Frédéric Hawecker, Eeilleur Ouvrier de France à Châ¬teaurenard
Frédéric Hawecker, Eeilleur Ouvrier de France à Châ¬teaurenard
Frédéric Hawecker, Eeilleur Ouvrier de France à Châ¬teaurenard
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sissez également votre programmeparmi les trois « stages flash » quivous apporteront les essentiels pourassurer votre succès commercial etfinancier : « Top départ ! Clients » pour réussirvotre prospection et trouver les« bons clients », en choisissant lesbonnes actions et les bons supports<strong>de</strong> promotion. Car, quand on lanceson activité, on n’a ni temps à perdreni dépenses à engager <strong>de</strong> façoninconsidérée. « Top départ ! Prix » pour définirvotre juste prix par rapport à votreclientèle, votre concurrence etvotre marché et, surtout, calculervotre coût <strong>de</strong> revient. La métho<strong>de</strong>est simple et ce petit calcul peuttout changer. Car, quand on lanceson activité, on ne doit pas travaillerà perte. « Top départ ! Trésorerie »pour éviter le piège, trop souventfatal, du découvert bancaire. Leconsultant vous donnera quelquesastuces pour assurer vosrecettes et anticiper vos dépenses.Car, quand on lance son activité,on doit savoir négocier achats,stocks, fournisseurs, et jouer surles charges et les encaissementspour avancer sans s’inquiéter <strong>de</strong>l’argent à sortir.Le premier volet du contrat « Topdépart ! », celui <strong>de</strong> l’accompagnementindividuel, a été lancé à titreexpérimental <strong>de</strong>puis un an déjà. Ila permis <strong>de</strong> mettre à jour les principauxbesoins <strong>de</strong>s créateurs afind’élaborer cette nouvelle offre. Les« stages flash » démarrent à unrythme soutenu dès le mois d’octobre.Ajoutons que l’accompagnementindividuel peut aussi se prolongerau-<strong>de</strong>là <strong>de</strong>s stages pour que le suivisoit complet, <strong>de</strong>puis la définitiondu besoin en amont jusqu’à l’élaborationd’un plan d’actions complémentaireen aval.Au fond, avec cette nouvelle offre,il s’agit tout simplement <strong>de</strong> donner<strong>de</strong>s clés simples, <strong>de</strong>s bons tuyaux et<strong>de</strong>s points <strong>de</strong> repère pratiques auxpersonnes qui font l’apprentissagedu beau métier <strong>de</strong> chef d’entreprise.)+)+
n moins <strong>de</strong> six mois et suivant unemétho<strong>de</strong> qui mixe formation et accompagnementpersonnalisé, vous allez <strong>de</strong>venirun expert dans l’art <strong>de</strong> communiqueret <strong>de</strong> faire savoir que vous êtes le meilleurdans votre spécialité. Denis Carenco, <strong>de</strong>l’Atelier du Mas <strong>de</strong>s Anges, peintre endécor et décorateur à Saint-Rémy-<strong>de</strong>-Provence témoigne : « Le dispositif a étéun tremplin pour moi, avec le soutien et leconseil à la fois <strong>de</strong> la Chambre <strong>de</strong> métierset du consultant. J’ai pris conscience <strong>de</strong>l’intérêt <strong>de</strong> mettre en avant nos produits etnotre marque dans la boutique et <strong>de</strong> communiquersur l’étiquetage. J’ai pu réaliserce que je voulais : sortir complètementdu secteur du bâtiment et <strong>de</strong>venir artisand’art à part entière. »Avant le grand départ, un conseilleren développement économique <strong>de</strong> laChambre se déplace en entreprise pourétablir un pré-diagnostic. Rappelezvous,rien ne sert <strong>de</strong> partir comme unlièvre, sans stratégie. Et pour vous ai<strong>de</strong>rà la définir, un consultant va mettre sonexpérience en marketing commercial àvotre service. Objectif <strong>de</strong> votre coach : i<strong>de</strong>ntifier votre cible clientèle, positionnervos produits et surtout vous situerpar rapport à vos concurrents. « Quandj’ai repris la société, on n’avait pas <strong>de</strong>commercial, ni <strong>de</strong> politique marketing.En plus, avec l’ai<strong>de</strong> financière, j’ai pufaire le logo, <strong>de</strong>s plaquettes, la <strong>de</strong>vantureet maintenant le site web. Toute seule, jen’en serais pas là aujourd’hui. J’ai rencontréau sein <strong>de</strong> la Chambre <strong>de</strong>s genscompétents, une ai<strong>de</strong> et une écoute queje ne pensais pas trouver », explique, unan après, Béatrice Bastian, <strong>de</strong> l’entrepriseCCL, spécialisée dans l’installationd’équipements thermiques à Marseille.Fort <strong>de</strong> votre objectif, vous rentrez dansla secon<strong>de</strong> phase <strong>de</strong> votre parcours avec<strong>de</strong>s formations mensuelles, en collectif.Un véritable esprit d’équipe se meten place, <strong>de</strong>s dialogues constructifsautour <strong>de</strong>s « trucs qui marchent ». « Ceque l’on apprend, on peut le travaillerensuite avec son consultant <strong>de</strong> manièreindividuelle. » Ce dispositif est une vraiecourse <strong>de</strong> fond, en relais et en équipe,un ticket gagnant durable pour votreentreprise !Vous arrivez au bout <strong>de</strong> votre parcours,votre plan d’actions en mains, avec unmental <strong>de</strong> gagnant et une possibilité <strong>de</strong>financement. En témoigne Fabien Llopis :« Mon objectif était <strong>de</strong> diversifier maclientèle car j’avais <strong>de</strong> gros marchés avecun client unique. Notre chiffre d’affairesdépendait à 70 % <strong>de</strong> lui, ce qui étaitdangereux pour l’avenir. Aujourd’hui j’aiatteint mon objectif, mon client principalne représente plus que 40 % <strong>de</strong> monCA. J’ai <strong>de</strong>mandé l’ai<strong>de</strong> financière pourla création <strong>de</strong> mon site internet, <strong>de</strong>spochettes <strong>de</strong> présentation imprimées et<strong>de</strong> la signalétique. » ) ) + +
vec ce dispositif, vous entrez dans une démarche <strong>de</strong> progrèset d’action. Les résultats parlent d’eux mêmes : développement<strong>de</strong> 11 % <strong>de</strong>s effectifs et croissance <strong>de</strong> 3 % du CApar rapport aux entreprises du même secteur n’ayant pas utiliséle dispositif.Bien commencer, cela passe par un coup <strong>de</strong> fil au Service développementéconomique <strong>de</strong> la Chambre <strong>de</strong> métiers et <strong>de</strong> l’artisanat.Ensuite votre conseiller, après un pré-diagnostic i<strong>de</strong>ntifiantvos atouts et vos points faibles, va vous proposer <strong>de</strong> choisirvotre consultant expert dans tous les domaines : stratégie financière,pilotage d’entreprise, ressources humaines… Dans unsecond temps, vous allez alterner travail avec le consultant etformations courtes afin d’élaborer un plan d’actions personnaliséautour <strong>de</strong> votre projet.remplace le conseil », nous a confié Fabien Llopis, <strong>de</strong> l’entrepriseFab. Élec., située à Saint-Andiol. La démarche dure <strong>de</strong>12 à 18 mois, elle s’effectue en partie sur votre lieu <strong>de</strong> travail eten fin <strong>de</strong> dispositif, vous avez la possibilité d’obtenir une ai<strong>de</strong>financière à la mo<strong>de</strong>rnisation <strong>de</strong> l’artisanat par l’investissement(AMI) du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et duConseil général <strong>de</strong>s Bouches-du-Rhône. Cette ai<strong>de</strong> peut s’éleverjusqu'à 9 150 € ou 18 300 € en fonction <strong>de</strong> votre localisationsur le territoire **.Pascal Marossero, garagiste à Marseille, s’apprête à rentrerdans NR CAPEA : « Au départ, l’entreprise était entièrementfamiliale. Mon père et mon grand père viennent <strong>de</strong> partir, j’aidonc embauché <strong>de</strong>ux employés et je pense avoir besoin <strong>de</strong>conseils en management. Je suis aussi en train d’agrandir legarage et donc <strong>de</strong> faire <strong>de</strong> gros investissements pour lesquelsje souhaite bénéficier <strong>de</strong> l’AMI. »Et pourtant : « J’ai pris plaisir à faire cette formation. On estparti <strong>de</strong> rien : pas <strong>de</strong> gestion, pas <strong>de</strong> planning, pas <strong>de</strong> réunionbilan, pas <strong>de</strong> fiches <strong>de</strong> postes… Mon entreprise a grandi trèsvite. J’étais électricien et je suis <strong>de</strong>venu chef d’entreprise, il m’afallu tout apprendre. Le travail avec le consultant a été primordial.L’année d’avant, j’avais suivi <strong>de</strong>s formations en RHet en gestion, donc je commençais à connaître mais rien ne)õ
our le conjoint qui travaille dans l’entreprisefamiliale, le choix d’un statutconstitue un avantage incontestable.Outre la reconnaissance <strong>de</strong> son travail, lestatut du conjoint, quel qu’il soit, lui permetd’optimiser sa protection sociale et<strong>de</strong> bénéficier par exemple d’in<strong>de</strong>mnitéspour maladie et maternité et d’une retraitepersonnelle auxquels il n’a pas accèssinon. En fonction <strong>de</strong> la forme juridique<strong>de</strong> l’entreprise, <strong>de</strong> l’âge du conjoint, <strong>de</strong>spossibilités financières et <strong>de</strong>s projets <strong>de</strong>l’entreprise, le conjoint peut être collaborateur,associé ou salarié.Mais le choix du statut du conjoint estaussi une protection pour le chef d’en-treprise lui-même. En effet, <strong>de</strong>puis 2007,à partir du moment où le conjoint réalisepour le compte du chef d’entreprise, etsur son lieu <strong>de</strong> travail, une tâche quelconqueet régulière, sans avoir <strong>de</strong> statut,et donc sans être déclaré, il y a travail dissimulé! Gestion administrative, accueilclient, ai<strong>de</strong> à la vente, coup <strong>de</strong> main àla production : tout compte. La sanctionla plus courante porte sur le rappel <strong>de</strong>scotisations pour l’année en cours et lescinq années précédant la constatation<strong>de</strong> l’infraction par l’URSSAF. Pour lescas les plus graves, les sanctions peuventmême être pénales (amen<strong>de</strong>s et peinesd’emprisonnement).)õ)))
otre Chambre <strong>de</strong> métiers et <strong>de</strong> l’artisanat et son partenaire,MAAF Assurances, vous invitent à une réunion d’information:lundi 3 octobre à 18h30 au siège <strong>de</strong> votre Chambre <strong>de</strong> métierset <strong>de</strong> l’artisanat,5 boulevard Pèbre, 13008 MarseilleLes trois statuts vous y seront présentés en détails (conditions,formalités, régimes fiscaux…) et vous pourrez poser vos questionsà <strong>de</strong>s experts en la matière.l’occasion <strong>de</strong> la Semaine Nationale <strong>de</strong> la Création Reprise,qui se déroulera du 18 au 24 novembre, la Chambre <strong>de</strong>métiers et <strong>de</strong> l’artisanat et son partenaire, MAAF Assurances,vous donnent ren<strong>de</strong>z-vous le mardi 22 novembre à Aix-en-Provence pour une réunion d’information sur le thème <strong>de</strong> latransmission-reprise (lieu exact et horaire à préciser).Ne ratez pas cette rencontre où <strong>de</strong>s experts vous expliquerontcomment faire pour que votre projet aboutisse dans les meilleuresconditions.)õ
eut-on s’installer en auto-entreprise quel que soit son secteurd’activité ? À quel organisme doit-on déclarer son chiffred’affaires ? A-t-on quand même la possibilité <strong>de</strong> recruter ?Ce régime est-il vraiment plus avantageux ?… Les questionssoulevées révèlent en réalité <strong>de</strong> nombreuses incompréhensionset idées reçues, voire <strong>de</strong>s déconvenues chez certains artisans quiont adopté ce statut sans en mesurer exactement les conséquences.C'est ce qui a décidé la CMA 13 à mettre en place dans sesquatre agences départementales une formation d’une journéepermettant <strong>de</strong> bien appréhen<strong>de</strong>r les spécificités <strong>de</strong> ce nouveaurégime et d’équiper les créateurs d’outils simples et adaptés.Trois séquences rythment la matinée autour du régime luimême(particularités, responsabilités, modalités), <strong>de</strong> son fonctionnement(déclarations, couverture sociale, comptabilité) et<strong>de</strong> ses obligations et réglementations (assurances, agréments,critères d’éligibilité), l’après-midi étant consacrée à <strong>de</strong>s cas pratiques.Pour prolonger la formation, un questionnaire d’évaluationà trois mois permet <strong>de</strong> faire le point sur la mise en pratique<strong>de</strong>s enseignements acquis et d’évaluer les nouveaux besoins<strong>de</strong>s créateurs d’entreprise, notamment lorsqu’ils envisagentd’évoluer vers un autre régime. Au final, que retient-on <strong>de</strong> cetteformation ? Qu’« une bonne gestion reste indispensable » etqu’il est important <strong>de</strong> connaître « les pièges <strong>de</strong> la simplicitéapparente <strong>de</strong> ce régime ». Paroles <strong>de</strong> stagiaires… )õ
ente-cinq ans, originaire<strong>de</strong> Provence, dix employés(cinq en production et cinqau magasin), un apprentissageau lycée hôtelier <strong>de</strong> Marseille,sept années à faire le tour <strong>de</strong> <strong>France</strong>comme Compagnon du <strong>de</strong>voir,enfin une installation à son compteà Châteaurenard, en 2007. Voilàpour les faits. Mais au-<strong>de</strong>là, ce quel’on comprend vite lorsqu’il vousraconte son histoire, c’est queFrédéric a toujours voulu se dépasserpour <strong>de</strong>venir « le meilleur ».D’ailleurs, ce concours a été précédé<strong>de</strong> beaucoup d’autres - 1 er prixdu trophée Pascal en 2000, 1 er prixartistique du Serbotel <strong>de</strong> Nantesen 2001, <strong>de</strong>s concours remportésà Annecy, Dijon, Marignane -jusqu’à… celui <strong>de</strong> Meilleur <strong>Ouvrier</strong><strong>de</strong> <strong>France</strong> chocolatier-confiseurqu’il a gagné en mai 2011 !Il ne suffit pas en effet <strong>de</strong> réussirune très belle œuvre dans sa spécialité.Car <strong>de</strong>ux années séparentles sélections <strong>de</strong> la finale, pendantlesquelles il a fallu travailler pourélaborer les ingrédients du futurbuffet.Quant au thème du concours, il arriveenfin six mois avant les épreuves: ce sera Noël. Pour Frédéric,ce sera évi<strong>de</strong>mment « Noël enProvence » avec pour fil conducteurles oranges piquées <strong>de</strong> clous <strong>de</strong>girofle qu’il confectionnait, enfant,à l’école primaire ou en famille.Des oranges, il y en aura donc partoutdans son buffet : « entières oupelées à l’intérieur <strong>de</strong>s pièces, entranches noires stylisées servant <strong>de</strong>présentoirs, déclinées en confitureextra orange-badiane, en ganachecaramel orange, ou pour aromati-
ser <strong>de</strong>s sucettes en sucre paille dontle bâton est un roc finement étiréavec un <strong>de</strong>ssin d’orange au centre…».Quant à la crèche <strong>de</strong> Noël, elle serasymbolisée par un petit village provençalau ciel étoilé (<strong>de</strong>s étoiles enbadiane, bien sûr) et la spécialité,une figure imposée du concours,ce sera « le flocon <strong>de</strong> Provence »,« un bonbon composé d’un pralinécroustillant au spéculoos et d’unecompotée à base <strong>de</strong> pommes, <strong>de</strong>poires et <strong>de</strong> figues séchées ».Au terme <strong>de</strong>s trois jours que durentla composition et l’exécution <strong>de</strong>sbuffets, les jurys entrent en scène.Le premier déguste, le secondapprécie la qualité artistique <strong>de</strong>sœuvres.Car avec Frédéric, trois autres finalistesont été sélectionnés. « Nousméritions tous <strong>de</strong> gagner. Pour mapart, j’ai travaillé sereinement avecrégularité et propreté ». Frédéric ala victoire mo<strong>de</strong>ste, mais c’est biensa maîtrise professionnelle qui afait la différence.En septembre, Frédéric recevra <strong>de</strong>smains du Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Républiquela médaille du Meilleur <strong>Ouvrier</strong><strong>de</strong> <strong>France</strong> et sera convié à dîner àl’Elysée. Et après ? « Ce concours aété une expérience fabuleuse : c’estun tel don <strong>de</strong> soi, <strong>de</strong> recherche <strong>de</strong>l’excellence, d’abnégation et <strong>de</strong>remise en question. J’espère avoirdémontré qu’en étant artisan à soncompte et avec un budget modéré,on peut y arriver… Maintenant, leconcours continue car il faut honorerce titre tous les jours. Je suis<strong>de</strong>venu un exemple pour la jeunesseet un ambassa<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> la chocolaterieartisanale française au niveauinternational. C’est à la fois unegran<strong>de</strong> responsabilité et un vraibonheur. »Avec son « pavé du Cours Carnot »,un praliné croustillant enrobé <strong>de</strong>chocolat blanc, Frédéric <strong>Hawecker</strong>est aussi un <strong>de</strong>s relais <strong>de</strong> la RouteGourman<strong>de</strong> proposée par laMaison du Pâtissier et la Chambre<strong>de</strong> métiers et <strong>de</strong> l’artisanat <strong>de</strong>sBouches-du-Rhône.Cette promena<strong>de</strong> gustative aucœur du territoire vous proposequatre itinéraires (Marseille, Côtebleue, Pays d’Aix, et Alpilles) pourdécouvrir une quarantaine d’artisanspâtissiers, glaciers, chocolatiers,confiseurs et biscuitiers.Sélectionnés pour leur excellence,ils vous invitent à déguster l’une <strong>de</strong>leurs délicieuses créations… Alors,suivez le gui<strong>de</strong>* et bonne routegourman<strong>de</strong> ! )õ
ier ses déchets, réduire saconsommation d’énergie,utiliser <strong>de</strong>s matériaux moinspolluants ou recyclés, vendre<strong>de</strong>s produits écologiques… il y a<strong>de</strong> nombreuses manières <strong>de</strong> travailleren se souciant <strong>de</strong> son impact sur l’environnement.Et c’est le choix quefait un nombre grandissant d’artisansissus <strong>de</strong> secteurs très divers. Enrègle générale, la première actionmise en place est le tri <strong>de</strong>s déchets.Dans son garage <strong>de</strong> Vigny,Christophe Bourgeois a installé unlocal pour les déchets équipé d’unerétention maçonnée pour prévenirtout risque <strong>de</strong> fuite et pollutionacci<strong>de</strong>ntelle. « Nous recyclons toutce que nous pouvons, notammentl’huile <strong>de</strong> vidange », confie l’artisan.Gilberte Malgaroli, gérante dupressing Blanche Neige la lavandièreà Gap a également investi pour polluermoins : « Depuis 1983, j’utiliseune machine qui fonctionne en circuitfermé que j’ai complété en 2001avec un système plus propre. Pourl’emballage <strong>de</strong>s vêtements, je proposeune alternative au plastique :le papier ». Et elle va même jusqu’à<strong>de</strong>man<strong>de</strong>r aux clients <strong>de</strong> lui ramenerles cintres pour que ces <strong>de</strong>rniers serventà nouveau.Le recyclage <strong>de</strong>s déchets peut se fairedirectement au sein <strong>de</strong> l’entreprisecomme c’est le cas chez Orlhac quiest spécialisé dans la menuiserie et lacharpente. « Dès 1984, nous avonsinstallé le chauffage grâce à la récupération<strong>de</strong> nos déchets, <strong>de</strong>s copeaux<strong>de</strong> bois. Le reste est transformé engranulés et en plaquettes à <strong>de</strong>stination<strong>de</strong> chaufferies individuelles etcollectives », raconte Jean-PierreOrlhac, co-gérant <strong>de</strong> la société. Desinvestissements sont parfois nécessaires: « J’ai acquis une machine ànettoyer les pinceaux qui recycle lesdéchets <strong>de</strong> l’eau. Tout cela se fait encircuit fermé pour éviter toute pollution», signale Marc Roche, à latête d’une entreprise <strong>de</strong> plâtrerie etpeinture, tout récemment <strong>de</strong>venuun pro <strong>de</strong> la performance énergétique® . Quant à l’imprimerie Garet,elle est <strong>de</strong>puis longtemps impliquéedans cette démarche : « Je recyclemes déchets <strong>de</strong>puis 1982 », indiqueYannick Garet. Il ne s’est pas arrêtélà puisqu’il vient d’obtenir le labelImprim’vert : « Nous utilisons <strong>de</strong>l’encre sans plomb, du papier essentiellementPEFC. C’est ma consciencequi me dicte ces choix et puis,c’est agréable <strong>de</strong> travailler dans uneimprimerie qui ne sent pas », soutient-il.Pour limiter au maximum son impactsur l’environnement, Hervé Piault,gérant d’AcroTerre, va même jusqu’àorganiser le covoiturage <strong>de</strong> ses salariésavec le véhicule <strong>de</strong> l’entreprise.Mais pas seulement, chaque dépensed’énergie est étudiée <strong>de</strong> près : « Il y aun système qui coupe automatiquementles machines <strong>de</strong> 18h30 à 7h30. »De son côté, Christophe Bourgeois,a installé un système <strong>de</strong> chauffageen géothermie pour son entreprise.« Nous sommes dans le Vexin aucœur du Parc naturel régional, il noussemblait donc évi<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> travailler enrespectant cet environnement exceptionnel», confie-t-il. Dans le mêmeesprit, il propose à ses clients le prêt<strong>de</strong> vélos électriques lorsque leur véhiculedoit rester au garage.En matière <strong>de</strong> consommation d’énergie,Martine Augizeau est une championnepuisqu’elle cuit ses confituresdans un four solaire ! « J’ai toujoursété sensible à l’environnement etlorsque j’ai découvert la cuissonsolaire en Allemagne, j’ai tout <strong>de</strong>suite été séduite. » Tous ses choixsont motivés par le développementdurable puisqu’elle ne se fournit quechez <strong>de</strong>s producteurs locaux et réutilisel’eau <strong>de</strong> lavage <strong>de</strong>s fruits pourson jardin. « Les déchets <strong>de</strong> fruits,quant à eux, servent <strong>de</strong> compost »,ajoute-t-elle.
Construire <strong>de</strong>s maisons qui respectentl’environnement, c’est le choixque font certaines entreprises dubâtiment. « Nous concevons <strong>de</strong>smaisons à haute performance thermique.Les parois ossature boissont produites dans l’entreprise etpermettent l’assemblage automatique<strong>de</strong>s murs en atelier. Grâce àce procédé, nous pouvons diminuerles pertes thermiques liées à la pose<strong>de</strong>s menuiseries », révèle Jean-PierreOrlhac. Hervé Piault, gérant d’Acroterre,qui conçoit également <strong>de</strong>s maisonsen bois, apporte un soin toutparticulier au choix <strong>de</strong>s produitsutilisés pour ses chantiers : « Nousn’utilisons pratiquement que <strong>de</strong>smatériaux d’origine végétale, recyclésou non. Les bois choisis sontnaturellement résistants et ne nécessitentaucun traitement. De plus, ilssont d’origine française tout commeles isolants. » Dans le secteur du bâtiment, lanotion <strong>de</strong> performance énergétiqueest <strong>de</strong>venue incontournable.Les organisations professionnellesont donc lancé <strong>de</strong>s formations pourpermettre aux professionnels d’êtrecompétents sur cette question. Lelabel éco-artisan lancé par la Capeb(Confédération <strong>de</strong> l’artisanat et <strong>de</strong>spetites entreprises du bâtiment) en2007 regroupe aujourd’hui environ2 200 professionnels. « Nous avonsformé pas moins <strong>de</strong> 5 000 entrepriseset le taux d’échec à l’examen final est<strong>de</strong> 18 % à peu près », précise Jean-Marie Carton, 1 er vice-prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Capeb et artisan plombier/chauffagiste.« La gran<strong>de</strong> difficulté pour leséco-artisans porte sur l’évaluation<strong>de</strong>s pathologies d’un bâtiment. 40 %<strong>de</strong>s professionnels labellisés ont dumal à la mettre en œuvre. C’est pourquoi,c’est le point sur lequel noustravaillons actuellement. » Grâceaux moyens <strong>de</strong> communication misà disposition <strong>de</strong>s artisans (autocollants,logos…), les éco-artisans peuventse démarquer <strong>de</strong>s autres professionnels.Ils sont référencés surle site Internet et les clients peuventles trouver grâce à la géolocalisation.Pour développer le potentieldu label, la mise en place d’offresglobales est à l’étu<strong>de</strong> « Cela permettraitd’officialiser les groupementsd’entreprises déjà existants qui proposentun contrat d’éco-restaurationcomplet ».La marque « Les pros <strong>de</strong> la performanceénergétique » est quant à elleproposée par la FFB (Fédérationfrançaise du bâtiment) aux professionnelsdésireux <strong>de</strong> valoriser leurssavoir-faire techniques en la matière.Grâce aux formations Feebat,ils sont préparés à abor<strong>de</strong>r le marché<strong>de</strong> la rénovation énergétique.Également signataire <strong>de</strong> la charte« Bâtir avec l’environnement », lespros <strong>de</strong> la performance énergétiquedisposent d’un kit <strong>de</strong> communicationpour donner <strong>de</strong> la visibilité àleur engagement.La préoccupation écologique <strong>de</strong>sentreprises artisanales peut être unmoyen <strong>de</strong> se démarquer et attirer unenouvelle clientèle, cependant ce n’estpas un critère décisif pour le choixfinal. « Pour l’instant, ce sont plutôtles collectivités qui sont sensiblesà notre démarche. Car elles doiventrespecter <strong>de</strong>s normes en la matière.Pour les clients particuliers, celareste plus timi<strong>de</strong>. Certains viennentpour la composante écologique maiselle implique <strong>de</strong>s surcoûts qu’ils nesont pas toujours prèts à payer »,poursuit Hervé Piault. Si l’argumentvert peut donner envie <strong>de</strong> contacterl’entreprise, d’autres facteurs sontréellement décisifs : « Les clientssavent que nous sommes soucieux<strong>de</strong>s questions environnementalesgrâce au logo Imprim’vert présentsur les <strong>de</strong>vis et les factures. Mais ilsviennent d’abord pour le prix, notreréactivité et la qualité <strong>de</strong> notre travail», relativise Yannick Garet.Dans le bâtiment, les éco-artisanssont déjà victimes <strong>de</strong> leur succès :« Le potentiel client est considérablecependant nous manquons <strong>de</strong> professionnelslabellisés, il faut en formerplus », remarque Jean-Marie Carton,1 er vice-prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Capeb. PourMarc Roche, la marque Pro <strong>de</strong> laperformance énergétique lui permet<strong>de</strong> se démarquer <strong>de</strong> la concurrence.« Les clients nous choisissent parfoispour cela, mais la question du prixreste centrale. L’argument développementdurable n’est pas toujourssuffisant ».B.C.
ne dynamique s’imposant,l’huissier <strong>de</strong> justice participeau règlement <strong>de</strong>s conflitsmais en amont peut égalementpréserver les droits et intérêts<strong>de</strong> l’entreprise. En effet, ses prérogativesne se limitent pas aux mesuresd’exécution forcée : l’huissier <strong>de</strong> justiceest présent pour accompagner ledirigeant durant la vie <strong>de</strong> son entreprise,et ce dès sa création. Conseiller le chef d’entreprise,c’est tout d’abord connaître sesobjectifs : prendre en considérationla politique <strong>de</strong> l’entreprise, éviterl’impayé, fléau qui ne doit pas êtreune fatalité en proposant <strong>de</strong>s mesures<strong>de</strong> prévention et garanties <strong>de</strong>stinéesà assurer la pérennité <strong>de</strong> l’entreprise.La rapidité d’intervention estun gage d’efficacité.C’est également assister le chef d’entreprisedans la gestion quotidienne: rédaction <strong>de</strong> baux commerciaux,artisanaux et professionnels, signification<strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> renouvellement<strong>de</strong> bail, <strong>de</strong> congé. Médiateur en désamorçant unconflit : l’huissier <strong>de</strong> justice est unhomme <strong>de</strong> terrain, et sa proximitéavec les justiciables lui assure uneparfaite connaissance du tissu économiqueet social. Il propose <strong>de</strong>ssolutions qui peuvent permettred’éviter un procès. Garantir, c’est aussi éviter lescontestations : l’huissier <strong>de</strong> justicepréserve les droits <strong>de</strong> l’entrepriseen établissant <strong>de</strong>s procès-verbaux<strong>de</strong> constat nécessaires à établir lapreuve d’une situation, exclusifs <strong>de</strong>tout avis sur les conséquences quien résultent (état <strong>de</strong>s lieux, malfaçons,retard <strong>de</strong> livraison, marchandisesnon conformes, dégâts <strong>de</strong>seaux, abandon <strong>de</strong> chantier, constatavant travaux, concurrence déloyale,contrefaçon, traçabilité, constatsur internet, constat <strong>de</strong> SMS…).Il peut encore, lors <strong>de</strong> conflits collectifsou individuels du travail, procé<strong>de</strong>r à<strong>de</strong>s constats <strong>de</strong> grèves illicites (entraveau travail, vandalisme, injures, séquestration…),signifier par acte extra judiciaire<strong>de</strong>s mises à pied, <strong>de</strong>s convocationsà l’entretien préalable, <strong>de</strong>s lettres<strong>de</strong> licenciement (pour pallier les lenteurset incertitu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> la Poste). International : seul habilité àsignifier et exécuter les décisions<strong>de</strong> justice, au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> la compétenceterritoriale qui lui est attribuée,l’huissier <strong>de</strong> justice intervient poursignifier à l’étranger <strong>de</strong>s actes judiciairesou extrajudiciaires. En outre,la procédure d’injonction <strong>de</strong> payereuropéenne permet <strong>de</strong> recouvrer unecréance incontestée en matière civileet commerciale dans toute l’Unioneuropéenne. Juriste <strong>de</strong> proximité : spécialiste<strong>de</strong>s procédures d’exécution et mesuresconservatoires, mais disposantaussi <strong>de</strong> techniques efficaces enmatière <strong>de</strong> recouvrement amiable,l’huissier <strong>de</strong> justice éclaire le chefd’entreprise sur le choix <strong>de</strong> l’actionla plus appropriée à la sauvegar<strong>de</strong> <strong>de</strong>ses intérêts. )
Dossier réalisé par Barbara Colases entreprises artisanalessous-traitantes ont, commeles autres, <strong>de</strong>s clients dontelles dépen<strong>de</strong>nt, cependant lerapport <strong>de</strong> force est <strong>de</strong> façon disproportionnéeen faveur <strong>de</strong> ces <strong>de</strong>rniers.Cette situation permet aux donneursd’ordre d’imposer leurs conditions.C’est donc une pression importantequi pèse sur les épaules <strong>de</strong> ces artisans: « Il est courant qu’une entrepriseartisanale <strong>de</strong> sous-traitance seretrouve en situation <strong>de</strong> dépendanceface à un donneur d’ordres, ce quimenace sa survie », déclare AlainGriset, prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’APCMA. Lacrise étant passée par là, la situationest <strong>de</strong>venue encore plus tendue avecla réduction <strong>de</strong>s carnets <strong>de</strong> comman<strong>de</strong>set le non-respect <strong>de</strong>s délais <strong>de</strong>paiement, quand ce n’est pas carrémentun arrêt <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>. « Dansles cas <strong>de</strong> délocalisation <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>sau profit d’entreprises étrangèresou <strong>de</strong> difficultés économiquesimportantes <strong>de</strong>s donneurs d’ordre,c’est l’entreprise artisanale qui estdirectement impactée. Dans ce casprécis, le statut <strong>de</strong> l’EIRL (entrepriseindividuelle à responsabilité limitée),en vigueur <strong>de</strong>puis janvier 2011,contribuera à protéger le chef d’entreprise», souligne Alain Griset.Souvent tributaires <strong>de</strong> grands groupesindustriels, les entreprises soustraitantesn’ont pas d’autre choixque d’accepter les conditions <strong>de</strong> ces<strong>de</strong>rniers. « Ma clientèle est composéed’une quarantaine d’industriels,90 % sont <strong>de</strong> grands groupes, celareprésente 80 % <strong>de</strong> mon chiffre d’affaires», raconte Stéphane Mandart,gérant d’AT Sou<strong>de</strong>ur dans le Var.C’est pour cette raison que certainsartisans changent leur fusil d’épauleet modifient leur stratégie : « Nousavons fait en sorte <strong>de</strong> ne pas avoir<strong>de</strong>s clients <strong>de</strong> plus en plus gros mais<strong>de</strong> plus en plus petits. Ces <strong>de</strong>rniersn’ont pas d’autres solutions que nous,c’est plus sûr. Et si on en perd un,cela ne met pas en péril la survie <strong>de</strong>l’entreprise », explique Yann Fèvre,gérant <strong>de</strong> l’entreprise Emile Janique,basée à Lyon, qui réalise <strong>de</strong>s souffletsen cuir. « L’entreprise compteenviron 3 500 clients sur quatre ansavec 2 000 euros en moyenne <strong>de</strong> fac-
®®®turation », ajoute-t-il.Pour Daniel Morizot, directeur <strong>de</strong>PIM développement, qui fabrique<strong>de</strong>s vêtements <strong>de</strong> protection individuelle,la logique est la même : « Onévite qu’un donneur d’ordre puissereprésenter plus <strong>de</strong> 10 % <strong>de</strong> notrechiffre d’affaires ».« Étant donné le manque d’organisationdu marché, les entreprisesartisanales éprouvent <strong>de</strong>s difficultésà anticiper les comman<strong>de</strong>s <strong>de</strong> leursdonneurs d’ordres. Il faut impérativementquitter ce mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> relationset fonctionner par l’intermédiaire <strong>de</strong>contrats commerciaux sur <strong>de</strong>s quantités<strong>de</strong> pièces et pour une duréedéterminée. Chaque partie seraitgagnante », souligne Alain Griset,prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’APCMA. C’est effectivementla question <strong>de</strong>s délais quipose actuellement <strong>de</strong>s problèmes auxentreprises sous-traitantes : « Depuisquelques années, nous n’avons plus<strong>de</strong> délais. Avant les carnets <strong>de</strong> comman<strong>de</strong>sétaient <strong>de</strong> trois voire quatremois, désormais ils sont <strong>de</strong> <strong>de</strong>uxmois seulement. Cela crée <strong>de</strong>s tensionsavec les clients qui subissentla même chose avec leurs propresclients », signale Abel Dos Anjos,à la tête d’AS Serrurerie, entreprise<strong>de</strong> mécano soudure pour l’industrieaéroportuaire.Alors que les délais pour les comman<strong>de</strong>sse raccourcissent, ce n’estpas vraiment le cas <strong>de</strong>s délais <strong>de</strong>paiement. « Une <strong>de</strong>s plus grossesdifficultés à laquelle l’entreprisedoit faire face est la sécurisation <strong>de</strong>spaiements. Le délai <strong>de</strong> 45 jours n’estpas respecté. J’ai <strong>de</strong>s paiements à8 mois qui provoquent <strong>de</strong>s problèmesd’affacturage, cela revient trèscher » précise Stéphane Mandart.Sentant que <strong>de</strong>puis la crise, le rapport<strong>de</strong> force est en leur faveur, certainsdonneurs d’ordrese permettent doncd’exiger <strong>de</strong>s délaisd’exécution trèscourts, <strong>de</strong>retar<strong>de</strong>r leurpaiement, mais pas seulement : « Onessaie également <strong>de</strong> nous faire prendretous les risques industriels. Ledonneur d’ordre possè<strong>de</strong> les outilsmais vous passe comman<strong>de</strong> car celacomporte trop <strong>de</strong> risques », ajoute legérant d’AT Sou<strong>de</strong>ur.Comme la plupart <strong>de</strong>s artisans, lessous-traitants ont du mal à recruter.C’est d’autant plus problématiquequ’elles doivent faire face à <strong>de</strong>svariations d’activité importante quileur impose d’avoir <strong>de</strong>s salariés compétentsen nombre important. Unesolution peut être le prêt <strong>de</strong> maind’œuvre(voir encadré). « Cela<strong>de</strong>vient impossible, confimeStéphane Mandart,
®®®je pourrais avoir uneentreprise <strong>de</strong> 10 personnes mais jene trouve pas le personnel qualifié.Il faut également reformer lesgens mais il n’y a pas <strong>de</strong> subventionspour la formation ». Pour Abel DosAnjos, d’AS Serrurerie, « il y a <strong>de</strong>vrais problèmes <strong>de</strong> recrutement carles professionnels compétents sontintrouvables ».« En matière <strong>de</strong> personnel, <strong>de</strong> nombreuxchefs d’entreprises rencontrent<strong>de</strong>s difficultés à recruter <strong>de</strong>semployés qualifiés, cela pour plusieursraisons. Les entreprises travaillantpour la sous-traitance souffrentd’un déficit d’image et le regaind’activité, qui caractérise actuellementce secteur, n’est pas assez misen valeur pour attirer les collaborateursdont il a besoin. De plus, lesjeunes formés par les entreprisesartisanales sont très souvent « recrutés» par les gran<strong>de</strong>s entreprises »,explique Alain Griset. Une situationrécemment vécue par le dirigeantd’AT sou<strong>de</strong>ur : « J’ai formé un jeuneen apprentissage, je voulais l’embauchermais il a préféré partir dans unegrosse entreprise », relate StéphaneMandart.Pour être certaines <strong>de</strong> conserverleurs comman<strong>de</strong>s, les entreprisesartisanales sous-traitantes doiventêtre extrêmement réactives.Stéphane Mandart, l’a bien compris: « La contrainte impérativepour gar<strong>de</strong>r ma clientèle c’est ledélai. C’est pour cette raison queje suis ouvert 24 heures sur 24 et 7jours sur 7. Si un client nous appelleen pleine nuit pour une fuite, onintervient immédiatement. Êtreréactif, c’est ce qui fait la force <strong>de</strong>l’entreprise. Mais cela représente <strong>de</strong>grosses contraintes pour nous caron doit également gérer <strong>de</strong>s projetssur le long terme dans le mêmetemps ». À force <strong>de</strong> persévéranceet <strong>de</strong> patience, le chef d’entreprisea même réussi à imposer ses délaispour les comman<strong>de</strong>s : « le problème,c’est qu’au départ, ils voulaient lamême réactivité sur les fabrications<strong>de</strong>s pièces mais ce n’est pas possible.Depuis un semestre, j’arrive à imposermes délais. J’ai pu me le permettrecar je n’ai pas trop <strong>de</strong> concurrents,et il y a la qualité du travail etle prix, bien sûr », précise-t-il. « La1 re année <strong>de</strong> création <strong>de</strong> l’entreprise,j’ai bénéficié <strong>de</strong> l’Accre [L’ai<strong>de</strong>aux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi créant oureprenant une entreprise consiste enune exonération <strong>de</strong> charges socialespendant un an], j’ai pu donc proposer<strong>de</strong>s prix très intéressants et ils nel’ont pas oublié. »La question du prix est égalementcentrale pour Abel Dos Anjosd’AS Serrurerie : « Quand l’aciera augmenté il y a quelques années,on a maintenu nos prix : donc onne nous <strong>de</strong>man<strong>de</strong> pas <strong>de</strong> baisseraujourd’hui » raconte-t-il. Mais celan’est pas suffisant, il plai<strong>de</strong> lui aussipour la réactivité : « Pour gar<strong>de</strong>rnos clients, il faut résoudre le problèmeen 48 heures maximum. »Il y a autre chose que l’artisan nenéglige pas c’est le rapport <strong>de</strong> proximitéavec ses clients « Il faut établirune véritable relation <strong>de</strong> confiance.On a la chance d’être proches <strong>de</strong>nos clients, quand il y a un souci,on passe beaucoup <strong>de</strong> temps auprèsd’eux, c’est primordial ».Pour assurer la pérennité <strong>de</strong> leuractivité, les entreprises <strong>de</strong> soustraitancesont parfois obligées <strong>de</strong>trouver <strong>de</strong> nouveaux marchés. « Lafidélisation <strong>de</strong>s collaborateurs seraplus naturelle lorsque les entreprisesseront mieux structurées etque leur développement sera assurépar <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> diversification<strong>de</strong>s marchés », soumet le prési<strong>de</strong>nt<strong>de</strong> l’APCMA. C’est le constat qu’aégalement fait Yann Fèvre, gérantd’Emile Janique, qui produit <strong>de</strong>ssoufflets en cuir. « Face à la disparition<strong>de</strong> certains clients, nous <strong>de</strong>vonsnous tourner vers <strong>de</strong> nouveaux marchés: l’aéronautique et la maroquinerie<strong>de</strong> luxe. »Cette prospection l’a même amenéà réfléchir plus encore sur sonmétier et il a engagé une actiond’information en partenariat avecle CTC (Centre technique du cuir) :« Les écoles d’ingénieur ne fontplus travailler les élèves sur le cuiralors que c’est un matériau mo<strong>de</strong>rneavec <strong>de</strong> nombreuses qualités.Il doit retrouver sa place dans lesmatériathèques. De plus, le cuir estun déchet. À l’heure <strong>de</strong>s préoccupationsécologiques, il faut le valoriser».
ABITA Architecture est une entreprisefamiliale fondée en 1985. Nous réalisonstous vos projets <strong>de</strong> construction, <strong>de</strong> lamaison individuelle au bâtiment industriel.
Nous avons à cette date, décelé 36mauvaises pratiques qui sont toutes<strong>de</strong>s entorses à la loi. On peut en quelquesorte dresser un « top ten » <strong>de</strong>smauvaises pratiques les plus courantes: vol <strong>de</strong> propriété intellectuelle,désengagement brutal, modificationunilatérale du contrat, non-respect<strong>de</strong>s délais <strong>de</strong> paiement, modification<strong>de</strong>s modalités <strong>de</strong> comman<strong>de</strong>s, nonrespect<strong>de</strong>s délais <strong>de</strong> livraison, priseillégale d’intérêt, fixation <strong>de</strong>s prix,défaut d’information du fournisseuren cas <strong>de</strong> litige…Il est vital <strong>de</strong> briser la loi du silencequi oppresse nos entreprises. TPEet PME ont tout intérêt à cesserd’avoir peur <strong>de</strong> révéler les mauvaisespratiques qu’elles subissent auquotidien, mais elles doivent aussise sentir libres d’imposer le respectauquel elles ont droit. Le processus<strong>de</strong> médiation doit <strong>de</strong>venir un réflexenaturel à partir du moment où unesociété rencontre <strong>de</strong>s difficultés relationnelles/contractuellesavec sonclient ou son fournisseur.Un médiateur peut intervenir dansle cadre d’une médiation individuelleou collective (si plusieurs <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s<strong>de</strong> médiation sont convergentesau sein d’un même secteur – lemédiateur peut aussi intervenir àla <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d’un syndicat ou d’unefédération professionnelle). Pour saisirla médiation, il suffit <strong>de</strong> déposerun dossier en ligne sur le site www.mediateur.industrie.gouv.fr. Ce dispositif<strong>de</strong> médiation est totalementgratuit et confi<strong>de</strong>ntiel. Un médiateurrégional contacte le <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urdans les <strong>de</strong>ux jours suivants afin <strong>de</strong>définir un schéma d’actions (il existeaujourd’hui 25 médiateurs régionaux).Dans le cadre <strong>de</strong>s dossiers <strong>de</strong> médiationque nous traitons, bien souvent,à l’issue, les relations commercialesse trouvent renforcées. Le rôle dumédiateur est d’abord d’assurer lelien entre clients et fournisseurs afin<strong>de</strong> permettre une coopération optimaleet humaine. Par ailleurs, il doitrapprocher les points <strong>de</strong> vue afin queles parties parviennent elles-mêmes àun accord commun. En aucun cas lemédiateur ne prend partie, ni mêmese positionne comme juge, avocat ouarbitre.Par lettre du 22 juin 2010, le ministrechargé <strong>de</strong> l’Industrie et le Secrétaired’État chargé du Commerce, <strong>de</strong>l’Artisanat, <strong>de</strong>s Petites et MoyennesEntreprises, du Tourisme, <strong>de</strong>sServices et <strong>de</strong> la Consommation,m’ont <strong>de</strong>mandé d’examiner les pra-
tiques au regard <strong>de</strong>s règles du droitet d’étudier l’opportunité d’engagerune modification <strong>de</strong> la législation.Il s’avère que le dispositif juridiquefrançais applicable aux relationsclient fournisseur est déjà abondant: Co<strong>de</strong> Civil, loi <strong>de</strong> 1975, articlesL. 441-6 et L. 442-6 du Co<strong>de</strong><strong>de</strong> Commerce pour l’essentiel interdisentd’ores et déjà la plupart <strong>de</strong>smauvaises pratiques dont j’ai euconnaissance jusqu’à présent. Leproblème est donc avant tout <strong>de</strong>faire appliquer la loi.Grâce aux 153 entreprises qui se sontengagées pour <strong>de</strong>s achats responsablesen signant notre charte <strong>de</strong>s bonnespratiques régissant les bonnesrelations entre donneurs d’ordres etsous-traitant, nous sommes en train<strong>de</strong> générer une prise <strong>de</strong> conscienceprogressive auprès du gouvernement,<strong>de</strong>s acteurs socio économiques,<strong>de</strong>s grands patrons, <strong>de</strong>s acheteurs surl’importance <strong>de</strong> bâtir un écosystèmeindustriel intelligent, soli<strong>de</strong> et durable.La bonne marche est en route, etnombreux sont les acteurs déterminésà soutenir et mettre en place untissu industriel français compétitif,« ma<strong>de</strong> in <strong>France</strong> » et innovant. Laconstruction <strong>de</strong> cet écosystème et lastructuration <strong>de</strong> nos filières doiventreposer sur <strong>de</strong>s relations contractuelleséquilibrées et partenariales.La confiance et la collaboration doiventêtre placées au cœur <strong>de</strong> cet étatd’esprit nouveau qu’il est primordiald’installer au sein <strong>de</strong> nos filières.Le fait <strong>de</strong> développer <strong>de</strong>s relationspartenariales est encore tropsouvent perçu comme un challengeinsurmontable et <strong>de</strong> nombreusesentreprises <strong>de</strong>meurent opportunistesvis-à-vis <strong>de</strong> leur fournisseur. Ilfaut désormais passer <strong>de</strong> la théorieà la pratique car il en va <strong>de</strong> la survie<strong>de</strong> notre tissu industriel.Nous sommes très satisfaits <strong>de</strong>l’évolution <strong>de</strong> la Charte <strong>de</strong>s bonnespratiques régissant les relationsclients fournisseurs. Aujourd’hui,139 gran<strong>de</strong>s entreprises et opérateurspublics ont choisi <strong>de</strong> respecterles 10 engagements pour <strong>de</strong>s achatsresponsables <strong>de</strong> la charte, cela représenteprès <strong>de</strong> 400 milliards d’euros<strong>de</strong> volume d’achats annuels. Il y aune vraie prise <strong>de</strong> conscience progressivequi s’opère au sein <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s,moyennes et petites entreprisesainsi qu’auprès <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>sdéci<strong>de</strong>urs et acteurs économiques.Désormais, ce sont souvent les entrepriseselles-mêmes qui nous démarchentafin <strong>de</strong> signer la Charte. Parailleurs, on constate une montée enpuissance progressive du nombre <strong>de</strong>dossiers <strong>de</strong> médiation, ce qui démontrela nécessité <strong>de</strong> notre action auquotidien. Nous sommes égalementen train <strong>de</strong> travailler sur un projet <strong>de</strong>révision <strong>de</strong> la norme ISO 9001 : aumême titre que l’on mesure la satisfactionclient, il faut pouvoir mesurerla satisfaction du fournisseur etainsi faire émerger sa voix pour lapremière fois.
Barbara Colas
ur un coup <strong>de</strong> tête ». C’estcomme ça que ChristineMeyrignac a intégré l’entreprise<strong>de</strong> son père crééeen 1989. Fabricant <strong>de</strong> pantoufles proche<strong>de</strong> la retraite, il cherchait un repreneur. Ilpensait à son gendre, pas à sa fille. C’estpourtant elle qui a repris l’affaire. Simpleemployée, pendant un an, « pour découvrirle métier et voir si ça [lui] plaisait »,elle gère seule la compagnie <strong>de</strong>puis ledécès <strong>de</strong> son père en 2009.Si l’entreprise survit dans un environnementconcurrentiel, c’est grâce à sonapproche « ma<strong>de</strong> in <strong>France</strong> » et sa techniqueprisée <strong>de</strong> « couture américaine »,plus résistante. Mais c’est en 1995 quela compagnie prend réellement son envolen lançant L’angoumoise, la gammephare <strong>de</strong> l’entreprise. « Un <strong>de</strong> nos clientsnous a <strong>de</strong>mandé une chaussure personnaliséepour pieds sensibles. Mon père l’aconfectionnée à la main. Dès réception,il en a commandé une dizaine », se souvient-elle.Des charentaises ma<strong>de</strong> in CharenteMais en 2001, un incendie annihile tousleurs efforts. « Tout était à reconstruiremais le plus compliqué était <strong>de</strong> ne pasperdre nos clients », raconte-t-elle. Poursurvivre, père et fille déci<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> se diversifieret <strong>de</strong> proposer <strong>de</strong>s produits plusgrand public, à l’instar <strong>de</strong>s charentaisesd’été en feuilles <strong>de</strong> palmier. Christine,contre l’avis <strong>de</strong> son père, apporte même« une touche féminine » aux souliers enajoutant une ban<strong>de</strong> <strong>de</strong> couleur et <strong>de</strong>sornements. Le succès est immédiat.Pourtant en 2009, la crise affecte l’entreprise.Deux employées sont licenciées.Pour rebondir, Christine fait appel à uneconseillère marketing. Elle revoit totalementson catalogue et met l’accentsur leur savoir-faire traditionnel. Dansla foulée, elle embauche <strong>de</strong>s commerciauxmulticartes qu’elle se partage avecd’autres employeurs. « Ça me permet<strong>de</strong> couvrir les trois quarts du territoire àmoindre coût », argumente la chef d’entreprise.Depuis le début <strong>de</strong> l’année, ellea obtenu un agrément pour ses chaussuresmédicalisées. Cette reconnaissance<strong>de</strong> la sécurité sociale permet au client <strong>de</strong>se faire rembourser une partie <strong>de</strong> la facture.Grâce à ses <strong>de</strong>rniers ajustements,Christine Meyrignac a bon espoir <strong>de</strong> voirson chiffre d’affaires décoller. « Il n’y apas <strong>de</strong> raison que ça ne marche pas, saufsi les Chinois s’emparent du marché <strong>de</strong> lachaussure médicalisée », glisse-t-elle avecune pointe d’ironie.Emmanuel Daniel
Blé,zinc,lait,ciment,pétrole…© studiogriffon.com
ssence, gaz, céréalesou métal, le prix<strong>de</strong>s matières premièresn’en finit plus<strong>de</strong> grimper. Presqu’aucunen’échappe à la hausse <strong>de</strong>sprix. Tributaires <strong>de</strong> leursfournisseurs, les artisans sontlour<strong>de</strong>ment impactés parces fluctuations soudaines etimprévisibles. « Depuis 2004,la hausse <strong>de</strong>s prix s’est accélérée.Ceci est peut-être dû aucoup <strong>de</strong> booster donné à lamondialisation et à la haussedu niveau <strong>de</strong> vie et <strong>de</strong> consommation<strong>de</strong>s pays émergents,notamment la Chine et l’In<strong>de</strong>», indique la FédérationFrançaise du Bâtiment (FFB).Un point <strong>de</strong> vue partagé parSandrine Basili, chargée <strong>de</strong>saffaires économiques <strong>de</strong> laCapeb. Pour la vice-prési<strong>de</strong>nte<strong>de</strong> la Confédération<strong>de</strong> l’artisanat et <strong>de</strong>s petitesentreprises du bâtiment, lahausse du prix <strong>de</strong>s produitspétroliers joue égalementun rôle prépondérant dansl’augmentation. « Beaucoup<strong>de</strong> produits sont fabriqués àbase <strong>de</strong> pétrole. Quand sonprix augmente, celui <strong>de</strong> nombreuxbiens est indirectementimpacté. » Mais ce n’est pasla seule explication. La mainmise<strong>de</strong>s pays émergents surrité est <strong>de</strong> sauver <strong>de</strong>s emplois.Pour ça, on ne peut pas se permettred’augmenter nos tarifs.Quand on travaille <strong>de</strong> la feuilled’or on ne peut pas remplacerce produit par un autre, carsinon le client va aller ache-les réserves <strong>de</strong> matièrespremières les placeen situation <strong>de</strong> quasimonopole,ce qui leurpermet d’augmenterles prix.La prise <strong>de</strong> risques sur lesmarchés financiers est ment à l’origine <strong>de</strong> ses haussesrépétées, comme le rappellepelleégale-Bernard Pérot, artisan boulangeret prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la CMA 95.Pour lui, « la thésaurisation<strong>de</strong>s financiers représente ungrave problème. Pour le limiter,il faudrait que l’État réglementela hausse <strong>de</strong>s prix ».La FFB reconnaît les difficultésrencontrées par les artisansface à l’évolution rapi<strong>de</strong><strong>de</strong>s tarifs <strong>de</strong>s matièrespremières. « La difficulté estmoins la tendance à la hausseque les fluctuations autour<strong>de</strong> cette tendance. Quand unartisan du bâtiment rédige un<strong>de</strong>vis, il ne peut pas prévoirles fluctuations sur les troisprochains mois, alors qu’ilconnaît la tendance globalesur cinq ans : la hausse. »Difficile donc <strong>de</strong> composeravec l’instabilité du marché.Ces hausses successivesont un coût qui est rarementrépercuté sur le prix <strong>de</strong> vente.Pour Dominique Panier,gérant <strong>de</strong> l’entreprise EuropeCaoutchouc, « Les prix ducaoutchouc fluctuent énormément.Entre le moment oùon passe comman<strong>de</strong> et l’accusé<strong>de</strong> réception, les prixgrimpent parfois <strong>de</strong> 30 %.On peut toujours négociermais nos fournisseurs sonttributaires <strong>de</strong>s marchés et entant que PME on ne pèse paslourd dans les négociations,c’est à prendre ou à laisser. Sila hausse était régulière, onpourrait la gérer. Mais là, c’estcompliqué ». Et rares sont lescorps <strong>de</strong> métiers épargnés.L’artisanat d’art est durementtouché. Selon AnneMidavaine, prési<strong>de</strong>nte <strong>de</strong>l’Atelier Éponyme, « la prio-
ter une contrefaçon en Chine.On a besoin <strong>de</strong> matières premières<strong>de</strong> très haut <strong>de</strong> gamme,cela à un coût qui ne peut êtreremplacé. De même pour leshausses du prix du gaz, on estobligés <strong>de</strong> se chauffer ! », s’exclame-t-elle.Le prix <strong>de</strong> l’essence, dont lahausse a été spectaculaire audébut <strong>de</strong> l’année, représenteaussi une charge importantepour les artisans. Si la plupart<strong>de</strong>s chefs d’entreprisessont touchés indirectementlors <strong>de</strong> leurs déplacementsprofessionnels, les artisanstaxis, eux, sont impactésdirectement. « La hausse<strong>de</strong>s prix à la pompe ne datepas d’aujourd’hui. Pourtanton ne peut pas la répercutersur nos tarifs. En effet, c’estla préfecture qui déci<strong>de</strong> <strong>de</strong>l’augmentation qui intervientune seule fois dans l’année,même si les prix s’envolententre-temps. Du coup c’estnotre bénéfice net comptablequi en prend un coup »,déplore Guy Roth, artisantaxi à Strasbourg.Imprévisibles et répétées, leshausses rognent la marge <strong>de</strong>sartisans sans qu’ils puissentles répercuter à leurs clients,<strong>de</strong> peur <strong>de</strong> les perdre. « Lasituation voudrait que les artisansaugmentent leurs tarifs,argue Sabine Basili (Capeb),mais le jeu <strong>de</strong> la concurrencetire les prix vers le bas et nepas suivre cette règle revien-
drait à s’excluredu marché ». Vue comme unefatalité, la hausse <strong>de</strong>s prix neconnaît pas <strong>de</strong> remè<strong>de</strong> miracleconcè<strong>de</strong> Denis Rigobert,prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la FFB. « Lasolution serait <strong>de</strong> créer unfonds compensatoire pourjuguler les hausses et in<strong>de</strong>mniserles artisans, mais il y apeu <strong>de</strong> chance que cela soitfait », admet-il.De plus, les chefs d’entreprisesartisanales ont souvent,<strong>de</strong> par leur taille, une capacité<strong>de</strong> négociation limitée face àleurs fournisseurs. Ils n’ontd’autre choix que d’accepterles fluctuations imposéespar ces <strong>de</strong>rniers. Mais alors,la hausse du prix <strong>de</strong>s matièrespremières est-elle un mal sansremè<strong>de</strong> ?Pour que leur activité ne soitpas trop handicapée par ceshausses successives, les artisansfont baisser d’autrescoûts en revoyant l’organisationdu travail au sein <strong>de</strong>l’entreprise ou en diminuantla consommation <strong>de</strong> certainesmatières premières, l’essencepar exemple. « Le seul moyenpour réduire mes coûts est <strong>de</strong>conduire <strong>de</strong> façon plus souple,d’éviter les accélérations etfreinages brusques », raconteGuy Roth. Une techniqueapplicable à tous les artisanset qui permet <strong>de</strong> faire chuterla facture <strong>de</strong> gazole <strong>de</strong> 20 %(voir encadré).L’utilisation d’un matériaumoins coûteux est égalementune solution envisagéepar certains. « Quandcela est possible, on remplaceun matériau par un autre.Mais on perd énormément<strong>de</strong> temps à négocier avec nosfournisseurs et nos clients. Onne peut pas remplacer tousles produits par <strong>de</strong>s dérivés »,tempère Dominique Panier.Dans le bâtiment, <strong>de</strong>s solutionslégales existent pourprotéger les artisans. Ils peuventfaire évoluer leur prixen fonction <strong>de</strong>s fluctuationsdu marché grâce à l’in<strong>de</strong>xation.« Si le chantier commenceplus <strong>de</strong> trois mois après lasignature du <strong>de</strong>vis, l’artisanpeut faire progresser le prixen se basant sur un in<strong>de</strong>xfixé dans le contrat (http://lmp-assistants.application.equipement.gouv.fr). Il peutaussi réviser le prix pendantle chantier en cas d’augmentationen se servant du mêmein<strong>de</strong>x. Mais si cela se fait surles marchés publics, cette pratiquereste marginale dans leprivé, même si c’est légal »,explique la FFB.Un autre moyen est <strong>de</strong> négocierune avance sur chantierauprès <strong>de</strong>s clients pour acquérirles matériaux en avance etainsi se prémunir <strong>de</strong>s fluctuations.Si l’entreprise disposed’une trésorerie conséquenteet d’une forte capacité <strong>de</strong>stockage, les artisans peuventégalement anticiper et acheterleurs matières premièresen avance. Certains fournisseursproposent même <strong>de</strong> lesstocker dans leurs propreslocaux.Reste à savoir combien <strong>de</strong>temps les artisans pourrontrésister aux hausses <strong>de</strong> prixsans les répercuter à leursclients. « Peu <strong>de</strong> boulangersont augmenté leurs prixcette année, constate BernardPérot. Si la hausse continueet que la croissance ne repartpas vraiment, beaucoup <strong>de</strong>boutiques connaîtront <strong>de</strong>réelles difficultés. Mais, grâceà notre petite taille qui nousrend plus adaptables, nousavons déjà résisté à d’autrescrises plus graves », conclutilavec philosophie.
La collecte et le traitement <strong>de</strong>s orduresménagères sont <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> lacollectivité. Si les communautés <strong>de</strong> communesgèrent généralement les ordures<strong>de</strong>s ménages, les déchets non dangereux<strong>de</strong>s entreprises sont également pris encharge. La collectivité finance ce servicerendu grâce à la taxe d’enlèvement <strong>de</strong>sordures ménagères (TEOM), une mesurefiscale ayant pour vocation <strong>de</strong> limiter laquantité <strong>de</strong> déchets produits. En sus, lescommunes peuvent <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r le payementd’une re<strong>de</strong>vance spéciale uniquementpayable par l’usager du service.Elle est normalement obligatoire maisdans les faits, seules 5 000 communessur 36 000 la mettent en application.Renseignez-vous auprès <strong>de</strong> votre communauté<strong>de</strong> communes.Si vous payez la re<strong>de</strong>vance spéciale, plusieurscas <strong>de</strong> figure sont possibles. Vous<strong>de</strong>vez vous acquitter d’un paiement enfonction <strong>de</strong>s déchets déposés ou pouvezbénéficier d’un forfait <strong>de</strong> déchets (mensuelpar exemple).Chaque collectivité établit son fonctionnement.Si la commune ne fait pas payer la re<strong>de</strong>vance,un droit d’entrée en déchetterieest imposé à chaque passage.La taxe générale sur les activités polluantes(TGAP) regroupe, <strong>de</strong>puis 1999, cinqtaxes anciennement perçues par l’Agence<strong>de</strong> l’environnement et <strong>de</strong> la maîtrise <strong>de</strong>l’énergie (A<strong>de</strong>me). Ainsi les taxes parafiscalessur les huiles <strong>de</strong> base et la pollutionatmosphérique d’un côté, et lestaxes fiscales sur les déchets ménagers, lesdéchets industriels spéciaux et les nuisancessonores <strong>de</strong> l’autre, sont regroupéesdans la TGAP. Cette <strong>de</strong>rnière est payéepar les metteurs sur le marché, en respectdu principe du « pollueur-payeur ». Lesartisans ne sont donc pas directementconcernés car seuls les producteurs <strong>de</strong>déchets la paient.Depuis quelques années, les politiquesenvironnementales ont mis en place leprincipe <strong>de</strong> responsabilité élargie <strong>de</strong>sproducteurs (REP) qui étend la responsabilité<strong>de</strong>s metteurs sur le marché <strong>de</strong>produits à la gestion <strong>de</strong>s produits en fin<strong>de</strong> vie. Ces taxes sont collectées par <strong>de</strong>séco-organismes qui soutiennent les filières<strong>de</strong> collecte et <strong>de</strong> traitement.Les éco-contributions concernent le panel<strong>de</strong> produits suivant : les éco-emballages, les éco-folio (imprimés), les éco-TLC (textile, linge <strong>de</strong> maison,chaussures), la contribution Corepile (piles), la contribution D3E (déchets d’équipementélectriques et électroniques), la contribution Recylum (lampes), le malus écologique pour véhiculesneufs.Les éco-contributions sont versées par lesindustriels et les commerçants importants<strong>de</strong>s produits sources <strong>de</strong> déchets sur le territoirefrançais. Les éco-organismes soutiennentfinancièrement ou prennent encharge la collecte, le tri, l’élimination, lerecyclage et la valorisation <strong>de</strong>s déchets. Sivous ne payez pas directement ces taxes,elles sont susceptibles d’être répercutéespar les producteurs sur le prix <strong>de</strong> vente,ce qui vous impacte indirectement.
our les travaux <strong>de</strong> rénovation etd’urgence, les artisans du BTPpeuvent appliquer aux commanditairesune TVA à 5,5 %. Si cet allégementfiscal est censé favoriser leuractivité, le Conseil d’État vient <strong>de</strong> durcirles conditions d’accession à cette réductionpar arrêt. Dorénavant, pour que lesclients bénéficient <strong>de</strong> la TVA réduite, ils<strong>de</strong>vront être en possession <strong>de</strong> l’attestationprévue à cet effet (attestation normale1300-SD ou attestation simplifiée1301-SD). S’ils ne la joignent pas aumoment du retour du <strong>de</strong>vis, la réduction<strong>de</strong> la TVA peut-être remise en cause lorsd’un contrôle fiscal. Cette décision duConseil d’État oblige donc les artisansà <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r le document rempli à leursclients avant même <strong>de</strong> pouvoir commencerles travaux. Problème, ces <strong>de</strong>rniers,peu coutumiers du fait ont plutôt tendanceà fournir les documents lors dupaiement final. Cet arrêt risque donc <strong>de</strong>poser <strong>de</strong>s problèmes organisationnelspour les artisans ainsi que <strong>de</strong>s ennuis fiscauxpour leurs clients. La Fédérationfrançaise du bâtiment (FFB), inquiète, aécrit au Ministre du Budget en espérantun retour en arrière.Pierre, conseiller commercialà votre écouteCécile, chargée <strong>de</strong> votreassistance techniqueIls ont vraimentpensé à tout.Pour être remboursé(e), www.ciel.com/tvles 10 premiers participants DU 23 AOÛT AU 30 NOVEMBRE 2011*Modalités <strong>de</strong> participation et règlement sur www.ciel.com/tv
n formation pour le Brevet <strong>de</strong>Maîtrise, Céline Laramy a ajoutérécemment <strong>de</strong>ux médailles d’orremportées au Championnat d’Europe <strong>de</strong>coiffure à Dublin à celle gagnée en équipel’année <strong>de</strong>rnière au championnat d’Europe.À 26 ans, encore en apprentissage,elle rêve au titre <strong>de</strong> Meilleur <strong>Ouvrier</strong> <strong>de</strong><strong>France</strong>. Soutenue par son employeuse,le CFA Roger Para où elle étudie, et laChambre <strong>de</strong> métiers, et avec son talent,on parie sur elle ! )ean Ailhaud, maître-artisan santonnierinstallé à Aubagne, labellisé« Entreprise du Patrimoine Vivant »,confirme son statut d’ambassa<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> laculture provençale dans le Nord <strong>de</strong> l’Europe.Depuis près <strong>de</strong> vingt ans, cet artisanreprésente notre région en proposant sessantons provençaux sur <strong>de</strong> nombreuxsalons et marchés <strong>de</strong> Noël du Nord et<strong>de</strong> l’Est <strong>de</strong> la <strong>France</strong>, mais également enSuisse et en Belgique. Jean Ailhaud passeaujourd’hui à une étape supérieure. Ilvient, en effet, <strong>de</strong> signer un contrat pourla création d’une dizaine <strong>de</strong> santonsreprésentant les personnages <strong>de</strong> la Fête<strong>de</strong> la Ducasse <strong>de</strong> Mons (appelée égalementfête du Doudou). Une gran<strong>de</strong> fêtepopulaire locale qui se déroule sur dixjours et qui attire chaque année <strong>de</strong>s milliers<strong>de</strong> visiteurs. Cette action se déroulerasur trois ans, tous les santons <strong>de</strong>vantêtre dévoilés pour « Mons Capitale <strong>de</strong> laCulture 2015 ». Une manière originale<strong>de</strong> relier Marseille, capitale européenne<strong>de</strong> la culture en 2013, à la ville <strong>de</strong> Mons.
n partenariat avec l’Officedu Tourisme et laVille <strong>de</strong> Marseille, ellemet en place pour la 7 e année<strong>de</strong>s foires <strong>de</strong> qualité, en nocturne,à l’attention autant <strong>de</strong>smarseillais que <strong>de</strong>s touristesvisitant ce cadre pittoresque.Plus <strong>de</strong> 50 nuitées sont au programme,selon un calendriermodulable, <strong>de</strong> mai à septembre2012. Les « Nuitées artisanalesdu Vieux-Port <strong>de</strong> Marseille »sont réservées aux artisanscréateurs inscrits au Répertoire<strong>de</strong>s Métiers et aux artistes libres<strong>de</strong> la région PACA. Pour lesmétiers <strong>de</strong> l’alimentaire, seulescertaines spécialités sont acceptées(pour plus <strong>de</strong> précisions,contactez nos services).Date limite <strong>de</strong> dépôt <strong>de</strong>s candidatures: 29 février 2012ous êtes artisan d’art etsouhaitez ouvrir votreatelier au public pour lui faire)õdécouvrir votre univers ? LaRoute <strong>de</strong>s Métiers d’Art estfaite pour vous. À travers cinqitinéraires répartis sur tout ledépartement, elle propose auxhabitants <strong>de</strong>s Bouches-du-Rhône comme aux touristes<strong>de</strong> venir à votre rencontre.Une occasion <strong>de</strong> vous faireconnaître par le grand publicet <strong>de</strong> mettre en valeur votresavoir-faire et vos créations.La Route <strong>de</strong>s Métiers d’Art estréservée aux artisans inscritsau Répertoire <strong>de</strong>s Métiers entant qu’artisans d’art.Si vous souhaitez la rejoindreen 2012 ou si vous rentrezdans cette catégorie maisn’avez pas encore obtenu letitre officiel, contactez-nous.Date limite <strong>de</strong> dépôt <strong>de</strong>s candidatures: 10 novembre2011. )õ
a CMA 13, en partenariat avec la Communauté du Pays d’Aix,animera un forum sur la gestion et la valorisation <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>sartisans dans le cadre <strong>de</strong> cet événement.Au programme : Les résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> du gisement <strong>de</strong>s déchets produits par les entreprises artisanalesdu Pays d’Aix.Un exemple d’action concrète : la collecte <strong>de</strong>s déchets peinture organisée <strong>de</strong>puis juillet 2008par la CMA 13 pour les artisans du bâtiment.La Chambre <strong>de</strong> Métiers met à votre disposition <strong>de</strong>s invitations gratuites pour cet événement. õa CMA 13 mobilise son réseau <strong>de</strong> spécialistes pour permettre auxartisans <strong>de</strong> perfectionner gratuitement leurs métho<strong>de</strong>s et <strong>de</strong> dynamiserla croissance <strong>de</strong> leur activité.26 septembre 2011 : « Piloter votre entreprise pour améliorer votreperformance » à Venelles17 octobre 2011 : « Réussir à développer votre chiffre d’affaires grâceà Internet » à Arles )õous êtes artisan peintre et sensible àl’impact <strong>de</strong> votre activité sur l’environnement? En déposant vos déchets<strong>de</strong> peinture chez les « fournisseurs-relais »partenaires <strong>de</strong> l’opération, vous optez pourune solution simple et efficace. Vous bénéficiezd’un accompagnement personnalisé, <strong>de</strong>tarifs négociés avantageux et <strong>de</strong> supports <strong>de</strong>communication pour valoriser votre démarcheauprès <strong>de</strong> vos clients. L’apport <strong>de</strong> déchets lejour <strong>de</strong> la collecte ne nécessite pas d’être clientchez le fournisseur-relais. )õ
)õ mon premiermandat à’estla Chambre <strong>de</strong>métiers. En revanche, je suisengagé syndicalement <strong>de</strong>puislongtemps pour ma profession,prothésiste <strong>de</strong>ntaire.Je n’ose pas dire que noussommes en voie <strong>de</strong> disparitionmais il ne reste plus que280 labos environ dans lesBouches-du-Rhône et 4 000en <strong>France</strong> tant nous sommesassaillis par la concurrenceétrangère. En tant quePrési<strong>de</strong>nt du Syndicat <strong>de</strong>sProthésistes Dentaires <strong>de</strong>Marseille et <strong>de</strong>s Bouches-du-Rhône (UPPD), il y a donc ungros travail à réaliser. Je suiségalement conseiller d’éducationtechnologique. Ce rôlem’intéresse particulièrementcar nous <strong>de</strong>vons former <strong>de</strong>sjeunes dont la tête fonctionneautant que les mains ! Je suismembre notamment <strong>de</strong> laCommission <strong>de</strong> la Formationprofessionnelle <strong>de</strong> la CMA 13.Il faut donner aux apprentisle meilleur niveau <strong>de</strong> formationpossible et les mener auplus haut niveau <strong>de</strong> diplôme.Un apprenti bien formé, avecl’intelligence du métier, faitun bon patron ! » ))õ
incroyable <strong>de</strong> se direqu’on a fait ça ». GuillaumeArnoux n’en revient toujourspas. Pourtant, le luminaire<strong>de</strong> plus d’une tonne qui orneles murs <strong>de</strong> l’Hermitage, un somptueux palacemonégasque, a bien été conçu dans son atelier<strong>de</strong> Beaulieu-sur-Loire (45).L’artisan est un enfant du luminaire. Son grandpèreet sa mère vendaient déjà <strong>de</strong>s lustres, maisc’est le premier à en fabriquer. En 1994, ilreprend l’entreprise Art & Floritu<strong>de</strong>, alors endécrépitu<strong>de</strong>. Ferronnerie, martelage <strong>de</strong>s feuilles<strong>de</strong> métal ou confection <strong>de</strong> fleurs <strong>de</strong> porcelaine,une fois les techniques <strong>de</strong> base maitrisées, l’artisancherche à améliorer les processus <strong>de</strong> fabrication.En 98, Sophie, sa femme, le rejoint. « Audépart, on découpait <strong>de</strong>s feuilles <strong>de</strong> fer à la main,<strong>de</strong>vant la télé. Mais dès que le volume a augmenté,on est passés au découpage laser. C’estplus rapi<strong>de</strong> et ça nous évite d’avoir les mains enfeu », justifie-t-il.Spécialisés dans les luminaires « inspirationXVIII e siècle », ils déci<strong>de</strong>nt en 2005 <strong>de</strong> diversifierleur production pour toucher un nouveaupublic, en se tournant vers <strong>de</strong>s œuvres plusmo<strong>de</strong>rnes. L’entreprise, qui produisait principalementpour <strong>de</strong>s magasins <strong>de</strong> décoration, commenceà intéresser les décorateurs et architectes’estd’intérieur. « C’est ce qui nous a permis <strong>de</strong> survivreà la crise », explique Guillaume Arnoux.Si l’entreprise se porte bien, c’est aussi grâce àleur rencontre avec Pierre-Yves Rochon, « un<strong>de</strong>s meilleurs <strong>de</strong>signers du mon<strong>de</strong> ». Depuis leurpremière collaboration, le couple multiplie leschantiers dans les hôtels prestigieux, en <strong>France</strong>et à l’étranger.Mais l’artisan n’oublie pas l’importance du travailet l’implication <strong>de</strong> son équipe, majoritairementféminine. « Nos clients nous poussent àrelever <strong>de</strong>s défis technologiques. Sans leur capacitéd’adaptation, nous n’y arriverions pas »,assure-t-il. Pour les épauler, il a récemment mis enplace un bureau d’étu<strong>de</strong>s interne pour satisfaireles exigences <strong>de</strong> leurs clients fortunés. « Certainsclients viennent même avec un tube <strong>de</strong> rouge àlèvres ou un gant <strong>de</strong> toilette pour nous montrerla couleur qu’ils désirent », s’amuse-t-il.Aujourd’hui, ils possè<strong>de</strong>nt un show-roomà Shanghai, un autre à Milan, <strong>de</strong>s agents auBenelux, aux USA et en Chine. Poussés par le« besoin <strong>de</strong> créer », Guillaume et Sophie Arnouxne comptent pas s’arrêter là. « Nous continuerons<strong>de</strong> produire à la main et nous resterons artisans», assure le couple.Emmanuel DANIEL
n’ai plus que ça en tête ». À trois mois <strong>de</strong> la finale internationale<strong>de</strong>s Olympia<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s métiers, Maxence Barbot,e 21 ans, candidat en cuisine, peine à penser à autre chose.« Je remercie d’ailleurs mes proches qui m’écoutent en parler àlongueur <strong>de</strong> journée », s’exclame-t-il. Réunis à l’Insep pour un<strong>de</strong>uxième stage <strong>de</strong> préparation physique et mentale, les quarante-quatremembres <strong>de</strong> l’équipe <strong>de</strong> <strong>France</strong> <strong>de</strong>s métiers s’entraînentdur pour être prêts en octobre. « J’ai fait une feuille <strong>de</strong> routequotidienne en plus <strong>de</strong>s stages imposés », explique Maxence.« Je m’organise tous les jours en fonction du concours, renchéritLoïc Royer, 22 ans, candidat en menuiserie. Sans la préparation,on ne pourrait pas décrocher <strong>de</strong> bonnes places. C’est un avantagepar rapport à nos concurrents. »Pour arriver dans <strong>de</strong>s conditions optimales à Londres, les compétiteurspeuvent compter sur les préparateurs physiques et mentaux<strong>de</strong> l’Insep. « Le but est qu’ils arrivent en bonne forme pourfavoriser la récupération. Nous travaillons pour qu’ils soient al<strong>de</strong>nte pour le concours », ironise le coach Cairaschi. Habituésà encadrer <strong>de</strong>s sportifs professionnels, les préparateurs traitentl’équipe <strong>de</strong> <strong>France</strong> <strong>de</strong>s Métiers avec la même exigence. Footing,étirement, kiné et activités sportives du matin au soir. « Ils sontcomparables à <strong>de</strong>s athlètes. Ils veulent réaliser un exploit. Pourles ai<strong>de</strong>r, on leur fait grimper trois fois l’Everest pendant le stagepour qu’ils puissent le franchir le jour du concours », métaphorise-t-il.Une métho<strong>de</strong> que les jeunes champions semblent apprécier.Pour Marine Sarrazin, 22 ans, candidate en soins esthétiques,« c’est pareil que le sport. Il faut aller au bout même si çafait mal ».Si les candidats ne rechignent pas à la tâche, c’est qu’ils nourrissent<strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s ambitions. « J’ai toujours rêvé <strong>de</strong> porter lesurvêtement <strong>de</strong> l’équipe <strong>de</strong> <strong>France</strong>, témoigne Maxence Barbot,galvanisé à l’idée <strong>de</strong> concourir en bleu, blanc, rouge. Je vise aumoins le podium, l’or… ce serait génial ». Non moins motivée,Marine Sarrazin est consciente du poids qui pèse sur ses épaules.« Je représente la <strong>France</strong> et ma profession au niveau mondial. Jeveux que ma participation contribue à la reconnaissance et à lavalorisation <strong>de</strong>s soins esthétiques. Du coup, j’ai beaucoup <strong>de</strong>pression car je ne travaille pas seulement pour moi. Je n’ai pasle droit <strong>de</strong> décevoir », déclare-t-elle avec passion. Si le moral estbon, les candidats n’oublient pas <strong>de</strong> se remettre en question. « Jeveux faire découvrir le métier au grand public et voir ce que jevaux, raconte Loïc Royer, avant <strong>de</strong> douter. Suis-je assez performant? On n’a pas <strong>de</strong> recul. On ne connaît pas nos adversaires nila façon dont ils s’entraînent. De mon côte, je suis bien préparéet j’ai toutes mes chances », se rassure-t-il.Pour supporter la pression grandissante, le soutien <strong>de</strong>s autresmembres <strong>de</strong> l’équipe est bénéfique. « On parle <strong>de</strong> nos expériences,<strong>de</strong> ce qu’on ressent et ça nous ai<strong>de</strong> à relativiser », glisseMaxence Barbot. « On mange ensemble, on court ensemble eton ai<strong>de</strong> les retardataires. On se soutient mutuellement », observeBaptiste Barraud, 19 ans, candidat en maintenance aéronautique.La présence d’anciens candidats qui ont déjà vécu le stress<strong>de</strong> la compétition internationale est également appréciable.Enfin, pour triompher, l’équipe <strong>de</strong> <strong>France</strong> <strong>de</strong>s métiers dispose <strong>de</strong><strong>de</strong>ux atouts notables, une mascotte et un cri <strong>de</strong> guerre : « Force,Respect, Compétence, c’est la <strong>France</strong> ». Ce slogan relève autant<strong>de</strong> la démonstration <strong>de</strong> force que <strong>de</strong> l’esprit d’équipe. « Ça noussecoue, on sent notre force et ça impressionne l’adversaire »,souligne malicieusement Marine Sarrazin. Les intéressés sontprévenus, l’équipe <strong>de</strong> <strong>France</strong> <strong>de</strong>s métiers arrive motivée et déterminée.
ésenter la gastronomie au public,« <strong>de</strong> la terre à l’assiette ». Telle est laprétention <strong>de</strong> cette première journée<strong>de</strong> la gastronomie qui aura lieu le 23 septembreprochain. La date n’a d’ailleurs pasété choisie par hasard puisque les festivitéscommenceront au début <strong>de</strong> l’automne. Aumenu <strong>de</strong> cette première édition, près <strong>de</strong>700 manifestations : repas, dégustations,découvertes <strong>de</strong> produits du terroir, traditionnelsou raffinés, visites <strong>de</strong> lieux emblématiques...La manifestation s’étend surtout le territoire et se veut fédératrice etparticipative. Chacun peut organiser sapropre activité via un espace dédié en ligne(http://www.fete-gastronomie.fr).Les artisans ne seront pas en reste puisque170 Entreprises du patrimoinevivant (EPV) seront associées aux manifestations.Ces entreprises françaises ausavoir-faire artisanal d’excellence serontchargées d’organiser <strong>de</strong>s visites d’atelier,<strong>de</strong>s dégustations ainsi que <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong>valorisation <strong>de</strong> la gastronomie, notammentauprès <strong>de</strong>s jeunes. Pour marquerle début <strong>de</strong> la fête, les EPV garnirontune table <strong>de</strong> mets délicats et <strong>de</strong> couvertsluxueux à l’Hôtel <strong>de</strong>s ministres à Bercy.Cette première édition, placée sous lesigne <strong>de</strong> la convivialité et du partage aurapour thème la terre. Pour le Secrétaired’État, ce choix apparaît comme naturel« parce qu’elle se cultive, offre ses fruitset nous nourrit ». Mais aussi « parce quele l’homme et la terre sont indissociables».www.groupama-pro.frLaNouvelleadresse dédiée aux prosCommerces <strong>de</strong> proximitéCafés, Hôtels, RestaurantsArtisans du BâtimentDocument et visuels non contractuels. Illustration Odéka – Agence Christophe. Mars 2011.www.groupama-pro.frDes quiz dédiés à votre activité pour vérifier l'adéquation<strong>de</strong> votre contrat actuel à vos besoinsDes simulateurs pour estimer le montant <strong>de</strong> votre retraiteet <strong>de</strong> vos in<strong>de</strong>mnités en cas d'arrêt <strong>de</strong> travail, d'invaliditéet <strong>de</strong> décèsDes diagnostics adaptés à chaque métierEt bien sûr, l'éventail <strong>de</strong>s offres Groupama adaptéesà votre activité
En ce qui concerne l’apprentissage, l’objectifest <strong>de</strong> développer les formationspar alternance pour atteindre 800 000alternants d’ici 2015. Je vais donc poursuivrela mise en œuvre <strong>de</strong>s réformes.S’agissant <strong>de</strong> la formation professionnelle,j’ai <strong>de</strong>ux chantiers majeurs.D’abord, il faut poursuivre et accompagnerla mise en place <strong>de</strong> la réforme<strong>de</strong>s collecteurs. Les contrats d’objectifset <strong>de</strong> moyens vont prochainement êtresignés. J’attends <strong>de</strong> nos partenaires unengagement vertueux et responsable.Ensuite, je souhaite mettre l’accent surla qualité <strong>de</strong> la formation. Ce point estessentiel, car la dépense nationale pourla formation professionnelle continue etl’apprentissage, je le rappelle, représente1,5 point <strong>de</strong> PIB, soit plus <strong>de</strong> 30 milliardsd’euros. Il nous appartient donc<strong>de</strong> rendre cette dépense la plus utile ànos concitoyens, pour qu’elle répon<strong>de</strong>à la fois à leurs besoins, et aux enjeux<strong>de</strong>s employeurs.une avancée majeure pour l’emploi <strong>de</strong>sjeunes. Concrètement, il revalorise lestatut <strong>de</strong>s apprentis en créant une carted’étudiant <strong>de</strong>s métiers, qui leur donneraaccès aux mêmes réductions tarifairesque les étudiants. Il simplifie lerecours à l’alternance avec <strong>de</strong>s mesurestrès attendues par les acteurs <strong>de</strong> terrainet les entreprises comme la création duservice dématérialisé <strong>de</strong> l’alternance etla possibilité pour <strong>de</strong>ux employeurs saisonniersd’embaucher un apprenti. L’un<strong>de</strong>s autres apports <strong>de</strong> ce texte est la possibilitépour un employeur et un salarié<strong>de</strong> renouveler un contrat <strong>de</strong> professionnalisationdès lors que la qualificationpréparée améliore celle détenue par lesalarié. Je me félicite que ce texte, cosignépar pas moins <strong>de</strong> 160 députés, apporteainsi <strong>de</strong>s réponses concrètes, pragmatiqueset immédiatement opérationnellespour soutenir l’emploi <strong>de</strong>s jeunes. La proposition <strong>de</strong> loi pour le développement<strong>de</strong> l’alternance et la sécurisation<strong>de</strong>s parcours professionnels constitue