n° 20 - Chambre régionale d'agriculture Midi-Pyrénées

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4. N’intervenir sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter scrupuleusement les conditionsd’emploi associées à l’usage du produit, qui sont mentionnées sur la brochure technique (oul’étiquette) livrée avec l’emballage du produit.5. Afin d’assurer la pollinisation, de nombreuses ruches sont en place dans les parcelles demultiplication de semences. Les traitements fongicides et insecticides qui sont appliqués sur cesparcelles, mais aussi dans les parcelles voisines, peuvent avoir un effet toxique pour les abeilles.Limiter la dérive lors des traitements. Veiller à informer le voisinage de la présence de ruches.Pour en savoir plus : téléchargez la plaquette « Les abeilles butinent » et la note nationale BSV« Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les ! » sur les sites Internet partenairesdu réseau d'épidémiosurveillance des cultures ou sur www.itsap.asso.frCOLZA- É d i t i o n M i d i - P y r é n é e s A q u i t a i n eLe réseau Colza de la Surveillance Biologique du Territoire (SBT) comporte actuellement 79 parcelles.Au cours des sept derniers jours, 50 parcelles ont fait l'objet d'au moins une observation.• Stade phénologique et état de la cultureToutes les parcelles ont engagé la floraison :• La parcelle la plus tardive (Aveyron) est en tout début de floraison mais elle est encore austade E (boutons séparés)• 23% des parcelles sont entre les stades F1 (1ères fleurs ouvertes) et F2 (nombreusesfleurs ouvertes),• 46% des parcelles sont au stade G1 (chute des premiers pétales),• 19% des parcelles sont au stade G2 (les dix premières siliques mesurent plus de 2 à 4 cmde long),• 10% des parcelles sont au stade G3 (les dix premières siliques mesurent plus 4 cm delong),.Les températures plutôt fraîches pour la saison ralentissent la floraison. Localement, les petites gelées(≈ -2°C) de la nuit du 16 au 17 avril auront certainement provoqué la destruction de quelques fleurs.Les siliques formées sont quant à elles normalement résistantes à ces températures négatives.• SclérotiniaPour évaluer la pression sclérotinia de l’année, une estimation du taux de pétales contaminés estréalisée à partir des « Kits Pétales ». A ce jour, nous avons des résultats de kits pétales dans 36parcelles.Les résultats de l'incubation des fleurs prélevées au début de la floraison montrent que les spores desclérotinia sont présentes dans pratiquement toutes les parcelles de colza.Près d'1/3 des parcelles où le test a été effectué présente un taux de contamination supérieur auseuil de risque de dégâts sur tige (taux de pétales contaminés supérieur à 30%). Celles-ci sontréparties sur l’ensemble de la région.Sur certaines parcelles négatives (% pétales contaminés < 30%), un 2 nd kit pétales a été réalisé pourévaluer l'évolution des contaminations. A ce jour, sur toutes ces parcelles, les résultats montrentque maintenant plus de 30% de pétales sont contaminés. Ces résultats confirment que lesconditions climatiques de ces derniers jours ont été favorables à de nouvelles contaminations aumoins sur pétales.Au final, avec les résultats des 1ers et 2nds « kits pétales » près de 50% des parcelles présente untaux de contamination de pétales supérieur au seuil de risque de dégâts sur tige.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 2/7


Période de risque : Le stade G1 est le stade de début de la période de risque. A la chute despétales sur les feuilles (stade G1), en conditions optimales pour le champignon, il pourracoloniser les feuilles puis la tige du colza.Attention, la date du stade peut varier d'une parcelle à l'autre. Il est souhaitable de repérer lestade F1 des différentes variétés pour pouvoir anticiper l’apparition du stade G1. Le passagedu stade F1 au stade G1 se déroule sur une période de 6 à 12 jours selon les années et enfonction des températures (cumul de 100 degrés-jours - Base 0).Seuil de nuisibilité : Le sclérotinia est significativement nuisible à partir de 10% de tigesprincipales touchées. Toutefois, il n’existe pas pour le sclérotinia du colza de seuil denuisibilité a priori étant donné que la protection ne peut être que préventive. De ce fait, lerisque régional sclérotinia de l'année est évalué grâce aux Kits Pétales réalisés sur le réseau.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 3/7


Le risque est d'autant plus important que le % de parcelles présentant plus de 30% de fleurscontaminées est élevé. On estime qu'à partir de 30% de fleurs contaminées, le risque d'avoirau moins 10% de tiges principales touchées est élevé.En complément, le niveau de risque doit être évalué à la parcelle selon :- le nombre de cultures sensibles dans la rotation, colza en particulier (tournesol, soja,cultures légumières...)- les attaques des années antérieures sur la parcelle,Enfin, le climat durant toute la floraison favorisera ou non l’expression de la maladie :humidité relative de plus de 90 % dans le couvert (pluie ou rosée matinale) durant aumoins 3 jours consécutifs et une température moyenne journalière supérieure à 10°C.Évaluation du risque : Les conditions météorologiques à venir (remontée des températures) sontfavorables aux contaminations par le sclérotinia (projection de spores) et à la progression duchampignon dans la plante. Avec les résultats des 1ers et surtout 2nds kits pétales, on peut estimerque le risque sclérotinia est élevé sur l'ensemble de la région. Surveillez attentivementl'évolution des stades et, en particulier, l'arrivée du stade G1 dans les parcelles les plustardives.Vous pourrez accéder à la note commune CETIOM – Anses – INRA – DGAL/SDQPV Sclérotinia ducolza 2012 « Gestion durable-moyens de lutte-état des résistances » avec le lien suivant :http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/Cultures/Colza/maladies/note_sclerotinia_2012.pdf• Puceron cendréLes colonies semblent en légère régression. Elles sont observées dans 19% des situations. Le seuilde nuisibilité est dépassé sur une seule des parcelles suivies cette semaine. Les pucerons sontprésents en bordure et à l'intérieur des parcelles.Période de risque : De courant montaison jusqu'à G4 (10 premières siliques bosselées).Seuil de nuisibilité :- De courant montaison à mi-floraison : Quelques colonies en différents points de la parcelle,- A partir de mi-floraison : 2 colonies/m² sur les zones infestées.Pour l’évaluation du seuil, gérez séparément les bordures et l’intérieur de la parcelle.Attention : Colonie ne veut pas dire manchon ! Les colonies sont constituées au départd’amas de quelques pucerons (≈10) qui nécessitent un minimum d'attention pour être repérés.Évaluation du risque : A ce jour, le risque est faible à élevé selon les situations. Poursuivez lesobservations et évaluez le risque dans chacune de vos parcelles.• Charançons des siliquesLes charançons des siliques sont toujours observés dans 45% des parcelles du réseau. Le seuil denuisibilité (0,5 charançon/plante) est dépassé dans 12% des situations.A ce jour, près de 10% des parcelles associe un seuil de nuisibilité dépassé et un stade desensibilité atteint (stade G2).Période de risque : Du stade G2 (10 premières siliques ont une longueur comprise entre 2 et4 cm) au stade G4 (10 premières siliques bosselées).Seuil de nuisibilité : 1 charançon pour 2 plantes, en moyenne. Pour l’évaluation du seuil,gérez séparément les bordures et l’intérieur de la parcelle. Les dégâts significatifs s'observentprincipalement en bordure des parcelles.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 4/7


Attention : Le comptage se réalise sur une moyenne de plantes consécutives (4 fois 5 plantespar exemple). Elle doit donc se faire sur des plantes avec ET sans charançons des siliques.Évaluation du risque : Près d'1/3 des parcelles sont au stade de sensibilité, entre G2 et G4. A cejour, le risque est élevé dans près de 10% des parcelles du réseau. La présence déjà significatived'insectes dans près de la moitié des parcelles incite toujours à être très vigilant dans les prochainsjours, dès le stade G2 atteint. Poursuivez très attentivement les observations (stade du colza,abondance des charançons des siliques).• OïdiumLes conditions climatiques actuelles sont toujours défavorables à la maladie.Période de risque : Du stade G1 (chute des premiers pétales) jusqu'à la mi-mai.Seuil de nuisibilité : Seuls les symptômes sur les plantes (tâches étoilées) constituent unrisque. La nuisibilité de l'oïdium sera d'autant plus forte que ces tâches étoilées apparaissenttôt sur les tiges, les feuilles et/ou les jeunes siliques.Évaluation du risque : Pas de risque à ce jour. Continuez à surveiller vos parcelles.TOURNESOL• Stade phénologique et état de la cultureLes semis ont débuté entre fin mars et début avril avant le retour des précipitions. Ces premiers semissont en cours de levée. Les plus avancés sont actuellement au stade une paire de feuilles (B1). Avecles conditions climatiques actuelles, la levée n'est pas très rapide et rend les plantules assezvulnérables aux différents ravageurs.• LimaceÉvaluation du risque : Avec les conditions climatiques actuelles, le risque est élevé. Soyezextrêmement vigilants jusqu'au stade B4.• Autres ravageursQuelques dégâts ponctuels d'oiseaux et de carabes (Lot-et-Garonne) sont signalés. Dans certainesde ces situations, des re-semis seront nécessaires.CEREALES A PAILLES• Stades phénologiques et état des cultures– Les premiers semis (mi-octobre) sont entre les stades gonflement et épiaison pour l'orge, austade dernière feuille étalée pour le blé dur et entre 3 nœuds et dernière feuille pointante pourle blé tendre.– Les semis de fin octobre et début novembre sont autour de dernière feuille étalée pour l'orge,du stade 3 nœuds pour le blé dur et le blé tendre.– Les semis de mi-novembre sont entre les stades 2 et 3 nœuds.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 5/7


• OïdiumAu sein de notre réseau, l'oïdium n'est observé que sur deux sites (sur 9), principalement sur blé duret orge. Le seuil de nuisibilité n'est pas atteint. Les parcelles semées après fin octobre sont les plustouchées.La période pluvieuse actuelle ne favorise pas la propagation de la maladie.Seuils de nuisibilité : A partir du stade « épi 1cm », en fonction des sensibilités variétales :- variétés sensibles : plus de 20 % des 3 feuilles supérieures sont atteintes à plus de 5%,- autres variétés : plus de 50 % des 3 feuilles supérieures sont atteintes à plus de 5%.Évaluation du risque : La période actuelle n'est pas favorable au développement de la maladie• SeptorioseDans notre réseau, nous observons toujours de la septoriose sur les feuilles basses, sur une majoritédes blés. La septoriose est globalement présente sur F5 ou F6, rarement F4.Les blés tendres semés en octobre sont les plus touchés, avec une forte variation liée à la sensibilitévariétale. Sur l'isorisque de Venerque, Aubusson a jusqu'à 80% des pieds touchés (10 à 20% defeuilles F5 atteintes) alors que Apache et Solehio n'ont que 30 % de pieds atteints.Le modèle « PRESEPT » indique que des contaminations sont en cours. Les possibilités decontaminations restent faibles sur feuilles hautes, principalement sur l'ouest de la région.Les contaminations en cours concernent essentiellement les feuilles intermédiaires. Et un passagesignificatif sur feuilles hautes ne devrait pas intervenir avant le début de la sortie de ces symptômes,soit à partir du 25 avril.Seuil de nuisibilité : Entre « 2 nœuds » et « dernière feuille pointante » des blés, si plus de 20% des troisièmes feuilles présentent des symptômes en variétés sensibles et si plus de 50 %des troisièmes feuilles présentent des symptômes en variétés peu sensible.A partir de « dernière feuille pointante », si présence de symptômes sur l'une des troisdernières feuilles.Évaluation du risque : Les pluies de fin avril détermineront le niveau de risque. Compte tenu desstades actuels, le risque pourrait devenir fort à partir du stade début épiaison sur variétés de blétendre sensibles semées en octobre. Ces situations seront à surveiller en priorité.Le risque reste encore faible pour les semis de novembre, mais peut progresser rapidement survariétés sensibles si les pluies de fin avril sont importantes. Un risque de contaminations pourrait alorsintervenir sur feuilles hautes dès le stade dernière feuille étalée sur ces semis de novembre.• Rouille bruneDans notre réseau, un tiers des isorisques présente de la rouille brune visible sur F4 ou F5.Seules des variétés sensibles sont touchées : Sculptur et Miradoux en blé dur, Aubusson et Bolognaen blé tendre. Il n'y a pas de relation avec la date de semis (mi ou fin octobre). Les semis denovembre ne sont pas touchés actuellement.Le modèle « SPIROUIL » indique que de nouvelles contaminations ont été enregistrées au cours de la1 ère décade d'avril, quelle que soit la date de semis, avec un risque un peu plus significatif sur l'ouestdu Gers. Cependant, les températures basses enregistrées depuis 10 jours, et prévues pour cettesemaine, ralentissent sa dynamique épidémique qui ne devrait pas s'enclencher sur variétés sensiblesavant mi-épiaison.Seuil de nuisibilité : A partir de « 2 nœuds », apparition des pustules sur l'une des 3 feuillessupérieures.Évaluation du risque : La rouille brune est présente. Elle est visible sur variétés sensibles. Le climathumide actuel peut entraîner une évolution rapide si les températures remontent. Les semis d'octobreet de début novembre de variétés sensibles (ex : Bologna, Aubusson, Galibier, Sculptur, Miradoux)doivent faire l'objet d'une surveillance très attentive.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 6/7


• Rouille jaune :Il y a toujours présence de foyers de rouille jaune dans plusieurs parcelles. Elles se situent toujoursdans le Gers, le Tarn et le Tarn et Garonne mais aussi dans la Haute Garonne. Les variétés de blétendre Bologna, Quality, Sollario, Solehio et Aubusson sont les plus touchées. La variété de blé durAlexis et le triticale Collegial en présentent aussi.Seuil de nuisibilité : à partir de « 1 nœud », apparition des premiers foyers.Évaluation du risque : Cette maladie est très explosive. Surveillez vos parcelles attentivement.• Rouille naine sur orgeDans notre réseau, la moitié des parcelles semées en octobre présentent des pustules de rouillenaine sur F3.Seuil de nuisibilité : De 1 nœud à gonflement : plus de 10 % des feuilles supérieuresatteintes.Évaluation du risque : L'inoculum est présent sur les F3 définitives. Le seuil de nuisibilité est atteintpour les parcelles semées en octobre. Le développement de cette maladie peut être explosif.Surveillez régulièrement vos parcelles.• Helminthosporiose de l'orgeDans notre réseau, la moitié des isorisques présentent des symptômes. Ces symptômes sont en traind'évoluer vers les feuilles hautes. Les variétés sensibles semées mi-octobre sont les plus touchées.Les semis de fin octobre et début novembre présentent également des symptômes. Le seuil denuisibilité est atteint (présence sur F3 à 2 nœuds) sur variétés sensibles dans 3 sites.Seuil de nuisibilité : à partir de « 2 nœuds », apparition des premiers symptômes sur l'une des3 feuilles supérieures.Évaluation du risque : Surveillez les semis précoces de variétés d'orge sensibles.REPRODUCTION DU BULLETIN AUTORISÉ SEULEMENT DANS SON INTÉGRALITÉ (REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE)Ce bulletin de santé du végétal a été préparé :- pour la filière oléagineux par l'animateur filière oléagineux du CETIOM et élaboré sur la base des observations réalisées parAreal, Arterris, Capel, Cascap, Cepaso, Cetiom, Chambres d'Agriculture de l'Ariège, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, du Tarn et du Tarn et Garonne, Conseiller privé, Coopérative de blé de Salvagnac, Ets Ladevèze, Euralis, Gascoval,Gersycoop, La Gerbe, Qualisol, Sica Rouquet, Terres de Gascogne les Silos Vicois et les agriculteurs observateurs. Pour larégion Aquitaine, les observateurs sont précisés dans le BSV « Grandes cultures » d' Aquitaine.- pour la partie céréales à paille par l’animateur filière céréales à paille d’ARVALIS – Institut du végétal et élaboré sur la based'observations sur des parcelles isorisques mises en place par Association des Agriculteurs d'Auradé, Arterris, CA 31, CA 81,Euralis, Gersycoop, Qualisol, Ragt et Terres de Gascogne.Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci nepeut pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRA Midi-Pyrénées dégage donc toute responsabilité quant aux décisionsprises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des observationsqu'ils auront réalisées et en s'appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques.BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 20 DU 19 AVRIL 2012 – Page 7/7

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