Resúmenes - Bois et forêts des tropiques - Cirad

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B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )DYNAMIQUES PAYSAGÈRES23Analyse spatiale de la régénérationforestière post-incendie de la forêtde Fergoug à Mascara, AlgérieIdriss Haddouche 1Khatir Benhanifia 2Mohammed Gacemi 21Université Abou-Bekr BelkaîdFaculté Snv-StuDépartement des sciencesagroforestièresImama, BP 230Tlemcen, 13000Algérie2Centre des techniques spatialesDivision Observation de la TerreBP 13, Arzew, 31200AlgériePhotos 1.Envasement du barrage de Fergoug.Photos K. Benhanifia.


34B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )FOCUS / STAND STRUCTUREF. Bognounou, R. Morton,S. Ayangma, L. Jonkers,C. Björkman, H. Bylund,C. M. Orians, A. Vega, P. C. OdenRÉSUMÉABSTRACTRESUMENSTRUCTURE DES PEUPLEMENTS DEMONOCOTYLEDONES ET DICOTYLEDONESLORS DE DIFFERENTS STADES DESUCCESSION DANS LE PARC NATIONALDE CORCOVADO AU COSTA RICALes deux grands groupes d’angiospermes,monocotylédones et dicotylédones, diffèrentà plusieurs égards au niveau de leurcycle de vie. Malgré les différences évidentesentre ces deux groupes, peud’études se sont penchées de façon approfondiesur la manière dont cela pourraitinfluencer leur succession écologique.L’étude compare les densités relatives deces deux groupes fondamentaux à l’évolutioncontrastée, lors de deux stades de successionforestière à la station de Sirenadans le Parc national de Corcovado auCosta Rica, en Amérique centrale. Selonl'hypothèse de départ, le rapport monocotylédones/dicotylédonesdevrait diminueraux stades plus avancés de la succession.L’échantillonnage a porté sur un ensemblede 40 placettes triangulaires à angle droit((5 × 5 m)/2), où les plantes ont été classéesen quatre catégories selon la dimensiondes houppiers, ainsi qu’en monocotylédoneset dicotylédones. Une analyse dela distribution des densités et des classesde dimension des houppiers a été effectuéepar ANOVA selon la procédure de modélisationlinéaire généralisée. La densitémoyenne totale de la forêt secondaireapparaît significativement plus importanteque celle de la forêt primaire (P < 0,001).Cependant, la structure de la distributiondes classes de dimension des houppiersest proche entre monocotylédones et dicotylédones,mais aussi entre forêt primaire etsecondaire. Il n’apparaît aucune différencesignificative entre les deux types de forêtdans le rapport monocotylédones / dicotylédones(P = 0,99). Les résultats concernantla distribution des classes de dimensiondes houppiers indiquent une tendancesimilaire dans la distribution des successionsde monocotylédones et dicotylédones,même si les dicotylédones sont toujoursplus nombreux. Ces résultats amènentà conclure qu'il est nécessaire d'avoirune importante différence entre les stadesde succession avant de percevoir la différenceanticipée dans cette étude.Mots clé : forêt tropicale humide, forêt primaire,forêt secondaire, évolution floristique,tropiques humides, Amérique centrale.STAND STRUCTURE OF MONOCOTYLEDONSAND DICOTYLEDONS IN DIFFERENTSUCCESSIONAL STAGES IN CORCOVADONATIONAL PARK, COSTA RICAThe two major groups of angiosperms,monocotyledons and dicotyledons, differin several of their life history traits.Despite the obvious differences betweenthe two groups, there are few studieselaborating on how these may relate totheir ecological succession. The studycompares the relative densities of thesetwo fundamental groups of plants withdifferent evolutionary histories in forestsin two different successional stages atthe Sirena station in Costa Rica’s CorcovadoNational Park, in Central America.The hypothesis was that the monoco -tyledons/dicotyledons ratio woulddecrease in later successional stages.A total of 40 right-angled triangular plots((5 ×5m)/2) were sampled and theplants were divided into four crown sizeclasses, as well as into monocotyledonsand dicotyledons. Plant densities andcrown size class distribution wereanalysed using ANOVA with the generallinear model (GLM) procedure. The meanoverall plant density in the secondary forestwas significantly greater than in theprimary forest (P < 0.001). The structureof the crown size class distribution, however,was similar for both monocotyledonsand dicotyledons, and for the primaryand secondary forest types. Therewas no significant difference betweenthe two forests in the monocotyledons todicotyledons ratio (P = 0.99). The crownsize class distribution results indicatethat there is a similar distribution trendin monocotyledon and dicotyledon succession,although there are always moredicotyledons than monocotyledons.These results led to conclude that alarger difference between successionalstages is necessary to perceive the differenceanticipated in this study.Keywords: rain forest, primary forest, secondaryforest, plant evolution, humid tropics,Central America.ESTRUCTURA DE LOS RODALES DEMONOCOTILEDÓNEAS Y DICOTILEDÓNEASEN DIFERENTES ETAPAS DE SUCESIÓNEN EL PARQUE NACIONAL DE CORCOVADOEN COSTA RICALos dos principales grupos de angiospermas,monocotiledóneas y dicotiledóneas,difieren en varios aspectos de su ciclovital. A pesar de las evidentes diferenciasentre estos dos grupos, existen pocosestudios que hayan profundizado encómo podría esto relacionarse con susucesión ecológica. Éste estudio comparalas densidades relativas de estos dos gruposfundamentales de plantas de distintaevolución, en dos etapas de sucesiónforestal en la estación de Sirena en el ParqueNacional de Corcovado, en CostaRica. Según ésta hipótesis, la relaciónmonocotiledóneas/dicotiledóneas deberíadisminuir en las etapas más avanzadasde la sucesión. Se muestrearon un totalde 40 parcelas triangulares de ángulorecto ((5 × 5 m)/2), en las que se clasificaronlas plantas en cuatro clases según eltamaño de las copas, así como en monocotiledóneasy dicotiledóneas. Se efectuóun análisis de la distribución de densidadesy clases de tamaño de las copasmediante ANOVA (modelo lineal general).La densidad promedio total del bosquesecundario fue significativamente mayorque la del bosque primario (P < 0.001). Sinembargo, la estructura de distribución delas clases de tamaño de las copas fuesimilar entre monocotiledóneas y dicotiledóneas,y también entre bosque primarioy secundario. No aparece ninguna diferenciasignificativa entre los dos tipos debosque en la relación monocotiledóneas/dicotiledóneas(P = 0.99). Los resultadosde la distribución de clases detamaño de las copas indican una tendenciasimilar en la distribución de sucesionesde monocotiledóneas y dicotiledóneas,aunque las dicotiledóneas seansiempre más numerosas. Estos resultadosllevan a la conclusión de que las diferenciasentre etapas de sucesión deben sermayores para percibir la diferencia anticipadaen éste estudio.Palabras clave: bosque tropical húmedo,bosque primario, bosque secundario, evoluciónflorística, trópicos húmedos, AméricaCentral.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )PLANTES MÉDICINALES / LE POINT SUR…41Patrice Zerbo 1, 3Jeanne Millogo-Rasolodimby 1Odile Germaine Nacoulma-Ouedraogo 2Patrick Van Damme 3Plantes médicinales et pratiquesmédicales au Burkina Faso :cas des Sanan1 Université de OuagadougouLaboratoire de biologie et écologievégétales. Unité de formation et derecherche en sciences de la vieet de la Terre (Ufr/Svt)03 BP 7021, Ouagadougou 03Burkina Faso2 Université de OuagadougouLaboratoire de biochimie et de chimieappliquées. Unité de formationet de recherche en sciences de la vieet de la Terre (Ufr/Svt)03 BP 7021, Ouagadougou 03Burkina Faso3 Université de GandFaculté des sciences en bio-ingénierieLaboratoire d’agronomie tropicaleet subtropicale et d’ethnobotaniqueCoupure Links 6539000 GandBelgiqueBottes de tiges feuillées de cinq espèces médicinales.Photo P. Zerbo.


42B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )FOCUS / MEDICINAL PLANTSP. Zerbo, J. Millogo-Rasolodimby,O. G. Nacoulma-Ouédraogo,P. Van DammeRÉSUMÉPLANTES MÉDICINALES ET PRATIQUESMÉDICALES AU BURKINA FASO :CAS DES SANANÉlément culturel important, les plantesont été utilisées pendant des siècles parles populations pour se soigner. Cependant,peu d’ethnies connaissent leur pharmacopéede par le manque d’études ethnobotaniques.La présente étude, réaliséeen pays San, entité territoriale traditionnelle(Nord-Ouest du Burkina Faso), répond àce souci de documenter les plantes médicinales.À travers une série d’enquêtesethnobotaniques, 75 tradithérapeutes Sananont été interviewés. Les informationsrecherchées ont porté sur la plante, sonnom local, ses parties utilisées, les pratiquesmédicales et les vertus thérapeutiquesafférentes. Les résultats ont montréque 94 espèces végétales sont utiliséespour combattre différentes pathologies.Les feuilles (31 %), les racines (25 %) etles écorces du tronc (23 %) sont les principalesparties utilisées pour préparer lesrecettes. Seules ou en association, cesparties interviennent dans l’élaborationdes recettes par des procédés utilisantprincipalement la décoction (58 %), la trituration(17 %) et la macération aqueuse(11 %). Soixante-cinq pour cent (65 %)des produits obtenus sont administréspar voie orale via la boisson et les applicationsexternes représentent 35 %. Treizecatégories d’utilisation ont été recensées.Cependant, les tradipraticiens de santésont en désaccord sur les thérapies proposéespour traiter ces catégories. La diversitédes thérapies recensées en paysSan, est une richesse culturelle. Ces donnéesde la pharmacopée san sont unebase pour une étude approfondie des aptitudessylvicoles des plantes victimes dedéracinement et la création de pépinièrescommunautaires, afin de disposer de réservoirsde plantes médicinales prochesdes villages.Mots-clés : ethnobotanique, phytothérapie,pays San, Burkina Faso.ABSTRACTMEDICINAL PLANTS AND MEDICALPRACTICE IN BURKINA FASO:A CASE STUDY ON THE SAN PEOPLEAs an important cultural element, plantshave been used centuries ago by peopleto treat themselves. However, a few ethnicgroups know their medicinal plants used.This study aim is to document San people,localized in a traditional land (BurkinaFaso north-western) about medicinal plants.Ethnobotanical surveys have involved75 traditional healers indigenous. Researchinformation’s covered plants used, its localname, its parts used, the medical practicesand the therapeutic properties related.The results showed that 94 plant speciesare used to treat various diseases. Themain parts used in recipes are leaves(31 %), root (25 %) and stem bark (23 %).Recipes developed are based on one orseveral plants. Decoction (58 %), trituration(17 %) and aqueous maceration (11 %)are main methods of preparation. Drugsare administered through oral drunk (65 %)and external applications (35 %). Thirteenused categories are identified. However,traditional healers are disagreements aboutproposed therapeutic to treat them. Thediversity of therapies identified in Sanland, is a rich culture. These San pharmacopoeiadata lay the foundation of soundstudies on silvicultural plants capacitiesfor regenerating endangered useful speciesand building nurseries to provide surroundingvillages with available medicinal plants.Keywords: ethnobotany, phytotherapy,San land, Burkina Faso.RESUMENPLANTAS MEDICINALES Y PRÁCTICASMÉDICAS EN BURKINA FASO:EL CASO DE LOS SANANLas plantas son un importante elementocultural y los pueblos llevan siglos utilizándolaspara curarse. No obstante, pocasetnias conocen su farmacopea debido ala falta de estudios etnobotánicos. Esteestudio, realizado en el país San (entidadterritorial tradicional del noroeste de BurkinaFaso), responde a la preocupaciónpor documentar las plantas medicinales.Se entrevistó a 75 terapeutas tradicionalesSanan mediante una serie de encuestasetnobotánicas. Se buscó información acercade las plantas: nombre local, partesempleadas, usos médicos y sus virtudesterapéuticas. Los resultados mostraronque se utilizan 94 especies vegetales paracombatir diferentes patologías. Las hojas(31 %), las raíces (25 %) y las cortezasdel tronco (23 %) son las partes principalmenteempleadas para preparar las recetas.Solas o en asociación, dichas partesse utilizan en la preparación de recetasmediante procedimientos basados principalmenteen la decocción (58 %), la trituración(17 %) y la maceración acuosa(11 %). El sesenta y cinco por ciento(65 %) de los productos obtenidos se administrapor vía oral a través de la bebiday las aplicaciones externas suponen el35%. Se identificaron trece categorías deutilización. Sin embargo, los terapeutastradicionales están en desacuerdo sobrelas terapias propuestas para tratar estascategorías. La diversidad de terapias registradasen el país San supone unariqueza cultural. Estos datos de la farmacopeasan son una base para un estudiopormenorizado de las aptitudes silvícolasde las plantas expuestas al arranque y lacreación de viveros comunitarios para disponerde reservas de plantas medicinalescerca de los pueblos.Palabras clave: etnobotánica, fitoterapia,país San, Burkina Faso


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )POLLINISATION / LE POINT SUR…55Philippe Ryckewaert 1Onja Razanamaro 2, 3Elysée Rasoamanana 2, 3Tantelinirina Rakotoarimihaja 2, 4Perle Ramavovololona 2, 3Pascal Danthu 2, 5Les Sphingidae, probablespollinisateurs des baobabsmalgaches1CiradUpr HortsysCampus international de Baillarguet34398 Montpellier Cedex 5France2CiradUrp Forêts et biodiversitéBP 853, AntananarivoMadagascar3Université d’AntananarivoFaculté des SciencesDépartement de biologie et écologievégétalesBP 906, Antananarivo (101)Madagascar4Université d’AntananarivoFaculté des SciencesDépartement de biologie animaleBP 906, Antananarivo (101)Madagascar5CiradUpr B&SefCampus international de Baillarguet34398 Montpellier Cedex 5FrancePhoto 1.Adansonia rubrostipa près d’Ifaty.Photo E. Rasoamanana.


56B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )FOCUS / POLLINATIONP. Ryckewaert, O. Razanamaro,E. Rasoamanana, T. Rakotoarimihaja,P. Ramavovololona, P. DanthuRÉSUMÉABSTRACTRESUMENLES SPHINGIDAE, PROBABLESPOLLINISATEURS DES BAOBABSMALGACHESDes comparaisons phénologiques etmorphologiques des fleurs des sixespèces de baobabs, Adansonia spp.,endémiques de Madagascar et une étudedes insectes visiteurs de ces fleurs ontété menées in situ afin d’identifier lespollinisateurs possibles de ces arbres.Les baobabs malgaches sont regroupésen deux sections en fonction de la longueurde l’androcée (tube pollinique plusfilet des étamines) : les Longitubae,A. za, A. rubrostipa, A. madagascariensiset A. perrieri, dont l’androcée varie de110 à 277 mm de long, et les Brevitubae,A. grandidieri, A. suarezensis, ayant desandrocées beaucoup plus courtes (de 45à 79 mm de long). Les baobabs des deuxsections ont des pollens de type zoophile: grande taille, paroi externe verruqueuseet revêtue d’une substance collante.Une corrélation entre la longueurdes trompes des Sphingidae butinant lesfleurs des baobabs et la taille de l’androcéeapparaît comme un critère déterminantpour qu’une espèce visiteuse desfleurs puisse avoir une fonction de pollinisateur.Quatre espèces de Sphingidae,Agrius convolvuli, Coelonia solani,Xanthopan morgani et C. fulvinotata, ontune trompe de longueur supérieure à110 mm qui leur permettrait d’assurer lapollinisation des Longitubae ; maisseules les deux premières espèces ontété observées sur les fleurs. Chez lesBrevitubae, les Sphingidae ayant unetrompe comprise entre 45 et 70 mm,comme Nephele comma, observé surA. grandidieri, auraient la possibilité deféconder les fleurs. Cela est confirmé parla présence de grains de pollen de baobabsur le corps de certains Sphingidaecapturés sur les fleurs. Les Longitubaepourraient être des espèces à pollinisationstrictement sphingophile, tandisque les Brevitubae ont des fleurs dont lamorphologie montrerait une adaptationà la pollinisation par les chauves-sourismais aussi par certains Sphingidae.Mots-clés : Adansonia, baobab, biologieflorale, pollinisation, Sphingidae,Madagascar.SPHINGIDAE AS LIKELY POLLINATORSOF MADAGASCAR’S BAOBABSIn order to identify the possible pollinatorsof six endemic Baobab species,Adansonia spp., in Madagascar, in situphenological and morphological comparisonswere made together with a study ofinsects visiting baobab flowers. madagascanbaobabs are divided into twogroups according to the length of themale organ (anther and filament):Longitubae, A. za, A. rubrostipa, A. madagascariensisand A. perrieri, where theanther and filament range from 110 to277 mm in length, and Brevitubae,A. grandidieri, A. suarezensis, whichhave a much shorter male organ (45 to79 mm). In both groups, the pollen grainsare large, lumpy and covered with asticky substance, indicating zoophilousdispersal. A correlation between the proboscislength of insects and the length ofthe male organ in the baobab flowersthey visit appears to determine theirpotential as pollinators. Four Sphingidaespecies, Agrius convolvuli, Coeloniasolani, Xanthopan morgani and C. fulvinotata,have a proboscis longer than110 mm, which would allow them to pollinatespecies in the Longitubae group;however, only the first two species wereobserved on the flowers. Sphingidaewith a 45 to 70 mm proboscis, such asNephele comma, which was observed onA. grandidieri, would be able to pollinateBrevitubae flowers. This is borne out bythe presence of baobab pollen grains onthe bodies of certain Sphingidae capturedon the flowers. Pollination ofspecies in the Longitubae group couldthus be exclusively by Sphingidae moths,while the morphology of the flowers inthe Brevitubae group suggest they maybe adapted to pollination by bats butalso by certain Sphingidae.Keywords: Adansonia, baobabs, biologyof flowers, pollination, Sphingidae,Madagascar.LOS SPHINGIDAE, PROBABLESPOLINIZADORES DE LOS BAOBABSMALGACHESSe procedió a la realización in situ decomparaciones fenológicas y morfológicasde flores de seis especies endémicasde baobabob, Adansonia spp., deMadagascar, así como un estudio deinsectos visitantes de estas flores, paraidentificar los posibles polinizadores deestos árboles. Los baobabs malgachesfueron agrupados en dos secciones enfunción de la longitud del androceo (tubopolínico más filamento de los estambres):los Longitubae, A. za, A. rubrostipa,A. madagascariensis y A. perrieri, cuyoandroceo oscila entre 110 y 277 mm delargo, y los Brevitubae, A. grandidieri,A. suarezensis, que tienen androceosmucho más cortos (de 45 a 79 mm delargo). Los baobabs de ambas seccionestienen pólenes de tipo zoófilo: grantamaño, pared externa verrugosa y recubiertade una sustancia pegajosa. Lacorrelación entre la longitud de las trompasde los Sphingidae que liban las floresde los baobabs y el tamaño del androceoaparece como un criterio determinantepara que una especie visitante de las florespueda tener una función polinizadora.Cuatro especies de esfíngidos, Agriusconvolvuli, Coelonia solani, Xanthopanmorgani y C. fulvinotata, tienen unatrompa de más de 110 mm de largo por loque podrían efectuar la polinización delos Longitubae; pero sólo se observaronlas dos primeras especies en las flores.En los Brevitubae, los Sphingidae conuna trompa entre 45 y 70 mm, comoNephele comma, observado en A. grandidieri,tendrían la posibilidad de fecundarlas flores. Esto quedó confirmado por lapresencia de granos de polen de baobabsen los cuerpos de algunos Sphingidaecapturados en las flores. Los Longitubaepodrían ser especies de polinizaciónestrictamente esfingófila, mientras quelos Brevitubae tienen flores cuya morfologíamostraría una adaptación a la polinizaciónpor los murciélagos, pero tambiénpor ciertos Sphingidae.Palabras clave: Adansonia, baobabs,biología floral, polinización, Sphingidae,Madagascar.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )TABEBUIA / LE POINT SUR…69Pierre DétienneMichel VernayLes espèces du genre Tabebuiasusceptibles de fournirle bois d’ipéCiradUpr Production et valorisationdes bois tropicaux73, rue Jean-François Breton34398 Montpellier Cedex 5FrancePhotos 1.Sciage d'une grume de Tabebuia serratifolia en Guyaneet colis de débits d'ipé certifié FSC (Forest Stewardship Council) au port de Nantes.Photos M. Vernay.


70B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )FOCUS / TABEBUIAP. Détienne, M. VernayRÉSUMÉLES ESPÈCES DU GENRE TABEBUIASUSCEPTIBLES DE FOURNIR LE BOISD’IPÉIl s’avère que le prestigieux « boisd’ipé », issu d’espèces du genreTabebuia, domine le marché du matériaubois en extérieur haut de gamme depuisplusieurs années, ce qui est justifié parles remarquables propriétés physiques,mécaniques et de durabilité des espècescommercialisées sous cette appellation.Mais, du fait de l’engouement industrielpour ce type de matériau, l’offre sur lemarché devient de plus en plus disparateavec la présence d’espèces ou d’essencesn’ayant pas les propriétés attendueset recherchées. Cette note, baséesur l’ensemble du genre botaniqueTabebuia, identifie les espèces dont lesbois ont la capacité et les caractéristiquestechnologiques dévolues à l’appellationipé. Une liste a été définie comprenantonze espèces du genre Tabebuiasusceptibles de répondre aux exigencesde qualité escomptées et de figurer ainsisous l’appellation commerciale d’ipé.Quoi qu’il en soit, la dérive commercialequi se fait jour pour l’ipé et ses ersatzreprésente une première alarme de raréfactionde la diversité biologique de certainesespèces du genre Tabebuia etdemande que la plus grande prudencesoit accordée aux risques de mélangesd’essences dans les lots commerciaux.Mots-clés : genre Tabebuia, ipé, propriétédu bois, utilisation du bois, marchédu bois.ABSTRACTPOTENTIAL SOURCES OF IPÉ WOODFROM SPECIES OF THE GENUS TABEBUIA“Ipé wood”, a prestigious timber varietyfrom tree species of the genus Tabebuia,has dominated the market for high-qualityexterior wood for a number of years,and justifiably so given the remarkablephysical and mechanical properties anddurability of the species marketed underthat name. However, due to the popularityof the material among industrialists,supplies on the market are becomingincreasingly disparate, with species beingmarketed whose sought-after propertiesdo not meet expectations. In this researchnote, for which we studied the entirebotanical genus Tabebuia, we identify thespecies whose wood has the technologicalcapacities and characteristics attributedto what is known as Ipé wood. Weprovide a list of eleven Tabebuia speciesthat can potentially satisfy the qualityrequirements expected of Ipé wood andcan therefore be marketed under thatname. In any event, the shift from true toersatz Ipé wood now emerging on themarket is a warning that the biodiversityof Tabebuia species is declining fast,which demands stringent precautions toavoid the risk of mixing species in commercialbatches.Keywords: genus Tabebuia, Ipé, propertiesof wood, uses of wood, market forwood.RESUMENESPECIES DEL GÉNERO TABEBUIACAPACES DE PROPORCIONAR MADERADE IPÉEs un hecho que la prestigiosa “maderade Ipé” procedente de especies delgénero Tabebuia, domina el mercado demateriales de madera de gama alta paraexteriores desde hace varios años. Estose debe a las notables propiedades físicas,mecánicas y de durabilidad de lasespecies comercializadas bajo estadenominación. Pero, debido al gran interésindustrial que despierta este tipo dematerial, la oferta en el mercado sevuelve cada vez más dispar con la presenciade especies o variedades vegetalesque no poseen las propiedades esperadasy buscadas. Esta nota, basada enel conjunto del género botánicoTabebuia, identifica aquellas especiescuya madera posee la capacidad y lascaracterísticas tecnológicas atribuidas ala denominación Ipé. Se estableció unalista que incluía once especies delgénero Tabebuia capaces de satisfacerlas exigencias de calidad previstas,pudiendo así figurar bajo la denominacióncomercial de Ipé. De cualquiermodo, la deriva comercial que se manifiestaen el Ipé y sus sucedáneos es laprimera señal de alerta sobre la rarefacciónde la diversidad biológica de ciertasespecies del género Tabebuia y requiereque se aplique una extrema prudencia alos riesgos de mezclas de especies enlos lotes comerciales.Palabras clave: género Tabebuia, Ipé,propiedades de la madera, utilización dela madera, mercado de la madera.


CAMELUS DROMEDARIUSB O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )/ À TRAVERS LE MONDE79Le dromadaire CamelusdromedariusSynonyme : chameauà une bosseBernard FayeCiradUpr Systèmes d’élevage34398 Montpellier Cedex 5FranceDromadaire Somali le long de la côte de la mer Rouge.Photo B. Faye.


80 B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 1 , N ° 3 0 7 ( 1 )ACROSS THE GLOBE / CAMELUS DROMEDARIUSBernard FayeRÉSUMÉABSTRACTRESUMENLE DROMADAIRE CAMELUSDROMEDARIUS, SYNONYME :CHAMEAU À UNE BOSSELa morphologie générale du dromadaireest suffisamment particulièrepour avoir depuis longtemps intriguéles anatomistes. Avec sa bosse sur ledos, fort caractéristique de l’espèce,son cou démesurément long et sa têtemaintenue à l’horizontale, ce qui luidonne l’air hautain d’un être étrangemonté sur un piédestal, le dromadairemérite qu’on se penche sur ces particularitésanatomiques qui en font leplus grand animal adapté à la viedésertique. Si des variations danscette morphologie générale peuventêtre relevées en vertu de différencesraciales, il est notable que la plasticitéanatomique est moins spectaculaireque dans d’autres espèces domestiques.Le fait que le dromadaire soitspécialisé du point de vue écologiqueà un biotope marqué par l’aridité dumilieu contribue sans doute à limiter lavariabilité que la diffusion dans desécosystèmes fort différents sembleautoriser pour les espèces qui ontenvahi presque tous les milieux de laplanète, à l’instar des bovins.Mots-clés : Camelus dromedarius, dromadaire,adaptation, sécheresse, sousalimentation.THE DROMEDARY CAMELUSDROMEDARIUS, SYNONYM:ONE-HUMPED CAMELThe dromedary’s general morphologyis odd enough to have intriguedanatomists for a long time. With itscharacteristic hump, endlessly longneck and head held disdainfully high,for all the world like an alien beastplaced on a pedestal, it deserves to beinvestigated for the anatomical peculiaritiesthat make it the largest animalthat has adapted to desert conditions.Although there are a number of variationsin its general morphology thatarise from differences in race, itsanatomical plasticity is notably lessspectacular than in other domesticatedspecies. The fact that the dromedaryhas become ecologically specialisedto exist in an arid biotopeprobably contributes to this low variability,unlike that of other species, like cattle,whose dissemination across verydifferent ecosystems has brought theminto virtually every environment on theplanet.Keywords: Camelus dromedarius, dromadary,adaptation, drought, undernourishment.EL DROMEDARIO CAMELUSDROMEDARIUS, SINÓNIMO:CAMELLO DE UNA JOROBALa morfología general del dromedarioes lo bastante peculiar como para llevarmucho tiempo intrigando a losanatomistas. Con su única joroba en ellomo, rasgo característico de la especie,su cuello desmesuradamente largoy el porte horizontal de su cabeza, quele otorga el aire altivo de un extraño sersubido a un pedestal, el dromedariomerece que nos interesemos por estasparticularidades anatómicas que loconvierten en el mayor animal adaptadoa la vida desértica. Aunque, segúnlas diferencias raciales, se puedenregistrar variaciones en esta morfologíageneral, cabe destacar que la plasticidadanatómica es menos espectacularque en otras especies domésticas.El hecho de que, desde un punto devista ecológico, el dromedario estéespecializado en un biotopo caracterizadopor la aridez del medio seguramentecontribuya a limitar la variabilidad,mientras que la difusión a travésde ecosistemas muy distintos pareceautorizar una mayor variabilidad deaquellas especies que han invadidocasi todos los medios del planeta, taly como sucede con los bovinos.Palabras clave: Camelus dromedarius,dromedario, adaptación, sequía, subnutrición.

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