Commisssion des sciences de l'atmosphère - E-Library - WMO

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Commisssion des sciences de l'atmosphère - E-Library - WMO

ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE MONDIALECOMMISSIONDES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRETREIZIÈME SESSIONOSLO, 12–20 FÉVRIER 2002RAPPORT FINAL ABRÉGÉ, RÉSOLUTIONS ET RECOMMANDATIONSOMM-Nº 941Secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale — Genève — Suisse


RAPPORTS RÉCENTS DE L'OMMCongrès et Conseils exécutifs883 — Conseil exécutif. Cinquantième session, Genève, 16-26 juin 1998.902 — Treizième Congrès météorologique mondial, Genève, 4-26 mai 1999.903 — Conseil exécutif. Cinquante et unième session, Genève, 27-29 mai 1999.915 — Conseil exécutif. Cinquante-deuxième session, Genève, 16-26 mai 2000.929 — Conseil exécutif. Cinquante-troisième session, Genève, 5-15 juin 2001.932 — Treizième Congrès météorologique mondial. Procès-verbaux, Genève, 4-26 mai 1999.Associations régionales882 — Association régionale VI (Europe). Douzième session, Tel Aviv, 18-27 mai 1998.890 — Association régionale V (Pacifique Sud-Ouest). Douzième session, Denpasar, 14-22 septembre 1998.891 — Association régionale I (Afrique). Douzième session, Arusha, 14-23 octobre 1998.924 — Association régionale II (Asie). Douzième session, Séoul, 19-27 septembre 2000.927 — Association régionale IV (Amérique du Nord et Amérique centrale). Treizième session, Maracay, 28 mars-6 avril 2001.934 — Association régionale III (Amérique du Sud). Treizième session, Quito, 19-26 septembre 2001.Commissions techniques879 — Commission des sciences de l'atmosphère. Douzième session, Skopje, 23 février-4 mars 1998.881— Commission des instruments et des méthodes d’observation. Douzième session, Casablanca, 4-12 mai 1998.893 — Commission des systèmes de base. Session extraordinaire, Karlsruhe, 30 septembre-9 octobre 1998.899 — Commission de météorologie aéronautique. Onzième session, Genève, 2-11 mars 1999.900 — Commission de météorologie agricole. Douzième session, Accra, 18-26 février 1999.921 — Commission d’hydrologie. Onzième session, Abuja, 6-16 novembre 2000.923 — Commission des systèmes de base. Douzième session, Genève, 29 novembre-8 décembre 2000.931 — Commission technique mixte OMM/COI d’océanographie et de météorologie maritime. Première session,Akureyri, 19-29 juin 2001.938 — Commission de climatologie. Treizième session, Genève, 21-30 novembre 2001.Conformément à la décision du Treizième Congrès,les rapports paraissent dans les langues suivantes :Congrès et Conseil exécutif : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, russeAssociation régionale I : anglais, arabe, françaisAssociation régionale II : arabe, anglais, chinois, français, russeAssociation régionale III : anglais, espagnolAssociation régionale IV : anglais, espagnolAssociation régionale V : anglais, françaisAssociation régionale VI : anglais, arabe, français, russeCommissions techniques : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, russeL’OMM publie des ouvrages faisant autorité sur les aspects scientifiques et techniques de la météorologie, del’hydrologie et des sujets connexes, notamment des manuels, des guides, du matériel didactique etde l’information destinée au public ainsi que le Bulletin de l’OMM.


ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE MONDIALECOMMISSIONDES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRETREIZIÈME SESSIONOSLO, 12–20 FÉVRIER 2002RAPPORT FINAL ABRÉGÉ, RÉSOLUTIONS ET RECOMMANDATIONSOMM-N° 941Secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale - Genève - Suisse2002


© 2002, Organisation météorologique mondialeISBN 92-63-20941-3NOTELes appellations employées dans cette publication et la présentation des données qui y figurentn’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale aucune prise deposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quantau tracé de leurs frontières ou limites.


T A B L E D E S M A T I È R E SPageRÉSUMÉ GÉNÉRAL DES TRAVAUX DE LA SESSION1. OUVERTURE DE LA SESSION .......................................................................................................... 12. ORGANISATION DE LA SESSION ..................................................................................................... 22.1 Examen du rapport sur la vérification des pouvoirs................................................................... 22.2 Adoption de l’ordre du jour ....................................................................................................... 22.3 Etablissement des comités .......................................................................................................... 22.4 Autres questions d’organisation ................................................................................................. 33. RAPPORT DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION ............................................................................... 33.1 Appui aux conventions relatives à l’environnement et notamment à l’ozone ........................ 34. VEILLE DE L’ATMOSPHÈRE GLOBALE (VAG) ................................................................................. 54.1 Pollution de l’environnement et chimie de l’atmosphère ........................................................ 54.2 Environnement urbain ............................................................................................................... 84.3 Contribution au Système mondial d’observation du climat (SMOC) ....................................... 105. RECHERCHE SUR LA PRÉVISION MÉTÉOROLOGIQUE ET LA MÉTÉOROLOGIE TROPICALE ................... 105.1 Programme mondial de recherche sur la prévision du temps (PMRPT) .................................... 105.2 Recherche en météorologie tropicale ......................................................................................... 135.3 Autres activités relatives à la prévision météorologique ............................................................ 156. RECHERCHE SUR LA PHYSIQUE ET LA CHIMIE DES NUAGES ET SUR LA MODIFICATIONARTIFICIELLE DU TEMPS ............................................................................................................... 177. RECHERCHE SUR LE CLIMAT ......................................................................................................... 197.1 Programme mondial de recherche sur le climat : Stratégie et activités .................................... 197.2 Autres activités déployées dans le domaine du climat .............................................................. 208. AUTRES ACTIVITÉS DE RECHERCHE ............................................................................................... 219. EXPOSÉS SCIENTIFIQUES ............................................................................................................... 2110. PLANIFICATION À LONG TERME DE L’OMM .................................................................................. 2111. EXAMEN DES RÉSOLUTIONS ET DES RECOMMANDATIONS ANTÉRIEURES DE LACOMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE .............................................................................. 2312. ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU ........................................................................................... 2313. DÉSIGNATION DES MEMBRES DES GROUPES DE TRAVAIL ................................................................ 2314. DATE ET LIEU DE LA QUATORZIÈME SESSION ................................................................................. 2415. CLÔTURE DE LA SESSION .............................................................................................................. 24


ivRAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREPageRÉSOLUTIONS ADOPTÉES LORS DE LA SESSIONN° N° definal session1 3/1 Groupe de travail consultatif de la Commission des sciences de l’atmosphère ..... 252 5.1/1 Comité directeur scientifique du Programme mondial de recherche surla prévision du temps .............................................................................................. 253 5.2/1 Groupe de travail de la recherche en météorologie tropicale ................................. 274 11/1 Examen des résolutions et des recommandations antérieures de laCommission des sciences de l’atmosphère ............................................................. 28RECOMMANDATIONS ADOPTÉES LORS DE LA SESSIONN° N° definal session1 4.1/1 Mandat de représentation de la CSA en vue de la reconduction proposée duGroupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail de la CSA pour lapollution de l’environnement et la chimie de l’atmosphère .................................. 292 6/1 Reconduction et mandat du Groupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe detravail de la CSA pour la recherche sur la physique et la chimie des nuages etsur la modification artificielle du temps ................................................................. 303 11/1 Examen des résolutions du Conseil exécutif relatives aux domaines deresponsabilité de la Commission des sciences de l’atmosphère ............................. 32ANNEXESIIIMandat de la Commission des sciences de l’atmosphère(paragraphe 3.0.6 du résumé général) ........................................................................................ 33Déclaration de l’OMM sur les fondements scientifiques et les limites de laprévision météorologique et des projection climatiques(paragraphe 11.12 du résumé général) ....................................................................................... 34APPENDICESA. Liste des participants................................................................................................................... 39B. Ordre du jour ............................................................................................................................. 41C. Liste des abréviations ................................................................................................................. 43_________________


RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES TRAVAUX DE LA SESSION1. OUVERTURE DE LA SESSION (point 1 de l’ordredu jour)1.1 La Commission des sciences de l’atmosphère(CSA) a tenu sa treizième session dans le RadissonSAS Scandinavia Hotel d’Oslo, du 12 au 20 février 2002,à l’aimable invitation du Gouvernement norvégien.Ont participé à la session 82 délégués représentant42 Membres ainsi que deux organisations internationales.La liste des participants figure à l’Appendice A auprésent rapport.1.2 M. A. Eliassen, président de la Commission, adéclaré la session ouverte le mardi 12 février 2002 à10 heures. M. Eliassen a remercié tous ceux qui ont participéaux travaux de la Commission pendant l’intersessionet notamment les présidents des groupes de travail,les rapporteurs et les membres de la Commission, ainsique le Secrétariat de l’OMM. Il a également remercié leGouvernement norvégien et la ville d’Oslo d’avoir mis àla disposition de la Commission les installations nécessairesà la réunion. M. Eliassen a noté que les divers secteursde la météorologie, de la chimie de l’atmosphèreet, de plus en plus, des sciences sociales collaborentdésormais plus étroitement les uns avec les autres et quela CSA devrait contribuer à ce processus d’intégration.Le travail de la Commission est important et intéressanten raison de l'étroitesse des rapports existant entre larecherche de pointe et les applications utiles qui contribuentà la sécurité, au bien-être et à la prospérité de lasociété. Cette caractéristique est particulièrementnotable dans les activités réalisées au titre du Programmemondial de recherche sur la prévision du temps(PMRPT). En ce qui concerne la surveillance de la compositionde l’atmosphère, M. Eliassen a noté avec satisfactionque les activités de la Commission concernant laVeille de l’atmosphère globale (VAG) ont atteint leurplein développement depuis la douzième session etqu’elles sont désormais à l’origine d’informationsimportantes communiquées aux conventions sur l’environnementainsi que de données de base destinées à desétudes sur la chimie de l’atmosphère, la physique et leclimat. En conclusion, M. Eliassen a déclaré qu’il luitarde, dans le cadre de la session, d’avoir des entretiensau cours desquels la Commission sera considéréecomme un organe offrant des réponses scientifiques quipermettront d’améliorer la gamme des services fournispar les Services météorologiques du monde entier.1.3 Au nom du Gouvernement norvégien,M. T. Fevolden, Secrétaire général du Ministère del’Education et de la Recherche, a chaleureusementaccueilli dans son pays les participants à la treizième sessionde la Commission. Selon M. Fevolden, la Norvègetient une place particulière dans l’histoire de la météorologie,tout d’abord grâce à M. Bjerknes et aux «pèresfondateurs» qui ont créé la célèbre école de météorologiede Bergen. Par la suite, MM. Fjørtoft et Eliassen ontjoué un rôle important dans le développement de lamétéorologie moderne grâce à leur œuvre de pionniersen matière de prévision numérique du temps (PNT).C’est un grand honneur que d’accueillir une réunion dela CSA dans la patrie de ces pionniers et un plaisir quede rencontrer tant de scientifiques éminents de tous lescoins du globe. Comme l’atmosphère n'a pas defrontières politiques, la seule solution sensée pourl’avenir est d’instituer une coopération mondiale pouren comprendre le comportement. Selon M. Fevolden,l’OMM est un excellent exemple de la façon dont desactivités scientifiques peuvent être coordonnées dansl’intérêt commun de l’humanité. Dans le monde entier,la société doit relever de nombreux défis dans le domainede la météorologie. M. Fevolden a constaté avecplaisir qu'il est prévu de discuter de ces questions aucours de la session. Les conclusions de celle-ci serontd’une importance fondamentale pour l'évolution etl’amélioration des Services météorologiques ou hydrométéorologiquesnationaux (SMN). La météorologie atoujours joué un rôle capital dans la vie quotidienne dupeuple norvégien. Pendant des siècles, la fiabilité desprévisions météorologiques a été une question vitale,surtout pour les habitants des zones côtières soumis auxintempéries qui gagnaient leur vie grâce à la mer. Cettefiabilité n’est pas moins importante dans la sociétéactuelle. M. Fevolden a souligné que tous les hivers, lescôtes de Norvège sont balayées par de violentestempêtes qui entraînent parfois de lourdes perteséconomiques et humaines. D’autres régions du mondesont encore plus exposées à des phénomènes météorologiquesviolents qui font peser une menace sur lebien-être des citoyens, l’économie des pays et unnombre indéfini de vies humaines. M. Fevolden a notétoutefois qu’il est difficile et peut-être même impossiblede quantifier les avantages de l’information météorologique,mais que sans nul doute, ces avantages sont trèsimportants.1.4 M. Per Ditlef-Simonsen, Maire d’Oslo, a déclaréque le fait que la Commission a choisi sa ville pour tenirsa session est un honneur pour les citoyens de cettemétropole. Il a indiqué qu’Oslo connaît parfois desconditions météorologiques difficiles en raison notammentdu froid vif qui y règne et des problèmes de qualitéde l’air qui s’y posent. M. Ditlef-Simonsen a établiune analogie entre la façon dont sa ville a intégré avecsuccès des populations du monde entier dans la sociéténorvégienne et les résultats impressionnants que cette


2RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREville a obtenus en cherchant à résoudre ses problèmesenvironnementaux. Il a affirmé que ces deux succèssont dus à une approche intégrée impliquant tous lesprotagonistes à chaque étape. Il a cité un cas exemplairede réussite écologique : la mer, qui était gravementpolluée il y a une vingtaine d’années, est revenue à sonétat originel. En conclusion, M. Ditlef-Simonsen a souhaitéaux participants un séjour agréable à Oslo.1.5 M. G.O.P. Obasi, Secrétaire général de l’OMM, asouhaité la bienvenue aux participants et remercié chaleureusementle Gouvernement norvégien d’avoir invitéla CSA à tenir sa session à Oslo et d’avoir mis d’excellentesinstallations à sa disposition. Il a remercié en particulierM. A. Eliassen, président de la Commission, etM. Yan Hong, vice-président, d’avoir veillé au bondéroulement des activités de la Commission depuis sadernière session à Skopje. Il a recensé enfin un certainnombre de questions auxquelles la Commission devraitaccorder son attention :a) Au cours des dernières années, la VAG a évolué defaçon à offrir un programme reconnu sur le planinternational qui offre des informations de hautequalité sur la composition de l’atmosphère. Il a étédemandé à la Commission d’envisager de lancer denouvelles évaluations scientifiques concernant, parexemple, le CO 2 et peut-être d’autres gaz à effet deserre, qui s’ajouteraient aux évaluations quadriennalesactuelles de l’ozone stratosphérique. LeSecrétaire général a invité la Commission à mettreen place le cadre nécessaire pour que les Servicesmétéorologiques et hydrologiques nationaux(SMHN) puissent participer aux activités réaliséesdans le contexte de la composante urbaine de laVAG.b) Le Programme de recherche sur la physique et lachimie des nuages et sur la modification artificielledu temps offre aux Membres des conseils scientifiqueséclairés sur l’efficacité de diverses techniquesde modification artificielle du temps. La Commissiona été invitée à venir en aide aux Membreset notamment à ceux de la région méditerranéenne,qui se lancent dans un projet d’étude du potentield’augmentation des précipitations.c) Les activités de PNT continuent de progresser régulièrement,surtout pour la courte et la moyenneéchéance. La Commission a été invitée à se penchersur les besoins des Membres en ce qui concernel’utilisation de produits de PNT émanant decentres pilotes et le développement des capacitésnationales et régionales de PNT en vue de produiredes avis et de procéder à une planification socioéconomique.d) Le Programme de recherche en météorologie tropicale(PRMT) de la Commission a une grande importancenon seulement pour les pays tropicaux, maisaussi pour ceux des latitudes plus élevées. Le but dece programme est de faire comprendre les phénomènesde la sécheresse, des cyclones tropicaux et dela mousson. Il a été demandé à la Commission deporter son attention en priorité sur les SMHN despays en développement afin qu’ils puissentaccroître leur capacité de résoudre ces problèmes.Le Secrétaire général a cité d’autres questions importantesque les délégués devraient aborder, telles quel’échange international de données, la participation àl’élaboration du sixième Plan à long terme de l’OMM etune plus grande contribution des pays en développementaux activités de la Commission. En conclusion, ila souhaité aux délégués une session fructueuse et unséjour agréable à Oslo.2. ORGANISATION DE LA SESSION (point 2 del’ordre du jour)2.1 EXAMEN DU RAPPORT SUR LA VÉRIFICATION DESPOUVOIRS (point 2.1)Le représentant du Secrétaire général a informéla Commission de la situation en ce qui concerne leslettres de créance reçues. Conformément à la règle 22du Règlement général, la Commission est convenued’accepter les pouvoirs des représentants dont les nomsfiguraient sur la liste établie par le représentant duSecrétaire général. Il n’a pas été jugé utile de constituerun comité de vérification des pouvoirs.2.2 ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR (point 2.2)La Commission a adopté l’ordre du jour, qui estreproduit dans l’Appendice B au présent rapport.2.3 ETABLISSEMENT DES COMITÉS (point 2.3)COMITÉ DES NOMINATIONS2.3.1 Conformément à la règle 24 du Règlementgénéral, la Commission a constitué un Comité desnominations composé de MM. P. Price (Australie), président,A. Quinet (Belgique) et E. Kambueza (Namibie).COMITÉ DE COORDINATION2.3.2 Conformément à la règle 28 du Règlementgénéral, la Commission a constitué un Comité de coordinationcomposé de son président, des présidents desdeux comités de travail, du représentant du Secrétairegénéral et du fonctionnaire chargé des conférences.COMITÉS DE TRAVAIL2.3.3 Deux comités de travail ont été constitués pourexaminer en détail des points particuliers de l’ordre dujour :a) le Comité A, chargé de traiter les points 5.1(1), 5.2et 6, dont la présidence a été confiée à M. A.V. Frolov(Fédération de Russie);b) le Comité B, chargé de traiter les points 3.1,4, 5.1(2) et 7, dont la présidence a été confiée àM. M. Béland (Canada).La Commission est aussi convenue d’examiner lespoints 3, 8, 9, 10 et 11 en comité plénier.


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 3COMITÉ CHARGÉ DE COORDONNER LES PROPOSITIONSCONCERNANT LA NOMINATION DES RAPPORTEURS ET DESMEMBRES DES GROUPES DE TRAVAIL.2.3.4 La Commission a constitué un comité chargéde coordonner les propositions concernant la nominationdes rapporteurs et des membres des groupes de travail,composé de son président, des représentants del’Afrique du Sud, de la Chine, des Etats-Unis d'Amérique,de la République islamique d’Iran et du Royaume-Uniainsi que du représentant du Secrétaire général.2.4 AUTRES QUESTIONS D’ORGANISATION (point 2.4)Au titre de ce point de l’ordre du jour, laCommission a fixé son horaire de travail. Elle est convenueque les décisions relatives à chaque point de l’ordredu jour seraient consignées dans le résumé général destravaux de la session.3. RAPPORT DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION(point 3 de l’ordre du jour)3.0.1 Le président de la CSA, M. A. Eliassen(Norvège), a passé en revue les principales activitésdéployées par la Commission depuis sa dernièresession en mettant en évidence les progrès très sensiblesréalisés notamment au titre de la VAG, du PMRPT,du PRMT et du Programme de recherche sur la physiqueet la chimie des nuages et sur la modification artificielledu temps. Il a en outre souligné le rôle important quejoue la CSA dans l’application des progrès scientifiqueset dans l’étude de la délicate question des liens entre lascience, les applications et les facteurs socio-économiques.Cela exige des produits plus complexes, parexemple des prévisions probabilistes, ainsi qu’unemeilleure interaction avec la communauté des utilisateurs,afin d’en déterminer les besoins. Le président aégalement souligné l’importance croissante des ressourcesextrabudgétaires pour le financement des activitésde la Commission. De nouvelles alliances avec lesmilieux universitaires, les utilisateurs et les responsablesdes programmes nationaux exécutés par les Membres del’OMM seront nécessaires si l’on veut poursuivre la progressionà cet égard et la renforcer encore.3.0.2 Le président a informé la Commission que leConseil, à sa cinquante-deuxième session, en 2000, luiavait demandé d’établir un projet de déclaration de politiquegénérale de l’OMM sur les fondements scientifiqueset les limites de la prévision météorologique et climatique.La question est examinée plus en détail aupoint 8.3.0.3 La Commission a remercié son président,non seulement pour son rapport détaillé, mais aussipour la contribution qu’il a apportée aux activitésmenées par l’OMM, notamment au titre du Programmeconsacré à la recherche atmosphérique et à l’environnement(PRAE).3.0.4 La CSA s’est également félicitée des progrèsaccomplis dans le cadre de ses programmes en général,et, en particulier, des résultats obtenus au titre duPMRPT, de la VAG et du Projet de recherche météorologiquesur l’environnement urbain relevant de la VAG(GURME). En ce qui concerne la VAG, elle a exprimé sagratitude à un certain nombre de pays qui ont largementcontribué aux activités de formation et à d’autres composantesimportantes du programme. La Commission aaussi appuyé sans réserve l’initiative visant à associer lesexploitants de satellites à la mise en place d’uneapproche intégrée pour l’observation de l’atmosphèredans le cadre de la Stratégie mondiale intégrée enmatière d’observation (IGOS).3.0.5 La Commission a indiqué qu’elle partageaitl’avis de son président selon lequel les programmes de laCommission, qui contribuent à la concrétisation desgrands objectifs de l’Organisation, bénéficieraient duresserrement des liens entre les scientifiques et les utilisateurspotentiels, s’agissant notamment de promouvoirles échanges d’informations entre les uns et les autresafin de mieux apprécier les besoins des utilisateurs.Elle s’est également félicitée des efforts déployés pourtenir compte du transfert des capacités dans le cadre debon nombre de ses activités. A long terme, les avantagesque les SMHN pourront tirer de cette collaborationaccrue dans les domaines de la prévision météorologique,de la météorologie tropicale et de la VAG serontconsidérables.3.0.6 Le projet de mandat révisé a été examiné defaçon assez détaillée. La Commission est convenue quecelui-ci devrait refléter la contribution importanteapportée par la VAG à plusieurs conventions internationalesrelatives à l’environnement ainsi que la nécessitéde renforcer le transfert des capacités, notamment dansle cadre de la VAG, du PMRPT et du PRMT. Le nouveaumandat proposé pour la Commission, qui est énoncédans l’Annexe I, sera soumis au Conseil exécutif et auCongrès pour approbation.3.0.7 Notant l’excellent travail accompli par sonGroupe de travail consultatif, la Commission a décidé dele reconduire et a adopté en conséquence la résolution 1(CSA-XIII) — Groupe de travail consultatif de laCommission des sciences de l’atmosphère.3.1 APPUI AUX CONVENTIONS RELATIVES À L’ENVIRON-NEMENT ET NOTAMMENT À L’OZONE (point 3.1)3.1.1 En ce qui concerne le soutien apporté parl’OMM à plusieurs conventions relatives à l’environnement,la Commission a noté que le programme de laVeille de l’atmosphère globale (VAG) de l’OMM continuaitde fournir l’information sur laquelle reposent lesévaluations des mesures que les gouvernements ontaccepté de prendre pour faire face à la destruction de lacouche d’ozone stratosphérique (Convention deVienne et Protocole de Montréal et ses amendementsultérieurs), au transport à longue distance des polluantsen Europe (Convention sur la pollution atmosphérique


4RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREtransfrontière à longue distance) à l’impact des polluantsorganiques persistants sur l’environnement(Convention de Stockholm) et à l’augmentation desconcentrations de gaz à effet de serre (notamment leCO 2 et le CH 4 ) dans l’atmosphère (Convention-cadredes Nations Unies sur les changements climatiques(CCNUCC) et Protocole de Kyoto).3.1.2 Au sujet de la destruction de la couche d’ozone,la Commission a noté avec satisfaction que la VAGavait continué d’accorder une priorité élevée au maintiende l’intégrité du réseau mondial de mesure de l’ozoneà partir du sol, ce qui s’était traduit par un ensembled’actions comprenant la tenue régulière de comparaisonsde spectrophotomètres Dobson, l’organisation decomparaisons de différents types de sondes d’ozone,les évaluations quadriennales de l’ozone et l’excellenttravail réalisé par le Centre mondial de données surl’ozone et le rayonnement ultraviolet. Elle a félicité laVAG d’avoir pris l’initiative d’organiser pour la premièrefois en Amérique du Sud et en Afrique des comparaisonsde spectrophotomètres Dobson en exploitation dans cesRégions. La Commission a appuyé énergiquement l’idéed’organiser régulièrement de telles comparaisons dansles différentes Régions de l’OMM. Par ailleurs, elle afermement incité l’OMM à continuer de participer auxévaluations périodiques de l’état de la couche d’ozoneainsi qu’à la publication de bulletins périodiques surl’appauvrissement de la couche d’ozone dans les régionspolaires.3.1.3 Consciente que les spectrophotomètres Brewer,dont plus d’une centaine a été installée partout dans lemonde, contribuent concrètement et de plus en plusaux mesures de l’ozone dans le monde, la Commissiona remercié la VAG de financer les réunions biennales desopérateurs de ces spectrophotomètres. De ces réunionsdépend en effet l’augmentation du volume des donnéessur l’ozone transmis au Centre mondial des données surl’ozone et le rayonnement ultraviolet. La Commission apris acte avec satisfaction des actions menées par leSecrétariat pour rassembler les opérateurs des spectrophotomètresDobson et Brewer afin que ceux-ci mettenten application des procédures d’étalonnage mieuxadaptées à la comparaison de ces instruments. Elle anoté, par ailleurs, la nécessité de procéder régulièrementà des comparaisons d’instruments Dobson etBrewer.3.1.4 La Commission a constaté que l’on manquaitd’informations sur la distribution verticale de l’ozonedans les régions tropicales et subtropicales, informationssans lesquelles il demeure difficile d’approfondirles connaissances sur la physique, la chimie et les processusde transport s’appliquant à l’ozone atmosphérique.Elle a donc recommandé à la VAG de l’OMMd’examiner comment augmenter le nombre de stationsde mesure de l’ozone dans les régions où le réseau estpeu dense. Par ailleurs, elle a appris avec satisfactionque l’Observatoire de Hong Kong prévoyait d’augmenterle nombre de lâchers de sondes d’ozone, qui devaitpasser de un par mois à un par semaine, et que deslâchers hebdomadaires de sondes d’ozone à partir del’île Macquarie (54°S, 159°E) devaient être opérationnelsdans le cadre du système australien d’observationde base. Elle s’est en outre félicitée d’apprendre quel’on achevait à présent la mise au point d’un ensemblede procédures normalisées d'exploitation des sondesd'ozone qui faciliteraient l’interprétation des donnéessur l’ozone recueillies à l’aide de différents types desondes.3.1.5 Au sujet de la CCNUCC et des travaux du GIEC,la Commission a mis l’accent sur l’importance que revêtl’information sur l’évolution de la concentration des gazà effet de serre dans l’atmosphère recueillie par les stationsmondiales et régionales de la VAG, puisqu’elle permetde mener à bien des évaluations, d’établir des prévisionsclimatologiques et de définir des stratégies d’atténuationet d’adaptation. Elle a noté qu’il convenait decontinuer d’apporter de l’aide aux six stations mondialesde la VAG récemment créées dans des pays endéveloppement, pour qu’elles puissent fonctionner àpleine capacité et contribuer ainsi à la connaissance del’évolution du climat. Les données recueillies se révélerontcruciales quand il s’agira de mettre en applicationle Protocole de Kyoto. La Commission a regretté cependantque la contribution de la VAG à ces mécanismesinternationaux ne soit pas suffisamment reconnue. Ellea demandé à son Groupe de travail pour la pollution del’environnement et la chimie de l’atmosphère d’élaborerune stratégie de communication visant à améliorer lanotoriété et le statut de la VAG.3.1.6 La Commission s’est prononcée énergiquementen faveur des liens établis entre le Programme concertéde surveillance continue et d'évaluation du transport àlongue distance des polluants atmosphériques enEurope (EMEP) et la VAG de l’OMM. Elle a noté avecsatisfaction qu’il avait été proposé à la VAG de coprésiderle Groupe d'étude de l'EMEP chargé des mesures etde la modélisation. La Commission a précisé que l’EMEPvenait de lancer un grand projet visant à évaluer l’applicationde la Convention européenne sur la pollutionatmosphérique transfrontière à longue distance au coursdes vingt années écoulées et a recommandé à la VAG deprendre une part active dans cette initiative.3.1.7 Au sujet de la coopération entre l’OMM et laConvention de Barcelone pour la protection de la merMéditerranée contre la pollution, la Commission a prisnote avec satisfaction de la contribution de la VAG auProgramme d’évaluation et de maîtrise de la pollutionen Méditerranée (MED POL) découlant de cetteConvention et plus particulièrement aux aspects de ceprogramme touchant la surveillance continue, la modélisationet l’évaluation de la pollution de la merMéditerranée par l’atmosphère à partir de polluantsd’origine terrestre. Elle a pris note en particulier des évaluationsdes dépôts de métaux lourds, y compris le mercure,et de polluants organiques persistants qui entrentdans le milieu marin principalement en passant par l’atmosphère,ainsi que du manuel de surveillance continuedes dépôts atmosphériques, dont la publication a été


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 5dirigée par la VAG. La Commission a convié tous lesMembres de l’OMM du bassin méditerranéen à participeravec ardeur aux activités coordonnées par la VAG del’OMM, en corrélation avec celles du MED POL.4. VEILLE DE L’ATMOSPHÈRE GLOBALE (VAG)(point 4 de l’ordre du jour)4.1 POLLUTION DE L’ENVIRONNEMENT ET CHIMIE DEL’ATMOSPHÈRE (point 4.1)4.1.1 La Commission a pris note avec satisfaction durapport détaillé présenté par le président du Grouped’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail de laCSA pour la pollution de l’environnement et la chimiede l’atmosphère, M. O. Hov (Norvège), à propos de lasituation, du développement et des objectifs duProgramme de la Veille de l’atmosphère globale (VAG) etd’autres activités de l’OMM relatives à l’environnement.Elle a félicité le Groupe d’experts de l’orientation degrande valeur qu’elle a fournie à la VAG et de son actionen vue de valoriser les activités de l’OMM concernantl’environnement. Elle a recommandé que le Grouped’experts soit reconduit et que le Conseil exécutif envisagefavorablement la composition et le mandat proposéspour celui-ci. En conséquence, elle a adopté larecommandation 1 (CSA-XIII).4.1.2 La Commission a accordé son appui à lastratégie de mise en œuvre du Programme de la Veillede l’atmosphère globale (2001-2007), élaborée par leSecrétariat avec l’aide d’experts de la chimie de l’atmosphèreet entièrement révisée et approuvée par leGroupe de travail. Elle a également accordé son appuiaux objectifs stratégiques et aux stratégies de mise enœuvre proposés pour la VAG, liés au Programme dansson ensemble et aux paramètres de mesure individuels,à l’assurance de la qualité, à la gestion et à l’applicationdes données. Elle a aussi approuvé les priorités suivantespour 2001-2004 :a) stabiliser les opérations dans les stations actuellementen service;b) poursuivre les activités de renforcement des capacitésnotamment par le biais de jumelages et d’ateliers;c) mettre la dernière main au système d’assurance etde contrôle de la qualité pour tous les paramètresde mesure;d) faciliter l’accès aux données et promouvoir leur utilisationà des fins de modélisation et d’évaluationscientifique pour accroître le nombre d’utilisateurs;e) étendre les mesures aux régions où la densité duréseau est insuffisante, surtout les régions tropicales,l’hémisphère Sud et les zones continentales,en premier lieu grâce au renforcement des liensavec les réseaux régionaux actuels;f) transformer la VAG en un réseau mondial tridimensionneld’observation, en premier lieu grâce àl’intégration plus poussée des observations effectuéesau sol et des observations par satellite;g) renforcer les capacités d’analyse de l’infrastructurecentrale de la VAG en collaboration avec les chercheurs.4.1.3 La Commission a souligné l’importance de lanouvelle stratégie de la VAG en vue du développementde son Programme. Elle a exhorté tous les partenaires dela VAG à mettre en œuvre cette stratégie de façon aussiexhaustive que possible. Elle a souligné en particulier lanécessité de faire appel à des ressources financières ethumaines suffisant à entretenir et à améliorer l’infrastructureopérationnelle de la VAG. La Commission aexhorté son Groupe de travail, les groupes consultatifsscientifiques, les installations centrales de la VAG et lesscientifiques et institutions participant à son Programmeà lancer et à favoriser des activités de «jumelage» etune coopération avec ceux qui ont besoin d’une assistancepour entretenir les stations actuelles de la VAG etpour remettre en service celles qui sont muettes.4.1.4 La Commission, étudiant la mise en œuvre dela VAG depuis sa dernière session, s’est déclarée satisfaitede la progression constante de cette importanteactivité de l’OMM, dont la portée s’élargit alors que lemonde entier est de plus en plus préoccupé par la situationactuelle et à venir de l’environnement. A ce propos,la Commission a reconnu le rôle important joué par lesgroupes consultatifs scientifiques, établis conformémentau premier plan stratégique de la VAG, qu’elle a approuvéà sa douzième session, pour des paramètres de mesuretels que le rayonnement ultraviolet, les aérosols,l’ozone, la chimie des précipitations et les dépôts, les gazà effet de serre et le milieu urbain. Elle a recommandéqu’un groupe consultatif scientifique pour les gaz réactifs(CO, COV, NO x et SO 2 ) soit établi aussi rapidementque possible avec la participation d’experts des satellites.La Commission a reconnu les services utiles rendus parles centres d’activité scientifique de la VAG chargés del’assurance et du contrôle de la qualité. Elle a approuvéla recommandation du Groupe de travail à l’effet que lesresponsabilités de ces centres passent, lorsque faire sepeut, d’une assurance régionale de la qualité pour tousles paramètres à une assurance mondiale de la qualitépour des paramètres individuels ou des groupes deparamètres.4.1.5 La Commission s’est félicitée de la participationactive de l’OMM à l’IGOS interinstitutions, moyen efficaced’assimiler les grands systèmes d’observation terrestreet satellitaire de manière à obtenir des observationstrès précises à l’échelle planétaire de l’atmosphère,des océans, de la cryosphère et des terres émergées. A cepropos, la Commission s’est déclarée satisfaite du Reporton Strategy for Integrating Satellite and Ground-basedObservations of Ozone (Rapport sur la stratégie d’intégrationdes observations de l’ozone à partir du sol et desatellites) (Rapport N° 140 de la VAG, WMO/TD-No. 1046), préparé par l’OMM et par le Comité sur lessatellites d’observation de la Terre (CSOT). LaCommission a recommandé à la VAG de participer et decontribuer à l’IGOS en ce qui concerne en particulier lethème de l’IGOS relatif aux observations intégrées de la


6RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREchimie de l’atmosphère à l’échelle du globe. Elle a égalementrecommandé que les experts des satellites partagentleurs responsabilités et leurs ressources avec leProgramme de la VAG en effectuant des mesures à longterme de haute qualité.4.1.6 Pour ce qui est du traitement et de l’exploitationdes données de la VAG, la Commission a approuvé l’opinionde son Groupe de travail selon laquelle les Centresmondiaux de données (CMD) de la VAG devraient continuerd’offrir un accès libre, gratuit et convivial à leursdonnées dans un but scientifique. La Commission aapprouvé la déclaration faite par le Groupe d’experts duConseil exécutif/Groupe de travail de la CSA pour la pollutionde l’environnement et la chimie de l’atmosphère, àsa septième session (avril 2001), à savoir que «les utilisateursde ces données acceptent qu’une proposition decopaternité soit formulée par le biais d’un contact personnelavec les fournisseurs ou les propriétaires des données,chaque fois qu’il sera fait usage de façon notabledesdites données. Dans tous les cas, il doit être fait mentiondes fournisseurs ou des propriétaires des donnéesainsi que du centre de données lorsque lesdites donnéessont utilisées dans une publication». Pour que les donnéesde la VAG soient plus largement utilisées, il convientde resserrer les rapports avec les utilisateurs potentiels, deles informer à propos de la disponibilité des données et del’accès à celles-ci, de définir leurs besoins en matière dedonnées pouvant être fournies par la VAG, de lancer et decoordonner la préparation d’évaluations scientifiques etla mise au point de modèles et de promouvoir l’emploides données de la VAG pour résoudre les problèmes écologiquessur le plan mondial, régional et même national.4.1.7 La Commission s’est déclarée d’accord avec sonGroupe de travail, selon lequel il convient d’étalonnerrégulièrement les instruments qui mesurent le rayonnementinfrarouge. A cet égard, elle a demandé àMétéoSuisse d’envisager la création d’un centre d’étalonnagede l’infrarouge et de lancer des activités appropriéesen 2002-2003 dans le Centre radiométrique mondial(CRM) de Davos. La Commission a proposé desmesures connexes visant à définir et à formuler lesbesoins et les procédures opérationnelles d’un tel centre,mesures que prendraient les organes responsables del’OMM tels que la CIMO, en collaboration avec le CRMet en consultation avec le Groupe de travail de la CSApour la pollution de l’environnement et la chimie del’atmosphère. Elle a en outre noté que le Groupe consultatifscientifique pour le rayonnement ultraviolet avaitpris une part active à l’examen des instruments de mesurede ce rayonnement. Compte tenu de l’intérêt manifestépar le grand public et les milieux scientifiques pourle degré d’intensité du rayonnement ultraviolet, la CSAa estimé qu’il était nécessaire de créer un centre mondialet des centres régionaux d’étalonnage. Elle a donc invitéle Groupe consultatif scientifique à examiner cettequestion plus avant.4.1.8 La Commission s’est déclarée satisfaite de lacollaboration étroite que la VAG a établie avec les spécialistesdes sciences de l’atmosphère et de la protectionde l’environnement, tant au sein des SMHN qu’endehors, et notamment avec un grand nombre d’organisationset de programmes internationaux, régionaux etnationaux tels que l’IGAC (Programme internationald’étude de la chimie de l’atmosphère du globe), l’AIMSA(Association internationale de météorologie et dessciences de l’atmosphère), l’EMEP, l’EANET (RéseauEANET de surveillance des dépôts acides en Asie orientale),le GESAMP (Groupe d’experts chargé d’étudier lesaspects scientifiques de la pollution des mers), le CSOT,le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement)et l’OMS (Organisation mondiale de la santé).Elle a souligné notamment la nécessité d’une collaborationétroite et d’une coordination des activités internationalespour traiter de nouvelles questions écologiqueset pour garantir à l’OMM un rôle de premier plan à proposdes problèmes environnementaux où l’atmosphère aune part importante.SITUATION DU SYSTÈME DE LA VAG4.1.9 La Commission s’est déclarée satisfaite du développementde la VAG, qui continue à mûrir tant intérieurementqu’extérieurement, en ce qui concernenotamment le réseau de ses stations. Elle a indiqué qu’ilfaudrait donner davantage de poids aux activités des stationsrégionales afin de résoudre les problèmes écologiquesurgents sur le plan régional et même national. LaCommission s’est félicitée du lancement du Systèmed’information sur les stations de la VAG, qui va diffuserdes renseignements à jour sur l’exploitation de ces stations.Elle a remercié MétéoSuisse et le Service météorologiquejaponais d’avoir soutenu le développement duSystème d’information.4.1.10 Pour ce qui est de l’exploitation complète desnouvelles stations de la VAG dans les pays en développement,assurée grâce aux projets OMM/FEM (Fondspour l’environnement mondial) : Projet de surveillancemondiale des gaz à effet de serre dont l’ozone etSurveillance de l’ozone et du rayonnement UV-B dansles pays du cône Sud de l’Amérique du Sud, laCommission a indiqué que pour assurer le fonctionnementà long terme de ces stations, le Secrétariat, lesMembres ayant les compétences voulues et les paysdéveloppés possédant des stations et des centres d’étalonnagevont devoir continuer à collaborer et à fournirune assistance à ces stations.4.1.11 La Commission a pris note de la tenue àGenève, en avril 2001, de la septième session du Grouped’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail de laCSA pour la pollution de l’environnement et la chimiede l’atmosphère et de l’atelier “VAG 2001”, organisés parle Secrétariat de l’OMM. Pour la première fois depuis lacréation de la VAG, il y a plus de 10 ans, des représentantsde stations mondiales de la VAG, de centres d’activitéscientifique chargés de l’assurance de la qualité, decentres mondiaux d’étalonnage et de programmes collaborantsainsi que des directeurs de CMD de la VAG et desprésidents de groupes consultatifs scientifiques ont pu


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 7s’entretenir de grandes questions relatives au fonctionnementdu système de la VAG dans son ensemble. LaCommission a estimé que de telles réunions sont àl’avantage de la VAG et que, si les ressources le permettent,il faudrait en organiser plus régulièrement àl’avenir.4.1.12 La Commission a noté que la majorité des sixCMD de la VAG s’acquittaient de leurs fonctions defaçon satisfaisante. Toutefois, elle s’est déclarée préoccupéepar le fait que certains de ces centres avaient besoinde davantage de ressources pour être pleinement opérationnels.A ce propos, la Commission s’est félicitée de laproposition du Service météorologique japonais d’envisagerde mettre les données concernant l’ozone troposphériqueà la disposition du CMD concernant legaz à effet de serre. Elle a complimenté les pays etorganisations qui ont accueilli des CMD (Canada,Commission européenne, Etats-Unis d’Amérique, Japon,Norvège et Russie) et qui assument les coûts de fonctionnementde ceux-ci. Elle a exhorté les CMD à poursuivreleurs activités en matière de coordination etd’harmonisation de leurs travaux, d’élaboration de basesde données détaillées, d’assurance de la qualité et de présentationde données sur Internet ainsi qu’à faciliterl’accès aux données de la VAG et à améliorer l’emploi deces données et leurs applications. La Commission aregretté que la transmission de données par de nombreusesstations de la VAG soit insuffisante. Elle ademandé à tous les Membres de l’OMM qui exploitentde telles stations de faire en sorte que les données produitespar celles-ci soient régulièrement communiquéesaux CMD conformément aux procédures établies.4.1.13 La Commission a reconnu les efforts considérablesconsentis par la VAG pour améliorer la qualité desmesures. Elle a répété que l’assurance de la qualitédevrait rester l’une des activités les plus importantes dela VAG pour que celle-ci continue de réussir et d’êtrereconnue comme offrant le principal programme internationalde production de données et d’informationsfiables sur l’état du milieu atmosphérique. La Commission,se félicitant du travail accompli par les centresd’étalonnage de la VAG et des activités réalisées par lesgroupes consultatifs scientifiques pour l’ultraviolet,l’ozone, les aérosols et l’environnement urbain afin deproduire les documents voulus sur l’assurance de la qualité,a invité les autres groupes consultatifs scientifiquesa redoubler d’efforts dans ce sens. Elle a recommandé lapoursuite d’activités régulières d’étalonnage, de comparaisond’instruments et de vérification en laboratoire del’optimisation des ressources, auxquelles devrait participerun nombre aussi élevé que possible de stations de laVAG. Elle s’est déclarée satisfaite de la publication d’unguide actualisé portant sur les mesures effectuées dans lecadre de la VAG.4.1.14 La Commission a souligné que la satisfactiondes besoins des pays en développement en matière d’enseignementet de formation professionnelle devrait resterhautement prioritaire dans le cadre du Programme dela VAG. A ce propos, elle a félicité de nombreux centresde la VAG et organisations nationales collaborantes pourla formation qu’ils ont offerte au personnel des stationsde la VAG établies dans des pays en développement. Ellea remercié en particulier l’Administration bavaroise(Allemagne) d’avoir créé le Centre d’enseignement et deformation professionnelle de la VAG et la Républiquetchèque d’avoir organisé un cours annuel de formationsur les spectrophotomètres de Dobson à l’Observatoiredu rayonnement solaire et de l’ozone.4.1.15 La Commission a pris note avec satisfaction del’amélioration sensible des communications entre l’ensembledes partenaires de la VAG et de la coordinationdes activités de la VAG. On peut prendre comme exemplesla désignation de coordinateurs de la VAG dans lespays participants, la rédaction et la distribution desfeuillets d’information de la VAG, tous les quatre mois,la présentation sur Internet de renseignements sur laVAG et la création du site pilote de la VAG sur le Web.En raison de l’aspect complexe, international et stratifiédes activités de la VAG et de la nécessité de communicationsfréquentes et efficaces, il convient de faire appel àun service Web qui constitue un outil fondamental etcentralisé de gestion et de coordination des activités dela VAG, de diffusion des informations appropriées etd’intercommunication.4.1.16 La Commission a reconnu le rôle de premierplan joué par l’OMM dans la rédaction et la distributionde bulletins bimensuels sur l’état de la couche d’ozonedans l’Antarctique d’août à décembre, chaque année, etdans la préparation (par le Centre d’établissement decartes des champs d’ozone, situé en Grèce) et la présentationsur Internet de cartes quotidiennes de l’ozone enhiver et au printemps dans l’hémisphère Nord. L’OMMparticipe avec ardeur à des activités internationalesvisant à produire des évaluations scientifiques régulièresde l’appauvrissement de la couche d’ozone, la plusrécente de ces évaluations étant parue en 1998 et laprochaine étant prévue pour 2002. La Commission,demandant à ce que ces activités se poursuivent, aexhorté tous les Membres à leur fournir l’appui nécessaire.Elle a rappelé que la nouvelle stratégie de la VAGpour la période 2001-2007 indique explicitement lanécessité d’élargir l’emploi des données de la VAGnotamment aux évaluations scientifiques. En conséquence,la Commission a convenu avec le Groupe d’expertsdu Conseil exécutif/Groupe de travail de la CSApour la pollution de l’environnement et la chimie del’atmosphère que la VAG, en collaboration avec d’autresprogrammes et institutions, devrait lancer des évaluationsscientifiques s’ajoutant à l’évaluation quadriennalede l’ozone, éventuellement pour certains gaz à effetde serre. Elle a estimé qu’une sensibilisation accrue auProgramme de la VAG sur le plan international représenteraitun avantage secondaire de la réalisation denouvelles évaluations.4.1.17 La Commission a noté avec satisfaction que laVAG a fourni une assistance et des conseils en vue derésoudre des problèmes écologiques urgents tels que lesémissions de brouillards et de fumées au-dessus de l’Asie


8RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREdu Sud-Est, le transport atmosphérique sur de longuesdistances et le dépôt de polluants organiques persistantset de métaux lourds et les dépôts acides en Asie orientale.La Commission a fermement recommandé à la VAGde continuer à participer à ces activités.4.1.18 La Commission a pris note avec satisfaction dela participation active de l’OMM aux travaux duGESAMP visant à évaluer l’état du milieu marin. Elle arecommandé à l’Organisation de continuer à participeraux activités internationales pertinentes concernantl’apport atmosphérique de polluants dans les mers ainsique les incidences de l’évolution du climat mondial etd’autres processus atmosphériques sur le milieu marin.4.1.19 La Commission a prié son président de favoriser,d’entente avec le Groupe de travail consultatif, leGroupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe de travailde la CSA pour la pollution de l’environnement et la chimiede l’atmosphère et le Secrétariat, la mise en placed’un mécanisme qui puisse faciliter les travaux duGroupe d’experts en contribuant à promouvoir la VAG,à mobiliser les ressources nécessaires et à renforcer lacoopération sur le plan international.4.1.20 En conclusion, la Commission a vivementremercié tous les pays Membres de l’OMM qui exploitentdes stations de la VAG, qui participent activementaux activités de la VAG et qui veillent au fonctionnementdes installations centrales de la VAG telles que lesCMD, les centres d’activité scientifique chargés de l’assurancede la qualité, les centres d’étalonnage et lescentres de formation professionnelle. Elle les a exhortésà poursuivre, et si possible à accroître, leur soutien etleur apport à la VAG de façon que celle-ci puisse continuerà fournir aux gouvernements et à la communautéscientifique des informations de qualité sur la compositionde l’atmosphère.4.2 ENVIRONNEMENT URBAIN (point 4.2)4.2.1 La Commission a pris note avec satisfaction desactivités menées dans le cadre du Projet GURME, que leConseil exécutif de l’OMM avait approuvé en 1998 surla recommandation formulée lors de la douzième sessionde la CCl.4.2.2 Il y a lieu de préciser que le Projet GURME a étécréé en considération du rôle déterminant que lesSMHN avaient à jouer dans l’étude et l’aménagementdes milieux urbains, compte tenu en partie des informationset des capacités dont ils disposent et qui sont indispensablesà la prévision de la pollution atmosphériquedans les villes et à l’évaluation des effets des stratégies delutte contre différentes émissions. Le projet en questionvise à renforcer les capacités des SMHN en matièrede pollution urbaine; il met pour cela l’accent sur lacoordination des activités actuelles et de diversesinitiatives.4.2.3 La Commission a appris que l’on avait organisédeux ateliers sur l’environnement urbain (Beijing,novembre 1999 et Moscou, décembre 1999) dans le butde définir ce dont les SMHN des pays Membres avaientbesoin pour tenir un rôle de premier plan dans la luttecontre la pollution urbaine.4.2.4 Ayant passé en revue les recommandations formuléesau cours de ces ateliers ainsi que les faits nouveauxen la matière, la Commission est convenue queles objectifs essentiels des participants au Projet GURMEseraient désormais les suivants :a) aider les SMHN à proposer des services ayant trait àla qualité de l’air, en mettant en évidence, à dessein,les liens qui existent entre la météorologie etla qualité de l’air; mieux sensibiliser les utilisateursfinals (les clients) par des applications dans lesdomaines du respect des engagements pris en lamatière, de l’analyse des tendances et de la planificationindustrielle et urbaine; faire en sorte que desrelations de jumelage puissent être établies et l’expertisenécessaire fournie;b) aider les SMHN à se doter de capacités en matièrede prévision adaptée au milieu urbain, en leur proposantdes recommandations au sujet des modèlesdisponibles, en organisant des comparaisons et enfavorisant les activités de formation;c) préciser quelles techniques de mesure, tant pour lesparamètres météorologiques que pour ceux de laqualité de l’air (y compris les techniques actuellesvisant à déterminer la structure verticale, à savoirles profileurs du vent et de la température, les toursmétéorologiques et les produits établis à partir desdonnées satellitaires), il convient d’employer pourpouvoir établir ensuite des prévisions spécialementconçues pour l’environnement urbain; faciliterl’analyse de l’assurance et du contrôle de la qualité,appuyer les étalonnages et étendre ces efforts auxparamètres météorologiques essentiels;d) favoriser l’emploi d’échantillonneurs passifs pourcompléter les mesures des éléments chimiques enmilieu urbain, ce qui permettra de mieux choisir lessites d’implantation des instruments et améliorerala résolution spatiale pour une meilleure évaluationdes modèles utilisés;e) tirer davantage parti de l’Internet et attirer l’attentiondu public à cet égard, en mettant éventuellementà disposition un catalogue en ligne des techniquesde mesure et de modélisation adaptées,comprenant des exemples de succès et d’échecsconcernant l’application de nouvelles techniquesde mesure et l’utilisation de nouveaux modèles,en créant éventuellement aussi un forum pouréchanger des informations sur différentes questions,ou encore en créant des bases de données encommun ou en reliant plusieurs bases de donnéespour ne pas dupliquer inutilement les basesexistantes;f) resserrer les liens entre les programmes nationaux,régionaux et internationaux (ex. : agences pourl’environnement, municipalités, Projet IGAC, etc.),en sus d’autres programmes de l’OMM et de l’OMS;g) favoriser les initiatives des SMHN touchant à l’environnementurbain, en établissant des relations de


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 9jumelage et en recherchant de nouvelles sources definancement, telles que la Banque asiatique dedéveloppement et la Banque mondiale, par l’intermédiairede programmes tels que l’Initiative sur laqualité de l’air.4.2.5 La Commission a appris avec satisfaction qu’ilavait été tenu compte des recommandations formuléeslors de ces ateliers, puisque l’on avait organisé enaoût 2000, à Kuching (Malaisie), le premier atelierGURME-VAG de l’OMM sur la prévision de la qualité del’air en milieu urbain.4.2.6 La Commission a noté que ce dernier atelieravait eu pour objectifs :a) d’informer les participants sur les différentesformes de prévisions spécialement conçues pourl’environnement urbain;b) de présenter toute une série d’outils de prévision etd’en examiner l’utilisation (y compris des exemplesd’applications de modèles avec leurs limites, lesbesoins en données et les contraintes techniques);c) d’aider les SMHN dans leurs délibérations sur le rôlequ’ils ont à jouer dans le domaine de la prévisionadaptée au milieu urbain et de les aider aussi àdéterminer quels sont les systèmes dont ils ontbesoin pour mener à bien leurs activités.4.2.7 La Commission s’est déclarée consciente de laposition des pays Membres qui considèrent que le ProjetGURME constitue une activité importante de l’OMM,puisqu’il sert de cadre international aux travaux demodélisation de la pollution de l’air et à d’autres questionsrelatives au milieu urbain. Elle est convenue avecle Conseil exécutif que les ateliers qui s’inscriraient àl’avenir dans le cadre du Projet GURME devraient êtreaxés sur la formation et le transfert technologique demanière à donner aux participants un aperçu des limitesdes modèles ainsi que des applications auxquelles lesmodèles peuvent servir. On a jugé qu’il importait que laformation envisagée repose sur l’information locale ourégionale et comprenne des exercices pratiques. LaCommission a appris avec satisfaction qu’un deuxièmeatelier sur la prévision aura lieu à Mexico plus tard dansl’année 2002 et bénéficiera de l’appui de la NOAA (Etats-Unis d’Amérique).4.2.8 La Commission a constaté avec satisfactionque, dans le court intervalle de temps qui s’est écoulédepuis que l’OMM a donné son approbation pour queGURME devienne un projet de la VAG, elle a approuvéplusieurs projets pilotes relevant de ce dernier. Les projetsde Beijing et de Moscou représentent des entreprisesà l’échelle d’une ville concernant les systèmes de surveillance,les activités de modélisation et les activitésmétéorologiques et environnementales. Dans le cas deBeijing, les activités sont axées sur la qualité de l’air,tandis que, dans celui de Moscou, le projet a pour objectifpremier d’intégrer les questions de pollution urbainedans le cadre plus vaste du développement durable. LaCommission a noté que ces deux projets pilotes avaientbien progressé et a demandé au Groupe consultatifscientifique pour le GURME de renforcer sa collaborationavec les organisateurs de ces projets afin que leursoient fournis les services spécialisés internationauxdont ils ont besoin pour poursuivre sur leur lancée. Untroisième projet sur les échantillonneurs passifs vise àétablir un réseau de surveillance reposant sur l’installationde ces instruments en milieu naturel, dans des sitesreprésentatifs au plan régional et en milieu urbain. LaCommission a exhorté les organes en charge de réseauxd’échantillonneurs passifs de remettre leurs données auxCMD de la VAG appropriés, pour que celles-ci soientmises à la disposition de la recherche dans le mondeentier.4.2.9 La Commission a examiné le Plan stratégiqueélaboré par son Groupe consultatif scientifique et s’appliquantau Projet GURME; elle a approuvé entièrementla stratégie de mise en œuvre suivante :a) Tâche 1 — Produire des directives adaptées pourque les SMHN puissent tirer le meilleur parti duProjet GURME;b) Tâche 2 — Créer un site Web pour le ProjetGURME, qui servira de principal moyen de communicationconcernant les activités menées dans lecadre dudit projet;c) Tâche 3 — Organiser des ateliers régionaux portantspécialement sur les méthodes à employer pour sedoter de capacités de prévision adaptée au milieuurbain;d) Tâche 4 — Mettre sur pied de nouveaux projetspilotes GURME et faire la promotion des projetspilotes existants afin de faire valoir la diversité desactivités des SMHN relativement au milieu urbainet les possibilités de coopération avec les agencespour l’environnement;e) Tâche 5 — Etablir des relations avec les activitésconnexes ou complémentaires conduites au sein del’OMM (ex. : Programme climatologique mondial(PCM), Commission des instruments et desméthodes d’observation (CIMO)) en collaborantsur des sujets d’intérêt commun et/ou en implantantpar exemple un projet commun dans un mêmelieu;f) Tâche 6 — Promouvoir et entretenir la coopérationétroite avec l’OMM en ce qui concerne les relationsentre les conditions météorologiques et la santé enmilieu urbain, notamment au plan de l’observation;g) Tâche 7 — Elaborer une stratégie pour conseiller lesSMHN sur la mesure des différents paramètres enmilieu urbain; eth) Tâche 8 — Poursuivre l’évaluation de la techniquedes échantillonneurs passifs, accroître le nombre desites et publier les données d’observation.4.2.10 La Commission a rappelé que, à sa douzièmesession, elle avait reconnu l’intérêt qu’une base dedonnées regroupant les résultats de diverses campagnesrelatives au transport et à la dispersion des polluantsatmosphériques représentait pour les spécialistes dela modélisation, qui étaient ainsi en mesure d’étudierla sensibilité des modèles et de faire des études de


10RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREvérification. Elle a appris avec intérêt que l’Australie etles Etats-Unis d’Amérique avaient mis au point un prototypede base de données présenté sur trois CD-ROM.Les données et la documentation correspondantes, quiont déjà été fournies à chacun des Centres météorologiquesrégionaux spécialisés (CMRS) dans les interventionsen cas d’urgence, peuvent être obtenues sur le siteWeb du Air Resources Laboratory des Etats-Unisd’Amérique.4.3 CONTRIBUTION AU SYSTÈME MONDIAL D'OBSERVA-TION DU CLIMAT (SMOC) (point4.3)4.3.1 La Commission a noté que le mandat relatif auSystème mondial d'observation du climat (SMOC) avaitété considérablement élargi par le mémorandum d'accordrévisé de 1998, qui met l'accent sur la mise enœuvre des réseaux qui composent le SMOC, et en vertudes décisions adoptées lors de la cinquième session de laConférence des Parties (COP-5) à la CCNUCC. Les responsablesdu SMOC ont par conséquent concentrédavantage leurs efforts sur : a) la poursuite de la planificationdes réseaux constitutifs du SMOC et leur mise enœuvre ainsi que la coopération avec les partenaires pourle Système mondial d'observation (SMO) (la VAG notamment)et d'autres participants à la IGOS; b) les relationsavec les organismes responsables du SMOC et le secrétariatde la CCNUCC. Une stratégie de mise en œuvre duSMOC a été adoptée par le Comité directeur de ce dernierà sa neuvième session, en septembre 2000; elle jetteles bases d'un système mondial d'observation du climatqui sera composite et souligne la nécessité d'une étroitecoordination avec les réseaux d'observation opérationnelset expérimentaux existants.4.3.2 La Commission a noté que le Conseil exécutif del'OMM, à sa cinquante-deuxième session, avait prié "lesprésidents des commissions techniques, et notammentceux de la CSA, de la CSB, de la CCl et de la CMOM, derenforcer la coopération entre leurs commissions respectiveset le SMOC" (résolution 3 (EC-LII)). Elle a appuyésans réserve cette initiative et rappelé que le OnzièmeCongrès, dans sa résolution 13 (Cg-XI) — Programmeconsacré à la recherche atmosphérique et à l’environnement,avait soutenu que la VAG apporterait une contributionmajeure au SMOC dont la création avait été recommandéedurant la deuxième Conférence mondiale sur leclimat. Elle a demandé instamment que les secrétariatsrespectifs de la VAG et du SMOC, les groupes d'experts quien relèvent et les Membres concernés redoublent d'effortspour resserrer les liens entre les deux programmes.4.3.3 La Commission a reconnu l'importance querevêtaient les décisions de la cinquième session de laConférence des Parties concernant les systèmes d'observationmétéorologique et hydrologique. Elle a prié lesMembres de participer selon les besoins à l'élaborationdu deuxième rapport sur l'adéquation des systèmesmondiaux d'observation du climat, qui doit être soumisau secrétariat de la CCNUCC. Ce rapport est établi sousla direction du secrétariat du SMOC, qui entend veiller àce que la VAG et les questions qui s'y rapportent soientdûment prises en considération.4.3.4 La Commission a pris note avec satisfactionde la démarche adoptée par le secrétariat du SMOCpour recenser et chercher à combler les lacunesconstatées dans les réseaux d’observation du climat.Elle a rappelé à ce propos le récent projet financé par leFEM, qui s'est traduit par la création de six nouvellesstations dans les pays en développement, et a demandéque les besoins et les priorités de la VAG soient pris encompte dans les plans d’action régionaux qui seraientadoptés lors des ateliers régionaux consacrés auSMOC.5. RECHERCHE SUR LA PRÉVISION MÉTÉORO-LOGIQUE ET LA MÉTÉOROLOGIE TROPICALE(point 5 de l’ordre du jour)5.1 PROGRAMME MONDIAL DE RECHERCHE SUR LAPRÉVISION DU TEMPS (PMRPT) (point 5.1)5.1.1 La Commission a pris note avec satisfaction durapport du président du Comité directeur scientifique duPMRPT, M. R. Carbone (Etats-Unis d’Amérique), rapportconcernant le développement du Programme mondialde recherche sur la prévision du temps (PMRPT). Elle afélicité le Comité directeur scientifique pour le travailconsidérable qu’il a accompli depuis sa création, lors dela douzième session de la CSA, en vue de mettre enœuvre le Programme. Celui-ci a servi de pivot aux activitésde la Commission et conféré une dimension internationaleà certains projets nationaux.5.1.2 La Commission a noté avec satisfaction la tenuedu troisième Colloque international de l’OMM sur l’assimilationdes observations météorologiques et océanographiques(Québec, Canada, juin 1999), de l’Atelierinternational de l’OMM sur la prévision à longueéchéance et ses applications (Le Caire, Egypte, janvier2000), du Stage de formation de l’OMM sur laprévision immédiate (Sydney, Australie, octobrenovembre2000) et de l’Atelier sur la vérification des prévisionsquantitatives de précipitations organisé au titredu PMRPT (Prague, République tchèque, mai 2001).Pour promouvoir la mise en œuvre chez tous lesMembres de techniques de prévision plus efficaces etd’un moindre coût, la Commission les a incités à organiserdes ateliers et des stages de formation semblables àl’avenir. Elle les a exhortés, en particulier, à participeractivement à la Conférence internationale sur la prévisionquantitative des précipitations (Reading, Royaume-Uni, septembre 2002).PROJETS EN COURS5.1.3 La Commission a constaté que les phénomènesmétéorologiques intenses qui se produisent sur degrands massifs montagneux tels que les Alpes en Europecoûtent cher à la société : inondations, tempêtes de ventet menaces pour l’aviation. Le Programme alpin àmoyenne échelle (MAP) constitue une réaction mesurée


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 11de la communauté atmosphérique et hydrologiqueinternationale face à la nécessité de mieux comprendreet de mieux prévoir les phénomènes météorologiquesintenses dans les régions montagneuses. La Commissiona été impressionnée par la qualité et la quantité des donnéesrecueillies lors de la période d’observation spécialedu Programme (du 7 septembre au 15 novembre 1999)et par les efforts déployés pour rendre ces données accessibles.Elle a exhorté les responsables du Programme àpoursuivre leurs activités d’intégration des recherchesrelatives aux incidences de ces phénomènes pour lasociété et à la valeur des prévisions.5.1.4 La Commission s’est félicitée de l’issue duProjet Sydney 2000 de démonstration en matière de prévision.Ce projet a réuni des réalisateurs de logiciels, desprévisionnistes et des utilisateurs finals qui se penchentsur des problèmes communs dans un cadre opérationnel.Conformément à ses objectifs, le projet a démontréque les systèmes avancés de prévision immédiate sontrobustes, qu’ils peuvent être transférés sur un nouveausite et qu’ils peuvent être employés dans un environnementopérationnel. Il a prouvé que la coopération internationalepeut porter sur des problèmes locaux ayant degraves incidences économiques et sociales pour lesgrandes villes du monde entier.5.1.5 La Commission a été impressionnée par les progrèsdu Projet concernant le givrage d’aéronefs en vol,qui a joué un rôle important pour la coordination et leregroupement de nombreuses activités nationales etrégionales visant à comprendre les conditions de givragedes nuages aqueux ou mixtes. Ces activités portentsur la climatologie régionale des précipitations verglaçanteset des conditions en altitude, sur la mise en placed’instruments in situ et l’acquisition de données microphysiquesen cas de givrage, sur l’interprétation et l’exploitationdes données de télédétection, sur la représentationdes modèles numériques et sur les prévisions degivrage. Tous les secteurs de l’industrie aéronautique etles utilisateurs de prévisions de givrage participent auprojet.5.1.6 La Commission a pris note avec satisfaction dela collaboration qui s’est établie entre les responsablesdu PMRPT et du PRMT en vue de mettre en œuvre leProgramme international concernant l’arrivée descyclones tropicaux sur les côtes, qui va permettre d’accroîtrela sécurité et de réduire les préjudices financiersdans les pays touchés par les cyclones tropicaux.5.1.7 La Commission s’est déclarée clairement enfaveur de la poursuite de l’expérience THORPEX(Expérience concernant la recherche sur les systèmesd’observation et la prévisibilité), qui a pour objet dedémontrer que de nouvelles observations de qualité réaliséesdans des zones clefs de l’océan extratropical et subtropicalpeuvent améliorer les résultats des prévisionsnumériques à échéance d’un à dix jours. Elle a notéque le Service météorologique japonais étudiait la possibilitéd’instaurer une expérience THORPEX dans lenord-ouest du Pacifique afin d’améliorer la prévision dela trajectoire des typhons, et a encouragé les paysconcernés à coordonner leurs efforts dans le cadre decette initiative.5.1.8 La Commission a accordé tout son soutien auplan scientifique relatif à la première étape del’Expérience sur les dépressions qui engendrent desconditions météorologiques à fort impact enMéditerranée (MEDEX). Selon ce plan, il est nécessaire,en premier lieu, de remédier à l’insuffisance des donnéesmétéorologiques existantes, de traiter les cas de mauvaiseprévision de conditions météorologiques dangereuseset de définir les zones sensibles et les recherches surl’amélioration des techniques de prévision.ELABORATION DE PROJETS5.1.9 La Commission s’est félicitée des propositionsvisant à élaborer, au titre du PMRPT, de nouveaux projetsde recherche-développement et de démonstrationen matière de prévision portant sur les précipitations etles crues à la saison chaude, les tempêtes de sable et depoussière, le milieu urbain et les inondations et les JeuxOlympiques d’Athènes, en 2004. On sait que dans denombreuses régions du monde, les systèmes convectifsde méso-échelle ont une durée de vie allant jusqu’à24 heures, ce qui indique une progression dynamiquepar rapport aux formes ordinaires de convection. Le projetrelatif aux précipitations et aux crues pendant la saisonchaude a pour objet d’accroître sensiblement la qualitéde la prévision quantitative des précipitations sur lescontinents pendant la saison chaude et de prouver lesavantages de ce type de prévision. Par ailleurs, vu lenombre considérable de décès imputables à de fortespluies dans certaines zones urbaines, la Commissions’est déclarée tout à fait favorable à la mise au point duprojet sur les crues en zone urbaine, qui pourrait voir lejour à São Paulo, au Brésil. Elle a accordé un soutienmassif au projet de démonstration en matière de prévisionqui pourrait être organisé à Athènes en 2004 et quiserait une version perfectionnée du Projet Sydney 2000.Trois éléments sont envisagés : a) un ensemble demodèles à domaine limité de PNT ayant une résolutionde 1 à 3 km pour la température et les vents locaux;b) des prévisions concernant la qualité de l’air fondéessur des prévisions produites par ces modèles et faisantappel à des données et à des modèles relatifs aux sourcesde pollution; c) des prévisions immédiates faisant appelà des systèmes experts et portant sur les orages deconvection, les vents locaux ainsi que les hauteurs et letype de précipitations. Vu l’importance que ces projetspourraient avoir pour la société, la Commission ademandé au Comité directeur scientifique du PMRPT depoursuivre ses activités visant à les coordonner et à enfavoriser l’éclosion. Elle a appris que l'Administrationmétéorologique chinoise avait commencé à planifier lesservices météorologiques qu'elle fournirait à l'occasiondes Jeux Olympiques de Beijing, en 2008, et qu'elle prévoyaitnotamment d'établir de nouveaux réseaux d'observation,de mettre au point des modèles méso-échelleà haute résolution et de faire appel à la méthode dessuper-ensembles. Elle a également pris note de la


12RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREproposition visant à mettre sur pied dans le cadre duPMRPT, pour les Jeux Olympiques de Beijing, un projetde démonstration où l'environnement urbain serait prisen compte par les services de prévision immédiate. Vule succès remporté par le projet de démonstrationSydney 2000 et les progrès du projet de démonstrationAthènes 2004, la Commission a encouragél'Administration météorologique chinoise à élaborer uneproposition en bonne et due forme qui serait examinéepar le Comité scientifique mixte du PMRPT à sa prochainesession. Elle a exhorté ce comité, entre autres, àdonner des conseils et à apporter son concours à cetégard.ORIENTATIONS FUTURES5.1.10 La Commission a constaté que le Comité directeurscientifique du PMRPT avait travaillé assidûmentpour mettre au point un programme comportant desactivités de recherche-développement dans le domainede la météorologie, de démonstration en matière de prévision,de vérification de recherche axée sur les incidenceset de formation. Ces progrès ont été accomplisessentiellement grâce aux activités du Comité directeurscientifique et à un financement spécial.5.1.11 Il faut que le programme d’activités arrive àmaturité d’ici quatre ans, un nombre relativement faiblede projets hautement prioritaires devant être préconisés,guidés et soutenus grâce à un examen critique et à despublications. La Commission estime qu’il n’y a pasbesoin d’augmenter le nombre de programmes, maisqu’il faut parvenir à une meilleure cohérence et réaliserdes activités importantes grâce à une collaboration et àune coordination d’envergure internationale. Il faudraitmettre en place des mécanismes plus systématiques etmieux intégrés en vue de recueillir des fonds qui permettentde mener ces activités à un rythme pouvant êtresoutenu pendant plusieurs années. Ces considérationss’appliquent en particulier à la réalisation de l’expérienceTHORPEX, pour laquelle les principaux centres dePNT du monde vont devoir accroître leurs ressources enmatière d’observations, de calcul et de personnel afind’accélérer la recherche et les activités de vérification.Afin de faciliter la coordination internationale et lefinancement de l'expérience THORPEX, les responsablesdu PMRPT devraient établir un comité directeur internationalrestreint où seraient représentés les pays quicontribuent à ladite expérience. Le Comité directeurscientifique international de l'expérience THORPEXcontinuerait de développer les aspects scientifiques duProgramme et relèverait du Comité directeur internationalrestreint.5.1.12 Les responsables du PMRPT doivent mettre aupoint des mécanismes plus efficaces afin d’obtenir despropositions spontanées pour des projets méritoires etde placer les pays en développement au premier plan dela recherche et de la démonstration. La Commission ademandé à ce qu’on privilégie davantage l’exploitationde données opérationnelles pour les recherches effectuéesdans le cadre du PMRPT ainsi que les modèlesnumériques spécialisés ou perfectionnés. Les projetsconcernant l’arrivée des cyclones tropicaux sur lescôtes, l’expérience THORPEX et les nouveaux projetsconcernant la saison chaude offrent la possibilitéd’améliorer sensiblement la qualité des prévisions dephénomènes ayant de vastes incidences sur le planmondial. La Commission a reconnu l'intérêt du projetrelatif aux tempêtes de sable et de poussière qui est envisagédans le cadre du PMRPT, vu que ces phénomènespeuvent avoir de graves répercussions socio-économiquesdans de nombreuses régions arides et semiarides.Elle a donc préconisé l'organisation d'un atelieren vue d'établir un plan scientifique pour ce projet, quiserait examiné par le Comité directeur scientifique duPMRPT.5.1.13 La Commission a fait l'éloge du Service météorologiqueégyptien et du Centre de recherche méditerranéendu Laboratoire mondial qui organisent chaqueannée des cours dans le domaine de la PNT à l'intentiondes pays arabes et des pays africains, et les a encouragésà maintenir ces cours destinés à améliorer la prévisiondes phénomènes météorologiques dangereux dans cespays.5.1.14 La Commission, estimant que le Comité directeurscientifique du PMRPT devrait poursuivre ses activités,a adopté la résolution 2 (CSA-XIII).ETUDES SUR L’ATMOSPHÈRE MOYENNE5.1.15 La Commission a pris connaissance avec intérêtdu rapport présenté par son rapporteur pour les étudessur l'atmosphère moyenne. Dans ce rapport, il est questionen particulier des progrès importants accomplisrécemment dans les grands centres de PNT, tels que leGroupe de travail de l’expérimentation numérique lesdécrit dans ses comptes rendus sur les activités de cescentres. On tend actuellement à élever le niveau supérieurdes modèles, à augmenter la résolution verticale età améliorer la paramétrisation des processus physiques,notamment le rayonnement et la dissipation de l’ondede gravité. Cela se traduit par une amélioration sensiblede la représentation globale de la circulation dans lastratosphère, qui facilite l’assimilation des observationsstratosphériques exécutées par les satellites. A ce sujet, laCommission a souligné l’importance des comparaisonsde modèles portant sur divers processus stratosphériques,menées par le Groupe de travail de l’expérimentationnumérique et dont les résultats mettent en évidencedes prévisions à cinq jours prometteuses, leserreurs augmentant rapidement au-delà cependant. Desétudes sur la simulation du climat stratosphérique organiséesdans le cadre du Projet SPARC (Etude des processusstratosphériques et de leur rôle dans le climat), relevantdu PMRC, sont venues corroborer ces résultats,puisqu’elles font apparaître différents éléments probantsquant à l’efficacité des modèles et à la sensibilité élevéeau code de calcul du rayonnement. La Commission s’estfélicitée en particulier de la collaboration étroite queces activités laissent transparaître entre les différentsprogrammes.


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 135.1.16 La Commission a salué les progrès sensibles quiont été réalisés dans la réduction des émissions de certainsgaz à l’état de trace dont on sait qu’ils appauvrissentla couche d’ozone. Il n’en reste pas moins que, nonseulement les émissions de substances classiques destructricesd’ozone se poursuivront pendant quelquetemps encore (gaz s’échappant par exemple des systèmesde réfrigération), mais que les gaz de substitution actuelsont un potentiel de destruction de l’ozone considérable,surtout lorsqu’ils contiennent du brome. C’est la raisonpour laquelle il faut continuer à surveiller la couched’ozone à l’aide de sondes au sol, de lidars, d’instrumentsde mesure de l’ozone total et de satellites. Enoutre, la Commission a souligné que l’évolution du climatrisquait d’avoir des incidences sur la régénérationde la couche d’ozone, en ce sens qu’elle pourrait la différerde plusieurs dizaines d’années, sans parler desconséquences qui en résulteraient pour la circulationatmosphérique.5.1.17 La Commission a pris note de l’intérêt qu’il y alieu d’accorder aux corrélations entre la stratosphère etla troposphère dans le cas de conditions météorologiqueset de phénomènes climatiques importants,notamment la forte corrélation statistique entre l’anomaliedu tourbillon cyclonique dans la stratosphère enhiver et la circulation dans la troposphère au-dessus del’Atlantique Nord, ainsi que les interactions entre la stratosphèreet la troposphère dans le cas de précipitationsabondantes dans les Alpes, ce qu’a montré le MAP duPMRPT.5.1.18 La Commission a partagé les préoccupationsexprimées par le rapporteur au sujet de la diminution dunombre des radiosondes qui parviennent à des altitudesélevées dans la stratosphère. Cela représente un manquede données que seules les observations obtenues partélédétection au moyen des nouveaux satellites expérimentauxou opérationnels, combinées avec le recours àdes techniques évoluées d’assimilation variationnelledes données, peuvent compenser.5.1.19 Au sujet des activités futures ayant trait auxétudes sur l’atmosphère moyenne, la Commission aapprouvé les recommandations qui suivent :a) apporter son concours au projet du Groupe de travailde l’expérimentation numérique sur la comparaisondes analyses stratosphériques établies par lesmodèles et des capacités des modèles quant à la prévisiondes phénomènes stratosphériques;b) encourager la poursuite d’études expérimentalesvisant à améliorer les connaissances sur la corrélationentre les anomalies de la circulation dans lastratosphère et les anomalies de l’oscillation nordatlantique;c) encourager la poursuite d’études expérimentalespermettant d’établir des relations entre les conditionsmétéorologiques dangereuses et les plis de latropopause, les anomalies incidentes de tourbillonpotentiel dans la haute troposphère et les intrusionsdans la troposphère des phénomènes stratosphériques,indiquées par le MAP du PMRPT;d) appuyer l’initiative concertée SPARC-Groupe de travailCSA/CSM (Comité scientifique mixte CIUS/OMM) de l’expérimentation numérique;e) continuer de communiquer les bulletins OMMSTRATALERT et GEOALERT/STRATWARM — messagesquotidiens contenant une description de lacirculation à 10 hPa dans l’hémisphère Nord, établispar l’Université libre de Berlin et transmis par leSystème mondial de télécommunications de laVMM;f) pousser plus loin la recherche sur la variabilité àlong terme de la température et d’autres paramètresstratosphériques et mésosphériques.5.1.20 Pour éviter tout double emploi avec les groupesqui s’occupent déjà des études consacrées à l’atmosphèremoyenne dans le contexte de l’OMM, la Commissiona décidé de continuer à passer par le SPARC et le Groupede travail CSA/CSM de l’expérimentation numériquepour être informée des progrès de la recherche dans cedomaine. Elle a donc décidé de ne pas désigner à nouveaude rapporteur pour les études sur l’atmosphèremoyenne.5.2 RECHERCHE EN MÉTÉOROLOGIE TROPICALE(point 5.2)5.2.1 La Commission a pris note avec satisfaction durapport du président du Groupe de travail de larecherche en météorologie tropicale relevant de la CSA,M. G. Holland (Australie). Elle a félicité le Groupe detravail pour l’œuvre qu’il a accomplie depuis sa reconductionpar la Commission à sa douzième session en vuede mettre en œuvre le PRMT.5.2.2 La Commission a considéré les activités réaliséesdans le cadre du Projet TC1 (déplacement et intensitédes cyclones tropicaux) du PRMT. Elle a constatéqu’une série d’ateliers internationaux sur les cyclonestropicaux avait permis des échanges fructueux entrechercheurs et prévisionnistes, du fait notamment qu’ilsont abouti à la publication de deux manuels et d’unguide sur la prévision. Elle a aussi noté avec satisfactionles progrès récents de la technologie des véhiculesaériens sans équipage, qui devraient permettre d'obtenirdes observations très utiles pour la prévision descyclones tropicaux. La Commission a indiqué que lequatrième Atelier international sur les cyclones tropicaux,qui s'est tenu à Haikou (Chine), en avril 1998 avaitété un succès et que les préparatifs en vue du cinquièmeAtelier international étaient bien avancés. Cet atelier,qui doit avoir lieu en décembre 2002 à Cairns, enAustralie, conservera le caractère essentiellement mondialdes ateliers de ce type traditionnellement destinésaux prévisionnistes et aux chercheurs. A ce propos, laCommission a salué la création du nouveau Comitéinternational, présidé par R. L. Elsberry (Etats-Unisd’Amérique) et chargé de l’organisation de l’atelier. Ellea indiqué que, comme ces ateliers ont été lancés il y aplus de 15 ans, il serait bon que le Groupe de travailconsultatif demande à un organisme indépendant de les


14RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREévaluer pour s'assurer que leur utilité pour les Membresde l'OMM ne se dément pas.5.2.3 La Commission a noté l'initiative prise par leService météorologique japonais, à la demande duComité CESAP/OMM des typhons, de créer un site Weboù sont diffusées des prévisions de la trajectoire destyphons établies à partir de différents modèles numériques.Etant donné les responsabilités des Membres enmatière de protection des personnes et des biens, elle aexhorté tous les centres de modélisation à diffuser entemps réel des renseignements sur la trajectoire descyclones tropicaux — position, intensité, champs deprévision aux points de grille et autres informations —notamment des prévisions d'ensemble. La Commissiona aussi noté que l'Observatoire de Hong Kong avait étéchargé par l'OMM de concevoir un site Web piloteconsacré aux prévisions et aux avis de cyclones tropicauxconcernant la partie occidentale du Pacifique Nord,qui sont émis par les SMHN de la région. L'adresse de cesite est http://typhoon.worldweather.org.5.2.4 La Commission a été informée que Météo-France avait constitué une équipe de recherche sur lescyclones tropicaux au Centre régional de prévision pourl'océan Indien (La Réunion). En outre, la communautéfrançaise des sciences de l’atmosphère a lancé un ambitieuxprogramme de recherche sur la mousson d'Afriquede l'Ouest qui a suscité l'intérêt de l'Europe comme del'Amérique du Nord. Ce programme portera sur :a) la variabilité interannuelle de la mousson d'Afriquede l'Ouest et ses causes;b) les systèmes nuageux convectifs — leur dynamiqueet leurs liens avec les ondes d'est;c) le transport d'espèces chimiques entre la surface etla tropopause par les systèmes nuageux convectifs;d) l'hydrologie des grands fleuves africains;e) l'utilisation optimale des données satellitaires relativesà l'Afrique de l'Ouest.Les pays d'Afrique subsaharienne se sont dits très intéresséspar cette initiative et sont d'ailleurs largementreprésentés à l'atelier organisé actuellement à Niamey(Niger) dans le but de développer le programme derecherche. La Commission a vivement encouragé tousles SMHN intéressés et les milieux universitaires africainsà participer à ce programme.5.2.5 La Commission a noté que la date de mise àjour quadriennale du compte rendu sur l’évaluation descyclones tropicaux et les changements climatiques coïncideavec celle des futurs ateliers internationaux sur lescyclones tropicaux. Elle a encouragé la poursuite des travauxconcernant les incidences de l’évolution du climatsur les cyclones tropicaux et d’autres systèmes météorologiquesrigoureux.5.2.6 La Commission, notant qu’il existe de vastespossibilités d’améliorer la prévision du lieu et de l’heured’impact des cyclones tropicaux, s’est félicitée de la collaborationétroite qui s’est instaurée entre le PMRPT et lePRMT. A cet égard, elle a estimé qu'il fallait axer les travauxde recherche sur la genèse, la trajectoire, l'intensitéet le lieu et l'heure d'impact. Les technologies utiliséespour l'observation ciblée au-dessus des régions océaniquessituées en amont pourraient notamment améliorerdans une large mesure l'efficacité des prévisions.Guidée par le souci d'élargir la base des connaissancesdisponibles à l'échelle internationale pour les étudesconsacrées à la prévision des cyclones tropicaux, laCommission a demandé instamment aux Membres intéressésde participer au Programme lancé par les Etats-Unis d'Amérique pour étudier la structure, le déplacementet le développement des ouragans ainsi qu'auxactivités analogues menées en Australie, en Chine, àHong Kong, Chine, au Japon et en République de Coréepour la région du Pacifique occidental.5.2.7 La Commission a pris note avec satisfaction dusuccès de la première Expérience sur la mousson de lamer de Chine méridionale (1998), menée sous les auspicesdu Projet M1 (Projet de recherche sur la moussond’Asie de l’Est) relevant du PRMT. Cette expérience apermis de mieux comprendre les processus physiquesessentiels qui président à l’apparition, à la persistance età la variabilité de la mousson en Asie du Sud-Est et dansle sud de la Chine et d’améliorer la prévision de ce phénomène.La Commission a exhorté les Membres à envisagerde participer à la deuxième phase de l’expérience.5.2.8 La Commission a pris note avec satisfaction durôle joué par les centres pour les études sur la moussonde New Delhi, de Nairobi et de Kuala Lumpur à l’appuidu Projet M2 du PRMT (Etude à long terme de la moussond’Asie et d’Afrique). Elle a approuvé la recommandationdu Groupe de travail de la recherche en météorologietropicale relevant de la CSA selon laquelle cescentres devraient aussi servir de centres de coordinationet de diffusion des produits de prévision numérique dela mousson et de centres de données pour l’étude duphénomène ENSO et de la variabilité interannuelle de lamousson dans la région. La Commission a demandé àson Groupe de travail de la recherche en météorologietropicale de donner à ces centres qui ont des responsabilitésaccrues, tous les conseils et l'aide techniquenécessaires.5.2.9 La Commission a souscrit à une recommandationadoptée lors du deuxième Atelier international del’OMM sur les études consacrées à la mousson (IWM-II)(New Delhi, Inde, mars 2001) selon laquelle l’Organisationdevrait élaborer et tenir à jour un document deformation à présenter sur le Web. Ce document auraitpour objet de mettre les prévisionnistes au courant desprogrès de la science ayant un rapport direct avec la prévisionde la mousson. On fera appel à des stages régionauxde formation et à des ateliers IWM pour produiredes documents et des informations à afficher sur le siteWeb.5.2.10 La Commission a pris note avec satisfactionde l’évolution du Projet M3 du PRMT (Etude de la moussonaméricaine), qui a permis de soutenir l’étude de lamousson américaine en coordination avec les composantesCLIVAR/GOALS (Variabilité et prévisibilité duclimat/Processus de l’océan, de l’atmosphère et desterres émergées) appropriées du Programme mondial


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 15de recherche sur le climat relevant de l’OMM et duCIUS.5.2.11 La Commission a noté que le Projet AZ1 duPRMT (Sécheresses tropicales et systèmes pluvigènesassociés, y compris la zone de convergence intertropicale)avait besoin d’une nouvelle orientation. C’est pourquoielle a approuvé la décision du Groupe de travail dela recherche en météorologie tropicale de créer un nouveaucomité directeur présidé par M. R. Okoola (Kenya)et chargé de coordonner les activités qui seront réaliséesdans le cadre du projet.5.2.12 La Commission a chaudement félicité le comitédirecteur du Projet LAM1 du PRMT (Application à lazone tropicale des modèles à domaine limité), présidépar M. T.N. Krishnamurti (Etats-Unis d’Amérique), poursa participation active et constante à l’organisation et àla conduite de stages de formation.5.2.13 Ayant reconnu la nécessité de disposer d’unesource permanente d’avis techniques dans les domainesappropriés du PRMT au cours des quatre ans à venir, laCommission a décidé de reconduire le Groupe de travailde la recherche en météorologie tropicale et a adopté larésolution 3 (CSA-XIII).5.3 AUTRES ACTIVITÉS RELATIVES À LA PRÉVISIONMÉTÉOROLOGIQUE (point 5.3)ACTIVITÉS DU GROUPE DE TRAVAIL CSA/CSM DE L’EXPÉRI-MENTATION NUMÉRIQUE5.3.1 La Commission a pris note avec satisfaction durapport du président du Groupe de travail CSA/CSM del’expérimentation numérique, M. K. Puri (Australie), oùil souligne les activités nombreuses et importantes duGroupe de travail. La Commission s’est félicitée du rôleessentiel joué par le Groupe de travail en tant quegroupe de l’expérimentation numérique chargé de l’ensembledes activités pertinentes de la Commission. Ellea souligné le lien indispensable à établir, par l’intermédiairedu Groupe de travail, entre ses activités de PNT etles activités de modélisation du climat du PMRC.ETUDE ET COMPARAISON DES MODÈLES ATMOSPHÉRIQUES5.3.2 Le Groupe de travail de l’expérimentationnumérique a des activités importantes : tenir à jour undossier sur la conception de modèles, favoriser desétudes visant à identifier les erreurs systématiques quecomportent les sorties de modèles et organiser descomparaisons de modèles. Un important Atelier sur leserreurs systématiques dans les modèles d’atmosphère(Melbourne, octobre 2000), organisé par le Groupe detravail de l’expérimentation numérique et par le Centrede recherche du Service météorologique australien, aréuni tous les groupes actifs du monde chargés de lamodélisation afin qu’ils se penchent sur les réalisationsrécentes. La Commission a noté une nette diminutiondes erreurs dans les prévisions à courte et moyenneéchéances, mais des erreurs toujours manifestes dans lesprévisions à longue échéance.5.3.3 La Commission s’est félicitée de la poursuitedu projet de longue date de comparaison de modèlesde l’atmosphère, qui en est actuellement à sa deuxièmeétape. Comme pour la première étape, il s’agitd’une expérience de contrôle normalisé (janvier 1979 –mars 1996) réalisée parallèlement à des analyses spécifiquessoigneuses de divers aspects des simulations.Dix-neuf groupes de modélisation y participent actuellement.La Commission a félicité le Laboratoire nationalLawrence Livermore et les responsables du Programmede comparaison et de diagnostic des modèles climatiquesrelevant du Département américain de l’énergiepour leur appui constant, qui a permis de transmettrepar Internet les données pertinentes aux utilisateursintéressés.5.3.4 La Commission s’est déclarée satisfaite du rôlejoué par le Groupe de travail de l’expérimentationnumérique dans l’évaluation et la comparaison de lareprésentation des processus au sein des modèles et desprévisions correspondantes issues de modèles, concernantpar exemple les précipitations, la couverture deneige et les flux de surface. Elle est convaincue qu’unemeilleure représentation des flux de surface océaniqueset terrestres dans les modèles contribuerait à l’améliorationdes prévisions à longue échéance et inciterait leGroupe de travail à poursuivre ses activités dans cedomaine.PARAMÉTRISATION DES PROCESSUS PHYSIQUES5.3.5 La Commission a pris note avec intérêt des activitésdu Groupe de travail de l’expérimentation numériqueconcernant la paramétrisation de processusphysiques à utiliser dans des modèles. Ces activités sontmenées en étroite collaboration avec le Groupe demodélisation et de prévision de GEWEX (Expériencemondiale sur les cycles de l’énergie et de l’eau). Grâce àl’Etude GEWEX sur les systèmes nuageux, à l’EtudeGEWEX sur le système terres émergées/atmosphère et àl’Etude GEWEX sur la couche limite atmosphérique, leGroupe de modélisation et de prévision et le Groupe detravail de l’expérimentation numérique favorisent leprogrès de la paramétrisation des systèmes nuageux etde la couche limite atmosphérique, ainsi qu’une nouvellegénération de systèmes de paramétrisation pour lasurface des terres émergées. La Commission, encouragéepar ces initiatives, a demandé à ce qu’on compare lesdiverses études afin de tendre vers des méthodes standard,le cas échéant.ASSIMILATION ET ANALYSE DES DONNÉES5.3.6 La Commission a noté avec satisfaction qu’unfinancement de la Commission européenne avait permisau Centre européen de prévisions météorologiques àmoyen terme (CEPMMT) de lancer son projet de réanalyseportant sur 40 ans. La production d’une premièresérie portant sur les années 1987-2001 a commencérapidement par la première année de production expérimentale(septembre 1986 – août 1987) grâce à un modèlede prévision T159 à 60 niveaux couplé à un modèle


16RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREdes vagues océaniques. On a porté une attention particulièreà l’assimilation des données sur la luminanceénergétique transmises par satellite en modifiant le systèmeopérationnel de façon qu’il inclue la luminanceénergétique brute des instruments HIRS (sondeurs eninfrarouge à grand pouvoir séparateur) et SSU (sondeursstratosphériques), embarqués (avec les sondeurs à hyperfréquences(MSU)) à bord des satellites équipés de TOVS(Sondeurs verticaux opérationnels de TIROS) depuis1978. De façon plus générale, on a observé un importantdéveloppement technique du système d’assimilationafin qu’il corresponde aux besoins du projet deréanalyse sur 40 ans et l’on a rectifié nombre des premiersdéfauts. La Commission a aussi constaté avec plaisirque des centres d’assimilation des données satellitairesavaient été établis dans plusieurs pays. On citerale Centre NASA/NOAA d’assimilation des données satellitaires(Etats-Unis d'Amérique), le Centre d’assimilationdes données satellitaires et de prévision numérique dutemps qui relève à la fois de l’Académie chinoise dessciences météorologiques, du Centre météorologiquenational et du Centre national de météorologie satellitairede la Chine et le Centre de recherche sur l’assimilationdes données de l’Université de Reading(Royaume-Uni). Ces centres ont pour mission d’optimiserl’assimilation des données satellitaires opérationnelleset expérimentales à haute résolution temporelle,spatiale et spectrale afin de répondre aux exigences d’aujourd’huiet de demain. Les données fournies par lessatellites TRMM (mission pour la mesure des pluies tropicales),Quikscat et ERS (satellite européen de télédétection)viennent déjà alimenter les modèles opérationnelsde divers centres de prévision. Par ailleurs, les NCEP desEtats-Unis d'Amérique, le CEPMMT, le MeteorologicalOffice du Royaume-Uni, Météo-France et le Centremétéorologique canadien étudient les divers moyens demettre à profit les sondeurs infrarouge avancés à hauterésolution et infrarouge interféromètres avancés.5.3.7 La réanalyse d’origine réalisée par les NCEP et leNCAR (Centre national de recherche atmosphérique)pour la période débutant en 1948 se poursuit jusqu’àl’époque actuelle de façon quasi opérationnelle (deuxjours après le moment de production des données).Cette réanalyse a été étendue à une période totale deprès de 53 ans. Pour ce qui est des autres activités deréanalyse, une réanalyse entreprise en commun par lesNCEP et le Département américain de l’énergie (NCEP-2) pour la période 1979-1999 est désormais achevée.Pour celle-ci, on a fait appel à un modèle de prévisionactualisé et à l’assimilation des données en corrigeantbon nombre des problèmes observés lors de la réanalysed’origine réalisée par les NCEP et le NCAR et l’on a amélioréles résultats des diagnostics. On prépare actuellementune réanalyse régionale des Etats-Unis pour lapériode 1979-2003 au moyen d’un modèle d’une résolutionde 32 km comportant 45 couches. On s’attend à ceque cette réanalyse permette d’obtenir un produit supérieurpour le sous-continent nord-américain si l’on profitede la capacité intrinsèque des modèles régionaux dedonner des résultats plus détaillés dans des domainesautres que ceux des modèles mondiaux et si l’on exploiteles conditions aux limites définies par la réanalysemondiale actuelle pour piloter un système régional.5.3.8 La Commission a relevé avec intérêt que leService météorologique japonais avait lancé un projet deréanalyse portant sur 25 ans (1979-2004) (JRA-25) etqu’il allait établir, dans le cadre de ce projet, un grouped’évaluation des données où pourra être représentée lacommunauté météorologique internationale. Elle s’estdéclarée favorable à cette initiative, qui serait avantageusepour son propre PRMT et pour son PMRPT, programmesaxés sur le comportement de la mousson asiatiqueet des cyclones tropicaux.QUESTIONS RELATIVES À LA PRÉVISION NUMÉRIQUE DU TEMPS5.3.9 La Commission a chaudement encouragé leGroupe de travail de l’expérimentation numérique àparticiper activement à la planification et à la mise enœuvre de l’Expérience THORPEX, la recherche théoriqueet numérique étant essentielle pour le succès de celle-ci.On trouvera de plus amples renseignements surl’Expérience THORPEX et sur d’autres projets du PMRPTau titre du point 5.1 de l’ordre du jour.5.3.10 En ce qui concerne les capacités des principauxmodèles opérationnels mondiaux de prévision, leGroupe de travail de l’expérimentation numérique vérifierégulièrement la qualité de divers centres opérationnelsprincipaux en faisant appel à des indices de qualité.La Commission a appris avec intérêt que malgré unenette amélioration de la qualité dans les hémisphèresNord et Sud au cours des dernières années, il est décevantde constater que cette amélioration ne s’est pas produitedans les régions tropicales. La Commission, reconnaissantqu’il convient de mesurer les capacités desmodèles de prévision des éléments météorologiques etdes phénomènes météorologiques violents, a demandéau Groupe de travail de l’expérimentation numérique derédiger un document de principe concernant la vérificationdes modèles. Pour évaluer la performance desmodèles, il faudra notamment déterminer l'exactitudeavec laquelle la trajectoire et l’intensité des ouragans etdes typhons ont été prévues.5.3.11 La Commission a relevé que le Service météorologiquejaponais avait entrepris d’étendre au nord-est duPacifique la comparaison des prévisions de trajectoiredes typhons réalisées par des modèles mondiaux.Autrement dit, tous les cyclones tropicaux de l’hémisphèreNord sont désormais pris en compte dans la comparaison.Ledit Service prévoit de l'étendre égalementau sud du Pacifique et à l’océan Indien. Au cours desdernières années, ces comparaisons ont permis d’améliorerprogressivement la prévision de la trajectoire et del’intensité des cyclones.5.3.12 L’initiative du Groupe de travail de l’expérimentationnumérique visant à comparer et à vérifier lesprévisions relatives aux précipitations par rapport auxdonnées des stations d’observation en surface desrégions où le réseau est dense n’a pas indiqué de


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 17tendance nette à l’amélioration de la qualité depuis plusieursannées. La Commission espérait recevoir bientôtun rapport étayant les résultats obtenus par les centresqui s’occupent de cette question.5.3.13 Le recours à des ensembles pour obtenir un aperçude l’extension probable des prévisions, pour créer unebase de la probabilité d’occurrence de divers résultats etpour calculer des moyennes d’ensembles susceptiblesd’avoir une plus grande qualité constitue actuellement lapierre angulaire des prévisions et des projections climatiquesà toutes les échelles de temps. Au cours des dernièresannées, on a observé un progrès remarquable dansl’application et l’emploi de systèmes de prévision d’ensembleétayés par l’évolution rapide de l’utilisation devecteurs singuliers, d’états initiaux perturbés, etc. C’estpourquoi le Groupe de travail de l’expérimentationnumérique a décidé d’inclure la prévision d’ensembleparmi les sujets de discussion régulièrement abordés lorsde ses sessions. Il a commencé à le faire à sa seizième session(Melbourne, octobre 2000), au cours de laquelle il aanalysé l’état d’avancement des travaux dans ce domaine.5.3.14 La Commission a pris note avec satisfaction desnombreux progrès accomplis en matière de systèmes deprévision d’ensemble dans la plupart des grands centresde prévision numérique du temps, qui ont conduit à lamise au point de diverses techniques et approches. Ellea souligné la grande importance de ces activités etnotamment la nécessité de procéder à une distributiondes probabilités lors de la prévision de phénomènesextrêmes et le rôle considérable du processus de décisionpar les utilisateurs en vue d’optimiser l’emploi du produitdans un contexte socio-économique.5.3.15 La Commission s’est déclarée en faveur de lapoursuite de la publication de l’ouvrage annuel duPMRC et de l’OMM sur les activités de recherche enmatière de modélisation de l’atmosphère et des océans(Rapport N° 30) (Research Activities in Atmospheric andOceanic Modelling) (WMO/TD-No. 987), édité par le Servicemétéorologique canadien. Elle s’est montrée satisfaitede constater que la possibilité de présenter les contributionset la publication finale sous forme électroniqueétait aujourd’hui une réalité.6. RECHERCHE SUR LA PHYSIQUE ET LA CHIMIEDES NUAGES ET SUR LA MODIFICATION ARTIFI-CIELLE DU TEMPS (point 6 de l’ordre du jour)6.1 La Commission a noté avec satisfaction le rapportinstructif du président du Groupe d’experts duConseil exécutif/Groupe de travail de la CSA pour larecherche sur la physique et la chimie des nuages et surla modification artificielle du temps, M. J.-P. Chalon(France). Vu l’intérêt que manifestent de nombreuxpays Membres pour la suppression de la grêle, l’augmentationdes précipitations, l’amélioration de la paramétrisationdes processus liés aux nuages dans lesmodèles de prévision du temps et une meilleure compréhensiondu comportement des nuages du point devue climatique, la Commission a recommandé que cetorgane mixte soit reconduit et que le Conseil exécutifenvisage favorablement sa composition et ses responsabilités.En conséquence, la CSA a adopté la recommandation2 (CSA-XIII).6.2 A sa vingtième session, qui a eu lieu à Genèvedu 20 au 24 novembre 2000, le Groupe d’experts duConseil exécutif/Groupe de travail de la CSA a examinéles dernières réalisations scientifiques intéressant lespays Membres dans les domaines suivants :a) augmentation des précipitations provenant denuages mixtes;b) augmentation des précipitations provenant denuages chauds;c) dissipation du brouillard et autres activités relativesau brouillard;d) tendances et perspectives en matière de suppressionde la grêle;e) nuages et électricité atmosphérique;f) rôle des nuages en ce qui concerne le climat, lamodification anthropique de la structure desnuages et le développement de processus de précipitationdans les nuages;g) incidences des nuages et des précipitations sur legivrage;h) rôle des nuages dans la chimie de l’atmosphère;i) modélisation des nuages;j) progrès récents des sondages par radar et de l’observationdes particules en suspension dans l’air.6.3 En ce qui concerne l’alinéa a) ci-dessus, laCommission a noté que les systèmes de nuages mixtesétaient à l’origine d’une forte proportion des précipitationsqui se produisent dans le monde et qu’ils continuaientà faire l’objet d’une grande partie des activitésopérationnelles relatives à l’augmentation des précipitationsréalisées par les gouvernements et le secteur privé.Il est prouvé qu’il est possible d’accroître la couverturede neige et les précipitations des systèmes orographiqueset il existe des signes d’évolution des précipitations provenantde nuages isolés. Les résultats d’expériences réaliséesrécemment sur des nuages isolés situés en Afriquedu Sud et au Mexique, où l’on a fait appel à des dispositifspyrotechniques libérant des substances hygroscopiques,sont particulièrement remarquables. La CSA arecommandé de lancer des recherches approfondies afinde déterminer si les résultats obtenus pour des systèmesde nuages isolés peuvent être généralisés à des systèmesplus importants et afin d’étudier les interactions quis’établissent entre la dynamique et la microphysique desnuages sous l’effet de l’ensemencement.6.4 En ce qui concerne l’alinéa c) ci-dessus, laCommission a pris note des résultats positifs duprojet italo-russe concernant la dissipation desbrouillards sur les routes du nord de l’Italie. Un systèmeautomatique de dispersion des brouillards surfondus estdésormais opérationnel. Des modèles électrostatiques etthermiques d’échelle réelle des appareils de dispersiondes brouillards chauds sont en cours d’essai sur leterrain.


18RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE6.5 La Commission a considéré les derniers progrèsdes techniques de suppression de la grêle, étant donné lenombre relativement élevé de pays où l’on met courammenten œuvre ces techniques. La Commission a notéque les principes de suppression de la grêle n’ont pas tellementévolué au cours des dernières années et que lessuccès revendiqués sont extrêmement variables. Elles’est déclarée d’accord avec l’opinion du Groupe d’expertsdu Conseil exécutif/Groupe de travail de la CSAselon lequel ces succès ne sont pas corroborés du faitqu’il n’existe pas de moyen scientifique reconnu sur leplan international d’évaluer l’efficacité des opérationsde suppression de la grêle, en raison notamment del’extrême variabilité naturelle des chutes de grêle.6.6 La qualité des modèles numériques employéspour prévoir le temps et le climat et la qualité et l'efficacitédes projets visant à favoriser la pluie et à lutter contre lagrêle restent extrêmement limitées en raison d'uneconnaissance insuffisante du comportement des nuages.La Commission a recommandé, pour que des progrèssoient réalisés dans ces domaines, que de plus amplesrecherches soient entreprises, à propos notamment desmécanismes qui conduisent à l'organisation de systèmesnuageux de petite et de moyenne échelle et de ceux quimènent de la formation de nuages à l'apparition de précipitations.La Commission encourage les études théoriqueset de laboratoire ainsi que les expériences sur le terrain etles simulations numériques. Elle a recommandé que l'onresserre la coopération afin que les Membres bénéficientde l'expérience existante et des outils disponibles.6.7 La Commission a noté avec satisfaction que leGroupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe de travailde la CSA a examiné et mis à jour la Déclaration del’OMM sur l’état actuel de la modification artificielle dutemps ainsi que les Directives à suivre en cas de demanded’avis ou d’assistance pour la planification d’activités demodification artificielle du temps, publiés tous deux dansle Rapport du Groupe d’experts du Conseilexécutif/Groupe de travail de la CSA (Rapport N° 36)(Report of the Executive Council Panel of Experts/CASWorking Group on Physics and Chemistry of Clouds andWeather Modification Research) (WMO/TD-N° 1059). Cesdocuments ont été révisés lors de la cinquante-troisièmesession du Conseil exécutif (Genève, juin 2001). De plus,étant donné l’intérêt que suscite cette question dans denombreux pays Membres de l’OMM, ils ont été envoyés àtous les Membres. La CSA s’est déclarée d’accord avec lamise en garde que contient la déclaration à propos dedivers aspects de la modification artificielle du temps.Elle a noté avec satisfaction qu’une section portant sur lamodification du temps par inadvertance a été inclusedans la Déclaration, conformément à la demande formuléelors de la septième Conférence scientifique de l’OMMsur la modification artificielle du temps, organisée àChiang Mai, en Thaïlande, du 17 au 22 février 1999.6.8 La Commission a noté avec satisfaction que cetteconférence, qui a réuni plus de 200 scientifiques originairesde 33 pays représentant toutes les associationsrégionales participantes, a suscité une fois encore un vifintérêt sur le plan international. L’OMM a publié un textepréliminaire en trois volumes qui comprend la liste desparticipants, les discours d’ouverture de hauts fonctionnairesreprésentant la Thaïlande et le Secré-tariat, un résuméet les conclusions de la conférence. Le Groupe d’expertsdu Conseil exécutif/Groupe de travail de la CSA arecommandé l’organisation d’une huitième conférence,éventuellement en 2003, afin de faire part à un vaste auditoiredes percées de la technologie et de l’informatiquequi permettent une amélioration considérable des possibilitésd’observation des nuages et une modélisation pluscomplexe des processus nuageux et des processus deméso-échelle. La Commission a convenu que ces percéesdevraient conduire à une meilleure compréhension desprocessus de précipitation, qu’ils soient naturels ou qu’ilsrésultent d’expériences d’ensemencement.6.9 La Commission a noté avec intérêt les conclusionsd’un atelier organisé en novembre/décembre 1999par l’OMM, le NCAR et l’Etat mexicain de Durango, atelierdont les participants ont évalué les résultats étonnantsobtenus au Mexique, en Afrique du Sud et enThaïlande à la suite de l’ensemencement hygroscopiquede la base des nuages. Il a été impossible de donner uneexplication complète des processus en jeu dans lesnuages ensemencés. Par exemple, les effets notés jusqu’àune heure après l’ensemencement ont été inattendus. LaCommission a appuyé la stratégie mise au point pendantl’atelier pour élucider les questions scientifiquesliées aux résultats de l’ensemencement hygroscopique :examen approfondi des expériences passées, étudesthéoriques, études en laboratoire, simulations numériqueset, éventuellement, vastes expériences sur le terrain.La Commission a demandé à l’OMM de soutenircette initiative dans toute la mesure du possible. Pour cequi est du transfert de capacités, la Commission ademandé à son Groupe de travail pour la recherche surla physique et la chimie des nuages et sur la modificationartificielle du temps d’accroître ses activités sur leséchanges techniques et l’organisation d’ateliers afin derenforcer les capacités des pays en développement. A cepropos, la Commission a pris note de la proposition duMaroc d’offrir des cours théoriques et pratiques sur lamodification artificielle du temps. Elle a également notéque la Fédération de Russie fait appel à des laboratoiresinstallés dans des appareils volant dans la stratosphère etla troposphère ainsi qu’aux chambres à nuages et à aérosolsde l’Institut de météorologie expérimentale afind’améliorer la compréhension de la physique des nuageset notamment du transport de vapeur d’eau et de l’efficacitédes réactifs hygroscopiques. La Commission ademandé à son Groupe de travail de voir si ces installationsde pointe pourraient servir à la recherche internationalesur la physique des nuages.6.10 En ce qui concerne l’initiative européenneayant pour objet d’étudier les possibilités d’augmentationdes précipitations dans le bassin méditerranéen, laCommission a reconnu qu’un léger accroissement desprécipitations pourrait contribuer substantiellement auxressources en eau de la région. Elle s’est félicitée de


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 19l’approche progressive adoptée par les partenaires duprojet, grâce à laquelle une infrastructure appropriéevisant à déterminer le potentiel d’augmentation des précipitationspar zone est en cours de mise en place. Cetteinfrastructure servira à définir les besoins de formationconcernant les bases de données sur les nuages, les basesde données climatologiques et autres, ainsi que les questionsscientifiques demandant une attention particulière.La Commission a exhorté ses membres et l’OMM àjouer un rôle actif dans ce projet à long terme.6.11 La Commission a noté que depuis sa dernièresession, le Secrétariat de l’OMM a publié des inventairesdes projets nationaux de modification artificielle dutemps pour les années 1997 à 2000. Une trentaine depays ont lancé, dans le cadre de 75 projets distincts, desactivités de modification artificielle du temps ayant pourobjet essentiel de supprimer la grêle et d’augmenter lesprécipitations. Les chiffres n’indiquent pas de tendancenette depuis plusieurs années. La Commission a recommandéqu’on continue de publier l’inventaire annuel,vu le stress hydrique que des personnes de plus en plusnombreuses devraient subir au cours des décennies àvenir.6.12 La Commission a noté que de nombreuxMembres de l’OMM se livraient à des activités pratiquesde modification artificielle du temps visant à augmenterles précipitations et à lutter contre la grêle. Elle asouligné que les responsables de tels programmesdoivent procéder à des analyses rigoureuses des résultatset les soumettre à un examen paritaire sur le planinternational.7. RECHERCHE SUR LE CLIMAT (point 7 de l’ordredu jour)7.1 PROGRAMME MONDIAL DE RECHERCHE SUR LECLIMAT : STRATÉGIE ET ACTIVITÉS (point 7.1)7.1.1 La Commission a pris connaissance avec intérêtdu rapport qui lui a été présenté sur les activités menéesau titre du Programme mondial de recherche sur le climat(PMRC). Entreprise conjointe de l’OMM, de laCommission océanographique intergouvernementale(COI) de l’UNESCO et du CIUS, ce programme a pourvocation principale d’élargir et d’étoffer notre base deconnaissances sur le système climatique physique pournous permettre d’anticiper et de prévoir les variations duclimat à différentes échelles spatio-temporelles, y compriscelles qui résultent de l’action de l’homme. La CSAparticipe à la planification et à la conduite du PMRC,notamment en désignant un représentant aux sessionsannuelles du Comité scientifique mixte (CSM)OMM/CIUS/COI qui a la charge de formuler les objectifsscientifiques du PMRC. Le représentant de la CSA auxsessions du CSM doit notamment rendre compte à cedernier des activités pertinentes conduites sous les auspicesde la Commission.7.1.2 Ayant passé en revue les divers grands projetsqui relèvent du PMRC, la Commission a estimé que lesactivités s’inscrivant dans le programme de l’ExpérienceGEWEX pouvaient contribuer grandement à l’avancementdudit PMRC. L’Expérience GEWEX a donné naissanceà toute une série d’expériences régionales visant àétudier les bilans de l’eau et de l’énergie à l’échelle descontinents. Ces expériences comprennent le Projetinternational GEWEX d’échelle continentale (GCIP) quicouvre le bassin du Mississippi, l’Expérience BALTEXdans la mer Baltique, l’Expérience GEWEX sur la moussond’Asie (GAME), l’Etude GEWEX portant sur le bassindu Mackenzie (MAGS) et l’Expérience biosphère-atmosphèreà grande échelle en Amazonie (LBA). La premièrede ces expériences, l’Expérience GCIP est en train dedonner naissance au Projet de prévision pour lesAmériques (GAPP), qui nécessitera l’approfondissementdes connaissances sur les effets des terres émergées sur leclimat et la prévisibilité. On prend aussi les dispositionsvoulues pour organiser une étude sur le couplage de l’atmosphèretropicale et du cycle hydrologique (CATCH)dans la région du Sahel (Afrique de l’Ouest). On a lancépar ailleurs la période 2001-2003 d’observations renforcéescoordonnées à l’échelle planétaire, durant laquelleseront rassemblés des jeux de données provenant detoutes les études régionales GEWEX, ce qui devrait permettred’évaluer l’influence des sources et des puits dechaleur et d’humidité continentaux sur le système climatologiquemondial et ses anomalies. La Commissiona appris également que, dans le cadre de l’ExpérienceGEWEX, on continuait de constituer des séries de jeuxde données climatologiques de base obtenues à partird’une combinaison de mesures classiques in situ, d’observationspar télédétection et d’analyses météorologiquesétablies en exploitation. Pour ce faire, plusieursprojets spécifiques ont été mis en œuvre, par exemple leProjet international d’établissement d’une climatologiedes nuages à l’aide de données satellitaires (ISCCP), leProjet mondial de climatologie des précipitations et leProjet GEWEX concernant la vapeur d’eau (GVaP). LaCommission a apprécié le nombre d’activités entreprisesdans le cadre de l’Expérience GEWEX et a encouragé lespersonnels du PMRPT et de l’Expérience GEWEX à collaborerà la mise en œuvre du Projet GVaP, à l’organisationdu Projet GAPP et à l’amélioration des connaissancessur le rôle de l’orographie dans les processus desnuages et des précipitations.7.1.3 La Commission s’est réjouie de l’étroite coordinationqui est assurée entre le Projet SPARC, entrepriseau titre de GEWEX, et le Programme de la VAG qui fournitles mesures de l’environnement et de la compositionde l’atmosphère indispensables aux études envisagéespour le Projet SPARC. Dans le cadre de ces études, onpeut citer l’évaluation de l’évolution des températuresstratosphériques et l’étude des causes des variations de larépartition verticale de l’ozone. On vient de termineraussi une analyse complète de la concentration, de larépartition et de la variabilité (évolution à long terme)de la vapeur d’eau présente dans la haute troposphère et


20RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREla basse stratosphère. Les résultats obtenus ont confirméune évolution à la hausse de la concentration de lavapeur d’eau dans ces régions de l’atmosphère.Toutefois, les observations actuelles ne suffisent paspour répondre à plusieurs questions fondamentales surl’influence que la vapeur d’eau présente dans la hautetroposphère et la basse stratosphère peut avoir sur le climat.Aussi faut-il déployer des efforts supplémentairespour améliorer la surveillance continue de la vapeurd’eau. Ensemble, ces études ont permis de mettre en évidenceles relations entre les variations de la température,de l’ozone et de la vapeur d’eau; elles ont montréaussi qu’il était essentiel d’appliquer de plus en plus uneapproche intégrée à l’étude des variations des paramètresstratosphériques.7.1.4 La Commission a été impressionnée par les progrèsaccomplis au titre du Projet CLIVAR, qui relève duPMRC, dans les domaines suivants :a) mise en œuvre des composantes nationales duprojet;b) renforcement des capacités de prévision saisonnière;c) mise en place de systèmes d’observation in situ etutilisation de données satellitaires;d) réalisation d’études régionales, en particulier sur lamousson d’Asie/Australie;e) étude de la variabilité de la mousson américaine;f) variabilité du système climatique africain.La Commission a pris note également de l’importantecontribution apportée par la communauté scientifiqueau travail d’évaluation réalisé par le Groupe de travail dela science relevant du GIEC. Elle a souligné la nécessitéde coordonner les initiatives du PMRC et les activitésrelevant de son PRMT afin d’encourager, sur le planrégional, la collaboration entre les chercheurs concernéset de permettre ainsi à la collectivité de tirer pleinementparti des connaissances et de l'expérience accumulées.7.1.5 La Commission a pris acte de la création d’unnouveau programme d’étude du PRMC relatif au climatet à la cryosphère (CLiC). Il s’agit d’une étude coordonnéedu rôle que joue l’ensemble des composantes de lacryosphère dans le système climatique planétaire. Lesprincipaux thèmes scientifiques en sont l’effet de l’évolutiondu climat sur l’enneigement saisonnier, le pergélisol,les glaces terrestres et les glaces de mer, la contributionde l’ablation des glaces terrestres à l’élévation duniveau de la mer et l’irréversibilité éventuelle deschangements climatiques en cas de modification dela cryosphère.7.1.6 La Commission s’est félicitée des grandes avancéesenregistrées dans le cadre de l’Expérience mondialeconcernant la circulation océanique (WOCE), en ce quiconcerne la connaissance de la structure et de la circulationdes couches profondes de l’océan ainsi que du rôleque joue celui-ci dans le système climatique. L’ExpérienceWOCE a fait faire aussi de gros progrès à latechnique dans le domaine des méthodes d’observationet de collecte des données océanographiques (flotteursautomatisés, détecteurs embarqués à bord de satellites etservant à établir une topographie précise de l’océan,etc.). L’Expérience WOCE, dont la phase pratique s’estdéroulée de 1990 à 1997, est entrée dans sa phase finalequi consiste à établir la synthèse de toutes les donnéesd’observation recueillies pour obtenir une image cohérentede la dynamique de la circulation océanique mondialedans les années 90, tâche qui devrait s’achever en2002.7.1.7 La Commission a observé que la mise au pointde modèles globaux de l’ensemble du système climatiquesur la base des progrès scientifiques réalisés dans lecadre des autres grands projets du PMRC était le grandthème unificateur des activités que recouvre ce programme.Ces modèles nous seront indispensables pourcomprendre et prévoir les variations naturelles du climatet évaluer avec fiabilité les changements climatiquesd’origine anthropique. Les activités correspondantesrelèvent de deux grands groupes : le Groupe de travailmixte CSA/CSM de l’expérimentation numérique et leGroupe de travail des modèles couplés relevant duPMRC. Au titre du point 5.3, la Commission a examinéles activités du Groupe de travail de l’expérimentationnumérique, lequel est responsable de la mise au point del’élément atmosphérique des modèles climatiques et desmodèles de l’atmosphère utilisés pour la PNT, à l’appuide la recherche sur la prévision météorologique relevantà la fois du PMRC et de la CSA. La Commission a réaffirméle rôle important du Groupe de travail de l’expérimentationnumérique qui doit assurer l’exploitation desrésultats obtenus dans le cadre du PMRC pour améliorerles prévisions utilisées en exploitation ainsi que la liaisonentre le PMRC et le PMRPT. Quant au Groupe detravail des modèles couplés, il a pour tâche de superviserl’élaboration des modèles couplés atmosphère-océanterresémergées-cryosphère qui serviront à étudier lesvariations climatiques intervenant sur des périodesallant de quelques années à un siècle et à prévoir leschangements climatiques d’origine anthropique.7.2 AUTRES ACTIVITÉS DÉPLOYÉES DANS LE DOMAINE DUCLIMAT (point 7.2)7.2.1 La Commission a relevé que la treizième sessionde la Commission de climatologie (CCl) s’était tenue àGenève en novembre 2001. Elle a noté qu’un certainnombre de domaines revêtaient pour les deux commissionsun intérêt commun, en particulier la prévision saisonnièreà interannuelle du climat et la prévision àlongue échéance, le recours croissant aux méthodes deprévision d’ensemble, l’utilisation des modèles à domainelimité et un certain nombre de questions relatives àl’environnement urbain.7.2.2 La Commission s’est vivement félicitée de lafructueuse coordination qui s’est instaurée avec leProjet CLIPS (Services d’information et de prévisionclimatologiques), s’agissant de mettre au point desméthodes de vérification des prévisions à longueéchéance. Elle s’est par ailleurs réjouie du succès remportépar l’Atelier international de l’OMM sur la


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 21prévision à longue échéance et ses applications qui a étéorganisé au Caire, en janvier 2000, en association avec lePRAE. Elle a noté que les questions relatives à l’infrastructurede prévision saisonnière à interannuelle du climatrelevaient aujourd’hui de la compétence de l’Equipespéciale intercommissions pour les centres climatologiquesrégionaux, et que la CCl s’en occupait en coordinationavec la CSA, la CSB et la Commission de météorologieagricole (CMAg). Elle a remercié le président desefforts qu’il déployait sans relâche pour faciliter la participationde la Commission à cet important domaine derecherche.7.2.3 La Commission a noté que l’on accordait deplus en plus d’attention à l’amélioration de l’environnementurbain vu que les populations citadines necessent de croître. Elle a été informée à cet égarddu projet pilote relatif à la santé humaine qui vise à atténuerle plus possible, dans les zones urbaines, les effetsnéfastes des vagues de chaleur prolongées. Elle a faitvaloir que les occasions ne manqueraient pas de renforcerla collaboration et la synergie avec la CCl pour lesquestions relatives à la climatologie et à l’environnementurbains. Aussi a-t-elle prié son président de mettreen place des mécanismes appropriés à cette fin,de concert avec le président de la CCl et le Secrétairegénéral.8. AUTRES ACTIVITÉS DE RECHERCHE (point 8 del’ordre du jour)8.1 En ce qui concerne la demande du Conseilexécutif d’élaborer une déclaration de politiquegénérale sur la prévision météorologique et les projectionsclimatiques, la Commission a chaleureusementfélicité le Comité directeur scientifique du PMRPT, leGroupe de travail CSA/CSM de l’expérimentationnumérique et les organes compétents du PMRC pourleur fructueuse collaboration qui a débouché sur unprojet de déclaration de l'OMM sur les fondementsscientifiques et les limites de la prévision météorologiqueet des projections climatiques. Elle a relevé quecette déclaration avait en premier lieu pour objet defaciliter les relations des SMHN avec les instancesgouvernementales, les médias, le grand public et lesutilisateurs.8.2 La Commission a exprimé sa satisfactionsincère au groupe de rédaction spécial qui a été chargé,pendant la session, de revoir le texte afin d’établirune distinction claire entre la prévision météorologique,la prévision des anomalies climatiques et les projectionsclimatiques. Cette distinction se fonde sur ladisparité des éléments d’information nécessaires poureffectuer ces prévisions ou projections ainsi que sur lesdifférences des prévisions ou projections elles-mêmes.La Commission estime que la déclaration, qui reflètel’état actuel des connaissances scientifiques en lamatière, contribue à clarifier la question et qu’ilconviendra d’y apporter périodiquement les modificationsimposées par le progrès des techniques et du savoirscientifique.8.3 Le projet de déclaration de l’OMM sur les fondementsscientifiques et les limites de la prévisionmétéorologique et des projections climatiques, telqu’il a été approuvé par la Commission, figure dansl’Annexe II du présent rapport.9. EXPOSÉS SCIENTIFIQUES (point 9 de l’ordre dujour)Les exposés suivants ont été présentés pendantla session :a) Influence du temps, prévisions météorologiques etpolitique à suivre, par M.R. Pielke, Jr., Université duColorado, Etats-Unis d’Amérique;b) L’art de la prévision météorologique au XXI e siècle,par M.A.Thorpe, NERC Centres for AtmosphericScience, Royaume-Uni;c) La prévision d’ensemble, de quelques jours àquelques décennies, par M.T. Palmer, CEPMMT,Royaume-Uni;d) L’exploitation des données transmises par les stationsdu réseau d’observation de la VAG et les perspectivesquant aux orientations futures de la VAG,par M. U. Baltensperger, Institut Paul Scherrer,Suisse.Ces exposés, d’une qualité remarquable, ont grandementfacilité les débats concernant les points 5.1, 5.2,3.1 et 4 de l’ordre du jour.10. PLANIFICATION À LONG TERME DE L’OMM(point 10 de l’ordre du jour)CINQUIÈME PLAN À LONG TERME DE L’OMM10.1 La Commission a noté que le TreizièmeCongrès avait adopté le cinquième Plan à long termede l’OMM, établi pour la période 2000-2009. Elle aégalement noté qu’il a été demandé aux commissionstechniques, notamment, de se conformer aux orientationspolitiques et aux stratégies énoncées dans lePlan et d’organiser leurs activités de façon à atteindreles principaux objectifs à long terme formulés danscelui-ci.10.2 La Commission a également noté que lecontrôle et l’évaluation des quatre premières années ducinquième Plan à long terme (2000-2003) vont êtreentrepris et que le Conseil exécutif, à sa cinquantequatrièmesession, suivi du Quatorzième Congrès, vaenvisager une évaluation de sa mise en œuvreconformément à la résolution 12 (EC-LIII) — Directivespour le contrôle et l’évaluation de la mise en œuvredu cinquième Plan à long terme de l’OMM.La Commission a demandé à son président de veiller àce que l’apport au processus d’évaluation attendu d’ellesoit assuré.


22RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREELABORATION DU SIXIÈME PLAN À LONG TERME DE L’OMM10.3 La Commission a rappelé que le TreizièmeCongrès avait décidé que le sixième Plan à long terme del’OMM serait élaboré. Ce faisant, le Congrès avaitdemandé aux commissions techniques de diriger la formulationde l’ensemble des aspects scientifiques et techniquesdes programmes et activités de l’OMM relevantde leurs compétences.10.4 La Commission a également rappelé que leConseil exécutif avait créé son Groupe de travail de laplanification à long terme afin qu’il l’aide pour la planificationà long terme ainsi que l’Equipe spéciale chargéed’analyser la structure de l’OMM et que les deux instancesavaient participé à une session conjointe du 12 au16 mars 2001. Lors de sa cinquante-troisième session(juin 2001), le Conseil exécutif a examiné le rapport dela session conjointe.10.5 La Commission a noté que son vice-présidentavait assisté à des réunions parallèlement aux réunionsdes présidents des commissions techniques organiséesen octobre 2000 et en octobre 2001, dont les participantsont examiné les projets de propositions formuléspar le Groupe de travail de la planification à long termeà propos du projet de sixième Plan à long terme, auquelils ont contribué.10.6 La Commission a pris note des décisions adoptéespar le Conseil exécutif à sa cinquante-troisième sessionà propos de la rédaction du sixième Plan à long termede l’OMM. Le Conseil a ratifié les perspectives d’avenir del’Organisation, les résultats souhaités ainsi que les stratégieset les objectifs stratégiques associés qui servent decadre à la formulation de l’ensemble du projet de Plan. LeConseil, notant qu’il serait utile de tenir compte de l’opinionde l’ensemble de la communauté météorologique ethydrologique internationale à propos de ces questions, aconvenu que le rôle directeur de l’Organisation, qui metà contribution sa compétence et qui favorise la coopérationinternationale dans les domaines voulus, était un élémentessentiel de ses perspectives d’avenir. LaCommission a appris que les perspectives d’avenir del’OMM sont :«d’être le chef de file en matière d’expertise et decoopération internationale dans les domaines de lamétéorologie, du climat, de l’hydrologie et des ressourcesen eau et des questions environnementalesconnexes et par là même de contribuer à la sécuritéet au bien-être des peuples du monde entier et àl’intérêt économique de toutes les nations».10.7 La Commission a noté que le Conseil avait convenude six résultats souhaités : a) amélioration de la protectionde la vie et des biens, b) amélioration de la sécuritésur terre, en mer et dans les airs, c) amélioration de laqualité de la vie, d) développement économique durablee) protection de l’environnement et f) amélioration del’efficacité de l’OMM. Elle a pris note de l’objectif visantà identifier les résultats souhaités de façon à obtenir unsixième Plan à long terme plus stratégique et davantagetourné vers l’extérieur. La Commission a ratifié les neufstratégies adoptées par le Conseil, auxquelles sont associésdes buts, en vue de répondre aux besoins globaux en pleineévolution en matière de fourniture d’avis d’experts etde services relevant de la météorologie, des ressources eneau et du climat ainsi que de l’environnement naturelconnexe.10.8 La Commission a rappelé que le Conseil avaitdécidé que l’actuelle structure des programmes serviraitde base à l’élaboration du sixième Plan à long terme etdu budget-programme de la quatorzième période financière.Le Conseil avait reconnu qu’il importait d’identifierà qui revenait la responsabilité première de veiller àla réalisation (et/ou à la coordination) de chacun desgrands programmes ainsi que des stratégies et des objectifsstratégiques associés. Il avait également décidé que laprésentation de plusieurs des grands programmes del’OMM et de leurs programmes composants devraitsuivre une disposition des programmes comprenant lesfinalités du Programme et la manière dont il contribueaux stratégies et aux objectifs énoncés dans le sixièmePlan à long terme.10.9 La Commission a admis avec le Conseil que lesperspectives d’avenir, les résultats souhaités, les stratégieset les objectifs stratégiques associés ainsi que lastructure des programmes du sixième Plan à long termeconstitueraient une base claire pour le budget-programme.L’obtention des résultats souhaités définis dans lebudget-programme contribuera à la réalisation des stratégiesénoncées dans le sixième Plan à long terme et desobjectifs qui lui sont associés. Tout ceci constitue le lienpertinent entre le sixième Plan à long terme et le budgetprogramme.10.10 La Commission a noté que le Conseil a décidéque les domaines clés qu’il conviendrait de renforcersont les suivants : a) contribution à la protection de lavie et des biens — notamment lutte contre les catastrophesnaturelles et atténuation de leurs effets, b) changementsclimatiques et leurs incidences, c) prestation deservices dans l’intérêt socio-économique des peuples,d) hydrologie et ressources en eau.10.11 A ce propos, la Commission a tenu à soulignerque l’orientation et les priorités actuelles de ses activitésvont contribuer sensiblement aux perspectives d’avenirde l’OMM, aux résultats souhaités ainsi qu’aux stratégieset objectifs stratégiques associés. Elle a également soulignéle rôle du PMRPT, qui aborde certains aspects desconséquences socio-économiques des conditions météorologiquesdangereuses et de ses activités concernantl’amélioration des techniques de prévision, aidant ainsiles Membres de l’Organisation à faire face à leurs responsabilitésen matière de protection des personnes et desbiens. Elle a souligné en outre la contribution de la VAGà la protection du milieu à une échelle locale à mondiale.10.12 La Commission a reconnu qu’elle avait un rôleà jouer dans l'élaboration et la mise en œuvre du sixièmePlan à long terme, son contrôle et son évaluation. Ace propos, elle a demandé à son président de contribuerlargement, en collaboration avec d'autres membres duGroupe de travail consultatif, aux réunions du Groupede travail de la planification à long terme relevant du


RÉSUMÉ GÉNÉRAL 23Conseil exécutif qui concernent les priorités établies etles activités réalisées dans le cadre des programmes de laCSA. Cette contribution devrait consister notamment àrecueillir des informations sur les résultats et les avantagesattendus des activités de la Commission. LaCommission a noté que la Stratégie approuvée pour lamise en œuvre de la VAG (2001-2007) permettrait à ceprogramme de contribuer notablement au sixième Planà long terme de l'OMM.STRUCTURE DE L’OMM10.13 La Commission a pris note de l’opinion expriméepar le Conseil exécutif à sa cinquante-troisième sessionà propos de l’analyse de la structure de l’OMM.Elle a également noté que le Treizième Congrès s’étaitprononcé en faveur de mesures destinées à encourageret à promouvoir la coopération et la collaboration entreles commissions techniques et les associations régionales.Elle a demandé aux présidents des commissionstechniques, notamment, de mettre en œuvre cesmesures selon les besoins et en fonction des ressourcesdisponibles.10.14 La Commission a noté en particulier que leConseil avait demandé à son Equipe spéciale chargéed’analyser la structure de l’OMM de continuer à étudiercertaines questions, et notamment le rôle et les fonctionsdes commissions techniques et des associationsrégionales, en rationalisant son travail ainsi que le travailde ses organes subsidiaires et du Bureau de l’OMM.La Commission a demandé à son président de collaboreravec les présidents des autres commissions techniqueset des associations régionales en vue d’examinerles questions à l’ordre du jour, de faire des recommandationsà leur propos et de veiller à ce que ses préoccupationssoient exprimées lors de futures réunions deséquipes spéciales et des groupes de travail concernés duConseil.CONSIDÉRATIONS D’ORDRE GÉNÉRAL10.15 La Commission a rappelé que de l’avis duConseil, il faudrait améliorer la collaboration entre lescommissions techniques et les associations régionales. Ilfaudra tout particulièrement veiller à une bonne réalisationdes activités des associations régionales durant lesintersessions. La Commission, soulignant que sa participationau processus de planification à long terme pendantl’intersession était de la plus haute importance, ademandé à son président de veiller à ce que des mesuresappropriées soient adoptées à ce sujet.11. EXAMEN DES RÉSOLUTIONS ET DES RECOMMAN-DATIONS ANTÉRIEURES DE LA COMMISSION DESSCIENCES DE L'ATMOSPHÈRE (point 11 del'ordre du jour)11.1 La Commission a examiné les résolutions et lesrecommandations qu'elle avait adoptées au cours de saprécédente session et qui étaient toujours en vigueur,ainsi que les résolutions et les recommandations duConseil exécutif qui se rapportaient à son domained'activité. Suite à cet examen, elle a pris un certainnombre de décisions qui sont consignées dans la résolution4 (CSA-XIII) ainsi que dans la recommandation 3(CSA-XIII).11.2 La Commission a noté que les résolutions 11(EC-XXIX) et 7 (EC-XXXIX) du Conseil exécutif, se rapportanttoutes deux à l’ozone atmosphérique, étaient enpartie redondantes. Elle a donc prié le Secrétariat d’élaborerun nouveau projet de résolution sur la questionavec le Groupe de travail consultatif en tenant comptedu plan stratégique de la VAG pour la période 2001-2007. Cette résolution devrait être soumise au Conseilexécutif en 2003.12. ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU (point 12de l’ordre du jour)M. A. Eliassen (Norvège) a été réélu à l’unanimitéprésident de la Commission et M. A.V. Frolov(Fédération de Russie) a été élu, également à l’unanimité,vice-président de la Commission. Les membres duBureau nouvellement élus ont accepté avec plaisird’assumer leurs fonctions jusqu’à la quatorzième sessionde la Commission.13. DÉSIGNATION DES MEMBRES DES GROUPES DETRAVAIL (point 13 de l'ordre du jour)13.1 La Commission a constitué les groupes de travail(dont deux rempliront en même temps les fonctionsde groupes d'experts du Conseil exécutif/groupes de travailde la CSA) et a désigné les rapporteurs ci-après pourmener à bien ses travaux entre sa treizième et sa quatorzièmesessions :a) Groupe de travail consultatif de la Commission dessciences de l'atmosphère;b) Groupe d'experts du Conseil exécutif/Groupe detravail de la CSA pour la pollution de l'environnementet la chimie de l'atmosphère;c) Comité directeur scientifique du Programme mondialde recherche sur la prévision du temps;d) Groupe de travail de la recherche en météorologietropicale;e) Groupe d'experts du Conseil exécutif/Groupe detravail de la CSA pour la recherche sur la physiqueet la chimie des nuages et sur la modification artificielledu temps.13.2 La Commission a fixé la composition desgroupes de travail, formulé des recommandations pourcelle des Groupes d’experts du Conseil exécutif/Groupesde travail de la CSA et a désigné les rapporteurs selon lesindications données dans les résolutions correspondantes.13.3 Nonobstant la règle 33 du Règlement général, laCommission a autorisé son président à procéder, entre


24RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREses sessions, à toutes les modifications qui apparaîtraientnécessaires dans la composition des groupes de travail, ycompris la nomination de nouveaux présidents et ladésignation d'experts qualifiés appelés à participer auxactivités des groupes de travail pertinents.13.4 La Commission a remercié le Comité chargé decoordonner les propositions concernant la nominationdes rapporteurs et des membres des groupes de travailpour l'excellente manière dont il s'était acquitté de sadifficile tâche.14. DATE ET LIEU DE LA QUATORZIÈME SESSION(point 14 de l’ordre du jour)La Commission a noté avec satisfaction que lesreprésentants du Maroc, d’Afrique du Sud et de laTurquie avaient indiqué à l’OMM que leurs gouvernementsse proposaient d’accueillir la quatorzième sessionde la CSA, prévue pour 2006. Elle a en outre noté que ladate et le lieu de sa quatorzième session seraient déterminésconformément aux dispositions de la règle 186 duRèglement général de l’OMM._________________15. CLÔTURE DE LA SESSION (point 15 de l’ordre dujour)15.1 Dans son discours de clôture, le président de laCommission a remercié tous ceux qui avaient contribuéau succès des travaux de la session, et notamment lesprésidents des Comités de travail, le président duComité des nominations, le président du Comité chargéde choisir les membres des groupes de travail et les rapporteurs,le groupe de rédaction de la déclaration sur laprévision météorologique et les projections climatiques,les représentants ainsi que le personnel du Secrétariat del’OMM et du secrétariat local, y compris les interprètes,les traducteurs et tous ceux qui ont œuvré dans les coulissesà l’élaboration des documents. Il a félicité le présidentrécemment élu et lui a souhaité, ainsi qu’à l’ensembledes membres des groupes de travail et des rapporteursélus, une intersession particulièrement fructueuse,au moment où ils s’apprêtent à relever les défisauxquels la Commission est appelée à faire face.15.2 La treizième session de la Commission dessciences de l’atmosphère a été close le 20 février 2002 à10 h 45.


RÉSOLUTIONS ADOPTÉES LORS DE LA SESSIONRÉSOLUTION 1 (CSA-XIII)GROUPE DE TRAVAIL CONSULTATIF DE LACOMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRELA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSHÈRE,NOTANT :1) le fait que le Sixième Congrès avait jugé nécessairede maintenir le système des organes consultatifschargés de donner des avis aux présidents des commissions,2) les principes directeurs, la stratégie, les objectifs etles plans de la CSA adoptés par le TreizièmeCongrès,CONSIDÉRANT :1) l’importance du rôle qui lui incombe d’appelerl’attention des intéressés sur certains problèmes derecherche exceptionnels et de faciliter la diffusiondes connaissances scientifiques,2) le fait que le Conseil exécutif lui a demandé d’assumerun rôle de coordination dans les programmesde recherche de l’OMM,DÉCIDE :1) de reconduire son Groupe de travail consultatif etde lui confier les attributions suivantes :a) aider le président de la Commission à donnerdes avis sur les problèmes urgents qui ne peuventêtre traités par les groupes de travail ordinairesou par un échange de correspondanceentre les membres de la Commission;b) conseiller le président de la Commission et l’aiderà faire le point des progrès réalisés, notammenten ce qui concerne les activités des groupesde travail et des rapporteurs, à organiser des conférences,colloques et réunions d’experts et à élaborerle programme de travail de la Commission;c) réagir promptement et efficacement à l’égardde tout projet que la Commission serait invitéeà entreprendre;d) aider le président à suivre de près les activitésde recherche déployées au sein de l’OMM etcelles qui présentent un intérêt pour l’Organisationet à élaborer les sections correspondantesdu Plan à long terme de l’OMM;e) assumer la responsabilité générale du transfertdes résultats de recherche, des techniques et del’information entre les Membres dans ledomaine des sciences de l’atmosphère et danscelui des sciences géophysiques, y comprispour ce qui touche à l’environnement;2) de donner au Groupe de travail consultatif la compositionsuivante :A. Eliassen (Norvège), président de la CSA;A.V. Frolov (Fédération de Russie), vice-président dela CSA;M. Majodina (Afrique du Sud);L.W. Uccellini (Etats-Unis d’Amérique);M. Béland (Canada);Zheng Guoguang (Chine);3) d’autoriser le président à solliciter, compte tenu desdispositions de la règle 34 du Règlement général, leconcours d’autres experts pour des tâches particulièreslorsqu’il estimera ce complément d’assistancenécessaire;PRIE le président de lui présenter un rapport sur les activitésdu Groupe de travail consultatif au plus tard sixmois avant sa quatorzième session.RÉSOLUTION 2 (CSA-XIII)COMITÉ DIRECTEUR SCIENTIFIQUE DU PROGRAMME MONDIALDE RECHERCHE SUR LA PRÉVISION DU TEMPSLA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE,NOTANT :1) le rapport du président du Comité directeur scientifiquedu Programme mondial de recherche sur laprévision du temps (PMRPT),2) les paragraphes 3.3.0.8 et 3.3.3.1 à 3.3.3.7 du résumégénéral du Rapport final abrégé et résolutions du TreizièmeCongrès météorologique mondial (OMM-N° 902),3) les paragraphes 5.3.1 à 5.3.6 du résumé général duRapport final abrégé et résolutions de la cinquantedeuxièmesession du Conseil exécutif (OMM-N° 915),


26RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE4) les paragraphes 5.4.1 à 5.4.4 du résumé généraldu Rapport final abrégé et résolutions de lacinquante-troisième session du Conseil exécutif(OMM-N° 929),5) le rapport de la dixième session du Groupe de travailconsultatif de la CSA,CONSIDÉRANT :1) la nécessité d’instituer un programme internationalvisant à promouvoir, dans l’intérêt de tous lesMembres, de nouvelles activités concertées relativesau problème de la prévision du temps qui soientaxées sur les conditions météorologiques à fortimpact,2) la nécessité d’instituer un programme internationalvisant à encourager les pays à allouer desressources à des activités régionales de rechercheainsi qu’à la solution de problèmes qui se posent ànombre d’entre eux dans le domaine de larecherche,3) la nécessité d’étendre le réseau des observationsspécialisées nécessaires aux activités de recherche,4) la nécessité d’accroître les possibilités de soutienfinancier de la part de groupes extérieurs,5) la nécessité de favoriser le transfert de technologiesous certains aspects,DÉCIDE :1) de poursuivre la mise en œuvre du PMRPT;2) de reconduire le Comité directeur scientifiquedu PMRPT en tant que groupe de travailde la Commission et de lui confier les tâchessuivantes :a) promouvoir, organiser et/ou soutenir des projetsde recherche, y compris, le cas échéant, desexpériences sur le terrain afin de mieux comprendreles processus météorologiques etd’améliorer les techniques de prévision;b) suivre de près le développement de tousles éléments du Programme, y compris lestechniques d’évaluation des démonstrationsen matière de prévision, formuler desrecommandations concernant les activitésfutures et informer périodiquement le présidentde la Commission de l’évolution duProgramme;c) faciliter l’échange d’informations, sur le plannational et international, entre les scientifiquesqui participent au Programme et lesorganismes scientifiques compétents;d) promouvoir activement le renforcement descapacités de prévision météorologique grâce àla mise en œuvre de projets de démonstrationen matière de prévision et au parrainage deréunions et de conférences techniques;e) superviser le processus d’évaluation individuelleet d’évaluation de la qualité de chaqueprojet de type «préopérationnel» et notammentde chaque projet de démonstration et envalider les conclusions en fonction de l’étatactuel des connaissances;f) en collaboration avec la CSB, le Groupe de travailde la recherche en météorologie tropicalerelevant de la CSA, le Groupe d’experts duConseil exécutif/Groupe de travail de la CSApour la recherche sur la physique et la chimiedes nuages et sur la modification artificielle dutemps et le Groupe d’experts du Conseilexécutif/Groupe de travail de la CSA pour lapollution de l’environnement et la chimie del’atmosphère, examiner des questions portantsur la prévision du temps à toutes les échellestemporelles;g) en collaboration avec le Groupe de travailCSA/CSM de l’expérimentation numérique,étudier l’évolution des modèles atmosphériques;h) rédiger un rapport sur les progrès accomplis enmatière de recherche sur la prévision du tempsen vue de le présenter à la prochaine session dela Commission;3) d’inviter les personnes suivantes à faire partie duComité :a) R.E. Carbone (Etats-Unis d’Amérique), président;b) G. Isaac (Canada), rapporteur pour les processusphysiques;c) R. Brozkova (Mme) (République tchèque),rapporteur pour les techniques de vérificationet la validation des prévisions;d) P. Bougeault (France), rapporteur pour l’assimilationdes données et la modélisation;e) K. Browning (Royaume-Uni) et T. Keenan(Australie), rapporteurs pour la prévisionimmédiate et les systèmes intégrés de prévision;f) Tang Xu (Chine), rapporteur pour lamétéorologie tropicale;g) T. Tsuyuki (Japon), rapporteur pour la prévisionmétéorologique à longue échéance;h) R. Pielke (Etats-Unis d’Amérique), rapporteurpour les conséquences socio-économiques;i) E. Poolman (Afrique du Sud), rapporteur pourle transfert des techniques de prévision —applications aux Membres;4) d’inviter la CSB à désigner un représentantqui assurera la liaison avec le Comité, qui participeraà ses travaux et qui sera rapporteur pour lessystèmes d’observation, et notamment pour la télédétectionà partir du sol, de l’atmosphère et del’espace;5) d’inviter l’Association internationale de météorologieet des sciences de l’atmosphère (AIMSA) à désignerun représentant qui assurera la liaison avec leComité et qui participera à ses travaux;6) d’inviter le Groupe d’experts du Conseil exécutif/Groupede travail de la CSA pour la pollution del’environnement et la chimie de l’atmosphère, dansle cadre de son initiative sur l’environnementurbain, à assurer la liaison avec le Comité et à


RÉSOLUTION 3 27participer à ses travaux concernant la réalisation deprojets de recherche-développement et de projetsde démonstration en matière de prévision dans leszones urbaines;7) de demander au président du Comité de présenterson rapport final au président de la Commission sixmois au plus tard avant la quatorzième session decelle-ci.RÉSOLUTION 3 (CSA-XIII)GROUPE DE TRAVAIL DE LA RECHERCHE EN MÉTÉOROLOGIE TROPICALELA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE,NOTANT :1) le rapport de la dixième session du Groupe de travailconsultatif de la CSA,2) le rapport du président du Groupe de travail de larecherche en météorologie tropicale,3) le Rapport final abrégé et résolutions du TreizièmeCongrès météorologique mondial (OMM-N° 902),CONSIDÉRANT :1) les possibilités de réduction des catastrophes et lesavantages économiques qu’offre l’intensification dela recherche sur les processus atmosphériques tropicauxvisant à améliorer la prévision météorologique,2) la nécessité de favoriser la coordination des activitésde recherche en météorologie tropicale et subtropicaledans tous les pays concernés,3) qu'au cours des prochaines années, la météorologietropicale pourrait sensiblement progresser du pointde vue scientifique, notamment grâce à l'utilisationde méthodes d'observation et de modèles perfectionnés;4) qu'il est de plus en plus admis qu'une meilleure connaissancedes processus atmosphériques tropicauxest indispensable pour améliorer à l'échelle planétaireles prévisions à moyenne et à longue échéance;DÉCIDE :1) de reconduire le Groupe de travail de la rechercheen météorologie tropicale, dont certains membresexerceront les fonctions de rapporteurs, et de luiconfier les tâches suivantes :a) suivre la mise en œuvre des projets prioritairesactuels relevant du Programme de recherche enmétéorologie tropicale (PRMT) de l’OMM etconcevoir, selon les besoins, d’autres projets derecherche appropriés portant sur les principauxsujets suivants :i) cyclones tropicaux,ii) études consacrées à la mousson (d’envergurerégionale et mondiale),iii) sécheresses tropicales et systèmes pluvigènes,iv) modèles tropicaux à domaine limité,v) interactions entre les systèmes météorologiquesde la zone tropicale et ceux deslatitudes moyennes,vi) météorologie tropicale et climat tropical;b) selon les besoins, fournir au Secrétaire généralet au président de la CSA des avis scientifiquessur la mise en œuvre et le développement desprincipales composantes du PRMT;c) déterminer les travaux de recherche qui, lancéspar les Services météorologiques des pays tropicaux,généralement en collaboration avecd’autres groupes relevant d’universités oud’établissements de recherche, sont susceptiblesde procurer des avantages socio-économiques,en particulier dans les domaines del’agriculture, de la gestion des ressources eneau et de la prévention des catastrophes d'originemétéorologique;d) suivre constamment l’évolution des volets"recherche" du Programme de l’OMM concernantles cyclones tropicaux (PCT) qui se rapportentà la recherche en entretenant des rapportsétroits avec les organes régionaux du PCTet en facilitant la coordination de la recherchesur le plan régional;e) rédiger, pour la prochaine session de laCommission, un rapport sur les progrès de lamétéorologie tropicale;f) suivre les progrès des Projets CLIVAR (Variabilitéet prévisibilité du climat) et GOALS (Processus del'océan, de l'atmosphère et des terres émergées)relevant du Programme mondial OMM/CIUS derecherche sur le climat (PMRC) en ce qui concernel'étude de la mousson et ceux de l’Expériencesur la mousson d’Asie (GAME) de GEWEX(Expérience mondiale sur les cycles de l’énergieet de l’eau) et de l’Expérience sur la mousson dela mer de Chine méridionale (SCSMEX);g) par l’intermédiaire du Secrétariat, se tenir en rapportavec divers groupes régionaux et autres del’OMM qui s’occupent de recherche en météorologietropicale (notamment le Programme mondialde recherche sur la prévision du temps(PMRPT));2) d’inviter les personnes suivantes à exercer les fonctionsde rapporteurs :a) R. Elsberry (Etats-Unis d’Amérique), rapporteurpour la recherche sur la prévision descyclones tropicaux;


28RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREb) A. Grimm (Mme) (Brésil) et S.R. Kalsi (Inde),rapporteurs pour la recherche sur la prévisionde la mousson;c) R. Okoola (Kenya), rapporteur pour les sécheressestropicales et les systèmes pluvigènes;d) Chen Lianshou (Chine) et V. Tunegolovets(Fédération de Russie), rapporteurs pour lesinteractions entre les systèmes météorologiquesde la zone tropicale et ceux des latitudesmoyennes;e) K. Saito (Japon) et A.E. Youssef (Egypte), rapporteurspour l’application à la zone tropicaledes modèles de prévision météorologique àdomaine limité et pour l’utilisation enexploitation des produits de la prévisionnumérique du temps (PNT);f) J. McBride (Australie), rapporteur pourl’étude des systèmes météorologiques tropicauxdu point de vue de l’évolution duclimat;et de désigner M. Chen Lianshou comme président;3) de demander au président du groupe de présenterdes rapports périodiques, selon les besoins, ainsiqu’un rapport officiel au président de la CSA sixmois au plus tard avant la quatorzième session de laCommission.RÉSOLUTION 4 (CSA-XIII)EXAMEN DES RÉSOLUTIONS ET DES RECOMMANDATIONS ANTÉRIEURES DELA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRELA COMMISSION DES SCIENCES DE L'ATMOSPHÈRE,NOTANT :1) la règle 190 du Règlement général relative à l'examende ses résolutions et recommandations antérieures;2) les mesures prises par les organes compétents ausujet des résolutions et des recommandations adoptéesà ses sessions antérieures;DÉCIDE :1) de maintenir en vigueur la résolution 5 (CSA-XII);2) de ne pas maintenir en vigueur les autres résolutionsadoptées avant sa treizième session.NOTE :_________________La présente résolution annule et remplace la résolution6 (CSA-XII).


RECOMMANDATIONS ADOPTÉES LORS DE LA SESSIONRECOMMANDATION 1 (CSA-XIII)MANDAT DE REPRÉSENTATION DE LA CSA EN VUE DE LA RECONDUCTIONPROPOSÉE DU GROUPE D’EXPERTS DU CONSEIL EXÉCUTIF/GROUPE DE TRAVAIL DE LA CSA POUR LA POLLUTION DEL’ENVIRONNEMENT ET LA CHIMIE DE L’ATMOSPHÈRELA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE,NOTANT :1) la résolution 7 (EC-L) — Reconduction du Grouped’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail dela CSA pour la pollution de l’environnement et lachimie de l’atmosphère,2) la règle 179 du Règlement général, Annexe III :Structure et attributions des commissions techniques,3) le Rapport final abrégé et résolutions du TreizièmeCongrès météorologique mondial (OMM-N° 902),résumé général des travaux, paragraphes 3.3.2.1 à3.3.2.8,4) la résolution 10 (Cg-XIII) — Programme consacré àla recherche atmosphérique et à l’environnement,5) le cinquième Plan à long terme 2000-2009 de l’OMM(OMM-N° 908), paragraphes 6.3.7 à 6.3.9, et lessections appropriées du projet de sixième Plan àlong terme,CONSIDÉRANT :1) que l’OMM, comme l’a réaffirmé le TreizièmeCongrès, doit constituer, au sein du système desNations Unies, une source scientifique informée,autorisée et efficace d’informations sur l’état et lecomportement de l’atmosphère et du climat de laplanète,2) que l’OMM est à même d’assurer la surveillance àlong terme de la composition de l’atmosphère duglobe et des caractéristiques physiques apparentées,notamment en rédigeant des évaluations scientifiquesà ce propos, et que sa participation à de tellesactivités a sensiblement augmenté grâce à la mise enœuvre de la Veille de l’atmosphère globale (VAG),3) que l’OMM, comme l’a indiqué le TreizièmeCongrès météorologique mondial, joue un rôle depremier plan dans les activités internationales desurveillance et de protection de l’environnement etcontinue à favoriser la mise en œuvre des conventionsapplicables pour la protection de l’environnement,4) qu’il convient d’établir un centre de coordinationde l’ensemble des activités de l’OMM en matièrede pollution de l’environnement et de chimie del’atmosphère,RECONNAISSANT la responsabilité de la CSA en tant quecommission responsable en la matière,RECOMMANDE au Conseil exécutif de reconstituer leGroupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe de travailde la CSA pour la pollution de l’environnement et lachimie de l’atmosphère et de lui confier les tâchessuivantes :1) servir d’organe consultatif au Conseil exécutif et auprésident de la CSA pour toutes les activités réaliséespar l’OMM en matière de chimie de l’atmosphèreet de pollution de l’environnement;2) servir de centre de coordination à la VAG et offrirune orientation scientifique à propos du développementde son Programme, en ce qui concernenotamment la couverture mondiale, la nécessitéd’observations tridimensionnelles en temps quasiréel, l’achèvement du système d’assurance et decontrôle de la qualité, l’amélioration de l’accès auxdonnées, de l’exploitation des données et des communicationsentre les diverses composantes de laVAG et les utilisateurs;3) servir d’organe consultatif aux groupes consultatifsscientifiques, aux centres mondiaux de données(CMD) et aux centres d’activité scientifique de la VAGchargés de l’assurance et du contrôle de la qualité;4) se tenir au courant des progrès scientifiques réalisésdans les domaines de la pollution de l’environnementet de la chimie de l’atmosphère, en ce quiconcerne notamment les rapports qui existententre l’évolution de la composition de l’atmosphère,le climat mondial et régional et d’autres aspectsdu système terrestre, d’une part, et les perturbationssubies par les cycles naturels des substances chimiquesdans le système atmosphère/océan/biosphère,d’autre part, et étudier ces progrès;5) recommander au Conseil exécutif, en consultationavec le président de la CSA, les mesures à prendre parl’OMM pour promouvoir, favoriser, établir ou mettreen œuvre des priorités en matière de recherche et desurveillance dans les domaines indiqués ci-dessus, enportant une attention particulière :a) aux observations à long terme concernant lacomposition atmosphérique de fond et la pollutionde l’air et notamment les gaz à effet de


30RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREserre, l’ozone, les autres gaz réactifs, le rayonnementet l’épaisseur optique, les caractéristiquesdes particules d’aérosols, la compositiondes précipitations et les paramètres connexes;b) à la qualité et à la rapidité de production desdonnées émanant du réseau de surveillance età la mise en place d’un système fonctionnel demesure en temps réel ou quasi réel;c) au transport, à la mutation et au dépôt des polluantsatmosphériques à toutes les échellesspatiales et temporelles;d) à l’échange air-mer et air-terre-mer des constituantsde l’atmosphère;e) à l’accès convivial aux données et à une applicationplus complète des données à la modélisationet aux évaluations scientifiques concernantdes questions écologiques actuelles etnouvelles sur le plan mondial et régional;f) à une collaboration efficace avec d’autres organisationset programmes appropriés;6) favoriser, superviser et analyser la mise en œuvre duprogramme de la VAG, en tenant compte du planstratégique de la VAG pour la période 2001-2002;7) étudier le Projet de recherche de la VAG sur lamétéorologie et l’environnement en milieu urbain(GURME), diriger sa mise en œuvre et donner lesconseils voulus aux Services météorologiques ethydrométéorologiques (SMHN) des Membres;8) collaborer, selon les besoins, aux activités desgroupes de travail et des rapporteurs appropriés;9) promouvoir les activités de renforcement des capacitéset notamment de formation professionnelle etde «jumelage»;10) suivre les travaux d’autres organisations et programmesinternationaux appropriés et conseiller leConseil exécutif et le président de la CSA à proposde ces travaux, de leurs incidences politiques pourl’OMM et des mesures voulues de coordination etde collaboration;RECOMMANDE EN OUTRE :1) que la composition du Groupe d’experts du Conseilexécutif/Groupe de travail de la CSA pour lapollution de l’environnement et la chimie de l’atmosphères’établisse comme suit :a) W. Kimani (Kenya), rapporteur pour l’évolutionà long terme de la composition de l’atmosphère;b) Xu Xiangde (Chine) et B. Hicks (Etats-Unisd’Amérique), rapporteurs pour l’étude del’atmosphère en milieu urbain;c) Y. Tsaturov (Fédération de Russie), rapporteurpour le transport atmosphérique et ledépôt de polluants et pour la modélisation;d) H. Matsueda (Japon), rapporteur pour les gazà effet de serre et leur action sur les changementsclimatiques;e) E.A. Piacentini (Argentine), rapporteur pourl’ozone atmosphérique et le rayonnementultraviolet;f) J. Gras (Australie), rapporteur pour les aérosols;g) R. Simeva (Ex-République yougoslave deMacédoine), rapporteur pour les gaz réactifs;h) S. Penkett (Royaume-Uni), rapporteur pour lamodélisation du système chimique de l’atmosphère;i) M. Bittner (Allemagne), rapporteur pour lesmesures par satellite des constituants de l’atmosphère;j) G. Müller (Suisse), rapporteur pour la planificationstratégique et la mise en œuvre de laVAG;et que M. O. Hov (Norvège) soit désigné à titre deprésident et de coordonnateur des activités dechaque rapporteur;2) qu’il soit demandé au président du Groupe d’expertsdu Conseil exécutif/Groupe de travail de laCSA de tenir le président de la CSA au courant desfaits nouveaux significatifs concernant les activitésliées à l’environnement atmosphérique et de présenterau président de la CSA, à sa demande, desrapports sur la recherche concernant l’environnementatmosphérique ainsi qu’un rapport final, sixmois au plus tard avant la quatorzième session de laCommission.RECOMMANDATION 2 (CSA-XIII)RECONDUCTION ET MANDAT DU GROUPE D’EXPERTS DU CONSEIL EXÉCUTIF/GROUPE DE TRAVAIL DE LA CSA POUR LA RECHERCHE SUR LA PHYSIQUE ETLA CHIMIE DES NUAGES ET SUR LA MODIFICATION ARTIFICIELLE DU TEMPSLA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE,NOTANT :1) la résolution 10 (Cg-XIII) — Programme consacré àla recherche atmosphérique et à l’environnement,2) la résolution 8 (EC-L) — Reconduction du Grouped’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail dela Commission des sciences de l’atmosphère pour larecherche sur la physique et la chimie des nuages etsur la modification artificielle du temps,3) le cinquième Plan à long terme 2000-2009 del’OMM (OMM-N° 908), paragraphes 6.3.16 à6.3.19,


RECOMMANDATION 2 31CONSIDÉRANT :1) l’importance de la physique et de la chimie desnuages pour la prévision du temps, de la très courteà la longue échéance,2) l’importance de la physique et de la chimie desnuages eu égard aux questions relatives aux changementsclimatiques, en particulier pour la paramétrisationdans la modélisation du climat,3) l’importance de la physique et de la chimie desnuages eu égard au transport, au dépôt et à la transformationdes polluants atmosphériques,4) l’importance, réaffirmée par le Congrès de l’OMM,de pouvoir fournir à l’humanité une réponse clairesur les possibilités et les limites de la modificationartificielle du temps,5) la nécessité d’évaluer l’avantage de l’ensemencementdes nuages sur des bases scientifiques pour laplanification et la gestion des ressources en eau,l’agriculture et d’autres activités connexes ainsi quela nécessité de disposer d’avis autorisés sur la modificationartificielle du temps, notamment en ce quiconcerne l’augmentation des précipitations et lasuppression de la grêle,RECONNAISSANT sa responsabilité en la matière;RECOMMANDE au Conseil exécutif de reconstituer unorgane commun sous le nom de Groupe d’experts duConseil exécutif/Groupe de travail de la CSA pour larecherche sur la physique et la chimie des nuages et surla modification artificielle du temps et de lui confier lestâches suivantes :1) suivre les recherches pertinentes et conseiller leConseil exécutif, la CSA et, selon les besoins,d’autres organes de l’OMM sur les problèmesurgents relatifs à la physique et à la chimie desnuages et à la modification artificielle du temps;2) se tenir au courant de la question du rôle desnuages dans le transport, la transformation et ledépôt de divers polluants, y compris des polluantsd’origine nucléaire, durant leur processus de dispersionet de transport sur de longues distances;3) poursuivre l’étude du rôle des processus relatifsaux nuages et au brouillard dans la recherchesur la prévision/simulation météorologique et climatologique,les interactions avec la végétation, surtoutà haute altitude, et le captage d’eau à usage humain;4) prendre des dispositions pour la préparationd’études et de résumés concernant les expériencessur le terrain portant sur la physique et la chimiedes nuages, l’ensemencement des nuages et la dispersiondu brouillard, afin de les diffuser à tous lesMembres;5) donner des conseils et fournir une assistanceen ce qui concerne en particulier la façon et lesmoyens de transférer des compétences pour la planificationd’expériences scientifiques et pour lesréunions scientifiques organisées, coordonnées ouparrainées par l’OMM dans le domaine indiquéci-dessus;6) rédiger et revoir les documents de l’OMM concernantl’état de la modification artificielle du tempset les directives à suivre par les Membres en cas dedemande d’avis et en proposer la révision en cas denécessité;RECOMMANDE en outre :1) que la composition du Groupe d’experts du Conseilexécutif/Groupe de travail de la CSA pour larecherche sur la physique et la chimie des nuages etsur la modification artificielle du temps s’établissecomme suit :a) D. Terblanche (Afrique du Sud), rapporteurpour l’augmentation des précipitations àpartir de nuages en phase mixte;b) F. Prodi (Italie) et L. Grana (Maroc), rapporteurspour la modification des nuageschauds;c) J.-P. Chalon (France), rapporteur pour la dissipationdu brouillard;d) V. Stasenko (Fédération de Russie) et LiuQijun (Chine), rapporteurs pour d’autresaspects de la modification artificielle dutemps, y compris la suppression de la grêle, lamodification anthropique des nuages et lesrépercussions de celle-ci;e) P. Jonas (Royaume-Uni) et B. Ryan(Australie), rapporteurs pour la recherchefondamentale sur la physique et la chimiedes nuages;f) S. Javanmard (République islamique d’Iran),rapporteur pour l’application de la physiquedes nuages (propriétés radiatives des nuagesen climatologie);g) Z. Levin (Israël), rapporteur pour la modélisationdes nuages et l’électricité des nuages;h) B. Foote (Etats-Unis d’Amérique), rapporteurpour les radars et autres instruments;parmi lesquels le Conseil exécutif pourra envisagerde désigner J.-P. Chalon pour assurer la présidencedu groupe et la coordination des travaux des différentsrapporteurs;2) que l’Association internationale de météorologie etdes sciences de l’atmosphère (AIMSA) soit invitée àdésigner un représentant pour participer aux travauxdu groupe et assurer la liaison avec lui;3) que le président reste en contact étroit avec le présidentdu Groupe d’experts du Conseil exécutif/Groupe de travail de la CSA pour la pollution del’environnement et la chimie de l’atmosphère afinde traiter de questions d’intérêt commun;4) que le groupe d’experts collabore avec le Comité directeurscientifique du Programme mondial de recherchesur la prévision du temps (PMRPT) relevant de la CSA;5) que le président soit prié de présenter des rapportsd’activité au Conseil exécutif et au président de laCSA, selon les besoins, et de remettre un rapportfinal au président de la CSA au plus tard six moisavant la quatorzième session de la Commission.


32RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRERECOMMANDATION 3 (CSA-XIII)EXAMEN DES RÉSOLUTIONS DU CONSEIL EXÉCUTIFRELATIVES AUX DOMAINES DE RESPONSABILITÉ DE LACOMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRELA COMMISSION DES SCIENCES DE L'ATMOSPHÈRE,NOTANT avec satisfaction les mesures prises par leConseil exécutif au sujet de ses recommandations antérieures,CONSIDÉRANT :1) que certaines de ces recommandations sont devenuesdepuis lors superflues,2) que la teneur de certaines de ses recommandationsantérieures a été incorporée dans desrecommandations adoptées pendant sa douzièmesession,_________________RECOMMANDE :1) que les résolutions du Conseil exécutif mentionnéesci-après ne soient plus considérées commenécessaires :5 (EC-XXXIX), 6 (EC-L), 7 (EC-L) et 8 (EC-L);2) que les résolutions du Conseil exécutif mentionnéesci-après soient maintenues en vigueur :11 (EC-XXIX), 18 (EC-XXXIV) et 7 (EC-XXXIX).NOTE : La présente recommandation annule et remplace larecommandation 3 (CSA-XII).


ANNEXESANNEXE IAnnexe du paragraphe 3.0.6 du résumé généralMANDAT DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRELa Commission est chargée des questions concernant :a) la recherche dans le domaine des sciences del’atmosphère et des sciences connexes afinde favoriser une meilleure connaissance des processusde l’atmosphère et de fournir un appuipour :i) la prévision météorologique à des échellestemporelles comprises entre la très courte et lalongue échéance et à toutes les échelles spatiales(locale à mondiale), l’accent étant missur la prévision des phénomènes à fort impactqui ont de graves répercussions sur la sociétéet l’économie;ii) l’étude de la composition de l’atmosphère etla pollution de l’air : notamment l’étude dutransport, de la transformation et du dépôtde polluants atmosphériques et leur surveillance;iii) l’étude de la physique et de la chimie desnuages : spécialement aux fins de la prévisionmétéorologique et de la chimie atmosphériqueainsi que de la modification artificielledu temps en attachant une importance particulièreaux processus sous-jacents et à la miseau point de méthodes d’évaluation rigoureuses;iv) en météorologie tropicale : l’étude des processuset phénomènes concernant les basseslatitudes et leur incidence au-delà;v) l’étude du climat : compte tenu du rôle principaljoué par le Programme mondial derecherche sur le climat (PMRC) en vue de l’approfondissementde la connaissance du climat,la Commission fournira des servicesd’experts, spécialement dans les domaines derecherche susmentionnés, y compris enmatière d’application des progrès pertinentsréalisés dans ces domaines;b) la coordination du fonctionnement et du développementde la Veille de l’atmosphère globale (VAG),y compris l’établissement des normes et des procéduress’appliquant aux réseaux, le contrôle desperformances et le maintien des liaisons établiesavec d’autres programmes internationauxde surveillance de l’environnement, en particulierle Système mondial d’observation du climat(SMOC);c) la définition des besoins en matière d’observationet en matière d’archivage, de restitution etd’échange des données brutes et/ou traitées pour larecherche;d) l’évaluation scientifique des procédures techniquesappliquées en météorologie, notamment desméthodes de vérification;e) la coordination des aspects internationaux desactivités de la Commission, en collaboration avecdes organes scientifiques compétents et ceux quis’occupent de l’atténuation des effets des catastrophes;f) la normalisation des fonctions, des constantes, dela terminologie et des méthodes bibliographiquesapplicables dans le domaine des sciences de l’atmosphère;g) l’appui, au moyen d’analyses et d’évaluationsscientifiques relevant de sa compétence, auxconventions internationales relatives au climat et àl’environnement;h) la détermination des besoins des Membres del’OMM ainsi que le transfert de connaissances et detechniques et la fourniture d’avis à ces dernierspour tout ce qui touche aux sciences de l’atmosphère;i) l’appui à la recherche sur les conséquencespolitiques, économiques et sociales des progrèsréalisés dans le domaine des sciences de l’atmosphère.


34RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREANNEXE IIAnnexe du paragraphe 8.3 du résumé généralDÉCLARATION DE L’OMM SUR LES FONDEMENTS SCIENTIFIQUES ET LESLIMITES DE LA PRÉVISION MÉTÉOROLOGIQUE ET DES PROJECTIONS CLIMATIQUES1. Introduction1.1 Des dizaines de millions de prévisions météorologiquessont diffusées chaque année par les Servicesmétéorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN).Cela nécessite de vastes réseaux météorologiques en parfaitétat de fonctionnement, une normalisation et unecoordination efficaces de la part de l’OMM en vue d’assurerl’échange rapide des données et des produits, lamise au point et l’application de nouvelles techniquesd’observation et de simulation et des progrès constantsde la météorologie. Grâce à l’expérience ainsi acquise —conjuguée à un ensemble cohérent de mesures permettantd’évaluer le degré d’exactitude —, nous en savonsdésormais beaucoup plus long sur l’incertitude propreaux prévisions météorologiques. Ainsi, la prévision plusprécise des trajectoires des cyclones tropicaux a permisde protéger la vie et les biens de nombreux habitants desrégions menacées par ces tempêtes. Néanmoins, les prévisionsdes trajectoires doivent être encore améliorées etles prévisions relatives à l’intensité des cyclones tropicauxprésentent toujours un grand degré d’incertitude.1.2 Ces dernières décennies, le renforcement descapacités d’observation, les progrès de la compréhensionscientifique des phénomènes en jeu et le perfectionnementdes modèles numériques et autres moyens de prévisionont amené le public à faire davantage confianceaux prévisions météorologiques. De fait, les prévisions àtrois jours élaborées actuellement pour ce qui est de lapression en surface sont aussi fiables que les prévisions àune journée d’échéance produites il y a 20 ans — ce quiconstitue une avancée scientifique remarquable —, etces progrès devraient se poursuivre au XXI e siècle, à unrythme peut-être encore plus rapide.1.3 Malgré ces succès, les prévisions restent entachéesd’une certaine incertitude et ne seront d’ailleursjamais à cent pour cent exactes. On s’expose cependantà ce que le public en vienne à s’attendre que les prévisionssoient toujours exactes et qu’au cas où ellesseraient fausses, cela résulte nécessairement de l’incompétence,de la négligence ou de quelque autre faute deceux qui les ont produites. Il importe donc de bien fairecomprendre au public que, compte tenu de l’état actuel(et de tout état prévisible) de nos connaissances scientifiques,certains phénomènes météorologiques resteront,par leur nature même, impossibles à prévoir et queplus un phénomène est violent, plus sa prévision estmalaisée.1.4 Le présent document, rédigé par des spécialistesconcourant à la mise en œuvre du Programme de l’OMMconsacré à la recherche atmosphérique et à l’environnement(PRAE), a pour objet de faire le point sur l’état actueldes connaissances scientifiques relatives à la prévisionmétéorologique et à la projection des changements climatiques.Il peut présenter un grand intérêt pour lesscientifiques, les utilisateurs des prévisions météorologiques,les organismes de financement et les responsablespolitiques. La déclaration met non seulement l’accent surles progrès accomplis, mais s’attache en outre à mieuxcerner les raisons des incertitudes propres aux prévisionsmétéorologiques et à la projection des changements climatiques,et à décrire la manière dont les méthodes deprévision sont conçues pour réduire au minimum cetteincertitude et la quantifier. Cette démarche devrait contribuerà rapprocher les points de vue de la communautéscientifique et des utilisateurs, tout en favorisant la compréhensionde ces enjeux communs.2. La science de la prévision météorologiqueLes processus dynamiques et physiques dontl’atmosphère est le théâtre et les interactions avec lesautres milieux (terres émergées, océans, étendues englacées,etc.) déterminent l’évolution de l’atmosphère et,partant, des conditions météorologiques. Il est possiblede prévoir scientifiquement le temps, c’est-à-dire l’évolutionde l’atmosphère, si l’on a une connaissance suffisantedes processus en question et si l’on peut décrireavec assez de précision l’état initial de l’atmosphère.L’élaboration des prévisions météorologiques s’effectuedans une large mesure selon une démarche systématiquequi comprend les étapes suivantes : observation et assimilationdes données; compréhension des processus enjeu; prévision du temps; diffusion. Pour mener à bienchacune de ces étapes, il importe de tirer au mieux partides progrès de la science et de la technique.2.1 Observation et assimilation des données2.1.1 Ces dernières décennies, on a assisté à une améliorationdes méthodes d’observation ainsi que desméthodes de collecte de données en provenance desources très diverses, notamment de radars et de satellites.L’utilisation scientifique de ces données d’observationa fait progresser de manière spectaculaire la qualitédes prévisions météorologiques, au point que celles-cisont désormais considérées dans le monde entiercomme un précieux outil d’aide à la décision dans denombreux domaines.2.1.2 Les prévisions d’origine informatique sont initialiséessur la base d’une description de l’état de l’atmosphèreétablie à l’aide de données d’observation actuelleset passées. Il s’agit du processus d’assimilation des données,par lequel les modèles de prévision numérique dutemps (voir le paragraphe 2.3.2) font la synthèse desinformations déduites des observations et les projettentdans l’avenir. L’assimilation des données permet d’établir


ANNEXE II 35une description cohérente de l’état de l’atmosphère à partird’observations incomplètes provenant de diversessources. Mais, comme la prévision, elle repose sur lesmodèles numériques et peut difficilement exploiter desobservations effectuées à des échelles ou portant sur desprocessus qui ne sont pas représentés dans ces modèles.2.1.3 La communauté scientifique internationalesouligne que l’existence de zones faisant encore l’objetde trop rares observations est l’une des causes de la qualitéinsuffisante de certaines prévisions. Il est doncnécessaire d’apporter sans cesse de nouvelles améliorationsaux systèmes d’observation ainsi qu’aux méthodesd’assimilation des données dans les modèles de prévisionnumérique du temps.2.2 Comprendre l’atmosphère : limites inhérentesà la prévisibilité2.2.1 La compréhension scientifique des processusphysiques a considérablement progressé grâce à diversesactivités de recherche et notamment à des expériencessur le terrain, à des travaux théoriques et à la simulationnumérique. Toutefois, de par leur nature même, les processusatmosphériques ne sont pas linéaires et il n’estpas possible de comprendre la totalité des processusphysiques ou de les représenter dans les modèles de prévisionnumérique du temps. Il convient par exemple desimplifier largement la grande variété de particules d’eauet de glace qu’on peut rencontrer dans des nuages telsque les petits cumulus susceptibles d’entraîner desaverses de pluie. Une recherche permanente bénéficiantdes progrès attendus de la technologie informatique etdes mesures physiques permettra de réduire les approximationsactuelles. Même dans ce cas, il ne sera toujourspas possible de représenter l’ensemble des mouvementset des processus atmosphériques.2.2.2 Les mouvements de l’atmosphère peuvent s’inscriredans des configurations très diverses, qui vont de lacirculation planétaire à la turbulence locale. Certainessont instables et se présentent de telle façon que le courants’amplifie en puisant de l’énergie dans des processusde réchauffement et de condensation de l’humidité.En raison de cette propriété de l’atmosphère, les petitesincertitudes concernant l’état de l’atmosphère sontappelées elles aussi à s’amplifier de sorte qu’il n’est paspossible, en fin de compte, de prévoir avec précisionl’évolution d’une atmosphère instable. Ces incertitudescroissent à un rythme qui dépend du type et de l’ampleurdu mouvement atmosphérique. Pour les mouvementsde convection associés par exemple aux orages, lalimite de prévisibilité oscille entre une et plusieursheures, tandis que, pour les mouvements atmosphériquesde plus grande échelle, cette limite est de l’ordred’une quinzaine de jours.2.3 Prévision du temps2.3.1 Prévision immédiate : les prévisions dontl’échéance varie de 0 à 6, voire 12 heures sont établies àpartir d’observations plus serrées et sont connues sous lenom de prévisions immédiates. La prévision immédiaterepose traditionnellement sur l’analyse et l’extrapolationde champs météorologiques observés, en particulierde champs de nuages et de précipitations à moyenneéchelle obtenus par satellite et par radar. Les prévisionsimmédiates sont surtout utiles dans le cas de phénomènesmétéorologiques survenant à petite échelle et liésà une forte convection ou à des dépressions très actives.Dans le cadre des dépressions tropicales, les prévisionsimmédiates permettent une détection et une prévision àcourt terme dont l'échéance est parfois supérieure à24 heures. Des phénomènes tels qu'une forte convectionévoluent cependant si rapidement que si l’on secontente d’en extrapoler les caractéristiques principales,on obtient un produit dont la fiabilité diminue rapidementavec le temps, même au bout d’une heure. Desméthodes sont donc à l’étude qui combinent les techniquesd’extrapolation et la prévision numérique dutemps et dont le but est à la fois de fusionner les produitsobtenus par ces deux moyens et d’améliorer l’assimilationdes observations détaillées de moyenne échelle.Ce sont là des tâches éminemment difficiles et mêmesi l’on peut s’attendre à une amélioration de la précisionet de la spécificité de ce type de produit dans les annéesà venir, il subsistera toujours une incertitude concernantle lieu et l’heure d’occurrence et l’intensité de phénomènesmétéorologiques tels que les orages, les tempêtesde grêle, les tornades et les vents rabattants.2.3.2 Prévision numérique du temps : les prévisionsdont les échéances dépassent plusieurs heures reposentpresque entièrement sur les techniques de prévisionnumérique du temps. De fait, l'amélioration de la qualitédes prévisions depuis une vingtaine d'années peutêtre attribuée en grande partie aux modèles de prévisionnumérique du temps qui utilisent les équations régissantl’évolution dynamique et physique de l’atmosphère.Ces modèles représentent l’atmosphère sur une grille tridimensionnelle.En 2001, la plupart des systèmes opérationnelsutilisaient un espacement horizontal de 50 à100 km pour les prévisions à grande échelle et de 5 à40 km pour les prévisions méso-échelle portant sur undomaine limité. La situation devrait s'améliorer à mesurede l'augmentation de puissance des ordinateurs.Seuls les systèmes météorologiques qui s’étendentsur une zone représentant plusieurs fois la maillede la grille peuvent être prévus avec précision, c’est-àdireque les phénomènes qui se produisent à des échellesplus petites doivent être représentés sous une forme statistiqueou autre, nécessairement approximative. Ceslacunes inhérentes aux modèles de prévision numériquedu temps restreignent notamment les possibilités de prévoiravec précision des phénomènes météorologiqueslocaux comme la nébulosité et le brouillard et des phénomènesextrêmes tels que les précipitations intenses etles rafales maximales. Elles aggravent par ailleurs lesincertitudes, qui peuvent s’accroître de manière chaotiquejusqu’à ce que toute prévision finisse par devenirimpossible au-delà d’une certaine limite.2.3.3 Prévision d'ensemble : nous sommes toujours confrontésà une incertitude, même dans notre connaissance


36RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREde l’état actuel de l’atmosphère. Cette incertitude croîtde manière chaotique dans le temps, une grande partiedes nouvelles informations intégrées au début n'ajoutantplus aucune valeur jusqu'à ce qu'il ne reste que desinformations climatologiques. Le rythme de croissancede cette incertitude est difficile à évaluer, car il dépendde la structure tridimensionnelle de la circulation atmosphérique.La solution retenue est d’exécuter un groupeou «ensemble» de prévisions à partir d’un éventail deconditions initiales divergeant légèrement les unes desautres et/ou en faisant appel à plusieurs modèles de prévisionnumérique du temps dont les approximations sontdifférentes mais également plausibles. Si l’ensemble estbien conçu, les prévisions établies couvriront l’éventaildes situations probables, les incertitudes afférentes auxdiverses configurations obtenues étant susceptibles decroître. Les probabilités afférentes à cet ensemble de prévisionspourront être déduites automatiquement et adaptéesaux besoins des utilisateurs.Les prévisions d’ensemble se heurtent auxlimites inhérentes à la prévision numérique du tempsqui ont été évoquées plus haut. En outre, comme lesprévisions d'un ensemble sont établies simultanément,la puissance de calcul disponible pour chaque prévisionest plus restreinte, la dimension de maille s’accroît et ilest plus difficile de représenter des phénomènes météorologiquesdangereux survenant à une échelle horizontaleplus réduite. Comme en outre le nombre de prévisionsque contient un ensemble est limité, il est d’autantplus malaisé d’évaluer directement à partir de cetensemble les probabilités de phénomènes particulièrementrares et extrêmes. Enfin, il n’est pas possible demodifier les modèles de prévision numérique utilisés defaçon à échantillonner correctement les erreurs demodélisation, et il arrive par conséquent que tous lesmodèles commettent le même type d’erreur.2.3.4 Météorologie d’exploitation : le prévisionniste atoujours un rôle essentiel à jouer : il doit interpréter lesrésultats et harmoniser parfois des informations d’originesdiverses qui sont apparemment contradictoires.Ce rôle est particulièrement important en cas de conditionsmétéorologiques extrêmes. Bien qu’on s’efforce defournir au prévisionniste des systèmes de bonne qualitétels que des stations de travail interactives permettantd’afficher et de manipuler les données de base, il doitquand même traiter de grandes quantités d’informationset porter des jugements dans des délais rigoureux.En outre, il faut qu'il se tienne au courant des tout derniersprogrès de la science.3. Prévision à l’échelle saisonnière à interannuelle3.1 Si, au-dede deux semaines, les prévisions hebdomadairesmoyennes censées décrire de façon détailléel’évolution des conditions météorologiques sont trèspeu fiables, les prévisions concernant les moyennes à unmois obtenues au moyen des techniques de prévisionnumérique du temps conjuguées aux prévisions portantsur les anomalies de la température de la mer en surfaceont encore, pour certaines régions ou saisons, un degréd’exactitude convenable à échéance de quelques mois.3.2 A l’échelle saisonnière, il n’est pas possible deprévoir avec précision les phénomènes météorologiquesou la succession des situations météorologiques. Commeil est dit plus haut, du fait de la nature chaotique de l’atmosphère,ce type de prévision déterministe se heurte àune limite fondamentale de l’ordre d’une quinzaine dejours, car les erreurs afférentes aux conditions initiales quirésultent d’observations imparfaites et incomplètes s’amplifientrapidement. S’agissant des anomalies de la températureou de la hauteur de précipitation, il est toutefoisavéré qu’une certaine prévisibilité, certes limitée, existepour des échéances plus longues pouvant atteindrequelques saisons, en raison de l’importance qu’acquièrentles interactions de l’atmosphère, des océans et de la surfacedes terres émergées à l’échelle saisonnière.3.3 Les échelles de variabilité inhérentes aux conditionsrégnant à la surface des terres et dans les océans couvrentdes périodes beaucoup plus longues que dans le casde l’atmosphère, notamment à cause d’une inertie thermiquerelativement grande. Les vagues et les courantsocéaniques sont lents par rapport à leurs homologuesatmosphériques, et cela est dû à de grandes différences destructure de densité. Dans la mesure où il existe desconnexions entre les conditions atmosphériques et lesconditions qui règnent dans les océans et à la surface desterres, on peut en déduire une certaine prévisibilité pourles premières, et ce à l’échelle saisonnière. L’existenced’un tel couplage est prouvée, notamment dans lesrégions tropicales où les phénomènes de convectionatmosphérique qui influent en définitive sur les situationsmétéorologiques à l’échelle du globe sont étroitement liésaux variations de la température de surface de l’océan. Lameilleure illustration de ce couplage est le phénomèneEl Niño/Oscillation australe qui engendre de grandes fluctuationsclimatiques à l’échelle planétaire, à des intervallesde temps compris entre deux et sept ans.3.4 Il convient de traduire en termes probabilistesla nature de la prévisibilité à l’échelle saisonnière. Cetteprévisibilité ne porte pas sur la succession exacte dessituations météorologiques sur le long terme (une saisonou plus) mais plutôt sur certaines statistiques météorologiques— par exemple la moyenne ou la variance de latempérature ou des précipitations sur une saison. Bienqu’à longue échéance, le temps qu’il peut faire tel ou teljour est entièrement incertain, l’influence persistante dela lente évolution des conditions en surface peut infléchirla probabilité que survienne un certain type detemps ce jour-là. On peut faire grosso modo l’analogieavec le fait de lancer des dés qui seraient pipés. Il estimpossible de prédire le résultat d’un lancement de déspris isolément, mais au bout de plusieurs fois, les dés truquésfinissent par fausser la donne et en fin de compte,un résultat est favorisé par rapport aux autres. C’est cetype de prévisibilité, certes limité, qui caractérise laprévision saisonnière.3.5 Aujourd’hui, les prévisions saisonnières sont établiesà la fois à l’aide de schémas statistiques et de modèles


ANNEXE II 37dynamiques. L’approche statistique consiste à associer desrégimes climatiques récurrents à un champ prédicteurdonné tel que la température de surface de la mer. Ces modèlesse sont avérés utiles pour prévoir le phénomèneEl Niño et certains de ses effets sur le climat mondial.Quant à la prévision dynamique, elle repose essentiellementsur des modèles couplés, qui englobent l’atmosphèreet les autres grands milieux naturels, en particulier lesocéans. L’initialisation est réalisée au moyen des observationsdisponibles et les modèles réalisent une intégrationtemporelle qui débouche sur une prévision saisonnière.Pour traiter le problème de l’incertitude, on utilise laméthode des ensembles, c’est-à-dire qu’on fait tourner plusieursfois le modèle du climat, en modifiant légèrement àchaque fois les conditions initiales (à l’intérieur de lagamme d’erreurs d’observation ou d’échantillonnage possibles).On obtient à partir de là un ensemble de résultatsdont peuvent être tirées des statistiques climatologiques.Des prévisions d’ensemble réalisées en combinant les sortiesde plusieurs modèles ont donné récemment des résultatsencourageants.3.6 Les méthodes de prévision actuelles sont imparfaitesà plusieurs titres. Tout d’abord, la plupart desmodèles couplés et, dans une moindre mesure, ceux qui nele sont pas, présentent des erreurs systématiques prononcéesqui nuisent inévitablement à la qualité des prévisions.Par ailleurs, aussi bien les modèles statistiques que lesmodèles dynamiques se heurtent au problème de la disponibilitédes données. Ainsi, dans le cas des modèles dynamiques,on ne dispose que d’informations très limitées surla majeure partie des zones océaniques et sur les conditionsrégnant à la surface des terres. En outre, les méthodes d’initialisationactuelles ne tiennent pas suffisamment comptedes erreurs systématiques des modèles, ce qui restreintencore plus la qualité des prévisions. Il faut mentionnerenfin des obstacles d’ordre pratique: à cause de l’insuffisancedes ressources, la plupart des prévisions saisonnièresne peuvent être réalisées à des résolutions comparables àcelles de la prévision météorologique. De plus, lesensembles utilisés pour certains modèles sont relativementrestreints (une dizaine de simulations), ce qui est nettementinsuffisant pour établir de solides prévisions probabilistes.Les recherches actuelles s’orientent vers les diversespossibilités qui s’offrent de réduire à l’échelle régionale lesprévisions climatiques et d’obtenir des informations probabilistesdétaillées sur le climat à partir de prévisions d’ensembleréalisées à l’aide d’un ou de plusieurs modèles.3.7 On étudie aujourd’hui les possibilités d’applicationdes prévisions saisonnières dans divers domaines.Dans tous les cas, la prudence est de mise du fait desincertitudes inhérentes à ce type de prévision. On peuts’attendre à ce que les progrès futurs portent sur l’estimationdes incertitudes liées à ces prévisions qui pourrontdonc être utilisées à meilleur escient.4. Projections du climat futur4.1 Comme il est dit plus haut, sur la base de l’étatactuellement observé de l’atmosphère, la prévisionmétéorologique ne permet pas d’obtenir, pour un lieu etun instant donnés, des informations météorologiquesdétaillées à une échéance excédant deux semaines. On aconstaté que les anomalies de la température et de lahauteur de précipitation présentaient cependant unecertaine prévisibilité à des échéances plus longues pouvantatteindre quelques saisons, en raison de l’importancequ’acquièrent les interactions de l’atmosphère, desocéans et de la surface des terres émergées à l’échelle saisonnière.A des échelles de temps supérieures, il n’esttoutefois plus possible de se fonder sur l’état actuellementobservé de l’atmosphère ni même sur ces anomaliesà grande échelle qui permettent d’élaborer certainesprévisions à l’échelle saisonnière à interannuelle en raisondu caractère intrinsèquement chaotique du systèmeTerre-atmosphère. Pourtant, les changements à longterme du système Terre-atmosphère aux échelles spécifiquementclimatiques (décennie ou siècle) sont tributairesde facteurs qui modifient l’équilibre énergétiquede ce système. Ces facteurs peuvent être naturels (variationsdu rayonnement solaire, éruptions volcaniques,etc.) ou anthropiques (augmentation de la concentrationdes gaz à effet de serre, etc.). Parce que les simulationsde l’évolution future du climat sont fonction desscénarios retenus pour ces facteurs, il est préférable deles qualifier de «projections» plutôt que de «prévisions».4.2 Pour établir des projections relatives au climat,il faut faire appel à des modèles climatiques s’appuyantsur des paramètres physiques, qui permettent de représenterde délicates influences, déterminantes auxéchelles climatiques. Des processus physiques et desinfluences, qui n’ont guère d’importance en prévisionnumérique du temps ou même à l’échelle saisonnièredeviennent essentiels lorsqu’il s’agit de simuler l’évolutiondu climat sur de longues périodes, par exemple l’interactionnuage-rayonnement et ses conséquences, l’influencede la vapeur d’eau (d’où la nécessité d’unemodélisation correcte des tendances à long terme pource qui est de cette vapeur), la dynamique et les processusocéaniques (une représentation précise de la circulationthermohaline s’impose donc à cet égard). Ces paramètresessentiels sont dûment pris en compte pourreproduire de manière réaliste bien des aspects de l’évolutiondu climat, même s’il subsiste de nombreusesincertitudes liées aux nuages et aux aérosols et à leureffet radiatif ainsi qu’à un grand nombre de processusocéaniques. Néanmoins, l’on a tout lieu de penser queles modèles climatiques les plus récents fournissentd’utiles projections de l’évolution future du climat. Laconfiance à cet égard repose sur les résultats prouvés desmodèles à diverses échelles spatio-temporelles.4.3 Il est intéressant de noter à cet égard les progrèsréalisés ces dernières années en ce qui concerne laconnaissance des principaux processus climatiques etleur représentation dans les modèles (prise en comptede la dynamique mer-glace, une représentation plusréaliste du transport de chaleur par les océans, etc.). Denombreux modèles permettent désormais de simulerde manière satisfaisante le climat sans procéder, enfonction de paramètres autres que physiques, à des


38RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREajustements des flux thermiques et hydriques à l’interfaceocéan-atmosphère, comme cela était le cas dans desmodèles précédents. En outre, des simulations qui fontappel à des estimations du forçage naturel ou provoquépar l’homme sont tout à fait en mesure de reproduirel’évolution observée sur de longues périodes pour latempérature en surface au cours du vingtième siècle.L’adéquation entre données fournies par les modèles etdonnées d’observation pour de longues périodes permetde faire confiance aux estimations des taux de réchauffementprévus pour le prochain siècle. Les simulationsde la variabilité naturelle observée (par exemple en cequi concerne le phénomène ENSO, la circulation de lamousson et l’oscillation nord-atlantique) sont égalementplus fiables aujourd’hui.4.4 En revanche, on constate encore de trop nombreuseserreurs systématiques, qui concernent notammentla distribution de la température pour différentesrégions du monde ou parties de l’atmosphère, leschamps de précipitation et les nuages (en particulier lesstratus au-dessus des océans). Parmi les facteurs quilimitent la confiance que l’on peut accorder aux projectionsclimatiques figurent les incertitudes relatives auforçage externe (par exemple à la prévision des futuresconcentrations atmosphériques de dioxyde de carboneet d’autres gaz à effet de serre ainsi que d’aérosols).4.5 Comme pour la prévision numérique du tempset pour les prévisions saisonnières, les ensembles de projectionsclimatiques sont également d’une extrêmeimportance. Ils permettent de mesurer l’ampleur et leseffets de la variabilité naturelle du climat et leur incidencesur les projections et, partant, de mieux tenircompte statistiquement de tout signal de changementclimatique d’envergure (l’ampleur de la variabilité naturelledu climat sera comparable à celle du changementclimatique pour les prochaines décennies).5. Diffusion des informations aux utilisateursfinals5.1 Les prévisions météorologiques doivent êtrecommuniquées en temps voulu et sous une formeexploitable à une grande diversité d’utilisateurs (responsablesdes opérations d’urgence, contrôleurs de la circulationaérienne, spécialistes de la prévision des crues,organisateurs de manifestations publiques, etc.), ce quireprésente en soi un autre défi majeur qu’on peut releverde plus en plus facilement grâce aux progrès de latechnologie de l’information. En outre, un nombrecroissant d’utilisateurs recourent aux prévisions saisonnièresà interannuelles et aux projections climatiques.5.2 Les prévisions offrent davantage d’intérêt pourles décideurs lorsqu’on parvient à quantifier leur incertitudeinhérente. C’est en particulier le cas des phénomènesmétéorologiques extrêmes, qui risquent de provoquerde tels dommages matériels et humains qu’ilpeut être judicieux de prendre toutes les précautionsrequises, même s’il est peu probable — quoique possible_________________— que ces événements se produisent effectivement. Lesprobabilités sont un moyen naturel d’exprimer l’incertitude.On peut évaluer toute une série d’issues éventuellesassorties de leur probabilité, de façon à permettreaux utilisateurs de prendre les décisions qui s’imposentcompte tenu des coûts et des risques associés.5.3 Les prévisions qui se présentent sous la forme deprobabilités, ou d’«ensembles», contiennent bien plusd’informations que les prévisions déterministes, et il estdifficile de transmettre tout le message aux destinataires.Les prévisions qui sont diffusées ne peuvent donnerqu’une idée générale de la situation la plus probable enfournissant éventuellement des indications sur des risquesmajeurs. La décision que prendra chaque utilisateur pourradépendre du degré de probabilité de quelques événementsprécis. La nature de ceux-ci et les seuils de probabilitéà partir desquels on réagit aux informations reçuesvarient en fonction des circonstances. Chaque utilisateurdoit donc appliquer ses propres critères pour prendre desdécisions en fonction de la teneur des prévisions.6. Conclusions6.1 Le savoir-faire en matière de prévision météorologiquea nettement progressé depuis le milieu duXX e siècle, en grande partie grâce aux progrès réaliséspour les systèmes informatiques et les systèmes d’observationet de télécommunication et à l’essor des modèlesde prévision numérique du temps et des techniquesapparentées d’assimilation de données. Cette évolutiona été grandement facilitée par la vaste expérience qu’ontacquise tant les prévisionnistes que les décideurs enmatière d’élaboration et d’utilisation des prévisions.Néanmoins, chaque aspect de la science des prévisionsmétéorologiques et des projections climatiques et de latechnologie apparentée comporte ses propres incertitudes.Certaines sont liées aux lacunes qui subsistentencore dans la compréhension de processus extrêmementcomplexes ou aux limites inhérentes à la prévisibilité.D’autres sont à mettre en relation avec la nécessitéde progresser encore dans le domaine des techniquesd’observation ou de calcul, ou avec l’insuffisance desapplications concrètes des résultats de la recherche.Enfin, l’on ne saurait sous-estimer à quel point il importede bien communiquer les prévisions météorologiquesà des utilisateurs dûment formés à cet égard.6.2 Si l’on continue de privilégier la recherchescientifique et l’application concrète des résultats decette recherche, les effets positifs ne manqueront pas dese faire sentir. Par ailleurs, reconnaître les limites desprévisions météorologiques et des projections climatiqueset, dans la mesure du possible, évaluer le degréd'incertitude inhérent à ce type de prévision ou de projectiondevraient permettre aux décideurs de mieux tirerparti des prévisions et autres informations météorologiques.En définitive, l’objectif des scientifiques et desusagers doit être de mieux travailler ensemble, et celapour leur plus grand profit.


APPENDICE ALISTE DES PARTICIPANTSA. BUREAU DE LA SESSIONA. Eliassen PrésidentB. REPRÉSENTANTS DES MEMBRES DE L’OMMMembre Nom FonctionAfrique B. Parker Délégué principaldu SudAllemagne G. Adrian Délégué principalP. Winkler DéléguéAustralie W. K. Downey Délégué principalG. W. Paltridge DéléguéP. G. Price DéléguéAutriche C. Kress Principal déléguéBelgique A. Quinet Délégué principalBurkina Faso I. Traore Délégué principalN. F. Ouattara SuppléantCanada M. Béland Délégué principalJ. Abraham DéléguéK. Puckett DéléguéChine Zheng Guoguang Délégué principalChen Zhenlin DéléguéTang XuDéléguéZhang Renhe DéléguéCroatie B. Ivancan-Picek Délégué principalDanemark B. Machenhauer Délégué principalEgypte A. El Sayed Youssef Délégué principalEspagne R. Diaz-Pabón (Mme) Déléguée principaleJ. Ramón de Grado SuppléantEtats-Unis D. P. Rogers Délégué principald’Amérique L. W. Uccellini SuppléantJ. L. Moyers DéléguéPai-Yei Whung (Mme) DéléguéeR. E. Carbone ConseillerJ. M. Miller ConseillerEx-République R. Simeva (Mme) Déléguée principaleyougoslave A. Karanfilovski Déléguéde MacédoineFédération A. V. Frolov Délégué principalde Russie A. A. Chernikov DéléguéA. V. Konoplev DéléguéFinlande H. Järvinen Délégué principalFrance G. De Moor Délégué principalP. Bougeault DéléguéJ.-P. ChalonDéléguéMembre Nom FonctionGhana V. Antwi Délégué principalHong Kong, K. H. Yeung Délégué principalChineHongrie T. Práger Délégué principalInde A. K. Kamra Délégué principalS. Utagar DéléguéIran, A. M. Noorian Délégué principalRépublique S. A. Rezvani Déléguéislamique d’Islande S. Jonsson Délégué principalIsraël I. Setter Délégué principalItalie G. Daddario Délégué principalJapon N. Sato Délégué principalY. Makino SuppléantMalaisie Yap Kok Seng Délégué principalMaroc L. Grana Délégué principalNamibie E. Kambueza Délégué principalNigéria N. O. Nnoli Délégué principalI. D. Nnodu SuppléantNorvège A. Eliassen Délégué principalT. E. Nordeng SuppléantA. Bratseth DéléguéE. Forland DéléguéO. Hov DéléguéT. Iversen DéléguéJ. E. Kristjansson DéléguéK. H. Midtbo DéléguéPays-Bas J. Alderliesten Délégué principalPologne Z. Litynska (Mme) Déléguée principaleJ. Bartnicki ConseillerPortugal R. A. da Costa Délégué principalCarvalhoRépublique Cho Joo-young Délégué principalde Corée Park Jeong-gyoo SuppléantRépublique- N. D. Pyuzza Délégué principalUnie de D. G. Rutashobya DéléguéTanzanieRoyaume-Uni P. Mason Délégué principalde Grande- R. A. Cox SuppléantBretagne et D. Griggs Suppléantd’Irlande A. Thorpe Déléguédu NordSlovaquie D. Závodský Délégué principal


40 RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈREMembre Nom FonctionSuède E. Liljas Délégué principalSuisse P. Binder Délégué principalG. Müller SuppléantTurquie H. Y. Özalp Délégué principalViet Nam Tran Duy Binh Délégué principalOrganisationE. CONFÉRENCIERSInstitut Paul Scherrer, SuisseCentre européen pour les prévisionsmétéorologiques à moyen terme,Royaume-UniUniversity of Colorado,Etats-Unis d’AmériqueNomU. BaltenspergerT. PalmerR. PielkeC. EXPERT INVITÉPrésident du Groupe de travailde l’expérimentation numériqueK. PuriCentres de science de l’atmosphèredu Conseil national de la recherchesur l’environnement, Royaume-UniA. ThorpeD. REPRÉSENTANTS D’ORGANISATIONS INTERNATIONALESOrganisationCentre européen pour les prévisionsmétéorologiques à moyen terme(CEPMMT)General Organization of RemoteSensingNomT. PalmerH. Ibrahim_________________F. SECRÉTARIAT DE L’OMMG. O. P. Obasi Secrétaire généralF. Delsol Directeur, Programme consacré à larecherche atmosphérique et àl’environnement (PRAE)A. Soudine Fonctionnaire principal (PRAE)Z. Lei Fonctionnaire principal (PRAE)M. Malone Consultant OMM (PRAE)M. Peeters Fonctionnaire chargé des conférences


APPENDICE BORDRE DU JOURPoint de l’ordre du jour Documents PINK N° et Résolutions etcorrespondants auteur recommandationsadoptées1. OUVERTURE DE LA SESSION 1, président de la Commission2. ORGANISATION DE LA SESSION 2, président de la Commission2.1 Examen du rapport sur la vérificationdes pouvoirs2.2 Adoption de l’ordre du jour 2.2(1); 2.2(2)2.3 Etablissement des comités2.4 Autres questions d’organisation3. RAPPORT DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION 3 3, président du Comité plénier Rés. 13.1 Appui aux conventions relatives à 3.1 3.1, président du Comité Bl’environnement et notamment à l’ozone4. VEILLEDEL’ATMOSPHÈRE GLOBALE4.1 Pollution de l’environnement et chimie 4.1(1), président du Comité B Rec. 1de l’atmosphère 4.1(1); 4.1(2) 4.1(2), président du Comité B4.2 Environnement urbain 4.2 4.2, président du Comité B4.3 Contribution au Système mondial 4.3 4.3, président du Comité Bd’observation du climat (SMOC)5. RECHERCHE SUR LA PRÉVISION MÉTÉOROLOGIQUEET LA MÉTÉOROLOGIE TROPICALE5.1 Programme mondial de recherche sur la 5.1(1); 5.1(2) 5.1(1), président du Comité A Rés. 2prévision du temps (PMRPT)5.1(2), président du Comité B5.2 Recherche en météorologie tropicale 5.2 5.2, président du Comité A Rés. 35.3 Autres activités relatives à la prévision 5.3 5.3, président du Comité Bmétéorologique6. RECHERCHE SUR LA PHYSIQUE ET LA CHIMIE DES 6 6, président du Comité A Rec. 2NUAGES ET SUR LA MODIFICATION ARTIFICIELLEDU TEMPS7. RECHERCHE SUR LE CLIMAT7.1 Programme mondial de recherche sur le 7.1 7.1, président du Comité Bclimat : Stratégie et activités7.2 Autres activités déployées dans le domaine 7.2 7.2, président du Comité Bdu climat8. AUTRES ACTIVITÉS DE RECHERCHE 8; 8, REV. 8, président du Comité plénier9. EXPOSÉS SCIENTIFIQUES 9, président du Comité plénier10. PLANIFICATION À LONG TERME DE L’OMM 10 10, président du Comité plénier11. EXAMEN DES RÉSOLUTIONS ET DES RECOMMANDATIONS 11 11, président du Comité plénier Rés. 4;ANTÉRIEURES DE LA COMMISSION DES SCIENCES Rec. 3DE L’ATMOSPHÈRE12. ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU 12, président du Comitédes nominations12(2), président du Comitéplénier


42 RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRE13. DÉSIGNATION DES MEMBRES DES GROUPES 13, président de la CommissionDE TRAVAILPoint de l’ordre du jour Documents PINK N° et Résolutions etcorrespondants auteur recommandationsadoptées14. DATE ET LIEU DE LA QUATORZIÈME SESSION 14 et 15, président dela Commission15. CLÔTURE DE LA SESSION 14 et 15, président dela Commission_________________


APPENDICE CLISTE DES ABRÉVIATIONSAIMSABALTEXCATCHCClCEPMMTCIMOCIUSCLICCLIVARCMAgCMDCMOMCMRSCOICOPCRMCSACSBCSOTEMEPERSFEMGAMEGAPPGCIPGESAMPGEWEXGOALSGURMEGVaPHIRSIGACIGOSISCCPIWMLBAMAGSMAPMEDEXMED POLMSUNCARAssociation internationale de météorologie et des sciences de l'atmosphèreExpérience de la mer BaltiqueCouplage de l’atmosphère tropicale et du cycle hydrologiqueCommission de climatologieCentre européen pour les prévisions météorologiques à moyen termeCommission des instruments et des méthodes d’observationConseil international pour la scienceProgramme relatif au climat et à la cryosphèreVariabilité et prévisibilité du climatCommission de météorologie agricoleCentre mondial de donnéesCommission technique mixte d’océanographie et de météorologie maritime (OMM/COI)Centre météorologique régional spécialiséCommission océanographique intergouvernementale (UNESCO)Conférence des ParitésCentre radiométrique mondialCommission des sciences de l’atmosphèreCommission des systèmes de baseComité sur les satellites d'observation de la TerreProgramme concerté de surveillance continue et d’évaluation du transport à longue distance despolluants atmosphériques en EuropeSatellite eurpéen de télédétectionFonds pour l’environnement mondialExpérience GEWEX sur la mousson d’AsieProjet GEWEX de prévision pour les AmériquesProjet international GEWEX d’échelle continentaleGroupe d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la pollution des mersExpérience mondiale sur les cycles de l'énergie et de l'eauProcessus de l’océan, de l’atmosphère et des terres émergéesProjet de recherche météorologique sur l’environnement urbain relevant de la VAGProjet GEWEX concernant la vapeur d’eauSondeur en infrarouge à grand pouvoir séparateurProgramme international d'étude de la chimie de l'atmosphère du globeStratégie mondiale intégrée d’observationProjet international d’établissement d’une climatologie des nuages à l’aide de données satellitairesAtelier international de l’OMM sur les études consacrées à la moussonExpérience biosphère-atmosphère à grande échelle en AmazonieExpérience GEWEX portant sur le bassin du MacKenzieProgramme alpin à moyenne échelleExpérience sur les dépressions qui engendrent des conditions météorologiques à fort impact enMéditerranéeProgramme d’évaluation et de maîtrise de la polluation en MéditerranéeSondeur à hyperfréquencesCentre national de recherche atmosphérique (Etats-Unis d’Amérique)


44 RAPPORT FINAL ABRÉGÉ DE LA TREIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DES SCIENCES DE L’ATMOSPHÈRENCEPPCMPCTPMRCPMRPTPNUEPRAEPRMTSCSMEXSMHNSMNSMOSMOCSPARCSSUTHORPEXTOVSTRMMVAGWOCECentre national de prévision environnementale (Etats-Unis d’Amérique)Programme climatologique mondialProgramme concernant les cyclones tropicauxProgramme mondial de recherche sur le climatProgramme mondial de recherche sur la prévision du tempsProgramme des Nations Unies pour l'environnementProgramme consacré à la recherche atmosphérique et à l’environnementProgramme de recherche en météorologie tropicaleExpérience sur la mousson de la mer de Chine méridionaleServices météorologiques et hydrologiques nationauxService météorologique ou hydrométéorologique nationalSystème mondial d'observationSystème mondial d'observation du climatEtude des processus stratosphériques et de leur rôle dans le climatSondeur stratosphériqueExpérience concernant la recherche sur les systèmes d’observation et la prévisibilitéSondeur vertical opérationnel de TIROSMission pour la mesure des pluies tropicalesVeille de l’atmosphère globaleExpérience mondiale concernant la circulation océanique_________________

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