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DOSSIER DE PRESSECONSTRUCTION DE LANOUVELLE STATION D’EPURATION© Cabinet Fontaine-MalvyDE JANVIER 2006 A NOVEMBRE 2007Visite de presse du jeudi 24 mai 2007Contact Presse :Hôtel de Ville – Direction de la Communication – Tél. 05 65 20 87 10 ou 05 65 20 87 12www.mairie-cahors.fr


construction de la nouvelle station d’épurationsommaire du dossier de presse.communiqué de presse page 2.comment ça marche ? page 3.une installation pour l’avenir page 4.les technologies mises en place pages 5 & 6.Degrémont, spécialiste mondial page 7.les travaux page 8.la valorisation des rejets page 9.ensemble pour moins polluer pages 10 à 13communiqués & photographies – services à la presseUn espace presse est à la disposition des journalistes sur le site Internet de la Ville de Cahorswww.mairie-cahors.fr . La direction de la communication de la Ville de Cahors se tient aussi à votredisposition pour vous communiquer de plus amples informations aux coordonnées suivantes :Ville de Cahors - Direction de la Communication - Hôtel de Ville – 46010 Cahors CedexTél. 05 65 20 87 10 ou 05 65 20 87 12 – Fax 05 65 20 87 09 – Courriel : communication@mairie-cahors.fr1


construction de la nouvelle station d’épurationcommuniqué de presseAvec la construction de la nouvelle station d’épuration, la Ville de Cahors poursuit sonengagement pour le développement durable et affirme sa volonté de préserver notreprincipale ressource naturelle : l’eau.Absence de pollution visuelle,sonore et olfactive.Les futurs équipements de la stationd’épuration seront entièrementconfinés. Les odeurs ne pourront passe répandre à l’extérieur, lesbâtiments étant ventilés etdésodorisés. Quant aux équipementsbruyants, ils seront capotés etinsérés dans des locaux insonorisés.Concernant l’aspect visuel,l’ensemble du site de Saint-Mary seratraité de façon paysagère et la stationintégrée dans sa globalité du fait de satoiture enherbée.Un procédé d’épuration biologiqueDéveloppé par Degrémont, le procédé d’épuration retenu à boues activées est un procédétotalement biologique. Il s’appuie sur le développement de bactéries en contactpermanent avec les matières polluantes dont elles se nourrissent.Des rejets valorisésQu’il s’agisse des boues, des graisses ou des sables issus du traitement d’épuration, la Villede Cahors a décidé de valoriser ces rejets. Une fois transformées en compost, les bouessont destinées à l’épandage agricole et les sables aux travaux de voirie. Dépolluée, l’eauretourne quant à elle dans son milieu naturel.Lutter contre la pollution : l’affaire de tousAussi perfectionné soit-il, le procédé d’épuration et donc la qualité de l’eau rejetéedépendent de la qualité des eaux usées que nous déversons dans le réseaud’assainissement. Les particuliers comme les professionnels ne doivent pas y jeter n’importequoi. Pour les premiers, certains gestes élémentaires sont à connaître ; pour les seconds,le respect des normes s’impose.Il en va du bon fonctionnement des installations privées ou collectives et de la station, maisaussi de la santé de chacun et de la préservation de notre ressource en eau.2


construction de la nouvelle station d’épurationcomment ça marche ?A Cahors, le réseau d’assainissement est un réseau unitaire, c’est-à-dire qu’il récolte à lafois les eaux usées (d’origines domestique et industrielle) et les eaux pluviales.Les eaux polluées ainsi récoltées passent par les égouts et arrivent à la stationd’épuration située à Saint-Mary. Une fois épurée, l’eau est rejetée dans le Lot et lesdéchets traités, puis recyclés ou éliminés.Une goutte d'eau passe entre 13 et 30 heures dans une station d'épuration !Sur place, l'eau polluée passe à travers des grilles qui retiennent et enlèvent les plus grosdéchets (cotons-tiges, morceaux de papier, de plastique, de bois…).L'eau passe ensuite dans un ouvrage où les huiles et les graisses flottantes sontrécupérées en surface. Les sables et les graviers plus lourds se déposent au fond de cemême ouvrage.L'eau s'écoule ensuite dans un grand bassin appelé décanteur au fond duquel sedéposent les boues, puis on fait passer l'eau (encore très sale) dans un bassin d'aération où des bactéries "mangent" petit à petit la pollution.L'eau passe alors par un dernier décanteur au fond duquel tombent les matièrespolluantes (sous forme de boues) dévorées par les bactéries. L'eau est suffisamment proprepour pouvoir être rejetée à la rivière. Elle peut alors reprendre son cycle naturel.Attention, l'eau épurée n'est pas potable. C'est une eau de qualité satisfaisantepour l'écosystème de la rivière Lot.Schéma simplifié du fonctionnement d’une station d’épurationL’assainissement à Cahors en chiffre• 150 km de réseau• 7 100 abonnés• 14 agents municipaux (administratifs et techniques)• Budget 2005 : 2 000 000 € en fonctionnement, 1 200 000 € en investissement• 1 320 000 m 3 d’eau traitée par an• 1 Cadurcien rejette en moyenne 200 litres d’eau par jour dans le réseau3


construction de la nouvelle station d’épurationune installation pour l’avenirLa station actuelle de traitement des eaux usées, mise en service en 1969, est aujourd’huiobsolète. En effet, cette installation génère des nuisances sonores et olfactives auprès desriverains et sa capacité de traitement est devenue insuffisante. De plus, l’obligation derespecter les normes européennes, pour les zones sensibles, nécessite la construction d’unenouvelle station d’épuration.Cette nouvelle station, d’une capacité de 49 000 équivalents/habitants anticipera lesexigences réglementaires européennes. Elle sera dimensionnée pour traiter les effluents dela ville ainsi que les eaux pluviales. Eloignée de la rive, elle sera construite du côté de la voieSNCF et sera parallèle à la rivière, pour ne pas faire obstacle à une crue éventuelle. Tous leséquipements vitaux seront situés au-dessus du niveau de la crue centennale. Ainsi, mêmedans ce cas extrême, la station pourrait continuer de fonctionner.Des technologies modernes et biologiquesLa filière de traitement des eaux usées utilisera des technologies modernes etparfaitement maîtrisées par Degrémont, notamment pour le traitement du carbone, del'azote et du phosphore. L’eau épurée et rejetée dans le Lot respectera ainsi la faune et laflore de la rivière.La technologie retenue à boues activées est totalement biologique. Ce procédé repose surdéveloppement de bactéries qui se nourrissent des matières polluantes contenues dansl’eau.Compte tenu de sa capacité, la station fera face, sans perturbation de la qualité dutraitement, aux importantes variations du volume d’eau arrivant sur la station notammentpar temps de pluies (on peut alors passer de 650 à 4 000 m 3 par heure).Une forte réduction des nuisancesTous les postes générateurs de bruits et d’odeurs ont été étudiés. La station disposera d'uneunité de désodorisation par voie physico-chimique. En complément, les équipementsgénérateurs de bruits seront installés dans des locaux fermés.Parallèlement, un soin particulier a été porté à l’intégration paysagère de l’installationdont le toit sera totalement recouvert de gazon. Les arbres de la rive seront conservés etd’autres seront plantés au milieu des pelouses.Un outil de sensibilisation àl’environnementCette nouvelle usine est l’occasionde sensibiliser le public aux enjeuxde l’environnement et auxinvestissements et infrastructuresnécessaires à sa protection. Pourcela, un parcours au cœur del’usine permettra de découvrir entoute sécurité la nouvelleinstallation, grâce à des panneauxsignalétiques et de points de vuepanoramiques.4


construction de la nouvelle station d’épurationles technologies mises en place1. La technologie CyclorDéveloppé par Degrémont, Cyclor est une véritable alternative aux procédés classiquesd’aération prolongée. La technologie Cyclor est une solution de type « boue activée » pourlaquelle un bassin possède plusieurs fonctions (remplissage, aération, vidange)habituellement assurées par des bassins successifs et différents. Les diverses étapes dutraitement ne sont donc pas séparées dans l’espace, mais dans le temps.Principe de fonctionnement de Cyclor1- Remplissage / Aération : Traitement de la pollution carbonée etnitrification. Une dénitrification peut avoir lieu par séquençage del’aération.3- Vidange : Evacuation del’eau traitée + complémentde dénitrification en phased’anoxie2 - Décantation : Séparation desboues et de l’eau traitée +dénitrification en l’absenced’aérationSes atouts• Fiable : Cyclor est particulièrement adapté pour un rejet en zone sensible ; il traitede façon simultanée le carbone, l'azote et le phosphore.• Compact : le traitement se fait sans décanteur secondaire, l'emprise au sol estréduite d'environ 40 % par rapport à une solution conventionnelle.• Respectueux : sa compacité est déterminante dans les sites où les contraintesenvironnementales sont fortes et où les études de sols sont peu favorables et lesespaces restreints.• Facilité d’exploitation : Cyclor étant constitué de plusieurs cellules, les opérationsd'entretien et de maintenance peuvent se faire aisément sans arrêt defonctionnement et sans nécessité de prévoir un doublement des filières à l'origine.5


Pourquoi faut-il traiter l’azote et le phosphore ?Qu’elles soient d'origines domestiques, industrielles ou pluviales, les eaux usées ont trèssouvent une teneur non négligeable en azote et en phosphore. Si les phosphates (quel’on trouve notamment dans les lessives) et l’azote ne sont pas directement nocifs, leuraction est cependant néfaste puisqu’elle agit dans l’eau comme un engrais et favorise lacroissance des végétaux aquatiques entraînant une prolifération d'algues microscopiqueset la baisse du taux d’oxygène de l’eau : on parle d’eutrophisation.Pour pallier ce problème, il est indispensable de procéder à un traitement particulier deseaux usées visant à éliminer le maximum de ces polluants pour ne pas fragiliser le milieunaturel dans lesquels les eaux sont rejetées.2. La technologie lamellaire : le Densadeg 4D TGVDepuis 1974, la loi réglemente l’évacuation des eaux pluviales, largement responsables de ladégradation des rivières. En effet, les sols sont lessivés par la pluie qui se charge, entreautres, d’hydrocarbures. La gestion des eaux pluviales, c’est-à-dire leur évacuation et leurtraitement, est donc plus que jamais un enjeu majeur dans la préservation del’environnement.DescriptifAppareil compact, le Densadeg 4D TGV développé par Degrémont est destiné au traitementaccéléré et à la décantation des eaux résiduaires urbaines ou industrielles.Adaptés aux forts débits et à la nature polluante deseffluents, ces décanteurs lamellaires à recirculation deboues sont combinés à un système d’épaississement desboues. Ils assurent le dessablage, le dégraissage, ladécantation des boues et leur densification par procédéphysico-chimique qui nécessite l’utilisation de polymèreset de chlorure ferrique.6


construction de la nouvelle station d’épurationDegrémont : spécialiste mondialAvec un chiffre d’affaires de près de 960 millions d’euros en 2005, Degrémont, sociétécréée en 1939, aujourd’hui filiale de Suez Environnement, est le spécialiste mondial desusines de traitement de l’eau.Près de 4 000 collaborateurs conçoivent, réalisent et exploitent des installations deproduction d’eau potable, des usines de dessalement, des stations d’épurationdes eaux usées et des unités de traitement des boues, dans plus de 70 pays. Larecherche et le développement jouent un rôle essentiel dans les solutions proposées parDegrémont : un réseau mondial de chercheurs travaille sur l'élaboration et la standardisationdes procédés de traitement les plus innovants.Acteur majeur de la protection de l’environnement, Degrémont traite les eauxsouterraines, les eaux de forage, les eaux de mer ou les eaux saumâtres pour lesrendre aptes à la consommation ; Degrémont épure également les eauxrésiduaires urbaines et traite les boues qui en résultent.Outre l’ingénierie, la fabrication, la gestion de chantier, le montage et la mise en route, leséquipes Degrémont s’engagent au bon fonctionnement des installations en garantissant lamaîtrise du process et la maintenance optimisée des équipements 24h/24. Elles prennentégalement en charge l'ingénierie financière des projets : montage et recherche departenariats. De plus, pour répondre à une demande croissante, le Groupe propose unegamme complète de services, associés ou non à ses prestations de construction ou deréhabilitation.Degrémont en chiffresUn milliard d’habitants desservis par une installation Degrémont10 000 usines construites dans le monde entier dont :• 3 000 usines de production d’eau potable• 2 500 stations d’épuration des eaux usées urbaines4 000 collaborateurs, ingénieurs et techniciens principalement12 millions d’euros de budget Recherche & Développement 2004100 chercheurs (chimie, microbiologie, ingénierie)Contact PresseKarine Patin : 06 89 57 15 66Directeur RégionalDaniel Demain : 05 57 22 23 057


construction de la nouvelle station d’épurationles travauxMaintien de l’activité de la station pendant les travauxD’une durée de 22 mois, l’implantation de la nouvelle station d’épuration génère d’importantstravaux. La mise en place d’un phasage précis permet de maintenir le traitement deseffluents d’eaux usées durant cette période tout en assurant la qualité de rejet des eauxépurées.Planning des travaux2004 : Quatre groupements de candidats ont répondu à l’appel d’offres de la Ville deCahors. Ils défendaient leur copie devant un jury le 6 décembre.2005 : Le 2 février, la commission d’appels d’offres a retenu la candidature portée par lasociété Degrémont. Le 10 février, le conseil municipal votait la délibération. A partir du moisde mai, des études préparatoires à laréalisation sont menées. Le permis deconstruire est délivré le 21 décembre.2006 : Les premiers travaux sur site ontdébuté en janvier pour 22 mois.2007 : La livraison de la nouvelle stationd’épuration est prévue pour novembre.L’ancienne installation sera dès lors vouée à ladémolition.BudgetCoût des travaux10 813 900 € HTFinancement Ville de Cahors : 61.2 %Agence de l’eau Adour-Garonne : 38.8 %Ce budget n’aura pas d’incidence sur la facture d’assainissement des usagers,compte tenu des provisions réalisées en vue de cet investissement depuisplusieurs années.IntervenantsMaîtrise d’ouvrageConduite d’opérationMaîtrise d’œuvreArchitecteCoordination sécuritéContrôle techniqueVille de CahorsVille de Cahors, services techniquesDegrémont (Pessac), Gaxieu (Béziers)Fontaine & Malvy (Cahors)Bureau Véritas (Cahors)Bureau Véritas (Cahors)Entreprises co-traitantes Génie civil Capraro (Capdenac)Touja (Valence/Baïse)Electricité Ineo (Toulouse)Equipement Degrémont (Pessac)8


construction de la nouvelle station d’épurationla valorisation des rejetsL’eauL’eau traitée est rejetée dans le Lot. Elle n’est pas potable, mais est toutefois satisfaisantepour l’écosystème de la rivière conformément aux normes en vigueur. Elle reprendainsi, sans danger pour la faune et la flore, son cycle naturel.Les bouesSoucieuse d’intégrer une démarche dedéveloppement durable, la Ville de Cahorss’est engagée depuis novembre 2003 àvaloriser les 700 tonnes annuelles de bouesissues de la station d’épuration. La collectivitéa choisi la méthode du compostage quipermet un retour au sol après transformationet hygiénisation.Première étape du traitement : sur le site dela combe del Piot, les boues sont mises ensacs et mélangées à des déchets vertsfournis par le Syded (SyndicatDépartemental d’Elimination des Déchets).Deuxième étape : après 8 semaines defermentation et d’hygiénisation, les sacssont ouverts. Le produit est alors criblé.Dernière étape : totalement conforme à laréglementation, le compost obtenu estépandu sur des parcelles agricoles privéesconformément au plan d’épandage élaborépar la Chambre d’Agriculture du Lot.Le compost ainsi épandu constitue un véritable amendement organique.Les sablesGrâce à la nouvelle station d’épuration, les sables seront eux aussi valorisés. Aprèstraitement, ils seront utilisés par la Ville de Cahors pour ses travaux de voirie notamment.9


construction de la nouvelle station d’épurationensemble pour moins polluerPour que la station d’épuration dépollue correctement, des bactéries s’y développent (lirepage 3). Les effluents qui y arrivent ne doivent pas perturber ce délicat équilibrebiologique.De plus, les produits déversés peuvent être la cause d’un danger pour les habitants et lespersonnels des stations d’épuration. Ils peuvent également dégrader le réseaud’assainissement, voire la station d’épuration, et par là même être une source de pollution del’eau.Il est donc nécessaire qu’en amont, les professionnels (comme les particuliers, voir pagesuivante) veillent à la qualité de leurs rejets.Dans cet objectif, la Ville de Cahors, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Lot et laChambre de Commerce et d’Industrie du Lot unissent leurs compétences afin desensibiliser commerces et entreprises à la qualité de leurs rejets.Dans un premier temps, les chambres consulaires proposent à leurs ressortissants d’établirun diagnostic environnemental gratuit de leur établissement. Celui-ci peut, sil’entreprise le décide, être complété par une véritable opération de managementenvironnemental subventionné à hauteur de 80 %. C’est alors un bureau d’étudeidentifié par l’agence de l’eau Adour Garonne et les chambres consulaires qui prend le relais.Energies, déchets… tous les sujets sont abordés dont, bien entendu, l’assainissement. Surcet aspect, c’est alors un technicien de la Ville de Cahors qui intervient. Une liste des rejetsest établie et, conformément à la loi, le professionnel va alors signer avec la Ville uneconvention d’autorisation de rejet.Si des aménagements sont rendus nécessaires, la Ville de Cahors va conseillerl’entrepreneur sur les meilleures mesures à prendre afin de mettre aux normes ses rejets. Deplus, dans le cadre du programme Vallée du Lot, ces investissements peuvent êtresubventionnés à hauteur de 30 % par l’agence de l’eau Adour Garonne, ce jusqu’à lafin 2006.10


construction de la nouvelle station d’épurationensemble pour moins polluerA chaque acteur de jouer son rôle : l’Etat et les collectivités locales en ont un, lesprofessionnels aussi (voir page précédente), et nous, Cadurciens, également.Nos gestes quotidiens ont un impact sur la qualité de l’eau, sur celle de l’épuration etsur les coûts : chaque fois que nous faisons la lessive, la vaisselle, que nous tirons la chassed’eau, que nous utilisons des détachants, des cosmétiques…De nombreux produits d’entretien nous facilitent la vie, tels les décapants, les détartrants,les déboucheurs, l’eau de javel, les détachants, les solvants… Leurs composants sont unemultitude de produits chimiques et parfois des tensioactifs, en général très agressifs pourl’homme et pour l’environnement.Déverser n’importe quoi dans les canalisations est interdit. Rappelons que le produitdéversé peut être la cause d’un danger pour les habitants et le personnel des stationsd’épuration. Il peut également dégrader le réseau d’assainissement, voire la stationd’épuration elle-même.Quelques bons gestesLes huiles de friture usagéessont toxiques et peuvent créer desdysfonctionnements dans lescanalisations privées, le réseaud’assainissement, voire la stationd’épuration. Qu’elles soient solidesou liquides, les huiles de fritureusagées doivent être ramenées endéchetterie.Les huiles de vidange doiventimpérativement être rapportées endéchetterie. Leur rejet dans lanature est passible d’une amende.De plus, vidanger soit même sonvéhicule sans protection peut êtredangereux, les composants del’huile étant cancérogènes. Le plussimple : confier la vidange à ungaragiste.Les déboucheurs et lesdécapants pour les fours. Leurcomposition a des effets agressifssur les canalisations. Ces produitssont toxiques pour la faune aquatique, agressifs et irritants pour la peau et les muqueuses.Plutôt que d’utiliser un déboucheur, il est préférable d’utiliser une ventouse ou de dévisser lesiphon ou encore de faire appel à un plombier. En prévention, une petite grille au dessus dutrou d’évacuation peut être installée. Pour éviter d’utiliser des décapants fours, il suffit denettoyer sa vitre après chaque utilisation. Quand elle est tiède, la graisse n’est pas fixée.Sinon, il est préférable d’utiliser des décapants à base de cristaux de soude nettement moinstoxiques que la soude caustique.11


Les détartrants pour fer à repasser, cafetière, bouilloire, WC. En plus de l’action desacides, les sels issus de la neutralisation du calcaire s’ajoutent à la pollution de l’eau. Levinaigre blanc est une excellente alternative : très efficace, non toxique et beaucoup moinscher. Son action est plus lente ; laissez agir plus longtemps.Les détachants textiles. Préférez les recettes de grand-mère : lavez immédiatement latache à la main (avant la lessive). Utilisez un savon au fiel de bœuf (disponible endroguerie).Blocs WC désinfectants, désodorisants ou colorants. Les produits chimiques, parfumset colorants de synthèse qui les composent sont difficilement biodégradables. Préférez aérer,utilisez des gouttes d’huiles essentielles ou du papier d’Arménie…L’Eau de Javel. L’eau de Javel n’est pas un détergent. C’est un oxydant puissant : elledésinfecte, désodorise et décolore. Il est inutile et illusoire de détruire tous les microorganismes.Un détergent écologique avec de l’eau chaude en nettoyage régulier est unehabitude d’hygiène suffisante. Une désinfection n’est utile que s’il existe un risque sanitaireimportant.Les produits nettoyants à usage régulier. Privilégiez les détergents contenant destensioactifs d’origine végétale : huile de coprah, colza, coco. Utilisez du savon noir ; c’est unexcellent nettoyant ! Mieux vaut nettoyer régulièrement votre intérieur, vous diminuerez laquantité de produit utilisé. Utilisez peu de produit et frottez, cela suffit pour être efficace.Pour laver les vitres, utilisez de l’eau chaude vinaigrée.Pour l’hygiène corporelle, choisissez des produits naturels, sans parfum de synthèse nicolorant. Evitez les bombes aérosols (déodorant), préférez les sticks.La lessive et la vaisselle. Utilisez les doses indiquées sur l’emballage. Un dosage plusjuste, c’est moins de produit rejeté dans le réseau d’assainissement. Pour les tachestenaces, faites tremper le linge ou la vaisselle avant le lavage. Pour le linge, lavez à bassetempérature : nous lavons souvent du linge peu sale et vous ferez en plus des économiesd’énergie. Evitez d’utiliser des assouplissants, le repassage suffit pour assouplir le linge. Sivotre machine à laver le linge ou la vaisselle est ancienne, remplissez la complètement. Saufsi elle est équipée d’un système de modulation automatique, la quantité d’eau et d’électricitéutilisée sera la même.Les produits de bricolageLes peintures, les vernis, les colles et les solvants ne doivent absolument pas être jetés dansl’évier ou les WC, mais ramenés en déchetterie. Leur composition est dangereuse pour lanature mais aussi pour la santé (allergies). Préférez les produits pouvant être dilués à l’eau,composés de matières biodégradables et qui portent un logo environnement. Faites deséconomies : utilisez vos restes de peintures en sous-couche. Concernant les solvants,réduisez au maximum leur usage. Pour nettoyer la peinture ou les vernis, du produitvaisselle pur peut suffire. Vous pouvez aussi réutiliser les solvants usagés : laissez parexemple décanter le white-spirit usagé afin de récupérer la partie claire du dessus. Pour lescolles, évitez les colles universelles qui contiennent des solvants. Les colles vinyliques ouacryliques sont préférables. Les colles naturelles (sans conservateurs toxiques) existent,utilisez-les.12


En résumé :.Privilégiez les produits et techniques nécessitant pas ou peu de produits chimiques..Jetez au bon endroit..N’achetez et n’utilisez que la quantité de produits nécessaire, les surplus sont autant dedéchets toxiques..Peu de produits sont vraiment nécessaires : un nettoyant ménager, du liquide vaisselle, dusavon noir, du savon au fiel de bœuf et du vinaigre blanc constituent l’équipement de base..Faites appel à « l’huile de coude » ! C’est un petit effort avec beaucoup de conséquences..Utilisez les éco-labels pour vous guider dans vos achats :A performances d’usage égales, ces deux labels officiels (l’un français, l’autre européen)distinguent les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit. Ils répondent à descritères écologiques et d’aptitude à l’usage. Ces critères résultent de négociations entrereprésentants d’industriels, des associations de consommateurs et de protection del’environnement, de distributeurs et les pouvoirs publics. L’usage de ces produits contribue àun comportement de consommateurs éco-responsables.13

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