Origine culturelle et sociale de la violence à l'école: les ... - acelf
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<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfanced’éco<strong>les</strong> élémentaires italiennes en ce qui concerne <strong>les</strong> comportements agressifs <strong>et</strong>pro-sociaux. Ils ont trouvé suite à leurs différentes étu<strong>de</strong>s que <strong>les</strong> fil<strong>les</strong> italiennesn’expriment pas un taux d’agressivité re<strong>la</strong>tionnelle plus important que <strong>les</strong> garçons,ces <strong>de</strong>rniers ont <strong>de</strong>s taux d’agressivité manifeste <strong>et</strong> d’agressivité re<strong>la</strong>tionnelle plusforts que ceux <strong>de</strong>s fil<strong>les</strong>. Si l’agressivité re<strong>la</strong>tionnelle n’était pas prise en compte, onn’en arriverait à <strong>la</strong> conclusion absur<strong>de</strong> selon <strong>la</strong>quelle l’agressivité serait re<strong>la</strong>tivementabsente chez <strong>les</strong> fil<strong>les</strong> italiennes. Des étu<strong>de</strong>s comparant <strong>de</strong> grands échantillons d’ungrand nombre <strong>de</strong> pays perm<strong>et</strong>traient <strong>de</strong> comprendre l’intérêt d’étudier l’agressivitére<strong>la</strong>tionnelle dans d’autres sociétés.Ainsi, un proj<strong>et</strong> portant sur six sociétés différentes (Whiting & Edwards,1988;Whiting & Whiting, 1975) a entrepris d’i<strong>de</strong>ntifier <strong>les</strong> différences <strong>culturelle</strong>s présentesdès le début du développement social <strong>de</strong> l’enfant. Les recherches avaient recours àl’observation directe <strong>de</strong>s mères <strong>et</strong> <strong>de</strong> leurs enfants âgés <strong>de</strong> 2 à 10 ans en In<strong>de</strong>, àOkinawa, aux Philippines, au Mexique, au Kenya <strong>et</strong> aux Etats-Unis. Les interactionsmère-enfants <strong>et</strong> <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions <strong>sociale</strong>s entre enfants ont été ainsi codés. Les informationssur chacune <strong>de</strong>s cultures étaient bien documentées, ce qui ajoutait encore à <strong>la</strong>valeur <strong>de</strong> ce travail. C<strong>et</strong>te étu<strong>de</strong> est restituée en détail dans <strong>de</strong>ux volumes qui incluenten outre <strong>de</strong>s <strong>de</strong>scriptions <strong>de</strong>s conditions <strong>de</strong> <strong>la</strong> vie quotidienne, <strong>de</strong>s ressources,<strong>de</strong>s pratiques éducatives parenta<strong>les</strong>, du réseau <strong>de</strong> soutien social <strong>et</strong> du type <strong>de</strong> responsabilitédonné aux enfants dans chaque pays. Ce proj<strong>et</strong> a mis en évi<strong>de</strong>nce <strong>de</strong>s différences<strong>culturelle</strong>s importantes entre <strong>les</strong> sociétés étudiées. Par exemple, <strong>les</strong> enfantsd’âge sco<strong>la</strong>ire dans <strong>les</strong> cultures ayant un système sco<strong>la</strong>ire organisé ont plus <strong>de</strong> contactsavec leurs pairs, surtout avec ceux du même sexe.Dans une autre étu<strong>de</strong>, à Nyansago au Kenya, où un seul enfant sur <strong>les</strong> 22 suj<strong>et</strong>s<strong>de</strong> <strong>la</strong> recherche al<strong>la</strong>it à l’école, <strong>les</strong> résultats indiquaient le plus faible taux <strong>de</strong> contactentre pairs. Dans c<strong>et</strong>te étu<strong>de</strong>, <strong>les</strong> enfants ont rarement fait preuve <strong>de</strong> comportementsagressifs, ceci est particulièrement vrai pour <strong>les</strong> fil<strong>les</strong>. Le taux le plus important <strong>de</strong>comportement agressif a été attribué aux enfants <strong>de</strong> Kha<strong>la</strong>pur, en In<strong>de</strong>, culture quipratique <strong>les</strong> châtiments corporels envers <strong>les</strong> enfants. Les enfants <strong>de</strong> Mixteca, unecommunauté indienne du Mexique, faisaient preuve eux aussi d’un niveau important<strong>de</strong> conduites agressives. Dans c<strong>et</strong>te communauté, <strong>les</strong> niveaux d’agressivité <strong>de</strong>sadultes est particulièrement élevé. Les garçons qui appartiennent à <strong>de</strong>s culturesencourageant <strong>la</strong> ségrégation sexuelle <strong>et</strong> <strong>la</strong> compétition sco<strong>la</strong>ire, sont souvent trèsbagarreurs. Ceux qui font le plus preuve <strong>de</strong> comportements protecteurs <strong>et</strong> éducatifsenvers <strong>les</strong> pairs <strong>de</strong> même sexe vivent généralement dans <strong>de</strong>s cultures où il est<strong>de</strong>mandé aux enfants qu’ils ai<strong>de</strong>nt leurs frères <strong>et</strong> sœurs.Osterman <strong>et</strong> ses collègues (1994) ont réalisé une étu<strong>de</strong> inter<strong>culturelle</strong> <strong>de</strong> l’agression<strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> « victimisation » chez <strong>de</strong>s enfants appartenant à cinq groupes <strong>et</strong>hniquesdifférents. Les données ont été collecté auprès d’enfants <strong>de</strong> 8 ans en Turquie,Fin<strong>la</strong>n<strong>de</strong> (par<strong>la</strong>nt le suédois <strong>et</strong> le Finnois), à Chicago aux Etats-Unis (<strong>de</strong>s caucasiens<strong>et</strong> <strong>les</strong> noirs américains) <strong>et</strong> à Varsovie en Pologne. En utilisant l’échelle d’agressivitédirecte <strong>et</strong> indirecte (Björkqvist, Lagersp<strong>et</strong>z & Osterman, 1992), <strong>les</strong> chercheurs onttrouvé que <strong>les</strong> enfants noirs américains avaient le niveau d’agressivité le plus fortqu’elle soit citée par eux-mêmes ou par leurs pairs. Les auteurs attribuent <strong>les</strong> résul-volume XXXII:1, printemps 2004235www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfanceDans <strong>la</strong> sociétéaméricaine hautementindividualiste, <strong>la</strong> socialisation<strong>de</strong>s enfantsaccentue <strong>la</strong> compétition,l’indépendance,l’indifférence émotionnellepar rapport auxbesoins <strong>de</strong>s autres.tats constatés à <strong>la</strong> <strong>violence</strong> qui règne dans <strong>la</strong> communauté <strong>de</strong>s enfants noirs américains<strong>de</strong> Chicago, mais à partir <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te constatation nous ne savons pas véritablementquelle est le lien <strong>de</strong> cause à eff<strong>et</strong>. Quoique <strong>les</strong> scores <strong>de</strong>s garçons ne différentpas significativement d’une culture à l’autre, par contre ceux <strong>de</strong>s fil<strong>les</strong> présentent <strong>de</strong>svariations significatives. Par exemple <strong>les</strong> fil<strong>les</strong> polonaises indiquaient un niveau d’agressionimportant dans leur propre évaluation <strong>et</strong> qui était confirmé par <strong>les</strong> réponsesdonnées par <strong>les</strong> pairs. Un tel niveau d’agression peut s’expliquer par <strong>la</strong> tradition d’oppositionaux pouvoirs étrangers qui a longtemps existé en Pologne (Osterman & coll.,1994).Farver <strong>et</strong> ses col<strong>la</strong>borateurs (1997) ont aussi trouvé un grand niveau d’agressivitéparmi <strong>les</strong> enfants américains. Dans leur étu<strong>de</strong> inter<strong>culturelle</strong> réalisée en Suisse,en Allemagne, en Indonésie <strong>et</strong> aux Etats-Unis, 40 enfants <strong>de</strong> 4 ans dans chaque pays<strong>de</strong>vaient créer <strong>de</strong>s histoires en utilisant <strong>de</strong>s jou<strong>et</strong>s à connotation agressive ou non.L’analyse <strong>de</strong> contenu <strong>de</strong>s scénarios <strong>de</strong>s jeunes enfants américains montraient unplus grand nombre <strong>de</strong> situations, <strong>de</strong> mots <strong>et</strong> <strong>de</strong> personnages agressifs que cel<strong>les</strong> <strong>de</strong>senfants <strong>de</strong>s autres pays. Les histoires, <strong>de</strong>s p<strong>et</strong>its Américains présentaient, <strong>de</strong> plus, <strong>de</strong>ssituations beaucoup plus agressives que cel<strong>les</strong> <strong>de</strong>s autres enfants. Fraver <strong>et</strong> al. suggèrentque le taux <strong>de</strong> crimes <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>violence</strong> élevé aux Etats-Unis influence le développement<strong>de</strong> l’agression chez <strong>les</strong> enfants. Ils insistent aussi sur le fait que dans <strong>la</strong>société américaine hautement individualiste, <strong>la</strong> socialisation <strong>de</strong>s enfants accentue <strong>la</strong>compétition, l’indépendance, l’indifférence émotionnelle par rapport aux besoins<strong>de</strong>s autres. La plus gran<strong>de</strong> différence <strong>de</strong> niveau d’agressivité se trouvait entre <strong>les</strong>enfants américains <strong>et</strong> <strong>les</strong> enfants indonésiens. Ceci est probablement le refl<strong>et</strong> <strong>de</strong>s différences<strong>culturelle</strong>s dans <strong>les</strong> pratiques éducatives <strong>et</strong> dans <strong>la</strong> tolérance vis-à-vis <strong>de</strong>scomportements agressifs. Farser <strong>et</strong> ses col<strong>la</strong>borateurs font référence aux résultats <strong>de</strong>Triandis (1990) selon <strong>les</strong>quels <strong>la</strong> société indonésienne est caractérisée par le collectivisme<strong>et</strong> un certain mépris pour l’agressivité. Comparés aux enfants américains, <strong>les</strong>enfants indonésiens ne sont pas encouragés à <strong>de</strong>venir indépendants <strong>et</strong> compétitifs,mais <strong>la</strong> collectivité leur apprend à valoriser l’harmonie, <strong>la</strong> coopération <strong>et</strong> l’importance<strong>de</strong> <strong>la</strong> communauté <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> famille. C<strong>et</strong>te étu<strong>de</strong> m<strong>et</strong> en évi<strong>de</strong>nce comment l’agressivitéexprimée dans <strong>de</strong>s récits d’enfants, peut refléter <strong>les</strong> caractéristiques <strong>culturelle</strong>s.Huesmann, Lagersp<strong>et</strong>z <strong>et</strong> Eron (1984) ont réalisé une étu<strong>de</strong> inter<strong>culturelle</strong> afin<strong>de</strong> déterminer s’il était possible <strong>de</strong> trouver <strong>de</strong>s différences <strong>culturelle</strong>s dans <strong>les</strong> corré<strong>la</strong>tionsentre le comportement agressif d’enfants américains <strong>et</strong> Fin<strong>la</strong>ndais d’âges sco<strong>la</strong>ires<strong>et</strong> le fait <strong>de</strong> regar<strong>de</strong>r <strong>la</strong> télévision. Ces enfants ont été testés <strong>et</strong> interviewés pendanttrois ans. Les résultats <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te étu<strong>de</strong> longitudinale suggèrent que le fait <strong>de</strong> regar<strong>de</strong>r<strong>de</strong>s programmes violents à <strong>la</strong> télévision est lié à l’agressivité <strong>et</strong> peut prédire une augmentation<strong>de</strong>s niveaux d’agressivité chez <strong>les</strong> fil<strong>les</strong> américaines <strong>et</strong> <strong>les</strong> garçons américains<strong>et</strong> fin<strong>la</strong>ndais. L’importance <strong>de</strong> <strong>la</strong> re<strong>la</strong>tion entre <strong>les</strong> <strong>de</strong>ux dépend à <strong>la</strong> fois <strong>de</strong> l’intensité<strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> <strong>de</strong>s émissions regardées <strong>et</strong> du temps passé <strong>de</strong>vant le p<strong>et</strong>it écran.Pour <strong>les</strong> enfants américains, ces <strong>de</strong>ux facteurs auraient une répercussion d’importanceéquivalente, bien que le contenu <strong>de</strong>s programmes <strong>de</strong> télévision fin<strong>la</strong>ndais soitbeaucoup plus violent. La corré<strong>la</strong>tion entre télévision <strong>et</strong> agressivité était d’autantplus accentuée chez <strong>les</strong> garçons, qu’ils s’i<strong>de</strong>ntifiaient aux personnages. La <strong>violence</strong>volume XXXII:1, printemps 2004236www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfance<strong>de</strong>s programmes à <strong>la</strong> télévision fin<strong>la</strong>ndaise est contrôlée bien que <strong>la</strong> plupart <strong>de</strong>sémissions violentes soit importés. Huesmann, Lagersp<strong>et</strong>z <strong>et</strong> Eron (1984) postu<strong>la</strong>ientque <strong>les</strong> enfants fin<strong>la</strong>ndais ne s’i<strong>de</strong>ntifient pas à <strong>de</strong>s émissions violentes ou pensentqu’el<strong>les</strong> sont réel<strong>les</strong>. En fait <strong>les</strong> résultats <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s portant sur <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions entre <strong>les</strong>programmes télévisés <strong>et</strong> l’expression <strong>de</strong> l’agressivité sont souvent contradictoires. Enfait <strong>de</strong>s recherches plus récentes tendraient à montrer que ce sont <strong>les</strong> enfants <strong>les</strong> plusagressifs qui regar<strong>de</strong>nt ce genre d’émissions.Dans une autre étu<strong>de</strong>, Eron <strong>et</strong> Huesmann (1987) ont examiné <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions entrele fait <strong>de</strong> regar<strong>de</strong>r <strong>la</strong> télévision, l’évaluation <strong>de</strong> l’agressivité par <strong>les</strong> pairs <strong>et</strong> <strong>la</strong> popu<strong>la</strong>ritéparmi <strong>de</strong>s jeunes israéliens vivant dans un kibboutz <strong>et</strong> d’autres vivant en ville.Ils ont aussi fait <strong>de</strong>s collectes <strong>de</strong> données auprès d’enfants australiens, américains,fin<strong>la</strong>ndais <strong>et</strong> polonais. Il y a <strong>de</strong> nombreux points communs entre <strong>les</strong> différents échantillonsétudiés. L’agressivité évaluée par <strong>les</strong> pairs est restée stable sur une pério<strong>de</strong> d<strong>et</strong>rois ans <strong>et</strong> elle était négativement corrélée avec <strong>la</strong> popu<strong>la</strong>rité dans toutes <strong>les</strong> popu<strong>la</strong>tionsbien qu’il a pu être constaté une variabilité inter<strong>culturelle</strong> dans le <strong>de</strong>gré parlequel le fait <strong>de</strong> regar<strong>de</strong>r <strong>la</strong> télévision induit l’agressivité. Ce<strong>la</strong> était particulièrementévi<strong>de</strong>nt dans le fait <strong>de</strong> regar<strong>de</strong>r <strong>de</strong>s programmes violents. La corré<strong>la</strong>tion <strong>la</strong> plus faib<strong>les</strong>e trouvait chez <strong>les</strong> enfants du kibboutz, ce qui peut être imputé à <strong>la</strong> régu<strong>la</strong>tion effectuéepar <strong>les</strong> personnes en charge <strong>de</strong> <strong>la</strong> gar<strong>de</strong> <strong>de</strong>s enfants lorsqu’ils regar<strong>de</strong>nt <strong>la</strong> télévision.En eff<strong>et</strong>, cel<strong>les</strong>-ci discutent <strong>de</strong> l’implication <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à <strong>la</strong> fin <strong>de</strong>s émissions.Il se pourrait que l’impact <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à <strong>la</strong> télévision sur <strong>les</strong> enfants soit affaiblis par<strong>la</strong> nature collectiviste <strong>de</strong>s communautés <strong>de</strong>s kibboutz <strong>et</strong> <strong>les</strong> discussions qui suiventqui offrent un accompagnement aux enfants sur le sens à donner à ces programmes..Des différences inter<strong>culturelle</strong>s peuvent également affecter le niveau <strong>de</strong> tolérancevis-à-vis <strong>de</strong>s comportements atypiques <strong>et</strong> ces différents seuils peuvent déterminercomment l’adulte réagit aux comportements agressifs <strong>de</strong>s enfants. Schnei<strong>de</strong>r, Attili,Vermigli <strong>et</strong> Younger (1997) ont comparé <strong>les</strong> croyances <strong>de</strong> parents canadiens <strong>et</strong> italiensà propos <strong>de</strong> l’agressivité <strong>et</strong> du r<strong>et</strong>rait social. Ils ont émis l’hypothèse selon <strong>la</strong>quelle <strong>les</strong>mères italiennes considéreraient l’agressivité comme plus inquiétante <strong>et</strong> <strong>les</strong> mèrescanadiennes auraient <strong>de</strong>s réponses émotionnel<strong>les</strong> plus fortes par rapport au r<strong>et</strong>raitsocial. Ils ont aussi étudié <strong>la</strong> répartition <strong>de</strong>s mères qui ont <strong>de</strong>s enfants i<strong>de</strong>ntifiéscomme r<strong>et</strong>irés ou agressifs. Les résultats indiquent que <strong>les</strong> mères canadiennes considéraientle r<strong>et</strong>rait social comme plus problématique que <strong>les</strong> mères italiennes. Toutefois,<strong>les</strong> <strong>de</strong>ux échantillons indiquaient que l’agressivité était considérée comme plusa<strong>la</strong>rmante que le r<strong>et</strong>rait social. Les chercheurs ont rencontré <strong>de</strong>s différences intéressantesdues au facteur sexe, l’intensité <strong>de</strong>s réactions émotionnel<strong>les</strong> <strong>de</strong>s mères italiennespar rapport au r<strong>et</strong>rait social <strong>de</strong> leur fille était moins importante que <strong>la</strong> réactionà ce comportement s’il se manifestait chez <strong>les</strong> garçons, c<strong>et</strong>te différence due ausexe n’a pas été r<strong>et</strong>rouvée dans l’échantillon canadien. Une gran<strong>de</strong> proportion <strong>de</strong>mères italiennes pense que <strong>les</strong> problèmes <strong>de</strong> comportement <strong>de</strong> l’enfant dépen<strong>de</strong>nt<strong>de</strong> facteurs psychologiques stab<strong>les</strong> <strong>et</strong> internes comme <strong>les</strong> traits <strong>de</strong> personnalité. Parcontre, <strong>les</strong> mères canadiennes aspiraient à croire que <strong>les</strong> comportements <strong>de</strong>s enfantspouvaient êtres facilement changés. C<strong>et</strong>te différence peut être reliée aux croyancesqui ont cours dans <strong>les</strong> vil<strong>la</strong>ges italiens concernant le rôle du <strong>de</strong>stin <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> chancevolume XXXII:1, printemps 2004237www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfancedans l’évolution future <strong>de</strong>s enfants (Maraspini, 1968). Il n’est pas considéré en généralque le comportement puisse être modifié par <strong>les</strong> attitu<strong>de</strong>s éducatives. Au contraire,<strong>les</strong> mères canadiennes semblent plus persuadées que <strong>les</strong> interventions parenta<strong>les</strong> <strong>et</strong>le style éducatif peuvent modifier le comportement <strong>de</strong> l’enfant. En conséquence, c<strong>et</strong>teétu<strong>de</strong> peut ai<strong>de</strong>r à comprendre comment <strong>les</strong> caractéristiques <strong>culturelle</strong>s peuventinfluencer <strong>les</strong> interprétations que <strong>les</strong> parents font du comportement <strong>de</strong> leurs enfantsaussi bien que leurs niveaux <strong>de</strong> tolérance vis-à-vis du r<strong>et</strong>rait social <strong>et</strong> à l’agressivité.Weisz, Suwanlert, Chaiyasit <strong>et</strong> Weiss (1988) ont aussi étudié <strong>les</strong> seuils <strong>de</strong> toléranceau comportement sur-contrôlé (ex : timidité, r<strong>et</strong>rait) <strong>et</strong> au comportement souscontrôlé(ex : agressivité), dans une recherche conduite en Thaï<strong>la</strong>n<strong>de</strong>, en Jamaïque <strong>et</strong>aux Etats-Unis. La majorité <strong>de</strong>s Thaï<strong>la</strong>ndais souscrivent à <strong>la</strong> doctrine du bouddhism<strong>et</strong>haï<strong>la</strong>ndais. L’étu<strong>de</strong> consistait en <strong>la</strong> présentation à <strong>de</strong>s parents <strong>et</strong> enseignants américains<strong>et</strong> thaï<strong>la</strong>ndais <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux images, chacune d’elle illustrant un exemple du pattern<strong>de</strong> comportement étudié. Ils <strong>de</strong>vaient alors estimer le <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> gravité du comportement<strong>et</strong> dire s’il était peu comme ce<strong>la</strong> ou pas. De plus, <strong>les</strong> parents <strong>de</strong>vaient évaluerleur niveau <strong>de</strong> préoccupation par rapport au comportement s’ils étaient le parent duprotagoniste ou l’enseignant. Ils avaient aussi à apprécier <strong>la</strong> probabilité d’un changementdu comportement <strong>et</strong> trouver ce qui l’avait suscité <strong>et</strong> ce qu’ils <strong>de</strong>vaient faire. Lesrésultats indiquent que <strong>les</strong> suj<strong>et</strong>s thaï<strong>la</strong>ndais évaluaient <strong>les</strong> comportements souscontrôlé<strong>et</strong> sur-contrôlé moins négativement que <strong>les</strong> suj<strong>et</strong>s américains. En comparaison,par rapport aux participants américains <strong>les</strong> Thaï<strong>la</strong>ndais jugeaient aussi ces patterns<strong>de</strong> comportement comme moins inquiétants pour un enseignant ou un parent,<strong>et</strong> plus probable <strong>de</strong> s’améliorer tout seul. Les psychologues thaï<strong>la</strong>ndais <strong>et</strong> américainsrapportaient <strong>de</strong>s niveaux égaux <strong>de</strong> préoccupation à propos <strong>de</strong>s problèmes <strong>de</strong> comportement.Le niveau <strong>de</strong> préoccupation <strong>de</strong>s psychologues était plus important quecelui <strong>de</strong>s parents <strong>et</strong> <strong>de</strong>s professeurs thaï<strong>la</strong>ndais, mais plus bas que ceux du groupe <strong>de</strong>suj<strong>et</strong>s américains. Les Thaï<strong>la</strong>ndais attribuaient plus souvent <strong>les</strong> comportements surcontrôlés<strong>et</strong> sous-contrôlés à une éducation défectueuse que ne le faisaient <strong>les</strong>Américains qui tendaient à attribuer ces comportements à <strong>de</strong>s facteurs <strong>de</strong> stressenvironnementaux, comme une vie familiale <strong>et</strong> interpersonnelle instable <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conflitspersonnels. Dans <strong>les</strong> <strong>de</strong>ux cultures, le comportement sous-contrôlé semb<strong>la</strong>itplus préoccupant que le comportement sur-contrôlé.French, S<strong>et</strong>iono <strong>et</strong> Eddy (1999) ont étudié l’agressivité chez <strong>les</strong> enfants enIndonésie. La société javanaise indonésienne est extrêmement collectiviste(Hofste<strong>de</strong>, 1991) <strong>et</strong> m<strong>et</strong> l’accent sur <strong>la</strong> coopération <strong>et</strong> l’harmonie dans <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions(Koentjaraningrat, 1985). En utilisant le paradigme individualisme/collectivisme,French, S<strong>et</strong>iono <strong>et</strong> Eddy ont émis l’hypothèse selon <strong>la</strong>quelle l’agressivité serait associéeà un statut sociométrique négatif <strong>et</strong> ce dans <strong>les</strong> <strong>de</strong>ux pays, mais ce<strong>la</strong> serait plusparticulièrement prononcé en Indonésie. Ils prédisaient aussi que le r<strong>et</strong>rait socialserait associé à un statut social élevé chez <strong>les</strong> enfants américains, mais non chez <strong>les</strong>enfants indonésiens. Les résultats témoignent <strong>de</strong> l’association attendue entre l’agressivité<strong>et</strong> un statut sociométrique négatif. French, S<strong>et</strong>iono <strong>et</strong> Eddy suggèrent que cerésultat peut être un refl<strong>et</strong> <strong>de</strong> perturbations dans <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions pendant l’enfance (voirPatterson, 1982), plus que comme un phénomène individuel. Les conclusions mon-volume XXXII:1, printemps 2004238www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfanc<strong>et</strong>rent aussi <strong>de</strong>s similitu<strong>de</strong>s inter<strong>culturelle</strong>s en termes <strong>de</strong> re<strong>la</strong>tion entre l’acceptationsociométrique <strong>et</strong> l’amitié réciproque. Cependant dans l’échantillon américain, <strong>les</strong> enfantsqui étaient agressifs avaient un groupe <strong>de</strong> pairs <strong>et</strong> <strong>de</strong>s amis alors que ce n’étaientpas le cas pour <strong>les</strong> enfants indonésiens. En Indonésie, <strong>les</strong> enfants agressifs ont rarement<strong>de</strong>s amis. Les résultats selon <strong>les</strong>quels <strong>les</strong> enfants indonésiens avaient moinsd’amitiés réciproques peuvent refléter l’idéologie collectiviste, <strong>les</strong> groupes <strong>de</strong> pairsharmonieux sont communément estimé sur une p<strong>et</strong>ite quantité d’amitié intime(Noesjirwan, 1978).Les diverses étu<strong>de</strong>s présentées perm<strong>et</strong>tent <strong>de</strong> cerner <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions pouvant existerentre <strong>les</strong> différents types <strong>de</strong> culture <strong>et</strong> l’expression <strong>et</strong> manifestations <strong>de</strong> l’agressivitéches <strong>les</strong> enfants <strong>et</strong> <strong>les</strong> ado<strong>les</strong>cents sans que le constat <strong>de</strong>s liens <strong>de</strong> cause à eff<strong>et</strong> soittoujours évi<strong>de</strong>nt à établir <strong>de</strong> même que <strong>les</strong> explications qui peuvent être fournis.Conclusion : <strong>de</strong>s défis que représentent <strong>la</strong> rechercheinter<strong>culturelle</strong>Le suj<strong>et</strong> <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te recension <strong>de</strong> travaux analysés à partir <strong>de</strong>s publicationsdisponib<strong>les</strong> représente un suj<strong>et</strong> critique d’autant plus qu’il contient aussi sa part <strong>de</strong>considérations éthiques. Il importe bien évi<strong>de</strong>mment <strong>de</strong> bien distinguer dans cecompte-rendu entre popu<strong>la</strong>tions étudiées dans leur pays d’origine <strong>et</strong> popu<strong>la</strong>tionsétudiées dans leurs pays d’adoption. Les premières composent véritablement avec<strong>les</strong> valeurs <strong>culturelle</strong>s propres à leur milieu. Les secon<strong>de</strong>s ajoutent une donnée, àsavoir quelle interaction éco-systémique leur situation d’immigrants ajoute à cesvaleurs <strong>et</strong> leur mise en œuvre. Nous nous sommes efforcés <strong>de</strong> rapporter ici le plusfidèlement possib<strong>les</strong> le contenu <strong>de</strong> ces différentes recherches <strong>et</strong> approches. Toutes<strong>les</strong> étu<strong>de</strong>s inter<strong>culturelle</strong>s présentant un intérêt pour <strong>la</strong> compréhension <strong>de</strong> <strong>la</strong> manifestation<strong>de</strong>s comportements d’agressivité chez <strong>les</strong> enfants n’ont pas pu êtres passésen revue dans ce texte <strong>de</strong> synthèse.Les travaux impliquant <strong>les</strong> enfants ne sont pas toujours faci<strong>les</strong> à mener surtoutdans certaines sociétés <strong>et</strong> dans certains pays, <strong>la</strong> recherche inter<strong>culturelle</strong> représenteun véritable défi supplémentaire qui exige une bonne communication entre <strong>les</strong> chercheursimpliqués dans <strong>les</strong> différents pays. Dans l’idéal il serait nécessaire que <strong>les</strong> ressourcesmatériel<strong>les</strong> <strong>et</strong> humaines doivent êtres équivalents <strong>et</strong> aussi disponib<strong>les</strong> danschacun <strong>de</strong>s sites où sont collectées <strong>les</strong> données. Mais c’est évi<strong>de</strong>mment toute <strong>la</strong> difficulté<strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s inter<strong>culturelle</strong>s. Les étu<strong>de</strong>s <strong>les</strong> plus détaillées ont été le plus souventréalisées sur <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tions interpersonnel<strong>les</strong> entre adultes, mais ce type <strong>de</strong> comparaison<strong>et</strong> <strong>de</strong> plus en plus utilisé pour faire <strong>de</strong>s recherches sur <strong>de</strong>s enfants comme i<strong>les</strong>t démontré dans c<strong>et</strong> exposé. C<strong>et</strong>te approche étant fondamentale pour tenter <strong>de</strong>cerner <strong>et</strong> <strong>de</strong> comprendre <strong>les</strong> origines <strong>sociale</strong>s <strong>et</strong> <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s comportementsagressifs <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> chez <strong>les</strong> jeunes.Les étu<strong>de</strong>s rapportées témoignent <strong>de</strong>s capacités <strong>de</strong>s chercheurs à surmontercertaines <strong>de</strong>s difficultés <strong>et</strong> <strong>les</strong> nombreux obstac<strong>les</strong> inhérents à <strong>la</strong> comparaison <strong>de</strong>données issues <strong>de</strong> différentes sociétés. Passer en revue <strong>les</strong> résultats a permis <strong>de</strong> voirvolume XXXII:1, printemps 2004239www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfanceque <strong>la</strong> comparaison <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions entre pairs dans différents pays n’est pas simple. Enpremier lieu, ces recherches impliquent nécessairement une information approfondiesur chacun <strong>de</strong>s pays comparés. De tel<strong>les</strong> connaissances peuvent perm<strong>et</strong>tred’établir, tout d’abord, que <strong>la</strong> question qui va être étudiée a une plus ou moinsgran<strong>de</strong> importance selon <strong>les</strong> sociétés. Dans <strong>la</strong> plupart <strong>de</strong>s pays, il existe en eff<strong>et</strong> <strong>de</strong>sdistinctions spécifiques concernant l’<strong>et</strong>hnicité, <strong>les</strong> statuts socio-économiques ou <strong>les</strong>différences entre sexes, qui perm<strong>et</strong>tent d’expliquer <strong>les</strong> différences observab<strong>les</strong> dans<strong>les</strong> valeurs affichées <strong>et</strong> <strong>les</strong> comportements sociaux qui s’expriment <strong>de</strong> façon plus oumoins contrastés selon le pays. Une difficulté méthodologique supplémentairerési<strong>de</strong> dans <strong>la</strong> traduction <strong>et</strong> <strong>la</strong> nécessaire adaptation <strong>de</strong>s instruments utilisés sansperdre certaines <strong>de</strong>s informations originel<strong>les</strong>. En outre, <strong>les</strong> participants <strong>de</strong> différentessociétés peuvent ressentir différemment le fait d’être impliqué dans une recherche,notre expérience montre par exemple qu’il est plus difficile <strong>de</strong> pénétrer dans <strong>les</strong>famil<strong>les</strong> françaises qu’en Amérique du Nord. Certains peuvent considérer ce<strong>la</strong> commeune source <strong>de</strong> nouveauté <strong>et</strong> <strong>de</strong> fierté, d’autres peuvent considérer ce<strong>la</strong> comme uneintrusion dans leur vie privée. Les chercheurs <strong>et</strong> <strong>les</strong> étudiants issus <strong>de</strong> divers payspeuvent également présenter <strong>de</strong>s différences au niveau <strong>de</strong> <strong>la</strong> formation à <strong>la</strong> recherche.Aucune <strong>de</strong>s recherches existantes sur <strong>les</strong> différences <strong>culturelle</strong>s dans <strong>les</strong> re<strong>la</strong>tionsentre pairs chez l’enfant ne peut résoudre tous ces problèmes. Néanmoins, <strong>les</strong>fon<strong>de</strong>ments <strong>de</strong>s recherches à venir indiquent <strong>de</strong>s différences importantes au niveau<strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions entre pairs dans <strong>les</strong> différentes sociétés, dans <strong>de</strong>s secteurs-clé commel’acceptation par <strong>les</strong> pairs <strong>de</strong>s enfants timi<strong>de</strong>s <strong>et</strong> l’importance <strong>de</strong> <strong>la</strong> compétitionentre <strong>les</strong> enfants. D’autres recherches servent d’autres objectifs <strong>de</strong> <strong>la</strong> recherche inter<strong>culturelle</strong>: par exemple pour démontrer comment <strong>les</strong> enfants présentent <strong>de</strong>s caractéristiquescommunes <strong>et</strong> <strong>de</strong>s comportements simi<strong>la</strong>ires dans <strong>les</strong> différentes sociétés.Le rej<strong>et</strong> presque universel par <strong>les</strong> pairs <strong>de</strong>s enfants qui font preuve d’agressivitémalintentionnée est en est un exemple.De fait, nous espérons que c<strong>et</strong> exposé très documenté en décrivant comment <strong>les</strong>caractéristiques d’une société <strong>et</strong> d’une culture peuvent affecter <strong>les</strong> processus <strong>de</strong>socialisation en général <strong>et</strong> <strong>les</strong> conduites agressives plus particulièrement, puisqu<strong>et</strong>elle était notre propos, aura permis <strong>de</strong> faire un pas dans <strong>la</strong> compréhension <strong>de</strong> cesphénomènes d’agressivité <strong>et</strong> <strong>de</strong> <strong>violence</strong> par <strong>la</strong> prise en compte <strong>de</strong>s spécificités <strong>culturelle</strong>s.Même si il est difficile <strong>de</strong> présenter une vision complète <strong>et</strong> intégrée <strong>de</strong>s différentséléments, ceci <strong>de</strong>vrait être pris en compte dans <strong>les</strong> étu<strong>de</strong>s ultérieures <strong>et</strong> dans<strong>les</strong> éventuels programmes <strong>de</strong> prévention en direction <strong>de</strong>s jeunes.volume XXXII:1, printemps 2004240www.<strong>acelf</strong>.ca
<strong>Origine</strong> <strong>culturelle</strong> <strong>et</strong> <strong>sociale</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>violence</strong> à l’école :<strong>les</strong> dimensions <strong>culturelle</strong>s <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tions <strong>et</strong> <strong>de</strong>s conduites agressives pendant l’enfanceRéférences bibliographiquesArgyle, Micheal. (1983). The Psychology of interpersonal behaviour. London,Routledge.Attili, G., Vermigli, P. <strong>et</strong> Schnei<strong>de</strong>r, B. H. (1997). « Peer acceptance and friendshippatterns among Italian elementary-school children within a cross-culturalperspective ». International Journal of Behavioural Development vol. XXI, pp.277-298.Björkqvist, K., Largersp<strong>et</strong>z, K. M. J. <strong>et</strong> Osterman, K. (1992). The direct and indirectaggression sca<strong>les</strong>. Vasa, Fin<strong>la</strong>nd : Abo Aka<strong>de</strong>mi University, Departement <strong>de</strong>sSciences Socia<strong>les</strong>.Casiglia, A. C., Lococo, A. <strong>et</strong> Zappul<strong>la</strong>, C. (1998). « Aspects of social reputation andpeer re<strong>la</strong>tionships in Italian children : a cross-cultural perspective ».Developmental Psychology vol. XXXIV, pp. 723-730.Cha, J. H. (1994). « Aspects of individualism and collectivism in Korea », dansIndividualism and collectivism : theory, m<strong>et</strong>hods, and applications, sous <strong>la</strong>direction <strong>de</strong> U. Kim, H. C. Triandis, C. Kagitcibasi, S. Choi <strong>et</strong> G. Yoon :Thousand Oaks, Californie : Sage, pp.157-174.Chen, X., Rubin, K. H. <strong>et</strong> Li, Z. Y. (juill<strong>et</strong> 1994). « Social functioning and adjustmentin Chinese Children : a longitudinal study ». Papier presenté à <strong>la</strong> réunion <strong>de</strong> <strong>la</strong>Soci<strong>et</strong>é Internationale pour <strong>les</strong> Étu<strong>de</strong>s du Developpement Comportementale.Amsterdam, N<strong>et</strong>her<strong>la</strong>nds.Chui, C. Y., Tsang, S. C. <strong>et</strong> Yang, C. F. (1988). « The role of face situation andattitudinal antece<strong>de</strong>nts in chinese consumer comp<strong>la</strong>int behaviour ». TheJournal of Social Psychology vol. CXXVIII, pp. 173-180.Crick, N. R. <strong>et</strong> Grotp<strong>et</strong>er, J. K. (1995). « Re<strong>la</strong>tional aggression, gen<strong>de</strong>r, and socialpsychologica<strong>la</strong>djustment ». Child Development vol. LXVI, pp. 710-722.Edwards, C. P. (1986). Promoting social and moral <strong>de</strong>velopment in young children :creative approaches for the c<strong>la</strong>ssroom. New York : Teachers College Press.Eron, L. D. <strong>et</strong> Huesmann, L. R. (1987). « The stability of aggressive behaviour incross-national comparison », dans Growth and progress in cross-culturalpsychology, sous <strong>la</strong> direction <strong>de</strong> C. Kagitcibasi. Lisse, N<strong>et</strong>her<strong>la</strong>nds : Sw<strong>et</strong>s,pp. 207-217.Farver, J. M., Wel<strong>les</strong>-Nyström, B, Frosch, D. L., Wibarti, S. <strong>et</strong> Hoppe-Graff, S. (1997).« Toy stories : aggression in children’s narratives in the United States, Swe<strong>de</strong>n,Germany and Indonesia ». Journal of Cross-Cultural Psychology vol. XXVIII,pp. 393-420.Fonzi, A., Tomada, G. <strong>et</strong> Ciucci, E. (1994). « Uso di indici informativi nell’interazion<strong>et</strong>ra bambini <strong>de</strong>l nido ». Eta evolutiva vol. XLVII, pp. 5-13.volume XXXII:1, printemps 2004241www.<strong>acelf</strong>.ca
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