Sartrouville, où il était artiste associédepuis 1989. Il a également participé au collectif pédagogique de l’école du Théâtre Nationalde Strasbourg de 1992 à 2000, et enseigne actuellement au Conservatoire NationalSupérieur d’Art Dramatique de Paris.Entre 1987 et 1999, il écrit neuf pièces, toutes portées à la scène par l’auteur, et publiéeschez Actes Sud-Papiers : «Nuit d’orage sur Gaza» (1987), «Le bourrichon» (1988, Prix duSyndicat de la Critique), «Kiki l’indien» (1989, Prix du Jury et du Public, Festival Turbulencesde Strasbourg), «Mamie Ouate en Papouasie» (1990), «Gauche uppercut» (1992, Prix de laSACD), «Le marin perdu en mer» (1994), «Le condor» (1995), «Allegria opus 147» (1996, prixdu Syndicat de la Critique), «Les dingues de Knoxville» (1999). Dernièrement, il a écrit «Yeul,le jeune» (2001), «L’adoptée» (2003), «L’ébloui» (2004).Il met régulièrement en scène des textes contemporains. Ses mises en scène ont étéprésentées à trois reprises dans le cadre du Festival d’Avignon, et quatre fois au Festivald’Automne. Citons «L’hypothèse» et «L’inquisitoire» de Robert Pinget, «En attendant Godot»,«<strong>La</strong> dernière bande», «Fin de partie» de Samuel Beckett, «Minetti» de Thomas Bernhard,«Les enfants Tanner» et «L’institut Benjamenta» de Robert Walser et «L’idiot» de Dostoïevski.À la demande de la Sept et de Arte, il a filmé quatre de ses mises en scène : «L’hypothèse»de Robert Pinget (1987, prix spécial du Festival de Riccione, Italie), «Minetti» de ThomasBernhard (1988), «Simon Tanner» (1993, sélection officielle, Fipa) et «Les amantes» d’ElfriedeJelinek (2001).En 1997, il met en scène «Les reines» de Normand Chaurette au Théâtre duVieux-Colombier ; en 1998, «Rimmel» de Jacques Serena à Théâtre Ouvert;«<strong>La</strong> tragédie de Coriolan» adaptée de Shakespeare par Normand Chaurette et Joël Jouanneauau Théâtre de l’Athénée; «Pitt bull» de Lionel Spicher au Théâtre Gérard Philipe deSaint Denis. En 1999, il met en scène sa dernière pièce «Les dingues de Knoxville» au TEP.Entre 2000 et 2003, il met en scène «Juste la fin du monde» et «Le pays lointain-traversée»de Jean-Luc <strong>La</strong>garce,«Gouaches et velvette» de Jacques Serena, «Madame on meurt ici !» de Louis-Charles Sirjacq,«Les amantes» d’Elfriede Jelinek, «Dickie» (un «Richard III» d’après Shakespeare).En 2004, il met en scène «Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas» d’Imre Kertész auThéâtre Ouvert et «J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne» de Jean-Luc<strong>La</strong>garce, créé au Théâtre du peuple de Bussang.En 2005, reprise de «J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne» de Jean-Luc<strong>La</strong>garce au Théâtre de la Cité Internationale, puis tournée en France et au Maroc ; il met enscène «Embrasser les ombres» de <strong>La</strong>rs Noren pour la Comédie Française au Théâtre duVieux-Colombier.


Du 22 novembre au 11 décembre 2005ChapiteauToto le MômoSpectacle imaginé et interprété par David Ayala8Mise en scène :Jacques BioulèsLionel ParlierScénographie :Jacques BioulèsLumière :Serge OddosCostume :Gabrielle MutelRégie :Christophe KehrliAvec :David AyalaMardi 22.11. 20h00Mercredi 23.11. 20h00Jeudi 24.11. 20h00Vendredi 25.11. 20h00Samedi 26.11. 20h00Dimanche 27.11. relâcheLundi 28.11. relâcheMardi 29.11. 20h00Mercredi 30.11. 20h00Jeudi 01.12. 20h00Vendredi 02.12. 20h00Samedi 03.12. 20h00Dimanche 04.12. 17h00Lundi 05.12. relâcheMardi 06.12. 20h00Mercredi 07.12. 20h00Jeudi 08.12. 20h00Vendredi 09.12. 20h00Samedi 10.12. 20h00Dimanche 11.12. 17h00Genre : Monologue-témoignageDurée : 1h30Âge conseillé : dès 15 ansD’après les textes préparatoires à la Conférence du Vieux-Colombier : «Histoire vécued’Artaud-Mômo: tête-à-tête», et des «Cahiers de Rodez»(extraits), Editions Gallimard.«Toto le Mômo» a été créé en mai 1997 au Théâtre 95Coproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Cie <strong>La</strong> Nuit Remue - MontpellierThéâtre 95 - Cergy-PontoiseThéâtre du Hangar - MontpellierThéâtre de la Ville - Paris


du 22 novembre au 11 décembre 2005Toto le MômoNote d’intentionAprès son périple mexicain chez les indiens Tarahumaras etaprès avoir tenté, en 1937, de ramener la canne de SaintPatrick aux Irlandais, Antonin Artaud fut déclaré fou, puisinterné durant neuf années.Le 13 janvier 1947, quelques mois après sa sortie de l’asile,il fait sa première réapparition en public sur la scène duThéâtre du Vieux-Colombier. Séance historique. Scène inoubliablepour tous ceux qui y assistèrent.Artaud parut ce jour-là, éprouver la plus grande difficulté àlire les cahiers qu’il avait apportés. Il s’interrompit, puis quittala scène subitement sans avoir pu aller au bout du «messagequ’il voulait délivrer».Depuis 1994, les textes «préparatoires» à cette conférencesont publiés. Dans ces brouillons, l’auteur multiplie lesattaques en forgeant un verbe inouï, incandescent. AntoninArtaud attaque sur tous les fronts : fausseté des rapportssociaux, asservissement de l’homme aux institutions de lasociété, aux principes de l’esprit cartésien, dénonciationd’un monde en proie aux «envoûtements».Les cahiers constituent le témoignage bouleversant del’homme, du poète, qui règle ses comptes à la société qui l’aenfermé, empoisonné, mis au secret, passé à l’électrochoc :«Car j’ai à dire que nous vivons sous un drôle de régime quiest celui de la truie, c’est-à-dire de plus en plus cochon etsur tous les registres».Soliloque mais aussi empoignade, «bombe contre les curieux»,guerre civile des mots car dit-il : «J’ai besoin de mebattre parce que moi, Artaud, je suis un combattant-né».Sorte de prophétie lumineuse qui reste comme l’une desrares aujourd’hui capable de tenir tête à cet état de pourrissementdes esprits, ce faramineux tissu de mensongeset de trahisons dans lequel retrempe notre époque, commesi l’humanité était actuellement victime d’un gigantesque«envoûtement»... mondialisé.David Ayala


du 22 novembre au 11 décembre 2005Toto le MômoDavid Ayala Mises en scène au théâtre :«Armatimon» - «Furie des nantis»d’après «Timon d’Athènes» de Shakespeare et «<strong>La</strong> furie des nantis» d’Edward Bond (adaptationet mise en scène).«En attendant Godot»de Beckett«Docteur Faustroll»de Jarry«Paradoxe sur le comédien»de Diderot«Nomen Nescio»de Clarinval«Plume»de Michaux«Moha le fou, Moha le sage»de Ben Jelloun«Sous le phare obsédant de la peur»d’après Henri MichauxFondateur et directeur artistique de la compagnie <strong>La</strong> Nuit Remue depuis douze ans, baséeà Montpellier, il y travaille en collaboration avec le CDN Théâtre des Treize Vents, le Théâtred’Ô et le Théâtre du Hangar.En 2003/2004, interprète le rôle de De Florès dans «Dog face» mis en scène par Dan Jemmetten tournée en France, à Paris (Théâtre de la Ville - Les Abbesses) et à l’étranger.En 2004 interprète le rôle de «Coriolan» pour J. Boillot.En 2005 interprète le rôle de «Fantomas revient» pour P. Pradinas.Stages : Ariane Mnouchkine, Edward Bond, Alain Françon, Joël Jouanneau, Pascal Elso,Gabriel Monnet, Hélène Delavault, Alexandre del Perrugia, Claude Evrard,Mario Gonzalez... etc.Cinéma :«A tout de suite»de Benoît Jacquot(Festival de Cannes 2004 - Un certain regard)«Gonzague»de Jérôme Bouyer(1999 - Moyen métrage)«Santwix»de Charles de Meaux(2001 - Moyen métrage)«<strong>La</strong> chaise qui tombe»de Cédric Jaburek(2004 - Court métrage)


Du 29 novembre au 18 décembre 2005<strong>La</strong> Passerelle<strong>La</strong> questionAdapté de l’œuvre de Henri Alleg9Mise en scène :François ChattotLumière :Gérard BonnaudMusique-Chansons :Alexandrine BrissonTechnique :Jean-Claude FonkenelJean-Baptiste HerryDenis TisseraudJean-Pierre BodinAvec :Mardi 29.11. 20h30Mercredi 30.11. 20h30Jeudi 01.12. 20h30Vendredi 02.12. 19h00Samedi 03.12. 20h30Dimanche 04.12. 18h00Lundi 05.12. relâcheMardi 06.12. 20h30Mercredi 07.12. 20h30Jeudi 08.12. 20h30Vendredi 09.12. 19h00Samedi 10.12. 20h30Dimanche 11.12. 18h00Lundi 12.12. relâcheMardi 13.12. 20h30Mercredi 14.12. 20h30Jeudi 15.12. 20h30Vendredi 16.12. 19h00Samedi 17.12. 20h30Dimanche 18.12. 18h00Durée : environ 1h30Âge conseillé : dès 15 ansEditions de MinuitProduction déléguée :<strong>La</strong> Mouline«Conduite accompagnée» :Christine TournecuillertCoproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Scène nationale d’AubussonAvec l’aide à la création de la DRAC Poitou-Charentes/Ministèrede la Culture,et le soutien du Conseil Régional de Poitou-Charentes et duConseil Général des Deux-Sèvres


du 29 novembre au 18 décembre 2005<strong>La</strong> questionNote d’intentionJuin 1957 : je viens de naître…Juin 1957 : Henri Alleg est torturé en Algérie par les paras de la 10ème DP …Nous sommes en 2004, cette association de dates me traverse l’esprit au moment mêmeoù je découvre Henri Alleg dans un film de Jean-Pierre Lledo, «Un rêve algérien», documentairesur le retour d’Henri Alleg, 40 ans plus tard, sur ses lieux de résistance et de torture…<strong>La</strong> quiétude d’une naissance, pendant que d’autres, comme lui, cherchent, luttent pourconstruire «ensemble» et cela depuis des millénaires ….Sujet récurant que j’ai souvent abordé avec François Chattot dans mon travail et avec mafemme Alexandrine Brisson. Cette dernière a réalisé un court-métrage intitulé : «C’était pasla guerre» (Regard d’une petite fille de six ans sur les derniers jours précédant l’indépendancede l’Algérie). Suite à la projection de son court-métrage en première partie d’ «Un rêvealgérien», elle se retrouve à débattre en public avec Henri Alleg...Tout s’enchaîne, l’humanité déborde sans dégouliner, l’homme me bouleverse, je découvre«<strong>La</strong> question», et là je suis immédiatement traversé, transpercé par l’écriture et au mêmeinstant, par l’envie de transmettre, de passer ce texte au théâtre.Pourquoi ?Une écriture simple, une description quasiment légiste…journalistique… distanciée, qui noustouche d’effroi !Soyons des passeurs de réalité, il faut donner à écouter simplement ce texte, tellementd’actualité…Henri Alleg nous dit ceci : «Dans cette immense prison surpeuplée, dont chaque cellule abriteune souffrance, parler de soi est comme une indécence…Mon affaire est exceptionnellepar le retentissement qu’elle a eu. Elle n’est en rien unique…J’ai côtoyé durant ce tempstant de douleur et tant d’humiliation que je n’oserais plus parler encore de ces journées et deces nuits de supplice si je ne savais que cela peut-être utile…»Jean-Pierre BodinHenri AllegAuteur d’une histoire de la guerre d’Algérie et militant de l’ex-Parti Communiste algérien,Henri Alleg a été journaliste et directeur du journal Alger Républicain de 1950 à 1955. Arrêtéle 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10ème DP du général Massu, le compagnon deroute de Maurice Audin fut torturé durant sa séquestration qui a duré un mois. Henri Allegpassa trois ans en détention. «<strong>La</strong> Question» est le récit de cette torture.«C’est aux «disparus» et à ceux qui, sûrs de leur cause, attendent sans frayeur la mort, àtous ceux qui ont connu les bourreaux et ne les ont pas craints, à tous ceux qui, face à lahaine et la torture, répondent par la certitude de la paix prochaine et de l’amitié entre nosdeux peuples qu’il faut que l’on pense en lisant mon récit, car il pourrait être celui de chacund’eux.»


Du 6 au 22 décembre 2005Salle Charles ApothélozWilliam Burroughs surprisen possession du«Chant du Vieux Marin»de Samuel Taylor Coleridgede Johny Brown10Mise en scène :Dan JemmettAssistantedu metteur en scène :Céline GaudierTraduction :Marie-Paule RamoScénographie :Denis TisseraudAssistanté de :Jeanne-Lucie SchmutzLumière :Arnaud JungCostumes :Sylvie Martin-HyszkaAssistée de :Nathalie SaunierMagali Perrin-ToininAvec :Carine BarbeyKathy AckerDenis <strong>La</strong>vantWilliam BurroughsSébastien MartelJohnny ThundersPascal Oyong-OlyJean-Michel BasquiatMardi 06.12. 19h00Mercredi 07.12. 19h00Jeudi 08.12. 19h00Vendredi 09.12. 20h30Samedi 10.12. 19h00Dimanche 11.12. 17h30Lundi 12.12. relâcheMardi 13.12. 19h00Mercredi 14.12. 19h00Jeudi 15.12. 19h00Vendredi 16.12. 20h30Samedi 17.12. 19h00Dimanche 18.12. 17h30Lundi 19.12. relâcheMardi 20.12. 19h00Mercredi 21.12. 19h00Jeudi 22.12. 19h00Durée : 1h45Âge conseillé : dès 16 ansCoproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre de la Ville - ParisEspace Jean Legendre, Scène conventionnée - Compiègne


du 6 au 22 décembre 2005 William Burroughs surpris en possession du «Chant du Vieux Marin» ...<strong>La</strong> pièceWilliam BurroughsFondateur de la Beat Generation, auteur des fameux «Junkie»,«Naked Lunch» entre autres. Connu pour ses penchantspour les drogues et tristement célèbre pour avoir tuésa femme alors qu’ils jouaient à Guillaume Tell. Meurt à 83ans d’une crise cardiaque.Capitaine du bateau, l’ancien marinier.Johnny ThundersGuitariste camé et paumé de Brooklyn. A joué avec les«New-York Dolls» et les «Heartbreakers».En charge des rations.Jean Michel BasquiatLe plus tanlentueux peintre que New York a jamais produitselon Burroughs.A la proue.Kathy AckerEcrivaine de Brooklyn. Certains la considèrent comme l’héritièrede Burroughs.Tient le journal de bord.Samuel ColeridgeAttaché au mat de son propre poème.Un bateau avec à son bord William Burroughs, Jean-MichelBasquiat, Johnny Thunders et Kathy Acker quitte le port deNew York. Les quatre artistes ont pris possession du poèmede Coleridge et quittent les quais de New York vers unedestination inconnue avec pour seule boussole les vers dupoète.Une fois que Burroughs a présenté son équipage, lesmatelots se mettent à la tâche et lisent le poème à tour derôle. Ils se retrouvent rapidement pris dans des icebergs.Pour calmer la situation, Burroughs ordonne de faire lespoches de Coleridge : ils y trouvent une pipe et de l’herbequ’ils s’empressent de faire passer entre eux. Les esprits sedétendent.Soudain, un albatros surgit du brouillard. L’équipage estémerveillé par l’arrivée de l’oiseau sacré, signe d’un bonprésage : comme par magie la glace autour d’eux disparaît.Le bateau suit à nouveau son cours, suit le cours du poème.


du 6 au 22 décembre 2005 William Burroughs surpris en possession du «Chant du Vieux Marin» ...Johny Brown Quelques repères personnels :«J’ai l’intention de monter ma propre affaire, de promouvoiret de produire mes propres pieces et écrits.J’aimerais travailler avec le son et le texte pour la radio enintégrant le multi-média dans le théâtre, ainsi que dansd’autres espaces.Je m’intéresse beaucoup à l’exploration de la culture du21 e siècle, de la littérature, de l’écologie et du paysage, desrêves, des mythes, de l’âme, des souvenirs et de la vision.Le Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne a fait traduire ma pièce «WilliamBurroughs surpris en possession du «Chant du Vieux Marin»de Samuel Taylor Coleridge».Cette année (2005) je travaille sur trois ou quatre pièces pourla scène et pour la radio et j’aimerais aussi travailler avec despersonnes présentant des problèmes d’apprentissage.J’anime mon émission radio chaque semaine, effaçant lesbarrières entre la performance directe et les sons trouvés ;explorant ainsi les possibilités qu’offre une émission radiod’une heure.Je vais fonder une nouvelle compagnie dans le but de faciliterce travail.»Johny BrownJohny Brown est programmateur et présentateur de l’émission«Mining for Gold» chaque vendredi à 13 heures (radioculturelle «Resonance», 104.4 fm). Il est aussi le dramaturgedu groupe de théâtre Underground Utopia. Depuis 1999,Underground Utopia produit un spectacle chaque année.Johny Brown est chanteur-compositeur du groupe TheBand of Holy Joy qui a produit quatre albums chez RoughTrade Records et qui a tourné en Europe, en Russie et auxEtats Unis pendant les années 80 et 90. Le dernier albumchez Rough Trade s’appelle «Love Never Fails» (2003). Il areçu un excellent accueil auprès des journaux The Guardian,Time Out et Mojo et a été utilisé comme bande sonore pourle documentaire «McLibel» de Spanner Films.Johny Brown est en train d’écrire la pièce «Ange Déchu»pour la chanteuse Sarah Jane Morris et il est égalementmembre fondateur du THE 2102 SHOW qui vient de produireun album et qui tourne actuellement en Grande Bretagne.


du 6 au 22 décembre 2005 William Burroughs surpris en possession du «Chant du Vieux Marin» ...Dan Jemmett Dan Jemmett est né à Londres, le 2 février 1967.Il a étudié la littérature et le théâtre à l’Université de Londres.Après l’université, il crée sa propre version de «Punch andJudy», et part en tournée avec le «Norwich Puppet Theatre»,où il manipule une immense marionnette à tiges d’éléphant.En tant que comédien, Dan Jemmett joue des textes deHeiner Müller, B. Brecht, Howard Brenton, Marlowe et Shakespeare.Il est le co-fondateur de la troupe expérimentale «PrimitiveScience», à Londres, pour laquelle il adapte et joue destextes de Kafka et Borges.Mises en scène :«Dr Faustus» de Marlowe (stage pour jeunes acteurs) auThéâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne.«<strong>La</strong> flûte enchantée» de Mozart dirigée par Ton Koopmanpour le Nationale Reisopera en Hollande en 1999 et 2000.«Ubu» d’après «Ubu Roi» de Jarry au Young Vic Theatre àLondres. Reprise en français à Paris et en tournée en Franceen 2000/01.«Presque Hamlet» d’après «Hamlet» de Shakespeare avecGilles Privat. Créé au Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne et en tournéeen France en 2000/01 et 2001/02.«Dr Faustus» de Marlowe avec les élèves de l’Institut de laMarionnette de Charleville-Mézières en 2001.«Shake» d’après «<strong>La</strong> nuit des rois» de Shakespeare. Créationnovembre 2001 au Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne puis entournée en France en 2001/02 et en 2002/03.«Dog face» crée le 7 janvier 2003 au Théâtre de la Ville/LesAbbesses à Paris, puis tournée en France 2003/2004.«Femmes gare aux femmes» d’après Thomas Middleton,créé en mai 2004 au Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne, puis tournéeen France 2004/2005.«L’Amour des trois oranges»Théâtre de Sartrouville2003.«Thwaite»Almeida Opéra Londres2003.«Cinderella»Lyric Theatre Londres2003.«L’occasione fa il ladro»de RossiniQuartz, de Brest et Paris.


Du 8 au 18 décembre 2005Théâtre Kléber-MéleauA tu et à toiTour de chant d’Yvette ThéraulazConception :Jean-Claude BeruttiDavid DeppierrazLee MaddefordYvette ThéraulazMise en scène :Jean-Claude BeruttiScénographie :David DeppierrazLumières :Sébastien DestrumelleDirection musicale :Lee MaddefordJeudi 08.12 19h00Vendredi 09.12 20h30Samedi 10.12 20h30Dimanche 11.12 17h30Lundi 12.12 relâcheMardi 13.12 19h00Mercredi 14.12 19h00Jeudi 15.12 19h00Vendredi 16.12 20h30Samedi 17.12 20h30Dimanche 18.12 17h30Coproduction :<strong>La</strong> Comédie de St-EtienneLe Théâtre du Grütliet «Rien ne me manque…»


du 8 au 18 décembre 2005A tu et à toiOn connaît la comédienne, et revoici, pour notre plus grandplaisir, la chanteuse, dans ses mélodies d’amour.Sur des textes et des musiques de Sacha Guitry, JacquesOlé, Anne Sylvestre, Fragson, Yvette Guilbert, K. Tucholsky,Roger Fernay, Martine Desbores-Valmore, Robert Desnos,Maurice Fanon, Raymond Devos, Serge Gainsbourg, YvetteThéraulaz, Henri Cor, Véronique Pestel, Roger Pol-Droit,Jean-Marie Le Clézio, Louis Aragon, Dominique Babin,Claude Nougaro, William Styron, Gustave Roud, Henri Michaux,Madeleine Santschi, Lhasa de Sela.« A TU ET A TOI , solo poignant et canaille … »Alexandre Demidoff - Le Temps, mai 2005« Bien plus qu’un tour de chant, c’est un moment de théâtre…»Benjamin Chaix – 24 Heures, mai 2005« (…) Un spectacle complet, à mi-chemin entre le théâtreet l’opéra, qui mêle les genres et les siècles, de la valse aufado, pour nous donner à entendre le refrain de notre conditionhumaine. Plein de talent et de simplicité. »Chrystèle Sanfilippo – <strong>La</strong> TribuneLe Progrès de Saint-Etienne, février 2005


Du 10 janvier au 5 février 2006ChapiteauEloge dela faiblessed’Alexandre Jollien11Mise en scène :Charles TordjmanAssistantà la mise en scène :François RodinsonCollaboration artistique :Caroline MarcadéScénographie et son :Vincent TordjmanCostumes :Sarah WanLumière :Christian PinaudMaquillages :Cécile KretschmarAvec :Robert BouvierYves JennyGenre: Entretiens philosophiquesDurée : environ 1h30Âge conseillé : dès 15 ansLes Editions du Cerf 1999Coproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.,Le Poche-Genève,<strong>La</strong> Cie du Passage (Neuchâtel),Théâtre de Valère (Sion),Espace Nuithonie (Fribourg)Avec la participation du Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy LorraineAvec le soutien du Conseil de la Culture de l’Etat du Valais


du 10 janvier au 5 février 2006Eloge de la faiblesseOù se déroule cet étrange entretien entre Alexandre etSocrate ? Peut-être en Grèce, sur l’Agora, parmi la fouleinnombrable des passants anonymes ? Ou, plus modestement,dans un petit dortoir faiblement éclairé, au plus secretde la nuit ?Parce qu’il nous oblige à regarder autrement, «Eloge dela faiblesse» est un texte authentiquement philosophique.L’auteur nous invite à nous interroger sur la distinction entrenormal et anormal et aussi, dans un combat joyeux, audépassement de soi.«Eloge de la faiblesse»,un exercice de vie«<strong>La</strong>ncer des mots justes contre des choses fausses» (FrançoisBon), voilà le pari d’«Eloge de la faiblesse».Ce pari me plaît et me va droit au corps et au coeur. D’abordau corps parce qu’Alexandre Jollien nous dit que le corpspense et le conduit à se tenir debout. Ce n’est pas qu’unesimple question de volonté qui lui fait dire cela, c’est uneimmense adhésion à la vie, c’est une formidable coïncidenceentre l’être intime et l’être public, et ce farouche désir quecette coïncidence soit l’énergie même de la pensée ducorps.Ce qui me touche et m’émeut dans le texte de Jollien, c’estque l’écrivain écrit ici avec sa chair et que sa chair prendl’allure de l’âme.Ce n’est pas une leçon de vie, c’est un exercice de vie.Que fera le théâtre avec cette chair ? Il ira vers la jouissancede la parole. Il essaiera de dire la joie de la pensée et sontriomphe.De cet éloge de la faiblesse, il se pourrait bien que le théâtreen retourne l’étoffe, à l’instar de son auteur, pour tisserl’éloge de la force.Charles


du 10 janvier au 5 février 2006Eloge de la faiblesseAlexandre Jollien Né à Savièse, le 26 novembre 1975.Fils de Norbert et Louiselle Jollien.1979-1991Ecole primaire à l’Institut Notre Dame de Lourdes, établissementspécialisé pour IMC à Sierre.1989-1992Ecole primaire et secondaire aux Buissonnets à Sierre.1993-1996Ecole Supérieure de Commerce à Sierre.1997-1998Lycée-Collège de la Planta à Sion.1998-2001Etudes de philosophie à la faculté des lettres de l’Universitéde Fribourg en Suisse.2001-2002Etudes de philosophie et de grec ancien à Trinity College,Dublin.Consacre sa vie à l’étude de la philosophie et à l’écriture.Donne des conférences, participe à des débats et à diversesémissions télévisées.1999Publie «Eloge de la faiblesse».Reçoit pour cette oeuvre :le Prix Mottart de l’Académie Française de soutien à lacréation littéraireet le Prix Montyon de littérature et de philosophie.2002Publie «Le métier d’homme».Printemps 2004Il obtient sa licence en philosophie à l’Université de Fribourg.


du 10 janvier au 5 février 2006Eloge de la faiblesseCharles TordjmanMetteur en scène, Charles Tordjman dirige le Théâtre de laManufacture, Centre Dramatique National Nancy Lorrainedepuis le 1er janvier 1992. Il a toujours montré dans sonitinéraire artistique un attachement particulier à l’écritured’aujourd’hui.Il a notamment mis en scène «L’amante anglaise» de MargueriteDuras, (Théâtre Populaire de Lorraine – TPL, 1986et 1993); «<strong>La</strong> reconstitution» de Bernard Noël, (ThéâtreNational de Chaillot, 1988); «Français encore un effort... sivous voulez être républicains» du Marquis de Sade, (TPL,1989); «Saint Elvis» de Serge Valletti, (Théâtre National deChaillot, 1990): «Tonkin-Alger» d’Eugène Durif, (ThéâtreOuvert, 1990), «<strong>La</strong> nuit des rois» de William Shakespeare,(TPL, 1991); «Fin de partie» de Samuel Beckett, (CDNNancy Lorraine, 1992); «Adam et Ève» de Mikhaïl Boulgakov,(Festival d’Avignon,1993); «L’opéra de quat’sous» de BertoltBrecht et Kurt Weill, (Théâtre de Saint-Quentin en Yvelineset Théâtre National de Chaillot, 1995); «Quoi de neuf sur laguerre ?», «Fragments», d’après le roman de Robert Bober(CDN Nancy Lorraine, 1995); «Le syndrome» de Gramsci deBernard Noël, (CDN Nancy Lorraine, 1997 - Festivald’Avignon, 1998); «Vie de Myriam C.» de François Bon,(CDN Nancy Lorraine – Théâtre National de Chaillot, 1998);«Bastringue à la Gaieté théâtre» de Karl Valentin, ( CDNNancy Lorraine, 1999); «Je poussais donc le temps avecl’épaule» d’après Marcel Proust, (à Nancy et au Festivald’Avignon, 2001 - au Théâtre National de Chaillot, 2002);«Quatre avec le mort» de François Bon, (Comédie Française,2002); «Je poussais donc le temps avec l’épaule Temps II»d’après Marcel Proust, (CDN Nancy Lorraine, 2004); «DerKaiser von Atlantis» (opéra) de Viktor Ullmann, (CDN Nancy


Du 17 janvier au 5 février 2006Théâtre Kléber-MéleauLettre d’amourde Fernando ArrabalMise en scène :Philippe MenthaAssistant :Michel FidanzaMusique :José Barrense-DiasAvec :Lise RamuMardi 17.01 19h00Mercredi 18.01 19h00Jeudi 19.01 19h00Vendredi 20,01 20h30Samedi 21.01 20h30Dimanche 22.01 17h30Lundi 23.01 relâcheMardi 24.01 19h00Mercredi 25.01 19h00Jeudi 26.01 19h00Vendredi 27.01 20h30Samedi 28.01 20h30Dimanche 29.01 17h30Lundi 30.01 relâcheMardi 31.01 19h00Mercredi 01.02 19h00Jeudi 02.02. 19h00Vendredi 03.02 20h30Samedi 04.02 20h30Dimanche 05.02 17h30Production :Théâtre Kléber-Méleau


du 17 janvier au 5 février 2006Lettre d’amourUne mère, le jour de son anniversaire, reçoit une lettre deson fils après 60 ans d’absence....<strong>La</strong> guerre d’Espagne les a séparés. Le père fut arrêté en1939, et le fils apprit plus tard, le jour de ses 18 ans, lescirconstances dramatiques de son arrestation, les causes deleur séparation.Après l’amertume, les reproches, les accusations, les vainesjustifications, une lettre d’amour.Entre imaginaire et souvenirs, Fernando Arrabal évoqueles épreuves d’un peuple à travers une femme qui pourraitressembler à l’Espagne elle-même, mère déchirée depuis laguerre civile, pendant l’ère franquiste, et sans doute au-delà.Peut-on se souvenir et tourner la page? - Arrabal, dans cettelettre d’amour, se plaît à l’imaginer.«Parmi nous, certains atteignent la soixantaine ;certains sont allés plus loin,certains ne sont plusqu’une poignée d’ossements depuis longtemps.L’Espagne, notre jeunesse,L’Espagne est une rose sanglante éclose à nos poitrines...»Extrait du poème «L’Espagne» de Nazim Hikmet(traduit par Hasan Gureh)


Du 17 janvier au 4 février 2006Salle Charles ApothélozLulud’après Frank Wedekindtraduit et adapté de «L’esprit de la terre»et «<strong>La</strong> boîte de Pandore»12Mise en scène :Gianni SchneiderDramaturgie :Olivier ZuchuatScénographie :Jean-Luc TaillefertCostumes :Anna van BréeLumières :<strong>La</strong>urent JunodDocumentaliste :Mark PralskyAvec :Julia BatinovaJean-Luc BorgeatMichel FavreJean-Paul FavreSandra GaudinShin IglesiasMathieu LothMichel MoulinFanny NoëlVincent OzanonFrédéric PolierJulien SchmutzPierre SpuhlerVincent SuricGenre : DrameDurée : 2hÂge conseillé : dès 14 ansEditions : Revue Theater Heute 1988Coproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre du Grütli (du 7 au 19 février 2006)Théâtre de Valère (le 23 février 2006)Cie Gianni SchneiderAvec le soutien de :Etat de VaudVille de <strong>La</strong>usanneLoterie RomandePro HelvetiaBanque Cantonale VaudoisePour cent culturel, Migros Zurich


du 17 janvier au 4 février 2006LuluIntentions du metteur en scèneEn tant que metteur en scène je dirai que «Lulu» n’est ni unefemme fatale, ni une séductrice, ni une vamp ! Elle attire lesgens suicidaires, c’est tout !J’ai constaté qu’en Suisse l’on connaît très mal la pièce deFrank Wedekind, ou alors on la mésestime, car elle a généralementété très peu représentée jusqu’ici ! L’œuvre s’opposed’ailleurs par bien des côtés à l’esprit franco-français, parle simple fait qu’elle nous vient d’une culture germanique. Eneffet, l’œuvre contient un mélange de tragique et de grotesqueque l’on a du mal à accepter.Personnellement, j’aime ce mélange des genres, cet humourprodigieux. Cette œuvre a pour moi un humour très moderne,très actuel ! Et pour rendre cela, je propose de mettreen scène la pièce qui est écrite et non pas celle qu’auraitfaite un francophone à la place. A mon avis, il ne faut pasassimiler le personnage de Lulu à une femme fatale ou à desimages d’une mode rétro !Le drame, c’est que les autres veulent toujours qu’elle soitautre chose que ce qu’elle est en réalité ! Pourtant, fidèleà elle-même, elle vit dans un autre monde, avec une sortede grande ingénuité et aussi une sorte de grande absence.Lulu dit rarement NON, car c’est pour elle la meilleure façonde résister. Elle avale toutes les valeurs du monde, mais ellea aussi, par moments, des rêves très petits-bourgeois. Ellepeut également être assez stupide et tout de suite aprèsd’une grande intelligence, avec des intuitions hors du temps.C’est pour cela que ceux qui sont autour d’elle ne la comprennentabsolument pas. Elle ne plaît pas parce qu’elle estbelle, mais parce qu’elle se laisse faire !Si les hommes se tuent pour elle, c’est parce qu’elle a uncôté vertigineux. Elle est comme un gouffre où ils se perdent,car ils ne comprennent pas sa logique. Ce n’est pas l’histoired’une femme qui fait tuer les gens, mais celle d’une femmequi attire les gens suicidaires !Il ne faudrait pas que l’actrice qui doit jouer ce magnifiquerôle s’imagine avoir là un très beau personnage de séductriceà défendre ! Le piège est grand, car Lulu ne prend jamaisla peine de nier qu’elle n’est pas cela.Gianni Schneider


du 17 janvier au 4 février 2006LuluFrank Wedekind<strong>La</strong> chair possèdeson propre espritNé à Hanovre en 1864, Frank Wedekind fut le chef de file del’expressionisme, influencé par Ibsen, Nietzsche, Hauptmannet Strinberg. Dans son théâtre, contestant la société bourgeoiseet les tabous sexuels, il provoque - dans un desseind’émancipation des masses - en usant de nombreux procédésdramatiques : de la farce au vaudeville en passant par ledrame et le cirque. Il meurt en1918.<strong>La</strong> plupart des hommes ont pris l’habitude de départagerleurs semblables en deux catégories : leurs amis et leursennemis. Ceux avec lesquels ils se sentent liés par une seuleet même langue et ceux avec lesquels ils ne trouvent aucunsigne de rapprochement. Moi aussi je voudrais classer lesêtres humains en deux camps. De mémoire d’homme lepremier honore la devise : «<strong>La</strong> chair est à jamais la chair,contraire à l’esprit».Il va de soi que l’esprit est ici l’élément supérieur, le dominateurabsolu, celui qui se venge impitoyablement de touteexpression souveraine, révolutionnaire de la chair et qui lachâtie.<strong>La</strong> chair, elle, ne s’est jamais contentée, à la longue, de cettepiètre estimation et de cette dégradation. <strong>La</strong> chair, à ceuxqui se reconnaissent dans la devise : «la chair est à jamais lachair, contraire à l’esprit», n’a jamais cessé de jouer la plusfolle des pitreries. Et consécutivement à cette éternelle pitrerie,un autre camp s’est formé qui après mûre expérience,honore la devise : «la chair possède à elle-même son propreesprit».Dès lors, mes paroles doivent être entendues au sens deceux qui se reconnaissent dans cette devise. Ce que j’ai àexposer tourne autour de l’esprit spécifique de la chair, cequ’en général nous appelons l’Erotisme !Frank Wedekind


du 17 janvier au 4 février 2006LuluGianni Schneider<strong>La</strong> Compagnie théâtraleGianni Schneider a été crééedans une structure professionnelleen octobre 1988 eta réalisé sa première mise enscène au Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanneavec :1988«Le petit prince»d’Antoine de Saint-Exupéry.1989«<strong>La</strong> force de l’habitude»de Thomas Bernhard.Assistant de Matthias <strong>La</strong>nghoffdans «Macbeth».1990«<strong>La</strong> locomotive folle»de Stanislaw Witkiewicz.<strong>La</strong>uréat du Prix Théâtre :Jeunes Créateursde la Fondation Vaudoisepour la Promotion et laCréation Artistique du Cantonde Vaud.1991-1992Assistant de Maurice Béjartdans «<strong>La</strong> tour et Tod inWien».1992«<strong>La</strong> mort du prince»de Fernando Pessoa.1992-93«Sik-Sik le maître demagie»«Le haut-de-forme»d’Eduardo de Filippo.1996-1997Assistant de Giorgio Strehler«L’Avare» et «Sempre risplendela luna».1997«Le cercle de craie caucasien»de Bertolt Brecht.«33-45»montage de textesde Bertolt Brecht etHeiner Müller.1998<strong>La</strong> Compagnie obtient unpremier Contrat deConfiance de la Ville de <strong>La</strong>usannepour les années1998-2001.«A l’ouest des légendes»d’Eugène MeiltzExercice de commande pourle Bicentenaire de larévolution vaudoise.«Ciment»de Heiner Müller.1999«L’envie»Festival de la CitéUn des sept péchéscapitaux. Texte écrit parChristophe Gallaz.«<strong>La</strong> Vénus des lavabos»d’après Pedro Almodovar.2000-2003Programmateur théâtre«Festival de la Cité»<strong>La</strong>usanne.<strong>La</strong> Compagnie obtientun deuxième Contrat deConfiance de l’Etat de Vaudpour les années 2001-2004.«Titus Andronicus»de William Shakespeare.2002«Le nom»de Jon Fosse.«Equinoxe»de René Zahnd.2003«Visage de feu»de Marius von Mayenburg.2004«Les trois sœurs»de Anton Tchekhov.2005Tournée suisse de «Les troissoeurs» de Anton Tchekhov.<strong>La</strong> Compagnie obtientun troisième Contrat deconfiance de la Ville de<strong>La</strong>usannePour les années 2005-2007.2006«Lulu»d’après Frank Wedekind.1994«Hôtel O»Festival de la CitéCréation collective duPull Off Théâtre.1995-96«Jardin d’hiver»de René Zahnd.2000«Les brigands»de Friedrich Schiller.Co-dramaturge de ThomasOstermeier dans «Danton»de Georg Buchner.2001


Du 3 au 19 février 2006Salle de répétitionObjet d’attentionde Martin Crimp 13Mise en scène :Christophe RauckTexte français:Séverine MagoisScénographie :Aurélie ThomasCostumes :Alice <strong>La</strong>loyLumière :Olivier OudiouVidéo :Thomas RathierSon :Nihil BorduresCollaborationchorégraphique :Caroline MarcadéAssistante mise en scène :Nirupama NityanandanAvec :Philippe BérodotBobDominique CharpentierSalClotilde HesmeCarolAnnie MercierMillyJean-Philippe Meyerun individu masqué,un peintreThomas Rathierun individu masqué,un peintrePhilippe SmithNickDurée : environ 1h30Âge conseillé : dès 16 ansEditions de l’ArcheCoproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre de la Ville - ParisCie Terrain VagueThéâtre d’Angoulême - Scène Nationaleavec la participation artistique du Jeune Théâtre National.


du 3 au 19 février 2006Getting attentionSur le spectacleUn immeuble de la banlieue londonienne.Au rez-de-chaussée un jeune couple.Carol est la mère d’une petite fille Sharon.Nick son compagnon vient juste d’emménager.Au 1er étage, Milly, la cinqantaine, vient de perdre son mari suite à une longue maladie.Juste à côté Bob, sans emploi, vient d’être privé de la garde de ses enfants par le servicesocial.Très vite un drame va se dérouler dans l’ombre.Martin Crimp aura la délicatesse de ne jamais montrer l’in-montrable, mais par son talent etun habile procédé dramaturgique, il va nous suspendre tout au long de la pièce au bord ducauchemar.Le centre de cette histoire c’est ce que nous ne verrons jamais, pour mieux entendre ce quecertains auraient du avoir le courage de comprendre.Juste un son, une lumière et l’effroi dans le dos !«Getting attention» interroge le théâtre là où l’on ne s’y attend pas.Christophe RauckChristophe RauckAprès un passage aux Arts Décoratifs de Nice, Christophe Rauck suit un parcours decomédien, jusqu’en 1996. Il joue dans «On meurt pas au 34», mise en scène de NicolasBataille, «Caligula» d’Albert Camus et «Volpone» de Ben Johnson, mises en scène d’AntonioDiaz Florian. Il rejoindra la troupe du Théâtre du Soleil avec «Les Atrides» d’Eschyle-Euripide,mise en scène d’Ariane Mnouchkine puis «<strong>La</strong> ville-parjure ou le réveil des Erynies» d’HélèneCixous, mise en scène d’Ariane Mnouchkine. «Orestie» d’Eschyle, mise en scène de SylviuPurcarete. En 1996, c’est le début d’une nouvelle aventure avec la création de la compagnieTerrain Vague autour d’une équipe de comédiens issus des rangs du Théâtre du Soleil.Christophe Rauck met en scène «Le cercle de craie caucasien» de Bertolt Brecht qui serajoué durant six semaines au Théâtre du Soleil et tournera dans de nombreux lieux entre1997 et 1998, notamment au Berliner Ensemble dans le cadre du centenaire de B. Brecht.Suit une mise en scène de «Comme il vous plaira» de Shakespeare, créée au Théâtre PaulEluard de Choisy le Roi en 1997.En 1998/99, il suit le stage de mise en scène de Lev Dodine à Saint-Petersbourg avecl’Ecole Nomade de mise en scène du Jeune Théâtre National. En 1999, il crée «<strong>La</strong> nuit desrois» de Shakespeare à Louviers au Théâtre d’Evreux-Scène nationale. En 2000, «Le théâtreambulant Chopalovitch» de L. Lioubomir Simovitch au Théâtre du Peuple-Bussang et en2001, «Le rire des asticots» autour de Cami au Nouveau Théâtre d’Angers-CDN. Le spectacletournera sur deux saisons 2001 et 2002.En 2002, il crée avec le Théatre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usane «L’affaire de la rue Lourcine» de <strong>La</strong>biche.En 2003, il devient directeur du Théatre du Peuple-Bussang; où seront créés «Le dragon»d’Evguéni Schwartz repris en tournée en 2005-2006, en 2004; «<strong>La</strong> vie de Galilée» de B.Brechtet et en été 2005, «Le réviseur» de N. Gogol.


du 3 au 19 février 2006Getting attentionMartin CrimpMartin Crimp est né le 14 février 1956 à Dartford dans le Kent.Elevé à Londres et dans le West Yorkshire, il suit ses études à l’Université de Cambridge qu’ilachève en 1978.Il débute au théâtre dans les années 80. Ses premières pièces sont produites par l’OrangeTree Theatre à Richmond, dans la banlieue londonienne, où il habite.Ces pièces sont :«Living remains» (1982)«Four attempted acts» (1984)«Definitely the Bahamas» (1987)«Dealing with Clair» (1998)«Play with repeats» (1989)Dans les années 90, ses pièces commencent à être connues au-delà des frontières britanniques.En 1991, il obtient une résidence à New York. Il collabore par la suite avec le RoyalCourt Theatre où il monte :«No one sees the video» (1990)«Getting attention» (1991)«Attempts on her life» (1997)«The country» (2000)«Face to the wall, une petite forme de quinze minutes»(mars 2002)Il a obtenu le John Whiting Award for Drama en 1993.D’une écriture cisaillée, les œuvres de Crimp abordent avec une cruauté et un humourdévastateurs la violence d’aujourd’hui. Avec Sarah Kane, il est l’un des seuls dramaturgesdu théâtre contemporain anglais qui ait su traverser les frontières avec succès. Ses pièces,qui délaissent les conventions de la narration pour évoquer les turpitudes des êtresd’aujourd’hui, retiennent notamment l’attention à Milan, où elles sont inscrites au répertoiredu Piccolo Teatro, à Lisbonne, à Bruxelles et à Berlin. Elles sont aujourd’hui traduites etjouées dans de nombreux pays d’Europe, en particulier en Allemagne.Martin Crimp est un connaisseur de la littérature française et son intérêt pour la structuredes textes a été renforcée par ses traductions de Genet, Molière et Ionesco. Il écrit égalementpour la radio : «Three attempted acts» obtient le Best Radio Plays en 1985. Il signede nombreuses adaptations théâtrales : «<strong>La</strong> veuve joyeuse» de Franz Lehar (2000), crée auMET à New York, «Le triomphe de l’amour» de Marivaux (1999), «Les bonnes» de Jean Genet(1999), «Le misanthrope» de Molière (1996), «Roberto Zucco» de Bernard-Marie Koltès(1997), crée par la Royal Shakespeare Company, et «Les chaises» d’Eugène Ionesco (1997).


Du 7 au 24 février 2006Salle Charles ApothélozLe baladin du mondeoccidentalde John Millington Synge14Traduction :François RegnaultMise en scène :Marc PaquienDécor :Gérard DidierLumières :Dominique BruguièreCostumes :Claire RisterucciSon :Anita PrazMaquillages :Cécile KretschmarDanse :Joëlle IffrigAvec :Marc BodnarCécile CampAgathe DronnePhilippe DuclosNathalie GrenatManuel MazaudierJoseph MenantBulle OgierAnthony PaliottiAntoine RégentGenre : ComédieDurée : environ 2hÂge conseillé : dès 14 ansEditions : Editions Zoé 1993<strong>La</strong> création est prévue le 11 janvier 2006 auThéâtre national de Chaillot - Salle GémierProduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre National de Chaillot - ParisComédie de Picardie<strong>La</strong> Coursive - Scène nationale <strong>La</strong> RochelleCompagnie L’InterventionAvec l’Aide à la production du Ministère de la Culture(DRAC Ile-de-France)


du 7 au 24 février 2006Le baladin du monde occidentalNote du traducteurUn menteur au paysdu mensongeChristy MahonUne pièce si irlandaise qu’elle est devenue universelle. Onsait qu’elle raconte comment un garçon, qui croit avoir tuéson père d’un coup de bêche, est accueilli et fêté comme leMessie par un village entier, chéri par les femmes et célébrécomme un nouveau poète, jusqu’à ce que le père, qui n’étaitpas mort, revienne pour la honte du fils. L’assassin s’évanouit,mais le héros demeure et il ira désormais, avec sonpère, conter ses histoires de par le monde. Christy Mahonle parricide : un peu Œdipe (mais il n’a pas tué son père), unpeu Hamlet (mais le fantôme de son père est vivant), un peule Christ (mais il ne sauve pas le monde).François RegnaultVoyageur dans les îles d’Aran, contrées extrêmes de l’Irlande,John Millington Synge découvre alors un monde rudeet singulier qui lui inspirera une œuvre théâtrale sans précédent.Il se prend à inventer une langue, poétique et populaire,tout comme Marivaux au dix-huitième siècle construitun langage raffiné de l’amour.«Le baladin» est aussi l’histoire d’un garçon vierge qui, parsa bouche et les mots qui s’en échappent, s’invente entant qu’homme et poète. Il franchit pour nous les rites del’initiation, devient parricide, héros, amant et pécheur et sonhistoire nous pénètre. Nous la rejouons sans cesse, celle-làet bien d’autres, à travers les fêtes, les mystères sacrés etles fables.Car c’est bien de cela qu’il s’agit : comment rejouer l’histoiredu «baladin» ?Cela se passe dans les villages, sur une place ou dans uneécole. Les hommes retraversent depuis des siècles lesmythes et les contes, et jouent une dernière fois les épisodesde leur mémoire avant d’aborder un autre monde, unenouvelle saison. Ainsi, ils se délivrent du passé, de leurs faiblesses,rient et dansent en ouvrant le retable d’une histoiremerveilleuse.«Le baladin du monde occidental» est un récit populaire, unincroyable fantasme à parcourir, joyeusement.Marc Paquien


du 7 au 24 février 2006Le baladin du monde occidentalJohn Millington Synge(1871-1909)A écrit «Le baladin du monde occidental» («The playboy of the western world») en 1907. <strong>La</strong>création de la pièce, jugée diaboliquement immorale, provoqua une bataille sans précédentet ouvrit un nouvel espace de pensée pour bon nombre d’écrivains comme James Joyce,Sean O’Casey ou Samuel Beckett.«Synge invente une langue sauvage et profane, au confluent de deux mondes, qui prendnaissance dans le parler et dans l’imagination populaire, une langue étonnement vivante.Aujourd’hui, c’est à travers la traduction de François Regnault, poétique et aérienne, quenous re-inventerons, à notre tour, la fable du «baladin».»Marc PaquienMarc PaquienNé en 1968, Marc Paquien a mis en scène «L’intervention» de Victor Hugo pour le FestivalLes Nuits de Fourvière à Lyon en 2002 (repris au théâtre de Sartrouville) et «<strong>La</strong> trahisonorale» de Maurizio Kagel, en collaboration avec l’Orchestre National de Lyon, au Théâtre desCélestins.Collaborateur artistique de Nathalie Richard pour sa mise en scène de la pièce de MartinCrimp, «Le traitement», au Théâtre National de Chaillot en 2002, et de Marie-Louise Bischofbergerpour «Visites» de Jon Fosse au Festival d’Avignon 2002 et aux Bouffes du Nord, ildirige aussi pour France Culture l’enregistrement de trois pièces de Martin Crimp («Atteintesà sa vie», «Face au mur», «Cas d’urgences»). «Face au mur» et «Cas d’urgences» sont reprisesau Théâtre National de Chaillot.Il a été assistant à la mise en scène, notamment auprès de Jeanne Moreau pour «Un traitde l’esprit» de Margaret Edson (<strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne, Théâtre National de Chaillot), de YvesBeaunesne pour «<strong>La</strong> fausse suivante de Marivaux», «Yvonne Princesse de Bourgogne» deGombrowicz (<strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne, Théâtre de la Ville et Théâtre National de <strong>La</strong> Colline) et «Il nefaut jurer de rien» d’Alfred de Musset, de Claudia Stavisky pour «Nora»… d’Elfriede Jelinek(Théâtre National de la Colline) et de Philippe Duclos pour «Un fil à la patte» de Feydeau(Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, 1993).En 2004, il met en scène au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis «<strong>La</strong> mère» de Witkiewicz,dans le cadre de la Saison Polonaise en France (Nova Polska) et il reçoit le prix de la révélationthéâtrale de la mise en scène, décerné par le Syndicat de la Critique Théâtre, Musiqueet Danse en juin 2004; et Hélène Alexandridis, celui de la meilleure actrice pour son interprétationdu rôle de la mère.En collaboration avec Nathalie Richard, il dirige pour France Culture l’enregistrement de troispièces de Caryl Churchill.Il est actuellement collaborateur artistique de Luc Bondy pour sa distribution et les répétitionsde «Schendung» de Botho Strauss pour L’Odéon-Théâtre de l’Europe (automne 2005).En janvier 2006, il mettra en scène «Le baladin du monde occidental» traduit par FrançoisRégnault, au Théâtre National de Chaillot, puis il ira aux États-Unis faire une mise en scèneau New-York Theatre Workshop.Il mettra en scène «Les aveugles» de M. Maeterlinck, mis en musique par Xavier Dayer, avecl’Atelier Lyrique de l’Opéra Bastille au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis les 19, 20 et 21juin 2006.Il a aussi été administrateur du Studio-Théâtre de Vitry - direction Alain Ollivier - et a créé en1994 «L’autre bureau», avec Claire Amchin, assurant la production et la diffusion des spectaclesde plusieurs artistes de la scène.


Du 8 au 26 février 2006Illuminations -ChapiteauColoured platesd’Arthur Rimbaud15Mise en scène et son :Thierry de PerettiAssistant :Ludovic VirotDécor :Rudy SabounghiLumières :Jean-Luc ChanonatCostumes :Caroline de VivaiseMusique :Sylvain JacquesVidéo :David BersanettiAvec :Marie DenarnaudAlban GuyonThibault de MontalembertÂge conseillé : dès 14 ansCoproduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>–<strong>La</strong>usanne E.T.E.Théâtre de la Ville – ParisCarré Saint-Vincent / Scène Nationale – OrléansCompagnie Thierry de PerettiDirection des affaires culturelles - AjaccioAvec le soutien de la Collectivité territoriale de CorseProduction déléguée :Compagnie des Petites Heures – Paris


du 8 au 26 février 2006Illuminations — Coloured platesNote d’intention«Je cherchais depuis longtemps à mettre sur scène un textequi ne soit pas au départ écrit pour le théâtre. Je voulaistrouver un ensemble de fragments ou de pièces où la langueserait «tout». Parce que je me rends compte que c’est laseule chose qui m’intéresse vraiment au théâtre : apprendreà parler, apprendre à penser.»«J’avais aussi l’idée d’«éclats» quelque chose qui ne seraitpas «complet» et ne se soucierait que de perceptions, delumière et de son. Et puis il avait ces textes de Rimbaud quiont toujours été près de moi. Mon père m’en parlait beaucouplorsque j’étais enfant et quelques bribes de la «Saisonen enfer», refaisaient régulièrement surface dans mon espritet donc : Arthur Rimbaud évidemment !C’est la «Saison» que j’ai d’abord voulu mettre en scène,mais j’avais peur d’une identification, de céder tropfacilement, à la part trompeuse d’autobiographie.C’est pourquoi j’ai choisi «Illuminations», ces «Colouredplates», l’un des titres envisagés par Rimbaud.»Entretien avec Thierry de Peretti«Illuminations», c’est «tout, tout le temps», la vie, l’œuvre,l’accomplissement et l’abandon, la «nouvelle harmonie»et le «nouvel amour».«Illuminations» pose surtout ce grand mystère, cettequestion centrale et périphérique à la fois : «de quoi celaparle-t-il ?» Il y a très peu de métaphores, tout est vrai,tout est illusion aussi, mais il faut tout prendre pour «argentcomptant», il faut croire à tout. Il faut y chercher ce qu’on netrouvera de toute façon pas, Rimbaud ne dévoilera jamais cedont il parle…Alors comment mettre en scène de telles «pièces» ?Comment envisager le travail, les répétitions ? Par oùcommencer ? Que raconter aux acteurs qui ne soit pasimmédiatement contredit par le texte ?Sur un plateau nu, deux hommes, une femme, leur corps,leur peau, leur voix, de la musique, des bruits, les paroles deRimbaud: «Les Illuminations».Propos recueillis par Colette Godardpour Le Théâtre de la Ville - Paris)


du 8 au 26 février 2006Illuminations — Coloured platesThierry de Peretti Théâtre, metteur en scène :«Le mystère de la rueRousselet»d’Eugène <strong>La</strong>biche«Gengis Khan chez lespygmées»de Gregory Motton«Richard II»de William Shakespeare«Valparaiso»de Don DeLillo«Les brouillons d’unesaison en enfer»d’après Arthur Rimbaud«L’heure de lynx»de Per Olav Enquist«Quai ouest»de Bernard Marie Koltès«Une envie de tuer sur lebout de la langue»de Xavier Durringer«Sallinger»de Bernard Marie Koltès«Retour au désert»de Bernard Marie KoltèsPrix de la révélation théâtraleSaison 2000/2001 du SyndicatNational de la Critique«Révolution avec chien»de Tim KrohnThéâtre, acteur :«Richard II»de William Shakespeare«L’etreinte»de Luigi Pirandellom.s. François Orsoni«King size hide the bed»de Bruno Hébertm.s. Bruno Hébert«Une saison en enfer»d’après Arthur Rimbaudm.s. Michèle Harfaut«Scènes»de Carlo Goldonim.s. Yves Le Moign«Maledictis»de Sacha Guitrym.s. Thomas Le Douarec«Le fils»de Claude Rullierm.s. Jean-Pierre Garnier«Paroles d’acteurs»m.s. Christiane Cohendy«<strong>La</strong> ville dont le prince estun enfant»de Henri de Montherlantm.s. Pierre Boutron«Saleté de paix»d’Anita <strong>La</strong>nghoffm.s. Christiane Cohendy«Le misanthrope»de Molièrem.s. René Loyon«Peace and love»de Martin Millarm.s. Marianne Groves«Le soulier de satin»de Paul Claudelm.s. Pierre VialCinéma, acteur :«Le silence»d’Orso Miret«Les feux mal éteints»de Serge Moati«L’histoire du garçon quivoulait qu’on l’embrasse»de Philippe Harel«Lucie Aubrac»de Claude Berri«Ceux qui m’aiment prendrontle train»de Patrice Chereau«Superlove»de Jean-Claude Janer«Une prière vers le ciel»de Vincent Ravalec«Les enfants du siècle»de Diane Kurys


Du 7 au 26 mars 2006<strong>La</strong> PasserelleKilombode Sandra Korol16Mise en scène :Nathalie <strong>La</strong>nnuzelDécor et costumes :Gilles <strong>La</strong>mbertDistribution en coursProduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne


du 7 au 26 mars 2006KilomboTexte de présentationLe texte KilomBo est le fruit d’une réflexion personnelle autour de l’attente, de la femme,de l’amour, des illusions, de la peur et de la haine. <strong>La</strong> femme qui attend l’amour, la femmequi attend l’homme parti en mer, la femme qui attend ce qu’on lui a promis, la femme quiattend l’enfant, la femme qui attend que se calme la haine, bref la femme qui attend quequelqu’un ou quelque chose la tire de son sentiment d’inachevé. Et dans cette attente quirassemble toute l’attention vers l’extérieur, elle en oublie de regarder ce qui compose sonmonde et ce qui, dans ce monde-là, pourrait la rendre heureuse et complète. Dans cettenégation de la réalité elle en arrive à passer à côté de ce qui devrait être réellement vécu, ellerate les entrées, refuse les seuils et se retrouve enfermée dans un vortex uniquementconstitué de mirages. Et les mirages ont cela de dangereux que bien qu’inexistants ensoi notre croyance en eux donne lieu à des conséquences bien tangibles et qui peuvent serévéler dramatiques.KilomBo est l’histoire de deux femmes qui attendent. Enfermées sous terre et chargées demanger les ordures qu’un camion déverse au travers d’un tuyau, elles se content plusqu’elles ne se racontent, au travers de souvenirs dont on ne sait pas s’ils sont réels et derêves auxquels on ne peut s’empêcher de croire. Gorda la vieille révèle à Nena la petite lemonde d’en haut, le monde d’où viennent les ordures, un monde de haine et de guerre dontNena n’a plus le souvenir, mais qu’elle souhaite tant rejoindre. Et au milieu des histoires, dessemi vérités et des jeux de rôle, la seule chose dont on ne parlera pas c’est du lien d’affectionprofond qui lie Gorda à Nena, un lien réel d’amour qui est tu car l’amour est une choseque l’on espère, qui déçoit et qui blesse et non pas une chose que l’on accueille et que l’onpeut vivre avec sérénité et bonheur. En cela, KilomBo est l’histoire de tout ce que l’on estcapable de mettre en place pour échapper à ce qui doit être vécu, toute l’énergie que l’onemploie à tordre la réalité pour la faire correspondre à un scénario interne dont on pense,non seulement qu’il doit être le nôtre pour toujours, mais aussi qu’il est applicable auxautres. Un scénario dont on pense qu’il va nous aider à garder la maîtrise de ce qui nousarrive. Seulement, lorsqu’on s’arroge ce droit-là, lorsqu’on entraîne quelqu’un dans sa visionpersonnelle du monde, il est inévitable qu’à un moment ou un autre il y ait collision frontaleet démantèlement des chimères. Et ce démantèlement implique toujours la mort de quelquechose, de quelqu’un ou, tout au moins, d’une partie de quelqu’un. Et c’est à ce moment-là,peut-être, que, les règles de l’existence reprenant leurs droits, il nous est donné de rectifier letir en acceptant de vivre ce qui doit être vécu véritablement. Mais KilomBo est peut-êtreavant tout le récit d’une recherche, une recherche profonde de racines et d’appartenance.Sans souvenir, confiné à l’isolement sous terre, à l’abri d’un monde qui est visiblementdevenu fou tant il croque ses habitants avec indifférence, que reste-t-il à l’humain de sonappartenance ? Et privé de liens, comment l’humain peut-il trouver sa place, comprendreson rôle, créer son chemin ? Lorsqu’il vient du néant, l’être humain peut-il vivre autre choseque le néant ? Mais alors, à quoi bon vivre ? Sinon, peut-être, par Foi… Mais Foi en quoi ?Car si je ne sais pas qui je suis, comment pourrais-je avoir Foi en moi. Il ne reste alorsqu’une solution : avoir Foi en l’autre. Encore faut-il que l’autre ait Foi en lui.Que voyons-nous ? Qu’est-ce qu’on nous raconte ? Qu’est-ce qui se joue ? Qu’est-ce quiest vrai et qu’est-ce qui est faux ? A ces questions, il est possible que nous ne trouvionsfinalement que des bribes de réponses, tantôt proches, tantôt lointaines de la vérité. Enrevanche, ce qui est certain, c’est qu’il y a une attente, toujours, pour tout le monde et quecette attente-là est entièrement tournée, dévouée, avouée au besoin de trouver son lien aumonde, à soi et à l’autre. Et il ne saurait y avoir de lien sans amour, aussi infimeou inversé soit-il.Sandra Korol


du 7 au 26 mars 2006KilomboSandra KorolAutour du théâtre…2003«<strong>La</strong> femme commechamp de bataille»m.s. Anne VaucherThéâtre du Crève-Cœur,Genève2002-2003«Ce que vous voudrez, oula nuit des rois»m.s. Andrea Novicovassistante à la mise enscèneThéâtre de l’Arsenic, <strong>La</strong>usanne2002«Plumes, paillettes etpetits tracas»m.s. Michel MarguetMaison de quartier de lajonction, Genève2001Festival de théâtre «Maski»,Moscou.Enseignante et membre dujury dans le cadre du Festival,à Moscou.«Bérénice»m.s. Denis Maillefer«Morgane»m.s. Dunia MirallesThéâtre du Passage, Neuchâtel«Poil de carotte»m.s. Gérard DiggelmannAssistante à la mise enscènePetit Théâtre, <strong>La</strong>usanne2000«Prisme»Chorégraphie Tania de PaolaAssistante chorégrapheAtelier Gallilée, <strong>La</strong>usanne«Bérénice»m.s. Denis MailleferThéâtre de l’Arsenic, <strong>La</strong>usanne1999«Charlie et lachocolaterie»m.s. G. Diggelmannassistante à la mise enscènePetit Théâtre, <strong>La</strong>usanne1997-1998«Phi-Phi»m.s. François <strong>La</strong>ndoltThéâtre des Teintureries,PullyAutour de l’écriture théâtraleet littéraire…2005Ecriture de textes dramatiquespour le spectacle«Un temps pour tout»de la Cie V.I.T.R.I.O.L.Théâtre 2.21 à <strong>La</strong>usanne2004<strong>La</strong>uréate du prix Profil.Femme2004 pour la nouvelle«RaNa»<strong>La</strong>uréate du projet«Textes en scènes»(SSA, Pro Helvetia, Pour-Cent Culturel Migros, Ads)avec sa pièce «Salida».Projet de promotion del’écriture et de la créationthéâtrale contemporaine.Travail en collaboration avecle dramaturge belge Jean-Marie Piemme.Ecriture de la pièce«20 Petits contes miracleset 1 épilogue»2003Ecriture de la pièce«Kilombo»2002Ecrivain à la journée cantonalegenevoise d’Expo 02avec le texte :«Identitas, atis, fem,neutre»Atelier d’écriture érotiqueEcriture de la nouvelle«Summertime»pour le magazine EdelweissEcriture de la pièce dethéâtre«Sismen, l’histoire de lafemme mémoire»commande de la Cie Boccadella Luna.Espace Guinguette.2001<strong>La</strong>uréate de la bourse SSA,RSR, Pour-Cent CulturelMigros pour l’écriture radiophonique.Ecriture de la pièce«Soledad»Diffusion sur Espace 22000-2001Rédactrice rubrique sociopsychopour le magazine«360 degrés»


du 7 au 26 mars 2006KilomboNathalie <strong>La</strong>nnuzelde 1993-2005Formationprofessionnelle :E.S.A.D. : Ecole Supérieured’Art Dramatique de GenèveC.N.S.A.D. : ConservatoireNational Supérieur d’Art Dramatiquede ParisMise en scène :2004«Equus»de Peter Shafferau Théâtre du Grütli àGenèveSpectaclesprofessionnels :De 1983 à 200331 rôles dans tout le répertoireclassique et contemporain,et dans divers théâtrede Suisse et de France, dont2003«Antoine et Cléopâtre»de Shakespearem.s. F. RochaixThéâtre de Carouge2002«Les muses orphelines»de M.-M. Bouchardm.s. S. TilleThéâtre des Osses à FribourgSpectacle d’ouvertured’Expo.02«Extraits»d’Eschylem.s. F. RochaixArteplage de Bienne2001«Autant que possible»texte et m.s.de P.-L. ChantreArsenic, Comédie de Genève,et tournée«Conversation après unenterrement»de Y. Rezam.s. P. MenthaThéâtre Kléber-Méleau2000«Le pélican»de Strindbergm.s. M. CharletThéâtre de <strong>Vidy</strong>, Théâtre desSalons et tournée«Andromaque»de Racinem.s. G. WodThéâtre de Carouge«Soyez poli, MonsieurPrévert !»m.s. D. Catton et C. SutterTournée en France et enSuisse1999«L’arriviste»de S.Dagermanm.s. M. CharletArsenic«<strong>La</strong> vénus des lavabos»d’après Almodovarm.s. G. SchneiderGrange de Dorigny ettournée«Les 7 péchés capitaux :l’envie»de C. Gallazm.s G. SchneiderFestival de <strong>La</strong> Cité de <strong>La</strong>usanne«Gueule de mariée»monologue et m.s. de S.SandorThéâtre dans les Cafés àParis, au bar du Théâtre dePoche et du 2.21 à Genèveet <strong>La</strong>usanne1998«Ciment»de H. Müllerm.s. G. SchneiderArsenic1997«<strong>La</strong> nuit des rois»de Shakespeareet M. Garneaum.s. D. CattonThéâtre Am Stram Gramet tournée en France et enSuisse1996«Hamlet-machine»de H. Müllerm.s. F. DuborThéâtre Saint-Gervais«Arlequin poli parl’amour»de Marivauxm.s. D. CattonAm Stram Gram et tournéeen France et en Suisse«Marie Tudor»de V. Hugom.s. C. JorisT.P.R. et tournée en Franceet en Suisse1995«Le théâtre ambulantChopalovitch»de L. Simovitchm.s. A. Vouillozet J. VoeffraySaint-Gervais et <strong>Vidy</strong>1994«L’histoire qu’on neconnaîtra jamais»de H. Cixousm.s. D. MesguichThéâtre de <strong>La</strong> Ville, <strong>La</strong> Métaphoreà Lille, Le Printempsdes Comédiens à Montpellier1993«Le laboureur deBohême»de J. Von Saazm.s. P. DiependaleThéâtre National de Belgiqueet Le Poche


Du 25 avril au 21 mai 2006Théâtre Kléber-MéleauTrahisonsde Harold PinterTraduction :Eric KahaneMise en scène :Philippe MenthaScénographie :Gilbert MaireAvec :Juliana SamarineJacques ProbstMichel VoïtaPhilippe MenthaMardi 25.04. 19h00Mercredi 26.04. 19h00Jeudi 27.04. 19h00Vendredi 28.04. 20h30Samedi 29.04. 20h30Dimanche 30.04. 17h30Lundi 01.05. relâcheMardi 02.05. 19h00Mercredi 03.05. 19h00Jeudi 04.05. 19h00Vendredi 05.05. 20h30Samedi 06.05. 20h30Dimanche 07.05. 17h30Lundi 08.05. relâcheMardi 09.05. 19h00Mercredi 10.05. 19h00Jeudi 11.05. 19h00Vendredi 12.05. 20h30Samedi 13.05. 20h30Dimanche 14.05. 17h30Lundi 15.05. relâcheMardi 16.05. 19h00Mercredi 17.05. 19h00Jeudi 18.05. 19h00Vendredi 19.05. 20h30Samedi 20.05. 20h30Dimanche 21.05. 17h30Production :Théâtre Kléber-Méleau


du 25 avril au 21 mai 2006TrahisonsAu classique «Que ne peut l’amitié conduite par l’amour!»,Tchekhov répondait que si l’amitié lui est supérieure, l’amourla détruit.Pinter choisit trois personnages éminemment fidèles (oùserait la trahison s’ils ne l’étaient pas...?), deux vieux amisdevenus collègues, et l’épouse de l’un.Qui dira d’où vient - d’où viennent - la, ou les trahisons?Entre espoir, désir, passion, amitié, travail, respect de l’autreet attachement familial, qui trahit, combien de fois et dequelle manière? — Quel peut être le poids du secret, pourchacun des trois personnages?Quelle part de fidélité subsiste dans la trahison?Mais Pinter ne nous raconte pas banalement une aventurede plus. Par une suite de flash back - comme dans un film- il remonte l’histoire, de sa fin à sa source.Nous suivrons retrospectivement les heures de joie, demalaise, de déception, de complicité, au fil du souvenir destrois personnages.De Londres à Venise, loin du vaudeville, Pinter nous offre lacélébration et l’autopsie d’une amitié et celles d’une passion.Après «Cétait hier», «L’anniversaire», «Le retour»,«Le gardien» et «Hot house», Philippe Mentha revient à l’unde ses auteurs de prédilection.


Du 25 avril au 14 mai 2006<strong>La</strong> PasserelleDernière lettre à Théode Metin Arditi 17Mise en scène :Anne VouillozCollaboration artistique:Joseph E. VoeffrayAvec :Roland VouillozDurée : environ 1hÂge conseillé : dès 14 ansEditions : Actes Sud 2005.Coproduction :Le Poche GenèveThéâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne E.T.E.


du 25 avril au 14 mai 2006Dernière lettre à ThéoAvec ce récit en forme de lettre, Metin Arditi propose uneinterprétation de la vie de Vincent Van Gogh où les élémentslégendaires prennent une toute autre dimension que celle dela folie dont on l’a facilement accusé ou loué. Le sort de Vincenty apparaît alors comme la métaphore de son art avec,telle une figure de proue, celle du père méprisant, symbolede la société contemporaine qui méconnut le peintre. <strong>La</strong>lettre s’entend donc comme le cri désespéré d’un peintreaffamé qui ne rencontre qu’incompréhension et comme celled’un fils mal-aimé, dont la révolte est le dernier recours pourobtenir un simple regard du père.Par la voix d’un personnage de fiction, Metin Arditi ouvreainsi une perspective qui sauverait enfin le peintre d’unelégende qui le condamne encore à n’être pas véritablementvu. Dans ce texte apparemment inoffensif mais parfaitementdocumenté, vérité et violence des sentiments, outre l’imageconvenue du peintre, viennent bousculer la place confortabledu lecteur.Note du metteur en scène«A quoi bon, Théo? Tout à l’heure, ce sera fini. C’était finidepuis toujours. Depuis avant que tu ne viennes au monde.»C’est par ces mots que débute cette lettre imaginaire etrêvée. Des phrases simples qui surgissent du chaos et quiracontent la souffrance intime et la difficulté à être au monde.Des mots qui claquent comme un coup de feu sous un cield’été.Sous le soleil d’Arles qui rougit le teint, se déploie l’infernalespirale dans laquelle la vie de Van Gogh bascule, emportantavec elle ses propres démons et ses hantises fatales.<strong>La</strong> déception du père d’abord, son regard qui juge et qui adécidé de la sentence. Son regard déçu qui ne le voit pas,qui ne lui donne aucune reconnaissance, aucune raisond’exister. Et tous les autres aux regards absents à qui il hurleen silence: «Regardez-moi!», pour qui il peint avec frénésiedes dizaines d’auto-portraits. Et puis la solitude dévorante etassassine qui le met en scène lui-même dans une arène, à lafois taureau et matador, sacrifié et sacrifiant jusqu’à la folie.Et enfin, les soleils d’Arles qui portent l’esprit à son pointd’incandescence, comme une insolation qui est un chant àla couleur et au mouvement.Dans cette «Dernière lettre à Théo» Metin Arditi passe dela réalité à la fiction. Il donne un corps à Van Gogh par laforce des émotions que son écriture libère et une languequi cherche toujours à être au plus près de la vérité et del’authenticité.


du 25 avril au 14 mai 2006Dernière lettre à ThéoMetin ArditiAnne VouillozEcrivain, homme d’affaires et mécène suisse, Metin Arditiarrive en Suisse alors qu’il est enfant. Après des études degénie atomique à l’Ecole Polytechnique Fédérale de <strong>La</strong>usanne,il apprend le métier des affaires à l’Université de Stanfordaux Etats-Unis. Il fonde alors une société d’investissementsimmobiliers à Genève, où il s’installe, puis crée la FondationArditi et préside l’Orchestre de la Suisse Romande. Il estégalement l’auteur de plusieurs ouvrages tels que «Mon cherJean... de la cigale à la fracture sociale»,«Le mystère Machiavel», «Nietzsche ou l’insaisissable consolation»,«<strong>La</strong> chambre de Vincent», ou encore«Dernière lettre à Théo».Dernièrement, on l’a vue dans : «<strong>La</strong> fausse suivante» deMarivaux, mise en scène de M. Charlet (Théâtre de Vevey,2005) ; «Les trois soeurs» de A. Tchekhov, mise en scènede G. Schneider (Grange de Dorigny, 2004) ; «<strong>La</strong> métamorphose»de F. Kafka, mise en scène de B. Meister (Théâtre duGrütli, 2004) ; «Racines» de A. Wesker, mise en scène deF. Courvoisier (Le Poche Genève, 2004) ; «Le traitement» deMartin Crimp, mise en scène de Joseph E. Voeffray (PulloffThéâtres, <strong>La</strong>usanne, 2004) ; «Et votre fumée montera jusqu’auciel» de Heiner Müller, mise en scène d’Isabelle Pousseur(Comédie de Genève et Théâtre Océan Nord Bruxelles,2003) ; «Roméo et Juliette» de Shakespeare, mise en scèned’Anne Bisang (Comédie de Genève, 2002) ; «Suchard»,de Michel Beretti, mise en scène d’André Steiger (Salle duRhinocéros, Neuchâtel, 2002).Depuis 1990, elle réalise fréquemment des mises en scène.Les dernières en date : «Les géants de la montagne» deL. Pirandello (Kléber-Méleau, 2005) ; «Le mariage» deGombrowicz (Arche du Pont Bessières, <strong>La</strong>usanne, 2003) ;«Barbe-Bleue, espoir des femmes» de D. Loher (Arche duPont Bessières, <strong>La</strong>usanne, 2001) ; «<strong>La</strong> coupure du monde»suivie de «Nous ne sommes pas des anges» de Ph. Lüscher(Le Poche Genève et <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne, 2000) ; «Les légendesde la forêt viennoise» de O. von Horvath (Arche du PontBessières, <strong>La</strong>usanne, 2000).


Du 26 avril au 14 mai 2006ChapiteauBobby dit...de Bobby <strong>La</strong>pointeet Georges Brassens18Mise en scène :Jean-Louis HourdinAvec :Gérard GuillaumatÂge conseillé : dès 15 ansProduction :Théâtre <strong>Vidy</strong>-<strong>La</strong>usanne

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